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Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2020 (page 2/3 : Partie II et partie III (questions 25 à 30))

De la physique de l'aéronef

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Partie II : Instrumentation

II.1 · Tube de Pitot

Question 17

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : ligne de courant, tube de pitot

Représenter l'allure de la ligne de courant qui aboutit en et l'allure de la ligne de courant qui longe le tube et passe à proximité de .

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Tracer la ligne de courant centrale qui s'arrête net au fond du tube en F et une ligne de courant adjacente qui contourne le fût cylindrique au droit de la prise latérale G.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature physique de chaque ouverture : F est situé frontalement face à l'écoulement (point d'arrêt), tandis que G est une prise de pression latérale située sur une paroi parallèle à l'écoulement non perturbé.
  2. Tracer la ligne de courant centrale qui aboutit directement en F et s'y immobilise.
  3. Tracer une ligne de courant qui contourne l'extrémité avant du tube puis redevient rectiligne et parallèle à la paroi au voisinage de G.
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Le fluide étant en régime permanent autour d'un obstacle profilé :

  • La ligne de courant arrivant sur l'axe de symétrie du tube aboutit directement à l'orifice frontal F, qui constitue un point d'arrêt (la vitesse s'y annule : v_F = 0).
  • Une ligne de courant située légèrement au-dessus de l'axe est déviée par le nez du tube, puis longe la paroi cylindrique de manière rectiligne et parallèle à celle-ci au niveau de la prise de pression statique G.
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Question 18

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : relation de bernoulli, point d'arret

Déterminer, en fonction de , , et , les expressions de la vitesse et de la pression du fluide en ainsi que la vitesse et la pression du fluide en .

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Appliquer le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre l'infini amont et le point d'arrêt F, puis entre l'amont et la paroi parallèle non perturbée en G.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature cinématique de chaque prise : F est un point d'arrêt face à l'écoulement, tandis que la prise latérale G n'obstrue pas l'écoulement tangentiel non perturbé.
  2. Appliquer le théorème de Bernoulli le long des lignes de courant respectives, l'air étant modélisé par un fluide parfait, incompressible, homogène, en écoulement stationnaire et en négligeant la pesanteur.
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Le fluide étant en écoulement permanent, parfait, homogène, incompressible et les effets de la pesanteur étant négligés, la quantité P + \frac{1}{2}\rho_\infty v^2 est conservée le long de chaque ligne de courant.

1. Étude au point F (prise de pression totale) :

  • Le tube 1 est fermé par le liquide manométrique : aucun débit macroscopique n'y circule. Le point F, situé sur l'axe face à l'écoulement incident, est donc un point d'arrêt :

    \boxed{v_F = 0}
  • En appliquant le théorème de Bernoulli le long de la ligne de courant reliant l'amont lointain au point d'arrêt F :

    P_\infty + \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2 = P_F + \frac{1}{2}\rho_\infty v_F^2 = P_F

    D'où la pression au point F (pression totale ou pression d'arrêt) :

    \boxed{P_F = P_\infty + \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2}

2. Étude au point G (prise de pression statique) :

  • Le tube étant très fin et orienté parallèlement à l'écoulement incident, la ligne de courant qui longe la paroi au voisinage de la prise latérale G n'est pas déviée et l'écoulement y demeure non perturbé :

    \boxed{v_G = v_\infty}
  • En appliquant le théorème de Bernoulli le long de cette ligne de courant entre l'amont lointain et le voisinage immédiat de G :

    P_\infty + \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2 = P_G + \frac{1}{2}\rho_\infty v_G^2

    Comme v_G = v_\infty, on obtient la pression statique :

    \boxed{P_G = P_\infty}

Résultat

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Question 19

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : statique des fluides, pression

Dans le manomètre, il y a un liquide de masse volumique . On mesure une différence d'altitude entre les deux surfaces du liquide. Déterminer l'expression de la différence de pression, , entre ces deux surfaces.

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Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides dans le liquide manométrique au repos entre les niveaux H et I.

Voir la stratégie
  1. Identifier le fluide manométrique au repos et définir un axe vertical ascendant Oz.
  2. Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides dans ce liquide homogène et incompressible de masse volumique \rho_l.
  3. Exprimer la différence de pression P_H - P_I en fonction de la dénivellation h = z_I - z_H.
Voir le corrigé complet

Le liquide manométrique de masse volumique \rho_l est au repos dans le référentiel de l'avion. En choisissant un axe vertical ascendant (Oz) tel que l'accélération de la pesanteur soit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, la loi de l'hydrostatique s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_l \, g

Par intégration entre l'altitude z_H de la surface libre en H et l'altitude z_I de la surface libre en I, avec z_I - z_H = h d'après la figure 9 :

P_H - P_I = \rho_l \, g \, (z_I - z_H)

On en déduit l'expression de la différence de pression :

\boxed{P_H - P_I = \rho_l \, g \, h}

Résultat

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Question 20

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : tube de pitot, relation de bernoulli

Déduire des questions précédentes l'expression de la vitesse de l'écoulement de l'air en fonction de , , et . Comment évolue lorsque la vitesse de l'air augmente ?

Voir l'indice

Égaler la différence de pression aérodynamique P_F - P_G à la dénivellation hydrostatique P_H - P_I et en déduire l'expression de v_\infty.

Voir la stratégie
  1. Relier les pressions P_H et P_I au niveau des surfaces libres du manomètre aux pressions P_F et P_G du tube de Pitot, sachant que l'air est au repos dans les conduits et que la pesanteur sur l'air est négligée.
  2. Égaler l'expression de la différence de pression obtenue en statique des fluides (question Q19) avec celle issue du théorème de Bernoulli (question Q18) pour exprimer v_\infty.
  3. Conclure sur l'évolution de la dénivellation h en fonction de v_\infty.
Voir le corrigé complet

L'air contenu dans les tubes 1 et 2 est au repos. De plus, les effets de la gravité sur l'air étant négligés conformément à l'énoncé, la pression de l'air est uniforme au sein de chaque tube :

P_H = P_F \quad \text{et} \quad P_I = P_G

La différence de pression mesurée par le manomètre différentiel s'écrit donc :

P_H - P_I = P_F - P_G

En utilisant le résultat de la question Q18 (P_F - P_G = \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2) et celui de la question Q19 (P_H - P_I = \rho_l g h), on obtient :

\begin{aligned} \frac{1}{2}\rho_\infty v_\infty^2 &= \rho_l g h \\ v_\infty^2 &= \frac{2\rho_l g h}{\rho_\infty} \end{aligned}

D'où l'expression de la vitesse de l'écoulement :

\boxed{v_\infty = \sqrt{\frac{2\rho_l g h}{\rho_\infty}}}

En inversant cette relation, la dénivellation manométrique s'exprime sous la forme :

h = \frac{\rho_\infty v_\infty^2}{2\rho_l g}

Comme \rho_\infty, \rho_l et g sont des constantes positives, la dénivellation h augmente lorsque la vitesse v_\infty augmente (elle varie comme le carré de la vitesse).

Résultat

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II.2.1 · Mesure capacitive

Question 21

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : theoreme de gauss, condensateur plan

Montrer que le champ électrique entre les armatures a pour expression : .

Voir l'indice

Utiliser le théorème de Gauss sur un cylindre bien choisi ou superposer les champs électrostatiques créés par deux plans infinis portant des densités de charge opposées.

Voir la stratégie
  1. Les dimensions des armatures étant grandes devant leur écartement e, les effets de bord sont négligés : on modélise les armatures par deux plans infinis parallèles.
  2. On détermine le champ créé par un plan infini uniformément chargé à l'aide du théorème de Gauss (symétries et invariances).
  3. On applique le principe de superposition pour obtenir le champ électrostatique résultant entre les armatures A_1 et A_2.
Voir le corrigé complet

1. Champ créé par un plan infini uniformément chargé de densité \sigma_0 :

  • Invariances et symétries : Tout plan orthogonal au plan chargé est plan de symétrie de la distribution. Le champ électrostatique est donc perpendiculaire au plan, soit suivant l'axe (Oz) : \vec{E} = E(z)\,\vec{u}_z. De plus, la distribution est invariante par translation parallèlement au plan (selon x et y), d'où E = E(z). Le plan chargé étant un plan de symétrie, le champ est antisymétrique par rapport à ce plan : E(z - z_0) = -E(-(z - z_0)).
  • Théorème de Gauss : On choisit comme surface de Gauss un cylindre d'axe (Oz), de section droite d'aire S_c, traversant symétriquement le plan situé en z_0. Le flux à travers la surface latérale est nul (\vec{E} \cdot \vec{n}_{\text{ext}} = 0). Le flux à travers les deux bases s'écrit :

    \Phi = 2\, E(z)\, S_c = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{\sigma_0\, S_c}{\varepsilon_0}

    On en déduit l'expression du champ créé par ce plan :

    \vec{E}_{\text{plan}}(z) = \frac{\sigma_0}{2\varepsilon_0}\,\operatorname{sgn}(z - z_0)\,\vec{u}_z

2. Superposition des deux armatures :

  • L'armature A_1 est située en z = e et porte la densité superficielle +\sigma. Pour z < e, elle crée un champ :

    \vec{E}_1 = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z
  • L'armature A_2 est située en z = 0 et porte la densité superficielle -\sigma. Pour z > 0, elle crée un champ :

    \vec{E}_2 = \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z

D'après le principe de superposition, le champ électrostatique régnant entre les deux armatures (0 < z < e) vaut :

\vec{E} = \vec{E}_1 + \vec{E}_2 = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z - \frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_z
\boxed{\vec{E} = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 22

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : condensateur plan, capacite

Déterminer l'expression de la capacité du condensateur plan.

Voir l'indice

Calculer la différence de potentiel U par circulation du champ électrostatique entre les deux armatures, puis appliquer la relation Q = CU.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel U = V(e) - V(0) entre l'armature positive A_1 et l'armature négative A_2 à partir de la circulation du champ électrostatique établi à la question Q21.
  2. Exprimer la charge totale Q portée par l'armature positive A_1.
  3. Appliquer la définition de la capacité C = \frac{Q}{U}.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le champ électrostatique régnant entre les deux armatures s'écrit :

\vec{E} = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z

La relation locale reliant le potentiel électrostatique V(z) au champ s'écrit \vec{E} = -\vec{\nabla}V, soit ici :

-\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z}\,\vec{u}_z = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{u}_z \implies \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}

La différence de potentiel U = V(e) - V(0) entre l'armature A_1 (à z = e) et l'armature A_2 (à z = 0) vaut alors :

U = \int_0^e \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z = \int_0^e \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\mathrm{d}z = \frac{\sigma \, e}{\varepsilon_0}

La charge totale portée par l'armature positive A_1, de surface S et uniformément chargée avec la densité \sigma, est donnée par :

Q = \sigma \, S

Par définition, la capacité C du condensateur relie la charge Q de l'armature positive à la tension U entre les armatures selon Q = C\,U. On en déduit :

C = \frac{Q}{U} = \frac{\sigma \, S}{\dfrac{\sigma \, e}{\varepsilon_0}}

Soit finalement :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 \, S}{e}}

Résultat

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Question 23

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : capacite, permittivite

La permittivité relative de la glace est , celle de l'air est égale à . Il est possible de détecter la présence de glace en utilisant des jeux d'électrodes de différentes tailles et de différents espacements. En vous appuyant sur le schéma de principe de la figure 11, expliquer qualitativement le principe de cette mesure dite capacitive. Justifier la nécessité d'utiliser plusieurs capteurs de tailles différentes.

Voir l'indice

Considérer que la capacité d'un système d'électrodes augmente fortement lorsque le diélectrique environnant est remplacé par de la glace (\varepsilon_r \gg 1), la profondeur explorée dépendant de l'espacement des armatures.

Voir la stratégie
  1. Expliquer l'influence de la formation de glace sur la capacité mesurée en comparant les permittivités de l'air et de la glace.
  2. Analyser l'effet de la taille et de l'espacement des électrodes sur l'extension spatiale (profondeur de pénétration) des lignes de champ électrostatique.
  3. Interpréter les courbes de la figure 11 (saturation de la capacité) pour justifier la complémentarité de capteurs de différentes dimensions.
Voir le corrigé complet

Principe de la mesure capacitive :

  • Les électrodes coplanaires intégrées à la paroi de l'aile créent un champ électrostatique dont les lignes de champ se déploient dans le demi-espace situé au-dessus de la paroi (figure 11).
  • D'après le résultat admis, la capacité d'un système d'électrodes est proportionnelle à la permittivité diélectrique \varepsilon = \varepsilon_0\,\varepsilon_r du milieu environnant traversé par les lignes de champ.
  • En l'absence de glace, les lignes de champ se développent dans l'air (\varepsilon_{r,\text{air}} \approx 1), conférant au condensateur une capacité de base C_0.
  • Lorsque du givre se forme, l'air est progressivement remplacé par de la glace dont la permittivité relative est très élevée (\varepsilon_{r,\text{glace}} = 80). La permittivité effective du milieu traversé par les lignes de champ augmente notablement, ce qui entraîne une hausse mesurable de la capacité C.
  • La mesure de la capacité permet ainsi de détecter l'apparition du givre et de quantifier son épaisseur.

Nécessité d'utiliser plusieurs capteurs de tailles différentes :

  • La portée spatiale en altitude (profondeur de pénétration) des lignes de champ au-dessus de l'aile est de l'ordre de grandeur de l'espacement et de la dimension des électrodes.
  • Dès que l'épaisseur de givre dépasse cette portée, la quasi-totalité des lignes de champ baigne déjà dans la glace : toute couche de glace supplémentaire ne modifie plus l'environnement diélectrique traversé par les lignes de champ, et la capacité sature à un palier maximal (courbe de la figure 11).
  • Le petit capteur (capacité C_1) offre une excellente sensibilité aux très faibles dépôts (détection précoce du givrage), mais sature pour de faibles épaisseurs.
  • Les capteurs plus larges et plus espacés (C_2 puis C_3) possèdent une zone de détection plus étendue en altitude : ils saturent à des épaisseurs de glace bien plus grandes, mais sont moins sensibles aux tout premiers micromètres de givre.
  • L'association de plusieurs capteurs de tailles échelonnées permet donc d'allier détection précoce et large dynamique de mesure de l'épaisseur de glace accumulée.
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II.2.2 · Mesure à ultrasons

Question 24

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : onde sonore, onde progressive

Une autre méthode de mesure de l'épaisseur de la couche de glace consiste à analyser les échos d'un signal à ultrasons. Expliquer brièvement le principe d'une telle mesure.

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Relier le retard temporel \Delta t de l'écho réfléchi à l'interface glace/air à la célérité des ultrasons dans le milieu et à l'épaisseur traversée à l'aller-retour.

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Le principe de la mesure d'épaisseur par ultrasons repose sur la méthode échographique (temps de vol) :

  1. Émission et propagation : Un transducteur piézoélectrique placé sur la paroi de la structure émet une impulsion ultrasonore brève qui se propage à travers la couche de glace à la célérité c_{\text{glace}}.
  2. Réflexion à l'interface : Lorsque l'onde atteint l'interface glace/air, la rupture d'impédance acoustique entre les deux milieux entraîne la réflexion partielle (ou quasi-totale) de l'onde, générant un écho en retour vers le transducteur.
  3. Mesure du retard : Le même transducteur (ou un récepteur associé) détecte l'écho après une durée d'aller-retour \Delta t.

L'onde ayant parcouru une distance égale à deux fois l'épaisseur e de la couche de givre, on en déduit directement :

\boxed{e = \frac{c_{\text{glace}} \cdot \Delta t}{2}}

La connaissance préalable de la célérité du son dans la glace c_{\text{glace}} permet ainsi de déterminer précisément l'épaisseur e.

Résultat

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Partie III : Propulsion

III.1 · Force de propulsion

Question 25

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : bilan de quantite de mouvement, debit massique

Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant .

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Définir la quantité de mouvement totale du système fermé coïncidant avec le fluide intérieur au volume de contrôle augmenté de la masse d'air entrant \delta m_e pendant \mathrm{d}t.

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À l'instant t, le système fermé \Sigma^* est constitué par l'union :

  • de la masse d'air M(t) contenue à cet instant dans le volume de contrôle \Sigma du réacteur, dont la quantité de mouvement associée est notée \vec{p}(t) ;
  • de la masse élémentaire d'air \delta m_e qui va pénétrer dans le réacteur pendant le court intervalle [t, t + \mathrm{d}t], animée de la vitesse \vec{v}_e et possédant donc la quantité de mouvement \delta m_e \, \vec{v}_e.

Par additivité de la quantité de mouvement pour un ensemble de parties disjointes, on obtient :

\boxed{\vec{p}^*(t) = \vec{p}(t) + \delta m_e \, \vec{v}_e}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : bilan de quantite de mouvement, debit massique

Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant .

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Exprimer la quantité de mouvement du système fermé à l'instant t + \mathrm{d}t constitué du fluide interne et de la masse de gaz éjectée \delta m_s.

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À l'instant t + \mathrm{d}t, le système fermé (\Sigma^*) est constitué :

  • de la masse de fluide M(t+\mathrm{d}t) contenue dans le volume de contrôle (\Sigma) du turboréacteur, de quantité de mouvement \vec{p}(t+\mathrm{d}t) ;
  • de la masse élémentaire de gaz sortie pendant la durée \mathrm{d}t, \delta m_s, animée de la vitesse \vec{v}_s.

Par additivité de la quantité de mouvement pour un système matériel, il vient :

\boxed{\vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) = \vec{p}(t+\mathrm{d}t) + \delta m_s \, \vec{v}_s}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : bilan de quantite de mouvement, debit massique

Des deux questions précédentes déduire, en régime stationnaire, l'expression de la dérivée du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant . On introduira le débit massique d'air dans le réacteur.

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Former le taux de variation (\vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}^*(t))/\mathrm{d}t et utiliser la stationnarité du volume de contrôle ainsi que la conservation du débit massique D_m = \delta m/\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation élémentaire de quantité de mouvement \mathrm{d}\vec{p}^* = \vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}^*(t) à partir des résultats des questions Q25 et Q26.
  2. Exploiter les deux propriétés fondamentales du régime stationnaire pour le volume de contrôle : l'invariance temporelle de son contenu interne et la conservation du débit massique.
  3. Diviser par \mathrm{d}t pour obtenir la dérivée temporelle recherchée.
Voir le corrigé complet

La variation élémentaire de la quantité de mouvement du système fermé \Sigma^* entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}\vec{p}^*(t) = \vec{p}^*(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}^*(t)

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q25 et Q26 :

\mathrm{d}\vec{p}^*(t) = \big(\vec{p}(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}(t)\big) + \delta m_s\,\vec{v}_s - \delta m_e\,\vec{v}_e

En régime stationnaire :

  • l'état du fluide dans le volume fixe du réacteur ne dépend pas du temps, la quantité de mouvement contenue dans le réacteur est constante :

    \vec{p}(t+\mathrm{d}t) - \vec{p}(t) = \vec{0}
  • la masse totale M(t) dans le réacteur est constante (\mathrm{d}M = 0), d'où la conservation de la masse entrante et sortante pendant la durée \mathrm{d}t :

    \delta m_e = \delta m_s = \delta m = D_m\,\mathrm{d}t

    où D_m désigne le débit massique traversant le turboréacteur.

Il vient alors :

\mathrm{d}\vec{p}^*(t) = D_m\,\mathrm{d}t\,(\vec{v}_s - \vec{v}_e)

En divisant par \mathrm{d}t, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{p}^*(t)}{\mathrm{d}t} = D_m\,(\vec{v}_s - \vec{v}_e)}

Résultat

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Question 28

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : bilan de quantite de mouvement, force de pression

Effectuer le bilan des forces s'exerçant sur le système.

Voir l'indice

Recenser l'action mécanique de contact exercée par la structure interne du réacteur sur le gaz ainsi que les forces de pression s'exerçant sur les sections d'entrée et de sortie.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système fermé \Sigma^* et le référentiel d'étude.
  2. Recenser les forces extérieures s'exerçant sur \Sigma^* : actions à distance et actions de contact aux frontières du système fermé (parois internes du réacteur et sections d'entrée et de sortie).
Voir le corrigé complet

On applique les lois de la dynamique au système fermé \Sigma^*, constitué de l'air contenu dans le turboréacteur à l'instant t complété par la tranche de fluide entrante \delta m_e.

On se place dans le référentiel lié au turboréacteur (référentiel de l'avion), supposé galiléen (en vol rectiligne uniforme).

Le bilan des forces extérieures exercées sur le système fermé \Sigma^* comprend :

  • L'action à distance de la pesanteur : le poids du fluide, négligé d'après les hypothèses générales du problème (« Les effets de la gravité sur l'air seront négligés dans l'ensemble du problème »).
  • Les actions de contact aux parois solides : la résultante des forces de pression et de frottement visqueux exercées par les parois internes et les pièces mobiles du turboréacteur (carter, aubes de compresseur et de turbine) sur l'air, notée \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}}.
  • Les actions de contact de pression du fluide extérieur :

    • sur la section d'entrée S_e, la force pressante exercée par l'air amont, dirigée vers l'intérieur :

      \vec{F}_{P,e} = \iint_{S_e} P_e\,\vec{n}_e\,\mathrm{d}S = P_e\,S_e\,\vec{u}_x

      en supposant la pression P_e uniforme et où \vec{u}_x est unitaire orienté dans le sens de l'écoulement ;

    • sur la section de sortie S_s, la force pressante exercée par l'air aval, dirigée vers l'intérieur (opposée à l'écoulement) :

      \vec{F}_{P,s} = \iint_{S_s} P_s\,\vec{n}_s\,\mathrm{d}S = -P_s\,S_s\,\vec{u}_x

      en supposant la pression P_s uniforme.

La résultante des forces extérieures appliquées à \Sigma^* s'écrit donc :

\boxed{\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} + P_e\,S_e\,\vec{u}_x - P_s\,S_s\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 29

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : theoreme d'euler, propulsion

Indiquer quelle(s) approximation(s) est/sont nécessaire(s) pour conclure que la force appliquée par le réacteur à l'air a pour expression : .

Voir l'indice

Préciser les hypothèses d'adaptation des pressions aux limites (P_e \approx P_s \approx P_0) et de débit de carburant injecté négligeable devant le débit d'air.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe fondamental de la dynamique appliqué au système fermé \Sigma^* entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en faisant le lien avec le résultat de la question précédente (Q28).
  2. Identifier les termes devant être nuls ou négligés pour identifier la dérivée de la quantité de mouvement \frac{\mathrm{d}\vec{p}^*}{\mathrm{d}t} = D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e) à la seule force de contact \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}}.
Voir le corrigé complet

Le principe fondamental de la dynamique appliqué au système fermé \Sigma^* en régime stationnaire s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\vec{p}^*(t)}{\mathrm{d}t} = \sum \vec{F}_{\text{ext}}.

D'après la question Q27, le membre de gauche vaut D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e).

D'après le bilan des forces établi en Q28, la résultante des forces extérieures appliquées à \Sigma^* s'écrit :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} + \vec{F}_{\text{pressions sur } S_e \text{ et } S_s} + \vec{P}_{\text{air}},

où \vec{P}_{\text{air}} est le poids de l'air (négligé d'après les hypothèses générales du sujet).

Pour conclure que \vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} = D_m(\vec{v}_s - \vec{v}_e), les approximations suivantes sont nécessaires :

  1. Négliger les forces de pression sur les sections d'entrée et de sortie (ou supposer une tuyère adaptée P_s = P_0 et une entrée non comprimée P_e = P_0, ou encore que les termes de pression différentielle (P_e - P_0)S_e et (P_s - P_0)S_s sont négligeables devant la poussée cinétique).
  2. Négliger l'apport de masse du carburant injecté dans la chambre de combustion devant le débit massique d'air (D_{m,\text{carburant}} \ll D_m), ce qui permet de poser D_{m,s} = D_{m,e} = D_m.
  3. Modèle d'écoulement unidirectionnel et uniforme dans les sections d'entrée et de sortie, permettant de caractériser le flux de quantité de mouvement par une vitesse unique \vec{v}_e et \vec{v}_s sur chaque section.
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Question 30

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directe

Notions : theoreme d'euler, propulsion

En considérant un réacteur positionné horizontalement avec son entrée à gauche comme indiqué sur la figure 12, représenter qualitativement le vecteur de la force exercée par l'air sur l'avion ainsi que les vecteurs et dans le référentiel du réacteur. Comparer les normes et des vecteurs vitesses pour que la force exercée par l'air sur l'avion soit propulsive.

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Appliquer le principe des actions réciproques \vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = -\vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}} et comparer les vitesses pour assurer une poussée dirigée vers l'avant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force exercée par l'air sur l'avion à l'aide de la troisième loi de Newton (principe des actions réciproques) et du résultat de la question Q29.
  2. Définir l'axe orienté de l'écoulement pour projeter les vitesses et en déduire la condition sur les normes pour que la force soit propulsive, c'est-à-dire dirigée vers l'avant de l'aéronef.
  3. Représenter les vecteurs vitesses et le vecteur force sur un schéma légendé.
Voir le corrigé complet

D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par l'air sur l'avion est l'opposée de la force exercée par le réacteur sur l'air :

\vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = -\vec{F}_{\text{avion}\to\text{air}}

En utilisant le résultat de la question Q29 :

\vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = D_m \left(\vec{v}_e - \vec{v}_s\right)

Orientons un axe horizontal (Ox) selon le vecteur unitaire \vec{u}_x dirigé de gauche à droite (sens de l'écoulement de l'air à travers le réacteur). Dans le référentiel du réacteur :

\begin{aligned} \vec{v}_e &= v_e\,\vec{u}_x \quad (v_e > 0) \\ \vec{v}_s &= v_s\,\vec{u}_x \quad (v_s > 0) \end{aligned}

Il vient ainsi :

\vec{F}_{\text{air}\to\text{avion}} = D_m (v_e - v_s)\,\vec{u}_x

L'entrée d'air étant située à gauche, l'avion vole vers la gauche dans le référentiel de l'air au repos. Pour que la force exercée par l'air sur l'avion soit propulsive (poussée motrice dans le sens du mouvement de l'aéronef), elle doit être dirigée vers l'avant de l'appareil, c'est-à-dire vers la gauche (-\vec{u}_x) :

D_m (v_e - v_s) < 0 \iff \boxed{v_s > v_e}

La norme de la vitesse du gaz en sortie de tuyère v_s doit donc être strictement supérieure à celle de l'air en entrée de réacteur v_e.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.