Feuille d'entraînement : Fonction d'onde et équation de Schrödinger
10 questions · filière MPI · durée estimée environ 52 min
Énoncés
Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026, Q12· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Établir l'équation différentielle vérifiée par , puis rappeler l'écriture de la condition de normalisation sur cette fonction.
Exercice 2X-ENS Physique MPI 2024, Q3· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 3 min
On considère un état stationnaire d'énergie . Écrire l'équation différentielle satisfaite par la partie spatiale de la fonction d'onde pour et , et rappeler les conditions de continuité en .
Exercice 3X-ENS Physique MPI 2024, Q4· Exigeant· Incontournable· ≈ 10 min
Déterminer l'expression complète de pour un neutron incident sur la marche de potentiel, arrivant de la direction . On distinguera les cas et .
Exercice 4CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q37· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 8 min
Établir l'équation différentielle vérifiée par la fonction , puis exprimer la solution de cette équation dans la région , en introduisant deux constantes et , qu'on ne cherchera pas à calculer. Exprimer la profondeur de pénétration de l'onde de matière dans cette zone en fonction de , , et de .
Exercice 5CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026, Q13· Application directe· ≈ 3 min
En analysant la parité de la fonction , justifier que dans un état stationnaire lié du puits de potentiel harmonique.
Exercice 6CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026, Q14· Intermédiaire· ≈ 3 min
Justifier également que .
Exercice 7Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026, Q13· Intermédiaire· ≈ 5 min
Quelle est l'interprétation physique de ? En déduire la dimension de . Quelle est l'équation différentielle vérifiée par ? Donner l'expression de l'énergie de la particule. Ici, et dans toute la suite, on s'intéresse aux situations telles que est une constante.
Exercice 8Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026, Q14· Intermédiaire· ≈ 6 min
À quelle condition y a-t-il propagation sans atténuation ? Déterminer alors la forme générale de et la longueur d'onde associée. En déduire l'impulsion de la particule dans le cas d'un sens unique de propagation. La relation entre impulsion et énergie cinétique est-elle la même qu'en physique classique ?
Exercice 9Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026, Q20· Exigeant· ≈ 5 min
Quelles sont la dimension et l'interprétation physique du vecteur ? En déduire l'expression de en fonction de et . Y a-t-il eu perte de généralité en supposant ?
Exercice 10Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025, Q20· Intermédiaire· ≈ 5 min
L'état associé à cette fonction d'onde est-il stationnaire ? Dans quel sens le mouvement de la particule décrite par cette onde a-t-il lieu ? Exprimer les vitesses de phase et de groupe en fonction de , de et de sa dérivée.
Corrigés
Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026, Q12
L'équation de Schrödinger régissant l'évolution de la fonction d'onde \psi(x, t) d'une particule soumise au potentiel harmonique V(x) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 est :
i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x, t) = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x, t) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \psi(x, t).Pour un état stationnaire d'énergie E, la fonction d'onde s'écrit \psi(x,t) = \varphi(x) \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right). On calcule les dérivées partielles :
\begin{aligned} \frac{\partial \psi}{\partial t}(x, t) &= -\frac{iE}{\hbar} \varphi(x) \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right), \\ \frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x, t) &= \frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right). \end{aligned}En reportant ces expressions dans l'équation de Schrödinger et en simplifiant par le facteur non nul \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right), il vient :
E \varphi(x) = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \varphi(x),soit encore :
\boxed{-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \varphi(x) = E \varphi(x)}ou, sous forme canonique :
\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m}{\hbar^2}\left(E - \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2\right)\varphi(x) = 0.}La probabilité totale de présence de la particule dans tout l'espace doit être égale à 1 à chaque instant :
\int_{-\infty}^{+\infty} |\psi(x, t)|^2\,\mathrm{d}x = 1.Comme |\psi(x, t)|^2 = |\varphi(x)|^2\left|\mathrm{e}^{-iEt/\hbar}\right|^2 = |\varphi(x)|^2, et sachant que \varphi(x) est choisie à valeurs réelles, la condition de normalisation s'écrit :
\boxed{\int_{-\infty}^{+\infty} \varphi^2(x)\,\mathrm{d}x = 1.}Résultat
Exercice 2X-ENS Physique MPI 2024, Q3
Pour un état stationnaire d'énergie E, la fonction d'onde se factorise sous la forme :
\Psi(x,t) = \psi(x) \, \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\frac{E}{\hbar}t}En injectant cette forme dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps établie à la question Q2, on obtient l'équation de Schrödinger indépendante du temps pour la partie spatiale \psi(x) :
-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\psi(x) = E\,\psi(x)Pour x < 0 : le potentiel est nul (V(x) = 0), l'équation différentielle s'écrit :
\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2mE}{\hbar^2}\psi(x) = 0}Pour x > 0 : le potentiel est constant et vaut V_0 (V(x) = V_0), l'équation différentielle s'écrit :
\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m(E - V_0)}{\hbar^2}\psi(x) = 0}Conditions de continuité en x = 0 :
Le potentiel V(x) présentant une discontinuité finie (discontinuité de première espèce) en x = 0, l'intégration de l'équation différentielle au voisinage immédiat de l'origine impose que :la fonction d'onde spatiale est continue en x = 0 :
\boxed{\psi(0^-) = \psi(0^+)}la dérivée première spatiale de la fonction d'onde est continue en x = 0 :
\boxed{\frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}x}(0^-) = \frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}x}(0^+)}
Résultat
Exercice 3X-ENS Physique MPI 2024, Q4
On pose le vecteur d'onde dans la région libre (x < 0) :
k_1 = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar}Pour un neutron incident se propageant selon les x croissants, l'onde incidente s'écrit A\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} (avec A \neq 0). Dans la zone x < 0, la fonction d'onde est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :
\psi(x) = A\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} + B\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}k_1 x} \quad (x < 0)1. Cas E > V_0 :
On introduit le vecteur d'onde pour x > 0 :
k_2 = \frac{\sqrt{2m(E - V_0)}}{\hbar}Dans le demi-espace x > 0, il n'y a pas d'onde se propageant vers la gauche (pas de source à +\infty), la solution s'écrit donc :
\psi(x) = C\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_2 x} \quad (x > 0)En appliquant les conditions de continuité en x = 0 (question Q3) :
\begin{aligned} \psi(0^-) = \psi(0^+) &\implies A + B = C \\ \psi'(0^-) = \psi'(0^+) &\implies \mathrm{i}k_1(A - B) = \mathrm{i}k_2 C \iff A - B = \frac{k_2}{k_1}C \end{aligned}En résolvant ce système linéaire, on obtient :
B = \frac{k_1 - k_2}{k_1 + k_2}\,A \quad \text{et} \quad C = \frac{2k_1}{k_1 + k_2}\,AL'expression de la fonction d'onde pour E > V_0 est donc :
\boxed{\psi(x) = \begin{cases} A\left(\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} + \dfrac{k_1 - k_2}{k_1 + k_2}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}k_1 x}\right) & \text{pour } x < 0 \\[1em] A\,\dfrac{2k_1}{k_1 + k_2}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_2 x} & \text{pour } x > 0 \end{cases}}2. Cas E < V_0 :
On introduit la constante d'atténuation :
\kappa = \frac{\sqrt{2m(V_0 - E)}}{\hbar}La forme générale de la solution pour x > 0 est \psi(x) = C\,\mathrm{e}^{-\kappa x} + D\,\mathrm{e}^{\kappa x}. La fonction d'onde devant rester bornée lorsque x \to +\infty, on a nécessairement D = 0. Il ne subsiste qu'une onde évanescente :
\psi(x) = C\,\mathrm{e}^{-\kappa x} \quad (x > 0)Les conditions de continuité en x = 0 donnent :
\begin{aligned} \psi(0^-) = \psi(0^+) &\implies A + B = C \\ \psi'(0^-) = \psi'(0^+) &\implies \mathrm{i}k_1(A - B) = -\kappa C \iff A - B = \mathrm{i}\frac{\kappa}{k_1}C \end{aligned}Ce qui conduit à :
B = \frac{k_1 - \mathrm{i}\kappa}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,A \quad \text{et} \quad C = \frac{2k_1}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,AL'expression de la fonction d'onde pour E < V_0 est ainsi :
\boxed{\psi(x) = \begin{cases} A\left(\mathrm{e}^{\mathrm{i}k_1 x} + \dfrac{k_1 - \mathrm{i}\kappa}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}k_1 x}\right) & \text{pour } x < 0 \\[1em] A\,\dfrac{2k_1}{k_1 + \mathrm{i}\kappa}\,\mathrm{e}^{-\kappa x} & \text{pour } x > 0 \end{cases}}Résultat
Exercice 4CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q37
L'équation de Schrödinger à une dimension s'écrit :
i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x,t) + V(x)\psi(x,t)Pour une fonction d'onde stationnaire \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}, les dérivées temporelle et spatiale s'expriment par :
\frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = -\frac{iE}{\hbar}\,\varphi(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t} \quad \implies \quad i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = E\,\varphi(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x,t) = \frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}En injectant ces expressions dans l'équation de Schrödinger et en simplifiant par le terme non nul \mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \varphi(x) :
\boxed{-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\varphi(x) = E\varphi(x)}soit encore :
\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m}{\hbar^2}\big(E - V(x)\big)\varphi(x) = 0Dans la région II (x_2 < x < x_3), le potentiel est constant et vaut V(x) = V_0 > E. L'équation différentielle devient :
\frac{\mathrm{d}^2\varphi_{II}}{\mathrm{d}x^2}(x) - \frac{2m(V_0 - E)}{\hbar^2}\varphi_{II}(x) = 0Comme V_0 - E > 0, l'équation caractéristique associée admet deux racines réelles opposées \pm \frac{1}{\delta}, où :
\boxed{\delta = \frac{\hbar}{\sqrt{2m(V_0 - E)}}}La solution générale dans la région II s'exprime donc sous la forme :
\boxed{\varphi_{II}(x) = A_{II}\,\mathrm{e}^{-x/\delta} + B_{II}\,\mathrm{e}^{x/\delta}}(les constantes A_{II} et B_{II} pouvant être redéfinies si l'on prend l'abscisse d'entrée x_2 comme référence, sous la forme A'_{II}\,\mathrm{e}^{-(x-x_2)/\delta} + B'_{II}\,\mathrm{e}^{(x-x_2)/\delta}).
Résultat
Exercice 5CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026, Q13
L'énergie potentielle du puits harmonique V(x) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 est une fonction paire : V(-x) = V(x).
D'après l'équation différentielle établie à la question Q12 :
-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\varphi(x) = E\varphi(x)L'opérateur hamiltonien est invariant par la transformation x \mapsto -x car l'opérateur de dérivation seconde vérifie \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}(-x)^2} = \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}x^2}. Par conséquent, si \varphi(x) est solution associée à l'énergie E, la fonction \tilde{\varphi}(x) = \varphi(-x) est également solution associée à la même valeur propre E.
À une dimension, les niveaux d'énergie des états stationnaires liés sont non dégénérés. Les fonctions \varphi(x) et \varphi(-x) sont donc proportionnelles, ce qui impose l'existence d'une parité définie :
\varphi(-x) = \pm\,\varphi(x)La fonction d'onde spatiale \varphi(x) est ainsi soit paire, soit impaire.
Dans les deux cas, le carré de la fonction d'onde, qui s'identifie à la densité de probabilité de présence spatiale puisque \varphi est réelle, vérifie :
|\psi(x, t)|^2 = \varphi^2(x) = \varphi^2(-x)La fonction x \mapsto \varphi^2(x) est donc rigoureusement paire.
L'intégrande intervenant dans le calcul de la valeur moyenne de la position s'écrit f(x) = x |\psi(x, t)|^2 = x \varphi^2(x). Il s'agit du produit d'une fonction impaire (x \mapsto x) par une fonction paire (x \mapsto \varphi^2(x)) : f(x) est donc une fonction impaire.
Le domaine d'intégration étant symétrique par rapport à l'origine et l'intégrale étant convergente (état lié normalisé), l'intégrale d'une fonction impaire est nulle :
\langle x \rangle = \int_{-\infty}^{+\infty} x \varphi^2(x)\,\mathrm{d}x = 0\boxed{\langle x \rangle = 0}Résultat
Exercice 6CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026, Q14
La fonction d'onde de l'état stationnaire s'écrit \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-iEt/\hbar} avec \varphi(x) à valeurs réelles. Son complexe conjugué est donc :
\psi^*(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{iEt/\hbar}et sa dérivée spatiale vaut :
\frac{\partial \psi}{\partial x}(x,t) = \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)\,\mathrm{e}^{-iEt/\hbar}Le produit apparaissant dans l'intégrale de définition de \langle p_x \rangle se simplifie en :
\psi^*(x,t)\,\frac{\partial \psi}{\partial x}(x,t) = \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)La valeur moyenne de la quantité de mouvement s'écrit alors :
\langle p_x \rangle = -i\hbar \int_{-\infty}^{+\infty} \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)\,\mathrm{d}xCe résultat est nul, ce que l'on peut justifier de deux manières indépendantes :
- Par parité : comme établi à la question Q13, la fonction \varphi(x) possède une parité déterminée (paire ou impaire). Sa dérivée \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x) a donc la parité opposée (impaire ou paire). Le produit \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x) est par conséquent une fonction impaire de x. L'intégrale sur l'intervalle symétrique [-\infty, +\infty] d'une fonction impaire intégrable est strictement nulle.
Par intégration directe : on reconnaît une dérivée exacte :
\varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x) = \frac{1}{2}\,\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\left(\varphi(x)^2\right)L'intégrale se calcule immédiatement :
\int_{-\infty}^{+\infty} \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)\,\mathrm{d}x = \left[ \frac{1}{2}\,\varphi(x)^2 \right]_{-\infty}^{+\infty} = 0car pour un état lié normalisable, la fonction d'onde tend nécessairement vers zéro en \pm\infty (\lim_{x \to \pm\infty}\varphi(x) = 0).
On en déduit :
\boxed{\langle p_x \rangle = 0}Résultat
Exercice 7Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026, Q13
1. Interprétation physique de l'intégrale
La quantité \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x représente l'élément de volume d'une tranche de cylindre de section S et d'épaisseur \mathrm{d}x. D'après l'interprétation probabiliste de Born, la quantité |\underline{\Psi}(x, t)|^{2}\,\mathrm{d}V représente la probabilité élémentaire \mathrm{d}\mathbb{P} de trouver la particule dans ce volume élémentaire autour de l'abscisse x à l'instant t.
Par conséquent, l'intégrale sur l'ensemble du domaine spatial cylindrique \mathscr{D} :
\int_{\mathscr{D}} |\underline{\Psi}(x, t)|^{2} S\,\mathrm{d}xreprésente la probabilité totale de présence de la particule dans l'ensemble du domaine accessible \mathscr{D}. La particule étant confinée dans ce domaine et ne pouvant disparaître, cette intégrale vaut 1 en vertu de la condition de normalisation.
2. Dimension de \underline{\Psi}(x, t)
Une probabilité étant un nombre sans dimension ([\mathbb{P}] = 1), on a :
\left[ \int_{\mathscr{D}} |\underline{\Psi}|^{2} S\,\mathrm{d}x \right] = 1 \implies [|\underline{\Psi}|^{2}] \cdot [S] \cdot [\mathrm{d}x] = 1Or [S] = L^2 et [\mathrm{d}x] = L, ce qui conduit à :
[|\underline{\Psi}|^{2}] \cdot L^3 = 1 \implies [|\underline{\Psi}|] = L^{-3/2}\boxed{[\underline{\Psi}(x,t)] = L^{-3/2}}3. Équation différentielle vérifiée par \underline{\psi}(x)
On injecte la forme stationnaire \underline{\Psi}(x, t) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans la seconde égalité de l'équation de Schrödinger (4) :
-\frac{\hbar^{2}}{2m}\frac{\partial^{2}\underline{\Psi}}{\partial x^{2}} + V(x)\underline{\Psi}(x, t) = E\underline{\Psi}(x, t)Comme \frac{\partial^{2}\underline{\Psi}}{\partial x^{2}} = \frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, il vient :
\left( -\frac{\hbar^{2}}{2m} \frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}}(x) + V(x)\underline{\psi}(x) \right)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = E\,\underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}En simplifiant par le terme temporel \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \neq 0, on obtient l'équation différentielle spatiale (équation de Schrödinger stationnaire) :
\boxed{-\frac{\hbar^{2}}{2m} \frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}}(x) + V(x)\underline{\psi}(x) = E\,\underline{\psi}(x)}qui s'écrit également sous la forme :
\frac{\mathrm{d}^{2}\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^{2}} + \frac{2m}{\hbar^{2}}\big(E - V(x)\big)\underline{\psi}(x) = 04. Expression de l'énergie de la particule
En utilisant la première partie de l'équation (4), on calcule la dérivée temporelle de \underline{\Psi} :
\mathrm{i}\hbar \frac{\partial \underline{\Psi}}{\partial t} = \mathrm{i}\hbar(-\mathrm{i}\omega)\underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = \hbar\omega\,\underline{\Psi}(x, t)D'après l'équation (4), ce terme est identifié à E\underline{\Psi}(x, t). Par identification directe, on retrouve la relation de Planck-Einstein :
\boxed{E = \hbar\omega = \frac{h\omega}{2\pi}}Résultat
Exercice 8Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026, Q14
D'après la question Q13, l'équation différentielle spatiale s'écrit, pour un potentiel constant V(x) = V_0 :
\frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + \frac{2m(E - V_0)}{\hbar^2}\underline{\psi}(x) = 0Condition de propagation sans atténuation : Une onde se propage sans atténuation si la dépendance spatiale est oscillante (non évanescente), ce qui impose un terme de rappel positif dans l'oscillateur harmonique :
\boxed{E > V_0}Forme générale de \underline{\psi} et longueur d'onde \lambda : En posant le vecteur d'onde k = \frac{\sqrt{2m(E - V_0)}}{\hbar} > 0, l'équation devient \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + k^2\underline{\psi} = 0. La forme générale de la solution s'écrit sous forme d'ondes progressives se propageant en sens inverses :
\boxed{\underline{\psi}(x) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}kx} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}kx}} \quad \text{avec } (\underline{A}, \underline{B}) \in \mathbb{C}^2La longueur d'onde spatiale associée \lambda = \frac{2\pi}{k} vaut, en rappelant que \hbar = \frac{h}{2\pi} :
\boxed{\lambda = \frac{h}{\sqrt{2m(E - V_0)}}}Impulsion de la particule dans le cas d'un sens unique de propagation : Pour une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants, la fonction d'onde s'écrit :
\underline{\Psi}(x,t) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(kx - \omega t)}D'après la relation de De Broglie (1), \lambda = \frac{h}{p}, d'où le module de l'impulsion :
\boxed{p = \frac{h}{\lambda} = \hbar k = \sqrt{2m(E - V_0)}}Comparaison avec la mécanique classique : L'énergie cinétique microscopique est définie par K = E - V(x) = E - V_0. En exprimant cette énergie en fonction de p :
K = \frac{p^2}{2m} \iff p = \sqrt{2mK}Cette relation entre impulsion et énergie cinétique est rigoureusement identique à la relation classique K = \frac{1}{2}m v^2 = \frac{p^2}{2m} pour une particule non relativiste.
Résultat
Exercice 9Mines-Ponts Physique 1 MPI 2026, Q20
1. Dimension et interprétation physique de \vec{J}
D'après la question 13, la fonction d'onde spatiale d'une particule vérifie [|\underline{\Psi}|^{2}] = L^{-3} (densité volumique de présence). Par ailleurs, le quotient \frac{\vec{p}}{m_{e}} = \vec{v} représente le vecteur vitesse de l'électron, de dimension :
\left[\frac{\vec{p}}{m_{e}}\right] = [\vec{v}] = L \cdot T^{-1}On en déduit immédiatement la dimension du vecteur \vec{J} :
[\vec{J}] = [|\underline{\Psi}|^{2}] \cdot \left[\frac{\vec{p}}{m_{e}}\right] = L^{-3} \cdot L \cdot T^{-1} = L^{-2} \cdot T^{-1}\boxed{[\vec{J}] = L^{-2} \cdot T^{-1}}Interprétation physique : \vec{J} représente le vecteur densité de courant de probabilité (ou vecteur densité de flux de particules). Son flux à travers une surface orientée élémentaire d\vec{S} correspond au nombre moyen d'électrons (ou à la probabilité de passage) traversant cette surface par unité de temps.
2. Expression de \psi_{0}
Pour l'onde incidente se propageant selon l'axe (Ox) vers les x croissants, on a \vec{p} = p\,\vec{u}_{x} avec p > 0. La fonction d'onde s'écrit :
\underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) = \psi_0 \exp\left[-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(px - Et)\right]Le module au carré vaut :
|\underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t)|^{2} = \psi_{0}^{2}Le vecteur densité de courant associé au faisceau incident est donc :
\vec{J} = \psi_{0}^{2} \frac{p}{m_{e}} \vec{u}_{x}L'énoncé définit \Phi_{0} comme le nombre d'électrons incidents par unité de section droite et par unité de temps, ce qui correspond à la composante de \vec{J} selon \vec{u}_{x} :
J = \psi_{0}^{2} \frac{p}{m_{e}} = \Phi_{0}Comme \psi_{0} > 0, on obtient directement :
\boxed{\psi_{0} = \sqrt{\frac{m_{e}\Phi_{0}}{p}}}3. Perte de généralité
De manière générale, l'amplitude complexe \underline{\psi}_{0} peut s'écrire sous forme polaire \underline{\psi}_{0} = |\psi_{0}|\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi}, où \phi \in \mathbb{R} est une phase à l'origine.
Une phase globale constante n'affecte ni la densité volumique de probabilité |\underline{\Psi}|^{2}, ni le courant de probabilité \vec{J}, ni aucune grandeur physique observable (les grandeurs physiques dépendent de termes bilinéaires en \underline{\Psi} et \underline{\Psi}^*). Choisir la phase à l'origine telle que \phi = 0, et donc \psi_{0} > 0, correspond à fixer une référence arbitraire.
\boxed{\text{Il n'y a donc aucune perte de généralité à supposer }\psi_{0} > 0.}Résultat
Exercice 10Mines-Ponts Physique 1 MPI 2025, Q20
La fonction d'onde s'écrit sous la forme :
\underline{\Psi}(\vec{r},t) = \underline{\psi}_0 \exp\left( \frac{\mathrm{i}p(E)x}{\hbar} \right) \exp\left( -\frac{\mathrm{i}Et}{\hbar} \right) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}Et/\hbar}avec \underline{\psi}(x) = \underline{\psi}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}p(E)x/\hbar}. La dépendance spatiale et la dépendance temporelle se factorisent, et l'énergie E est bien définie (état propre de l'hamiltonien). La densité volumique de probabilité de présence vaut :
\rho(\vec{r},t) = |\underline{\Psi}(\vec{r},t)|^2 = |\underline{\psi}_0|^2Elle est rigoureusement indépendante du temps t (et ici de la position x). L'état associé est donc un état stationnaire.
En posant la pulsation \omega = \dfrac{E}{\hbar} > 0 et le nombre d'onde k = \dfrac{p(E)}{\hbar} > 0, la fonction d'onde s'écrit :
\underline{\Psi}(\vec{r},t) = \underline{\psi}_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}(\omega t - kx)} = \underline{\psi}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(kx - \omega t)}Il s'agit d'une onde plane progressive monochromatique se propageant dans la direction (Ox). Les plans d'onde d'égale phase vérifient kx - \omega t = \text{cte}, soit x(t) = \frac{\omega}{k}t + \text{cte} : l'onde se propage vers les x croissants. Le mouvement de la particule décrite par cette onde a donc lieu dans le sens des x croissants (dans le sens du vecteur \vec{e}_x).
D'après les relations d'Einstein-Planck (E = \hbar\omega) et de de Broglie (p = \hbar k), la vitesse de phase s'écrit :
v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{E/\hbar}{p(E)/\hbar} = \frac{E}{p(E)}\boxed{v_\varphi = \frac{E}{p(E)}}La vitesse de groupe s'obtient par dérivation :
v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}p} = \frac{1}{\dfrac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}E}}En notant p'(E) = \dfrac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}E} la dérivée de l'impulsion par rapport à l'énergie, on a :
\boxed{v_g = \frac{1}{p'(E)}}Résultat
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