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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2026

Semi-conducteurs et convertisseurs de puissance

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 4 questions sur 36. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : BCPST1 9 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Dopage des semi-conducteurs0/82e année
  • Partie II : Forme stable du silicium dans la nature1/4En partie
  • Partie III : Circuit RLC et hacheurs parallèles3/12En partie
  • Partie IV : Blindage électromagnétique0/122e année

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Conversion de puissance, Diffusion et transferts thermiques · 8 incontournables · 12 questions de première année
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Ce sujet propose une étude complète et transversale centrée sur l'élaboration, l'intégration et l'environnement électromagnétique des semi-conducteurs de puissance. Il balaie un spectre très vaste du programme de la filière PSI à travers quatre parties indépendantes : la diffusion de matière lors du dopage du silicium, la thermochimie associée à l'oxydation et l'extraction du silicium, l'électronique de puissance (filtrage RLC et dimensionnement d'un hacheur parallèle élévateur), et enfin le blindage électromagnétique avec l'effet de peau dans un conducteur ohmique.

D'une difficulté très progressive et conforme au style bienveillant et formateur des épreuves de CCINP, ce sujet constitue une référence incontournable de révision. Il permet de consolider les grands réflexes de modélisation (bilans locaux et macroscopiques, analyse dimensionnelle, régimes indiciels et harmoniques, bilans de puissance).

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,01/20)
Temps estimé
≈ 2 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Très partiellement en PCSI, MPSI et PTSI : 4 questions sur 36, partie III.1.

Où gagner des points

29 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (29) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

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Sommaire

36 questions
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Partie I : Dopage des semi-conducteurs

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : loi de fick, vecteur densité de courant

En notant le coefficient de diffusivité, rappeler simplement la loi de Fick qui lie le vecteur courant de diffusion de particules : et la concentration . Préciser les unités des grandeurs qui interviennent.

Voir l'indice

Écrire la loi constitutive reliant le vecteur densité de courant volumique de particules au gradient spatial de la concentration volumique.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fick \vec{\jmath} = -D\,\vec{\nabla}C avec unités : \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} pour D et \mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1} pour le flux.

Voir le corrigé complet

La première loi de Fick exprime que le flux de particules s'effectue dans le sens opposé au gradient de concentration :

\vec{\jmath}(x, t) = - D \, \vec{\nabla} C(x, t) = - D \, \frac{\partial C}{\partial x}(x, t) \, \vec{e}_x

soit, en projection sur l'axe (Ox) :

\boxed{j(x, t) = - D \, \frac{\partial C}{\partial x}(x, t)}

Les unités du Système International (S.I.) pour chaque grandeur sont :

  • C(x, t) : concentration atomique (ou volumique) en \mathrm{m^{-3}} (ou \mathrm{atome \cdot m^{-3}}) ;
  • \vec{\jmath}(x, t) et j(x, t) : vecteur densité de courant de particules (flux surfacique de matière) en \mathrm{m^{-2} \cdot s^{-1}} (ou \mathrm{atome \cdot m^{-2} \cdot s^{-1}}) ;
  • D : coefficient de diffusion (diffusivité) en \mathrm{m^2 \cdot s^{-1}} ;
  • x : abscisse spatiale en \mathrm{m}.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : bilan de matière, équation de conservation

Établir par une loi de conservation, sur un système que vous préciserez, une relation aux dérivées partielles entre et .

Voir l'indice

Effectuer un bilan macroscopique du nombre d'atomes de phosphore traversant une tranche de silicium comprise entre x et x+\mathrm{d}x pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Définir un volume de contrôle mésoscopique fixe dans le référentiel d'étude (système ouvert) délimité par les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite S.
  2. Exprimer la variation élémentaire du nombre d'atomes de phosphore contenus dans ce volume entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  3. Établir le bilan de matière en comptabilisant les flux de particules entrant en x et sortant en x + \mathrm{d}x, compte tenu de l'absence de terme source ou puits.
Voir la réponse courte

Bilan unidimensionnel de matière sur une tranche [x, x+\mathrm{d}x] conduisant à \frac{\partial C}{\partial t} + \frac{\partial j}{\partial x} = 0.

Voir le corrigé complet

On choisit comme système le volume de contrôle mésoscopique (système ouvert) constitué par la tranche fixe de substrat comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite S orthogonale à l'axe (Ox), et de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.

Le nombre d'atomes de phosphore présents dans ce volume à l'instant t vaut :

\mathrm{d}N(t) = C(x,t)\,S\,\mathrm{d}x

Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation de cette population s'écrit :

\mathrm{d}(\mathrm{d}N) = \mathrm{d}N(t + \mathrm{d}t) - \mathrm{d}N(t) = \frac{\partial C}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x

Comme il n'y a ni création ni disparition d'atomes au sein du substrat (absence de source ou de réaction chimique), cette variation est uniquement due aux échanges de matière à travers les frontières :

  • en x, le nombre d'atomes entrant selon \vec{e}_x pendant \mathrm{d}t est : \delta N_{\text{ent}} = j(x,t)\,S\,\mathrm{d}t ;
  • en x + \mathrm{d}x, le nombre d'atomes sortant selon \vec{e}_x pendant \mathrm{d}t est : \delta N_{\text{sort}} = j(x + \mathrm{d}x,t)\,S\,\mathrm{d}t.

Le bilan de conservation de la matière s'écrit alors :

\begin{aligned} \mathrm{d}(\mathrm{d}N) &= \delta N_{\text{ent}} - \delta N_{\text{sort}} \\ \frac{\partial C}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x &= \left[j(x,t) - j(x + \mathrm{d}x,t)\right] S\,\mathrm{d}t \\ \frac{\partial C}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x &= - \frac{\partial j}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x\,S\,\mathrm{d}t \end{aligned}

En simplifiant par le facteur non nul S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient l'équation locale de conservation de la matière à une dimension :

\boxed{\frac{\partial C}{\partial t} + \frac{\partial j}{\partial x} = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : équation de diffusion

En déduire l'équation de diffusion vérifiée par la concentration .

Voir l'indice

Combiner la relation locale de conservation établie à la question précédente avec la loi de Fick unidimensionnelle.

Voir la réponse courte

Combinaison de la loi de conservation et de la loi de Fick pour obtenir l'équation de diffusion \frac{\partial C}{\partial t} = D\frac{\partial^2 C}{\partial x^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, la loi de conservation du nombre d'atomes s'écrit à une dimension :

\frac{\partial C}{\partial t}(x, t) + \frac{\partial j}{\partial x}(x, t) = 0

En injectant la loi de Fick rappelée à la question Q1, j(x, t) = -D \frac{\partial C}{\partial x}(x, t), et sous l'hypothèse d'un coefficient de diffusion D uniforme et constant, il vient :

\frac{\partial C}{\partial t}(x, t) - \frac{\partial}{\partial x}\left( D \frac{\partial C}{\partial x}(x, t) \right) = 0

soit finalement :

\boxed{\frac{\partial C}{\partial t} = D \frac{\partial^{2} C}{\partial x^{2}}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : analyse dimensionnelle, longueur de diffusion

Par une analyse dimensionnelle, relier de façon qualitative la longueur caractéristique du phénomène de diffusion à sa durée . On admettra que les coefficients adimensionnés sont de l'ordre de l'unité.

Voir l'indice

Déterminer la dimension du coefficient de diffusion D à partir de l'équation aux dérivées partielles puis former le seul groupement dimensionnel pertinent reliant L_\mathrm{c}, \tau_\mathrm{c} et D.

Voir la stratégie

Pour relier la longueur caractéristique L_{\mathrm{c}} à la durée caractéristique \tau_{\mathrm{c}}, deux approches équivalentes sont possibles :

  1. Réaliser une analyse dimensionnelle directe à partir de la dimension du coefficient de diffusion D.
  2. Estimer les ordres de grandeur des termes de l'équation de diffusion obtenue à la question Q3.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle sur l'équation de diffusion reliant les échelles caractéristiques par L_\mathrm{c} \sim \sqrt{D\,\tau_\mathrm{c}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, le coefficient de diffusivité D s'exprime en \mathrm{m^2\cdot s^{-1}}, soit en termes de dimensions :

[D] = \mathrm{L^2\, T^{-1}}.

Le phénomène de diffusion étant régi par le seul paramètre dimensionné D, la longueur caractéristique L_{\mathrm{c}} associée à une durée caractéristique \tau_{\mathrm{c}} vérifie :

[L_{\mathrm{c}}] = [D]^\alpha \, [\tau_{\mathrm{c}}]^\beta = \mathrm{L}^{2\alpha} \, \mathrm{T}^{-\alpha + \beta}.

L'identification des exposants conduit à :

2\alpha = 1 \implies \alpha = \frac{1}{2} \quad \text{et} \quad -\alpha + \beta = 0 \implies \beta = \frac{1}{2}.

En admettant, conformément à l'énoncé, que la constante adimensionnée est de l'ordre de l'unité, on obtient :

\boxed{L_{\mathrm{c}} \approx \sqrt{D \tau_{\mathrm{c}}}} \quad \text{soit} \quad \boxed{\tau_{\mathrm{c}} \approx \frac{L_{\mathrm{c}}^2}{D}}.

Remarque : On retrouve ce résultat par estimation des termes de l'équation de diffusion \dfrac{\partial C}{\partial t} = D \dfrac{\partial^2 C}{\partial x^2} :

\frac{\partial C}{\partial t} \sim \frac{C}{\tau_{\mathrm{c}}} \quad \text{et} \quad D\frac{\partial^2 C}{\partial x^2} \sim D\frac{C}{L_{\mathrm{c}}^2} \implies \frac{1}{\tau_{\mathrm{c}}} \sim \frac{D}{L_{\mathrm{c}}^2}.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : équation de diffusion, conservation de la matière

En remarquant que pour , les atomes de phosphore qui se trouvaient à l'instant en ont tous diffusés dans le substrat, déterminer l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer que le nombre total d'atomes diffusés par unité de surface pour t>0 est conservé et vaut \sigma, en intégrant le profil de concentration sur [0, +\infty[ à l'aide de l'intégrale fournie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la conservation globale du nombre total d'atomes de phosphore par unité de surface de section transverse entre l'instant initial t = 0 et un instant t > 0.
  2. Calculer l'intégrale spatiale de la concentration C(x,t) sur le demi-espace occupé par le substrat (x \ge 0) à l'aide d'un changement de variable approprié.
  3. Identifier avec la densité surfacique initiale \sigma pour en déduire \alpha.
Voir la réponse courte

Intégration de la solution sur le demi-espace pour identifier \alpha via la conservation de la quantité totale de matière injectée.

Voir le corrigé complet

Puisqu'il n'y a ni création ni disparition d'atomes de phosphore, le nombre d'atomes contenus dans un cylindre de section droite S s'étendant pour x \ge 0 se conserve au cours du temps. À l'instant initial t = 0, ces atomes étaient tous concentrés dans le plan x = 0 avec la densité surfacique \sigma. Ainsi, pour tout instant t > 0 :

\int_{0}^{+\infty} C(x, t) \, \mathrm{d}x = \sigma

En injectant la forme admise de la concentration C(x, t) :

\frac{\alpha}{\sqrt{t}} \int_{0}^{+\infty} \exp\left(-\frac{x^2}{4Dt}\right) \mathrm{d}x = \sigma

Effectuons le changement de variable u = \dfrac{x}{2\sqrt{Dt}}, d'où \mathrm{d}x = 2\sqrt{Dt} \, \mathrm{d}u :

\begin{aligned} \int_{0}^{+\infty} C(x, t) \, \mathrm{d}x &= \frac{\alpha}{\sqrt{t}} \cdot 2\sqrt{Dt} \int_{0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-u^2} \, \mathrm{d}u \\ &= 2\alpha \sqrt{D} \int_{0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-u^2} \, \mathrm{d}u \end{aligned}

En utilisant la valeur de l'intégrale de Gauss fournie dans les données :

\int_{0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-u^2} \, \mathrm{d}u = \frac{\sqrt{\pi}}{2}

il vient :

2\alpha \sqrt{D} \left(\frac{\sqrt{\pi}}{2}\right) = \alpha \sqrt{\pi D} = \sigma

On en déduit l'expression de \alpha :

\boxed{\alpha = \frac{\sigma}{\sqrt{\pi D}}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : longueur de diffusion, analyse dimensionnelle

Exprimer en fonction de et de . Ce résultat est-il cohérent avec la relation qualitative, trouvée à la question Q4 ?

Voir l'indice

Calculer le rapport C(p,t)/C(0,t) à partir de l'expression admise et identifier l'argument de l'exponentielle à -1.

Voir la réponse courte

Identification du paramètre spatial p \propto \sqrt{Dt} et comparaison directe avec la relation d'échelle de la question Q4.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la concentration admise dans l'énoncé :

C(x, t) = \frac{\alpha}{\sqrt{t}} \exp\left(-\frac{x^{2}}{4Dt}\right)

La concentration en surface x = 0 vaut :

C(0, t) = \frac{\alpha}{\sqrt{t}}

La profondeur de diffusion p est définie par :

C(p, t) = \frac{1}{\mathrm{e}} \, C(0, t)

En injectant l'expression de C(p, t), on obtient :

\begin{aligned} \frac{\alpha}{\sqrt{t}} \exp\left(-\frac{p^{2}}{4Dt}\right) &= \frac{\alpha}{\sqrt{t}} \, \mathrm{e}^{-1} \\ \exp\left(-\frac{p^{2}}{4Dt}\right) &= \exp(-1) \end{aligned}

Par identification des arguments :

\frac{p^{2}}{4Dt} = 1

Comme la profondeur p est une grandeur positive, il vient :

\boxed{p = 2\sqrt{Dt}}

À la question Q4, l'analyse dimensionnelle a permis d'établir la relation d'échelle :

L_{\mathrm{c}} \approx \sqrt{D \tau_{\mathrm{c}}}

La profondeur de diffusion p varie bien proportionnellement à \sqrt{t}, avec un coefficient numérique égal à 2, ce qui est bien de l'ordre de l'unité comme postulé à la question Q4. Ce résultat est donc parfaitement cohérent avec l'analyse qualitative précédente.

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : profil de diffusion, étalement temporel

Identifier sur la figure 2 chacune des courbes correspondant à , et .

Voir l'indice

Observer la valeur maximale C(0,t) à l'origine ou l'étalement spatial du profil en fonction de la durée t croissante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration à l'origine C(0, t) en fonction du temps à partir de l'expression admise pour C(x,t).
  2. Étudier le sens de variation de C(0, t) avec le temps pour classer les courbes selon leur ordonnée à l'origine.
  3. Vérifier qualitativement la cohérence avec l'étalement du profil de diffusion (profondeur de diffusion p(t) croissante avec t).
Voir la réponse courte

La concentration en surface décroît et la pénétration augmente au cours du temps, ce qui permet d'ordonner les trois courbes.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la concentration obtenue à la question Q5 :

C(x, t) = \frac{\alpha}{\sqrt{t}} \exp\left(-\frac{x^{2}}{4Dt}\right)

En x = 0, la concentration en phosphore s'écrit :

C(0, t) = \frac{\alpha}{\sqrt{t}}

La concentration à l'origine est donc une fonction strictement décroissante du temps t.

Pour les trois instants considérés, classés par ordre chronologique :

t_1 = 1\text{ h} < t_2 = 2\text{ h} < t_3 = 5\text{ h}

on a donc :

C(0, t = 1\text{ h}) > C(0, t = 2\text{ h}) > C(0, t = 5\text{ h})

Sur la figure 2, la lecture de l'ordonnée à l'origine x=0 donne :

  • pour la courbe c : C(0) \approx 270\text{ atomes}\cdot\mu\text{m}^{-3},
  • pour la courbe b : C(0) \approx 190\text{ atomes}\cdot\mu\text{m}^{-3},
  • pour la courbe a : C(0) \approx 120\text{ atomes}\cdot\mu\text{m}^{-3}.

On en déduit immédiatement l'attribution suivante :

\boxed{\text{Courbe c} \iff C(x, t = 1\text{ h})}
\boxed{\text{Courbe b} \iff C(x, t = 2\text{ h})}
\boxed{\text{Courbe a} \iff C(x, t = 5\text{ h})}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : coefficient de diffusion

Évaluer numériquement le coefficient de diffusivité à l'aide de la figure 2, en utilisant la courbe c dont l'origine est à .

Voir l'indice

Calculer D à partir de l'expression de C(0, t) pour la courbe identifiée à t=1\text{ h}, ou repérer la profondeur de pénétration p où la concentration est divisée par \mathrm{e}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la définition de la profondeur de diffusion p établie à la question Q6 : pour la courbe c (t = 1\text{ h}), C(p, t) = \frac{C(0, t)}{\mathrm{e}}.
  2. Déterminer numériquement l'ordonnée correspondante à l'aide de la valeur de \mathrm{e} \approx 2{,}7 fournie dans les données.
  3. Lire graphiquement l'abscisse p sur la figure 2 pour la courbe c, puis en déduire le coefficient de diffusivité D.
Voir la réponse courte

Exploitation de la valeur à l'origine ou de la largeur à mi-hauteur de la courbe c pour calculer numériquement D.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la courbe c correspond à l'instant :

t = 1\text{ h} = 3\,600\text{ s}

L'énoncé précise qu'en x = 0 :

C(0, t) \approx 270\;\mu\text{m}^{-3}

D'après la question Q6, la profondeur de diffusion p vérifie :

C(p, t) = \frac{C(0, t)}{\mathrm{e}}

En utilisant la donnée \mathrm{e} \approx 2{,}7 :

C(p, t) \approx \frac{270}{2{,}7} = 100\;\mu\text{m}^{-3}

Sur la figure 2, la courbe c coupe la ligne horizontale de concentration C = 100\;\mu\text{m}^{-3} à l'abscisse :

p \approx 5{,}0\;\mu\text{m} = 5{,}0 \times 10^{-6}\text{ m}

Or, d'après la relation obtenue à la question Q6 :

\begin{aligned} p &= 2\sqrt{D t} \\ \implies D &= \frac{p^{2}}{4 t} \end{aligned}

On réalise l'application numérique :

\begin{aligned} D &\approx \frac{(5{,}0 \times 10^{-6}\text{ m})^{2}}{4 \times 3\,600\text{ s}} \\ &= \frac{25 \times 10^{-12}}{14\,400} \\ &\approx 1{,}7 \times 10^{-15}\text{ m}^{2}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{D \approx 1{,}7 \times 10^{-15}\text{ m}^{2}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie II : Forme stable du silicium dans la nature

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : classification périodique, configuration électronique

À quelle période (ou ligne) et à quelle famille (ou colonne) de la classification périodique des éléments appartient le silicium ?

Voir l'indice

Écrire la configuration électronique du silicium (Z=14) à l'état fondamental pour identifier le numéro de la couche de valence et le nombre d'électrons périphériques.

Voir la réponse courte

Le silicium (Z=14, configuration 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^2) appartient à la 3e période et à la 14e colonne (groupe du carbone).

Voir le corrigé complet

Le numéro atomique du silicium est fourni dans les données : Z = 14.

D'après la règle de Klechkowski, sa configuration électronique à l'état fondamental s'écrit :

1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^2 \quad \text{soit} \quad [\mathrm{Ne}]\, 3s^2\, 3p^2
  • Période : Le nombre quantique principal maximal de la couche de valence est n = 3. Le silicium appartient donc à la 3e période (ou 3e ligne).
  • Colonne et famille : La couche externe comporte 2 + 2 = 4 électrons de valence (3s^2\, 3p^2). Le silicium se situe donc dans la colonne 14 (ou groupe IVA selon l'ancienne nomenclature), qui correspond à la famille des cristallogènes (famille du carbone).
\boxed{\text{3\textsuperscript{e} période (ligne 3) \quad \text{et} \quad 14\textsuperscript{e} colonne (famille du carbone ou des cristallogènes)}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Calculer l'enthalpie standard de la réaction (1). Conclure quant au caractère endothermique ou exothermique de cette réaction.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie standard par la loi de Hess et détermination du caractère endothermique ou exothermique selon son signe.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (1) s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des réactifs et des produits :

\Delta_\mathrm{r}H_1^\circ = \Delta_\mathrm{f}H^\circ(\mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})}) - \Delta_\mathrm{f}H^\circ(\mathrm{Si}_{(\mathrm{s})}) - \Delta_\mathrm{f}H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})})

À la température de 298\text{ K}, les données fournies sont :

  • \Delta_\mathrm{f}H^\circ(\mathrm{Si}_{(\mathrm{s})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_\mathrm{f}H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_\mathrm{f}H^\circ(\mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})}) = -877{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

On en déduit immédiatement :

\boxed{\Delta_\mathrm{r}H_1^\circ = -877{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Puisque \Delta_\mathrm{r}H_1^\circ < 0, la réaction (1) est exothermique.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : entropie standard de réaction

Calculer l'entropie standard de la réaction (1). Son signe était-il prévisible ?

Voir l'indice

Utiliser les entropies molaires standard fournies ; interpréter le signe obtenu par la variation du nombre de moles de gaz au cours de la réaction.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_\mathrm{r}S_1^\circ et justification de son signe au regard de la variation de la quantité de matière gazeuse.

Voir le corrigé complet

D'après le troisième principe de la thermodynamique, l'entropie standard de réaction \Delta_\mathrm{r}S_1^\circ à 298\text{ K} s'exprime à partir des entropies molaires standard par la relation :

\Delta_\mathrm{r}S_1^\circ = \sum_{i} \nu_i\, S^\circ(A_i) = S^\circ\big(\mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})}\big) - S^\circ\big(\mathrm{Si}_{(\mathrm{s})}\big) - S^\circ\big(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}\big)

Application numérique avec les données de l'énoncé :

\begin{aligned} \Delta_\mathrm{r}S_1^\circ &= 41{,}8 - 18{,}8 - 205{,}0 \\ &= 23{,}0 - 205{,}0 = -182{,}0\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_\mathrm{r}S_1^\circ = -182{,}0\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}

Prévisibilité du signe :

L'équation-bilan met en jeu une variation du nombre de moles de gaz :

\Delta \nu_\mathrm{g} = \sum_{i,\,\mathrm{gaz}} \nu_i = 0 - 1 = -1\text{ mol}

L'état gazeux possédant un volume molaire considérablement plus grand que les phases condensées, l'entropie molaire standard d'un gaz (S^\circ(\mathrm{O}_2) \approx 205\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) est bien supérieure à celle d'un solide (quelques dizaines de \text{J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}). La disparition d'une mole de gaz au profit d'un solide ordonné s'accompagne d'une diminution du désordre microscopique du système : le signe négatif de \Delta_\mathrm{r}S_1^\circ était donc parfaitement prévisible.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : affinité chimique, électrolyse

À la température et sous une pression , la réaction (1) est-elle négligeable, quantitative ou partielle ? Quelle opération d'électrométallurgie doit-on effectuer pour obtenir du silicium libre , utilisé pour l'élaboration de semi-conducteurs ?

Voir l'indice

Calculer \Delta_\mathrm{r}G_1^\circ = \Delta_\mathrm{r}H_1^\circ - T\Delta_\mathrm{r}S_1^\circ à 298\text{ K} pour évaluer la constante d'équilibre, puis nommer l'opération redox permettant de passer de la silice au silicium pur.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_\mathrm{r}G_1^\circ(298\text{ K}) à l'aide des grandeurs obtenues aux questions Q10 et Q11, et de la donnée numérique 182 \times 298 = 54\,236.
  2. En déduire la constante d'équilibre K^\circ(298\text{ K}) pour conclure sur le caractère quantitatif, partiel ou négligeable de la réaction.
  3. Identifier l'opération électrométallurgique permettant de passer du degré d'oxydation +\mathrm{IV} dans le dioxyde de silicium au silicium élémentaire de degré d'oxydation 0.
Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie libre standard de réaction pour statuer sur l'équilibre, puis identification d'une réduction cathodique par électrolyse.

Voir le corrigé complet

1. Caractère de la réaction (1) à 298\text{ K} :

L'enthalpie libre standard de la réaction (1) à T = 298\text{ K} s'écrit :

\Delta_\mathrm{r}G_1^\circ(T) = \Delta_\mathrm{r}H_1^\circ(T) - T\,\Delta_\mathrm{r}S_1^\circ(T)

D'après les questions Q10 et Q11 :

  • \Delta_\mathrm{r}H_1^\circ(298\text{ K}) = -877{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -877\,400\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_\mathrm{r}S_1^\circ(298\text{ K}) = -182{,}0\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}

À l'aide de la donnée numérique 182 \times 298 = 54\,236 :

\begin{aligned} T\,\Delta_\mathrm{r}S_1^\circ &= -298 \times 182{,}0 = -54\,236\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_\mathrm{r}G_1^\circ(298\text{ K}) &= -877\,400 - (-54\,236) = -823\,164\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \approx -823{,}2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La constante thermodynamique d'équilibre K^\circ vérifie :

K^\circ(298\text{ K}) = \exp\left(-\frac{\Delta_\mathrm{r}G_1^\circ}{R T}\right)

Puisque \Delta_\mathrm{r}G_1^\circ \ll 0, on a K^\circ(298\text{ K}) \gg 10^4 (de l'ordre de 10^{144}).

Dans l'atmosphère ambiante (P_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}2\text{ bar}), le quotient réactionnel initial vaut Q_\mathrm{r} = \frac{1}{P_{\mathrm{O}_2}/P^\circ} = 5 \ll K^\circ. La réaction d'oxydation du silicium est donc spontanée et totale.

\boxed{\text{À } T = 298\text{ K}\text{ et } P = 10^5\text{ Pa, la réaction (1) est quantitative.}}

2. Opération d'électrométallurgie pour obtenir le silicium libre :

Dans la silice \mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})}, le silicium est au nombre d'oxydation +\mathrm{IV}, alors que dans le silicium solide \mathrm{Si}_{(\mathrm{s})}, son nombre d'oxydation est 0. L'opération nécessaire consiste donc en une réduction.

En électrométallurgie, l'obtention de silicium s'effectue par :

  • Électrothermie (procédé industriel principal) : réduction carbothermique de la silice par le carbone dans un four électrique à arc à haute température (T > 1800\text{ }^\circ\text{C}) :

    \mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{C}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Si}_{(\mathrm{l})} + 2\,\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})}

    suivie de procédés de purification poussée (zone fondue, tirage Czochralski) pour atteindre la pureté électronique requise ;

  • ou Électrolyse (procédé électrochimique) : réduction cathodique d'un précurseur de silicium en milieu de sels fondus :

    \mathrm{Si}^{\mathrm{IV}} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Si}_{(\mathrm{s})}
\boxed{\text{Il s'agit d'une opération de \textbf{réduction} (par électrothermie en four à arc électrique ou par électrolyse).}}

Résultat

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Partie III : Circuit RLC et hacheurs parallèles

III.1 · Circuit RLC

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rlc série, pulsation propre, facteur de qualité

Établir l'équation différentielle reliant les deux tensions et . La mettre sous la forme canonique suivante :

en explicitant les expressions du facteur de qualité et de la pulsation propre en fonction de , et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi des nœuds en termes de potentiels ou utiliser un diviseur de tension en régime sinusoïdal pour remonter à l'équation différentielle temporelle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles et la loi des nœuds en régime variable en précisant l'orientation des courants.
  2. Relier le courant traversant la bobine à la tension de sortie U_\mathrm{s} via les relations constitutives du condensateur et du résistor.
  3. Dériver cette relation pour l'injecter dans la loi des mailles, puis identifier les paramètres canoniques \omega_0 et Q.
Voir la réponse courte

Lois de Kirchhoff sur le circuit pour établir l'équation différentielle du second ordre et identifier \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et Q.

Voir le corrigé complet

Soit i_L(t) l'intensité du courant traversant la bobine d'inductance L de la gauche vers la droite (en convention récepteur, u_L = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}). D'après la loi des mailles :

U_\mathrm{e}(t) = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}(t) + U_\mathrm{s}(t)

Au nœud reliant l'inductance, le condensateur et le conducteur ohmique, la loi des nœuds donne :

i_L(t) = i_C(t) + i_R(t) = C \frac{\mathrm{d}U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t}(t) + \frac{U_\mathrm{s}(t)}{R}

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}(t) = C \frac{\mathrm{d}^2 U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t^2}(t) + \frac{1}{R} \frac{\mathrm{d}U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t}(t)

En substituant dans la loi des mailles :

\begin{aligned} U_\mathrm{e}(t) &= L \left( C \frac{\mathrm{d}^2 U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1}{R} \frac{\mathrm{d}U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t} \right) + U_\mathrm{s}(t) \\ &= LC \frac{\mathrm{d}^2 U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{L}{R} \frac{\mathrm{d}U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t} + U_\mathrm{s} \end{aligned}

En divisant l'ensemble de l'équation par LC, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1}{RC} \frac{\mathrm{d}U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC} U_\mathrm{s} = \frac{1}{LC} U_\mathrm{e}

Par identification avec la forme canonique :

\frac{\mathrm{d}^2 U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q} \frac{\mathrm{d}U_\mathrm{s}}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 U_\mathrm{s} = \omega_0^2 U_\mathrm{e}

on obtient :

\omega_0^2 = \frac{1}{LC} \implies \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}

puis :

\frac{\omega_0}{Q} = \frac{1}{RC} \implies Q = R C \omega_0 = RC \frac{1}{\sqrt{LC}} \implies \boxed{Q = R \sqrt{\frac{C}{L}}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : réponse indicielle, facteur de qualité

Attribuer à chacune des réponses indicielles a, b et c le facteur de qualité correspondant. La justification attendue pourra être phrasée et/ou analytique.

Voir l'indice

Associer le caractère oscillant ou amorti de la réponse indicielle à la valeur du facteur de qualité par rapport au seuil critique Q=0{,}5.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation caractéristique associée à l'équation différentielle du second ordre et la condition sur le facteur de qualité Q déterminant la nature du régime libre/indiciel.
  2. Identifier immédiatement la réponse oscillante associée au régime pseudo-périodique (Q > 0{,}5).
  3. Différencier les deux réponses apériodiques (Q \leqslant 0{,}5) grâce au temps de réponse : le régime critique est le plus rapide à atteindre l'asymptote sans dépassement.
Voir la réponse courte

Association des régimes apériodique, critique et pseudo-périodique oscillant aux valeurs correspondantes du facteur de qualité Q.

Voir le corrigé complet

L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle canonique établie en Q13 est :

r^2 + \frac{\omega_0}{Q} r + \omega_0^2 = 0

Son discriminant réduit s'écrit :

\Delta' = \omega_0^2 \left( \frac{1}{4Q^2} - 1 \right)

La nature du régime transitoire dépend du signe de \Delta', c'est-à-dire de la position de Q par rapport à la valeur seuil Q_\mathrm{c} = \frac{1}{2} = 0{,}5 :

  • Pour Q = 3 > 0{,}5 : le discriminant est strictement négatif (\Delta' < 0). Les racines sont complexes conjuguées : le système présente un régime pseudo-périodique, caractérisé par des oscillations amorties et des dépassements autour de la valeur finale U_\mathrm{s} = 1\text{ V}.
    Seule la courbe de la figure 4b présente ce comportement oscillatoire. On lui attribue donc :

    \boxed{\text{Figure 4b} \longleftrightarrow Q = 3}
  • Pour Q = 0{,}5 : le discriminant est nul (\Delta' = 0). Il s'agit du régime critique, avec une racine double réelle r_0 = -\omega_0. C'est le régime qui converge le plus rapidement vers la valeur asymptotique sans présenter le moindre dépassement (constante de temps \tau = 1/\omega_0).
  • Pour Q = 0{,}2 < 0{,}5 : le discriminant est strictement positif (\Delta' > 0). Il s'agit d'un régime apériodique (ou sur-amorti), dont la solution fait intervenir deux exponentielles réelles de constantes de temps \tau_1 = -1/r_1 et \tau_2 = -1/r_2. La constante de temps dominante (associée à la racine la plus proche de 0) vaut :

    \tau_{\max} = \frac{2Q}{\omega_0 \left(1 - \sqrt{1 - 4Q^2}\right)} \approx \frac{1}{Q\omega_0} = \frac{5}{\omega_0} \gg \frac{1}{\omega_0}

    Le régime apériodique met donc nettement plus de temps à s'établir que le régime critique.

En comparant les deux courbes sans dépassement :

  • La tension sur la figure 4a atteint 99\,\% de sa valeur finale dès t \approx 0{,}01\text{ s} : c'est la réponse la plus rapide, caractéristique du régime critique.
  • La tension sur la figure 4c est beaucoup plus lente, atteignant sa valeur finale vers t \approx 0{,}04\text{ s} : c'est le régime sur-amorti.

On en déduit les attributions :

\boxed{\text{Figure 4a} \longleftrightarrow Q = 0{,}5}
\boxed{\text{Figure 4c} \longleftrightarrow Q = 0{,}2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance, bande passante, facteur de qualité

Dans cette question, il est demandé de faire preuve d'autonomie. Toute démarche même partielle de résolution sera prise en compte. Déterminer numériquement les valeurs du facteur de qualité et de la pulsation propre du circuit utilisé lors de cet essai en régime sinusoïdal forcé.

Voir l'indice

Repérer sur la figure 5 le déphasage entre l'entrée et la sortie pour déterminer la pulsation de quadrature \omega_0, puis mesurer le gain maximal pour en déduire Q.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le graphique (figure 5) pour relever la période commune T, les amplitudes U_{e,\max} et U_{s,\max}, ainsi que le décalage temporel \Delta t entre l'entrée et la sortie.
  2. Établir la fonction de transfert harmonique \underline{H}(\mathrm{j}\omega) à partir de l'équation différentielle de la question Q13.
  3. Identifier la pulsation propre \omega_0 grâce au déphasage remarquable en quadrature de phase (\Delta\varphi = -\pi/2), puis en déduire le facteur de qualité Q par le gain à cette pulsation.
Voir la réponse courte

Mesure graphique de la fréquence de résonance et de la largeur de la bande passante pour déterminer \omega_0 et Q.

Voir le corrigé complet

1. Mesures graphiques (figure 5)

  • Période : La tension d'entrée U_\mathrm{e}(t) et la tension de sortie U_\mathrm{s}(t) oscillent à la même période temporelle. Deux maxima consécutifs de U_\mathrm{s}(t) sont situés en t = 5\text{ ms} et t = 15\text{ ms}, d'où :

    T = 15 - 5 = 10\text{ ms} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ s}.

    La pulsation de l'excitation est donc :

    \omega = \frac{2\pi}{T} = \frac{2\pi}{1{,}0 \times 10^{-2}} = 200\pi\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 628\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
  • Amplitudes :

    U_{e,\max} = 1{,}0\text{ V} \quad \text{et} \quad U_{s,\max} = 2{,}0\text{ V}.
  • Déphasage : Le maximum de U_\mathrm{e}(t) intervient en t_e = 2{,}5\text{ ms}, tandis que le maximum correspondant de U_\mathrm{s}(t) est atteint en t_s = 5{,}0\text{ ms}. La tension de sortie est en retard d'un temps :

    \Delta t = t_s - t_e = 2{,}5\text{ ms} = \frac{T}{4}.

    Le déphasage de la sortie par rapport à l'entrée vaut ainsi :

    \Delta\varphi = \varphi_s - \varphi_e = -\omega \Delta t = -2\pi \frac{\Delta t}{T} = -\frac{\pi}{2}\text{ rad}.

2. Exploitation théorique de la fonction de transfert

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, l'équation différentielle établie en Q13 :

\frac{\mathrm{d}^{2} U_{\mathrm{s}}}{\mathrm{~d} t^{2}}+\frac{\omega_{0}}{Q} \frac{\mathrm{~d} U_{\mathrm{s}}}{\mathrm{~d} t}+\omega_{0}^{2} U_{\mathrm{s}}=\omega_{0}^{2} U_{\mathrm{e}}

conduit, en notation complexe, à la fonction de transfert :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{\underline{U}_\mathrm{s}}{\underline{U}_\mathrm{e}} = \frac{1}{1 - \left(\dfrac{\omega}{\omega_0}\right)^2 + \mathrm{j}\dfrac{\omega}{Q\omega_0}}.

L'argument de \underline{H}(\mathrm{j}\omega) s'annule lorsque la partie réelle du dénominateur s'annule, ce qui correspond précisément à une quadrature de phase :

\arg(\underline{H}(\mathrm{j}\omega)) = -\frac{\pi}{2} \iff 1 - \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 = 0 \iff \omega = \omega_0.

Le système est donc excité exactement à sa pulsation propre :

\boxed{ \omega_0 = 200\pi\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 6{,}3 \times 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} }

À cette pulsation \omega = \omega_0, la fonction de transfert devient purement imaginaire :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega_0) = \frac{1}{\mathrm{j}\dfrac{1}{Q}} = -\mathrm{j}Q.

Le module de la fonction de transfert est donc directement égal au facteur de qualité :

|\underline{H}(\mathrm{j}\omega_0)| = Q = \frac{U_{s,\max}}{U_{e,\max}} = \frac{2{,}0}{1{,}0} = 2{,}0.

On en déduit :

\boxed{ Q = 2{,}0 }

Résultat

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III.2 · Conception d'un hacheur simple

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : règle d'interconnexion, source de courant

Préciser au regard des règles d'interconnexions entre les sources et des contraintes imposées dans notre application, la (les) fonctionnalité(s) qu'assure l'inductance pure .

Voir l'indice

Penser aux règles d'association des sources de tension et de courant ainsi qu'à la continuité du courant dans une inductance.

Voir la stratégie
  1. Analyser la nature des sources aux bornes du convertisseur (tension ou courant) et rappeler la règle d'interconnexion régissant la commutation.
  2. Relier la présence de la bobine L au respect de ces règles de commutation (changement de nature de source).
  3. Identifier les rôles fonctionnels de L au vu du cahier des charges : limitation de l'ondulation du courant d'entrée (lissage) et accumulation/transfert d'énergie permettant l'élévation de tension (structure boost).
Voir la réponse courte

La bobine lisse le courant et transforme une source de tension en source de courant pour respecter l'interconnexion des sources.

Voir le corrigé complet

L'inductance pure L remplit plusieurs rôles fondamentaux :

  1. Respect des règles d'interconnexion des sources :

    • La batterie d'entrée U est une source de tension continue. En sortie, le condensateur C impose également une tension quasi-constante e(t), se comportant ainsi comme une source de tension.
    • En électronique de puissance, il est interdit d'interconnecter directement deux sources de tension ou de court-circuiter une source de tension à travers un interrupteur fermé, sous peine de courants infinis destructeurs.
    • Grâce à la continuité du courant qui la traverse, l'inductance L placée en série transforme la source de tension continue U en une source de courant pour la cellule de commutation. La fermeture de l'interrupteur K_1 ne provoque ainsi aucun court-circuit de tension.
  2. Respect de la contrainte d'ondulation (lissage du courant) :

    • L'inductance s'oppose aux variations rapides du courant (\Delta i_1 = \frac{1}{L}\int u_L\,\mathrm{d}t). Elle assure le lissage du courant d'entrée i_1(t) et permet de respecter le cahier des charges imposant une ondulation \Delta I_1 \le 0{,}10\,I_1.
  3. Stockage et transfert d'énergie (effet élévateur) :

    • Elle sert d'élément de stockage temporaire d'énergie magnétique : emmagasinant de l'énergie lors de la conduction de K_1 (u_L = U > 0), elle la restitue ensuite à la charge à une tension supérieure E > U lors de l'ouverture de K_1 (u_L = U - E < 0).
\boxed{\text{Fonctions de } L\text{ : source de courant aux commutations, lissage de } i_1(t) \text{ et stockage/transfert élévateur d'énergie.}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : lissage de tension, source de tension

Quel est le rôle du condensateur de capacité ?

Voir l'indice

Analyser le comportement de la tension de sortie lors des phases d'ouverture de l'interrupteur K_2 et l'objectif de filtrage passe-bas.

Voir la réponse courte

Le condensateur assure le lissage de la tension de sortie et constitue une source de tension en sortie du convertisseur.

Voir le corrigé complet

Le condensateur de capacité C, placé en parallèle avec la résistance de charge R, assure deux rôles essentiels dans ce hacheur survolteur (hacheur parallèle/boost) :

  • Réservoir d'énergie et maintien de la continuité de l'alimentation : Lorsque l'interrupteur K_1 est fermé (intervalle [0, \alpha T]), l'interrupteur K_2 est bloqué. La source d'entrée et l'inductance sont isolées de la charge. Le condensateur se décharge alors dans la résistance R, fournissant l'énergie nécessaire pour alimenter le composant et maintenir le courant i_R(t).
  • Filtrage et lissage de la tension de sortie : Grâce à la condition \tau = RC \gg T, la décharge du condensateur sur chaque période est très faible. Le condensateur lisse la tension e(t) aux bornes de la charge, maintenant son ondulation à un niveau minimal (\Delta E \le 100\text{ mV}) autour de sa valeur moyenne E = 30\text{ V}.
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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : hacheur parallèle, loi des mailles

Écrire les deux équations différentielles vérifiées par l'intensité du courant dans chacun des deux intervalles de temps et .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles contenant la source U et l'inductance L pour chacun des états des deux interrupteurs.

Voir la réponse courte

Écriture de la loi des mailles dans les deux phases de conduction selon l'état passant ou bloqué des interrupteurs.

Voir le corrigé complet

Dans cette phase d'étude, la tension aux bornes de la charge est considérée constante : e(t) = E. Les deux interrupteurs sont supposés idéaux.

  • Sur l'intervalle [0, \alpha T] : L'interrupteur K_1 est fermé, assimilable à un court-circuit reliant le point situé après la bobine à la masse (potentiel 0\text{ V}).

    L'anode de la diode K_2 est donc au potentiel nul, tandis que sa cathode est au potentiel e(t) = E > 0. La diode K_2 est polarisée en inverse : elle est bloquée (interrupteur ouvert).

    La maille d'entrée comprenant la source de tension U, la bobine L et l'interrupteur K_1 fermé donne, en convention récepteur pour la bobine (u_L = L\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t}) :

    U - L\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = 0

    soit :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = \frac{U}{L}}
  • Sur l'intervalle [\alpha T, T] : L'interrupteur K_1 est ouvert. Par conservation de l'énergie magnétique, l'intensité i_1(t) à travers la bobine est une fonction continue du temps. Puisque i_1(t) > 0, le courant ne peut s'interrompre et traverse nécessairement la diode K_2, qui devient passante (interrupteur fermé avec chute de tension nulle).

    La loi des mailles s'écrit alors :

    U - L\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} - E = 0

    soit :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = \frac{U - E}{L}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : rapport cyclique, valeur moyenne

Déterminer la relation qui lie , et , puis la valeur numérique de .

Voir l'indice

Utiliser la propriété selon laquelle la valeur moyenne de la tension aux bornes d'une inductance en régime périodique établi est strictement nulle.

Voir la stratégie
  1. En régime permanent périodique, la tension moyenne aux bornes d'une bobine idéale sur une période de découpage T est rigoureusement nulle (ce qui équivaut à la périodicité du courant : i_1(T) = i_1(0)).
  2. Exprimer cette condition à partir des équations différentielles établies à la question Q18 pour en déduire la relation liant U, E et \alpha, puis calculer \alpha.
Voir la réponse courte

En régime périodique établi, la tension moyenne aux bornes de l'inductance est nulle, d'où la relation liant U, E et \alpha.

Voir le corrigé complet

En régime permanent périodique de période T, le courant vérifie la condition aux limites temporelles :

i_1(T) = i_1(0)

Ce qui se traduit, par intégration de la dérivée temporelle de i_1(t) sur une période, par l'annulation de la tension moyenne aux bornes de l'inductance :

\langle u_L \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T L \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} \, \mathrm{d}t = \frac{L}{T} \big( i_1(T) - i_1(0) \big) = 0

D'après les équations établies à la question Q18 :

  • sur l'intervalle [0, \, \alpha T] : u_L(t) = U ;
  • sur l'intervalle [\alpha T, \, T] : u_L(t) = U - E.

Il vient ainsi :

\begin{aligned} \int_0^T u_L(t) \, \mathrm{d}t &= \int_0^{\alpha T} U \, \mathrm{d}t + \int_{\alpha T}^T (U - E) \, \mathrm{d}t = 0 \\ \alpha T \cdot U + (1 - \alpha) T \cdot (U - E) &= 0 \\ U - (1 - \alpha) E &= 0 \end{aligned}

On en déduit la relation fondamentale du hacheur parallèle (élévateur) :

\boxed{E = \frac{U}{1 - \alpha}} \quad \text{soit} \quad \boxed{\alpha = 1 - \frac{U}{E}}

Application numérique : Avec U = 12\text{ V} et E = 30\text{ V} :

\alpha = 1 - \frac{12}{30} = 1 - 0{,}40
\boxed{\alpha = 0{,}60}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : ondulation de courant, chronogramme

Représenter graphiquement l'allure de l'intensité du courant en fonction de .

Voir l'indice

Intégrer les équations différentielles sur chaque sous-période en exploitant la continuité de l'intensité du courant à travers la bobine.

Voir la réponse courte

Tracé de l'allure triangulaire de i_1(t), croissant sur [0, \alpha T] et décroissant sur [\alpha T, T].

Voir le corrigé complet

D'après les équations différentielles établies à la question Q18 :

  • Sur l'intervalle [0, \alpha T], \dfrac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = \dfrac{U}{L} > 0 : les grandeurs U et L étant constantes, l'intensité i_1(t) croît linéairement de sa valeur minimale I_{1\min} à sa valeur maximale I_{1\max}.
  • Sur l'intervalle [\alpha T, T], \dfrac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = \dfrac{U - E}{L} < 0 (puisque E > U) : l'intensité décroît linéairement de I_{1\max} à I_{1\min}.

En vertu de la continuité du courant traversant la bobine idéale d'inductance L, i_1(t) est une fonction continue du temps. En régime permanent périodique de période T, la courbe présente une allure triangulaire (en dents de scie) dissymétrique (\alpha = 0{,}6 > 0{,}5).

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : conservation de la puissance, valeur moyenne

À l'aide de considérations énergétiques, exprimer, en fonction de et de , la valeur moyenne de l'intensité du courant .

Voir l'indice

Égaler la puissance moyenne fournie par la source d'entrée à la puissance moyenne reçue par la charge pour un convertisseur sans pertes.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan de puissance moyenne sur l'ensemble du convertisseur en régime périodique établi, en justifiant l'absence de dissipation dans les composants réactifs et les interrupteurs idéaux.
  2. Exprimer la puissance moyenne fournie par la source d'entrée en fonction de U et I_1, et la puissance moyenne reçue par la charge en fonction de E et I_R.
  3. Réinjecter la relation liant E et U établie à la question Q19 pour exprimer I_1 en fonction de I_R et \alpha.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance moyenne sans pertes (P_e = P_s) permettant d'exprimer le courant moyen I_1 en fonction de I_R et \alpha.

Voir le corrigé complet

Plaçons-nous en régime périodique établi de période T :

  • Les interrupteurs K_1 et K_2 sont supposés idéaux : à l'état passant, la tension à leurs bornes est nulle ; à l'état bloqué, le courant qui les traverse est nul. La puissance instantanée qu'ils dissipent est donc identiquement nulle.
  • La bobine L et le condensateur C sont purement réactifs. En régime périodique établi, l'énergie moyenne emmagasinée par ces dipôles est constante sur une période, d'où une puissance moyenne consommée nulle :

    \langle p_L \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \left(\frac{1}{2} L i_1^2(t)\right)\mathrm{d}t = \frac{1}{2T} L \left[i_1^2(T) - i_1^2(0)\right] = 0

    et de même pour le condensateur, \langle p_C \rangle = 0.

Par conservation de l'énergie, la puissance moyenne fournie par la source d'entrée \langle p_\mathrm{e} \rangle est intégralement transmise à la charge résistive \langle p_\mathrm{s} \rangle :

\langle p_\mathrm{e} \rangle = \langle p_\mathrm{s} \rangle

La tension de la source continue étant constante égale à U, la puissance moyenne fournie s'écrit :

\langle p_\mathrm{e} \rangle = \langle U \cdot i_1(t) \rangle = U \langle i_1(t) \rangle = U I_1

Dans l'approximation où la tension de sortie e(t) est constante et égale à E, la puissance moyenne reçue par la résistance R s'écrit :

\langle p_\mathrm{s} \rangle = \langle e(t) \cdot i_R(t) \rangle = E \langle i_R(t) \rangle = E I_R

L'égalité des puissances moyennes conduit donc à :

U I_1 = E I_R

D'après le résultat de la question Q19, E = \dfrac{U}{1-\alpha}, ce qui donne :

\begin{aligned} U I_1 &= \frac{U}{1-\alpha} I_R \end{aligned}

En simplifiant par U > 0, on obtient :

\boxed{I_1 = \frac{I_R}{1-\alpha}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : ondulation de courant, dimensionnement d'inductance

Déterminer en fonction de , , , et de , l'expression et la valeur numérique minimale de l'inductance à utiliser pour respecter la condition sur le taux d'ondulation de l'intensité du courant .

Voir l'indice

Exprimer la variation crête-à-crête \Delta I_1 = (U/L)\alpha T, puis appliquer l'inégalité de l'énoncé liant \Delta I_1 et I_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta I_1 à partir de l'équation différentielle sur la phase de magnétisation de la bobine (t \in [0, \alpha T]).
  2. Traduire la contrainte du cahier des charges \Delta I_1 \leqslant 0{,}10\, I_1 en utilisant l'expression de I_1 établie à la question précédente.
  3. En déduire l'inégalité sur L, définir L_\mathrm{min} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Calcul de l'amplitude crête-à-crête \Delta i_1 = \frac{U\alpha T}{L} et imposition du taux d'ondulation maximal pour trouver L_\mathrm{min}.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle [0, \alpha T], l'équation différentielle établie à la question Q18 donne :

\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = \frac{U}{L}

La dérivée temporelle étant constante, la variation du courant sur cet intervalle est :

\Delta I_1 = I_{1\max} - I_{1\min} = \frac{U}{L}\,\alpha T

La condition imposée par le cahier des charges s'écrit :

\Delta I_1 \leqslant 10\,\%\, I_1 = 0{,}10\, I_1

D'après la question Q21, la valeur moyenne du courant d'entrée s'exprime par I_1 = \dfrac{I_R}{1-\alpha}. L'inégalité devient ainsi :

\frac{U \alpha T}{L} \leqslant 0{,}10\,\frac{I_R}{1-\alpha} \iff L \geqslant \frac{U \alpha (1-\alpha) T}{0{,}10\, I_R} = \frac{10\, U \alpha (1-\alpha) T}{I_R}

L'inductance minimale requise est donc :

\boxed{L_\mathrm{min} = \frac{10\, U \alpha (1-\alpha) T}{I_R}}

Application numérique : Avec U = 12\text{ V}, \alpha = 0{,}60, T = 50\ \mu\text{s} = 50\times 10^{-6}\text{ s} et I_R = 5\text{ A} :

\begin{aligned} L_\mathrm{min} &= \frac{10 \times 12 \times 0{,}60 \times (1 - 0{,}60) \times 50 \times 10^{-6}}{5} \\ &= \frac{120 \times 0{,}24 \times 50 \times 10^{-6}}{5} \\ &= 24 \times 12 \times 10^{-6} = 288\times 10^{-6}\text{ H} \end{aligned}
\boxed{L_\mathrm{min} = 288\ \mu\text{H} \approx 0{,}29\text{ mH}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : décharge de condensateur, circuit rc

Déterminer l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes du condensateur lorsque est fermé.

En déduire, sur l'intervalle de temps , l'expression de la tension en fonction de et de .

Voir l'indice

Identifier le circuit équivalent connecté aux bornes de la capacité lorsque K_1 est fermé et que la diode K_2 est bloquée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état de l'interrupteur K_2 lorsque K_1 est fermé sur l'intervalle [0, \alpha T].
  2. Appliquer la loi des nœuds au dipôle parallèle (R, C) pour établir l'équation différentielle régissant u_c(t).
  3. Intégrer l'équation différentielle en utilisant la condition initiale u_c(0) = E_\mathrm{max} liée à la phase de décharge du condensateur.
Voir la réponse courte

Équation différentielle de décharge de C à travers R lorsque K_1 est fermé et résolution exponentielle sur l'intervalle.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle de temps [0, \alpha T], l'interrupteur K_1 est fermé. L'anode de la diode K_2 est alors reliée à la masse (potentiel nul).

Le condensateur étant initialement chargé sous une tension positive proche de la valeur moyenne E = 30\text{ V} > 0, le potentiel de la cathode de K_2 est supérieur à celui de son anode. La diode K_2 est donc polarisée en inverse et se trouve à l'état bloqué (interrupteur ouvert).

La cellule de sortie formée par le condensateur de capacité C et le conducteur ohmique de résistance R en parallèle est ainsi totalement isolée de la source d'entrée et de l'inductance.

En orientant la tension u_c(t) de la masse vers le fil supérieur (en convention récepteur par rapport au courant i_C(t) descendant), la tension aux bornes de la résistance est également e(t) = u_c(t).

La loi des nœuds au nœud supérieur s'écrit alors :

\begin{aligned} i_C(t) + i_R(t) = 0 \end{aligned}

avec les relations constitutives des dipôles :

\begin{aligned} i_C(t) = C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} \quad \text{et} \quad i_R(t) = \frac{u_c(t)}{R} \end{aligned}

Il vient :

\begin{aligned} C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c(t)}{R} = 0 \end{aligned}

En introduisant la constante de temps \tau = RC, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c}{\tau} = 0}

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants et sans second membre est de la forme :

\begin{aligned} u_c(t) = u_c(0) \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right) \end{aligned}

Pendant cette phase de fonctionnement, la dérivée \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} = -\frac{u_c}{\tau} est strictement négative : le condensateur se décharge dans la résistance, de sorte que la tension u_c(t) décroît de façon monotone sur l'intervalle [0, \alpha T].

La tension maximale E_\mathrm{max} sur une période de hachage est donc atteinte au début de cette phase de décharge, soit à t = 0 :

\begin{aligned} u_c(0) = E_\mathrm{max} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la tension pour t \in [0, \alpha T] :

\boxed{u_c(t) = E_\mathrm{max}\exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : ondulation de tension, dimensionnement de condensateur

Déterminer, en faisant les approximations qui s'imposent, l'expression littérale de la capacité minimale à utiliser, en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Linéariser l'exponentielle de décharge du condensateur sur la durée \alpha T grâce à l'hypothèse \tau \gg T.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ondulation de tension \Delta E = E_\mathrm{max} - E_\mathrm{min} en évaluant la solution u_c(t) en t = \alpha T.
  2. Exploiter l'hypothèse \tau \gg T pour effectuer un développement limité au premier ordre de l'exponentielle et assimiler la valeur de crête E_\mathrm{max} à la valeur moyenne E.
  3. Traduire la condition \Delta E \le \Delta E_\mathrm{max} pour isoler la capacité minimale C_\mathrm{min}.
Voir la réponse courte

Linéarisation de la décharge exponentielle sur \alpha T pour relier l'ondulation \Delta E_\mathrm{max} à la capacité minimale C_\mathrm{min}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la tension aux bornes du condensateur décroît sur l'intervalle [0, \alpha T] selon :

u_c(t) = E_\mathrm{max} \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

La valeur minimale de la tension est ainsi atteinte à la fin de cette phase de décharge, en t = \alpha T :

E_\mathrm{min} = u_c(\alpha T) = E_\mathrm{max} \exp\left(-\frac{\alpha T}{\tau}\right)

L'ondulation de la tension de sortie s'écrit donc :

\Delta E = E_\mathrm{max} - E_\mathrm{min} = E_\mathrm{max} \left[1 - \exp\left(-\frac{\alpha T}{\tau}\right)\right]

L'énoncé précise que \tau = RC \gg T. Comme le rapport cyclique vérifie \alpha \in [0, 1], on a \frac{\alpha T}{\tau} \ll 1. Un développement limité à l'ordre 1 donne :

\exp\left(-\frac{\alpha T}{\tau}\right) \approx 1 - \frac{\alpha T}{\tau}

L'ondulation est donc très faible devant la tension moyenne (\Delta E \ll E), ce qui autorise l'approximation E_\mathrm{max} \approx E :

\Delta E \approx E \frac{\alpha T}{\tau} = \frac{E \alpha T}{R C}

La contrainte imposée sur le cahier des charges s'écrit :

\Delta E \le \Delta E_\mathrm{max} \iff \frac{E \alpha T}{R C} \le \Delta E_\mathrm{max} \iff C \ge \frac{E \alpha T}{R \Delta E_\mathrm{max}}

On en déduit l'expression littérale de la capacité minimale :

\boxed{C_\mathrm{min} = \frac{E \alpha T}{R \Delta E_\mathrm{max}}}

Résultat

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Partie IV : Blindage électromagnétique

IV.2 · Expressions des champs dans le conducteur

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de maxwell, loi d'ohm locale

Écrire les équations de Maxwell dans le conducteur ohmique ainsi que la loi d'ohm locale.

Voir l'indice

Rappeler les équations locales de Maxwell dans un milieu sans charges libres volumiques et exprimer le vecteur densité volumique de courant de conduction.

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations de Maxwell dans un conducteur ohmique non chargé associées à la relation \vec{\jmath} = \gamma\vec{E}.

Voir le corrigé complet

Le conducteur ohmique est assimilable d'un point de vue électrique et magnétique au vide (\varepsilon = \varepsilon_0 et \mu = \mu_0), est électriquement neutre (\rho = 0) et présente une conductivité électrique notée \gamma.

  • Loi d'Ohm locale :

    \boxed{\vec{\jmath} = \gamma \vec{E}}
  • Équations de Maxwell au sein du conducteur :

    \begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss (MG) :} \quad & \mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson (MT) :} \quad & \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday (MF) :} \quad & \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère (MA) :} \quad & \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

On regroupe les équations de Maxwell sous forme encadrée :

\boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = 0, \quad \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, \quad \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}, \quad \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : courant de déplacement, arq magnétique

Après avoir justifié que le courant de déplacement est négligeable devant le courant de conduction, simplifier l'équation de Maxwell-Ampère.

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur des normes de \vec{\jmath}_\mathrm{d} = \varepsilon_0 \partial\vec{E}/\partial t et \vec{\jmath}_\mathrm{c} = \gamma\vec{E} à la fréquence maximale considérée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les ordres de grandeur du vecteur densité de courant de conduction \vec{\jmath}_{\mathrm{c}} = \gamma \vec{E} et du vecteur densité de courant de déplacement \vec{\jmath}_{\mathrm{d}} = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} en régime sinusoïdal de pulsation \omega.
  2. Évaluer le rapport de leurs amplitudes à l'aide des données numériques fournies (f \le 10\text{ GHz}, résistivités des métaux usuels).
  3. Réécrire l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée.
Voir la réponse courte

Comparaison des ordres de grandeur \varepsilon_0\omega \ll \gamma justifiant la négligence du courant de déplacement dans Maxwell-Ampère.

Voir le corrigé complet

Dans le conducteur ohmique, la densité volumique de courant total intervenant dans l'équation de Maxwell-Ampère se compose du courant de conduction \vec{\jmath}_{\mathrm{c}} = \gamma \vec{E} et du courant de déplacement \vec{\jmath}_{\mathrm{d}} = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}.

En régime sinusoïdal de pulsation \omega = 2\pi f, les amplitudes respectives de ces deux composantes vérifient :

\begin{aligned} \|\vec{\jmath}_{\mathrm{c}}\| &= \gamma \|\vec{E}\| \\ \|\vec{\jmath}_{\mathrm{d}}\| &= \varepsilon_0 \omega \|\vec{E}\| \end{aligned}

Le rapport des normes s'écrit donc :

\frac{\|\vec{\jmath}_{\mathrm{d}}\|}{\|\vec{\jmath}_{\mathrm{c}}\|} = \frac{\varepsilon_0 \omega}{\gamma} = \frac{2\pi \varepsilon_0 f}{\gamma} = 2\pi \varepsilon_0 \rho \, f

D'après les données de l'énoncé, la résistivité des métaux usuels (argent, cuivre, aluminium) est de l'ordre de \rho \sim 2 \cdot 10^{-8}\ \Omega\cdot\text{m} (soit une conductivité \gamma \sim 5 \cdot 10^7\ \text{S}\cdot\text{m}^{-1}), et la fréquence vérifie f \le 10\text{ GHz} = 10^{10}\text{ Hz}. On obtient numériquement :

\frac{\|\vec{\jmath}_{\mathrm{d}}\|}{\|\vec{\jmath}_{\mathrm{c}}\|} \le \frac{8{,}85 \cdot 10^{-12} \times 2\pi \times 10^{10}}{5 \cdot 10^7} \approx \frac{5{,}6 \cdot 10^{-1}}{5 \cdot 10^7} \approx 10^{-8} \ll 1

Le courant de déplacement est donc tout à fait négligeable devant le courant de conduction sur toute la gamme de fréquences considérée.

L'équation de Maxwell-Ampère se simplifie alors selon :

\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} = \mu_0 \gamma \vec{E}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de diffusion du champ, rotationnel du rotationnel

Montrer que le champ électrique vérifie l'équation d'onde de la forme : . Préciser l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer l'identité vectorielle du rotationnel du rotationnel au champ électrique en utilisant la jauge de Coulomb implicite (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la formule d'analyse vectorielle du formulaire reliant le rotationnel du rotationnel au gradient de la divergence et au laplacien vectoriel.
  2. Utiliser la neutralité électrique du milieu pour simplifier le terme en gradient de divergence.
  3. Remplacer le rotationnel de \vec{E} par -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t} (Maxwell-Faraday), permuter les dérivées spatiotemporelles, puis injecter l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée obtenue à la question Q26.
Voir la réponse courte

Calcul de \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\vec{E}) avec \mathrm{div}\vec{E}=0 menant à l'équation de diffusion spatio-temporelle avec \alpha = \mu_0\gamma.

Voir le corrigé complet

D'après l'identité vectorielle fournie dans les données :

\vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = \vec{\mathrm{grad}}\left(\mathrm{div}\,\vec{E}\right) - \Delta\vec{E}

Le conducteur ohmique étant supposé électriquement neutre en tout point (\rho = 0), l'équation de Maxwell-Gauss donne \mathrm{div}\,\vec{E} = 0, d'où :

\vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = -\Delta\vec{E}

Par ailleurs, en utilisant la loi de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t} et en permutant les dérivées spatiale et temporelle :

\begin{aligned} \vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) &= \vec{\mathrm{rot}}\left(-\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\right) \\ &= -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}\right) \end{aligned}

En utilisant l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée établie à la question Q26, \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \gamma \vec{E}, il vient :

\vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = -\mu_0 \gamma \frac{\partial\vec{E}}{\partial t}

En égalant les deux expressions obtenues :

-\Delta\vec{E} = -\mu_0 \gamma \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} \iff \Delta\vec{E} - \mu_0 \gamma \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \vec{0}

Le champ électrique \vec{E} vérifie donc bien une équation de la forme \Delta\vec{X} - \alpha\frac{\partial\vec{X}}{\partial t} = \vec{0} avec \vec{X} = \vec{E} et :

\boxed{\alpha = \mu_0 \gamma}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de diffusion, analogie diffusion thermique

Quelle est l'unité de dans le Système International (S.I.) ? De quel type d'équation s'agit-il ? Préciser un autre domaine de la physique dans lequel on rencontre cette catégorie d'équations.

Voir l'indice

Déterminer la dimension de \alpha par homogénéité avec l'opérateur laplacien et faire le parallèle avec la conduction thermique.

Voir la réponse courte

Unité \mathrm{s}\cdot\mathrm{m}^{-2} pour \alpha ; équation de diffusion formellement identique à celle rencontrée en conduction thermique (loi de Fourier).

Voir le corrigé complet
  1. Unité de \alpha dans le Système International :

    D'après l'équation aux dérivées partielles établie à la question Q27 :

    \Delta \vec{E} - \alpha \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}

    Le laplacien vectoriel fait intervenir des dérivées spatiales d'ordre 2, de sorte que dimensionnellement :

    [\Delta \vec{E}] = \frac{[E]}{\mathrm{m}^{2}} \quad \text{et} \quad \left[\alpha \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right] = [\alpha]\,\frac{[E]}{\mathrm{s}}

    L'homogénéité de l'équation impose donc :

    [\alpha] = \mathrm{s}\cdot\mathrm{m}^{-2}
    \boxed{\text{L'unité de } \alpha \text{ dans le Système International est le } \mathrm{s}\cdot\mathrm{m}^{-2}\text{ (ou }\mathrm{s}/\mathrm{m}^2\text{)}.}
  2. Type d'équation :

    Il s'agit d'une équation de diffusion (équation aux dérivées partielles parabolique), où le coefficient \alpha = \mu_0 \gamma correspond à l'inverse d'un coefficient de diffusion :

    D_{\mathrm{EM}} = \frac{1}{\alpha} = \frac{1}{\mu_0 \gamma} \quad (\text{en }\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1})
    \boxed{\text{Il s'agit d'une équation de diffusion.}}
  3. Autre domaine de la physique :

    On retrouve cette catégorie d'équations notamment en :

    • Thermique : l'équation de la chaleur régissant la conduction thermique (associée à la loi de Fourier), \Delta T - \frac{1}{D_{\mathrm{th}}}\frac{\partial T}{\partial t} = 0 avec D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda}{\rho c} la diffusivité thermique ;
    • Diffusion de matière : loi de Fick et équation de diffusion massique rencontrées en partie I de cette épreuve, \Delta C - \frac{1}{D}\frac{\partial C}{\partial t} = 0.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, milieu dispersif

Déterminer la relation de dispersion qui lie et . Le conducteur ohmique est-il un milieu dispersif ou non ?

Voir l'indice

Remplacer les dérivées spatiales et temporelles par -j\underline{k} et j\omega dans l'équation de diffusion, puis vérifier si la vitesse de phase dépend de la pulsation.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression du champ électrique complexe \underline{\vec{E}}(z, t) dans l'équation de diffusion établie à la question Q27 pour obtenir la relation entre le nombre d'onde complexe \underline{k} et la pulsation \omega.
  2. Calculer la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{\mathrm{Re}(\underline{k})} et analyser sa dépendance en \omega pour statuer sur le caractère dispersif du milieu.
Voir la réponse courte

Injection de l'onde plane harmonique pour obtenir \underline{k}^2 = -j\mu_0\gamma\omega ; la vitesse de phase dépend de \omega, milieu dispersif.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique dans le conducteur s'écrit sous forme complexe :

\underline{\vec{E}}(z, t) = E_0 \, \mathrm{e}^{j(\omega t - \underline{k} z)} \, \vec{e}_x

D'après la question Q27, le champ électrique vérifie l'équation de diffusion :

\Delta \underline{\vec{E}} - \mu_0 \gamma \frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = \vec{0}

Le champ \underline{\vec{E}} ne dépendant d'espace que de la coordonnée z, son laplacien vectoriel se réduit à :

\Delta \underline{\vec{E}} = \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial z^2} = (-j\underline{k})^2 \, \underline{\vec{E}} = -\underline{k}^2 \, \underline{\vec{E}}

Par ailleurs, la dérivation temporelle donne :

\frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = j\omega \, \underline{\vec{E}}

En reportant dans l'équation de diffusion, on obtient pour \underline{\vec{E}} \neq \vec{0} :

-\underline{k}^2 - j \mu_0 \gamma \omega = 0

d'où la relation de dispersion :

\boxed{\underline{k}^2 = -j \mu_0 \gamma \omega}

Puisque -j = \mathrm{e}^{-j\pi/2}, on a :

\underline{k} = \pm \sqrt{\mu_0 \gamma \omega} \, \mathrm{e}^{-j\pi/4} = \pm \sqrt{\frac{\mu_0 \gamma \omega}{2}} \, (1 - j)

L'onde se propageant dans le sens des z croissants avec une atténuation physique en profondeur (z \to +\infty), le terme en facteur de l'exponentielle spatiale doit être \mathrm{e}^{-j\underline{k}z} = \mathrm{e}^{-jk'z}\mathrm{e}^{-k''z} avec k'' > 0. On retient donc la racine :

\underline{k} = k' - j k'' = \sqrt{\frac{\mu_0 \gamma \omega}{2}} \, (1 - j)

La vitesse de phase de l'onde s'exprime par :

v_\varphi = \frac{\omega}{\mathrm{Re}(\underline{k})} = \frac{\omega}{\sqrt{\dfrac{\mu_0 \gamma \omega}{2}}} = \sqrt{\frac{2\omega}{\mu_0 \gamma}}

La vitesse de phase dépend explicitement de la pulsation \omega. On en déduit :

\boxed{\text{Le conducteur ohmique est un milieu dispersif.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, onde atténuée

Déterminer, en fonction de , et de , les expressions complexes du champ électrique et de la densité de courant électrique à l'intérieur du conducteur ohmique.

Voir l'indice

Prendre la racine carrée de \underline{k}^2 = -j\mu_0\gamma\omega assurant l'atténuation de l'onde pour z>0, puis appliquer la loi d'Ohm locale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur d'onde complexe \underline{k} obtenu à la question Q29 en fonction de la grandeur \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}.
  2. Injecter cette expression dans la forme imposée du champ électrique complexe \vec{\underline{E}}(z, t) pour séparer le terme d'atténuation spatiale du terme de propagation temporelle et spatiale.
  3. Utiliser la loi d'Ohm locale pour en déduire directement l'expression de la densité de courant complexe \vec{\underline{\jmath}}(z, t).
Voir la réponse courte

Expression des composantes progressives amorties en exponentielle décroissante \exp(-z/\delta)\exp(j(\omega t - z/\delta)).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, le vecteur d'onde complexe associé à une onde se propageant et s'atténuant pour z > 0 s'écrit :

\underline{k} = \sqrt{\frac{\mu_0 \gamma \omega}{2}}\,(1 - j).

En introduisant la grandeur \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}, il vient immédiatement :

\underline{k} = \frac{1 - j}{\delta}.

On en déduit le terme de phase spatiale :

-j \underline{k} z = -j \left(\frac{1 - j}{\delta}\right) z = -\frac{z}{\delta} - j\frac{z}{\delta}.

L'expression complexe du champ électrique donnée par l'énoncé devient donc :

\begin{aligned} \vec{\underline{E}}(z, t) &= E_0 \exp\left[j(\omega t - \underline{k} z)\right] \vec{e}_x \\ &= E_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \exp\left[j\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\right] \vec{e}_x. \end{aligned}
\boxed{\vec{\underline{E}}(z, t) = E_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \exp\left[j\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\right] \vec{e}_x}

D'après la loi d'Ohm locale (question Q25), le vecteur densité volumique de courant est lié au champ électrique par :

\vec{\underline{\jmath}}(z, t) = \gamma\,\vec{\underline{E}}(z, t).

On obtient ainsi, avec j_0 = \gamma E_0 :

\boxed{\vec{\underline{\jmath}}(z, t) = \gamma E_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \exp\left[j\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\right] \vec{e}_x}

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, effet de peau

Donner le nom et l'unité de . Que peut-on dire des champs et pour ?

Voir l'indice

Nommer la longueur caractéristique d'atténuation spatiale et examiner la limite asymptotique des exponentielles décroissantes lorsque z \to +\infty.

Voir la réponse courte

Nom d'épaisseur de peau exprimée en mètres ; décroissance exponentielle conduisant à l'annulation pratique des champs pour z \gg \delta.

Voir le corrigé complet

La grandeur \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} s'appelle l'épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration).

Puisque \underline{k} = \dfrac{1-j}{\delta}, le terme z/\delta dans l'argument de l'exponentielle est sans dimension, de sorte que \delta est une longueur :

\boxed{\text{Nom : épaisseur de peau} \qquad\text{et}\qquad [\delta] = \mathrm{m}}

D'après les expressions complexes établies aux questions Q30 et données par l'énoncé, les champs électrique et magnétique s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E}(z, t) &= E_0\, e^{-z/\delta} \cos\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right) \vec{e}_x \\ \vec{B}(z, t) &= \frac{\sqrt{2}E_0}{\delta \omega}\, e^{-z/\delta} \cos\left(\omega t - \frac{z}{\delta} + \frac{\pi}{4}\right) \vec{e}_y \end{aligned}

Leur amplitude présente une décroissance spatiale exponentielle modulée par le facteur e^{-z/\delta}.

Pour z \gg \delta :

e^{-z/\delta} \xrightarrow[z \gg \delta]{} 0

On en déduit que :

\boxed{\text{Pour } z \gg \delta, \quad \vec{E} \approx \vec{0} \quad\text{et}\quad \vec{B} \approx \vec{0}}

Les champs électromagnétiques sont quasi nuls au sein du conducteur : l'onde ne s'y propage pas en volume mais est confinée à une région superficielle. C'est la manifestation de l'effet de peau (ou effet pelliculaire).

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IV.3 · Considérations physiques sur l'écrantage

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : blindage électromagnétique, épaisseur de peau

Pour écranter les perturbations électromagnétiques, on dépose une couche métallique sur une plaque non conductrice. Cet écrantage est-il plus efficace pour des ondes électromagnétiques basse ou haute fréquence ?

Déterminer numériquement l'ordre de grandeur de l'épaisseur du dépôt métallique nécessaire pour écranter efficacement une onde électromagnétique de fréquence .

Voir l'indice

Analyser la dépendance en pulsation de \delta pour comparer l'efficacité à basse et haute fréquence, puis calculer \delta pour f = 1\text{ MHz}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'épaisseur de peau \delta en fonction de la fréquence f et de la résistivité \rho pour déterminer si l'atténuation est favorisée à basse ou haute fréquence.
  2. Choisir un métal usuel parmi ceux proposés dans les données (par exemple le cuivre ou l'aluminium) et calculer numériquement \delta à f = 1\text{ MHz}.
  3. En déduire l'ordre de grandeur de l'épaisseur nécessaire e pour un blindage efficace (typiquement quelques épaisseurs de peau, e \gtrsim 3\delta à 5\delta).
Voir la réponse courte

L'écrantage est plus efficace à haute fréquence car \delta \propto 1/\sqrt{f} décroît ; calcul numérique de \delta à 1 MHz.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, l'épaisseur de peau est donnée par :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} = \sqrt{\frac{\rho}{\pi \mu_0 f}}

où \rho = 1/\gamma est la résistivité électrique du métal et \omega = 2\pi f.

1. Efficacité en fonction de la fréquence :

L'épaisseur de peau varie en 1/\sqrt{f}. Lorsque la fréquence f augmente, \delta diminue : l'onde pénètre d'autant moins profondément dans le conducteur et l'atténuation sur une épaisseur donnée est plus importante (décroissance en \mathrm{e}^{-z/\delta}). Par conséquent, l'écrantage électromagnétique est plus efficace pour les hautes fréquences.

2. Évaluation numérique pour f = 1\text{ MHz} :

Considérons par exemple une couche de cuivre, dont la résistivité est donnée à la fin de l'énoncé :

  • \rho \approx 17 \cdot 10^{-9}\ \Omega\cdot\text{m},
  • \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1},
  • f = 10^6\text{ Hz}.

En approximant \pi^2 \approx 10 :

\begin{aligned} \pi \mu_0 f &= 4\pi^2 \cdot 10^{-7} \cdot 10^6 \approx 40 \cdot 10^{-1} = 4\text{ SI} \\ \delta &= \sqrt{\frac{17 \cdot 10^{-9}}{4}} \approx \sqrt{4{,}25 \cdot 10^{-9}} = \sqrt{42{,}5 \cdot 10^{-10}} \approx 6{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ m} \approx 65\ \mu\text{m} \end{aligned}

(Pour l'aluminium avec \rho = 28\cdot 10^{-9}\ \Omega\cdot\text{m}, on trouve de façon similaire \delta \approx 84\ \mu\text{m}).

Pour assurer un écrantage efficace, l'épaisseur e du dépôt doit être de l'ordre de quelques épaisseurs de peau (pour e = 3\delta, l'amplitude du champ résiduel est atténuée d'un facteur \mathrm{e}^{-3} \approx 5\,\%, et pour e = 5\delta, elle est inférieure à 1\,\%) :

e \approx 3\delta \text{ à } 5\delta \approx 200\text{ à } 300\ \mu\text{m}
\boxed{\text{L'épaisseur nécessaire est de l'ordre de } 10^{-4}\text{ m}\ (0{,}1\text{ à } 0{,}3\text{ mm}).}

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet joule, dissipation énergétique

Préciser simplement quel phénomène physique est à l'origine de l'atténuation des ondes électromagnétiques dans les conducteurs ohmiques ?

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Identifier la cause microscopique de conversion irréversible d'énergie électromagnétique en énergie thermique dans un milieu conducteur.

Voir la réponse courte

L'atténuation résulte de la dissipation d'énergie par effet Joule associée aux courants induits (courants de Foucault) dans le métal.

Voir le corrigé complet

Le phénomène physique responsable de l'atténuation des ondes électromagnétiques dans les conducteurs ohmiques est la dissipation d'énergie par effet Joule.

Sous l'action du champ électrique oscillant de l'onde, les porteurs de charge libres du milieu se déplacent et créent un courant de conduction de densité volumique \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}. Les collisions répétées de ces électrons avec le réseau cristallin convertissent irréversiblement l'énergie électromagnétique de l'onde en énergie thermique, avec une puissance volumique cédée au milieu égale à :

\mathcal{P}_{\mathrm{Joule}} = \vec{\jmath} \cdot \vec{E} = \gamma \|\vec{E}\|^2 > 0

Cette perte continuelle d'énergie au cours de la pénétration de l'onde se traduit macroscopiquement par l'atténuation exponentielle de l'amplitude des champs \vec{E} et \vec{B} (effet de peau).

\boxed{\text{La dissipation d'énergie par effet Joule (courants de conduction induits)}}

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vecteur de poynting, puissance rayonnée

Déterminer en fonction de , , , et de la puissance moyenne qui entre dans le conducteur à travers la section située en .

Voir l'indice

Calculer le flux moyen du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{1}{\mu_0}\vec{E}\wedge\vec{B} à travers la surface S en z=0^+.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur de Poynting \vec{\Pi} en z = 0^+ à partir des champs réels ou complexes.
  2. Calculer sa valeur moyenne temporelle \langle \vec{\Pi}(0^+) \rangle, en exploitant la formule trigonométrique fournie dans les données.
  3. Intégrer le flux sortant (orienté vers les z > 0) sur la section S et substituer l'expression de l'épaisseur de peau \delta pour n'avoir que les grandeurs demandées.
Voir la réponse courte

Calcul du champ magnétique associé, flux moyen du vecteur de Poynting \langle\vec{\Pi}\rangle\cdot\vec{e}_z à travers la surface d'entrée S.

Voir le corrigé complet

La puissance électromagnétique instantanée traversant la section S en z = 0^+ vers les z > 0 est le flux du vecteur de Poynting \vec{\Pi}(z, t) = \frac{1}{\mu_0} \vec{E}(z, t) \wedge \vec{B}(z, t) à travers la surface S orientée selon \vec{e}_z :

\mathcal{P}_{\text{entrée}}(t) = \iint_S \vec{\Pi}(0^+, t) \cdot \vec{e}_z \, \mathrm{d}S = \Pi_z(0^+, t) \, S

car le milieu est invariant par translation transverse dans le plan (Oxy).

En prenant la partie réelle des champs complexes en z = 0^+ :

\begin{aligned} \vec{E}(0^+, t) &= E_0 \cos(\omega t) \, \vec{e}_x \\ \vec{B}(0^+, t) &= \frac{\sqrt{2} E_0}{\delta \omega} \cos\left(\omega t + \frac{\pi}{4}\right) \vec{e}_y \end{aligned}

La composante selon \vec{e}_z du vecteur de Poynting s'écrit :

\Pi_z(0^+, t) = \frac{1}{\mu_0} E_x(0^+, t) B_y(0^+, t) = \frac{\sqrt{2} E_0^2}{\mu_0 \delta \omega} \cos(\omega t) \cos\left(\omega t + \frac{\pi}{4}\right)

À l'aide de la relation trigonométrique de l'énoncé \cos a \cos b = \frac{1}{2}\left[\cos(a-b) + \cos(a+b)\right] :

\cos(\omega t) \cos\left(\omega t + \frac{\pi}{4}\right) = \frac{1}{2} \cos\left(-\frac{\pi}{4}\right) + \frac{1}{2} \cos\left(2\omega t + \frac{\pi}{4}\right) = \frac{\sqrt{2}}{4} + \frac{1}{2} \cos\left(2\omega t + \frac{\pi}{4}\right)

En prenant la moyenne temporelle, le terme oscillant à 2\omega est de moyenne nulle :

\langle \Pi_z(0^+) \rangle = \frac{\sqrt{2} E_0^2}{\mu_0 \delta \omega} \cdot \frac{\sqrt{2}}{4} = \frac{E_0^2}{2 \mu_0 \delta \omega}

En utilisant la définition de l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}, il vient :

\frac{1}{\mu_0 \delta \omega} = \frac{1}{\mu_0 \omega} \sqrt{\frac{\mu_0 \gamma \omega}{2}} = \sqrt{\frac{\gamma}{2\mu_0 \omega}}

La puissance moyenne entrant dans le conducteur à travers la section S en z = 0^+ est donc :

\boxed{\langle \mathcal{P}_{\text{entrée}} \rangle = \frac{E_0^2 S}{2} \sqrt{\frac{\gamma}{2\mu_0 \omega}} = \frac{E_0^2 S}{4} \sqrt{\frac{2\gamma}{\mu_0 \omega}}}

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet joule, puissance volumique

On considère une tranche de conducteur située entre et . Déterminer en fonction de , , et de la puissance moyenne dissipée dans cette tranche de conducteur.

Voir l'indice

Exprimer la puissance moyenne élémentaire dissipée sous forme de pertes Joule volumiques \frac{1}{2}\gamma |\underline{\vec{E}}|^2 \mathrm{d}V dans le volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule à partir de la loi d'Ohm locale.
  2. Prendre la moyenne temporelle de cette puissance volumique en utilisant l'expression réelle ou complexe du champ électrique établie à la question Q30.
  3. Multiplier par le volume élémentaire \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z de la tranche pour obtenir la puissance moyenne dissipée.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne volumique \frac{1}{2}\gamma |\underline{E}|^2 et intégration sur le volume élémentaire S\,\mathrm{d}z.

Voir le corrigé complet

La tranche de conducteur située entre les cotes z et z + \mathrm{d}z a pour section droite S et occupe un volume élémentaire :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z

D'après la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma \vec{E} (question Q25), la puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule au point d'abscisse z s'écrit :

p_{\mathrm{J}}(z, t) = \vec{\jmath}(z, t) \cdot \vec{E}(z, t) = \gamma \|\vec{E}(z, t)\|^2

En prenant la partie réelle du champ électrique complexe obtenu à la question Q30, \vec{\underline{E}}(z, t) = E_0 \mathrm{e}^{-z/\delta}\mathrm{e}^{j(\omega t - z/\delta)}\vec{e}_x :

\vec{E}(z, t) = E_0\,\mathrm{e}^{-z/\delta}\cos\!\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\vec{e}_x

La moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} de \cos^2\!\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right) valant \frac{1}{2}, la puissance volumique moyenne dissipée s'exprime par :

\langle p_{\mathrm{J}}(z) \rangle = \frac{1}{2}\gamma E_0^2\,\mathrm{e}^{-2z/\delta}

Remarque : on retrouve directement ce résultat en notation complexe via \langle p_{\mathrm{J}}(z) \rangle = \frac{1}{2}\mathrm{Re}\left(\vec{\underline{\jmath}} \cdot \vec{\underline{E}}^*\right) = \frac{1}{2}\gamma \|\vec{\underline{E}}\|^2.

La puissance moyenne \mathrm{d}\langle \mathcal{P}_{\mathrm{J}} \rangle dissipée dans la tranche de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z est donc :

\boxed{\mathrm{d}\langle \mathcal{P}_{\mathrm{J}} \rangle = \frac{1}{2}\,\gamma S E_0^2\,\mathrm{e}^{-2z/\delta}\,\mathrm{d}z}

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : bilan de poynting, conservation de l'énergie électromagnétique

En déduire, en fonction , , , et de la puissance moyenne dissipée dans le conducteur semi-infini de section . Conclure.

Voir l'indice

Intégrer la puissance élémentaire trouvée à la question précédente de z=0 à +\infty et confronter le résultat à la puissance entrante obtenue en Q34.

Voir la réponse courte

Intégration spatiale de z=0 à l'infini égalant exactement le flux du vecteur de Poynting entrant, validant le bilan de puissance.

Voir le corrigé complet

La puissance moyenne totale dissipée par effet Joule dans le conducteur semi-infini de section S s'obtient en intégrant la puissance élémentaire calculée à la question précédente sur l'ensemble du demi-espace z \in [0, +\infty[ :

\begin{aligned} \langle \mathcal{P}_\mathrm{J} \rangle &= \int_{0}^{+\infty} \mathrm{d}\langle \mathcal{P}_\mathrm{J} \rangle \\ &= \frac{1}{2}\gamma S E_0^2 \int_{0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-2z/\delta}\,\mathrm{d}z \\ &= \frac{1}{2}\gamma S E_0^2 \left[ -\frac{\delta}{2}\,\mathrm{e}^{-2z/\delta} \right]_0^{+\infty} \\ &= \frac{1}{4} \gamma \delta S E_0^2 \end{aligned}

En remplaçant l'épaisseur de peau par son expression \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}, il vient :

\langle \mathcal{P}_\mathrm{J} \rangle = \frac{1}{4} \gamma \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} S E_0^2 = \frac{E_0^2 S}{2} \sqrt{\frac{\gamma}{2\mu_0 \omega}}
\boxed{\langle \mathcal{P}_\mathrm{J} \rangle = \frac{E_0^2 S}{2} \sqrt{\frac{\gamma}{2\mu_0 \omega}}}

Conclusion : En comparant ce résultat à celui établi à la question Q34, on constate l'égalité parfaite :

\langle \mathcal{P}_\mathrm{J} \rangle = \langle \mathcal{P}_{\text{entrée}} \rangle

La puissance électromagnétique moyenne qui pénètre à travers la surface du conducteur en z = 0^+ est intégralement dissipée sous forme thermique par effet Joule au sein du métal. Cela valide quantitativement la réponse apportée à la question Q33.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (32 % des questions, partie IV), Électronique de puissance (24 %, partie III) et Diffusion de particules (22 %, partie I). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Circuits électriques et régimes transitoires, Atomistique et classification périodique, Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Électrolyse et accumulateurs…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

Peu : 4 questions sur 36 (11 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie III.1 (Q13 à Q15), ainsi que Q9. Avec les autres programmes de première année : 9 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q15 (résonance), Q22 (ondulation de courant), Q24 (ondulation de tension) et Q34 (vecteur de poynting).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (loi de fick), Q9 (classification périodique), Q16 (règle d'interconnexion), Q17 (lissage de tension), Q25 (équation de maxwell), Q28 (équation de diffusion), Q31 (épaisseur de peau) et Q33 (effet joule). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (bilan de matière), Q13 (circuit rlc série), Q19 (rapport cyclique), Q26 (courant de déplacement), Q27 (équation de diffusion du champ) et Q29 (relation de dispersion).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (28 sur 36), par exemple : Q1 à Q4, Q6 à Q12, Q14, Q16 à Q21, Q23, Q25, Q26, Q28, Q29, Q31 à Q33, Q35 et Q36. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q13 et Q27.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2026 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la longueur raisonnable et le sujet mieux réussi que les années précédentes, avec des parties progressives, mais les dernières questions ont rarement abouti. Moyenne : 10,01/20 (écart-type 4,21, 5 302 présents).

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