Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2023
Installations maraichères : puisage, qualité de l'eau, thermique et réfrigération
- 47 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en TSI1 : 14 questions sur 47, partie II.B
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en TSI1 : 14 questions sur 47. Autres questions faisables en TSI1
Autres premières années : MPSI 19 · MP2I 2 · BCPST1 24 questions.
Détail par partie
- Partie I : Puisage de l'eau pour l'irrigation0/72e année
- Partie II : Analyse de l'eau captée10/15En partie
- Partie III : Étude thermique de la serre0/102e année
- Partie IV : Étude thermodynamique de la chambre froide4/15En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Solutions aqueuses et électrochimie, Thermodynamique, Diffusion et transferts thermiques · 10 incontournables · 31 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une étude complète et contextualisée de différents systèmes physiques et chimiques au service d'une serre maraichère autonome. Il aborde successivement le dimensionnement d'un groupe de pompage pour le puisage de l'eau, le contrôle de la potabilité de l'eau par dosage du dioxygène dissous (méthode de Winkler assistée d'une simulation numérique de Monte-Carlo), l'isolation thermique des parois en polycarbonate en régimes instationnaire et stationnaire, et enfin l'optimisation thermodynamique d'une chambre froide de stockage des récoltes.
Très complet et balayant une part importante du programme de deuxième année des filières technologiques et appliquées, le sujet présente une grande diversité d'outils incontournables aux concours : bilan d'énergie en écoulement stationnaire, analogie électrothermique, lecture et tracé sur diagramme enthalpique , ainsi que l'exploitation d'incertitudes expérimentales sous Python. Il constitue un excellent support de révision transversal.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,17/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Solutions aqueuses et électrochimie32 %
- Thermodynamique32 %
- Diffusion et transferts thermiques21 %
- Mécanique des fluides15 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en TSI1 : 14 questions sur 47, partie II.B.
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Sommaire
47 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
47 questionsPartie I : Puisage de l'eau pour l'irrigation
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli, ligne de courant
On considère l'écoulement d'un fluide parfait incompressible en régime stationnaire. Exprimer la grandeur homogène à une pression qui se conserve le long d'une ligne de courant.
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Exprimer la charge volumique (somme de la pression statique, de la pression dynamique et de la pression de pesanteur) qui se conserve le long d'une ligne de courant selon le théorème de Bernoulli.
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Expression de la constante de Bernoulli le long d'une ligne de courant : \mathcal{C} = P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z.
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D'après le théorème de Bernoulli, pour l'écoulement permanent (régime stationnaire), incompressible et homogène (de masse volumique \rho) d'un fluide parfait soumis au seul champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{e}_z (l'axe vertical (Oz) étant orienté vers le haut), la charge volumique se conserve le long d'une ligne de courant.
Cette constante du mouvement \mathcal{C}, homogène à une pression, s'exprime sous la forme :
où :
- P est la pression statique locale ;
- \frac{1}{2}\rho v^2 est la pression dynamique ;
- \rho g z est le terme de pesanteur lié à l'altitude z.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Fluides visqueux
Notions : relation de bernoulli, perte de charge
Existe-t-il des situations pour lesquelles la grandeur n'est pas conservée ? Justifier votre réponse en utilisant le schéma de puisage ci-dessus.
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Penser aux situations où le fluide échange du travail avec une machine hydraulique (pompe ou turbine) ou dissipe de l'énergie par frottements visqueux (pertes de charge).
Voir la réponse courteRéponse courte
La constante de Bernoulli n'est pas conservée lors de la traversée de la pompe et en présence de pertes de charge.
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Oui, la grandeur \mathcal{C} = P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z n'est pas conservée dans plusieurs situations :
Présence d'une machine hydraulique (pompe ou turbine) : Sur le schéma de puisage (figure 1), le fluide traverse une pompe. Celle-ci fournit un travail mécanique au fluide (w_i > 0) pour lui permettre de vaincre la pesanteur sur la hauteur h et d'augmenter sa pression de P_E = P_0 à P_S > P_0. Lors de la traversée de la pompe, la charge volumique augmente :
\Delta \mathcal{C} = \mathcal{C}_S - \mathcal{C}_E = \rho\, w_i > 0- Écoulement d'un fluide réel (visqueux) : Si le fluide n'est plus supposé parfait, les frottements visqueux dissipent de l'énergie mécanique sous forme thermique (pertes de charge régulières le long de la conduite de longueur h et pertes de charge singulières au niveau des coudes et raccords), ce qui entraîne une diminution de \mathcal{C} dans le sens de l'écoulement.
- Régime non stationnaire : Si l'écoulement dépend explicitement du temps, l'intégration de l'équation d'Euler fait apparaître un terme supplémentaire \int \rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell}, brisant l'invariance temporelle de \mathcal{C}.
Sur l'installation proposée, c'est principalement la présence de la pompe (échange de travail) et, secondairement, les pertes de charge visqueuses dans la conduite qui empêchent la conservation globale de \mathcal{C} entre le point de captage E et la sortie S.
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation de la masse, débit volumique
Montrer que la vitesse de l'eau aux points et est identique : .
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Utiliser la conservation du débit volumique Q = v \Sigma pour un fluide incompressible dans une conduite à section constante.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la loi de conservation adaptée à un fluide incompressible en régime permanent : la conservation du débit volumique le long d'une veine fluide.
- Relier le débit volumique Q à la vitesse d'écoulement et à la section de la conduite pour conclure sur l'égalité des vitesses entre E et S.
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Pour un fluide incompressible dans une conduite de section constante, la conservation du débit volumique impose v_E = v_S.
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L'eau est modélisée comme un fluide incompressible (\rho = \text{cste}) et l'écoulement est stationnaire (ou permanent).
En vertu de l'équation de continuité, le débit volumique Q est conservé le long de la conduite :
En supposant l'écoulement unidimensionnel de vitesse uniforme sur chaque section droite de la conduite, le débit volumique s'exprime par :
La conduite possédant une section droite constante \Sigma_E = \Sigma_S = \Sigma, on obtient directement :
Résultat
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Fluides visqueux
Notions : relation de bernoulli, travail massique
Exprimer le travail massique que doit fournir la pompe. Effectuer l'application numérique.
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Appliquer le théorème de Bernoulli avec transfert d'énergie massique w_i entre les points E et S.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (prenant en compte le transfert de travail massique de la pompe) entre le point d'entrée E et le point de sortie S.
- Exploiter les simplifications du problème : absence de pertes de charge, égalité des vitesses (v_E = v_S) et dénivelé z_S - z_E = h.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données dans les unités du système international.
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Application de la relation de Bernoulli avec travail et pertes de charge entre la surface du puits et la sortie.
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On applique le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire d'un fluide incompressible (théorème de Bernoulli généralisé) à une particule fluide entre le point d'aspiration E et le point de refoulement S, le long d'une ligne de courant traversant la pompe. En l'absence de pertes de charge, le bilan s'écrit :
D'après la question Q3, la section de la conduite étant constante, on a v_E = v_S. De plus, la différence d'altitude est z_S - z_E = h, et la pression au point E est P_E = P_0. Il vient ainsi :
Application numérique :
- P_S - P_0 = 1{,}5 \times 10^5 - 1{,}0 \times 10^5 = 0{,}5 \times 10^5 \text{ Pa}
- \rho_{\text{eau}} = 1000 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- g = 9{,}8 \text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
- h = 30 \text{ m}
En ne conservant que deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Dynamique des fluides parfaits
Notions : débit massique, puissance mécanique
En déduire la puissance mécanique de la pompe nécessaire.
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Relier la puissance mécanique transmise au fluide au débit massique D_m = \rho_\text{eau} Q et au travail massique w_i.
Voir la réponse courteRéponse courte
La puissance mécanique utile fournie au fluide s'obtient par P_{\text{meca}} = D_m w_i = \rho D_v w_i.
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La puissance mécanique P_{\text{meca}} fournie par la pompe au fluide s'exprime comme le produit du débit massique D_m par le travail massique w_i déterminé à la question Q4 :
Le débit massique de l'eau s'écrit en fonction du débit volumique Q :
On en déduit l'expression littérale de la puissance mécanique :
Application numérique :
En ne conservant que deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : rendement, puissance électrique
Le rendement de la pompe vaut . En déduire la puissance électrique absorbée par la pompe. Effectuer l'application numérique.
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Rappeler la définition du rendement d'une pompe comme le rapport de la puissance mécanique utile fournie au fluide sur la puissance électrique consommée.
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Calcul de la puissance électrique absorbée par le moteur de la pompe via P_{\text{elec}} = P_{\text{meca}}/\eta.
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Le rendement \eta de la pompe est défini par le rapport de la puissance utile fournie au fluide, qui est la puissance mécanique P_{\text{meca}} déterminée à la question Q5, sur la puissance électrique consommée (absorbée) P_{\text{elec}} :
On en déduit l'expression de la puissance électrique absorbée :
En utilisant la valeur non arrondie P_{\text{meca}} = 344\text{ W} issue de la question Q5 :
Compte tenu des précisions des données (\eta = 0{,}8 et Q = 1{,}0\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}), on retient deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 7
DifficileTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : point de fonctionnement, caractéristique de pompe
Parmi les pompes dont les caractéristiques sont présentées figure 2, quel est le numéro de la pompe la mieux adaptée à cette utilisation ? Justifier la réponse.
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Calculer la hauteur manométrique H requise, convertir le débit volumique en \text{m}^3\cdot\text{h}^{-1}, puis repérer le point de fonctionnement sur le réseau de courbes de la figure 2.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la hauteur manométrique requise H à partir de la formule fournie par l'énoncé.
- Convertir le débit volumique imposé Q en \text{m}^3\cdot\text{h}^{-1} pour correspondre à l'axe des abscisses de la figure 2.
- Positionner le point de fonctionnement requis (Q, H) sur le réseau de caractéristiques et sélectionner la pompe immédiatement supérieure afin d'assurer les performances demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix de la pompe dont la courbe caractéristique hauteur-débit croise la caractéristique de l'installation au débit nominal requis.
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La hauteur manométrique nécessaire s'exprime selon l'énoncé par :
En effectuant l'application numérique avec les grandeurs données :
Le débit volumique doit être converti en \text{m}^3\cdot\text{h}^{-1} :
Sur la figure 2, on recherche le point de fonctionnement de coordonnées :
Pour l'abscisse Q = 3{,}6\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} :
- la pompe \text{n}^\circ 5 fournit une hauteur manométrique d'environ 33\text{ m}, ce qui est insuffisant pour vaincre la dénivellation et assurer la surpression requise (H < 35{,}1\text{ m}) ;
- la pompe \text{n}^\circ 6 fournit quant à elle une hauteur manométrique d'environ 40\text{ m}, supérieure à 35{,}1\text{ m}.
Le point de fonctionnement se situe donc entre les courbes 5 et 6. Pour garantir le débit et la pression de consigne, il convient de choisir la pompe dont la caractéristique passe immédiatement au-dessus de ce point (l'excédent de charge pouvant être régulé par vannage ou variation de vitesse).
Résultat
Partie II : Analyse de l'eau captée
A · Diagramme E-pH du manganèse
Question 8
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme e-ph, nombre d'oxydation
Associer chaque domaine aux espèces chimiques du manganèse en justifiant.
Voir l'indiceIndice
Classer les degrés d'oxydation du manganèse pour attribuer les étages verticaux, puis utiliser le caractère acido-basique (apparition des hydroxydes en milieu basique) pour la répartition horizontale.
Voir la stratégieStratégie
Pour attribuer les domaines de prédominance ou d'existence dans un diagramme potentiel-pH :
- Déterminer le nombre d'oxydation de l'élément manganèse dans chacune des espèces chimiques proposées : le potentiel croissant avec le nombre d'oxydation, les formes les plus oxydées se situent vers le haut du diagramme et les formes les plus réduites vers le bas.
- À nombre d'oxydation identique, classer les espèces selon leur caractère acido-basique (ou degré d'hydroxylation) : les formes acides (ions libres) prédominent à bas pH (vers la gauche), tandis que les hydroxydes précipitent à pH plus élevé (vers la droite).
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des domaines par nombres d'oxydation croissants verticalement et degrés d'acidité croissants vers les bas pH.
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Déterminons le nombre d'oxydation (n.o.) du manganèse dans chacune des espèces :
- \mathrm{Mn}_{(s)} : \text{n.o.} = 0 ;
- \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} et \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} : \text{n.o.} = +\text{II} ;
- \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} et \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} : \text{n.o.} = +\text{III}.
1. Classement vertical selon le nombre d'oxydation :
L'espèce de plus bas degré d'oxydation (\text{n.o.} = 0) est située tout en bas du diagramme, ce qui identifie immédiatement le domaine 1 comme étant celui du métal :
\text{Domaine 1} : \mathrm{Mn}_{(s)}- Les espèces au degré +\text{II} se situent aux potentiels intermédiaires (domaines 2 et 3).
- Les espèces au degré le plus élevé +\text{III} se situent en haut du diagramme (domaines 4 et 5).
2. Classement horizontal selon le pH (propriétés acido-basiques) :
Pour le degré d'oxydation +\text{II} : l'ion libre \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} est stable en milieu acide (bas pH), tandis que l'hydroxyde \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} précipite en milieu plus basique, après la frontière verticale à \mathrm{pH}_2 = 8{,}6. Ainsi :
\begin{aligned} \text{Domaine 2} &: \mathrm{Mn}^{2+}_{(aq)} \\ \text{Domaine 3} &: \mathrm{Mn(OH)}_{2(s)} \end{aligned}Pour le degré d'oxydation +\text{III} : de même, l'ion \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} n'existe qu'à très bas pH (milieu très acide, \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1), puis précipite sous forme d'hydroxyde \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} dès que le pH augmente. Par conséquent :
\begin{aligned} \text{Domaine 4} &: \mathrm{Mn}^{3+}_{(aq)} \\ \text{Domaine 5} &: \mathrm{Mn(OH)}_{3(s)} \end{aligned}
On peut également remarquer que la frontière entre les domaines 4 (\mathrm{Mn}^{3+}) et 2 (\mathrm{Mn}^{2+}) est horizontale (potentiel standard E^\circ = 1{,}51\text{ V}), ce qui est en parfait accord avec le fait que la demi-équation d'oxydoréduction \mathrm{Mn}^{3+} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Mn}^{2+} ne fait intervenir aucun ion \mathrm{H}^+.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Acide-base, précipitation, complexation
Notions : produit de solubilité, ph de précipitation
Calculer le pH de début d'apparition du précipité .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'équilibre de précipitation de \text{Mn(OH)}_3 pour [\text{Mn}^{3+}] = c_T et relier [\text{HO}^-] au pH via le produit ionique de l'eau K_e.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de dissolution du précipité d'hydroxyde de manganèse(III) et exprimer son produit de solubilité K_s.
- Appliquer la convention de tracé à la frontière : au début de précipitation, l'activité de l'espèce dissoute \text{Mn}^{3+}_{(\text{aq})} est égale à la concentration de tracé fixée par l'énoncé (c_T = 1 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
- En déduire la concentration en ions hydroxyde [\text{HO}^-], puis le \text{pH} à l'aide du produit ionique de l'eau K_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du pH de début de précipitation de \text{Mn(OH)}_3 à la concentration de tracé à partir de son K_s.
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L'équilibre hétérogène de dissolution de l'hydroxyde de manganèse(III) s'écrit :
La condition d'existence du précipité impose :
À la limite d'apparition du premier cristal de précipité (début de précipitation), la concentration en ions manganèse(III) non précipités est égale à la concentration de tracé :
La concentration en ions hydroxyde vérifie alors :
En utilisant la relation du produit ionique de l'eau K_e = [\text{H}_3\text{O}^+][\text{HO}^-], il vient :
En prenant le cologarithme décimal :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
Application numérique : Avec \text{p}K_e = 14{,}0, \text{p}K_s = 35{,}6 et c_T = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (\log(c_T/c^\circ) = -2{,}0) :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles
Notions : formule de nernst, diagramme e-ph
Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples de l'eau et . En déduire les équations des droites et . On suppose qu'aux différentes frontières la pression partielle des gaz est égale à 1 bar.
Voir l'indiceIndice
Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux couples de l'eau et appliquer la formule de Nernst en posant les pressions partielles égales à 1 bar.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des demi-équations des couples de l'eau et calcul des potentiels frontières en fonction du pH via la relation de Nernst.
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1. Couple \text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}
La demi-équation électronique s'écrit :
D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :
À la frontière, la pression partielle vaut P(\text{O}_2) = P^\circ = 1\text{ bar}. Avec la valeur E^\circ_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} = 1{,}23\text{ V} fournie :
2. Couple \text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})} (ou \text{H}^+_{(\text{aq})}/\text{H}_{2(\text{g})})
La demi-équation électronique s'écrit :
D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :
À la frontière, P(\text{H}_2) = P^\circ = 1\text{ bar} et E^\circ_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} = 0{,}00\text{ V} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme e-ph, formule de nernst
Retrouver la valeur de la pente de la droite frontière séparant le couple .
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation électronique entre \text{Mn(OH)}_3 et \text{Mn(OH)}_2, identifier le nombre d'électrons et d'ions \text{H}^+ échangés, puis déduire la pente \partial E / \partial \text{pH}.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la demi-équation électronique reliant l'oxydant \text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} et le réducteur \text{Mn(OH)}_{2(\text{s})}.
- Appliquer la formule de Nernst à 298 K pour obtenir l'expression du potentiel d'équilibre en fonction du \text{pH}.
- En déduire la pente de la droite frontière.
Voir la réponse courteRéponse courte
La demi-équation rédox échange un électron et un proton, ce qui donne une pente frontière de -0{,}06\,\text{V/pH}.
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Dans le couple considéré, le manganèse est au nombre d'oxydation +\text{III} dans \text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} et au nombre d'oxydation +\text{II} dans \text{Mn(OH)}_{2(\text{s})}. La demi-équation électronique s'écrit :
À T = 298\text{ K}, la formule de Nernst donne :
Les deux espèces de manganèse sont des solides purs non miscibles (a = 1) et l'eau est le solvant (a = 1). En posant a(\text{H}^+) = 10^{-\text{pH}}, le potentiel de la frontière devient :
La frontière entre ces deux phases solides est indépendante de la concentration de tracé c_T. La pente de cette droite frontière vaut :
(ou -0{,}06\text{ V}\cdot\text{pH}^{-1} en prenant la valeur approchée usuelle de \frac{RT\ln 10}{F}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme e-ph, potentiel standard
Déduire par lecture graphique, le potentiel standard du couple .
Voir l'indiceIndice
Lire l'ordonnée de la frontière horizontale séparant \text{Mn}^{2+} et \text{Mn(s)} et utiliser la formule de Nernst avec [\text{Mn}^{2+}] = c_T.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la droite frontière correspondant au couple \text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})}/\text{Mn}_{(\text{s})} et lire son potentiel sur la figure 3.
- Écrire la demi-équation électronique du couple pour établir la formule de Nernst à la frontière.
- En déduire la valeur du potentiel standard E^{\circ}(\text{Mn}^{2+}/\text{Mn}) en tenant compte de la concentration de tracé c_T.
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Lecture graphique de la frontière horizontale \text{Mn}^{2+}/\text{Mn} et détermination de E^\circ à la concentration de tracé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La frontière séparant le domaine 1 (\text{Mn}_{(\text{s})}) et le domaine 2 (\text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})}) correspond à la demi-équation électronique :
D'après la formule de Nernst à 298\text{ K}, le potentiel d'électrode s'écrit :
avec c^{\circ} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
Cette frontière est indépendante du pH (droite horizontale). Selon la convention adoptée pour le diagramme, la concentration en espèce dissoute à la frontière vaut :
Le potentiel de frontière vaut donc :
Par lecture graphique sur la figure 3, le potentiel de cette droite horizontale est :
On en déduit l'expression puis la valeur du potentiel standard :
(En retenant la valeur approchée 0{,}06\text{ V} au lieu de 0{,}059\text{ V}, on obtient également -1{,}19\text{ V}.)
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : domaine de prédominance, stabilité dans l'eau
Discuter de la stabilité dans l'eau des espèces dérivant du manganèse en fonction du pH.
Voir l'indiceIndice
Comparer le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau (délimité par les pointillés) aux domaines d'existence et de prédominance des différentes espèces du manganèse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des domaines du manganèse avec ceux de l'eau pour identifier les réactions d'oxydation ou de dismutation spontanées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une espèce chimique est thermodynamiquement stable dans l'eau si son domaine d'existence ou de prédominance présente une frontière commune ou un recouvrement avec le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau, délimité par les deux droites en pointillés :
- frontière supérieure : E_{\text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}} = 1{,}23 - 0{,}059\,\text{pH} (oxydation de l'eau en \text{O}_2) ;
- frontière inférieure : E_{\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}/\text{H}_{2(\text{g})}} = -0{,}059\,\text{pH} (réduction de l'eau en \text{H}_2).
1. Espèces thermodynamiquement instables dans l'eau pure :
- Le manganèse métallique \mathrm{Mn_{(s)}} (domaine 1) : son domaine est intégralement situé sous la droite de réduction de l'eau (E < E_{\text{H}_2\text{O}/\text{H}_2}). Il est instable dans l'eau à tout pH : il s'oxyde spontanément en réduisant l'eau avec dégagement de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})}.
- L'ion manganèse(III) \mathrm{Mn^{3+}_{(aq)}} (domaine 4) : son domaine (\mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1 \approx 2{,}8 et E > 1{,}51\text{ V}) est intégralement situé au-dessus de la droite d'oxydation de l'eau (E > E_{\text{O}_2/\text{H}_2\text{O}}). Il est instable dans l'eau : il se réduit spontanément en \mathrm{Mn^{2+}} en oxydant l'eau avec dégagement de dioxygène \mathrm{O}_{2(\text{g})}.
2. Espèces stables dans l'eau pure désaérée :
- \mathrm{Mn^{2+}_{(aq)}} (domaine 2 pour \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_2 = 8{,}6), \mathrm{Mn(OH)_{2(s)}} (domaine 3 pour \mathrm{pH} > 8{,}6) et \mathrm{Mn(OH)_{3(s)}} (domaine 5 pour \mathrm{pH} > \mathrm{pH}_1 = 2{,}8) possèdent tous un domaine de stabilité commun avec celui de l'eau pure.
3. Stabilité dans l'eau aérée (en présence de dioxygène dissous) :
- Pour \mathrm{pH} \lesssim 6{,}6 : la droite frontière du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} se situe sous la frontière supérieure de \mathrm{Mn^{2+}}. L'ion \mathrm{Mn^{2+}_{(aq)}} ne peut pas être oxydé par le dioxygène dissous : il est stable en eau aérée acide.
- Pour \mathrm{pH} \gtrsim 6{,}6 (et en particulier en milieu basique à \mathrm{pH} > 8{,}6) : la droite du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} est située au-dessus de la frontière séparant le manganèse(III) du manganèse(II). Le dioxygène dissous oxyde spontanément le manganèse(II) (\mathrm{Mn^{2+}} ou \mathrm{Mn(OH)}_{2\text{(s)}}) en hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)}_{3\text{(s)}}.
B · Dosage du dioxygène dissout dans l’eau par la méthode de Winkler
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : réaction de précipitation, équation de réaction
Écrire l'équation de réaction modélisant la transformation chimique entre les ions manganèse II et les ions hydroxyde .
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de précipitation entre l'ion manganèse(II) et les ions hydroxyde pour former un hydroxyde solide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction de précipitation : \text{Mn}^{2+} + 2\,\text{HO}^- = \text{Mn(OH)}_{2(\text{s})}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ajout d'ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} à une solution contenant des ions manganèse(II) \mathrm{Mn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} conduit à la précipitation de l'hydroxyde de manganèse(II) \mathrm{Mn(OH)}_{2(\mathrm{s})} selon l'équation de réaction :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : oxydoréduction, équation de réaction
Écrire l'équation de réaction modélisant la transformation chimique entre le composé obtenu et le dioxygène dissout .
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction d'oxydation ménagée de l'hydroxyde de manganèse(II) en hydroxyde de manganèse(III) par le dioxygène dissous en milieu aqueux basique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les réactifs et les produits : le composé obtenu à la question Q14 est l'hydroxyde de manganèse(II) \mathrm{Mn(OH)}_{2(\mathrm{s})}, qui s'oxyde au contact du dioxygène dissous \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} pour former le précipité brun d'hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})} (mentionné en Q16).
- Écrire les demi-équations électroniques associées aux deux couples redox en milieu basique/aqueux.
- Combiner ces demi-équations pour obtenir l'équation bilan de la réaction d'oxydoréduction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Oxydation de l'hydroxyde de manganèse(II) en hydroxyde de manganèse(III) par le dioxygène dissous en milieu basique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le composé obtenu à l'étape précédente est le précipité blanc de \mathrm{Mn(OH)}_{2(\mathrm{s})}. Il est oxydé par le dioxygène dissous en hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})}, qui constitue le précipité brun observé.
Les couples redox mis en jeu sont :
\mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})} / \mathrm{Mn(OH)}_{2(\mathrm{s})} :
\begin{aligned} \mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})} + \mathrm{e}^- &= \mathrm{Mn(OH)}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \end{aligned}\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} :
\begin{aligned} \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 4\,\mathrm{e}^- &= 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \end{aligned}
En multipliant la première demi-équation par 4 et en la retranchant de la seconde, les ions hydroxyde \mathrm{HO}^- s'éliminent, ce qui conduit à l'équation bilan :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : réaction acide-base, dissolution
Écrire l'équation de réaction modélisant la dissolution du précipité de en milieu acide.
Voir l'indiceIndice
Faire réagir l'hydroxyde de manganèse(III) avec les ions oxonium \text{H}^+ pour libérer l'ion \text{Mn}^{3+} aqueux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dissolution du précipité en milieu acide : \text{Mn(OH)}_{3(\text{s})} + 3\,\text{H}^+ = \text{Mn}^{3+} + 3\,\text{H}_2\text{O}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'acidification de la solution par ajout d'acide chlorhydrique apporte des ions oxonium \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} (ou \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}). À \mathrm{pH} = 1{,}5, valeur inférieure au pH de précipitation de l'hydroxyde de manganèse(III) (\mathrm{pH}_1 = 2{,}8 déterminé à la question Q9), le précipité \mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})} se dissout totalement pour libérer les ions manganèse(III) \mathrm{Mn}^{3+}_{(\mathrm{aq})}.
La réaction de dissolution s'écrit :
ou, en faisant apparaître explicitement les ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : oxydoréduction, équation de réaction
Écrire l'équation de réaction modélisant la réaction d'oxydoréduction entre les ions et à pour former et .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'oxydoréduction entre le couple \text{Mn}^{3+}/\text{Mn}^{2+} et le couple \text{I}_2/\text{I}^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des demi-équations d'oxydoréduction : 2\,\text{Mn}^{3+} + 2\,\text{I}^- = 2\,\text{Mn}^{2+} + \text{I}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu sont \text{Mn}^{3+}_{(\text{aq})} / \text{Mn}^{2+}_{(\text{aq})} et \text{I}_{2(\text{aq})} / \text{I}^{-}_{(\text{aq})}.
Leurs demi-équations électroniques respectives s'écrivent :
En multipliant la première par 2 afin d'égaler le nombre d'électrons échangés, on obtient l'équation bilan de la réaction :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles
Notions : titrage rédox, thiosulfate
Écrire l'équation de réaction support du titrage entre les ions thiosulfates et le diiode pour former et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction classique de titrage du diiode par les ions thiosulfate avec formation de tétrathionate.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de titrage du diiode par les ions thiosulfate : \text{I}_2 + 2\,\text{S}_2\text{O}_3^{2-} = 2\,\text{I}^- + \text{S}_4\text{O}_6^{2-}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le titrage met en jeu les deux couples d'oxydoréduction :
couple \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} / \mathrm{I}^-_{(\mathrm{aq})} : réduction du diiode
\mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{I}^-_{(\mathrm{aq})}couple \mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} : oxydation des ions thiosulfate
2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-
En sommant ces deux demi-équations électroniques de manière à éliminer les électrons échangés (n = 2), on obtient l'équation de la réaction support de titrage :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : équivalence, stœchiométrie
On repère l'équivalence par un ajout de volume équivalent mL de thiosulfate de sodium. Montrer que la concentration molaire en dioxygène dissout s'écrit .
Voir l'indiceIndice
Établir le bilan stœchiométrique global en reliant la quantité de matière de thiosulfate versée à celle de diiode, puis d'ions \text{Mn}^{3+}, et enfin de dioxygène consommé initialement.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la relation stœchiométrique reliant la quantité de matière de dioxygène consommé \mathrm{O}_2 à celle de diiode formé \mathrm{I}_2 au terme des étapes 1 et 2, en utilisant les équations de réaction établies aux questions Q15, Q16 et Q17.
- Exprimer la condition à l'équivalence du titrage de l'étape 3 (établie en Q18) sur la prise d'essai de volume V_0.
- Combiner ces relations pour en déduire l'expression de la concentration molaire C_{\mathrm{O}_2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de matière successif reliant les quantités de matière de \text{O}_2, \text{I}_2 et \text{S}_2\text{O}_3^{2-} à l'équivalence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les réactifs introduits (\mathrm{Mn}^{2+}, \mathrm{HO}^-, \mathrm{H}^+ et \mathrm{I}^-) étant apportés en large excès par rapport au dioxygène dissous, le dioxygène est le réactif limitant.
D'après les équations établies précédemment :
Question Q15 : l'oxydation de l'hydroxyde de manganèse(II) par le dioxygène dissous s'écrit
4\,\mathrm{Mn(OH)}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = 4\,\mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})} \implies n(\mathrm{Mn(OH)}_3) = 4\,n(\mathrm{O}_2)Question Q16 : la dissolution acide du précipité libère
\mathrm{Mn(OH)}_{3(\mathrm{s})} + 3\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Mn}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \implies n(\mathrm{Mn}^{3+}) = n(\mathrm{Mn(OH)}_3) = 4\,n(\mathrm{O}_2)Question Q17 : la réduction des ions manganèse(III) par les ions iodure produit
2\,\mathrm{Mn}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{I}^-_{(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{Mn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} \implies n(\mathrm{I}_2) = \frac{1}{2}\,n(\mathrm{Mn}^{3+}) = 2\,n(\mathrm{O}_2)
En négligeant les variations de volume lors de l'ajout des réactifs solides et de l'acide concentré, la concentration de diiode dans la solution obtenue est liée à la concentration initiale en dioxygène dissous par :
Lors de la troisième étape, on titre une prise d'essai de volume V_0 contenant une quantité de matière de diiode n_0(\mathrm{I}_2) = [\mathrm{I}_2]\,V_0 = 2\,C_{\mathrm{O}_2}\,V_0.
D'après l'équation de titrage établie à la question Q18 :
À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
En substituant n_0(\mathrm{I}_2) = 2\,C_{\mathrm{O}_2}\,V_0, il vient :
On obtient bien la relation demandée :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : concentration massique, critère de qualité
En déduire la concentration massique en dioxygène dissout dans l'échantillon. Conclure quant à son utilisation en irrigation.
Voir l'indiceIndice
Multiplier la concentration molaire C_{\text{O}_2} par la masse molaire M(\text{O}_2) et comparer la valeur obtenue au seuil d'admissibilité pour l'irrigation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de c_{\text{O}_2} = C_{\text{O}_2} M(\text{O}_2) et comparaison à la norme d'oxygénation de l'eau d'irrigation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La concentration massique en dioxygène dissous c_{\mathrm{O}_2} est reliée à la concentration molaire C_{\mathrm{O}_2} par la masse molaire M(\mathrm{O}_2) = 2\,M(\mathrm{O}) :
En utilisant l'expression établie à la question Q19 :
Application numérique :
- C_1 = 1{,}5 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
- V_{\mathrm{eq}} = 5{,}0\text{ mL} ;
- V_0 = 50\text{ mL} ;
- M(\mathrm{O}_2) = 2 \times 16 = 32\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
Conclusion quant à l'irrigation :
D'après le préambule de la partie II, l'eau ne peut servir à l'irrigation que si sa concentration massique en dioxygène dissous est supérieure à 5\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}.
Comme c_{\mathrm{O}_2} = 12\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} > 5\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}, l'eau captée présente une oxygénation suffisante et est tout à fait adaptée à l'irrigation.
Résultat
C · Simulation de Monte-Carlo
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Python
- Démarche expérimentale
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : simulation monte-carlo, incertitude-type
Compléter les lignes 11, 12 et 17 sur votre copie.
Voir l'indiceIndice
Initialiser la concentration C_1 et son incertitude, puis simuler la variable aléatoire C_1 par un tirage gaussien selon la syntaxe numpy employée pour V_\text{eq} et V_0.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les données manquantes dans les entrées (lignes 11 et 12) à partir du tableau 1, correspondant à la concentration C_1 et à son incertitude-type associées au réactif titrant.
- Suivre la syntaxe adoptée aux lignes 15 et 16 pour simuler les tirages aléatoires de la variable C_1 à la ligne 17, en cohérence avec le calcul de la ligne 18 qui fait appel à
C1_sim.
Voir la réponse courteRéponse courte
Complétion des tirages aléatoires selon des lois uniformes et expression du calcul simulé de la concentration en dioxygène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données du tableau 1 :
- C_1 = 1{,}50 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
- u(C_1) = 1{,}5 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
Les lignes du script Python se complètent donc ainsi :
Ligne 11 : déclaration de la valeur de la concentration titrante C_1 :
C1 = 1.50e-2 # en mol/LLigne 12 : déclaration de l'incertitude-type sur C_1 :
u_C1 = 1.5e-3 # en mol/LLigne 17 : simulation d'un échantillon de N valeurs tirées selon une loi normale pour la concentration C_1, de manière analogue aux lignes 15 et 16 :
C1_sim = C1 + rd.normal(0, u_C1, N)
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : incertitude élargie, écriture d'une mesure
Déduire de la simulation de Monte-Carlo une écriture du résultat pour la concentration massique en dioxygène dissout .
Voir l'indiceIndice
Relever la moyenne et l'écart-type affichés par le script Python pour présenter le résultat sous la forme standardisée avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la moyenne et de l'écart-type de la distribution simulée, puis écriture formatée du résultat avec incertitude.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La ligne 25 du programme affiche successivement la moyenne cO2_moy et l'écart-type u_cO2 de la distribution simulée. Les sorties numériques fournies sous l'histogramme de la figure 5 sont :
- valeur moyenne : \overline{c_{\mathrm{O}_2}} = 0{,}011986\dots
- incertitude-type : u(c_{\mathrm{O}_2}) = 0{,}001209\dots
D'après la formule de la ligne 18 :
avec C_1 en \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, M(\mathrm{O}_2) en \mathrm{g\cdot mol^{-1}}, et les volumes V_{\mathrm{eq}} et V_0 tous deux exprimés en \mathrm{mL} (leur rapport est sans dimension), la concentration massique simulée est obtenue en \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
En appliquant les règles d'écriture d'un résultat expérimental :
en conservant deux chiffres significatifs sur l'incertitude-type :
u(c_{\mathrm{O}_2}) = 0{,}0012\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}2\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}et la valeur centrale est arrondie à la même décimale :
\overline{c_{\mathrm{O}_2}} = 0{,}0120\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} = 12{,}0\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}d'où l'écriture :
\boxed{c_{\mathrm{O}_2} = (12{,}0 \pm 1{,}2)\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} = (0{,}0120 \pm 0{,}0012)\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}}en conservant un seul chiffre significatif sur l'incertitude-type :
\boxed{c_{\mathrm{O}_2} = (12 \pm 1)\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} = (0{,}012 \pm 0{,}001)\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}}
Résultat
Partie III : Étude thermique de la serre
A · Équation de diffusion à travers une paroi latérale de la serre en polycarbonate
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : symétrie, invariance
Justifier qu'on recherche un champ de température dans le parallélépipède de la forme .
Voir l'indiceIndice
Considérer les dimensions de la paroi (e \ll L, l) pour justifier l'invariance par translation selon y et z et négliger les effets de bord.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier le caractère unidimensionnel du champ de température, on s'appuie sur :
- les conditions aux limites imposées sur les faces ;
- les symétries et invariances géométriques du système en négligeant les effets de bord.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les dimensions latérales étant grandes devant l'épaisseur, les invariances par translation imposent T(x, t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La dépendance spatiale du champ de température se justifie par les arguments suivants :
- Conditions aux limites uniformes : les faces intérieure en x = 0 et extérieure en x = e sont maintenues à des températures spatialement uniformes, respectivement T_i et T_e, indépendantes des coordonnées y et z.
- Géométrie et négligence des effets de bord : l'épaisseur de la paroi est très faible devant ses dimensions transverses (e \ll L et e \ll l). En dehors d'un voisinage immédiat des bords de largeur de l'ordre de e, la paroi peut être considérée comme infinie selon les directions (Oy) et (Oz).
- Invariances : le système physique et les conditions aux limites sont invariants par translation selon les axes (Oy) et (Oz).
Par conséquent, la température ne dépend ni de y ni de z, et le champ de température est unidimensionnel :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : bilan d'énergie, premier principe
En appliquant le premier principe de la thermodynamique, montrer que .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la tranche de matière \Sigma_0 entre les instants t et t+\text{d}t en exprimant la variation d'énergie interne et le flux net entrant.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système fermé \Sigma_0 constitué de la tranche de solide comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de section S = Ll, entre les instants t et t+\mathrm{d}t.
- Exprimer la variation élémentaire d'énergie interne \mathrm{d}U de cette tranche en fonction de sa capacité thermique.
- Établir le bilan des transferts thermiques conductifs \delta Q entrant et sortant à travers les faces en x et x+\mathrm{d}x.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à ce milieu indéformable pour obtenir l'équation locale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan du premier principe sur une tranche d'épaisseur \text{d}x entre t et t+\text{d}t en l'absence de source volumique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé \Sigma_0 constitué de la tranche de polycarbonate comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section S = Ll et de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
La masse de ce système s'écrit :
Le polycarbonate étant une phase condensée indéformable, il ne fournit ni ne reçoit aucun travail mécanique (\delta W = 0). Le premier principe de la thermodynamique appliqué à \Sigma_0 pendant la durée \mathrm{d}t s'énonce :
1. Variation d'énergie interne :
Pour une phase condensée indéformable de capacité thermique massique c, la variation d'énergie interne pendant \mathrm{d}t est :
2. Bilan des transferts thermiques :
L'écoulement thermique étant unidimensionnel suivant l'axe (Ox), le flux thermique à travers les surfaces latérales (parallèles à \vec{e}_x) est nul. Le transfert thermique élémentaire reçu par le système provient donc uniquement des faces situées en x et en x+\mathrm{d}x :
- flux thermique entrant en x à travers la surface S : \Phi(x, t) = j(x, t)\,S ;
- flux thermique sortant en x+\mathrm{d}x à travers la surface S : \Phi(x+\mathrm{d}x, t) = j(x+\mathrm{d}x, t)\,S.
Le transfert thermique net reçu par \Sigma_0 pendant la durée \mathrm{d}t s'écrit alors :
3. Application du premier principe :
En égalant \mathrm{d}U et \delta Q, il vient :
En simplifiant par la quantité non nulle S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient :
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, transfert thermique
La loi de Fourier relie la densité de flux thermique et le gradient de température. En notant la conductivité thermique du matériau, cette loi s'écrit . Que traduit la présence du signe dans cette relation ?
Voir l'indiceIndice
Interpréter le sens spontané du transfert thermique qui s'effectue des zones chaudes vers les zones froides, à l'opposé du gradient spatial de température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le signe moins garantit que le transfert thermique s'effectue spontanément des régions chaudes vers les régions froides.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le gradient de température \overrightarrow{\operatorname{grad}} T est un vecteur orienté dans le sens des températures croissantes (des zones plus froides vers les zones plus chaudes).
Comme la conductivité thermique est une grandeur strictement positive (\lambda > 0), la présence du signe - assure que le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath} est orienté en sens inverse de \overrightarrow{\operatorname{grad}} T :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier
Écrire la relation de Fourier dans le cadre de notre étude unidimensionnelle selon l'axe .
Voir l'indiceIndice
Projeter la loi phénoménologique de Fourier selon le vecteur unitaire \vec{e}_x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture scalaire de la loi de Fourier à une dimension cartésienne : j(x, t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'étude unidimensionnelle selon l'axe (Ox), le champ de température dépend uniquement de la coordonnée spatiale x et du temps t : T = T(x, t). Le gradient de température s'écrit alors :
En projetant la loi phénoménologique de Fourier \vec{\jmath} = -\lambda\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T sur la base associée à l'axe (Ox), avec \vec{\jmath}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_x, on obtient sous forme vectorielle :
ce qui se traduit sous forme scalaire selon la composante algébrique j(x,t) par :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de la chaleur, diffusivité thermique
En déduire l'équation de la chaleur : . Comment nomme-t-on la grandeur ? En quelle unité s'exprime-t-elle ? Exprimer en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Injecter la loi de Fourier unidimensionnelle dans le bilan local de conservation d'énergie et identifier l'expression ainsi que les unités de la diffusivité thermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention de l'équation de la chaleur avec la diffusivité thermique D = \lambda/(\rho c) en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, la loi de Fourier unidimensionnelle s'écrit :
En supposant la conductivité thermique \lambda uniforme dans le matériau, sa dérivée spatiale vaut :
En injectant cette relation dans le bilan d'énergie établi à la question Q24, \dfrac{\partial T}{\partial t} = -\dfrac{1}{\rho c}\dfrac{\partial j}{\partial x}, il vient :
On identifie l'équation de la chaleur sous la forme demandée :
avec :
- La grandeur D est appelée la diffusivité thermique du matériau.
- L'équation de diffusion donne dimensionnellement [D] = \dfrac{[x^2]}{[t]}. La diffusivité thermique s'exprime donc en mètres carrés par seconde (\mathbf{m^2\cdot s^{-1}}).
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : temps caractéristique, analyse dimensionnelle
Estimer le temps caractéristique de diffusion de la chaleur à travers la paroi de polycarbonate. Effectuer l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Utiliser une analyse dimensionnelle reliant l'épaisseur e, la diffusivité D et le temps caractéristique \tau \sim e^2/D.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser une analyse en ordres de grandeur de l'équation de diffusion thermique obtenue à la question Q27 pour relier le temps caractéristique \tau à l'épaisseur de la paroi e et à la diffusivité D.
- Remplacer D par son expression en fonction de \lambda, \rho et c pour mener l'application numérique avec les grandeurs données dans le sujet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation du temps caractéristique de diffusion par \tau \sim e^2/D, puis calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la chaleur établie à la question Q27 :
En estimant les ordres de grandeur des dérivées partielles à travers la paroi d'épaisseur e soumise à un écart de température \Delta T pendant une durée caractéristique \tau :
On en déduit l'expression du temps caractéristique de diffusion thermique :
Application numérique avec les données du sujet :
- e = 1{,}0\text{ cm} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} ;
- \rho = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- c = 1674\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- \lambda = 0{,}2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
B · Étude du régime stationnaire
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : régime stationnaire, profil de température
Réécrire dans ce cas, l'équation de diffusion thermique et en déduire l'évolution de la température dans le solide.
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Annuler la dérivée temporelle dans l'équation de la chaleur, puis intégrer deux fois par rapport à x en fixant les constantes grâce aux températures de surface.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime stationnaire, \frac{\text{d}^2 T}{\text{d}x^2} = 0, ce qui donne un profil de température affine dans la paroi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime stationnaire, le champ de température ne dépend plus explicitement du temps, soit :
La température ne dépend alors que de la seule variable d'espace x : T(x, t) = T(x). L'équation de diffusion thermique établie à la question Q27 se réduit donc à une équation différentielle ordinaire :
Par intégration successive par rapport à x, on obtient une fonction affine :
où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites imposées sur les faces de la paroi :
- en x = 0 (face intérieure O) : T(0) = T_i, d'où B = T_i ;
- en x = e (face extérieure E) : T(e) = T_e, d'où A \, e + T_i = T_e, soit A = \dfrac{T_e - T_i}{e}.
On en déduit l'évolution spatiale de la température dans la paroi de polycarbonate :
La température décroît de façon linéaire de T_i à T_e à travers l'épaisseur de la paroi (puisque T_i > T_e).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : flux thermique, loi de fourier
Exprimer le flux thermique traversant la plaque de section orthogonale à l'axe orientée dans le sens des en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux thermique surfacique à partir de la loi de Fourier intégrée sur la surface totale S.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du vecteur densité de flux thermique : \Phi = j S = \frac{\lambda S}{e}(T_i - T_e).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le flux thermique \Phi à travers une surface orientée par son vecteur unitaire normal \vec{n} = \vec{e}_x (dans le sens des x > 0) est l'intégrale du vecteur densité de courant thermique sur cette section :
car le flux est uniforme sur toute la section droite d'aire S.
D'après la loi de Fourier établie en question Q26 :
Le profil de température en régime stationnaire obtenu en question Q29 étant linéaire, son gradient spatial vaut :
On en déduit la densité de flux :
Le flux thermique traversant la paroi s'exprime donc sous la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, analogie électrique
Relier la différence de température au flux thermique par analogie avec la loi d'Ohm. Faire apparaitre la résistance thermique du parallélépipède et l'exprimer en fonction des données de l'énoncé. Effectuer l'application numérique de .
Voir l'indiceIndice
Identifier par analogie avec la loi d'Ohm U = R I la relation T_i - T_e = R_\text{th} \Phi pour en extraire la résistance thermique de conduction.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'analogie formelle entre la conduction thermique stationnaire et l'électrocinétique régie par la loi d'Ohm : la différence de température correspond à la différence de potentiel, et le flux thermique correspond à l'intensité du courant électrique.
- Exprimer R_{\text{th}} par identification avec le résultat de la question précédente (Q30).
- Réaliser l'application numérique en veillant à convertir l'épaisseur e en mètres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la résistance thermique de conduction plane R_{\text{th}} = \frac{e}{\lambda S} par analogie avec la loi d'Ohm.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi d'Ohm en électrocinétique, la différence de potentiel U = V_1 - V_2 aux bornes d'un conducteur ohmique traversé par un courant d'intensité I s'écrit :
Par analogie thermoélectrique :
- le potentiel électrique V est analogue à la température T ;
- l'intensité du courant électrique I (débit de charge) est analogue au flux thermique \Phi (débit d'énergie thermique) ;
- la résistance électrique R est analogue à la résistance thermique de conduction R_{\text{th}}.
La relation entre la différence de température T_i - T_e et le flux thermique \Phi s'écrit donc :
D'après le résultat de la question Q30 :
Par identification, on en déduit l'expression de la résistance thermique de conduction de la paroi :
Application numérique : Avec e = 1{,}0\text{ cm} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}, \lambda = 0{,}2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et S = 30\text{ m}^2 :
En retenant deux chiffres significatifs cohérents avec les données :
Résultat
Question 32
DifficileTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : bilan thermique, résistance thermique
Exprimer la puissance thermique nécessaire au maintien de la paroi à une température intérieure . Effectuer l'application numérique. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Modéliser l'association en série de la résistance thermique conductrice et de la résistance conducto-convective pour exprimer la puissance de chauffage globale.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le schéma électrique équivalent (figure 7) : la puissance thermique de chauffage P_{\text{th}} injectée au potentiel thermique T_i traverse l'association en série des résistances thermiques de conduction R_{\text{th}} et de convection R_{\text{cc}} pour rejoindre le thermostat extérieur à la température T_e.
- Exprimer P_{\text{th}} en appliquant la loi d'Ohm thermique globale au dipôle équivalent.
- Calculer la valeur numérique et interpréter l'ordre de grandeur ainsi que le rôle respectif des deux résistances.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance thermique nécessaire pour compenser les pertes conductives à travers les différentes parois de la serre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de la figure 7, la source de courant impose le flux thermique P_{\text{th}} traversant les deux résistances thermiques en série R_{\text{th}} (conduction à travers la paroi) et R_{\text{cc}} (échange conducto-convectif avec l'air extérieur).
La résistance thermique équivalente entre l'intérieur à la température T_i et l'extérieur à la température T_e s'écrit :
Par analogie avec la loi d'Ohm, la différence de température s'exprime sous la forme :
On en déduit l'expression de la puissance thermique nécessaire :
Application numérique :
- T_i - T_e = 20 - 5 = 15\text{ K}
- R_{\text{th}} = \dfrac{1{,}0 \times 10^{-2}}{0{,}2 \times 30} \approx 1{,}67 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après la question Q31)
- R_{\text{cc}} = 1{,}1 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
- R_{\text{eq}} \approx 2{,}77 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
Commentaires :
- Les deux résistances R_{\text{th}} et R_{\text{cc}} sont du même ordre de grandeur (1{,}7 \times 10^{-3} et 1{,}1 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}) : aucune des deux contributions n'est négligeable devant l'autre dans le bilan des déperditions thermiques.
- La puissance de 5{,}4\text{ kW} nécessaire pour compenser les pertes d'une seule paroi de 30\text{ m}^2 est importante ; elle justifie l'utilisation de parois à double paroi alvéolaire ou d'un système d'isolation thermique pour réduire le coût énergétique du chauffage de la serre.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie IV : Étude thermodynamique de la chambre froide
A · Généralités
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : machine frigorifique, évaporateur
Au niveau de quel organe de la machine thermique se trouve la chambre froide ? Justifier votre réponse.
Voir l'indiceIndice
Identifier l'organe au niveau duquel le fluide réfrigérant capte de la chaleur à basse température pour refroidir l'enceinte.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le rôle de la chambre froide du point de vue thermodynamique : c'est l'enceinte à maintenir à basse température, elle joue le rôle de la source froide à laquelle il faut extraire un transfert thermique.
- Identifier l'organe du cycle frigorifique dans lequel le fluide réfrigérant reçoit un transfert thermique de l'extérieur (Q_f > 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'enceinte de la chambre froide constitue la source froide et échange son énergie thermique avec l'évaporateur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une machine frigorifique a pour fonction d'extraire de l'énergie thermique à l'enceinte à refroidir, qui constitue ici la source froide à la température T_f. Le fluide frigorigène doit donc recevoir un transfert thermique positif (Q_f > 0) de la part de cette source froide.
Dans le cycle frigorifique (figure 8) :
- au condenseur, le fluide cède de la chaleur vers l'extérieur (Q_c < 0, source chaude) en se liquéfiant à haute pression ;
- à l'évaporateur, le fluide se vaporise à basse pression et basse température ; cette vaporisation étant un changement d'état endothermique, le fluide absorbe de la chaleur (Q_f > 0) provenant du milieu environnant.
Par conséquent, la chambre froide se situe au niveau de l'évaporateur.
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : machine ditherme, convention récepteur
Préciser en justifiant les signes de et .
Voir l'indiceIndice
Adopter la convention thermodynamique réceptrice pour une machine frigorifique : échange de travail moteur ou reçu, chaleur extraite de la source froide et chaleur cédée à la source chaude.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la fonction d'une machine frigorifique pour fixer le signe des transferts thermiques d'après la convention thermodynamique usuelle (grandeurs algébriquement reçues par le fluide).
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique pour justifier rigoureusement le signe du travail mécanique W.
Voir la réponse courteRéponse courte
En convention récepteur pour un réfrigérateur : Q_f > 0 (chaleur extraite), W > 0 (travail consommé) et Q_c < 0 (rejet extérieur).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les grandeurs Q_f, Q_c et W sont comptées algébriquement en convention récepteur pour le fluide :
Signe de Q_f : Une machine frigorifique a pour but de refroidir ou de maintenir à basse température la source froide (la chambre froide). Le fluide extrait de la chaleur à cette source, il reçoit donc un transfert thermique :
\boxed{Q_f > 0}Signe de Q_c : Le fluide évacue de l'énergie thermique vers le milieu extérieur (source chaude) au niveau du condenseur : il cède de la chaleur à la source chaude, d'où :
\boxed{Q_c < 0}Signe de W : D'après le premier principe appliqué au fluide sur un cycle (\Delta U_{\text{cycle}} = 0) :
W + Q_f + Q_c = 0 \implies W = -(Q_f + Q_c)D'après le second principe appliqué au fluide sur un cycle (\Delta S_{\text{cycle}} = 0), l'entropie créée étant positive ou nulle (S_c \ge 0) :
\frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = -S_c \le 0Comme T_c > T_f > 0 et Q_f > 0, il vient :
-Q_c \ge Q_f \frac{T_c}{T_f} > Q_f > 0ce qui confirme Q_c < 0 et conduit à :
W = -(Q_f + Q_c) \ge Q_f \left(\frac{T_c}{T_f} - 1\right) > 0La machine doit nécessairement consommer du travail mécanique fourni par le compresseur :
\boxed{W > 0}
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité frigorifique, coefficient de performance
Définir l'efficacité (également appelé COefficient de Performance COP) de la machine frigorifique.
Voir l'indiceIndice
Définir le coefficient de performance comme le quotient de la grandeur utile (chaleur extraite de la source froide) sur la dépense énergétique nette (travail fourni).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'efficacité frigorifique est le rapport de la grandeur utile sur la grandeur payante : e = Q_f / W.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'efficacité e (ou coefficient de performance, noté \mathrm{COP}) d'une machine thermique est définie comme le rapport entre l'énergie utile reçue par l'utilisateur et l'énergie coûteuse (ou dépensée) fournie au fluide au cours d'un cycle :
Pour une machine frigorifique :
- l'effet utile recherché est le transfert thermique extrait de la chambre froide (source froide), soit la chaleur reçue par le fluide Q_f ;
- le coût énergétique est le travail mécanique fourni au compresseur par l'extérieur, soit le travail reçu par le fluide W.
Comme Q_f > 0 et W > 0 (d'après la question Q34), l'efficacité de la machine frigorifique s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité de carnot, second principe
Établir l'expression de l'efficacité de Carnot , en fonction de et . Que peut-on dire l'efficacité réelle par rapport à l'efficacité de Carnot ?
Voir l'indiceIndice
Combiner le premier principe et le second principe de la thermodynamique sur un cycle ditherme réversible (entropie créée nulle).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide sur un cycle complet.
- Exploiter la réversibilité du cycle de Carnot pour relier les transferts thermiques Q_c et Q_f aux températures des sources, puis en déduire le travail W.
- Utiliser l'inégalité de Clausius issue du second principe pour comparer l'efficacité réelle e à l'efficacité idéale de Carnot e_c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application des premier et second principes au cycle ditherme réversible pour trouver e_c = \frac{T_f}{T_c - T_f}, et e \le e_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide décrivant un cycle de Carnot ditherme, c'est-à-dire un cycle entièrement réversible en contact avec deux thermostats aux températures T_f et T_c.
Le fluide étant un système fermé revenant à son état initial, ses fonctions d'état ont une variation nulle sur un cycle :
d'après le premier principe de la thermodynamique :
\Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 \implies W = -(Q_c + Q_f)d'après le second principe de la thermodynamique, en l'absence de création d'entropie pour un cycle réversible (S_{\text{créée}} = 0) :
\Delta S = \frac{Q_c}{T_c} + \frac{Q_f}{T_f} + S_{\text{créée}} = 0 \implies \frac{Q_c}{T_c} + \frac{Q_f}{T_f} = 0
On en déduit l'expression du transfert thermique avec la source chaude :
En reportant cette relation dans l'expression du travail W :
Par définition, l'efficacité de Carnot e_c s'écrit :
soit :
Pour un cycle réel irréversible, le second principe impose S_{\text{créée}} \ge 0, d'où l'inégalité de Clausius :
Le travail à fournir au fluide vérifie alors :
Comme Q_f > 0 et W > 0, il vient :
L'efficacité réelle d'une machine frigorifique ditherme est toujours inférieure ou égale à l'efficacité de Carnot, cette dernière représentant la limite thermodynamique maximale théorique indépassable.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité de carnot, température thermodynamique
Calculer numériquement avec et . Interpréter le résultat obtenu.
Voir l'indiceIndice
Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'évaluer l'efficacité de Carnot, puis commenter l'écart par rapport à 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de e_c avec les températures absolues en kelvins et commentaire sur la borne maximale théorique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q36, l'efficacité de Carnot d'une machine frigorifique s'écrit :
En convertissant les températures en kelvins :
L'application numérique donne :
Interprétation du résultat :
- Valeur supérieure à 1 : L'efficacité e_c > 1 ne viole pas le premier principe. Contrairement au rendement d'un moteur thermique (borné par 1 car il quantifie une conversion de chaleur en travail), l'efficacité frigorifique caractérise un transfert d'énergie thermique assisté par un apport de travail : pour 1\text{ J} d'énergie mécanique fourni au compresseur, la machine idéale extrait jusqu'à 6{,}6\text{ J} de transfert thermique de la source froide.
- Borne maximale théorique : D'après le théorème de Carnot, cette efficacité correspond au cas idéal d'un fonctionnement réversible. Pour toute machine frigorifique réelle fonctionnant entre ces deux températures, l'efficacité réelle sera nécessairement inférieure à cette limite théorique : e < 6{,}6.
Résultat
B · Description du cycle
Question 38
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme des frigoristes, cycle frigorifique
Représenter le cycle thermodynamique sur le diagramme des frigoristes (figure A du document réponse).
Voir l'indiceIndice
Positionner les sept états thermodynamiques à l'intersection des isobares et des isenthalpes données dans le tableau sur le diagramme (P, h).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les coordonnées (h, P) de chaque état thermodynamique 1 à 7 fournies dans le tableau 2.
Caractériser la nature de chaque transformation pour tracer l'allure correcte des segments sur le diagramme (\ln P, h) (diagramme de Mollier / diagramme des frigoristes) :
- isobare \implies droite horizontale ;
- isenthalpique \implies droite verticale ;
- isentropique \implies courbe ascendante orientée vers la droite, parallèle aux isentropes du réseau.
- Positionner les points par rapport à la courbe de saturation (cloche de Andrews) et flécher le cycle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des quatre transformations du fluide frigorigène sur le diagramme (P, h) : compression, condensation, détente, évaporation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'aide des données du tableau 2, on repère les points 1 à 7 sur le diagramme (\ln P, h) :
| Point | P (bar) | h (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) | État physique / Localisation |
| 1 | 2{,}7 | 402 | Vapeur surchauffée (T_1 = 3{,}0\,^\circ\text{C} > T_{\text{sat}}) |
| 2 | 11{,}6 | 442 | Vapeur surchauffée haute pression |
| 3 | 11{,}6 | 421 | Vapeur saturante sèche (sur la courbe de rosée x = 1) |
| 4 | 11{,}6 | 264 | Liquide saturé (sur la courbe d'ébullition x = 0) |
| 5 | 11{,}6 | 256 | Liquide sous-refroidi (à gauche de la cloche) |
| 6 | 2{,}7 | 256 | Mélange diphasique liquide-vapeur (sous la cloche) |
| 7 | 2{,}7 | 397 | Vapeur saturante sèche (sur la courbe de rosée x = 1) |
Le tracé du cycle sur le document-réponse comporte les étapes suivantes :
- 1 \to 2 (compression adiabatique réversible) : transformation isentropique (s = \text{cte}), modélisée par une courbe ascendante orientée vers la droite, de (h_1, P_1) = (402, 2{,}7) à (h_2, P_2) = (442, 11{,}6) ;
- 2 \to 3 \to 4 \to 5 (refroidissement, condensation puis sous-refroidissement isobares) : segment horizontal à P = 11{,}6\text{ bar}, parcouru de droite à gauche, de h = 442\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} à h = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, traversant la cloche entre 3 (x=1) et 4 (x=0) ;
- 5 \to 6 (détente isenthalpique dans le détendeur) : segment vertical descendant à enthalpie constante h = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, de P = 11{,}6\text{ bar} à P = 2{,}7\text{ bar} ;
- 6 \to 7 \to 1 (vaporisation puis surchauffe isobares) : segment horizontal à P = 2{,}7\text{ bar}, parcouru de gauche à droite, de h = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} à h = 402\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, franchissant la courbe de rosée au point 7.
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : diagramme des frigoristes, cycle récepteur
Relier le sens de parcours du cycle au mode de fonctionnement de la machine.
Voir l'indiceIndice
Observer le sens de parcours des transformations sur le diagramme (P, h) pour statuer sur le caractère moteur ou récepteur du cycle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le cycle est parcouru dans le sens anti-horaire dans le diagramme (P, h), ce qui correspond à une machine réceptrice de travail.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le diagramme des frigoristes (\ln P,\, h), le cycle 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 5 \to 6 \to 7 \to 1 est parcouru dans le sens anti-horaire (sens trigonométrique) :
- la compression 1 \to 2 s'effectue vers les hautes pressions et fortes enthalpies ;
- le refroidissement et la condensation (2 \to 5) ont lieu à haute pression (P_c = 11{,}6\text{ bar}) vers la gauche ;
- la détente 5 \to 6 se fait verticalement vers le bas (vers la basse pression P_f = 2{,}7\text{ bar}) ;
- l'évaporation et la surchauffe (6 \to 1) ont lieu à basse pression vers la droite.
Ce sens de parcours trigonométrique traduit un cycle thermodynamique récepteur :
Le fluide absorbe de la chaleur à basse pression (donc à basse température au niveau de l'évaporateur, Q_f > 0) et en rejette à haute pression (donc à haute température au niveau du condenseur, Q_c < 0), ce qui nécessite obligatoirement un apport de travail mécanique de la part du compresseur (W > 0) conformément au second principe de la thermodynamique (énoncé de Clausius).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : diagramme des frigoristes, équilibre liquide-vapeur
Qualifier l'état du fluide aux points 3 et 4.
Voir l'indiceIndice
Observer la position des points 3 et 4 sur la courbe de saturation (courbe de rosée et courbe d'ébullition).
Voir la réponse courteRéponse courte
Qualification des états physiques à l'aide des courbes d'ébullition et de rosée (liquide comprimé, vapeur surchauffée).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Entre les points 3 et 4, la pression (P = 11{,}6\text{ bar}) et la température (T = 45{,}0\text{ }^\circ\text{C}) demeurent constantes tandis que l'enthalpie massique diminue de h_3 = 421\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} à h_4 = 264\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. Il s'agit du changement d'état liquide–vapeur (condensation) d'un corps pur à pression constante :
- Au point 3, la condensation débute : le point est situé sur la courbe de rosée, le fluide est à l'état de vapeur saturante (ou vapeur saturée sèche, titre massique en vapeur x_v = 1).
- Au point 4, la condensation est totale : le point est situé sur la courbe d'ébullition, le fluide est à l'état de liquide saturant (ou liquide saturé, titre massique en vapeur x_v = 0).
Résultat
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : titre en vapeur, diagramme des frigoristes
Lire graphiquement le titre en vapeur du point 6.
Voir l'indiceIndice
Lire graphiquement la valeur de la courbe isotitre en vapeur passant par le point 6 sous la cloche de saturation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les coordonnées thermodynamiques du point 6 données dans le tableau 2 de l'énoncé (P_6 = 2{,}7\text{ bar} et h_6 = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
- Repérer le point 6 sur le diagramme (P, h) de la figure A, sous la courbe de saturation (domaine diphasique liquide-vapeur).
- Lire la valeur du titre en vapeur x_v grâce au réseau de courbes isotitres (courbes en traits discontinus graduées de 0{,}1 en 0{,}1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique de la courbe isotitre en vapeur passant par le point en sortie de détendeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le tableau 2, au point 6 situé en sortie du détendeur :
Ce point est situé sous la courbe de saturation, dans le domaine diphasique liquide-vapeur.
Sur le diagramme enthalpique (figure A), les courbes d'égal titre en vapeur (courbes isotitres en traits mixtes) sont tracées de 0{,}1 en 0{,}1 entre la courbe d'ébullition (x_v = 0) et la courbe de rosée (x_v = 1).
À la pression P_6 = 2{,}7\text{ bar} et pour une enthalpie massique h_6 = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, le point 6 coïncide pratiquement avec la courbe isotitre x_v = 0{,}30 (troisième courbe après la courbe d'ébullition).
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, écoulement stationnaire
Rappeler l'expression du premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement stationnaire, dans lequel on néglige les variations d'énergie cinétique massique et d'énergie potentielle de pesanteur massique devant la variation d'enthalpie massique .
Voir l'indiceIndice
Rappeler le premier principe de la thermodynamique en système ouvert stationnaire reliant la variation d'enthalpie massique \Delta h aux échanges d'énergie w_i et q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé du premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire sans variations d'énergies cinétique et potentielle : \Delta h = w_i + q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un fluide en écoulement stationnaire à travers un organe délimité par une section d'entrée et une section de sortie, le premier principe de la thermodynamique appliqué à une unité de masse s'écrit généralement :
où :
- \Delta h = h_{\text{sortie}} - h_{\text{entrée}} est la variation d'enthalpie massique du fluide ;
- \Delta e_c et \Delta e_p sont respectivement les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur massiques ;
- w_i est le travail utile (ou travail indiqué) massique reçu par le fluide de la part des pièces mobiles (machines) ;
- q est le transfert thermique massique reçu par le fluide au contact des parois.
En négligeant \Delta e_c et \Delta e_p devant \Delta h comme le précise l'énoncé, la relation se simplifie en :
De façon équivalente, en multipliant par le débit massique D_m, cette relation peut s'écrire sous forme de bilan de puissances :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, enthalpie massique
Exprimer puis calculer numériquement le transfert thermique massique reçu par le fluide dans l'évaporateur.
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Appliquer le premier principe industriel entre l'entrée et la sortie de l'évaporateur sans travail d'arbre (w_i = 0).
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Application du premier principe à l'évaporateur sans parties mobiles : q_f = h_1 - h_6 par lecture des enthalpies sur le diagramme.
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L'évaporateur est traversé par le fluide frigorigène entre l'entrée en 6 (en sortie de détendeur) et la sortie en 1 (à l'aspiration du compresseur), englobant la vaporisation (6 \to 7) et la surchauffe (7 \to 1).
Appliquons le premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement stationnaire (rappelé à la question Q42) à la traversée de l'évaporateur :
L'évaporateur ne comportant aucune pièce mécanique mobile, le travail utile échangé est nul (w_i = 0). Il vient donc :
D'après le tableau 2 :
- h_1 = 402\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_6 = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, enthalpie massique
Exprimer puis calculer numériquement le transfert thermique massique reçu par le fluide dans le condenseur.
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Appliquer le premier principe industriel au condenseur pour déterminer le transfert thermique massique cédé à la source chaude.
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- Identifier les états du fluide à l'entrée et à la sortie du condenseur d'après la figure 8 et le descriptif des transformations.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en écoulement stationnaire sans pièces mobiles (w_i = 0) entre ces deux points.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs d'enthalpie massique du tableau 2.
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Application du premier principe au condenseur : q_c = h_4 - h_2 < 0, calculé à partir des enthalpies massiques lues.
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D'après la figure 8 et le descriptif du cycle, le condenseur regroupe les étapes de désurchauffe (2 \to 3), de condensation (3 \to 4) et de sous-refroidissement (4 \to 5). Le fluide y entre donc à l'état 2 (en sortie de compresseur) et en ressort à l'état 5 (avant d'entrer dans le détendeur).
Le condenseur ne comportant aucune pièce mobile, le travail indiqué échangé est nul : w_i = 0.
En appliquant le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (établi à la question Q42) entre les points 2 et 5, il vient :
D'où l'expression du transfert thermique massique reçu par le fluide dans le condenseur :
Application numérique : D'après le tableau 2 :
- h_2 = 442\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_5 = 256\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : travail indiqué, compresseur
Exprimer puis calculer numériquement le travail indiqué reçu par le fluide de la part du compresseur.
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Appliquer le premier principe industriel au fluide traversant le compresseur adiabatique.
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Au compresseur adiabatique, le travail indiqué massique est donné par w_i = h_2 - h_1.
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Dans le compresseur, le fluide subit la transformation 1 \to 2, qui est une compression adiabatique. Le transfert thermique à travers les parois est donc nul :
En appliquant le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire établi à la question Q42 au fluide traversant le compresseur entre l'entrée (point 1) et la sortie (point 2), il vient :
D'où l'expression du travail indiqué massique reçu par le fluide :
Application numérique : D'après le tableau 2 de l'énoncé :
- h_1 = 402\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_2 = 442\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : efficacité frigorifique, bilan enthalpique
En déduire l'efficacité réelle de la machine frigorifique.
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Calculer le rapport entre le transfert massique utile à l'évaporateur et le travail massique consommé par le compresseur.
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- Exprimer l'efficacité réelle e définie à la question Q35 à l'aide des grandeurs massiques q_f et w_i obtenues aux questions Q43 et Q45.
- Réaliser l'application numérique et comparer le résultat obtenu à l'efficacité de Carnot e_c calculée à la question Q37.
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Calcul de l'efficacité réelle de la machine frigorifique par le ratio e = q_f / w_i.
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D'après la définition établie à la question Q35, l'efficacité de la machine frigorifique s'écrit comme le rapport du transfert thermique utile prélevé à la source froide sur le travail fourni au compresseur :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q43 et Q45 :
Avec les valeurs numériques du tableau 2 (q_f = 146\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et w_i = 40\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :
En conservant deux chiffres significatifs, cohérents avec la précision sur w_i :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : débit massique, puissance thermique
Exprimer puis calculer numériquement la puissance thermique extraite de la chambre froide .
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Multiplier le débit massique du fluide par le transfert thermique massique extrait à l'évaporateur.
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Expression et calcul numérique de la puissance thermique extraite à la chambre froide : P_{\text{th}, f} = D_m q_f.
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Le fluide frigorifique reçoit, lors de sa traversée de l'évaporateur, le transfert thermique massique q_f issu de la chambre froide (source froide). En régime stationnaire, pour un débit massique de fluide D_m, la puissance thermique reçue par le fluide, correspondant à la puissance thermique extraite de la chambre froide, s'exprime par :
Application numérique : D'après le tableau 2 et le résultat de la question Q43 :
On obtient :
En conservant deux chiffres significatifs conformément à la donnée de D_m :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?
Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (21 % des questions, partie III), Systèmes ouverts en écoulement (16 %, partie IV), Machines thermiques (13 %) et Diagrammes E-pH (11 %). Plus ponctuellement : Dynamique des fluides parfaits, Titrages, Oxydoréduction et piles, Acide-base, précipitation, complexation, Cinématique des fluides…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 dès la première année (TSI1) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?
Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 55 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?
Questions de cours : Q1 (relation de bernoulli), Q8 (diagramme e-ph), Q10 (formule de nernst), Q14 (réaction de précipitation), Q18 (titrage rédox), Q23 (symétrie), Q25 (loi de fourier), Q26 (loi de fourier)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q19 (équivalence), Q24 (bilan d'énergie), Q29 (régime stationnaire), Q31 (résistance thermique) et Q38 (diagramme des frigoristes).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. le rapport souligne de nombreuses questions classiques et indique que la longueur et la progressivité du sujet ont permis à de nombreux candidats d'aborder toutes les parties. Moyenne : 9,17/20 (écart-type 4,36, 922 présents).
Quels états du fluide considérer pour le condenseur à la question Q44 ?
Les états 2 et 5 : le condenseur assure l'intégralité du refroidissement isobare à haute pression, depuis la vapeur surchauffée issue du compresseur (point 2) jusqu'au liquide sous-refroidi admis dans le détendeur (point 5), d'où q_c = h_5 - h_2.
Quel volume d'eau intervient dans le titrage de Winkler à la question Q19 ?
Le volume de la prise d'essai V_0 = 50\text{ mL}. Bien que l'échantillon initial soit préparé dans une fiole de 250\text{ mL}, le titrage par le thiosulfate est effectué sur ce prélèvement de 50\text{ mL}, dont il détermine directement la concentration.
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