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Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2020

De la physique de l'aéronef

Ce sujet aborde de manière très transversale et concrète la physique du vol et de la propulsion d'un aéronef à travers trois parties totalement indépendantes. La première partie propose une étude aérodynamique classique et pédagogique (origine de la portance, polaire d'une aile, navigation en présence de vent de travers et estimation de l'accélération au décollage). La deuxième partie explore deux méthodes instrumentales de pointe : l'anémométrie par tube de Pitot et la détection du givrage sur voilure (mesure capacitive et échographie ultrasonore). Enfin, la troisième partie constitue une étude approfondie de la propulsion par turboréacteur simple flux, alliant bilans dynamiques ouverts, analyse thermodynamique du cycle de Brayton et comportement sonique d'une tuyère de détente.

Très guidé et progressif, ce sujet est une excellente révision des bilans ouverts en mécanique des fluides et en thermodynamique industrielle, deux savoir-faire fondamentaux fréquemment évalués aux concours CCINP et communs aux filières PC et PSI.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,01/20)
Temps estimé
≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

12 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (36) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'axe vertical de la figure 13 est gradué jusqu'à 5 au lieu de 0,25 environ pour le maximum théorique de la fonction G. Il faut effectuer la lecture graphique brute (G \approx 5) pour mener le calcul demandé en Q42.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Mécanique du vol

I.1 · Généralités

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : ligne de champ, description eulérienne

Définir la notion de ligne de courant associée aux particules de fluide. Est-ce une description de nature eulérienne ou lagrangienne ?

Voir l'indice

Rappeler qu'une ligne de courant est tangente en tout point au vecteur vitesse du fluide à un instant donné. Préciser le caractère eulérien d'une telle cartographie spatiale.

Voir la réponse courte

Courbe tangente en chacun de ses points au champ des vitesses à un instant donné ; c'est une approche purement eulérienne.

Voir le corrigé complet

À un instant t donné, une ligne de courant est une courbe géométrique tangente en chacun de ses points M au vecteur vitesse \vec{v}(M,t) de l'écoulement. Elle vérifie localement :

\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{v}(M,t) = \vec{0}

Cette notion repose sur la connaissance du champ de vecteurs vitesse \vec{v}(M,t) défini en des points fixes de l'espace : il s'agit donc d'une description de nature eulérienne.

Voir ce qu'a relevé le jury

Les lignes de courant ne se confondent avec les trajectoires des particules qu'en régime stationnaire.

« Peu de définitions exactes. Beaucoup assimilent les lignes de courant aux trajectoires des particules de fluide, ce qui n’est vrai qu’en régime stationnaire. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : relation de bernoulli, portance

Dans la figure 2 sont représentées les lignes de courant pour un profil donné. En analysant ces lignes de courant, expliquer pourquoi l'écoulement stationnaire de l'air, supposé parfait, homogène et incompressible, génère une force de portance de l'avion.

Voir l'indice

Constater le resserrement des lignes de courant au niveau de l'extrados par rapport à l'intrados, puis traduire cela en termes d'accélération de l'écoulement et de champ de pression via le théorème de Bernoulli.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'espacement des lignes de courant autour du profil de l'aile (figure 2) et en déduire le champ de vitesse grâce à la conservation du débit.
  2. Appliquer la relation de Bernoulli le long des lignes de courant pour relier la vitesse locale à la pression statique.
  3. Intégrer qualitativement l'effet des pressions sur l'extrados et l'intrados pour conclure sur le sens de la résultante aérodynamique (portance).
Voir la réponse courte

Le resserrement des lignes de courant à l'extrados entraîne une accélération de l'air, d'où une dépression par Bernoulli créant la portance.

Voir le corrigé complet

L'analyse de l'écoulement repose sur deux étapes successives :

  • Vitesse de l'écoulement : Pour un fluide incompressible et homogène, le débit volumique se conserve le long d'un tube de courant (D_v = v \cdot S = \text{cte}). Sur la figure 2, les lignes de courant sont nettement resserrées au-dessus de l'aile (extrados) et plus écartées ou peu modifiées au-dessous (intrados). Ce resserrement traduit un étranglement des tubes de courant, d'où :

    v_{\text{extrados}} > v_\infty \ge v_{\text{intrados}}
  • Champ de pression (théorème de Bernoulli) : L'écoulement étant stationnaire, incompressible, homogène et le fluide parfait sans effet de gravité, le théorème de Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant :

    P + \frac{1}{2}\rho_\infty v^2 = \text{cte}

    Par conséquent, aux zones de grande vitesse correspondent des zones de plus faible pression statique :

    v_{\text{extrados}} > v_{\text{intrados}} \implies P_{\text{extrados}} < P_{\text{intrados}}

Il existe donc une surpression relative à l'intrados et une dépression relative à l'extrados. La résultante des forces de pression élémentaires \mathrm{d}\vec{F}_P = -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S exercées par le fluide sur l'aile est orientée globalement vers le haut :

\boxed{\vec{F}_z = \iint_{\text{aile}} -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S \quad \text{est dirigée vers le haut : c'est la force de portance.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait justifier la hausse de vitesse par la conservation du débit puis la baisse de pression par le théorème de Bernoulli.

« La déviation des lignes de courant n’est pas à elle seule un argument permettant de conclure à l’existence d’une force de portance. »

« On attendait une justification de la variation de la vitesse du fluide sur l’extrados en faisant appel à la conservation du débit volumique, puis une justification en retour de la diminution de la pression en utilisant le théorème de Bernoulli. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : relation de bernoulli, pression

En pratique, pour étudier la répartition de pression le long de l'intrados et de l'extrados, on définit une pression adimensionnée appelée coefficient de pression :

où , et sont respectivement la pression, la masse volumique et la vitesse de l'écoulement incident loin de l'aile. On représente pour l'intrados et l'extrados en fonction de la position par rapport à la corde (figure 3). Justifier à quelle courbe, ou , on associe l'intrados et l'extrados.

Voir l'indice

Relier le signe de C_P à la présence d'une dépression locale (P < P_\infty) ou d'une surpression (P > P_\infty) déduite de l'analyse des vitesses.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signe de C_P en fonction de la différence P - P_\infty.
  2. Utiliser les résultats de la question précédente (dépression sur l'extrados, surpression sur l'intrados).
  3. Noter l'orientation de l'axe vertical sur la figure 3 pour identifier chaque courbe.
Voir la réponse courte

L'intrados subit une surpression (C_P > 0, courbe C_{P1}) tandis que l'extrados subit une dépression (C_P < 0, courbe C_{P2}).

Voir le corrigé complet

D'après la définition du coefficient de pression :

C_P = \frac{P - P_\infty}{\frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2}

Le dénominateur étant strictement positif, le signe de C_P est celui de P - P_\infty :

  • Extrados : l'air y subit une accélération (v > v_\infty). D'après la relation de Bernoulli, il y règne une dépression relative à la pression à l'infini amont, soit P < P_\infty, ce qui impose C_P < 0.
  • Intrados : l'air y est ralenti par rapport à l'écoulement incident au voisinage du bord d'attaque, créant une surpression (P > P_\infty), d'où C_P > 0. De façon plus générale, pour que l'aile développe une force de portance dirigée vers le haut, il est nécessaire que P_{\text{intrados}} > P_{\text{extrados}}, c'est-à-dire C_{P,\text{intrados}} > C_{P,\text{extrados}}.

Sur la figure 3, l'axe vertical des C_P est orienté vers le bas (les valeurs négatives se situent vers le haut, convention courante en aérodynamique) :

  • La courbe supérieure correspond à des valeurs négatives de C_P (C_P \in [-0{,}8 \,;\, 0]) : c'est la courbe de dépression associée à l'extrados.
  • La courbe inférieure correspond à des valeurs positives de C_P (C_P \in [0 \,;\, 0{,}5]) : c'est la courbe de surpression associée à l'intrados.

On conclut :

\boxed{C_{P1} \text{ est associée à l'extrados et } C_{P2} \text{ à l'intrados.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à bien observer le sens de graduation vers le bas de l'axe des Cp pour identifier les courbes.

« L’identification des courbes peut toutefois être fausse car tous les candidats n’ont pas remarqué que l’axe des Cp était gradué vers le bas. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de bernoulli, point d'arrêt

Pourquoi observe-t-on toujours ?

Voir l'indice

Écrire la relation de Bernoulli entre l'infini amont et un point quelconque de l'écoulement pour exprimer C_P en fonction du rapport v/v_\infty, puis considérer la positivité de l'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant reliant l'amont à un point quelconque du profil.
  2. Exprimer le coefficient de pression C_P en fonction du rapport des vitesses et conclure par positivité de v^2.
Voir la réponse courte

D'après Bernoulli, P - P_\infty = \frac{1}{2}\rho(v_\infty^2 - v^2) \le \frac{1}{2}\rho v_\infty^2, avec le maximum C_P=1 atteint au point d'arrêt où v=0.

Voir le corrigé complet

L'écoulement d'air étant supposé stationnaire, incompressible, parfait et homogène, avec des effets de pesanteur négligés, la relation de Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant entre l'infini amont (où la pression est P_\infty et la vitesse v_\infty) et un point courant autour du profil (où la pression est P et la vitesse v) :

P + \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v^2 = P_\infty + \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v_\infty^2

On en déduit l'écart de pression par rapport à l'amont :

P - P_\infty = \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v_\infty^2 - \frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v^2

En injectant cette relation dans la définition du coefficient de pression C_P, on obtient :

C_P = \frac{P - P_\infty}{\frac{1}{2}\,\rho_\infty\,v_\infty^2} = 1 - \left(\frac{v}{v_\infty}\right)^2

La norme de la vitesse v étant nécessairement positive ou nulle (v^2 \ge 0), le terme retranché est toujours positif ou nul. Par conséquent :

\boxed{C_P \le 1}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, portance

Vérifier que le coefficient de portance est adimensionné.

Voir l'indice

Vérifier par analyse dimensionnelle que le rapport d'une force par le produit d'une pression dynamique et d'une surface est sans dimension.

Voir la stratégie

Pour vérifier qu'une grandeur est adimensionnée, on peut :

  1. soit décomposer chaque terme dans le système international d'unités (dimensions fondamentales \mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}) ;
  2. soit remarquer que le dénominateur est le produit d'une pression dynamique par une surface, ce qui correspond directement à la dimension d'une force.
Voir la réponse courte

Le produit d'une pression cinétique par une surface a la dimension d'une force, donc le quotient C_z = F_z / (\frac{1}{2}\rho v^2 S) est sans dimension.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de portance est défini par :

C_z = \frac{F_z}{\frac{1}{2} \, S_{\text{réf}} \, \rho_{\infty} \, v_{\infty}^2}

Déterminons la dimension de chaque terme intervenant dans cette expression :

  • F_z est une force : d'après la deuxième loi de Newton, [F_z] = \mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}} ;
  • S_{\text{réf}} est une surface : [S_{\text{réf}}] = \mathrm{L^2} ;
  • \rho_{\infty} est une masse volumique : [\rho_{\infty}] = \mathrm{M \cdot L^{-3}} ;
  • v_{\infty} est une vitesse : [v_{\infty}] = \mathrm{L \cdot T^{-1}}, soit [v_{\infty}^2] = \mathrm{L^2 \cdot T^{-2}}.

La dimension du dénominateur s'écrit donc :

\begin{aligned} \left[ \frac{1}{2} \, S_{\text{réf}} \, \rho_{\infty} \, v_{\infty}^2 \right] &= [S_{\text{réf}}] \cdot [\rho_{\infty}] \cdot [v_{\infty}^2] \\ &= \mathrm{L^2 \cdot (M \cdot L^{-3}) \cdot (L^2 \cdot T^{-2})} \\ &= \mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}} \end{aligned}

Le dénominateur a ainsi la dimension d'une force. Par conséquent :

[C_z] = \frac{[F_z]}{\left[ \frac{1}{2} \, S_{\text{réf}} \, \rho_{\infty} \, v_{\infty}^2 \right]} = \frac{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}} = 1
\boxed{[C_z] = 1}

Le coefficient de portance C_z est bien adimensionné (il en va de même pour le coefficient de traînée C_x).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La dimension d'une grandeur sans dimension se note 1 et non 0 ou l'ensemble vide.

« Rappelons que la notation dimensionnelle d’une grandeur sans dimension est 1, et non 0 ou l’ensemble vide. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : portance

Le coefficient de portance est-il plus important pour une incidence de ou ? Justifier.

Voir l'indice

Observer l'évolution de l'écart d'ordonnée entre les courbes d'extrados et d'intrados lorsque l'angle d'incidence passe de 2^\circ à 6^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre le coefficient de portance C_z et les courbes de coefficient de pression C_P(x/L) données par la figure 5.
  2. Comparer l'aire délimitée entre la courbe d'intrados et celle d'extrados pour les deux angles d'incidence (2^\circ et 6^\circ).
Voir la réponse courte

D'après le document ou la physique du profil, la déflexion de l'air augmente avec l'incidence (avant décrochage), donc C_z est plus grand à 6^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introduisant la question Q5, le coefficient de portance C_z s'obtient par intégration de l'écart des coefficients de pression entre l'intrados et l'extrados le long de la corde :

C_z = \int_0^1 \left( C_{P,\text{intrados}}\!\left(\frac{x}{L}\right) - C_{P,\text{extrados}}\!\left(\frac{x}{L}\right) \right) \mathrm{d}\!\left(\frac{x}{L}\right)

Cette intégrale correspond géométriquement à l'aire comprise entre la courbe d'intrados et la courbe d'extrados dans le diagramme de la figure 5.

Sur la figure 5 :

  • à l'extrados, la dépression est considérablement plus marquée pour une incidence de 6^\circ (courbe en tirets, où C_P atteint environ -2{,}7 au voisinage du bord d'attaque) que pour 2^\circ (courbe en trait plein, où le minimum est d'environ -0{,}8) ;
  • à l'intrados, les pressions sont très proches dans les deux configurations (légère surpression supplémentaire pour 6^\circ).

L'aire entre les courbes d'intrados et d'extrados est donc nettement plus grande pour i = 6^\circ que pour i = 2^\circ.

\boxed{C_z(6^\circ) > C_z(2^\circ) \quad \text{: le coefficient de portance est plus important pour une incidence de } 6^\circ.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification devait s'appuyer sur le document fourni et faire intervenir la différence des Cp.

« Les justifications ne se fondent que trop rarement sur le document présenté. Quand elles le sont, elles ne font pas toujours mention de la différence des Cp. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : portance

Le pilote peut faire varier la surface des ailes en actionnant des surfaces mobiles, les volets. En phase de décollage, indiquer et justifier la configuration que le pilote va choisir : volets rentrés ou sortis ?

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Analyser l'expression de la portance F_z : à basse vitesse au décollage, comment le pilote peut-il compenser la faiblesse du terme v_\infty^2 pour égaler le poids de l'appareil ?

Voir la réponse courte

Volets sortis afin d'augmenter la cambrure et la surface de l'aile, ce qui accroît la portance à vitesse modérée lors du décollage.

Voir le corrigé complet

En phase de décollage, le pilote choisit la configuration volets sortis.

Justification :

  • Pour que l'avion s'élève, la force de portance F_z doit compenser le poids de l'appareil (F_z \ge M g). Or, au décollage, la vitesse v_\infty de l'avion est encore faible par rapport à sa vitesse de croisière.
  • D'après l'expression établie précédemment :

    F_z = \frac{1}{2}\, C_z\, S_{\text{réf}}\, \rho_\infty\, v_\infty^2

    Pour une vitesse v_\infty donnée, maximiser la force de portance nécessite d'augmenter le produit C_z\, S_{\text{réf}}.

  • Le déploiement des volets (dispositifs hypersustentateurs) permet :

    • d'accroître la surface alaire effective S_{\text{réf}} ;
    • d'augmenter la cambrure du profil de l'aile, ce qui accroît également le coefficient de portance C_z.

La portance nécessaire au décollage est ainsi atteinte à une vitesse plus basse, ce qui réduit la distance de roulement nécessaire sur la piste.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agit de maximiser la force de portance Fz au décollage, et non le coefficient Cz.

« De nombreuses réponses fausses liées au fait que l’expression de l’énoncé définissait Cz en fonction de Fz, si bien que la surface de référence se trouvait au dénominateur. C’est bien Fz et non Cz qu’il s’agit de maximiser au décollage. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, traînée

On considère un vol en palier, c'est-à-dire avec un vecteur vitesse et une altitude de l'avion constants. Représenter l'ensemble des forces s'exerçant sur l'avion et expliquer comment la force de traînée est compensée.

Voir l'indice

Faire le bilan des quatre forces appliquées à l'avion en régime permanent (poids, portance, traînée, poussée des réacteurs) et traduire la première loi de Newton.

Voir la réponse courte

Bilan des forces (poids, portance, traînée, poussée) : en palier à vitesse constante, la poussée des moteurs compense exactement la traînée.

Voir le corrigé complet

On étudie l'avion (de masse m) assimilé à son centre de masse G dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Lors d'un vol en palier à vitesse constante, l'altitude et le vecteur vitesse \vec{V}_a sont constants : le mouvement du centre d'inertie est rectiligne et uniforme. D'après le principe fondamental de la dynamique (ou première loi de Newton), la résultante des forces extérieures appliquées à l'avion est nulle :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}

L'avion est soumis à quatre forces principales :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical et dirigé vers le bas ;
  • la force de portance aérodynamique \vec{F}_z, perpendiculaire à l'écoulement (donc verticale) et dirigée vers le haut ;
  • la force de traînée aérodynamique \vec{F}_x, parallèle à l'écoulement et opposée au mouvement (horizontale vers l'arrière) ;
  • la force de poussée (ou traction) \vec{F}_p développée par le système propulsif (les réacteurs), dirigée vers l'avant selon la trajectoire.

Par projection sur les axes horizontal et vertical :

\begin{aligned} \text{axe vertical} &: \quad F_z - mg = 0 \implies F_z = mg \\ \text{axe horizontal} &: \quad F_p - F_x = 0 \implies F_p = F_x \end{aligned}
\boxed{\text{La force de traînée est compensée par la poussée fournie par les réacteurs : } \vec{F}_p = -\vec{F}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites preuve de sens physique lors du bilan des forces, la traînée n'est pas compensée par la vitesse.

« Une question a priori simple, mais qui révèle le manque de sens physique de beaucoup de candidats. La force de trainée est souvent « compensée par la vitesse », voire par les forces de frottements ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : masse volumique, traînée

Pourquoi est-il intéressant de voler à haute altitude ?

Voir l'indice

Considérer l'évolution de la masse volumique de l'air avec l'altitude et son impact direct sur l'effort de traînée pour une vitesse donnée.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'évolution de la masse volumique de l'air \rho_\infty avec l'altitude.
  2. Analyser les conséquences sur la traînée F_x et la vitesse de vol v_\infty pour un vol en palier.
  3. Conclure sur les bénéfices énergétiques, temporels et météorologiques.
Voir la réponse courte

À haute altitude, la masse volumique de l'air est plus faible, ce qui diminue la force de traînée et réduit la consommation de carburant.

Voir le corrigé complet

Dans l'atmosphère, la pression et la masse volumique de l'air \rho_\infty décroissent fortement avec l'altitude (selon la loi du nivellement barométrique).

Cette diminution présente des intérêts majeurs pour l'aviation de ligne :

  • Réduction de la traînée et gain de vitesse : Pour un vol en palier, la portance compense le poids :

    F_z = \frac{1}{2} C_z S_{\text{réf}} \rho_\infty v_\infty^2 = mg

    À incidence et coefficient C_z fixés, la diminution de \rho_\infty impose une vitesse v_\infty \propto 1/\sqrt{\rho_\infty} nettement plus élevée. Comme la traînée s'écrit alors :

    F_x = \frac{C_x}{C_z} F_z = \frac{mg}{f}

    l'avion peut se déplacer beaucoup plus vite pour un même niveau de poussée (et donc une consommation horaire comparable), ce qui réduit la durée du trajet et minimise la consommation de carburant par kilomètre parcouru.

  • Stabilité météorologique : À haute altitude (haute troposphère ou basse stratosphère, entre 10 et 12 km), l'avion évolue au-dessus de la plupart des perturbations météorologiques convectives (orages, nuages denses), ce qui limite les turbulences et accroît la sécurité et le confort du vol.
Voir ce qu'a relevé le jury

La diminution du poids avec l'altitude est négligeable et hors de propos pour expliquer l'intérêt du vol à haute altitude.

« des candidats invoquent le fait que le poids diminue avec l’altitude, ce qui n’est certes pas faux, mais négligeable à cette échelle, et sans rapport avec la question posée. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équilibre, traînée

Dans cette question, on se propose d'interpréter physiquement ce que les professionnels de l'aéronautique appellent la finesse d'une aile. Pour cela, on considère la situation d'un avion, tous moteurs coupés, ayant un mouvement de translation rectiligne uniforme descendant. On note l'angle entre la direction de l'écoulement de l'air autour de l'avion et l'horizontale (figure 6). À l'aide d'une représentation des forces sur le schéma de la figure 6, établir le lien entre la finesse et l'angle . De quelle distance l'avion a-t-il avancé à l'horizontale lorsqu'il a perdu une altitude ? Conclure sur le sens physique de la finesse.

Voir l'indice

Projeter la condition d'équilibre dynamique sur la direction de la trajectoire et sa normale, puis relier le rapport des composantes à la pente de descente \tan\alpha.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'avion en translation rectiligne uniforme dans le référentiel terrestre.
  2. Projeter la relation vectorielle le long de la trajectoire et selon la normale pour relier les forces aérodynamiques (portance et traînée) au poids et à l'angle \alpha.
  3. Exprimer le rapport des forces en fonction de la finesse f = C_z / C_x, puis relier l'angle \alpha aux composantes du déplacement d_H et d_V.
Voir la réponse courte

Projection du PFD : \tan\alpha = C_x/C_z = 1/f. Par géométrie, d_H = f\,d_V : la finesse mesure la distance horizontale franchie par unité d'altitude perdue.

Voir le corrigé complet

On étudie le système {avion} de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

L'avion est soumis à trois forces extérieures :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical descendant ;
  • la force de portance \vec{F}_z, perpendiculaire à la trajectoire de l'avion (direction de l'écoulement de l'air) et orientée vers le haut ;
  • la force de traînée \vec{F}_x, parallèle à la trajectoire et opposée au mouvement (dirigée vers l'arrière).

Le mouvement étant une translation rectiligne uniforme, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

\vec{P} + \vec{F}_x + \vec{F}_z = \vec{0}

En projetant cette relation sur les axes parallèle et perpendiculaire à la trajectoire (inclinée de l'angle \alpha sous l'horizontale) :

\begin{aligned} \text{axe parallèle (sens du mouvement) :} & \quad mg\sin\alpha - F_x = 0 \implies F_x = mg\sin\alpha \\ \text{axe perpendiculaire (orienté vers le haut) :} & \quad F_z - mg\cos\alpha = 0 \implies F_z = mg\cos\alpha \end{aligned}

D'après les définitions données des coefficients de portance et de traînée, on a :

\frac{F_z}{F_x} = \frac{\frac{1}{2} C_z S_{\text{réf}} \rho_\infty v_\infty^2}{\frac{1}{2} C_x S_{\text{réf}} \rho_\infty v_\infty^2} = \frac{C_z}{C_x} = f

En effectuant le rapport des deux composantes de l'équilibre :

f = \frac{F_z}{F_x} = \frac{mg\cos\alpha}{mg\sin\alpha} = \frac{1}{\tan\alpha}
\boxed{f = \frac{1}{\tan\alpha}}

Géométriquement, l'avion descend d'une pente d'angle \alpha. La relation trigonométrique entre la distance horizontale franchie d_H et la perte d'altitude d_V est :

\tan\alpha = \frac{d_V}{d_H}

Il vient ainsi directement :

\boxed{d_H = \frac{d_V}{\tan\alpha} = f \cdot d_V}

Sens physique de la finesse : La finesse f représente le rapport entre la distance horizontale franchie en vol plané (moteurs coupés) et la perte d'altitude correspondante. C'est un indicateur direct de la performance aérodynamique de l'aéronef : plus la finesse est grande, plus l'avion plane loin pour une altitude initiale donnée (par exemple, pour f = 10, une perte d'altitude de 1\text{ km} permet de parcourir 10\text{ km} à l'horizontale).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les directions de la portance et de la traînée dépendent de l'orientation de l'avion, et l'interprétation physique de la finesse devait être approfondie.

« Les forces de portance et de trainée ont des directions relatives à l’orientation de l’avion : elles ne sont donc pas forcément verticales et horizontales. Schéma souvent faux ce qui conduit à une expression de la finesse fausse. »

« Peu d’interprétation physique de la finesse convaincante : souvent les candidats se contentent d’exprimer littéralement l’expression de f en fonction des distances »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : polaire d'une aile, finesse

Reproduire l'allure de la polaire d'une aile sur votre copie et indiquer les points correspondant respectivement à une traînée minimale, une portance maximale et une finesse maximale.

Voir l'indice

Identifier sur le graphe C_z = f(C_x) le point de traînée minimale (abscisse minimale), de portance maximale (ordonnée maximale) et de finesse maximale (tangente issue de l'origine de plus grande pente).

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque grandeur aérodynamique sa traduction géométrique sur le diagramme polaire (C_x, C_z) :

    • la traînée est représentée en abscisse par C_x ;
    • la portance est représentée en ordonnée par C_z ;
    • la finesse f = \frac{C_z}{C_x} correspond à la pente de la droite joignant l'origine O(0,0) au point (C_x, C_z) de la polaire.
  2. Tracer la courbe d'allure semblable à celle de la figure 7 et positionner précisément ces trois points remarquables.
Voir la réponse courte

Tracé de C_z(C_x) : traînée minimale à l'abscisse minimale, portance maximale au sommet, finesse maximale au point tangent à la droite issue de l'origine.

Voir le corrigé complet

Sur le tracé de la polaire d'Eiffel C_z = g(C_x) :

  • Traînée minimale : elle correspond à la valeur minimale du coefficient de traînée C_x, soit le point le plus à gauche de la polaire (tangente verticale).
  • Portance maximale : elle correspond à l'ordonnée maximale C_{z,\max}, atteinte au sommet de la courbe (tangente horizontale).
  • Finesse maximale : le rapport f = \frac{C_z}{C_x} est la pente de la sécante issue de l'origine O(0,0) et passant par le point de fonctionnement. La valeur maximale f_{\max} correspond donc au point de contact de la tangente à la polaire issue de l'origine.
Voir ce qu'a relevé le jury

Ne placez pas artificiellement le minimum de Cx sur l'axe des abscisses et pensez à justifier la position du point de finesse maximale.

« Certains candidats placent de façon malhonnête le minimum de Cx au croisement de l’axe des abscisses : cela conduit le correcteur à douter de la justesse du raisonnement lorsqu’on demande de repérer le point de trainée minimale. Le positionnement du point de finesse maximale n’est quasiment jamais justifié. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : portance

Quand on va du point pour lequel la traînée est minimale vers le point pour lequel la portance est maximale, comment évolue l'angle d'incidence ?

Voir l'indice

Rappeler que l'augmentation de l'incidence accroît la déflexion de l'air et donc la portance jusqu'au décrochage.

Voir la réponse courte

L'angle d'incidence augmente de manière continue entre le point de traînée minimale et le sommet de portance maximale.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, une augmentation de l'angle d'incidence i accroît la dépression sur l'extrados ainsi que la surpression sur l'intrados, ce qui se traduit par une augmentation du coefficient de portance C_z.

Tant que l'aile n'a pas atteint le phénomène de décrochage (séparation de la couche limite sur l'extrados), le coefficient de portance C_z varie de façon croissante en fonction de l'angle d'incidence i.

Le point où la portance est maximale (C_{z,\max}) correspond précisément à l'incidence critique de décrochage, tandis que la traînée minimale (C_{x,\min}) est atteinte pour une incidence nettement plus faible (proche de l'incidence de portance nulle).

Par conséquent, lorsque l'on parcourt la polaire du point de traînée minimale vers le point de portance maximale :

\boxed{\text{l'angle d'incidence } i \text{ augmente.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas confondre l'angle d'incidence i avec l'angle de la question précédente.

« L’angle d’incidence est souvent assimilé à l’angle α défini pour interpréter la finesse (Q10) et non à l’angle i, défini figure 1 et étudié figure 5. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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I.2 · Trajectoire d'un avion en présence de vent latéral

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition des vitesses, cinématique

À quelle condition entre , , et , l'avion peut-il se déplacer en ligne droite de A vers B ?

Voir l'indice

Écrire la relation vectorielle de composition des vitesses \vec{V}_{\text{sol}} = \vec{V}_a + \vec{v}_v et imposer que la composante transversale orthogonale à l'axe (AB) soit nulle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de composition des vitesses pour exprimer la vitesse de l'avion par rapport au sol en fonction de sa vitesse relative par rapport à l'air et de la vitesse du vent.
  2. Projeter cette relation dans le repère (\vec{u}_x, \vec{u}_y) défini sur la figure 8.
  3. Traduire la condition de déplacement rectiligne de A vers B (annulation de la composante perpendiculaire à l'axe AB et avancée effective dans le sens de \vec{u}_y).
Voir la réponse courte

Loi de composition \vec{v}_{\text{sol}} = \vec{V}_a + \vec{v}_v et annulation de la composante perpendiculaire à AB : V_a \sin\theta = v_v \sin\phi.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de composition classique des vitesses (dans le cadre de la cinématique galiléenne), la vitesse \vec{V}_{\text{sol}} de l'avion par rapport au sol (référentiel terrestre) est la somme de sa vitesse par rapport à l'air \vec{V}_a et de la vitesse de l'air par rapport au sol \vec{v}_v :

\vec{V}_{\text{sol}} = \vec{V}_a + \vec{v}_v

D'après le repère orthonormé direct (\vec{u}_x, \vec{u}_y) fourni sur la figure 8, où l'axe (A,\vec{u}_y) est aligné avec la route au sol de A vers B :

  • le vecteur vitesse \vec{V}_a fait un angle \theta avec la direction AB vers la droite :

    \vec{V}_a = V_a \sin\theta \, \vec{u}_x + V_a \cos\theta \, \vec{u}_y
  • le vecteur vitesse du vent contraire \vec{v}_v fait un angle \phi avec la direction AB, orienté vers la gauche et vers le bas :

    \vec{v}_v = - v_v \sin\phi \, \vec{u}_x - v_v \cos\phi \, \vec{u}_y

Le vecteur vitesse par rapport au sol s'écrit donc :

\vec{V}_{\text{sol}} = (V_a \sin\theta - v_v \sin\phi)\,\vec{u}_x + (V_a \cos\theta - v_v \cos\phi)\,\vec{u}_y

Pour que l'avion se déplace en ligne droite suivant la droite AB, sa vitesse par rapport au sol doit être colinéaire à \vec{u}_y, ce qui impose que sa composante transverse selon \vec{u}_x soit nulle :

V_{\text{sol}, x} = 0 \iff V_a \sin\theta - v_v \sin\phi = 0
\boxed{V_a \sin\theta = v_v \sin\phi}

Pour que l'avion progresse effectivement de A vers B (et ne recule pas sous l'effet du vent contraire), il faut également que :

V_a \cos\theta > v_v \cos\phi

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à expliciter la loi de composition des vitesses pour justifier la condition géométrique demandée.

« Le résultat attendu est souvent donné, mais la loi de composition des vitesses qui le justifie est très rarement mentionnée. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique

Calculer l'angle de correction que le pilote doit imposer à son avion lorsque , sachant que et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation trigonométrique liant \sin\theta à \sin\phi obtenue à la question précédente.

Voir la réponse courte

Application numérique immédiate : \sin\theta = (v_v/V_a)\sin\phi, soit \theta \approx 2{,}5^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q13, l'angle de correction \theta vérifie :

V_a \sin\theta = v_v \sin\phi \implies \sin\theta = \frac{v_v}{V_a}\sin\phi

D'où :

\theta = \arcsin\left(\frac{v_v}{V_a}\sin\phi\right)

Application numérique : Les vitesses étant exprimées dans la même unité (\mathrm{km\cdot h^{-1}}), la conversion n'est pas nécessaire :

\begin{aligned} \sin\theta &= \frac{56}{445}\sin(20^\circ) \approx 0{,}1258 \times 0{,}3420 \approx 4{,}30 \times 10^{-2} \\ \theta &= \arcsin(4{,}30 \times 10^{-2}) \approx 2{,}47^\circ \end{aligned}

En tenant compte du nombre de chiffres significatifs (deux pour v_v et \phi) :

\boxed{\theta \approx 2{,}5^\circ}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Gardez un regard critique sur la vraisemblance de vos résultats numériques, notamment pour des angles de dérive.

« Des candidats trouvant des angles de dérive proches, voire supérieurs à 90°, ne semblent pas perturbés outre mesure par leur résultat ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition des vitesses, cinématique

L'avion doit faire un aller-retour entre les deux points A et B, distants de dans les mêmes conditions de vent. Calculer la durée du trajet aller-retour en négligeant la durée du demi-tour. Comparer à la durée de ce même trajet en l'absence de vent. Commenter.

Voir l'indice

Calculer la vitesse scalaire par rapport au sol à l'aller et au retour en projetant sur l'axe (AB), puis sommer les deux durées de parcours.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de l'avion par rapport au sol lors du trajet aller (A \to B) et du trajet retour (B \to A).
  2. Calculer les durées de parcours correspondantes, en déduire la durée totale T et la durée T' en l'absence de vent.
  3. Comparer T et T' puis interpréter physiquement l'effet du vent sur un aller-retour (propriété de la vitesse moyenne harmonique et dérive latérale).
Voir la réponse courte

Calcul des vitesses relatives au sol à l'aller et au retour : le vent latéral allonge toujours la durée totale du trajet par rapport au vol calme.

Voir le corrigé complet

1. Vitesse au sol à l'aller et au retour

D'après les questions Q13 et Q14, sur le trajet aller (A \to B), la compensation du vent latéral impose un angle de dérive \theta tel que \sin\theta = \frac{v_v}{V_a}\sin\phi. La vitesse de l'avion par rapport au sol le long de la ligne droite AB est :

V_{\text{aller}} = V_a \cos\theta - v_v \cos\phi

Sur le trajet retour (B \to A), l'avion se déplace dans le sens opposé (\vec{u}_{BA} = -\vec{u}_y). Le vent \vec{v}_v conserve les mêmes caractéristiques dans le référentiel terrestre :

  • Sa composante transversale le long de \vec{u}_x reste inchangée (v_v \sin\phi). L'angle de correction nécessaire pour compenser cette composante reste donc identique en norme : \theta_{\text{retour}} = \theta.
  • Sa composante le long de la direction de vol est désormais favorable (le vent contraire à l'aller devient un vent arrière au retour) : \vec{v}_v \cdot \vec{u}_{BA} = +v_v \cos\phi.

La vitesse par rapport au sol sur le trajet retour vaut donc :

V_{\text{retour}} = V_a \cos\theta + v_v \cos\phi

2. Calcul de la durée T de l'aller-retour

La durée totale du trajet aller-retour est la somme des durées de chaque trajet :

\begin{aligned} T &= t_{\text{aller}} + t_{\text{retour}} = \frac{d}{V_{\text{aller}}} + \frac{d}{V_{\text{retour}}} \\ T &= d \left( \frac{1}{V_a \cos\theta - v_v \cos\phi} + \frac{1}{V_a \cos\theta + v_v \cos\phi} \right) = \frac{2d\, V_a \cos\theta}{(V_a \cos\theta)^2 - (v_v \cos\phi)^2} \end{aligned}

Applications numériques :

  • V_a \cos\theta = 445 \times \cos(2{,}47^\circ) \approx 444{,}6\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}
  • v_v \cos\phi = 56 \times \cos(20^\circ) \approx 52{,}6\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}

D'où les vitesses au sol :

\begin{aligned} V_{\text{aller}} &= 444{,}6 - 52{,}6 = 392{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \implies t_{\text{aller}} = \frac{500}{392{,}0} \approx 1{,}276\text{ h} \quad (1\text{ h } 16\text{ min } 32\text{ s}) \\ V_{\text{retour}} &= 444{,}6 + 52{,}6 = 497{,}2\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \implies t_{\text{retour}} = \frac{500}{497{,}2} \approx 1{,}006\text{ h} \quad (1\text{ h } 00\text{ min } 20\text{ s}) \end{aligned}

Soit pour la durée totale :

\boxed{T \approx 2{,}28\text{ h} \approx 2\text{ h } 17\text{ min}}

3. Calcul de la durée T' en l'absence de vent

En l'absence de vent (v_v = 0), la vitesse par rapport au sol est constamment égale à V_a = 445\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} :

T' = \frac{2d}{V_a} = \frac{1\,000}{445} \approx 2{,}247\text{ h}
\boxed{T' \approx 2{,}25\text{ h} \approx 2\text{ h } 15\text{ min}}

4. Comparaison et commentaire

On constate que T > T', avec un retard de l'ordre de :

\Delta T = T - T' \approx 0{,}034\text{ h} \approx 2\text{ min } 02\text{ s}

Le vent allonge systématiquement la durée totale d'un aller-retour, pour deux raisons physiques :

  1. L'effet temporel prépondérant du vent contraire : la vitesse étant plus faible à l'aller qu'au retour (V_{\text{aller}} < V_{\text{retour}}), l'avion subit le vent défavorable pendant un temps plus long qu'il ne bénéficie du vent favorable (t_{\text{aller}} > t_{\text{retour}}). Le gain de temps au retour ne compense donc jamais la perte subie à l'aller.
  2. L'effet du vent de travers : pour maintenir une trajectoire rectiligne, une fraction de la poussée est dérivée pour compenser le vent latéral (V_a \cos\theta < V_a), ce qui pénalise la progression dans les deux sens.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Écrivez impérativement la loi de composition des vitesses et fournissez une expression littérale avant le calcul numérique.

« Question très rarement bien traitée, du fait que la loi de composition des vitesses n’est pas écrite. Beaucoup de candidats se contentent d’écrire la vitesse de l’avion sous la forme Va cos(θ). »

« l’absence trop fréquente d’expression littérale empêche le correcteur de contrôler la justesse du raisonnement. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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I.3 · Décollage d'un avion

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 15 min
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, ordre de grandeur

On s'intéresse au décollage d'un quadriréacteur A380 dont la masse au décollage est de . Sa vitesse au moment où il quitte la piste est de . Estimer, en précisant les hypothèses effectuées, un ordre de grandeur de la poussée d'un réacteur lors de phase d'accélération sur la piste. Discuter votre résultat sachant que la poussée maximale d'un réacteur d'A380 est de et que la finesse au décollage est proche de .

*Cette question nécessite une prise d'initiative en termes de modélisation de la situation et d'introduction de valeurs numériques pertinentes. Le barème valorise la démarche menée, même si celle-ci reste inachevée.*

Voir l'indice

Modéliser la phase de roulage comme un mouvement rectiligne uniformément accéléré sur une distance de piste typique (2 à 3 km) pour déduire l'accélération, puis appliquer le PFD en divisant l'effort total par le nombre de réacteurs.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la phase d'accélération au sol par un mouvement rectiligne uniformément accéléré sur une distance de roulement typique d'une piste d'aéroport.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'avion pour relier la poussée totale des réacteurs à l'accélération d'inertie, à la résistance au roulement et à la traînée aérodynamique moyenne (estimée grâce à la finesse au décollage).
  3. En déduire la poussée unitaire d'un réacteur et la confronter à la valeur maximale donnée (370\text{ kN}).
Voir la réponse courte

Modélisation par accélération constante sur L \approx 2\text{ à }3\text{ km}, bilan des forces et calcul de poussée unitaire cohérente avec la poussée maximale fournie.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèses de modélisation

  • On assimile l'avion à un point matériel de masse m = 500\text{ t} = 5{,}0 \times 10^5\text{ kg} en translation rectiligne horizontale le long de la piste (axe Ox).
  • La vitesse au moment de la rotation (décollage) vaut :

    v_{\text{déc}} = 260\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{260}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 72\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
  • Une piste d'atterrissage pour gros porteur a une longueur typique de 3 à 4\text{ km} ; on estime la distance de roulement nécessaire pour atteindre v_{\text{déc}} à L \approx 2\,000\text{ m} = 2\text{ km}.
  • On suppose l'accélération a constante durant le roulement.

2. Estimation de l'accélération

Pour un mouvement rectiligne uniformément accéléré partant du repos (v_0 = 0) :

v_{\text{déc}}^2 = 2 a L \implies a = \frac{v_{\text{déc}}^2}{2L} = \frac{(72)^2}{2 \times 2\,000} \approx 1{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

(Cette accélération correspond à un temps de décollage t_{\text{déc}} = v_{\text{déc}}/a \approx 55\text{ s}, ce qui est tout à fait réaliste.)

3. Bilan des forces selon l'axe horizontal

L'avion est soumis à :

  • la poussée totale des N = 4 réacteurs : F_{p,\text{tot}} = 4 F_p ;
  • la traînée aérodynamique F_x(v), qui croît de 0 à sa valeur maximale à l'envol F_{x,\max}. À l'envol, la portance compense le poids (F_z \approx mg), donc avec la finesse f = F_z / F_x \approx 10 :

    F_{x,\max} \approx \frac{mg}{f} = \frac{5{,}0 \times 10^5 \times 9{,}8}{10} \approx 490\text{ kN}.

    En première approximation, la force moyenne de traînée au cours de la prise de vitesse vaut :

    \langle F_x \rangle \approx \frac{1}{2} F_{x,\max} \approx 250\text{ kN} ;
  • les frottements mécaniques au roulement, de l'ordre de F_{\text{roul}} \approx \mu_{\text{roul}} mg \approx 0{,}02 \times 5{,}0 \cdot 10^6 \approx 100\text{ kN}, qui diminuent au fur et à mesure que les ailes portent l'avion.

D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du mouvement :

\begin{aligned} m a &= 4 F_p - \langle F_x \rangle - \langle F_{\text{roul}} \rangle \\ \implies 4 F_p &= m a + \langle F_x \rangle + \langle F_{\text{roul}} \rangle. \end{aligned}

Avec m a = 5{,}0 \times 10^5 \times 1{,}3 \approx 650\text{ kN}, la poussée totale requise est de l'ordre de :

4 F_p \approx 650\text{ kN} + 250\text{ kN} + 50\text{ kN} \approx 950\text{ à } 1\,000\text{ kN} \approx 1\text{ MN}.

Par réacteur, la poussée nécessaire lors de l'accélération s'estime donc à :

\boxed{F_p \approx 240\text{ à } 250\text{ kN}}

4. Discussion

  • La poussée maximale certifiée pour un réacteur d'A380 est F_{p,\max} = 370\text{ kN}. Notre estimation correspond à un régime de poussée de l'ordre de :

    \frac{F_p}{F_{p,\max}} \approx \frac{245}{370} \approx 66\,\% \text{ à } 70\,\% \text{ du régime maximal plein gaz.}
  • Ce résultat est cohérent avec les procédures aéronautiques réelles : pour préserver la durée de vie des moteurs, les décollages s'effectuent généralement à poussée réduite (dite déflexée ou « flex temp »).
  • De plus, la réserve de puissance restante (environ 30 à 35\,\%) est indispensable pour garantir la sécurité et permettre à l'aéronef de poursuivre son décollage même en cas de panne de l'un des moteurs (contrainte réglementaire OEI, One Engine Inoperative).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Explicitez clairement votre cadre de modélisation, vos hypothèses et vos notations, puis prenez du recul sur la modélisation des frottements.

« Plus qu’un résultat, les correcteurs testent avant tout la capacité du candidat à construire une démarche de façon autonome. Il est donc impératif de se rendre compréhensible : présenter le cadre de la modélisation, définir les notations introduites, expliciter les hypothèses effectuées. »

« L’impossibilité à modéliser les frottements de façon précise lors de la phase de décollage (qu’il s’agisse de la force de trainée quadratique, ou des frottements de roulement) devait conduire le candidat à critiquer la modélisation effectuée et le résultat obtenu. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Mécanique des fluides (44 % des questions, parties I et II), Cinématique et dynamique du point (21 %) et Premier et second principes de la thermodynamique (17 %). Plus ponctuellement : Machines thermiques et systèmes ouverts, Électrostatique et Ondes mécaniques et acoustiques.

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 12 questions sur 45 (27 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.2 (Q13 à Q15). Avec les autres programmes de première année : 10 en MPSI, 10 en PTSI, 10 en MP2I, 10 en TSI1 et 11 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 45). Questions les plus longues : Q16 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q16 (principe fondamental de la dynamique), Q39 (conservation du débit massique) et Q43 (célérité du son).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Questions de cours : Q1 (ligne de champ), Q18 (relation de bernoulli) et Q21 (théorème de gauss). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (équilibre), Q19 (relation fondamentale de l'hydrostatique), Q20 (relation de bernoulli), Q22 (condensateur plan), Q25 (système ouvert), Q26 (système ouvert), Q27 (système ouvert), Q32 (loi de laplace)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (34 sur 45), par exemple : Q1 à Q9, Q11, Q12, Q14, Q17 à Q20, Q22, Q24 à Q28, Q30 à Q33, Q35 à Q38, Q40, Q42, Q44…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q21, Q29, Q39 et Q43.

Le sujet CCINP Physique PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique PC 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet assez long et difficile pour une frange importante des candidats, tout en le qualifiant de difficulté raisonnable avec des questions très proches du cours. Moyenne : 10,01/20 (écart-type 3,28, 4 329 présents).

Pourquoi la courbe de l'extrados apparaît-elle en haut sur la figure 3 ?

L'axe vertical est gradué vers le bas : les coefficients C_P négatifs, caractéristiques de la dépression sur l'extrados, se situent donc dans la partie supérieure du tracé.

Quelle vitesse utiliser pour calculer la puissance propulsive en Q36 ?

La vitesse de vol de l'avion V_a dans le référentiel terrestre. La puissance mécanique utile transmise à la cellule s'écrit \mathcal{P}_{\text{prop}} = F_{\text{prop}} V_a, et non avec la vitesse relative d'éjection des gaz v_s.

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