Corrigé détaillé Centrale Physique 2 PC 2025
Laser à électrons libres
- 38 questions corrigées
- Sujet moyen
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Cinématique et dynamique du point, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Interférences lumineuses · 6 incontournables · 5 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet s'intéresse à la physique de pointe du laser européen à électrons libres à rayons X (XFEL). À travers deux grandes parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme de physique de PC en l'articulant autour des cavités résonantes accélératrices de type TESLA et du rayonnement d'ondulateur.
La partie A aborde d'abord la cryogénie et les transferts thermiques dans les parois supraconductrices, puis traite les modes électromagnétiques stationnaires d'une cavité cylindrique (fonctions de Bessel) avant d'aborder l'accélération d'électrons ultra-relativistes et le couplage d'une chaîne de cavités modélisée par une ligne électrocinétique discrète. La partie B étudie le mouvement ondulant des électrons dans un réseau d'aimants alternés, le phénomène d'interférences multi-ondes générant les rayons X cohérents, ainsi que l'effet d'auto-amplification par paquets (micro-groupement ou bunching) modélisé numériquement. Il s'agit d'une épreuve très complète, moderne et progressive, idéale pour réviser de façon croisée l'électromagnétisme, l'optique ondulatoire et la diffusion.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,4/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Cinématique et dynamique du point24 %
- Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide20 %
- Interférences lumineuses16 %
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques11 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Très partiellement en PCSI : 5 questions sur 38.
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Sommaire
38 questions · 2 pagesPage 1 : Partie A (questions 1 à 18)Afficher ou masquer la section
Sommaire
38 questions · 2 pagesPartie A : L'accélérateur linéaire
I · Puissance dissipée dans la cellule TESLA
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : enthalpie de vaporisation, premier principe
Le débit massique d'hélium liquide nécessaire pour maintenir un volume constant d'hélium liquide est de [1]. En déduire la puissance dissipée dans les parois de la cellule.
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Relier la puissance thermique dissipée au débit massique d'hélium liquide vaporisé par seconde via l'enthalpie massique de changement d'état.
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- Identifier la transformation subie par l'hélium en régime stationnaire : vaporisation isotherme et isobare à la température T = 2{,}0\text{ K} et à la pression P = 31\text{ kPa}.
- Exprimer le bilan enthalpique en régime permanent pour relier la puissance thermique reçue à l'enthalpie massique de changement d'état \Delta_{\text{vap}}h et au débit massique D_m.
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Bilan énergétique sur l'hélium à l'état stationnaire : la puissance dissipée compense la vaporisation, \mathcal{P} = D_m \Delta h_{\text{vap}}.
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Le maintien d'un volume constant d'hélium liquide en régime permanent implique que le débit massique de liquide injecté compense exactement le débit massique d'hélium vaporisé, soit un débit de vaporisation D_m = 2 \times 10^{-4}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.
La vaporisation a lieu à pression et température constantes (P = 31\text{ kPa}, T = 2{,}0\text{ K}). Le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'hélium en écoulement stationnaire donne l'expression de la puissance thermique reçue par le fluide :
où \mathcal{P}_{\text{diss}} représente la puissance thermique transmise par les parois de la cellule au bain cryogénique.
Application numérique avec les données :
En ne conservant que les chiffres significatifs pertinents :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II · Température de la paroi interne de la cavité
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Notions : loi de fourier, équation de la chaleur
En raisonnant sur un élément de volume que l'on décrira précisément, établir l'équation de la diffusion dans le matériau supraconducteur en régime stationnaire.
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Réaliser un bilan d'énergie thermique en régime stationnaire sur une tranche de paroi comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de section S, en l'absence de terme source volumique.
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- Définir précisément le système : une tranche de paroi comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite d'aire S normale à l'axe (Ox).
- Établir le bilan d'énergie sur cette tranche en exploitant le caractère stationnaire du régime (\frac{\partial T}{\partial t} = 0) et l'absence de terme source volumique interne.
- Exprimer le vecteur densité de flux thermique par la loi de Fourier unidimensionnelle pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par T(x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une tranche élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}x en régime stationnaire sans terme source : \mathrm{d}j/\mathrm{d}x = 0 puis \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = 0.
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Considérons le système fermé constitué par la matière contenue dans l'élément de volume délimité par les plans x et x + \mathrm{d}x, de surface transverse S perpendiculaire à l'axe (Ox), de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.
Le problème étant unidimensionnel selon l'axe (Ox), la température ne dépend que de x : T = T(x). Le vecteur densité de flux thermique s'écrit \vec{j} = j(x)\,\vec{e}_x.
En régime stationnaire et en l'absence de puissance volumique dissipée dans le matériau, le bilan thermique sur cet élément de volume pendant la durée \mathrm{d}t s'écrit :
où \Phi(x) est le flux thermique traversant la section S à l'abscisse x orientée selon \vec{e}_x :
Par développement de Taylor au premier ordre :
Le bilan d'énergie conduit à :
D'après la loi de Fourier, le transfert conductif vérifie :
En supposant la conductivité thermique \kappa uniforme dans le matériau, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : loi de fourier, résistance thermique
Établir l'expression de la température dans la paroi en fonction de , , , et .
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Intégrer la loi de Fourier unidimensionnelle sachant que la densité de flux thermique j_0 est uniforme et constante dans la paroi.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la loi de Fourier unidimensionnelle pour relier la dérivée de la température au vecteur densité de flux thermique.
- Intégrer l'équation différentielle du premier ordre obtenue en utilisant la condition aux limites en x = e (T(e) = T_s).
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Intégration de la loi de Fourier unidimensionnelle stationnaire pour obtenir un profil linéaire de température T(x) = T_s + \frac{j_0}{\kappa}(e - x).
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D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique au sein du matériau supraconducteur s'écrit :
Par identification avec l'expression donnée \vec{j} = j_0 \, \vec{e}_x, on a :
Comme j_0 et \kappa sont des constantes, l'intégration entre une abscisse x \in [0, \, e] et la face externe x = e donne :
Sachant que T(e) = T_s, on en déduit l'expression du profil de température dans la paroi :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : loi de newton, résistance thermique
Établir l'expression de la température du matériau supraconducteur en en fonction de , , , et . Faire l'application numérique pour les deux cas suivants : – cas 1 : un matériau supraconducteur de mauvaise qualité (beaucoup d'impuretés chimiques et de défauts cristallographiques), avec un mauvais état de la surface en contact avec l'hélium (rugosité importante, nombreux défauts, impuretés chimiques) : et ; – cas 2 : un matériau supraconducteur de bonne qualité (peu d'impuretés chimiques et bonne qualité cristallographique), avec un bon état de la surface en contact avec l'hélium (lisse, pas impuretés chimiques) : et .
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Écrire la continuité du flux à la frontière x=e sous la forme j_0 = h(T_s - T_f) pour exprimer T(0) uniquement en fonction des données.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la température de surface T_s = T(e) en fonction de T_f, j_0 et h à l'aide de la loi de transfert à l'interface supraconducteur/hélium.
- Évaluer le profil de température issu de la question Q3 en x = 0 pour obtenir la température sur la face interne.
- Effectuer les applications numériques pour les deux qualités de matériau proposées.
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Continuité du flux en x=e via la loi de Newton : T(0) = T_f + j_0\left(\frac{1}{h} + \frac{e}{\kappa}\right).
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La relation de transfert à l'interface en x = e s'écrit :
D'après le profil de température établi à la question Q3 :
En x = 0, la température de la paroi interne vaut :
En substituant T_s, on obtient :
Applications numériques : Les données communes sont :
Cas 1 (\kappa = 2{,}0\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h = 1{,}0 \times 10^2\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}) :
\begin{aligned} T_1(0) &= 2{,}0 + 30 \times \left(\frac{1}{1{,}0 \times 10^2} + \frac{2{,}8 \times 10^{-3}}{2{,}0}\right) \\ &= 2{,}0 + 30 \times (0{,}010 + 0{,}0014) = 2{,}0 + 0{,}342\text{ K} \end{aligned}\boxed{T_1(0) \approx 2{,}3\text{ K}}Cas 2 (\kappa = 28\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h = 2{,}4 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}) :
\begin{aligned} T_2(0) &= 2{,}0 + 30 \times \left(\frac{1}{2{,}4 \times 10^3} + \frac{2{,}8 \times 10^{-3}}{28}\right) \\ &= 2{,}0 + 30 \times (4{,}17 \times 10^{-4} + 1{,}00 \times 10^{-4}) = 2{,}0 + 0{,}0155\text{ K} \end{aligned}\boxed{T_2(0) \approx 2{,}02\text{ K}}
Résultat
III · La cavité électromagnétique résonante
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert
Montrer que dans le vide vérifie l'équation suivante :
Voir l'indiceIndice
Appliquer le rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide et utiliser la formule vectorielle du formulaire avec \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations de Maxwell dans le vide (absence de charges et de courants).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité vectorielle fournie pour obtenir l'équation de propagation de d'Alembert sur le champ vectoriel \vec{E}.
- Projeter selon le vecteur constant \vec{e}_z pour en déduire l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la composante scalaire E(r,t).
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Combinaison du rotationnel de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère dans le vide sans charge ni courant avec \mathbf{\text{rot}}(\mathbf{\text{rot}}) = \mathbf{grad}(\text{div}) - \Delta.
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Dans le vide régnant à l'intérieur de la cavité, la densité volumique de charge et le vecteur densité de courant sont nuls : \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}. Les équations de Maxwell s'écrivent :
où c = 1/\sqrt{\mu_0\varepsilon_0} est la célérité de la lumière dans le vide.
En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant la relation vectorielle du formulaire :
car \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.
D'autre part, en permutant les dérivées spatiales et temporelles et en injectant l'équation de Maxwell-Ampère :
On en déduit l'équation de d'Alembert pour le champ électrique vectoriel :
Le champ électrique est orienté selon l'axe de la cavité : \vec{E}(M,t) = E(r,t)\,\vec{e}_z. Comme le vecteur unitaire cartésien \vec{e}_z est uniforme et constant dans l'espace, le laplacien vectoriel appliqué à \vec{E} coïncide avec le laplacien scalaire appliqué à sa composante :
En projetant sur \vec{e}_z, on obtient l'équation scalaire recherchée :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde stationnaire, équation différentielle
Montrer que la fonction vérifie l'équation différentielle suivante :
et que la fonction vérifie l'équation différentielle suivante :
où est une constante réelle. Justifier que est strictement négative.
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Injecter la forme stationnaire dans l'équation d'onde, diviser par E_0 \xi(t)\psi(r) pour séparer les variables et justifier le signe de la constante de séparation A pour garantir une pulsation temporelle réelle non divergente.
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- Injecter la forme à variables séparées E(r,t) = E_0\,\xi(t)\,\psi(r) dans l'équation d'onde scalaire établie en Q5.
- Séparer les variables pour isoler les dépendances en r et en t de part et d'autre de l'égalité, ce qui introduit la constante de séparation A.
- Justifier le signe de A à partir du comportement physique oscillant et borné dans le temps d'une onde stationnaire (mode propre d'une cavité).
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Séparation de variables E(r,t) = \psi(r)\xi(t) dans l'équation d'Alembert : identification de la constante de séparation A = -\omega^2 < 0.
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D'après le résultat de la question Q5, le champ électrique vérifie dans le vide :
avec, pour un champ ne dépendant que de r et t :
Injectons la forme d'onde stationnaire proposée, E(r,t) = E_0\,\xi(t)\,\psi(r), où E_0 \neq 0 :
En reportant ces dérivées dans l'équation de propagation :
Pour des fonctions non identiquement nulles, divisons par E_0\,\xi(t)\,\psi(r) :
Le membre de gauche est une fonction exclusive de la variable spatiale r, tandis que le membre de droite est une fonction exclusive de la variable temporelle t. Ces deux variables étant indépendantes, cette égalité impose que chaque membre soit égal à une même constante.
En notant A la constante définie par \frac{1}{\xi(t)}\frac{\mathrm{d}^2\xi}{\mathrm{d}t^2} = A, on obtient immédiatement l'équation différentielle temporelle :
Le membre de gauche s'écrit alors :
ce qui conduit à l'équation différentielle spatiale :
Signe de la constante A : Une onde stationnaire dans une cavité résonnante correspond à un régime entretenu où les grandeurs physiques oscillent périodiquement dans le temps et restent bornées :
- Si A > 0, l'équation temporelle admet pour solution générale \xi(t) = C_1\mathrm{e}^{\sqrt{A}t} + C_2\mathrm{e}^{-\sqrt{A}t}, qui diverge pour t \to +\infty (sauf condition initiale triviale), ce qui est physiquement inacceptable pour un mode propre résonnant.
- Si A = 0, la solution est affine \xi(t) = C_1 t + C_2, ce qui correspond à une divergence ou à un état statique, exclu pour une onde.
- Si A < 0, la solution est purement oscillatoire \xi(t) = C_1\cos(\omega t) + C_2\sin(\omega t) avec \omega = \sqrt{-A} > 0, décrivant un mode d'oscillation stable et borné à la pulsation \omega.
Par conséquent, la constante A est strictement négative.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : mode propre, cavité résonante
Exprimer les trois plus petites pulsations , et que peut prendre le champ électrique dans cette cavité résonante en fonction de , , , et ; où , et sont les trois premières valeurs de pour lesquelles la fonction s'annule.
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Traduire la condition aux limites de conducteur parfait à la paroi r=R en annulant la composante tangentielle du champ électrique à l'aide des zéros de J_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition aux limites imposée par la paroi supraconductrice en r = R sur la composante spatiale \psi(r) du champ électrique.
- Identifier les valeurs permises pour le nombre d'onde k à partir des zéros de la fonction de Bessel J_0.
- Relier le nombre d'onde k à la pulsation propre \omega par la relation de dispersion dans le vide k = \omega/c.
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Annulation du champ électrique tangentiel en r = R : \psi(R) = 0 \implies \omega_n = \frac{x_{0n}c}{R}.
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Le champ électrique s'écrit sous la forme séparée :
La condition aux limites en r = R impose la présence d'un nœud pour le champ électrique pour tout instant t :
Le produit kR doit donc être une racine strictement positive de la fonction de Bessel J_0. Notons x_{0n} ces zéros classés par ordre strictement croissant :
Le vecteur d'onde k ne peut ainsi prendre que des valeurs discrètes k_n vérifiant :
Puisque dans le vide la relation de dispersion s'écrit k = \dfrac{\omega}{c}, les pulsations propres discrètes associées sont données par :
Les trois plus petites pulsations propres sont donc :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : mode propre, cavité résonante
Pour les cavités utilisées dans le laser à électrons libres européen . En déduire la valeur numérique de .
Voir l'indiceIndice
Isoler le rayon R à partir de la pulsation fondamentale \omega_1 et du premier zéro x_{01} = 2{,}405.
Voir la stratégieStratégie
- Isoler le rayon intérieur R à partir de la relation établie à la question précédente reliant \omega_1 et le premier zéro x_{01} de la fonction de Bessel J_0.
- Effectuer l'application numérique à l'aide des constantes fournies dans les données et le formulaire.
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Calcul du rayon R = \frac{x_{01}c}{\omega_1} à partir du premier zéro de la fonction de Bessel J_0.
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D'après l'expression de la plus petite pulsation propre obtenue à la question Q7 :
On en déduit l'expression du rayon intérieur de la cavité :
Avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- x_{01} = 2{,}405 (donné dans le formulaire) ;
- \omega_1 = 2\pi \times 1{,}3 \times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
Le calcul numérique donne :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-faraday, rotationnel
Exprimer le champ magnétique dans la cavité pour la pulsation , en fonction de la fonction , , , , , , où est la dérivée de la fonction . On suppose que le champ magnétique a une valeur moyenne temporelle nulle.
Voir l'indiceIndice
Exploiter l'équation de Maxwell-Faraday en coordonnées cylindriques pour exprimer \partial \vec{B}/\partial t, puis intégrer temporellement en imposant une valeur moyenne nulle.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le champ électrique \vec{E} et le champ magnétique \vec{B} par l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide : \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t}.
- Exprimer le rotationnel de \vec{E}(r,t) = E(r,t)\,\vec{e}_z en coordonnées cylindriques.
- Intégrer par rapport au temps en utilisant la condition de moyenne temporelle nulle pour déterminer \vec{B}(r,t).
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Application de l'équation de Maxwell-Faraday en coordonnées cylindriques pour exprimer B_\theta(r,t) à partir de la dérivée spatiale J'_0 = -J_1.
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Dans le vide, l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit :
Le champ électrique s'écrit \vec{E}(r,t) = E(r,t)\,\vec{e}_z. À l'aide de l'expression du rotationnel en coordonnées cylindriques fournie dans le formulaire :
Puisque le champ magnétique est de la forme \vec{B}(r,t) = B(r,t)\,\vec{e}_\theta, on a :
Pour la pulsation propre \omega_1, avec k_1 = \dfrac{\omega_1}{c}, le champ électrique s'écrit :
L'énoncé définissant la fonction J_1 comme la dérivée de J_0 (J_1(x) = \dfrac{\mathrm{d}J_0}{\mathrm{d}x}), la dérivée spatiale de E vaut :
On en déduit :
En intégrant par rapport au temps t :
La condition d'une valeur moyenne temporelle nulle impose C(r) = 0.
Le champ magnétique dans la cavité s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : cavité résonante, champ magnétique
On veut pour la pulsation . En déduire l'amplitude du champ magnétique en . On pourra se servir de la courbe de la fonction , disponible dans le formulaire, pour estimer la valeur de pour une valeur de donnée.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'amplitude de \vec{B} en r=R en relevant graphiquement la valeur prise par la fonction J_1 en x_{01}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression du champ magnétique obtenue à la question Q9 pour isoler son amplitude spatiale en r = R.
- Identifier la valeur de l'argument de la fonction de Bessel : pour la pulsation fondamentale \omega_1, cet argument vaut kR = x_{01} \approx 2{,}405.
- Estimer graphiquement J_1(x_{01}) à partir de la courbe fournie dans le formulaire, puis calculer numériquement l'amplitude correspondante.
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Évaluation de l'amplitude de B(R) par lecture de J_1(x_{01}) sur le graphique fourni.
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D'après l'expression établie à la question Q9, le champ magnétique dans la cavité s'écrit :
avec k = \dfrac{\omega_1}{c}.
L'amplitude temporelle du champ magnétique à la distance r de l'axe est donc :
À la paroi interne, pour r = R, l'argument de la fonction de Bessel vaut :
d'après la condition aux limites étudiée aux questions Q7 et Q8.
Par lecture graphique sur la courbe représentative de J_1(x) (courbe en pointillés du formulaire) pour x = x_{01} \approx 2{,}4, on relève :
On en déduit l'amplitude du champ magnétique en r = R :
Résultat
IV · Choix du matériau supraconducteur
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : supraconductivité, transition de phase
En utilisant les applications numériques des questions Q4 et Q10, indiquer le matériau qui vous semble le plus adapté pour les parois de la cavité supraconductrice.
Voir l'indiceIndice
Comparer la température en paroi interne T(0) calculée en Q4 et le champ magnétique crête B(R) aux valeurs critiques T_c et B_c répertoriées dans le tableau.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les deux conditions nécessaires au maintien de l'état supraconducteur : la température locale doit vérifier T < T_c et le champ magnétique à la surface doit satisfaire B < B_c.
- Confronter les valeurs maximales atteintes dans la cellule TESLA d'après les questions Q4 et Q10 aux valeurs critiques des différents matériaux répertoriés dans le tableau 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la température maximale et du champ magnétique critique pour valider le matériau restant dans l'état supraconducteur.
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Pour que la paroi de la cavité reste dans l'état supraconducteur, le matériau doit vérifier simultanément à tout instant et en tout point :
D'après les applications numériques précédentes :
La température maximale de la paroi (face interne en x = 0) calculée à la question Q4 vaut :
T(0) \approx 2{,}02\text{ K} \quad (\text{matériau de bonne qualité}) \quad \text{à} \quad 2{,}3\text{ K} \quad (\text{mauvaise qualité})Cette température est très inférieure aux températures critiques T_c des trois matériaux proposés (7{,}1\text{ K}, 9{,}2\text{ K} et 93\text{ K}). Le critère thermique est donc vérifié pour chacun d'entre eux.
L'amplitude du champ magnétique à la surface interne de la cavité (r = R) déterminée à la question Q10 vaut :
B_{\text{amp}}(R) \approx 87\text{ mT}
Comparons cette valeur aux champs magnétiques critiques B_c du tableau 1 :
- YBaCuO : B_c = 10\text{ mT} < 87\text{ mT}, la supraconductivité est détruite par le champ magnétique ;
- Plomb (Pb) : B_c = 80\text{ mT} < 87\text{ mT}, le champ magnétique appliqué excède également le champ critique ;
- Niobium (Nb) : B_c = 200\text{ mT} > 87\text{ mT}, le matériau reste supraconducteur avec une marge de sécurité confortable (B_{\text{amp}} \approx 0{,}44\,B_c).
Résultat
V · Mouvement d'un électron dans la cavité résonante
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de grandeur, force électrique
Dans les cavités résonantes de l'accélérateur du laser à électrons libres, les électrons évoluent dans des champs électriques de l'ordre de . Vérifier que le poids est alors bien négligeable devant la force électrique.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'ordre de grandeur du rapport entre le poids m_e g et la force électrique subie eE_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les normes du poids P et de la force électrostatique F_e subies par un électron placé dans le champ électrique.
- Calculer le rapport \frac{P}{F_e} à l'aide des données numériques fournies en fin d'énoncé et conclure quant à la validité de l'approximation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport qE / (mg) \gg 1, montrant que la pesanteur est rigoureusement négligeable devant la force électrostatique.
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Considérons un électron de masse m_e et de charge q = -e. Le poids de l'électron a pour norme :
La force électrique subie par l'électron dans un champ de norme E a pour intensité :
Le rapport des deux forces s'écrit donc :
Avec les données numériques fournies :
- m_e = 9{,}11 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
- g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} ;
- E \sim 10\text{ MV}\cdot\text{m}^{-1} = 1{,}0 \times 10^7\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}.
On obtient :
D'où le rapport :
Le poids est donc totalement négligeable devant la force électrique (d'un facteur d'environ 10^{17}).
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : cinématique, facteur de lorentz
Montrer que, lorsque est proche de , on peut écrire :
Voir l'indiceIndice
Factoriser l'expression 1 - v^2/c^2 = (1-v/c)(1+v/c) et exploiter le fait que v \approx c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer 1 - \frac{v^2}{c^2} en fonction du facteur de Lorentz \gamma.
- Factoriser l'identité remarquable 1 - \frac{v^2}{c^2} = \left(1 - \frac{v}{c}\right)\left(1 + \frac{v}{c}\right).
- Utiliser l'hypothèse v \approx c pour simplifier le terme \left(1 + \frac{v}{c}\right).
Voir la réponse courteRéponse courte
Factorisation de \gamma^{-2} = 1 - v^2/c^2 = (1-v/c)(1+v/c) \approx 2(1-v/c) pour v \approx c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition du facteur de Lorentz :
En élevant au carré puis en inversant, on obtient :
En factorisant la différence de deux carrés, il vient :
soit encore :
Lorsque la vitesse v est très proche de c, on peut effectuer l'approximation au premier ordre :
On en déduit ainsi la relation demandée :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : énergie cinétique, développement limité
Montrer que l'on retrouve l'expression classique de l'énergie cinétique lorsque est petit devant .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité de \gamma = (1 - v^2/c^2)^{-1/2} au premier ordre non nul en (v/c)^2 lorsque v \ll c.
Voir la stratégieStratégie
- Poser le petit paramètre sans dimension \beta = \frac{v}{c} \ll 1.
- Effectuer un développement limité de \gamma = (1 - \beta^2)^{-1/2} à l'ordre 1 en \beta^2 (soit à l'ordre 2 en v/c).
- Injecter ce développement dans la définition relativiste E_c = (\gamma - 1)mc^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de \gamma = (1-v^2/c^2)^{-1/2} à l'ordre 1 en v^2/c^2 pour retrouver E_c \approx \frac{1}{2}mv^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le facteur de Lorentz s'écrit :
Lorsque v \ll c, le terme u = -\dfrac{v^2}{c^2} est petit devant 1. On effectue le développement limité au premier ordre selon la formule usuelle (1 + u)^\alpha = 1 + \alpha u + o(u) avec \alpha = -\frac{1}{2} :
Il vient ainsi pour l'écart (\gamma - 1) :
En reportant cette approximation dans l'expression relativiste de l'énergie cinétique E_c = (\gamma - 1)mc^2, on obtient :
soit finalement :
On retrouve bien l'expression newtonienne classique de l'énergie cinétique à la limite des faibles vitesses.
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Notions : facteur de lorentz, énergie cinétique
Calculer numériquement les valeurs manquantes (il n'est pas nécessaire de recopier tout le tableau).
Voir l'indiceIndice
Utiliser les relations E_c = (\gamma - 1)m_e c^2 et 1 - v/c \approx 1/(2\gamma^2) pour compléter la dernière colonne à 2\times 10^{10}\text{ eV}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Applications numériques directes reliant \gamma, v/c et l'énergie totale ou cinétique relativiste de l'électron.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie cinétique relativiste s'écrit :
d'où l'expression du facteur de Lorentz :
Calculons au préalable l'énergie de masse de l'électron en électron-volts :
Pour E_c = 2 \times 10^{10}\text{ eV} = 20\text{ GeV}, comme E_c \gg m_e c^2, on a :
En conservant un seul chiffre significatif, conformément aux conventions des colonnes précédentes du tableau 2 :
D'après la relation établie à la question Q13, l'écart relatif à la vitesse de la lumière vaut :
En utilisant la valeur non arrondie de \gamma :
Soit, avec deux chiffres significatifs comme dans le tableau :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : cavité résonante, condition de synchronisme
Déterminer la valeur numérique de .
Voir l'indiceIndice
Relier la longueur axiale H à la vitesse c de l'électron et à la durée de parcours fixée à une demi-période RF T_1/2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la distance parcourue par l'électron entre son entrée en z = -H/2 à t = 0 et sa sortie en z = H/2 à t = T_1/2.
- Utiliser l'hypothèse d'une vitesse constante et égale à c pour relier H à la demi-période temporelle T_1/2, puis à la pulsation \omega_1.
- Réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de synchronisme de l'électron ultra-relativiste avec le champ accélérateur : demi-période spatiale H = c/(2f_1).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'électron entre dans la cavité à l'instant t = 0 en z = -H/2 et en ressort à l'instant t = T_1/2 en z = H/2. La distance parcourue selon l'axe (Oz) est donc :
Pendant cette traversée, sa vitesse est supposée constante et égale à c le long de (Oz). La durée du parcours étant \Delta t = \frac{T_1}{2}, on a :
Or, la période temporelle T_1 du champ électrique est liée à la pulsation \omega_1 par T_1 = \frac{2\pi}{\omega_1} (ou à la fréquence propre f_1 = 1{,}3\text{ GHz} par T_1 = \frac{1}{f_1}). On en déduit :
Avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f_1 = 1{,}3 \times 10^9\text{ s}^{-1} (\omega_1 = 2\pi \times 1{,}3 \times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : théorème de l'énergie cinétique, travail d'une force
En utilisant le théorème de la puissance cinétique adapté à la relativité restreinte donné dans la section « Données et formulaire », exprimer la variation d'énergie cinétique de l'électron lors de son passage dans la cavité en fonction de , , et . Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de la puissance cinétique \mathrm{d}E_c/\mathrm{d}t = -e\vec{E}\cdot \vec{v} le long de l'axe (Oz) et intégrer sur la demi-période temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électrique subie par l'électron de charge q = -e sur l'axe de la cavité.
- Appliquer le théorème de la puissance cinétique relativiste pour calculer le travail fourni par cette force sur la durée de traversée \Delta t = T_1/2.
- Effectuer l'application numérique en joules et en électron-volts.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du travail de la force électrique qE_z(z,t) sur le parcours d'une cellule pour trouver le gain énergétique.
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Le long de l'axe (Oz), le champ électrique est donné par :
L'électron possède une charge électrique q = -e. Il subit donc une force électrique orientée selon +\vec{e}_z :
Sa vitesse restant constante en norme et alignée selon l'axe (\vec{v} = c\,\vec{e}_z), le théorème de la puissance cinétique adapté à la relativité restreinte s'écrit :
L'électron traverse la cavité entre les instants t = 0 et t = \frac{T_1}{2} = \frac{\pi}{\omega_1}. La variation de son énergie cinétique vaut donc :
On obtient ainsi :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}
- c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- E_0 = 50\text{ MV}\cdot\text{m}^{-1} = 5{,}0 \times 10^7\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
- \omega_1 = 2\pi \times 1{,}3 \times 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
Exprimée en électron-volts (\Delta E_c / e) :
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : accélération de particules, ordre de grandeur
Combien faut-il de cavités pour obtenir un tel changement d'énergie ? En déduire une estimation de la longueur de l'accélérateur linéaire du XFEL.
Voir l'indiceIndice
Calculer le nombre total de cavités nécessaires pour assurer l'accroissement d'énergie \Delta E_c = 9\text{ GeV}, puis multiplier par la longueur unitaire H.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gain total d'énergie cinétique requis \Delta E_{c,\text{tot}} à partir des énergies initiale et finale fournies dans l'énoncé.
- En déduire le nombre de cavités N_{\text{cav}} nécessaires en divisant ce gain total par le gain d'énergie cinétique apporté par une seule cavité, obtenu à la question Q17.
- Estimer la longueur minimale de la section accélératrice en multipliant le nombre de cavités par la longueur unitaire H déterminée à la question Q16.
Voir la réponse courteRéponse courte
Division du gain d'énergie souhaité par le gain unitaire par cellule, donnant le nombre de cavités et la longueur totale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le gain total d'énergie cinétique que doivent acquérir les électrons est :
D'après le résultat de la question Q17, chaque cavité fournit un surcroît d'énergie cinétique de :
Le nombre de cavités nécessaires s'écrit donc :
Application numérique :
soit environ :
En première approximation, si les cavités étaient jointives sans espaces interstitiels, la longueur totale de l'accélérateur serait :
Avec H \approx 11{,}5\text{ cm} = 0{,}115\text{ m} (d'après la question Q16) :
soit :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (24 % des questions), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (20 %), Interférences lumineuses (16 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %). Plus ponctuellement : Diffusion thermique et diffusion de particules, Ondes mécaniques et acoustiques, Magnétostatique, Circuits électriques et régimes transitoires, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport relève de nombreuses questions proches du cours globalement bien traitées, mais aussi des questions peu guidées ou d'analyse jugées difficiles, comme la question sur la chaîne d'oscillateurs ou celle sur les interférences en fin de sujet. Moyenne : 9,4/20 (écart-type 4,12, 3 621 présents).
Pourquoi peut-on sortir le facteur de Lorentz de la dérivée en Q26 ?
Grâce au résultat de Q25 : la puissance de la force de Lorentz étant nulle, la norme de la vitesse et donc le facteur \gamma sont constants au cours du mouvement. On peut ainsi écrire \mathrm{d}(\gamma m_e \vec{v})/\mathrm{d}t = \gamma m_e \mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t.
Faut-il connaître le schéma d'Euler pour traiter la question Q36 ?
Non : il suffit d'approcher chaque dérivée temporelle par un taux d'accroissement élémentaire, \Delta \varphi / \delta t et \Delta \eta / \delta t, directement dans le système différentiel fourni par l'énoncé.
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