Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2026
Procédé MESMA et cellules solaires à pigments photosensibles
- 58 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PTSI : 25 questions sur 58, parties III et II.2
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PTSI : 25 questions sur 58, partie III en entier. Autres questions faisables en PTSI
Autres premières années : MPSI 20 · PCSI 28 · MP2I 14 · TSI1 16 · BCPST1 27 questions.
Détail par partie
- Partie 1 : Description thermodynamique du cycle5/16En partie
- Partie 2 : Utilisation de l'oxygène liquide0/142e année
- Partie I : Autour du colorant2/5En partie
- Partie II : Autour de l'oxyde conducteur10/15En partie
- Partie III : Autour de l'électrolyte8/8Faisable
Le sujet en bref
Sujet moyen · Thermodynamique, Transformations chimiques, Diffusion et transferts thermiques · 13 incontournables · 32 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transversal de la Banque PT est scindé en deux épreuves complémentaires de deux heures chacune : une composante de physique appliquée aux systèmes énergétiques navals et une composante de chimie orientée vers les matériaux pour le photovoltaïque. La partie physique examine le système MESMA, technologie de propulsion anaérobie pour sous-marins conventionnels, en combinant l'analyse d'un cycle à vapeur de Rankine sur diagramme , le dimensionnement thermique d'une canalisation cryogénique de dioxygène liquide (rayon critique d'isolation) et la métrologie d'écoulement par tube de Venturi. La partie chimie explore la constitution d'une cellule solaire à colorant (cellule de Grätzel) à travers la spectroscopie d'absorption moléculaire, la thermodynamique d'équilibre de la transition rutile-anatase de , la cristallographie de l'oxyde et l'analyse électrochimique d'un électrolyte à base d'iode par diagramme et titrages. Il constitue un support d'entraînement très complet, balayant les incontournables du programme de deuxième année sans lourdeur calculatoire excessive.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Thermodynamique29 %
- Transformations chimiques17 %
- Diffusion et transferts thermiques14 %
- Solutions aqueuses et électrochimie14 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
13 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PTSI : 25 questions sur 58, parties III et II.2.
Où gagner des points
48 questions rapides et accessiblesAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : données en annexe, parties indépendantes
Données en annexe
Le document réponse 1 comportant le diagramme (T, s) de l'eau doit être complété et obligatoirement rendu avec la copie pour Q8 (partie 1) à Q11 (partie 1).
Parties indépendantes
L'épreuve associe deux volets de deux heures totalement indépendants (thermodynamique et chimie), dont les différentes parties peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
58 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
58 questionsPartie 1 : Description thermodynamique du cycle
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle ditherme, source thermique, diagramme de ravigneaux
Définir le système étudié dans le circuit secondaire puis identifier et dans le circuit et donner leurs signes. Représenter les différents échanges d'énergie sous la forme d'un schéma.
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Définir le fluide caloporteur circulant dans le circuit comme système fermé et appliquer la convention récepteur pour les transferts aux échangeurs.
Écrire la configuration électronique fondamentale des atomes pour dénombrer les électrons de la couche externe.
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Le fluide fermé reçoit Q_c > 0 à la chaudière et cède Q_f < 0 au condenseur ; schéma des transferts énergétiques.
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1. Définition du système fermé étudié
On choisit comme système fermé une masse m (ou une masse unité m = 1\text{ kg}) d'eau, fluide caloporteur, effectuant un cycle thermodynamique complet dans le circuit secondaire.
2. Identification et signes des transferts thermiques
Au cours d'un cycle, le fluide échange de l'énergie thermique avec deux sources :
Q_c est le transfert thermique reçu par le fluide au niveau du générateur de vapeur au contact de la source chaude (gaz de combustion de l'éthanol). Le fluide s'y échauffe et se vaporise, donc :
\boxed{Q_c > 0}Q_f est le transfert thermique échangé au niveau du condenseur au contact de la source froide (eau de mer). Le fluide s'y liquéfie en cédant de la chaleur, donc :
\boxed{Q_f < 0}
Le fluide fournit globalement du travail mécanique à l'extérieur (dans la turbine, déduction faite du travail consommé par la pompe), d'où un travail net reçu W < 0.
3. Schéma énergétique
En convention récepteur (tous les échanges sont comptés algébriquement du point de vue du fluide caloporteur) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : théorème de carnot, rendement de carnot
Donner, en la redémontrant, l'expression du rendement de Carnot associé à ce cycle.
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Associer le premier principe sur un cycle au second principe en régime réversible (\Delta S = 0).
Appliquer la règle de l'octet à chaque atome et attribuer la charge formelle négative à l'atome le plus électronégatif.
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Premier et second principes sur un cycle réversible pour établir le rendement de Carnot \eta_C = 1 - T_{fr}/T_{ch}.
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Considérons le fluide décrivant un cycle complet au sein de l'installation motrice réversible fonctionnant entre la source chaude à la température T_{ch} et la source froide à la température T_{fr}.
Le rendement thermique du moteur est défini par le rapport entre l'énergie utile fournie au milieu extérieur (le travail mécanique extrait -W) et l'énergie thermique coûteuse consommée (le transfert thermique reçu de la source chaude Q_c) :
Appliquons les deux principes de la thermodynamique au fluide sur un cycle :
Premier principe : l'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :
\Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 \implies -W = Q_c + Q_fOn en déduit l'expression générale du rendement :
\eta = 1 + \frac{Q_f}{Q_c}Second principe : l'entropie étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est également nulle :
\Delta S = \frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}} + S_{\text{créée}} = 0Pour un cycle de Carnot, les échanges thermiques sont réversibles avec les deux thermostats, ce qui implique S_{\text{créée}} = 0. Il vient alors l'égalité de Clausius-Carnot :
\frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}} = 0 \implies \frac{Q_f}{Q_c} = -\frac{T_{fr}}{T_{ch}}
En substituant ce rapport dans l'expression du rendement, on obtient le rendement de Carnot :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : rendement de carnot
Donner la valeur numérique approchée de ce rendement en prenant 500°C et 100°C, les deux températures extrêmes de l'eau dans le circuit secondaire.
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Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'évaluer le rendement de Carnot théorique.
Identifier la longueur d'onde du sommet du pic d'absorption situé dans la fenêtre spectrale 400\text{--}750\text{ nm}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique du rendement maximal de Carnot avec les températures en kelvins : \eta_C \approx 52\,\%.
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D'après la question Q2, le rendement de Carnot s'exprime par :
Les températures doivent être impérativement exprimées en kelvins :
En utilisant la donnée numérique fournie par l'énoncé \dfrac{373}{773} \approx 0{,}48 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : second principe, entropie créée
Établir l'expression du rendement réel de l'installation en fonction de , des températures et et de , l'entropie créée.
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Écrire l'inégalité de Clausius sous forme de bilan faisant apparaître explicitement l'entropie créée positive.
Relier la couleur perçue à la couleur complémentaire de celle qui subit une absorption maximale dans le spectre visible.
Voir la stratégieStratégie
Pour exprimer le rendement réel d'un moteur ditherme opérant sur un cycle fermé :
- On applique le premier principe de la thermodynamique sur un cycle pour relier le travail utile -W aux transferts thermiques Q_c et Q_f.
- On applique le second principe de la thermodynamique en introduisant l'entropie échangée et le terme de création d'entropie S_{\text{créée}}.
- On élimine le transfert thermique à la source froide Q_f pour injecter l'expression dans la définition du rendement \eta = -\frac{W}{Q_c}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de Q_f avec le premier et le second principes : \eta = \eta_C - T_{fr} S_{\text{créée}}/Q_c.
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Considérons le fluide décrivant un cycle de fonctionnement au sein du circuit secondaire :
D'après le premier principe de la thermodynamique, l'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle :
\Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 \implies -W = Q_c + Q_fD'après le second principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle :
\Delta S = S_e + S_{\text{créée}} = 0où les échanges thermiques s'effectuent avec les thermostats aux températures respectives T_{ch} et T_{fr} :
S_e = \frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}}Il vient alors :
\frac{Q_c}{T_{ch}} + \frac{Q_f}{T_{fr}} + S_{\text{créée}} = 0
En isolant le transfert thermique à la source froide Q_f :
Par définition, le rendement réel du cycle moteur s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, écoulement stationnaire
Rappeler l'expression du « premier principe industriel » en écoulement stationnaire en définissant rigoureusement le système étudié et en explicitant chaque terme. Que devient cette expression dans le circuit en négligeant l'effet de la pesanteur et la variation d'énergie cinétique ?
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Rappeler le bilan enthalpique massique \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p = w_u + q en régime stationnaire pour un fluide en écoulement.
Utiliser la relation de proportionnalité de Beer-Lambert A = k \cdot c et déterminer l'unité de k connaissant celle de la concentration.
Voir la stratégieStratégie
Pour énoncer le premier principe industriel :
- Définir le système fermé coïncident à deux instants voisins t et t+\mathrm{d}t traversant un volume de contrôle fixe à une entrée et une sortie en régime stationnaire.
- Écrire le bilan d'énergie mécanique et thermodynamique massique (ou en puissance) en explicitant chacun des termes.
- Appliquer les approximations proposées (énergie cinétique et potentielle de pesanteur négligées).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p = w_i + q ; en négligeant cinétique et pesanteur, \Delta h = w_i + q.
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1. Définition du système étudié
On considère un composant du circuit (volume de contrôle \mathcal{V}_c) à une entrée e et une sortie s, traversé en régime stationnaire par un fluide de débit massique D_m. Pour appliquer les lois de la thermodynamique, on définit un système fermé \Sigma constitué :
- à la date t : de la masse de fluide présente dans \mathcal{V}_c, augmentée de la masse \delta m = D_m\,\mathrm{d}t s'apprêtant à entrer ;
- à la date t+\mathrm{d}t : de la masse de fluide présente dans \mathcal{V}_c, augmentée de la même masse \delta m venant de sortir.
2. Expression générale du premier principe industriel
En appliquant le premier principe de la thermodynamique au système fermé \Sigma entre t et t+\mathrm{d}t, et en tenant compte du travail des forces de pression aux frontières (qui transforme l'énergie interne u en enthalpie h = u + P v), on obtient sous forme massique :
ou sous forme de puissances, en multipliant par le débit massique D_m :
où :
- h_e et h_s sont les enthalpies massiques respectivement en entrée et en sortie (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- c_e et c_s sont les vitesses macroscopiques moyennes d'écoulement du fluide (\mathrm{m\cdot s^{-1}}) ;
- z_e et z_s sont les altitudes d'entrée et de sortie dans le champ de pesanteur uniforme g (\mathrm{m}) ;
- w_u est le travail utile massique échangé avec les parties mobiles (aubes de la turbine, rotor de la pompe), hors forces de transvasement (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- q est le transfert thermique massique reçu par le fluide à travers les parois (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- \mathcal{P}_u = D_m\,w_u et \dot{Q} = D_m\,q sont respectivement la puissance utile et le flux thermique échangés (\mathrm{W}).
3. Expression simplifiée dans le circuit
En négligeant la variation d'énergie cinétique macroscopique (\Delta e_c \approx 0) et les variations d'énergie potentielle de pesanteur (\Delta e_p \approx 0), l'expression se réduit à :
Soit, en termes de puissances :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : équilibre liquide-vapeur, liquide sous-refroidi
Déterminer la température de l'eau dans l'état 2.
Voir l'indiceIndice
Considérer l'eau liquide comme un fluide incompressible et indilatable subissant une compression isentropique réversible.
Relier la constante d'équilibre à l'enthalpie libre standard de réaction via \Delta_r G^\circ = -RT \ln K_1^\circ = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ.
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- Identifier la nature de la transformation subie par le fluide entre l'état 1 et l'état 2 (compression dans la pompe).
- Modéliser l'eau liquide comme une phase condensée idéale (incompressible et indilatable) pour relier la variation d'entropie à la variation de température.
- Conclure sur la température T_2 à l'aide du caractère isentropique de la compression.
Voir la réponse courteRéponse courte
La compression par la pompe étant isentropique pour un liquide incompressible, la température varie très peu : T_2 \approx T_1.
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L'eau liquide subit une compression adiabatique et réversible (donc isentropique) dans la pompe de l'état 1 (P_1 = 1\text{ bar}, T_1 = 100^\circ\text{C}) à l'état 2 (P_2 = 50\text{ bar}).
En assimilant l'eau liquide à une phase condensée idéale, incompressible et indilatable (de capacité thermique massique c), l'identité thermodynamique s'écrit :
L'évolution étant isentropique (s_2 = s_1), il vient :
La température de l'eau dans l'état 2 est donc égale à celle de l'état 1 :
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme de clapeyron, cycle de rankine
Déterminer, en les justifiant, les pressions et ainsi que la température puis tracer l'allure du cycle dans un diagramme de Clapeyron .
Voir l'indiceIndice
Repérer les étapes isobares dans les échangeurs thermiques et l'état d'équilibre liquide-vapeur au condenseur pour identifier P_3, P_4 et T_4.
Appliquer la loi de Hess en combinant les enthalpies standard de formation des variétés allotropiques anatase et rutile.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les pressions P_3 et P_4 ainsi que la température T_4 à partir de la description du fonctionnement des différents organes (générateur de vapeur, condenseur) et des propriétés d'équilibre diphasique d'un corps pur.
- Construire l'allure du cycle dans le diagramme de Clapeyron (P, v) en positionnant la courbe de saturation (courbes d'ébullition et de rosée) et en détaillant chaque étape de l'écoulement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pression d'ébullition et de condensation isobares (P_3 = P_2, P_4 = P_1) puis tracé du cycle de Rankine dans (P, v).
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1. Détermination de P_3 :
Dans le générateur de vapeur, l'eau subit un échauffement et une vaporisation à pression constante (transformation isobare sans perte de charge). D'après le texte, l'eau entre à la pression P_2 = 50\text{ bar} et en ressort dans l'état 3 :
2. Détermination de P_4 :
Dans le condenseur, le mélange diphasique se liquéfie à pression constante pour ressortir sous forme de liquide saturé dans l'état 1 à la pression P_1 = 1\text{ bar}. La condensation étant isobare :
3. Détermination de T_4 :
L'état 4 est un mélange liquide-vapeur en équilibre sous la pression P_4 = 1\text{ bar}. D'après la règle des phases de Gibbs, la variance d'un corps pur sous deux phases en équilibre vaut V = 1 + 2 - 2 = 1 : la température d'équilibre est fixée de manière univoque par la pression de saturation, soit T_4 = T_{\text{sat}}(P_4).
Comme l'état 1 est du liquide saturé à la même pression P_1 = 1\text{ bar}, la température de saturation est T_1 = 100^\circ\text{C} :
4. Allure du cycle dans le diagramme de Clapeyron (P, v) :
Le cycle comprend quatre évolutions successives :
- 1 \to 2 : compression isentropique dans la pompe. L'eau étant un liquide quasi incompressible, le volume massique varie de façon négligeable (v_2 \approx v_1), ce qui correspond à un segment quasi vertical vers le haut.
- 2 \to 3 : échauffement isobare à P_2 = 50\text{ bar} dans le générateur de vapeur comprenant l'échauffement du liquide comprimé jusqu'à ébullition, la vaporisation totale le long du palier horizontal sous la cloche, puis la surchauffe de la vapeur sèche jusqu'à T_3 = 500^\circ\text{C}.
- 3 \to 4 : détente isentropique dans la turbine jusqu'à P_4 = 1\text{ bar}, traversant la courbe de rosée pour aboutir sous la cloche de saturation.
- 4 \to 1 : condensation totale isobare et isotherme à P_1 = 1\text{ bar} (palier horizontal sous la cloche) jusqu'à la courbe d'ébullition.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Machines thermiques
Notions : diagramme température-entropie, gaz parfait
On donne dans le document réponse 1 le diagramme de l'eau. Déterminer l'équation générale d'une isobare pour un gaz parfait dans ce type de diagramme puis discuter de l'allure des isenthalpes à entropie élevée.
Voir l'indiceIndice
Différentier l'entropie s(T,P) pour un gaz parfait et utiliser la première loi de Joule pour déduire la pente des isobares et la forme des isenthalpes.
Calculer la variation d'entropie standard et interpréter sa faible valeur au regard de l'organisation similaire de deux solides cristallins.
Voir la stratégieStratégie
- Pour l'isobare, appliquer l'identité thermodynamique exprimant la différentielle de l'entropie massique ds en variables (T, P) pour un gaz parfait, puis intégrer à pression constante.
- Pour les isenthalpes à entropie élevée, relier cette région du diagramme aux conditions où la vapeur d'eau se comporte comme un gaz parfait, et utiliser la deuxième loi de Joule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentielle de l'entropie massique T\mathrm{d}s = c_p \mathrm{d}T - v\mathrm{d}P pour l'isobare, puis discussion des isenthalpes T = \text{cste} en phase vapeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Équation générale d'une isobare pour un gaz parfait
Pour une masse unité de gaz parfait, la seconde identité thermodynamique s'écrit :
En appliquant la première loi de Joule sous forme massique (dh = c_p\,\mathrm{d}T, avec c_p la capacité thermique massique à pression constante supposée constante) et l'équation d'état du gaz parfait (v = \frac{rT}{P}, avec r = \frac{R}{M}), la différentielle de l'entropie massique devient :
Le long d'une isobare (\mathrm{d}P = 0), on a donc :
En intégrant entre un état de référence (T_0, s_0) et l'état (T, s) le long de l'isobare, on obtient :
En exprimant la température T (en ordonnée) en fonction de l'entropie massique s (en abscisse) :
Dans le diagramme (T, s), l'isobare est donc une courbe exponentielle croissante de pente :
2. Allure des isenthalpes à entropie élevée
À entropie massique élevée (partie droite du diagramme, correspondant à des pressions modérées ou faibles et à de la vapeur surchauffée), la vapeur d'eau se comporte de façon quasi idéale.
D'après la deuxième loi de Joule, l'enthalpie d'un gaz parfait ne dépend que de sa température :
Par conséquent, une ligne isenthalpe (h = \text{cste}, donc \mathrm{d}h = 0) est confondue avec une isotherme (T = \text{cste}).
Dans le diagramme (T, s), où la température T est portée sur l'axe des ordonnées :
Cette allure horizontale est clairement visible sur le diagramme du document réponse 1 pour les valeurs élevées d'entropie (s \gtrsim 7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}).
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme température-entropie, cycle de rankine
Placer, en le justifiant, les différents points 1 à 4 représentant les états correspondants ainsi que le cycle décrit par le fluide. On rappelle que le document réponse 1 doit être joint à la copie.
Voir l'indiceIndice
Exploiter l'isentropie de la compression dans la pompe et de la détente dans la turbine pour tracer des segments verticaux dans le plan (T,s).
Rappeler la définition thermodynamique de l'activité pour un corps pur dans sa propre phase solide condensée.
Voir la stratégieStratégie
Pour placer les quatre états dans le diagramme (T, s) et tracer le cycle :
- On utilise les grandeurs d'état de chaque point déterminées dans le texte et les questions précédentes (P, T, état physique, nature isentropique des évolutions dans la pompe et la turbine).
- On rappelle les propriétés géométriques remarquables dans un diagramme (T,s) : une détente ou compression isentropique est représentée par un segment vertical, un changement d'état liquide-vapeur pour un corps pur sous pression constante s'effectue à température constante et est représenté par un segment horizontal sous la cloche de saturation.
- On oriente le cycle dans le sens horaire puisqu'il s'agit d'un cycle moteur (\oint T\,\text{d}s = w_{\text{net}} < 0 cédé à l'extérieur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Placement des points 1 à 4 sur le diagramme (T, s) : pompage isentropique, chauffage isobare, détente isentropique, condensation isobare.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification du placement des points 1 à 4 :
- Point 1 (entrée de la pompe) : Le fluide est un liquide saturé sous la pression P_1 = 1\text{ bar} à T_1 = 100^\circ\text{C}. Il se situe donc exactement sur la courbe d'ébullition (branche gauche de la courbe de saturation) à l'ordonnée T_1 = 100^\circ\text{C}, ce qui correspond à l'abscisse s_1 = s_l(T_1) = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Point 2 (sortie de la pompe / entrée du générateur de vapeur) : La compression dans la pompe est adiabatique réversible, donc isentropique :
s_2 = s_1 = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}La pression de sortie est P_2 = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa}. Le liquide étant quasi-incompressible et indilatable, l'élévation de température est négligeable (T_2 \approx 100^\circ\text{C}, d'après Q6). Dans le diagramme (T, s), les isobares en phase liquide étant extrêmement resserrées le long de la courbe d'ébullition, le point 2 est quasiment confondu avec le point 1 (ou très légèrement au-dessus à la même abscisse s_2 = s_1).
- Point 3 (sortie du générateur de vapeur / entrée de la turbine) : Le fluide est sous forme de vapeur surchauffée (« vapeur sèche ») à la pression P_3 = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa} et à la température T_3 = 500^\circ\text{C}. Le point 3 se place donc à l'intersection de l'horizontale T = 500^\circ\text{C} et de l'isobare P = 5\text{ MPa} (notée « 5 » sur le réseau d'isobares du diagramme, dans le domaine de vapeur surchauffée à droite du dôme).
Point 4 (sortie de la turbine / entrée du condenseur) : La détente dans la turbine est adiabatique et réversible, donc isentropique :
s_4 = s_3Elle s'effectue jusqu'à la pression P_4 = 1\text{ bar} = 0{,}1\text{ MPa}, pour laquelle le fluide est un mélange liquide-vapeur diphasique à la température de saturation T_4 = 100^\circ\text{C} (d'après Q7). Le point 4 se situe donc sous la courbe de saturation, à l'intersection de l'horizontale T_4 = 100^\circ\text{C} (palier de condensation à 1\text{ bar}) et de la droite verticale issue de 3 (abscisse s_4 = s_3).
2. Tracé et allure du cycle :
- Évolution 1 \to 2 (pompe) : segment vertical ascendant quasi-ponctuel (compression isentropique de 1 à 50\text{ bar}).
Évolution 2 \to 3 (générateur de vapeur) : transformation isobare à P = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa}, comprenant :
- l'échauffement du liquide comprimé de 100^\circ\text{C} jusqu'à la température de vaporisation T_{\text{sat}}(50\text{ bar}) \approx 264^\circ\text{C} le long de la courbe de saturation ;
- la vaporisation complète isotherme et isobare le long du palier horizontal sous le dôme ;
- la surchauffe de la vapeur sèche le long de l'isobare 5\text{ MPa} jusqu'à T_3 = 500^\circ\text{C}.
- Évolution 3 \to 4 (turbine) : segment vertical descendant d'abscisse constante s = s_3 de T_3 = 500^\circ\text{C} à T_4 = 100^\circ\text{C} (détente isentropique).
- Évolution 4 \to 1 (condenseur) : segment horizontal vers la gauche à T = 100^\circ\text{C} (condensation complète à P = 1\text{ bar} jusqu'à l'état de liquide saturé 1).
Le cycle est fermé et parcouru dans le sens horaire, caractéristique d'un cycle moteur ditherme.
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Machines thermiques
Notions : titre en vapeur, diagramme température-entropie
Identifier l'état dans lequel se trouve le fluide aux points 2 et 3 et déterminer graphiquement les valeurs encore manquantes dans le tableau figurant sur le document réponse.
Voir l'indiceIndice
Déterminer la nature diphasique ou monophasique des états 2 et 3 et lire les grandeurs associées aux intersections des courbes du diagramme.
Calculer le quotient réactionnel initial à partir des activités des deux phases et le comparer à la valeur de K_1^\circ.
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre à cette question :
- Identifier la phase du fluide aux points 2 et 3 en comparant la température et la pression aux conditions de saturation ou en observant leur position par rapport à la courbe de saturation (dôme de Clapeyron) sur le diagramme (T,s).
- Utiliser le caractère isentropique des évolutions 1 \to 2 et 3 \to 4 pour relier les entropies (s_2 = s_1 et s_4 = s_3).
- Effectuer les lectures graphiques sur le document réponse pour l'état 3 (intersection de T_3 = 500\,^\circ\text{C} et de l'isobare P_3 = 5\text{ MPa} = 50\text{ bar}) afin d'en déduire h_3 et s_3, puis compléter le tableau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du liquide comprimé en 2 et de la vapeur surchauffée en 3, puis lecture des enthalpies et entropies manquantes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nature de l'état du fluide aux points 2 et 3
- État 2 : à la sortie de la pompe, l'eau est à la température T_2 \approx 100\,^\circ\text{C} et sous une pression P_2 = 50\text{ bar}. Comme la pression de vapeur saturante à 100\,^\circ\text{C} est P_{\text{sat}}(100\,^\circ\text{C}) = 1\text{ bar} < P_2, le fluide se situe à gauche de la courbe d'ébullition : il se trouve sous forme de liquide comprimé (ou liquide sous-refroidi).
- État 3 : à la pression P_3 = 50\text{ bar} = 5\text{ MPa}, la température de changement d'état (environ 264\,^\circ\text{C}) est très inférieure à T_3 = 500\,^\circ\text{C}. Le point 3 se situe donc nettement à droite de la courbe de rosée : le fluide se trouve sous forme de vapeur surchauffée.
2. Détermination graphique des grandeurs manquantes
État 1 : liquide saturé à T_1 = 100\,^\circ\text{C} et P_1 = 1\text{ bar}. D'après les données fournies et la lecture sur la courbe d'ébullition :
s_1 = s_l(T_1) = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}État 2 : la compression dans la pompe est adiabatique réversible, donc isentropique :
s_2 = s_1 = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}De plus, pour un liquide incompressible, \Delta h_{1\to 2} \approx v_l (P_2 - P_1) \approx 10^{-3} \times 49 \times 10^5 \times 10^{-3} \approx 5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, ce qui est négligeable devant h_1. Sur le diagramme (T,s), les points 1 et 2 sont quasi-confondus, d'où :
h_2 \approx h_1 = 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}État 3 : situé à l'intersection de l'horizontale T_3 = 500\,^\circ\text{C} et de l'isobare P_3 = 5\text{ MPa} (50\text{ bar}) :
Sur l'axe des abscisses, on lit :
s_3 \approx 7{,}0\text{ à }7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}En suivant les courbes isenthalpiques (légèrement inclinées dans cette zone, comprises entre les lignes 3\,400 et 3\,500\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}), on lit :
h_3 \approx 3\,440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
État 4 : la détente dans la turbine étant supposée adiabatique réversible, elle est isentropique :
s_4 = s_3 \approx 7{,}0\text{ à }7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
3. Tableau récapitulatif du document réponse complété
| Grandeur / État | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|
| Pression (bar) | 1 | 50 | 50 | 1 |
| Température (^\circ\text{C}) | 100 | 100 | 500 | 100 |
| Enthalpie massique (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) | 440 | 440 | 3 440 | 2 550 |
| Entropie massique (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) | 1,3 | 1,3 | 7,0 à 7,1 | 7,0 à 7,1 |
| État | Liquide saturé | Liquide comprimé | Vapeur surchauffée | Mélange liquide-vapeur |
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : théorème des moments, titre en vapeur
Exprimer l'entropie massique en fonction du titre en vapeur et des entropies massiques et . En déduire le titre massique en vapeur à la sortie de la turbine. Faire l'application numérique. Comparer avec la lecture graphique directe.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la règle des moments (ou du levier) reliant l'entropie massique globale au titre en vapeur x.
Justifier que tant que les deux phases solides coexistent, les activités des constituants restent invariables et égales à l'unité.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'entropie massique d'un mélange diphasique liquide-vapeur comme la moyenne barycentrique pondérée par le titre en vapeur x.
- Isoler le titre massique en vapeur x_4 à la sortie de la turbine en utilisant l'égalité s_4 = s_3 issue de la détente isentropique.
- Effectuer l'application numérique en faisant le lien avec l'indication de calcul \frac{5{,}8}{6{,}3} \approx 0{,}92 fournie dans les données.
- Confronter la valeur calculée à la lecture directe des courbes d'isotitre q sur le diagramme (T,s).
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation barycentrique s = x s_v + (1-x) s_l permettant d'isoler le titre massique en vapeur x_4, puis comparaison avec le graphe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression de l'entropie massique du mélange :
L'entropie étant une grandeur extensive, l'entropie massique s(T) d'un mélange liquide-vapeur au titre massique en vapeur x s'écrit comme la moyenne pondérée des entropies massiques du liquide saturé s_l(T) et de la vapeur saturante sèche s_v(T) à la même température :
Soit, en factorisant par x :
2. Expression du titre massique en vapeur en sortie de turbine :
À la sortie de la turbine (état 4), le fluide est à la température T_4 = T_1 = 100\,^\circ\text{C}. On en déduit l'expression de x_4 :
3. Application numérique :
La détente dans la turbine étant adiabatique et réversible (isentropique), on a s_4 = s_3 \approx 7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} d'après la lecture graphique de la question Q10.
Avec les données de l'énoncé s_l(T_1) = 1{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et s_v(T_1) = 7{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, le numérateur vaut :
L'énoncé fournit l'aide au calcul \frac{5{,}8}{6{,}3} \approx 0{,}92 (provenant d'un dénominateur légèrement différent selon le tracé retenu par le concepteur, alors que 7{,}3 - 1{,}3 = 6{,}0 donnerait \frac{5{,}8}{6{,}0} \approx 0{,}97). En adoptant l'aide numérique de l'énoncé :
4. Comparaison avec la lecture graphique directe :
Sur le diagramme (T,s) du document réponse 1, les courbes en tirets indexées par q représentent les courbes d'égal titre en vapeur (noté q ou x).
Au point 4, situé sur l'isotherme T_4 = 100\,^\circ\text{C} et pour s_4 \approx 7{,}1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, le point se positionne juste à droite de la courbe q = 0{,}90, à une valeur comprise entre 0{,}92 et 0{,}95.
La valeur calculée x_4 \approx 0{,}92 est donc en excellent accord avec la lecture graphique directe sur le diagramme.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, enthalpie
Exprimer puis calculer le transfert thermique massique reçu par le fluide dans le générateur de vapeur puis déterminer de même le transfert thermique massique reçu dans le condenseur. Commenter les signes obtenus.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel aux échangeurs thermiques dépourvus de pièces mobiles (w_u = 0).
Déterminer le réactif limitant pour une évolution totale imposée par l'absence d'équilibre thermodynamique initial.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en écoulement stationnaire (établi en Q5) à chaque échangeur thermique (générateur de vapeur et condenseur).
- Exploiter l'absence de parties mobiles dans ces échangeurs pour annuler le travail utile (w_u = 0) et exprimer les transferts thermiques massiques en fonction des enthalpies massiques.
- Effectuer les applications numériques avec les valeurs d'enthalpies massiques issues de l'énoncé et de la question Q10, puis commenter le sens des échanges énergétiques via le signe de chaque grandeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe industriel aux échangeurs isobares : q_c = h_3 - h_2 > 0 et q_f = h_1 - h_4 < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le premier principe en régime stationnaire appliqué à un écoulement sans variation d'énergies cinétique et potentielle de pesanteur (question Q5) :
1. Transfert thermique massique dans le générateur de vapeur (2 \to 3) :
Le générateur de vapeur ne comporte aucune pièce mobile, le travail utile échangé est donc nul : w_{u,\text{GV}} = 0. On a ainsi :
D'après le tableau de l'énoncé et la lecture de la question Q10, h_2 \approx 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_3 \approx 3440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
2. Transfert thermique massique dans le condenseur (4 \to 1) :
De même, le condenseur est un échangeur fixe sans partie mobile, donc w_{u,\text{cond}} = 0. Il vient :
Avec h_1 = 440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_4 = 2550\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
Commentaire sur les signes :
- q_{\text{GV}} > 0 : le fluide caloporteur reçoit de la chaleur de la part de la source chaude (les gaz issus de la combustion éthanol/dioxygène).
- q_{\text{cond}} < 0 : le fluide caloporteur cède de la chaleur à la source froide (l'eau de mer).
Ces signes sont caractéristiques d'un cycle moteur ditherme.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : travail indiqué, turbine
En déduire le travail massique reçu par le fluide au cours du cycle. Déterminer le travail massique reçu dans la turbine. Pourquoi est-il différent du travail massique total reçu par le fluide au cours du cycle ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser la propriété de fonction d'état de l'enthalpie sur le cycle complet (w_{\text{cycle}} + q_{\text{cycle}} = 0) et comparer aux échanges de la turbine.
Identifier la condition mathématique nécessaire sur la constante thermodynamique pour qu'un équilibre physico-chimique soit possible avec Q_r = 1.
Voir la stratégieStratégie
- Pour le travail massique total sur le cycle, appliquer le premier principe de la thermodynamique à une masse unité de fluide décrivant un cycle complet (\Delta h_{\text{cycle}} = 0).
- Pour la turbine, utiliser le premier principe industriel sachant que la détente y est adiabatique (q_{\text{turb}} = 0).
- Comparer les deux expressions en identifiant l'autre organe du circuit où a lieu un échange de travail mécanique (la pompe).
Voir la réponse courteRéponse courte
Travail net du cycle w = -(q_c + q_f) ; travail turbine w_{\text{turb}} = h_4 - h_3 différent car la pompe consomme un travail w_{\text{pompe}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Travail massique reçu par le fluide au cours du cycle
Pour une masse unité de fluide parcourant l'ensemble du cycle fermé, l'enthalpie étant une fonction d'état, on a \Delta h_{\text{cycle}} = 0. D'après le premier principe industriel établi à la question Q5 :
Les échanges thermiques n'ayant lieu que dans le générateur de vapeur et le condenseur :
Avec les valeurs obtenues à la question Q12 (q_{\text{GV}} \approx 3000\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et q_{\text{cond}} = -2110\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :
Le signe négatif confirme que le cycle est moteur : le fluide cède globalement du travail au milieu extérieur.
2. Travail massique reçu dans la turbine
La détente dans la turbine (état 3 \to 4) est adiabatique (q_{\text{turb}} = 0). Le premier principe industriel appliqué à la turbine donne :
Avec h_4 = 2550\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_3 \approx 3440\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
3. Différence entre w_{\text{turb}} et w_{\text{cycle}}
Au cours du cycle, le fluide échange du travail mécanique avec deux composants :
- la turbine, qui extrait du travail mécanique au fluide (w_{\text{turb}} < 0) ;
- la pompe d'alimentation, qui fournit du travail mécanique au fluide pour élever sa pression de P_1 = 1\text{ bar} à P_2 = 50\text{ bar} (w_{\text{pompe}} > 0).
Le travail massique total sur le cycle s'écrit donc :
Le travail massique de pompage vaut w_{\text{pompe}} = h_2 - h_1 \approx v_l (P_2 - P_1). Pour de l'eau liquide (v_l \approx 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}), on a :
Ce terme étant positif, on a en toute rigueur \lvert w_{\text{cycle}}\rvert < \lvert w_{\text{turb}}\rvert. Cependant, comme w_{\text{pompe}} \ll \lvert w_{\text{turb}}\rvert, il est négligeable devant le travail de la turbine, ce qui explique qu'avec les arrondis de lecture graphique, les deux valeurs numériques coïncident.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur
Notions : érosion, turbine à vapeur
Dans quel état se trouve le fluide à la fin de la détente dans la turbine ? Pourquoi est-ce un inconvénient pour les parties mobiles de la machine ?
Voir l'indiceIndice
Identifier la présence d'eau liquide sous forme de gouttelettes en suspension et relier cela à l'usure mécanique des aubes mobiles.
Énoncer la loi de Van 't Hoff reliant la dérivée de \ln K^\circ à l'enthalpie standard de réaction et exploiter son signe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le fluide sort diphasé avec des gouttelettes liquides en suspension qui érodent et endommagent mécaniquement les aubes de la turbine.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la sortie de la détente dans la turbine (état 4), le fluide se trouve sous forme d'un mélange diphasique liquide-vapeur (aussi appelé vapeur humide), caractérisé par un titre massique en vapeur :
Le fluide comporte donc une fraction massique d'environ 8\,\% d'eau sous forme liquide, dispersée sous forme de fines gouttelettes.
La présence de ces gouttelettes liquides représente un inconvénient majeur pour les parties mobiles de la machine (notamment les ailettes de la turbine) :
- Érosion et usure mécanique : le fluide traverse les étages de la turbine à des vitesses très élevées (plusieurs centaines de mètres par seconde). L'impact répété des gouttelettes d'eau liquide sur les aubes mobiles provoque un phénomène de martèlement et d'érosion de choc (piqûres, dégradation du profil aérodynamique) ;
- Baisse de rendement et risque d'endommagement : cette dégradation des aubes entraîne des pertes aérodynamiques, un risque de balourd ou de rupture mécanique à long terme.
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : rendement thermodynamique, cycle de rankine
Définir puis calculer le rendement thermodynamique du cycle. On arrondira le résultat au dixième. Le comparer au rendement de Carnot calculé à la question 3.
Voir l'indiceIndice
Définir le rendement par le ratio entre la puissance mécanique nette extraite et le transfert thermique absorbé au générateur de vapeur.
Déduire de la loi de déplacement de l'équilibre le sens de variation de la température favorable à la formation d'anatase.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rendement thermodynamique \eta = |w|/q_c et comparaison avec le rendement maximal théorique de Carnot \eta_C.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rendement thermodynamique \eta d'un moteur thermique cyclique est le rapport entre l'énergie mécanique utile fournie au milieu extérieur et l'énergie thermique coûteuse reçue de la source chaude (au générateur de vapeur) :
D'après les résultats des questions Q12 et Q13 :
On effectue l'application numérique :
En arrondissant au dixième conformément à la consigne :
Comparaison avec le rendement de Carnot :
À la question Q3, le rendement maximal de Carnot calculé entre les deux températures extrêmes T_{\text{fr}} = 373\text{ K} (100^\circ\text{C}) et T_{\text{ch}} = 773\text{ K} (500^\circ\text{C}) vaut :
On constate bien que \eta < \eta_C.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : débit massique, bilan de puissance
Le sous-marin développe, pour la propulsion, une puissance motrice . Le rendement de l'alternateur est de l'ordre de 95 En supposant que 80
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance mécanique de propulsion à la puissance développée par la turbine via les rendements électrique et de propulsion.
Représenter les anions oxyde aux nœuds d'un réseau cubique à faces centrées et insérer les cations nickel dans la totalité des sites octaédriques.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la chaîne de puissance allant de la détente dans la turbine jusqu'à la puissance mécanique de propulsion.
- Relier la puissance fournie par la turbine au débit massique D_m d'eau et au travail massique fourni par la turbine |w_{\text{turb}}| (déterminé à la question Q13).
- Effectuer l'application numérique approchée, compte tenu de l'interdiction de la calculatrice.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance mécanique fournie à la turbine déduite des rendements, d'où le débit massique D_m = P_{\text{turb}}/|w_{\text{turb}}|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la puissance électrique totale produite par l'alternateur, notée \mathcal{P}_{\text{élec}}, est convertie pour 80\,\% de sa valeur en puissance motrice de propulsion \mathcal{P}_{\text{méca}} = 200\text{ kW} :
L'alternateur est entraîné par la turbine avec un rendement \eta_{\text{alt}} = 0{,}95. La puissance mécanique fournie par la turbine à l'arbre, \mathcal{P}_{\text{turb}}, vérifie donc :
En régime permanent, la puissance mécanique développée par la turbine s'exprime en fonction du débit massique D_m et de la valeur absolue du travail massique fourni par le fluide dans la turbine |w_{\text{turb}}| (d'après Q13, |w_{\text{turb}}| = h_3 - h_4 \approx 890\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :
On en déduit l'expression du débit massique de l'eau :
Calcul numérique approché :
Résultat
Partie 2 : Utilisation de l'oxygène liquide
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, conduction cylindrique
On donne l'expression de la résistance thermique de la conduite en matériau spécifique :
Vérifier l'homogénéité de cette expression et vérifier la pertinence de cette expression en étudiant l'influence des paramètres , et . En déduire l'expression de la résistance thermique de l'isolant.
Voir l'indiceIndice
Vérifier les dimensions en exploitant la loi de Fourier et adapter les rayons intérieur et extérieur pour la couche isolante additionnelle.
Comptabiliser les contributions respectives des ions situés aux sommets, faces, arêtes et centre de la maille élémentaire.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de la résistance thermique (R_{th} = \Delta T / \Phi) pour identifier sa dimension, puis vérifier la cohérence dimensionnelle de la formule à partir de l'unité de la conductivité thermique.
- Analyser les variations physiques attendues de la résistance thermique avec la conductivité, la longueur du cylindre et l'épaisseur de la paroi (comportement aux limites).
- Appliquer par analogie géométrique la formule de la résistance thermique cylindrique à la couche d'isolant de rayons interne r_2 et externe r_2+e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse dimensionnelle de R_{th1}, vérification des limites physiques puis transposition géométrique pour la résistance de l'isolant R_{th2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Vérification de l'homogénéité
Par analogie avec la loi d'Ohm, la résistance thermique de conduction est définie par la relation :
où \Delta T est un écart de température et \Phi le flux thermique (puissance thermique). On a donc :
D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique s'écrit \vec{\jmath}_{th} = -\lambda_a\,\vec{\nabla}T, ce qui donne pour la dimension de la conductivité thermique :
Dans l'expression proposée :
- Le terme \ln(r_2/r_1) est adimensionné car r_2/r_1 est un rapport de deux longueurs ;
Le produit \lambda_a L a pour dimension :
[\lambda_a L] = (\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}})\cdot \mathrm{m} = \mathrm{W\cdot K^{-1}}
Par conséquent, la dimension du dénominateur conduit à :
L'expression de R_{th1} est donc bien homogène à une résistance thermique.
2. Pertinence physique de l'expression
- Influence de \lambda_a : R_{th1} est inversement proportionnelle à \lambda_a. Plus le matériau est bon conducteur thermique (\lambda_a élevé), plus la résistance au passage de la chaleur est faible, ce qui est parfaitement cohérent.
- Influence de L : R_{th1} est inversement proportionnelle à L. Plus la conduite est longue, plus la surface latérale d'échange (2\pi r L) est grande, ce qui favorise le transfert thermique global et diminue la résistance thermique.
- Influence du rapport r_2/r_1 : pour un rayon interne r_1 fixé, une augmentation de r_2 correspond à une augmentation de l'épaisseur de la paroi e_a = r_2 - r_1. La fonction logarithme étant strictement croissante, R_{th1} augmente avec l'épaisseur de matière à traverser. De plus, si l'épaisseur devient nulle (r_2 \to r_1), \ln(r_2/r_1) \to 0 et la résistance thermique s'annule, ce qui est attendu.
3. Expression de la résistance thermique de l'isolant
L'isolant est un manchon cylindrique coaxial de même longueur L, de conductivité thermique \lambda_i, de rayon interne r_2 et de rayon externe r_2 + e. Par transposition directe des grandeurs géométriques et matérielles dans la formule précédente :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, loi de newton
On note le coefficient de convection entre l'isolant et l'air extérieur. En utilisant la loi de Newton, fournie dans les données, déterminer la résistance thermique de convection. En déduire l'expression la résistance thermique totale équivalente, notée , de la conduite ainsi isolée.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux convectif à la surface externe S = 2\pi(r_2+e)L et sommer les résistances thermiques disposées en série.
Exprimer la masse volumique théorique en divisant la masse de quatre motifs \mathrm{NiO} par le volume de la maille a^3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résistance de convection externe R_{\text{conv}} = 1/(h_{\text{ext}} S_{\text{ext}}) puis sommation en série des résistances pour obtenir R_{th\text{-}eq}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données de l'énoncé, la loi de Newton modélisant le transfert convectif à la surface extérieure de l'isolant s'écrit :
où \Phi est le flux thermique traversant la surface de contact S, T_s est la température de la paroi externe de l'isolant et T_{\text{ext}} la température de l'air extérieur.
Par définition, la résistance thermique associée à ce transfert s'exprime par le rapport de l'écart de température au flux thermique :
La surface externe de l'isolant cylindrique de rayon externe r_2 + e et de longueur L vaut :
On en déduit l'expression de la résistance thermique de convection :
En régime stationnaire et sans source volumique d'énergie, le flux thermique radial \Phi se conserve à travers les différentes couches successives. De plus, les transferts par convection à l'intérieur de la conduite étant négligés, les trois résistances thermiques traversées par le flux sont disposées en série :
- la conduction à travers la paroi de la conduite : R_{th1} = \dfrac{\ln(r_2/r_1)}{2\pi \lambda_a L} ;
- la conduction à travers la couche d'isolant : R_{th2} = \dfrac{\ln\left(1 + \dfrac{e}{r_2}\right)}{2\pi \lambda_i L} ;
- la convection externe avec l'air ambiant : R_{\text{conv}} = \dfrac{1}{2\pi h_{\text{ext}} (r_2 + e) L}.
La résistance thermique équivalente R_{th-eq} s'obtient donc par sommation de ces résistances en série :
Soit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : flux thermique, résistance thermique
Exprimer alors littéralement le flux thermique en utilisant les données fournies.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation générale du transfert thermique stationnaire unidimensionnel \Phi = \Delta\theta / R_{\text{th-eq}}.
Exprimer la tangence anion-cation le long d'une arête du réseau cubique pour relier a aux rayons ioniques R_+ et R_-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du flux thermique conducto-convectif stationnaire à travers la paroi composite : \Phi = (\theta_e - \theta_i)/R_{th\text{-}eq}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par analogie électrocinétique (loi d'Ohm thermique appliquée en régime stationnaire), le flux thermique \Phi s'exprime comme le rapport d'une différence de température par la résistance thermique globale de l'association en série.
Puisque les transferts conducto-convectifs à l'intérieur de la conduite sont négligés, la paroi interne du tube (en r = r_1) est à la température du fluide \theta_i. L'air extérieur est à la température \theta_e.
En orientant le flux thermique de l'extérieur vers l'intérieur (sens spontané du transfert thermique de la source chaude à \theta_e = 20^\circ\text{C} vers la source froide à \theta_i = -185^\circ\text{C}, qui constitue l'apport thermique parasite vers le cryofluide) :
En remplaçant la résistance thermique équivalente R_{th-eq} par l'expression établie à la question Q18 :
Remarque : si l'on choisit conventionnellement une normale orientée vers l'extérieur (selon le vecteur unitaire radial \vec{u}_r), le flux sortant s'écrit de façon algébrique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : rayon critique d'isolation, résistance thermique
Étudier les variations de en fonction de . On distinguera les deux cas et où :
Voir l'indiceIndice
Dériver la résistance équivalente par rapport à l'épaisseur e et étudier l'existence d'un extremum lié au rayon critique r_c = \lambda_i / h_{\text{ext}}.
Dénombrer les plus proches voisins de polarité opposée entourant un site octaédrique au sein du réseau de type halite.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer R_{\text{th-eq}} comme fonction de l'épaisseur d'isolant e à partir de l'expression établie à la question Q18.
- Dériver R_{\text{th-eq}}(e) par rapport à e pour étudier son signe.
- Mettre en évidence le rayon critique r_c = \frac{\lambda_i}{h_{\text{ext}}} et le paramètre adimensionné \alpha = \frac{h_{\text{ext}} r_2}{\lambda_i} = \frac{r_2}{r_c} pour distinguer les comportements selon que \alpha > 1 ou \alpha < 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivée de R_{th\text{-}eq}(e) pour étudier l'existence d'un extremum selon la valeur du paramètre sans dimension \alpha = h_{\text{ext}} r_2/\lambda_i.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q18, la résistance thermique équivalente totale s'écrit :
Dérivons cette expression par rapport à l'épaisseur e \ge 0 de l'isolant :
En introduisant le rayon critique r_c = \frac{\lambda_i}{h_{\text{ext}}}, le paramètre \alpha s'écrit :
Le terme entre crochets devient alors :
Comme le préfacteur \frac{1}{2\pi\lambda_i L (r_2+e)^2} est strictement positif pour tout e \ge 0, le signe de la dérivée est celui de (r_2+e) - r_c.
Cas 1 : \alpha > 1 (soit r_2 > r_c) Pour tout e > 0 :
La résistance thermique équivalente R_{\text{th-eq}} est donc strictement croissante en fonction de e sur [0, +\infty[. Elle est minimale en l'absence d'isolant (e = 0) et tend vers +\infty lorsque e \to +\infty.
Cas 2 : \alpha < 1 (soit r_2 < r_c) Dans ce cas, 1 - \frac{1}{\alpha} < 0. La dérivée s'annule en une valeur d'épaisseur critique strictement positive :
- Pour 0 \le e < e_c : \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} < 0, donc R_{\text{th-eq}} est strictement décroissante ;
- Pour e = e_c : \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} = 0, R_{\text{th-eq}} atteint un minimum strict ;
- Pour e > e_c : \frac{\mathrm{d}R_{\text{th-eq}}}{\mathrm{d}e} > 0, donc R_{\text{th-eq}} est strictement croissante et tend vers +\infty lorsque e \to +\infty.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : rayon critique d'isolation, isolation thermique
Discuter de l'utilité de l'isolant suivant les valeurs de .
Voir l'indiceIndice
Comparer le rayon extérieur initial r_2 au rayon critique d'isolation pour statuer sur l'intérêt thermique de l'isolant.
Classer les trois dérivés de l'iode selon leur degré d'oxydation croissant de bas en haut dans le diagramme potentiel-\mathrm{pH}.
Voir la stratégieStratégie
Pour que l'isolant remplisse son rôle, il doit limiter les transferts thermiques vers le dioxygène liquide (qui se trouve à -185\text{ }^\circ\text{C}), ce qui impose d'avoir une résistance thermique équivalente supérieure à celle de la conduite nue :
On utilise l'étude des variations de R_{th-eq}(e) menée à la question Q20 en fonction de la valeur de \alpha = \dfrac{h_{\text{ext}} r_2}{\lambda_i} = \dfrac{r_2}{r_c}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour \alpha > 1, ajouter de l'isolant augmente les pertes thermiques tant que r_3 < r_c ; l'isolant n'est efficace que si \alpha \le 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'objectif est d'isoler la conduite, c'est-à-dire de minimiser le flux thermique entrant \Phi = \dfrac{\theta_e - \theta_i}{R_{th-eq}}, ce qui revient à augmenter la résistance thermique globale R_{th-eq} par rapport à celle du tube nu (e=0).
Cas \alpha > 1 (r_2 > r_c = \lambda_i / h_{\text{ext}}) : D'après la question Q20, la fonction R_{th-eq}(e) est strictement croissante sur [0, +\infty[.
\forall e > 0, \quad R_{th-eq}(e) > R_{th-eq}(0)L'ajout d'isolant, quelle que soit son épaisseur e, augmente systématiquement la résistance thermique et diminue les pertes thermiques. L'isolant est donc toujours utile et efficace.
Cas \alpha < 1 (r_2 < r_c = \lambda_i / h_{\text{ext}}) : La fonction R_{th-eq}(e) est d'abord décroissante pour e \in [0, e_c], atteignant un minimum en e_c = r_c - r_2, puis croissante pour e > e_c.
- Pour 0 < e \le e_c, on a R_{th-eq}(e) < R_{th-eq}(0) : l'ajout d'isolant diminue la résistance globale et augmente le flux thermique entrant (l'isolant agit comme une ailette de refroidissement en augmentant la surface d'échange par convection plus qu'il n'isole par conduction). L'isolant est alors contre-productif.
- Pour que l'isolation devienne bénéfique (R_{th-eq}(e) > R_{th-eq}(0)), il faut obligatoirement choisir une épaisseur strictement supérieure à une épaisseur seuil e^* > e_c. L'isolant n'est donc utile que si son épaisseur est suffisamment importante.
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : cryogénie, transition de phase
Quels peuvent être les autres effets à surveiller de la circulation de l'oxygène liquide dans la conduite ?
Voir l'indiceIndice
Penser aux phénomènes de vaporisation prématurée du liquide cryogénique (cavitation, montées en pression) et aux contraintes mécaniques.
Écrire la demi-équation redox entre \mathrm{IO_3^-} et \mathrm{I^-} et appliquer la loi de Nernst pour en déduire la pente \partial E / \partial\mathrm{pH}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Surveillance des risques d'ébullition (surpression), de formation de bouchon solide et de condensation d'humidité sur la paroi extérieure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La circulation de dioxygène liquide à très basse température (\theta_i = -185\text{ }^\circ\text{C}) dans un espace confiné impose la surveillance de plusieurs phénomènes physiques et sécuritaires :
- Vaporisation prématurée et écoulement diphasique : Le dioxygène liquide étant proche de sa température d'ébullition (T_{\text{éb}} \approx -183\text{ }^\circ\text{C} à pression atmosphérique), toute entrée thermique parasite ou dépressurisation locale risque d'engendrer une vaporisation partielle. L'apparition de bulles de gaz conduit à un écoulement diphasique, source d'instabilités de débit, de cavitation dans les pompes ou d'à-coups de pression (« coups de bélier »).
- Surpressions par confinement thermique : En cas d'isolement d'un tronçon de conduite (fermeture de vannes), l'apport thermique extérieur provoque la vaporisation du liquide. En raison du très grand rapport d'expansion volumique liquide-vapeur (de l'ordre de 800), cela engendre une montée en pression destructrice, d'où la nécessité de purges ou soupapes de sécurité.
- Contraintes thermomécaniques et tenue des matériaux : Le gradient thermique sévère entre l'intérieur (-185\text{ }^\circ\text{C}) et l'extérieur (20\text{ }^\circ\text{C}) induit une forte contraction thermique et des contraintes mécaniques aux liaisons et soudures. De plus, à température cryogénique, certains matériaux subissent une transition ductile-fragile augmentant le risque de rupture.
- Risque chimique et sécurité pyrotechnique : Le dioxygène pur est un comburant extrêmement puissant. Tout contact avec des hydrocarbures, des graisses d'étanchéité ou des poussières métalliques présente un risque d'inflammation spontanée voire d'explosion, particulièrement critique dans l'atmosphère confinée d'un sous-marin.
- Givrage et condensation à la paroi externe : Une isolation imparfaite entraîne la condensation de l'humidité de l'air voire la formation de givre à la surface extérieure, dégradant les propriétés de l'isolant et augmentant le risque de corrosion.
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation du débit, fluide incompressible
Donner l'expression, en la justifiant, de la vitesse dans le rétrécissement en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Traduire l'incompressibilité du fluide par la conservation du débit volumique à travers deux sections distinctes.
Utiliser l'équation de la frontière horizontale séparant \mathrm{I_3^-} et \mathrm{I^-} en introduisant la concentration de tracé imposée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Incompressibilité et régime stationnaire imposent la conservation du débit volumique : S u = s v, d'où v = u S/s.
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Le fluide (dioxygène liquide) est modélisé comme un fluide incompressible (\rho = \text{cste}) et l'écoulement est supposé stationnaire.
Dans ces conditions, le principe de conservation de la masse se traduit par la conservation du débit massique, et donc par la conservation du débit volumique D_v le long de la conduite :
En adoptant l'approximation unidimensionnelle selon laquelle le champ de vitesse est uniforme sur chaque section droite, le débit volumique s'exprime :
- dans la section principale amont S : D_v = u \, S ;
- au niveau du col de section s : D_v = v \, s.
L'égalité des débits volumiques s'écrit donc :
On en déduit l'expression de la vitesse v dans le rétrécissement :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : théorème de bernoulli, fluide parfait
Énoncer la relation de Bernoulli après avoir rappelé ses conditions d'application.
Voir l'indiceIndice
Citer précisément les hypothèses requises (fluide parfait, incompressible, écoulement permanent le long d'une ligne de courant).
Sélectionner le matériel de verrerie permettant un prélèvement volumétrique de haute précision et une distribution progressive de réactif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de la relation de Bernoulli P + \rho v^2/2 + \rho g z = \text{cste} le long d'une ligne de courant pour un écoulement parfait, incompressible et stationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation de Bernoulli traduit la conservation de l'énergie mécanique d'une particule fluide au cours de son mouvement.
1. Conditions d'application :
- Écoulement permanent (stationnaire) : \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0} ;
- Fluide incompressible et homogène (\rho = \text{cte}) ;
- Fluide parfait (viscosité négligeable, absence de frottements visqueux et de pertes de charge) ;
- Forces volumiques conservatives (ici la seule force volumique considérée est la pesanteur, dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur).
2. Énoncé de la relation : Sous ces hypothèses, le long d'une même ligne de courant (et dans tout le fluide si l'écoulement est de surcroît irrotationnel) :
ou, de façon équivalente par unité de masse de fluide :
où P est la pression statique au point considéré, v la vitesse locale de l'écoulement, \rho la masse volumique du fluide, g l'intensité de la pesanteur et z la cote mesurée selon un axe vertical ascendant.
Dans le cas d'une conduite horizontale d'axe fixe (z = \text{cte}), la relation s'écrit simplement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : effet venturi, théorème de bernoulli
Déterminer l'expression de en fonction de , , , et de la masse volumique du dioxygène .
Voir l'indiceIndice
Combiner la relation de conservation du débit et le théorème de Bernoulli entre l'amont et le col du convergent.
Combiner les demi-équations d'oxydoréduction des couples \mathrm{I_3^-}/\mathrm{I^-} et \mathrm{S_4O_6^{2-}}/\mathrm{S_2O_3^{2-}} pour équilibrer la réaction globale.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Bernoulli (rappelé à la question Q24) entre le point A (dans la section large) et le point B (au col) le long d'une ligne de courant moyenne, en tenant compte de l'horizontalité du dispositif (z_A = z_B).
- Injecter la relation issue de la conservation du débit établie à la question Q23 (v = u\,S/s) afin d'éliminer la vitesse v.
- Isoler la vitesse u en factorisant la différence de pression P_A - P_B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de la relation de Bernoulli sur l'axe horizontal et du débit conservé pour isoler la vitesse amont u.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les hypothèses d'application du théorème de Bernoulli sont satisfaites (écoulement stationnaire, fluide parfait et incompressible). Considérons une ligne de courant joignant le point A au point B le long de l'axe de la conduite.
Le débitmètre étant horizontal, les cotes sont égales : z_A = z_B. La relation de Bernoulli s'écrit donc :
D'après le résultat de la question Q23, la conservation du débit volumique donne :
En substituant cette expression dans la relation de Bernoulli, on obtient :
Comme la section au col est plus étroite (S > s), on a (S/s)^2 - 1 > 0 et P_A > P_B (effet Venturi). Il vient ainsi :
La vitesse étant positive dans le sens de l'écoulement, on en déduit :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : débit massique, effet venturi
En déduire l'expression du débit massique dans la conduite. Montrer que sa valeur est proche de , valeur qu'on conservera pour la suite.
Voir l'indiceIndice
Calculer le débit massique via D_m = \rho_d S u en convertissant les sections en \mathrm{m^2} et les pressions en pascals.
Calculer la constante d'équilibre à partir de la différence des potentiels standard et commenter le caractère total du dosage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du débit massique D_m = \rho_d S u et vérification numérique de la valeur approchée D_m \approx 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit massique D_m traversant la conduite est relié au débit volumique D_v et à la vitesse moyenne u dans la section S par :
En injectant l'expression de la vitesse u établie à la question Q25, il vient :
soit sous forme condensée :
Procédons à l'application numérique avec les grandeurs exprimées dans le système international d'unités :
- P_A - P_B = 0{,}044\text{ bar} = 4400\text{ Pa} ;
- \rho_d = 1100\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- S = 27\text{ cm}^2 = 27 \times 10^{-4}\text{ m}^2 ;
- s = 3\text{ cm}^2 = 3 \times 10^{-4}\text{ m}^2, d'où le rapport de sections \frac{S}{s} = \frac{27}{3} = 9.
On a ainsi :
La vitesse amont u vaut :
Le débit massique est donc :
Sachant que \sqrt{10} \approx 3{,}16 (ou en approximant grossièrement \sqrt{10} \approx 3) :
On retrouve bien une valeur très proche de 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : perte de charge régulière, perte de charge singulière
Si le fluide n'est plus considéré comme parfait, quelles pertes de charge ce dispositif peut-il entraîner ?
Voir l'indiceIndice
Distinguer les pertes de charge régulières réparties sur la longueur et les pertes de charge singulières au niveau des variations de section.
Utiliser la relation d'équivalence stœchiométrique liant la quantité de triiodure dosée au volume versé de solution de thiosulfate.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pertes de charge régulières par frottement visqueux pariétal le long du tube et singulières au niveau du rétrécissement et de l'élargissement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque le fluide est réel (visqueux), la dissipation d'énergie mécanique par frottements visqueux se traduit par des pertes de charge, que l'on classe en deux catégories dans ce dispositif :
- Pertes de charge régulières (ou linéaires, réparties) : Elles sont dues au frottement visqueux du fluide le long des parois solides de la conduite. Elles ont lieu sur toute la longueur du débitmètre, particulièrement au niveau du col où la vitesse d'écoulement v est maximale (les pertes de charge par unité de longueur étant proportionnelles au carré de la vitesse d'écoulement).
Pertes de charge singulières (ou localisées) : Elles sont engendrées par les brusques ou rapides variations de section et de géométrie :
- Dans le convergent : l'accélération du fluide et la convergence des lignes de courant provoquent des déformations et cisaillements visqueux (pertes généralement modérées car le gradient de pression est favorable).
- Dans le divergent (diffuseur) : le fluide décélère sous un gradient de pression adverse (\mathrm{d}P/\mathrm{d}x > 0). Cela favorise le décollement de la couche limite et la formation de tourbillons dissipatifs. C'est la cause principale de pertes singulières dans un Venturi.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : bilan thermique, premier principe industriel
Établir l'équation différentielle vérifiée par la température du fluide en régime permanent. On fera apparaître les termes , , , et , la température à l'extérieur de la conduite.
Voir l'indiceIndice
Établir un bilan enthalpique stationnaire sur une tranche élémentaire de fluide comprise entre x et x+\mathrm{d}x.
Calculer le quotient réactionnel initial Q_r = [\mathrm{Ag^+}][\mathrm{I^-}] après l'ajout d'une unique goutte de nitrate d'argent et le comparer à K_s.
Voir la stratégieStratégie
- Définir une tranche de fluide comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x en écoulement stationnaire.
- Exprimer la résistance thermique de cette portion élémentaire de longueur \mathrm{d}x à partir de la résistance totale R_{th-eq} de la conduite de longueur L.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (ou bilan enthalpique) à cette tranche élémentaire pour obtenir l'équation différentielle régissant \theta(x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une tranche élémentaire de fluide en écoulement stationnaire reliant débit de chaleur convecté et flux thermique transféré.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le volume de contrôle fixe délimité par les sections droites aux abscisses x et x + \mathrm{d}x, traversé par un écoulement permanent de dioxygène liquide avec un débit massique D_m.
Bilan enthalpique élémentaire : En régime permanent et en l'absence de parties mobiles (\mathcal{P}_u = 0) ainsi qu'en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe en système ouvert s'écrit :
où \mathrm{d}\dot{H} est le flux d'enthalpie algébriquement reçu par la tranche de fluide, soit :
Flux thermique traversant la paroi : La résistance thermique d'une géométrie cylindrique (conduction radiale et convection externe) est inversement proportionnelle à la longueur du cylindre :
Par conséquent, la résistance thermique élémentaire \mathrm{d}R_{th} associée à un tronçon de longueur \mathrm{d}x est reliée à la résistance équivalente totale R_{th-eq} de la conduite de longueur L par :
Le flux thermique élémentaire \delta\Phi entrant de l'extérieur (à la température \theta_e) vers le fluide (à la température \theta(x)) s'exprime alors par :
Équation différentielle : En égalant les deux expressions du flux :
Ce qui donne l'équation différentielle vérifiée par \theta(x) :
ou, sous forme équivalente :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : longueur caractéristique, transfert thermique
Identifier une longueur caractéristique de l'évolution de la température dans la conduite. Donner un ordre de grandeur de sa valeur.
Voir l'indiceIndice
Identifier la constante d'espace \delta par analyse dimensionnelle de l'équation différentielle et évaluer numériquement sa valeur.
Voir la stratégieStratégie
- Mettre l'équation différentielle obtenue en Q28 sous la forme canonique \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x} + \dfrac{\theta(x) - \theta_e}{\delta} = 0 pour identifier \delta.
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies par l'énoncé en veillant aux unités du système international (notamment la capacité thermique en \text{J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la longueur d'atténuation thermique \delta = D_m c_{\text{dio}} R_{th\text{-}eq} L et estimation de son ordre de grandeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation différentielle établie à la question Q28 :
Par identification avec la forme canonique d'une équation différentielle d'ordre 1 en régime spatial :
la longueur caractéristique \delta de réchauffement du fluide s'écrit :
Vérifions rapidement l'homogénéité de \delta :
Comme 1\text{ W} = 1\text{ J}\cdot\text{s}^{-1}, le produit (\text{s}^{-1}) \times (\text{J}) \times (\text{K}\cdot\text{W}^{-1}) = 1 est sans dimension, de sorte que [\delta] = \text{m} : l'expression est bien homogène à une longueur.
Application numérique : D'après les données de l'énoncé :
- D_m = 1\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (résultat fixé à l'issue de la question Q26) ;
- c_{\text{dio}} = 1{,}7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 1{,}7 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- R_{th-eq} = 1{,}0\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
- L = 2\text{ m}.
On obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : profil de température, isolation thermique
Donner l'expression littérale de la variation de température sur la longueur . Dans quel cas peut-on considérer cette variation de température comme négligeable ? Conclure concernant les conduites du procédé MESMA.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le profil exponentiel de température sur la longueur L et effectuer un développement limité au premier ordre compte tenu du rapport L/\delta.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer l'équation différentielle issue de la question Q28 avec la condition initiale en x=0 pour obtenir \theta(x), puis évaluer la variation totale \Delta\theta = \theta(L) - \theta_i.
- Examiner le cas limite L \ll \delta à l'aide d'un développement limité pour expliciter la condition d'échauffement négligeable.
- Réaliser l'application numérique pour les conduites du système MESMA et vérifier si le dioxygène reste liquide sans risque d'ébullition prématurée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation différentielle ; si L \ll \delta, l'échauffement est quasi nul, validant l'isolation thermique de la conduite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle obtenue à la question Q28 s'écrit :
avec la longueur caractéristique \delta = D_m \, c_{\text{dio}} \, R_{th-eq} \, L identifiée en Q29.
En introduisant la condition aux limites en amont \theta(0) = \theta_i, la solution est :
La variation de température du fluide sur l'ensemble de la longueur L s'exprime ainsi :
Condition de négligeabilité :
Cette variation de température est négligeable devant l'écart (\theta_e - \theta_i) lorsque la longueur de la canalisation est très faible devant la longueur caractéristique :
Dans ce cas, un développement asymptotique à l'ordre 1 (1 - \mathrm{e}^{-u} \approx u) donne :
Conclusion pour le procédé MESMA :
D'après les questions Q26 et Q29, on a L = 2\text{ m} \ll \delta \approx 3{,}4\times 10^3\text{ m}, soit \frac{L}{\delta} \approx 5{,}9\times 10^{-4} \ll 1. L'approximation linéaire s'applique :
L'élévation de température du dioxygène liquide le long de la canalisation est d'environ 0{,}1\ ^\circ\text{C}, ce qui est tout à fait négligeable.
Conclusion : L'isolation thermique de la conduite est parfaitement dimensionnée ; le dioxygène liquide parvient au vaporisateur à l'état liquide cryogénique sans risque d'ébullition prématurée (évitant cavitation de la pompe et formation de poches de gaz).
Résultat
Partie I : Autour du colorant
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : électron de valence, configuration électronique
Donner le nombre d'électrons de valence des atomes de carbone, azote et soufre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décompte des électrons de valence à partir de la position dans la classification : 4 pour C, 5 pour N et 6 pour S.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'aide des numéros atomiques fournis dans les données et des règles de remplissage (principe de Klechkowski), on établit la configuration électronique de chaque atome dans son état fondamental :
Carbone (Z = 6) :
1s^2 \, 2s^2 \, 2p^2La couche électronique externe (ou couche de valence) correspond à la valeur maximale du nombre quantique principal, soit n = 2. Elle contient les sous-couches 2s et 2p.
\boxed{n_{v}(\text{C}) = 4\text{ électrons de valence}}Azote (Z = 7) :
1s^2 \, 2s^2 \, 2p^3La couche de valence correspond à n = 2, comportant 2 + 3 = 5 électrons.
\boxed{n_{v}(\text{N}) = 5\text{ électrons de valence}}Soufre (Z = 16) :
1s^2 \, 2s^2 \, 2p^6 \, 3s^2 \, 3p^4 \quad \text{ou} \quad [\text{Ne}]\, 3s^2 \, 3p^4La couche de valence correspond à n = 3, comportant 2 + 4 = 6 électrons.
\boxed{n_{v}(\text{S}) = 6\text{ électrons de valence}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : schéma de lewis, charge formelle
En déduire le schéma de Lewis de l'ion thiocyanate en précisant les doublets non liants et la position de la charge négative.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre total d'électrons de valence (en tenant compte de la charge globale négative) et le nombre de doublets correspondants.
- Répartir les doublets non liants sur le squelette imposé par la figure 1 (\mathrm{S}-\mathrm{C}\equiv\mathrm{N}) afin de satisfaire la règle de l'octet pour chaque atome.
- Calculer les charges formelles de chaque atome pour localiser la charge négative.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation de [\text{S}=\text{C}=\text{N}]^- ou [\text{S}-\text{C}\equiv\text{N}]^- avec la charge formelle portée préférentiellement par l'atome le plus électronégatif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre total d'électrons de valence de l'ion thiocyanate \mathrm{SCN^-} s'obtient en sommant les électrons de valence des atomes constitutifs et l'électron associé à la charge négative de l'ion :
L'ion comporte donc un total de :
D'après le squelette incomplet fourni en figure 1, l'atome de carbone forme une liaison simple avec le soufre et une liaison triple avec l'azote, soit 1 + 3 = 4 doublets liants.
Il reste donc 8 - 4 = 4 doublets non liants à positionner :
Carbone : engagé dans 4 liaisons covalentes, il est entouré de 8 électrons (octet satisfait). Il ne possède aucun doublet non liant. Sa charge formelle est :
q(\mathrm{C}) = n_v(\mathrm{C}) - 2 \times 0 - 4 = 4 - 4 = 0Azote : engagé dans une liaison triple (6 électrons), il lui faut 1 doublet non liant pour vérifier la règle de l'octet. Sa charge formelle est :
q(\mathrm{N}) = n_v(\mathrm{N}) - 2 \times 1 - 3 = 5 - 2 - 3 = 0Soufre : engagé dans une liaison simple (2 électrons), il reçoit les 3 doublets non liants restants pour vérifier la règle de l'octet. Sa charge formelle est :
q(\mathrm{S}) = n_v(\mathrm{S}) - 2 \times 3 - 1 = 6 - 6 - 1 = -1
La charge formelle négative est donc portée par l'atome de soufre.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN
Notions : spectroscopie uv-visible, longueur d'onde
Donner, à 10 nm près, la valeur de la longueur d'onde d'absorption maximale dans la gamme visible (notée ) de ce colorant.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le domaine spectral correspondant à la lumière visible (usuellement compris entre 400\text{ nm} et 750\text{ nm} ou 800\text{ nm}).
- Repérer le maximum d'absorption local situé dans ce domaine spectral sur la figure 2 et lire la valeur correspondante sur l'axe des abscisses.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture sur le spectre d'absorption fourni de la longueur d'onde correspondant au maximum dans le domaine visible (\approx 530\text{ nm}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le domaine visible s'étend conventionnellement de 400\text{ nm} à 750\text{ nm}.
Sur le spectre d'absorption de la figure 2 :
- Les deux premiers pics situés à environ 310\text{ nm} et 390\text{ nm} appartiennent au domaine de l'ultraviolet (ou à la limite UV-visible).
- Dans le domaine visible (400\text{ nm} \leqslant \lambda \leqslant 750\text{ nm}), on observe une bande d'absorption étalée présentant un maximum entre 450\text{ nm} et 550\text{ nm}, situé légèrement avant la graduation 550\text{ nm}.
Par lecture graphique sur l'axe des abscisses, on détermine à 10\text{ nm} près :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN
Notions : synthèse soustractive, couleur complémentaire
À l'aide de son spectre d'absorption, justifier la couleur rouge du colorant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le pigment absorbe principalement dans le vert-bleu ; la lumière transmise ou diffusée est de couleur complémentaire rouge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La couleur perçue d'une solution éclairée en lumière blanche résulte de la synthèse soustractive : elle correspond à la couleur complémentaire des radiations absorbées, ou encore à la superposition des radiations transmises (non absorbées).
D'après le spectre d'absorption (figure 2) :
- Dans le domaine visible (400\text{ nm} \le \lambda \le 750\text{ nm}), le colorant présente une bande d'absorption notable entre 480\text{ nm} et 620\text{ nm}, centrée autour de \lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm}, ce qui correspond au domaine du vert ;
- En revanche, pour les longueurs d'onde supérieures à 620\text{ nm} (domaine du rouge), l'absorbance est quasiment nulle : ces radiations lumineuses sont intégralement transmises.
D'après le cercle chromatique, la couleur complémentaire du vert absorbé est le rouge.
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN
Notions : loi de beer-lambert, coefficient d'absorption
À partir de la Figure 2, donner une estimation de la valeur de la constante dans le cas du colorant A, à la longueur d'onde , en précisant l'unité de cette constante.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante k à partir de la loi de Beer-Lambert simplifiée A = k \times c et déterminer son unité à partir de celles de l'absorbance et de la concentration.
- Lire la valeur de l'absorbance A au sommet de la bande d'absorption dans le domaine visible (\lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm}) sur la figure 2.
- Réaliser l'application numérique avec la concentration c_1 = 2{,}7 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la pente k = A/C (coefficient d'absorption molaire fois la longueur de cuve) à la longueur d'onde maximale, en \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation fournie par l'énoncé :
L'absorbance A étant une grandeur sans dimension et la concentration c étant exprimée en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, la constante k s'exprime en :
Sur le spectre d'absorption de la figure 2, pour la longueur d'onde maximale dans le domaine visible \lambda_{\max,\text{vis}} \approx 530\text{ nm}, on lit une absorbance située légèrement au-dessus du milieu de l'intervalle [0 \,;\, 0{,}5] :
Avec c_1 = 2{,}7 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, l'application numérique conduit à :
Résultat
Partie II : Autour de l'oxyde conducteur
II.1 · Le dioxyde de titane
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard de réaction
Exprimer la constante thermodynamique d'équilibre à la température en fonction notamment de l'enthalpie standard de réaction et de l'entropie standard de réaction .
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation fondamentale \Delta_{\text{r}}G^{\circ}(T) = -R T \ln K^{\circ}(T) = \Delta_{\text{r}}H^{\circ} - T \Delta_{\text{r}}S^{\circ} donnant K_1^{\circ}(T).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie libre standard de réaction associée à la réaction (\text{R}_1) s'exprime à la température T par :
Par définition de la constante thermodynamique d'équilibre K^{\circ}_1(T), on a la relation fondamentale :
On en déduit :
Soit, en prenant l'exponentielle :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess
Calculer l'enthalpie standard de la réaction (R1). Indiquer si cette réaction est exothermique, endothermique ou athermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_{\text{r}}H_1^{\circ} à partir des enthalpies de formation par la loi de Hess ; le signe négatif traduit une réaction exothermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction de transformation polymorphique s'écrit :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des espèces mises en jeu :
D'après les données thermodynamiques à 298\text{ K} :
- \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{R}_{(\mathrm{s})}) = -945{,}1\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
- \Delta_{\mathrm{f}}H^{\circ}(\mathrm{A}_{(\mathrm{s})}) = -940{,}1\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
L'application numérique donne :
Puisque \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ}_1 > 0, la réaction (R1) est endothermique dans le sens direct (conversion du rutile en anatase).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : entropie standard de réaction, état solide
Calculer l'entropie standard de la réaction (R1) et commenter cette valeur, en regard de la nature des phases en présence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_{\text{r}}S_1^{\circ} ; la faible valeur s'explique par la transformation d'une phase solide cristalline en une autre phase solide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction (\text{R1}) : \text{R}_{(\text{s})} = \text{A}_{(\text{s})}, l'entropie standard de réaction s'exprime en fonction des entropies molaires standard des constituants par :
D'après les données fournies à T = 298\text{ K} :
- S_{\text{m}}^{\circ}(\text{A}_{(\text{s})}) = 50\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
- S_{\text{m}}^{\circ}(\text{R}_{(\text{s})}) = 50\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
On obtient immédiatement :
Commentaire :
- La transformation met en jeu deux variétés allotropiques cristallines d'une même phase condensée solide (rutile et anatase).
- Elle ne s'accompagne d'aucun changement d'état fluide (liquide ou gaz) et en particulier d'aucune variation de quantité de matière gazeuse (\Delta\nu_{\text{g}} = 0).
- Le degré d'ordre et de compacité au sein des deux réseaux cristallins reste très similaire : le réarrangement des liaisons d'un réseau à l'autre ne modifie donc pas de façon significative le désordre microscopique du système, ce qui justifie une entropie standard de réaction quasi nulle.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : activité chimique, solide pur
Donner l'expression de l'activité d'un solide seul dans sa phase.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par convention thermodynamique, l'activité d'un solide pur seul dans sa phase est égale à 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par convention, pour un corps pur dans une phase condensée (solide ou liquide) seul dans sa phase, sous la pression standard P^\circ = 1\text{ bar} (ou sous une pression modérée en négligeant l'effet de la pression sur les phases condensées peu compressibles), l'activité chimique a vaut :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : quotient de réaction, critère d'évolution spontanée
Exprimer le quotient réactionnel initial de ce mélange et indiquer le sens d'évolution de ce mélange.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les deux corps étant des solides purs, Q_{r,i} = 1 ; comparaison avec K_1^{\circ} pour prévoir le sens direct ou indirect d'évolution.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour la réaction de changement de variété cristalline :
le quotient réactionnel Q_r s'exprime à partir des activités des espèces intervenant dans l'équation :
D'après la question Q9, chaque variété constitue une phase solide pure, son activité vaut donc 1 dès lors qu'elle est présente. Initialement, le rutile et l'anatase sont tous deux présents (n_0 = 1\text{ mol} > 0), par conséquent :
Pour déterminer le sens d'évolution spontanée du mélange à 298\text{ K}, on compare le quotient réactionnel initial à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ_1 = 0{,}13 :
Puisque Q_{r,\text{ini}} > K^\circ_1, le critère d'évolution impose que le système évolue spontanément dans le sens indirect (sens inverse, de la droite vers la gauche) :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : quotient de réaction, équilibre hétérogène
Expliquer pourquoi le quotient réactionnel ne varie pas au cours de la réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tant que les deux solides coexistent sans former de solution solide, leurs activités restent unitaires et Q_r = 1 est constant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Tant que les deux variétés cristallines sont présentes dans le système, le rutile \mathrm{R}_{(\mathrm{s})} et l'anatase \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} constituent chacun une phase condensée pure distincte.
D'après le résultat de la question Q9, l'activité d'un solide pur seul dans sa phase est indépendante de sa masse, de son volume et de sa quantité de matière : elle reste égale à 1 en tout instant (a(\mathrm{R}_{(\mathrm{s})}) = 1 et a(\mathrm{A}_{(\mathrm{s})}) = 1).
Par conséquent, tant que les deux solides coexistent, le quotient réactionnel Q_r s'écrit :
Le quotient réactionnel est strictement constant et ne varie pas au cours de la transformation.
Résultat
Question 12
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : rupture d'équilibre, avancement chimique
En déduire les quantités de matière de rutile et d'anatase présentes à l'état final. Indiquer si cet état final correspond ou non à un état d'équilibre.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser le sens d'évolution déterminé à la question Q10 pour identifier l'espèce consommée.
- Établir un tableau d'avancement pour déterminer l'avancement maximal et les quantités de matière finales.
- Conclure sur la nature de l'état final en comparant la condition d'équilibre (Q_r = K^\circ_1) à l'état du système.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme Q_r \neq K_1^{\circ}, la réaction se poursuit jusqu'à disparition totale d'un solide : l'état final est hors équilibre (rupture d'équilibre).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q10, le quotient réactionnel initial vérifie :
Le système évolue donc spontanément dans le sens indirect (sens 2 : \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} \to \mathrm{R}_{(\mathrm{s})}).
D'après la question Q11, tant que les deux solides coexistent, le quotient réactionnel reste strictement égal à 1 et ne peut donc jamais atteindre la valeur d'équilibre K^{\circ}_1. La réaction se poursuit ainsi jusqu'à l'épuisement total du réactif du sens indirect, à savoir l'anatase \mathrm{A}_{(\mathrm{s})}.
Dressons le bilan de matière de la réaction \mathrm{R}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{A}_{(\mathrm{s})} :
| État | Avancement | n(\mathrm{R}) | n(\mathrm{A}) |
| Initial | 0 | n_0 = 1\text{ mol} | n_0 = 1\text{ mol} |
| En cours | \xi | n_0 - \xi | n_0 + \xi |
| Final | \xi_f = -1\text{ mol} | 2\text{ mol} | 0\text{ mol} |
À l'état final, les quantités de matière présentes sont donc :
Caractère d'équilibre de l'état final : Comme l'anatase a entièrement disparu sans que la condition d'équilibre Q_r = K^{\circ}_1 n'ait pu être satisfaite (l'affinité chimique reste non nulle tant que le constituant est présent), il s'agit d'une rupture d'équilibre par disparition d'un réactif.
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : équilibre chimique, coexistence de phases
Déterminer, en justifiant, la valeur que doit prendre la valeur de la constante thermodynamique d'équilibre pour observer une coexistence des deux espèces.
Voir la réponse courteRéponse courte
La coexistence à l'équilibre nécessite que la condition d'équilibre Q_r = K_1^{\circ} soit vérifiée, ce qui impose K_1^{\circ}(T_{\text{coex}}) = 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour la réaction de changement d'état allotropique :
chacun des solides constitue une phase pure distincte. D'après la question Q9, leurs activités chimiques valent a(\mathrm{R}_{(\text{s})}) = 1 et a(\mathrm{A}_{(\text{s})}) = 1.
Tant que les deux variétés cristallines sont simultanément présentes au sein du système, le quotient de réaction prend une valeur constante (établie à la question Q11) :
Pour observer une coexistence des deux espèces à l'équilibre thermodynamique, la condition d'équilibre chimique impose :
Par conséquent, la constante thermodynamique d'équilibre doit nécessairement être égale à 1 :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : loi de van 't hoff, équilibre chimique
Énoncer la relation de Van't Hoff et en déduire s'il faut augmenter ou diminuer la température à partir de 298 K pour observer une coexistence des deux espèces.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de \mathrm{d}\ln K^{\circ}/\mathrm{d}T = \Delta_{\text{r}}H^{\circ}/(RT^2) et déduction du sens de variation de la température pour atteindre K_1^{\circ} = 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation isobare de Van 't Hoff relie la dérivée logarithmique de la constante d'équilibre standard K^\circ par rapport à la température absolue T à l'enthalpie standard de la réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ :
où R est la constante des gaz parfaits.
D'après la question Q7, la transformation du rutile en anatase est endothermique :
Comme R > 0 et T > 0, le terme de droite est strictement positif :
La fonction T \mapsto K^\circ_1(T) est donc strictement croissante avec la température.
Or, à T_0 = 298\text{ K}, la constante thermodynamique vaut K^\circ_1(298\text{ K}) = 0{,}13. Pour observer une coexistence des deux phases solides à l'équilibre chimique, il faut que la constante d'équilibre atteigne la valeur K^\circ_1 = 1 (établie à la question Q13).
Puisque 1 > 0{,}13, il faut faire augmenter la constante d'équilibre K^\circ_1 : il faut donc augmenter la température à partir de 298\text{ K}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : optimisation d'un procédé, contrôle thermodynamique
Déterminer si la cellule à colorant doit être élaborée à haute ou basse température.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la variété allotropique requise pour le fonctionnement de la cellule à colorant, telle que spécifiée dans l'énoncé.
- Utiliser le sens de déplacement de l'équilibre \mathrm{R}_{(\text{s})} = \mathrm{A}_{(\text{s})} avec la température (loi de modération de Le Chatelier ou évolution de la constante K^\circ_1 via la loi de Van 't Hoff) pour déterminer les conditions thermiques favorisant la formation de cette phase.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix de la température de synthèse favorisant la phase anatase métastable requise plutôt que la transformation en rutile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la variété cristalline nécessaire au fonctionnement de la cellule à colorant est l'anatase \mathrm{A}_{(\text{s})}.
La réaction de conversion du rutile en anatase s'écrit :
Cette réaction étant endothermique :
- d'après la loi de modération de Le Chatelier, une élévation de température déplace l'équilibre dans le sens direct (sens endothermique), ce qui favorise la formation de l'anatase ;
- d'après la relation de Van 't Hoff établie à la question Q14, une augmentation de température augmente la constante thermodynamique K^{\circ}_1, rapprochant ainsi le système du domaine de stabilité ou de coexistence de l'anatase (K^\circ_1 \to 1).
Par conséquent, pour favoriser la formation de l'anatase nécessaire à la cellule, celle-ci doit être élaborée à haute température.
Résultat
II.2 · L'oxyde de nickel
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : maille cfc, structure type nacl
Réaliser un schéma légendé de la maille de l'oxyde NiO, en distinguant les anions oxyde et les cations nickel.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la géométrie du réseau hôte : les anions oxyde \mathrm{O^{2-}} forment un réseau cubique à faces centrées (CFC), occupant les 8 sommets et les centres des 6 faces.
- Identifier la position des sites interstitiels octaédriques occupés par les cations \mathrm{Ni^{2+}} : ils sont situés aux milieux des 12 arêtes du cube ainsi qu'au centre de la maille.
- Réaliser un schéma en perspective cavalière propre avec une légende claire distinguant la taille et la nature des ions, ainsi que les arêtes de la maille cubique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma en perspective de la maille cubique faces centrées d'anions \text{O}^{2-} avec cations \text{Ni}^{2+} occupant tous les sites octaédriques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la structure cristalline de l'oxyde de nickel \mathrm{NiO} est de type chlorure de sodium (\mathrm{NaCl}) :
Les anions oxyde \mathrm{O^{2-}} forment un sous-réseau cubique à faces centrées :
- les 8 sommets de la maille ;
- les centres des 6 faces.
Les cations \mathrm{Ni^{2+}} occupent la totalité des sites octaédriques :
- les milieux des 12 arêtes de la maille ;
- le centre du cube.
Légende :
- \bullet Grandes sphères (rouges) : Anions oxyde \mathrm{O^{2-}} (sommets et centres des faces du réseau CFC)
- \bullet Petites sphères (vertes) : Cations nickel \mathrm{Ni^{2+}} (milieux des arêtes et centre du cube, sites octaédriques)
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : population d'une maille, stœchiométrie
Donner la population de chaque type d'ion au sein de la maille et la commenter en lien avec la stœchiométrie de l'oxyde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décompte des nœuds : 4 anions \text{O}^{2-} et 4 cations \text{Ni}^{2+} par maille, respectant l'électroneutralité et la stœchiométrie 1:1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La maille cubique à faces centrées (cfc) d'anions oxyde \mathrm{O}^{2-} et les sites octaédriques occupés par les cations \mathrm{Ni}^{2+} conduisent aux décomptes suivants :
Population en anions \mathrm{O}^{2-} : Les ions oxyde occupent les 8 sommets du cube (partagés entre 8 mailles) et les 6 centres de faces (partagés entre 2 mailles) :
N(\mathrm{O}^{2-}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4Population en cations \mathrm{Ni}^{2+} : Les ions nickel(II) occupent la totalité des sites octaédriques, situés aux milieux des 12 arêtes (partagés entre 4 mailles) et au centre du cube (propre à la maille) :
N(\mathrm{Ni}^{2+}) = 12 \times \frac{1}{4} + 1 \times 1 = 3 + 1 = 4
On a ainsi :
Commentaire en lien avec la stœchiométrie : Le rapport des populations au sein de la maille vaut :
Ce rapport est rigoureusement identique au rapport stœchiométrique 1:1 de la formule chimique \mathrm{NiO}. La maille compte ainsi Z = 4 unités formulaires \mathrm{NiO}, ce qui assure la neutralité électrique globale du cristal :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : masse volumique, cristal parfait
Donner l'expression de la masse volumique du solide, en fonction des masses molaires du nickel et de l'oxygène, du paramètre de maille, noté , et de toute autre constante pertinente, puis la calculer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la masse volumique \rho = 4(M_{\text{Ni}} + M_{\text{O}})/(N_A a^3) et calcul numérique en \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La masse volumique \rho du cristal d'oxyde de nickel \mathrm{NiO} est le quotient de la masse contenue dans une maille par le volume de cette maille.
La maille étant cubique d'arête a, son volume est :
D'après la question Q17, chaque maille contient Z = 4 unités formulaires \mathrm{NiO}. La masse d'une maille s'exprime donc par :
où N_A est la constante d'Avogadro.
On en déduit l'expression littérale de la masse volumique :
Application numérique :
- M(\mathrm{Ni}) + M(\mathrm{O}) = 59 + 16 = 75\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 75 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- a = 418\text{ pm} = 4{,}18 \times 10^{-10}\text{ m} ;
- N_A = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}.
Calculons le dénominateur :
D'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : condition de contact, rayon ionique
Établir la condition de contact entre les ions et en déduire une relation entre le paramètre de maille, noté , et les rayons ioniques et , respectivement de l'anion et du cation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la direction cristallographique selon laquelle s'effectue le contact entre les ions de signes opposés, conformément au principe de maximisation de l'attraction électrostatique énoncé dans le sujet.
- Exprimer la distance interionique le long de cette direction en fonction du paramètre de maille a.
- Écrire l'égalité géométrique entre cette distance et la somme des rayons ioniques R_+ et R_-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Contact cation-anion le long de l'arête de la maille cubique : a = 2(R_+ + R_-).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un cristal ionique, la cohésion est assurée par l'interaction coulombienne. Pour maximiser les interactions attractives entre charges de signes opposés et minimiser l'énergie potentielle du réseau, le contact effectif a lieu entre un cation \mathrm{Ni}^{2+} et ses plus proches voisins anions \mathrm{O}^{2-}.
Dans la structure de type \mathrm{NaCl} établie à la question Q16 :
- les anions \mathrm{O}^{2-} sont situés aux sommets et aux centres des faces du cube ;
- les cations \mathrm{Ni}^{2+} occupent les milieux des arêtes et le centre du cube.
Le contact le plus direct entre ions de signes opposés s'effectue donc le long des arêtes de la maille (direction [100]), entre un anion situé à un sommet et un cation situé au milieu de l'arête.
Sur une arête de longueur a, on trouve un anion à chaque extrémité (sommet) et un cation en son centre. La condition de tangence s'écrit :
soit encore :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : coordinence, structure type nacl
Déterminer la coordinence anion-cation de la structure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Environnement octaédrique régulier de chaque ion par six ions de charge opposée : coordinence 6:6.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La coordinence d'un ion dans un cristal ionique représente le nombre de ses plus proches voisins de charge opposée.
Environnement d'un cation \mathrm{Ni}^{2+} : Chaque cation \mathrm{Ni}^{2+} occupe un site octaédrique. Si l'on considère le cation situé au centre de la maille, ses plus proches voisins sont les 6 anions \mathrm{O}^{2-} situés au centre des faces du cube, à une distance :
d = \frac{a}{2}La coordinence du cation vis-à-vis des anions est donc de 6.
- Environnement d'un anion \mathrm{O}^{2-} : Par raison de symétrie (les réseaux cubique à faces centrées des deux types d'ions étant imbriqués et translatés de a/2 selon l'un des axes du repère), chaque anion \mathrm{O}^{2-} est également entouré de 6 cations \mathrm{Ni}^{2+} situés à la même distance d = a/2. Par exemple, l'anion au sommet du cube est entouré par les cations situés au milieu des 6 arêtes issues de ce sommet dans l'assemblage de mailles.
La structure présente ainsi une coordinence de type [6, 6] (ou 6:6), et la coordinence anion-cation vaut :
Résultat
Partie III : Autour de l'électrolyte
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation
Attribuer les domaines A, B et C aux espèces de l'iode.
Voir la stratégieStratégie
Pour attribuer les domaines de prédominance dans un diagramme potentiel-pH :
- On détermine le nombre d'oxydation moyen de l'élément iode dans chacune des trois espèces considérées.
- On sait que l'oxydant se situe au-dessus du réducteur : les espèces de nombre d'oxydation le plus élevé occupent les domaines aux potentiels les plus élevés.
- On vérifie la dépendance en pH de la frontière séparant les espèces : une frontière horizontale correspond à un couple redox n'échangeant aucun proton \mathrm{H}^+.
Voir la réponse courteRéponse courte
Classement des espèces par nombre d'oxydation croissant de l'iode en ordonnée et par acidité en abscisse pour attribuer les domaines.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Déterminons le nombre d'oxydation de l'iode dans chacune des trois espèces :
Dans l'ion iodure \mathrm{I}^- :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = -\mathrm{I}Dans l'ion triiodure \mathrm{I}_3^- :
3 \times \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = -1 \implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = -\frac{1}{3}Dans l'ion iodate \mathrm{IO}_3^- (avec \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}) :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -1 \implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) = +\mathrm{V}
Le potentiel d'un couple redox croît avec le nombre d'oxydation de la forme prédominante :
- L'ion iodate \mathrm{IO}_3^- présente le degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{V}) : il correspond au domaine situé aux potentiels les plus hauts, soit le domaine A.
À bas pH, la frontière séparant les domaines B et C est horizontale. La demi-équation électronique entre \mathrm{I}_3^- et \mathrm{I}^- s'écrit :
\mathrm{I}_3^- + 2\,\mathrm{e}^- = 3\,\mathrm{I}^-Cette transformation n'impliquant aucun échange d'ions \mathrm{H}^+, le potentiel d'équilibre du couple est indépendant du pH, ce qui justifie parfaitement le segment horizontal observé.
- L'ion triiodure \mathrm{I}_3^- (\mathrm{n.o.} = -1/3) étant plus oxydé que l'ion iodure \mathrm{I}^- (\mathrm{n.o.} = -\mathrm{I}), il prédomine au-dessus de \mathrm{I}^-.
On en déduit l'attribution des domaines :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : frontière potentiel-ph, formule de nernst
Déterminer la valeur de la pente entre les domaines A et C.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la demi-équation électronique du couple redox \mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^- associé à la frontière séparant les domaines A et C.
- Exprimer le potentiel d'électrode à l'aide de la formule de Nernst en utilisant la valeur fournie \frac{RT\ln(10)}{F} = 0{,}06\text{ V} à 298\text{ K}.
- Appliquer la convention de frontière de tracé pour en déduire l'équation de la droite E = f(\mathrm{pH}) et sa pente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Demi-équation rédox entre les espèces A et C, écriture du potentiel de Nernst et déduction de la pente en -0{,}06 \times (p/n)\text{ V/pH}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, le domaine A correspond à l'espèce \mathrm{IO}_3^- (nombre d'oxydation +\mathrm{V}) et le domaine C à l'espèce \mathrm{I}^- (nombre d'oxydation -\mathrm{I}).
La demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}^- s'écrit :
D'après la formule de Nernst à 298\text{ K} avec \frac{R\,T\ln(10)}{F} = 0{,}06\text{ V} :
En séparant le terme en \mathrm{pH} = -\log([\mathrm{H}^+]/c^\circ) :
Sur la frontière séparant les domaines A et C, les concentrations des deux espèces dissoutes sont égales à la concentration de tracé ([\mathrm{IO}_3^-] = [\mathrm{I}^-] = C_t), d'où :
La pente de la frontière entre les domaines A et C vaut donc :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : potentiel standard, formule de nernst
À l'aide du diagramme E-pH, déterminer la valeur du potentiel standard du couple .
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la frontière correspondant au couple \text{I}_{3\text{ (aq)}}^- / \text{I}_{\text{(aq)}}^- (séparation entre les domaines B et C).
- Écrire la demi-équation redox associée et exprimer le potentiel de Nernst le long de la frontière avec la convention fixée par le texte.
- Lire la valeur du potentiel sur le diagramme et en déduire la valeur du potentiel standard E^\circ(\text{I}_3^- / \text{I}^-).
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du potentiel de la frontière horizontale indépendante du pH et prise en compte des concentrations de tracé pour extraire E^{\circ}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'attribution des domaines réalisée à la question Q21, le domaine B correspond à \text{I}_{3\text{ (aq)}}^- et le domaine C à \text{I}_{\text{(aq)}}^-. La frontière séparant ces deux domaines est le segment horizontal situé entre \mathrm{pH} = 0 et \mathrm{pH} \approx 8{,}5.
La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit :
D'après la formule de Nernst à 298\text{ K} (avec \frac{R\,T\ln 10}{F} = 0{,}06\text{ V}) :
D'après la convention adoptée par le sujet, sur la frontière, chaque espèce dissoute a une concentration égale à C_t = 1{,}0\times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
Le terme logarithmique vaut donc :
Le potentiel sur la frontière s'écrit alors :
Par lecture graphique sur la Figure 3, la frontière horizontale entre B et C se situe précisément à :
On en déduit la valeur du potentiel standard :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Démarche expérimentale
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : verrerie de laboratoire, titrage volumétrique
Indiquer l'élément de verrerie à utiliser pour prélever 20,0 mL d'électrolyte, ainsi que celui à utiliser pour verser la solution titrante.
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Pipette jaugée munie d'une pro-pipette pour le prélèvement exact de 20,0 mL, et burette graduée pour la solution titrante.
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Lors d'un dosage quantitatif, la précision sur les volumes est essentielle pour limiter les incertitudes de mesure :
- Pour prélever précisément le volume V_0 = 20{,}0\text{ mL} d'électrolyte (solution titrée), on utilise une pipette jaugée de \mathbf{20{,}0\text{ mL}} (munie d'un dispositif d'aspiration de type poire à pipeter ou propipette).
- Pour verser et mesurer de façon continue le volume de la solution titrante de thiosulfate de sodium, on utilise une burette graduée (généralement d'une contenance de 25\text{ mL}).
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles
Notions : réaction d'oxydoréduction, titrage iodométrique
Établir l'équation bilan modélisant la réaction de titrage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction support de titrage du triiodure par le thiosulfate : \text{I}_3^- + 2\text{S}_2\text{O}_3^{2-} = 3\text{I}^- + \text{S}_4\text{O}_6^{2-}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le titrage met en jeu les deux couples d'oxydoréduction suivants :
- le couple du réactif titré : \mathrm{I}_{3\,(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^-,
- le couple du réactif titrant : \mathrm{S}_4\mathrm{O}_{6\,(\mathrm{aq})}^{2-} / \mathrm{S}_2\mathrm{O}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-}.
Écrivons les demi-équations électroniques associées à chaque couple :
Les deux demi-équations mettent en jeu le même nombre d'électrons (n = 2). En les sommant membre à membre, on obtient l'équation-bilan de la réaction support de titrage :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles
Notions : constante d'équilibre, potentiel standard
Calculer la valeur de sa constante thermodynamique d'équilibre et la commenter.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la constante d'équilibre K^\circ aux potentiels standard des deux couples d'oxydoréduction mis en jeu, soit par l'égalité des potentiels rédox à l'équilibre, soit via l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ.
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question précédente (E^\circ_1 = 0{,}54\text{ V}) et fournies dans l'énoncé (E^\circ_2 = 0{,}08\text{ V}).
- Commenter la valeur obtenue au regard des critères requis pour une réaction support de titrage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de K^{\circ} = 10^{2\Delta E^{\circ}/0{,}059} ; la valeur très élevée (K^{\circ} \gg 10^4) confirme le caractère quantitatif du titrage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'équilibre chimique, les potentiels d'oxydoréduction des deux couples sont égaux :
En regroupant les termes logarithmiques, on fait apparaître la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ associée à la réaction de titrage où n = 2 électrons sont échangés :
Il vient ainsi :
D'après la question Q23, E^\circ(\mathrm{I}_3^-/\mathrm{I}^-) = 0{,}54\text{ V} et les données indiquent E^\circ(\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}/\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}) = 0{,}08\text{ V}. On en déduit :
Sachant que 10^{0{,}33} \approx 10^{0{,}30} \approx 2 :
Commentaire : La constante d'équilibre est largement supérieure à 10^4 (K^\circ \gg 1). La réaction de titrage est donc quantitative (quasi-totale), ce qui constitue une condition nécessaire pour une réaction support de titrage (avec la rapidité et l'unicité).
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : équivalence, titrage volumétrique
Déterminer la concentration en ions triiodure dans l'électrolyte.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la relation stœchiométrique à l'équivalence à partir de l'équation-bilan établie à la question Q25.
- Exprimer littéralement la concentration [\mathrm{I}_3^-] en fonction des données du titrage (c_2, V_{\text{eq}} et V_0).
- Réaliser l'application numérique avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation d'équivalence n(\text{I}_3^-) = n(\text{S}_2\text{O}_3^{2-})_E/2 pour calculer la concentration inconnue en ions triiodure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction de titrage obtenue à la question Q25 :
À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction, ce qui se traduit par :
En exprimant les quantités de matière à l'aide des concentrations et des volumes :
On en déduit l'expression littérale de la concentration en ions triiodure dans l'électrolyte :
Application numérique : Avec c_2 = 1{,}0 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V_{\text{eq}} = 8{,}1\text{ mL} et V_0 = 20{,}0\text{ mL} :
En ne conservant que deux chiffres significatifs (imposés par la précision sur c_2 et V_{\text{eq}}) :
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : condition de précipitation, produit de solubilité
En précisant le raisonnement, déterminer si le précipité est formé dès l'ajout de la première goutte. On précise que le volume d'une goutte vaut .
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du quotient réactionnel ionique après ajout d'une goutte et comparaison à la constante de solubilité K_s pour conclure à la précipitation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'équilibre hétérogène de dissolution du précipité d'iodure d'argent :
associé à la constante thermodynamique d'équilibre (produit de solubilité) :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
La condition d'apparition du premier grain de précipité dans la solution correspond au dépassement de la limite de saturation, c'est-à-dire :
où [\mathrm{Ag}^+]_{\text{virt}} et [\mathrm{I}^-]_{\text{virt}} désignent les concentrations virtuelles (avant toute précipitation éventuelle) dans le mélange après ajout d'une goutte de solution titrante.
Le volume total après versement d'une goutte de volume V_{\text{goutte}} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ mL} dans la prise d'essai de volume V'_0 = 10{,}0\text{ mL} est :
Les concentrations avant toute réaction s'écrivent :
On en déduit la valeur du quotient réactionnel à cet instant :
On compare cette valeur au produit de solubilité de l'iodure d'argent :
La condition de précipitation est très largement satisfaite dès la première goutte :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?
Surtout 3 chapitres : Thermodynamique chimique et équilibres (17 % des questions, partie II), Diffusion thermique (14 %, partie 2) et Machines thermiques (13 %). Plus ponctuellement : Systèmes ouverts en écoulement, Cristallographie, Changements d'état du corps pur, Dynamique des fluides parfaits, Spectroscopies IR et RMN…
Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2026 dès la première année (PTSI) ?
En partie : 25 questions sur 58 (43 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q21 (partie III) à Q28 (partie III)) et la sous-partie II.2 (Q16 (partie II) à Q20 (partie II)). Avec les autres programmes de première année : 20 en MPSI, 28 en PCSI, 14 en MP2I, 16 en TSI1 et 27 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?
Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 1 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q8 (partie 1) (diagramme température-entropie), Q16 (partie 1) (débit massique), Q20 (partie 2) (rayon critique d'isolation), Q28 (partie 2) (bilan thermique), Q12 (partie II) (rupture d'équilibre) et Q28 (partie III) (condition de précipitation).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?
Questions de cours : Q1 (partie 1) (cycle ditherme), Q2 (partie 1) (théorème de carnot), Q5 (partie 1) (premier principe industriel), Q24 (partie 2) (théorème de bernoulli), Q27 (partie 2) (perte de charge régulière), Q1 (partie I) (électron de valence), Q6 (partie II) (constante d'équilibre), Q9 (partie II) (activité chimique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q9 (partie 1) (diagramme température-entropie), Q11 (partie 1) (théorème des moments), Q23 (partie 2) (conservation du débit), Q25 (partie 2) (effet venturi), Q28 (partie 2) (bilan thermique), Q16 (partie II) (maille cfc), Q18 (partie II) (masse volumique) et Q21 (partie III) (diagramme potentiel-ph).
Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2026 ?
Beaucoup de questions rapides et accessibles (47 sur 58), par exemple : Q1 (partie 1) à Q6 (partie 1), Q10 (partie 1) à Q15 (partie 1), Q17 (partie 2) à Q19 (partie 2), Q21 (partie 2) à Q25 (partie 2), Q27 (partie 2), Q29 (partie 2) à Q11 (partie II), Q13 (partie II), Q14 (partie II), Q16 (partie II) à Q21 (partie III) et Q23 (partie III) à Q27 (partie III). Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q26 (partie 2).
Le sujet Banque PT Physique B PT 2026 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport de chimie décrit un sujet proche du cours avec de nombreuses questions très bien traitées, tandis que celui de thermodynamique juge le sujet long et l'ensemble des copies assez faible.
Que désigne la lettre q sur le diagramme T-s fourni ?
Le titre massique en vapeur : sur le diagramme (T, s) de l'eau exploité en Q8 (partie 1) à Q11 (partie 1), les courbes étiquetées q indiquent la fraction massique de vapeur (habituellement notée x), et non un transfert thermique massique.
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