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Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2026

Procédé MESMA et cellules solaires à pigments photosensibles

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PTSI : 25 questions sur 58, partie III en entier. Autres questions faisables en PTSI

Autres premières années : MPSI 20 · PCSI 28 · MP2I 14 · TSI1 16 · BCPST1 27 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Thermodynamique, Transformations chimiques, Diffusion et transferts thermiques · 13 incontournables · 32 questions de première année
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Ce sujet transversal de la Banque PT est scindé en deux épreuves complémentaires de deux heures chacune : une composante de physique appliquée aux systèmes énergétiques navals et une composante de chimie orientée vers les matériaux pour le photovoltaïque. La partie physique examine le système MESMA, technologie de propulsion anaérobie pour sous-marins conventionnels, en combinant l'analyse d'un cycle à vapeur de Rankine sur diagramme , le dimensionnement thermique d'une canalisation cryogénique de dioxygène liquide (rayon critique d'isolation) et la métrologie d'écoulement par tube de Venturi. La partie chimie explore la constitution d'une cellule solaire à colorant (cellule de Grätzel) à travers la spectroscopie d'absorption moléculaire, la thermodynamique d'équilibre de la transition rutile-anatase de , la cristallographie de l'oxyde et l'analyse électrochimique d'un électrolyte à base d'iode par diagramme et titrages. Il constitue un support d'entraînement très complet, balayant les incontournables du programme de deuxième année sans lourdeur calculatoire excessive.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

13 questions classiques, à savoir refaire :

Voir les 1 autres

Où gagner des points

48 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (48) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : données en annexe, parties indépendantes
  • Données en annexe

    Le document réponse 1 comportant le diagramme (T, s) de l'eau doit être complété et obligatoirement rendu avec la copie pour Q8 (partie 1) à Q11 (partie 1).

  • Parties indépendantes

    L'épreuve associe deux volets de deux heures totalement indépendants (thermodynamique et chimie), dont les différentes parties peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

58 questions
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Partie 1 : Description thermodynamique du cycle

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle ditherme, source thermique, diagramme de ravigneaux

Définir le système étudié dans le circuit secondaire puis identifier et dans le circuit et donner leurs signes. Représenter les différents échanges d'énergie sous la forme d'un schéma.

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Définir le fluide caloporteur circulant dans le circuit comme système fermé et appliquer la convention récepteur pour les transferts aux échangeurs.

Écrire la configuration électronique fondamentale des atomes pour dénombrer les électrons de la couche externe.

Voir la réponse courte

Le fluide fermé reçoit Q_c > 0 à la chaudière et cède Q_f < 0 au condenseur ; schéma des transferts énergétiques.

Voir le corrigé complet

1. Définition du système fermé étudié

On choisit comme système fermé une masse m (ou une masse unité m = 1\text{ kg}) d'eau, fluide caloporteur, effectuant un cycle thermodynamique complet dans le circuit secondaire.

2. Identification et signes des transferts thermiques

Au cours d'un cycle, le fluide échange de l'énergie thermique avec deux sources :

  • Q_c est le transfert thermique reçu par le fluide au niveau du générateur de vapeur au contact de la source chaude (gaz de combustion de l'éthanol). Le fluide s'y échauffe et se vaporise, donc :

    \boxed{Q_c > 0}
  • Q_f est le transfert thermique échangé au niveau du condenseur au contact de la source froide (eau de mer). Le fluide s'y liquéfie en cédant de la chaleur, donc :

    \boxed{Q_f < 0}

Le fluide fournit globalement du travail mécanique à l'extérieur (dans la turbine, déduction faite du travail consommé par la pompe), d'où un travail net reçu W < 0.

3. Schéma énergétique

En convention récepteur (tous les échanges sont comptés algébriquement du point de vue du fluide caloporteur) :

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : théorème de carnot, rendement de carnot

Donner, en la redémontrant, l'expression du rendement de Carnot associé à ce cycle.

Voir l'indice

Associer le premier principe sur un cycle au second principe en régime réversible (\Delta S = 0).

Appliquer la règle de l'octet à chaque atome et attribuer la charge formelle négative à l'atome le plus électronégatif.

Voir la réponse courte

Premier et second principes sur un cycle réversible pour établir le rendement de Carnot \eta_C = 1 - T_{fr}/T_{ch}.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide décrivant un cycle complet au sein de l'installation motrice réversible fonctionnant entre la source chaude à la température T_{ch} et la source froide à la température T_{fr}.

Le rendement thermique du moteur est défini par le rapport entre l'énergie utile fournie au milieu extérieur (le travail mécanique extrait -W) et l'énergie thermique coûteuse consommée (le transfert thermique reçu de la source chaude Q_c) :

\eta = \frac{-W}{Q_c}

Appliquons les deux principes de la thermodynamique au fluide sur un cycle :

  • Premier principe : l'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :

    \Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 \implies -W = Q_c + Q_f

    On en déduit l'expression générale du rendement :

    \eta = 1 + \frac{Q_f}{Q_c}
  • Second principe : l'entropie étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est également nulle :

    \Delta S = \frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}} + S_{\text{créée}} = 0

    Pour un cycle de Carnot, les échanges thermiques sont réversibles avec les deux thermostats, ce qui implique S_{\text{créée}} = 0. Il vient alors l'égalité de Clausius-Carnot :

    \frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}} = 0 \implies \frac{Q_f}{Q_c} = -\frac{T_{fr}}{T_{ch}}

En substituant ce rapport dans l'expression du rendement, on obtient le rendement de Carnot :

\boxed{\eta_C = 1 - \frac{T_{fr}}{T_{ch}}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement de carnot

Donner la valeur numérique approchée de ce rendement en prenant 500°C et 100°C, les deux températures extrêmes de l'eau dans le circuit secondaire.

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Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'évaluer le rendement de Carnot théorique.

Identifier la longueur d'onde du sommet du pic d'absorption situé dans la fenêtre spectrale 400\text{--}750\text{ nm}.

Voir la réponse courte

Application numérique du rendement maximal de Carnot avec les températures en kelvins : \eta_C \approx 52\,\%.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, le rendement de Carnot s'exprime par :

\eta_C = 1 - \frac{T_{fr}}{T_{ch}}

Les températures doivent être impérativement exprimées en kelvins :

\begin{aligned} T_{fr} &= 100 + 273 = 373\text{ K} \\ T_{ch} &= 500 + 273 = 773\text{ K} \end{aligned}

En utilisant la donnée numérique fournie par l'énoncé \dfrac{373}{773} \approx 0{,}48 :

\begin{aligned} \eta_C &= 1 - 0{,}48 = 0{,}52 \end{aligned}
\boxed{\eta_C \approx 0{,}52 = 52\,\%}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : second principe, entropie créée

Établir l'expression du rendement réel de l'installation en fonction de , des températures et et de , l'entropie créée.

Voir l'indice

Écrire l'inégalité de Clausius sous forme de bilan faisant apparaître explicitement l'entropie créée positive.

Relier la couleur perçue à la couleur complémentaire de celle qui subit une absorption maximale dans le spectre visible.

Voir la stratégie

Pour exprimer le rendement réel d'un moteur ditherme opérant sur un cycle fermé :

  1. On applique le premier principe de la thermodynamique sur un cycle pour relier le travail utile -W aux transferts thermiques Q_c et Q_f.
  2. On applique le second principe de la thermodynamique en introduisant l'entropie échangée et le terme de création d'entropie S_{\text{créée}}.
  3. On élimine le transfert thermique à la source froide Q_f pour injecter l'expression dans la définition du rendement \eta = -\frac{W}{Q_c}.
Voir la réponse courte

Élimination de Q_f avec le premier et le second principes : \eta = \eta_C - T_{fr} S_{\text{créée}}/Q_c.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide décrivant un cycle de fonctionnement au sein du circuit secondaire :

  • D'après le premier principe de la thermodynamique, l'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle :

    \Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 \implies -W = Q_c + Q_f
  • D'après le second principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle :

    \Delta S = S_e + S_{\text{créée}} = 0

    où les échanges thermiques s'effectuent avec les thermostats aux températures respectives T_{ch} et T_{fr} :

    S_e = \frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}}

    Il vient alors :

    \frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}} + S_{\text{créée}} = 0

En isolant le transfert thermique à la source froide Q_f :

Q_f = -\frac{T_{fr}}{T_{ch}} Q_c - T_{fr} S_{\text{créée}}

Par définition, le rendement réel du cycle moteur s'écrit :

\begin{aligned} \eta &= \frac{-W}{Q_c} = \frac{Q_c + Q_f}{Q_c} = 1 + \frac{Q_f}{Q_c} \\ \eta &= 1 - \frac{T_{fr}}{T_{ch}} - \frac{T_{fr}\,S_{\text{créée}}}{Q_c} \end{aligned}
\boxed{\eta = 1 - \frac{T_{fr}}{T_{ch}} - \frac{T_{fr}\,S_{\text{créée}}}{Q_c}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe industriel, écoulement stationnaire

Rappeler l'expression du « premier principe industriel » en écoulement stationnaire en définissant rigoureusement le système étudié et en explicitant chaque terme. Que devient cette expression dans le circuit en négligeant l'effet de la pesanteur et la variation d'énergie cinétique ?

Voir l'indice

Rappeler le bilan enthalpique massique \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p = w_u + q en régime stationnaire pour un fluide en écoulement.

Utiliser la relation de proportionnalité de Beer-Lambert A = k \cdot c et déterminer l'unité de k connaissant celle de la concentration.

Voir la stratégie

Pour énoncer le premier principe industriel :

  1. Définir le système fermé coïncident à deux instants voisins t et t+\mathrm{d}t traversant un volume de contrôle fixe à une entrée et une sortie en régime stationnaire.
  2. Écrire le bilan d'énergie mécanique et thermodynamique massique (ou en puissance) en explicitant chacun des termes.
  3. Appliquer les approximations proposées (énergie cinétique et potentielle de pesanteur négligées).
Voir la réponse courte

Énoncé de \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p = w_i + q ; en négligeant cinétique et pesanteur, \Delta h = w_i + q.

Voir le corrigé complet

1. Définition du système étudié

On considère un composant du circuit (volume de contrôle \mathcal{V}_c) à une entrée e et une sortie s, traversé en régime stationnaire par un fluide de débit massique D_m. Pour appliquer les lois de la thermodynamique, on définit un système fermé \Sigma constitué :

  • à la date t : de la masse de fluide présente dans \mathcal{V}_c, augmentée de la masse \delta m = D_m\,\mathrm{d}t s'apprêtant à entrer ;
  • à la date t+\mathrm{d}t : de la masse de fluide présente dans \mathcal{V}_c, augmentée de la même masse \delta m venant de sortir.

2. Expression générale du premier principe industriel

En appliquant le premier principe de la thermodynamique au système fermé \Sigma entre t et t+\mathrm{d}t, et en tenant compte du travail des forces de pression aux frontières (qui transforme l'énergie interne u en enthalpie h = u + P v), on obtient sous forme massique :

\left(h_s - h_e\right) + \frac{1}{2}\left(c_s^2 - c_e^2\right) + g\left(z_s - z_e\right) = w_u + q

ou sous forme de puissances, en multipliant par le débit massique D_m :

D_m \left[ \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p \right] = \mathcal{P}_u + \dot{Q}

où :

  • h_e et h_s sont les enthalpies massiques respectivement en entrée et en sortie (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
  • c_e et c_s sont les vitesses macroscopiques moyennes d'écoulement du fluide (\mathrm{m\cdot s^{-1}}) ;
  • z_e et z_s sont les altitudes d'entrée et de sortie dans le champ de pesanteur uniforme g (\mathrm{m}) ;
  • w_u est le travail utile massique échangé avec les parties mobiles (aubes de la turbine, rotor de la pompe), hors forces de transvasement (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
  • q est le transfert thermique massique reçu par le fluide à travers les parois (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
  • \mathcal{P}_u = D_m\,w_u et \dot{Q} = D_m\,q sont respectivement la puissance utile et le flux thermique échangés (\mathrm{W}).

3. Expression simplifiée dans le circuit

En négligeant la variation d'énergie cinétique macroscopique (\Delta e_c \approx 0) et les variations d'énergie potentielle de pesanteur (\Delta e_p \approx 0), l'expression se réduit à :

\boxed{\Delta h = h_s - h_e = w_u + q}

Soit, en termes de puissances :

\boxed{D_m\left(h_s - h_e\right) = \mathcal{P}_u + \dot{Q}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : équilibre liquide-vapeur, liquide sous-refroidi

Déterminer la température de l'eau dans l'état 2.

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Considérer l'eau liquide comme un fluide incompressible et indilatable subissant une compression isentropique réversible.

Relier la constante d'équilibre à l'enthalpie libre standard de réaction via \Delta_r G^\circ = -RT \ln K_1^\circ = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation subie par le fluide entre l'état 1 et l'état 2 (compression dans la pompe).
  2. Modéliser l'eau liquide comme une phase condensée idéale (incompressible et indilatable) pour relier la variation d'entropie à la variation de température.
  3. Conclure sur la température T_2 à l'aide du caractère isentropique de la compression.
Voir la réponse courte

La compression par la pompe étant isentropique pour un liquide incompressible, la température varie très peu : T_2 \approx T_1.

Voir le corrigé complet

L'eau liquide subit une compression adiabatique et réversible (donc isentropique) dans la pompe de l'état 1 (P_1 = 1\text{ bar}, T_1 = 100^\circ\text{C}) à l'état 2 (P_2 = 50\text{ bar}).

En assimilant l'eau liquide à une phase condensée idéale, incompressible et indilatable (de capacité thermique massique c), l'identité thermodynamique s'écrit :

\mathrm{d}s = \frac{\mathrm{d}h - v\,\mathrm{d}P}{T} = c\,\frac{\mathrm{d}T}{T}

L'évolution étant isentropique (s_2 = s_1), il vient :

\Delta s = c \ln\left(\frac{T_2}{T_1}\right) = 0 \implies T_2 = T_1

La température de l'eau dans l'état 2 est donc égale à celle de l'état 1 :

\boxed{T_2 \approx 100^\circ\text{C} = 373\text{ K}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme de clapeyron, cycle de rankine

Déterminer, en les justifiant, les pressions et ainsi que la température puis tracer l'allure du cycle dans un diagramme de Clapeyron .

Voir l'indice

Repérer les étapes isobares dans les échangeurs thermiques et l'état d'équilibre liquide-vapeur au condenseur pour identifier P_3, P_4 et T_4.

Appliquer la loi de Hess en combinant les enthalpies standard de formation des variétés allotropiques anatase et rutile.

Voir la stratégie
  1. Identifier les pressions P_3 et P_4 ainsi que la température T_4 à partir de la description du fonctionnement des différents organes (générateur de vapeur, condenseur) et des propriétés d'équilibre diphasique d'un corps pur.
  2. Construire l'allure du cycle dans le diagramme de Clapeyron (P, v) en positionnant la courbe de saturation (courbes d'ébullition et de rosée) et en détaillant chaque étape de l'écoulement.
Voir la réponse courte

Pression d'ébullition et de condensation isobares (P_3 = P_2, P_4 = P_1) puis tracé du cycle de Rankine dans (P, v).

Voir le corrigé complet

1. Détermination de P_3 :

Dans le générateur de vapeur, l'eau subit un échauffement et une vaporisation à pression constante (transformation isobare sans perte de charge). D'après le texte, l'eau entre à la pression P_2 = 50\text{ bar} et en ressort dans l'état 3 :

\boxed{P_3 = P_2 = 50\text{ bar}}

2. Détermination de P_4 :

Dans le condenseur, le mélange diphasique se liquéfie à pression constante pour ressortir sous forme de liquide saturé dans l'état 1 à la pression P_1 = 1\text{ bar}. La condensation étant isobare :

\boxed{P_4 = P_1 = 1\text{ bar}}

3. Détermination de T_4 :

L'état 4 est un mélange liquide-vapeur en équilibre sous la pression P_4 = 1\text{ bar}. D'après la règle des phases de Gibbs, la variance d'un corps pur sous deux phases en équilibre vaut V = 1 + 2 - 2 = 1 : la température d'équilibre est fixée de manière univoque par la pression de saturation, soit T_4 = T_{\text{sat}}(P_4).

Comme l'état 1 est du liquide saturé à la même pression P_1 = 1\text{ bar}, la température de saturation est T_1 = 100^\circ\text{C} :

\boxed{T_4 = T_1 = 100^\circ\text{C}}

4. Allure du cycle dans le diagramme de Clapeyron (P, v) :

Le cycle comprend quatre évolutions successives :

  • 1 \to 2 : compression isentropique dans la pompe. L'eau étant un liquide quasi incompressible, le volume massique varie de façon négligeable (v_2 \approx v_1), ce qui correspond à un segment quasi vertical vers le haut.
  • 2 \to 3 : échauffement isobare à P_2 = 50\text{ bar} dans le générateur de vapeur comprenant l'échauffement du liquide comprimé jusqu'à ébullition, la vaporisation totale le long du palier horizontal sous la cloche, puis la surchauffe de la vapeur sèche jusqu'à T_3 = 500^\circ\text{C}.
  • 3 \to 4 : détente isentropique dans la turbine jusqu'à P_4 = 1\text{ bar}, traversant la courbe de rosée pour aboutir sous la cloche de saturation.
  • 4 \to 1 : condensation totale isobare et isotherme à P_1 = 1\text{ bar} (palier horizontal sous la cloche) jusqu'à la courbe d'ébullition.

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Machines thermiques

Notions : diagramme température-entropie, gaz parfait

On donne dans le document réponse 1 le diagramme de l'eau. Déterminer l'équation générale d'une isobare pour un gaz parfait dans ce type de diagramme puis discuter de l'allure des isenthalpes à entropie élevée.

Voir l'indice

Différentier l'entropie s(T,P) pour un gaz parfait et utiliser la première loi de Joule pour déduire la pente des isobares et la forme des isenthalpes.

Calculer la variation d'entropie standard et interpréter sa faible valeur au regard de l'organisation similaire de deux solides cristallins.

Voir la stratégie
  1. Pour l'isobare, appliquer l'identité thermodynamique exprimant la différentielle de l'entropie massique ds en variables (T, P) pour un gaz parfait, puis intégrer à pression constante.
  2. Pour les isenthalpes à entropie élevée, relier cette région du diagramme aux conditions où la vapeur d'eau se comporte comme un gaz parfait, et utiliser la deuxième loi de Joule.
Voir la réponse courte

Différentielle de l'entropie massique T\mathrm{d}s = c_p \mathrm{d}T - v\mathrm{d}P pour l'isobare, puis discussion des isenthalpes T = \text{cste} en phase vapeur.

Voir le corrigé complet

1. Équation générale d'une isobare pour un gaz parfait

Pour une masse unité de gaz parfait, la seconde identité thermodynamique s'écrit :

dh = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P

En appliquant la première loi de Joule sous forme massique (dh = c_p\,\mathrm{d}T, avec c_p la capacité thermique massique à pression constante supposée constante) et l'équation d'état du gaz parfait (v = \frac{rT}{P}, avec r = \frac{R}{M}), la différentielle de l'entropie massique devient :

\mathrm{d}s = c_p\,\frac{\mathrm{d}T}{T} - r\,\frac{\mathrm{d}P}{P}

Le long d'une isobare (\mathrm{d}P = 0), on a donc :

\left(\frac{\partial s}{\partial T}\right)_P = \frac{c_p}{T}

En intégrant entre un état de référence (T_0, s_0) et l'état (T, s) le long de l'isobare, on obtient :

s(T) - s_0 = c_p \ln\left(\frac{T}{T_0}\right)

En exprimant la température T (en ordonnée) en fonction de l'entropie massique s (en abscisse) :

\boxed{T(s) = T_0 \exp\left(\frac{s - s_0}{c_p}\right)}

Dans le diagramme (T, s), l'isobare est donc une courbe exponentielle croissante de pente :

\left(\frac{\partial T}{\partial s}\right)_P = \frac{T}{c_p} > 0

2. Allure des isenthalpes à entropie élevée

À entropie massique élevée (partie droite du diagramme, correspondant à des pressions modérées ou faibles et à de la vapeur surchauffée), la vapeur d'eau se comporte de façon quasi idéale.

D'après la deuxième loi de Joule, l'enthalpie d'un gaz parfait ne dépend que de sa température :

h = h(T) \quad \text{soit} \quad \mathrm{d}h = c_p\,\mathrm{d}T

Par conséquent, une ligne isenthalpe (h = \text{cste}, donc \mathrm{d}h = 0) est confondue avec une isotherme (T = \text{cste}).

Dans le diagramme (T, s), où la température T est portée sur l'axe des ordonnées :

\boxed{\text{Les courbes isenthalpes deviennent des droites horizontales à entropie élevée.}}

Cette allure horizontale est clairement visible sur le diagramme du document réponse 1 pour les valeurs élevées d'entropie (s \gtrsim 7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}).

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme température-entropie, cycle de rankine

Placer, en le justifiant, les différents points 1 à 4 représentant les états correspondants ainsi que le cycle décrit par le fluide. On rappelle que le document réponse 1 doit être joint à la copie.

Voir l'indice

Exploiter l'isentropie de la compression dans la pompe et de la détente dans la turbine pour tracer des segments verticaux dans le plan (T,s).

Rappeler la définition thermodynamique de l'activité pour un corps pur dans sa propre phase solide condensée.

Voir la stratégie

Pour placer les quatre états dans le diagramme (T, s) et tracer le cycle :

  1. On utilise les grandeurs d'état de chaque point déterminées dans le texte et les questions précédentes (P, T, état physique, nature isentropique des évolutions dans la pompe et la turbine).
  2. On rappelle les propriétés géométriques remarquables dans un diagramme (T,s) : une détente ou compression isentropique est représentée par un segment vertical, un changement d'état liquide-vapeur pour un corps pur sous pression constante s'effectue à température constante et est représenté par un segment horizontal sous la cloche de saturation.
  3. On oriente le cycle dans le sens horaire puisqu'il s'agit d'un cycle moteur (\oint T\,\text{d}s = w_{\text{net}} < 0 cédé à l'extérieur).
Voir la réponse courte

Placement des points 1 à 4 sur le diagramme (T, s) : pompage isentropique, chauffage isobare, détente isentropique, condensation isobare.

Voir le corrigé complet

1. Justification du placement des points 1 à 4 :

  • Point 1 (entrée de la pompe) : Le fluide est un liquide saturé sous la pression P_1 = 1\text{ bar} à T_1 = 100^\circ\text{C}. Il se situe donc exactement sur la courbe d'ébullition (branche gauche de la courbe de saturation) à l'ordonnée T_1 = 100^\circ\text{C}, ce qui correspond à l'abscisse s_1 = s_l(T_1) = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
  • Point 2 (sortie de la pompe / entrée du générateur de vapeur) : La compression dans la pompe est adiabatique réversible, donc isentropique :

    s_2 = s_1 = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

    La pression de sortie est P_2 = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa}. Le liquide étant quasi-incompressible et indilatable, l'élévation de température est négligeable (T_2 \approx 100^\circ\text{C}, d'après Q6). Dans le diagramme (T, s), les isobares en phase liquide étant extrêmement resserrées le long de la courbe d'ébullition, le point 2 est quasiment confondu avec le point 1 (ou très légèrement au-dessus à la même abscisse s_2 = s_1).

  • Point 3 (sortie du générateur de vapeur / entrée de la turbine) : Le fluide est sous forme de vapeur surchauffée (« vapeur sèche ») à la pression P_3 = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa} et à la température T_3 = 500^\circ\text{C}. Le point 3 se place donc à l'intersection de l'horizontale T = 500^\circ\text{C} et de l'isobare P = 5\text{ MPa} (notée « 5 » sur le réseau d'isobares du diagramme, dans le domaine de vapeur surchauffée à droite du dôme).
  • Point 4 (sortie de la turbine / entrée du condenseur) : La détente dans la turbine est adiabatique et réversible, donc isentropique :

    s_4 = s_3

    Elle s'effectue jusqu'à la pression P_4 = 1\text{ bar} = 0{,}1\text{ MPa}, pour laquelle le fluide est un mélange liquide-vapeur diphasique à la température de saturation T_4 = 100^\circ\text{C} (d'après Q7). Le point 4 se situe donc sous la courbe de saturation, à l'intersection de l'horizontale T_4 = 100^\circ\text{C} (palier de condensation à 1\text{ bar}) et de la droite verticale issue de 3 (abscisse s_4 = s_3).

2. Tracé et allure du cycle :

  • Évolution 1 \to 2 (pompe) : segment vertical ascendant quasi-ponctuel (compression isentropique de 1 à 50\text{ bar}).
  • Évolution 2 \to 3 (générateur de vapeur) : transformation isobare à P = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa}, comprenant :

    • l'échauffement du liquide comprimé de 100^\circ\text{C} jusqu'à la température de vaporisation T_{\text{sat}}(50\text{ bar}) \approx 264^\circ\text{C} le long de la courbe de saturation ;
    • la vaporisation complète isotherme et isobare le long du palier horizontal sous le dôme ;
    • la surchauffe de la vapeur sèche le long de l'isobare 5\text{ MPa} jusqu'à T_3 = 500^\circ\text{C}.
  • Évolution 3 \to 4 (turbine) : segment vertical descendant d'abscisse constante s = s_3 de T_3 = 500^\circ\text{C} à T_4 = 100^\circ\text{C} (détente isentropique).
  • Évolution 4 \to 1 (condenseur) : segment horizontal vers la gauche à T = 100^\circ\text{C} (condensation complète à P = 1\text{ bar} jusqu'à l'état de liquide saturé 1).

Le cycle est fermé et parcouru dans le sens horaire, caractéristique d'un cycle moteur ditherme.

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Machines thermiques

Notions : titre en vapeur, diagramme température-entropie

Identifier l'état dans lequel se trouve le fluide aux points 2 et 3 et déterminer graphiquement les valeurs encore manquantes dans le tableau figurant sur le document réponse.

Voir l'indice

Déterminer la nature diphasique ou monophasique des états 2 et 3 et lire les grandeurs associées aux intersections des courbes du diagramme.

Calculer le quotient réactionnel initial à partir des activités des deux phases et le comparer à la valeur de K_1^\circ.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question :

  1. Identifier la phase du fluide aux points 2 et 3 en comparant la température et la pression aux conditions de saturation ou en observant leur position par rapport à la courbe de saturation (dôme de Clapeyron) sur le diagramme (T,s).
  2. Utiliser le caractère isentropique des évolutions 1 \to 2 et 3 \to 4 pour relier les entropies (s_2 = s_1 et s_4 = s_3).
  3. Effectuer les lectures graphiques sur le document réponse pour l'état 3 (intersection de T_3 = 500\,^\circ\text{C} et de l'isobare P_3 = 5\text{ MPa} = 50\text{ bar}) afin d'en déduire h_3 et s_3, puis compléter le tableau.
Voir la réponse courte

Identification du liquide comprimé en 2 et de la vapeur surchauffée en 3, puis lecture des enthalpies et entropies manquantes.

Voir le corrigé complet

1. Nature de l'état du fluide aux points 2 et 3

  • État 2 : à la sortie de la pompe, l'eau est à la température T_2 \approx 100\,^\circ\text{C} et sous une pression P_2 = 50\text{ bar}. Comme la pression de vapeur saturante à 100\,^\circ\text{C} est P_{\text{sat}}(100\,^\circ\text{C}) = 1\text{ bar} < P_2, le fluide se situe à gauche de la courbe d'ébullition : il se trouve sous forme de liquide comprimé (ou liquide sous-refroidi).
  • État 3 : à la pression P_3 = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa}, la température de changement d'état (environ 264\,^\circ\text{C}) est très inférieure à T_3 = 500\,^\circ\text{C}. Le point 3 se situe donc nettement à droite de la courbe de rosée : le fluide se trouve sous forme de vapeur surchauffée.

2. Détermination graphique des grandeurs manquantes

  • État 1 : liquide saturé à T_1 = 100\,^\circ\text{C} et P_1 = 1\text{ bar}. D'après les données fournies et la lecture sur la courbe d'ébullition :

    s_1 = s_l(T_1) = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
  • État 2 : la compression dans la pompe est adiabatique réversible, donc isentropique :

    s_2 = s_1 = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

    De plus, pour un liquide incompressible, \Delta h_{1\to 2} \approx v_l (P_2 - P_1) \approx 10^{-3} \times 49 \times 10^5 \times 10^{-3} \approx 5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, ce qui est négligeable devant h_1. Sur le diagramme (T,s), les points 1 et 2 sont quasi-confondus, d'où :

    h_2 \approx h_1 = 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • État 3 : situé à l'intersection de l'horizontale T_3 = 500\,^\circ\text{C} et de l'isobare P_3 = 5\text{ MPa} (50\text{ bar}) :

    • Sur l'axe des abscisses, on lit :

      s_3 \approx 7{,}0\text{ à }7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
    • En suivant les courbes isenthalpiques (légèrement inclinées dans cette zone, comprises entre les lignes 3\,400 et 3\,500\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}), on lit :

      h_3 \approx 3\,440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • État 4 : la détente dans la turbine étant supposée adiabatique réversible, elle est isentropique :

    s_4 = s_3 \approx 7{,}0\text{ à }7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

3. Tableau récapitulatif du document réponse complété

Grandeur / État1234
Pression (bar)150501
Température (^\circ\text{C})100100500100
Enthalpie massique (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1})4404403 4402 550
Entropie massique (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1})1,31,37,0 à 7,17,0 à 7,1
ÉtatLiquide saturéLiquide compriméVapeur surchaufféeMélange liquide-vapeur
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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : théorème des moments, titre en vapeur

Exprimer l'entropie massique en fonction du titre en vapeur et des entropies massiques et . En déduire le titre massique en vapeur à la sortie de la turbine. Faire l'application numérique. Comparer avec la lecture graphique directe.

Voir l'indice

Appliquer la règle des moments (ou du levier) reliant l'entropie massique globale au titre en vapeur x.

Justifier que tant que les deux phases solides coexistent, les activités des constituants restent invariables et égales à l'unité.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'entropie massique d'un mélange diphasique liquide-vapeur comme la moyenne barycentrique pondérée par le titre en vapeur x.
  2. Isoler le titre massique en vapeur x_4 à la sortie de la turbine en utilisant l'égalité s_4 = s_3 issue de la détente isentropique.
  3. Effectuer l'application numérique en faisant le lien avec l'indication de calcul \frac{5{,}8}{6{,}3} \approx 0{,}92 fournie dans les données.
  4. Confronter la valeur calculée à la lecture directe des courbes d'isotitre q sur le diagramme (T,s).
Voir la réponse courte

Relation barycentrique s = x s_v + (1-x) s_l permettant d'isoler le titre massique en vapeur x_4, puis comparaison avec le graphe.

Voir le corrigé complet

1. Expression de l'entropie massique du mélange :

L'entropie étant une grandeur extensive, l'entropie massique s(T) d'un mélange liquide-vapeur au titre massique en vapeur x s'écrit comme la moyenne pondérée des entropies massiques du liquide saturé s_l(T) et de la vapeur saturante sèche s_v(T) à la même température :

s(T) = (1 - x)\,s_l(T) + x\,s_v(T)

Soit, en factorisant par x :

\boxed{s(T) = s_l(T) + x\left(s_v(T) - s_l(T)\right)}

2. Expression du titre massique en vapeur en sortie de turbine :

À la sortie de la turbine (état 4), le fluide est à la température T_4 = T_1 = 100\,^\circ\text{C}. On en déduit l'expression de x_4 :

\boxed{x_4 = \frac{s_4 - s_l(T_1)}{s_v(T_1) - s_l(T_1)}}

3. Application numérique :

La détente dans la turbine étant adiabatique et réversible (isentropique), on a s_4 = s_3 \approx 7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} d'après la lecture graphique de la question Q10.

Avec les données de l'énoncé s_l(T_1) = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et s_v(T_1) = 7{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, le numérateur vaut :

s_4 - s_l(T_1) = 7{,}1 - 1{,}3 = 5{,}8\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

L'énoncé fournit l'aide au calcul \frac{5{,}8}{6{,}3} \approx 0{,}92 (provenant d'un dénominateur légèrement différent selon le tracé retenu par le concepteur, alors que 7{,}3 - 1{,}3 = 6{,}0 donnerait \frac{5{,}8}{6{,}0} \approx 0{,}97). En adoptant l'aide numérique de l'énoncé :

\boxed{x_4 \approx 0{,}92}

4. Comparaison avec la lecture graphique directe :

Sur le diagramme (T,s) du document réponse 1, les courbes en tirets indexées par q représentent les courbes d'égal titre en vapeur (noté q ou x).

Au point 4, situé sur l'isotherme T_4 = 100\,^\circ\text{C} et pour s_4 \approx 7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, le point se positionne juste à droite de la courbe q = 0{,}90, à une valeur comprise entre 0{,}92 et 0{,}95.

La valeur calculée x_4 \approx 0{,}92 est donc en excellent accord avec la lecture graphique directe sur le diagramme.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe industriel, enthalpie

Exprimer puis calculer le transfert thermique massique reçu par le fluide dans le générateur de vapeur puis déterminer de même le transfert thermique massique reçu dans le condenseur. Commenter les signes obtenus.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe industriel aux échangeurs thermiques dépourvus de pièces mobiles (w_u = 0).

Déterminer le réactif limitant pour une évolution totale imposée par l'absence d'équilibre thermodynamique initial.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en écoulement stationnaire (établi en Q5) à chaque échangeur thermique (générateur de vapeur et condenseur).
  2. Exploiter l'absence de parties mobiles dans ces échangeurs pour annuler le travail utile (w_u = 0) et exprimer les transferts thermiques massiques en fonction des enthalpies massiques.
  3. Effectuer les applications numériques avec les valeurs d'enthalpies massiques issues de l'énoncé et de la question Q10, puis commenter le sens des échanges énergétiques via le signe de chaque grandeur.
Voir la réponse courte

Application du premier principe industriel aux échangeurs isobares : q_c = h_3 - h_2 > 0 et q_f = h_1 - h_4 < 0.

Voir le corrigé complet

D'après le premier principe en régime stationnaire appliqué à un écoulement sans variation d'énergies cinétique et potentielle de pesanteur (question Q5) :

\Delta h = h_s - h_e = w_u + q

1. Transfert thermique massique dans le générateur de vapeur (2 \to 3) :
Le générateur de vapeur ne comporte aucune pièce mobile, le travail utile échangé est donc nul : w_{u,\text{GV}} = 0. On a ainsi :

q_{\text{GV}} = h_3 - h_2

D'après le tableau de l'énoncé et la lecture de la question Q10, h_2 \approx 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_3 \approx 3440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

q_{\text{GV}} = 3440 - 440 = 3000\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{q_{\text{GV}} = +3{,}00\times 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

2. Transfert thermique massique dans le condenseur (4 \to 1) :
De même, le condenseur est un échangeur fixe sans partie mobile, donc w_{u,\text{cond}} = 0. Il vient :

q_{\text{cond}} = h_1 - h_4

Avec h_1 = 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_4 = 2550\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

q_{\text{cond}} = 440 - 2550 = -2110\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{q_{\text{cond}} = -2{,}11\times 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Commentaire sur les signes :

  • q_{\text{GV}} > 0 : le fluide caloporteur reçoit de la chaleur de la part de la source chaude (les gaz issus de la combustion éthanol/dioxygène).
  • q_{\text{cond}} < 0 : le fluide caloporteur cède de la chaleur à la source froide (l'eau de mer).

Ces signes sont caractéristiques d'un cycle moteur ditherme.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : travail indiqué, turbine

En déduire le travail massique reçu par le fluide au cours du cycle. Déterminer le travail massique reçu dans la turbine. Pourquoi est-il différent du travail massique total reçu par le fluide au cours du cycle ?

Voir l'indice

Utiliser la propriété de fonction d'état de l'enthalpie sur le cycle complet (w_{\text{cycle}} + q_{\text{cycle}} = 0) et comparer aux échanges de la turbine.

Identifier la condition mathématique nécessaire sur la constante thermodynamique pour qu'un équilibre physico-chimique soit possible avec Q_r = 1.

Voir la stratégie
  1. Pour le travail massique total sur le cycle, appliquer le premier principe de la thermodynamique à une masse unité de fluide décrivant un cycle complet (\Delta h_{\text{cycle}} = 0).
  2. Pour la turbine, utiliser le premier principe industriel sachant que la détente y est adiabatique (q_{\text{turb}} = 0).
  3. Comparer les deux expressions en identifiant l'autre organe du circuit où a lieu un échange de travail mécanique (la pompe).
Voir la réponse courte

Travail net du cycle w = -(q_c + q_f) ; travail turbine w_{\text{turb}} = h_4 - h_3 différent car la pompe consomme un travail w_{\text{pompe}}.

Voir le corrigé complet

1. Travail massique reçu par le fluide au cours du cycle

Pour une masse unité de fluide parcourant l'ensemble du cycle fermé, l'enthalpie étant une fonction d'état, on a \Delta h_{\text{cycle}} = 0. D'après le premier principe industriel établi à la question Q5 :

w_{\text{cycle}} + q_{\text{cycle}} = 0 \implies w_{\text{cycle}} = - q_{\text{cycle}}

Les échanges thermiques n'ayant lieu que dans le générateur de vapeur et le condenseur :

\begin{aligned} q_{\text{cycle}} &= q_{\text{GV}} + q_{\text{cond}} \\ w_{\text{cycle}} &= - (q_{\text{GV}} + q_{\text{cond}}) \end{aligned}

Avec les valeurs obtenues à la question Q12 (q_{\text{GV}} \approx 3000\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et q_{\text{cond}} = -2110\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :

w_{\text{cycle}} = -(3000 - 2110)\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{w_{\text{cycle}} \approx -890\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Le signe négatif confirme que le cycle est moteur : le fluide cède globalement du travail au milieu extérieur.

2. Travail massique reçu dans la turbine

La détente dans la turbine (état 3 \to 4) est adiabatique (q_{\text{turb}} = 0). Le premier principe industriel appliqué à la turbine donne :

w_{\text{turb}} = h_4 - h_3

Avec h_4 = 2550\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_3 \approx 3440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

w_{\text{turb}} = 2550 - 3440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{w_{\text{turb}} \approx -890\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

3. Différence entre w_{\text{turb}} et w_{\text{cycle}}

Au cours du cycle, le fluide échange du travail mécanique avec deux composants :

  • la turbine, qui extrait du travail mécanique au fluide (w_{\text{turb}} < 0) ;
  • la pompe d'alimentation, qui fournit du travail mécanique au fluide pour élever sa pression de P_1 = 1\text{ bar} à P_2 = 50\text{ bar} (w_{\text{pompe}} > 0).

Le travail massique total sur le cycle s'écrit donc :

w_{\text{cycle}} = w_{\text{turb}} + w_{\text{pompe}}

Le travail massique de pompage vaut w_{\text{pompe}} = h_2 - h_1 \approx v_l (P_2 - P_1). Pour de l'eau liquide (v_l \approx 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}), on a :

w_{\text{pompe}} \approx 10^{-3} \times (50 - 1) \times 10^5\text{ Pa} \approx 4{,}9\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

Ce terme étant positif, on a en toute rigueur \lvert w_{\text{cycle}}\rvert < \lvert w_{\text{turb}}\rvert. Cependant, comme w_{\text{pompe}} \ll \lvert w_{\text{turb}}\rvert, il est négligeable devant le travail de la turbine, ce qui explique qu'avec les arrondis de lecture graphique, les deux valeurs numériques coïncident.

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur

Notions : érosion, turbine à vapeur

Dans quel état se trouve le fluide à la fin de la détente dans la turbine ? Pourquoi est-ce un inconvénient pour les parties mobiles de la machine ?

Voir l'indice

Identifier la présence d'eau liquide sous forme de gouttelettes en suspension et relier cela à l'usure mécanique des aubes mobiles.

Énoncer la loi de Van 't Hoff reliant la dérivée de \ln K^\circ à l'enthalpie standard de réaction et exploiter son signe.

Voir la réponse courte

Le fluide sort diphasé avec des gouttelettes liquides en suspension qui érodent et endommagent mécaniquement les aubes de la turbine.

Voir le corrigé complet

À la sortie de la détente dans la turbine (état 4), le fluide se trouve sous forme d'un mélange diphasique liquide-vapeur (aussi appelé vapeur humide), caractérisé par un titre massique en vapeur :

x_4 \approx 0{,}92

Le fluide comporte donc une fraction massique d'environ 8\,\% d'eau sous forme liquide, dispersée sous forme de fines gouttelettes.

La présence de ces gouttelettes liquides représente un inconvénient majeur pour les parties mobiles de la machine (notamment les ailettes de la turbine) :

  • Érosion et usure mécanique : le fluide traverse les étages de la turbine à des vitesses très élevées (plusieurs centaines de mètres par seconde). L'impact répété des gouttelettes d'eau liquide sur les aubes mobiles provoque un phénomène de martèlement et d'érosion de choc (piqûres, dégradation du profil aérodynamique) ;
  • Baisse de rendement et risque d'endommagement : cette dégradation des aubes entraîne des pertes aérodynamiques, un risque de balourd ou de rupture mécanique à long terme.
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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : rendement thermodynamique, cycle de rankine

Définir puis calculer le rendement thermodynamique du cycle. On arrondira le résultat au dixième. Le comparer au rendement de Carnot calculé à la question 3.

Voir l'indice

Définir le rendement par le ratio entre la puissance mécanique nette extraite et le transfert thermique absorbé au générateur de vapeur.

Déduire de la loi de déplacement de l'équilibre le sens de variation de la température favorable à la formation d'anatase.

Voir la réponse courte

Calcul du rendement thermodynamique \eta = |w|/q_c et comparaison avec le rendement maximal théorique de Carnot \eta_C.

Voir le corrigé complet

Le rendement thermodynamique \eta d'un moteur thermique cyclique est le rapport entre l'énergie mécanique utile fournie au milieu extérieur et l'énergie thermique coûteuse reçue de la source chaude (au générateur de vapeur) :

\eta = \frac{-w_{\text{cycle}}}{q_{\text{GV}}} = \frac{|w_{\text{cycle}}|}{q_{\text{GV}}}

D'après les résultats des questions Q12 et Q13 :

\begin{aligned} q_{\text{GV}} &= 3000\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \\ w_{\text{cycle}} &\approx -890\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

On effectue l'application numérique :

\eta = \frac{890}{3000} \approx 0{,}297

En arrondissant au dixième conformément à la consigne :

\boxed{\eta \approx 0{,}3 \quad (30\,\%)}

Comparaison avec le rendement de Carnot :

À la question Q3, le rendement maximal de Carnot calculé entre les deux températures extrêmes T_{\text{fr}} = 373\text{ K} (100^\circ\text{C}) et T_{\text{ch}} = 773\text{ K} (500^\circ\text{C}) vaut :

\eta_C \approx 0{,}52 \quad (52\,\%)

On constate bien que \eta < \eta_C.

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques

Notions : débit massique, bilan de puissance

Le sous-marin développe, pour la propulsion, une puissance motrice . Le rendement de l'alternateur est de l'ordre de 95 En supposant que 80

Voir l'indice

Relier la puissance mécanique de propulsion à la puissance développée par la turbine via les rendements électrique et de propulsion.

Représenter les anions oxyde aux nœuds d'un réseau cubique à faces centrées et insérer les cations nickel dans la totalité des sites octaédriques.

Voir la stratégie
  1. Établir la chaîne de puissance allant de la détente dans la turbine jusqu'à la puissance mécanique de propulsion.
  2. Relier la puissance fournie par la turbine au débit massique D_m d'eau et au travail massique fourni par la turbine |w_{\text{turb}}| (déterminé à la question Q13).
  3. Effectuer l'application numérique approchée, compte tenu de l'interdiction de la calculatrice.
Voir la réponse courte

Puissance mécanique fournie à la turbine déduite des rendements, d'où le débit massique D_m = P_{\text{turb}}/|w_{\text{turb}}|.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la puissance électrique totale produite par l'alternateur, notée \mathcal{P}_{\text{élec}}, est convertie pour 80\,\% de sa valeur en puissance motrice de propulsion \mathcal{P}_{\text{méca}} = 200\text{ kW} :

\mathcal{P}_{\text{méca}} = 0{,}80 \times \mathcal{P}_{\text{élec}} \implies \mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{méca}}}{0{,}80} = \frac{200}{0{,}80} = 250\text{ kW}

L'alternateur est entraîné par la turbine avec un rendement \eta_{\text{alt}} = 0{,}95. La puissance mécanique fournie par la turbine à l'arbre, \mathcal{P}_{\text{turb}}, vérifie donc :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \eta_{\text{alt}} \, \mathcal{P}_{\text{turb}} \implies \mathcal{P}_{\text{turb}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{élec}}}{\eta_{\text{alt}}} = \frac{250}{0{,}95} \approx 263\text{ kW}

En régime permanent, la puissance mécanique développée par la turbine s'exprime en fonction du débit massique D_m et de la valeur absolue du travail massique fourni par le fluide dans la turbine |w_{\text{turb}}| (d'après Q13, |w_{\text{turb}}| = h_3 - h_4 \approx 890\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :

\mathcal{P}_{\text{turb}} = D_m |w_{\text{turb}}|

On en déduit l'expression du débit massique de l'eau :

D_m = \frac{\mathcal{P}_{\text{turb}}}{|w_{\text{turb}}|} = \frac{\mathcal{P}_{\text{méca}}}{0{,}80 \times \eta_{\text{alt}} \times |w_{\text{turb}}|}

Calcul numérique approché :

\begin{aligned} D_m &= \frac{200 \times 10^3}{0{,}80 \times 0{,}95 \times 890 \times 10^3} = \frac{263}{890} \approx 0{,}30\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{D_m \approx 0{,}3\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie 2 : Utilisation de l'oxygène liquide

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, conduction cylindrique

On donne l'expression de la résistance thermique de la conduite en matériau spécifique :

Vérifier l'homogénéité de cette expression et vérifier la pertinence de cette expression en étudiant l'influence des paramètres , et . En déduire l'expression de la résistance thermique de l'isolant.

Voir l'indice

Vérifier les dimensions en exploitant la loi de Fourier et adapter les rayons intérieur et extérieur pour la couche isolante additionnelle.

Comptabiliser les contributions respectives des ions situés aux sommets, faces, arêtes et centre de la maille élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la résistance thermique (R_{th} = \Delta T / \Phi) pour identifier sa dimension, puis vérifier la cohérence dimensionnelle de la formule à partir de l'unité de la conductivité thermique.
  2. Analyser les variations physiques attendues de la résistance thermique avec la conductivité, la longueur du cylindre et l'épaisseur de la paroi (comportement aux limites).
  3. Appliquer par analogie géométrique la formule de la résistance thermique cylindrique à la couche d'isolant de rayons interne r_2 et externe r_2+e.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de R_{th1}, vérification des limites physiques puis transposition géométrique pour la résistance de l'isolant R_{th2}.

Voir le corrigé complet

1. Vérification de l'homogénéité

Par analogie avec la loi d'Ohm, la résistance thermique de conduction est définie par la relation :

R_{th} = \frac{\Delta T}{\Phi}

où \Delta T est un écart de température et \Phi le flux thermique (puissance thermique). On a donc :

[R_{th}] = \frac{[\Delta T]}{[\Phi]} = \mathrm{K\cdot W^{-1}}

D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique s'écrit \vec{\jmath}_{th} = -\lambda_a\,\vec{\nabla}T, ce qui donne pour la dimension de la conductivité thermique :

[\lambda_a] = \frac{[j_{th}]}{[\|\vec{\nabla}T\|]} = \frac{\mathrm{W\cdot m^{-2}}}{\mathrm{K\cdot m^{-1}}} = \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}

Dans l'expression proposée :

R_{th1} = \frac{\ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right)}{2\pi\lambda_a L}
  • Le terme \ln(r_2/r_1) est adimensionné car r_2/r_1 est un rapport de deux longueurs ;
  • Le produit \lambda_a L a pour dimension :

    [\lambda_a L] = (\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}})\cdot \mathrm{m} = \mathrm{W\cdot K^{-1}}

Par conséquent, la dimension du dénominateur conduit à :

[R_{th1}] = \frac{1}{[\lambda_a L]} = \mathrm{K\cdot W^{-1}}

L'expression de R_{th1} est donc bien homogène à une résistance thermique.

2. Pertinence physique de l'expression

  • Influence de \lambda_a : R_{th1} est inversement proportionnelle à \lambda_a. Plus le matériau est bon conducteur thermique (\lambda_a élevé), plus la résistance au passage de la chaleur est faible, ce qui est parfaitement cohérent.
  • Influence de L : R_{th1} est inversement proportionnelle à L. Plus la conduite est longue, plus la surface latérale d'échange (2\pi r L) est grande, ce qui favorise le transfert thermique global et diminue la résistance thermique.
  • Influence du rapport r_2/r_1 : pour un rayon interne r_1 fixé, une augmentation de r_2 correspond à une augmentation de l'épaisseur de la paroi e_a = r_2 - r_1. La fonction logarithme étant strictement croissante, R_{th1} augmente avec l'épaisseur de matière à traverser. De plus, si l'épaisseur devient nulle (r_2 \to r_1), \ln(r_2/r_1) \to 0 et la résistance thermique s'annule, ce qui est attendu.

3. Expression de la résistance thermique de l'isolant

L'isolant est un manchon cylindrique coaxial de même longueur L, de conductivité thermique \lambda_i, de rayon interne r_2 et de rayon externe r_2 + e. Par transposition directe des grandeurs géométriques et matérielles dans la formule précédente :

\boxed{R_{th2} = \frac{\ln\left(\frac{r_2 + e}{r_2}\right)}{2\pi\lambda_i L} = \frac{\ln\left(1 + \frac{e}{r_2}\right)}{2\pi\lambda_i L}}

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, loi de newton

On note le coefficient de convection entre l'isolant et l'air extérieur. En utilisant la loi de Newton, fournie dans les données, déterminer la résistance thermique de convection. En déduire l'expression la résistance thermique totale équivalente, notée , de la conduite ainsi isolée.

Voir l'indice

Exprimer le flux convectif à la surface externe S = 2\pi(r_2+e)L et sommer les résistances thermiques disposées en série.

Exprimer la masse volumique théorique en divisant la masse de quatre motifs \mathrm{NiO} par le volume de la maille a^3.

Voir la réponse courte

Résistance de convection externe R_{\text{conv}} = 1/(h_{\text{ext}} S_{\text{ext}}) puis sommation en série des résistances pour obtenir R_{th\text{-}eq}.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, la loi de Newton modélisant le transfert convectif à la surface extérieure de l'isolant s'écrit :

\Phi = h_{\text{ext}} S \left( T_s - T_{\text{ext}} \right)

où \Phi est le flux thermique traversant la surface de contact S, T_s est la température de la paroi externe de l'isolant et T_{\text{ext}} la température de l'air extérieur.

Par définition, la résistance thermique associée à ce transfert s'exprime par le rapport de l'écart de température au flux thermique :

R_{\text{conv}} = \frac{|T_s - T_{\text{ext}}|}{\Phi} = \frac{1}{h_{\text{ext}} S}

La surface externe de l'isolant cylindrique de rayon externe r_2 + e et de longueur L vaut :

S = 2\pi (r_2 + e) L

On en déduit l'expression de la résistance thermique de convection :

\boxed{R_{\text{conv}} = \frac{1}{2\pi h_{\text{ext}} (r_2 + e) L}}

En régime stationnaire et sans source volumique d'énergie, le flux thermique radial \Phi se conserve à travers les différentes couches successives. De plus, les transferts par convection à l'intérieur de la conduite étant négligés, les trois résistances thermiques traversées par le flux sont disposées en série :

  • la conduction à travers la paroi de la conduite : R_{th1} = \dfrac{\ln(r_2/r_1)}{2\pi \lambda_a L} ;
  • la conduction à travers la couche d'isolant : R_{th2} = \dfrac{\ln\left(1 + \dfrac{e}{r_2}\right)}{2\pi \lambda_i L} ;
  • la convection externe avec l'air ambiant : R_{\text{conv}} = \dfrac{1}{2\pi h_{\text{ext}} (r_2 + e) L}.

La résistance thermique équivalente R_{th-eq} s'obtient donc par sommation de ces résistances en série :

R_{th-eq} = R_{th1} + R_{th2} + R_{\text{conv}}

Soit :

\boxed{R_{th-eq} = \frac{\ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right)}{2\pi \lambda_a L} + \frac{\ln\left(1 + \frac{e}{r_2}\right)}{2\pi \lambda_i L} + \frac{1}{2\pi h_{\text{ext}} (r_2 + e) L}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : flux thermique, résistance thermique

Exprimer alors littéralement le flux thermique en utilisant les données fournies.

Voir l'indice

Appliquer la relation générale du transfert thermique stationnaire unidimensionnel \Phi = \Delta\theta / R_{\text{th-eq}}.

Exprimer la tangence anion-cation le long d'une arête du réseau cubique pour relier a aux rayons ioniques R_+ et R_-.

Voir la réponse courte

Expression du flux thermique conducto-convectif stationnaire à travers la paroi composite : \Phi = (\theta_e - \theta_i)/R_{th\text{-}eq}.

Voir le corrigé complet

Par analogie électrocinétique (loi d'Ohm thermique appliquée en régime stationnaire), le flux thermique \Phi s'exprime comme le rapport d'une différence de température par la résistance thermique globale de l'association en série.

Puisque les transferts conducto-convectifs à l'intérieur de la conduite sont négligés, la paroi interne du tube (en r = r_1) est à la température du fluide \theta_i. L'air extérieur est à la température \theta_e.

En orientant le flux thermique de l'extérieur vers l'intérieur (sens spontané du transfert thermique de la source chaude à \theta_e = 20^\circ\text{C} vers la source froide à \theta_i = -185^\circ\text{C}, qui constitue l'apport thermique parasite vers le cryofluide) :

\Phi = \frac{\theta_e - \theta_i}{R_{th-eq}}

En remplaçant la résistance thermique équivalente R_{th-eq} par l'expression établie à la question Q18 :

\boxed{\Phi = \frac{\theta_e - \theta_i}{\dfrac{\ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right)}{2\pi\lambda_a L} + \dfrac{\ln\left(1 + \frac{e}{r_2}\right)}{2\pi\lambda_i L} + \dfrac{1}{2\pi h_{\text{ext}}(r_2 + e)L}}}

Remarque : si l'on choisit conventionnellement une normale orientée vers l'extérieur (selon le vecteur unitaire radial \vec{u}_r), le flux sortant s'écrit de façon algébrique :

\Phi_{\text{sortant}} = \frac{\theta_i - \theta_e}{R_{th-eq}} = -\Phi < 0

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : rayon critique d'isolation, résistance thermique

Étudier les variations de en fonction de . On distinguera les deux cas et où :

Voir l'indice

Dériver la résistance équivalente par rapport à l'épaisseur e et étudier l'existence d'un extremum lié au rayon critique r_c = \lambda_i / h_{\text{ext}}.

Dénombrer les plus proches voisins de polarité opposée entourant un site octaédrique au sein du réseau de type halite.

Voir la stratégie
  1. Exprimer R_{\text{th-eq}} comme fonction de l'épaisseur d'isolant e à partir de l'expression établie à la question Q18.
  2. Dériver R_{\text{th-eq}}(e) par rapport à e pour étudier son signe.
  3. Mettre en évidence le rayon critique r_c = \frac{\lambda_i}{h_{\text{ext}}} et le paramètre adimensionné \alpha = \frac{h_{\text{ext}} r_2}{\lambda_i} = \frac{r_2}{r_c} pour distinguer les comportements selon que \alpha > 1 ou \alpha < 1.
Voir la réponse courte

Dérivée de R_{th\text{-}eq}(e) pour étudier l'existence d'un extremum selon la valeur du paramètre sans dimension \alpha = h_{\text{ext}} r_2/\lambda_i.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, la résistance thermique équivalente totale s'écrit :

R_{\text{th-eq}}(e) = \frac{\ln(r_2/r_1)}{2\pi\lambda_a L} + \frac{\ln(r_2+e) - \ln(r_2)}{2\pi\lambda_i L} + \frac{1}{2\pi h_{\text{ext}} L (r_2+e)}

Dérivons cette expression par rapport à l'épaisseur e \ge 0 de l'isolant :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} &= \frac{1}{2\pi\lambda_i L (r_2+e)} - \frac{1}{2\pi h_{\text{ext}} L (r_2+e)^2} \\ &= \frac{1}{2\pi\lambda_i L (r_2+e)^2} \left[(r_2+e) - \frac{\lambda_i}{h_{\text{ext}}}\right] \end{aligned}

En introduisant le rayon critique r_c = \frac{\lambda_i}{h_{\text{ext}}}, le paramètre \alpha s'écrit :

\alpha = \frac{h_{\text{ext}} r_2}{\lambda_i} = \frac{r_2}{r_c}

Le terme entre crochets devient alors :

(r_2+e) - \frac{\lambda_i}{h_{\text{ext}}} = e + r_2 \left(1 - \frac{1}{\alpha}\right)

Comme le préfacteur \frac{1}{2\pi\lambda_i L (r_2+e)^2} est strictement positif pour tout e \ge 0, le signe de la dérivée est celui de (r_2+e) - r_c.

Cas 1 : \alpha > 1 (soit r_2 > r_c) Pour tout e > 0 :

r_2 + e > r_2 > r_c \implies \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} > 0

La résistance thermique équivalente R_{\text{th-eq}} est donc strictement croissante en fonction de e sur [0, +\infty[. Elle est minimale en l'absence d'isolant (e = 0) et tend vers +\infty lorsque e \to +\infty.

Cas 2 : \alpha < 1 (soit r_2 < r_c) Dans ce cas, 1 - \frac{1}{\alpha} < 0. La dérivée s'annule en une valeur d'épaisseur critique strictement positive :

e_c = r_c - r_2 = r_2\left(\frac{1}{\alpha} - 1\right) > 0
  • Pour 0 \le e < e_c : \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} < 0, donc R_{\text{th-eq}} est strictement décroissante ;
  • Pour e = e_c : \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} = 0, R_{\text{th-eq}} atteint un minimum strict ;
  • Pour e > e_c : \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} > 0, donc R_{\text{th-eq}} est strictement croissante et tend vers +\infty lorsque e \to +\infty.
\boxed{ \begin{cases} \text{Si } \alpha > 1 : & R_{\text{th-eq}} \text{ est strictement croissante sur } [0, +\infty[ \\ \text{Si } \alpha < 1 : & R_{\text{th-eq}} \text{ est strictement décroissante sur } [0, e_c] \text{ puis strictement croissante sur } [e_c, +\infty[ \end{cases} }

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : rayon critique d'isolation, isolation thermique

Discuter de l'utilité de l'isolant suivant les valeurs de .

Voir l'indice

Comparer le rayon extérieur initial r_2 au rayon critique d'isolation pour statuer sur l'intérêt thermique de l'isolant.

Classer les trois dérivés de l'iode selon leur degré d'oxydation croissant de bas en haut dans le diagramme potentiel-\mathrm{pH}.

Voir la stratégie

Pour que l'isolant remplisse son rôle, il doit limiter les transferts thermiques vers le dioxygène liquide (qui se trouve à -185\text{ }^\circ\text{C}), ce qui impose d'avoir une résistance thermique équivalente supérieure à celle de la conduite nue :

R_{th-eq}(e) > R_{th-eq}(0)

On utilise l'étude des variations de R_{th-eq}(e) menée à la question Q20 en fonction de la valeur de \alpha = \dfrac{h_{\text{ext}} r_2}{\lambda_i} = \dfrac{r_2}{r_c}.

Voir la réponse courte

Pour \alpha > 1, ajouter de l'isolant augmente les pertes thermiques tant que r_3 < r_c ; l'isolant n'est efficace que si \alpha \le 1.

Voir le corrigé complet

L'objectif est d'isoler la conduite, c'est-à-dire de minimiser le flux thermique entrant \Phi = \dfrac{\theta_e - \theta_i}{R_{th-eq}}, ce qui revient à augmenter la résistance thermique globale R_{th-eq} par rapport à celle du tube nu (e=0).

  • Cas \alpha > 1 (r_2 > r_c = \lambda_i / h_{\text{ext}}) : D'après la question Q20, la fonction R_{th-eq}(e) est strictement croissante sur [0, +\infty[.

    \forall e > 0, \quad R_{th-eq}(e) > R_{th-eq}(0)

    L'ajout d'isolant, quelle que soit son épaisseur e, augmente systématiquement la résistance thermique et diminue les pertes thermiques. L'isolant est donc toujours utile et efficace.

  • Cas \alpha < 1 (r_2 < r_c = \lambda_i / h_{\text{ext}}) : La fonction R_{th-eq}(e) est d'abord décroissante pour e \in [0, e_c], atteignant un minimum en e_c = r_c - r_2, puis croissante pour e > e_c.

    • Pour 0 < e \le e_c, on a R_{th-eq}(e) < R_{th-eq}(0) : l'ajout d'isolant diminue la résistance globale et augmente le flux thermique entrant (l'isolant agit comme une ailette de refroidissement en augmentant la surface d'échange par convection plus qu'il n'isole par conduction). L'isolant est alors contre-productif.
    • Pour que l'isolation devienne bénéfique (R_{th-eq}(e) > R_{th-eq}(0)), il faut obligatoirement choisir une épaisseur strictement supérieure à une épaisseur seuil e^* > e_c. L'isolant n'est donc utile que si son épaisseur est suffisamment importante.
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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : cryogénie, transition de phase

Quels peuvent être les autres effets à surveiller de la circulation de l'oxygène liquide dans la conduite ?

Voir l'indice

Penser aux phénomènes de vaporisation prématurée du liquide cryogénique (cavitation, montées en pression) et aux contraintes mécaniques.

Écrire la demi-équation redox entre \mathrm{IO_3^-} et \mathrm{I^-} et appliquer la loi de Nernst pour en déduire la pente \partial E / \partial\mathrm{pH}.

Voir la réponse courte

Surveillance des risques d'ébullition (surpression), de formation de bouchon solide et de condensation d'humidité sur la paroi extérieure.

Voir le corrigé complet

La circulation de dioxygène liquide à très basse température (\theta_i = -185\text{ }^\circ\text{C}) dans un espace confiné impose la surveillance de plusieurs phénomènes physiques et sécuritaires :

  1. Vaporisation prématurée et écoulement diphasique : Le dioxygène liquide étant proche de sa température d'ébullition (T_{\text{éb}} \approx -183\text{ }^\circ\text{C} à pression atmosphérique), toute entrée thermique parasite ou dépressurisation locale risque d'engendrer une vaporisation partielle. L'apparition de bulles de gaz conduit à un écoulement diphasique, source d'instabilités de débit, de cavitation dans les pompes ou d'à-coups de pression (« coups de bélier »).
  2. Surpressions par confinement thermique : En cas d'isolement d'un tronçon de conduite (fermeture de vannes), l'apport thermique extérieur provoque la vaporisation du liquide. En raison du très grand rapport d'expansion volumique liquide-vapeur (de l'ordre de 800), cela engendre une montée en pression destructrice, d'où la nécessité de purges ou soupapes de sécurité.
  3. Contraintes thermomécaniques et tenue des matériaux : Le gradient thermique sévère entre l'intérieur (-185\text{ }^\circ\text{C}) et l'extérieur (20\text{ }^\circ\text{C}) induit une forte contraction thermique et des contraintes mécaniques aux liaisons et soudures. De plus, à température cryogénique, certains matériaux subissent une transition ductile-fragile augmentant le risque de rupture.
  4. Risque chimique et sécurité pyrotechnique : Le dioxygène pur est un comburant extrêmement puissant. Tout contact avec des hydrocarbures, des graisses d'étanchéité ou des poussières métalliques présente un risque d'inflammation spontanée voire d'explosion, particulièrement critique dans l'atmosphère confinée d'un sous-marin.
  5. Givrage et condensation à la paroi externe : Une isolation imparfaite entraîne la condensation de l'humidité de l'air voire la formation de givre à la surface extérieure, dégradant les propriétés de l'isolant et augmentant le risque de corrosion.
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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : conservation du débit, fluide incompressible

Donner l'expression, en la justifiant, de la vitesse dans le rétrécissement en fonction de , et .

Voir l'indice

Traduire l'incompressibilité du fluide par la conservation du débit volumique à travers deux sections distinctes.

Utiliser l'équation de la frontière horizontale séparant \mathrm{I_3^-} et \mathrm{I^-} en introduisant la concentration de tracé imposée.

Voir la réponse courte

Incompressibilité et régime stationnaire imposent la conservation du débit volumique : S u = s v, d'où v = u S/s.

Voir le corrigé complet

Le fluide (dioxygène liquide) est modélisé comme un fluide incompressible (\rho = \text{cste}) et l'écoulement est supposé stationnaire.

Dans ces conditions, le principe de conservation de la masse se traduit par la conservation du débit massique, et donc par la conservation du débit volumique D_v le long de la conduite :

D_v = \text{cste}

En adoptant l'approximation unidimensionnelle selon laquelle le champ de vitesse est uniforme sur chaque section droite, le débit volumique s'exprime :

  • dans la section principale amont S : D_v = u \, S ;
  • au niveau du col de section s : D_v = v \, s.

L'égalité des débits volumiques s'écrit donc :

u \, S = v \, s

On en déduit l'expression de la vitesse v dans le rétrécissement :

\boxed{v = u \, \frac{S}{s}}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli, fluide parfait

Énoncer la relation de Bernoulli après avoir rappelé ses conditions d'application.

Voir l'indice

Citer précisément les hypothèses requises (fluide parfait, incompressible, écoulement permanent le long d'une ligne de courant).

Sélectionner le matériel de verrerie permettant un prélèvement volumétrique de haute précision et une distribution progressive de réactif.

Voir la réponse courte

Énoncé de la relation de Bernoulli P + \rho v^2/2 + \rho g z = \text{cste} le long d'une ligne de courant pour un écoulement parfait, incompressible et stationnaire.

Voir le corrigé complet

La relation de Bernoulli traduit la conservation de l'énergie mécanique d'une particule fluide au cours de son mouvement.

1. Conditions d'application :

  • Écoulement permanent (stationnaire) : \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0} ;
  • Fluide incompressible et homogène (\rho = \text{cte}) ;
  • Fluide parfait (viscosité négligeable, absence de frottements visqueux et de pertes de charge) ;
  • Forces volumiques conservatives (ici la seule force volumique considérée est la pesanteur, dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur).

2. Énoncé de la relation : Sous ces hypothèses, le long d'une même ligne de courant (et dans tout le fluide si l'écoulement est de surcroît irrotationnel) :

\boxed{P + \frac{1}{2}\,\rho\,v^2 + \rho\,g\,z = \text{constante}}

ou, de façon équivalente par unité de masse de fluide :

\frac{P}{\rho} + \frac{1}{2}\,v^2 + g\,z = \text{constante}

où P est la pression statique au point considéré, v la vitesse locale de l'écoulement, \rho la masse volumique du fluide, g l'intensité de la pesanteur et z la cote mesurée selon un axe vertical ascendant.

Dans le cas d'une conduite horizontale d'axe fixe (z = \text{cte}), la relation s'écrit simplement :

P + \frac{1}{2}\,\rho\,v^2 = \text{constante}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : effet venturi, théorème de bernoulli

Déterminer l'expression de en fonction de , , , et de la masse volumique du dioxygène .

Voir l'indice

Combiner la relation de conservation du débit et le théorème de Bernoulli entre l'amont et le col du convergent.

Combiner les demi-équations d'oxydoréduction des couples \mathrm{I_3^-}/\mathrm{I^-} et \mathrm{S_4O_6^{2-}}/\mathrm{S_2O_3^{2-}} pour équilibrer la réaction globale.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli (rappelé à la question Q24) entre le point A (dans la section large) et le point B (au col) le long d'une ligne de courant moyenne, en tenant compte de l'horizontalité du dispositif (z_A = z_B).
  2. Injecter la relation issue de la conservation du débit établie à la question Q23 (v = u\,S/s) afin d'éliminer la vitesse v.
  3. Isoler la vitesse u en factorisant la différence de pression P_A - P_B.
Voir la réponse courte

Combinaison de la relation de Bernoulli sur l'axe horizontal et du débit conservé pour isoler la vitesse amont u.

Voir le corrigé complet

Les hypothèses d'application du théorème de Bernoulli sont satisfaites (écoulement stationnaire, fluide parfait et incompressible). Considérons une ligne de courant joignant le point A au point B le long de l'axe de la conduite.

Le débitmètre étant horizontal, les cotes sont égales : z_A = z_B. La relation de Bernoulli s'écrit donc :

P_A + \frac{1}{2}\,\rho_d\,u^2 = P_B + \frac{1}{2}\,\rho_d\,v^2

D'après le résultat de la question Q23, la conservation du débit volumique donne :

v = u\,\frac{S}{s}

En substituant cette expression dans la relation de Bernoulli, on obtient :

\begin{aligned} P_A - P_B &= \frac{1}{2}\,\rho_d\left(v^2 - u^2\right) \\ &= \frac{1}{2}\,\rho_d\,u^2\left[\left(\frac{S}{s}\right)^2 - 1\right] \end{aligned}

Comme la section au col est plus étroite (S > s), on a (S/s)^2 - 1 > 0 et P_A > P_B (effet Venturi). Il vient ainsi :

u^2 = \frac{2\left(P_A - P_B\right)}{\rho_d\left[\left(\dfrac{S}{s}\right)^2 - 1\right]}

La vitesse étant positive dans le sens de l'écoulement, on en déduit :

\boxed{u = \sqrt{\frac{2\left(P_A - P_B\right)}{\rho_d\left[\left(\dfrac{S}{s}\right)^2 - 1\right]}} = s\sqrt{\frac{2\left(P_A - P_B\right)}{\rho_d\left(S^2 - s^2\right)}}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : débit massique, effet venturi

En déduire l'expression du débit massique dans la conduite. Montrer que sa valeur est proche de , valeur qu'on conservera pour la suite.

Voir l'indice

Calculer le débit massique via D_m = \rho_d S u en convertissant les sections en \mathrm{m^2} et les pressions en pascals.

Calculer la constante d'équilibre à partir de la différence des potentiels standard et commenter le caractère total du dosage.

Voir la réponse courte

Calcul du débit massique D_m = \rho_d S u et vérification numérique de la valeur approchée D_m \approx 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Le débit massique D_m traversant la conduite est relié au débit volumique D_v et à la vitesse moyenne u dans la section S par :

D_m = \rho_d D_v = \rho_d S u

En injectant l'expression de la vitesse u établie à la question Q25, il vient :

D_m = \rho_d S \sqrt{\frac{2(P_A - P_B)}{\rho_d \left[\left(\frac{S}{s}\right)^2 - 1\right]}}

soit sous forme condensée :

\boxed{D_m = S \sqrt{\frac{2 \rho_d (P_A - P_B)}{\left(\frac{S}{s}\right)^2 - 1}} = S s \sqrt{\frac{2 \rho_d (P_A - P_B)}{S^2 - s^2}}}

Procédons à l'application numérique avec les grandeurs exprimées dans le système international d'unités :

  • P_A - P_B = 0{,}044\text{ bar} = 4400\text{ Pa} ;
  • \rho_d = 1100\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • S = 27\text{ cm}^2 = 27 \times 10^{-4}\text{ m}^2 ;
  • s = 3\text{ cm}^2 = 3 \times 10^{-4}\text{ m}^2, d'où le rapport de sections \frac{S}{s} = \frac{27}{3} = 9.

On a ainsi :

\left(\frac{S}{s}\right)^2 - 1 = 9^2 - 1 = 80

La vitesse amont u vaut :

u = \sqrt{\frac{2 \times 4400}{1100 \times 80}} = \sqrt{\frac{8}{80}} = \frac{1}{\sqrt{10}}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Le débit massique est donc :

D_m = \rho_d S u = 1100 \times \left(27 \times 10^{-4}\right) \times \frac{1}{\sqrt{10}} = \frac{2{,}97}{\sqrt{10}}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}

Sachant que \sqrt{10} \approx 3{,}16 (ou en approximant grossièrement \sqrt{10} \approx 3) :

D_m \approx \frac{2{,}97}{3{,}16} \approx 0{,}94\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \approx 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}

On retrouve bien une valeur très proche de 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge régulière, perte de charge singulière

Si le fluide n'est plus considéré comme parfait, quelles pertes de charge ce dispositif peut-il entraîner ?

Voir l'indice

Distinguer les pertes de charge régulières réparties sur la longueur et les pertes de charge singulières au niveau des variations de section.

Utiliser la relation d'équivalence stœchiométrique liant la quantité de triiodure dosée au volume versé de solution de thiosulfate.

Voir la réponse courte

Pertes de charge régulières par frottement visqueux pariétal le long du tube et singulières au niveau du rétrécissement et de l'élargissement.

Voir le corrigé complet

Lorsque le fluide est réel (visqueux), la dissipation d'énergie mécanique par frottements visqueux se traduit par des pertes de charge, que l'on classe en deux catégories dans ce dispositif :

  1. Pertes de charge régulières (ou linéaires, réparties) : Elles sont dues au frottement visqueux du fluide le long des parois solides de la conduite. Elles ont lieu sur toute la longueur du débitmètre, particulièrement au niveau du col où la vitesse d'écoulement v est maximale (les pertes de charge par unité de longueur étant proportionnelles au carré de la vitesse d'écoulement).
  2. Pertes de charge singulières (ou localisées) : Elles sont engendrées par les brusques ou rapides variations de section et de géométrie :

    • Dans le convergent : l'accélération du fluide et la convergence des lignes de courant provoquent des déformations et cisaillements visqueux (pertes généralement modérées car le gradient de pression est favorable).
    • Dans le divergent (diffuseur) : le fluide décélère sous un gradient de pression adverse (\mathrm{d}P/\mathrm{d}x > 0). Cela favorise le décollement de la couche limite et la formation de tourbillons dissipatifs. C'est la cause principale de pertes singulières dans un Venturi.
\boxed{\text{Le dispositif entraîne des pertes de charge régulières (frottements pariétaux) et singulières (convergent et divergent).}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : bilan thermique, premier principe industriel

Établir l'équation différentielle vérifiée par la température du fluide en régime permanent. On fera apparaître les termes , , , et , la température à l'extérieur de la conduite.

Voir l'indice

Établir un bilan enthalpique stationnaire sur une tranche élémentaire de fluide comprise entre x et x+\mathrm{d}x.

Calculer le quotient réactionnel initial Q_r = [\mathrm{Ag^+}][\mathrm{I^-}] après l'ajout d'une unique goutte de nitrate d'argent et le comparer à K_s.

Voir la stratégie
  1. Définir une tranche de fluide comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x en écoulement stationnaire.
  2. Exprimer la résistance thermique de cette portion élémentaire de longueur \mathrm{d}x à partir de la résistance totale R_{th-eq} de la conduite de longueur L.
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (ou bilan enthalpique) à cette tranche élémentaire pour obtenir l'équation différentielle régissant \theta(x).
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur une tranche élémentaire de fluide en écoulement stationnaire reliant débit de chaleur convecté et flux thermique transféré.

Voir le corrigé complet

Considérons le volume de contrôle fixe délimité par les sections droites aux abscisses x et x + \mathrm{d}x, traversé par un écoulement permanent de dioxygène liquide avec un débit massique D_m.

Bilan enthalpique élémentaire : En régime permanent et en l'absence de parties mobiles (\mathcal{P}_u = 0) ainsi qu'en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe en système ouvert s'écrit :

\mathrm{d}\dot{H} = \delta \Phi

où \mathrm{d}\dot{H} est le flux d'enthalpie algébriquement reçu par la tranche de fluide, soit :

\mathrm{d}\dot{H} = D_m \, \mathrm{d}h = D_m \, c_{\text{dio}} \, \mathrm{d}\theta = D_m \, c_{\text{dio}} \, \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} \, \mathrm{d}x

Flux thermique traversant la paroi : La résistance thermique d'une géométrie cylindrique (conduction radiale et convection externe) est inversement proportionnelle à la longueur du cylindre :

R_{th}(L) \propto \frac{1}{L}

Par conséquent, la résistance thermique élémentaire \mathrm{d}R_{th} associée à un tronçon de longueur \mathrm{d}x est reliée à la résistance équivalente totale R_{th-eq} de la conduite de longueur L par :

\mathrm{d}R_{th} = R_{th-eq} \, \frac{L}{\mathrm{d}x}

Le flux thermique élémentaire \delta\Phi entrant de l'extérieur (à la température \theta_e) vers le fluide (à la température \theta(x)) s'exprime alors par :

\delta\Phi = \frac{\theta_e - \theta(x)}{\mathrm{d}R_{th}} = \frac{\theta_e - \theta(x)}{R_{th-eq} L} \, \mathrm{d}x

Équation différentielle : En égalant les deux expressions du flux :

D_m \, c_{\text{dio}} \, \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} \, \mathrm{d}x = \frac{\theta_e - \theta(x)}{R_{th-eq} L} \, \mathrm{d}x

Ce qui donne l'équation différentielle vérifiée par \theta(x) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \frac{\theta(x) - \theta_e}{D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq} \, L} = 0}

ou, sous forme équivalente :

D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq} \, L \, \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \theta(x) = \theta_e

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : longueur caractéristique, transfert thermique

Identifier une longueur caractéristique de l'évolution de la température dans la conduite. Donner un ordre de grandeur de sa valeur.

Voir l'indice

Identifier la constante d'espace \delta par analyse dimensionnelle de l'équation différentielle et évaluer numériquement sa valeur.

Voir la stratégie
  1. Mettre l'équation différentielle obtenue en Q28 sous la forme canonique \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \dfrac{\theta(x) - \theta_e}{\delta} = 0 pour identifier \delta.
  2. Réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies par l'énoncé en veillant aux unités du système international (notamment la capacité thermique en \text{J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}).
Voir la réponse courte

Identification de la longueur d'atténuation thermique \delta = D_m c_{\text{dio}} R_{th\text{-}eq} L et estimation de son ordre de grandeur.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q28 :

\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \frac{\theta(x) - \theta_e}{D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq} \, L} = 0

Par identification avec la forme canonique d'une équation différentielle d'ordre 1 en régime spatial :

\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \frac{\theta(x) - \theta_e}{\delta} = 0

la longueur caractéristique \delta de réchauffement du fluide s'écrit :

\boxed{\delta = D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq} \, L}

Vérifions rapidement l'homogénéité de \delta :

[\delta] = (\text{kg}\cdot\text{s}^{-1}) \times (\text{J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) \times (\text{K}\cdot\text{W}^{-1}) \times \text{m}

Comme 1\text{ W} = 1\text{ J}\cdot\text{s}^{-1}, le produit (\text{s}^{-1}) \times (\text{J}) \times (\text{K}\cdot\text{W}^{-1}) = 1 est sans dimension, de sorte que [\delta] = \text{m} : l'expression est bien homogène à une longueur.

Application numérique : D'après les données de l'énoncé :

  • D_m = 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (résultat fixé à l'issue de la question Q26) ;
  • c_{\text{dio}} = 1{,}7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 1{,}7 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • R_{th-eq} = 1{,}0\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
  • L = 2\text{ m}.

On obtient :

\begin{aligned} \delta &= 1 \times \left(1{,}7 \times 10^3\right) \times 1{,}0 \times 2 \\ \delta &= 3{,}4 \times 10^3\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\delta = 3{,}4\text{ km} \sim 10^3\text{ m}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : profil de température, isolation thermique

Donner l'expression littérale de la variation de température sur la longueur . Dans quel cas peut-on considérer cette variation de température comme négligeable ? Conclure concernant les conduites du procédé MESMA.

Voir l'indice

Intégrer le profil exponentiel de température sur la longueur L et effectuer un développement limité au premier ordre compte tenu du rapport L/\delta.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle issue de la question Q28 avec la condition initiale en x=0 pour obtenir \theta(x), puis évaluer la variation totale \Delta\theta = \theta(L) - \theta_i.
  2. Examiner le cas limite L \ll \delta à l'aide d'un développement limité pour expliciter la condition d'échauffement négligeable.
  3. Réaliser l'application numérique pour les conduites du système MESMA et vérifier si le dioxygène reste liquide sans risque d'ébullition prématurée.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle ; si L \ll \delta, l'échauffement est quasi nul, validant l'isolation thermique de la conduite.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle obtenue à la question Q28 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \frac{\theta(x) - \theta_e}{\delta} = 0

avec la longueur caractéristique \delta = D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq} \, L identifiée en Q29.

En introduisant la condition aux limites en amont \theta(0) = \theta_i, la solution est :

\theta(x) - \theta_e = (\theta_i - \theta_e)\,\exp\left(-\frac{x}{\delta}\right)

La variation de température du fluide sur l'ensemble de la longueur L s'exprime ainsi :

\Delta\theta = \theta(L) - \theta_i = (\theta_e - \theta_i)\left[1 - \exp\left(-\frac{L}{\delta}\right)\right]
\boxed{\Delta\theta = (\theta_e - \theta_i)\left[1 - \exp\left(-\frac{1}{D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq}}\right)\right]}

Condition de négligeabilité :
Cette variation de température est négligeable devant l'écart (\theta_e - \theta_i) lorsque la longueur de la canalisation est très faible devant la longueur caractéristique :

L \ll \delta \iff \frac{L}{\delta} = \frac{1}{D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq}} \ll 1

Dans ce cas, un développement asymptotique à l'ordre 1 (1 - \mathrm{e}^{-u} \approx u) donne :

\Delta\theta \approx (\theta_e - \theta_i)\,\frac{L}{\delta} = \frac{\theta_e - \theta_i}{D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq}}

Conclusion pour le procédé MESMA :
D'après les questions Q26 et Q29, on a L = 2\text{ m} \ll \delta \approx 3{,}4\times 10^3\text{ m}, soit \frac{L}{\delta} \approx 5{,}9\times 10^{-4} \ll 1. L'approximation linéaire s'applique :

\Delta\theta \approx \frac{20 - (-185)}{1{,}0 \times 1700 \times 1{,}0} = \frac{205}{1700} \approx 0{,}12\text{ K}

L'élévation de température du dioxygène liquide le long de la canalisation est d'environ 0{,}1\ ^\circ\text{C}, ce qui est tout à fait négligeable.

Conclusion : L'isolation thermique de la conduite est parfaitement dimensionnée ; le dioxygène liquide parvient au vaporisateur à l'état liquide cryogénique sans risque d'ébullition prématurée (évitant cavitation de la pompe et formation de poches de gaz).

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Partie I : Autour du colorant

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : électron de valence, configuration électronique

Donner le nombre d'électrons de valence des atomes de carbone, azote et soufre.

Voir la réponse courte

Décompte des électrons de valence à partir de la position dans la classification : 4 pour C, 5 pour N et 6 pour S.

Voir le corrigé complet

À l'aide des numéros atomiques fournis dans les données et des règles de remplissage (principe de Klechkowski), on établit la configuration électronique de chaque atome dans son état fondamental :

  • Carbone (Z = 6) :

    1s^2 \, 2s^2 \, 2p^2

    La couche électronique externe (ou couche de valence) correspond à la valeur maximale du nombre quantique principal, soit n = 2. Elle contient les sous-couches 2s et 2p.

    \boxed{n_{v}(\text{C}) = 4\text{ électrons de valence}}
  • Azote (Z = 7) :

    1s^2 \, 2s^2 \, 2p^3

    La couche de valence correspond à n = 2, comportant 2 + 3 = 5 électrons.

    \boxed{n_{v}(\text{N}) = 5\text{ électrons de valence}}
  • Soufre (Z = 16) :

    1s^2 \, 2s^2 \, 2p^6 \, 3s^2 \, 3p^4 \quad \text{ou} \quad [\text{Ne}]\, 3s^2 \, 3p^4

    La couche de valence correspond à n = 3, comportant 2 + 4 = 6 électrons.

    \boxed{n_{v}(\text{S}) = 6\text{ électrons de valence}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : schéma de lewis, charge formelle

En déduire le schéma de Lewis de l'ion thiocyanate en précisant les doublets non liants et la position de la charge négative.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre total d'électrons de valence (en tenant compte de la charge globale négative) et le nombre de doublets correspondants.
  2. Répartir les doublets non liants sur le squelette imposé par la figure 1 (\mathrm{S}-\mathrm{C}\equiv\mathrm{N}) afin de satisfaire la règle de l'octet pour chaque atome.
  3. Calculer les charges formelles de chaque atome pour localiser la charge négative.
Voir la réponse courte

Représentation de [\text{S}=\text{C}=\text{N}]^- ou [\text{S}-\text{C}\equiv\text{N}]^- avec la charge formelle portée préférentiellement par l'atome le plus électronégatif.

Voir le corrigé complet

Le nombre total d'électrons de valence de l'ion thiocyanate \mathrm{SCN^-} s'obtient en sommant les électrons de valence des atomes constitutifs et l'électron associé à la charge négative de l'ion :

n_{\text{tot}} = n_v(\mathrm{C}) + n_v(\mathrm{N}) + n_v(\mathrm{S}) + 1 = 4 + 5 + 6 + 1 = 16\text{ électrons}

L'ion comporte donc un total de :

n_d = \frac{16}{2} = 8\text{ doublets (liants et non liants)}

D'après le squelette incomplet fourni en figure 1, l'atome de carbone forme une liaison simple avec le soufre et une liaison triple avec l'azote, soit 1 + 3 = 4 doublets liants.

Il reste donc 8 - 4 = 4 doublets non liants à positionner :

  • Carbone : engagé dans 4 liaisons covalentes, il est entouré de 8 électrons (octet satisfait). Il ne possède aucun doublet non liant. Sa charge formelle est :

    q(\mathrm{C}) = n_v(\mathrm{C}) - 2 \times 0 - 4 = 4 - 4 = 0
  • Azote : engagé dans une liaison triple (6 électrons), il lui faut 1 doublet non liant pour vérifier la règle de l'octet. Sa charge formelle est :

    q(\mathrm{N}) = n_v(\mathrm{N}) - 2 \times 1 - 3 = 5 - 2 - 3 = 0
  • Soufre : engagé dans une liaison simple (2 électrons), il reçoit les 3 doublets non liants restants pour vérifier la règle de l'octet. Sa charge formelle est :

    q(\mathrm{S}) = n_v(\mathrm{S}) - 2 \times 3 - 1 = 6 - 6 - 1 = -1

La charge formelle négative est donc portée par l'atome de soufre.

\boxed{\text{Schéma de Lewis : } \left| \overline{\underline{\mathrm{S}}}^{\,-} - \mathrm{C} \equiv \mathrm{N} \right|}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : spectroscopie uv-visible, longueur d'onde

Donner, à 10 nm près, la valeur de la longueur d'onde d'absorption maximale dans la gamme visible (notée ) de ce colorant.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le domaine spectral correspondant à la lumière visible (usuellement compris entre 400\text{ nm} et 750\text{ nm} ou 800\text{ nm}).
  2. Repérer le maximum d'absorption local situé dans ce domaine spectral sur la figure 2 et lire la valeur correspondante sur l'axe des abscisses.
Voir la réponse courte

Lecture sur le spectre d'absorption fourni de la longueur d'onde correspondant au maximum dans le domaine visible (\approx 530\text{ nm}).

Voir le corrigé complet

Le domaine visible s'étend conventionnellement de 400\text{ nm} à 750\text{ nm}.

Sur le spectre d'absorption de la figure 2 :

  • Les deux premiers pics situés à environ 310\text{ nm} et 390\text{ nm} appartiennent au domaine de l'ultraviolet (ou à la limite UV-visible).
  • Dans le domaine visible (400\text{ nm} \leqslant \lambda \leqslant 750\text{ nm}), on observe une bande d'absorption étalée présentant un maximum entre 450\text{ nm} et 550\text{ nm}, situé légèrement avant la graduation 550\text{ nm}.

Par lecture graphique sur l'axe des abscisses, on détermine à 10\text{ nm} près :

\boxed{\lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm} \quad (\text{ou } 540\text{ nm})}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : synthèse soustractive, couleur complémentaire

À l'aide de son spectre d'absorption, justifier la couleur rouge du colorant.

Voir la réponse courte

Le pigment absorbe principalement dans le vert-bleu ; la lumière transmise ou diffusée est de couleur complémentaire rouge.

Voir le corrigé complet

La couleur perçue d'une solution éclairée en lumière blanche résulte de la synthèse soustractive : elle correspond à la couleur complémentaire des radiations absorbées, ou encore à la superposition des radiations transmises (non absorbées).

D'après le spectre d'absorption (figure 2) :

  • Dans le domaine visible (400\text{ nm} \le \lambda \le 750\text{ nm}), le colorant présente une bande d'absorption notable entre 480\text{ nm} et 620\text{ nm}, centrée autour de \lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm}, ce qui correspond au domaine du vert ;
  • En revanche, pour les longueurs d'onde supérieures à 620\text{ nm} (domaine du rouge), l'absorbance est quasiment nulle : ces radiations lumineuses sont intégralement transmises.

D'après le cercle chromatique, la couleur complémentaire du vert absorbé est le rouge.

\boxed{{Le colorant absorbe principalement dans le vert et transmet le rouge : il apparaît donc de couleur rouge.}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : loi de beer-lambert, coefficient d'absorption

À partir de la Figure 2, donner une estimation de la valeur de la constante dans le cas du colorant A, à la longueur d'onde , en précisant l'unité de cette constante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante k à partir de la loi de Beer-Lambert simplifiée A = k \times c et déterminer son unité à partir de celles de l'absorbance et de la concentration.
  2. Lire la valeur de l'absorbance A au sommet de la bande d'absorption dans le domaine visible (\lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm}) sur la figure 2.
  3. Réaliser l'application numérique avec la concentration c_1 = 2{,}7 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Détermination de la pente k = A/C (coefficient d'absorption molaire fois la longueur de cuve) à la longueur d'onde maximale, en \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation fournie par l'énoncé :

A = k \times c \iff k = \frac{A}{c}

L'absorbance A étant une grandeur sans dimension et la concentration c étant exprimée en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, la constante k s'exprime en :

[k] = \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}

Sur le spectre d'absorption de la figure 2, pour la longueur d'onde maximale dans le domaine visible \lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm}, on lit une absorbance située légèrement au-dessus du milieu de l'intervalle [0 \,;\, 0{,}5] :

A(\lambda_{\max,\text{vis}}) \approx 0{,}27 \quad (\text{soit entre } 0{,}25 \text{ et } 0{,}30)

Avec c_1 = 2{,}7 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, l'application numérique conduit à :

\begin{aligned} k &= \frac{0{,}27}{2{,}7 \times 10^{-4}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{k \approx 1{,}0 \times 10^3\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}}

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Partie II : Autour de l'oxyde conducteur

II.1 · Le dioxyde de titane

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard de réaction

Exprimer la constante thermodynamique d'équilibre à la température en fonction notamment de l'enthalpie standard de réaction et de l'entropie standard de réaction .

Voir la réponse courte

Relation fondamentale \Delta_{\text{r}}G^{\circ}(T) = -R T \ln K^{\circ}(T) = \Delta_{\text{r}}H^{\circ} - T \Delta_{\text{r}}S^{\circ} donnant K_1^{\circ}(T).

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre standard de réaction associée à la réaction (\text{R}_1) s'exprime à la température T par :

\Delta_{\text{r}}G^{\circ}_1(T) = \Delta_{\text{r}}H^{\circ}_1(T) - T\,\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1(T)

Par définition de la constante thermodynamique d'équilibre K^{\circ}_1(T), on a la relation fondamentale :

\Delta_{\text{r}}G^{\circ}_1(T) = -R\,T\,\ln K^{\circ}_1(T)

On en déduit :

\ln K^{\circ}_1(T) = -\frac{\Delta_{\text{r}}H^{\circ}_1(T) - T\,\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1(T)}{R\,T} = \frac{\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1(T)}{R} - \frac{\Delta_{\text{r}}H^{\circ}_1(T)}{R\,T}

Soit, en prenant l'exponentielle :

\boxed{K^{\circ}_1(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_{\text{r}}H^{\circ}_1 - T\,\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1}{R\,T}\right) = \exp\left(\frac{\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1}{R}\right)\exp\left(-\frac{\Delta_{\text{r}}H^{\circ}_1}{R\,T}\right)}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess

Calculer l'enthalpie standard de la réaction (R1). Indiquer si cette réaction est exothermique, endothermique ou athermique.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_{\text{r}}H_1^{\circ} à partir des enthalpies de formation par la loi de Hess ; le signe négatif traduit une réaction exothermique.

Voir le corrigé complet

La réaction de transformation polymorphique s'écrit :

\mathrm{R}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} \quad (\mathrm{R1})

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des espèces mises en jeu :

\Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ}_1 = \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{A}_{(\mathrm{s})}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{R}_{(\mathrm{s})})

D'après les données thermodynamiques à 298\text{ K} :

  • \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{R}_{(\mathrm{s})}) = -945{,}1\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{A}_{(\mathrm{s})}) = -940{,}1\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

L'application numérique donne :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ}_1 &= -940{,}1 - (-945{,}1) \\ &= +5{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ}_1 = +5{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Puisque \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ}_1 > 0, la réaction (R1) est endothermique dans le sens direct (conversion du rutile en anatase).

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : entropie standard de réaction, état solide

Calculer l'entropie standard de la réaction (R1) et commenter cette valeur, en regard de la nature des phases en présence.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_{\text{r}}S_1^{\circ} ; la faible valeur s'explique par la transformation d'une phase solide cristalline en une autre phase solide.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction (\text{R1}) : \text{R}_{(\text{s})} = \text{A}_{(\text{s})}, l'entropie standard de réaction s'exprime en fonction des entropies molaires standard des constituants par :

\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1 = S_{\text{m}}^{\circ}(\text{A}_{(\text{s})}) - S_{\text{m}}^{\circ}(\text{R}_{(\text{s})})

D'après les données fournies à T = 298\text{ K} :

  • S_{\text{m}}^{\circ}(\text{A}_{(\text{s})}) = 50\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
  • S_{\text{m}}^{\circ}(\text{R}_{(\text{s})}) = 50\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}

On obtient immédiatement :

\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1 = 50 - 50 = 0\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
\boxed{\Delta_{\text{r}}S^{\circ}_1 = 0\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire :

  • La transformation met en jeu deux variétés allotropiques cristallines d'une même phase condensée solide (rutile et anatase).
  • Elle ne s'accompagne d'aucun changement d'état fluide (liquide ou gaz) et en particulier d'aucune variation de quantité de matière gazeuse (\Delta\nu_{\text{g}} = 0).
  • Le degré d'ordre et de compacité au sein des deux réseaux cristallins reste très similaire : le réarrangement des liaisons d'un réseau à l'autre ne modifie donc pas de façon significative le désordre microscopique du système, ce qui justifie une entropie standard de réaction quasi nulle.

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : activité chimique, solide pur

Donner l'expression de l'activité d'un solide seul dans sa phase.

Voir la réponse courte

Par convention thermodynamique, l'activité d'un solide pur seul dans sa phase est égale à 1.

Voir le corrigé complet

Par convention, pour un corps pur dans une phase condensée (solide ou liquide) seul dans sa phase, sous la pression standard P^\circ = 1\text{ bar} (ou sous une pression modérée en négligeant l'effet de la pression sur les phases condensées peu compressibles), l'activité chimique a vaut :

\boxed{a = 1}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quotient de réaction, critère d'évolution spontanée

Exprimer le quotient réactionnel initial de ce mélange et indiquer le sens d'évolution de ce mélange.

Voir la réponse courte

Les deux corps étant des solides purs, Q_{r,i} = 1 ; comparaison avec K_1^{\circ} pour prévoir le sens direct ou indirect d'évolution.

Voir le corrigé complet

Pour la réaction de changement de variété cristalline :

\mathrm{R}_{(\text{s})} = \mathrm{A}_{(\text{s})}

le quotient réactionnel Q_r s'exprime à partir des activités des espèces intervenant dans l'équation :

Q_r = \frac{a(\mathrm{A}_{(\text{s})})}{a(\mathrm{R}_{(\text{s})})}

D'après la question Q9, chaque variété constitue une phase solide pure, son activité vaut donc 1 dès lors qu'elle est présente. Initialement, le rutile et l'anatase sont tous deux présents (n_0 = 1\text{ mol} > 0), par conséquent :

\boxed{Q_{r,\text{ini}} = \frac{1}{1} = 1}

Pour déterminer le sens d'évolution spontanée du mélange à 298\text{ K}, on compare le quotient réactionnel initial à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ_1 = 0{,}13 :

Q_{r,\text{ini}} = 1 > K^\circ_1

Puisque Q_{r,\text{ini}} > K^\circ_1, le critère d'évolution impose que le système évolue spontanément dans le sens indirect (sens inverse, de la droite vers la gauche) :

\boxed{\text{Le mélange évolue dans le sens indirect : conversion de l'anatase en rutile }\left(\mathrm{A}_{(\text{s})} \longrightarrow \mathrm{R}_{(\text{s})}\right)}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quotient de réaction, équilibre hétérogène

Expliquer pourquoi le quotient réactionnel ne varie pas au cours de la réaction.

Voir la réponse courte

Tant que les deux solides coexistent sans former de solution solide, leurs activités restent unitaires et Q_r = 1 est constant.

Voir le corrigé complet

Tant que les deux variétés cristallines sont présentes dans le système, le rutile \mathrm{R}_{(\mathrm{s})} et l'anatase \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} constituent chacun une phase condensée pure distincte.

D'après le résultat de la question Q9, l'activité d'un solide pur seul dans sa phase est indépendante de sa masse, de son volume et de sa quantité de matière : elle reste égale à 1 en tout instant (a(\mathrm{R}_{(\mathrm{s})}) = 1 et a(\mathrm{A}_{(\mathrm{s})}) = 1).

Par conséquent, tant que les deux solides coexistent, le quotient réactionnel Q_r s'écrit :

\boxed{Q_r = \frac{a(\mathrm{A}_{(\mathrm{s})})}{a(\mathrm{R}_{(\mathrm{s})})} = 1 = \text{cte}}

Le quotient réactionnel est strictement constant et ne varie pas au cours de la transformation.

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : rupture d'équilibre, avancement chimique

En déduire les quantités de matière de rutile et d'anatase présentes à l'état final. Indiquer si cet état final correspond ou non à un état d'équilibre.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le sens d'évolution déterminé à la question Q10 pour identifier l'espèce consommée.
  2. Établir un tableau d'avancement pour déterminer l'avancement maximal et les quantités de matière finales.
  3. Conclure sur la nature de l'état final en comparant la condition d'équilibre (Q_r = K^\circ_1) à l'état du système.
Voir la réponse courte

Comme Q_r \neq K_1^{\circ}, la réaction se poursuit jusqu'à disparition totale d'un solide : l'état final est hors équilibre (rupture d'équilibre).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le quotient réactionnel initial vérifie :

Q_{r,\text{ini}} = 1 > K^{\circ}_1 = 0{,}13

Le système évolue donc spontanément dans le sens indirect (sens 2 : \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} \to \mathrm{R}_{(\mathrm{s})}).

D'après la question Q11, tant que les deux solides coexistent, le quotient réactionnel reste strictement égal à 1 et ne peut donc jamais atteindre la valeur d'équilibre K^{\circ}_1. La réaction se poursuit ainsi jusqu'à l'épuisement total du réactif du sens indirect, à savoir l'anatase \mathrm{A}_{(\mathrm{s})}.

Dressons le bilan de matière de la réaction \mathrm{R}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} :

ÉtatAvancementn(\mathrm{R})n(\mathrm{A})
Initial0n_0 = 1\text{ mol}n_0 = 1\text{ mol}
En cours\xin_0 - \xin_0 + \xi
Final\xi_f = -1\text{ mol}2\text{ mol}0\text{ mol}

À l'état final, les quantités de matière présentes sont donc :

\boxed{n_f(\mathrm{R}) = 2\text{ mol} \quad \text{et} \quad n_f(\mathrm{A}) = 0\text{ mol}}

Caractère d'équilibre de l'état final : Comme l'anatase a entièrement disparu sans que la condition d'équilibre Q_r = K^{\circ}_1 n'ait pu être satisfaite (l'affinité chimique reste non nulle tant que le constituant est présent), il s'agit d'une rupture d'équilibre par disparition d'un réactif.

\boxed{\text{L'état final ne correspond pas à un état d'équilibre chimique.}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équilibre chimique, coexistence de phases

Déterminer, en justifiant, la valeur que doit prendre la valeur de la constante thermodynamique d'équilibre pour observer une coexistence des deux espèces.

Voir la réponse courte

La coexistence à l'équilibre nécessite que la condition d'équilibre Q_r = K_1^{\circ} soit vérifiée, ce qui impose K_1^{\circ}(T_{\text{coex}}) = 1.

Voir le corrigé complet

Pour la réaction de changement d'état allotropique :

\mathrm{R}_{(\text{s})} = \mathrm{A}_{(\text{s})}

chacun des solides constitue une phase pure distincte. D'après la question Q9, leurs activités chimiques valent a(\mathrm{R}_{(\text{s})}) = 1 et a(\mathrm{A}_{(\text{s})}) = 1.

Tant que les deux variétés cristallines sont simultanément présentes au sein du système, le quotient de réaction prend une valeur constante (établie à la question Q11) :

Q_r = \frac{a(\mathrm{A}_{(\text{s})})}{a(\mathrm{R}_{(\text{s})})} = 1

Pour observer une coexistence des deux espèces à l'équilibre thermodynamique, la condition d'équilibre chimique impose :

Q_{r,\text{éq}} = K^\circ_1

Par conséquent, la constante thermodynamique d'équilibre doit nécessairement être égale à 1 :

\boxed{K^\circ_1 = 1}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de van 't hoff, équilibre chimique

Énoncer la relation de Van't Hoff et en déduire s'il faut augmenter ou diminuer la température à partir de 298 K pour observer une coexistence des deux espèces.

Voir la réponse courte

Énoncé de \mathrm{d}\ln K^{\circ}/\mathrm{d}T = \Delta_{\text{r}}H^{\circ}/(RT^2) et déduction du sens de variation de la température pour atteindre K_1^{\circ} = 1.

Voir le corrigé complet

La relation isobare de Van 't Hoff relie la dérivée logarithmique de la constante d'équilibre standard K^\circ par rapport à la température absolue T à l'enthalpie standard de la réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R\,T^2}}

où R est la constante des gaz parfaits.

D'après la question Q7, la transformation du rutile en anatase est endothermique :

\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1 = +5{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} > 0

Comme R > 0 et T > 0, le terme de droite est strictement positif :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ_1}{\mathrm{d}T} > 0

La fonction T \mapsto K^\circ_1(T) est donc strictement croissante avec la température.

Or, à T_0 = 298\text{ K}, la constante thermodynamique vaut K^\circ_1(298\text{ K}) = 0{,}13. Pour observer une coexistence des deux phases solides à l'équilibre chimique, il faut que la constante d'équilibre atteigne la valeur K^\circ_1 = 1 (établie à la question Q13).

Puisque 1 > 0{,}13, il faut faire augmenter la constante d'équilibre K^\circ_1 : il faut donc augmenter la température à partir de 298\text{ K}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : optimisation d'un procédé, contrôle thermodynamique

Déterminer si la cellule à colorant doit être élaborée à haute ou basse température.

Voir la stratégie
  1. Identifier la variété allotropique requise pour le fonctionnement de la cellule à colorant, telle que spécifiée dans l'énoncé.
  2. Utiliser le sens de déplacement de l'équilibre \mathrm{R}_{(\text{s})} = \mathrm{A}_{(\text{s})} avec la température (loi de modération de Le Chatelier ou évolution de la constante K^\circ_1 via la loi de Van 't Hoff) pour déterminer les conditions thermiques favorisant la formation de cette phase.
Voir la réponse courte

Choix de la température de synthèse favorisant la phase anatase métastable requise plutôt que la transformation en rutile.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la variété cristalline nécessaire au fonctionnement de la cellule à colorant est l'anatase \mathrm{A}_{(\text{s})}.

La réaction de conversion du rutile en anatase s'écrit :

\mathrm{R}_{(\text{s})} = \mathrm{A}_{(\text{s})} \quad \text{avec} \quad \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ}_1 = +5{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} > 0

Cette réaction étant endothermique :

  • d'après la loi de modération de Le Chatelier, une élévation de température déplace l'équilibre dans le sens direct (sens endothermique), ce qui favorise la formation de l'anatase ;
  • d'après la relation de Van 't Hoff établie à la question Q14, une augmentation de température augmente la constante thermodynamique K^{\circ}_1, rapprochant ainsi le système du domaine de stabilité ou de coexistence de l'anatase (K^\circ_1 \to 1).

Par conséquent, pour favoriser la formation de l'anatase nécessaire à la cellule, celle-ci doit être élaborée à haute température.

\boxed{\text{La cellule à colorant doit être élaborée à haute température.}}

Résultat

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II.2 · L'oxyde de nickel

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : maille cfc, structure type nacl

Réaliser un schéma légendé de la maille de l'oxyde NiO, en distinguant les anions oxyde et les cations nickel.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie du réseau hôte : les anions oxyde \mathrm{O^{2-}} forment un réseau cubique à faces centrées (CFC), occupant les 8 sommets et les centres des 6 faces.
  2. Identifier la position des sites interstitiels octaédriques occupés par les cations \mathrm{Ni^{2+}} : ils sont situés aux milieux des 12 arêtes du cube ainsi qu'au centre de la maille.
  3. Réaliser un schéma en perspective cavalière propre avec une légende claire distinguant la taille et la nature des ions, ainsi que les arêtes de la maille cubique.
Voir la réponse courte

Schéma en perspective de la maille cubique faces centrées d'anions \text{O}^{2-} avec cations \text{Ni}^{2+} occupant tous les sites octaédriques.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la structure cristalline de l'oxyde de nickel \mathrm{NiO} est de type chlorure de sodium (\mathrm{NaCl}) :

  • Les anions oxyde \mathrm{O^{2-}} forment un sous-réseau cubique à faces centrées :

    • les 8 sommets de la maille ;
    • les centres des 6 faces.
  • Les cations \mathrm{Ni^{2+}} occupent la totalité des sites octaédriques :

    • les milieux des 12 arêtes de la maille ;
    • le centre du cube.

Légende :

  • \bullet Grandes sphères (rouges) : Anions oxyde \mathrm{O^{2-}} (sommets et centres des faces du réseau CFC)
  • \bullet Petites sphères (vertes) : Cations nickel \mathrm{Ni^{2+}} (milieux des arêtes et centre du cube, sites octaédriques)
\boxed{\text{La maille conventionnelle de }\mathrm{NiO}\text{ est cubique à faces centrées en ions }\mathrm{O^{2-}}\text{ avec les ions }\mathrm{Ni^{2+}}\text{ dans tous les sites octaédriques (type }\mathrm{NaCl}\text{).}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : population d'une maille, stœchiométrie

Donner la population de chaque type d'ion au sein de la maille et la commenter en lien avec la stœchiométrie de l'oxyde.

Voir la réponse courte

Décompte des nœuds : 4 anions \text{O}^{2-} et 4 cations \text{Ni}^{2+} par maille, respectant l'électroneutralité et la stœchiométrie 1:1.

Voir le corrigé complet

La maille cubique à faces centrées (cfc) d'anions oxyde \mathrm{O}^{2-} et les sites octaédriques occupés par les cations \mathrm{Ni}^{2+} conduisent aux décomptes suivants :

  • Population en anions \mathrm{O}^{2-} : Les ions oxyde occupent les 8 sommets du cube (partagés entre 8 mailles) et les 6 centres de faces (partagés entre 2 mailles) :

    N(\mathrm{O}^{2-}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
  • Population en cations \mathrm{Ni}^{2+} : Les ions nickel(II) occupent la totalité des sites octaédriques, situés aux milieux des 12 arêtes (partagés entre 4 mailles) et au centre du cube (propre à la maille) :

    N(\mathrm{Ni}^{2+}) = 12 \times \frac{1}{4} + 1 \times 1 = 3 + 1 = 4

On a ainsi :

\boxed{N(\mathrm{O}^{2-}) = 4 \quad \text{et} \quad N(\mathrm{Ni}^{2+}) = 4}

Commentaire en lien avec la stœchiométrie : Le rapport des populations au sein de la maille vaut :

\frac{N(\mathrm{Ni}^{2+})}{N(\mathrm{O}^{2-})} = \frac{4}{4} = 1

Ce rapport est rigoureusement identique au rapport stœchiométrique 1:1 de la formule chimique \mathrm{NiO}. La maille compte ainsi Z = 4 unités formulaires \mathrm{NiO}, ce qui assure la neutralité électrique globale du cristal :

4 \times (+2) + 4 \times (-2) = 0

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique, cristal parfait

Donner l'expression de la masse volumique du solide, en fonction des masses molaires du nickel et de l'oxygène, du paramètre de maille, noté , et de toute autre constante pertinente, puis la calculer.

Voir la réponse courte

Expression de la masse volumique \rho = 4(M_{\text{Ni}} + M_{\text{O}})/(N_A a^3) et calcul numérique en \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho du cristal d'oxyde de nickel \mathrm{NiO} est le quotient de la masse contenue dans une maille par le volume de cette maille.

La maille étant cubique d'arête a, son volume est :

V_{\text{maille}} = a^3

D'après la question Q17, chaque maille contient Z = 4 unités formulaires \mathrm{NiO}. La masse d'une maille s'exprime donc par :

m_{\text{maille}} = \frac{Z \cdot M(\mathrm{NiO})}{N_A} = \frac{4\left(M(\mathrm{Ni}) + M(\mathrm{O})\right)}{N_A}

où N_A est la constante d'Avogadro.

On en déduit l'expression littérale de la masse volumique :

\boxed{\rho = \frac{4\left(M(\mathrm{Ni}) + M(\mathrm{O})\right)}{N_A \, a^3}}

Application numérique :

  • M(\mathrm{Ni}) + M(\mathrm{O}) = 59 + 16 = 75\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 75 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • a = 418\text{ pm} = 4{,}18 \times 10^{-10}\text{ m} ;
  • N_A = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}.

Calculons le dénominateur :

\begin{aligned} a^3 &= (4{,}18 \times 10^{-10}\text{ m})^3 \approx 73{,}0 \times 10^{-30}\text{ m}^3 \\ N_A \, a^3 &\approx 6{,}02 \times 10^{23} \times 73{,}0 \times 10^{-30} \approx 4{,}40 \times 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

D'où :

\rho = \frac{4 \times 75 \times 10^{-3}}{4{,}40 \times 10^{-5}} = \frac{300}{44} \times 10^3 \approx 6{,}8 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho \approx 6{,}8 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 6{,}8\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : condition de contact, rayon ionique

Établir la condition de contact entre les ions et en déduire une relation entre le paramètre de maille, noté , et les rayons ioniques et , respectivement de l'anion et du cation.

Voir la stratégie
  1. Identifier la direction cristallographique selon laquelle s'effectue le contact entre les ions de signes opposés, conformément au principe de maximisation de l'attraction électrostatique énoncé dans le sujet.
  2. Exprimer la distance interionique le long de cette direction en fonction du paramètre de maille a.
  3. Écrire l'égalité géométrique entre cette distance et la somme des rayons ioniques R_+ et R_-.
Voir la réponse courte

Contact cation-anion le long de l'arête de la maille cubique : a = 2(R_+ + R_-).

Voir le corrigé complet

Dans un cristal ionique, la cohésion est assurée par l'interaction coulombienne. Pour maximiser les interactions attractives entre charges de signes opposés et minimiser l'énergie potentielle du réseau, le contact effectif a lieu entre un cation \mathrm{Ni}^{2+} et ses plus proches voisins anions \mathrm{O}^{2-}.

Dans la structure de type \mathrm{NaCl} établie à la question Q16 :

  • les anions \mathrm{O}^{2-} sont situés aux sommets et aux centres des faces du cube ;
  • les cations \mathrm{Ni}^{2+} occupent les milieux des arêtes et le centre du cube.

Le contact le plus direct entre ions de signes opposés s'effectue donc le long des arêtes de la maille (direction [100]), entre un anion situé à un sommet et un cation situé au milieu de l'arête.

Sur une arête de longueur a, on trouve un anion à chaque extrémité (sommet) et un cation en son centre. La condition de tangence s'écrit :

2 R_+ + 2 R_- = a

soit encore :

\boxed{a = 2(R_+ + R_-)}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : coordinence, structure type nacl

Déterminer la coordinence anion-cation de la structure.

Voir la réponse courte

Environnement octaédrique régulier de chaque ion par six ions de charge opposée : coordinence 6:6.

Voir le corrigé complet

La coordinence d'un ion dans un cristal ionique représente le nombre de ses plus proches voisins de charge opposée.

  • Environnement d'un cation \mathrm{Ni}^{2+} : Chaque cation \mathrm{Ni}^{2+} occupe un site octaédrique. Si l'on considère le cation situé au centre de la maille, ses plus proches voisins sont les 6 anions \mathrm{O}^{2-} situés au centre des faces du cube, à une distance :

    d = \frac{a}{2}

    La coordinence du cation vis-à-vis des anions est donc de 6.

  • Environnement d'un anion \mathrm{O}^{2-} : Par raison de symétrie (les réseaux cubique à faces centrées des deux types d'ions étant imbriqués et translatés de a/2 selon l'un des axes du repère), chaque anion \mathrm{O}^{2-} est également entouré de 6 cations \mathrm{Ni}^{2+} situés à la même distance d = a/2. Par exemple, l'anion au sommet du cube est entouré par les cations situés au milieu des 6 arêtes issues de ce sommet dans l'assemblage de mailles.

La structure présente ainsi une coordinence de type [6, 6] (ou 6:6), et la coordinence anion-cation vaut :

\boxed{\text{Coordinence} = 6}

Résultat

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Partie III : Autour de l'électrolyte

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation

Attribuer les domaines A, B et C aux espèces de l'iode.

Voir la stratégie

Pour attribuer les domaines de prédominance dans un diagramme potentiel-pH :

  1. On détermine le nombre d'oxydation moyen de l'élément iode dans chacune des trois espèces considérées.
  2. On sait que l'oxydant se situe au-dessus du réducteur : les espèces de nombre d'oxydation le plus élevé occupent les domaines aux potentiels les plus élevés.
  3. On vérifie la dépendance en pH de la frontière séparant les espèces : une frontière horizontale correspond à un couple redox n'échangeant aucun proton \mathrm{H}^+.
Voir la réponse courte

Classement des espèces par nombre d'oxydation croissant de l'iode en ordonnée et par acidité en abscisse pour attribuer les domaines.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation de l'iode dans chacune des trois espèces :

  • Dans l'ion iodure \mathrm{I}^- :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = -\mathrm{I}
  • Dans l'ion triiodure \mathrm{I}_3^- :

    3 \times \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = -1 \implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = -\frac{1}{3}
  • Dans l'ion iodate \mathrm{IO}_3^- (avec \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}) :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -1 \implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = +\mathrm{V}

Le potentiel d'un couple redox croît avec le nombre d'oxydation de la forme prédominante :

  • L'ion iodate \mathrm{IO}_3^- présente le degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{V}) : il correspond au domaine situé aux potentiels les plus hauts, soit le domaine A.
  • À bas pH, la frontière séparant les domaines B et C est horizontale. La demi-équation électronique entre \mathrm{I}_3^- et \mathrm{I}^- s'écrit :

    \mathrm{I}_3^- + 2\,\mathrm{e}^- = 3\,\mathrm{I}^-

    Cette transformation n'impliquant aucun échange d'ions \mathrm{H}^+, le potentiel d'équilibre du couple est indépendant du pH, ce qui justifie parfaitement le segment horizontal observé.

  • L'ion triiodure \mathrm{I}_3^- (\mathrm{n.o.} = -1/3) étant plus oxydé que l'ion iodure \mathrm{I}^- (\mathrm{n.o.} = -\mathrm{I}), il prédomine au-dessus de \mathrm{I}^-.

On en déduit l'attribution des domaines :

\boxed{\text{Domaine A : } \mathrm{IO}_3^- \quad ; \quad \text{Domaine B : } \mathrm{I}_3^- \quad ; \quad \text{Domaine C : } \mathrm{I}^-}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : frontière potentiel-ph, formule de nernst

Déterminer la valeur de la pente entre les domaines A et C.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique du couple redox \mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^- associé à la frontière séparant les domaines A et C.
  2. Exprimer le potentiel d'électrode à l'aide de la formule de Nernst en utilisant la valeur fournie \frac{RT\ln(10)}{F} = 0{,}06\text{ V} à 298\text{ K}.
  3. Appliquer la convention de frontière de tracé pour en déduire l'équation de la droite E = f(\mathrm{pH}) et sa pente.
Voir la réponse courte

Demi-équation rédox entre les espèces A et C, écriture du potentiel de Nernst et déduction de la pente en -0{,}06 \times (p/n)\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le domaine A correspond à l'espèce \mathrm{IO}_3^- (nombre d'oxydation +\mathrm{V}) et le domaine C à l'espèce \mathrm{I}^- (nombre d'oxydation -\mathrm{I}).

La demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^- s'écrit :

\mathrm{IO}_{3\,(\text{aq})}^- + 6\,\mathrm{H}_{(\text{aq})}^+ + 6\,\mathrm{e}^- = \mathrm{I}_{(\text{aq})}^- + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K} avec \frac{R\,T\ln(10)}{F} = 0{,}06\text{ V} :

E = E^\circ(\mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^-) + \frac{0{,}06}{6} \log\left(\frac{[\mathrm{IO}_3^-]\,[\mathrm{H}^+]^6}{[\mathrm{I}^-]\,(c^\circ)^6}\right)

En séparant le terme en \mathrm{pH} = -\log([\mathrm{H}^+]/c^\circ) :

E = E^\circ(\mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^-) + 0{,}01 \log\left(\frac{[\mathrm{IO}_3^-]}{[\mathrm{I}^-]}\right) - \frac{0{,}06 \times 6}{6}\,\mathrm{pH}

Sur la frontière séparant les domaines A et C, les concentrations des deux espèces dissoutes sont égales à la concentration de tracé ([\mathrm{IO}_3^-] = [\mathrm{I}^-] = C_t), d'où :

E = E^\circ(\mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^-) - 0{,}06\,\mathrm{pH}

La pente de la frontière entre les domaines A et C vaut donc :

\boxed{\text{Pente} = -0{,}06\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -60\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : potentiel standard, formule de nernst

À l'aide du diagramme E-pH, déterminer la valeur du potentiel standard du couple .

Voir la stratégie
  1. Identifier la frontière correspondant au couple \text{I}_{3\text{ (aq)}}^- / \text{I}_{\text{(aq)}}^- (séparation entre les domaines B et C).
  2. Écrire la demi-équation redox associée et exprimer le potentiel de Nernst le long de la frontière avec la convention fixée par le texte.
  3. Lire la valeur du potentiel sur le diagramme et en déduire la valeur du potentiel standard E^\circ(\text{I}_3^- / \text{I}^-).
Voir la réponse courte

Lecture du potentiel de la frontière horizontale indépendante du pH et prise en compte des concentrations de tracé pour extraire E^{\circ}.

Voir le corrigé complet

D'après l'attribution des domaines réalisée à la question Q21, le domaine B correspond à \text{I}_{3\text{ (aq)}}^- et le domaine C à \text{I}_{\text{(aq)}}^-. La frontière séparant ces deux domaines est le segment horizontal situé entre \mathrm{pH} = 0 et \mathrm{pH} \approx 8{,}5.

La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit :

\text{I}_{3\text{ (aq)}}^- + 2\,\text{e}^- = 3\,\text{I}_{\text{(aq)}}^-

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K} (avec \frac{R\,T\ln 10}{F} = 0{,}06\text{ V}) :

E = E^\circ(\text{I}_3^- / \text{I}^-) + \frac{0{,}06}{2}\,\log\left( \frac{[\text{I}_3^-]/c^\circ}{\left([\text{I}^-]/c^\circ\right)^3} \right)

D'après la convention adoptée par le sujet, sur la frontière, chaque espèce dissoute a une concentration égale à C_t = 1{,}0\times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

\frac{[\text{I}_3^-]/c^\circ}{\left([\text{I}^-]/c^\circ\right)^3} = \frac{C_t/c^\circ}{(C_t/c^\circ)^3} = \frac{1}{(C_t/c^\circ)^2} = \frac{1}{(10^{-1})^2} = 10^2

Le terme logarithmique vaut donc :

\frac{0{,}06}{2}\,\log(10^2) = 0{,}06\text{ V}

Le potentiel sur la frontière s'écrit alors :

E_{\text{frontière}} = E^\circ(\text{I}_3^- / \text{I}^-) + 0{,}06\text{ V}

Par lecture graphique sur la Figure 3, la frontière horizontale entre B et C se situe précisément à :

E_{\text{frontière}} = 0{,}60\text{ V}

On en déduit la valeur du potentiel standard :

E^\circ(\text{I}_3^- / \text{I}^-) = E_{\text{frontière}} - 0{,}06\text{ V} = 0{,}60 - 0{,}06 = 0{,}54\text{ V}
\boxed{E^\circ(\text{I}_{3\text{ (aq)}}^- / \text{I}_{\text{(aq)}}^-) = 0{,}54\text{ V}}

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : verrerie de laboratoire, titrage volumétrique

Indiquer l'élément de verrerie à utiliser pour prélever 20,0 mL d'électrolyte, ainsi que celui à utiliser pour verser la solution titrante.

Voir la réponse courte

Pipette jaugée munie d'une pro-pipette pour le prélèvement exact de 20,0 mL, et burette graduée pour la solution titrante.

Voir le corrigé complet

Lors d'un dosage quantitatif, la précision sur les volumes est essentielle pour limiter les incertitudes de mesure :

  • Pour prélever précisément le volume V_0 = 20{,}0\text{ mL} d'électrolyte (solution titrée), on utilise une pipette jaugée de \mathbf{20{,}0\text{ mL}} (munie d'un dispositif d'aspiration de type poire à pipeter ou propipette).
  • Pour verser et mesurer de façon continue le volume de la solution titrante de thiosulfate de sodium, on utilise une burette graduée (généralement d'une contenance de 25\text{ mL}).
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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : réaction d'oxydoréduction, titrage iodométrique

Établir l'équation bilan modélisant la réaction de titrage.

Voir la réponse courte

Écriture de la réaction support de titrage du triiodure par le thiosulfate : \text{I}_3^- + 2\text{S}_2\text{O}_3^{2-} = 3\text{I}^- + \text{S}_4\text{O}_6^{2-}.

Voir le corrigé complet

Le titrage met en jeu les deux couples d'oxydoréduction suivants :

  • le couple du réactif titré : \mathrm{I}_{3\,(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^-,
  • le couple du réactif titrant : \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6\,(\mathrm{aq})}^{2-} / \mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-}.

Écrivons les demi-équations électroniques associées à chaque couple :

\begin{aligned} \text{Réduction de l'oxydant } \mathrm{I}_3^- : \quad & \mathrm{I}_{3\,(\mathrm{aq})}^- + 2\,\mathrm{e}^- = 3\,\mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^- \\ \text{Oxydation du réducteur } \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-} : \quad & 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-} = \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6\,(\mathrm{aq})}^{2-} + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

Les deux demi-équations mettent en jeu le même nombre d'électrons (n = 2). En les sommant membre à membre, on obtient l'équation-bilan de la réaction support de titrage :

\boxed{\mathrm{I}_{3\,(\mathrm{aq})}^- + 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-} = 3\,\mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6\,(\mathrm{aq})}^{2-}}

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : constante d'équilibre, potentiel standard

Calculer la valeur de sa constante thermodynamique d'équilibre et la commenter.

Voir la stratégie
  1. Relier la constante d'équilibre K^\circ aux potentiels standard des deux couples d'oxydoréduction mis en jeu, soit par l'égalité des potentiels rédox à l'équilibre, soit via l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ.
  2. Réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question précédente (E^\circ_1 = 0{,}54\text{ V}) et fournies dans l'énoncé (E^\circ_2 = 0{,}08\text{ V}).
  3. Commenter la valeur obtenue au regard des critères requis pour une réaction support de titrage.
Voir la réponse courte

Calcul de K^{\circ} = 10^{2\Delta E^{\circ}/0{,}059} ; la valeur très élevée (K^{\circ} \gg 10^4) confirme le caractère quantitatif du titrage.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre chimique, les potentiels d'oxydoréduction des deux couples sont égaux :

E_{\mathrm{eq}} = E^\circ(\mathrm{I}_3^-/\mathrm{I}^-) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{I}_3^-]_{\mathrm{eq}}}{[\mathrm{I}^-]_{\mathrm{eq}}^3}\right) = E^\circ(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}/\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}]_{\mathrm{eq}}}{[\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}]_{\mathrm{eq}}^2}\right)

En regroupant les termes logarithmiques, on fait apparaître la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ associée à la réaction de titrage où n = 2 électrons sont échangés :

\begin{aligned} E^\circ(\mathrm{I}_3^-/\mathrm{I}^-) - E^\circ(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}/\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}) &= \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{I}^-]_{\mathrm{eq}}^3\,[\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}]_{\mathrm{eq}}}{[\mathrm{I}_3^-]_{\mathrm{eq}}\,[\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}]_{\mathrm{eq}}^2}\right) = \frac{0{,}06}{2}\log K^\circ \end{aligned}

Il vient ainsi :

\log K^\circ = \frac{2}{0{,}06}\left(E^\circ(\mathrm{I}_3^-/\mathrm{I}^-) - E^\circ(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}/\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})\right)

D'après la question Q23, E^\circ(\mathrm{I}_3^-/\mathrm{I}^-) = 0{,}54\text{ V} et les données indiquent E^\circ(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}/\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}) = 0{,}08\text{ V}. On en déduit :

\begin{aligned} \log K^\circ &= \frac{2 \times (0{,}54 - 0{,}08)}{0{,}06} = \frac{2 \times 0{,}46}{0{,}06} = \frac{0{,}92}{0{,}06} = \frac{46}{3} \approx 15{,}33 \end{aligned}

Sachant que 10^{0{,}33} \approx 10^{0{,}30} \approx 2 :

\boxed{K^\circ = 10^{\frac{46}{3}} \approx 10^{15{,}3} \approx 2 \times 10^{15}}

Commentaire : La constante d'équilibre est largement supérieure à 10^4 (K^\circ \gg 1). La réaction de titrage est donc quantitative (quasi-totale), ce qui constitue une condition nécessaire pour une réaction support de titrage (avec la rapidité et l'unicité).

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : équivalence, titrage volumétrique

Déterminer la concentration en ions triiodure dans l'électrolyte.

Voir la stratégie
  1. Écrire la relation stœchiométrique à l'équivalence à partir de l'équation-bilan établie à la question Q25.
  2. Exprimer littéralement la concentration [\mathrm{I}_3^-] en fonction des données du titrage (c_2, V_{\text{eq}} et V_0).
  3. Réaliser l'application numérique avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Relation d'équivalence n(\text{I}_3^-) = n(\text{S}_2\text{O}_3^{2-})_E/2 pour calculer la concentration inconnue en ions triiodure.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction de titrage obtenue à la question Q25 :

\mathrm{I}_{3\,(\mathrm{aq})}^- + 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-} = 3\,\mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6\,(\mathrm{aq})}^{2-}

À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction, ce qui se traduit par :

\frac{n_0(\mathrm{I}_3^-)}{1} = \frac{n_{\text{versé}}(\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})}{2}

En exprimant les quantités de matière à l'aide des concentrations et des volumes :

[\mathrm{I}_3^-]\,V_0 = \frac{c_2\,V_{\text{eq}}}{2}

On en déduit l'expression littérale de la concentration en ions triiodure dans l'électrolyte :

\boxed{[\mathrm{I}_3^-] = \frac{c_2\,V_{\text{eq}}}{2\,V_0}}

Application numérique : Avec c_2 = 1{,}0 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V_{\text{eq}} = 8{,}1\text{ mL} et V_0 = 20{,}0\text{ mL} :

\begin{aligned} [\mathrm{I}_3^-] &= \frac{1{,}0 \times 10^{-1} \times 8{,}1}{2 \times 20{,}0} \\ &= \frac{0{,}81}{40{,}0} = 2{,}025 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs (imposés par la précision sur c_2 et V_{\text{eq}}) :

\boxed{[\mathrm{I}_3^-] \approx 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : condition de précipitation, produit de solubilité

En précisant le raisonnement, déterminer si le précipité est formé dès l'ajout de la première goutte. On précise que le volume d'une goutte vaut .

Voir la réponse courte

Calcul du quotient réactionnel ionique après ajout d'une goutte et comparaison à la constante de solubilité K_s pour conclure à la précipitation.

Voir le corrigé complet

Considérons l'équilibre hétérogène de dissolution du précipité d'iodure d'argent :

\mathrm{AgI}_{(\text{s})} = \mathrm{Ag}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{I}^-_{(\text{aq})}

associé à la constante thermodynamique d'équilibre (produit de solubilité) :

K_s = \left(\frac{[\mathrm{Ag}^+]_{\text{éq}}}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{I}^-]_{\text{éq}}}{c^\circ}\right) = 8{,}52 \times 10^{-17}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La condition d'apparition du premier grain de précipité dans la solution correspond au dépassement de la limite de saturation, c'est-à-dire :

Q_r = \frac{[\mathrm{Ag}^+]_{\text{virt}}}{c^\circ}\times\frac{[\mathrm{I}^-]_{\text{virt}}}{c^\circ} > K_s

où [\mathrm{Ag}^+]_{\text{virt}} et [\mathrm{I}^-]_{\text{virt}} désignent les concentrations virtuelles (avant toute précipitation éventuelle) dans le mélange après ajout d'une goutte de solution titrante.

Le volume total après versement d'une goutte de volume V_{\text{goutte}} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ mL} dans la prise d'essai de volume V'_0 = 10{,}0\text{ mL} est :

V_{\text{tot}} = V'_0 + V_{\text{goutte}} = 10{,}05\text{ mL} \approx V'_0

Les concentrations avant toute réaction s'écrivent :

\begin{aligned} [\mathrm{Ag}^+]_{\text{virt}} &= \frac{c_3 \, V_{\text{goutte}}}{V'_0 + V_{\text{goutte}}} \approx \frac{5{,}0 \times 10^{-1} \times 5{,}0 \times 10^{-2}}{10{,}0} = 2{,}5 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{I}^-]_{\text{virt}} &= \frac{[\mathrm{I}^-]_0 \, V'_0}{V'_0 + V_{\text{goutte}}} \approx 4{,}8 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

On en déduit la valeur du quotient réactionnel à cet instant :

Q_r = \frac{[\mathrm{Ag}^+]_{\text{virt}}}{c^\circ} \times \frac{[\mathrm{I}^-]_{\text{virt}}}{c^\circ} = (2{,}5 \times 10^{-3}) \times (4{,}8 \times 10^{-1}) = 1{,}2 \times 10^{-3}

On compare cette valeur au produit de solubilité de l'iodure d'argent :

Q_r = 1{,}2 \times 10^{-3} \gg K_s = 8{,}52 \times 10^{-17}

La condition de précipitation est très largement satisfaite dès la première goutte :

\boxed{\text{Le précipité de }\mathrm{AgI}_{(\text{s})}{ apparaît immédiatement dès l'ajout de la première goutte.}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Thermodynamique chimique et équilibres (17 % des questions, partie II), Diffusion thermique (14 %, partie 2) et Machines thermiques (13 %). Plus ponctuellement : Systèmes ouverts en écoulement, Cristallographie, Changements d'état du corps pur, Dynamique des fluides parfaits, Spectroscopies IR et RMN…

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2026 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 25 questions sur 58 (43 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q21 (partie III) à Q28 (partie III)) et la sous-partie II.2 (Q16 (partie II) à Q20 (partie II)). Avec les autres programmes de première année : 20 en MPSI, 28 en PCSI, 14 en MP2I, 16 en TSI1 et 27 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q8 (partie 1) (diagramme température-entropie), Q16 (partie 1) (débit massique), Q20 (partie 2) (rayon critique d'isolation), Q28 (partie 2) (bilan thermique), Q12 (partie II) (rupture d'équilibre) et Q28 (partie III) (condition de précipitation).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?

Questions de cours : Q1 (partie 1) (cycle ditherme), Q2 (partie 1) (théorème de carnot), Q5 (partie 1) (premier principe industriel), Q24 (partie 2) (théorème de bernoulli), Q27 (partie 2) (perte de charge régulière), Q1 (partie I) (électron de valence), Q6 (partie II) (constante d'équilibre), Q9 (partie II) (activité chimique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q9 (partie 1) (diagramme température-entropie), Q11 (partie 1) (théorème des moments), Q23 (partie 2) (conservation du débit), Q25 (partie 2) (effet venturi), Q28 (partie 2) (bilan thermique), Q16 (partie II) (maille cfc), Q18 (partie II) (masse volumique) et Q21 (partie III) (diagramme potentiel-ph).

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (47 sur 58), par exemple : Q1 (partie 1) à Q6 (partie 1), Q10 (partie 1) à Q15 (partie 1), Q17 (partie 2) à Q19 (partie 2), Q21 (partie 2) à Q25 (partie 2), Q27 (partie 2), Q29 (partie 2) à Q11 (partie II), Q13 (partie II), Q14 (partie II), Q16 (partie II) à Q21 (partie III) et Q23 (partie III) à Q27 (partie III). Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q26 (partie 2).

Le sujet Banque PT Physique B PT 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport de chimie décrit un sujet proche du cours avec de nombreuses questions très bien traitées, tandis que celui de thermodynamique juge le sujet long et l'ensemble des copies assez faible.

Que désigne la lettre q sur le diagramme T-s fourni ?

Le titre massique en vapeur : sur le diagramme (T, s) de l'eau exploité en Q8 (partie 1) à Q11 (partie 1), les courbes étiquetées q indiquent la fraction massique de vapeur (habituellement notée x), et non un transfert thermique massique.

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