WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2023

Installations maraichères : puisage, qualité de l'eau, thermique et réfrigération

Ce sujet propose une étude complète et contextualisée de différents systèmes physiques et chimiques au service d'une serre maraichère autonome. Il aborde successivement le dimensionnement d'un groupe de pompage pour le puisage de l'eau, le contrôle de la potabilité de l'eau par dosage du dioxygène dissous (méthode de Winkler assistée d'une simulation numérique de Monte-Carlo), l'isolation thermique des parois en polycarbonate en régimes instationnaire et stationnaire, et enfin l'optimisation thermodynamique d'une chambre froide de stockage des récoltes.

Très complet et balayant une part importante du programme de deuxième année des filières technologiques et appliquées, le sujet présente une grande diversité d'outils incontournables aux concours : bilan d'énergie en écoulement stationnaire, analogie électrothermique, lecture et tracé sur diagramme enthalpique , ainsi que l'exploitation d'incertitudes expérimentales sous Python. Il constitue un excellent support de révision transversal.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,17/20)
Temps estimé
≈ 3 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (41) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, erreur d'énoncé
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties (mécanique des fluides, analyse chimique, thermique de la serre et chambre froide) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans le désordre.

  • Erreur d'énoncé

    Q31 et Q32 : Dans le tableau de données, la résistance thermique de transfert conducto-convectif R_{\text{cc}} est indiquée par erreur en \text{W}\cdot\text{K}^{-1} au lieu de \text{K}\cdot\text{W}^{-1}.

  • Erreur d'énoncé

    Q38 et Q40 : L'étape 3 \to 4 est intitulée « compression totale et isobare » dans l'énoncé : il s'agit d'une coquille évidente pour une condensation totale et isobare au sein du condenseur.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Puisage de l'eau pour l'irrigation

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de bernoulli, fluide incompressible

On considère l'écoulement d'un fluide parfait incompressible en régime stationnaire. Exprimer la grandeur homogène à une pression qui se conserve le long d'une ligne de courant.

Voir l'indice

Exprimer la charge volumique (somme de la pression statique, de la pression dynamique et de la pression de pesanteur) qui se conserve le long d'une ligne de courant selon le théorème de Bernoulli.

Voir la réponse courte

Écriture de la constante de Bernoulli sous forme de pression totale \mathcal{C} = P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de Bernoulli, pour l'écoulement permanent (régime stationnaire), incompressible et homogène (de masse volumique \rho) d'un fluide parfait soumis au seul champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{e}_z (l'axe vertical (Oz) étant orienté vers le haut), la charge volumique se conserve le long d'une ligne de courant.

Cette constante du mouvement \mathcal{C}, homogène à une pression, s'exprime sous la forme :

\boxed{\mathcal{C} = P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z}

où :

  • P est la pression statique locale ;
  • \frac{1}{2}\rho v^2 est la pression dynamique ;
  • \rho g z est le terme de pesanteur lié à l'altitude z.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de bernoulli, perte de charge

Existe-t-il des situations pour lesquelles la grandeur n'est pas conservée ? Justifier votre réponse en utilisant le schéma de puisage ci-dessus.

Voir l'indice

Penser aux situations où le fluide échange du travail avec une machine hydraulique (pompe ou turbine) ou dissipe de l'énergie par frottements visqueux (pertes de charge).

Voir la réponse courte

Présence d'une machine hydraulique (pompe fournissant du travail) et de pertes de charge régulières ou singulières.

Voir le corrigé complet

Oui, la grandeur \mathcal{C} = P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z n'est pas conservée dans plusieurs situations :

  1. Présence d'une machine hydraulique (pompe ou turbine) : Sur le schéma de puisage (figure 1), le fluide traverse une pompe. Celle-ci fournit un travail mécanique au fluide (w_i > 0) pour lui permettre de vaincre la pesanteur sur la hauteur h et d'augmenter sa pression de P_E = P_0 à P_S > P_0. Lors de la traversée de la pompe, la charge volumique augmente :

    \Delta \mathcal{C} = \mathcal{C}_S - \mathcal{C}_E = \rho\, w_i > 0
  2. Écoulement d'un fluide réel (visqueux) : Si le fluide n'est plus supposé parfait, les frottements visqueux dissipent de l'énergie mécanique sous forme thermique (pertes de charge régulières le long de la conduite de longueur h et pertes de charge singulières au niveau des coudes et raccords), ce qui entraîne une diminution de \mathcal{C} dans le sens de l'écoulement.
  3. Régime non stationnaire : Si l'écoulement dépend explicitement du temps, l'intégration de l'équation d'Euler fait apparaître un terme supplémentaire \int \rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell}, brisant l'invariance temporelle de \mathcal{C}.

Sur l'installation proposée, c'est principalement la présence de la pompe (échange de travail) et, secondairement, les pertes de charge visqueuses dans la conduite qui empêchent la conservation globale de \mathcal{C} entre le point de captage E et la sortie S.

Signaler une erreurSommaire

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : conservation du débit, fluide incompressible

Montrer que la vitesse de l'eau aux points et est identique : .

Voir l'indice

Utiliser la conservation du débit volumique Q = v \Sigma pour un fluide incompressible dans une conduite à section constante.

Voir la stratégie
  1. Identifier la loi de conservation adaptée à un fluide incompressible en régime permanent : la conservation du débit volumique le long d'une veine fluide.
  2. Relier le débit volumique Q à la vitesse d'écoulement et à la section de la conduite pour conclure sur l'égalité des vitesses entre E et S.
Voir la réponse courte

Conservation du débit volumique D_v = S v pour une conduite de section constante, d'où v_E = v_S.

Voir le corrigé complet

L'eau est modélisée comme un fluide incompressible (\rho = \text{cste}) et l'écoulement est stationnaire (ou permanent).

En vertu de l'équation de continuité, le débit volumique Q est conservé le long de la conduite :

Q(E) = Q(S) = Q

En supposant l'écoulement unidimensionnel de vitesse uniforme sur chaque section droite de la conduite, le débit volumique s'exprime par :

Q = \Sigma_E \, v_E = \Sigma_S \, v_S

La conduite possédant une section droite constante \Sigma_E = \Sigma_S = \Sigma, on obtient directement :

\boxed{v_E = v_S = \frac{Q}{\Sigma}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : relation de bernoulli, travail indiqué

Exprimer le travail massique que doit fournir la pompe. Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Bernoulli avec transfert d'énergie massique w_i entre les points E et S.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (prenant en compte le transfert de travail massique de la pompe) entre le point d'entrée E et le point de sortie S.
  2. Exploiter les simplifications du problème : absence de pertes de charge, égalité des vitesses (v_E = v_S) et dénivelé z_S - z_E = h.
  3. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données dans les unités du système international.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Bernoulli généralisé entre l'amont et l'aval en incluant la hauteur manométrique et les pertes de charge.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire d'un fluide incompressible (théorème de Bernoulli généralisé) à une particule fluide entre le point d'aspiration E et le point de refoulement S, le long d'une ligne de courant traversant la pompe. En l'absence de pertes de charge, le bilan s'écrit :

\left(\frac{P_S}{\rho_{\text{eau}}} + \frac{1}{2} v_S^2 + g z_S\right) - \left(\frac{P_E}{\rho_{\text{eau}}} + \frac{1}{2} v_E^2 + g z_E\right) = w_i

D'après la question Q3, la section de la conduite étant constante, on a v_E = v_S. De plus, la différence d'altitude est z_S - z_E = h, et la pression au point E est P_E = P_0. Il vient ainsi :

w_i = \frac{P_S - P_0}{\rho_{\text{eau}}} + g h

Application numérique :

  • P_S - P_0 = 1{,}5 \times 10^5 - 1{,}0 \times 10^5 = 0{,}5 \times 10^5 \text{ Pa}
  • \rho_{\text{eau}} = 1000 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • g = 9{,}8 \text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
  • h = 30 \text{ m}
\begin{aligned} w_i &= \frac{0{,}5 \times 10^5}{1000} + 9{,}8 \times 30 \\ &= 50 + 294 \\ &= 344 \text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs :

\boxed{w_i = \frac{P_S - P_0}{\rho_{\text{eau}}} + g h \approx 3{,}4 \times 10^2 \text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : puissance d'une force, débit massique

En déduire la puissance mécanique de la pompe nécessaire.

Voir l'indice

Relier la puissance mécanique transmise au fluide au débit massique D_m = \rho_\text{eau} Q et au travail massique w_i.

Voir la réponse courte

Expression de la puissance mécanique fournie au fluide par P_{\text{meca}} = D_m w_i = \rho D_v w_i.

Voir le corrigé complet

La puissance mécanique P_{\text{meca}} fournie par la pompe au fluide s'exprime comme le produit du débit massique D_m par le travail massique w_i déterminé à la question Q4 :

P_{\text{meca}} = D_m w_i

Le débit massique de l'eau s'écrit en fonction du débit volumique Q :

D_m = \rho_{\text{eau}} Q

On en déduit l'expression littérale de la puissance mécanique :

\boxed{P_{\text{meca}} = \rho_{\text{eau}} Q w_i = Q \left( P_S - P_0 + \rho_{\text{eau}} g h \right)}

Application numérique :

\begin{aligned} D_m &= 1000 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \times 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \\ P_{\text{meca}} &= 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \times 344\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} = 344\text{ W} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs :

\boxed{P_{\text{meca}} = 3{,}4 \times 10^2\text{ W}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : rendement, puissance électrique

Le rendement de la pompe vaut . En déduire la puissance électrique absorbée par la pompe. Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Rappeler la définition du rendement d'une pompe comme le rapport de la puissance mécanique utile fournie au fluide sur la puissance électrique consommée.

Voir la réponse courte

Relation du rendement de la pompe \eta = P_{\text{meca}}/P_{\text{elec}}, d'où P_{\text{elec}} = P_{\text{meca}}/\eta.

Voir le corrigé complet

Le rendement \eta de la pompe est défini par le rapport de la puissance utile fournie au fluide, qui est la puissance mécanique P_{\text{meca}} déterminée à la question Q5, sur la puissance électrique consommée (absorbée) P_{\text{elec}} :

\eta = \frac{P_{\text{meca}}}{P_{\text{elec}}}

On en déduit l'expression de la puissance électrique absorbée :

P_{\text{elec}} = \frac{P_{\text{meca}}}{\eta}

En utilisant la valeur non arrondie P_{\text{meca}} = 344\text{ W} issue de la question Q5 :

P_{\text{elec}} = \frac{344}{0{,}8} = 430\text{ W}

Compte tenu des précisions des données (\eta = 0{,}8 et Q = 1{,}0\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}), on retient deux chiffres significatifs :

\boxed{P_{\text{elec}} = 4{,}3 \times 10^{2}\text{ W}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : point de fonctionnement

Parmi les pompes dont les caractéristiques sont présentées figure 2, quel est le numéro de la pompe la mieux adaptée à cette utilisation ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Calculer la hauteur manométrique H requise, convertir le débit volumique en \text{m}^3\cdot\text{h}^{-1}, puis repérer le point de fonctionnement sur le réseau de courbes de la figure 2.

Voir la stratégie
  1. Calculer la hauteur manométrique requise H à partir de la formule fournie par l'énoncé.
  2. Convertir le débit volumique imposé Q en \text{m}^3\cdot\text{h}^{-1} pour correspondre à l'axe des abscisses de la figure 2.
  3. Positionner le point de fonctionnement requis (Q, H) sur le réseau de caractéristiques et sélectionner la pompe immédiatement supérieure afin d'assurer les performances demandées.
Voir la réponse courte

Choix de la pompe dont la courbe caractéristique hauteur-débit intersecte la courbe de charge au débit souhaité avec un bon rendement.

Voir le corrigé complet

La hauteur manométrique nécessaire s'exprime selon l'énoncé par :

H = h + \frac{P_S - P_0}{\rho_{\text{eau}} g}

En effectuant l'application numérique avec les grandeurs données :

\begin{aligned} H &= 30 + \frac{1{,}5 \times 10^5 - 1{,}0 \times 10^5}{1000 \times 9{,}8} \\ H &= 30 + 5{,}10 = 35{,}1\text{ m} \end{aligned}

Le débit volumique doit être converti en \text{m}^3\cdot\text{h}^{-1} :

\begin{aligned} Q &= 1{,}0\text{ L}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \\ Q &= 1{,}0 \times 10^{-3} \times 3600 = 3{,}6\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} \end{aligned}

Sur la figure 2, on recherche le point de fonctionnement de coordonnées :

(Q = 3{,}6\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} \,;\, H = 35{,}1\text{ m})

Pour l'abscisse Q = 3{,}6\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} :

  • la pompe \text{n}^\circ 5 fournit une hauteur manométrique d'environ 33\text{ m}, ce qui est insuffisant pour vaincre la dénivellation et assurer la surpression requise (H < 35{,}1\text{ m}) ;
  • la pompe \text{n}^\circ 6 fournit quant à elle une hauteur manométrique d'environ 40\text{ m}, supérieure à 35{,}1\text{ m}.

Le point de fonctionnement se situe donc entre les courbes 5 et 6. Pour garantir le débit et la pression de consigne, il convient de choisir la pompe dont la caractéristique passe immédiatement au-dessus de ce point (l'excédent de charge pouvant être régulé par vannage ou variation de vitesse).

\boxed{\text{La pompe la mieux adaptée est la pompe }\text{n}^\circ 6.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie II : Analyse de l'eau captée

A · Diagramme E-pH du manganèse

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation

Associer chaque domaine aux espèces chimiques du manganèse en justifiant.

Voir l'indice

Classer les degrés d'oxydation du manganèse pour attribuer les étages verticaux, puis utiliser le caractère acido-basique (apparition des hydroxydes en milieu basique) pour la répartition horizontale.

Voir la stratégie

Pour attribuer les domaines de prédominance ou d'existence dans un diagramme potentiel-pH :

  1. Déterminer le nombre d'oxydation de l'élément manganèse dans chacune des espèces chimiques proposées : le potentiel croissant avec le nombre d'oxydation, les formes les plus oxydées se situent vers le haut du diagramme et les formes les plus réduites vers le bas.
  2. À nombre d'oxydation identique, classer les espèces selon leur caractère acido-basique (ou degré d'hydroxylation) : les formes acides (ions libres) prédominent à bas pH (vers la gauche), tandis que les hydroxydes précipitent à pH plus élevé (vers la droite).
Voir la réponse courte

Attribution des domaines par degrés d'oxydation croissants verticalement et états d'hydrolyse croissants vers les pH basiques.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation (n.o.) du manganèse dans chacune des espèces :

  • \mathrm{Mn}_{(s)} : \text{n.o.} = 0 ;
  • \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} et \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} : \text{n.o.} = +\text{II} ;
  • \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} et \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} : \text{n.o.} = +\text{III}.

1. Classement vertical selon le nombre d'oxydation :

  • L'espèce de plus bas degré d'oxydation (\text{n.o.} = 0) est située tout en bas du diagramme, ce qui identifie immédiatement le domaine 1 comme étant celui du métal :

    \text{Domaine 1} : \mathrm{Mn}_{(s)}
  • Les espèces au degré +\text{II} se situent aux potentiels intermédiaires (domaines 2 et 3).
  • Les espèces au degré le plus élevé +\text{III} se situent en haut du diagramme (domaines 4 et 5).

2. Classement horizontal selon le pH (propriétés acido-basiques) :

  • Pour le degré d'oxydation +\text{II} : l'ion libre \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} est stable en milieu acide (bas pH), tandis que l'hydroxyde \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} précipite en milieu plus basique, après la frontière verticale à \mathrm{pH}_2 = 8{,}6. Ainsi :

    \begin{aligned} \text{Domaine 2} &: \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} \\ \text{Domaine 3} &: \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} \end{aligned}
  • Pour le degré d'oxydation +\text{III} : de même, l'ion \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} n'existe qu'à très bas pH (milieu très acide, \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1), puis précipite sous forme d'hydroxyde \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} dès que le pH augmente. Par conséquent :

    \begin{aligned} \text{Domaine 4} &: \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} \\ \text{Domaine 5} &: \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} \end{aligned}

On peut également remarquer que la frontière entre les domaines 4 (\mathrm{Mn}^{3+}) et 2 (\mathrm{Mn}^{2+}) est horizontale (potentiel standard E^\circ = 1{,}51\text{ V}), ce qui est en parfait accord avec le fait que la demi-équation d'oxydoréduction \mathrm{Mn}^{3+} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Mn}^{2+} ne fait intervenir aucun ion \mathrm{H}^+.

\boxed{ \begin{aligned} \text{Domaine 1} &: \mathrm{Mn}_{(s)} \\ \text{Domaine 2} &: \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} \\ \text{Domaine 3} &: \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} \\ \text{Domaine 4} &: \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} \\ \text{Domaine 5} &: \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} \end{aligned} }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : produit de solubilité, précipitation

Calculer le pH de début d'apparition du précipité .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre de précipitation de \text{Mn(OH)}_3 pour [\text{Mn}^{3+}] = c_T et relier [\text{HO}^-] au pH via le produit ionique de l'eau K_e.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de dissolution du précipité d'hydroxyde de manganèse(III) et exprimer son produit de solubilité K_s.
  2. Appliquer la convention de tracé à la frontière : au début de précipitation, l'activité de l'espèce dissoute \text{Mn}^{3+}_{(\text{aq})} est égale à la concentration de tracé fixée par l'énoncé (c_T = 1 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
  3. En déduire la concentration en ions hydroxyde [\text{HO}^-], puis le \text{pH} à l'aide du produit ionique de l'eau K_e.
Voir la réponse courte

Condition d'apparition du précipité à partir de [\text{Mn}^{3+}] et du produit de solubilité K_s, d'où la valeur limite du pH.

Voir le corrigé complet

L'équilibre hétérogène de dissolution de l'hydroxyde de manganèse(III) s'écrit :

\text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} = \text{Mn}^{3+}_{(\text{aq})} + 3\,\text{HO}^-_{(\text{aq})}

La condition d'existence du précipité impose :

Q_r \geqslant K_s \quad \Longleftrightarrow \quad \left[\text{Mn}^{3+}\right]\left[\text{HO}^-\right]^3 \geqslant K_s\big(\text{Mn(OH)}_3\big)

À la limite d'apparition du premier cristal de précipité (début de précipitation), la concentration en ions manganèse(III) non précipités est égale à la concentration de tracé :

\left[\text{Mn}^{3+}\right] = c_T

La concentration en ions hydroxyde vérifie alors :

\left[\text{HO}^-\right]^3 = \frac{K_s}{c_T}

En utilisant la relation du produit ionique de l'eau K_e = [\text{H}_3\text{O}^+][\text{HO}^-], il vient :

\begin{aligned} \left[\text{H}_3\text{O}^+\right] &= \frac{K_e}{\left[\text{HO}^-\right]} = K_e \left(\frac{c_T}{K_s}\right)^{1/3} \end{aligned}

En prenant le cologarithme décimal :

\begin{aligned} \text{pH}_1 &= -\log\left[\text{H}_3\text{O}^+\right] = \text{p}K_e + \frac{1}{3}\log\left(\frac{K_s}{c_T}\right) \\ &= \text{p}K_e - \frac{1}{3}\text{p}K_s - \frac{1}{3}\log\left(\frac{c_T}{c^\circ}\right) \end{aligned}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Application numérique : Avec \text{p}K_e = 14{,}0, \text{p}K_s = 35{,}6 et c_T = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (\log(c_T/c^\circ) = -2{,}0) :

\begin{aligned} \text{pH}_1 &= 14{,}0 - \frac{35{,}6}{3} - \frac{-2{,}0}{3} \\ &= 14{,}0 - \frac{33{,}6}{3} = 14{,}0 - 11{,}2 \end{aligned}
\boxed{\text{pH}_1 = 2{,}8}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, formule de nernst

Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples de l'eau et . En déduire les équations des droites et . On suppose qu'aux différentes frontières la pression partielle des gaz est égale à 1 bar.

Voir l'indice

Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux couples de l'eau et appliquer la formule de Nernst en posant les pressions partielles égales à 1 bar.

Voir la réponse courte

Demi-équations redox de l'eau et formules de Nernst associées donnant E(pH) avec des pentes de -0{,}06\,\text{V/pH}.

Voir le corrigé complet

1. Couple \text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}

La demi-équation électronique s'écrit :

\text{O}_{2(\text{g})} + 4\,\text{H}^+_{(\text{aq})} + 4\,\text{e}^- = 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :

\begin{aligned} E_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} &= E^\circ_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} + \frac{0{,}059}{4}\log \left( \frac{P(\text{O}_2)}{P^\circ}\,[\text{H}^+]^4 \right) \\ &= E^\circ_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} + \frac{0{,}059}{4}\log \left( \frac{P(\text{O}_2)}{P^\circ} \right) - 0{,}059\,\text{pH} \end{aligned}

À la frontière, la pression partielle vaut P(\text{O}_2) = P^\circ = 1\text{ bar}. Avec la valeur E^\circ_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} = 1{,}23\text{ V} fournie :

\boxed{E_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} = 1{,}23 - 0{,}059\,\text{pH}} \quad (\text{ou } 1{,}23 - 0{,}06\,\text{pH})

2. Couple \text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})} (ou \text{H}^+_{(\text{aq})}/\text{H}_{2(\text{g})})

La demi-équation électronique s'écrit :

2\,\text{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^- = \text{H}_{2(\text{g})} \quad \left(\text{ou } 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})} + 2\,\text{e}^- = \text{H}_{2(\text{g})} + 2\,\text{HO}^-_{(\text{aq})}\right)

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :

\begin{aligned} E_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} &= E^\circ_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} + \frac{0{,}059}{2}\log \left( \frac{[\text{H}^+]^2}{P(\text{H}_2)/P^\circ} \right) \\ &= E^\circ_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} - \frac{0{,}059}{2}\log \left( \frac{P(\text{H}_2)}{P^\circ} \right) - 0{,}059\,\text{pH} \end{aligned}

À la frontière, P(\text{H}_2) = P^\circ = 1\text{ bar} et E^\circ_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} = 0{,}00\text{ V} :

\boxed{E_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} = -0{,}059\,\text{pH}} \quad (\text{ou } -0{,}06\,\text{pH})

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, formule de nernst

Retrouver la valeur de la pente de la droite frontière séparant le couple .

Voir l'indice

Écrire la demi-équation électronique entre \text{Mn(OH)}_3 et \text{Mn(OH)}_2, identifier le nombre d'électrons et d'ions \text{H}^+ échangés, puis déduire la pente \partial E / \partial \text{pH}.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique reliant l'oxydant \text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} et le réducteur \text{Mn(OH)}_{2(\text{s})}.
  2. Appliquer la formule de Nernst à 298 K pour obtenir l'expression du potentiel d'équilibre en fonction du \text{pH}.
  3. En déduire la pente de la droite frontière.
Voir la réponse courte

Demi-équation entre hydroxydes solides de \text{Mn(III)} et \text{Mn(II)}, application de la relation de Nernst pour retrouver la pente.

Voir le corrigé complet

Dans le couple considéré, le manganèse est au nombre d'oxydation +\text{III} dans \text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} et au nombre d'oxydation +\text{II} dans \text{Mn(OH)}_{2(\text{s})}. La demi-équation électronique s'écrit :

\text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} + \text{H}^+_{(\text{aq})} + \text{e}^- = \text{Mn(OH)}_{2(\text{s})} + \text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}

À T = 298\text{ K}, la formule de Nernst donne :

E = E^\circ\big(\text{Mn(OH)}_3 / \text{Mn(OH)}_2\big) + \frac{0{,}059}{1}\log\left(\frac{a\big(\text{Mn(OH)}_{3(\text{s})}\big) \cdot a(\text{H}^+)}{a\big(\text{Mn(OH)}_{2(\text{s})}\big) \cdot a(\text{H}_2\text{O})}\right)

Les deux espèces de manganèse sont des solides purs non miscibles (a = 1) et l'eau est le solvant (a = 1). En posant a(\text{H}^+) = 10^{-\text{pH}}, le potentiel de la frontière devient :

\begin{aligned} E &= E^\circ\big(\text{Mn(OH)}_3 / \text{Mn(OH)}_2\big) + 0{,}059 \log(10^{-\text{pH}}) \\ E &= E^\circ\big(\text{Mn(OH)}_3 / \text{Mn(OH)}_2\big) - 0{,}059\,\text{pH} \end{aligned}

La frontière entre ces deux phases solides est indépendante de la concentration de tracé c_T. La pente de cette droite frontière vaut :

\boxed{\text{pente} = -0{,}059\text{ V}\cdot\text{pH}^{-1} \quad (\text{ou } -59\text{ mV}\cdot\text{pH}^{-1})}

(ou -0{,}06\text{ V}\cdot\text{pH}^{-1} en prenant la valeur approchée usuelle de \frac{RT\ln 10}{F}).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, potentiel standard

Déduire par lecture graphique, le potentiel standard du couple .

Voir l'indice

Lire l'ordonnée de la frontière horizontale séparant \text{Mn}^{2+} et \text{Mn(s)} et utiliser la formule de Nernst avec [\text{Mn}^{2+}] = c_T.

Voir la stratégie
  1. Identifier la droite frontière correspondant au couple \text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})}/\text{Mn}_{(\text{s})} et lire son potentiel sur la figure 3.
  2. Écrire la demi-équation électronique du couple pour établir la formule de Nernst à la frontière.
  3. En déduire la valeur du potentiel standard E^{\circ}(\text{Mn}^{2+}/\text{Mn}) en tenant compte de la concentration de tracé c_T.
Voir la réponse courte

Lecture du potentiel d'équilibre sur la frontière horizontale à pH acide et déduction de E^\circ connaissant la concentration de tracé.

Voir le corrigé complet

La frontière séparant le domaine 1 (\text{Mn}_{(\text{s})}) et le domaine 2 (\text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})}) correspond à la demi-équation électronique :

\text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^- \rightleftharpoons \text{Mn}_{(\text{s})}

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K}, le potentiel d'électrode s'écrit :

E = E^{\circ}(\text{Mn}^{2+}/\text{Mn}) + \frac{0{,}059}{2} \log\left(\frac{[\text{Mn}^{2+}]}{c^{\circ}}\right)

avec c^{\circ} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Cette frontière est indépendante du pH (droite horizontale). Selon la convention adoptée pour le diagramme, la concentration en espèce dissoute à la frontière vaut :

[\text{Mn}^{2+}] = c_T = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Le potentiel de frontière vaut donc :

\begin{aligned} E_{\text{frontière}} &= E^{\circ}(\text{Mn}^{2+}/\text{Mn}) + \frac{0{,}059}{2} \log(10^{-2}) \\ &= E^{\circ}(\text{Mn}^{2+}/\text{Mn}) - 0{,}059\text{ V} \end{aligned}

Par lecture graphique sur la figure 3, le potentiel de cette droite horizontale est :

E_{\text{frontière}} = -1{,}25\text{ V}

On en déduit l'expression puis la valeur du potentiel standard :

\begin{aligned} E^{\circ}(\text{Mn}^{2+}/\text{Mn}) &= E_{\text{frontière}} + 0{,}059\text{ V} \\ &= -1{,}25 + 0{,}059 = -1{,}19\text{ V} \end{aligned}
\boxed{E^{\circ}_{\text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})}/\text{Mn}_{(\text{s})}} = -1{,}19\text{ V}}

(En retenant la valeur approchée 0{,}06\text{ V} au lieu de 0{,}059\text{ V}, on obtient également -1{,}19\text{ V}.)

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, stabilité de l'eau

Discuter de la stabilité dans l'eau des espèces dérivant du manganèse en fonction du pH.

Voir l'indice

Comparer le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau (délimité par les pointillés) aux domaines d'existence et de prédominance des différentes espèces du manganèse.

Voir la réponse courte

Superposition des domaines du manganèse avec le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau entre les droites de \text{O}_2 et \text{H}_2.

Voir le corrigé complet

Une espèce chimique est thermodynamiquement stable dans l'eau si son domaine d'existence ou de prédominance présente une frontière commune ou un recouvrement avec le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau, délimité par les deux droites en pointillés :

  • frontière supérieure : E_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} = 1{,}23 - 0{,}059\,\text{pH} (oxydation de l'eau en \text{O}_2) ;
  • frontière inférieure : E_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} = -0{,}059\,\text{pH} (réduction de l'eau en \text{H}_2).

1. Espèces thermodynamiquement instables dans l'eau pure :

  • Le manganèse métallique \mathrm{Mn_{(s)}} (domaine 1) : son domaine est intégralement situé sous la droite de réduction de l'eau (E < E_{\text{H}_2\text{O}/\text{H}_2}). Il est instable dans l'eau à tout pH : il s'oxyde spontanément en réduisant l'eau avec dégagement de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})}.
  • L'ion manganèse(III) \mathrm{Mn^{3+}_{(aq)}} (domaine 4) : son domaine (\mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1 \approx 2{,}8 et E > 1{,}51\text{ V}) est intégralement situé au-dessus de la droite d'oxydation de l'eau (E > E_{\text{O}_2/\text{H}_2\text{O}}). Il est instable dans l'eau : il se réduit spontanément en \mathrm{Mn^{2+}} en oxydant l'eau avec dégagement de dioxygène \mathrm{O}_{2(\text{g})}.

2. Espèces stables dans l'eau pure désaérée :

  • \mathrm{Mn^{2+}_{(aq)}} (domaine 2 pour \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_2 = 8{,}6), \mathrm{Mn(OH)_{2(s)}} (domaine 3 pour \mathrm{pH} > 8{,}6) et \mathrm{Mn(OH)_{3(s)}} (domaine 5 pour \mathrm{pH} > \mathrm{pH}_1 = 2{,}8) possèdent tous un domaine de stabilité commun avec celui de l'eau pure.

3. Stabilité dans l'eau aérée (en présence de dioxygène dissous) :

  • Pour \mathrm{pH} \lesssim 6{,}6 : la droite frontière du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} se situe sous la frontière supérieure de \mathrm{Mn^{2+}}. L'ion \mathrm{Mn^{2+}_{(aq)}} ne peut pas être oxydé par le dioxygène dissous : il est stable en eau aérée acide.
  • Pour \mathrm{pH} \gtrsim 6{,}6 (et en particulier en milieu basique à \mathrm{pH} > 8{,}6) : la droite du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} est située au-dessus de la frontière séparant le manganèse(III) du manganèse(II). Le dioxygène dissous oxyde spontanément le manganèse(II) (\mathrm{Mn^{2+}} ou \mathrm{Mn(OH)}_{2\text{(s)}}) en hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)}_{3\text{(s)}}.
Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Machines thermiques et systèmes ouverts (32 % des questions, partie IV), Oxydoréduction et électrochimie (21 %, partie II), Diffusion thermique et diffusion de particules (21 %, partie III) et Mécanique des fluides (15 %, partie I). Plus ponctuellement : Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation et Cinétique chimique.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 14 questions sur 47 (30 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie II.B (Q14 à Q20). Avec les autres programmes de première année : 19 en MPSI, 14 en PCSI, 14 en PTSI et 22 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (relation de bernoulli), Q8 (diagramme potentiel-ph), Q10 (diagramme potentiel-ph), Q18 (dosage), Q25 (loi de fourier), Q26 (loi de fourier), Q27 (équation de diffusion), Q31 (résistance thermique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (conservation du débit), Q4 (relation de bernoulli), Q19 (titrage), Q24 (équation de diffusion), Q29 (profil de température), Q30 (flux thermique) et Q36 (cycle de carnot).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (39 sur 47), par exemple : Q1, Q2, Q5 à Q8, Q11 à Q18, Q20 à Q23, Q25, Q26, Q28 à Q37 et Q39 à Q47. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q19, Q24 et Q27.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. le rapport souligne de nombreuses questions classiques et indique que la longueur et la progressivité du sujet ont permis à de nombreux candidats d'aborder toutes les parties. Moyenne : 9,17/20 (écart-type 4,36, 922 présents).

Comment calculer E° à partir de la frontière horizontale en Q12 ?

En appliquant la formule de Nernst avec la concentration de tracé : la valeur lue sur l'axe correspond à c_T = 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et non à l'activité standard unitaire.

Quels points délimitent la traversée du condenseur en Q44 ?

Les points 2 et 5 : le condenseur assure l'intégralité du refroidissement à haute pression, comprenant la désurchauffe (2 \to 3), la condensation (3 \to 4) et le sous-refroidissement (4 \to 5). Le transfert massique vaut ainsi q_c = h_5 - h_2.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.

Note estimée
–
0 question réussie sur 47
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 47 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,17 et d'écart-type 4,36 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.