Corrigé détaillé Centrale Physique 2 PC 2025
Laser à électrons libres
- 38 questions corrigées
- Sujet moyen
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Cinématique et dynamique du point, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Interférences lumineuses · 6 incontournables · 5 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet s'intéresse à la physique de pointe du laser européen à électrons libres à rayons X (XFEL). À travers deux grandes parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme de physique de PC en l'articulant autour des cavités résonantes accélératrices de type TESLA et du rayonnement d'ondulateur.
La partie A aborde d'abord la cryogénie et les transferts thermiques dans les parois supraconductrices, puis traite les modes électromagnétiques stationnaires d'une cavité cylindrique (fonctions de Bessel) avant d'aborder l'accélération d'électrons ultra-relativistes et le couplage d'une chaîne de cavités modélisée par une ligne électrocinétique discrète. La partie B étudie le mouvement ondulant des électrons dans un réseau d'aimants alternés, le phénomène d'interférences multi-ondes générant les rayons X cohérents, ainsi que l'effet d'auto-amplification par paquets (micro-groupement ou bunching) modélisé numériquement. Il s'agit d'une épreuve très complète, moderne et progressive, idéale pour réviser de façon croisée l'électromagnétisme, l'optique ondulatoire et la diffusion.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,4/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Cinématique et dynamique du point24 %
- Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide20 %
- Interférences lumineuses16 %
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques11 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Très partiellement en PCSI : 5 questions sur 38.
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Sommaire
38 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
38 questionsPartie A : L'accélérateur linéaire
I · Puissance dissipée dans la cellule TESLA
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : enthalpie de vaporisation, premier principe
Le débit massique d'hélium liquide nécessaire pour maintenir un volume constant d'hélium liquide est de [1]. En déduire la puissance dissipée dans les parois de la cellule.
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Relier la puissance thermique dissipée au débit massique d'hélium liquide vaporisé par seconde via l'enthalpie massique de changement d'état.
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- Identifier la transformation subie par l'hélium en régime stationnaire : vaporisation isotherme et isobare à la température T = 2{,}0\text{ K} et à la pression P = 31\text{ kPa}.
- Exprimer le bilan enthalpique en régime permanent pour relier la puissance thermique reçue à l'enthalpie massique de changement d'état \Delta_{\text{vap}}h et au débit massique D_m.
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Bilan énergétique sur l'hélium à l'état stationnaire : la puissance dissipée compense la vaporisation, \mathcal{P} = D_m \Delta h_{\text{vap}}.
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Le maintien d'un volume constant d'hélium liquide en régime permanent implique que le débit massique de liquide injecté compense exactement le débit massique d'hélium vaporisé, soit un débit de vaporisation D_m = 2 \times 10^{-4}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
La vaporisation a lieu à pression et température constantes (P = 31\text{ kPa}, T = 2{,}0\text{ K}). Le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'hélium en écoulement stationnaire donne l'expression de la puissance thermique reçue par le fluide :
où \mathcal{P}_{\text{diss}} représente la puissance thermique transmise par les parois de la cellule au bain cryogénique.
Application numérique avec les données :
En ne conservant que les chiffres significatifs pertinents :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II · Température de la paroi interne de la cavité
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Notions : loi de fourier, équation de la chaleur
En raisonnant sur un élément de volume que l'on décrira précisément, établir l'équation de la diffusion dans le matériau supraconducteur en régime stationnaire.
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Réaliser un bilan d'énergie thermique en régime stationnaire sur une tranche de paroi comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de section S, en l'absence de terme source volumique.
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- Définir précisément le système : une tranche de paroi comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite d'aire S normale à l'axe (Ox).
- Établir le bilan d'énergie sur cette tranche en exploitant le caractère stationnaire du régime (\frac{\partial T}{\partial t} = 0) et l'absence de terme source volumique interne.
- Exprimer le vecteur densité de flux thermique par la loi de Fourier unidimensionnelle pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par T(x).
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Bilan d'énergie sur une tranche élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}x en régime stationnaire sans terme source : \mathrm{d}j/\mathrm{d}x = 0 puis \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = 0.
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Considérons le système fermé constitué par la matière contenue dans l'élément de volume délimité par les plans x et x + \mathrm{d}x, de surface transverse S perpendiculaire à l'axe (Ox), de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.
Le problème étant unidimensionnel selon l'axe (Ox), la température ne dépend que de x : T = T(x). Le vecteur densité de flux thermique s'écrit \vec{j} = j(x)\,\vec{e}_x.
En régime stationnaire et en l'absence de puissance volumique dissipée dans le matériau, le bilan thermique sur cet élément de volume pendant la durée \mathrm{d}t s'écrit :
où \Phi(x) est le flux thermique traversant la section S à l'abscisse x orientée selon \vec{e}_x :
Par développement de Taylor au premier ordre :
Le bilan d'énergie conduit à :
D'après la loi de Fourier, le transfert conductif vérifie :
En supposant la conductivité thermique \kappa uniforme dans le matériau, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : loi de fourier, résistance thermique
Établir l'expression de la température dans la paroi en fonction de , , , et .
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Intégrer la loi de Fourier unidimensionnelle sachant que la densité de flux thermique j_0 est uniforme et constante dans la paroi.
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- Exprimer la loi de Fourier unidimensionnelle pour relier la dérivée de la température au vecteur densité de flux thermique.
- Intégrer l'équation différentielle du premier ordre obtenue en utilisant la condition aux limites en x = e (T(e) = T_s).
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Intégration de la loi de Fourier unidimensionnelle stationnaire pour obtenir un profil linéaire de température T(x) = T_s + \frac{j_0}{\kappa}(e - x).
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D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique au sein du matériau supraconducteur s'écrit :
Par identification avec l'expression donnée \vec{j} = j_0 \, \vec{e}_x, on a :
Comme j_0 et \kappa sont des constantes, l'intégration entre une abscisse x \in [0, \, e] et la face externe x = e donne :
Sachant que T(e) = T_s, on en déduit l'expression du profil de température dans la paroi :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : loi de newton, résistance thermique
Établir l'expression de la température du matériau supraconducteur en en fonction de , , , et . Faire l'application numérique pour les deux cas suivants : – cas 1 : un matériau supraconducteur de mauvaise qualité (beaucoup d'impuretés chimiques et de défauts cristallographiques), avec un mauvais état de la surface en contact avec l'hélium (rugosité importante, nombreux défauts, impuretés chimiques) : et ; – cas 2 : un matériau supraconducteur de bonne qualité (peu d'impuretés chimiques et bonne qualité cristallographique), avec un bon état de la surface en contact avec l'hélium (lisse, pas impuretés chimiques) : et .
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Écrire la continuité du flux à la frontière x=e sous la forme j_0 = h(T_s - T_f) pour exprimer T(0) uniquement en fonction des données.
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- Exprimer la température de surface T_s = T(e) en fonction de T_f, j_0 et h à l'aide de la loi de transfert à l'interface supraconducteur/hélium.
- Évaluer le profil de température issu de la question Q3 en x = 0 pour obtenir la température sur la face interne.
- Effectuer les applications numériques pour les deux qualités de matériau proposées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité du flux en x=e via la loi de Newton : T(0) = T_f + j_0\left(\frac{1}{h} + \frac{e}{\kappa}\right).
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La relation de transfert à l'interface en x = e s'écrit :
D'après le profil de température établi à la question Q3 :
En x = 0, la température de la paroi interne vaut :
En substituant T_s, on obtient :
Applications numériques : Les données communes sont :
Cas 1 (\kappa = 2{,}0\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h = 1{,}0 \times 10^2\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}) :
\begin{aligned} T_1(0) &= 2{,}0 + 30 \times \left(\frac{1}{1{,}0 \times 10^2} + \frac{2{,}8 \times 10^{-3}}{2{,}0}\right) \\ &= 2{,}0 + 30 \times (0{,}010 + 0{,}0014) = 2{,}0 + 0{,}342\text{ K} \end{aligned}\boxed{T_1(0) \approx 2{,}3\text{ K}}Cas 2 (\kappa = 28\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h = 2{,}4 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}) :
\begin{aligned} T_2(0) &= 2{,}0 + 30 \times \left(\frac{1}{2{,}4 \times 10^3} + \frac{2{,}8 \times 10^{-3}}{28}\right) \\ &= 2{,}0 + 30 \times (4{,}17 \times 10^{-4} + 1{,}00 \times 10^{-4}) = 2{,}0 + 0{,}0155\text{ K} \end{aligned}\boxed{T_2(0) \approx 2{,}02\text{ K}}
Résultat
III · La cavité électromagnétique résonante
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert
Montrer que dans le vide vérifie l'équation suivante :
Voir l'indiceIndice
Appliquer le rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide et utiliser la formule vectorielle du formulaire avec \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations de Maxwell dans le vide (absence de charges et de courants).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité vectorielle fournie pour obtenir l'équation de propagation de d'Alembert sur le champ vectoriel \vec{E}.
- Projeter selon le vecteur constant \vec{e}_z pour en déduire l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la composante scalaire E(r,t).
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Combinaison du rotationnel de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère dans le vide sans charge ni courant avec \mathbf{\text{rot}}(\mathbf{\text{rot}}) = \mathbf{grad}(\text{div}) - \Delta.
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Dans le vide régnant à l'intérieur de la cavité, la densité volumique de charge et le vecteur densité de courant sont nuls : \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}. Les équations de Maxwell s'écrivent :
où c = 1/\sqrt{\mu_0\varepsilon_0} est la célérité de la lumière dans le vide.
En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant la relation vectorielle du formulaire :
car \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.
D'autre part, en permutant les dérivées spatiales et temporelles et en injectant l'équation de Maxwell-Ampère :
On en déduit l'équation de d'Alembert pour le champ électrique vectoriel :
Le champ électrique est orienté selon l'axe de la cavité : \vec{E}(M,t) = E(r,t)\,\vec{e}_z. Comme le vecteur unitaire cartésien \vec{e}_z est uniforme et constant dans l'espace, le laplacien vectoriel appliqué à \vec{E} coïncide avec le laplacien scalaire appliqué à sa composante :
En projetant sur \vec{e}_z, on obtient l'équation scalaire recherchée :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde stationnaire, équation différentielle
Montrer que la fonction vérifie l'équation différentielle suivante :
et que la fonction vérifie l'équation différentielle suivante :
où est une constante réelle. Justifier que est strictement négative.
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Injecter la forme stationnaire dans l'équation d'onde, diviser par E_0 \xi(t)\psi(r) pour séparer les variables et justifier le signe de la constante de séparation A pour garantir une pulsation temporelle réelle non divergente.
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- Injecter la forme à variables séparées E(r,t) = E_0\,\xi(t)\,\psi(r) dans l'équation d'onde scalaire établie en Q5.
- Séparer les variables pour isoler les dépendances en r et en t de part et d'autre de l'égalité, ce qui introduit la constante de séparation A.
- Justifier le signe de A à partir du comportement physique oscillant et borné dans le temps d'une onde stationnaire (mode propre d'une cavité).
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Séparation de variables E(r,t) = \psi(r)\xi(t) dans l'équation d'Alembert : identification de la constante de séparation A = -\omega^2 < 0.
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D'après le résultat de la question Q5, le champ électrique vérifie dans le vide :
avec, pour un champ ne dépendant que de r et t :
Injectons la forme d'onde stationnaire proposée, E(r,t) = E_0\,\xi(t)\,\psi(r), où E_0 \neq 0 :
En reportant ces dérivées dans l'équation de propagation :
Pour des fonctions non identiquement nulles, divisons par E_0\,\xi(t)\,\psi(r) :
Le membre de gauche est une fonction exclusive de la variable spatiale r, tandis que le membre de droite est une fonction exclusive de la variable temporelle t. Ces deux variables étant indépendantes, cette égalité impose que chaque membre soit égal à une même constante.
En notant A la constante définie par \frac{1}{\xi(t)}\frac{\mathrm{d}^2\xi}{\mathrm{d}t^2} = A, on obtient immédiatement l'équation différentielle temporelle :
Le membre de gauche s'écrit alors :
ce qui conduit à l'équation différentielle spatiale :
Signe de la constante A : Une onde stationnaire dans une cavité résonnante correspond à un régime entretenu où les grandeurs physiques oscillent périodiquement dans le temps et restent bornées :
- Si A > 0, l'équation temporelle admet pour solution générale \xi(t) = C_1\mathrm{e}^{\sqrt{A}t} + C_2\mathrm{e}^{-\sqrt{A}t}, qui diverge pour t \to +\infty (sauf condition initiale triviale), ce qui est physiquement inacceptable pour un mode propre résonnant.
- Si A = 0, la solution est affine \xi(t) = C_1 t + C_2, ce qui correspond à une divergence ou à un état statique, exclu pour une onde.
- Si A < 0, la solution est purement oscillatoire \xi(t) = C_1\cos(\omega t) + C_2\sin(\omega t) avec \omega = \sqrt{-A} > 0, décrivant un mode d'oscillation stable et borné à la pulsation \omega.
Par conséquent, la constante A est strictement négative.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : mode propre, cavité résonante
Exprimer les trois plus petites pulsations , et que peut prendre le champ électrique dans cette cavité résonante en fonction de , , , et ; où , et sont les trois premières valeurs de pour lesquelles la fonction s'annule.
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Traduire la condition aux limites de conducteur parfait à la paroi r=R en annulant la composante tangentielle du champ électrique à l'aide des zéros de J_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition aux limites imposée par la paroi supraconductrice en r = R sur la composante spatiale \psi(r) du champ électrique.
- Identifier les valeurs permises pour le nombre d'onde k à partir des zéros de la fonction de Bessel J_0.
- Relier le nombre d'onde k à la pulsation propre \omega par la relation de dispersion dans le vide k = \omega/c.
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Annulation du champ électrique tangentiel en r = R : \psi(R) = 0 \implies \omega_n = \frac{x_{0n}c}{R}.
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Le champ électrique s'écrit sous la forme séparée :
La condition aux limites en r = R impose la présence d'un nœud pour le champ électrique pour tout instant t :
Le produit kR doit donc être une racine strictement positive de la fonction de Bessel J_0. Notons x_{0n} ces zéros classés par ordre strictement croissant :
Le vecteur d'onde k ne peut ainsi prendre que des valeurs discrètes k_n vérifiant :
Puisque dans le vide la relation de dispersion s'écrit k = \dfrac{\omega}{c}, les pulsations propres discrètes associées sont données par :
Les trois plus petites pulsations propres sont donc :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : mode propre, cavité résonante
Pour les cavités utilisées dans le laser à électrons libres européen . En déduire la valeur numérique de .
Voir l'indiceIndice
Isoler le rayon R à partir de la pulsation fondamentale \omega_1 et du premier zéro x_{01} = 2{,}405.
Voir la stratégieStratégie
- Isoler le rayon intérieur R à partir de la relation établie à la question précédente reliant \omega_1 et le premier zéro x_{01} de la fonction de Bessel J_0.
- Effectuer l'application numérique à l'aide des constantes fournies dans les données et le formulaire.
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Calcul du rayon R = \frac{x_{01}c}{\omega_1} à partir du premier zéro de la fonction de Bessel J_0.
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D'après l'expression de la plus petite pulsation propre obtenue à la question Q7 :
On en déduit l'expression du rayon intérieur de la cavité :
Avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- x_{01} = 2{,}405 (donné dans le formulaire) ;
- \omega_1 = 2\pi \times 1{,}3 \times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
Le calcul numérique donne :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-faraday, rotationnel
Exprimer le champ magnétique dans la cavité pour la pulsation , en fonction de la fonction , , , , , , où est la dérivée de la fonction . On suppose que le champ magnétique a une valeur moyenne temporelle nulle.
Voir l'indiceIndice
Exploiter l'équation de Maxwell-Faraday en coordonnées cylindriques pour exprimer \partial \vec{B}/\partial t, puis intégrer temporellement en imposant une valeur moyenne nulle.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le champ électrique \vec{E} et le champ magnétique \vec{B} par l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide : \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t}.
- Exprimer le rotationnel de \vec{E}(r,t) = E(r,t)\,\vec{e}_z en coordonnées cylindriques.
- Intégrer par rapport au temps en utilisant la condition de moyenne temporelle nulle pour déterminer \vec{B}(r,t).
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Application de l'équation de Maxwell-Faraday en coordonnées cylindriques pour exprimer B_\theta(r,t) à partir de la dérivée spatiale J'_0 = -J_1.
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Dans le vide, l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit :
Le champ électrique s'écrit \vec{E}(r,t) = E(r,t)\,\vec{e}_z. À l'aide de l'expression du rotationnel en coordonnées cylindriques fournie dans le formulaire :
Puisque le champ magnétique est de la forme \vec{B}(r,t) = B(r,t)\,\vec{e}_\theta, on a :
Pour la pulsation propre \omega_1, avec k_1 = \dfrac{\omega_1}{c}, le champ électrique s'écrit :
L'énoncé définissant la fonction J_1 comme la dérivée de J_0 (J_1(x) = \dfrac{\mathrm{d}J_0}{\mathrm{d}x}), la dérivée spatiale de E vaut :
On en déduit :
En intégrant par rapport au temps t :
La condition d'une valeur moyenne temporelle nulle impose C(r) = 0.
Le champ magnétique dans la cavité s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : cavité résonante, champ magnétique
On veut pour la pulsation . En déduire l'amplitude du champ magnétique en . On pourra se servir de la courbe de la fonction , disponible dans le formulaire, pour estimer la valeur de pour une valeur de donnée.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'amplitude de \vec{B} en r=R en relevant graphiquement la valeur prise par la fonction J_1 en x_{01}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression du champ magnétique obtenue à la question Q9 pour isoler son amplitude spatiale en r = R.
- Identifier la valeur de l'argument de la fonction de Bessel : pour la pulsation fondamentale \omega_1, cet argument vaut kR = x_{01} \approx 2{,}405.
- Estimer graphiquement J_1(x_{01}) à partir de la courbe fournie dans le formulaire, puis calculer numériquement l'amplitude correspondante.
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Évaluation de l'amplitude de B(R) par lecture de J_1(x_{01}) sur le graphique fourni.
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D'après l'expression établie à la question Q9, le champ magnétique dans la cavité s'écrit :
avec k = \dfrac{\omega_1}{c}.
L'amplitude temporelle du champ magnétique à la distance r de l'axe est donc :
À la paroi interne, pour r = R, l'argument de la fonction de Bessel vaut :
d'après la condition aux limites étudiée aux questions Q7 et Q8.
Par lecture graphique sur la courbe représentative de J_1(x) (courbe en pointillés du formulaire) pour x = x_{01} \approx 2{,}4, on relève :
On en déduit l'amplitude du champ magnétique en r = R :
Résultat
IV · Choix du matériau supraconducteur
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : supraconductivité, transition de phase
En utilisant les applications numériques des questions Q4 et Q10, indiquer le matériau qui vous semble le plus adapté pour les parois de la cavité supraconductrice.
Voir l'indiceIndice
Comparer la température en paroi interne T(0) calculée en Q4 et le champ magnétique crête B(R) aux valeurs critiques T_c et B_c répertoriées dans le tableau.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les deux conditions nécessaires au maintien de l'état supraconducteur : la température locale doit vérifier T < T_c et le champ magnétique à la surface doit satisfaire B < B_c.
- Confronter les valeurs maximales atteintes dans la cellule TESLA d'après les questions Q4 et Q10 aux valeurs critiques des différents matériaux répertoriés dans le tableau 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la température maximale et du champ magnétique critique pour valider le matériau restant dans l'état supraconducteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour que la paroi de la cavité reste dans l'état supraconducteur, le matériau doit vérifier simultanément à tout instant et en tout point :
D'après les applications numériques précédentes :
La température maximale de la paroi (face interne en x = 0) calculée à la question Q4 vaut :
T(0) \approx 2{,}02\text{ K} \quad (\text{matériau de bonne qualité}) \quad \text{à} \quad 2{,}3\text{ K} \quad (\text{mauvaise qualité})Cette température est très inférieure aux températures critiques T_c des trois matériaux proposés (7{,}1\text{ K}, 9{,}2\text{ K} et 93\text{ K}). Le critère thermique est donc vérifié pour chacun d'entre eux.
L'amplitude du champ magnétique à la surface interne de la cavité (r = R) déterminée à la question Q10 vaut :
B_{\text{amp}}(R) \approx 87\text{ mT}
Comparons cette valeur aux champs magnétiques critiques B_c du tableau 1 :
- YBaCuO : B_c = 10\text{ mT} < 87\text{ mT}, la supraconductivité est détruite par le champ magnétique ;
- Plomb (Pb) : B_c = 80\text{ mT} < 87\text{ mT}, le champ magnétique appliqué excède également le champ critique ;
- Niobium (Nb) : B_c = 200\text{ mT} > 87\text{ mT}, le matériau reste supraconducteur avec une marge de sécurité confortable (B_{\text{amp}} \approx 0{,}44\,B_c).
Résultat
V · Mouvement d'un électron dans la cavité résonante
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de grandeur, force électrique
Dans les cavités résonantes de l'accélérateur du laser à électrons libres, les électrons évoluent dans des champs électriques de l'ordre de . Vérifier que le poids est alors bien négligeable devant la force électrique.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'ordre de grandeur du rapport entre le poids m_e g et la force électrique subie eE_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les normes du poids P et de la force électrostatique F_e subies par un électron placé dans le champ électrique.
- Calculer le rapport \frac{P}{F_e} à l'aide des données numériques fournies en fin d'énoncé et conclure quant à la validité de l'approximation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport qE / (mg) \gg 1, montrant que la pesanteur est rigoureusement négligeable devant la force électrostatique.
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Considérons un électron de masse m_e et de charge q = -e. Le poids de l'électron a pour norme :
La force électrique subie par l'électron dans un champ de norme E a pour intensité :
Le rapport des deux forces s'écrit donc :
Avec les données numériques fournies :
- m_e = 9{,}11 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
- g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} ;
- E \sim 10\text{ MV}\cdot\text{m}^{-1} = 1{,}0 \times 10^7\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}.
On obtient :
D'où le rapport :
Le poids est donc totalement négligeable devant la force électrique (d'un facteur d'environ 10^{17}).
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : cinématique, facteur de lorentz
Montrer que, lorsque est proche de , on peut écrire :
Voir l'indiceIndice
Factoriser l'expression 1 - v^2/c^2 = (1-v/c)(1+v/c) et exploiter le fait que v \approx c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer 1 - \frac{v^2}{c^2} en fonction du facteur de Lorentz \gamma.
- Factoriser l'identité remarquable 1 - \frac{v^2}{c^2} = \left(1 - \frac{v}{c}\right)\left(1 + \frac{v}{c}\right).
- Utiliser l'hypothèse v \approx c pour simplifier le terme \left(1 + \frac{v}{c}\right).
Voir la réponse courteRéponse courte
Factorisation de \gamma^{-2} = 1 - v^2/c^2 = (1-v/c)(1+v/c) \approx 2(1-v/c) pour v \approx c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition du facteur de Lorentz :
En élevant au carré puis en inversant, on obtient :
En factorisant la différence de deux carrés, il vient :
soit encore :
Lorsque la vitesse v est très proche de c, on peut effectuer l'approximation au premier ordre :
On en déduit ainsi la relation demandée :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : énergie cinétique, développement limité
Montrer que l'on retrouve l'expression classique de l'énergie cinétique lorsque est petit devant .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité de \gamma = (1 - v^2/c^2)^{-1/2} au premier ordre non nul en (v/c)^2 lorsque v \ll c.
Voir la stratégieStratégie
- Poser le petit paramètre sans dimension \beta = \frac{v}{c} \ll 1.
- Effectuer un développement limité de \gamma = (1 - \beta^2)^{-1/2} à l'ordre 1 en \beta^2 (soit à l'ordre 2 en v/c).
- Injecter ce développement dans la définition relativiste E_c = (\gamma - 1)mc^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de \gamma = (1-v^2/c^2)^{-1/2} à l'ordre 1 en v^2/c^2 pour retrouver E_c \approx \frac{1}{2}mv^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le facteur de Lorentz s'écrit :
Lorsque v \ll c, le terme u = -\dfrac{v^2}{c^2} est petit devant 1. On effectue le développement limité au premier ordre selon la formule usuelle (1 + u)^\alpha = 1 + \alpha u + o(u) avec \alpha = -\frac{1}{2} :
Il vient ainsi pour l'écart (\gamma - 1) :
En reportant cette approximation dans l'expression relativiste de l'énergie cinétique E_c = (\gamma - 1)mc^2, on obtient :
soit finalement :
On retrouve bien l'expression newtonienne classique de l'énergie cinétique à la limite des faibles vitesses.
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Notions : facteur de lorentz, énergie cinétique
Calculer numériquement les valeurs manquantes (il n'est pas nécessaire de recopier tout le tableau).
Voir l'indiceIndice
Utiliser les relations E_c = (\gamma - 1)m_e c^2 et 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2) pour compléter la dernière colonne à 2\times 10^{10}\text{ eV}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Applications numériques directes reliant \gamma, v/c et l'énergie totale ou cinétique relativiste de l'électron.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie cinétique relativiste s'écrit :
d'où l'expression du facteur de Lorentz :
Calculons au préalable l'énergie de masse de l'électron en électron-volts :
Pour E_c = 2 \times 10^{10}\text{ eV} = 20\text{ GeV}, comme E_c \gg m_e c^2, on a :
En conservant un seul chiffre significatif, conformément aux conventions des colonnes précédentes du tableau 2 :
D'après la relation établie à la question Q13, l'écart relatif à la vitesse de la lumière vaut :
En utilisant la valeur non arrondie de \gamma :
Soit, avec deux chiffres significatifs comme dans le tableau :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : cavité résonante, condition de synchronisme
Déterminer la valeur numérique de .
Voir l'indiceIndice
Relier la longueur axiale H à la vitesse c de l'électron et à la durée de parcours fixée à une demi-période RF T_1/2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la distance parcourue par l'électron entre son entrée en z = -H/2 à t = 0 et sa sortie en z = H/2 à t = T_1/2.
- Utiliser l'hypothèse d'une vitesse constante et égale à c pour relier H à la demi-période temporelle T_1/2, puis à la pulsation \omega_1.
- Réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de synchronisme de l'électron ultra-relativiste avec le champ accélérateur : demi-période spatiale H = c/(2f_1).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'électron entre dans la cavité à l'instant t = 0 en z = -H/2 et en ressort à l'instant t = T_1/2 en z = H/2. La distance parcourue selon l'axe (Oz) est donc :
Pendant cette traversée, sa vitesse est supposée constante et égale à c le long de (Oz). La durée du parcours étant \Delta t = \frac{T_1}{2}, on a :
Or, la période temporelle T_1 du champ électrique est liée à la pulsation \omega_1 par T_1 = \frac{2\pi}{\omega_1} (ou à la fréquence propre f_1 = 1{,}3\text{ GHz} par T_1 = \frac{1}{f_1}). On en déduit :
Avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f_1 = 1{,}3 \times 10^9\text{ s}^{-1} (\omega_1 = 2\pi \times 1{,}3 \times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : théorème de l'énergie cinétique, travail d'une force
En utilisant le théorème de la puissance cinétique adapté à la relativité restreinte donné dans la section « Données et formulaire », exprimer la variation d'énergie cinétique de l'électron lors de son passage dans la cavité en fonction de , , et . Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de la puissance cinétique \mathrm{d}E_c/\mathrm{d}t = -e\vec{E}\cdot \vec{v} le long de l'axe (Oz) et intégrer sur la demi-période temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électrique subie par l'électron de charge q = -e sur l'axe de la cavité.
- Appliquer le théorème de la puissance cinétique relativiste pour calculer le travail fourni par cette force sur la durée de traversée \Delta t = T_1/2.
- Effectuer l'application numérique en joules et en électron-volts.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du travail de la force électrique qE_z(z,t) sur le parcours d'une cellule pour trouver le gain énergétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le long de l'axe (Oz), le champ électrique est donné par :
L'électron possède une charge électrique q = -e. Il subit donc une force électrique orientée selon +\vec{e}_z :
Sa vitesse restant constante en norme et alignée selon l'axe (\vec{v} = c\,\vec{e}_z), le théorème de la puissance cinétique adapté à la relativité restreinte s'écrit :
L'électron traverse la cavité entre les instants t = 0 et t = \frac{T_1}{2} = \frac{\pi}{\omega_1}. La variation de son énergie cinétique vaut donc :
On obtient ainsi :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}
- c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- E_0 = 50\text{ MV}\cdot\text{m}^{-1} = 5{,}0 \times 10^7\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
- \omega_1 = 2\pi \times 1{,}3 \times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
Exprimée en électron-volts (\Delta E_c / e) :
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : accélération de particules, ordre de grandeur
Combien faut-il de cavités pour obtenir un tel changement d'énergie ? En déduire une estimation de la longueur de l'accélérateur linéaire du XFEL.
Voir l'indiceIndice
Calculer le nombre total de cavités nécessaires pour assurer l'accroissement d'énergie \Delta E_c = 9\text{ GeV}, puis multiplier par la longueur unitaire H.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gain total d'énergie cinétique requis \Delta E_{c,\text{tot}} à partir des énergies initiale et finale fournies dans l'énoncé.
- En déduire le nombre de cavités N_{\text{cav}} nécessaires en divisant ce gain total par le gain d'énergie cinétique apporté par une seule cavité, obtenu à la question Q17.
- Estimer la longueur minimale de la section accélératrice en multipliant le nombre de cavités par la longueur unitaire H déterminée à la question Q16.
Voir la réponse courteRéponse courte
Division du gain d'énergie souhaité par le gain unitaire par cellule, donnant le nombre de cavités et la longueur totale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le gain total d'énergie cinétique que doivent acquérir les électrons est :
D'après le résultat de la question Q17, chaque cavité fournit un surcroît d'énergie cinétique de :
Le nombre de cavités nécessaires s'écrit donc :
Application numérique :
soit environ :
En première approximation, si les cavités étaient jointives sans espaces interstitiels, la longueur totale de l'accélérateur serait :
Avec H \approx 11{,}5\text{ cm} = 0{,}115\text{ m} (d'après la question Q16) :
soit :
Résultat
VI · Couplage des cavités
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi des mailles, loi des nœuds
Établir la relation entre , , , leurs dérivées et , ainsi que .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi des nœuds pour les courants et exprimer les tensions aux bornes des éléments en fonction de i_n, i_{n-1} et i_{n+1}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la maille associée à la cavité supraconductrice numéro n dans le réseau modélisé.
- Écrire la loi des mailles pour cette boucle en exprimant les tensions aux bornes de chaque composant en fonction des courants de maille i_{n-1}, i_n et i_{n+1}.
- Dériver par rapport au temps afin d'obtenir une équation différentielle portant directement sur les intensités et leurs dérivées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lois de Kirchhoff appliquées à la cellule n couplée capacitivement à ses voisines n-1 et n+1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons la maille associée à la cavité n. Elle est parcourue par le courant de maille i_n(t) et est constituée :
d'une bobine d'inductance L, aux bornes de laquelle la tension vaut :
u_{L,n} = L \frac{\mathrm{d}i_n}{\mathrm{d}t}d'un condensateur propre de capacité C, parcouru par l'intensité i_n(t), dont la tension u_n vérifie :
i_n = C \frac{\mathrm{d}u_n}{\mathrm{d}t} \implies \frac{\mathrm{d}u_n}{\mathrm{d}t} = \frac{i_n}{C}d'un condensateur de couplage de capacité C_c partagé avec la maille n-1, parcouru par le courant net (i_n - i_{n-1}) dans le sens de circulation de la maille n, de sorte que sa tension vérifie :
\frac{\mathrm{d}u_{C,n-1}}{\mathrm{d}t} = \frac{i_n - i_{n-1}}{C_c}d'un condensateur de couplage de capacité C_c partagé avec la maille n+1, parcouru par le courant net (i_n - i_{n+1}) dans le sens de circulation de la maille n, de sorte que sa tension vérifie :
\frac{\mathrm{d}u_{C,n}}{\mathrm{d}t} = \frac{i_n - i_{n+1}}{C_c}
En convention récepteur, la loi des mailles appliquée à la maille n s'écrit :
En dérivant cette relation par rapport au temps t, on obtient :
Soit en remplaçant par les expressions des dérivées des tensions :
En regroupant les termes selon les courants i_{n-1}, i_n et i_{n+1}, on aboutit à la relation différentielle :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, oscillateur harmonique
Montrer que dans cette chaîne d'oscillateurs harmoniques les pulsations dépendent des vecteurs d'onde selon la relation de dispersion :
avec
Voir l'indiceIndice
Injecter une onde progressive spatiale i_n(t) = I_0 \cos(\Omega t - n k H) dans l'équation couplée et identifier les paramètres \Omega_a, \beta et \Gamma.
Voir la stratégieStratégie
- Rechercher des solutions sous la forme d'ondes harmoniques progressives se propageant le long de la chaîne périodique de cavités de pas H.
- Injecter l'expression de l'intensité sous forme complexe dans l'équation différentielle établie à la question Q19.
- Simplifier pour identifier les grandeurs \Omega_a, \beta et \Gamma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection d'une onde progressive monochromatique i_n = I_0 e^{i(\Omega t - nkH)} dans l'équation différentielle discrète.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q19, la relation couplant les intensités dans les cavités successives distantes de H s'écrit :
En introduisant la capacité équivalente \Gamma définie par \dfrac{1}{\Gamma} = \dfrac{1}{C} + \dfrac{2}{C_c}, cette équation devient :
On recherche les modes propres de cette structure périodique discrète de pas spatial H sous la forme d'une onde harmonique progressive :
La dérivée temporelle seconde de \underline{i}_n s'écrit :
Pour les mailles voisines n-1 et n+1, la somme des intensités vaut :
En injectant ces relations dans l'équation différentielle, on obtient :
Pour une solution non triviale (\underline{i}_n \neq 0), la relation de dispersion s'en déduit :
En posant \Omega_a^2 = \dfrac{1}{\Gamma L} et \beta = \dfrac{2\Gamma}{C_c}, on retrouve bien :
avec
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : corde vibrante, mode propre
Afin de mieux comprendre ces résultats, on étudie, uniquement dans cette question, une corde vibrante de longueur , fixée à ses deux extrémités. Sans justification, représenter l'allure de la corde pour les quatre premiers modes propres d'oscillation de la corde. Notons la fréquence du mode propre numéro . La suite des valeurs est-elle croissante ou décroissante ?
Voir l'indiceIndice
Tracer les quatre premiers modes d'une corde de Melde fixée aux deux bouts (1 à 4 fuseaux) et préciser la dépendance de la fréquence propre avec l'ordre du mode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des modes stationnaires n=1 à 4 présentant n-1 nœuds intermédiaires ; suite des fréquences f_n = n f_1 strictement croissante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une corde idéale de longueur L fixée à ses deux extrémités (x = 0 et x = L), le déplacement transversal y(x,t) d'un mode propre s'écrit sous la forme stationnaire :
Chaque mode i comporte i fuseaux (ou ventres de vibration) et i-1 nœuds internes de vibration :
La fréquence propre du mode i s'écrit f_i = i\,\frac{c_s}{2L} = i f_1 (où c_s est la célérité des ondes transversales sur la corde).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : mode propre, cavité résonante
Par analogie, à partir de la question précédente, indiquer à quelles fréquences de résonance correspondent les trois modes propres du champ électrique présentés à la figure 7. On pourra raisonner par analogie avec la corde vibrante étudiée à la question précédente. Soient le vecteur d'onde de l'onde stationnaire et la longueur d'une cavité supraconductrice dans la direction , que vaut le produit ?
Voir l'indiceIndice
Dénombrer les alternances et nœuds de la composante E_z pour chaque tracé afin d'identifier les indices des modes m \in \{1,\dots,9\} et poser kH = m\pi/9.
Voir la stratégieStratégie
- Transposer la condition de quantification de la corde vibrante de longueur L_{\text{tot}} = 9H à nœuds d'extrémité pour déterminer l'expression du produit kH.
- Identifier la périodicité spatiale et le déphasage inter-cavités sur chacune des trois courbes de la figure 7 pour attribuer le numéro de mode m.
- En déduire les fréquences de résonance correspondantes à l'aide du tableau 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du nombre de ventres du champ E_z pour associer chaque profil aux pulsations et déduire kH.
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1. Expression du produit kH
La cellule TESLA est constituée de N = 9 cavités élémentaires de longueur H, soit une longueur totale :
L'énoncé précise qu'il y a un nœud de champ électrique aux deux extrémités de la cellule (z = 0 et z = L_{\text{tot}}). Par analogie directe avec la corde vibrante fixée à ses deux extrémités étudiée à la question précédente, le vecteur d'onde k est quantifié selon :
On en déduit l'expression du produit kH pour le mode propre numéro m :
2. Identification des trois modes de la figure 7
Le déphasage de l'onde stationnaire entre deux cavités consécutives distantes de H vaut \Delta \phi = kH. D'après la relation de dispersion établie en Q20, \Omega^2 = \Omega_a^2(1 - \beta\cos(kH)), la pulsation propre est une fonction strictement croissante de kH (car \beta > 0 et -\cos(kH) est croissant sur [0, \pi]). La fréquence propre f_m croît donc avec l'indice m.
Courbe du bas (courbe 3) : Le champ E_z change de signe d'une cavité à la suivante avec une amplitude quasi identique dans chaque cavité (+, -, +, -, …). Le déphasage inter-cavités est de \pi : il s'agit du mode \pi correspondant à k_9 H = \pi, soit :
m = 9 \implies k_9 H = \piD'après le tableau 3, la fréquence de résonance associée est :
\boxed{f_9 = 1{,}2983\text{ GHz}}Courbe du milieu (courbe 2) : Le profil présente une périodicité spatiale de 3 cavités (les cavités 1, 4, 7 présentent des extremums de même signe). Le déphasage par cavité vaut donc \Delta \phi = \frac{2\pi}{3}, ce qui correspond au mode 2\pi/3 :
m = 6 \implies k_6 H = \frac{6\pi}{9} = \frac{2\pi}{3}D'après le tableau 3, la fréquence de résonance associée est :
\boxed{f_6 = 1{,}2924\text{ GHz}}Courbe du haut (courbe 1) : Le profil présente une demi-période spatiale sur 3 cavités, soit une période complète sur 6 cavités. Le déphasage par cavité vaut \Delta \phi = \frac{\pi}{3}, ce qui correspond au mode \pi/3 :
m = 3 \implies k_3 H = \frac{3\pi}{9} = \frac{\pi}{3}D'après le tableau 3, la fréquence de résonance associée est :
\boxed{f_3 = 1{,}2807\text{ GHz}}
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Notions : relation de dispersion, régression linéaire
Ajouter sur ce graphique les trois points correspondant aux trois modes propres étudiés à la question précédente. La relation de dispersion donnée par l'équation Q20 est-elle validée ? Si oui, que vaut le coefficient de couplage pour la structure étudiée dans ces simulations ?
Voir l'indiceIndice
Placer les trois points (-\cos(kH), f^2) sur le graphe, vérifier leur alignement et identifier le coefficient de couplage \beta à l'aide de la pente et de l'ordonnée à l'origine.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les coordonnées (-\cos(kH), f^2) des trois points correspondant aux modes 3, 6 et 9 identifiés à la question Q22 à l'aide des fréquences du tableau 3.
- Réécrire la relation de dispersion théorique de la question Q20 en fonction de la fréquence f et de la variable d'abscisse X = -\cos(kH) pour justifier l'alignement linéaire.
- En déduire le coefficient de couplage \beta à partir de la pente et de l'ordonnée à l'origine fournies sur le document réponse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Placement des points sur la courbe \Omega(kH) pour vérifier la relation de dispersion et déterminer la pente/amplitude \beta.
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D'après la question Q22, les trois modes étudiés sont les modes m \in \{3, 6, 9\}, pour lesquels k_m H = \frac{m\pi}{9} :
Mode 3 :
-\cos(k_3 H) = -\cos\left(\frac{\pi}{3}\right) = -0{,}50 \quad \text{et} \quad f_3 = 1{,}2807\text{ GHz} \implies f_3^2 \approx 1{,}640\text{ GHz}^2Mode 6 :
-\cos(k_6 H) = -\cos\left(\frac{2\pi}{3}\right) = +0{,}50 \quad \text{et} \quad f_6 = 1{,}2924\text{ GHz} \implies f_6^2 \approx 1{,}670\text{ GHz}^2Mode 9 :
-\cos(k_9 H) = -\cos(\pi) = +1{,}00 \quad \text{et} \quad f_9 = 1{,}2983\text{ GHz} \implies f_9^2 \approx 1{,}686\text{ GHz}^2
Ces trois points (-0{,}50\,;\,1{,}640), (+0{,}50\,;\,1{,}670) et (+1{,}00\,;\,1{,}686) se placent directement sur le graphe de la figure 1 du document réponse.
En divisant la relation de dispersion de la question Q20 par (2\pi)^2, on obtient :
La théorie prédit donc une dépendance affine de f^2 en fonction de -\cos(kH), de la forme :
Les points s'alignent remarquablement sur la droite tracée : la relation de dispersion est donc validée.
Le coefficient de couplage s'en déduit par le rapport de la pente à l'ordonnée à l'origine données sur le graphique :
Avec a = 3{,}01 \times 10^{-2}\text{ GHz}^2 et b = 1{,}66\text{ GHz}^2 :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : force électrique, onde stationnaire
Compléter cette figure en traçant l'évolution de la composante du champ électrique selon l'axe en fonction de sur les graphiques en dessous des cellules TESLA. Indiquer ensuite à l'aide d'un vecteur, la force électrique subie par l'électron, sur chaque schéma.
Voir l'indiceIndice
Dessiner le profil spatial d'onde stationnaire en tenant compte du signe de \sin(2\pi f_9 t) aux quarts de période et positionner le vecteur force \vec{F}_e = -e\vec{E}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique E_z(z,t) pour le mode propre 9 (\pi-mode) : la dépendance temporelle est en \sin(2\pi f_9 t) = \sin(\omega_9 t), et la dépendance spatiale présente une alternance de signe d'une cavité à la suivante (déphasage spatial \Delta\phi = \pi).
- Déterminer le signe de E_z : l'électron de charge q = -e < 0 doit être accéléré vers les z croissants, ce qui impose une force \vec{F}_e = -e E_z \vec{e}_z dirigée selon +\vec{e}_z, soit E_z < 0 au centre des cavités lors du passage de l'électron (conforme au profil du mode 9 de la figure 7).
- Analyser l'état du champ et de la force subie par l'électron aux quatre instants demandés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé spatial de E_z(z) au mode \pi et représentation du vecteur force \mathbf{F} = -e\mathbf{E} accélérant l'électron.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mode propre numéro 9 correspond à une onde stationnaire pour laquelle chaque cavité présente une demi-alternance spatiale avec une opposition de phase d'une cavité à la suivante (k_9 H = \pi). Sa composante axiale s'écrit sous la forme :
où \mathcal{E}(z) s'annule aux étranglements (iris) entre cavités et change de signe d'une cavité à l'autre.
L'électron, de charge q = -e, subit la force électrique :
Pour que l'accélérateur remplisse son rôle, l'électron doit être accéléré dans le sens de son mouvement (selon +\vec{e}_z), ce qui impose \vec{F}_e \cdot \vec{e}_z > 0, soit E_z < 0 au point où se trouve l'électron. D'après le tracé du mode 9 de la figure 7, le champ est bien négatif dans la première cavité lorsque \sin(\omega_9 t) > 0.
Examinons les quatre instants représentés :
À t = 0 : \sin(0) = 0, le champ électrique est nul partout (E_z(z) = 0, déjà tracé sur le document réponse). La force électrique sur l'électron est donc nulle :
\vec{F}_e = \vec{0}À t = \frac{T}{4} : \sin\left(\omega_9 \frac{T}{4}\right) = \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = +1, le champ atteint son amplitude maximale :
- Dans la cavité 1 : E_z < 0 (ventre négatif).
- Dans la cavité 2 : E_z > 0 (ventre positif).
- Dans la cavité 3 : E_z < 0 (ventre négatif).
- Dans la cavité 4 : E_z > 0 (ventre positif).
L'électron est au centre de la cavité 1 où E_z < 0 : la force électrique \vec{F}_e = -e E_z \vec{e}_z est dirigée vers la droite (+\vec{e}_z).
À t = \frac{T}{2} : \sin\left(\omega_9 \frac{T}{2}\right) = \sin(\pi) = 0, le champ électrique est à nouveau nul partout (E_z(z) = 0, déjà tracé sur le document réponse). L'électron se trouve à l'iris entre les cavités 1 et 2 et subit une force nulle :
\vec{F}_e = \vec{0}À t = \frac{3T}{4} : \sin\left(\omega_9 \frac{3T}{4}\right) = \sin\left(\frac{3\pi}{2}\right) = -1, le champ s'inverse par rapport à t = T/4 :
- Dans la cavité 1 : E_z > 0 (ventre positif).
- Dans la cavité 2 : E_z < 0 (ventre négatif).
- Dans la cavité 3 : E_z > 0 (ventre positif).
- Dans la cavité 4 : E_z < 0 (ventre négatif).
L'électron a avancé et se trouve maintenant au centre de la cavité 2, où le champ E_z est à nouveau négatif (E_z < 0) : la force électrique \vec{F}_e est toujours dirigée vers la droite (+\vec{e}_z).
Partie B : L'ondulateur
I · Trajectoire des électrons
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : force de lorentz, puissance d'une force
Montrer que l'énergie cinétique de l'électron reste constante au cours du mouvement dans l'ondulateur. En déduire que la constante de Lorentz et que la norme de la vitesse de l'électron restent constantes.
Voir l'indiceIndice
Calculer la puissance de la force magnétique de Lorentz via le produit scalaire \vec{F}_m \cdot \vec{v}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance de la force de Lorentz magnétique s'exerçant sur l'électron.
- Utiliser le théorème de la puissance cinétique adapté à la relativité restreinte pour conclure sur l'énergie cinétique E_c.
- Relier E_c au facteur de Lorentz \gamma, puis \gamma à la norme de la vitesse v.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force magnétique est perpendiculaire à la vitesse donc de puissance nulle : énergie cinétique, vitesse et \gamma restent constants.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie l'électron de charge q = -e et de masse m_e dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen. En négligeant le poids devant la force électromagnétique, l'électron n'est soumis dans l'ondulateur qu'à la force magnétique de Lorentz :
La puissance instantanée développée par cette force s'écrit :
car le produit vectoriel \vec{v} \wedge \vec{B} est par définition orthogonal à \vec{v}.
D'après le théorème de la puissance cinétique rappelé dans le formulaire pour la dynamique relativiste :
L'énergie cinétique de l'électron est donc rigoureusement constante tout au long de sa trajectoire dans l'ondulateur :
D'après le formulaire, l'énergie cinétique s'exprime par :
La masse m_e et la vitesse de la lumière c étant constantes, la constance de E_c implique immédiatement que le facteur de Lorentz est constant :
Enfin, le facteur de Lorentz est relié à la norme de la vitesse v = \|\vec{v}\| par :
Puisque \gamma est constant et que la fonction \gamma \mapsto v est bijective sur [1, +\infty[, la norme de la vitesse est également strictement constante :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
Notions : principe fondamental de la dynamique, force de lorentz
Établir le système d'équations régissant mouvement de l'électron dans l'ondulateur. On négligera le poids devant la force magnétique.
Voir l'indiceIndice
Projeter la loi fondamentale de la dynamique relativiste \mathrm{d}(\gamma m_e \vec{v})/\mathrm{d}t = -e\vec{v}\wedge \vec{B} selon les axes cartésiens en rappelant que \gamma est constant.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique adapté à la relativité restreinte pour l'électron soumis à la force de Lorentz magnétique.
- Utiliser la constance du facteur de Lorentz \gamma établie à la question précédente afin de sortir \gamma de la dérivée temporelle.
- Calculer le produit vectoriel \vec{v} \wedge \vec{B} en coordonnées cartésiennes et projeter l'équation vectorielle sur les axes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de la dynamique relativiste avec \gamma = \text{cste} sous champ magnétique périodique transverse \mathbf{B}(z).
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le mouvement d'un électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
D'après l'énoncé et la question précédente, le poids est négligé et seul le champ magnétique \vec{B} = B_0 \cos(k_u z)\,\vec{e}_y agit sur la particule par la force de Lorentz magnétique :
D'après le formulaire, la deuxième loi de Newton en relativité restreinte s'écrit :
La constante de Lorentz \gamma étant constante au cours du mouvement (question Q25), cette relation se simplifie en :
En notant le vecteur vitesse \vec{v} = \dot{x}\vec{e}_x + \dot{y}\vec{e}_y + \dot{z}\vec{e}_z, on calcule le produit vectoriel :
La force magnétique s'exprime donc sous la forme :
Par projection sur les axes de la base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z), on obtient le système d'équations différentielles suivant :
Compte tenu des conditions initiales \vec{r}(0) = \vec{0} et \vec{v}(0) = v_0 \vec{e}_z, l'équation selon y donne immédiatement \dot{y}(t) = 0 et y(t) = 0 pour tout t. Le mouvement s'effectue donc entièrement dans le plan (xOz).
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : trajectoire, intégration
Montrer que :
et donner l'expression de en fonction des paramètres du problème.
Voir l'indiceIndice
Intégrer successivement l'équation sur \ddot{x}(t) en substituant z(t) \approx v_m t dans le terme en cosinus et identifier la constante adimensionnelle K.
Voir la stratégieStratégie
- Repartir de l'équation du mouvement selon l'axe (Ox) établie à la question Q26, en utilisant la constance du facteur de Lorentz \gamma.
- Injecter l'approximation proposée pour le mouvement longitudinal : z(t) = v_m t et \dot{z} = v_m.
- Intégrer successivement par rapport au temps en appliquant les conditions initiales en t=0 issues de l'énoncé (x(0)=0 et \dot{x}(0)=0).
- Identifier avec la formule de l'énoncé pour en déduire l'expression du paramètre sans dimension K.
Voir la réponse courteRéponse courte
Double intégration de l'accélération selon (Ox) avec vitesse longitudinale moyenne v_m et définition du paramètre d'ondulateur K.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, l'équation du mouvement de l'électron projetée selon l'axe (Ox) s'écrit :
où \gamma = \text{cte} d'après la question Q25.
En utilisant l'approximation du mouvement selon (Oz) au premier ordre, à savoir z(t) = v_m t et \dot{z} \approx v_m, l'équation différentielle devient :
Une première intégration par rapport au temps donne :
À l'instant t=0, l'électron pénètre dans l'ondulateur avec une vitesse purement axiale \vec{v}(0) = v_0 \vec{e}_z, de sorte que \dot{x}(0) = 0, ce qui impose C_1 = 0.
Une seconde intégration temporelle conduit à :
À t=0, l'électron entre en O, d'où x(0) = 0, ce qui donne :
La trajectoire transverse s'écrit donc :
En identifiant avec la forme imposée x(t) = K \frac{1}{\gamma k_u} \left(1 - \cos(v_m k_u t)\right), on obtient :
avec :
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : développement limité, cinématique
En considérant que , utiliser un développement à l'ordre 1 en puis montrer que :
Voir l'indiceIndice
Exprimer \dot{z}^2 = v_0^2 - \dot{x}^2, factoriser par v_0 et appliquer le développement limité (1-\varepsilon)^{1/2} \approx 1 - \varepsilon/2 avant de linéariser le terme en \sin^2(v_m k_u t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse transverse \dot{x}(t) par dérivation temporelle de x(t) obtenue à la question Q27.
- Exploiter la conservation de la norme de la vitesse v(t) = v_0 démontrée à la question Q25 pour relier \dot{z} à \dot{x}.
- Effectuer le développement limité à l'ordre 1 en K^2/\gamma^2 et linéariser le terme en \sin^2(v_m k_u t) grâce à la formule trigonométrique fournie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de v^2 = \dot{x}^2 + \dot{z}^2 constant et approximation au premier ordre en (K/\gamma)^2 pour obtenir \dot{z}(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, la position transverse de l'électron s'écrit :
En dérivant par rapport au temps, on obtient la composante transverse de la vitesse :
D'après la question Q25, la norme du vecteur vitesse est constante : v(t) = v_0. Le mouvement étant confiné au plan (xOz), on a :
où la racine est positive car l'électron se propage vers les z croissants (\dot{z} > 0).
Comme la correction de vitesse le long de l'axe longitudinal est d'ordre K^2/\gamma^2 \ll 1, on a au premier ordre v_m \approx v_0, d'où :
Puisque K/\gamma \ll 1, effectuons un développement limité à l'ordre 1 en K^2/\gamma^2 de \sqrt{1 - u} = 1 - \frac{u}{2} + \mathcal{O}(u^2) avec u = \frac{\dot{x}^2}{v_0^2} :
En utilisant la relation trigonométrique rappelée dans le formulaire, \cos(2u) = 1 - 2\sin^2(u), soit \sin^2(u) = \frac{1 - \cos(2u)}{2}, il vient :
On aboutit bien à l'expression attendue :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : vitesse moyenne, cinématique
Exprimer alors en fonction de , et uniquement, en utilisant la relation démontrée à la question Q13.
Voir l'indiceIndice
Identifier la valeur moyenne temporelle v_m = \langle \dot{z}\rangle, puis substituer l'expression approchée de v_0 en fonction de c issue de la question Q13.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la vitesse moyenne longitudinale v_m comme la moyenne temporelle de \dot{z}(t) obtenue à la question Q28.
- Exprimer v_0 en fonction de c et \gamma à l'aide de la relation ultra-relativiste établie à la question Q13.
- Effectuer le produit en conservant l'ordre 1 en 1/\gamma^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moyenne temporelle de \dot{z} combinée à l'approximation ultra-relativiste de la vitesse v/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de \dot{z}(t) obtenue à la question Q28 :
La moyenne temporelle du terme oscillant étant nulle (\langle \cos(2v_m k_u t) \rangle = 0), la vitesse moyenne longitudinale v_m = \langle \dot{z}(t) \rangle s'écrit :
Par ailleurs, la vitesse initiale v_0 de l'électron à l'entrée de l'ondulateur vérifie la relation établie à la question Q13 (puisque v_0 est très proche de c) :
En injectant cette relation dans l'expression de v_m, on obtient :
Au premier ordre en 1/\gamma^2, en négligeant le terme d'ordre 2 en 1/\gamma^4 devant les autres termes correctifs :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : champ magnétique, ordre de grandeur
En déduire la valeur numérique de la norme du champ magnétique. On pourra prendre pour cette application numérique. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'amplitude B_0 en fonction de K, \lambda_u et des constantes physiques fondamentales, puis commenter l'ordre de grandeur obtenu pour un champ d'électroaimant.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude du champ magnétique B_0 à partir de la définition du paramètre d'ondulateur K établie à la question Q27.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs fournies et commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du champ crête B_0 = \frac{m_e c k_u K}{e} et commentaire sur l'intensité accessible par aimants permanents.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, le paramètre sans dimension K de l'ondulateur est relié à l'amplitude B_0 du champ magnétique par :
En utilisant la relation k_u = \dfrac{2\pi}{\lambda_u}, on en déduit l'expression de l'amplitude B_0 :
En prenant v_m \approx c selon l'indication de l'énoncé :
Application numérique :
- K = 2 ;
- \lambda_u = 4{,}0\text{ cm} = 4{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} ;
- m_e = 9{,}11 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
- c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}.
Commentaire : Cette valeur de champ magnétique de l'ordre de 0{,}5\text{ T} est modérée et courante en laboratoire. Elle peut être facilement générée à température ambiante à l'aide d'aimants permanents de forte rémanence (comme des aimants néodyme-fer-bore) disposés en réseau périodique (réseau de Halbach), ou d'électroaimants conventionnels, sans nécessiter le recours à des bobines supraconductrices.
Résultat
II · Rayonnement émis
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : déphasage, retard temporel
Justifier l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Interpréter le terme t - p\lambda_u/v_m comme l'instant d'activation de la p-ième source et z - p\lambda_u comme la distance de propagation vers le détecteur.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'instant t_p auquel l'électron atteint la p-ième source située en z_p = p\lambda_u.
- Écrire la forme du signal émis en ce point avec la même phase à l'émission pour chaque période.
- Exprimer le retard de propagation pour une onde progressive se propageant vers les z croissants à la vitesse c = \alpha/k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différence de temps de propagation entre l'onde lumineuse se propageant à c et l'électron à vitesse v_m sur une période.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'électron se déplace selon l'axe (Oz) à la vitesse moyenne v_m. Partant de z=0 à t=0, il atteint l'abscisse de la p-ième source z_p = p\lambda_u à l'instant :
À chaque période spatiale \lambda_u, l'électron effectue la même oscillation transverse dans le champ magnétique et rayonne une onde électromagnétique avec la même amplitude S_0 et la même phase initiale (prise nulle ici). En son point d'émission z_p, le signal temporel s'écrit donc :
Cette onde électromagnétique se propage dans le vide selon la direction des z croissants à la célérité c = \frac{\alpha}{k}. Le signal reçu en un point z > z_p à l'instant t correspond au signal émis en z_p à l'instant retardé t_{\text{émis}} = t - \frac{z - z_p}{c} :
Comme le vecteur d'onde vérifie k = \frac{\alpha}{c} et que z_p = p\lambda_u, on retrouve l'expression donnée :
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : interférence à n ondes, formule de fresnel
Montrer que l'amplitude de s'écrit sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Sommer la suite géométrique associée aux composantes spectrales des N émetteurs et utiliser la factorisation par l'arc moitié.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le signal émis par chaque source en notation complexe, en explicitant le déphasage régulier entre deux sources consécutives à l'aide de la relation de dispersion dans le vide k = \alpha / c.
- Calculer la somme des signaux comme une somme géométrique, factoriser par la technique de l'arc moitié et en déduire le module du signal résultant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme d'une progression géométrique de N termes déphasés de manière arithmétique et factorisation par l'arc moitié.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde électromagnétique se propageant dans le vide, sa pulsation \alpha et son vecteur d'onde k sont reliés par la relation de dispersion :
D'après l'expression établie à la question Q31, le signal émis par la p-ième source (p \in \{0, \dots, N-1\}) s'écrit :
en posant le déphasage entre deux sources consécutives :
Associons à chaque signal s_p(z,t) son amplitude complexe \underline{s}_p(z,t) telle que s_p(z,t) = \mathrm{Re}\left(\underline{s}_p(z,t)\right) :
Le signal total reçu en un point z > N\lambda_u est la somme des N signaux :
On reconnaît la somme des N premiers termes d'une suite géométrique de raison q = \mathrm{e}^{-i\Delta\phi} \neq 1 :
En factorisant par l'angle moitié au numérateur et au dénominateur :
L'amplitude S_{0,N} de l'oscillation résultante s_{\text{tot},N}(t) correspond au module de l'amplitude complexe :
En remplaçant \Delta\phi par son expression, on obtient bien :
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : interférence constructive, résonance
Montrer que l'amplitude de est maximale pour les fréquences telles que :
où est un entier naturel non nul.
Voir l'indiceIndice
Rechercher les conditions de résonance constructive où le dénominateur de l'amplitude totale s'annule, puis utiliser l'expression de v_m obtenue en Q29.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition sur le déphasage élémentaire \Delta\phi entre deux sources consécutives pour laquelle la fonction d'interférence à N ondes atteint ses maxima principaux.
- Exprimer \frac{1}{v_m} - \frac{1}{c} au premier ordre en 1/\gamma^2 à partir de l'expression de v_m obtenue à la question Q29.
- Relier la pulsation \alpha à la fréquence F par \alpha = 2\pi F pour en déduire les fréquences de résonance F_q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de maximum principal : le déphasage élémentaire est un multiple entier de 2\pi, ce qui fournit les fréquences harmoniques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de l'amplitude totale établie à la question Q32 :
La fonction d'interférence présente des maxima principaux lorsque le dénominateur s'annule, c'est-à-dire lorsque les ondes émises par toutes les sources arrivent en phase au point de détection. Ceci a lieu pour :
soit :
En ces points, la limite du rapport des sinus vaut N, et l'amplitude atteint sa valeur maximale absolue :
En reliant la pulsation \alpha à la fréquence F_q par \alpha = 2\pi F_q, la condition de résonance s'écrit :
D'après la question Q29, la vitesse moyenne longitudinale s'écrit :
Comme \gamma \gg 1, le terme correctif est très petit devant 1. Un développement limité à l'ordre 1 donne :
d'où :
En reportant cette approximation dans la condition de maximum, il vient :
On en déduit immédiatement les fréquences discrètes d'émission constructive :
où q est un entier naturel non nul (q=1 correspondant au mode fondamental).
Résultat
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rayonnement synchrotron, longueur d'onde
En déduire la longueur d'onde correspondant à la plus petite fréquence d'interférences constructives .
Voir l'indiceIndice
Calculer la longueur d'onde fondamentale \lambda_1 = c/F_1 correspondant à q=1 et vérifier son appartenance au domaine des rayons X.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la longueur d'onde de l'onde électromagnétique émise dans le vide à sa fréquence par la relation de dispersion du vide : \lambda_1 = \frac{c}{F_1}.
- Exprimer F_1 en prenant q = 1 dans la relation établie à la question Q33.
- Effectuer l'application numérique avec les données de l'ondulateur SASE1 et situer la longueur d'onde obtenue dans le spectre électromagnétique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la longueur d'onde fondamentale \lambda_1 = c/F_1 atteignant le domaine des rayons X durs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde électromagnétique se propageant dans le vide à la célérité c, la longueur d'onde \lambda_1 associée à la fréquence fondamentale F_1 (obtenue pour q=1 d'après le résultat de la question Q33) s'écrit :
En injectant l'expression de F_1 = \dfrac{c}{\lambda_u} \dfrac{2\gamma^2}{1 + \dfrac{K^2}{2}}, on obtient directement :
Application numérique : Avec les valeurs numériques fournies pour l'ondulateur SASE1 :
- \lambda_u = 4{,}0\text{ cm} = 4{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} ;
- K = 2 ;
- \gamma = 3{,}4 \times 10^4.
On a 1 + \dfrac{K^2}{2} = 1 + \dfrac{4}{2} = 3 et 2\gamma^2 = 2 \times (3{,}4 \times 10^4)^2 \approx 2{,}31 \times 10^9. Il vient :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : réseau de diffraction, ordre de grandeur
En déduire la valeur de . Commenter, en sachant que la longueur totale de l'ondulateur SASE1 du XFEL européen est de 175 m.
Voir l'indiceIndice
Déduire le nombre effectif de périodes d'interférence N de la formule de largeur relative de pic et comparer la longueur N\lambda_u à la longueur totale de la section SASE.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la relation admise reliant la largeur relative de raie \Delta F / F_1 au nombre N de sources pour calculer N.
- Comparer ce nombre N au nombre total de périodes géométriques N_{\text{tot}} = L / \lambda_u de l'ondulateur SASE1 afin d'en déduire une interprétation physique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction du nombre de périodes N par rapport à la longueur totale de l'onduleur et commentaire sur la finesse des pics.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la largeur relative à mi-hauteur des pics d'interférence s'écrit :
On en déduit immédiatement :
Avec la valeur numérique \dfrac{\Delta F}{F_1} = 1{,}5 \times 10^{-3}, on obtient :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Commentaire : La longueur totale de l'ondulateur SASE1 étant L_{\text{tot}} = 175\text{ m} et la période spatiale valant \lambda_u = 4{,}0\text{ cm} = 0{,}040\text{ m}, le nombre total de périodes magnétiques présentes dans la structure est :
On constate que le nombre effectif de sources cohérentes N est nettement inférieur au nombre total de périodes (N \ll N_{\text{tot}}). La longueur d'ondulateur correspondante, L_{\text{eff}} = N\lambda_u \approx 27\text{ m}, est bien plus courte que la longueur totale (175\text{ m}).
Cela s'explique par le fait que l'émission n'est pas cohérente sur l'ensemble des 175\text{ m} en régime spontané : des effets réels comme la dispersion en énergie du faisceau d'électrons (\Delta \gamma / \gamma) et la longueur de cohérence finie du rayonnement limitent l'interférence constructive à un nombre effectif de périodes N. La longueur totale considérable de 175\text{ m} est en réalité nécessaire pour permettre le mécanisme d'amplification exponentielle (processus SASE étudié dans la section suivante) jusqu'à saturation.
Résultat
III · Influence de l'onde émise sur le mouvement des électrons
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : méthode d'euler, schéma numérique
Établir les relations de récurrence permettant d'obtenir les valeurs de et .
Voir l'indiceIndice
Remplacer formellement les dérivées temporelles par les taux d'accroissement discrets sur le pas \delta t selon l'algorithme d'Euler explicite.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le principe du schéma d'Euler explicite pour approcher la dérivée temporelle d'une fonction y(t) discrétisée aux instants t_i = i\,\delta t : \left.\frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}\right|_{t_i} \approx \frac{y_{i+1}-y_i}{\delta t}.
- Exprimer les dérivées temporelles en t_i à l'aide du système d'équations différentielles couplées (2) évalué en (\varphi_i, \eta_i).
- Isoler les grandeurs à l'instant suivant \varphi_{i+1} et \eta_{i+1} (ou \varphi_i et \eta_i à partir du cran précédent) et préciser les conditions initiales.
Voir la réponse courteRéponse courte
Discrétisation différentielle par le schéma d'Euler explicite pour la phase et l'écart relatif en énergie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit un pas temporel de discrétisation \delta t, de sorte que le temps est discrétisé selon :
On note \varphi_i \approx \varphi(t_i) et \eta_i \approx \eta(t_i). Dans le schéma d'Euler explicite, la dérivée première d'une fonction au temps t_i est approchée par le taux d'accroissement vers l'avant :
En évaluant le système différentiel (2) à l'instant t_i :
On en déduit immédiatement les relations de récurrence du schéma d'Euler explicite :
ou, formulées au rang i à partir du rang i-1 (pour i \ge 1) :
avec pour conditions initiales \varphi_0 = \varphi(t=0) et \eta_0 = \eta(t=0).
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : modulation de densité, paquet d'ondes
Décrire, en quelques phrases, la manière dont la distribution d'électrons évolue lors de la traversée de l'ondulateur, sous l'influence de l'onde électromagnétique émise.
Voir l'indiceIndice
Décrire le passage d'une répartition longitudinale continue et uniforme à une modulation périodique de densité électronique en tranches distinctes.
Voir la stratégieStratégie
Pour décrire l'évolution de la distribution spatiale des électrons le long de l'axe z, analysons chronologiquement les trois étapes présentées sur la figure 13 :
- Identifier l'état initial à l'entrée de l'ondulateur (graphique 1) ;
- Observer l'apparition de structures périodiques au cours de la traversée (graphique 2) ;
- Caractériser l'état final très structuré en sortie (graphique 3) en précisant la période spatiale observée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Description du regroupement spatial périodique des électrons (micro-bunching) à l'échelle de la longueur d'onde optique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'observation de la figure 13 :
- À l'entrée de l'ondulateur (graphique 1) : les électrons sont répartis de manière aléatoire et uniforme le long de la direction de propagation z, au voisinage de l'axe x = 0. Le faisceau ne présente aucune organisation spatiale longitudinale.
- Au milieu de l'ondulateur (graphique 2) : sous l'action couplée du champ magnétique de l'ondulateur et de l'onde électromagnétique qu'ils ont commencé à émettre, les électrons subissent une modulation de vitesse longitudinale. Une inhomogénéité de densité apparaît : les électrons commencent à se concentrer périodiquement le long de l'axe z.
En sortie de l'ondulateur (graphique 3) : ce regroupement s'est fortement accentué. Les électrons sont désormais concentrés en fines nappes très denses (appelées « micro-paquets » ou micro-bunches), périodiquement espacées d'un pas spatial très précis égal à la longueur d'onde du rayonnement émis :
\Delta z = \lambda_1
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : cohérence, interférence constructive
Expliquer pourquoi ce changement de répartition spatiale des électrons permet de résoudre le problème qui a été introduit en début de cette partie.
Voir l'indiceIndice
Montrer que la formation de paquets d'électrons espacés de \lambda_1 force ces derniers à rayonner en phase, transformant le signal incohérent en impulsions intenses et cohérentes.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le problème initial posé au préambule de la partie III.
- Relier la périodicité spatiale \lambda_1 du micro-groupement au déphasage entre les ondes émises par les différents électrons.
- Conclure sur la cohérence de l'émission et l'obtention d'impulsions brèves et intenses.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les paquets d'électrons émettent en phase : l'émission devient cohérente et l'intensité est multipliée par N_e^2 au lieu de N_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le problème soulevé au début de la partie III réside dans le caractère continu et aléatoire du flux d'électrons initial : les différents électrons émettent des trains d'ondes déphasés de manière aléatoire. Il en résulte une émission globalement incohérente, perçue par le détecteur comme un rayonnement continu et peu intense (l'intensité totale étant simplement proportionnelle au nombre N_e d'électrons).
Le phénomène de micro-groupement mis en évidence aux questions précédentes résout cette difficulté :
- Les électrons se rassemblent en paquets d'épaisseur faible devant \lambda_1, espacés périodiquement selon z d'une distance \Delta z = \lambda_1.
- Au sein d'un même paquet, les électrons émettent tous en phase. De plus, deux paquets consécutifs étant distants de \lambda_1, le retard de phase géométrique entre leurs rayonnements est un multiple entier de 2\pi dans la direction vers l'avant (z croissants).
- Tous les électrons du faisceau émettent donc de façon constructive et cohérente : les champs électriques s'additionnent en phase, ce qui conduit à une émission coopérative très intense (puissance proportionnelle à N_e^2).
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (24 % des questions), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (20 %), Interférences lumineuses (16 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %). Plus ponctuellement : Diffusion thermique et diffusion de particules, Ondes mécaniques et acoustiques, Magnétostatique, Circuits électriques et régimes transitoires, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport relève de nombreuses questions proches du cours globalement bien traitées, mais aussi des questions peu guidées ou d'analyse jugées difficiles, comme la question sur la chaîne d'oscillateurs ou celle sur les interférences en fin de sujet. Moyenne : 9,4/20 (écart-type 4,12, 3 621 présents).
Pourquoi peut-on sortir le facteur de Lorentz de la dérivée en Q26 ?
Grâce au résultat de Q25 : la puissance de la force de Lorentz étant nulle, la norme de la vitesse et donc le facteur \gamma sont constants au cours du mouvement. On peut ainsi écrire \mathrm{d}(\gamma m_e \vec{v})/\mathrm{d}t = \gamma m_e \mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t.
Faut-il connaître le schéma d'Euler pour traiter la question Q36 ?
Non : il suffit d'approcher chaque dérivée temporelle par un taux d'accroissement élémentaire, \Delta \varphi / \delta t et \Delta \eta / \delta t, directement dans le système différentiel fourni par l'énoncé.
Où je me situe, question par question
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.