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Corrigé détaillé Mines Physique 1 MPI 2026

Du spectre à la structure de l'hydrogène

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 8 questions sur 25, partie I en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 13 · PCSI 10 · PTSI 10 · TSI1 7 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Les raies d'émission de l'hydrogène atomique5/5Faisable
  • Partie II : Le modèle de Bohr pour l'atome d'hydrogène2/7En partie
  • Partie III : Ondes de matière en physique microscopique1/13En partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Physique quantique, Mécanique, Électromagnétisme · 5 incontournables · 13 questions de première année
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Ce sujet propose une fresque historique et pédagogique remarquable sur la genèse de la mécanique quantique à travers l'atome d'hydrogène. Il s'articule autour de trois grandes étapes : l'analyse empirique des raies spectrales (Balmer et Rydberg), le modèle semi-classique de Bohr exploitant l'énergie potentielle effective d'une force centrale newtonienne, puis le formalisme ondulatoire de De Broglie et Schrödinger (états stationnaires, puits infini, diffraction électronique de Davisson-Germer et orbitale 1s).

Très progressif et fidèle aux programmes des classes préparatoires, ce sujet constitue une révision intégrale et indispensable des concepts de physique quantique et de mécanique à force centrale. Les calculs y sont guidés et les applications numériques se mènent aisément sans calculatrice grâce aux données fournies.

Difficulté
Accessible, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

15 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (15) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties (spectroscopie expérimentale, modèle semi-classique de Bohr, mécanique ondulatoire de Schrödinger) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans un ordre quelconque.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

25 questions
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Partie I : Les raies d'émission de l'hydrogène atomique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, photon, raie d'émission

Exprimer la longueur d'onde en fonction de , de la constante de PLANCK et de la célérité de la lumière dans le vide.

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie lors de la désexcitation : le photon emporte une énergie \epsilon = h\nu = hc/\lambda_0 égale à la perte d'énergie E_i - E_f de l'électron.

Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie lors de la transition : \Delta E = h c / \lambda_0, d'où \lambda_0 = h c / (E_i - E_f).

Voir le corrigé complet

Lors de la transition radiative de l'électron d'un niveau d'énergie E_i vers un niveau d'énergie inférieure E_f < E_i, la conservation de l'énergie impose que le photon émis emporte l'énergie :

\epsilon = E_i - E_f

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie \epsilon d'un photon associé à une onde lumineuse de fréquence \nu et de longueur d'onde dans le vide \lambda_0 est donnée par :

\epsilon = h \nu = \frac{h c}{\lambda_0}

On en déduit l'expression de la longueur d'onde du rayonnement émis :

\boxed{\lambda_{0} = \frac{h c}{E_i - E_f}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : formule de balmer, niveau d'énergie

Montrer que la relation de BALMER exprimée figure 1 par la droite en pointillés, est compatible avec l'expression :

où l'état initial est et l'état final est et une constante positive.

Voir l'indice

Exprimer la différence E_{n_i} - E_{n_f} avec les entiers donnés puis isoler 1/\lambda_0 sous la forme d'une fonction affine de 1/(k+2)^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \frac{1}{\lambda_{0}} à partir de la relation d'Einstein–Planck établie à la question 1.
  2. Injecter l'expression des niveaux d'énergie E_{n} = -\frac{E_{0}}{n^{2}} pour l'état initial n_{i} = k+2 et l'état final n_{f} = 2.
  3. Identifier la relation obtenue avec l'équation d'une droite affine reliant y = \frac{1}{\lambda_{0}} à x = \frac{1}{(k+2)^{2}}, ce qui démontre la compatibilité avec la droite en pointillés de la figure 1.
Voir la réponse courte

Expression de 1/\lambda_0 par différence des énergies et identification avec la régression linéaire affine en fonction de 1/(k+2)^2.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question 1, le photon émis lors de la transition d'un état d'énergie E_{i} vers un état d'énergie E_{f} vérifie :

\frac{1}{\lambda_{0}} = \frac{E_{i} - E_{f}}{h c}

En utilisant la quantification proposée des niveaux d'énergie :

E_{n} = -\frac{E_{0}}{n^{2}}

avec l'état initial n_{i} = k + 2 et l'état final n_{f} = 2, l'écart d'énergie s'écrit :

\begin{aligned} E_{i} - E_{f} &= E_{k+2} - E_{2} \\ &= -\frac{E_{0}}{(k+2)^{2}} - \left( -\frac{E_{0}}{2^{2}} \right) \\ &= E_{0} \left( \frac{1}{4} - \frac{1}{(k+2)^{2}} \right) \end{aligned}

On en déduit l'expression du nombre d'onde de la raie lumineuse :

\boxed{ \frac{1}{\lambda_{0}} = \frac{E_{0}}{4hc} - \frac{E_{0}}{hc} \frac{1}{(k+2)^{2}} }

En posant y = \frac{1}{\lambda_{0}} et x = \frac{1}{(k+2)^{2}}, cette relation est de la forme affine :

y = - \frac{E_{0}}{hc} \, x + \frac{E_{0}}{4hc}

La grandeur \frac{1}{\lambda_{0}} varie donc de manière affine décroissante en fonction de \frac{1}{(k+2)^{2}}, avec une pente négative -\frac{E_{0}}{hc} et une ordonnée à l'origine égale à \frac{E_{0}}{4hc}.

Ceci est parfaitement compatible avec la droite en pointillés observée sur la figure 1.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : niveau d'énergie, électron-volt

En déduire la valeur numérique de la constante en électronvolt.

Voir l'indice

Identifier la pente ou l'ordonnée à l'origine de la droite moyenne sur le graphe de la figure 1 avec les coefficients de l'expression théorique.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans l'équation de la droite obtenue à la question précédente l'ordonnée à l'origine (ou le coefficient directeur).
  2. Effectuer la lecture graphique sur la figure 1 avec sa précision.
  3. Utiliser la donnée hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} pour en déduire la valeur de E_{0} avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Détermination de E_0 à partir de l'ordonnée à l'origine ou de la pente de la droite de Balmer : E_0 \approx 13{,}6\text{ eV}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, la relation de Balmer s'écrit :

\frac{1}{\lambda_{0}} = \frac{E_{0}}{4hc} - \frac{E_{0}}{hc} \frac{1}{(k+2)^{2}}

La droite tracée en pointillés sur la figure 1 a pour équation y = b + p\,x avec x = \frac{1}{(k+2)^{2}} et y = \frac{1}{\lambda_{0}} (en \mu\text{m}^{-1}), où :

  • l'ordonnée à l'origine vaut b = \dfrac{E_{0}}{4hc} ;
  • la pente vaut p = -\dfrac{E_{0}}{hc} = -4b.

Par lecture graphique de l'ordonnée à l'origine en x = 0, on relève :

b \simeq 2{,}73\text{ }\mu\text{m}^{-1} \quad (\text{compris entre } 2{,}70 \text{ et } 2{,}75\text{ }\mu\text{m}^{-1})

On en déduit l'expression littérale de E_{0} :

E_{0} = 4 b \, hc

Avec la donnée de l'énoncé hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} :

E_{0} \simeq 4 \times 2{,}73\text{ }\mu\text{m}^{-1} \times 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} \simeq 13{,}1\text{ eV}

En conservant deux chiffres significatifs comme demandé :

\boxed{E_{0} \simeq 13\text{ eV}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : formule de rydberg, constante de rydberg

Montrer la relation de RYDBERG :

et relier la constante de RYDBERG à la valeur de puis calculer numériquement en nanomètres.

Voir l'indice

Rapprocher l'expression générale de la différence d'énergie entre deux niveaux n_i et n_f avec la relation de Rydberg proposée pour en déduire R_\infty = E_0/(hc).

Voir la stratégie
  1. Partir de la formule de Planck reliant \lambda_0 à la différence d'énergie E_i - E_f établie en Q1.
  2. Injecter la loi de quantification des niveaux d'énergie E_n = -E_0/n^2 pour un niveau initial n_i et un niveau final n_f.
  3. Identifier avec la relation empirique de Rydberg pour en déduire R_\infty, puis réaliser l'application numérique de 1/R_\infty en utilisant les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Établissement de la formule de Rydberg avec R_\infty = E_0 / (hc), puis calcul numérique de 1/R_\infty \approx 91{,}2\text{ nm}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, la longueur d'onde du photon émis lors d'une transition entre deux niveaux discrets E_i et E_f (avec E_i > E_f) vérifie :

\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_i - E_f}{h c}

En utilisant l'expression des niveaux d'énergie E_n = -\dfrac{E_0}{n^2} pour l'état initial n_i et l'état final n_f :

\begin{aligned} E_i - E_f &= \left(-\frac{E_0}{n_i^2}\right) - \left(-\frac{E_0}{n_f^2}\right) \\ &= E_0 \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right) \end{aligned}

On en déduit :

\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_0}{hc} \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)

Par identification avec la relation de Rydberg :

\frac{1}{\lambda_0} = R_\infty \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)

on obtient l'expression de la constante de Rydberg R_\infty :

\boxed{R_\infty = \frac{E_0}{hc}}

L'inverse de la constante de Rydberg s'exprime donc par :

\frac{1}{R_\infty} = \frac{hc}{E_0}

Avec h c \simeq 1{,}2 \text{ eV}\cdot\mu\text{m} = 1{,}2 \times 10^3 \text{ eV}\cdot\text{nm} (fourni dans les données) et E_0 \simeq 13\text{ eV} déterminé à la question Q3 :

\frac{1}{R_\infty} = \frac{1{,}2 \times 10^3}{13} \simeq 92\text{ nm}

(ou directement \dfrac{1}{R_\infty} = \dfrac{1}{11\ \mu\text{m}^{-1}} \simeq 0{,}091\ \mu\text{m} = 91\text{ nm} à partir de la pente du graphe de Balmer). Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\frac{1}{R_\infty} \simeq 91\text{ nm} \quad (\text{ou } 92\text{ nm})}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : domaine spectral, raie d'émission

Lorsque l'état final est , montrer que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Lorsque l'état final est , montrer que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Finalement, quelles sont les seules raies du spectre d'émission d'une lampe à vapeurs d'hydrogène atomique observables dans le visible ?

Voir l'indice

Analyser les bornes spectrales en faisant varier l'entier n_i entre n_f+1 et l'infini, puis situer les longueurs d'onde obtenues par rapport au domaine visible [400\text{ nm}, 800\text{ nm}].

Voir la stratégie
  1. Pour n_f = 1, exploiter la condition d'émission n_i \geqslant 2 dans la formule de Rydberg pour minorer 1/\lambda_0 et en déduire la borne supérieure \lambda_{\max}.
  2. Pour n_f > 2, c'est-à-dire n_f \geqslant 3, majorer 1/\lambda_0 pour tout n_i > n_f et en déduire la borne inférieure \lambda_{\min}.
  3. Comparer les intervalles de longueurs d'onde obtenus aux bornes spectrales usuelles du domaine visible ([400\text{ nm}, 800\text{ nm}]) pour conclure quant aux raies observables dans le visible.
Voir la réponse courte

Séries de Lyman dans l'UV (\lambda \leqslant 121{,}6\text{ nm}), séries de Paschen et suivantes dans l'IR ; seule la série de Balmer appartient au visible.

Voir le corrigé complet

1. Cas de l'état final n_f = 1 (série de Lyman) :

Une raie d'émission nécessite n_i > n_f = 1, d'où l'entier n_i \geqslant 2. D'après la relation de Rydberg établie à la question Q4 :

\frac{1}{\lambda_0} = R_{\infty} \left( 1 - \frac{1}{n_i^2} \right)

La fonction n_i \mapsto 1 - \frac{1}{n_i^2} est strictement croissante, sa valeur minimale étant atteinte pour n_i = 2 :

\frac{1}{\lambda_0} \geqslant R_{\infty} \left( 1 - \frac{1}{2^2} \right) = \frac{3}{4} R_{\infty}

On en déduit :

\boxed{\lambda_0 \leqslant \lambda_{\max} = \frac{4}{3 R_{\infty}}}

Avec la valeur 1/R_{\infty} \simeq 91\text{ nm} obtenue à la question Q4 :

\lambda_{\max} \simeq \frac{4}{3} \times 91\text{ nm} \simeq 1,2 \times 10^{2}\text{ nm}

Puisque \lambda_0 \leqslant 120\text{ nm} < 400\text{ nm}, toutes ces raies se situent dans le domaine de l'ultraviolet (UV).

2. Cas de l'état final n_f > 2, soit n_f \geqslant 3 (séries de Paschen, Brackett...) :

Pour n_f \geqslant 3 et n_i > n_f, on a :

\frac{1}{\lambda_0} = R_{\infty} \left( \frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2} \right) < \frac{R_{\infty}}{n_f^2} \leqslant \frac{R_{\infty}}{3^2} = \frac{R_{\infty}}{9}

La longueur d'onde est donc strictement minorée par la limite de la série de Paschen (n_f = 3, n_i \to \infty) :

\boxed{\lambda_0 \geqslant \lambda_{\min} = \frac{9}{R_{\infty}}}

Numériquement :

\lambda_{\min} \simeq 9 \times 91\text{ nm} \simeq 8,2 \times 10^{2}\text{ nm}

Puisque \lambda_0 \geqslant 820\text{ nm} > 800\text{ nm}, toutes ces raies se situent dans le domaine de l'infrarouge (IR).

3. Raies observables dans le visible :

Le spectre visible s'étend approximativement de 400\text{ nm} à 800\text{ nm}.

  • Les transitions vers n_f = 1 sont dans l'ultraviolet (\lambda_0 \leqslant 120\text{ nm}) ;
  • Les transitions vers n_f \geqslant 3 sont dans l'infrarouge (\lambda_0 \geqslant 820\text{ nm}).
\boxed{\text{Les seules raies d'émission observables dans le visible sont celles de la série de Balmer, associées à } n_f = 2.}

Ce sont précisément les raies \mathrm{H}_\alpha (n_i=3), \mathrm{H}_\beta (n_i=4), \mathrm{H}_\gamma (n_i=5), \mathrm{H}_\delta (n_i=6) et \mathrm{H}_\epsilon (n_i=7, en limite du violet à 400\text{ nm}) répertoriées dans le tableau de l'énoncé.

Résultat

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Partie II : Le modèle de Bohr pour l'atome d'hydrogène

II.A · Énergie potentielle effective

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : loi de coulomb, énergie potentielle électrostatique

Établir l'expression de l'énergie potentielle d'interaction entre l'électron et le noyau en prenant l'origine des énergies potentielles en .

Voir l'indice

Intégrer le travail de la force électrostatique de Coulomb attractive subie par l'électron entre une position r et l'infini, en respectant la condition de nullité à l'infini.

Voir la réponse courte

Intégration de la force de Coulomb attractive \vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\vec{u}_r avec référence nulle à l'infini : E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}.

Voir le corrigé complet

Le noyau ponctuel de charge +e, situé à l'origine O, exerce sur l'électron ponctuel de charge -e, repéré par \vec{r} = \overrightarrow{OM} = r\,\vec{u}_r, la force électrostatique de Coulomb :

\vec{F} = \frac{(+e)(-e)}{4\pi \varepsilon_0 r^2} \vec{u}_r = -\frac{e^2}{4\pi \varepsilon_0 r^2} \vec{u}_r

Cette force est conservative et dérive d'une énergie potentielle E_p(r) selon la relation :

\vec{F} = -\vec{\nabla} E_p(r) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} \vec{u}_r

On en déduit l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} = \frac{e^2}{4\pi \varepsilon_0 r^2}

Par intégration par rapport à r, il vient :

E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi \varepsilon_0 r} + \text{cte}

En choisissant la référence des énergies potentielles à l'infini, c'est-à-dire \lim_{r \to \infty} E_p(r) = 0, la constante d'intégration est nulle. L'énergie potentielle d'interaction s'écrit donc :

\boxed{E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi \varepsilon_0 r}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, force centrale, mouvement plan

Montrer que le moment cinétique est une constante du mouvement. En déduire que ce mouvement est plan et que le plan du mouvement contient la position du noyau. Dans la suite on étudiera le mouvement dans ce plan et en coordonnées polaires .

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique en O pour une force centrale, puis exploiter l'orthogonalité permanente entre \vec{r} et \vec{s}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique au point O fixe dans le référentiel galiléen d'étude pour dériver \vec{s}.
  2. Utiliser le caractère central de la force électrostatique pour établir la conservation de \vec{s}.
  3. Exploiter la relation d'orthogonalité \vec{r} \cdot \vec{s} = 0 pour conclure quant à la nature plane de la trajectoire et à la présence du point O dans ce plan.
Voir la réponse courte

Le moment de la force centrale en O est nul : \vec{s} est constant, la position reste orthogonale à \vec{s}, mouvement plan.

Voir le corrigé complet

L'électron ponctuel de masse m_e, de vecteur position \vec{r} = \overrightarrow{OM} et de quantité de mouvement \vec{p} = m_e \vec{v}, est soumis à la force d'interaction électrostatique exercée par le noyau situé en O :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \frac{\vec{r}}{r}

Cette force est centrale, de centre de force O.

Le point O étant fixe dans le référentiel galiléen d'étude, dérivons le moment cinétique \vec{s} = \vec{r} \wedge \vec{p} par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{s}}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} \wedge \vec{p} + \vec{r} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \\ &= \vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) + \vec{r} \wedge \vec{F} \end{aligned}

D'une part, le produit vectoriel d'un vecteur par lui-même est nul : \vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) = \vec{0}.
D'autre part, la force étant colinéaire au vecteur position \vec{r}, son moment en O est nul : \vec{r} \wedge \vec{F} = \vec{0}. On en déduit :

\frac{\mathrm{d}\vec{s}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}
\boxed{\vec{s} = \vec{r} \wedge \vec{p} = \overrightarrow{\mathrm{cte}}}

Examinons les conséquences géométriques de cette conservation :

  • Si \vec{s} \neq \vec{0} : par propriété du produit vectoriel, à chaque instant :

    \vec{r}(t) \cdot \vec{s} = (\vec{r} \wedge \vec{p}) \cdot \vec{r} = 0

    Le vecteur position \overrightarrow{OM}(t) reste donc orthogonal au vecteur fixe et non nul \vec{s}. Par conséquent, l'électron M évolue dans le plan fixe orthogonal à \vec{s} passant par l'origine O (puisque pour \vec{r} = \vec{0}, l'égalité est vérifiée).

  • Si \vec{s} = \vec{0} : les vecteurs \vec{r} et \vec{v} sont colinéaires à tout instant, le mouvement est rectiligne le long d'une droite passant par O, ce qui correspond à un cas particulier de mouvement plan contenant O.

Dans tous les cas, le mouvement est plan et le plan de la trajectoire contient le noyau O.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, énergie mécanique

On note . Montrer l'existence d'une fonction permettant d'exprimer l'énergie mécanique de l'électron sous la forme et exprimer en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse en coordonnées polaires, relier la composante orthoradiale r\dot{\theta} à la norme du moment cinétique s, puis regrouper les termes ne dépendant que de r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de l'électron en coordonnées polaires dans le plan du mouvement pour en déduire l'énergie cinétique.
  2. Exprimer la norme s du moment cinétique en coordonnées polaires afin d'éliminer la composante orthoradiale de la vitesse au profit de s et de r.
  3. Combiner l'énergie cinétique et l'énergie potentielle électrostatique E_p(r) établie à la question Q6 pour identifier le potentiel effectif U(r).
Voir la réponse courte

Vitesse en coordonnées polaires, élimination de \dot{\theta} via s = m_e r^2 \dot{\theta} pour obtenir U(r) = \frac{s^2}{2m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement s'effectuant dans le plan (Oxy), la position de l'électron M est repérée par ses coordonnées polaires (r, \theta) de base locale (\vec{u}_{r}, \vec{u}_{\theta}, \vec{u}_{z}) avec \vec{r} = r\,\vec{u}_{r}. Le vecteur vitesse s'écrit :

\vec{v} = \dot{r}\,\vec{u}_{r} + r\dot{\theta}\,\vec{u}_{\theta}

L'énergie cinétique de l'électron s'en déduit immédiatement :

E_c = \frac{1}{2}m_{e}v^{2} = \frac{1}{2}m_{e}\dot{r}^{2} + \frac{1}{2}m_{e}r^{2}\dot{\theta}^{2}

Le moment cinétique par rapport à l'origine O s'exprime par :

\vec{s} = \vec{r}\wedge\vec{p} = (r\,\vec{u}_{r})\wedge m_{e}(\dot{r}\,\vec{u}_{r} + r\dot{\theta}\,\vec{u}_{\theta}) = m_{e}r^{2}\dot{\theta}\,\vec{u}_{z}

Sa norme vaut donc s = \|\vec{s}\| = m_{e}r^{2}|\dot{\theta}|, d'où :

r^{2}\dot{\theta}^{2} = \frac{s^{2}}{m_{e}^{2}r^{2}}

Le terme cinétique orthoradial se réécrit ainsi :

\frac{1}{2}m_{e}r^{2}\dot{\theta}^{2} = \frac{s^{2}}{2m_{e}r^{2}}

En utilisant l'expression de l'énergie potentielle coulombienne issue de la question Q6, E_{p}(r) = -\frac{e^{2}}{4\pi\varepsilon_{0}r}, l'énergie mécanique totale E = E_{c} + E_{p} prend la forme :

E = \frac{1}{2}m_{e}\dot{r}^{2} + \frac{s^{2}}{2m_{e}r^{2}} - \frac{e^{2}}{4\pi\varepsilon_{0}r}

Elle se met bien sous la forme attendue E = \frac{1}{2}m_{e}\dot{r}^{2} + U(r) avec :

\boxed{U(r) = \frac{s^{2}}{2m_{e}r^{2}} - \frac{e^{2}}{4\pi\varepsilon_{0}r}}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, trajectoire circulaire, état lié

Esquisser l'allure de la courbe représentative de . Indiquer sur la courbe, les niveaux d'énergie correspondants aux 4 types d'orbites possibles. On décrira le comportement et le type de trajectoire associée à chacune de ces orbites en précisant les rayons caractéristiques. À partir de l'étude de cette courbe déterminer les expressions du rayon , de l'impulsion et de l'énergie des trajectoires circulaires (figure 2) en fonction de et .

Voir l'indice

Étudier les variations de U(r) (somme d'un terme répulsif centrifuge en 1/r^2 et coulombien attractif en -1/r) et chercher le minimum d'énergie potentielle effective correspondant à l'orbite circulaire.

Voir la stratégie
  1. Étudier les variations de l'énergie potentielle effective U(r) pour en tracer l'allure (asymptotes et minimum).
  2. Utiliser la condition E \geqslant U(r) pour identifier les quatre cas d'orbites selon le signe et la valeur de l'énergie mécanique E par rapport à U_{\min} et 0.
  3. Déterminer les caractéristiques de l'orbite circulaire (r_c, p_c, E_c) correspondant au minimum de U(r).
Voir la réponse courte

Tracé de U(r) avec puits de potentiel ; minimum en r_c = \frac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2} donnant l'orbite circulaire, états liés et de diffusion.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente :

U(r) = \frac{s^2}{2m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

1. Étude et tracé de U(r) :

  • En r \to 0^+, le terme centrifuge domine : U(r) \sim \dfrac{s^2}{2m_e r^2} \to +\infty.
  • En r \to +\infty, le terme coulombien attractif domine : U(r) \sim -\dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r} \to 0^-.
  • La dérivée s'écrit :

    U'(r) = -\frac{s^2}{m_e r^3} + \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} = \frac{1}{r^3} \left( -\frac{s^2}{m_e} + \frac{e^2 r}{4\pi\varepsilon_0} \right)

    U'(r) s'annule en un unique point r_c, correspondant au minimum absolu de la courbe :

    r_c = \frac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}

2. Les 4 types d'orbites : L'énergie mécanique vérifie E = \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 + U(r) \geqslant U(r) car \dot{r}^2 \geqslant 0. Les points d'arrêt radial correspondent à E = U(r) (\dot{r} = 0) :

  • Orbites circulaires (E = U_{\min} < 0) : le mouvement radial est bloqué à la position d'équilibre r = r_c. La trajectoire est un cercle centré sur le noyau. C'est un état lié.
  • Orbites elliptiques (U_{\min} < E < 0) : la particule est confinée dans un intervalle [r_{\min}, r_{\max}] délimité par deux points tournants U(r) = E. La trajectoire est une ellipse dont le noyau occupe l'un des foyers (r_{\min} : périastre, r_{\max} : apoastre). C'est un état lié.
  • Orbites paraboliques (E = 0) : le domaine accessible est [r_{\min}, +\infty[ avec U(r_{\min}) = 0, soit r_{\min} = r_c / 2. La particule vient de l'infini, atteint une distance minimale d'approche r_{\min} et repart à l'infini avec une vitesse asymptotique nulle. C'est la limite de libération (état non lié).
  • Orbites hyperboliques (E > 0) : le domaine accessible est [r_{\min}, +\infty[ où r_{\min} est l'unique solution de U(r) = E. La trajectoire est une branche d'hyperbole entourant le noyau. La particule arrive de l'infini et y repart avec une vitesse radiale finie non nulle \dot{r}_\infty = \sqrt{2E/m_e} (état de diffusion).

3. Caractéristiques des trajectoires circulaires : Le rayon r_c minimise U(r), ce qui donne immédiatement :

\boxed{r_c(s) = \frac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}}

Puisque la trajectoire est circulaire de rayon r_c, on a \dot{r} = 0, d'où \vec{v} = r_c \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta et \vec{p}_c = m_e r_c \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta. Par conséquent, s = r_c p_c, d'où :

p_c(s) = \frac{s}{r_c(s)}
\boxed{p_c(s) = \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 s}}

L'énergie de l'orbite circulaire correspond au minimum du potentiel effectif E_c(s) = U(r_c(s)) :

\begin{aligned} E_c(s) &= \frac{s^2}{2m_e \left(\dfrac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}\right)^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \left(\dfrac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}\right)} \\ &= \frac{m_e e^4}{2(4\pi\varepsilon_0)^2 s^2} - \frac{m_e e^4}{(4\pi\varepsilon_0)^2 s^2} \end{aligned}
\boxed{E_c(s) = -\frac{m_e e^4}{32 \pi^2 \varepsilon_0^2 s^2}}

Résultat

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II.B · L'hypothèse de quantification de Bohr

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, quantification du moment cinétique

Exprimer le lien entre , le nombre entier et la constante de PLANCK.

Voir l'indice

Traduire la condition de résonance stationnaire sur le périmètre 2\pi r = n\lambda en utilisant la relation de De Broglie \lambda = h/p et l'expression du moment cinétique s = rp.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'onde stationnaire donnée dans le texte liant le périmètre de l'orbite circulaire et la longueur d'onde de de Broglie.
  2. Relier le produit du rayon et de l'impulsion au moment cinétique s pour une orbite circulaire.
Voir la réponse courte

Postulat de quantification du moment cinétique orbital de Bohr : s = n \hbar = n \frac{h}{2\pi} avec n \in \mathbb{N}^*.

Voir le corrigé complet

D'après l'hypothèse de quantification énoncée dans le texte, une orbite circulaire de rayon r est stable si son périmètre est un multiple entier de la longueur d'onde de de Broglie \lambda :

2\pi r = n \lambda \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*

En utilisant la relation de de Broglie \lambda = \frac{h}{p}, où p est la quantité de mouvement de l'électron sur l'orbite, cette condition devient :

2\pi r = n \frac{h}{p} \iff r p = n \frac{h}{2\pi}

Pour une trajectoire circulaire, le rayon vecteur \vec{r} et la quantité de mouvement \vec{p} = m_e \vec{v} sont orthogonaux en tout point, de sorte que la norme du moment cinétique s'écrit simplement :

s = \|\vec{r} \wedge \vec{p}\| = r p

On en déduit immédiatement la relation de quantification du moment cinétique :

\boxed{s = n \frac{h}{2\pi} = n \hbar}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, rayon de bohr, niveau d'énergie

En déduire les relations exprimant et en fonction de et de et . Comparer à la relation (2).

Voir l'indice

Injecter la quantification du moment cinétique s = n\hbar dans les formules de l'orbite circulaire obtenues à la question 9 et identifier le terme en -E_0/n^2.

Voir la réponse courte

Substitution de s = n\hbar dans r_c et E_c : r_c(n) = n^2 a_0 et E_c(n) = -E_0/n^2, en accord avec la formule empirique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la quantification du moment cinétique impose :

s = n\,\frac{h}{2\pi} \quad (n \in \mathbb{N}^*)

En injectant cette relation dans les grandeurs caractéristiques de l'orbite circulaire établies à la question Q9 :

  • Pour le rayon de l'orbite r_c(s) = \dfrac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2} :

    r_c(n) = \frac{4\pi\varepsilon_0}{m_e e^2} \left(\frac{n h}{2\pi}\right)^{\!2} = \frac{4\pi\varepsilon_0 n^2 h^2}{4\pi^2 m_e e^2}
    \boxed{r_c(n) = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}\,n^2}
  • Pour l'impulsion p_c(s) = \dfrac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 s} :

    p_c(n) = \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 \left(\dfrac{n h}{2\pi}\right)}
    \boxed{p_c(n) = \frac{m_e e^2}{2\varepsilon_0 h}\,\frac{1}{n}}
  • Pour l'énergie mécanique E_c(s) = -\dfrac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 s^2} :

    E_c(n) = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \left(\dfrac{n^2 h^2}{4\pi^2}\right)}
    \boxed{E_c(n) = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}\,\frac{1}{n^2}}

Comparaison à la relation (2) :

La relation (2) de l'énoncé s'écrit E_n = -\dfrac{E_0}{n^2} avec E_0 > 0. L'énergie mécanique E_c(n) calculée ci-dessus présente rigoureusement la même dépendance en 1/n^2. Le modèle de Bohr permet ainsi de donner une justification théorique à la relation empirique de Balmer et d'identifier la constante fondamentale E_0 :

\boxed{E_0 = \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : rayon de bohr, ordre de grandeur

Quel est, dans ce modèle, le rayon minimal d'une trajectoire circulaire ? Calculer numériquement, avec un seul chiffre significatif, ce rayon minimal ; commenter. Le modèle semi-classique de BOHR a été ensuite abandonné au profit de la résolution de l'équation de SCHRÖDINGER.

Voir l'indice

Prendre le plus petit entier non nul n=1 et effectuer l'application numérique avec les constantes fondamentales pour retrouver le rayon de Bohr a_0.

Voir la réponse courte

Rayon minimal pour n=1 : r_{c,\min} = a_0 \approx 5\times 10^{-11}\text{ m} = 0{,}05\text{ nm}, dimension caractéristique de l'atome.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, le rayon des orbites circulaires quantifiées s'écrit :

r_c(n) = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2} n^2 \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*

Cette fonction étant strictement croissante avec l'entier non nul n, le rayon minimal est obtenu pour l'état fondamental n = 1 :

\boxed{r_{c, \min} = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}}

Effectuons l'application numérique avec les grandeurs données par l'énoncé :

  • \varepsilon_0 = 8{,}9 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
  • h = 6{,}6 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}
  • m_e = 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg}
  • e = 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}
  • \pi \simeq 3{,}14
\begin{aligned} r_{c, \min} &= \frac{8{,}9 \times 10^{-12} \times (6{,}6 \times 10^{-34})^2}{3{,}14 \times 9{,}1 \times 10^{-31} \times (1{,}6 \times 10^{-19})^2} \\ &= \frac{8{,}9 \times 43{,}6 \times 10^{-80}}{3{,}14 \times 9{,}1 \times 2{,}56 \times 10^{-69}} \\ &\simeq \frac{3{,}88 \times 10^{-78}}{7{,}32 \times 10^{-68}} \simeq 0{,}53 \times 10^{-10}\text{ m} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif comme demandé :

\boxed{r_{c, \min} \simeq 5 \times 10^{-11}\text{ m} = 0{,}05\text{ nm}}

Commentaire : Cette distance, appelée « rayon de Bohr » et traditionnellement notée a_0, correspond bien à l'ordre de grandeur attendu pour la dimension d'un atome (de l'ordre de 1\text{ \AA} = 10^{-10}\text{ m} pour le diamètre atomique). Le modèle semi-classique de Bohr permet ainsi de rendre compte de la stabilité et de l'extension spatiale microscopique de la matière.

Résultat

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Partie III : Ondes de matière en physique microscopique

III.A · États quantiques stationnaires

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : fonction d'onde, densité de probabilité, équation de schrödinger stationnaire

Quelle est l'interprétation physique de ? En déduire la dimension de . Quelle est l'équation différentielle vérifiée par ? Donner l'expression de l'énergie de la particule. Ici, et dans toute la suite, on s'intéresse aux situations telles que est une constante.

Voir l'indice

Reconnaître l'intégrale de la densité volumique de probabilité de présence sur l'ensemble de l'espace accessible et injecter la forme stationnaire dans l'équation de Schrödinger.

Voir la réponse courte

Probabilité de présence dans \mathscr{D}, dimension \mathrm{L}^{-3/2}, équation de Schrödinger stationnaire 1D -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2} + V_0\psi = E\psi.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation physique de l'intégrale

La quantité \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x représente l'élément de volume d'une tranche de cylindre de section S et d'épaisseur \mathrm{d}x. D'après l'interprétation probabiliste de Born, la quantité |\underline{\Psi}(x, t)|^{2}\,\mathrm{d}V représente la probabilité élémentaire \mathrm{d}\mathbb{P} de trouver la particule dans ce volume élémentaire autour de l'abscisse x à l'instant t.

Par conséquent, l'intégrale sur l'ensemble du domaine spatial cylindrique \mathscr{D} :

\int_{\mathscr{D}} |\underline{\Psi}(x, t)|^{2} S\,\mathrm{d}x

représente la probabilité totale de présence de la particule dans l'ensemble du domaine accessible \mathscr{D}. La particule étant confinée dans ce domaine et ne pouvant disparaître, cette intégrale vaut 1 en vertu de la condition de normalisation.

2. Dimension de \underline{\Psi}(x, t)

Une probabilité étant un nombre sans dimension ([\mathbb{P}] = 1), on a :

\left[ \int_{\mathscr{D}} |\underline{\Psi}|^{2} S\,\mathrm{d}x \right] = 1 \implies [|\underline{\Psi}|^{2}] \cdot [S] \cdot [\mathrm{d}x] = 1

Or [S] = L^2 et [\mathrm{d}x] = L, ce qui conduit à :

[|\underline{\Psi}|^{2}] \cdot L^3 = 1 \implies [|\underline{\Psi}|] = L^{-3/2}
\boxed{[\underline{\Psi}(x,t)] = L^{-3/2}}

3. Équation différentielle vérifiée par \underline{\psi}(x)

On injecte la forme stationnaire \underline{\Psi}(x, t) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans la seconde égalité de l'équation de Schrödinger (4) :

-\frac{\hbar^{2}}{2m}\frac{\partial^{2}\underline{\Psi}}{\partial x^{2}} + V(x)\underline{\Psi}(x, t) = E\underline{\Psi}(x, t)

Comme \frac{\partial^{2}\underline{\Psi}}{\partial x^{2}} = \frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, il vient :

\left( -\frac{\hbar^{2}}{2m} \frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}}(x) + V(x)\underline{\psi}(x) \right)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = E\,\underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}

En simplifiant par le terme temporel \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \neq 0, on obtient l'équation différentielle spatiale (équation de Schrödinger stationnaire) :

\boxed{-\frac{\hbar^{2}}{2m} \frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}}(x) + V(x)\underline{\psi}(x) = E\,\underline{\psi}(x)}

qui s'écrit également sous la forme :

\frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}} + \frac{2m}{\hbar^{2}}\big(E - V(x)\big)\underline{\psi}(x) = 0

4. Expression de l'énergie de la particule

En utilisant la première partie de l'équation (4), on calcule la dérivée temporelle de \underline{\Psi} :

\mathrm{i}\hbar \frac{\partial \underline{\Psi}}{\partial t} = \mathrm{i}\hbar(-\mathrm{i}\omega)\underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = \hbar\omega\,\underline{\Psi}(x, t)

D'après l'équation (4), ce terme est identifié à E\underline{\Psi}(x, t). Par identification directe, on retrouve la relation de Planck-Einstein :

\boxed{E = \hbar\omega = \frac{h\omega}{2\pi}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : état de diffusion, relation de de broglie, onde de matière

À quelle condition y a-t-il propagation sans atténuation ? Déterminer alors la forme générale de et la longueur d'onde associée. En déduire l'impulsion de la particule dans le cas d'un sens unique de propagation. La relation entre impulsion et énergie cinétique est-elle la même qu'en physique classique ?

Voir l'indice

Chercher une solution harmonique spatiale pour que le vecteur d'onde soit réel (ce qui exige que l'énergie totale surpasse l'énergie potentielle), puis identifier l'impulsion p = \hbar k.

Voir la stratégie
  1. Réécrire l'équation différentielle stationnaire établie en Q13 dans le cas où le potentiel est constant, V(x) = V_0, et identifier la nature des solutions selon le signe de E - V_0.
  2. Exprimer le vecteur d'onde k pour en déduire la forme générale de \underline{\psi}(x) ainsi que la longueur d'onde spatiale \lambda.
  3. Utiliser la relation de De Broglie pour relier l'impulsion p à la longueur d'onde spatiale dans le cas d'une onde progressive pure, puis comparer l'expression de l'énergie cinétique K à celle de la mécanique classique.
Voir la réponse courte

Propagation non atténuée si E > V_0, onde plane \underline{\psi}(x) = A\mathrm{e}^{\pm\mathrm{i}kx}, \lambda = h/p, p = \hbar k = \sqrt{2m(E-V_0)} identique au cas classique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, l'équation différentielle spatiale s'écrit, pour un potentiel constant V(x) = V_0 :

\frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + \frac{2m(E - V_0)}{\hbar^2}\underline{\psi}(x) = 0

Condition de propagation sans atténuation : Une onde se propage sans atténuation si la dépendance spatiale est oscillante (non évanescente), ce qui impose un terme de rappel positif dans l'oscillateur harmonique :

\boxed{E > V_0}

Forme générale de \underline{\psi} et longueur d'onde \lambda : En posant le vecteur d'onde k = \frac{\sqrt{2m(E - V_0)}}{\hbar} > 0, l'équation devient \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + k^2\underline{\psi} = 0. La forme générale de la solution s'écrit sous forme d'ondes progressives se propageant en sens inverses :

\boxed{\underline{\psi}(x) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}kx} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}kx}} \quad \text{avec } (\underline{A}, \underline{B}) \in \mathbb{C}^2

La longueur d'onde spatiale associée \lambda = \frac{2\pi}{k} vaut, en rappelant que \hbar = \frac{h}{2\pi} :

\boxed{\lambda = \frac{h}{\sqrt{2m(E - V_0)}}}

Impulsion de la particule dans le cas d'un sens unique de propagation : Pour une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants, la fonction d'onde s'écrit :

\underline{\Psi}(x,t) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(kx - \omega t)}

D'après la relation de De Broglie (1), \lambda = \frac{h}{p}, d'où le module de l'impulsion :

\boxed{p = \frac{h}{\lambda} = \hbar k = \sqrt{2m(E - V_0)}}

Comparaison avec la mécanique classique : L'énergie cinétique microscopique est définie par K = E - V(x) = E - V_0. En exprimant cette énergie en fonction de p :

K = \frac{p^2}{2m} \iff p = \sqrt{2mK}

Cette relation entre impulsion et énergie cinétique est rigoureusement identique à la relation classique K = \frac{1}{2}m v^2 = \frac{p^2}{2m} pour une particule non relativiste.

Résultat

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III.B · Ondes stationnaires et états liés

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : onde stationnaire, modèle de bohr, quantification

La condition d'onde stationnaire représentée sur la figure 4 est-elle identique à celle proposée par BOHR pour l'étude de l'atome d'hydrogène (figure 3) ?

Voir l'indice

Comparer la condition aux limites de deux extrémités fixes (modes sinusoïdaux avec nœuds aux bords) à la condition de périodicité sur un contour fermé circulaire.

Voir la stratégie
  1. Comparer la nature physique et géométrique du confinement pour les deux cas : trajectoire fermée périodique pour le modèle de Bohr versus domaine borné à extrémités fixes pour le segment.
  2. Établir la relation entre la dimension caractéristique de l'espace (2\pi r ou \ell) et la longueur d'onde \lambda pour chaque situation.
  3. Conclure sur la différence entre les conditions aux limites imposées.
Voir la réponse courte

Analogie entre nœuds aux extrémités du segment (\ell = n \lambda/2) et condition de raccordement périodique sur le cercle (2\pi r = n\lambda).

Voir le corrigé complet

Non, ces deux conditions d'ondes stationnaires ne sont pas identiques. On relève deux différences fondamentales :

  1. Conditions aux limites et topologie de l'espace :

    • Dans le modèle de Bohr (figure 3), la trajectoire est une boucle fermée (un cercle). Il s'agit d'une condition de périodicité : l'onde se reboucle sur elle-même sans discontinuité d'amplitude ni de dérivée. Aucune frontière n'impose l'annulation de la fonction d'onde.
    • Sur le segment (figure 4), la particule est confinée entre deux parois rigides imposant des conditions de Dirichlet : la fonction d'onde s'annule obligatoirement aux deux extrémités (x = 0 et x = \ell).
  2. Relation entre la dimension spatiale et la longueur d'onde :

    • Pour l'atome de Bohr, le périmètre du cercle contient un nombre entier de longueurs d'onde :

      2\pi r = n \lambda \quad (n \in \mathbb{N}^*)
    • Pour la particule confinée sur un segment, l'annulation en x = 0 et x = \ell avec n-1 nœuds intermédiaires impose que la longueur \ell contienne un nombre entier de demi-longueurs d'onde (soit n fuseaux) :

      \ell = n \frac{\lambda}{2} \quad (n \in \mathbb{N}^*)
\boxed{\text{Les conditions ne sont pas identiques : } 2\pi r = n\lambda \text{ (périodicité) contre } \ell = n\frac{\lambda}{2} \text{ (extrémités fixes)}.}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : puits infini, niveau d'énergie, énergie de confinement

Déduire de l'équation (4) l'expression de l'énergie de la particule en fonction de et .

Voir l'indice

Imposer les conditions aux limites \underline{\psi}(0) = 0 et \underline{\psi}(\ell) = 0 pour quantifier le vecteur d'onde k_n = n\pi/\ell, puis relier k_n à l'énergie propre E_n.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation différentielle spatiale issue de l'équation (4) pour V(x) = 0 et déterminer la solution générale vérifiant les conditions aux limites en x=0 et x=\ell.
  2. Exprimer le vecteur d'onde k_{n} associé au mode n possédant n-1 nœuds intermédiaires, puis en déduire l'énergie quantifiée E_{n} en fonction de h.
Voir la réponse courte

Utilisation de k_n = n\pi/\ell et p = \hbar k_n pour déduire l'énergie quantifiée E_n = \frac{n^2 h^2}{8m\ell^2}.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle [0, \ell], le potentiel est nul (V(x) = 0). D'après la question Q13, la composante spatiale \underline{\psi}(x) de la fonction d'onde stationnaire vérifie l'équation de Schrödinger indépendante du temps issue de l'équation (4) :

-\frac{\hbar^{2}}{2m}\frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}} = E\underline{\psi}

Pour un état lié d'énergie E > 0, en posant k = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar}, l'équation s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}} + k^{2}\underline{\psi}(x) = 0

La solution générale est de la forme \underline{\psi}(x) = \underline{A}\sin(kx) + \underline{B}\cos(kx). Les conditions aux limites imposées par l'énoncé s'écrivent :

  • \underline{\psi}(0) = 0 \implies \underline{B} = 0, d'où \underline{\psi}(x) = \underline{A}\sin(kx) ;
  • \underline{\psi}(\ell) = 0 \implies \underline{A}\sin(k\ell) = 0.

Pour une solution non triviale (\underline{A} \neq 0), on en déduit :

k\ell = n\pi \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^{*}

L'entier n \in \mathbb{N}^{*} correspond bien au mode représenté en figure 4, pour lequel la fonction s'annule en x = m\frac{\ell}{n} (m \in \{1, \dots, n-1\}), soit n-1 nœuds intermédiaires.

Le vecteur d'onde s'exprime ainsi :

k_{n} = \frac{n\pi}{\ell}

L'énergie de la particule s'en déduit directement :

E_{n} = \frac{\hbar^{2}k_{n}^{2}}{2m} = \frac{\hbar^{2}}{2m}\left(\frac{n\pi}{\ell}\right)^{2}

En remplaçant \hbar = \frac{h}{2\pi}, on obtient l'expression demandée :

\boxed{E_{n} = \frac{n^{2}h^{2}}{8m\ell^{2}}}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : énergie de confinement, ordre de grandeur, interaction forte

La particule est un neutron ; l'écart entre état fondamental et premier état excité est . Estimer la dimension du segment où le nucléon est confiné. Commenter en précisant la situation physique décrite et la nature de l'interaction qui confine le neutron.

Voir l'indice

Calculer la différence \Delta E = E_2 - E_1, en déduire une expression de \ell en fonction de \Delta E, m_n et h, et comparer la taille obtenue à l'échelle du noyau atomique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence d'énergie \Delta E entre le premier état excité (n=2) et l'état fondamental (n=1) à partir de l'expression de E_n établie à la question Q16.
  2. En déduire l'expression littérale de la largeur \ell du puits de potentiel, puis réaliser l'application numérique avec les données fournies.
  3. Identifier la situation physique correspondant à cette échelle de longueur et préciser la force fondamentale responsable du confinement.
Voir la réponse courte

Calcul de \ell \approx 1\text{ fm} pour \Delta E = 30\text{ MeV}, dimension typique d'un noyau atomique confiné par l'interaction forte.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'énergie d'une particule piégée dans un puits unidimensionnel infini de largeur \ell est quantifiée sous la forme :

E_n = \frac{n^2 h^2}{8m\ell^2} \quad (n \in \mathbb{N}^*)

L'état fondamental correspond à n = 1 et le premier état excité à n = 2. L'écart d'énergie entre ces deux niveaux s'écrit donc :

\Delta E = E_2 - E_1 = (2^2 - 1^2)\frac{h^2}{8m_n\ell^2} = \frac{3h^2}{8m_n\ell^2}

où m_n est la masse du neutron. On en déduit l'expression de la dimension de confinement \ell :

\ell = \sqrt{\frac{3h^2}{8m_n\Delta E}} = h\sqrt{\frac{3}{8m_n\Delta E}}

Procédons à l'application numérique avec les données de l'énoncé :

  • h = 6{,}6 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}
  • m_n = 1{,}7 \times 10^{-27}\text{ kg}
  • \Delta E = 30\text{ MeV} = 30 \times 10^6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ J} = 4{,}8 \times 10^{-12}\text{ J}

Calculons le terme sous le radical :

\begin{aligned} 8m_n\Delta E &= 8 \times 1{,}7 \times 10^{-27} \times 4{,}8 \times 10^{-12} = 65{,}28 \times 10^{-39}\text{ kg}\cdot\text{J} \\ 3h^2 &= 3 \times (6{,}6 \times 10^{-34})^2 = 3 \times 43{,}56 \times 10^{-68} = 130{,}68 \times 10^{-68}\text{ J}^2\cdot\text{s}^2 \\ \ell^2 &= \frac{130{,}68 \times 10^{-68}}{65{,}28 \times 10^{-39}} \simeq 2{,}00 \times 10^{-29}\text{ m}^2 = 20 \times 10^{-30}\text{ m}^2 \end{aligned}

En extrayant la racine carrée et en utilisant la donnée \sqrt{5} = 2{,}2 :

\ell = \sqrt{20} \times 10^{-15}\text{ m} = 2\sqrt{5} \times 10^{-15}\text{ m} = 2 \times 2{,}2 \times 10^{-15}\text{ m} = 4{,}4 \times 10^{-15}\text{ m}
\boxed{\ell \simeq 4{,}4 \times 10^{-15}\text{ m} = 4{,}4\text{ fm}}

Commentaires physiques :

  • Situation physique décrite : Cette échelle de distance de quelques femtomètres (1\text{ fm} = 10^{-15}\text{ m}) correspond typiquement au rayon d'un noyau atomique. Le modèle du puits de potentiel unidimensionnel modélise ici de manière simplifiée le confinement d'un nucléon au sein du noyau.
  • Nature de l'interaction : Le neutron ayant une charge électrique nulle, il est insensible à l'interaction électrostatique. Le confinement du neutron au sein du noyau est assuré par l'interaction forte (interaction nucléaire forte), force attractive de très courte portée (environ 1 à 2\text{ fm}) qui l'emporte à cette échelle sur les autres interactions.

Résultat

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III.C · Ondes progressives et diffraction

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, déviation de particules

Aussi peu intense qu'il soit, le faisceau d'électrons finirait par charger le cristal métallique si son support était isolé électriquement. Pourquoi n'est-ce pas souhaitable ? Pour le décharger, faut-il le relier électriquement à la masse ou bien aux électrodes A et B ? Justifier.

Voir l'indice

Penser à l'accumulation de charges négatives sur le cristal qui créerait un potentiel répulsif parasite déviant ou ralentissant le faisceau incident.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet d'une accumulation de charges négatives sur le cristal : modification du potentiel électrostatique local, apparition d'une force répulsive modifiant la vitesse et la longueur d'onde des électrons incidents.
  2. Examiner la condition requise dans l'espace de propagation entre la grille B et le cristal (absence d'interaction) pour déterminer le potentiel auquel le cristal doit être fixé.
Voir la réponse courte

La charge accumulée créerait un champ perturbant la trajectoire des électrons ; il faut relier à l'anode pour maintenir un potentiel de référence défini.

Voir le corrigé complet

1. Conséquences de la charge du cristal

Si le support du cristal était isolé électriquement, l'apport continu d'électrons de charge négative (-e) conduirait à l'accumulation d'une charge négative nette. Cela n'est pas souhaitable pour plusieurs raisons :

  • cette accumulation créerait un champ électrostatique répulsif au voisinage du cristal ;
  • les électrons incidents seraient ralentis avant d'atteindre la surface, de sorte que leur énergie cinétique, leur quantité de mouvement p et leur longueur d'onde de de Broglie \lambda = h/p ne seraient plus constantes ni contrôlées ;
  • le faisceau pourrait même être dévié ou totalement repoussé si le potentiel du cristal devenait trop négatif, rendant l'analyse de la diffraction impossible.

2. Choix du raccordement électrique

L'énoncé précise qu'« entre les grilles AB et le cristal, les électrons ne subissent aucune interaction ». Le champ électrostatique doit donc y être rigoureusement nul (\vec{E} = -\vec{\nabla}V = \vec{0}), ce qui impose que cet espace soit équipotentiel :

V_{\text{cristal}} = V_{\mathrm{B}} = V_{\mathrm{A}}
  • Si le cristal était relié à la masse (V = 0), il existerait une différence de potentiel retardatrice V_{\text{cristal}} - V_{\mathrm{B}} = -V_{\mathrm{A}} < 0 entre la grille B et le cristal. Les électrons, émis par la cathode K au potentiel nul, seraient alors totalement freinés et atteindraient le cristal avec une vitesse nulle.
  • Pour évacuer les charges tout en maintenant un espace libre de champ entre la grille B et la cible, il faut donc relier électriquement le cristal aux électrodes A et B (au potentiel réglable V_{\mathrm{A}}). Le courant d'électrons est ainsi refermé vers le générateur maintenant la tension d'accélération.
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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique, accélération d'électrons

Par l'étude du mouvement des électrons entre K et A, exprimer et en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie mécanique ou le théorème de l'énergie cinétique entre la cathode au potentiel nul et l'anode au potentiel V_{\mathrm{A}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique (ou la conservation de l'énergie mécanique) à un électron accéléré par la différence de potentiel entre l'électrode K et la grille A.
  2. Exprimer l'impulsion p en fonction de l'énergie cinétique dans le cadre non relativiste.
  3. Identifier l'énergie E intervenant dans la fonction d'onde de matière dans la zone sans interaction.
Voir la réponse courte

Théorème de l'énergie cinétique : E_c = e V_{\mathrm{A}}, d'où p = \sqrt{2m_e e V_{\mathrm{A}}} et E = e V_{\mathrm{A}} (avec origine à la cathode).

Voir le corrigé complet

Considérons un électron de masse m_e et de charge q = -e, émis en K (potentiel V_{\mathrm{K}} = 0) avec une vitesse initiale négligeable (v_{\mathrm{K}} \simeq 0, soit une énergie cinétique initiale nulle).

Entre l'électrode K et l'anode A portée au potentiel V_{\mathrm{A}}, l'électron n'est soumis qu'à la force électrostatique conservative. Le théorème de l'énergie cinétique appliqué entre K et A donne :

\begin{aligned} \Delta E_c = E_c(\mathrm{A}) - E_c(\mathrm{K}) &= W_{\mathrm{K}\to\mathrm{A}}(\vec{F}_e) = -e \left(V_{\mathrm{K}} - V_{\mathrm{A}}\right) = e V_{\mathrm{A}} \end{aligned}

L'énergie cinétique acquise à la traversée de la grille A vaut donc :

\begin{aligned} E_c = e V_{\mathrm{A}} \end{aligned}

Les tensions d'accélération utilisées sont typiquement de l'ordre de quelques dizaines de volts, de sorte que E_c \sim {50\,\mathrm{eV}} \ll m_e c^2 \simeq {511\,\mathrm{keV}}. Le traitement non relativiste est pleinement justifié, d'où la relation classique entre énergie cinétique et impulsion :

\begin{aligned} E_c = \frac{p^2}{2m_e} = e V_{\mathrm{A}} \end{aligned}

On en déduit l'expression du module de l'impulsion :

\boxed{p = \sqrt{2 m_e e V_{\mathrm{A}}}}

Dans la zone située entre les grilles AB et le cristal, les électrons ne subissent aucune interaction ; l'énergie potentielle d'interaction y est nulle. L'énergie E apparaissant dans la phase temporelle de l'onde de De Broglie \underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) (avec E > 0) s'identifie à cette énergie cinétique :

\boxed{E = e V_{\mathrm{A}}}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : courant de probabilité, analyse dimensionnelle, normalisation

Quelles sont la dimension et l'interprétation physique du vecteur ? En déduire l'expression de en fonction de et . Y a-t-il eu perte de généralité en supposant ?

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Analyser la dimension comme un flux surfacique de probabilité par unité de temps (densité de courant de probabilité) et égaler son flux à \Phi_0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension de \vec{J} = |\underline{\Psi}|^{2} \frac{\vec{p}}{m_{e}} à partir de la dimension de la fonction d'onde tridimensionnelle établie à la question 13 et de celle d'une vitesse, puis expliciter son interprétation physique.
  2. Identifier la norme du vecteur densité de courant au flux surfacique incident \Phi_0 pour en déduire \psi_0.
  3. Analyser l'effet d'une phase globale sur les grandeurs physiques mesurables pour conclure sur la perte de généralité.
Voir la réponse courte

Vecteur densité de courant de probabilité en \mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1}, lien \Phi_0 = J S pour fixer l'amplitude \psi_0 à une phase près sans perte de généralité.

Voir le corrigé complet

1. Dimension et interprétation physique de \vec{J}

D'après la question 13, la fonction d'onde spatiale d'une particule vérifie [|\underline{\Psi}|^{2}] = L^{-3} (densité volumique de présence). Par ailleurs, le quotient \frac{\vec{p}}{m_{e}} = \vec{v} représente le vecteur vitesse de l'électron, de dimension :

\left[\frac{\vec{p}}{m_{e}}\right] = [\vec{v}] = L \cdot T^{-1}

On en déduit immédiatement la dimension du vecteur \vec{J} :

[\vec{J}] = [|\underline{\Psi}|^{2}] \cdot \left[\frac{\vec{p}}{m_{e}}\right] = L^{-3} \cdot L \cdot T^{-1} = L^{-2} \cdot T^{-1}
\boxed{[\vec{J}] = L^{-2} \cdot T^{-1}}

Interprétation physique : \vec{J} représente le vecteur densité de courant de probabilité (ou vecteur densité de flux de particules). Son flux à travers une surface orientée élémentaire d\vec{S} correspond au nombre moyen d'électrons (ou à la probabilité de passage) traversant cette surface par unité de temps.

2. Expression de \psi_{0}

Pour l'onde incidente se propageant selon l'axe (Ox) vers les x croissants, on a \vec{p} = p\,\vec{u}_{x} avec p > 0. La fonction d'onde s'écrit :

\underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) = \psi_0 \exp\left[-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(px - Et)\right]

Le module au carré vaut :

|\underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t)|^{2} = \psi_{0}^{2}

Le vecteur densité de courant associé au faisceau incident est donc :

\vec{J} = \psi_{0}^{2} \frac{p}{m_{e}} \vec{u}_{x}

L'énoncé définit \Phi_{0} comme le nombre d'électrons incidents par unité de section droite et par unité de temps, ce qui correspond à la composante de \vec{J} selon \vec{u}_{x} :

J = \psi_{0}^{2} \frac{p}{m_{e}} = \Phi_{0}

Comme \psi_{0} > 0, on obtient directement :

\boxed{\psi_{0} = \sqrt{\frac{m_{e}\Phi_{0}}{p}}}

3. Perte de généralité

De manière générale, l'amplitude complexe \underline{\psi}_{0} peut s'écrire sous forme polaire \underline{\psi}_{0} = |\psi_{0}|\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi}, où \phi \in \mathbb{R} est une phase à l'origine.

Une phase globale constante n'affecte ni la densité volumique de probabilité |\underline{\Psi}|^{2}, ni le courant de probabilité \vec{J}, ni aucune grandeur physique observable (les grandeurs physiques dépendent de termes bilinéaires en \underline{\Psi} et \underline{\Psi}^*). Choisir la phase à l'origine telle que \phi = 0, et donc \psi_{0} > 0, correspond à fixer une référence arbitraire.

\boxed{\text{Il n'y a donc aucune perte de généralité à supposer }\psi_{0} > 0.}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : loi de bragg, différence de marche, interférence de particules

Exprimer, en fonction de et , la différence de marche entre deux « rayons électroniques » diffractés par deux plans réticulaires consécutifs du réseau. En déduire une relation liant la longueur d'onde du faisceau électronique, et l'ordre d'interférence pour observer un faisceau diffracté intense.

Voir l'indice

Projeter la marche géométrique des rayons réfléchis sur deux plans réticulaires successifs distants de a en faisant intervenir l'angle d'incidence par rapport aux plans.

Voir la stratégie
  1. Identifier la normale aux plans réticulaires sur la figure 6 pour déterminer l'angle d'incidence i ou l'angle de glissement (angle de Bragg) \theta_{\text{B}}.
  2. Calculer la différence de chemin optique (ici la différence de marche géométrique) entre deux rayons se réfléchissant sur deux plans successifs distants de a.
  3. Écrire la condition d'interférences constructives pour laquelle les ondes diffusées par tous les plans s'ajoutent en phase.
Voir la réponse courte

Différence de marche géométrique entre plans réticulaires \delta = 2a\sin\theta, condition d'interférences constructives de Bragg 2a\sin\theta = q\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après les lois de Snell-Descartes pour la réflexion sur les plans atomiques, la droite normale aux plans réticulaires est la bissectrice de l'angle entre le faisceau incident et le faisceau réfléchi. Cet angle total étant noté \theta, l'angle d'incidence par rapport à la normale aux plans vaut :

i = \frac{\theta}{2}

L'angle de glissement \theta_{\text{B}} (angle formé par le faisceau incident avec le plan réticulaire lui-même) est donc le complémentaire de i :

\theta_{\text{B}} = \frac{\pi}{2} - i = \frac{\pi}{2} - \frac{\theta}{2}

Considérons deux rayons électroniques incidents parallèles se réfléchissant sur deux plans réticulaires consécutifs distants de a. En traçant les fronts d'onde incidents et réfléchis (perpendiculaires aux rayons), le retard géométrique du rayon pénétrant jusqu'au second plan comprend :

  • un trajet supplémentaire à l'incidence égal à a \cos i = a \cos(\theta/2) ;
  • un trajet supplémentaire après réflexion égal à a \cos i = a \cos(\theta/2).

La différence de marche \delta entre ces deux rayons s'écrit donc :

\delta = 2 a \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) = 2 a \sin\theta_{\text{B}}
\boxed{\delta = 2 a \cos\left(\frac{\theta}{2}\right)}

Pour observer un faisceau diffracté d'intensité maximale (interférences constructives entre les ondes diffusées par l'ensemble des plans du réseau), le déphasage entre deux plans successifs \Delta \phi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta doit être un multiple entier de 2\pi, soit \delta = q \lambda où q \in \mathbb{N}^* désigne l'ordre d'interférence.

On obtient ainsi la loi de Bragg sous la forme :

\boxed{2 a \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) = q \lambda \quad (q \in \mathbb{N}^*)}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de de broglie, loi de bragg, paramètre de maille

Expliquer le choix de pour l'axe des abscisses ; en déduire une estimation du paramètre avec un seul chiffre significatif ; commenter cette valeur.

Voir l'indice

Relier la longueur d'onde de De Broglie à la tension accélératrice via \lambda \propto 1/\sqrt{V_{\mathrm{A}}}, puis exploiter la position du premier pic de diffraction sur le graphique de Davisson et Germer.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de diffraction constructive obtenue à la question précédente en fonction de la tension accélératrice V grâce à la relation de De Broglie, pour justifier le choix de la variable \sqrt{V}.
  2. Mesurer sur la figure 7 l'écart \Delta\sqrt{V} séparant les pics d'interférence successifs.
  3. En déduire l'ordre de grandeur du paramètre de réseau a avec un seul chiffre significatif et commenter ce résultat à l'échelle cristalline.
Voir la réponse courte

Comme \lambda \propto 1/\sqrt{V}, \sin\theta \propto 1/\sqrt{V} ; détermination de la pente du graphe pour trouver a \approx 0{,}1\text{ nm}, distance interatomique cohérente.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'impulsion de l'électron accéléré sous la tension V est p = \sqrt{2m_e e V} (Q19), ce qui lui associe une longueur d'onde de De Broglie :

\lambda = \frac{h}{p} = \frac{h}{\sqrt{2m_e e V}}

La condition d'interférences constructives établie à la question Q21 s'écrit alors :

2a\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) = q\lambda = q \frac{h}{\sqrt{2m_e e V}} \quad \text{avec } q \in \mathbb{N}^*

soit, en isolant \sqrt{V} :

\sqrt{V} = q \, \frac{h}{2a\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\sqrt{2m_e e}}

À angle de diffusion \theta fixé (\theta = 50^\circ), la valeur de \sqrt{V} pour laquelle on observe un faisceau diffracté intense est directement proportionnelle à l'ordre d'interférence q. L'utilisation de \sqrt{V} en abscisse permet donc d'obtenir des pics de diffraction régulièrement espacés d'un pas constant :

\Delta(\sqrt{V}) = \frac{h}{2a\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\sqrt{2m_e e}}

La figure 7 met en évidence une série de pics d'intensité à des abscisses approximatives :

\sqrt{V} \in \{7{,}3 \;;\, 10{,}9 \;;\, 14{,}5 \;;\, 18{,}1 \;;\, 21{,}7\}\text{ V}^{1/2}

L'écart moyen entre deux pics consécutifs est :

\Delta(\sqrt{V}) \simeq 3{,}6\text{ V}^{1/2}

(ce qui montre au passage que le premier pic observé à \sqrt{V} \simeq 7{,}3\text{ V}^{1/2} correspond à l'ordre q = 2). On en déduit l'expression du pas réticulaire a :

a = \frac{h}{2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\sqrt{2m_e e} \cdot \Delta(\sqrt{V})}

Calculons le facteur constant :

\begin{aligned} \sqrt{2m_e e} &= \sqrt{2 \times 9{,}1 \cdot 10^{-31} \times 1{,}6 \cdot 10^{-19}} = \sqrt{29{,}1 \cdot 10^{-50}} \simeq 5{,}4 \cdot 10^{-25}\text{ kg}\cdot\text{C}^{1/2} \\ \frac{h}{\sqrt{2m_e e}} &= \frac{6{,}6 \cdot 10^{-34}}{5{,}4 \cdot 10^{-25}} \simeq 1{,}22 \cdot 10^{-9}\text{ V}^{1/2}\cdot\text{m} \end{aligned}

Avec \cos(25^\circ) = 0{,}91 :

a = \frac{1{,}22 \cdot 10^{-9}}{2 \times 0{,}91 \times 3{,}6} \simeq \frac{1{,}22 \cdot 10^{-9}}{6{,}55} \simeq 1{,}9 \cdot 10^{-10}\text{ m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{a \simeq 2 \times 10^{-10}\text{ m} = 0{,}2\text{ nm}}

Commentaire : Cette valeur est de l'ordre de grandeur de la distance interatomique (quelques dixièmes de nanomètre, soit quelques angströms) au sein d'un cristal métallique. Cela confirme que le réseau cristallin se comporte naturellement comme un réseau de diffraction pour les ondes de matière associées aux électrons, validant de manière éclatante l'hypothèse de De Broglie.

Résultat

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III.D · Retour sur l'atome d'hydrogène

Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement

Notions : densité radiale de probabilité, fonction d'onde, rayon de bohr

Exprimer en fonction de et puis tracer la courbe représentative de cette fonction. Quelle est l'interprétation géométrique de ?

Voir l'indice

Calculer la probabilité élémentaire contenue dans une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r en coordonnées sphériques après intégration angulaire, et chercher le maximum de \rho(r).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la probabilité élémentaire de présence dans une coquille sphérique comprise entre r et r + \mathrm{d}r en intégrant la densité volumique de probabilité |\underline{\Psi}|^2 sur les angles \theta et \varphi.
  2. Déterminer la constante de normalisation \psi_0 à l'aide de la condition \int_0^{+\infty} \rho(r)\,\mathrm{d}r = 1 et des intégrales fournies par l'énoncé.
  3. Dériver \rho(r) pour localiser son extremum, tracer l'allure de la courbe et en déduire l'interprétation géométrique du paramètre R.
Voir la réponse courte

Calcul de \rho(r) = 4\pi r^2 |\psi|^2 \propto r^2 \mathrm{e}^{-2r/R}, maximum en r = R identifié au rayon le plus probable.

Voir le corrigé complet

La probabilité de présence de l'électron dans l'élément de volume \mathrm{d}\tau = r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi s'écrit :

\mathrm{d}^3\mathbb{P} = |\underline{\Psi}(\vec{r}, t)|^2\,\mathrm{d}\tau = f(r)^2 r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi

La probabilité \mathrm{d}\mathbb{P} = \rho(r)\,\mathrm{d}r d'observer l'électron dans la coquille sphérique comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r s'obtient en intégrant sur toutes les directions de l'espace :

\mathrm{d}\mathbb{P} = f(r)^2 r^2\,\mathrm{d}r \int_{\theta=0}^{\pi}\int_{\varphi=0}^{2\pi}\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi = 4\pi r^2 f(r)^2\,\mathrm{d}r

Avec f(r) = \psi_0\,\mathrm{e}^{-r/R}, la densité radiale de probabilité prend la forme :

\rho(r) = 4\pi \psi_0^2\,r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}

La constante \psi_0 est fixée par la condition de normalisation de la probabilité totale :

\int_0^{+\infty} \rho(r)\,\mathrm{d}r = 1 \iff 4\pi \psi_0^2 \int_0^{+\infty} r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r = 1

En posant le changement de variable sans dimension x = \frac{2r}{R}, on a r = \frac{R}{2}x et \mathrm{d}r = \frac{R}{2}\mathrm{d}x :

\int_0^{+\infty} r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r = \left(\frac{R}{2}\right)^3 \int_0^{+\infty} x^2\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = \frac{R^3}{8} \times 2 = \frac{R^3}{4}

d'après la valeur \int_0^{+\infty} x^2\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 2 donnée en annexe. Il vient :

4\pi \psi_0^2 \left(\frac{R^3}{4}\right) = 1 \implies \psi_0^2 = \frac{1}{\pi R^3}

On en déduit l'expression de la densité radiale :

\boxed{\rho(r) = \frac{4}{R^3}\,r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}}

Étudions les variations de \rho(r) sur [0, +\infty[ :

  • En r = 0, \rho(0) = 0 et la tangente est horizontale (\rho'(0) = 0).
  • Lorsque r \to +\infty, \rho(r) \to 0 par croissances comparées.
  • La dérivée s'écrit :

    \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}r} = \frac{4}{R^3}\left(2r - \frac{2r^2}{R}\right)\mathrm{e}^{-2r/R} = \frac{8r}{R^3}\left(1 - \frac{r}{R}\right)\mathrm{e}^{-2r/R}

    Pour r > 0, cette dérivée s'annule uniquement en r = R, où \rho(r) atteint son maximum absolu :

    \rho_{\max} = \rho(R) = \frac{4}{R\,\mathrm{e}^2}

Interprétation géométrique de R :

La fonction \rho(r) étant maximale en r = R, le paramètre R représente le rayon le plus probable (ou distance la plus probable) auquel on peut détecter l'électron autour du noyau dans l'état fondamental.

Résultat

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Question 24

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement

Notions : équation de schrödinger, rayon de bohr, niveau d'énergie

Exprimer et l'énergie de l'électron en fonction des constantes physiques et ; comparer au modèle de BOHR.

Voir l'indice

Insérer la fonction d'onde sphérique dans l'équation de Schrödinger radiale indépendante du temps avec le potentiel coulombien pour identifier R et E par identification des termes en 1/r et des termes constants.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de Schrödinger stationnaire à trois dimensions pour l'électron soumis au potentiel coulombien V(r).
  2. Calculer le laplacien de la fonction d'onde radiale f(r) = \psi_0 \mathrm{e}^{-r/R} à l'aide de l'expression fournie en coordonnées sphériques.
  3. Identifier les termes indépendants de r et les termes en 1/r pour en déduire les expressions de R et de l'énergie E, puis comparer aux résultats du modèle de Bohr.
Voir la réponse courte

Injection de la fonction d'onde radiale dans l'équation de Schrödinger : identification de R = a_0 et E = -E_0, identiques aux grandeurs de Bohr.

Voir le corrigé complet

L'électron de masse m_e est soumis au potentiel coulombien attractif du noyau ponctuel (question Q6) :

V(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

La fonction d'onde stationnaire s'écrivant \underline{\Psi}(\vec{r}, t) = f(r)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, avec E = \hbar\omega, elle vérifie l'équation de Schrödinger indépendante du temps à trois dimensions :

-\frac{\hbar^2}{2m_e}\Delta f(r) + V(r)f(r) = E f(r)

La fonction f(r) = \psi_0 \mathrm{e}^{-r/R} ne dépend que de la variable radiale r. En utilisant l'expression du laplacien donnée en fin d'énoncé :

\begin{aligned} \Delta f(r) &= \frac{1}{r^2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left( r^2 \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r} \right) = \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}r^2} + \frac{2}{r}\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r} \\ &= \left( \frac{1}{R^2} - \frac{2}{rR} \right) f(r) \end{aligned}

En injectant \Delta f(r) et V(r) dans l'équation de Schrödinger et en simplifiant par f(r) \neq 0 :

-\frac{\hbar^2}{2m_e R^2} + \frac{1}{r}\left( \frac{\hbar^2}{m_e R} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} \right) = E

Cette égalité devant être vérifiée pour tout r > 0, les coefficients des termes de puissances différentes en r doivent s'identifier terme à terme :

  • Terme en 1/r :

    \frac{\hbar^2}{m_e R} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} = 0 \implies R = \frac{4\pi\varepsilon_0\hbar^2}{m_e e^2}

    Avec \hbar = \frac{h}{2\pi}, on obtient :

\boxed{R = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}}
  • Terme constant en r :

    E = -\frac{\hbar^2}{2m_e R^2} = -\frac{\hbar^2}{2m_e}\left( \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0\hbar^2} \right)^2 = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2\hbar^2}

    En réintroduisant h = 2\pi\hbar :

\boxed{E = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

Comparaison avec le modèle de Bohr :

  • Le paramètre d'échelle R, qui représente la distance la plus probable de l'électron au noyau dans l'état fondamental (question Q23), est strictement égal au rayon minimal de la première orbite circulaire de Bohr établi à la question Q12 : R = r_{c,\min} = a_0 \simeq 5 \times 10^{-11}\text{ m}.
  • L'énergie E de l'état fondamental coïncide exactement avec l'énergie E_c(n=1) = -E_0 calculée à la question Q11 :

    E = -E_0 \simeq -13\text{ eV}
  • Si les valeurs de l'énergie et de la taille caractéristique sont identiques, la description physique est profondément différente : le modèle semi-classique de Bohr impose une trajectoire circulaire plane déterministe, alors que la mécanique ondulatoire de Schrödinger décrit un nuage électronique tridimensionnel à symétrie sphérique, sans notion de trajectoire.

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : valeur moyenne, théorème du viriel, énergie potentielle

Déterminer l'énergie potentielle moyenne de l'électron . En déduire son énergie cinétique moyenne à partir de la valeur de son énergie totale ; commenter.

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne \langle V \rangle par intégration radiale avec l'intégrale fournie en annexe, puis appliquer le bilan d'énergie E = \langle K \rangle + \langle V \rangle pour retrouver le théorème du viriel.

Voir la stratégie
  1. Calculer l'énergie potentielle moyenne \langle V \rangle par intégration radiale avec la densité radiale de probabilité \rho(r) déterminée à la question Q23, en utilisant l'intégrale fournie dans l'énoncé.
  2. Relier \langle V \rangle à l'énergie totale E établie à la question Q24.
  3. Utiliser la linéarité de la moyenne \langle E \rangle = \langle K \rangle + \langle V \rangle = E pour en déduire l'énergie cinétique moyenne \langle K \rangle, puis commenter au regard du théorème du viriel et du modèle de Bohr.
Voir la réponse courte

Intégration de \langle V \rangle = -e^2/(4\pi\varepsilon_0 R) = 2E, puis \langle K \rangle = E - \langle V \rangle = -E, illustration du théorème du viriel.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle d'interaction électrostatique ne dépend que de la distance radiale r (question Q6) :

V(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

Sa valeur moyenne s'obtient en intégrant sur tout l'espace à l'aide de la densité radiale de probabilité \rho(r) établie à la question Q23 :

\langle V \rangle = \int_0^{+\infty} V(r)\,\rho(r)\,\mathrm{d}r = \int_0^{+\infty} \left(-\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}\right) \left(\frac{4}{R^3} r^2 \mathrm{e}^{-2r/R}\right) \mathrm{d}r

Soit, en simplifiant :

\langle V \rangle = -\frac{e^2}{\pi\varepsilon_0 R^3} \int_0^{+\infty} r\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r

En effectuant le changement de variable x = \frac{2r}{R}, on a r = \frac{R}{2}x et \mathrm{d}r = \frac{R}{2}\mathrm{d}x :

\int_0^{+\infty} r\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r = \left(\frac{R}{2}\right)^2 \int_0^{+\infty} x\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = \frac{R^2}{4} \times 1 = \frac{R^2}{4}

où l'on a utilisé l'intégrale donnée \int_0^{+\infty} x\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 1. Il vient ainsi :

\langle V \rangle = -\frac{e^2}{\pi\varepsilon_0 R^3} \times \frac{R^2}{4} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R}

En remplaçant R par son expression obtenue à la question Q24, R = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2} :

\langle V \rangle = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} \times \frac{\pi m_e e^2}{\varepsilon_0 h^2} = -\frac{m_e e^4}{4\varepsilon_0^2 h^2} = 2E
\boxed{\langle V \rangle = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R} = 2E}

L'électron étant dans un état stationnaire d'énergie totale déterminée E, on a :

E = \langle K \rangle + \langle V \rangle

On en déduit immédiatement :

\langle K \rangle = E - \langle V \rangle = E - 2E = -E
\boxed{\langle K \rangle = -E = \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

Commentaires :

  • L'énergie cinétique moyenne est strictement positive (\langle K \rangle = -E > 0 car E < 0 pour un état lié), ce qui est physiquement indispensable.
  • On vérifie la relation du théorème du viriel : pour un potentiel coulombien variant en 1/r, les valeurs moyennes vérifient 2\langle K \rangle + \langle V \rangle = 0.
  • On retrouve exactement les relations obtenues dans le cadre du modèle semi-classique de Bohr pour une orbite circulaire (questions Q8 et Q9), où l'on avait également E_c = -K = \frac{1}{2}V.

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Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026 ?

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Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026 ?

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Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1, Q3, Q6, Q7, Q10, Q12, Q13, Q15, Q16, Q18, Q19 et Q21. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q4 et Q8.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury juge la longueur bien adaptée et décrit un sujet classique, sans difficulté majeure, abordant les programmes des deux années.

Que représente géométriquement la grandeur R demandée en Q23 ?

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.