Corrigé détaillé Centrale Physique 1 PC 2025
Vitesses mécaniques et célérités des ondes
- 35 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI : 26 questions sur 35, parties Partie A et Partie B.I
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 26 questions sur 35, partie Partie A en entier. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 25 · PTSI 25 · MP2I 25 · TSI1 22 · BCPST1 11 questions.
Détail par partie
- Partie Partie A : Mécanique et célérité de la lumière21/21Faisable
- Partie Partie B : Mécanique et célérité des ondes acoustiques5/14En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Mécanique, Ondes et signaux, Optique ondulatoire · 8 incontournables · 26 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transversal explore avec élégance la distinction conceptuelle fondamentale entre la vitesse cinématique de déplacement d'un corps matériel et la célérité de propagation d'une perturbation ondulatoire. Il s'articule autour de deux problèmes entièrement indépendants : le premier confronte les vitesses planétaires ou fluides à la vitesse de la lumière dans le vide (méthode astronomique de Rømer, avance du périhélie de Mercure par une correction séculaire relativiste, et célèbre expérience d'entraînement partiel de Fizeau préludant à la relativité restreinte). Le second explore les ondes acoustiques, d'abord au travers du phénomène singulier du « chant des dunes » modélisé par une dynamique granulaire avec dissipation, puis via l'acoustique sous-marine dans un écoulement océanique visqueux à partir de l'équation de Navier-Stokes.
Très complet et formateur, ce sujet balaie un spectre particulièrement vaste du programme de physique des classes préparatoires (mécanique céleste keplérienne, optique ondulatoire et interférences, bilans d'énergie mécanique, thermodynamique des fluides et acoustique linéaire). Sa structure progressive alterne questions de cours directes, modélisations physiques originales et applications numériques contextualisées. Il constitue un support de révision d'un intérêt pédagogique exceptionnel pour les étudiants de la filière PC.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,32/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 26 questions sur 35, parties Partie A et Partie B.I.
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Sommaire
35 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
35 questionsPartie Partie A : Mécanique et célérité de la lumière
I · La mesure de la célérité de la lumière par Rømer
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation
Notions : effet doppler, retard temporel
Exprimer la distance en fonction de , , et des instants et . En déduire que la réception des signaux par est périodique de période et exprimer en fonction de , et . Connaissez-vous le nom usuellement donné à l'effet ainsi mis en évidence ?
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Exprimer le temps de vol du signal lumineux pour les deux émissions successives en tenant compte de la position de R, puis écrire que d_{k+1}-d_k = v(t'_{k+1}-t'_k) ; identifier l'effet Doppler acoustique/optique classique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les dates de réception t'_k et t'_{k+1} à partir des dates d'émission et des durées de propagation à la célérité c_0 sur les distances respectives d_k et d_{k+1}.
- Relier la variation de distance d_{k+1} - d_k à la vitesse v du récepteur pendant la durée t'_{k+1} - t'_k, puis en déduire la période de réception T'.
- Identifier le phénomène ondulatoire classique correspondant.
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Expression du retard temporel de propagation d_k/c_0 et déduction de la période apparente T' par effet Doppler longitudinal.
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Le signal lumineux émis par \mathrm{E} à la date t_k = kT se propage dans le vide à la célérité constante c_0. Il est reçu en \mathrm{R}_k à la date t'_k après avoir parcouru la distance d_k, d'où :
De même, le signal suivant, émis à la date t_{k+1} = (k+1)T = t_k + T, est reçu en \mathrm{R}_{k+1} à la date t'_{k+1} après avoir parcouru la distance d_{k+1} :
Par différence membre à membre entre ces deux relations :
On en déduit l'expression de la distance d_{k+1} :
Par ailleurs, le récepteur \mathrm{R} est animé d'un mouvement rectiligne uniforme à la vitesse v dirigée selon l'axe d'éloignement. Entre les instants de réception t'_k et t'_{k+1}, son déplacement s'écrit :
En identifiant les deux expressions de d_{k+1} - d_k, il vient :
D'où l'intervalle entre deux réceptions successives :
Cette durée est indépendante de l'indice k. La réception est donc rigoureusement périodique de période T' donnée par :
Cet effet correspond à l'effet Doppler (ou effet Doppler-Fizeau pour les ondes lumineuses).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : cinématique du point, vecteur position
Exprimer en fonction de , des composantes et de et de l'intervalle de temps entre réceptions, .
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Placer le point \mathrm{R}_{k+1} dans un repère centré en E avec l'axe (Ox) selon la direction initiale, puis appliquer le théorème de Pythagore sur les coordonnées de \overrightarrow{\mathrm{R}_{k+1}\mathrm{E}}.
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- Exprimer le vecteur position \overrightarrow{\mathrm{R}_{k+1}\mathrm{E}} par relation de Chasles en utilisant \overrightarrow{\mathrm{R}_k\mathrm{E}} et le vecteur déplacement \overrightarrow{\mathrm{R}_k\mathrm{R}_{k+1}} \simeq \vec{v} T'.
- Projeter ce vecteur sur la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y) liée au repère choisi par l'énoncé.
- En déduire la norme d_{k+1} = \|\overrightarrow{\mathrm{R}_{k+1}\mathrm{E}}\|.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation géométrique donnant la distance d_{k+1} par développement de la norme du vecteur position après déplacement pendant T'.
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D'après l'énoncé, le déplacement du récepteur \mathrm{R} entre les instants t'_k et t'_{k+1} est quasi-rectiligne et uniforme à la vitesse \vec{v} = v_x \vec{u}_x + v_y \vec{u}_y :
Par la relation de Chasles, on exprime le vecteur \overrightarrow{\mathrm{R}_{k+1}\mathrm{E}} :
En utilisant la convention fixée par l'énoncé, \overrightarrow{\mathrm{R}_k\mathrm{E}} = -d_k \vec{u}_x, il vient :
La distance d_{k+1} correspond à la norme euclidienne de ce vecteur :
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : effet doppler, développement limité
En déduire l'expression approchée, au premier ordre en :
Dans cette relation, la composante peut être qualifiée de vitesse d'éloignement.
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Effectuer un développement limité au premier ordre en v/c_0 de la distance d_{k+1} calculée en Q2, sachant que T' \simeq T, puis injecter dans la relation entre T' et T.
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- Relier l'intervalle de réception T' = t'_{k+1} - t'_k à la variation de distance d_{k+1} - d_k à partir des temps de propagation du signal lumineux (résultat de la question Q1).
- Effectuer un développement limité de d_{k+1} au premier ordre par rapport au petit paramètre \frac{\|\vec{v}\| T'}{d_k} \ll 1.
- Réinjecter cette approximation dans l'équation vérifiée par T' et isoler T'.
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Développement au premier ordre en v/c_0 conduisant à la formule Doppler usuelle avec la composante radiale v_x.
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D'après la question Q1, la différence entre les instants de réception s'écrit :
soit encore :
D'après le résultat de la question Q2, la distance d_{k+1} vaut :
Le déplacement du récepteur pendant une durée T' est totalement négligeable devant la distance astronomique le séparant de l'émetteur (\|\vec{v}\| T' \ll d_k). On effectue un développement limité au premier ordre :
Il vient donc au premier ordre :
En reportant cette expression dans la relation des temps de parcours :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : loi de kepler, période de révolution
On admettra que la Terre et Jupiter ont des orbites circulaires et coplanaires, héliocentriques, parcourues dans le même sens. Les données en fin d'énoncé en donnent certaines propriétés. Exprimer puis calculer la période de révolution de Jupiter autour du Soleil.
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Appliquer la troisième loi de Kepler reliant les périodes et les demi-grands axes des orbites de la Terre et de Jupiter autour du Soleil : T_\mathrm{J}^2 / d_\mathrm{JS}^3 = T_0^2 / a_0^3.
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- Appliquer la troisième loi de Kepler reliant la période de révolution d'une planète au demi-grand axe de son orbite (ici le rayon de l'orbite circulaire) autour du Soleil.
- Exprimer la période T_\mathrm{J} de Jupiter soit directement en fonction de T_0, a_0 et d_\mathrm{JS} par comparaison avec l'orbite terrestre, soit à partir de la loi de la gravitation universelle faisant intervenir \mathcal{G} et M_\odot.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données dans le tableau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Troisième loi de Kepler appliquée à Jupiter autour du Soleil pour déterminer sa période orbitale T_\mathrm{J} \simeq 11{,}9\text{ ans}.
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Dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen, le mouvement d'une planète de masse m en orbite circulaire de rayon R autour du Soleil de masse M_\odot \gg m est régi par la force gravitationnelle :
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la planète donne l'accélération normale :
On en déduit la troisième loi de Kepler pour une orbite circulaire de rayon R :
Cette constante ne dépendant que de la masse du Soleil, elle est identique pour la Terre (période T_0, rayon a_0) et pour Jupiter (période T_\mathrm{J}, rayon d_\mathrm{JS}) :
On en déduit l'expression de la période de révolution de Jupiter :
Remarque : On peut également écrire l'expression directement à l'aide de la constante de gravitation :
Application numérique : Avec T_0 = 365\text{ jours}, d_\mathrm{JS} = 7,78 \cdot 10^{11}\text{ m} et a_0 = 1,49 \cdot 10^{11}\text{ m} :
En secondes (avec 1\text{ jour} = 86\,400\text{ s}) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point
Notions : mouvement circulaire uniforme, vitesse orbitale
Montrer que dans ce référentiel le mouvement de la Terre est circulaire uniforme de vitesse . Quelles sont les valeurs extrêmes et moyenne de la vitesse d'éloignement de la Terre par rapport à E ?
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Calculer la vitesse angulaire relative de la Terre dans le repère tournant lié à l'axe Soleil-Jupiter (\omega_\mathrm{rel} = 2\pi/T_0 - 2\pi/T_\mathrm{J}), puis projeter la vitesse orbitale sur l'axe joignant la Terre à Jupiter pour trouver les extrema.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire le mouvement de la Terre et de Jupiter dans le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_H, puis déterminer la loi horaire de la position de la Terre dans le référentiel tournant \mathcal{R} lié à l'axe Soleil–Jupiter.
- Exprimer la vitesse scalaire orbitale relative v et effectuer l'application numérique.
- Définir la vitesse d'éloignement comme la projection de la vitesse de la Terre sur la ligne de visée issue de Jupiter, et déterminer ses extrema géométriques ainsi que sa valeur moyenne temporelle.
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Vitesse orbitale de la Terre dans le référentiel lié à la ligne Soleil-Jupiter et vitesses d'éloignement extrêmes et moyenne.
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Dans le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_H, supposé galiléen, le centre du Soleil O est fixe. Les mouvements de la Terre (T) et de Jupiter (J) sont circulaires uniformes, coplanaires, de même sens, de rayons respectifs a_0 et d_\mathrm{JS}, et de pulsations orbitales :
Le référentiel d'étude \mathcal{R} a pour origine O et tourne autour de l'axe perpendiculaire au plan orbital avec la vitesse angulaire de Jupiter \vec{\Omega} = \omega_\mathrm{J}\vec{u}_z. Dans ce référentiel :
- la distance de la Terre au Soleil reste constante et égale à a_0 ;
- la longitude de la Terre varie à la vitesse angulaire relative constante \omega = \dot{\theta} = \omega_0 - \omega_\mathrm{J} > 0.
Le mouvement de la Terre dans \mathcal{R} est donc circulaire et uniforme.
La norme de sa vitesse s'écrit :
Avec les données numériques de l'énoncé :
- a_0 = 1,49 \cdot 10^{11}\text{ m},
- T_0 = 365\text{ jours} = 365 \times 86\,400\text{ s} \simeq 3,154 \cdot 10^7\text{ s},
- T_\mathrm{J} \simeq 4,36 \cdot 10^3\text{ jours} \simeq 3,767 \cdot 10^8\text{ s} (calculée en Q4),
on obtient :
Valeurs extrêmes et moyenne de la vitesse d'éloignement La vitesse d'éloignement v_\text{él} de la Terre par rapport à E (confondu avec Jupiter) est la dérivée temporelle de la distance d = \mathrm{ET}, soit la projection de la vitesse relative \vec{v} sur le vecteur unitaire de la ligne de visée \vec{u}_{\mathrm{E}\to\mathrm{T}} :
La norme de \vec{v} étant constante et égale à v :
La valeur maximale est atteinte lorsque la vitesse est colinéaire et de même sens que la ligne de visée (ce qui se produit lorsque la ligne de visée depuis Jupiter est tangente à l'orbite terrestre, lors de l'éloignement) :
\boxed{v_{\text{él, max}} = +v \simeq +27\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}La valeur minimale est atteinte à l'autre tangente orbitale (lors du rapprochement maximal) :
\boxed{v_{\text{él, min}} = -v \simeq -27\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}La distance d(t) étant une fonction périodique du temps de période synodique T_\mathrm{s} = \frac{2\pi}{\omega_0 - \omega_\mathrm{J}}, la valeur moyenne sur un tour complet est identiquement nulle :
\langle v_\text{él} \rangle = \frac{1}{T_\mathrm{s}} \int_0^{T_\mathrm{s}} \frac{\mathrm{d}d}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}t = \frac{d(T_\mathrm{s}) - d(0)}{T_\mathrm{s}} = 0.\boxed{\langle v_\text{él} \rangle = 0}
Résultat
Question 6
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : célérité de la lumière, retard temporel
En écrivant que la variation temporelle est directement liée au temps nécessaire à la lumière pour traverser la distance entre Jupiter et la Terre, montrer que ; en déduire l'estimation proposée par Rømer pour ; commenter.
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Relier la variation maximale du temps de réception au temps mis par la lumière pour traverser le diamètre de l'orbite terrestre (\Delta t \simeq 2a_0/c_0), puis identifier \Delta\tau sur un tour d'orbite.
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- Relier la variation temporelle globale au retard de propagation de la lumière sur la distance maximale séparant les positions extrêmes de la Terre par rapport à Jupiter (traversée du diamètre de l'orbite terrestre).
- Exprimer le diamètre orbital 2a_0 en fonction de la vitesse v et de la période de révolution T_0.
- En déduire l'estimation numérique de c_0 et commenter la précision historique de la mesure de Rømer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du retard de propagation le long de l'orbite terrestre menant à \Delta \tau et à l'estimation historique de c_0.
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Dans le référentiel accompagnant Jupiter, la Terre décrit une trajectoire circulaire de rayon a_0 autour du Soleil, tandis que Jupiter est fixe sur l'axe (Ox) à la distance d_{\mathrm{JS}}. La distance séparant la Terre de Jupiter varie donc entre :
L'écart maximal de distance parcourue par les signaux lumineux émis par Io est ainsi le diamètre de l'orbite terrestre :
La variation temporelle totale \Delta\tau observée sur une année correspond au temps mis par la lumière pour traverser cette distance supplémentaire à la célérité c_0 :
Or, en négligeant en première approximation la vitesse orbitale de Jupiter devant celle de la Terre (T_{\mathrm{J}} \gg T_0), la vitesse orbitale v de la Terre s'écrit :
On en déduit immédiatement la relation demandée :
On en déduit l'expression de la célérité de la lumière dans le vide :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- T_0 = 365\text{ jours} = 365 \times 86\,400\text{ s} \simeq 3,154 \cdot 10^7\text{ s} ;
- v \simeq 27\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 2,7 \cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \Delta\tau = 22\text{ min} = 22 \times 60\text{ s} = 1\,320\text{ s}.
Commentaire :
- Historiquement, cette démarche menée par Ole Rømer en 1676 (puis exploitée quantitativement par Christian Huygens en 1678) constitue la toute première preuve que la lumière se propage à une vitesse finie et non instantanée.
- La valeur obtenue (\simeq 2,1 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) est du bon ordre de grandeur, bien qu'inférieure d'environ 30\,\% à la valeur admise aujourd'hui (c_0 = 3,00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). Cet écart s'explique principalement par la surestimation de \Delta\tau (la traversée du diamètre 2a_0 par la lumière prend en réalité \approx 16,6\text{ min} \approx 1\,000\text{ s}) ainsi que par l'incertitude sur la valeur de l'unité astronomique a_0 à l'époque.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point
Notions : centre de masse, référentiel barycentrique
Estimer le rapport des masses du Soleil et de Jupiter puis commenter, numériquement, l'écart entre les centres de ces deux référentiels et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la troisième loi de Kepler pour Io autour de Jupiter afin de déterminer la masse M_\mathrm{J} de Jupiter, puis positionner le barycentre du couple Soleil-Jupiter par rapport au rayon du Soleil R_\mathrm{S}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la troisième loi de Kepler à l'orbite de Jupiter autour du Soleil, puis à celle de Io autour de Jupiter, pour en déduire le rapport des masses M_\odot / M_\mathrm{J}.
- Définir la position du centre de masse G (origine de \mathcal{R}_\mathrm{K}) par rapport au centre S du Soleil (origine de \mathcal{R}_\mathrm{H}) en ne considérant que le couple Soleil-Jupiter.
- Calculer numériquement cette distance SG et la comparer au rayon du Soleil R_\mathrm{S}.
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Calcul du rapport M_\odot/M_\mathrm{J} et position du barycentre du système Soleil-Jupiter situé juste à l'extérieur de la surface solaire.
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Dans le cadre de la gravitation newtonienne, la troisième loi de Kepler appliquée à une orbite quasi-circulaire de rayon r et de période T sous l'attraction d'un astre central de masse M (avec une masse en orbite négligeable devant M) s'écrit :
Pour le mouvement de Jupiter autour du Soleil (de rayon orbital d_\mathrm{JS} et de période T_\mathrm{J}) :
\frac{T_\mathrm{J}^2}{d_\mathrm{JS}^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}M_\odot}Pour le mouvement du satellite Io autour de Jupiter (de rayon orbital d_\mathrm{JI} et de période orbitale T_\mathrm{Io} = \tau_m) :
\frac{T_\mathrm{Io}^2}{d_\mathrm{JI}^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}M_\mathrm{J}}
En faisant le rapport de ces deux relations, on obtient :
Avec d_\mathrm{JS} = 7,78\cdot 10^{11}\text{ m}, d_\mathrm{JI} = 4,22\cdot 10^8\text{ m}, T_\mathrm{Io} = \tau_m = 42,46\text{ h} = 1,529\cdot 10^5\text{ s} et T_\mathrm{J} \simeq 3,76\cdot 10^8\text{ s} (d'après Q4) :
d'où :
(On trouve plus précisément M_\odot / M_\mathrm{J} \simeq 1040, ce qui correspond à M_\mathrm{J} \simeq 1{,}9\cdot 10^{27}\text{ kg} en utilisant M_\odot = 1{,}99\cdot 10^{30}\text{ kg}).
Déterminons à présent l'écart entre le centre du Soleil S (origine de \mathcal{R}_\mathrm{H}) et le barycentre G du système Soleil-Jupiter (origine de \mathcal{R}_\mathrm{K}). Par définition du barycentre :
Comme M_\mathrm{J} \ll M_\odot, la distance d_\mathrm{HK} = SG entre les centres des deux référentiels vaut :
Application numérique :
Commentaire : On compare cette distance au rayon moyen du Soleil R_\mathrm{S} = 6{,}96\cdot 10^8\text{ m} :
Le barycentre du système solaire (dominé par Jupiter) se situe donc à l'extérieur du Soleil, juste au-delà de sa surface. Le Soleil n'est pas rigoureusement fixe dans le référentiel barycentrique de Copernic mais décrit une petite orbite autour de G. Pour une étude fine des mouvements planétaires séculaires (comme les perturbations keplériennes), le référentiel de Copernic (\mathcal{R}_\mathrm{K}) constitue donc une meilleure approximation d'un référentiel galiléen que le référentiel héliocentrique (\mathcal{R}_\mathrm{H}).
Résultat
II.1 · La trajectoire de Mercure selon les lois de Kepler
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : trajectoire elliptique, excentricité
On admet alors l'expression de l'équation de la trajectoire, où et sont des constantes positives. Exprimer puis calculer les paramètres et de la trajectoire de Mercure en fonction des données et .
Voir l'indiceIndice
Identifier les distances au périhélie (\theta=0) et à l'aphélie (\theta=\pi) dans l'équation polaire de la conique pour former un système de deux équations d'inconnues p et e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification aux distances au périhélie et à l'aphélie pour exprimer le paramètre p et l'excentricité e de l'orbite de Mercure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation polaire fournie, la distance r(\theta) = \frac{p}{1 + e \cos \theta} atteint ses extrema lorsque la fonction cosinus vaut \pm 1 :
au périhélie (\theta = 0, point le plus proche du Soleil) :
r_{\min} = \frac{p}{1 + e}à l'aphélie (\theta = \pi, point le plus éloigné du Soleil) :
r_{\max} = \frac{p}{1 - e}
En prenant les inverses de ces deux relations :
Par somme et différence :
On en déduit immédiatement les expressions de p (le paramètre de l'ellipse) et de e (l'excentricité) :
Application numérique :
Avec les données de l'énoncé :
- r_{\min} = 4{,}60 \cdot 10^{10}\text{ m}
- r_{\max} = 6{,}98 \cdot 10^{10}\text{ m}
on obtient :
d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : constante des aires, loi des aires
Exprimer l'accélération de sous la forme et exprimer la constante . Montrer que ; préciser le nom et le signe de la constante .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à Mercure soumis à la force gravitationnelle attractive de Newton, et projeter le moment cinétique pour retrouver la constante des aires \mathcal{C}_a.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la planète Mercure dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen, soumise à la seule attraction gravitationnelle du Soleil, pour identifier l'accélération \vec{a} et la constante K.
- Exprimer la composante orthoradiale de l'accélération en coordonnées polaires (ou utiliser la conservation du moment cinétique) pour établir l'intégrale première du mouvement r^2\dot{\theta} = \mathcal{C}_a.
- Identifier le nom de cette constante et déterminer son signe à partir du sens de parcours de la trajectoire imposé par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Principe fondamental de la dynamique en force centrale newtonienne et conservation du moment cinétique scalaire \mathcal{C}_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le point matériel \mathrm{M} (planète Mercure de masse m) dans le référentiel héliocentrique réputé galiléen, repéré par les coordonnées polaires (r, \theta) de base mobile (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta). La seule force prise en compte est l'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil (de masse M_\odot) situé en O :
D'après la deuxième loi de Newton, m\vec{a} = \vec{F}, d'où l'expression de l'accélération :
Par identification avec la forme demandée \vec{a} = -\dfrac{K}{r^2}\vec{u}_r, on obtient :
En coordonnées polaires dans le plan (Oxy), l'accélération de \mathrm{M} s'écrit de manière générale :
Comme la force est purement centrale, la composante orthoradiale a_\theta de l'accélération est nulle :
La quantité r^2\dot{\theta} est donc une constante du mouvement au cours du temps, notée \mathcal{C}_a :
- \mathcal{C}_a est appelée la constante des aires (liée à la vitesse aréolaire par \dfrac{\mathrm{d}\mathcal{A}}{\mathrm{d}t} = \dfrac{1}{2}\mathcal{C}_a).
L'énoncé précisant que la trajectoire est parcourue dans le sens direct, on a \dot{\theta} > 0. Comme r > 0, la constante \mathcal{C}_a est strictement positive :
\boxed{\mathcal{C}_a > 0}
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : hodographe, dérivation vectorielle
On note la vitesse de ; sur un tour, c'est une fonction de l'angle . Montrer que le mouvement est caractérisé par où est une constante positive que l'on précisera.
Voir l'indiceIndice
Dériver la vitesse par rapport à \theta en utilisant \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} \frac{\mathrm{d}t}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\vec{a}}{\dot{\theta}}, puis injecter \vec{a} = -\frac{K}{r^2}\vec{u}_r et \mathcal{C}_a = r^2\dot{\theta} en se rappelant que \frac{\mathrm{d}\vec{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta} = -\vec{u}_r.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée de la vitesse par rapport à \theta en utilisant la règle de dérivation par rapport au temps : \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta} \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}\theta}.
- Remplacer \vec{a} et \dot{\theta} par leurs expressions issues de la question Q9 pour faire apparaître -\vec{u}_r.
- Relier -\vec{u}_r à \frac{\mathrm{d}\vec{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta} et en déduire la constante positive H.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de la vitesse par rapport à \theta en substituant \mathrm{d}t par la constante des aires, définissant l'hodographe circulaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Puisque le mouvement est parcouru dans le sens direct, on a \dot{\theta} > 0 à chaque instant. On peut donc exprimer l'accélération en fonction de l'angle polaire \theta à l'aide de la règle de dérivation en chaîne :
D'où :
D'après la question Q9, l'accélération s'écrit \vec{a} = -\frac{K}{r^2}\vec{u}_r, et la constante des aires vérifie r^2 \dot{\theta} = \mathcal{C}_a. On en déduit :
Par ailleurs, dans la base polaire plane (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta), la dérivée de \vec{u}_\theta par rapport à \theta est :
En substituant -\vec{u}_r = \frac{\mathrm{d}\vec{u}_\theta}{\mathrm{d}\theta}, il vient directement :
Cette relation est bien de la forme annoncée :
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : vecteur de runge-lenz, équation de la trajectoire
En déduire qu'on peut, sans perdre de généralité, choisir un vecteur constant de norme et dirigé selon de sorte que puis vérifier que la projection de cette relation sur permet de retrouver l'équation de la trajectoire, avec .
Voir l'indiceIndice
Intégrer vectoriellement la relation précédente par rapport à \theta pour faire apparaître une constante vectorielle d'intégration, puis projeter H\vec{v} sur \vec{u}_\theta en utilisant v_\theta = r\dot{\theta} = \mathcal{C}_a/r.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer par rapport à \theta l'équation différentielle vectorielle établie en Q10 pour faire apparaître le vecteur constant d'intégration \vec{e}.
- Exprimer \vec{e}\cdot\vec{u}_\theta et exploiter le choix de l'axe (\mathrm{O}x) orienté vers le périhélie (\theta = 0) pour identifier la direction et la norme de \vec{e}.
- Projeter la relation sur le vecteur unitaire \vec{u}_\theta et exprimer la vitesse orthoradiale v_\theta = r\dot{\theta} à l'aide de la constante des aires \mathcal{C}_a pour retrouver l'équation de la conique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration vectorielle introduisant le vecteur excentricité \vec{e} et projection sur \vec{u}_\theta redonnant l'équation polaire de la conique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q10, le mouvement vérifie l'équation différentielle :
Par intégration par rapport à l'angle polaire \theta, la quantité entre parenthèses est un vecteur constant du plan de l'orbite, noté \vec{e} :
Dans la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y), le vecteur unitaire orthoradial s'écrit \vec{u}_\theta = -\sin\theta\,\vec{u}_x + \cos\theta\,\vec{u}_y. En décomposant le vecteur constant sous la forme générale \vec{e} = e_x \vec{u}_x + e_y \vec{u}_y, son produit scalaire avec \vec{u}_\theta vaut :
Or, le repère a été choisi (figure 3 de l'énoncé) de telle sorte que le périhélie (distance minimale au Soleil) corresponde à \theta = 0. Pour retrouver la forme canonique r(\theta) = \frac{p}{1+e\cos\theta} sans terme en \sin\theta, on peut choisir sans perte de généralité l'axe (\mathrm{O}x) colinéaire à l'axe focal, ce qui impose e_x = 0 et e_y = e > 0. Le vecteur constant \vec{e} est donc de norme e et dirigé selon (\mathrm{O}y) :
Projetons la relation H\vec{v} = \vec{u}_\theta + \vec{e} sur \vec{u}_\theta :
En coordonnées polaires, \vec{v} = \dot{r}\vec{u}_r + r\dot{\theta}\vec{u}_\theta, soit \vec{v}\cdot\vec{u}_\theta = r\dot{\theta}. En utilisant la constante des aires \mathcal{C}_a = r^2\dot{\theta} (question Q9) et l'expression H = \frac{\mathcal{C}_a}{K} (question Q10), il vient :
On retrouve bien l'équation polaire de la trajectoire :
Résultat
II.2 · Correction relativiste pour la trajectoire de Mercure
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : correction relativiste, ordre de grandeur
Proposer, dans le cas de Mercure, une estimation numérique du rapport . En déduire une estimation de l'effet relativiste sur la rotation de Mercure, cumulé au bout d'un siècle. On pourra supposer que reste de l'ordre de grandeur de l'unité.
Voir l'indiceIndice
Estimer la vitesse orbitale typique de Mercure par v_\theta \sim \sqrt{GM_\odot/a}, en déduire le rapport v_\theta/c_0, puis évaluer le décalage angulaire relativiste cumulé sur un siècle connaissant la période de révolution de la planète.
Voir la stratégieStratégie
- Estimer la vitesse orbitale caractéristique de Mercure à partir du demi-grand axe de son orbite et de la troisième loi de Kepler, puis en déduire le rapport v_\theta/c_0.
- Évaluer l'ordre de grandeur de la perturbation angulaire par révolution induite par l'accélération relativiste, puis calculer le nombre de révolutions effectuées par Mercure en un siècle pour obtenir l'effet cumulé et le comparer à la valeur expérimentale de 42'' par siècle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation numérique du paramètre (v_\theta/c_0)^2 pour Mercure et évaluation de l'avance du périhélie cumulée sur un siècle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Estimation du rapport v_\theta/c_0 pour Mercure
Le demi-grand axe de l'orbite de Mercure vaut :
Pour une orbite faiblement excentrique (e \simeq 0{,}21), la vitesse orbitale moyenne v donne un excellent ordre de grandeur de la composante orthoradiale v_\theta :
Numériquement :
Avec c_0 = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :
2. Estimation de l'effet relativiste cumulé sur un siècle
L'accélération totale s'écrit \vec{a} = \vec{a}_{\text{K}} + \vec{a}_{\text{rel}}. L'importance relative de la correction relativiste est mesurée par le terme adimensionné :
Avec \gamma \sim 1, on a \varepsilon \sim (1{,}6 \cdot 10^{-4})^2 \simeq 2{,}6 \cdot 10^{-8}.
Sur une période orbitale, l'effet d'une telle force perturbatrice centrale se traduit par une rotation de l'axe des absides d'un angle par tour de l'ordre de :
D'après la troisième loi de Kepler, la période de révolution de Mercure T_{\text{M}} vérifie :
En un siècle (\Delta t = 100\text{ ans}), le nombre de révolutions effectuées par Mercure est :
L'avance séculaire cumulée en radians est donc de l'ordre de :
En convertissant en secondes d'arc à l'aide de 1'' = 4{,}85 \cdot 10^{-6}\text{ rad} :
Résultat
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : moyenne temporelle, perturbation d'orbite
Montrer que cette moyenne se met sous la forme et expliciter la constante en fonction des données ; on pourra dans la suite admettre que .
Voir l'indiceIndice
Transformer la moyenne temporelle d'une grandeur X sur une période T en une intégrale angulaire en utilisant \mathrm{d}t = \frac{r^2}{\mathcal{C}_a}\mathrm{d}\theta, puis utiliser l'équation de la conique et les intégrales trigonométriques du formulaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la moyenne temporelle \langle \vec{a}_\text{rel} \rangle sur une période T en effectuant le changement de variable t \to \theta grâce à la loi des aires \mathrm{d}t = \frac{r^2}{\mathcal{C}_a}\,\mathrm{d}\theta.
- Exprimer v_\theta en fonction de \theta à l'aide de l'équation de la trajectoire non perturbée et calculer les intégrales trigonométriques fournies par le formulaire.
- Relier le vecteur unitaire résultant au produit vectoriel \vec{u}_z \wedge \vec{e}, puis identifier la constante A et réaliser son application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'accélération relativiste moyenne sur une période orbitale en intégrant par rapport à l'angle polaire \theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la valeur moyenne de l'accélération relativiste sur une période T du mouvement keplérien non perturbé s'écrit :
Dans le mouvement non perturbé, la constante des aires s'écrit \mathcal{C}_a = r^2 \dot{\theta} > 0, d'où :
En injectant l'expression de \vec{a}_\text{rel} = -\dfrac{\gamma K}{r^2} \dfrac{v_\theta^2}{c_0^2} \vec{u}_r, l'élément d'intégration devient :
La composante orthoradiale de la vitesse s'exprime par :
D'après l'équation de la trajectoire établie en Q8 et Q11, r(\theta) = \dfrac{p}{1+e\cos\theta} avec p = \dfrac{\mathcal{C}_a^2}{K}, ce qui donne :
Son carré s'écrit donc :
Dans la base cartésienne, le vecteur unitaire radial est \vec{u}_r = \cos\theta \, \vec{u}_x + \sin\theta \, \vec{u}_y. Intégrons séparément sur une période, c'est-à-dire pour \theta \in [0, 2\pi] :
Selon \vec{u}_x :
\begin{aligned} \int_0^{2\pi} v_\theta^2 \cos\theta \, \mathrm{d}\theta &= \frac{K^2}{\mathcal{C}_a^2} \left[ \int_0^{2\pi} \cos\theta \, \mathrm{d}\theta + 2e \int_0^{2\pi} \cos^2\theta \, \mathrm{d}\theta + e^2 \int_0^{2\pi} \cos^3\theta \, \mathrm{d}\theta \right] \\ &= \frac{K^2}{\mathcal{C}_a^2} \left[ 0 + 2e \times \pi + 0 \right] = 2\pi e \frac{K^2}{\mathcal{C}_a^2} \end{aligned}en utilisant les intégrales du formulaire de l'énoncé.
Selon \vec{u}_y :
\int_0^{2\pi} v_\theta^2 \sin\theta \, \mathrm{d}\theta = \frac{K^2}{\mathcal{C}_a^2} \int_0^{2\pi} (1 + 2e\cos\theta + e^2\cos^2\theta)\sin\theta \, \mathrm{d}\theta = 0car chaque terme est la dérivée d'une fonction 2\pi-périodique en \cos\theta.
On en déduit :
Or, d'après la question Q11, \vec{e} = e\,\vec{u}_y, de sorte que :
L'intégrale de l'accélération sur une période vaut ainsi :
En divisant par la période T, la moyenne temporelle prend bien la forme requise :
avec :
Exprimons A en fonction des données de l'énoncé. La troisième loi de Kepler donne \dfrac{2\pi}{T} = \sqrt{\dfrac{K}{a^3}} avec a = \dfrac{r_\text{min} + r_\text{max}}{2}, et p = \dfrac{2 r_\text{min} r_\text{max}}{r_\text{min} + r_\text{max}}, d'où :
Application numérique :
- K = \mathcal{G} M_\odot = 6{,}67 \cdot 10^{-11} \times 1{,}99 \cdot 10^{30} = 1{,}327 \cdot 10^{20}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-2} ;
- a = \dfrac{4{,}60 \cdot 10^{10} + 6{,}98 \cdot 10^{10}}{2} = 5{,}79 \cdot 10^{10}\text{ m} ;
- p = \dfrac{2 \times 4{,}60 \cdot 10^{10} \times 6{,}98 \cdot 10^{10}}{4{,}60 \cdot 10^{10} + 6{,}98 \cdot 10^{10}} = 5{,}545 \cdot 10^{10}\text{ m} ;
- c_0 = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- T = 2\pi \sqrt{\dfrac{a^3}{K}} = 7{,}60 \cdot 10^6\text{ s} \simeq 88\text{ jours}.
On obtient :
ce qui est parfaitement conforme à la valeur indicative de l'énoncé.
Résultat
Question 14
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : précession du périhélie, vitesse angulaire
Établir une relation de la forme ; ce résultat est-il compatible avec la lente rotation signalée plus haut de l'axe des absides de d'arc par siècle ? Le cas échéant, proposer une valeur numérique du coefficient . Dans le cadre de la théorie de la relativité générale d'Einstein, est un entier.
Voir l'indiceIndice
Dériver la relation définissant \vec{e}(t) au cours du temps, substituer l'accélération moyenne par son expression de la question Q13, puis identifier le vecteur rotation \vec{\Omega} et égaliser sa norme à 42''/\text{siècle}.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver par rapport au temps la vitesse \vec{v}(t) = \frac{K}{\mathcal{C}_a}\left[\vec{u}_\theta(t) + \vec{e}(t)\right], isoler la dérivée de \vec{e} et identifier le terme moyen résiduel avec l'accélération relativiste moyennée \langle \vec{a}_\text{rel} \rangle.
- Interpréter la relation cinématique obtenue (formule de Poisson) comme une rotation d'ensemble de la conique autour de l'axe (\mathrm{O}z).
- Calculer numériquement le taux de rotation \Omega = \|\vec{\Omega}\| d'après l'avance séculaire observée \alpha, et en déduire la valeur entière de \gamma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation différentielle de rotation de \vec{e}, identification du vecteur rotation \vec{\Omega} et détermination de \gamma = 3 en relativité générale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse proposée avec correction relativiste s'écrit :
En dérivant cette relation par rapport au temps :
Or, d'après les formules de dérivation des vecteurs de base polaire, \frac{\mathrm{d}\vec{u}_\theta}{\mathrm{d}t} = -\dot{\theta}\vec{u}_r, et par conservation du moment cinétique (constante des aires), r^2 \dot{\theta} = \mathcal{C}_a, d'où :
où \vec{a}_0 est l'accélération keplérienne newtonienne. Le mouvement séculaire de \vec{e}(t) est gouverné par l'accélération relativiste moyennée sur une période, soit :
En utilisant l'expression établie à la question Q13, \langle \vec{a}_\text{rel} \rangle = A \gamma \frac{K}{\mathcal{C}_a} \vec{u}_z \wedge \vec{e}, on obtient directement :
Compatibilité avec la rotation de l'axe des absides :
- La relation \frac{\mathrm{d}\vec{e}}{\mathrm{d}t} = \vec{\Omega} \wedge \vec{e} est la formule de Poisson d'un vecteur en rotation pure à vitesse angulaire vectorielle \vec{\Omega}.
La norme de \vec{e} est constante au cours du temps car :
\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \|\vec{e}\|^2 = 2 \vec{e} \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{e}}{\mathrm{d}t} = 2 \vec{e} \cdot (\vec{\Omega} \wedge \vec{e}) = 0L'excentricité de la trajectoire reste donc inchangée.
- Le vecteur \vec{e} tourne à la vitesse angulaire \Omega = \|\vec{\Omega}\| = A\gamma autour de l'axe (\mathrm{O}z) orthogonal au plan orbital. Comme l'axe des absides (droite joignant le périhélie et l'aphélie) est solidaire de \vec{e}, il tourne à la même vitesse angulaire.
- Puisque A > 0 et \gamma > 0, \vec{\Omega} est dirigé suivant +\vec{u}_z, ce qui correspond bien à une lente précession dans le sens direct, en parfait accord avec les observations.
Détermination numérique de \gamma : L'angle de précession cumulé sur une durée \Delta t = 1\text{ siècle} = 100\text{ ans} vaut \alpha = 42''. Convertissons ces grandeurs en unités SI :
La vitesse angulaire de précession observée est :
On en déduit la valeur du coefficient \gamma :
Sachant que \gamma est un entier dans le cadre de la relativité générale, on en conclut :
Résultat
III.1 · L'entraînement des ondes lumineuses dans l'eau
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : différence de marche, déphasage
Exprimer la différence de temps de parcours de la longueur par la lumière dans les deux tubes. En déduire la différence de phase acquise du fait de la propagation dans ces deux tubes en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire t_1 = L/c_1 et t_2 = L/c_2, mettre au même dénominateur en remarquant que c_1 c_2 = c_m^2, puis convertir la différence de temps de parcours en déphasage via \Delta\varphi = \omega_0 \Delta t = \frac{2\pi c_0}{\lambda_0} \Delta t.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les temps de parcours t_1 et t_2 le long de la longueur L dans chacun des deux tubes à partir des célérités c_1 et c_2, puis former la différence \Delta t = t_2 - t_1 en faisant apparaître \Delta c = c_1 - c_2 et c_m^2 = c_1 c_2.
- Relier la différence de phase \Delta\varphi au décalage temporel \Delta t à l'aide de la pulsation \omega = 2\pi c_0/\lambda_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du retard temporel entre les deux trajets contrapropageants dans l'eau en mouvement et déphasage optique associé \Delta \varphi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La lumière se propage à la célérité constante c_1 dans le tube 1 et c_2 dans le tube 2 sur une même longueur L. Les durées de propagation correspondantes s'écrivent :
La différence des temps de parcours est donc :
En introduisant les grandeurs définies par l'énoncé, \Delta c = c_1 - c_2 et c_m = \sqrt{c_1 c_2} (soit c_1 c_2 = c_m^2), on obtient :
Pour une onde lumineuse monochromatique de pulsation \omega, la phase accumulée lors de la propagation pendant une durée t s'écrit \varphi = \omega t. La différence de phase acquise entre les deux trajets s'exprime donc par :
La longueur d'onde dans le vide \lambda_0 étant liée à la pulsation par \omega = \frac{2\pi c_0}{\lambda_0}, il vient :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : ordre d'interférence, déplacement de franges
Quel est le déplacement dans un modèle sans entraînement ?
Voir l'indiceIndice
Vérifier directement que si l'eau n'entraîne pas du tout la lumière, les célérités dans les deux tubes sont identiques (c_1 = c_2 = c_0/n) et le déphasage est nul.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sans entraînement par le fluide, les deux chemins optiques restent identiques : aucun déplacement de franges \Delta N = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le modèle sans entraînement de la lumière par l'eau, la célérité de l'onde lumineuse est totalement indépendante du déplacement du fluide : la lumière se propage à la célérité c_1 = c_2 = c_0/n dans les deux tubes, que l'eau soit au repos ou en mouvement.
On a donc :
D'après l'expression de la différence de phase établie à la question Q15 :
Cette valeur est rigoureusement identique à celle obtenue lorsque l'eau est au repos (v = 0). Par conséquent, la mise en circulation de l'eau ne produit aucun déphasage supplémentaire entre les deux faisceaux. Le déplacement du système de franges d'interférence, compté en nombre de franges par :
est donc nul :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : coefficient de fresnel, déplacement de franges
Dans le cadre du modèle d'entraînement partiel, montrer que la longueur minimale des tubes nécessaire au succès de l'expérience est :
Faire et commenter l'application numérique si , , et . Une telle longueur suffira-t-elle pour valider ou invalider le modèle d'entraînement total ?
Voir l'indiceIndice
Relier le déplacement du réseau de franges au déphasage par \Delta N = \Delta\varphi / (2\pi), injecter l'expression de \Delta c donnée par Fresnel et isoler la condition sur la longueur L.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage \Delta \varphi puis le déplacement du nombre de franges \Delta N = \Delta \varphi / 2\pi dans le cadre du modèle d'entraînement partiel de Fresnel à l'aide des résultats de Q15 et Q16.
- Poser la condition de détectabilité \Delta N > \Delta N_\text{min} pour en déduire la condition sur la longueur L et expliciter L_\text{min}.
- Effectuer l'application numérique, puis comparer la prédiction du modèle d'entraînement partiel à celle de l'entraînement total pour répondre à la question sur la discrimination des modèles.
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Condition sur L pour obtenir un déplacement mesurable de franges avec la formule de Fresnel et application numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le modèle d'entraînement partiel de Fresnel, on a :
En injectant ces relations dans l'expression de la différence de phase établie en Q15 :
D'après la question Q16, le déplacement en nombre de franges vaut :
La condition de succès de l'expérience, \Delta N > \Delta N_\text{min}, se traduit immédiatement par :
On retrouve bien l'expression demandée :
Application numérique : Avec les valeurs de l'énoncé :
- \lambda_0 = 550\text{ nm} = 5{,}50 \cdot 10^{-7}\text{ m}
- c_0 = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- n = 1{,}33 \implies n^2 - 1 = 1{,}33^2 - 1 \simeq 0{,}769
- v = 7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- \Delta N_\text{min} = 0{,}75
Une longueur d'une dizaine de mètres est certes importante pour un laboratoire, mais reste tout à fait réalisable (par exemple le long d'un couloir, ou en repliant le trajet optique à l'aide de réflexions).
Discrimination du modèle d'entraînement total : Dans le modèle d'entraînement total (\Delta c = 2v, c_m = c_0/n), le déplacement de franges s'écrirait :
Pour L = L_\text{min} (où \Delta N_\text{partiel} = \Delta N_\text{min} = 0{,}75), on obtient :
La différence de déplacement entre les deux modèles vaut alors :
Cet écart d'environ une frange entière étant nettement supérieur au seuil de résolution de 0{,}75 frange, cette longueur suffit amplement pour trancher entre les deux modèles et invalider sans équivoque le modèle d'entraînement total.
Résultat
III.2 · Le modèle classique des vitesses d'entraînement
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : composition des vitesses, mécanique classique
Rappeler la loi de composition des vitesses de la mécanique classique. En déduire et puis et ; quel modèle retrouve-t-on ainsi ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi classique de composition galiléenne des vitesses \vec{c} = \vec{c}' + \vec{v}_e dans chacun des deux tubes, en déduire \Delta c = c_1 - c_2, et confronter au modèle d'entraînement total.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi classique de composition galiléenne des vitesses donnant c \pm v, ce qui correspond au modèle d'entraînement total du milieu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En mécanique classique (cinématique galiléenne), la loi de composition des vitesses pour un point ou un signal M s'énonce :
où \vec{v}_{M/\mathcal{R}} est la vitesse absolue dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}, \vec{v}_{M/\mathcal{R}'} est la vitesse relative dans le référentiel \mathcal{R}' lié au fluide et \vec{v}_e la vitesse d'entraînement de \mathcal{R}' par rapport à \mathcal{R}.
La célérité de la lumière dans l'eau au repos (référentiel \mathcal{R}') étant \vec{c}_{\mathrm{ol}/\mathcal{R}'} = \frac{c_0}{n}\vec{u}_x :
dans le tube 1, l'eau s'écoule dans le sens de propagation de l'onde lumineuse (\vec{v}_e = +v\vec{u}_x), d'où :
\vec{c}_1 = \left(\frac{c_0}{n} + v\right)\vec{u}_x \quad \implies \quad \boxed{c_1 = \frac{c_0}{n} + v}dans le tube 2, l'eau s'écoule en sens opposé à la propagation (\vec{v}_e = -v\vec{u}_x), d'où :
\vec{c}_2 = \left(\frac{c_0}{n} - v\right)\vec{u}_x \quad \implies \quad \boxed{c_2 = \frac{c_0}{n} - v}
On en déduit l'écart de célérité :
Pour la célérité moyenne, au premier ordre en v/c_0 :
On retrouve ainsi exactement le modèle d'entraînement total de la lumière par l'eau.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
III.3 · Le modèle relativiste pour les ondes lumineuses dans l'eau
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : composition relativiste des vitesses, invariance de la vitesse de la lumière
Écrire et commenter l'expression de en fonction de et . Que devient la loi d'addition relativiste si ? Commenter.
Voir l'indiceIndice
Inverser la loi d'addition des vitesses en échangeant les rôles des référentiels (ce qui revient à changer le signe de v_e), puis injecter v_{M/\mathcal{R}} = \pm c_0 pour vérifier l'invariance de la vitesse de la lumière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi relativiste d'addition des vitesses d'Einstein et vérification de l'invariance de la vitesse c_0 dans tout référentiel inertiel.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Partons de la loi de composition relativiste des vitesses donnée par l'énoncé :
En multipliant par le dénominateur, il vient :
D'où l'expression de la vitesse relative v_{M/\mathcal{R}'} :
Commentaires sur cette expression :
- Principe de relativité : la vitesse de \mathcal{R} par rapport à \mathcal{R}' étant -v_e, cette relation s'obtient directement à partir de la formule initiale en échangeant les rôles de \mathcal{R} et \mathcal{R}' et en substituant -v_e à v_e, ce qui assure la parfaite réciprocité entre les référentiels galiléens.
- Limite classique : à la limite non relativiste (|v_e| \ll c_0 et |v_{M/\mathcal{R}}| \ll c_0), le terme correctif au dénominateur devient négligeable devant 1, et l'on retrouve la loi d'addition galiléenne classique v_{M/\mathcal{R}'} \simeq v_{M/\mathcal{R}} - v_e.
Cas où v_{M/\mathcal{R}} = \pm c_0 : Injectons v_{M/\mathcal{R}} = \pm c_0 dans la formule établie :
De même, dans la loi directe d'addition, si v_{M/\mathcal{R}'} = \pm c_0, on obtient :
On a donc dans les deux cas :
Commentaire : Ce résultat traduit le postulat fondamental de la relativité restreinte formulé par Einstein : la célérité de la lumière dans le vide c_0 est une constante universelle invariante par changement de référentiel galiléen. Elle est totalement indépendante du mouvement de la source et de celui de l'observateur.
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : développement limité, composition des vitesses
On considère maintenant que tandis que avec . Déterminer les vitesses et correspondantes dans .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'addition relativiste pour v_{M/\mathcal{R}'} = c_0/n et v_e = \pm v, puis réaliser un développement limité au premier ordre par rapport au petit paramètre v/c_0.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la formule d'addition relativiste des vitesses admise au début de la sous-partie III.3 pour chacun des deux tubes : v_e = +v pour le tube 1 et v_e = -v pour le tube 2.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en v/c_0 permis par l'hypothèse v \ll c_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre en v/c_0 de la vitesse de la lumière dans l'eau en mouvement vue du laboratoire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de composition relativiste des vitesses, pour une vitesse dans le référentiel de l'eau v_{M/\mathcal{R}'} = \frac{c_0}{n} et une vitesse d'entraînement v_e :
Tube 1 : entraînement dans le sens de la propagation (v_e = +v) La vitesse c_1 de la lumière dans le laboratoire s'écrit de manière exacte :
Puisque v \ll c_0, effectuons un développement limité au premier ordre en v/c_0 en utilisant (1 + \varepsilon)^{-1} \simeq 1 - \varepsilon :
Soit :
Tube 2 : entraînement en sens opposé à la propagation (v_e = -v) De même, pour le tube 2 où v_e = -v :
Au premier ordre en v/c_0 :
Soit :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : coefficient de fresnel, expérience de fizeau
En déduire les expressions de et . Est-il possible, dans l'expérience de Fizeau, de distinguer le modèle relativiste du modèle d'entraînement partiel de Fresnel ?
Voir l'indiceIndice
Former \Delta c = c_1 - c_2 au premier ordre en v/c_0 à partir des vitesses obtenues en Q20 et comparer le coefficient devant v à la formule d'entraînement de Fresnel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de \Delta c montrant que la relativité restreinte redonne exactement le coefficient d'entraînement partiel de Fresnel au premier ordre.
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À partir des célérités obtenues à la question Q20 :
on calcule directement la différence de célérité :
et la célérité moyenne au premier ordre en v/c_0 :
Ces grandeurs sont rigoureusement identiques à celles admises pour le modèle d'entraînement partiel de Fresnel introduit au début de la sous-partie III.1.
L'expérience de Fizeau mesurant le déphasage \Delta \varphi \propto \frac{\Delta c}{c_m^2}, le déplacement de franges obtenu est exactement le même dans les deux théories au premier ordre en v/c_0. Il est donc impossible, dans le cadre de cette expérience, de distinguer le modèle relativiste du modèle de Fresnel.
Résultat
Partie Partie B : Mécanique et célérité des ondes acoustiques
I · Le chant des dunes
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : mode propre, fréquence fondamentale
Rappeler la relation liant la fréquence fondamentale d'oscillation d'une corde vibrante fixée aux deux extrémités d'une cavité de longueur en fonction de la célérité de l'onde. Sachant que la célérité des ondes acoustiques dans un solide (comme le sable) est nettement supérieure à sa célérité dans l'air ( à ), que penser de ce premier modèle ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser la formule fondamentale des modes propres stationnaires f_1 = c_a/(2d), calculer l'ordre de grandeur de f_1 pour d \sim 100\ \mu\text{m} et c_a \sim 10^3\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}, puis comparer aux fréquences audibles mesurées.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de résonance pour un mode fondamental confiné entre deux extrémités fixes distantes de d, ce qui fixe la longueur d'onde puis la fréquence fondamentale f_1.
- Évaluer numériquement l'ordre de grandeur de f_1 prédit par ce modèle avec les dimensions micrométriques des grains de sable de la table 2 et la minoration de la célérité c_a.
- Conclure sur la pertinence du modèle en comparant la prédiction aux fréquences audibles mesurées expérimentalement (f \sim 100\text{ Hz}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression f_1 = c_a/(2d) et réfutation du modèle de cavité acoustique à l'échelle du grain car les fréquences prédites seraient bien trop élevées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une onde stationnaire unidimensionnelle de célérité c_a confinée dans une cavité de longueur d avec des conditions aux limites de type « extrémités fixes » (nœuds aux deux extrémités), la longueur de la cavité est un multiple entier de demi-longueurs d'onde :
La fréquence fondamentale (n = 1) est donc donnée par :
D'après le tableau 2, les diamètres moyens des grains de sable sont de l'ordre de d \sim 150\text{ à } 200\ \mu\text{m}. En prenant pour la célérité dans le solide la borne inférieure fournie par l'air, c_a > 350\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (dans la silice solide, c_a est même de l'ordre de plusieurs milliers de mètres par seconde), on obtient :
Ce modèle de résonance acoustique interne prédit ainsi une fréquence dans le domaine des ultrasons (de l'ordre du mégahertz), alors que les fréquences mesurées pour le chant des dunes sont situées dans le domaine audible, entre 60\text{ Hz} et 100\text{ Hz} selon le tableau 2 (et jusqu'à 1\text{ kHz} pour les plages).
L'écart d'environ quatre ordres de grandeur (10^4) conduit à rejeter totalement ce premier modèle : le chant des dunes ne peut pas provenir d'une résonance acoustique à l'échelle individuelle des grains de sable.
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle de pesanteur, équilibre et stabilité
Exprimer en fonction de , , et l'énergie potentielle de pesanteur du grain mobile. Montrer qu'il existe une valeur minimale de qui empêche la position initiale de former un équilibre stable.
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Repérer l'altitude du centre de gravité de la bille par z(\theta) = -d\cos\theta le long de la pente inclinée d'un angle \alpha, et déterminer la condition d'annulation et de signe de la dérivée première de l'énergie potentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'altitude z du centre d'inertie G du grain mobile en fonction de d et de l'angle \theta repéré par rapport à la verticale ascendante pour en déduire son énergie potentielle de pesanteur.
- Déterminer l'angle initial \theta_i associé à la position G_i dans le creux formé par deux grains contigus de la couche inférieure compacte.
- Établir la condition sur \alpha pour laquelle la composante du poids selon le mouvement devient motrice vers l'aval, empêchant l'équilibre stable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie potentielle en fonction de l'angle \theta et condition de dérivée seconde négative pour perdre la stabilité au-delà de \alpha_\text{min}.
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Le grain mobile, sphérique de diamètre d, glisse sans frottement sur la bille fixe de centre O et de même diamètre d. La distance entre le centre O et le barycentre G du grain mobile est donc constante et vaut :
D'après la figure 5, l'angle polaire \theta repère la direction \vec{OG} par rapport à l'axe vertical ascendant (Oz). L'altitude du point G est donc :
En choisissant la référence d'énergie potentielle nulle au niveau du centre O (z = 0), l'énergie potentielle de pesanteur du grain s'écrit :
Déterminons à présent l'angle \theta_i correspondant à la position initiale G_i. Les sphères identiques de la couche inférieure sont au contact les unes des autres le long d'un plan incliné d'un angle \alpha sous l'horizontale. La normale à cette couche, orientée vers le haut, fait donc un angle \alpha avec la verticale ascendante (Oz).
Dans un empilement compact, le centre G_i du grain supérieur et les centres des deux grains inférieurs sur lesquels il repose forment un triangle équilatéral de côté d. La direction joignant le centre O à la position initiale G_i est donc inclinée d'un angle de \pi/6 (30^\circ) vers l'amont par rapport à la normale à la couche. L'angle polaire initial de G par rapport à la verticale ascendante (Oz) vaut donc :
La force exercée par la pesanteur le long de la trajectoire circulaire de rayon d s'obtient par dérivation du potentiel :
- Si \theta_i < 0 (soit \alpha < \pi/6), la position initiale est située en amont du sommet de la sphère de centre O (\theta = 0). La force de pesanteur tend à ramener le grain vers l'amont (F_\theta < 0), ce qui le maintient en appui contre le grain amont : la position G_i constitue alors un équilibre stable.
- Si \theta_i > 0 (soit \alpha > \pi/6), le grain G_i se situe au-delà du sommet de la sphère fixe. La composante du poids devient immédiatement motrice vers l'avant (F_\theta > 0) et le grain s'échappe spontanément du creux vers l'aval sans apport d'énergie extérieur : l'équilibre n'est plus possible.
Il existe donc une valeur minimale d'inclinaison qui interdit l'équilibre stable en G_i :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème de l'énergie mécanique, mouvement circulaire
On ne suppose pas forcément que mais, sous l'influence par exemple du vent, le grain étudié débute en un mouvement de translation circulaire de centre avec la vitesse . En l'absence de tout frottement, déterminer sa vitesse lorsque le centre du grain parvient en en fonction de , , et . On pourra remarquer que .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de l'énergie mécanique entre la position G_i et la position G_f le long de la calotte sphérique, et utiliser la relation trigonométrique suggérée pour simplifier la différence d'altitude.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les angles polaires \theta_i et \theta_f correspondant aux positions G_i et G_f à partir de la géométrie de l'empilement compact.
- Appliquer le théorème de l'énergie mécanique (ou le théorème de l'énergie cinétique) entre G_i et G_f pour ce mouvement sans frottement.
- Utiliser la relation trigonométrique fournie par l'énoncé pour exprimer la variation d'altitude et en déduire v_f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de l'énergie mécanique appliqué à la trajectoire circulaire d'un grain pour exprimer la vitesse finale v_f avant choc.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans l'empilement compact considéré, les centres de trois sphères en contact mutuel forment un triangle équilatéral de côté d. La normale à la ligne de pente (inclinée de \alpha par rapport à l'horizontale) fait un angle \alpha avec la verticale descendante, ou encore la normale ascendante fait un angle \alpha avec l'axe vertical ascendant (Oz).
Les positions initiale G_i et finale G_f sont situées de part et d'autre de cette normale à des angles de \pm \frac{\pi}{6} (puisque chaque côté du triangle équilatéral fait un angle de 30^\circ = \frac{\pi}{6} avec la hauteur issue de O). On a ainsi :
Le grain de masse m est en translation circulaire de rayon d autour de O. En l'absence de frottement, la réaction de contact exercée par la sphère support est purement normale à la trajectoire et ne travaille pas. Le système est donc conservatif et l'énergie mécanique se conserve :
D'après le résultat de la question précédente, E_{pp}(\theta) = mgd \cos\theta, d'où :
En posant a = \alpha et b = \frac{\pi}{6}, la relation trigonométrique de l'énoncé s'écrit :
soit :
On en déduit :
Le grain se déplaçant dans le sens de la descente (v_f > 0), on obtient :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : choc inélastique, vitesse limite
Avant de recommencer à tourner autour du grain suivant, l'arrivée en se traduit par un choc avec dissipation d'une fraction de l'énergie cinétique ; ainsi la translation circulaire suivante recommence avec . Expliciter en fonction de , , , et et en déduire que la vitesse d'un grain tend vers une limite telle que où on exprimera la grandeur en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la relation liant la vitesse initiale du (n+1)-ième saut à celle du n-ième saut, reconnaître une suite arithmético-géométrique pour le carré de la vitesse et trouver sa valeur de convergence.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer {v'_i}^2 en injectant l'expression de v_f^2 issue de la question précédente (Q24).
- Identifier la relation de récurrence arithmético-géométrique régissant la suite des vitesses initiales au carré à chaque pas, et utiliser le résultat fourni dans le formulaire pour déterminer sa limite.
- Identifier le coefficient \kappa par identification avec la forme v_\text{lim}^2 = \kappa g d.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation de récurrence sur l'énergie cinétique après choc inélastique et recherche de l'état stationnaire donnant v_\text{lim}^2 = \kappa g d.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q24, la vitesse en fin de course s'écrit :
L'énoncé indique que lors du choc en G_f, une fraction \epsilon de l'énergie cinétique est dissipée, si bien que le pas suivant débute avec une vitesse v'_i telle que :
En substituant v_f^2, on obtient directement :
Notons u_n = (v_{i,n})^2 le carré de la vitesse au début du franchissement du n-ième grain de la couche inférieure. La suite (u_n)_{n\in\mathbb{N}} vérifie la relation de récurrence arithmético-géométrique :
avec :
Puisqu'une fraction strictement positive de l'énergie cinétique est dissipée à chaque choc, on a \epsilon \in ]0, 1[, d'où |a| < 1. D'après le formulaire fourni en annexe, la suite converge vers une limite indépendante de la valeur initiale :
Ainsi, la vitesse initiale d'un grain tend vers une valeur limite v_\text{lim} = \sqrt{u_\infty} telle que v_\text{lim}^2 = \kappa gd, avec :
Comme \alpha \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[ et \epsilon \in ]0, 1[, on a bien \kappa > 0.
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Signaux et propagation
Notions : analyse dimensionnelle, fréquence acoustique
Expliciter la fréquence de l'émission sonore par l'avalanche des chocs des grains de sable. Les données de la table 2 sont elles compatibles avec ce modèle ? Si oui, estimer la constante . Selon vous, ce modèle reste-il pertinent dans le cas du chant des plages ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la fréquence des chocs successifs sous la forme f = v_\mathrm{lim}/d, vérifier si la relation prédit une dépendance en 1/\sqrt{d}, et ajuster numériquement le coefficient \kappa sur les données du tableau.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la durée \tau séparant deux chocs successifs à partir de la distance parcourue par le grain entre G_i et G_f et de la vitesse stationnaire v = \sqrt{\kappa g d}, puis en déduire la fréquence f = 1/\tau.
- Évaluer le produit f\sqrt{d} (ou la quantité f^2 d) pour les données du tableau 2 afin de tester la loi d'échelle f \propto d^{-1/2} et en déduire la valeur numérique de \kappa.
- Calculer le diamètre théorique des grains correspondant à une fréquence de 1\text{ kHz} (chant des plages) et comparer à la granulométrie réelle du sable de plage pour conclure sur la pertinence du modèle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fréquence f \sim v_\text{lim}/d \propto \sqrt{g/d}, vérification de la loi d'échelle avec les données et discussion critique du chant des plages.
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1. Fréquence d'émission sonore
Lors de chaque étape élémentaire, le centre de masse du grain passe de la position G_i à G_f en décrivant un arc de cercle de rayon d et d'angle au centre :
La longueur de la trajectoire curviligne parcourue entre deux chocs consécutifs vaut ainsi \ell = d\,\Delta\theta = \frac{\pi}{3}d \simeq 1{,}05\,d. On peut également considérer, à l'échelle du réseau régulier sous-jacent, le pas spatial séparant deux cavités successives, qui vaut \ell = d. Les deux choix étant numériquement très proches (écart de 5\%), nous adoptons ici la longueur du pas spatial \ell = d (ou \ell = \frac{\pi}{3}d).
Le mouvement s'effectuant à la vitesse moyenne constante v = \sqrt{\kappa g d}, l'intervalle de temps séparant deux chocs successifs est \tau = \frac{\ell}{v}. La fréquence f des chocs (donc du son émis) s'écrit :
(En retenant la trajectoire curviligne \ell = \frac{\pi}{3}d, on obtiendrait f = \frac{3}{\pi}\sqrt{\frac{\kappa g}{d}}.)
2. Confrontation avec les données du tableau 2
D'après le modèle, le produit f\sqrt{d} = \sqrt{\kappa g} doit être une constante indépendante du site. Calculons ce produit pour chacune des cinq dunes du tableau 2 :
- Al Wagan : f\sqrt{d} = 80 \times \sqrt{200\cdot 10^{-6}} \simeq 1{,}13\text{ Hz}\cdot\text{m}^{1/2} ;
- Dumont : f\sqrt{d} = 83 \times \sqrt{174\cdot 10^{-6}} \simeq 1{,}10\text{ Hz}\cdot\text{m}^{1/2} ;
- Eureka : f\sqrt{d} = 90 \times \sqrt{165\cdot 10^{-6}} \simeq 1{,}16\text{ Hz}\cdot\text{m}^{1/2} ;
- Mar de dunas : f\sqrt{d} = 97 \times \sqrt{168\cdot 10^{-6}} \simeq 1{,}26\text{ Hz}\cdot\text{m}^{1/2} ;
- Omega 1 : f\sqrt{d} = 100 \times \sqrt{155\cdot 10^{-6}} \simeq 1{,}24\text{ Hz}\cdot\text{m}^{1/2}.
On constate que lorsque le diamètre d diminue de 200\,\mu\text{m} à 155\,\mu\text{m}, la fréquence f augmente de 80\text{ Hz} à 100\text{ Hz}. La valeur de f\sqrt{d} est quasiment constante :
avec des fluctuations inférieures à 7\%, largement compatibles avec les incertitudes de mesure sur le diamètre des grains (\pm 20 à \pm 70\,\mu\text{m}). Les données expérimentales sont donc tout à fait compatibles avec ce modèle.
3. Estimation de la constante \kappa
De la relation f\sqrt{d} = \sqrt{\kappa g}, on tire :
Avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
(Si l'on retient \ell = \frac{\pi}{3}d, on obtient \kappa = \frac{\pi^2}{9}\frac{f^2 d}{g} \simeq 0{,}15, ce qui ne modifie pas l'ordre de grandeur.)
4. Pertinence dans le cas du chant des plages
Pour le chant des plages, la fréquence observée atteint f \sim 1\text{ kHz} = 10^3\text{ Hz}. Si ce modèle s'appliquait, le diamètre des grains correspondant serait :
Or, les grains de sable d'une plage ont une granulométrie typique comprise entre 100\,\mu\text{m} et 500\,\mu\text{m} ; une taille de l'ordre du micromètre correspond à des argiles ou des poussières très fines, incompatibles avec du sable.
Par conséquent, ce modèle d'avalanche gravitaire n'est pas pertinent pour rendre compte du chant des plages (le phénomène des « sables chantants » ou « sifflants » sur les plages résulte d'autres mécanismes physiques, tels que le cisaillement forcé sous les pas ou la friction inter-granulaire de grains de silice très réguliers).
Résultat
II · Propagation des ondes acoustiques et entraînement par l'eau
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Fluides visqueux
Notions : statique des fluides, équation de navier-stokes
En déduire l'expression de puis une forme simplifiée de l'équation de Navier–Stokes.
Voir l'indiceIndice
Considérer l'état de repos hydrostatique (\vec{v} = \vec{0}) pour déterminer \frac{\mathrm{d}p_\mathrm{st}}{\mathrm{d}z}, puis soustraire cette contribution de pesanteur à l'équation de Navier-Stokes complète.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer l'équation de Navier–Stokes au fluide dans son état non perturbé (en l'absence d'onde acoustique), où la vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x est uniforme et stationnaire, pour en déduire le gradient vertical de pression hydrostatique \mathrm{d}p_{\text{st}}/\mathrm{d}z.
- Réécrire Navier–Stokes avec la décomposition en état moyen et fluctuation acoustique, retrancher l'équilibre de référence, et comparer les ordres de grandeur pour éliminer le terme de pesanteur associé à la fluctuation de masse volumique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Gradient vertical de pression hydrostatique et simplification de Navier-Stokes en retranchant l'état d'équilibre hydrostatique.
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1. Expression du gradient de pression statique
En l'absence d'onde sonore, le fluide possède une vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x uniforme et constante dans le temps, une masse volumique constante \rho_0, et une pression p_{\text{st}}(z). Toutes les dérivées spatio-temporelles du champ de vitesse s'annulent :
L'équation de Navier–Stokes se réduit alors à la relation fondamentale de la statique des fluides :
Comme \vec{g} = -g \vec{u}_z et que p_{\text{st}} ne dépend que de la cote z, la projection sur l'axe vertical \vec{u}_z donne directement :
(Compte tenu de la condition à la surface libre p_{\text{st}}(0) = p_0, on retrouve la loi hydrostatique p_{\text{st}}(z) = p_0 - \rho_0 g z).
2. Forme simplifiée de l'équation de Navier–Stokes
En présence de l'onde acoustique, on décompose les champs sous la forme :
où p_1, \rho_1 et \vec{v}_1 sont des perturbations acoustiques de petite amplitude (grandeurs du premier ordre).
L'équation de Navier–Stokes devient :
Procédons aux simplifications :
- Équilibre de base : D'après le résultat précédent, -\vec{\mathrm{grad}} p_{\text{st}} + \rho_0 \vec{g} = \vec{0}.
Terme de pesanteur perturbé : Le terme résiduel de gravité est \rho_1 \vec{g}. En ordre de grandeur, \|\rho_1 \vec{g}\| \sim \rho_1 g \sim \frac{p_1}{c_a^2} g, tandis que le gradient de pression acoustique est de norme \|\vec{\mathrm{grad}} p_1\| \sim k p_1 = \frac{\omega}{c_a} p_1. Le rapport de ces deux termes vaut :
\frac{\|\rho_1 \vec{g}\|}{\|\vec{\mathrm{grad}} p_1\|} \sim \frac{g}{\omega c_a}Pour des ondes acoustiques dans l'eau (c_a \simeq 1500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), dès que f \ge 10\text{ Hz} (\omega \ge 60\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}), on a \omega c_a \ge 9\cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \gg g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}. La force de pesanteur sur les surdensités acoustiques est donc négligeable devant la force de pression : \rho_1 \vec{g} \ll \vec{\mathrm{grad}} p_1.
Linéarisation du terme d'inertie : Au premier ordre, \rho_0 + \rho_1 \simeq \rho_0. Puisque \vec{v}_0 est uniforme, le terme convectif s'écrit :
((\vec{v}_0 + \vec{v}_1)\cdot\vec{\mathrm{grad}})(\vec{v}_0 + \vec{v}_1) = (\vec{v}_0 \cdot \vec{\mathrm{grad}})\vec{v}_1 + \mathcal{O}(v_1^2)- Terme visqueux : \Delta(\vec{v}_0 + \vec{v}_1) = \Delta \vec{v}_1.
On aboutit ainsi à la forme simplifiée (linéarisée) de l'équation de Navier–Stokes pour l'onde acoustique (notée ici avec \underline{p} et \underline{\vec{v}} conformément à la suite de l'énoncé) :
Dans le cas particulier où l'eau est au repos en moyenne (\vec{v}_0 = \vec{0}, étudié dans la sous-partie II.1), celle-ci se réduit à :
Résultat
II.1 · Propagation et atténuation des ondes acoustiques
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : coefficient de compressibilité, perturbation acoustique
Rappeler la définition de la compressibilité de l'eau en en déduire le lien entre les fluctuations de la pression et de la masse volumique, en se limitant au premier ordre.
Voir l'indiceIndice
Partir de la définition de la compressibilité isentropique \chi = \frac{1}{\rho_0} \left(\frac{\partial\rho}{\partial p}\right)_S pour relier linéairement la petite surpression \underline{p} à la fluctuation de masse volumique \underline{\rho}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition thermodynamique générale du coefficient de compressibilité isentropique \chi, en lien avec le caractère adiabatique réversible des transformations acoustiques.
- Relier la variation relative de volume à la variation relative de masse volumique pour une masse fixée de fluide.
- Exprimer la relation différentielle au premier ordre liant la fluctuation de masse volumique \underline{\rho} à la fluctuation de pression \underline{p}.
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Définition thermo-élastique de la compressibilité \chi_S et linéarisation fournissant \underline{\rho} = \rho_0 \chi_S \underline{p}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation acoustique, les compressions et dilatations du fluide sont suffisamment rapides pour que les échanges thermiques soient négligeables, et les gradients d'amplitude suffisamment faibles pour négliger la dissipation visqueuse au sein de l'onde : l'évolution est isentropique.
Le coefficient de compressibilité isentropique \chi d'un volume V de fluide est défini par :
Pour une masse de fluide m = \rho V constante, la différentiation logarithmique donne :
On en déduit l'expression de \chi en fonction de la masse volumique \rho :
En se plaçant au premier ordre autour de l'état d'équilibre caractérisé par la masse volumique moyenne \rho_0, la fluctuation de masse volumique \underline{\rho} = \rho - \rho_0 s'écrit directement en fonction de la surpression acoustique \underline{p} :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : célérité du son, équation d'euler acoustique
Établir les deux équations linéarisées et . En déduire la célérité des ondes acoustiques dans l'eau et faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Linéariser l'équation d'Euler et l'équation de conservation de la masse au premier ordre en régime harmonique pour faire apparaître les relations vectorielles demandées, puis en déduire c_a = 1/\sqrt{\rho_0\chi}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de Navier-Stokes simplifiée établie en Q27 en posant \eta = 0 et \vec{v}_0 = \vec{0}, puis projeter en notation complexe avec les règles de dérivation spatio-temporelle (\partial/\partial t \to \mathrm{i}\omega et \vec{\mathrm{grad}} \to -\mathrm{i}\vec{k}).
- Linéariser l'équation locale de conservation de la masse au premier ordre acoustique, injecter la loi de comportement \underline{\rho} = \rho_0\chi\underline{p} obtenue en Q28, puis passer en notation complexe (\operatorname{div} \to -\mathrm{i}\vec{k}\cdot).
- Projeter scalairement la première équation sur \vec{k}, y injecter la seconde pour déduire la relation de dispersion \omega(k) et en déduire la célérité de phase c_a = \omega/k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation d'Euler et de la conservation de la masse en régime harmonique, donnant la relation de dispersion et c_a = 1/\sqrt{\rho_0\chi}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un fluide parfait (\eta = 0) au repos en moyenne (\vec{v}_0 = \vec{0}), l'équation de Navier-Stokes linéarisée obtenue à la question Q27 s'écrit :
Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant selon le facteur de phase \exp[\mathrm{i}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})], les opérateurs différentiels deviennent :
L'équation d'Euler linéarisée devient ainsi :
En simplifiant par \mathrm{i}, on obtient la première relation :
L'équation locale de conservation de la masse est :
Avec \rho = \rho_0 + \underline{\rho} et \vec{v} = \underline{\vec{v}}, le terme convectif \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = \operatorname{div}((\rho_0 + \underline{\rho})\underline{\vec{v}}) = \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}} + \operatorname{div}(\underline{\rho}\underline{\vec{v}}) se réduit au premier ordre à \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}}. L'équation de continuité linéarisée s'écrit donc :
D'après la relation issue de la compressibilité (question Q28), \underline{\rho} = \rho_0 \chi \underline{p}. En remplaçant \underline{\rho} :
En passant en notation complexe (\operatorname{div} \to -\mathrm{i}\vec{k}\cdot) :
Soit, en simplifiant par \mathrm{i} :
Multiplions scalairement par \vec{k} la première équation :
En y substituant l'expression de \vec{k}\cdot\underline{\vec{v}} issue de la seconde équation :
Pour une onde non triviale (\underline{p} \neq 0), on en déduit la relation de dispersion :
Le milieu est non dispersif et la célérité de phase c_a = \frac{\omega}{k} s'exprime par la relation de Newton-Laplace :
Application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : approximation acoustique, surpression acoustique
Dans le cas des ondes émises lors du chant d'une baleine près de la surface libre de l'eau, estimer et commenter les amplitudes des ondes de masse volumique et de vitesse .
Voir l'indiceIndice
Déterminer la surpression acoustique |\underline{p}| à partir de la définition du niveau en décibels, puis calculer l'amplitude de vitesse |\underline{v}| et de masse volumique |\underline{\rho}| à l'aide des relations trouvées en Q28 et Q29.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'amplitude de surpression acoustique |\underline{p}| à partir du niveau d'intensité sonore maximal du chant des baleines (I_{\mathrm{dB}} = 180\text{ dB}) et de la pression de référence p_{\mathrm{ref}} = 1\ \mu\text{Pa}.
- Calculer l'amplitude de la fluctuation de masse volumique |\underline{\rho}| à l'aide de la loi de compressibilité établie en Q28.
- Calculer l'amplitude de la vitesse vibratoire |\underline{\vec{v}}| à partir de la relation d'Euler linéarisée obtenue en Q29.
- Commenter ces ordres de grandeur en les comparant aux grandeurs de l'état statique moyen (\rho_0, p_0) et à la célérité c_a, afin de valider l'approximation acoustique linéaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des amplitudes de fluctuation pour le chant d'une baleine et validation de l'approximation des petites perturbations.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le niveau sonore maximal du chant des baleines est I_{\mathrm{dB}} = 180\text{ dB} avec la pression de référence dans l'eau p_{\mathrm{ref}} = 1\ \mu\text{Pa} = 1{,}0\cdot 10^{-6}\text{ Pa}. On en déduit l'amplitude de la surpression acoustique :
Amplitude de l'onde de masse volumique D'après la relation de compressibilité obtenue en Q28, \underline{\rho} = \rho_0 \chi \underline{p}, l'amplitude de la fluctuation de masse volumique s'écrit :
Application numérique avec \rho_0 = 1{,}00\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \chi = 4{,}10\cdot 10^{-10}\text{ Pa}^{-1} :
Amplitude de l'onde de vitesse D'après l'équation d'Euler projetée en Q29, \rho_0 \omega \underline{\vec{v}} = \vec{k} \underline{p}. Comme pour une onde plane progressive \|\vec{k}\| = k = \omega / c_a, la norme de la vitesse acoustique s'exprime par :
Application numérique avec c_a \simeq 1{,}56\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (calculée en Q29) :
Commentaires
Perturbation de la masse volumique et de la pression : Près de la surface libre, la pression statique vaut p_{\mathrm{st}}(0) = p_0 = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}. Les fluctuations relatives valent :
\frac{|\underline{p}|}{p_0} = \frac{10^3}{10^5} = 10^{-2} = 1\% \ll 1, \qquad \frac{|\underline{\rho}|}{\rho_0} = \chi |\underline{p}| \simeq 4{,}1\cdot 10^{-7} \ll 1La variation de masse volumique induite par l'onde est infime devant la masse volumique moyenne de l'eau.
Vitesse des particules fluides : L'amplitude de vitesse acoustique est de l'ordre d'une fraction de millimètre par seconde. En la comparant à la célérité du son :
\frac{|\underline{\vec{v}}|}{c_a} = \frac{6{,}4\cdot 10^{-4}}{1{,}56\cdot 10^3} \simeq 4{,}1\cdot 10^{-7} \ll 1Le nombre de Mach acoustique est extrêmement faible.
- Validité de l'approximation acoustique : Même pour un son émis à un niveau exceptionnel (180\text{ dB}, parmi les plus puissants du règne animal), les hypothèses de linéarisation de l'acoustique (|\underline{p}| \ll p_{\mathrm{st}}, |\underline{\rho}| \ll \rho_0 et |\underline{\vec{v}}| \ll c_a) sont parfaitement vérifiées.
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, dissipation visqueuse
Montrer que et exprimer en fonction de et . Proposer une interprétation simple de la grandeur et commenter sa valeur numérique.
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression du laplacien vectoriel \Delta\underline{\vec{v}} = -k^2\underline{\vec{v}} dans l'équation de Navier-Stokes linéarisée, combiner avec l'équation de continuité et identifier la pulsation caractéristique \omega_c = 1/(\eta\chi).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de Navier-Stokes linéarisée établie en Q27 en l'absence de courant d'ensemble (\vec{v}_0 = \vec{0}) et en injectant la forme complexe de l'onde plane harmonique.
- Combiner cette relation dynamique avec l'équation de continuité et la loi de comportement acoustique (obtenue en Q29) par projection scalaire sur \vec{k} afin d'en déduire la relation de dispersion k^2(\omega).
- Identifier f_0(\omega, c_a) et la pulsation caractéristique \omega_c, puis calculer numériquement \omega_c et en discuter le sens physique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte du terme visqueux laplacien dans Navier-Stokes acoustique, établissement de la relation de dispersion et pulsation caractéristique \omega_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En l'absence de courant d'ensemble (\vec{v}_0 = \vec{0}), l'équation de Navier-Stokes linéarisée (question Q27) relative aux fluctuations acoustiques s'écrit :
Pour une onde plane progressive harmonique dépendant de l'espace et du temps via le facteur \exp\left[\mathrm{i}\left(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}\right)\right], les opérateurs différentiels spatio-temporels se traduisent par les substitutions :
L'équation de Navier-Stokes devient ainsi :
Par ailleurs, l'équation de conservation de la masse couplée à la compressibilité isentropique établie à la question Q29 reste inchangée :
En effectuant le produit scalaire de l'équation de Navier-Stokes par le vecteur d'onde \vec{k}, on obtient :
En substituant \vec{k}\cdot\underline{\vec{v}} = \chi\omega\underline{p} et sachant que \underline{p} \neq 0 :
En l'absence de viscosité (\eta = 0), on retrouve la relation de dispersion non dissipative :
On en déduit donc l'équation de dispersion sous la forme demandée :
Application numérique :
La fréquence correspondante est f_c = \dfrac{\omega_c}{2\pi} \simeq 3{,}2\cdot 10^{11}\text{ Hz} \simeq 320\text{ GHz}.
Résultat
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : coefficient d'atténuation, niveau sonore
On lit dans la littérature technique que l'atténuation des ondes acoustiques dans l'eau est faible dans le domaine audio basse fréquence ; à plus haute fréquence et pour les ultrasons elle s'exprime par un coefficient d'atténuation qui s'exprime en décibel par kilomètre. Justifier cette affirmation puis exprimer le coefficient en fonction notamment de la viscosité de l'eau, avant de proposer un application numérique pour deux domaines de fréquences dont vous justifierez le choix. Comparer aux mesures effectuées dans l'atlantique pour lesquelles aux fréquences audio, et conclure.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité de k = \omega/c_a \sqrt{1 - \mathrm{i}\omega/\omega_c} à basse fréquence pour extraire la partie imaginaire responsable de l'amortissement exponentiel en espace, puis convertir cette décroissance en dB/km.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la relation de dispersion obtenue en Q31 dans la limite des basses fréquences \omega \ll \omega_c afin d'obtenir la partie imaginaire du vecteur d'onde k'', responsable de l'atténuation spatiale de l'onde.
- Exprimer le coefficient d'atténuation \beta en \mathrm{dB\cdot km^{-1}} à partir de la décroissance exponentielle de l'amplitude de surpression |\underline{p}|.
- Choisir deux fréquences pertinentes (l'une dans le domaine audio, l'autre dans le domaine des ultrasons) pour calculer numériquement \beta.
- Comparer la valeur théorique obtenue en audio avec la valeur mesurée dans l'océan Atlantique (\beta \sim 0{,}12\text{ dB/km}) et analyser l'origine de l'écart.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement de \Im(k) en basse fréquence, calcul du coefficient \beta en \mathrm{dB/km} et comparaison avec l'atténuation mesurée en mer.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification de la faible atténuation en basse fréquence
D'après la question Q31, l'équation de dispersion s'écrit :
Comme \omega_c = \frac{1}{\eta\chi} \simeq 2{,}0 \cdot 10^{12}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, pour toutes les fréquences audibles (f \lesssim 20\text{ kHz}) et même ultrasonores (f \lesssim 10\text{ MHz}), on a \omega \ll \omega_c. En effectuant un développement limité à l'ordre 1 en \omega/\omega_c :
avec :
Pour une onde se propageant selon (Ox), l'amplitude de pression évolue selon :
L'atténuation spatiale est gouvernée par le facteur \mathrm{e}^{-k'' x}. Puisque k'' \propto f^2, l'absorption visqueuse est extrêmement faible aux basses fréquences (domaine audio) et ne devient notable qu'à des fréquences élevées.
2. Expression du coefficient d'atténuation \beta en \mathrm{dB\cdot km^{-1}}
Le niveau sonore I_{\mathrm{dB}} s'écrit :
En notant d_0 = 1\text{ km} = 10^3\text{ m}, le coefficient d'atténuation \beta mesurant la perte en décibels par kilomètre est défini par :
En remplaçant k'' par son expression :
3. Applications numériques
Avec les données de l'énoncé :
Choisissons deux fréquences caractéristiques :
Domaine audio (chant des cétacés, sonars passifs) : prenons f_1 = 1{,}0\text{ kHz} = 10^3\text{ Hz} :
\beta_1 \simeq 5{,}4 \cdot 10^{-11} \times (10^3)^2 = 5{,}4 \cdot 10^{-5}\text{ dB/km}Domaine ultrasonore (sonars de cartographie des fonds marins, échographie) : prenons f_2 = 100\text{ kHz} = 10^5\text{ Hz} :
\beta_2 \simeq 5{,}4 \cdot 10^{-11} \times (10^5)^2 = 0{,}54\text{ dB/km}Pour f = 1\text{ MHz}, on obtiendrait \beta \simeq 54\text{ dB/km}.
4. Comparaison et conclusion
La valeur mesurée dans l'Atlantique aux fréquences audio est \beta_{\mathrm{mes}} \sim 0{,}12\text{ dB/km}, alors que le modèle purement visqueux prédit à 1\text{ kHz} une valeur \beta_1 \simeq 5{,}4 \cdot 10^{-5}\text{ dB/km}, soit plus de 2000 fois plus faible.
On en conclut que la viscosité de cisaillement du fluide ne constitue pas le mécanisme d'atténuation dominant dans l'eau de mer. L'atténuation réelle y est gouvernée par :
- la relaxation chimique des sels dissous (dissociation/recombinaison ionique du sulfate de magnésium \mathrm{MgSO}_4 et de l'acide borique induite par l'onde de pression) ;
- la viscosité de volume (de compression) du fluide ;
- la diffusion acoustique par les microbulles, les particules en suspension et les gradients de température/salinité.
Résultat
II.2 · Entraînement de l'onde acoustique par un courant d'ensemble
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Fluides visqueux
Notions : terme convectif, linéarisation
Proposer un ordre de grandeur pour , en kilomètre par heure. Expliciter ensuite et avec et en vous limitant aux termes du premier ordre en et .
Voir l'indiceIndice
Donner une valeur réaliste d'un courant océanique (quelques km/h, soit environ 1\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}), puis développer les dérivées spatiales en ne conservant que les termes linéaires en fluctuations acoustiques.
Voir la stratégieStratégie
- Proposer un ordre de grandeur de la vitesse d'un courant océanique (de type Gulf Stream) en kilomètres par heure, puis vérifier la cohérence avec l'approximation acoustique v_0 \ll c_a.
- Développer \rho\vec{v} et l'opérateur (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} en séparant l'état de base stationnaire et homogène (\rho_0, \vec{v}_0) des perturbations acoustiques du premier ordre (\underline{\rho}, \underline{\vec{v}}).
- Utiliser l'uniformité spatiale de \rho_0 et \vec{v}_0 = v_0\vec{u}_x ainsi que les identités d'analyse vectorielle pour simplifier les expressions.
Voir la réponse courteRéponse courte
Ordre de grandeur d'un courant océanique et linéarisation de la divergence du flux de masse et du terme d'accélération convective.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Ordre de grandeur de la vitesse d'un courant océanique :
Les grands courants océaniques de surface (tels que le Gulf Stream) possèdent des vitesses de l'ordre de quelques nœuds, soit typiquement entre 1 et 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Exprimée en kilomètres par heure :
Cette valeur vérifie très largement la hiérarchie imposée par l'énoncé :
2. Linéarisation de \operatorname{div}(\rho\vec{v}) :
La masse volumique et le champ de vitesse s'écrivent :
Le produit de flux convectif s'écrit donc :
Au premier ordre par rapport aux grandeurs acoustiques perturbations, le terme du second ordre \underline{\rho}\,\underline{\vec{v}} est négligé :
Prenons la divergence de cette expression par linéarité de l'opérateur \operatorname{div} :
- \rho_0 et \vec{v}_0 étant uniformes dans l'espace, \operatorname{div}(\rho_0\vec{v}_0) = 0 ;
- \operatorname{div}(\rho_0\underline{\vec{v}}) = \rho_0 \operatorname{div}\underline{\vec{v}} ;
- d'après la formule d'analyse vectorielle donnée par l'énoncé, \operatorname{div}(\underline{\rho}\vec{v}_0) = \underline{\rho}\operatorname{div}\vec{v}_0 + \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\underline{\rho}\cdot\vec{v}_0 = (\vec{v}_0\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\underline{\rho} puisque \vec{v}_0 est uniforme (\operatorname{div}\vec{v}_0 = 0).
Comme \vec{v}_0 = v_0\vec{u}_x, on a (\vec{v}_0\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\underline{\rho} = v_0 \dfrac{\partial \underline{\rho}}{\partial x}. On en déduit :
3. Linéarisation de (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} :
Développons le terme convectif :
Le champ moyen \vec{v}_0 étant uniforme, toutes ses dérivées spatiales sont nulles :
En négligeant le terme quadratique d'ordre deux (\underline{\vec{v}}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\underline{\vec{v}}, il reste au premier ordre :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : effet doppler acoustique, relation de dispersion
Montrer les deux équations et et expliciter la grandeur en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Injecter les formes d'ondes planes progressives dans les équations linéarisées en remarquant que l'opérateur (\vec{v}_0\cdot\vec{\nabla}) génère un terme en -\mathrm{i}(\vec{k}\cdot\vec{v}_0), ce qui déplace la pulsation temporelle apparente.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'équation de Navier-Stokes pour un fluide parfait (\eta = 0) linéarisée autour de l'écoulement uniforme \vec{v}_0 = v_0\vec{u}_x, en injectant le terme convectif calculé à la question Q33.
- Utiliser l'équation de conservation de la masse linéarisée, reliée à la surpression acoustique \underline{p} par le coefficient de compressibilité \chi (question Q28).
- Remplacer les opérateurs différentiels spatio-temporels par leur expression en notation complexe pour une onde plane progressive harmonique, puis identifier la pulsation de dérive \Omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équations acoustiques perturbées projetées en base d'ondes planes faisant apparaître la pulsation apparente décalée \omega - \vec{k}\cdot\vec{v}_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre d'un fluide parfait (\eta = 0), l'équation de Navier-Stokes linéarisée établie à la question Q27 s'écrit :
Pour une onde plane progressive harmonique dépendant de l'espace et du temps via le facteur \exp[\mathrm{i}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})], les opérateurs différentiels s'expriment par :
Le terme convectif devient alors :
En posant la grandeur scalaire :
l'accélération particulaire s'écrit :
L'équation du mouvement devient :
En simplifiant par \mathrm{i}, on obtient la première relation :
Considérons à présent l'équation locale de conservation de la masse :
Grâce au résultat de la question Q33, l'équation linéarisée s'écrit :
D'après la question Q28, \underline{\rho} = \rho_0 \chi \underline{p}. En divisant par la constante \rho_0, il vient :
En passant aux grandeurs complexes harmoniques :
En divisant par \mathrm{i} et en réarrangeant :
L'expression explicite de la grandeur \Omega est donc :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : entraînement des ondes, célérité acoustique
En déduire la célérité des ondes acoustiques en fonction de , et de la valeur obtenue dans l'eau au repos. Peut-on parler de loi de composition des vitesses ?
Voir l'indiceIndice
Résoudre le système pour obtenir la relation de dispersion (\omega - \Omega)^2 = c_a^2 k^2, en déduire la vitesse de phase c'_a = \omega/k, et interpréter physiquement l'entraînement additif de l'onde acoustique par l'écoulement.
Voir la stratégieStratégie
- Combiner les deux équations scalaires et vectorielles établies à la question précédente (Q34) pour éliminer les perturbations \underline{\vec{v}} et \underline{p}, et obtenir la relation de dispersion \omega(k).
- En déduire la célérité de phase c'_a = \omega/k de l'onde dans le référentiel du laboratoire.
- Interpréter physiquement ce résultat au regard de la composition des vitesses galiléenne et de la nature matérielle du support de propagation acoustique, en faisant le lien avec le problème de l'entraînement traité en partie A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de la vitesse de phase c'_a = c_a + v_0 \cos \theta interprétée comme la composition galiléenne de la célérité et de la vitesse du fluide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, les équations linéarisées du mouvement s'écrivent :
avec \Omega = k v_0 \cos\theta. En projetant la première relation selon le vecteur d'onde \vec{k} = k \vec{u} (k > 0), on obtient :
En substituant l'expression de \vec{k} \cdot \underline{\vec{v}} issue de la seconde relation :
Pour une perturbation acoustique non nulle (\underline{p} \neq 0), et en rappelant que la célérité du son dans l'eau au repos est c_a = 1/\sqrt{\rho_0 \chi} (d'après la question Q29), il vient :
Pour une onde se propageant dans le sens de \vec{k} (\omega > 0 et \omega - \Omega > 0 car v_0 \ll c_a), on retient la racine positive :
La célérité c'_a de l'onde acoustique dans le référentiel du laboratoire est définie par la vitesse de phase c'_a = \frac{\omega}{k} :
Discussion : peut-on parler de loi de composition des vitesses ?
D'un point de vue cinématique : oui. Dans le référentiel \mathcal{R}' lié au fluide en mouvement, le fluide est au repos et l'onde acoustique s'y propage à la vitesse \vec{c}_{a/\mathcal{R}'} = c_a \vec{u}. Le référentiel \mathcal{R}' se déplace à la vitesse d'entraînement \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x par rapport au laboratoire \mathcal{R}. La loi classique (galiléenne) de composition des vitesses donne pour la vitesse de propagation de la phase dans \mathcal{R} :
\vec{c}'_a = \vec{c}_{a/\mathcal{R}'} + \vec{v}_0 = c_a \vec{u} + \vec{v}_0Sa projection selon la direction d'observation \vec{u} redonne précisément :
\vec{c}'_a \cdot \vec{u} = c_a + \vec{v}_0 \cdot \vec{u} = c_a + v_0 \cos\theta = c'_aIl y a donc entraînement total de l'onde sonore par l'écoulement.
- D'un point de vue conceptuel : comme souligné dans le préambule du sujet, une onde n'est pas un corpuscule matériel : c_a et c'_a sont des célérités de phase (propagation d'un état vibratoire sans transport global de matière) et non les vitesses d'un point matériel. Cependant, l'onde sonore nécessitant un support matériel pour se propager, ce support entraîne intégralement avec lui la perturbation, ce qui valide l'application formelle de la composition galiléenne des vitesses.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
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Quelle est la méthode utilisée pour déterminer la trajectoire en Q10 et Q11 ?
C'est l'hodographe circulaire, lié au vecteur excentricité de Runge-Lenz. En dérivant le vecteur vitesse par rapport à \theta, on intègre directement l'accélération sans passer par les formules de Binet ni par l'énergie potentielle effective.
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