Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2025
Oscillations mécaniques et électriques
- 33 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 23 questions sur 33, partie I
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 23 questions sur 33, partie I en entier. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 20 · PTSI 20 · MP2I 20 · TSI1 20 · BCPST1 20 questions.
Détail par partie
- Partie I : Oscillateur mécanique20/20Faisable
- Partie II : Oscillateur électrique3/13En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique, Électrocinétique et électronique · 7 incontournables · 23 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet très formateur explore la transposition expérimentale d'un système mécanique non linéaire en son équivalent analogique électronique. La première partie revisite avec élégance l'oscillateur vertical élastique en intégrant la masse propre du ressort (notion classique de masse effective), avant d'étudier un oscillateur horizontal présentant une bifurcation et un potentiel en double puits menant à l'équation de Duffing. La seconde partie conçoit pas à pas le circuit simulant cette dynamique à l'aide d'intégrateurs et d'un étage non linéaire à diodes tête-bêche.
L'intérêt stratégique réside dans l'alliance remarquable entre modélisation physique (équilibres, développements limités, barrière de potentiel), méthodes numériques (Euler explicite) et rigueur expérimentale en électronique (défauts réels des ALI, saturation par courant de polarisation, résistances de fuite). C'est un problème incontournable pour réviser la synthèse interdisciplinaire propre aux concours d'excellence.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,22/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 23 questions sur 33, partie I.
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Sommaire
33 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
33 questionsPartie I : Oscillateur mécanique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle élastique
Établir l'expression de l'énergie potentielle élastique du ressort dont on prendra l'origine lorsque la longueur du ressort est égale à sa longueur à vide. On exprimera en fonction de , et .
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Intégrer le travail de la force de rappel élastique le long de l'axe vertical en prenant garde au signe et à la condition de référence nulle en l = l_0.
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Intégration du travail de la force de rappel : \mathcal{E}_{\mathrm{p},k} = \frac{1}{2}k(l-l_0)^2.
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L'extrémité N du ressort étant fixée en O et l'extrémité mobile M se confondant avec le point matériel P repéré par \vec{OP} = l\,\vec{u}_z, la force de rappel exercée par le ressort sur le point matériel P s'écrit :
Le déplacement élémentaire du point P est \mathrm{d}\vec{OP} = \mathrm{d}l\,\vec{u}_z. Le travail élémentaire de cette force conservative s'exprime sous la forme :
On en déduit :
Par intégration par rapport à l :
En choisissant la référence de l'énergie potentielle élastique en l = l_0, soit \mathcal{E}_{\mathrm{p},k}(l_0) = 0, la constante d'intégration est nulle, d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle de pesanteur
Établir, en fonction de , et , l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur du point matériel dont on prendra l'origine en .
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Projeter l'expression générale de l'énergie potentielle de pesanteur sur l'axe vertical ascendant ou descendant, avec origine choisie en O.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail élémentaire du poids lors d'un déplacement élémentaire du point P le long de l'axe vertical (O, \vec{u}_z).
- Relier ce travail à la différentielle de l'énergie potentielle de pesanteur, intégrer et déterminer la constante à l'aide de l'origine choisie en O.
Voir la réponse courteRéponse courte
Axe vertical dirigé vers le bas avec origine en O : \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = -mgl.
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Le point matériel P a pour vecteur position dans le repère (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) :
Un déplacement virtuel ou élémentaire s'écrit \mathrm{d}\vec{OP} = \mathrm{d}l\,\vec{u}_z.
Le point P est soumis à la force de pesanteur uniforme :
Le travail élémentaire de cette force conservative est relié à la variation d'énergie potentielle de pesanteur \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} par :
On en déduit par intégration :
En choisissant la référence de l'énergie potentielle de pesanteur en O (correspondant à l = 0), on a \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}}(0) = 0, d'où \mathrm{C^{te}} = 0.
L'énergie potentielle de pesanteur du point matériel P s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie mécanique
En déduire l'expression de l'énergie mécanique du point matériel de masse dans le référentiel galiléen en fonction notamment de .
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Sommer l'énergie cinétique du point matériel et les deux énergies potentielles déterminées aux questions précédentes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme de l'énergie cinétique et des énergies potentielles : \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{l}^2 + \frac{1}{2}k(l-l_0)^2 - mgl.
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Le point matériel P a pour vecteur position dans le repère (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) lié au référentiel galiléen \mathcal{R} :
Sa vitesse dans \mathcal{R} s'écrit donc :
L'énergie cinétique du point matériel P est ainsi :
L'énergie potentielle totale dont dérive l'ensemble des forces conservatives s'exerçant sur P (poids et force de rappel élastique) est la somme des énergies potentielles établies aux questions 1 et 2 :
L'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{c}} + \mathcal{E}_{\mathrm{p}} du point P dans le référentiel \mathcal{R} s'en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur harmonique, équation du mouvement
Établir l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par dans le référentiel galiléen .
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Dériver l'énergie mécanique par rapport au temps dans le référentiel galiléen ou appliquer directement le principe fondamental de la dynamique à la masse m.
Voir la stratégieStratégie
Deux approches sont envisageables pour obtenir l'équation différentielle :
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) au point matériel P projeté sur l'axe vertical (O,\vec{u}_z).
- Dériver l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} par rapport au temps, sachant que le système est conservatif en l'absence de frottement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation temporelle de l'énergie mécanique conservée : \ddot{l} + \frac{k}{m}(l - l_0) = g.
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On étudie le point matériel P de masse m dans le référentiel d'étude \mathcal{R} galiléen.
Le point P est soumis à deux forces :
- son poids : \vec{P} = m\vec{g} = mg\,\vec{u}_z ;
- la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{F} = -k(l - l_0)\,\vec{u}_z.
Le vecteur accélération de P s'écrit \vec{a}(P/\mathcal{R}) = \ddot{l}\,\vec{u}_z.
D'après le principe fondamental de la dynamique :
En projetant sur l'axe (O, \vec{u}_z), on obtient :
soit, en divisant par m :
Remarque énergétique : toutes les forces appliquées dérivent d'une énergie potentielle et les frottements sont négligés, l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} (établie à la question 3) est donc une intégrale première du mouvement :
Pour un mouvement non trivial (\dot{l} \not\equiv 0), on retrouve bien l'équation du mouvement précédente.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur harmonique, condition initiale
Résoudre l'équation différentielle obtenue à la question précédente en supposant qu'à , le point matériel est lâché sans vitesse initiale de la position . On fera apparaître une pulsation . Quelle condition doit-on imposer à pour que le point matériel ne heurte pas le support fixe où est suspendu le ressort ? On exprimera cette condition en fonction de , , et . Qualifier le mouvement observé : tracer l'allure de en fonction de . Donner l'expression de la période du mouvement du point matériel et calculer sa valeur numérique pour et .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire avec second membre constant ; pour la condition de non-choc, exprimer la position d'élongation minimale du point P au cours des oscillations.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants obtenue en Q4 en introduisant la pulsation propre \omega_0, puis déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales.
- Exprimer le minimum de la fonction l(t) et traduire l'absence de choc avec le support situé en l = 0.
- Définir la nature harmonique du mouvement, en tracer le chronogramme, puis exprimer et calculer la période propre T_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Oscillations sinusoïdales de pulsation \omega_0=\sqrt{k/m}, condition L < 2l_{\mathrm{eq}} et calcul de T_0 = 2{,}00\text{ s}.
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D'après la question Q4, l'équation différentielle du mouvement s'écrit :
En introduisant la pulsation propre :
et la longueur d'équilibre l_{\mathrm{e}} = l_0 + \frac{mg}{k}, l'équation devient :
La solution générale est la somme d'une solution particulière constante l_{\mathrm{e}} et de la solution générale de l'équation homogène :
La vitesse s'écrit \dot{l}(t) = -A\omega_0 \sin(\omega_0 t) + B\omega_0 \cos(\omega_0 t). Les conditions initiales à t = 0 donnent :
On obtient ainsi l'expression de la longueur l(t) :
Condition de non-collision avec le support fixe : Le support fixe se trouve en O, d'abscisse z = 0. Le point matériel P ne heurte pas le support si sa position vérifie l(t) > 0 à tout instant t \ge 0. La valeur minimale atteinte par l(t) vaut :
La condition l_{\min} > 0 équivaut à :
Comme L > 0 par hypothèse, la condition s'écrit :
Qualification du mouvement et allure de l(t) : Le mouvement observé est un mouvement harmonique (oscillations sinusoïdales non amorties) de pulsation \omega_0 autour de la position d'équilibre l_{\mathrm{e}}.
Expression et calcul de la période propre T_0 : La période propre des oscillations est :
Application numérique avec m = 300\text{ g} = 0,300\text{ kg} et k = 0,300\times \pi^2\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle de pesanteur
Établir l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur associée au ressort en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Découper le ressort en tranches élémentaires de masse \mathrm{d}m_{\mathrm{r}} = \frac{m_{\mathrm{r}}}{l}\mathrm{d}z situées à la cote z et intégrer de 0 à l.
Voir la stratégieStratégie
Le ressort étant considéré comme un système continu à masse linéique uniforme, on découpe le ressort en tranches élémentaires, on exprime l'énergie potentielle de pesanteur de chacune par rapport à l'origine O, puis on intègre sur toute la longueur du ressort (ce qui revient également à utiliser la position de son centre de masse).
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Intégration sur les éléments de masse dm du ressort : \mathcal{E}_{\mathrm{p},\mathrm{p}} = -\frac{1}{2}m_{\mathrm{r}}gl.
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La masse m_{\mathrm{r}} du ressort étant uniformément répartie sur toute sa longueur l(t), la masse linéique s'écrit à chaque instant :
Considérons une tranche élémentaire de ressort comprise entre les cotes z et z + \mathrm{d}z, avec z \in [0, l]. Sa masse est :
Le champ de pesanteur étant orienté selon \vec{g} = g\,\vec{u}_z, la force de pesanteur subie par cette tranche s'écrit \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,g\,\vec{u}_z. Le travail élémentaire associé à un déplacement virtuel est :
Avec l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur prise en O (z = 0), l'énergie potentielle de la tranche élémentaire est :
En sommant sur l'ensemble du ressort de z = 0 à z = l :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie cinétique
Établir l'expression de l'énergie cinétique du ressort en fonction de et .
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Utiliser la loi de vitesse linéaire v(z) = \frac{z}{l}\dot{l} pour la tranche élémentaire et intégrer \frac{1}{2}v(z)^2\mathrm{d}m_{\mathrm{r}} le long du ressort.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ des vitesses v(z) le long du ressort en utilisant les conditions aux limites (z = 0 fixe, z = l de vitesse \dot{l}) et la proportionnalité par rapport à z.
- Définir la masse élémentaire \mathrm{d}m d'une tranche de ressort comprise entre z et z + \mathrm{d}z.
- Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}\mathrm{d}m\, v(z)^2 entre 0 et l.
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Profil de vitesse linéaire v(y) = \frac{y}{l}\dot{l} et intégration le long du ressort : \mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{6}m_{\mathrm{r}}\dot{l}^2.
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L'extrémité N en z = 0 est fixe dans le référentiel d'étude \mathcal{R}, tandis que l'extrémité M en z = l est animée de la vitesse instantanée du point P, soit v(l) = \dot{l}.
Puisque la vitesse est proportionnelle à z, elle s'écrit pour tout z \in [0, l] :
La masse m_{\mathrm{r}} étant uniformément répartie sur la longueur l, la masse d'une tranche de ressort d'épaisseur \mathrm{d}z est :
L'énergie cinétique de cette tranche élémentaire s'exprime donc par :
On obtient l'énergie cinétique totale du ressort par intégration le long de sa longueur :
D'où :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie mécanique
En déduire l'expression de l'énergie mécanique du système constitué par le point matériel de masse et le ressort de masse dans le référentiel galiléen en fonction de , , , , et .
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Ajouter les énergies cinétiques et potentielles de pesanteur du ressort à celles de la masse m, en faisant apparaître une masse effective en translation.
Voir la stratégieStratégie
- L'énergie mécanique totale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} du système \{P + \text{ressort}\} est la somme de son énergie cinétique totale et de son énergie potentielle totale dans le référentiel d'étude \mathcal{R}.
- Exprimer l'énergie cinétique totale comme la somme de celle du point matériel P et de celle du ressort (calculée à la question Q7).
- Sommer l'énergie potentielle élastique (question Q1) et les énergies potentielles de pesanteur du point P (question Q2) et du ressort (question Q6).
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des termes pour la masse et le ressort : \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}(m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{3})\dot{l}^2 + \mathcal{E}_{\mathrm{p}}.
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L'énergie cinétique totale du système \{P + \text{ressort}\} dans le référentiel galiléen \mathcal{R} est la somme de l'énergie cinétique du point matériel P et de celle du ressort :
L'énergie potentielle totale du système est la somme de l'énergie potentielle élastique (question Q1) et des énergies potentielles de pesanteur de P (question Q2) et du ressort (question Q6) :
L'énergie mécanique totale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{c}} + \mathcal{E}_{\mathrm{p}} du système s'écrit donc :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : masse effective, oscillateur harmonique
Établir l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par dans le référentiel galiléen . Commenter.
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Dériver l'énergie mécanique totale par rapport au temps en exploitant l'absence de forces dissipatives.
Voir la stratégieStratégie
Le système constitué par le point matériel P et le ressort pesant est soumis uniquement à des forces conservatives (forces de pesanteur et force élastique interne) et à une réaction au point d'attache O fixe qui ne travaille pas. Le système est donc conservateur, ce qui permet d'obtenir l'équation différentielle du mouvement en dérivant l'énergie mécanique par rapport au temps.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'oscillateur harmonique avec une masse effective corrigée m_{\mathrm{eff}} = m + m_{\mathrm{r}}/3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le référentiel \mathcal{R} étant galiléen et les frottements étant négligés, l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} du système {point matériel P + ressort} est une constante du mouvement :
En reprenant l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{m}} établie à la question précédente :
On dérive cette expression par rapport au temps t :
Le mouvement n'étant pas identiquement au repos (\dot{l}(t) \not\equiv 0), on simplifie par \dot{l} :
Soit, sous forme canonique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : période propre, développement limité
Résoudre l'équation différentielle obtenue à la question précédente en supposant qu'à , le point matériel est lâché sans vitesse initiale de la position . On fera apparaître une pulsation . Qualifier le mouvement observé en supposant que le point matériel ne heurte pas le support fixe. Déterminer l'expression de la période du mouvement du point matériel en fonction de , et puis calculer sa valeur numérique pour , et (on pourra utiliser l'approximation ).
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Identifier la nouvelle pulsation propre \omega_1 et effectuer un développement limité au premier ordre du rapport T_1/T_0 en puissance de m_{\mathrm{r}}/m.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 2 issue de la question Q9 avec les conditions initiales l(0) = L et \dot{l}(0) = 0 en introduisant la pulsation propre \omega_1.
- Qualifier le mouvement à partir de la forme mathématique de la solution.
- Exprimer la période T_1 en fonction de T_0, m et m_{\mathrm{r}}, puis effectuer le développement limité au premier ordre pour le calcul numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pulsation \omega_1 = \sqrt{k/m_{\mathrm{eff}}} et période T_1 \approx T_0(1 + \frac{m_{\mathrm{r}}}{6m}) = 2{,}04\text{ s}.
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D'après la question Q9, l'équation différentielle régissant l(t) s'écrit sous la forme :
en posant la pulsation propre \omega_1 et la position d'équilibre l_{\mathrm{e}1} :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire à coefficients constants avec second membre constant est :
Les constantes d'intégration A et B sont déterminées par les conditions initiales :
On obtient ainsi :
avec l_{\mathrm{e}1} = l_0 + \dfrac{m + \frac{m_{\mathrm{r}}}{2}}{k}g.
Le mouvement observé est un mouvement rectiligne sinusoïdal (ou oscillatoire harmonique simple) non amorti de pulsation \omega_1 autour de la position d'équilibre l_{\mathrm{e}1}.
La période des oscillations T_1 = \dfrac{2\pi}{\omega_1} s'écrit :
Sachant que T_0 = 2\pi\sqrt{\dfrac{m}{k}} d'après la question Q5, on obtient :
Comme m_{\mathrm{r}} \ll m, on effectue un développement limité à l'ordre 1 avec l'approximation (1+x)^\alpha \approx 1 + \alpha x pour \alpha = \frac{1}{2} et x = \frac{m_{\mathrm{r}}}{3m} :
Avec m = 300\text{ g}, m_{\mathrm{r}} = 36,0\text{ g} et T_0 = 2,00\text{ s} :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : écart relatif
Quelle condition doit satisfaire pour que l'écart relatif entre et ne dépasse pas ? On fera l'application numérique dans les conditions de la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'écart relatif (T_1 - T_0)/T_0 au premier ordre et poser l'inégalité avec la tolérance de 1\,\%.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'écart relatif entre T_1 et T_0 en exploitant le développement limité au premier ordre établi à la question précédente.
- Traduire la condition d'écart relatif inférieur ou égal à 1\,\%, en déduire la borne supérieure sur m_{\mathrm{r}}, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écart relatif majoré par \frac{m_{\mathrm{r}}}{6m} \le 1\,\%, soit m_{\mathrm{r}} \le 18\text{ g}.
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L'écart relatif entre la période T_1 (ressort pesant) et T_0 (ressort sans masse) est défini par :
D'après la question Q10, au premier ordre en \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{m} \ll 1 :
L'écart relatif s'écrit donc simplement :
La condition imposée stipule que cet écart ne dépasse pas 1\,\%, soit :
On en déduit la condition sur la masse m_{\mathrm{r}} du ressort :
Application numérique : Pour m = 300\text{ g}, on obtient :
Remarque : Le calcul exact à partir de T_1 = T_0\sqrt{1 + \dfrac{m_{\mathrm{r}}}{3m}} donne :
ce qui valide l'excellente précision de l'approximation linéaire.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle élastique
Établir l'expression de l'énergie potentielle du point matériel en fonction de , , et en prenant l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur en et celle de l'énergie potentielle élastique du ressort pour .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la longueur du ressort tendu à l'aide du théorème de Pythagore dans le triangle formé par O, O' et P, puis calculer l'allongement correspondant.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux contributions à l'énergie potentielle du point matériel P : l'énergie potentielle de pesanteur \mathcal{E}_{\mathrm{p,p}} et l'énergie potentielle élastique du ressort \mathcal{E}_{\mathrm{p},k}.
- Exprimer \mathcal{E}_{\mathrm{p,p}} en tenant compte du caractère horizontal de la glissière et de l'origine choisie en O'.
- Exprimer la longueur l du ressort en fonction de x et l_c à l'aide du théorème de Pythagore dans le triangle rectangle OO'P, puis en déduire \mathcal{E}_{\mathrm{p},k}.
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Longueur l = \sqrt{l_c^2 + x^2} et expression de l'énergie potentielle : \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} = \frac{1}{2}k(\sqrt{l_c^2+x^2}-l_0)^2.
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Le point matériel P est astreint à se déplacer le long de la glissière (O', \vec{u}_x), qui est horizontale et orthogonale au champ de pesanteur \vec{g} = g\,\vec{u}_z. Dans le repère (O', \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z), la cote de P selon l'axe vertical (O', \vec{u}_z) est donc constamment nulle (z_P = 0).
L'origine de l'énergie potentielle de pesanteur étant choisie en O' (z = 0), on a :
Par ailleurs, la droite (O, \vec{u}_z) étant perpendiculaire à (O', \vec{u}_x), le triangle OO'P est rectangle en O'. La longueur instantanée l du ressort reliant le point fixe O au point mobile P s'écrit donc, d'après le théorème de Pythagore :
La masse du ressort étant supposée nulle dans cette partie (m_{\mathrm{r}} = 0), son énergie potentielle élastique ne dépend que de son allongement, avec une référence nulle en l = l_0 :
L'énergie potentielle totale \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} du point matériel P est la somme de ces deux contributions :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : position d'équilibre, stabilité de l'équilibre
En fonction du paramètre , discuter des positions d'équilibre du point et de leur stabilité respective : on exprimera les abscisses d'équilibre associées en fonction des données et on donnera les allures correspondantes de en fonction de en précisant les valeurs remarquables.
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée première de l'énergie potentielle pour identifier les positions d'équilibre, puis étudier le signe de la dérivée seconde en x=0 selon que l_c > l_0 ou l_c < l_0.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver l'énergie potentielle \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) par rapport à x pour trouver les positions d'équilibre x_{\mathrm{e}} vérifiant \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x_{\mathrm{e}}) = 0.
- Discuter l'existence de ces positions selon les valeurs relatives de l_c et de l_0, puis déterminer leur stabilité via le signe de la dérivée seconde \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(x_{\mathrm{e}}).
- Tracer l'allure de la courbe d'énergie potentielle dans les deux cas distincts en précisant les valeurs remarquables.
Voir la réponse courteRéponse courte
Si l_c \ge l_0, équilibre unique stable en x=0 ; si l_c < l_0, instable en 0 et bistable en \pm\sqrt{l_0^2-l_c^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle du point matériel P sur la glissière s'écrit (question Q12) :
Sa dérivée première par rapport à x vaut :
Les positions d'équilibre x_{\mathrm{e}} annulent cette dérivée première :
La dérivée seconde s'exprime par :
En x = 0, elle prend la valeur :
Deux situations se présentent :
1. Cas l_c > l_0 (ressort toujours tendu) : Pour tout x \in \mathbb{R}, \sqrt{x^2 + l_c^2} \ge l_c > l_0 : l'équation \sqrt{x^2 + l_c^2} = l_0 n'admet aucune solution réelle.
Il existe une unique position d'équilibre :
\boxed{x_{\mathrm{e}} = 0}- Comme l_c > l_0, \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(0) > 0 : c'est un minimum local d'énergie potentielle, donc une position d'équilibre stable.
- Valeur remarquable : \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = \frac{1}{2} k (l_c - l_0)^2 > 0.
2. Cas l_c = l_0 (cas limite) : L'unique position d'équilibre est x_{\mathrm{e}} = 0, avec \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = 0. Un développement limité donne \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) \sim \frac{k}{8 l_0^2} x^4 \ge 0, c'est encore une position d'équilibre stable.
3. Cas l_c < l_0 (ressort comprimé en x = 0) : L'équation \sqrt{x^2 + l_c^2} = l_0 admet deux solutions réelles symétriques :
En x_{\mathrm{e}0} = 0 : comme l_c < l_0, on a \frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(0) < 0. Il s'agit d'un maximum local :
\boxed{x_{\mathrm{e}0} = 0 \quad \text{est une position d'équilibre instable}}avec \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = \frac{1}{2}k(l_0 - l_c)^2.
En x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2} : le premier terme de la dérivée seconde s'annule et il vient :
\frac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x^2}(x_{\mathrm{e}\pm}) = k \frac{l_0 (l_0^2 - l_c^2)}{l_0^3} = k \left(1 - \frac{l_c^2}{l_0^2}\right) > 0Il s'agit de deux minima absolus d'énergie potentielle :
\boxed{x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2} \quad \text{sont deux positions d'équilibre stable}}avec \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x_{\mathrm{e}\pm}) = 0.
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : barrière de potentiel
Dans quel cas peut-on parler de barrière de potentiel ? Préciser sa hauteur en fonction des données.
Voir l'indiceIndice
Identifier la condition d'apparition d'un maximum local de potentiel en x=0 et évaluer la différence d'énergie potentielle entre ce sommet et les puits latéraux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Cas l_c < l_0 avec barrière en x=0 de hauteur U_{\mathrm{b}} = \frac{1}{2}k(l_0-l_c)^2.
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D'après l'étude menée à la question Q13, la fonction \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) présente :
- un unique minimum en x = 0 lorsque l_c \ge l_0 (simple puits de potentiel) ;
- deux minima absolus d'énergie nulle en x_{\mathrm{e}\pm} = \pm\sqrt{l_0^2 - l_c^2}, séparés par un maximum local en x = 0, lorsque l_c < l_0 (double puits de potentiel).
On peut donc parler de barrière de potentiel dans le cas où :
La hauteur de la barrière U_{\mathrm{b}} est le dénivelé énergétique entre le sommet de la barrière (maximum local en x = 0) et le fond des puits (minima en x_{\mathrm{e}\pm}) :
soit :
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : force conservative, équation du mouvement
Établir l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par dans le référentiel galiléen . Que représente physiquement en termes de force ?
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (O',\vec{u}_x) et relier la force de rappel à l'opposé du gradient de l'énergie potentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la conservation de l'énergie mécanique ou le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du mouvement pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par x(t).
- Relier la dérivée spatiale de l'énergie potentielle à la composante horizontale de la force conservative grâce à la relation générale \vec{F} = -\vec{\nabla}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Principe fondamental m\ddot{x} = -d\mathcal{E}_{\mathrm{p}}/dx, où la dérivée représente l'opposé de la force conservative selon l'axe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étudié est le point matériel P de masse m, dans le référentiel d'étude \mathcal{R} supposé galiléen.
Le point P est soumis à :
- son poids \vec{P} = m g \vec{u}_z ;
- la réaction normale de la glissière \vec{R} \in \mathrm{Vect}(\vec{u}_y, \vec{u}_z) (liaison sans frottement) ;
- la force de rappel élastique exercée par le ressort \vec{F}_{\mathrm{el}} = -k(l - l_0)\vec{u}, où \vec{u} = \frac{\vec{OP}}{l} est le vecteur unitaire orienté de O vers P, avec l = \sqrt{x^2 + l_c^2}.
Comme la glissière est sans frottement, la réaction ne travaille pas (\vec{R}\cdot \dot{\vec{r}} = 0), et le déplacement étant strictement horizontal, le poids ne travaille pas non plus. Le système est donc conservatif et son énergie mécanique s'écrit :
En dérivant cette relation par rapport au temps :
Cette relation étant vraie quel que soit le mouvement (y compris pour \dot{x}\neq 0), on en déduit :
D'après l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(x) = \frac{1}{2}k\left(\sqrt{x^2+l_c^2}-l_0\right)^2 établie à la question 12 :
On obtient ainsi l'équation différentielle du mouvement sous forme canonique :
Interprétation physique de \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) :
Par définition d'une force conservative dérivant d'une énergie potentielle unidimensionnelle, la projection de la force exercée sur le point P suivant l'axe de son mouvement (O',\vec{u}_x) est :
Ainsi, le terme \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) représente l'opposé de la composante horizontale de la force de rappel élastique exercée par le ressort sur le point P (qui s'identifie également à l'opposé de la résultante de toutes les forces appliquées à P, projetée sur l'axe (O',\vec{u}_x)).
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : méthode d'euler
Transformer l'équation différentielle du mouvement en 2 équations différentielles d'ordre 1 en variables et . En introduisant les estimations de et de aux instants pour où désigne le pas de discrétisation temporelle, former les 2 relations exprimant et en fonction de et déduites de la méthode d'Euler explicite. Quelles valeurs doit-on donner pour à et ?
Voir l'indiceIndice
Poser le système d'ordre un équivalent, puis remplacer chaque dérivée première par un taux d'accroissement progressif calculé à l'instant t_n.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'état \mathbf{u}(t) = \begin{pmatrix} u_0(t) \\ u_1(t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} x(t) \\ \dot{x}(t) \end{pmatrix} et traduire l'équation différentielle du second ordre issue de la question Q15 sous la forme d'un système autonome de deux équations différentielles couplées du premier ordre : \dot{\mathbf{u}}(t) = \mathbf{F}(\mathbf{u}(t)).
- Discrétiser la dérivée temporelle à l'ordre un par taux d'accroissement progressif (méthode d'Euler explicite) pour obtenir les formules d'itération reliant l'état à l'instant t_{n+1} à celui à l'instant t_n.
- Identifier les valeurs à n = 0 aux conditions initiales en position et en vitesse du point matériel P.
Voir la réponse courteRéponse courte
Système d'ordre 1 et récurrence d'Euler explicite : u_{0,n+1} = u_{0,n} + \Delta t\, u_{1,n} et calcul de u_{1,n+1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, le mouvement du point matériel P est régi par :
En posant u_0(t) = x(t) et u_1(t) = \dot{x}(t), la définition de la vitesse conduit immédiatement à la première équation :
Puisque \dot{u}_1(t) = \ddot{x}(t), l'équation différentielle du mouvement fournit la seconde équation :
Le système de deux équations différentielles d'ordre 1 s'écrit donc :
La méthode d'Euler explicite consiste à approcher la dérivée temporelle en t_n = n\Delta t par le taux d'accroissement décentré à droite :
En évaluant le second membre en t_n, on obtient les relations de récurrence :
Pour n = 0, les grandeurs correspondent aux conditions initiales imposées au point matériel P à t = 0 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillation non linéaire
Comparer le plus précisément possible la nature du mouvement dans les 2 cas.
Voir l'indiceIndice
Analyser la moyenne temporelle, la périodicité et l'éventuelle symétrie du mouvement par rapport à l'origine sur chacune des deux courbes fournies.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le cas A franchit la barrière et oscille autour de 0 ; le cas B reste piégé dans un puits.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Puisque l_c = 0{,}200\text{ m} < l_0 = 1{,}00\text{ m}, le système possède un potentiel à double puits (questions Q13 et Q14) présentant un maximum local (barrière de potentiel) en x = 0 de hauteur U_{\mathrm{b}} = \frac{1}{2}k(l_0 - l_c)^2 \approx 0{,}95\text{ J}, et deux minima stables en x_{\mathrm{e}\pm} = \pm \sqrt{l_0^2 - l_c^2} = \pm \sqrt{1 - 0{,}04} \approx \pm 0{,}98\text{ m}.
La comparaison des deux régimes de mouvement observés sur la figure 3 s'articule autour des points suivants :
Confinement spatial et franchissement de barrière :
- Cas A (x(0) = 2{,}00\text{ m}, \dot{x}(0) = 0) : l'énergie mécanique initiale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(2{,}00\text{ m}) \approx 1{,}51\text{ J} est supérieure à la barrière U_{\mathrm{b}}. Le point P franchit le sommet de potentiel en x = 0 et explore les deux puits : le mouvement est global, oscillant symétriquement entre x = -2{,}00\text{ m} et x = +2{,}00\text{ m}.
- Cas B (x(0) = 1{,}00\text{ m}, \dot{x}(0) = 0) : l'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} \approx 5{,}8\times 10^{-4}\text{ J} \ll U_{\mathrm{b}} est largement insuffisante pour franchir la barrière. Le mobile reste confiné dans le puits de droite (x > 0).
Position moyenne et symétrie :
- Cas A : le mouvement est centré sur l'origine, avec une valeur moyenne nulle : \langle x(t) \rangle = 0\text{ m}.
- Cas B : le mouvement est centré autour de la position d'équilibre stable positive : \langle x(t) \rangle \approx x_{\mathrm{e}+} \approx 0{,}98\text{ m}.
Harmonicité du signal :
- Cas A : oscillations de très grande amplitude (X_{\max} = 2{,}00\text{ m}). Le mouvement est fortement anharmonique (non sinusoïdal) en raison de la non-linéarité prononcée de la force de rappel ; le profil de vitesse \dot{x}(t) présente une forme aplatie au passage de la barrière centrale.
- Cas B : oscillations de très faible amplitude (a \approx 1{,}00 - 0{,}98 = 0{,}02\text{ m}). Le système explore le voisinage immédiat du minimum du puits où le potentiel est quasi-parabolique : le mouvement est quasi-harmonique (signaux x(t) et \dot{x}(t) très proches d'une sinusoïde pure).
Période et amplitude des vitesses :
Cas A : sur la courbe, on observe 5 oscillations complètes entre t = 0 et t \approx 17{,}5\text{ s}, ce qui donne une période :
T_{\mathrm{A}} \approx \frac{17{,}5}{5} \approx 3{,}5\text{ s}La vitesse maximale atteinte est importante : |\dot{x}|_{\max} \approx 3{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Cas B : on observe 6 oscillations en un peu plus de 12{,}5\text{ s}, d'où une période nettement plus courte :
T_{\mathrm{B}} \approx \frac{12{,}6}{6} \approx 2{,}1\text{ s}La vitesse maximale reste très faible : |\dot{x}|_{\max} \approx 0{,}06\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : petit mouvement, approximation harmonique
Dans le cas B, établir une expression approchée de la valeur moyenne des oscillations (en fonction de et ) et de leur période en fonction de , et . Effectuer les applications numériques et comparer les résultats aux valeurs lues sur la figure 3. Conclure sur les approximations effectuées.
Voir l'indiceIndice
Dans le cas B, faire un développement limité de Taylor au second ordre de l'énergie potentielle au voisinage du minimum positif x_{\mathrm{e}+} pour extraire la raideur locale.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier que les conditions initiales du cas B (x(0)=1{,}00\text{ m} et \dot{x}(0)=0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) placent le point matériel P au voisinage immédiat de la position d'équilibre stable x_{\mathrm{e}+} = \sqrt{l_0^2 - l_c^2}, avec une faible amplitude d'oscillation.
- Établir l'approximation harmonique par un développement de l'équation différentielle ou de l'énergie potentielle au second ordre autour de x_{\mathrm{e}+} pour en déduire la pulsation propre \omega_2, puis la période T_2 et la valeur moyenne \langle x(t)\rangle.
- Effectuer les applications numériques, les confronter aux lectures de la figure 3 et conclure sur la validité de l'approximation des petites oscillations.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation autour de x_{\mathrm{e}} : valeur moyenne \langle x \rangle = x_{\mathrm{e}} et pulsation \omega_2 = \omega_0\sqrt{1-l_c^2/l_0^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, pour l_c < l_0, le système possède deux positions d'équilibre stables en :
Dans le cas B, le point matériel est lâché sans vitesse initiale à x(0) = 1{,}00\text{ m}, valeur très proche de x_{\mathrm{e}+} = \sqrt{1{,}00^2 - 0{,}200^2} = \sqrt{0{,}96} \approx 0{,}980\text{ m}. Il effectue donc de petites oscillations autour de ce puits de potentiel.
Au premier ordre en l'écart à l'équilibre (approximation harmonique), le mouvement est sinusoïdal centré sur la position d'équilibre :
Pour déterminer la période T_2, développons l'équation du mouvement établie à la question Q15 au voisinage de x_{\mathrm{e}+}. Posons x(t) = x_{\mathrm{e}+} + \xi(t) avec |\xi(t)| \ll x_{\mathrm{e}+}. L'équation différentielle s'écrit :
La dérivée première de l'énergie potentielle est :
En dérivant par rapport à x :
Évaluée en x = x_{\mathrm{e}+} où \sqrt{x_{\mathrm{e}+}^2 + l_c^2} = l_0 :
L'équation des petites oscillations s'écrit donc :
La période T_2 = \frac{2\pi}{\omega_2} s'exprime ainsi directement en fonction de T_0 :
Applications numériques : Avec l_0 = 1{,}00\text{ m}, l_c = 0{,}200\text{ m} et T_0 = 2{,}00\text{ s} (obtenu à la question Q5) :
Comparaison avec la figure 3 :
- Sur la figure 3 (cas B), le signal x(t) oscille symétriquement entre 0{,}96\text{ m} et 1{,}00\text{ m}, ce qui donne une valeur moyenne lue \langle x(t) \rangle_{\text{lue}} \approx 0{,}98\text{ m}.
- Entre t = 0 et le cinquième maximum à t \approx 10{,}2\text{ s}, on compte 5 périodes, soit T_{2,\text{lue}} \approx \frac{10{,}2}{5} \approx 2{,}04\text{ s}.
Conclusion : L'amplitude d'oscillation autour de la position d'équilibre n'est que de X_{\mathrm{m}} \approx 0{,}02\text{ m}, soit environ 2\,\% de la distance d'équilibre. L'approximation harmonique (linéarisation de la force de rappel au voisinage du fond du puits) est donc parfaitement justifiée et en accord quantitatif remarquable avec la résolution numérique.
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : barrière de potentiel, conservation de l'énergie mécanique
Les 2 cas A et B correspondent à deux types de mouvements différents du point . Dans le cas où les conditions initiales sont du type et , établir la condition que doit vérifier pour que l'on soit dans le cas A.
Voir l'indiceIndice
Traduire énergétiquement le fait que le point P lâché sans vitesse initiale doit posséder une énergie mécanique strictement supérieure à celle du sommet de la barrière de potentiel.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique initiale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} du point matériel P lâché sans vitesse initiale en X_0 > 0.
- Traduire la condition d'appartenance au régime du cas A : le point matériel doit posséder une énergie mécanique suffisante pour franchir la barrière de potentiel située en x = 0, soit \mathcal{E}_{\mathrm{m}} > \mathcal{E}_{\mathrm{p},P}(0) = U_{\mathrm{b}}.
- Résoudre l'inéquation en tenant compte du domaine de définition et de la position du minimum d'énergie potentielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de franchissement de la barrière : \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(X_0) > \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(0) conduisant à X_0 > \sqrt{l_0(2l_c-l_0)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système \{P\} n'est soumis qu'à son poids et à la force de rappel du ressort (forces conservatives), ainsi qu'à la réaction normale de la glissière sans frottement qui ne travaille pas. L'énergie mécanique \mathcal{E}_{\mathrm{m}} se conserve donc au cours du mouvement :
À l'instant initial t=0, le point P est lâché sans vitesse initiale (\dot{x}(0) = 0) depuis l'abscisse x(0) = X_0 > 0. D'après l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} établie à la question Q12, l'énergie mécanique vaut :
Le cas A correspond à un mouvement oscillatoire de part et d'autre de x = 0, avec exploration successive des régions x > 0 et x < 0. Pour atteindre et traverser l'abscisse x = 0, le point matériel doit avoir une énergie cinétique strictement positive au sommet de la barrière :
où U_{\mathrm{b}} = \frac{1}{2}k(l_0 - l_c)^2 désigne la hauteur de la barrière de potentiel déterminée à la question Q14.
Pour X_0 \in ]0, x_{\mathrm{e}+}], où x_{\mathrm{e}+} = \sqrt{l_0^2 - l_c^2}, la fonction \mathcal{E}_{\mathrm{p},P} est décroissante et prend des valeurs inférieures ou égales à U_{\mathrm{b}} : le point P ne peut donc pas s'échapper du puits de droite. Il est ainsi nécessaire que X_0 > x_{\mathrm{e}+}, ce qui équivaut à :
L'inégalité \mathcal{E}_{\mathrm{m}} > U_{\mathrm{b}} s'écrit alors :
Comme l_c < l_0, le membre de droite 2l_0 - l_c > 0 est strictement positif. En élevant au carré :
Puisque X_0 > 0, la condition s'écrit :
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : équation de duffing, développement limité
Commenter cette affirmation et préciser en fonction de la valeur de les signes des constantes et . Réécrire alors l'équation différentielle du mouvement du point matériel vérifiée par . Cette équation est connue sous le nom d'équation de Duffing non amortie.
Voir l'indiceIndice
Développer l'expression de la dérivée du potentiel pour x \ll l_c en utilisant (1+u)^{-1/2} \simeq 1 - \frac{1}{2}u et conclure sur le signe de \alpha_{\mathrm{m}} selon la valeur de l_c/l_0.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier la forme polynomiale proposée à partir de la parité de l'expression exacte de \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} et de son développement limité au voisinage de x = 0.
- Identifier les coefficients \alpha_{\mathrm{m}} et \beta_{\mathrm{m}} pour en déduire leurs signes selon la valeur de l_c par rapport à l_0, en s'appuyant également sur les allures graphiques de la figure 4.
- Réécrire l'équation du mouvement établie à la question Q15 sous la forme standard de l'équation de Duffing non amortie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de la force pour |x| \ll l_c : équation de Duffing \ddot{x} + \alpha_{\mathrm{m}} x + \beta_{\mathrm{m}} x^3 = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, la dérivée spatiale de l'énergie potentielle est donnée par :
Cette fonction est impaire : \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(-x) = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) (l'énergie potentielle étant paire). Son développement en série entière au voisinage de x=0 ne comporte donc que des puissances impaires de x.
En effectuant le développement limité au voisinage de x = 0 pour |x| \ll l_c :
En injectant dans l'expression de la dérivée :
L'approximation polynomiale de degré 3 correspond donc au développement de Taylor à l'ordre 3 au voisinage de l'origine : elle capture le comportement linéaire ainsi que la première non-linéarité.
Par identification avec la modélisation \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x}(x) \simeq \alpha_{\mathrm{m}} x + \beta_{\mathrm{m}} x^3, on obtient :
On en déduit les signes des coefficients :
Pour tout l_c > 0, comme k > 0 et l_0 > 0 :
\beta_{\mathrm{m}} > 0Ce résultat est en parfait accord avec le comportement asymptotique pour x \to \pm \infty observé sur les deux graphiques de la figure 4 (\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p},P}}{\mathrm{d}x} \to \pm \infty).
Le signe de \alpha_{\mathrm{m}} dépend de la valeur de l_c :
- si l_c > l_0 : \alpha_{\mathrm{m}} > 0 (pente à l'origine positive, puits simple) ;
- si l_c < l_0 : \alpha_{\mathrm{m}} < 0 (pente à l'origine négative, instabilité en x=0, double puits) ;
- si l_c = l_0 : \alpha_{\mathrm{m}} = 0.
D'après la question Q15, le principe fondamental de la dynamique projeté sur (O',\vec{u}_x) s'écrit :
En substituant la modélisation polynomiale, l'équation différentielle du mouvement devient :
ou, sous forme non normalisée :
Résultat
Partie II : Oscillateur électrique
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : amplificateur linéaire intégré, intégrateur
Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension définie sur le circuit de la figure 5. À quelle situation mécanique ce circuit correspond-il ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation différentielle reliant l'entrée et la sortie pour les deux intégrateurs parfaits et l'inverseur, puis éliminer les tensions intermédiaires.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la fonction de chacun des trois étages à ALI en régime linéaire (deux intégrateurs inverseurs et un inverseur suiveur) en appliquant la loi des nœuds en termes de potentiels aux entrées inverseuses.
- Éliminer les tensions intermédiaires par dérivation temporelle pour obtenir l'équation différentielle vérifiée par x(t).
- Comparer cette équation à celles obtenues dans la première partie pour identifier la situation mécanique modélisée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Deux intégrateurs et un inverseur bouclés mènent à l'oscillateur harmonique non amorti \ddot{x} + \frac{1}{R_1 R_2 C_1 C_2}x = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les trois amplificateurs linéaires intégrés (A_1, A_2, A_3) sont supposés idéaux, de gain infini et fonctionnent en régime linéaire grâce à leurs rétroactions sur les entrées inverseuses. On a donc, pour chaque ALI, un courant d'entrée nul et une tension différentielle d'entrée nulle :
Notons v_1(t) la tension en sortie de l'ALI A_1, et v_2(t) la tension en sortie de l'ALI A_2.
1. Étage lié à A_1 (intégrateur inverseur) : L'entrée non-inverseuse est à la masse, d'où V_1^+ = 0, et par suite V_1^- = 0. La loi des nœuds appliquée en l'entrée inverseuse de A_1 s'écrit :
2. Étage lié à A_2 (inverseur) : De même, V_2^+ = 0 \implies V_2^- = 0. La loi des nœuds en l'entrée inverseuse de A_2 donne :
3. Étage lié à A_3 (intégrateur inverseur) : L'entrée non-inverseuse est à la masse, d'où V_3^+ = 0 et V_3^- = 0. La tension de sortie de A_3 est x(t). La loi des nœuds en l'entrée inverseuse de A_3 donne :
4. Équation différentielle en x(t) : En dérivant par rapport au temps la relation obtenue pour A_3 et en y injectant l'expression de \dot{v}_1(t) :
On obtient finalement l'équation différentielle :
5. Correspondance mécanique : Cette équation est celle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre :
Ce circuit simule donc le mouvement à une dimension d'un oscillateur mécanique harmonique linéaire sans frottement (point matériel de masse m soumis à une force de rappel élastique proportionnelle à son élongation), tel que :
- les oscillations libres du ressort vertical de la question 4 repérées par rapport à sa position d'équilibre (X = l - l_{\mathrm{e}}) ;
- ou les petites oscillations autour d'une position d'équilibre stable de l'oscillateur horizontal de la question 18.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : intégrateur réel, amortissement fluide
On suppose, uniquement dans cette question, que l'on place dans le circuit de la figure 5 une résistance en parallèle sur le condensateur de capacité . Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension . À quelle situation mécanique ce circuit correspond-il ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi des nœuds en termes d'admittances ou de courants à l'entrée inverseuse de l'ALI A_1 avec l'association parallèle R_0 \parallel C_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la relation courant-tension au niveau de l'étage inverseur associé à l'amplificateur A_1, modifié par l'ajout de R_0 en dérivation sur C_1.
- Relier la tension intermédiaire v_1(t) à x(t) et \dot{x}(t) grâce aux étages inverseur (A_2) et intégrateur (A_3).
- Établir l'équation différentielle du second ordre vérifiée par x(t) et identifier l'analogie mécanique.
Voir la réponse courteRéponse courte
La résistance R_0 en parallèle crée un terme dissipatif d'ordre 1 : analogue électrique d'un frottement visqueux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les trois amplificateurs linéaires intégrés sont supposés idéaux et fonctionnent en régime linéaire (V_+ = V_- et courants d'entrée nuls).
1. Étage lié à l'amplificateur A_1 : L'entrée non inverseuse est à la masse (V_+ = 0), d'où V_- = 0. La loi des nœuds en notation instantanée sur l'entrée inverseuse de A_1, où convergent le courant provenant de x(t) à travers R_1, le courant traversant R_0 et celui traversant C_1, s'écrit :
soit :
2. Étages liés aux amplificateurs A_2 et A_3 : Comme établi à la question 21 :
- A_2 est un amplificateur inverseur de gain unité : v_2(t) = -v_1(t).
- A_3 est un intégrateur inverseur : \frac{v_2(t)}{R_2} + C_2 \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = 0 \iff v_1(t) = R_2 C_2 \dot{x}(t).
En dérivant cette relation par rapport au temps :
3. Équation différentielle sur x(t) : En substituant v_1(t) et \dot{v}_1(t) dans l'équation relative à A_1 :
En divisant par R_2 C_1 C_2, on obtient l'équation différentielle régissant x(t) :
4. Correspondance mécanique : Cette équation s'identifie à la forme canonique de l'oscillateur harmonique amorti :
Elle correspond à un oscillateur mécanique harmonique soumis à un frottement fluide linéaire (force de frottement visqueux du type \vec{F}_{\mathrm{f}} = -\lambda \vec{v}). Le terme d'ordre 1, \frac{1}{R_0 C_1} \dot{x}, modélise la dissipation visqueuse \frac{\lambda}{m} \dot{x}, la résistance R_0 étant inversement proportionnelle au coefficient d'amortissement.
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : diode, caractéristique courant-tension
Tracer la caractéristique courant-tension de la diode . Établir la caractéristique courant-tension du dipôle tête-bêche puis tracer cette caractéristique. On précisera l'état des deux diodes (passante ou bloquée) sur les différentes zones apparaissant dans cette caractéristique.
Voir l'indiceIndice
Considérer successivement les deux polarités de la tension u aux bornes du dipôle tête-bêche et exploiter le modèle idéal par segments horizontaux/verticaux.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les relations liant tension et courant pour une diode idéale à seuil V_D, puis tracer la caractéristique i_{\mathrm{d}} = f(u_{\mathrm{d}}).
- Exprimer les tensions aux bornes de chaque diode du dipôle tête-bêche en fonction de la tension globale u, et relier le courant total i aux courants élémentaires i_1 et i_2.
- Discuter des trois régimes possibles selon le signe et la valeur de u (ou de i) pour déterminer l'état de chaque diode et tracer la caractéristique globale i = g(u).
Voir la réponse courteRéponse courte
Deux diodes tête-bêche bloquées pour |u| < V_{\mathrm{D}}, puis conductrices avec un courant important au-delà.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Caractéristique courant-tension de la diode D
D'après les conventions de l'énoncé, la diode est modélisée par une diode idéale à seuil V_D > 0 :
- État bloqué : si u_{\mathrm{d}} < V_D, alors i_{\mathrm{d}} = 0 ;
- État passant : si i_{\mathrm{d}} > 0, alors u_{\mathrm{d}} = V_D.
2. Caractéristique courant-tension i = g(u) du dipôle tête-bêche
Le dipôle est constitué des diodes D_1 et D_2 montées en parallèle en sens inverse. Les conventions d'orientation de la figure 6 donnent :
- Pour la diode D_1 (anode à gauche, cathode à droite) : la tension à ses bornes est u_{\mathrm{d}1} = u et le courant la traversant de gauche à droite est noté i_1 ;
- Pour la diode D_2 (anode à droite, cathode à gauche) : la tension à ses bornes est u_{\mathrm{d}2} = -u et le courant la traversant de droite à gauche est noté i_2.
Par la loi des nœuds, le courant total traversant le dipôle de gauche à droite vaut :
Distinguons les trois zones de fonctionnement :
Zone 1 : u = -V_{D2} avec i \le 0
- Pour D_1 : u_{\mathrm{d}1} = u = -V_{D2} < 0 < V_{D1}, donc la diode D_1 est bloquée (i_1 = 0) ;
- Pour D_2 : u_{\mathrm{d}2} = -u = V_{D2}, la diode D_2 est passante (i_2 \ge 0).
On a donc i = -i_2 \le 0 avec u = -V_{D2}.
Zone 2 : -V_{D2} < u < V_{D1} avec i = 0
- Pour D_1 : u_{\mathrm{d}1} = u < V_{D1}, donc D_1 est bloquée (i_1 = 0) ;
- Pour D_2 : u_{\mathrm{d}2} = -u < V_{D2}, donc D_2 est bloquée (i_2 = 0).
Les deux diodes sont bloquées, d'où i = 0.
Zone 3 : u = V_{D1} avec i \ge 0
- Pour D_1 : u_{\mathrm{d}1} = u = V_{D1}, la diode D_1 est passante (i_1 \ge 0) ;
- Pour D_2 : u_{\mathrm{d}2} = -u = -V_{D1} < 0 < V_{D2}, donc la diode D_2 est bloquée (i_2 = 0).
On a donc i = i_1 \ge 0 avec u = V_{D1}.
La caractéristique s'exprime ainsi sous forme multivaluée :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : amplificateur linéaire intégré, diode
Établir la caractéristique du montage de la figure 7. Cette caractéristique fait apparaitre 3 zones différentes : dans chacune d'entre elles, on précisera l'expression de et la condition que doit vérifier pour être dans la zone considérée en fonction des résistances , , , et de la tension seuil .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman aux potentiels V_+ et V_- de l'ALI A_4 en distinguant l'état bloqué des deux diodes puis la conduction de l'une d'entre elles.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le potentiel de l'entrée non-inverseuse V^+ grâce au diviseur de tension formé par R_4 et R_5, puis en déduire le potentiel de l'entrée inverseuse V^- en régime linéaire.
- Exprimer le courant arrivant sur le nœud inverseur depuis l'entrée e, qui traverse intégralement le bloc de contre-réaction vers la sortie s.
- Étudier les trois états possibles du dipôle tête-bêche selon la valeur de la tension de contre-réaction u_{\mathrm{fb}} = V^- - s, en déduire la relation s = h(e) et les seuils correspondants sur la tension d'entrée e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Millman selon l'état des diodes : 3 régimes affines délimités par des seuils sur e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré (A_4) est supposé idéal (courants d'entrée nuls i^+ = i^- = 0, gain différentiel infini) et fonctionne en régime linéaire grâce à la boucle de rétroaction négative reliant la sortie s à l'entrée inverseuse V^-. On a donc :
L'entrée non-inverseuse est reliée à un pont diviseur de tension non chargé constitué par R_4 et R_5 :
Le courant traversant la résistance R_3 de l'entrée e vers le nœud V^- s'écrit :
Comme i^- = 0, la loi des nœuds en V^- impose que ce courant traverse intégralement le dipôle de contre-réaction vers la sortie :
Notons u_{\mathrm{fb}} = V^- - s la tension aux bornes de la cellule de contre-réaction. Celle-ci est composée de la résistance R_6 en parallèle avec le dipôle tête-bêche :
- la diode D_1 a son anode au potentiel V^- et sa cathode au potentiel s (tension u_{D1} = V^- - s = u_{\mathrm{fb}}) ;
- la diode D_2 a son anode au potentiel s et sa cathode au potentiel V^- (tension u_{D2} = s - V^- = -u_{\mathrm{fb}}).
Posons la tension seuil d'entrée critique :
Trois régimes de fonctionnement se distinguent :
Zone intermédiaire : les deux diodes sont bloquées (-V_D < u_{\mathrm{fb}} < V_D)
Aucun courant ne circule dans les diodes (i_{D1} = i_{D2} = 0). Tout le courant i_{\mathrm{fb}} traverse R_6 :
u_{\mathrm{fb}} = V^- - s = R_6 i_{\mathrm{fb}} = \frac{R_4 R_6}{R_3(R_4 + R_5)}\,eLa condition de blocage |u_{\mathrm{fb}}| < V_D équivaut à :
-e_0 \le e \le e_0 \quad\text{avec}\quad e_0 = \frac{R_3(R_4 + R_5)}{R_4 R_6}\,V_DLa tension de sortie vaut alors :
s = V^- - R_6 i_{\mathrm{fb}} = \left(\frac{R_5}{R_4 + R_5} - \frac{R_4 R_6}{R_3(R_4 + R_5)}\right)e = \frac{R_3 R_5 - R_4 R_6}{R_3(R_4 + R_5)}\,eZone supérieure : D_1 passante et D_2 bloquée
Lorsque e > e_0, la tension u_{\mathrm{fb}} tend à dépasser V_D, ce qui rend la diode D_1 passante (i_{D1} > 0), fixant la tension à ses bornes :
u_{\mathrm{fb}} = V^- - s = V_D \implies s = V^- - V_DD'où :
s = \frac{R_5}{R_4 + R_5}\,e - V_D \quad\text{pour}\quad e > e_0Zone inférieure : D_2 passante et D_1 bloquée
Lorsque e < -e_0, la tension u_{\mathrm{fb}} tend à être inférieure à -V_D, ce qui rend la diode D_2 passante (i_{D2} > 0), fixant la tension à ses bornes :
s - V^- = V_D \iff u_{\mathrm{fb}} = -V_D \implies s = V^- + V_DD'où :
s = \frac{R_5}{R_4 + R_5}\,e + V_D \quad\text{pour}\quad e < -e_0
On résume la caractéristique s = h(e) :
Résultat
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : caractéristique de transfert
Pour , , tracer la caractéristique : on précisera la valeur numérique des pentes des droites apparaissant sur le tracé ainsi que l'expression des coordonnées des points remarquables en fonction de : extrema, intersections avec l'axe des abscisses.
Voir l'indiceIndice
Injecter les valeurs numériques données pour obtenir les coefficients directeurs de chaque segment et déterminer les abscisses de raccordement et d'annulation.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter les valeurs numériques des résistances dans les expressions des pentes et de la tension de transition e_0 obtenues à la question précédente.
- Déterminer les coordonnées des points de raccordement formant les extrema locaux ainsi que les points d'annulation de s(e) en vérifiant leur appartenance à chaque domaine.
- Tracer l'allure de la caractéristique s = h(e) en faisant figurer les valeurs des pentes et les coordonnées remarquables en fonction de V_D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la caractéristique en N avec pentes numériques et points remarquables exprimés avec V_{\mathrm{D}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question précédente, la tension de seuil de basculement des diodes s'écrit :
Avec R_3 = R_4 = R_6 = 1{,}00\text{ k}\Omega et R_5 = 500\;\Omega, on a :
Calculons l'expression numérique de s(e) sur chacun des trois domaines :
Pour e < -e_0 = -1{,}50\,V_D :
s(e) = \frac{R_5}{R_4 + R_5} e + V_D = \frac{500}{1500} e + V_D = \frac{1}{3} e + V_DLa droite associée possède une pente égale à :
p_1 = \frac{1}{3} \approx 0{,}333Pour -e_0 \le e \le e_0, c'est-à-dire |e| \le 1{,}50\,V_D :
s(e) = \frac{R_3 R_5 - R_4 R_6}{R_3(R_4 + R_5)} e = \frac{1000 \times 500 - 1000 \times 1000}{1000 \times 1500} e = -\frac{1}{3} eLa droite associée possède une pente négative égale à :
p_2 = -\frac{1}{3} \approx -0{,}333Pour e > e_0 = 1{,}50\,V_D :
s(e) = \frac{R_5}{R_4 + R_5} e - V_D = \frac{1}{3} e - V_DLa droite associée possède une pente égale à :
p_3 = \frac{1}{3} \approx 0{,}333
Points remarquables :
Extrema locaux (points de discontinuité de pente) :
Pour e = -e_0 = -1{,}50\,V_D, la fonction atteint un maximum local :
s_{\max} = -\frac{1}{3}\left(-\frac{3}{2}V_D\right) = \frac{1}{2} V_D = 0{,}50\,V_DLe maximum a pour coordonnées \boxed{\left(-\frac{3}{2}V_D \,,\, \frac{1}{2}V_D\right)}.
Pour e = e_0 = 1{,}50\,V_D, la fonction atteint un minimum local :
s_{\min} = -\frac{1}{3}\left(\frac{3}{2}V_D\right) = -\frac{1}{2} V_D = -0{,}50\,V_DLe minimum a pour coordonnées \boxed{\left(\frac{3}{2}V_D \,,\, -\frac{1}{2}V_D\right)}.
Intersections avec l'axe des abscisses (s = 0) :
- Dans le domaine central : s(e) = -\frac{1}{3}e = 0 \iff e = 0 \in [-e_0, e_0].
- Pour e < -e_0 : \frac{1}{3}e + V_D = 0 \iff e = -3\,V_D, valeur bien inférieure à -1{,}5\,V_D.
- Pour e > e_0 : \frac{1}{3}e - V_D = 0 \iff e = 3\,V_D, valeur bien supérieure à 1{,}5\,V_D.
Les trois points d'intersection avec l'axe des abscisses ont donc pour coordonnées :
\boxed{(-3\,V_D \,,\, 0)} \quad , \quad \boxed{(0 \,,\, 0)} \quad \text{et} \quad \boxed{(3\,V_D \,,\, 0)}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : modèle de diode, tension de seuil
Comparer précisément le tracé de la question 25 avec le relevé expérimental et proposer une interprétation pour les écarts entre les tracés. Estimer la valeur numérique de la tension seuil en supposant que les valeurs numériques des abscisses des points d'intersection du relevé expérimental avec l'axe des abscisses s'identifient aux expressions établies dans la question 25.
Voir l'indiceIndice
Associer l'écart visible aux arrondis des coudes de conduction d'une diode réelle ; utiliser les zéros expérimentaux pour en déduire la valeur numérique de V_D.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer point par point les caractéristiques théorique s = h(e) (établie à la question 25) et expérimentale s = h_{\exp}(e) : symétries, allures, régularité, position et valeur des extrema.
- Interpréter les écarts observés par les limites du modèle de la diode idéale à seuil (caractéristique exponentielle réelle de Shockley).
- Relever précisément sur la figure 8 les abscisses d'intersection non nulles avec l'axe s = 0, puis en déduire la tension de seuil V_D grâce à la relation e_{\text{int}} = \pm 3\,V_D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Arrondi des coudes par la conduction progressive de la diode réelle ; identification de V_{\mathrm{D}} \approx 0{,}6\text{ V}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Comparaison entre les tracés s = h(e) et s = h_{\exp}(e) :
Similitudes :
- Les deux courbes sont impaires (s(-e) = -s(e)) et passent par l'origine (0,0).
- Au voisinage de l'origine, la pente est négative (\mathrm{d}s/\mathrm{d}e < 0), avec une valeur initiale proche de -1/3.
- Les deux fonctions présentent un extremum local de chaque côté de l'origine : un maximum pour e < 0 et un minimum pour e > 0, puis croissent à nouveau vers les valeurs élevées de |e|, en coupant l'axe des abscisses en deux points symétriques \pm e_{\text{int}}.
Différences :
- Régularité : La caractéristique théorique h(e) est affine par morceaux et présente deux points anguleux en e = \pm e_0 = \pm 1{,}5\,V_D. La courbe expérimentale h_{\exp}(e) est parfaitement lisse et régulière (\mathcal{C}^\infty).
- Valeur des extrema : Expérimentalement, l'amplitude des extrema est d'environ |s_{\text{ext}}| \approx 240\text{ à }250\text{ mV}, soit une valeur légèrement inférieure à la prédiction théorique V_D/2 \approx 300\text{ mV}.
- Position des extrema : L'extremum expérimental est situé vers |e| \approx 0{,}8\text{ V}, alors que la théorie prévoit |e| = 1{,}5\,V_D \approx 0{,}9\text{ V}.
2. Interprétation des écarts :
- Le modèle de la diode utilisé à la question 23 est un modèle idéal à seuil strict (commutation instantanée et brutale).
- En réalité, le courant d'une diode à jonction suit la loi de Shockley i_{\mathrm{d}} = I_{\mathrm{s}}\left(\mathrm{e}^{u_{\mathrm{d}} / V_{\mathrm{T}}} - 1\right) : la mise en conduction est progressive et exponentielle, ce qui arrondit continûment les coudes de commutation et adoucit les extrema.
3. Estimation numérique de la tension seuil V_D :
D'après le relevé de la figure 8, l'axe des abscisses est gradué avec un pas principal de 0{,}5\text{ V} découpé en subdivisions de 0{,}1\text{ V}. La courbe coupe l'axe s = 0 (en dehors de l'origine) au troisième trait après \pm 1{,}5\text{ V}, soit en :
e_{\text{int}} = \pm 1{,}80\text{ V}D'après la question 25, les abscisses d'intersection théoriques avec l'axe s = 0 valent :
e_{\text{int}} = \pm 3\,V_DPar identification :
3\,V_D = 1{,}80\text{ V} \implies V_D = \frac{1{,}80}{3} = 0{,}60\text{ V}
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : identification de modèle
Déterminer les valeurs numériques de et fixées par le relevé expérimental de la figure 8.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la pente à l'origine pour fixer \alpha_{\mathrm{e}} et les coordonnées d'un extremum ou d'un zéro non nul pour déterminer le coefficient cubique \beta_{\mathrm{e}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la forme impaire du modèle h_{\exp}(e) \simeq \alpha_{\mathrm{e}} e + \beta_{\mathrm{e}} e^3 et la condition d'annulation non nulle h_{\exp}(e_{\text{int}}) = 0 pour relier \alpha_{\mathrm{e}} et \beta_{\mathrm{e}} à l'abscisse d'intersection e_{\text{int}} \approx 1{,}80\text{ V} déterminée à la question précédente.
- Déterminer \alpha_{\mathrm{e}} à l'aide des coordonnées d'un point remarquable relevé sur la figure 8 (par exemple l'extremum local ou le point d'abscisse e = 1{,}0\text{ V}).
- En déduire la valeur numérique de \beta_{\mathrm{e}} en veillant aux unités de chaque paramètre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des coefficients \alpha_{\mathrm{e}} et \beta_{\mathrm{e}} à partir des extrema de la courbe cubique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le modèle proposé est une fonction impaire de la variable e :
ce qui est cohérent avec la symétrie centrale de la caractéristique expérimentale relevée sur la figure 8 (h_{\exp}(-e) = -h_{\exp}(e)).
1. Relation issue des points d'annulation Les abscisses d'intersection non nulles avec l'axe s = 0 vérifient :
D'après la question précédente, ces points d'intersection sont situés en e_{\text{int}} = \pm 3 V_D \approx \pm 1{,}80\text{ V}, d'où :
Comme e_{\text{int}}^2 > 0, les coefficients \alpha_{\mathrm{e}} et \beta_{\mathrm{e}} sont nécessairement de signes opposés.
2. Détermination de \alpha_{\mathrm{e}} et \beta_{\mathrm{e}} L'extremum local du modèle cubique pour e > 0 correspond à l'annulation de la dérivée :
La valeur minimale correspondante s'écrit :
Sur la figure 8, on lit au minimum local :
On en déduit :
Remarque alternative : en lisant directement la valeur au point e = 1{,}00\text{ V}, où s \approx -250\text{ mV} = -0{,}25\text{ V}, on obtient :
Ces deux lectures sont parfaitement concordantes. En retenant \alpha_{\mathrm{e}} \approx -0{,}37, on déduit \beta_{\mathrm{e}} :
En exprimant les tensions s et e en volts :
(ou, si l'on conserve s en millivolts : \alpha_{\mathrm{e}} \approx -370\text{ mV}\cdot\text{V}^{-1} et \beta_{\mathrm{e}} \approx 110\text{ mV}\cdot\text{V}^{-3}).
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : équation de duffing, analogie électro-mécanique
Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension du circuit de la figure 9 en fonction de , , , , et . Commenter. Si , quelle condition doit vérifier pour se trouver dans une situation semblable à celle de la question 20 avec ? On expliquera le raisonnement.
Voir l'indiceIndice
Remplacer l'inverseur linéaire par le bloc non linéaire à diodes caractérisé par s(t) = h(e(t)) dans la boucle d'intégration double.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les relations entrée-sortie de chaque étage à amplificateur linéaire intégré (ALI) fonctionnant en régime linéaire pour relier \ddot{x}(t) à la tension de sortie s(t) du quadripôle non linéaire.
- Injecter la modélisation polynomiale s(t) \simeq \alpha_{\mathrm{e}} x(t) + \beta_{\mathrm{e}} x^3(t) pour obtenir l'équation différentielle sur x(t) et la comparer à l'équation mécanique de Duffing.
- Identifier la condition de signe sur \alpha_{\mathrm{m}} pour l_c > l_0, en déduire la condition analogue sur \alpha_{\mathrm{e}}, puis relier \alpha_{\mathrm{e}} aux résistances du montage pour expliciter la condition sur R_5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention de l'équation de Duffing électrique et condition sur les signes homologues aux cas mécaniques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les trois ALI A_1, A_2 et A_3 sont supposés idéaux et fonctionnent en régime linéaire (\varepsilon = 0, courants d'entrée nuls).
1. Équation différentielle vérifiée par x(t)
L'étage constitué autour de A_1 est un intégrateur inverseur recevant la tension s(t) : la loi des nœuds en son entrée inverseuse s'écrit
\frac{s(t) - 0}{R_1} + C_1 \frac{\mathrm{d}(v_1 - 0)}{\mathrm{d}t} = 0 \implies \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} = -\frac{s(t)}{R_1 C_1}L'étage A_2 est un amplificateur inverseur de gain unité :
v_2(t) = -\frac{R}{R} v_1(t) = -v_1(t)L'étage A_3 est un second intégrateur inverseur de tension d'entrée v_2(t) et de tension de sortie x(t) :
\frac{v_2(t) - 0}{R_2} + C_2 \frac{\mathrm{d}(x - 0)}{\mathrm{d}t} = 0 \implies \dot{x}(t) = -\frac{v_2(t)}{R_2 C_2} = \frac{v_1(t)}{R_2 C_2}
En dérivant cette dernière relation par rapport au temps :
Le quadripôle à diodes a pour tension d'entrée e(t) = x(t). En utilisant le modèle polynomial s(t) = h_{\exp}(x(t)) \simeq \alpha_{\mathrm{e}} x(t) + \beta_{\mathrm{e}} x(t)^3, il vient :
Commentaire Cette relation est formellement identique à l'équation de Duffing non amortie obtenue à la question 20 pour l'oscillateur mécanique :
Le montage électronique simule donc parfaitement l'oscillateur mécanique non linéaire : l'analogue de l'inertie m est la constante de temps double R_1 R_2 C_1 C_2, tandis que la force de rappel non linéaire est synthétisée par le réseau de diodes.
2. Condition sur R_5 pour simuler le cas l_c > l_0 D'après la question 20, le cas mécanique l_c > l_0 correspond à :
Ce régime présente un unique puits de potentiel (position d'équilibre x_{\mathrm{e}} = 0 stable, figure 4 droite).
Pour retrouver ce comportement sur le circuit analogique, le terme de rappel linéaire doit être de même signe, c'est-à-dire :
Au voisinage de l'origine (|e| \le e_0), les diodes sont bloquées. D'après la relation établie à la question 24, le coefficient linéaire \alpha_{\mathrm{e}} = \left.\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}e}\right|_{e=0} s'identifie à la pente :
La condition \alpha_{\mathrm{e}} > 0 impose donc :
Avec R_3 = R_4 = R_6 = 1\text{ k}\Omega, on obtient numériquement :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : condition initiale, intégrateur
Comment avoir accès expérimentalement à une tension proportionnelle à ? Comment imposer expérimentalement des conditions initiales et non identiquement nulles dans le montage de la figure 9 ?
Voir l'indiceIndice
Observer quelle tension intermédiaire dans la boucle fermée correspond à l'intégrale ou à la dérivée de x(t), et exploiter la précharge capacitive comme condition initiale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le lien entre la dérivée \dot{x}(t) et les tensions aux différents nœuds du circuit (en particulier les sorties des ALI A_1 et A_2) en exploitant le fonctionnement en régime linéaire des ALI.
- Identifier les grandeurs d'état du système (tensions aux bornes des condensateurs C_1 et C_2) pour déterminer comment fixer x(0) et \dot{x}(0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tension proportionnelle à \dot{x} en sortie du premier intégrateur ; précharge des condensateurs via des interrupteurs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Accès expérimental à une tension proportionnelle à \dot{x}(t) :
Considérons l'étage intégrateur bâti autour de l'ALI A_3. L'amplificateur fonctionne en régime linéaire avec sa borne non inverseuse reliée à la masse, d'où un potentiel nul sur la borne inverseuse (V_-^{(3)} = 0\text{ V}).
En notant v_2(t) la tension à la sortie de l'ALI A_2, la loi des nœuds en régime linéaire donne :
L'étage A_2 étant un simple amplificateur inverseur de gain -1, sa tension de sortie est liée à celle de l'étage A_1, notée v_1(t), par :
On en déduit immédiatement :
Il suffit donc de mesurer à l'oscilloscope ou via une carte d'acquisition :
- soit la tension de sortie v_1(t) de l'ALI A_1, qui est directement proportionnelle à \dot{x}(t) avec le facteur positif R_2 C_2 ;
- soit la tension de sortie v_2(t) de l'ALI A_2, proportionnelle à -\dot{x}(t).
2. Imposition de conditions initiales x(0) et \dot{x}(0) non nulles :
Les deux grandeurs indépendantes décrivant l'état énergétique du système sont les tensions aux bornes des deux capacités :
Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur, imposer les conditions initiales x(0) = X_0 et \dot{x}(0) = V_0 revient à imposer les tensions initiales :
Expérimentalement, on peut réaliser cela :
- En branchant aux bornes de chaque condensateur C_1 et C_2 une source auxiliaire de tension continue réglable en série avec un interrupteur.
- Avant t = 0, les interrupteurs sont fermés, ce qui charge les condensateurs aux tensions désirées.
- À l'instant t = 0, on ouvre simultanément les interrupteurs (à l'aide de commutateurs analogiques rapides ou de relais commandés), ce qui libère l'oscillateur avec les conditions initiales prescrites.
- En particulier, pour la condition fréquente \dot{x}(0) = 0 (cas de la figure 3), il suffit de court-circuiter C_1 jusqu'à t=0 et de ne précharger que C_2.
Résultat
Question 30
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : courant de polarisation, saturation de l'ali
En supposant les intensités et constantes dans le temps, établir l'équation différentielle reliant les tensions et . Résoudre cette équation en pour en supposant le condensateur de capacité initialement déchargé. En déduire pourquoi les allures observées des tensions et ne sont pas celles attendues ; préciser le phénomène observé.
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Écrire la loi des nœuds en tenant compte du courant de polarisation non nul I_{\mathrm{p}-} absorbé par l'ALI, puis intégrer l'équation différentielle linéaire résultante.
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- Identifier le régime de fonctionnement de l'amplificateur opérationnel avec sa boucle de rétroaction négative et en déduire le potentiel de l'entrée inverseuse.
- Appliquer la loi des nœuds au nœud inverseur en tenant compte du courant de polarisation I_{\mathrm{p}-} apporté par la source modélisant l'ALI réel.
- Intégrer l'équation différentielle pour l'excitation sinusoïdale s(t) = S_0 \sin(\omega t) avec la condition de condensateur déchargé à l'instant initial (z(0) = 0).
- Analyser l'évolution temporelle de z(t) pour identifier la cause de la saturation et l'échec de la simulation de l'oscillateur non amorti.
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L'intégration des courants continus de polarisation crée une dérive en rampe amenant l'ALI en saturation.
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L'amplificateur linéaire intégré présente une rétroaction négative par le condensateur de capacité C_1 relié entre sa sortie et son entrée inverseuse ; il fonctionne donc en régime linéaire, soit :
L'entrée non inverseuse étant reliée à la masse, on a V^+ = 0, d'où V^- = 0. Le générateur de courant I_{\mathrm{p}+} débite directement vers la masse sans influencer V^+.
Au nœud de l'entrée inverseuse, l'ALI idéal sous-jacent ne prélève aucun courant (i^- = 0). D'après le schéma de la figure 10, le générateur modélisant le courant de polarisation I_{\mathrm{p}-} est connecté à une masse interne et la flèche est dirigée vers le nœud V^- (courant entrant). En comptant comme entrant le courant issu de l'entrée s(t) à travers R_1 et celui issu de la sortie z(t) à travers C_1, la loi des nœuds s'écrit :
Comme V^- = 0, on obtient l'équation différentielle :
Pour s(t) = S_0 \sin(\omega t), l'équation devient :
Par intégration temporelle directe :
où K est une constante d'intégration. Le condensateur C_1 étant initialement déchargé, la tension à ses bornes est nulle à t=0, soit z(0) - V^-(0) = z(0) = 0 :
La tension de sortie s'écrit donc :
L'expression de z(t) comporte, en sus de l'oscillation et d'une composante continue, un terme proportionnel au temps -\frac{I_{\mathrm{p}-}}{C_1} t : il s'agit d'une dérive linéaire (ou intégration du courant de polarisation).
- Quelle que soit la petitesse de I_{\mathrm{p}-} (de l'ordre du nanoampère), cette rampe monotone conduit inévitablement la tension z(t) à atteindre les tensions de saturation \pm V_{\mathrm{sat}} de l'ALI au bout d'un temps fini t_{\mathrm{sat}} \sim \frac{C_1 V_{\mathrm{sat}}}{I_{\mathrm{p}-}}.
- Dès lors, l'intégrateur sature (phénomène de saturation de l'intégrateur par dérive du zéro) : l'ALI quitte son régime linéaire, la chaîne de rétroaction est brisée et les oscillations libres de x(t) et \dot{x}(t) ne peuvent pas s'établir comme prévu par le modèle idéal.
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : intégrateur réel, filtre passe-ba
Établir l'équation différentielle reliant les tensions et et donner la forme générale (sans préciser toutes les constantes) de en régime établi pour . En déduire l'intérêt de placer une résistance en parallèle sur le condensateur et une résistance en parallèle sur le condensateur du circuit de la figure 9.
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Chercher la solution particulière sous la forme d'une constante (décalage statique) additionnée d'une composante sinusoïdale en régime permanent.
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- Appliquer la loi des nœuds à l'entrée inverseuse de l'ALI (A_1) en régime linéaire (V^- = V^+ = 0) en tenant compte du courant de polarisation I_{\mathrm{p}-} et de la branche parallèle (R_7, C_1).
- Résoudre en régime établi par superposition des réponses au terme continu (courant de polarisation) et au terme sinusoïdal s(t).
- Analyser l'effet de R_7 (et R_8) sur la dérive séculaire mise en évidence à la question Q30 et sur le risque de saturation des ALI.
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Les résistances en parallèle limitent le gain en continu et empêchent la saturation sans altérer le régime alternatif.
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L'amplificateur (A_1) fonctionne en régime linéaire avec une boucle de contre-réaction sur l'entrée inverseuse. Le potentiel de l'entrée non inverseuse étant fixé à la masse (V^+ = 0), on a :
La branche de rétroaction entre la sortie de potentiel z(t) et le nœud inverseur est désormais constituée du condensateur C_1 en parallèle avec la résistance R_7.
En appliquant la loi des nœuds au potentiel V^-, en comptant positivement les courants arrivant à ce nœud (courant issu de s(t) à travers R_1, courant issu de la sortie z(t) à travers l'association (R_7, C_1) et courant de polarisation I_{\mathrm{p}-}) :
En divisant par C_1, on obtient l'équation différentielle régissant z(t) :
Pour s(t) = S_0 \sin(\omega t), le second membre est la somme d'un terme continu -\frac{I_{\mathrm{p}-}}{C_1} et d'une excitation harmonique -\frac{S_0}{R_1 C_1} \sin(\omega t). L'équation différentielle étant linéaire du premier ordre avec un coefficient d'amortissement \frac{1}{R_7 C_1} > 0, le régime transitoire s'atténue exponentiellement selon \mathrm{e}^{-t/(R_7 C_1)}.
En régime établi, la solution générale z(t) est la somme :
de la réponse au terme constant, soit une tension d'offset continue Z_{\mathrm{offset}} vérifiant :
\frac{Z_{\mathrm{offset}}}{R_7 C_1} = -\frac{I_{\mathrm{p}-}}{C_1} \implies Z_{\mathrm{offset}} = -R_7 I_{\mathrm{p}-}- de la réponse harmonique forcée à la pulsation \omega, de la forme Z_{\mathrm{m}} \sin(\omega t + \varphi).
La forme générale de la tension z(t) en régime permanent établi s'écrit donc :
où Z_{\mathrm{m}} = \frac{S_0 \frac{R_7}{R_1}}{\sqrt{1 + (R_7 C_1 \omega)^2}} et \varphi = \pi - \arctan(R_7 C_1 \omega).
Intérêt des résistances R_7 et R_8 :
- À la question Q30, l'absence de résistance de fuite entraînait une intégration pure du courant continu I_{\mathrm{p}-}, provoquant une dérive linéaire en temps -\frac{I_{\mathrm{p}-}}{C_1} t qui saturait inévitablement l'ALI à -V_{\mathrm{sat}}.
- L'adjonction de la résistance R_7 en parallèle sur C_1 transforme l'intégrateur pur en filtre passe-bas du premier ordre. Elle supprime la divergence temporelle et borne la composante continue à la valeur finie Z_{\mathrm{offset}} = -R_7 I_{\mathrm{p}-}. Pour des courants de polarisation usuels (I_{\mathrm{p}-} \sim 1\text{ nA}), cette tension d'offset reste minime (quelques millivolts pour R_7 \sim 1\text{ M}\Omega), évitant ainsi toute saturation.
- De manière totalement analogue, la résistance R_8 placée en parallèle sur le condensateur C_2 de l'intégrateur (A_3) évite la dérive et la saturation provoquées par les courants de polarisation de l'ALI (A_3).
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : bistabilité, sensibilité aux conditions initiales
Commenter et interpréter précisément les allures des tensions et dans les 2 cas C et D en faisant le lien avec les questions précédentes. Quelle propriété possède le circuit vis-à-vis de ses conditions initiales ?
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Interpréter l'atténuation oscillatoire comme la présence d'un amortissement visqueux piégeant la trajectoire dans l'un des deux puits selon la condition initiale.
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- Décrire les deux phases du mouvement pour les signaux x(t) et \dot{x}(t) : la phase de grandes oscillations amorties à travers les deux puits, puis la phase de piégeage dans un puits unique où le système converge vers un état d'équilibre stable.
- Interpréter physiquement ce comportement en mobilisant les résultats précédents : l'effet dissipatif introduit par la résistance R_A (analogue à la question 22) et la bistabilité du potentiel effectif (double puits étudié aux questions 13, 14, 18 et 20).
- Comparer les conditions initiales très voisines des cas C et D pour en déduire la propriété remarquable du système vis-à-vis de ses conditions initiales.
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Mise en évidence expérimentale de la bistabilité : convergence vers l'un des deux régimes selon les conditions initiales.
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1. Commentaire et interprétation des allures :
- Amortissement des oscillations : Dans les deux cas, on observe des oscillations dont l'amplitude décroît au cours du temps pour x(t) comme pour \dot{x}(t). Comme établi à la question 22, l'adjonction de résistances en parallèle sur les condensateurs des intégrateurs introduit des termes proportionnels à la dérivée temporelle, ce qui équivaut à un terme de frottement visqueux mécanique et dissipe l'énergie du système.
Transition entre régimes (franchissement puis piégeage) :
- Pour t \lesssim 100\text{ s}, l'énergie du système est suffisante pour franchir la barrière de potentiel située en x = 0 (analogue au cas A des questions 14 et 17). Les oscillations sont amples et centrées autour de 0.
- L'énergie diminuant par dissipation, le système n'a plus l'énergie requise pour surmonter le sommet de la barrière de potentiel en x = 0. Il se retrouve confiné (piégé) dans l'un des deux puits de potentiel (analogue au cas B des questions 17 et 18).
Pour t \gtrsim 250\text{ s}, les oscillations amorties s'éteignent et le système atteint un régime stationnaire (\dot{x} \to 0) correspondant à une position d'équilibre stable :
Dans le cas C, le point matériel se stabilise dans le puits négatif en :
x_{\mathrm{final}} \approx -1{,}8\text{ V}Dans le cas D, le point matériel se stabilise dans le puits positif en :
x_{\mathrm{final}} \approx +1{,}8\text{ V}
Ces deux valeurs correspondent précisément aux abscisses non nulles e_{\text{int}} = \pm 1{,}8\text{ V} d'annulation de la fonction modélisant la force de rappel (question 26), c'est-à-dire aux minima du double puits de potentiel.
2. Propriété vis-à-vis des conditions initiales :
Les conditions initiales sont extrêmement proches entre les deux cas :
x_{\mathrm{C}}(0) = 4{,}21\text{ V} \quad \text{et} \quad x_{\mathrm{D}}(0) = 4{,}25\text{ V}soit un écart relatif inférieur à 1\,\% (\Delta x_0 / x_0 \approx 0{,}9\,\%), avec une même vitesse initiale nulle (\dot{x}(0) = 0).
- Pourtant, cet écart minime conduit à deux états finaux complètement distincts et symétriques (x \to -1{,}8\text{ V} ou x \to +1{,}8\text{ V}).
Le circuit possède une très grande sensibilité aux conditions initiales.
Résultat
Question 33
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : équation de duffing, saturation de l'ali
En appuyant votre raisonnement sur une équation différentielle que l'on essaiera de rapprocher le plus possible de celle de Duffing obtenue à la question 28, comparer qualitativement les valeurs de (cas C et D de la figure 11) et de (cas E, F et G de la figure 12). Apparait-il d'autres conditions que les composants du circuit de la figure 9 devraient vérifier pour lui assurer le comportement souhaité ? Les préciser.
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Comparer le terme d'amortissement introduit par les résistances en parallèle à la durée d'observation souhaitée pour conclure sur l'ordre de grandeur relatif de R_B devant R_A.
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- Établir l'équation différentielle vérifiée par x(t) en tenant compte des résistances R_7 et R_8 placées en parallèle sur les condensateurs C_1 et C_2, afin de faire apparaître un terme d'amortissement de type Duffing.
- Relier le coefficient d'amortissement à la valeur de la résistance parallèle pour déduire une comparaison entre R_A (oscillations fortement amorties) et R_B (oscillations entretenues sur la durée de l'expérience).
- Recenser les contraintes physiques sur l'ensemble des composants (résistances de fuite, ALI, condensateurs, diodes) pour garantir la fidélité de la simulation analogique.
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Rôle de la résistance sur l'amortissement et contraintes sur les amplitudes pour éviter la saturation des ALI.
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1. Équation différentielle avec les résistances de stabilisation
Notons v_1(t) la tension de sortie de l'ALI (A_1), v_2(t) celle de (A_2) et x(t) celle de (A_3). Les ALI étant en régime linéaire (\varepsilon = 0), la loi des nœuds en entrée inverseuse s'écrit :
Pour l'ALI (A_1) (avec C_1 \parallel R_7 et entrée s(t) à travers R_1) :
\frac{s(t)}{R_1} + C_1 \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + \frac{v_1(t)}{R_7} = 0 \implies \dot{v}_1 + \frac{v_1}{R_7 C_1} = -\frac{s(t)}{R_1 C_1}- Pour l'inverseur (A_2) : v_2(t) = -v_1(t).
Pour l'ALI (A_3) (avec C_2 \parallel R_8 et entrée v_2(t) à travers R_2) :
\frac{v_2(t)}{R_2} + C_2 \dot{x} + \frac{x(t)}{R_8} = 0 \implies v_1(t) = R_2 C_2 \dot{x} + \frac{R_2}{R_8} x
En dérivant cette relation par rapport au temps :
En injectant \dot{v}_1 et v_1 dans l'équation de l'ALI (A_1), on obtient :
En divisant par R_2 C_2 et en remplaçant la caractéristique du bloc à diodes par son modèle polynomial s(t) \simeq \alpha_{\mathrm{e}} x + \beta_{\mathrm{e}} x^3 :
Avec les paramètres identiques R_1 = R_2 = R, C_1 = C_2 = C et les résistances de stabilisation R_7 = R_8 = R_{\mathrm{p}}, l'équation de Duffing amortie devient :
2. Comparaison qualitative de R_A et R_B
Le terme \frac{2}{R_{\mathrm{p}} C}\,\dot{x} représente un terme de frottement fluide dissipatif de temps caractéristique \tau_{\mathrm{amort}} = \frac{R_{\mathrm{p}} C}{2} :
- Sur la figure 11 (R_{\mathrm{p}} = R_A), les oscillations s'atténuent très rapidement en quelques centaines de secondes (amortissement important).
- Sur la figure 12 (R_{\mathrm{p}} = R_B), l'amplitude des oscillations reste pratiquement constante sur la durée observée (T \sim 100\text{ s}), ce qui montre que l'amortissement est rendu négligeable.
Pour minimiser le taux d'amortissement \frac{2}{R_{\mathrm{p}} C}, il faut donc une résistance beaucoup plus grande :
3. Autres conditions sur les composants du montage
Conditions sur la résistance de stabilisation R_B :
- Éviter la saturation due aux courants de polarisation : R_B I_{\mathrm{p}-} \ll V_{\mathrm{sat}}.
- Rendre l'amortissement négligeable sur la durée T \sim 100\text{ s} : \tau_{\mathrm{amort}} = \frac{R_B C}{2} \gg T, soit R_B \gg \frac{2T}{C} = 20\text{ M}\Omega.
- Ne pas modifier la pulsation propre : \frac{R^2}{R_B^2} \ll |\alpha_{\mathrm{e}}|, soit R_B \gg \frac{R}{\sqrt{|\alpha_{\mathrm{e}}|}} \approx 160\text{ k}\Omega (largement vérifié si R_B > 20\text{ M}\Omega).
Conditions sur les ALI :
- Fonctionnement impératif en régime linéaire (absence d'écrêtage) : les amplitudes des tensions x(t), v_1(t) et s(t) doivent rester inférieures à la tension de saturation V_{\mathrm{sat}} \approx 15\text{ V}.
- Courants de polarisation et tension de décalage très faibles : privilégier des ALI à entrées à transistors à effet de champ (JFET, type TL081/TL082) où I_{\mathrm{p}} \sim \text{pA}.
- Vitesse de balayage (slew-rate) et produit gain-bande suffisants (aisément satisfaits ici car les oscillations sont très lentes, de fréquence f \approx 0{,}5\text{ Hz}).
Conditions sur les composants passifs :
- Condensateurs : diélectrique de haute qualité (film plastique polypropylène plutôt que chimique) pour présenter une résistance de fuite interne bien supérieure à R_B.
- Diodes : diodes appariées (V_{D1} \approx V_{D2}) avec seuil franc et résistances dynamiques négligeables devant R_6.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?
Surtout 2 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (62 % des questions, partie I) et ALI et oscillateurs électroniques (35 %, partie II). Plus ponctuellement : Circuits électriques et régimes transitoires.
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Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?
Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?
Q33 (équation de duffing), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 ?
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Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
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Comment obtenir une tension proportionnelle à x sans circuit dérivateur en Q29 ?
En mesurant la tension en sortie du premier intégrateur de la boucle : la tension intermédiaire vaut v_1(t) = R_2 C_2 \dot{x}(t), ce qui fournit directement la coordonnée de vitesse sans recourir à un montage dérivateur sensible au bruit.
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