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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2025

Oscillations mécaniques et électriques

Ce sujet très formateur explore la transposition expérimentale d'un système mécanique non linéaire en son équivalent analogique électronique. La première partie revisite avec élégance l'oscillateur vertical élastique en intégrant la masse propre du ressort (notion classique de masse effective), avant d'étudier un oscillateur horizontal présentant une bifurcation et un potentiel en double puits menant à l'équation de Duffing. La seconde partie conçoit pas à pas le circuit simulant cette dynamique à l'aide d'intégrateurs et d'un étage non linéaire à diodes tête-bêche.

L'intérêt stratégique réside dans l'alliance remarquable entre modélisation physique (équilibres, développements limités, barrière de potentiel), méthodes numériques (Euler explicite) et rigueur expérimentale en électronique (défauts réels des ALI, saturation par courant de polarisation, résistances de fuite). C'est un problème incontournable pour réviser la synthèse interdisciplinaire propre aux concours d'excellence.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,22/20)
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (23) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie II peut s'aborder sans avoir traité la fin de la partie I : l'étude des montages à amplificateurs linéaires intégrés et diodes des questions Q21 à Q27 se mène de façon totalement indépendante de la dynamique mécanique.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Oscillateur mécanique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle élastique, ressort

Établir l'expression de l'énergie potentielle élastique du ressort dont on prendra l'origine lorsque la longueur du ressort est égale à sa longueur à vide. On exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer le travail de la force de rappel élastique le long de l'axe vertical en prenant garde au signe et à la condition de référence nulle en l = l_0.

Voir la réponse courte

Intégration de la force de rappel élastique : \mathcal{E}_{\mathrm{p},k} = \frac{1}{2} k (l - l_0)^2.

Voir le corrigé complet

L'extrémité N du ressort étant fixée en O et l'extrémité mobile M se confondant avec le point matériel P repéré par \vec{OP} = l\,\vec{u}_z, la force de rappel exercée par le ressort sur le point matériel P s'écrit :

\vec{F}_k = -k(l - l_0)\,\vec{u}_z

Le déplacement élémentaire du point P est \mathrm{d}\vec{OP} = \mathrm{d}l\,\vec{u}_z. Le travail élémentaire de cette force conservative s'exprime sous la forme :

\delta W(\vec{F}_k) = \vec{F}_k \cdot \mathrm{d}\vec{OP} = -k(l - l_0)\,\mathrm{d}l = -\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},k}

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},k}}{\mathrm{d}l} = k(l - l_0)

Par intégration par rapport à l :

\mathcal{E}_{\mathrm{p},k}(l) = \frac{1}{2}k(l - l_0)^2 + \mathrm{Cte}

En choisissant la référence de l'énergie potentielle élastique en l = l_0, soit \mathcal{E}_{\mathrm{p},k}(l_0) = 0, la constante d'intégration est nulle, d'où :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{p},k} = \frac{1}{2}k(l - l_0)^2}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle de pesanteur

Établir, en fonction de , et , l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur du point matériel dont on prendra l'origine en .

Voir l'indice

Projeter l'expression générale de l'énergie potentielle de pesanteur sur l'axe vertical ascendant ou descendant, avec origine choisie en O.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail élémentaire du poids lors d'un déplacement élémentaire du point P le long de l'axe vertical (O, \vec{u}_z).
  2. Relier ce travail à la différentielle de l'énergie potentielle de pesanteur, intégrer et déterminer la constante à l'aide de l'origine choisie en O.
Voir la réponse courte

Avec l'axe vertical orienté vers le bas et origine en O : \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = -m g l.

Voir le corrigé complet

Le point matériel P a pour vecteur position dans le repère (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) :

\vec{OP} = l\,\vec{u}_z

Un déplacement virtuel ou élémentaire s'écrit \mathrm{d}\vec{OP} = \mathrm{d}l\,\vec{u}_z.

Le point P est soumis à la force de pesanteur uniforme :

\vec{P}_{\mathrm{oids}} = m\vec{g} = m g\,\vec{u}_z

Le travail élémentaire de cette force conservative est relié à la variation d'énergie potentielle de pesanteur \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} par :

\delta W(\vec{P}_{\mathrm{oids}}) = \vec{P}_{\mathrm{oids}} \cdot \mathrm{d}\vec{OP} = m g\,\mathrm{d}l = -\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}}

On en déduit par intégration :

\mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}}(l) = - m g l + \mathrm{C^{te}}

En choisissant la référence de l'énergie potentielle de pesanteur en O (correspondant à l = 0), on a \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}}(0) = 0, d'où \mathrm{C^{te}} = 0.

L'énergie potentielle de pesanteur du point matériel P s'écrit donc :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = - m g l}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie mécanique, énergie cinétique

En déduire l'expression de l'énergie mécanique du point matériel de masse dans le référentiel galiléen en fonction notamment de .

Voir l'indice

Sommer l'énergie cinétique du point matériel et les deux énergies potentielles déterminées aux questions précédentes.

Voir la réponse courte

Somme des énergies cinétique et potentielle : \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2} m \dot{l}^2 + \frac{1}{2} k (l - l_0)^2 - m g l.

Voir le corrigé complet

Le point matériel P a pour vecteur position dans le repère (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) lié au référentiel galiléen \mathcal{R} :

\vec{OP} = l(t)\,\vec{u}_z

Sa vitesse dans \mathcal{R} s'écrit donc :

\vec{v}(P/\mathcal{R}) = \dot{l}(t)\,\vec{u}_z

L'énergie cinétique du point matériel P est ainsi :

\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} m \dot{l}^2

L'énergie potentielle totale dont dérive l'ensemble des forces conservatives s'exerçant sur P (poids et force de rappel élastique) est la somme des énergies potentielles établies aux questions 1 et 2 :

\mathcal{E}_{\mathrm{p}} = \mathcal{E}_{\mathrm{p},k} + \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = \frac{1}{2}k(l - l_0)^2 - mgl

L'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{c}} + \mathcal{E}_{\mathrm{p}} du point P dans le référentiel \mathcal{R} s'en déduit :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{l}^2 + \frac{1}{2}k(l - l_0)^2 - mgl}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équation différentielle, conservation de l'énergie mécanique

Établir l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par dans le référentiel galiléen .

Voir l'indice

Dériver l'énergie mécanique par rapport au temps dans le référentiel galiléen ou appliquer directement le principe fondamental de la dynamique à la masse m.

Voir la stratégie

Deux approches sont envisageables pour obtenir l'équation différentielle :

  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) au point matériel P projeté sur l'axe vertical (O,\vec{u}_z).
  2. Dériver l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} par rapport au temps, sachant que le système est conservatif en l'absence de frottement.
Voir la réponse courte

Dérivation de \mathcal{E}_{\mathrm{m}} par rapport au temps ou PFD : \ddot{l} + \frac{k}{m} l = \frac{k}{m} l_0 + g.

Voir le corrigé complet

On étudie le point matériel P de masse m dans le référentiel d'étude \mathcal{R} galiléen.

Le point P est soumis à deux forces :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g} = mg\,\vec{u}_z ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{F} = -k(l - l_0)\,\vec{u}_z.

Le vecteur accélération de P s'écrit \vec{a}(P/\mathcal{R}) = \ddot{l}\,\vec{u}_z.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

\begin{aligned} m\,\vec{a}(P/\mathcal{R}) &= \vec{P} + \vec{F} \\ m\ddot{l}\,\vec{u}_z &= \left[mg - k(l - l_0)\right]\vec{u}_z \end{aligned}

En projetant sur l'axe (O, \vec{u}_z), on obtient :

\begin{aligned} m\ddot{l} + k(l - l_0) &= mg \end{aligned}

soit, en divisant par m :

\boxed{\ddot{l}(t) + \frac{k}{m}\,l(t) = \frac{k}{m}\,l_0 + g}

Remarque énergétique : toutes les forces appliquées dérivent d'une énergie potentielle et les frottements sont négligés, l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} (établie à la question 3) est donc une intégrale première du mouvement :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = 0 &\iff \dot{l}\left[m\ddot{l} + k(l - l_0) - mg\right] = 0 \end{aligned}

Pour un mouvement non trivial (\dot{l} \not\equiv 0), on retrouve bien l'équation du mouvement précédente.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, période propre, condition initiale

Résoudre l'équation différentielle obtenue à la question précédente en supposant qu'à , le point matériel est lâché sans vitesse initiale de la position . On fera apparaître une pulsation . Quelle condition doit-on imposer à pour que le point matériel ne heurte pas le support fixe où est suspendu le ressort ? On exprimera cette condition en fonction de , , et . Qualifier le mouvement observé : tracer l'allure de en fonction de . Donner l'expression de la période du mouvement du point matériel et calculer sa valeur numérique pour et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire avec second membre constant ; pour la condition de non-choc, exprimer la position d'élongation minimale du point P au cours des oscillations.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants obtenue en Q4 en introduisant la pulsation propre \omega_0, puis déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales.
  2. Exprimer le minimum de la fonction l(t) et traduire l'absence de choc avec le support situé en l = 0.
  3. Définir la nature harmonique du mouvement, en tracer le chronogramme, puis exprimer et calculer la période propre T_0.
Voir la réponse courte

Solution sinusoïdale de période T_0 = 2\pi\sqrt{m/k} \approx 2{,}00\text{ s} ; non-choc pour amplitude inférieure à la position d'équilibre.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, l'équation différentielle du mouvement s'écrit :

\ddot{l}(t) + \frac{k}{m}l(t) = \frac{k}{m}l_0 + g

En introduisant la pulsation propre :

\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}

et la longueur d'équilibre l_{\mathrm{e}} = l_0 + \frac{mg}{k}, l'équation devient :

\ddot{l}(t) + \omega_0^2\,l(t) = \omega_0^2\,l_{\mathrm{e}}

La solution générale est la somme d'une solution particulière constante l_{\mathrm{e}} et de la solution générale de l'équation homogène :

l(t) = l_{\mathrm{e}} + A \cos(\omega_0 t) + B \sin(\omega_0 t)

La vitesse s'écrit \dot{l}(t) = -A\omega_0 \sin(\omega_0 t) + B\omega_0 \cos(\omega_0 t). Les conditions initiales à t = 0 donnent :

\begin{aligned} l(0) &= l_{\mathrm{e}} + A = L \implies A = L - l_{\mathrm{e}} \\ \dot{l}(0) &= B\omega_0 = 0 \implies B = 0 \end{aligned}

On obtient ainsi l'expression de la longueur l(t) :

\boxed{l(t) = l_0 + \frac{mg}{k} + \left(L - l_0 - \frac{mg}{k}\right) \cos(\omega_0 t)}

Condition de non-collision avec le support fixe : Le support fixe se trouve en O, d'abscisse z = 0. Le point matériel P ne heurte pas le support si sa position vérifie l(t) > 0 à tout instant t \ge 0. La valeur minimale atteinte par l(t) vaut :

l_{\min} = l_{\mathrm{e}} - |L - l_{\mathrm{e}}|

La condition l_{\min} > 0 équivaut à :

|L - l_{\mathrm{e}}| < l_{\mathrm{e}} \iff 0 < L < 2 l_{\mathrm{e}}

Comme L > 0 par hypothèse, la condition s'écrit :

\boxed{L < 2\left(l_0 + \frac{mg}{k}\right)}

Qualification du mouvement et allure de l(t) : Le mouvement observé est un mouvement harmonique (oscillations sinusoïdales non amorties) de pulsation \omega_0 autour de la position d'équilibre l_{\mathrm{e}}.

Expression et calcul de la période propre T_0 : La période propre des oscillations est :

\boxed{T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{m}{k}}}

Application numérique avec m = 300\text{ g} = 0,300\text{ kg} et k = 0,300\times \pi^2\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} :

T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{0,300}{0,300 \times \pi^2}} = 2\pi \times \frac{1}{\pi} = 2,00\text{ s}
\boxed{T_0 = 2,00\text{ s}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : énergie potentielle de pesanteur, système continu

Établir l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur associée au ressort en fonction de , et .

Voir l'indice

Découper le ressort en tranches élémentaires de masse \mathrm{d}m_{\mathrm{r}} = \frac{m_{\mathrm{r}}}{l}\mathrm{d}z situées à la cote z et intégrer de 0 à l.

Voir la stratégie

Le ressort étant considéré comme un système continu à masse linéique uniforme, on découpe le ressort en tranches élémentaires, on exprime l'énergie potentielle de pesanteur de chacune par rapport à l'origine O, puis on intègre sur toute la longueur du ressort (ce qui revient également à utiliser la position de son centre de masse).

Voir la réponse courte

Le centre de masse du ressort homogène est à mi-longueur l/2 : \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = -\frac{1}{2} m_{\mathrm{r}} g l.

Voir le corrigé complet

La masse m_{\mathrm{r}} du ressort étant uniformément répartie sur toute sa longueur l(t), la masse linéique s'écrit à chaque instant :

\lambda = \frac{m_{\mathrm{r}}}{l}

Considérons une tranche élémentaire de ressort comprise entre les cotes z et z + \mathrm{d}z, avec z \in [0, l]. Sa masse est :

\mathrm{d}m = \lambda\,\mathrm{d}z = \frac{m_{\mathrm{r}}}{l}\,\mathrm{d}z

Le champ de pesanteur étant orienté selon \vec{g} = g\,\vec{u}_z, la force de pesanteur subie par cette tranche s'écrit \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,g\,\vec{u}_z. Le travail élémentaire associé à un déplacement virtuel est :

\delta W = \mathrm{d}\vec{P}\cdot \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}m\,g\,\mathrm{d}z = -\mathrm{d}(\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}})

Avec l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur prise en O (z = 0), l'énergie potentielle de la tranche élémentaire est :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = -\mathrm{d}m\,g\,z = -\frac{m_{\mathrm{r}}}{l}g\,z\,\mathrm{d}z

En sommant sur l'ensemble du ressort de z = 0 à z = l :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} &= \int_0^l -\frac{m_{\mathrm{r}}}{l}g\,z\,\mathrm{d}z \\ &= -\frac{m_{\mathrm{r}}g}{l}\left[\frac{z^2}{2}\right]_0^l \\ &= -\frac{1}{2} m_{\mathrm{r}} g l \end{aligned}
\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = -\frac{1}{2}m_{\mathrm{r}} g l}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : énergie cinétique, intégration

Établir l'expression de l'énergie cinétique du ressort en fonction de et .

Voir l'indice

Utiliser la loi de vitesse linéaire v(z) = \frac{z}{l}\dot{l} pour la tranche élémentaire et intégrer \frac{1}{2}v(z)^2\mathrm{d}m_{\mathrm{r}} le long du ressort.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ des vitesses v(z) le long du ressort en utilisant les conditions aux limites (z = 0 fixe, z = l de vitesse \dot{l}) et la proportionnalité par rapport à z.
  2. Définir la masse élémentaire \mathrm{d}m d'une tranche de ressort comprise entre z et z + \mathrm{d}z.
  3. Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}\mathrm{d}m\, v(z)^2 entre 0 et l.
Voir la réponse courte

Profil de vitesse linéaire v(z) = \frac{z}{l}\dot{l} intégré sur la masse du ressort : \mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{6} m_{\mathrm{r}} \dot{l}^2.

Voir le corrigé complet

L'extrémité N en z = 0 est fixe dans le référentiel d'étude \mathcal{R}, tandis que l'extrémité M en z = l est animée de la vitesse instantanée du point P, soit v(l) = \dot{l}.

Puisque la vitesse est proportionnelle à z, elle s'écrit pour tout z \in [0, l] :

v(z) = \frac{z}{l}\,\dot{l}

La masse m_{\mathrm{r}} étant uniformément répartie sur la longueur l, la masse d'une tranche de ressort d'épaisseur \mathrm{d}z est :

\mathrm{d}m = \frac{m_{\mathrm{r}}}{l}\,\mathrm{d}z

L'énergie cinétique de cette tranche élémentaire s'exprime donc par :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}\,\mathrm{d}m\,[v(z)]^2 = \frac{1}{2}\left(\frac{m_{\mathrm{r}}}{l}\,\mathrm{d}z\right)\left(\frac{z}{l}\,\dot{l}\right)^2 = \frac{m_{\mathrm{r}}\dot{l}^2}{2l^3}\,z^2\,\mathrm{d}z

On obtient l'énergie cinétique totale du ressort par intégration le long de sa longueur :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{c}} &= \int_0^l \frac{m_{\mathrm{r}}\dot{l}^2}{2l^3}\,z^2\,\mathrm{d}z \\ &= \frac{m_{\mathrm{r}}\dot{l}^2}{2l^3} \left[ \frac{z^3}{3} \right]_0^l \\ &= \frac{m_{\mathrm{r}}\dot{l}^2}{2l^3} \times \frac{l^3}{3} \end{aligned}

D'où :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{6} m_{\mathrm{r}} \dot{l}^2}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : énergie mécanique, masse effective

En déduire l'expression de l'énergie mécanique du système constitué par le point matériel de masse et le ressort de masse dans le référentiel galiléen en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Ajouter les énergies cinétiques et potentielles de pesanteur du ressort à celles de la masse m, en faisant apparaître une masse effective en translation.

Voir la stratégie
  1. L'énergie mécanique totale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} du système \{P + \text{ressort}\} est la somme de son énergie cinétique totale et de son énergie potentielle totale dans le référentiel d'étude \mathcal{R}.
  2. Exprimer l'énergie cinétique totale comme la somme de celle du point matériel P et de celle du ressort (calculée à la question Q7).
  3. Sommer l'énergie potentielle élastique (question Q1) et les énergies potentielles de pesanteur du point P (question Q2) et du ressort (question Q6).
Voir la réponse courte

Somme des énergies cinétiques et potentielles de la masse et du ressort : masse inertielle effective m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique totale du système \{P + \text{ressort}\} dans le référentiel galiléen \mathcal{R} est la somme de l'énergie cinétique du point matériel P et de celle du ressort :

\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \mathcal{E}_{\mathrm{c},P} + \mathcal{E}_{\mathrm{c},\text{ressort}} = \frac{1}{2} m \dot{l}^2 + \frac{1}{6} m_{\mathrm{r}} \dot{l}^2 = \frac{1}{2}\left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}\right)\dot{l}^2

L'énergie potentielle totale du système est la somme de l'énergie potentielle élastique (question Q1) et des énergies potentielles de pesanteur de P (question Q2) et du ressort (question Q6) :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{p}} &= \mathcal{E}_{\mathrm{p},k} + \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p},P} + \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p},\text{ressort}} \\ &= \frac{1}{2} k (l - l_0)^2 - m g l - \frac{1}{2} m_{\mathrm{r}} g l \\ &= \frac{1}{2} k (l - l_0)^2 - \left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}\right) g l \end{aligned}

L'énergie mécanique totale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{c}} + \mathcal{E}_{\mathrm{p}} du système s'écrit donc :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}\left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}\right)\dot{l}^2 + \frac{1}{2} k (l - l_0)^2 - \left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}\right) g l}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : équation différentielle, conservation de l'énergie mécanique

Établir l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par dans le référentiel galiléen . Commenter.

Voir l'indice

Dériver l'énergie mécanique totale par rapport au temps en exploitant l'absence de forces dissipatives.

Voir la stratégie

Le système constitué par le point matériel P et le ressort pesant est soumis uniquement à des forces conservatives (forces de pesanteur et force élastique interne) et à une réaction au point d'attache O fixe qui ne travaille pas. Le système est donc conservateur, ce qui permet d'obtenir l'équation différentielle du mouvement en dérivant l'énergie mécanique par rapport au temps.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de l'énergie mécanique totale : oscillateur harmonique de masse équivalente m_{\mathrm{eq}} = m + m_{\mathrm{r}}/3.

Voir le corrigé complet

Le référentiel \mathcal{R} étant galiléen et les frottements étant négligés, l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} du système {point matériel P + ressort} est une constante du mouvement :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = 0

En reprenant l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{m}} établie à la question précédente :

\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}\left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}\right)\dot{l}^2 + \frac{1}{2} k (l - l_0)^2 - \left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}\right) g l

On dérive cette expression par rapport au temps t :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = \left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}\right) \dot{l}\,\ddot{l} + k (l - l_0)\,\dot{l} - \left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}\right) g\,\dot{l} = 0

Le mouvement n'étant pas identiquement au repos (\dot{l}(t) \not\equiv 0), on simplifie par \dot{l} :

\left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}\right)\ddot{l}(t) + k\bigl(l(t) - l_0\bigr) = \left(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}\right)g

Soit, sous forme canonique :

\boxed{\ddot{l}(t) + \frac{k}{m + \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{3}} l(t) = \frac{k l_0 + \left(m + \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{2}\right)g}{m + \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{3}}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique, période propre, approximation

Résoudre l'équation différentielle obtenue à la question précédente en supposant qu'à , le point matériel est lâché sans vitesse initiale de la position . On fera apparaître une pulsation . Qualifier le mouvement observé en supposant que le point matériel ne heurte pas le support fixe. Déterminer l'expression de la période du mouvement du point matériel en fonction de , et puis calculer sa valeur numérique pour , et (on pourra utiliser l'approximation ).

Voir l'indice

Identifier la nouvelle pulsation propre \omega_1 et effectuer un développement limité au premier ordre du rapport T_1/T_0 en puissance de m_{\mathrm{r}}/m.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 2 issue de la question Q9 avec les conditions initiales l(0) = L et \dot{l}(0) = 0 en introduisant la pulsation propre \omega_1.
  2. Qualifier le mouvement à partir de la forme mathématique de la solution.
  3. Exprimer la période T_1 en fonction de T_0, m et m_{\mathrm{r}}, puis effectuer le développement limité au premier ordre pour le calcul numérique.
Voir la réponse courte

Période corrigée T_1 = T_0 \sqrt{1 + m_{\mathrm{r}}/(3m)} \approx T_0(1 + m_{\mathrm{r}}/(6m)) \approx 2{,}04\text{ s}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'équation différentielle régissant l(t) s'écrit sous la forme :

\ddot{l}(t) + \omega_1^2\,l(t) = \omega_1^2\,l_{\mathrm{e}1}

en posant la pulsation propre \omega_1 et la position d'équilibre l_{\mathrm{e}1} :

\omega_1 = \sqrt{\frac{k}{m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}}} \quad \text{et} \quad l_{\mathrm{e}1} = l_0 + \frac{m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}}{k}g

La solution générale de cette équation différentielle linéaire à coefficients constants avec second membre constant est :

l(t) = l_{\mathrm{e}1} + A \cos(\omega_1 t) + B \sin(\omega_1 t)

Les constantes d'intégration A et B sont déterminées par les conditions initiales :

\begin{aligned} l(0) &= l_{\mathrm{e}1} + A = L \implies A = L - l_{\mathrm{e}1} \\ \dot{l}(0) &= \omega_1 B = 0 \implies B = 0 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{l(t) = l_{\mathrm{e}1} + (L - l_{\mathrm{e}1}) \cos(\omega_1 t)}

avec l_{\mathrm{e}1} = l_0 + \dfrac{m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}}{k}g.

Le mouvement observé est un mouvement rectiligne sinusoïdal (ou oscillatoire harmonique simple) non amorti de pulsation \omega_1 autour de la position d'équilibre l_{\mathrm{e}1}.

La période des oscillations T_1 = \dfrac{2\pi}{\omega_1} s'écrit :

T_1 = 2\pi \sqrt{\frac{m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3}}{k}} = 2\pi \sqrt{\frac{m}{k}} \sqrt{1 + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3m}}

Sachant que T_0 = 2\pi\sqrt{\dfrac{m}{k}} d'après la question Q5, on obtient :

\boxed{T_1 = T_0 \sqrt{1 + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3m}}}

Comme m_{\mathrm{r}} \ll m, on effectue un développement limité à l'ordre 1 avec l'approximation (1+x)^\alpha \approx 1 + \alpha x pour \alpha = \frac{1}{2} et x = \frac{m_{\mathrm{r}}}{3m} :

T_1 \approx T_0 \left(1 + \frac{m_{\mathrm{r}}}{6m}\right)

Avec m = 300\text{ g}, m_{\mathrm{r}} = 36,0\text{ g} et T_0 = 2,00\text{ s} :

\frac{m_{\mathrm{r}}}{6m} = \frac{36,0}{6 \times 300} = \frac{36,0}{1\,800} = 0,0200
T_1 \approx 2,00 \times (1 + 0,0200) = 2,04\text{ s}
\boxed{T_1 = 2,04\text{ s}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : période propre, incertitude

Quelle condition doit satisfaire pour que l'écart relatif entre et ne dépasse pas ? On fera l'application numérique dans les conditions de la question précédente.

Voir l'indice

Exprimer l'écart relatif (T_1 - T_0)/T_0 au premier ordre et poser l'inégalité avec la tolérance de 1\,\%.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'écart relatif entre T_1 et T_0 en exploitant le développement limité au premier ordre établi à la question précédente.
  2. Traduire la condition d'écart relatif inférieur ou égal à 1\,\%, en déduire la borne supérieure sur m_{\mathrm{r}}, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Écart relatif \Delta T / T_0 \approx m_{\mathrm{r}}/(6m) \le 0{,}01 \implies m_{\mathrm{r}} \le 0{,}06\,m = 18{,}0\text{ g}.

Voir le corrigé complet

L'écart relatif entre la période T_1 (ressort pesant) et T_0 (ressort sans masse) est défini par :

\frac{T_1 - T_0}{T_0}

D'après la question Q10, au premier ordre en \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{m} \ll 1 :

T_1 \approx T_0 \left(1 + \frac{m_{\mathrm{r}}}{6m}\right)

L'écart relatif s'écrit donc simplement :

\frac{T_1 - T_0}{T_0} \approx \frac{m_{\mathrm{r}}}{6m}

La condition imposée stipule que cet écart ne dépasse pas 1\,\%, soit :

\begin{aligned} \frac{m_{\mathrm{r}}}{6m} &\le 0{,}01 \end{aligned}

On en déduit la condition sur la masse m_{\mathrm{r}} du ressort :

\boxed{m_{\mathrm{r}} \le 0{,}06\,m}

Application numérique : Pour m = 300\text{ g}, on obtient :

m_{\mathrm{r}} \le 0{,}06 \times 300\text{ g}
\boxed{m_{\mathrm{r}} \le 18{,}0\text{ g}}

Remarque : Le calcul exact à partir de T_1 = T_0\sqrt{1 + \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{3m}} donne :

\sqrt{1 + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3m}} - 1 \le 0{,}01 \iff m_{\mathrm{r}} \le 3m\left(1{,}01^2 - 1\right) = 3 \times 300 \times 0{,}0201 = 18{,}1\text{ g}

ce qui valide l'excellente précision de l'approximation linéaire.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle élastique, géométrie

Établir l'expression de l'énergie potentielle du point matériel en fonction de , , et en prenant l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur en et celle de l'énergie potentielle élastique du ressort pour .

Voir l'indice

Exprimer la longueur du ressort tendu à l'aide du théorème de Pythagore dans le triangle formé par O, O' et P, puis calculer l'allongement correspondant.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux contributions à l'énergie potentielle du point matériel P : l'énergie potentielle de pesanteur \mathcal{E}_{\mathrm{p,p}} et l'énergie potentielle élastique du ressort \mathcal{E}_{\mathrm{p},k}.
  2. Exprimer \mathcal{E}_{\mathrm{p,p}} en tenant compte du caractère horizontal de la glissière et de l'origine choisie en O'.
  3. Exprimer la longueur l du ressort en fonction de x et l_c à l'aide du théorème de Pythagore dans le triangle rectangle OO'P, puis en déduire \mathcal{E}_{\mathrm{p},k}.
Voir la réponse courte

Expression géométrique de la longueur du ressort l(x) = \sqrt{l_c^2 + x^2} et énergie potentielle élastique associée.

Voir le corrigé complet

Le point matériel P est astreint à se déplacer le long de la glissière (O', \vec{u}_x), qui est horizontale et orthogonale au champ de pesanteur \vec{g} = g\,\vec{u}_z. Dans le repère (O', \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z), la cote de P selon l'axe vertical (O', \vec{u}_z) est donc constamment nulle (z_P = 0).

L'origine de l'énergie potentielle de pesanteur étant choisie en O' (z = 0), on a :

\mathcal{E}_{\mathrm{p,p}} = - m g z_P = 0

Par ailleurs, la droite (O, \vec{u}_z) étant perpendiculaire à (O', \vec{u}_x), le triangle OO'P est rectangle en O'. La longueur instantanée l du ressort reliant le point fixe O au point mobile P s'écrit donc, d'après le théorème de Pythagore :

l = OP = \sqrt{OO'^2 + O'P^2} = \sqrt{l_c^2 + x^2}

La masse du ressort étant supposée nulle dans cette partie (m_{\mathrm{r}} = 0), son énergie potentielle élastique ne dépend que de son allongement, avec une référence nulle en l = l_0 :

\mathcal{E}_{\mathrm{p},k} = \frac{1}{2} k (l - l_0)^2 = \frac{1}{2} k \left(\sqrt{x^2 + l_c^2} - l_0\right)^2

L'énergie potentielle totale \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} du point matériel P est la somme de ces deux contributions :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) = \frac{1}{2} k \left(\sqrt{x^2 + l_c^2} - l_0\right)^2}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : position d'équilibre, stabilité, bifurcation

En fonction du paramètre , discuter des positions d'équilibre du point et de leur stabilité respective : on exprimera les abscisses d'équilibre associées en fonction des données et on donnera les allures correspondantes de en fonction de en précisant les valeurs remarquables.

Voir l'indice

Calculer la dérivée première de l'énergie potentielle pour identifier les positions d'équilibre, puis étudier le signe de la dérivée seconde en x=0 selon que l_c > l_0 ou l_c < l_0.

Voir la stratégie
  1. Dériver l'énergie potentielle \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) par rapport à x pour trouver les positions d'équilibre x_{\mathrm{e}} vérifiant \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x_{\mathrm{e}}) = 0.
  2. Discuter l'existence de ces positions selon les valeurs relatives de l_c et de l_0, puis déterminer leur stabilité via le signe de la dérivée seconde \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(x_{\mathrm{e}}).
  3. Tracer l'allure de la courbe d'énergie potentielle dans les deux cas distincts en précisant les valeurs remarquables.
Voir la réponse courte

Dérivées de \mathcal{E}_{\mathrm{p}} : si l_c \ge l_0, un seul équilibre stable en 0 ; si l_c < l_0, 0 instable et deux minima symétriques \pm\sqrt{l_0^2-l_c^2}.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle du point matériel P sur la glissière s'écrit (question Q12) :

\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) = \frac{1}{2} k \left(\sqrt{x^2 + l_c^2} - l_0\right)^2

Sa dérivée première par rapport à x vaut :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) = k \left(\sqrt{x^2 + l_c^2} - l_0\right) \frac{x}{\sqrt{x^2 + l_c^2}} = k x \left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2 + l_c^2}}\right)

Les positions d'équilibre x_{\mathrm{e}} annulent cette dérivée première :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x_{\mathrm{e}}) = 0 \iff x_{\mathrm{e}} = 0 \quad \text{ou} \quad \sqrt{x_{\mathrm{e}}^2 + l_c^2} = l_0

La dérivée seconde s'exprime par :

\frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(x) = k\left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2 + l_c^2}}\right) + k\frac{l_0 x^2}{(x^2 + l_c^2)^{3/2}}

En x = 0, elle prend la valeur :

\frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(0) = k\left(1 - \frac{l_0}{l_c}\right)

Deux situations se présentent :

1. Cas l_c > l_0 (ressort toujours tendu) : Pour tout x \in \mathbb{R}, \sqrt{x^2 + l_c^2} \ge l_c > l_0 : l'équation \sqrt{x^2 + l_c^2} = l_0 n'admet aucune solution réelle.

  • Il existe une unique position d'équilibre :

    \boxed{x_{\mathrm{e}} = 0}
  • Comme l_c > l_0, \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(0) > 0 : c'est un minimum local d'énergie potentielle, donc une position d'équilibre stable.
  • Valeur remarquable : \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = \frac{1}{2} k (l_c - l_0)^2 > 0.

2. Cas l_c = l_0 (cas limite) : L'unique position d'équilibre est x_{\mathrm{e}} = 0, avec \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = 0. Un développement limité donne \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) \sim \frac{k}{8 l_0^2} x^4 \ge 0, c'est encore une position d'équilibre stable.

3. Cas l_c < l_0 (ressort comprimé en x = 0) : L'équation \sqrt{x^2 + l_c^2} = l_0 admet deux solutions réelles symétriques :

  • En x_{\mathrm{e}0} = 0 : comme l_c < l_0, on a \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(0) < 0. Il s'agit d'un maximum local :

    \boxed{x_{\mathrm{e}0} = 0 \quad \text{est une position d'équilibre instable}}

    avec \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = \frac{1}{2}k(l_0 - l_c)^2.

  • En x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2} : le premier terme de la dérivée seconde s'annule et il vient :

    \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(x_{\mathrm{e}\pm}) = k \frac{l_0 (l_0^2 - l_c^2)}{l_0^3} = k \left(1 - \frac{l_c^2}{l_0^2}\right) > 0

    Il s'agit de deux minima absolus d'énergie potentielle :

    \boxed{x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2} \quad \text{sont deux positions d'équilibre stable}}

    avec \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x_{\mathrm{e}\pm}) = 0.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : barrière de potentiel, énergie potentielle

Dans quel cas peut-on parler de barrière de potentiel ? Préciser sa hauteur en fonction des données.

Voir l'indice

Identifier la condition d'apparition d'un maximum local de potentiel en x=0 et évaluer la différence d'énergie potentielle entre ce sommet et les puits latéraux.

Voir la réponse courte

Pour l_c < l_0, le maximum local en x = 0 forme une barrière de hauteur U_{\mathrm{b}} = \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(0) - \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(x_{\mathrm{e}}).

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q13, la fonction \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) présente :

  • un unique minimum en x = 0 lorsque l_c \ge l_0 (simple puits de potentiel) ;
  • deux minima absolus d'énergie nulle en x_{\mathrm{e}\pm} = \pm\sqrt{l_0^2 - l_c^2}, séparés par un maximum local en x = 0, lorsque l_c < l_0 (double puits de potentiel).

On peut donc parler de barrière de potentiel dans le cas où :

\boxed{l_c < l_0}

La hauteur de la barrière U_{\mathrm{b}} est le dénivelé énergétique entre le sommet de la barrière (maximum local en x = 0) et le fond des puits (minima en x_{\mathrm{e}\pm}) :

\begin{aligned} U_{\mathrm{b}} &= \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) - \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x_{\mathrm{e}\pm}) \\ &= \frac{1}{2} k (l_c - l_0)^2 - 0 \end{aligned}

soit :

\boxed{U_{\mathrm{b}} = \frac{1}{2} k (l_0 - l_c)^2}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équation différentielle, force conservative

Établir l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par dans le référentiel galiléen . Que représente physiquement en termes de force ?

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (O',\vec{u}_x) et relier la force de rappel à l'opposé du gradient de l'énergie potentielle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la conservation de l'énergie mécanique ou le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du mouvement pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par x(t).
  2. Relier la dérivée spatiale de l'énergie potentielle à la composante horizontale de la force conservative grâce à la relation générale \vec{F} = -\vec{\nabla}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}.
Voir la réponse courte

PFD m\ddot{x} = - \frac{d\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{dx}, où la dérivée représente l'opposé de la force résultante selon l'axe.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le point matériel P de masse m, dans le référentiel d'étude \mathcal{R} supposé galiléen.

Le point P est soumis à :

  • son poids \vec{P} = m g \vec{u}_z ;
  • la réaction normale de la glissière \vec{R} \in \mathrm{Vect}(\vec{u}_y, \vec{u}_z) (liaison sans frottement) ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort \vec{F}_{\mathrm{el}} = -k(l - l_0)\vec{u}, où \vec{u} = \frac{\vec{OP}}{l} est le vecteur unitaire orienté de O vers P, avec l = \sqrt{x^2 + l_c^2}.

Comme la glissière est sans frottement, la réaction ne travaille pas (\vec{R}\cdot \dot{\vec{r}} = 0), et le déplacement étant strictement horizontal, le poids ne travaille pas non plus. Le système est donc conservatif et son énergie mécanique s'écrit :

\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{x}^2 + \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) = \text{cte}

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = \dot{x}\left( m\ddot{x} + \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} \right) = 0

Cette relation étant vraie quel que soit le mouvement (y compris pour \dot{x}\neq 0), on en déduit :

m\ddot{x} + \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} = 0

D'après l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) = \frac{1}{2}k\left(\sqrt{x^2+l_c^2}-l_0\right)^2 établie à la question 12 :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} = k\left(\sqrt{x^2+l_c^2}-l_0\right)\frac{x}{\sqrt{x^2+l_c^2}} = k x \left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2+l_c^2}}\right)

On obtient ainsi l'équation différentielle du mouvement sous forme canonique :

\boxed{\ddot{x}(t) + \frac{k}{m} x(t)\left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x(t)^2 + l_c^2}}\right) = 0}

Interprétation physique de \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) :

Par définition d'une force conservative dérivant d'une énergie potentielle unidimensionnelle, la projection de la force exercée sur le point P suivant l'axe de son mouvement (O',\vec{u}_x) est :

F_x = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x)

Ainsi, le terme \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) représente l'opposé de la composante horizontale de la force de rappel élastique exercée par le ressort sur le point P (qui s'identifie également à l'opposé de la résultante de toutes les forces appliquées à P, projetée sur l'axe (O',\vec{u}_x)).

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode d'euler, discrétisation temporelle

Transformer l'équation différentielle du mouvement en 2 équations différentielles d'ordre 1 en variables et . En introduisant les estimations de et de aux instants pour où désigne le pas de discrétisation temporelle, former les 2 relations exprimant et en fonction de et déduites de la méthode d'Euler explicite. Quelles valeurs doit-on donner pour à et ?

Voir l'indice

Poser le système d'ordre un équivalent, puis remplacer chaque dérivée première par un taux d'accroissement progressif calculé à l'instant t_n.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur d'état \mathbf{u}(t) = \begin{pmatrix} u_0(t) \\ u_1(t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} x(t) \\ \dot{x}(t) \end{pmatrix} et traduire l'équation différentielle du second ordre issue de la question Q15 sous la forme d'un système autonome de deux équations différentielles couplées du premier ordre : \dot{\mathbf{u}}(t) = \mathbf{F}(\mathbf{u}(t)).
  2. Discrétiser la dérivée temporelle à l'ordre un par taux d'accroissement progressif (méthode d'Euler explicite) pour obtenir les formules d'itération reliant l'état à l'instant t_{n+1} à celui à l'instant t_n.
  3. Identifier les valeurs à n = 0 aux conditions initiales en position et en vitesse du point matériel P.
Voir la réponse courte

Schéma d'Euler explicite : u_{0,n+1} = u_{0,n} + \Delta t\, u_{1,n} et u_{1,n+1} = u_{1,n} + \Delta t\, f(u_{0,n}) avec conditions initiales données.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, le mouvement du point matériel P est régi par :

\ddot{x}(t) = -\frac{k}{m}x(t)\left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2(t) + l_c^2}}\right)

En posant u_0(t) = x(t) et u_1(t) = \dot{x}(t), la définition de la vitesse conduit immédiatement à la première équation :

\dot{u}_0(t) = u_1(t)

Puisque \dot{u}_1(t) = \ddot{x}(t), l'équation différentielle du mouvement fournit la seconde équation :

\dot{u}_1(t) = -\frac{k}{m} u_0(t) \left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{u_0(t)^2 + l_c^2}}\right)

Le système de deux équations différentielles d'ordre 1 s'écrit donc :

\boxed{\begin{cases} \dot{u}_0(t) = u_1(t) \\[1ex] \dot{u}_1(t) = -\dfrac{k}{m} u_0(t) \left(1 - \dfrac{l_0}{\sqrt{u_0(t)^2 + l_c^2}}\right) \end{cases}}

La méthode d'Euler explicite consiste à approcher la dérivée temporelle en t_n = n\Delta t par le taux d'accroissement décentré à droite :

\dot{u}_0(t_n) \approx \frac{u_{0,n+1} - u_{0,n}}{\Delta t} \quad \text{et} \quad \dot{u}_1(t_n) \approx \frac{u_{1,n+1} - u_{1,n}}{\Delta t}

En évaluant le second membre en t_n, on obtient les relations de récurrence :

\boxed{\begin{cases} u_{0,n+1} = u_{0,n} + u_{1,n}\,\Delta t \\[1ex] u_{1,n+1} = u_{1,n} - \dfrac{k}{m} u_{0,n} \left(1 - \dfrac{l_0}{\sqrt{u_{0,n}^2 + l_c^2}}\right)\Delta t \end{cases}}

Pour n = 0, les grandeurs correspondent aux conditions initiales imposées au point matériel P à t = 0 :

\boxed{u_{0,0} = x(0) \quad \text{et} \quad u_{1,0} = \dot{x}(0)}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : portrait de phase, oscillation non linéaire

Comparer le plus précisément possible la nature du mouvement dans les 2 cas.

Voir l'indice

Analyser la moyenne temporelle, la périodicité et l'éventuelle symétrie du mouvement par rapport à l'origine sur chacune des deux courbes fournies.

Voir la réponse courte

Le cas A franchit la barrière et oscille autour de 0 ; le cas B reste piégé dans un seul puits de potentiel.

Voir le corrigé complet

Puisque l_c = 0{,}200\text{ m} < l_0 = 1{,}00\text{ m}, le système possède un potentiel à double puits (questions Q13 et Q14) présentant un maximum local (barrière de potentiel) en x = 0 de hauteur U_{\mathrm{b}} = \frac{1}{2}k(l_0 - l_c)^2 \approx 0{,}95\text{ J}, et deux minima stables en x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2} = \pm \sqrt{1 - 0{,}04} \approx \pm 0{,}98\text{ m}.

La comparaison des deux régimes de mouvement observés sur la figure 3 s'articule autour des points suivants :

  1. Confinement spatial et franchissement de barrière :

    • Cas A (x(0) = 2{,}00\text{ m}, \dot{x}(0) = 0) : l'énergie mécanique initiale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(2{,}00\text{ m}) \approx 1{,}51\text{ J} est supérieure à la barrière U_{\mathrm{b}}. Le point P franchit le sommet de potentiel en x = 0 et explore les deux puits : le mouvement est global, oscillant symétriquement entre x = -2{,}00\text{ m} et x = +2{,}00\text{ m}.
    • Cas B (x(0) = 1{,}00\text{ m}, \dot{x}(0) = 0) : l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} \approx 5{,}8\times 10^{-4}\text{ J} \ll U_{\mathrm{b}} est largement insuffisante pour franchir la barrière. Le mobile reste confiné dans le puits de droite (x > 0).
  2. Position moyenne et symétrie :

    • Cas A : le mouvement est centré sur l'origine, avec une valeur moyenne nulle : \langle x(t) \rangle = 0\text{ m}.
    • Cas B : le mouvement est centré autour de la position d'équilibre stable positive : \langle x(t) \rangle \approx x_{\mathrm{e}+} \approx 0{,}98\text{ m}.
  3. Harmonicité du signal :

    • Cas A : oscillations de très grande amplitude (X_{\max} = 2{,}00\text{ m}). Le mouvement est fortement anharmonique (non sinusoïdal) en raison de la non-linéarité prononcée de la force de rappel ; le profil de vitesse \dot{x}(t) présente une forme aplatie au passage de la barrière centrale.
    • Cas B : oscillations de très faible amplitude (a \approx 1{,}00 - 0{,}98 = 0{,}02\text{ m}). Le système explore le voisinage immédiat du minimum du puits où le potentiel est quasi-parabolique : le mouvement est quasi-harmonique (signaux x(t) et \dot{x}(t) très proches d'une sinusoïde pure).
  4. Période et amplitude des vitesses :

    • Cas A : sur la courbe, on observe 5 oscillations complètes entre t = 0 et t \approx 17{,}5\text{ s}, ce qui donne une période :

      T_{\mathrm{A}} \approx \frac{17{,}5}{5} \approx 3{,}5\text{ s}

      La vitesse maximale atteinte est importante : |\dot{x}|_{\max} \approx 3{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

    • Cas B : on observe 6 oscillations en un peu plus de 12{,}5\text{ s}, d'où une période nettement plus courte :

      T_{\mathrm{B}} \approx \frac{12{,}6}{6} \approx 2{,}1\text{ s}

      La vitesse maximale reste très faible : |\dot{x}|_{\max} \approx 0{,}06\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
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Notions : petite oscillation, période propre, développement limité

Dans le cas B, établir une expression approchée de la valeur moyenne des oscillations (en fonction de et ) et de leur période en fonction de , et . Effectuer les applications numériques et comparer les résultats aux valeurs lues sur la figure 3. Conclure sur les approximations effectuées.

Voir l'indice

Dans le cas B, faire un développement limité de Taylor au second ordre de l'énergie potentielle au voisinage du minimum positif x_{\mathrm{e}+} pour extraire la raideur locale.

Voir la stratégie
  1. Identifier que les conditions initiales du cas B (x(0)=1{,}00\text{ m} et \dot{x}(0)=0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) placent le point matériel P au voisinage immédiat de la position d'équilibre stable x_{\mathrm{e}+} = \sqrt{l_0^2 - l_c^2}, avec une faible amplitude d'oscillation.
  2. Établir l'approximation harmonique par un développement de l'équation différentielle ou de l'énergie potentielle au second ordre autour de x_{\mathrm{e}+} pour en déduire la pulsation propre \omega_2, puis la période T_2 et la valeur moyenne \langle x(t)\rangle.
  3. Effectuer les applications numériques, les confronter aux lectures de la figure 3 et conclure sur la validité de l'approximation des petites oscillations.
Voir la réponse courte

Approximation harmonique autour du minimum x_{\mathrm{e}} : valeur moyenne \langle x \rangle \approx x_{\mathrm{e}} et pulsation des petites oscillations.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, pour l_c < l_0, le système possède deux positions d'équilibre stables en :

x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2}

Dans le cas B, le point matériel est lâché sans vitesse initiale à x(0) = 1{,}00\text{ m}, valeur très proche de x_{\mathrm{e}+} = \sqrt{1{,}00^2 - 0{,}200^2} = \sqrt{0{,}96} \approx 0{,}980\text{ m}. Il effectue donc de petites oscillations autour de ce puits de potentiel.

Au premier ordre en l'écart à l'équilibre (approximation harmonique), le mouvement est sinusoïdal centré sur la position d'équilibre :

\boxed{\langle x(t) \rangle = \sqrt{l_0^2 - l_c^2}}

Pour déterminer la période T_2, développons l'équation du mouvement établie à la question Q15 au voisinage de x_{\mathrm{e}+}. Posons x(t) = x_{\mathrm{e}+} + \xi(t) avec |\xi(t)| \ll x_{\mathrm{e}+}. L'équation différentielle s'écrit :

m \ddot{\xi} + \left. \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2} \right|_{x_{\mathrm{e}+}} \xi = 0

La dérivée première de l'énergie potentielle est :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} = k x \left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2 + l_c^2}}\right)

En dérivant par rapport à x :

\frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2} = k \left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2 + l_c^2}}\right) + \frac{k l_0 x^2}{(x^2 + l_c^2)^{3/2}}

Évaluée en x = x_{\mathrm{e}+} où \sqrt{x_{\mathrm{e}+}^2 + l_c^2} = l_0 :

\left. \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2} \right|_{x_{\mathrm{e}+}} = 0 + \frac{k l_0 (l_0^2 - l_c^2)}{l_0^3} = k \left(1 - \frac{l_c^2}{l_0^2}\right)

L'équation des petites oscillations s'écrit donc :

\ddot{\xi}(t) + \omega_2^2 \xi(t) = 0 \quad \text{avec} \quad \omega_2^2 = \frac{k}{m} \left(1 - \frac{l_c^2}{l_0^2}\right) = \omega_0^2 \left(1 - \frac{l_c^2}{l_0^2}\right)

La période T_2 = \frac{2\pi}{\omega_2} s'exprime ainsi directement en fonction de T_0 :

\boxed{T_2 = \frac{T_0}{\sqrt{1 - \dfrac{l_c^2}{l_0^2}}} = T_0 \, \frac{l_0}{\sqrt{l_0^2 - l_c^2}}}

Applications numériques : Avec l_0 = 1{,}00\text{ m}, l_c = 0{,}200\text{ m} et T_0 = 2{,}00\text{ s} (obtenu à la question Q5) :

\begin{aligned} \langle x(t) \rangle &= \sqrt{1{,}00^2 - 0{,}200^2} = \sqrt{0{,}96} \approx 0{,}980\text{ m} \\ T_2 &= \frac{2{,}00}{\sqrt{0{,}96}} = \frac{2{,}00}{\sqrt{1 - 0{,}04}} \approx 2{,}00 \left(1 + \frac{1}{2} \times 0{,}04\right) = 2{,}04\text{ s} \end{aligned}

Comparaison avec la figure 3 :

  • Sur la figure 3 (cas B), le signal x(t) oscille symétriquement entre 0{,}96\text{ m} et 1{,}00\text{ m}, ce qui donne une valeur moyenne lue \langle x(t) \rangle_{\text{lue}} \approx 0{,}98\text{ m}.
  • Entre t = 0 et le cinquième maximum à t \approx 10{,}2\text{ s}, on compte 5 périodes, soit T_{2,\text{lue}} \approx \frac{10{,}2}{5} \approx 2{,}04\text{ s}.

Conclusion : L'amplitude d'oscillation autour de la position d'équilibre n'est que de X_{\mathrm{m}} \approx 0{,}02\text{ m}, soit environ 2\,\% de la distance d'équilibre. L'approximation harmonique (linéarisation de la force de rappel au voisinage du fond du puits) est donc parfaitement justifiée et en accord quantitatif remarquable avec la résolution numérique.

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : conservation de l'énergie mécanique, barrière de potentiel

Les 2 cas A et B correspondent à deux types de mouvements différents du point . Dans le cas où les conditions initiales sont du type et , établir la condition que doit vérifier pour que l'on soit dans le cas A.

Voir l'indice

Traduire énergétiquement le fait que le point P lâché sans vitesse initiale doit posséder une énergie mécanique strictement supérieure à celle du sommet de la barrière de potentiel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique initiale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} du point matériel P lâché sans vitesse initiale en X_0 > 0.
  2. Traduire la condition d'appartenance au régime du cas A : le point matériel doit posséder une énergie mécanique suffisante pour franchir la barrière de potentiel située en x = 0, soit \mathcal{E}_{\mathrm{m}} > \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = U_{\mathrm{b}}.
  3. Résoudre l'inéquation en tenant compte du domaine de définition et de la position du minimum d'énergie potentielle.
Voir la réponse courte

Condition de franchissement de la barrière de potentiel : \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(X_0) > \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(0).

Voir le corrigé complet

Le système \{P\} n'est soumis qu'à son poids et à la force de rappel du ressort (forces conservatives), ainsi qu'à la réaction normale de la glissière sans frottement qui ne travaille pas. L'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} se conserve donc au cours du mouvement :

\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{x}^2 + \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) = \text{cte}

À l'instant initial t=0, le point P est lâché sans vitesse initiale (\dot{x}(0) = 0) depuis l'abscisse x(0) = X_0 > 0. D'après l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} établie à la question Q12, l'énergie mécanique vaut :

\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(X_0) = \frac{1}{2} k \left(\sqrt{X_0^2 + l_c^2} - l_0\right)^2

Le cas A correspond à un mouvement oscillatoire de part et d'autre de x = 0, avec exploration successive des régions x > 0 et x < 0. Pour atteindre et traverser l'abscisse x = 0, le point matériel doit avoir une énergie cinétique strictement positive au sommet de la barrière :

\mathcal{E}_{\mathrm{c}}(0) = \mathcal{E}_{\mathrm{m}} - \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) > 0 \iff \mathcal{E}_{\mathrm{m}} > U_{\mathrm{b}}

où U_{\mathrm{b}} = \frac{1}{2}k(l_0 - l_c)^2 désigne la hauteur de la barrière de potentiel déterminée à la question Q14.

Pour X_0 \in ]0, x_{\mathrm{e}+}], où x_{\mathrm{e}+} = \sqrt{l_0^2 - l_c^2}, la fonction \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} est décroissante et prend des valeurs inférieures ou égales à U_{\mathrm{b}} : le point P ne peut donc pas s'échapper du puits de droite. Il est ainsi nécessaire que X_0 > x_{\mathrm{e}+}, ce qui équivaut à :

\sqrt{X_0^2 + l_c^2} > l_0

L'inégalité \mathcal{E}_{\mathrm{m}} > U_{\mathrm{b}} s'écrit alors :

\begin{aligned} \frac{1}{2} k \left(\sqrt{X_0^2 + l_c^2} - l_0\right)^2 &> \frac{1}{2} k (l_0 - l_c)^2 \\ \sqrt{X_0^2 + l_c^2} - l_0 &> l_0 - l_c \\ \sqrt{X_0^2 + l_c^2} &> 2l_0 - l_c \end{aligned}

Comme l_c < l_0, le membre de droite 2l_0 - l_c > 0 est strictement positif. En élevant au carré :

\begin{aligned} X_0^2 + l_c^2 &> (2l_0 - l_c)^2 = 4l_0^2 - 4l_0 l_c + l_c^2 \\ X_0^2 &> 4l_0(l_0 - l_c) \end{aligned}

Puisque X_0 > 0, la condition s'écrit :

\boxed{X_0 > 2\sqrt{l_0(l_0 - l_c)}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : développement limité, équation de duffing

Commenter cette affirmation et préciser en fonction de la valeur de les signes des constantes et . Réécrire alors l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par . Cette équation est connue sous le nom d'équation de Duffing non amortie.

Voir l'indice

Développer l'expression de la dérivée du potentiel pour x \ll l_c en utilisant (1+u)^{-1/2} \simeq 1 - \frac{1}{2}u et conclure sur le signe de \alpha_{\mathrm{m}} selon la valeur de l_c/l_0.

Voir la stratégie
  1. Justifier la forme polynomiale proposée à partir de la parité de l'expression exacte de \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} et de son développement limité au voisinage de x = 0.
  2. Identifier les coefficients \alpha_{\mathrm{m}} et \beta_{\mathrm{m}} pour en déduire leurs signes selon la valeur de l_c par rapport à l_0, en s'appuyant également sur les allures graphiques de la figure 4.
  3. Réécrire l'équation du mouvement établie à la question Q15 sous la forme standard de l'équation de Duffing non amortie.
Voir la réponse courte

Développement limité de la force pour x \ll l_c : équation de Duffing \ddot{x} + \alpha_{\mathrm{m}} x + \beta_{\mathrm{m}} x^3 = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la dérivée spatiale de l'énergie potentielle est donnée par :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) = k\,x \left(1 - \frac{l_0}{\sqrt{x^2 + l_c^2}}\right)

Cette fonction est impaire : \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(-x) = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) (l'énergie potentielle étant paire). Son développement en série entière au voisinage de x=0 ne comporte donc que des puissances impaires de x.

En effectuant le développement limité au voisinage de x = 0 pour |x| \ll l_c :

\begin{aligned} \frac{1}{\sqrt{x^2 + l_c^2}} &= \frac{1}{l_c} \left(1 + \frac{x^2}{l_c^2}\right)^{-1/2} = \frac{1}{l_c} \left(1 - \frac{1}{2}\frac{x^2}{l_c^2} + \mathcal{O}(x^4)\right) \end{aligned}

En injectant dans l'expression de la dérivée :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) &= k\,x \left[1 - \frac{l_0}{l_c}\left(1 - \frac{1}{2}\frac{x^2}{l_c^2} + \mathcal{O}(x^4)\right)\right] \\ &= k\left(1 - \frac{l_0}{l_c}\right)x + \frac{k\,l_0}{2\,l_c^3}\,x^3 + \mathcal{O}(x^5) \end{aligned}

L'approximation polynomiale de degré 3 correspond donc au développement de Taylor à l'ordre 3 au voisinage de l'origine : elle capture le comportement linéaire ainsi que la première non-linéarité.

Par identification avec la modélisation \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) \simeq \alpha_{\mathrm{m}} x + \beta_{\mathrm{m}} x^3, on obtient :

\alpha_{\mathrm{m}} = k\left(1 - \frac{l_0}{l_c}\right) \quad \text{et} \quad \beta_{\mathrm{m}} = \frac{k\,l_0}{2\,l_c^3}

On en déduit les signes des coefficients :

  • Pour tout l_c > 0, comme k > 0 et l_0 > 0 :

    \beta_{\mathrm{m}} > 0

    Ce résultat est en parfait accord avec le comportement asymptotique pour x \to \pm \infty observé sur les deux graphiques de la figure 4 (\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} \to \pm \infty).

  • Le signe de \alpha_{\mathrm{m}} dépend de la valeur de l_c :

    • si l_c > l_0 : \alpha_{\mathrm{m}} > 0 (pente à l'origine positive, puits simple) ;
    • si l_c < l_0 : \alpha_{\mathrm{m}} < 0 (pente à l'origine négative, instabilité en x=0, double puits) ;
    • si l_c = l_0 : \alpha_{\mathrm{m}} = 0.

D'après la question Q15, le principe fondamental de la dynamique projeté sur (O',\vec{u}_x) s'écrit :

m\,\ddot{x} + \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) = 0

En substituant la modélisation polynomiale, l'équation différentielle du mouvement devient :

\boxed{\ddot{x}(t) + \frac{\alpha_{\mathrm{m}}}{m} x(t) + \frac{\beta_{\mathrm{m}}}{m} x^3(t) = 0}

ou, sous forme non normalisée :

\boxed{m\,\ddot{x}(t) + \alpha_{\mathrm{m}} x(t) + \beta_{\mathrm{m}} x^3(t) = 0}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (58 % des questions, partie I), Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques (24 %, partie II) et Circuits électriques et régimes transitoires (12 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point et Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 20 questions sur 33 (61 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q20). Avec les autres programmes de première année : 14 en MP2I, 14 en TSI1 et 8 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (petite oscillation), Q24 (amplificateur linéaire intégré), Q28 (équation de duffing), Q30 (courant de polarisation) et Q33 (équation de duffing).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (énergie potentielle élastique), Q2 (énergie potentielle de pesanteur) et Q23 (diode). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (énergie mécanique), Q4 (équation différentielle), Q13 (position d'équilibre) et Q21 (montage intégrateur).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (23 sur 33), par exemple : Q1 à Q4, Q6 à Q12, Q14 à Q17, Q19, Q22, Q23, Q25 à Q27, Q29 et Q32.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport décrit un sujet progressif alternant questions de cours et questions plus calculatoires ou plus difficiles ; certaines questions ont été bien traitées quand d'autres, comme les questions 7, 19 ou 33, n'ont recueilli que très peu de réponses correctes. Moyenne : 11,22/20 (écart-type 3,93, 3 710 présents).

Comment trouver la condition de franchissement de la barrière en Q19 ?

Appliquer la conservation de l'énergie mécanique. Avec une vitesse initiale nulle en X_0, le point matériel franchit la barrière si et seulement si son énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(X_0) excède le sommet du potentiel \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(0) = U_{\mathrm{b}}, ce qui évite d'intégrer l'équation différentielle non linéaire.

Comment comparer les résistances R_A et R_B en Q33 ?

Identifier le rôle amortisseur des résistances placées en dérivation sur les condensateurs, par analogie avec Q22. Le maintien d'oscillations de grande amplitude sur la figure 12 implique un amortissement très faible devant celui de la figure 11, d'où la relation R_B \gg R_A.

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