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CCINP Physique PC 2020Sujet, corrigé et rapport du jury

De la physique de l'aéronef

Pas encore noté

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 9 questions sur 45. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 8 · PTSI 8 · MP2I 8 · TSI1 8 questions.

Détail par partie

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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
De la physique de l'aéronef : mécanique du vol, instrumentation embarquée et propulsion par réacteur
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Le problème, en trois parties indépendantes, étudie un avion. Il analyse d'abord la portance et la traînée d'une aile à partir de documents, la trajectoire en présence de vent et le décollage (résolution de problème). Il traite ensuite des instruments de mesure (tube de Pitot, capteurs de givre capacitif et à ultrasons), puis la propulsion : bilan de quantité de mouvement sur un système ouvert, cycle de Brayton et écoulement dans la tuyère.

  1. 1Partie I : mécanique du volLignes de courant, portance et coefficient de pression, finesse, composition des vitesses avec vent latéral et résolution de problème sur le décollage d'un A380 (Q1 à Q16).
  2. 2Partie II : instrumentationTube de Pitot et théorème de Bernoulli, capteur capacitif de givre (théorème de Gauss) et mesure par ultrasons (Q17 à Q24).
  3. 3Partie III : propulsionForce de poussée par bilan sur un système ouvert, cycle thermodynamique de Brayton et étude théorique d'une tuyère (Q25 à Q45).

Difficulté moyenne. Le jury juge le sujet assez long et difficile pour une frange importante des candidats, tout en le qualifiant de difficulté raisonnable avec des questions très proches du cours.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,01 / 20 · écart-type 3,28 · 4 329 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,01/ 20
Écart-type
3,28
Présents
4 329
Coefficient
20
Durée
4 h
moyenne 10,0105101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 2 juillet 2020. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Ligne de courant et trajectoire confondues · Souvenirs hors programme au lieu des documents · Manque de sens physique sur les forces
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Le sujet alternait questions de cours, analyse de documents et réflexion ; seule la partie III.3 était vraiment plus difficile. Il a bien séparé les candidats, mais de nombreuses réponses aberrantes dans des copies moyennes montrent que peu ont saisi le contenu physique. La rédaction est souvent faible et les hypothèses rarement citées.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Ligne de courant et trajectoire confonduesQ1

    Les deux notions ne coïncident qu'en régime stationnaire ; peu de définitions exactes.

    « Beaucoup assimilent les lignes de courant aux trajectoires des particules de fluide, ce qui n’est vrai qu’en régime stationnaire »
  2. 2
    Souvenirs hors programme au lieu des documentsPartie I

    En partie I, des candidats ont récité des notions sur les ailes d'avion (hors programme PC) au lieu d'exploiter les documents fournis.

  3. 3
    Manque de sens physique sur les forcesQ8 et Q10

    La traînée ne se compense pas « par la vitesse », et portance et traînée ne sont pas forcément verticale et horizontale.

    « La force de trainée est souvent « compensée par la vitesse », voire par les forces de frottements »
  4. 4
    Composition des vitesses non écriteQ13 à Q15

    Le résultat est souvent donné sans la loi qui le justifie, ce qui fait échouer la question du trajet aller-retour.

    « la loi de composition des vitesses qui le justifie est très rarement mentionnée »
  5. 5
    Théorème de Gauss mal conduitQ21

    Symétries et invariances mélangées, plans de symétrie ne contenant pas le point M, orientation des vecteurs surface passée sous silence.

    « l’orientation relative du champ électrique et des vecteurs surface est presque toujours passée sous silence »
  6. 6
    Premier principe industriel mal comprisQ31

    L'absence de travail utile vient de l'absence de pièces mobiles dans le diffuseur ; dire qu'il n'y a aucun travail est faux.

    « Dire qu’il n’y a aucun travail au cours de la transformation révèle une incompréhension du sens du premier principe industriel »

Ce qui a été bien réussi

  • Les copies sont en grande majorité soignées : presque tous les candidats ont obtenu le bonus de présentation.
  • La question d'analyse dimensionnelle (Q5) est bien traitée dans la majorité des copies.
  • L'hypothèse de stationnarité est utilisée à bon escient en Q27.
  • La question Q38 est très souvent correctement traitée.
  • La résolution de problème (Q16) a permis à de bons candidats de se distinguer.

Conseils du jury

  • Répondre de façon concise sans oublier d'argument clé, dans le cadre imposé par la question.
  • S'appuyer sur le document de l'énoncé quand la question y renvoie.
  • Rappeler les hypothèses d'un théorème, notamment l'hypothèse stationnaire pour Bernoulli.
  • Pour une résolution de problème, présenter le modèle, définir les notations et expliciter les hypothèses.
  • S'entraîner aux résolutions de problème pendant l'année, ou traiter d'abord les questions classiques.
  • Ne pas utiliser de sigles obscurs dans la copie.
  • Se demander « pourquoi fait-on cela ? » plutôt que « comment on fait ? ».

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

45 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
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45 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Définir la notion de ligne de courant associée aux particules de fluide. Est-ce une description de nature…
  2. Q2Dans la figure 2 sont représentées les lignes de courant pour un profil donné. En analysant ces lignes de…
  3. Q3En pratique, pour étudier la répartition de pression le long de l'intrados et de l'extrados, on définit une…
  4. Q4Pourquoi observe-t-on toujours ?
  5. Q5Vérifier que le coefficient de portance est adimensionné.
  6. Q6Le coefficient de portance est-il plus important pour une incidence de ou ? Justifier.
  7. Q7Le pilote peut faire varier la surface des ailes en actionnant des surfaces mobiles, les volets. En phase de…
  8. Q8On considère un vol en palier, c'est-à-dire avec un vecteur vitesse et une altitude de l'avion constants…
Voir les 37 autres questions
  1. Q9Pourquoi est-il intéressant de voler à haute altitude ?
  2. Q10Dans cette question, on se propose d'interpréter physiquement ce que les professionnels de l'aéronautique…
  3. Q11Reproduire l'allure de la polaire d'une aile sur votre copie et indiquer les points correspondant…
  4. Q12Quand on va du point pour lequel la traînée est minimale vers le point pour lequel la portance est maximale…
  5. Q13À quelle condition entre,, et, l'avion peut-il se déplacer en ligne droite de A vers B ?
  6. Q14Calculer l'angle de correction que le pilote doit imposer à son avion lorsque, sachant que et.
  7. Q15L'avion doit faire un aller-retour entre les deux points A et B, distants de dans les mêmes conditions de…
  8. Q16On s'intéresse au décollage d'un quadriréacteur A380 dont la masse au décollage est de. Sa vitesse au moment…
  9. Q17Représenter l'allure de la ligne de courant qui aboutit en et l'allure de la ligne de courant qui longe le…
  10. Q18Déterminer, en fonction de,, et, les expressions de la vitesse et de la pression du fluide en ainsi que la…
  11. Q19Dans le manomètre, il y a un liquide de masse volumique. On mesure une différence d'altitude entre les deux…
  12. Q20Déduire des questions précédentes l'expression de la vitesse de l'écoulement de l'air en fonction de,, et…
  13. Q21Montrer que le champ électrique entre les armatures a pour expression:.
  14. Q22Déterminer l'expression de la capacité du condensateur plan.
  15. Q23La permittivité relative de la glace est, celle de l'air est égale à. Il est possible de détecter la…
  16. Q24Une autre méthode de mesure de l'épaisseur de la couche de glace consiste à analyser les échos d'un signal à…
  17. Q25Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant.
  18. Q26Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé à l'instant.
  19. Q27Des deux questions précédentes déduire, en régime stationnaire, l'expression de la dérivée du vecteur…
  20. Q28Effectuer le bilan des forces s'exerçant sur le système.
  21. Q29Indiquer quelle(s) approximation(s) est/sont nécessaire(s) pour conclure que la force appliquée par le…
  22. Q30En considérant un réacteur positionné horizontalement avec son entrée à gauche comme indiqué sur la figure…
  23. Q31Donner l'expression de la température en fonction de, et. Effectuer l'application numérique.
  24. Q32Donner l'expression de la pression en fonction de,, et. Effectuer l'application numérique.
  25. Q33Établir l'expression du travail massique utile fourni à l'air par le compresseur. En prenant, calculer la…
  26. Q34Sachant que le travail fourni par la détente du gaz dans la turbine est intégralement reçu par le…
  27. Q35Donner l'expression de la vitesse de sortie du gaz en sortie de tuyère en fonction de, et. Calculer la…
  28. Q36Déterminer la puissance liée à la force propulsive.
  29. Q37Calculer le rendement du turboréacteur qui correspond au rapport entre la puissance liée à la force…
  30. Q38On pose. Vérifier que cette quantité est homogène à une vitesse. On évalue à environ.
  31. Q39Montrer que le débit massique à l'abscisse a pour expression:. Donner l'expression de la fonction en…
  32. Q40Que vaut en entrée de la tuyère ? Montrer, à l'aide de la figure 13 et des relations des questions…
  33. Q41En considérant que, on peut négliger devant. Dans ces conditions, on admet que de la fonction est maximale…
  34. Q42On note la section minimale de la tuyère à l'abscisse lorsque la vitesse est. Donner l'expression du rapport…
  35. Q43On rappelle que la théorie des ondes sonores permet d'établir que la célérité du son dans un gaz supposé…
  36. Q44Pour les avions civils de transport de passagers, les tuyères sont convergentes afin que l'air sorte à une…
  37. Q45Pour les avions militaires, on souhaite que la vitesse à la sortie de la tuyère soit supersonique…

Description

Le problème, en trois parties indépendantes, étudie un avion. Il analyse d'abord la portance et la traînée d'une aile à partir de documents, la trajectoire en présence de vent et le décollage (résolution de problème). Il traite ensuite des instruments de mesure (tube de Pitot, capteurs de givre capacitif et à ultrasons), puis la propulsion : bilan de quantité de mouvement sur un système ouvert, cycle de Brayton et écoulement dans la tuyère.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC

PHYSIQUE

Lundi 4 mai : 14 h - 18 h

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont autorisées

Le sujet est composé d'un problème constitué de trois parties indépendantes.

Leurs poids respectifs sont approximativement de :
40 % pour la partie I
19 % pour la partie II
41% pour la partie III

PROBLÈME

De la physique de l'aéronef

Ce problème aborde certains aspects de la physique appliqués à un avion dans trois parties indépendantes. Dans la partie I, on s'intéresse à la mécanique du vol avec trois sous-parties indépendantes. Après avoir précisé des généralités dans la sous-partie I.1, on étudie la trajectoire d'un avion dans la sous-partie I. 2 puis le décollage d'un avion dans la sous-partie I.3. La partie II aborde des problématiques d'instrumentation et est constituée de deux sous-parties indépendantes avec des études théoriques du tube de Pitot (sous-partie II.1) et de la mesure du givre (sous-partie II.2). Enfin, la partie III traite de la propulsion. On calcule d'abord la force de propulsion (souspartie III.1), puis on aborde l'étude du cycle thermodynamique de Brayton pour un turboréacteur simple flux (sous-partie III.2), et on termine par le fonctionnement de la tuyère (sous-partie III.3).
Les effets de la gravité sur l'air seront négligés dans l'ensemble du problème.

Partie I - Mécanique du vol

La figure 1 représente un schéma simplifié des principales caractéristiques géométriques du profil d'une aile d'avion. L'extrados est la surface supérieure du profil et l'intrados est la surface inférieure du profil. La distance L entre le bord d'attaque et le bord de fuite est appelée corde du profil.
On travaille dans le référentiel de l'aile. Dans ce référentiel, loin de l'aile, la vitesse de l'air est notée v_∞^(→−). L'angle entre la corde et v_∞^(→−) est l'angle d'incidence i. La vitesse de l'avion par rapport à l'air est notée V⃗_a avec V_a = ‖V_a^(→−)‖ = ‖v_∞^(→−)‖ = v_∞.
Dans cette partie, la vitesse de l'avion sera suffisamment faible devant la célérité du son dans l'air pour considérer l'air en écoulement incompressible.
Figure 1 - Caractéristiques géométriques du profil d'une aile d'avion

I. 1 - Généralités

Q1. Définir la notion de ligne de courant associée aux particules de fluide. Est-ce une description de nature eulérienne ou lagrangienne ?
Q2. Dans la figure 2 sont représentées les lignes de courant pour un profil donné. En analysant ces lignes de courant, expliquer pourquoi l'écoulement stationnaire de l'air, supposé parfait, homogène et incompressible, génère une force de portance de l'avion.
Figure 2 - Lignes de courant autour du profil d'une aile d'avion
Q3. En pratique, pour étudier la répartition de pression P le long de l'intrados et de l'extrados, on définit une pression adimensionnée appelée coefficient de pression :
C_P = (P − P_∞)/(1/2 ⋅ ρ_∞ ⋅ v_∞^2),
où P_∞, ρ_∞ et v_∞ sont respectivement la pression, la masse volumique et la vitesse de l'écoulement incident loin de l'aile. On représente C_P pour l'intrados et l'extrados en fonction de x/L la position par rapport à la corde (figure 3). Justifier à quelle courbe, C_(P1) ou C_(P2), on associe l'intrados et l'extrados.
Figure 3 - Coefficient de pression sur l'intrados et l'extrados
Q4. Pourquoi observe-t-on toujours C_P ≤ 1 ?
Par intégration de la différence des coefficients de pression entre intrados et extrados sur toute la corde du profil, on obtient le coefficient de portance, adimensionné,
C_z = (F_z)/(1/2 ⋅ S_(réf) ⋅ ρ_∞ ⋅ v_∞^2),
avec S_(réf) la surface de l'aile et F_z, la force de portance exercée sur l'aile. Cette force de portance est perpendiculaire à l'écoulement (figure 4). Par ailleurs, la répartition de pression le long de l'intrados et de l'extrados ne se traduit pas uniquement par la force de portance F_z qui est perpendiculaire à l'écoulement, mais également par la présence d'une force de traînée F_x = 1/2 ⋅ C_x ⋅ S_(réf) ⋅ ρ_∞ ⋅ v_∞^2, parallèle à l'écoulement et qui s'oppose au déplacement (figure 4). C_x est le coefficient de traînée.
Figure 4 - Décomposition des efforts aérodynamiques : portance et traînée
Q5. Vérifier que le coefficient de portance C_z est adimensionné.
L'influence de l'angle d'incidence i sur le coefficient de pression C_P est représentée en figure 5.
Figure 5 - Influence de l'incidence sur le C_P
Q6. Le coefficient de portance C_z est-il plus important pour une incidence de 2^∘ ou 6^∘ ? Justifier.
Q7. Le pilote peut faire varier la surface des ailes en actionnant des surfaces mobiles, les volets. En phase de décollage, indiquer et justifier la configuration que le pilote va choisir : volets rentrés ou sortis?
Q8. On considère un vol en palier, c'est-à-dire avec un vecteur vitesse et une altitude de l'avion constants. Représenter l'ensemble des forces s'exerçant sur l'avion et expliquer comment la force de traînée est compensée.
Q9. Pourquoi est-il intéressant de voler à haute altitude ?
Q10. Dans cette question, on se propose d'interpréter physiquement ce que les professionnels de l'aéronautique appellent la finesse f = (C_z)/(C_x) d'une aile. Pour cela, on considère la situation d'un avion, tous moteurs coupés, ayant un mouvement de translation rectiligne uniforme descendant. On note α l'angle entre la direction de l'écoulement de l'air autour de l'avion et l'horizontale (figure 6). À l'aide d'une représentation des forces sur le schéma de la figure 6, établir le lien entre la finesse f et l'angle α. De quelle distance d_H l'avion a-t-il avancé à l'horizontale lorsqu'il a perdu une altitude d_V ? Conclure sur le sens physique de la finesse.
Avion
Figure 6 - Avion en mouvement rectiligne uniforme sans propulsion
Pour apprécier la qualité d'une aile on trace la polaire de l'aile qui est la courbe de son C_z en fonction de son C_x (figure 7).
Figure 7 - Polaire d'une aile
Q11. Reproduire l'allure de la polaire d'une aile sur votre copie et indiquer les points correspondant respectivement à une traînée minimale, une portance maximale et une finesse maximale.
Q12. Quand on va du point pour lequel la traînée est minimale vers le point pour lequel la portance est maximale, comment évolue l'angle d'incidence?

I. 2 - Trajectoire d'un avion en présence de vent latéral

Un avion doit se déplacer en ligne droite d'un point A vers un point B situés à la même altitude par rapport au sol. Il subit un vent contraire constant de vecteur vitesse v_v^(→−) qui fait un angle φ avec la trajectoire AB comme indiqué sur la figure 8. L'avion vole à une vitesse constante V_a par rapport à l'air. Le vecteur vitesse associé, V_a^(→−), fait un angle θ avec la route au sol AB. u_x^(→−) et u_y^(→−) sont des vecteurs unitaires.
Figure 8 - Trajectoire avion soumis à un vent contraire
Q13. À quelle condition entre V_a, v_v, φ et θ, l'avion peut-il se déplacer en ligne droite de A vers B ?
Q14. Calculer l'angle de correction θ que le pilote doit imposer à son avion lorsque φ = 20^∘, sachant que v_v = 56 km ⋅ h^(− 1) et V_a = 445 km ⋅ h^(− 1).
Q15. L'avion doit faire un aller-retour entre les deux points A et B, distants de d = 500 km dans les mêmes conditions de vent. Calculer la durée T du trajet aller-retour en négligeant la durée du demi-tour. Comparer à la durée T ' de ce même trajet en l'absence de vent. Commenter.

I. 3 - Décollage d'un avion

Q16. On s'intéresse au décollage d'un quadriréacteur A380 dont la masse au décollage est de 500 tonnes. Sa vitesse au moment où il quitte la piste est de 260 km ⋅ h^(− 1). Estimer, en précisant les hypothèses effectuées, un ordre de grandeur de la poussée d'un réacteur lors de phase d'accélération sur la piste. Discuter votre résultat sachant que la poussée maximale d'un réacteur d'A380 est de 370 kN et que la finesse au décollage est proche de 10 .
Cette question nécessite une prise d'initiative en termes de modélisation de la situation et d'introduction de valeurs numériques pertinentes. Le barème valorise la démarche menée, même si celle-ci reste inachevée.

Partie II - Instrumentation

II. 1 - Tube de Pitot

Le tube de Pitot est un des nombreux capteurs qui équipent l'avion. Il permet la mesure de la vitesse de l'avion, donnée essentielle à sa bonne conduite. Il s'agit d'un tube très fin (moins de 5 mm^2 de surface) qui est placé parallèlement à la direction de l'écoulement de l'air (figure 9). Ce tube possède deux ouvertures en F et G. L'ouverture en F est la prise dite de pression totale et celle en G est la prise dite de pression statique. On mesure la différence de pression de l'air entre les deux tubes 1 et 2 avec un manomètre différentiel, ce qui permet d'obtenir la vitesse v_∞ de l'écoulement.
Figure 9 - Tube de Pitot
On considère que l'air est un fluide parfait, homogène, incompressible, de masse volumique ρ_∞ et en écoulement stationnaire. On rappelle que les effets de la gravité sur l'air sont négligés. Loin du tube l'air a une pression P_∞ et une vitesse v_∞.
Q17. Représenter l'allure de la ligne de courant qui aboutit en F et l'allure de la ligne de courant qui longe le tube et passe à proximité de G.
Q18. Déterminer, en fonction de P_∞, ρ_∞, et v_∞, les expressions de la vitesse v_F et de la pression P_F du fluide en F ainsi que la vitesse v_G et la pression P_G du fluide en G.
Q19. Dans le manomètre, il y a un liquide de masse volumique ρ_l. On mesure une différence d'altitude h entre les deux surfaces du liquide. Déterminer l'expression de la différence de pression, P_H − P_I, entre ces deux surfaces.
Q20. Déduire des questions précédentes l'expression de la vitesse de l'écoulement v_∞ de l'air en fonction de ρ_l, ρ_∞, g et h. Comment évolue h lorsque la vitesse de l'air augmente?

II. 2 - Mesure du givre

Divers accidents d'avions ont été liés à la formation de givre sur les sondes Pitot conduisant ainsi à une perte des indications de vitesse. Dans cette sous-partie on se propose d'étudier deux moyens de mesure du givre.

II.2.1 - Mesure capacitive

On considère un condensateur plan constitué de deux armatures A_1 et A_2, parallèles, de surface S, placées dans de l'air de permittivité ε_0, uniformément chargées en surface et perpendiculaires à l'axe ( Oz ) de vecteur unitaire associé u_z^(→−) (figure 10). L'armature A_1 possède une densité superficielle de charges positives + σ et l'armature A_2 une densité superficielle de charges négatives - σ. Ces armatures sont séparées d'une distance e. Les dimensions des armatures sont importantes par rapport à la distance e qui les sépare.
Q21. Montrer que le champ électrique entre les armatures a pour expression : E⃗ = − σ/(ε_0) ⋅ u_z^(→−).
Figure 10 - Condensateur plan
Q22. Déterminer l'expression de la capacité C du condensateur plan.
On admet que la capacité d'un condensateur plan placé dans un milieu diélectrique de permittivité relative ε_r est obtenue en remplaçant, dans l'expression de la capacité C obtenue à la question précédente, ε_0 par ε_0 ⋅ ε_r.
Q23. La permittivité relative de la glace est ε_r = 80, celle de l'air est égale à 1 . Il est possible de détecter la présence de glace en utilisant des jeux d'électrodes de différentes tailles et de différents espacements. En vous appuyant sur le schéma de principe de la figure 11, expliquer qualitativement le principe de cette mesure dite capacitive. Justifier la nécessité d'utiliser plusieurs capteurs de tailles différentes.
Figure 11 - Mesure capacitive

II.2.2 - Mesure à ultrasons

Q24. Une autre méthode de mesure de l'épaisseur de la couche de glace consiste à analyser les échos d'un signal à ultrasons. Expliquer brièvement le principe d'une telle mesure.

Partie III - Propulsion

Pour leur propulsion, les avions sont équipés majoritairement de réacteurs. Cette dénomination usuelle désigne en fait des turboréacteurs qui appartiennent à la catégorie des turbomachines encore appelées générateurs ou turbines à gaz. Les turbomachines présentent plusieurs avantages par rapport aux moteurs à pistons, avec notamment un rapport puissance-poids environ trois fois supérieur. En effet, le nombre de pièces mobiles est réduit et leur mouvement est très simple, ce qui permet de les alléger. Ces machines sont inégalables lorsque de grandes puissances sont requises avec des contraintes d'espace ou de poids. Leur inconvénient majeur est que leur efficacité et leur
réactivité chutent très rapidement à faible puissance : ils ne sont donc pas adaptés au domaine automobile par exemple.
Les constituants principaux d'un turboréacteur sont un compresseur, une chambre de combustion et une turbine. Dans cette partie on étudie un turboréacteur dit simple flux (figure 12) pour lequel le gaz entrant dans le réacteur passe dans un diffuseur pour en diminuer la vitesse avant d'être comprimé par le compresseur. Le gaz comprimé arrive dans une chambre de combustion où il est chauffé avant d'être détendu partiellement dans la turbine qui fournit la puissance nécessaire au compresseur. En sortie de turbine, le gaz reste à une pression relativement élevée par rapport à la pression extérieure et il est détendu dans une tuyère, ce qui permet de l'accélérer : c'est cette accélération qui permet la propulsion de l'avion.
Le turboréacteur simple flux est principalement utilisé dans l'aviation militaire.
Figure 12 - Schéma de principe d'un turboréacteur simple flux

III. 1 - Force de propulsion

Le turboréacteur constitue un système ouvert ( Σ ). En régime stationnaire, ce volume de contrôle contient à l'instant t une masse d'air M(t) à laquelle on associe une quantité de mouvement p(t)^(→−). Pour établir le bilan de quantité de mouvement, on doit définir un système fermé ( Σ^∗ ) qui, à l'instant t, est constitué de M(t) et d'une masse entrante dans la tuyère δm_e à la vitesse v_e et, à l'instant t + dt est constitué de M(t + dt) et d'une masse sortante de la tuyère δm_s à la vitesse v_s→. La pression P_0 autour du turboréacteur est uniforme. La surface d'entrée du turboréacteur est notée S_e et celle de sortie S_s.
Q25. Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé p^∗(t)^(→−) à l'instant t.
Q26. Donner l'expression du vecteur quantité de mouvement du système fermé p^∗(t + dt)^(→−) à l'instant t + dt.
Q27. Des deux questions précédentes déduire, en régime stationnaire, l'expression de la dérivée du vecteur quantité de mouvement du système fermé (dp^∗(t)^(→−))/(dt) à l'instant t. On introduira D_m le débit massique d'air dans le réacteur.
Q28. Effectuer le bilan des forces s'exerçant sur le système.
Q29. Indiquer quelle(s) approximation(s) est/sont nécessaire(s) pour conclure que la force appliquée par le réacteur à l'air a pour expression : F_(avion → air)^(→−) = D_m ⋅ (v_s→ − v_e→).
Q30. En considérant un réacteur positionné horizontalement avec son entrée à gauche comme indiqué sur la figure 12, représenter qualitativement le vecteur de la force exercée par l'air sur l'avion F_(air → avion)^(→−) ainsi que les vecteurs v_e→ et v_s→ dans le référentiel du réacteur. Comparer les normes v_e et v_s des vecteurs vitesses pour que la force exercée par l'air sur l'avion soit propulsive.

III. 2 - Cycle thermodynamique de Brayton

Le turboréacteur fonctionne selon le cycle théorique ouvert de Brayton. Les conditions d'étude de ce cycle sont les suivantes :
  • l'air est considéré comme un gaz parfait. Sa capacité thermique massique à pression constante c_p est supposée constante, comme le rapport γ entre les capacités thermiques isobare et isochore. On prendra γ = 1, 35 et c_p = 1, 1 kJ ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1),
  • les variations d'énergie potentielle sont négligeables,
  • l'énergie cinétique est supposée négligeable entre l'entrée du compresseur et la sortie de la turbine.
En entrée du diffuseur, l'air est à l'état (1) : ( P_1, T_1 ). On considère que le diffuseur est idéal, ce qui revient à dire que l'énergie cinétique du gaz après traversée du diffuseur est négligeable devant les autres termes énergétiques et que la traversée du diffuseur est adiabatique et réversible. En entrée du compresseur, l'air se trouve à l'état (2): ( P_2, T_2 ) et est amené à l'état (3): ( P_3 = 10P_2, T_3 ) par une compression adiabatique réversible.
Dans la chambre de combustion, l'air, mélangé au carburant, subit un échauffement isobare réversible jusqu'à l'état (4) : ( P_4, T_4 = 1400 K ). Bien que les compositions du gaz à l'entrée et à la sortie de la chambre de combustion soient différentes, pour simplifier la modélisation, on suppose que celle-ci sert uniquement à réchauffer l'air et que les propriétés de l'air ne sont pas modifiées par ce changement de composition.
L'air parvient alors dans la turbine où il subit une détente adiabatique réversible jusqu'à l'état (5) : (P_5, T_5). Enfin, il se détend de façon adiabatique et réversible dans la tuyère et arrive dans l'état (6) : ( P_6, T_6 ).
On considère un avion qui vole avec une vitesse de croisière V_a = 260 m ⋅ s^(− 1) par rapport à l'air considéré au repos. À cette altitude, l'air est à la pression de 34, 5kPa et à la température de − 40^∘C.
L'air entre dans le compresseur avec un débit massique D_m = 45 kg ⋅ s^(− 1).
On rappelle que l'expression du premier principe pour une masse m = 1 kg de fluide en écoulement au travers d'une machine est :
Δh + (Δv^2)/2 + g ⋅ Δz = w_u + q_e
où Δh représente la différence h_s − h_e entre les enthalpies massiques ( enkJ ⋅ kg^(− 1) ) du fluide à la sortie h_s et à l'entrée h_e de la machine,
Δv^2 = v_s^2 − v_e^2
avec v_s et v_e les vitesses du fluide à la sortie et à l'entrée de la machine,
Δz = z_s − z_e
avec z_s et z_e les altitudes du fluide à la sortie et à l'entrée de la machine, w_u le travail massique utile, c'est-à-dire le travail massique (en kJ ⋅ kg^(− 1) ) échangé entre une masse m = 1 kg de fluide et les parois mobiles de la machine, q_e le transfert thermique massique entre le kilogramme de fluide et la machine (en kJ ⋅ kg^(− 1) ).
Q31. Donner l'expression de la température T_2 en fonction de T_1, V_a et c_p. Effectuer l'application numérique.
Q32. Donner l'expression de la pression P_2 en fonction de P_1, T_1, T_2 et γ. Effectuer l'application numérique.
Q33. Établir l'expression du travail massique utile w_(comp) fourni à l'air par le compresseur. En prenant T_3 = 480 K, calculer la puissance P_(comp) de ce dernier.
Q34. Sachant que le travail fourni par la détente du gaz dans la turbine est intégralement reçu par le compresseur, déterminer l'expression de la température T_5 en fonction de T_2, T_3 et T_4. Calculer la valeur de T_5. En déduire la valeur de la pression P_5.
Q35. Donner l'expression de la vitesse de sortie du gaz v_s en sortie de tuyère en fonction de T_5, T_6 et c_p. Calculer la valeur de v_s sachant que T_6 = 680 K.
Q36. Déterminer la puissance liée à la force propulsive.
Q37. Calculer le rendement η du turboréacteur qui correspond au rapport entre la puissance liée à la force propulsive et la puissance qui sert à chauffer le gaz dans la chambre de combustion P_(chamb) = 45, 5MW. Comparer avec le rendement d'autres machines thermiques.

III. 3 - Étude théorique de la tuyère

La tuyère, dernière partie du turboréacteur, a pour but d'accélérer les gaz et d'assurer ainsi la propulsion de l'avion. Dans cette sous-partie, on va détailler le fonctionnement d'une tuyère afin de montrer quelle géométrie est compatible avec l'accélération souhaitée. Cette sous-partie est toutefois indépendante de la précédente.
On considère une tuyère de révolution d'axe horizontal ( x^′ x ), de section lentement variable, dans laquelle se produit une détente d'air. L'air est assimilé à un gaz parfait, évoluant de façon adiabatique réversible, en écoulement permanent unidirectionnel, de telle sorte que les paramètres physiques : pression P, température T, vitesse v et masse volumique ρ ne dépendent que de l'abscisse x.
En x = 0, à l'entrée de la tuyère de section S_e, la pression du gaz est notée P_e, sa température T_e, sa masse volumique ρ_e et la vitesse v_e. La capacité thermique massique à pression constante c_p et le rapport γ entre les capacités thermiques isobare et isochore sont supposés constants.
À l'abscisse x, au niveau de la section S(x), la vitesse du gaz v(x) de pression P(x), a pour expression : v(x) = √(v_e^2 + 2 ⋅ c_p ⋅ T_e ⋅ [1 − [(P(x))/(P_e)]^((γ − 1)/γ)]).
Q38. On pose v_m = √(2 ⋅ c_p ⋅ T_e). Vérifier que cette quantité est homogène à une vitesse. On évalue v_m à environ 1000 m ⋅ s^(− 1).
Q39. Montrer que le débit massique D_m à l'abscisse x a pour expression : D_m = ρ_e ⋅ v_m ⋅ S(x) ⋅ G(x). Donner l'expression de la fonction G(x) en fonction de P_e, P(x), v_e, v_m et γ.
On pose α(x) = (P(x))/(P_e) et on se propose dans les trois questions suivantes d'étudier et d'exploiter la courbe C_G associée à la fonction G(α) pour 0 ≤ α ≤ 1 représentée en figure 13.
Figure 13 - Courbe C_G associée à la fonction G(α) pour 0 ≤ α ≤ 1
Q40. Que vaut α en entrée de la tuyère ? Montrer, à l'aide de la figure 13 et des relations des questions précédentes que pour que la vitesse augmente la tuyère doit d'abord être convergente.
Q41. En considérant que v_e = 100 m ⋅ s^(− 1), on peut négliger v_e^2 devant v_m^2. Dans ces conditions, on admet que de la fonction G(α) est maximale pour α_c = [2/(1 + γ)]^(γ/(γ − 1)). Montrer qu'avec une tuyère uniquement convergente, la vitesse ne peut augmenter que jusqu'à une valeur limite v_(lim) qu'on exprimera en fonction de v_m et γ.
Q42. On note S_(col) la section minimale de la tuyère à l'abscisse x_(col) lorsque la vitesse est v_(lim). Donner l'expression du rapport (S_(col))/(S_e) en fonction de v_e, v_m et G(α_c). Donner une valeur numérique approchée de ce rapport à l'aide de la figure 13.
Q43. On rappelle que la théorie des ondes sonores permet d'établir que la célérité c du son dans un gaz supposé parfait et subissant une transformation adiabatique réversible est donnée par la relation c = √((γ ⋅ P)/ρ).
Montrer que la vitesse limite de l'écoulement v_(lim a pour expression)v_(lim) = √((2 ⋅ γ)/(1 + γ) ⋅ R/M ⋅ T_e). Puis, vérifier que cette vitesse est égale à la célérité c_(col) du son dans cette section S_(col).
Q44. Pour les avions civils de transport de passagers, les tuyères sont convergentes afin que l'air sorte à une vitesse égale à la vitesse du son. La pression à la sortie de la tuyère est égale à la pression extérieure P_(atm). Donner l'expression de la pression P_e à l'entrée de la tuyère en fonction de P_(atm) et γ. Calculer P_e pour P_(atm) = 34, 5kPa et γ = 1, 35.
Q45. Pour les avions militaires, on souhaite que la vitesse à la sortie de la tuyère soit supersonique (supérieure à la vitesse locale du son). Quelle forme doit-on donner à la tuyère après la partie convergente? Justifier.

FIN

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de physique CCINP PC 2020 ?
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Sur quoi porte le sujet de physique CCINP PC 2020 ?

Sur l'avion : mécanique du vol et portance, instruments de mesure (tube de Pitot, capteurs de givre) et propulsion par réacteur avec bilans sur système ouvert, cycle de Brayton et tuyère.

Le sujet de physique CCINP PC 2020 était-il difficile ?

Le jury le juge assez long et difficile pour une partie importante des candidats, mais de difficulté raisonnable avec des questions proches du cours. La partie III.3 était nettement plus difficile.

Comment traiter la résolution de problème de physique CCINP PC 2020 ?

La Q16 sur le décollage d'un A380 représentait près de 8 % du barème. Il fallait poser un cadre de modélisation, définir ses notations, expliciter les hypothèses et critiquer le résultat.

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en physique CCINP PC 2020 ?

Confusion entre ligne de courant et trajectoire, oubli de la composition des vitesses, théorème de Gauss mal appliqué, égalités entre scalaire et vecteur et mauvaise compréhension du premier principe industriel.

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