Feuille d'entraînement : Ondes mécaniques et acoustiques
10 questions · filière PC · durée estimée environ 49 min
Énoncés
Exercice 1CentraleSupélec Physique 1 PC 2025, Q27· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
En déduire l'expression de puis une forme simplifiée de l'équation de Navier–Stokes.
Exercice 2CentraleSupélec Physique 1 PC 2025, Q28· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Rappeler la définition de la compressibilité de l'eau en en déduire le lien entre les fluctuations de la pression et de la masse volumique, en se limitant au premier ordre.
Exercice 3CentraleSupélec Physique 1 PC 2025, Q29· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
Établir les deux équations linéarisées et . En déduire la célérité des ondes acoustiques dans l'eau et faire l'application numérique.
Exercice 4CentraleSupélec Physique 2 PC 2025, Q21· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Afin de mieux comprendre ces résultats, on étudie, uniquement dans cette question, une corde vibrante de longueur , fixée à ses deux extrémités. Sans justification, représenter l'allure de la corde pour les quatre premiers modes propres d'oscillation de la corde. Notons la fréquence du mode propre numéro . La suite des valeurs est-elle croissante ou décroissante ?
Exercice 5E3A Physique-Chimie PC 2025, QPhysique-III-Q15· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Rappeler la relation entre les grandeurs suivantes: célérité de l'onde , pulsation de l'onde et la norme du vecteur d'onde . Déterminer l'expression de la célérité des ondes dans la corde en fonction de la tension et de la masse volumique .
Exercice 6E3A Physique-Chimie PC 2025, QPhysique-III-Q16· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
Donner l'expression de l'onde résultante pour les . Préciser alors le type d'onde qui en résulte.
Exercice 7ENS Physique-Chimie L PC 2025, Q18· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 8 min
Établir que le comportement dynamique de la chaîne de billes est alors décrit par l'équation suivante (nous supposons que l'indice ne désigne ni la première bille, ni de la dernière) :
Le paramètre est une constante dont on donnera l'expression en fonction de et .
Exercice 8ENS Physique-Chimie L PC 2025, Q21· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Rappeler le sens physique de la vitesse de phase d'une onde (un schéma peut être éclairant). Exprimer la vitesse de phase de cette onde.
Exercice 9Polytechnique Physique A PC 2025, Q11· Exigeant· Incontournable· ≈ 8 min
On note et les coefficients de réflexion et de transmission dans la situation duale de la précédente où l'onde incidente d'amplitude 1 provient de . En réécrivant la situation renversée temporellement, qui a été analysée à la question précédente, comme une superposition de deux situations usuelles de transmission/réflexion évaluer et en fonction de et .
Exercice 10Polytechnique Physique A PC 2025, Q21· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Que devient l'équation d'ondes appliquée à pour un problème à symétrie sphérique ? On rappelle la relation en coordonnées sphériques : .
Corrigés
Exercice 1CentraleSupélec Physique 1 PC 2025, Q27
1. Expression du gradient de pression statique
En l'absence d'onde sonore, le fluide possède une vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x uniforme et constante dans le temps, une masse volumique constante \rho_0, et une pression p_{\text{st}}(z). Toutes les dérivées spatio-temporelles du champ de vitesse s'annulent :
\frac{\partial \vec{v}_0}{\partial t} = \vec{0}, \quad (\vec{v}_0 \cdot \vec{\mathrm{grad}})\vec{v}_0 = \vec{0}, \quad \Delta \vec{v}_0 = \vec{0}L'équation de Navier–Stokes se réduit alors à la relation fondamentale de la statique des fluides :
\vec{0} = -\vec{\mathrm{grad}}\,p_{\text{st}} + \rho_0 \vec{g}Comme \vec{g} = -g \vec{u}_z et que p_{\text{st}} ne dépend que de la cote z, la projection sur l'axe vertical \vec{u}_z donne directement :
\boxed{\frac{\mathrm{d}p_{\text{st}}}{\mathrm{d}z} = -\rho_0 g}(Compte tenu de la condition à la surface libre p_{\text{st}}(0) = p_0, on retrouve la loi hydrostatique p_{\text{st}}(z) = p_0 - \rho_0 g z).
2. Forme simplifiée de l'équation de Navier–Stokes
En présence de l'onde acoustique, on décompose les champs sous la forme :
p = p_{\text{st}}(z) + p_1(\vec{r},t), \quad \rho = \rho_0 + \rho_1(\vec{r},t), \quad \vec{v} = \vec{v}_0 + \vec{v}_1(\vec{r},t)où p_1, \rho_1 et \vec{v}_1 sont des perturbations acoustiques de petite amplitude (grandeurs du premier ordre).
L'équation de Navier–Stokes devient :
(\rho_0 + \rho_1)\left[ \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} + \left((\vec{v}_0 + \vec{v}_1)\cdot\vec{\mathrm{grad}}\right)(\vec{v}_0 + \vec{v}_1) \right] = -\vec{\mathrm{grad}} p_{\text{st}} - \vec{\mathrm{grad}} p_1 + (\rho_0 + \rho_1)\vec{g} + \eta \Delta(\vec{v}_0 + \vec{v}_1)Procédons aux simplifications :
- Équilibre de base : D'après le résultat précédent, -\vec{\mathrm{grad}} p_{\text{st}} + \rho_0 \vec{g} = \vec{0}.
Terme de pesanteur perturbé : Le terme résiduel de gravité est \rho_1 \vec{g}. En ordre de grandeur, \|\rho_1 \vec{g}\| \sim \rho_1 g \sim \frac{p_1}{c_a^2} g, tandis que le gradient de pression acoustique est de norme \|\vec{\mathrm{grad}} p_1\| \sim k p_1 = \frac{\omega}{c_a} p_1. Le rapport de ces deux termes vaut :
\frac{\|\rho_1 \vec{g}\|}{\|\vec{\mathrm{grad}} p_1\|} \sim \frac{g}{\omega c_a}Pour des ondes acoustiques dans l'eau (c_a \simeq 1500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), dès que f \ge 10\text{ Hz} (\omega \ge 60\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}), on a \omega c_a \ge 9\cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \gg g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}. La force de pesanteur sur les surdensités acoustiques est donc négligeable devant la force de pression : \rho_1 \vec{g} \ll \vec{\mathrm{grad}} p_1.
Linéarisation du terme d'inertie : Au premier ordre, \rho_0 + \rho_1 \simeq \rho_0. Puisque \vec{v}_0 est uniforme, le terme convectif s'écrit :
((\vec{v}_0 + \vec{v}_1)\cdot\vec{\mathrm{grad}})(\vec{v}_0 + \vec{v}_1) = (\vec{v}_0 \cdot \vec{\mathrm{grad}})\vec{v}_1 + \mathcal{O}(v_1^2)- Terme visqueux : \Delta(\vec{v}_0 + \vec{v}_1) = \Delta \vec{v}_1.
On aboutit ainsi à la forme simplifiée (linéarisée) de l'équation de Navier–Stokes pour l'onde acoustique (notée ici avec \underline{p} et \underline{\vec{v}} conformément à la suite de l'énoncé) :
\boxed{\rho_0 \left[ \frac{\partial \underline{\vec{v}}}{\partial t} + (\vec{v}_0 \cdot \vec{\mathrm{grad}})\underline{\vec{v}} \right] = -\vec{\mathrm{grad}}\,\underline{p} + \eta \Delta \underline{\vec{v}}}Dans le cas particulier où l'eau est au repos en moyenne (\vec{v}_0 = \vec{0}, étudié dans la sous-partie II.1), celle-ci se réduit à :
\rho_0 \frac{\partial \underline{\vec{v}}}{\partial t} = -\vec{\mathrm{grad}}\,\underline{p} + \eta \Delta \underline{\vec{v}}Résultat
Exercice 2CentraleSupélec Physique 1 PC 2025, Q28
Dans le cadre de l'approximation acoustique, les compressions et dilatations du fluide sont suffisamment rapides pour que les échanges thermiques soient négligeables, et les gradients d'amplitude suffisamment faibles pour négliger la dissipation visqueuse au sein de l'onde : l'évolution est isentropique.
Le coefficient de compressibilité isentropique \chi d'un volume V de fluide est défini par :
\chi = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial p}\right)_SPour une masse de fluide m = \rho V constante, la différentiation logarithmique donne :
\frac{\mathrm{d}m}{m} = \frac{\mathrm{d}\rho}{\rho} + \frac{\mathrm{d}V}{V} = 0 \implies \frac{\mathrm{d}V}{V} = -\frac{\mathrm{d}\rho}{\rho}On en déduit l'expression de \chi en fonction de la masse volumique \rho :
\chi = \frac{1}{\rho}\left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_SEn se plaçant au premier ordre autour de l'état d'équilibre caractérisé par la masse volumique moyenne \rho_0, la fluctuation de masse volumique \underline{\rho} = \rho - \rho_0 s'écrit directement en fonction de la surpression acoustique \underline{p} :
\boxed{\underline{\rho} = \rho_0 \chi \underline{p}}Résultat
Exercice 3CentraleSupélec Physique 1 PC 2025, Q29
Dans un fluide parfait (\eta = 0) au repos en moyenne (\vec{v}_0 = \vec{0}), l'équation de Navier-Stokes linéarisée obtenue à la question Q27 s'écrit :
\rho_0 \frac{\partial \underline{\vec{v}}}{\partial t} = -\vec{\mathrm{grad}}\,\underline{p}Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant selon le facteur de phase \exp[\mathrm{i}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})], les opérateurs différentiels deviennent :
\frac{\partial}{\partial t} \longrightarrow \mathrm{i}\omega \quad \text{et} \quad \vec{\mathrm{grad}} \longrightarrow -\mathrm{i}\vec{k}L'équation d'Euler linéarisée devient ainsi :
\rho_0 (\mathrm{i}\omega \underline{\vec{v}}) = -(-\mathrm{i}\vec{k}\underline{p}) = \mathrm{i}\vec{k}\underline{p}En simplifiant par \mathrm{i}, on obtient la première relation :
\boxed{\rho_0 \omega \underline{\vec{v}} = \vec{k}\underline{p}}L'équation locale de conservation de la masse est :
\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0Avec \rho = \rho_0 + \underline{\rho} et \vec{v} = \underline{\vec{v}}, le terme convectif \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = \operatorname{div}((\rho_0 + \underline{\rho})\underline{\vec{v}}) = \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}} + \operatorname{div}(\underline{\rho}\underline{\vec{v}}) se réduit au premier ordre à \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}}. L'équation de continuité linéarisée s'écrit donc :
\frac{\partial \underline{\rho}}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}} = 0D'après la relation issue de la compressibilité (question Q28), \underline{\rho} = \rho_0 \chi \underline{p}. En remplaçant \underline{\rho} :
\rho_0 \chi \frac{\partial \underline{p}}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}} = 0 \iff \chi \frac{\partial \underline{p}}{\partial t} + \operatorname{div}\underline{\vec{v}} = 0En passant en notation complexe (\operatorname{div} \to -\mathrm{i}\vec{k}\cdot) :
\chi (\mathrm{i}\omega \underline{p}) - \mathrm{i}\vec{k}\cdot\underline{\vec{v}} = 0Soit, en simplifiant par \mathrm{i} :
\boxed{\vec{k}\cdot\underline{\vec{v}} = \chi \omega \underline{p}}Multiplions scalairement par \vec{k} la première équation :
\rho_0 \omega (\vec{k}\cdot\underline{\vec{v}}) = k^2 \underline{p}En y substituant l'expression de \vec{k}\cdot\underline{\vec{v}} issue de la seconde équation :
\rho_0 \omega (\chi \omega \underline{p}) = k^2 \underline{p} \implies \left(\rho_0 \chi \omega^2 - k^2\right) \underline{p} = 0Pour une onde non triviale (\underline{p} \neq 0), on en déduit la relation de dispersion :
k^2 = \rho_0 \chi \omega^2Le milieu est non dispersif et la célérité de phase c_a = \frac{\omega}{k} s'exprime par la relation de Newton-Laplace :
\boxed{c_a = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi}}}Application numérique :
\begin{aligned} \rho_0 &= 1{,}00 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \\ \chi &= 4{,}10 \cdot 10^{-10}\text{ Pa}^{-1} \\ c_a &= \frac{1}{\sqrt{1{,}00 \cdot 10^3 \times 4{,}10 \cdot 10^{-10}}} = \frac{1}{\sqrt{4{,}10 \cdot 10^{-7}}} \simeq 1{,}56 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}\boxed{c_a \simeq 1{,}56 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}Résultat
Exercice 4CentraleSupélec Physique 2 PC 2025, Q21
Pour une corde idéale de longueur L fixée à ses deux extrémités (x = 0 et x = L), le déplacement transversal y(x,t) d'un mode propre s'écrit sous la forme stationnaire :
y_i(x,t) = Y_{0,i} \sin\left(\frac{i\pi x}{L}\right) \cos(2\pi f_i t + \phi_i) \quad \text{avec } i \in \{1, 2, 3, 4\}Chaque mode i comporte i fuseaux (ou ventres de vibration) et i-1 nœuds internes de vibration :
La fréquence propre du mode i s'écrit f_i = i\,\frac{c_s}{2L} = i f_1 (où c_s est la célérité des ondes transversales sur la corde).
\boxed{\text{La suite des fréquences }(f_i)_{i \ge 1}\text{ est strictement croissante.}}Résultat
Exercice 5E3A Physique-Chimie PC 2025, QPhysique-III-Q15
Pour une onde progressive harmonique, la pulsation \omega, la norme du vecteur d'onde k et la célérité c de l'onde sont reliées par la relation de dispersion :
\boxed{\omega = c \, k \quad \Longleftrightarrow \quad c = \frac{\omega}{k}}L'onde progressive incidente proposée par le sujet s'écrit y_i(x,t) = A \sin(\omega t - kx). Calculons ses dérivées partielles secondes :
\begin{aligned} \frac{\partial^2 y_i}{\partial t^2} &= -\omega^2 A \sin(\omega t - kx) = -\omega^2 y_i(x,t) \\ \frac{\partial^2 y_i}{\partial x^2} &= -k^2 A \sin(\omega t - kx) = -k^2 y_i(x,t) \end{aligned}En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde (1) :
\frac{\partial^2 y}{\partial t^2} = \frac{T}{\rho} \frac{\partial^2 y}{\partial x^2}on obtient :
-\omega^2 y_i(x,t) = -\frac{T}{\rho} k^2 y_i(x,t) \implies \frac{\omega^2}{k^2} = \frac{T}{\rho}Sachant que c = \frac{\omega}{k} > 0, on en déduit l'expression de la célérité des ondes transversales le long de la corde :
\boxed{c = \sqrt{\frac{T}{\rho}}}Résultat
Exercice 6E3A Physique-Chimie PC 2025, QPhysique-III-Q16
L'équation de d'Alembert (1) étant linéaire, l'onde résultante dans le domaine x < 0 est obtenue par superposition de l'onde incidente y_i(x,t) et de l'onde réfléchie y_r(x,t) :
\begin{aligned} y(x,t) &= y_i(x,t) + y_r(x,t) \\ &= A \sin(\omega t - kx) - A \sin(\omega t + kx) \end{aligned}À l'aide de l'identité trigonométrique fournie dans les données de l'énoncé :
\sin(a) - \sin(b) = 2\cos\left(\frac{a+b}{2}\right)\sin\left(\frac{a-b}{2}\right)en posant a = \omega t - kx et b = \omega t + kx, il vient :
\frac{a+b}{2} = \omega t \quad \text{et} \quad \frac{a-b}{2} = -kxd'où :
\begin{aligned} y(x,t) &= 2A \cos(\omega t) \sin(-kx) \\ &= -2A \sin(kx) \cos(\omega t) \end{aligned}\boxed{y(x,t) = -2A \sin(kx) \cos(\omega t)}Cette onde présente une séparation stricte des variables spatiale et temporelle sous la forme y(x,t) = f(x)g(t) : il s'agit d'une onde stationnaire.
Résultat
Exercice 7ENS Physique-Chimie L PC 2025, Q18
Considérons la n-ième bille (avec 1 < n < N), de masse m, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Conformément aux hypothèses de l'énoncé, la bille est animée d'un mouvement de translation pure selon l'axe horizontal (Ox) et aucun contact n'est rompu.
Les forces appliquées à cette bille sont :
- son poids et la réaction normale du rail de guidage, qui s'équilibrent selon la verticale ;
la force de contact exercée par la bille (n-1) : d'après la relation (5),
\vec{F}_{n-1/n} = q \, \delta_n^{3/2} \, \vec{e}_xla force de contact exercée par la bille (n+1) : d'après la troisième loi de Newton (principe des actions réciproques),
\vec{F}_{n+1/n} = -\vec{F}_{n/n+1} = -q \, \delta_{n+1}^{3/2} \, \vec{e}_x
Les positions des centres des billes s'écrivent x_k(t) = k a + u_k(t). Les recouvrements \delta_n et \delta_{n+1} valent ainsi :
\begin{aligned} \delta_n &= a - (x_n - x_{n-1}) = a - \bigl(a + u_n - u_{n-1}\bigr) = u_{n-1} - u_n \\ \delta_{n+1} &= a - (x_{n+1} - x_n) = a - \bigl(a + u_{n+1} - u_n\bigr) = u_n - u_{n+1} \end{aligned}La seconde loi de Newton appliquée à la bille (n) projetée sur \vec{e}_x s'écrit alors :
m \, \ddot{x}_n = m \, \ddot{u}_n = q \, \delta_n^{3/2} - q \, \delta_{n+1}^{3/2} = q \left\{ (u_{n-1} - u_n)^{3/2} - (u_n - u_{n+1})^{3/2} \right\}En multipliant cette équation par \frac{a^{1/2}}{m} et en utilisant la relation K = q a^{1/2}, on obtient :
a^{1/2} \ddot{u}_n = \frac{K}{m} \left\{ (u_{n-1} - u_n)^{3/2} - (u_n - u_{n+1})^{3/2} \right\}Par identification avec l'équation (6) de l'énoncé, on a :
\boxed{\Omega_0^2 = \frac{K}{m}}Résultat
Exercice 8ENS Physique-Chimie L PC 2025, Q21
La vitesse de phase v_\phi d'une onde est la vitesse de déplacement, dans la direction de propagation, d'une surface ou d'un point d'état vibratoire (ou de phase) constant. Pour une onde se propageant selon l'axe (Ox), elle correspond à la vitesse à laquelle se déplace un motif remarquable (crête, creux, plan d'onde) au cours du temps :
\left. \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} \right|_{\text{phase cste}} = v_\phiD'après le système d'équations (8), le champ de déplacement s'écrit sous la forme d'une onde progressive se propageant vers les x croissants :
u(x,t) = F(\theta) \quad \text{avec} \quad \theta = \frac{x - c\,t}{L_0}Une condition de phase constante correspond à \theta = \text{cste}, soit :
x - c\,t = \text{cste}En dérivant cette relation par rapport au temps, on identifie directement la vitesse de phase :
v_\phi = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = cEn introduisant l'expression de la célérité c donnée à l'équation (8), il vient :
\boxed{v_\phi = c = \sqrt{\frac{24}{5\pi}}\,A^{1/4} c_{\mathrm{son}} = \sqrt{\frac{24}{5\pi}}\,A^{1/4} \sqrt{\frac{Y}{\rho}}}Résultat
Exercice 9Polytechnique Physique A PC 2025, Q11
D'après la question Q10, la situation renversée temporellement comprend deux ondes incidentes convergeant vers l'interface en x = 0 :
- une onde d'amplitude r_{12} se propageant vers les x > 0 depuis le milieu 1 (x \le 0) ;
- une onde d'amplitude t_{12} se propageant vers les x < 0 depuis le milieu 2 (x > 0).
Par linéarité de l'équation d'ondes, cette configuration est la superposition de deux situations élémentaires :
Onde incidente d'amplitude r_{12} venant de la gauche (x \le 0) :
- onde réfléchie se propageant vers x < 0 dans le milieu 1, d'amplitude r_{12} \times r_{12} = r_{12}^2 ;
- onde transmise se propageant vers x > 0 dans le milieu 2, d'amplitude r_{12} \times t_{12}.
Onde incidente d'amplitude t_{12} venant de la droite (x > 0) :
- onde réfléchie se propageant vers x > 0 dans le milieu 2, d'amplitude t_{12} \times r_{21} ;
- onde transmise se propageant vers x < 0 dans le milieu 1, d'amplitude t_{12} \times t_{21}.
En sommant les contributions des ondes repartant de part et d'autre de l'interface :
Dans le milieu 2 (x > 0), l'amplitude totale de l'onde se propageant vers les x croissants vaut :
A_{2,\text{repartant}} = r_{12} t_{12} + t_{12} r_{21} = t_{12}(r_{12} + r_{21})Or, dans l'état renversé temporellement, aucune onde ne s'éloigne vers x = +\infty, donc A_{2,\text{repartant}} = 0. Comme t_{12} \neq 0, on obtient :
\boxed{r_{21} = -r_{12}}Dans le milieu 1 (x \le 0), l'amplitude totale de l'onde se propageant vers les x décroissants vaut :
A_{1,\text{repartant}} = r_{12}^2 + t_{12} t_{21}Cette onde doit reproduire l'onde initiale retournée, d'amplitude 1 :
r_{12}^2 + t_{12} t_{21} = 1soit :
\boxed{t_{21} = \frac{1 - r_{12}^2}{t_{12}}}
Résultat
Exercice 10Polytechnique Physique A PC 2025, Q21
Pour un problème invariant par rotation autour de l'origine (symétrie sphérique), le champ d'onde scalaire ne dépend que de la distance radiale r = \|\vec{r}\| et du temps t :
u(\vec{r}, t) = u(r, t).Les dérivées partielles par rapport aux coordonnées angulaires \theta et \phi sont donc nulles :
\frac{\partial u}{\partial \theta} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\partial u}{\partial \phi} = 0.Le laplacien scalaire en coordonnées sphériques fourni par l'énoncé se réduit alors à sa seule composante radiale :
\Delta u(r, t) = \frac{1}{r} \frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2}.En injectant cette expression dans l'équation d'ondes (1), on obtient :
\boxed{\frac{1}{r} \frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2} - \frac{1}{c_0^2} \frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0}En multipliant par r \neq 0, cette équation se réécrit de façon équivalente sous la forme d'une équation de d'Alembert unidimensionnelle sur la fonction auxiliaire \chi(r, t) = r\,u(r, t) :
\boxed{\frac{\partial^2 (r u)}{\partial r^2} - \frac{1}{c_0^2} \frac{\partial^2 (r u)}{\partial t^2} = 0}Résultat
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