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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2026

Modélisation et mesure de l'effet Casimir

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 4 questions sur 43. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : PCSI 3 · PTSI 3 · TSI1 3 · BCPST1 3 questions.

Détail par partie
  • Partie A : Étude d'une cavité en électromagnétisme classique1/11En partie
  • Partie B : Une approche quantique simplifiée du champ dans la cavité1/14En partie
  • Partie C : Mesures expérimentales et corrections des écarts à la force théorique de Casimir2/18En partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électromagnétisme, Physique quantique, Optique ondulatoire · 9 incontournables · 4 questions de première année
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Ce sujet d'une remarquable richesse conceptuelle propose une exploration complète de l'effet Casimir, manifestation macroscopique des fluctuations quantiques du vide postulée en 1948. L'épreuve navigue avec élégance entre électromagnétisme classique (ondes stationnaires, pression de radiation, modèle plasma d'un métal), physique quantique fondamentale (énergie de point zéro de l'oscillateur harmonique déduite des inégalités d'Heisenberg, régularisation de sommes divergentes), modélisation numérique sous Python, et enfin physique expérimentale de pointe (mesure par AFM en configuration sphère-plan et interférométrie optique polarimétrique en quadrature de phase). D'un niveau soutenu mais très progressif, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour les concours, illustrant la synthèse parfaite entre rigueur théorique, analyse dimensionnelle et métrologie nanométrique moderne.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

29 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (29) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    Les relations de passage pour les champs \vec{E} et \vec{B} ainsi que l'ensemble des constantes numériques sont regroupées dans un formulaire en fin d'énoncé pour Q1, Q5, Q25 et Q37.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

43 questions
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Partie A : Étude d'une cavité en électromagnétisme classique

I · Pression de radiation sur un conducteur parfait

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : relation de passage, réflexion sous incidence normale, conducteur parfait

En utilisant la relation de passage sur le champ électrique, rappelée dans le formulaire en fin d'énoncé, justifier qu'il existe nécessairement une onde réfléchie de même pulsation et de même état de polarisation que l'onde incidente. Exprimer son champ électrique dans le domaine .

Voir l'indice

Écrire la continuité de la composante tangentielle du champ électrique total en z = 0 pour déduire l'amplitude et la phase de l'onde réfléchie.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de passage du champ électrique à l'interface z = 0 séparant le vide et le conducteur parfait.
  2. En déduire la condition aux limites imposée sur le champ électrique total en z = 0^-, puis identifier les caractéristiques nécessaires de l'onde réfléchie (pulsation et polarisation).
  3. Écrire la forme générale d'une onde plane progressive se propageant vers les z décroissants et déterminer son amplitude à l'aide de la condition aux limites.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante tangentielle de \vec{E} en z=0 : \vec{E}_r(z,t) = -E_0 \cos(\omega t + k z)\vec{e}_x.

Voir le corrigé complet

À l'interface z = 0 entre le vide (milieu 1, z < 0) et le conducteur parfait (milieu 2, z > 0), la relation de passage s'écrit avec la normale unitaire \vec{n}_{12} = \vec{e}_z :

\vec{E}_2(0^+, t) - \vec{E}_1(0^-, t) = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec{e}_z

Or, à l'intérieur d'un conducteur parfait, le champ électromagnétique est nul, soit \vec{E}_2(0^+, t) = \vec{0}. De plus, la densité surfacique de charge est nulle (\sigma = 0). On en déduit la continuité de la composante tangentielle ainsi que la nullité du champ total en z = 0^- :

\vec{E}(0^-, t) = \vec{0} \quad \forall t

Le champ électrique total dans le vide résulte de la superposition du champ incident \vec{E}_i et d'un éventuel champ réfléchi \vec{E}_r :

\vec{E}(0^-, t) = \vec{E}_i(0^-, t) + \vec{E}_r(0^-, t) = \vec{0}

Le champ incident en z = 0^- étant non nul :

\vec{E}_i(0^-, t) = E_0 \cos(\omega t) \vec{e}_x

il existe nécessairement une onde réfléchie vérifiant à tout instant t :

\vec{E}_r(0^-, t) = - \vec{E}_i(0^-, t) = - E_0 \cos(\omega t) \vec{e}_x

Cette égalité devant être satisfaite à chaque instant t, l'onde réfléchie doit osciller à la même pulsation \omega que l'onde incidente. De plus, la relation vectorielle impose que l'onde réfléchie possède le même état de polarisation rectiligne selon \vec{e}_x.

L'onde réfléchie étant une onde plane progressive monochromatique se propageant dans le vide dans le sens des z décroissants (vecteur d'onde \vec{k}_r = -\frac{\omega}{c}\vec{e}_z), son champ électrique s'écrit sous la forme générale :

\vec{E}_r(M, t) = \vec{E}_{0r} \cos\left(\omega\left(t + \frac{z}{c}\right) + \phi\right)

La condition en z = 0^- donne immédiatement \vec{E}_{0r} = -E_0 \vec{e}_x (en choisissant \phi = 0). D'où, pour tout z < 0 :

\boxed{\vec{E}_r(M, t) = - E_0 \cos\left(\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right) \vec{e}_x}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde stationnaire, superposition d'ondes

En déduire que le champ électrique total en tout point du demi-espace est de la forme

où est un facteur à expliciter en fonction de .

Voir l'indice

Sommer l'onde incidente et l'onde réfléchie en utilisant une formule de factorisation trigonométrique pour faire apparaître la structure stationnaire.

Voir la réponse courte

Superposition des ondes incidente et réfléchie formant une onde stationnaire avec E_{0t} = 2E_0.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique total dans le demi-espace z < 0 est obtenu par le principe de superposition du champ incident et du champ réfléchi déterminé à la question Q1 :

\vec{E}(M,t) = \vec{E}_i(M,t) + \vec{E}_r(M,t)

En remplaçant par leurs expressions respectives :

\vec{E}(M,t) = E_0 \left[ \cos\left(\omega t - \frac{\omega z}{c}\right) - \cos\left(\omega t + \frac{\omega z}{c}\right) \right] \vec{e}_x

En appliquant l'identité trigonométrique classique \cos p - \cos q = -2 \sin\left(\frac{p+q}{2}\right) \sin\left(\frac{p-q}{2}\right) avec p = \omega t - \frac{\omega z}{c} et q = \omega t + \frac{\omega z}{c}, il vient :

\begin{aligned} \cos\left(\omega t - \frac{\omega z}{c}\right) - \cos\left(\omega t + \frac{\omega z}{c}\right) &= -2 \sin(\omega t) \sin\left(-\frac{\omega z}{c}\right) \\ &= 2 \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t) \end{aligned}

On en déduit l'expression du champ électrique total sous la forme demandée :

\vec{E}(M,t) = 2 E_0 \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t) \vec{e}_x

Par identification directe avec la forme proposée :

\boxed{E_{0t} = 2 E_0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, onde stationnaire

Déterminer le champ magnétique total en tout point du demi-espace en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday ou la relation de structure d'une onde plane progressive pour chaque composante du champ.

Voir la stratégie

Le champ magnétique total \vec{B}(M,t) peut s'obtenir de deux manières équivalentes :

  1. Par l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t} appliquée au champ électrique total établi en Q2 ;
  2. Par superposition des champs magnétiques incident \vec{B}_i et réfléchi \vec{B}_r issus de la relation de structure des ondes planes progressives harmoniques dans le vide.

Nous présentons ici l'utilisation directe de l'équation locale de Maxwell-Faraday.

Voir la réponse courte

Utilisation de Maxwell-Faraday ou somme des champs magnétiques incident et réfléchi : \vec{B} = (2E_0/c) \cos(kz) \cos(\omega t) \vec{e}_y.

Voir le corrigé complet

Dans le demi-espace z < 0, le champ électrique s'écrit d'après la question Q2 :

\vec{E}(M, t) = 2 E_0 \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t) \,\vec{e}_x

L'équation de Maxwell-Faraday dans le vide s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Le champ \vec{E} ne dépendant spatialement que de z et étant dirigé selon \vec{e}_x, son rotationnel vaut :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = \frac{\partial E_x}{\partial z}\,\vec{e}_y = \frac{2\omega E_0}{c} \cos\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t)\,\vec{e}_y

On en déduit :

\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = -\frac{2\omega E_0}{c} \cos\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t)\,\vec{e}_y

En intégrant par rapport au temps, la constante d'intégration étant nulle en régime harmonique établi (absence de champ magnétostatique), on obtient :

\boxed{\vec{B}(M, t) = \frac{2E_0}{c} \cos\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos(\omega t)\,\vec{e}_y}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : énergie électromagnétique, moyenne temporelle

En déduire la densité volumique d'énergie électromagnétique en fonction de , , , , et , puis sa moyenne temporelle que l'on notera .

Voir l'indice

Calculer la somme des densités volumiques d'énergie électrique et magnétique, puis moyenner temporellement sachant que \langle\cos^2\rangle = \langle\sin^2\rangle = 1/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique d'énergie électromagnétique dans le vide à partir des champs \vec{E} et \vec{B} établis aux questions Q2 et Q3, en éliminant la perméabilité \mu_0 à l'aide de la relation fondamentale \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.
  2. Calculer la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} en utilisant la valeur moyenne temporelle des fonctions \cos^2(\omega t) et \sin^2(\omega t).
Voir la réponse courte

Calcul de u_{\mathrm{em}} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 + \frac{1}{2\mu_0} B^2, dont la moyenne temporelle vaut \langle u_{\mathrm{em}} \rangle = \varepsilon_0 E_0^2.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, la densité volumique d'énergie électromagnétique s'écrit :

u_{\mathrm{em}} = \frac{\varepsilon_0}{2} \vec{E}^2 + \frac{1}{2\mu_0} \vec{B}^2.

En utilisant la relation entre la célérité de la lumière et les constantes diélectrique et magnétique du vide, \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, il vient \frac{1}{\mu_0} = \varepsilon_0 c^2. La contribution magnétique s'exprime donc sous la forme :

u_m = \frac{\varepsilon_0 c^2}{2} \vec{B}^2.

D'après les questions Q2 et Q3, les champs électrique et magnétique s'écrivent pour z < 0 :

\begin{aligned} \vec{E}(M, t) &= 2E_0 \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t)\,\vec{e}_x, \\ \vec{B}(M, t) &= \frac{2E_0}{c} \cos\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos(\omega t)\,\vec{e}_y. \end{aligned}

On en déduit les contributions électrique et magnétique :

\begin{aligned} u_e &= \frac{\varepsilon_0}{2} \left[2E_0 \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t)\right]^2 = 2\varepsilon_0 E_0^2 \sin^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin^2(\omega t), \\ u_m &= \frac{\varepsilon_0 c^2}{2} \left[\frac{2E_0}{c} \cos\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos(\omega t)\right]^2 = 2\varepsilon_0 E_0^2 \cos^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos^2(\omega t). \end{aligned}

En sommant ces deux contributions, la densité volumique d'énergie instantanée s'écrit :

\boxed{u_{\mathrm{em}} = 2\varepsilon_0 E_0^2 \left[ \sin^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin^2(\omega t) + \cos^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos^2(\omega t) \right]}

Pour calculer la moyenne temporelle \langle u_{\mathrm{em}} \rangle sur une période T, on utilise :

\langle \sin^2(\omega t) \rangle = \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}.

Il vient alors immédiatement :

\langle u_{\mathrm{em}} \rangle = 2\varepsilon_0 E_0^2 \left[ \sin^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cdot \frac{1}{2} + \cos^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cdot \frac{1}{2} \right] = \varepsilon_0 E_0^2 \left[ \sin^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) + \cos^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) \right].

Comme \sin^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) + \cos^2\left(\frac{\omega z}{c}\right) = 1, on obtient :

\boxed{\langle u_{\mathrm{em}} \rangle = \varepsilon_0 E_0^2}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : relation de passage, courant surfacique

En utilisant la relation de passage sur le champ magnétique, rappelée dans le formulaire en fin d'énoncé, déterminer l'expression du vecteur densité de courant sur la surface () du conducteur parfait en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Appliquer la relation de passage sur la composante tangentielle du champ magnétique en z = 0 en rappelant que le champ intérieur au conducteur parfait est nul.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux milieux séparés par l'interface en z = 0, préciser le vecteur normal unitaire \vec{n}_{12} et la valeur du champ magnétique de part et d'autre de la surface.
  2. Appliquer la relation de passage du champ magnétique fournie dans l'énoncé.
  3. Résoudre vectoriellement pour exprimer \vec{j}_s(t), puis éliminer \mu_0 au profit de \varepsilon_0 et c via la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.
Voir la réponse courte

Relation de passage \vec{B}(0^-, t) \wedge \vec{e}_z = \mu_0 \vec{j}_s(t), d'où \vec{j}_s(t) = -2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t)\vec{e}_x.

Voir le corrigé complet

Considérons l'interface plane en z = 0 séparant :

  • le milieu 1 (le vide, z < 0) où le champ magnétique au voisinage immédiat de la surface vaut, d'après la question Q3 :

    \vec{B}_1 = \vec{B}(z \to 0^-, t) = \frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y\, ;
  • le milieu 2 (le conducteur parfait, z > 0) à l'intérieur duquel les champs sont nuls :

    \vec{B}_2 = \vec{0}.

Le vecteur unitaire normal orienté du milieu 1 vers le milieu 2 est \vec{n}_{12} = \vec{e}_z. La relation de passage pour le champ magnétique s'écrit :

\vec{B}_2 - \vec{B}_1 = \mu_0 \vec{j}_s(t) \wedge \vec{n}_{12},

soit :

-\frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y = \mu_0 \vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_z.

Le courant surfacique étant confiné au plan de l'interface, on a \vec{j}_s \cdot \vec{e}_z = 0. En effectuant le produit vectoriel par \vec{e}_z à droite et en utilisant la formule du double produit vectoriel :

\left(\vec{j}_s \wedge \vec{e}_z\right) \wedge \vec{e}_z = \underbrace{(\vec{j}_s \cdot \vec{e}_z)}_{=\,0}\vec{e}_z - (\vec{e}_z \cdot \vec{e}_z)\vec{j}_s = -\vec{j}_s,

il vient :

-\mu_0 \vec{j}_s(t) = -\frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\,(\vec{e}_y \wedge \vec{e}_z) = -\frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_x,

d'où :

\vec{j}_s(t) = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_x.

En utilisant la relation entre constantes fondamentales \mu_0 = \frac{1}{\varepsilon_0 c^2}, on obtient l'expression demandée :

\boxed{\vec{j}_s(t) = 2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t)\,\vec{e}_x}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Magnétostatique

Notions : relation de passage, champ propre

Déterminer le champ magnétique résultant de la superposition de l'onde incidente et du champ créé par la nappe de courants surfaciques du plan privée de l'élément de surface autour du point .

Voir l'indice

Appliquer le principe de superposition en retranchant au champ magnétique total en 0^- le demi-champ propre créé localement par la pastille \mathrm{d}S.

Voir la stratégie
  1. Par le principe de superposition, le champ magnétique total \vec{B} en tout point est la somme du champ \vec{B}^* créé par l'ensemble des sources extérieures à l'élément \mathrm{d}S (onde incidente et le reste du conducteur) et du champ propre \vec{B}_{\mathrm{d}S} produit par cet élément.
  2. On en déduit \vec{B}^*(z \rightarrow 0^\pm, t) = \vec{B}(z \rightarrow 0^\pm, t) - \vec{B}_{\mathrm{d}S}(z \rightarrow 0^\pm, t), puis on évalue ces grandeurs à partir des résultats des questions Q3 et Q5.
Voir la réponse courte

Demi-somme des champs magnétiques de part et d'autre de la nappe superficielle : \vec{B}^* = \frac{1}{2}\vec{B}(0^-, t).

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique total s'écrit comme la superposition :

\vec{B}(M, t) = \vec{B}^*(M, t) + \vec{B}_{\mathrm{d}S}(M, t)

Par conséquent, au voisinage immédiat de la surface :

\vec{B}^*(z \rightarrow 0^\pm, t) = \vec{B}(z \rightarrow 0^\pm, t) - \vec{B}_{\mathrm{d}S}(z \rightarrow 0^\pm, t)

D'après la question Q3, pour z \rightarrow 0^- :

\vec{B}(z \rightarrow 0^-, t) = \frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y

Et à l'intérieur du conducteur parfait (z > 0), les champs sont nuls, donc :

\vec{B}(z \rightarrow 0^+, t) = \vec{0}

Calculons le terme \frac{1}{2}\mu_0\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_z. Avec l'expression de \vec{j}_s(t) obtenue à la question Q5 et la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1 :

\begin{aligned} \frac{1}{2}\mu_0\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_z &= \frac{1}{2}\mu_0 \left(2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t)\,\vec{e}_x\right) \wedge \vec{e}_z \\ &= \mu_0 \varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t)\,(-\vec{e}_y) \\ &= -\frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y \end{aligned}

D'après les expressions admises dans l'énoncé pour le champ créé par l'élément \mathrm{d}S :

\begin{aligned} \vec{B}_{\mathrm{d}S}(z \rightarrow 0^-, t) &= -\frac{1}{2}\mu_0\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_z = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y \\ \vec{B}_{\mathrm{d}S}(z \rightarrow 0^+, t) &= \frac{1}{2}\mu_0\,\vec{j}_s(t) \wedge \vec{e}_z = -\frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y \end{aligned}

On en déduit :

\begin{aligned} \vec{B}^*(z \rightarrow 0^-, t) &= \frac{2E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y - \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y \\ \vec{B}^*(z \rightarrow 0^+, t) &= \vec{0} - \left(-\frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y\right) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y \end{aligned}

Le champ \vec{B}^* est donc continu à la traversée de la surface et vaut :

\boxed{\vec{B}^*(z \rightarrow 0^\pm, t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace surfacique, moyenne temporelle

En déduire la force magnétique élémentaire exercée sur cet élément de surface , puis sa moyenne temporelle .

Voir l'indice

Calculer la force de Lorentz élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = \vec{j}_s \wedge \vec{B}^* \,\mathrm{d}S exercée sur la surface, puis en prendre la moyenne temporelle.

Voir la stratégie
  1. La densité surfacique de charge étant nulle à la surface du conducteur parfait, la composante électrique de la force de Lorentz est identiquement nulle.
  2. La force magnétique exercée sur l'élément de surface \mathrm{d}S est donnée par la loi de Laplace surfacique faisant intervenir le courant surfacique \vec{j}_s et le champ magnétique extérieur \vec{B}^* déterminé à la question précédente.
  3. On en prend ensuite la moyenne temporelle en utilisant \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}.
Voir la réponse courte

Calcul de \mathrm{d}\vec{F} = \vec{j}_s \wedge \vec{B}^* \mathrm{d}S, orientée selon +\vec{e}_z, de moyenne temporelle \langle \mathrm{d}\vec{F} \rangle = \varepsilon_0 E_0^2 \mathrm{d}S \vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

La densité surfacique de charge étant nulle à la surface du conducteur (\sigma = 0), la force électromagnétique élémentaire se réduit à la force de Laplace surfacique. Un élément de surface ne pouvant exercer de force sur lui-même, le champ magnétique agissant sur les porteurs de charge de l'élément \mathrm{d}S est le champ extérieur \vec{B}^*(z \to 0, t) obtenu à la question Q6.

La force élémentaire s'écrit donc :

\mathrm{d}\vec{F} = \vec{j}_s(t)\,\mathrm{d}S \wedge \vec{B}^*(z \to 0, t).

D'après les résultats des questions Q5 et Q6 :

\begin{aligned} \vec{j}_s(t) &= 2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t)\,\vec{e}_x, \\ \vec{B}^*(z \to 0, t) &= \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y. \end{aligned}

En calculant le produit vectoriel sachant que \vec{e}_x \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_z :

\begin{aligned} \mathrm{d}\vec{F} &= \left( 2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t)\,\vec{e}_x \right) \wedge \left( \frac{E_0}{c}\cos(\omega t)\,\vec{e}_y \right) \mathrm{d}S \\ &= 2 \varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t)\,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z. \end{aligned}
\boxed{\mathrm{d}\vec{F} = 2 \varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t)\,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z}

La moyenne temporelle d'un terme en \cos^2(\omega t) sur une période étant égale à \frac{1}{2}, on obtient immédiatement :

\begin{aligned} \langle \mathrm{d}\vec{F} \rangle &= 2 \varepsilon_0 E_0^2 \, \langle \cos^2(\omega t) \rangle \,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z \\ &= \varepsilon_0 E_0^2 \,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z. \end{aligned}
\boxed{\langle \mathrm{d}\vec{F} \rangle = \varepsilon_0 E_0^2 \,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : pression de radiation, densité volumique d'énergie

Montrer que le résultat précédent peut s'interpréter par l'existence d'une pression, appelée « pression de radiation », donnée par la relation

Voir l'indice

Définir la pression de radiation par P_{\mathrm{rad}} = \langle\mathrm{d}F_z\rangle/\mathrm{d}S et identifier directement l'égalité avec \langle u_{\mathrm{em}}\rangle.

Voir la réponse courte

Identification de la pression \langle \mathrm{d}F \rangle/\mathrm{d}S avec \varepsilon_0 E_0^2 = \langle u_{\mathrm{em}} \rangle.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q7, la force moyenne exercée par le champ électromagnétique sur l'élément de surface \mathrm{d}S situé en z = 0 s'écrit :

\langle \mathrm{d}\vec{F} \rangle = \varepsilon_0 E_0^2 \,\mathrm{d}S \,\vec{e}_z.

Cette force est normale à la surface du conducteur et dirigée vers l'intérieur de celui-ci (sens de \vec{e}_z, c'est-à-dire le sens de propagation de l'onde incidente). Elle a donc le caractère d'une force pressante.

Par définition d'une pression, la force moyenne pressante s'exprime sous la forme :

\langle \mathrm{d}\vec{F} \rangle = P_{\mathrm{rad}} \,\mathrm{d}S \,\vec{e}_z,

où P_{\mathrm{rad}} désigne la pression de radiation. On en déduit :

P_{\mathrm{rad}} = \varepsilon_0 E_0^2.

Or, d'après la question Q4, la moyenne temporelle de la densité volumique d'énergie électromagnétique dans le demi-espace z < 0 vaut :

\langle u_{\mathrm{em}} \rangle = \varepsilon_0 E_0^2.

On en déduit bien la relation attendue :

\boxed{P_{\mathrm{rad}} = \langle u_{\mathrm{em}} \rangle}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, MP2I

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : impulsion du photon, pression de radiation

En d'étaillant la démarche suivie, exprimer la quantité de mouvement cédée au plan réflecteur par le flux de photons incidents, par unité de temps et par unité de surface. En déduire l'expression de la pression de radiation en fonction de la densité volumique d'énergie, associée aux photons incidents et réfléchis. Commenter.

Voir l'indice

Déterminer le nombre de photons incidentant sur une surface \mathrm{d}S pendant \mathrm{d}t et appliquer la conservation de l'impulsion lors d'une réflexion spéculaire élastique.

Voir la stratégie
  1. Réaliser le bilan de quantité de mouvement lors du choc élastique d'un unique photon sur la surface réfléchissante.
  2. Dénombrer le nombre de photons incidents heurtant un élément de surface \mathrm{d}S pendant une durée \mathrm{d}t à l'aide d'un cylindre élémentaire de propagation.
  3. En déduire le débit de quantité de mouvement cédé à la paroi, identifier la pression de radiation, puis exprimer celle-ci en fonction de la densité d'énergie totale (incidente et réfléchie) pour comparer avec le résultat électromagnétique classique de Q8.
Voir la réponse courte

Chaque photon cède \Delta p = 2h\nu/c lors de la réflexion spéculaire, redonnant la même pression de radiation.

Voir le corrigé complet

1. Bilan cinétique pour un photon individuel :
L'interaction du photon avec le conducteur parfait est modélisée par un choc élastique unidimensionnel selon l'axe (Oz) contre une paroi fixe. Avant réflexion, le photon incident possède la quantité de mouvement :

\vec{p}_i = \frac{\hbar\omega}{c}\,\vec{e}_z

L'énergie \hbar\omega étant conservée lors du choc élastique, la pulsation ne varie pas et le photon repart en sens inverse à la vitesse c :

\vec{p}_r = -\frac{\hbar\omega}{c}\,\vec{e}_z

La variation de quantité de mouvement subie par le photon lors de la réflexion s'écrit :

\Delta \vec{p}_{\text{photon}} = \vec{p}_r - \vec{p}_i = -\frac{2\hbar\omega}{c}\,\vec{e}_z

Par conservation de la quantité de mouvement du système isolé \{\text{photon}, \text{plan réflecteur}\}, la quantité de mouvement cédée au plan par un photon vaut :

\delta \vec{p} = -\Delta \vec{p}_{\text{photon}} = \frac{2\hbar\omega}{c}\,\vec{e}_z

2. Flux de photons incidents et quantité de mouvement cédée :
Considérons un élément de surface \mathrm{d}S de la paroi au repos en z = 0, orienté par sa normale sortante du domaine vide \vec{e}_z. Les photons incidents se déplaçant à la vitesse c suivant \vec{e}_z, l'ensemble des photons incidents qui atteignent \mathrm{d}S entre les instants t et t+\mathrm{d}t est contenu dans le cylindre droit de base \mathrm{d}S, de hauteur c\,\mathrm{d}t et de génératrice parallèle à \vec{e}_z. Le volume de ce cylindre est \mathrm{d}V = c\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}S.

Le nombre de photons frappant la surface \mathrm{d}S pendant \mathrm{d}t est donc :

\mathrm{d}N = n_\gamma\,\mathrm{d}V = n_\gamma c\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t

La quantité de mouvement totale cédée au plan par unité de temps et par unité de surface s'obtient alors par :

\frac{\mathrm{d}\vec{p}_{\text{cédée}}}{\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}N\,\delta \vec{p}}{\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t} = n_\gamma c \left( \frac{2\hbar\omega}{c}\,\vec{e}_z \right) = 2 n_\gamma \hbar\omega\,\vec{e}_z
\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{p}_{\text{cédée}}}{\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t} = 2 n_\gamma \hbar\omega\,\vec{e}_z}

3. Pression de radiation et lien avec la densité volumique d'énergie :
D'après le principe fondamental de la dynamique, la force moyenne exercée par le rayonnement sur l'élément de surface \mathrm{d}S s'identifie au débit temporel de quantité de mouvement cédé :

\mathrm{d}\vec{F} = \frac{\mathrm{d}\vec{p}_{\text{cédée}}}{\mathrm{d}t} = 2 n_\gamma \hbar\omega\,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z

La pression de radiation P_{\text{rad}} exercée sur la surface correspond à la composante scalaire selon la normale \vec{e}_z de la force par unité de surface :

P_{\text{rad}} = \frac{\mathrm{d}\vec{F}\cdot\vec{e}_z}{\mathrm{d}S} = 2 n_\gamma \hbar\omega

Chaque photon emporte une énergie \hbar\omega. La densité volumique d'énergie associée au flux incident est donc u_i = n_\gamma \hbar\omega. Le conducteur étant parfait, la réflexion est totale sans perte d'énergie, de sorte que la densité volumique de photons réfléchis est identique à celle des photons incidents (n_{\gamma, r} = n_\gamma). La densité volumique d'énergie associée au flux réfléchi est donc également u_r = n_\gamma \hbar\omega. La densité volumique d'énergie totale associée aux deux flux (incidents et réfléchis) vaut :

u = u_i + u_r = 2 n_\gamma \hbar\omega

On en déduit l'expression demandée de la pression de radiation :

\boxed{P_{\text{rad}} = u}

Commentaire :
On retrouve exactement l'expression établie à la question Q8 par l'électromagnétisme continu : P_{\text{rad}} = \langle u_{\mathrm{em}} \rangle. Cela illustre le principe de correspondance : la description corpusculaire (transfert d'impulsion par chocs discrets de photons) et la description ondulatoire continue de Maxwell (force de Lorentz moyenne exercée sur les courants surfaciques induits) aboutissent à des prédictions strictement identiques.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II · Champ électromagnétique dans une cavité plane délimitée par deux plans conducteurs

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : cavité résonante, condition aux limites, mode propre

Montrer que les conditions aux limites à la surface des deux conducteurs imposent que la pulsation ne peut prendre que des valeurs discrètes indexées par un entier , à chaque valeur de correspondant un mode de la cavité.

Voir l'indice

Imposer la condition aux limites d'annulation du champ électrique tangentiel sur les deux parois en z = 0 et z = -a.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition aux limites satisfaite par le champ électrique tangentiel à la surface d'un conducteur parfait.
  2. Appliquer cette condition au champ électromagnétique établi dans la cavité en z = -a.
  3. En déduire la discrétisation de la pulsation \omega.
Voir la réponse courte

Annulation du champ électrique tangentiel en z=0 et z=-a imposant k_n a = n\pi, soit \omega_n = n\pi c/a.

Voir le corrigé complet

À l'intérieur d'un conducteur parfait, le champ électrique est identiquement nul. D'après la relation de passage du champ électrique (rappelée dans le formulaire avec une densité surfacique de charge nulle ou en projetant sur le plan de l'interface), la composante tangentielle du champ électrique est continue à la traversée de la surface du conducteur :

\vec{E}_{\parallel} = \vec{0} \quad \text{en } z = 0 \quad \text{et} \quad \vec{E}_{\parallel} = \vec{0} \quad \text{en } z = -a.

D'après le résultat de la question Q2, le champ électrique de l'onde stationnaire dans le domaine -a < z < 0 est purement tangentiel aux surfaces conductrices et s'écrit :

\vec{E}(M, t) = 2 E_0 \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \sin(\omega t)\,\vec{e}_x.

Cette expression vérifie déjà automatiquement la condition aux limites en z = 0, car \sin(0) = 0.

En z = -a, la condition aux limites impose :

\vec{E}(z = -a, t) = -2 E_0 \sin\left(\frac{\omega a}{c}\right) \sin(\omega t)\,\vec{e}_x = \vec{0} \quad \forall t.

Pour obtenir une solution non identiquement nulle (E_0 \neq 0), il est nécessaire que :

\sin\left(\frac{\omega a}{c}\right) = 0 \iff \frac{\omega a}{c} = n \pi \quad (n \in \mathbb{Z}).

Par convention, une pulsation est strictement positive (\omega > 0). La valeur n = 0 conduirait à un champ nul partout (absence d'onde). Les pulsations des modes propres ne peuvent donc prendre que des valeurs discrètes indexées par un entier n > 0 :

\boxed{\omega_n = \frac{n \pi c}{a} \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*.}

À chaque entier n \geqslant 1 correspond un mode propre stationnaire de la cavité.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : cavité résonante, spectre électromagnétique

Donner l'expression de la plus grande longueur d'onde pouvant exister dans la cavité satisfaisant aux conditions aux limites, ainsi que le domaine du spectre électromagnétique du mode correspondant.

Voir l'indice

Identifier le mode fondamental n = 1 correspondant à \lambda_{\max} = 2a et situer la valeur obtenue dans les domaines spectraux optiques usuels.

Voir la réponse courte

Pour n=1, la plus grande longueur d'onde vaut \lambda_{\max} = 2a, située dans le domaine optique ou micro-ondes selon a.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la pulsation spatiale (ou nombre d'onde) associée au mode d'ordre n \in \mathbb{N}^* est quantifiée sous la forme :

k_{z,n} = \frac{n\pi}{a}

La longueur d'onde dans le vide \lambda_n du mode d'ordre n s'écrit alors :

\lambda_n = \frac{2\pi}{k_{z,n}} = \frac{2a}{n}

La plus grande longueur d'onde \lambda_{\max} pouvant exister dans la cavité correspond à la plus petite valeur non nulle permise pour l'entier n, soit le mode fondamental n = 1 :

\boxed{\lambda_{\max} = 2a}

Avec a = 100\text{ nm}, on obtient numériquement :

\lambda_{\max} = 2 \times 100\text{ nm} = 200\text{ nm}

Cette valeur étant inférieure aux longueurs d'onde du spectre visible (\lambda \in [400, 800]\text{ nm}) et supérieure à celles des rayons X (\lambda \lesssim 10\text{ nm}), elle appartient au domaine de l'ultraviolet (UV).

Résultat

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Partie B : Une approche quantique simplifiée du champ dans la cavité

I · Énergie minimale d'un oscillateur harmonique quantique

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : oscillateur harmonique quantique, condition de normalisation

Établir l'équation différentielle vérifiée par , puis rappeler l'écriture de la condition de normalisation sur cette fonction.

Voir l'indice

Injecter la forme stationnaire proposée dans l'équation de Schrödinger à une dimension et poser l'intégrale de probabilité de présence totale égale à 1.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme à variables séparées de l'état stationnaire \psi(x, t) = \varphi(x)\mathrm{e}^{-iEt/\hbar} dans l'équation de Schrödinger unidimensionnelle indépendante du temps pour obtenir l'équation différentielle spatiale satisfaite par \varphi(x).
  2. Exprimer la condition de normalisation spatiale de la densité de probabilité de présence sur l'espace tout entier en exploitant la réalité de \varphi(x).
Voir la réponse courte

Équation -\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2} + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \varphi(x) = E\varphi(x) et condition \int_{-\infty}^{+\infty} |\varphi(x)|^2\,\mathrm{d}x = 1.

Voir le corrigé complet

L'équation de Schrödinger régissant l'évolution de la fonction d'onde \psi(x, t) d'une particule soumise au potentiel harmonique V(x) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 est :

i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x, t) = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x, t) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \psi(x, t).

Pour un état stationnaire d'énergie E, la fonction d'onde s'écrit \psi(x,t) = \varphi(x) \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right). On calcule les dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial \psi}{\partial t}(x, t) &= -\frac{iE}{\hbar} \varphi(x) \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right), \\ \frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x, t) &= \frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right). \end{aligned}

En reportant ces expressions dans l'équation de Schrödinger et en simplifiant par le facteur non nul \exp\left(-i\frac{Et}{\hbar}\right), il vient :

E \varphi(x) = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \varphi(x),

soit encore :

\boxed{-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 \varphi(x) = E \varphi(x)}

ou, sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m}{\hbar^2}\left(E - \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2\right)\varphi(x) = 0.}

La probabilité totale de présence de la particule dans tout l'espace doit être égale à 1 à chaque instant :

\int_{-\infty}^{+\infty} |\psi(x, t)|^2\,\mathrm{d}x = 1.

Comme |\psi(x, t)|^2 = |\varphi(x)|^2\left|\mathrm{e}^{-iEt/\hbar}\right|^2 = |\varphi(x)|^2, et sachant que \varphi(x) est choisie à valeurs réelles, la condition de normalisation s'écrit :

\boxed{\int_{-\infty}^{+\infty} \varphi^2(x)\,\mathrm{d}x = 1.}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : valeur moyenne, parité de la fonction d'onde

En analysant la parité de la fonction , justifier que dans un état stationnaire lié du puits de potentiel harmonique.

Voir l'indice

Exploiter la parité définie (paire ou impaire) de la fonction d'onde spatiale dans un potentiel pair pour étudier la parité de l'intégrande.

Voir la stratégie
  1. Montrer que l'invariance par parité de l'équation de Schrödinger implique que les fonctions propres \varphi(x) associées aux états liés possèdent une parité définie (paire ou impaire).
  2. En déduire la parité de la densité de probabilité de présence |\psi(x, t)|^2 = \varphi^2(x), puis de la fonction intégrée définissant \langle x \rangle.
Voir la réponse courte

Le potentiel étant pair, les états ont une parité définie ; la densité de probabilité est paire, donc \langle x \rangle = 0.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle du puits harmonique V(x) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2 est une fonction paire : V(-x) = V(x).

D'après l'équation différentielle établie à la question Q12 :

-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\varphi(x) = E\varphi(x)

L'opérateur hamiltonien est invariant par la transformation x \mapsto -x car l'opérateur de dérivation seconde vérifie \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}(-x)^2} = \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}x^2}. Par conséquent, si \varphi(x) est solution associée à l'énergie E, la fonction \tilde{\varphi}(x) = \varphi(-x) est également solution associée à la même valeur propre E.

À une dimension, les niveaux d'énergie des états stationnaires liés sont non dégénérés. Les fonctions \varphi(x) et \varphi(-x) sont donc proportionnelles, ce qui impose l'existence d'une parité définie :

\varphi(-x) = \pm\,\varphi(x)

La fonction d'onde spatiale \varphi(x) est ainsi soit paire, soit impaire.

Dans les deux cas, le carré de la fonction d'onde, qui s'identifie à la densité de probabilité de présence spatiale puisque \varphi est réelle, vérifie :

|\psi(x, t)|^2 = \varphi^2(x) = \varphi^2(-x)

La fonction x \mapsto \varphi^2(x) est donc rigoureusement paire.

L'intégrande intervenant dans le calcul de la valeur moyenne de la position s'écrit f(x) = x |\psi(x, t)|^2 = x \varphi^2(x). Il s'agit du produit d'une fonction impaire (x \mapsto x) par une fonction paire (x \mapsto \varphi^2(x)) : f(x) est donc une fonction impaire.

Le domaine d'intégration étant symétrique par rapport à l'origine et l'intégrale étant convergente (état lié normalisé), l'intégrale d'une fonction impaire est nulle :

\langle x \rangle = \int_{-\infty}^{+\infty} x \varphi^2(x)\,\mathrm{d}x = 0
\boxed{\langle x \rangle = 0}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : valeur moyenne, état stationnaire

Justifier également que .

Voir l'indice

Utiliser la réalité de la fonction d'onde \varphi(x) pour transformer l'intégrale définissant \langle p_x\rangle en l'intégrale d'une dérivée totale qui s'annule aux infinis.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le produit \psi^*(x,t)\,\frac{\partial \psi}{\partial x}(x,t) à partir de la fonction d'onde stationnaire \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-iEt/\hbar} où \varphi(x) est réelle.
  2. Utiliser la parité de \varphi(x) établie à la question précédente (ou intégrer la dérivée d'une fonction s'annulant à l'infini) pour montrer la nullité de l'intégrale.
Voir la réponse courte

Dans un état stationnaire lié, \langle p_x \rangle = m \frac{\mathrm{d}\langle x \rangle}{\mathrm{d}t} = 0.

Voir le corrigé complet

La fonction d'onde de l'état stationnaire s'écrit \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-iEt/\hbar} avec \varphi(x) à valeurs réelles. Son complexe conjugué est donc :

\psi^*(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{iEt/\hbar}

et sa dérivée spatiale vaut :

\frac{\partial \psi}{\partial x}(x,t) = \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)\,\mathrm{e}^{-iEt/\hbar}

Le produit apparaissant dans l'intégrale de définition de \langle p_x \rangle se simplifie en :

\psi^*(x,t)\,\frac{\partial \psi}{\partial x}(x,t) = \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)

La valeur moyenne de la quantité de mouvement s'écrit alors :

\langle p_x \rangle = -i\hbar \int_{-\infty}^{+\infty} \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)\,\mathrm{d}x

Ce résultat est nul, ce que l'on peut justifier de deux manières indépendantes :

  • Par parité : comme établi à la question Q13, la fonction \varphi(x) possède une parité déterminée (paire ou impaire). Sa dérivée \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x) a donc la parité opposée (impaire ou paire). Le produit \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x) est par conséquent une fonction impaire de x. L'intégrale sur l'intervalle symétrique [-\infty, +\infty] d'une fonction impaire intégrable est strictement nulle.
  • Par intégration directe : on reconnaît une dérivée exacte :

    \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x) = \frac{1}{2}\,\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\left(\varphi(x)^2\right)

    L'intégrale se calcule immédiatement :

    \int_{-\infty}^{+\infty} \varphi(x)\,\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}x}(x)\,\mathrm{d}x = \left[ \frac{1}{2}\,\varphi(x)^2 \right]_{-\infty}^{+\infty} = 0

    car pour un état lié normalisable, la fonction d'onde tend nécessairement vers zéro en \pm\infty (\lim_{x \to \pm\infty}\varphi(x) = 0).

On en déduit :

\boxed{\langle p_x \rangle = 0}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement

Notions : oscillateur harmonique quantique, écart-type

En déduire une expression de l'énergie en fonction de , , et .

Voir l'indice

Relier l'énergie mécanique moyenne aux variances spatiales et d'impulsion compte tenu de la nullité de \langle x\rangle et \langle p_x\rangle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les écarts-types \Delta x et \Delta p_x en exploitant la nullité des valeurs moyennes \langle x \rangle et \langle p_x \rangle établie aux questions Q13 et Q14.
  2. Relier l'énergie E de l'état stationnaire aux moyennes quadratiques \langle x^2 \rangle et \langle p_x^2 \rangle par linéarité de la moyenne.
Voir la réponse courte

Les moyennes étant nulles, \langle x^2 \rangle = (\Delta x)^2 et \langle p_x^2 \rangle = (\Delta p_x)^2, d'où E = \frac{(\Delta p_x)^2}{2m} + \frac{1}{2}m\omega_0^2 (\Delta x)^2.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q13 et Q14, les valeurs moyennes de la position et de l'impulsion sont nulles : \langle x \rangle = 0 et \langle p_x \rangle = 0. Les indéterminations spatiales se réduisent donc directement aux moyennes des carrés :

\begin{aligned} (\Delta x)^2 &= \langle (x - \langle x \rangle)^2 \rangle = \langle x^2 \rangle, \\ (\Delta p_x)^2 &= \langle (p_x - \langle p_x \rangle)^2 \rangle = \langle p_x^2 \rangle. \end{aligned}

Dans un état stationnaire lié associé à l'énergie E, la valeur moyenne de l'énergie totale coïncide avec la valeur propre E de l'hamiltonien (\langle \hat{H} \rangle = E). Par linéarité de l'opération de moyenne, on obtient :

E = \left\langle \frac{p_x^2}{2m} + \frac{1}{2} m \omega_0^2 x^2 \right\rangle = \frac{\langle p_x^2 \rangle}{2m} + \frac{1}{2} m \omega_0^2 \langle x^2 \rangle.

En substituant \langle x^2 \rangle et \langle p_x^2 \rangle par leurs expressions en fonction des indéterminations, il vient :

\boxed{E = \frac{(\Delta p_x)^2}{2m} + \frac{1}{2} m \omega_0^2 (\Delta x)^2}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Quantification et confinement

Notions : inégalité de heisenberg, énergie de point zéro

Montrer ainsi que l'énergie de la particule vérifie l'inégalité

où est une fonction de et des paramètres , et . Montrer que le minimum de cette fonction de a pour expression .

Voir l'indice

Injecter la minoration d'Heisenberg \Delta p_x \geqslant \hbar/(2\Delta x) dans l'expression de l'énergie et chercher le minimum de la fonction résultante par dérivation.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \Delta p_x en fonction de \Delta x grâce à la relation d'indétermination spatiale de Heisenberg \Delta x\,\Delta p_x \geqslant \frac{\hbar}{2} pour minorer l'énergie cinétique moyenne.
  2. En déduire la fonction minorante f_{\mathrm{H}}(\Delta x), puis déterminer son extremum par dérivation par rapport à \Delta x pour calculer son minimum.
Voir la réponse courte

Avec \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2\Delta x}, minimisation par dérivation donnant l'énergie fondamentale \frac{1}{2}\hbar\omega_0.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q15, l'énergie d'un état stationnaire lié s'écrit :

E = \frac{(\Delta p_x)^2}{2m} + \frac{1}{2}m\omega_0^2(\Delta x)^2

L'inégalité spatiale de Heisenberg s'écrit \Delta x\,\Delta p_x \geqslant \dfrac{\hbar}{2}. Les grandeurs \Delta x et \Delta p_x étant strictement positives pour un état lié, on a :

\Delta p_x \geqslant \frac{\hbar}{2\Delta x} \implies (\Delta p_x)^2 \geqslant \frac{\hbar^2}{4(\Delta x)^2}

En injectant cette minoration dans l'expression de l'énergie, il vient :

E \geqslant \frac{\hbar^2}{8m(\Delta x)^2} + \frac{1}{2}m\omega_0^2(\Delta x)^2

On identifie ainsi l'inégalité souhaitée E \geqslant f_{\mathrm{H}}(\Delta x) avec :

\boxed{f_{\mathrm{H}}(\Delta x) = \frac{\hbar^2}{8m(\Delta x)^2} + \frac{1}{2}m\omega_0^2(\Delta x)^2}

Pour trouver le minimum de la fonction f_{\mathrm{H}} sur ]0, +\infty[, dérivons-la par rapport à \Delta x :

f_{\mathrm{H}}'(\Delta x) = -\frac{\hbar^2}{4m(\Delta x)^3} + m\omega_0^2\,\Delta x

La dérivée s'annule pour une valeur \Delta x_0 > 0 vérifiant :

\begin{aligned} m\omega_0^2\,\Delta x_0 &= \frac{\hbar^2}{4m(\Delta x_0)^3} \\ (\Delta x_0)^4 &= \frac{\hbar^2}{4m^2\omega_0^2} \\ \Delta x_0 &= \sqrt{\frac{\hbar}{2m\omega_0}} \end{aligned}

Puisque f_{\mathrm{H}}'(\Delta x) < 0 pour \Delta x < \Delta x_0 et f_{\mathrm{H}}'(\Delta x) > 0 pour \Delta x > \Delta x_0, la fonction f_{\mathrm{H}} admet bien un minimum absolu en \Delta x_0. Sa valeur vaut :

\begin{aligned} f_{\mathrm{H}}(\Delta x_0) &= \frac{\hbar^2}{8m} \cdot \frac{2m\omega_0}{\hbar} + \frac{1}{2}m\omega_0^2 \cdot \frac{\hbar}{2m\omega_0} \\ &= \frac{\hbar\omega_0}{4} + \frac{\hbar\omega_0}{4} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\min_{\Delta x > 0} f_{\mathrm{H}}(\Delta x) = \frac{\hbar\omega_0}{2}}

Résultat

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II · Une première approche quantique de l'effet Casimir

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : énergie du vide, divergence ultraviolette

Donner l'expression de l'énergie électromagnétique dans la cavité à température nulle sous la forme d'une somme portant sur tous les modes. Expliquer pourquoi un tel résultat n'est pas acceptable.

Voir l'indice

Sommer l'énergie de point zéro \hbar\omega_n/2 pour tous les entiers naturels non nuls n et commenter la divergence ultraviolette de cette série.

Voir la réponse courte

Somme infinie \sum_n \frac{1}{2}\hbar\omega_n = \sum_n \frac{n\pi\hbar c}{2a} divergente, nécessitant une troncature physique à haute fréquence.

Voir le corrigé complet

À température nulle (T = 0\text{ K}), il n'y a aucun photon excité dans la cavité : l'énergie de chaque mode propre se résume à son énergie de point zéro (énergie du vide) :

E_n = \frac{\hbar \omega_n}{2} = \frac{\hbar c k_{z,n}}{2} = \frac{\hbar\pi c}{2a} n \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*.

L'énergie électromagnétique totale contenue dans la cavité est la somme des énergies de point zéro de tous les modes :

\boxed{E = \sum_{n=1}^{+\infty} \frac{\hbar \omega_n}{2} = \frac{\hbar \pi c}{2a} \sum_{n=1}^{+\infty} n}

Ce résultat n'est pas acceptable pour plusieurs raisons :

  1. Divergence mathématique et physique : la série numérique \sum_{n=1}^{+\infty} n diverge grossièrement vers +\infty. Une énergie infinie contenue dans un volume spatial fini est physiquement impossible.
  2. Limite du modèle du conducteur parfait : cette divergence, de nature ultraviolette, provient de la prise en compte de modes à des fréquences arbitrairement élevées (courtes longueurs d'onde). En réalité, à très haute fréquence (dans le domaine X ou \gamma), les métaux ne peuvent plus être modélisés comme des conducteurs parfaits : ils deviennent transparents au rayonnement, de sorte que le confinement des modes n'est plus assuré au-delà d'une certaine fréquence de coupure.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : régularisation, densité d'états

En déduire l'expression de en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Intégrer l'expression continue en tenant compte de la densité d'états 1D \rho_{k_z} = \tilde{a}/\pi entre les bornes 0 et n_0\pi/a.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la densité d'états \rho_{k_z} dans l'espace des pulsations spatiales k_z pour la cavité de dimension longitudinale \tilde{a}.
  2. Remplacer cette densité dans l'intégrale définissant E_\infty et effectuer l'intégration jusqu'à la coupure \frac{n_0\pi}{a}.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie de référence en remplaçant la somme discrète par une intégrale continue pour la cavité quasi-infinie \tilde{a}.

Voir le corrigé complet

Dans la cavité de dimension longitudinale \tilde{a}, les pulsations spatiales des modes propres longitudinaux sont quantifiées selon :

k_{z,n} = \frac{n\pi}{\tilde{a}} \quad \text{avec} \quad n \in \mathbb{N}^*.

L'écart entre deux modes consécutifs est :

\Delta k_z = k_{z,n+1} - k_{z,n} = \frac{\pi}{\tilde{a}}.

Lorsque la cavité est macroscopique (\tilde{a} très grand), les modes forment un continuum. Le nombre de modes \mathrm{d}n = \rho_{k_z} \mathrm{d}k_z compris dans un intervalle élémentaire [k_z, k_z + \mathrm{d}k_z] s'écrit :

\mathrm{d}n = \frac{\mathrm{d}k_z}{\Delta k_z} = \frac{\tilde{a}}{\pi} \, \mathrm{d}k_z,

d'où la densité de modes par unité de pulsation spatiale :

\rho_{k_z} = \frac{\tilde{a}}{\pi}.

En injectant cette expression dans la définition de E_\infty donnée par l'énoncé :

\begin{aligned} E_\infty &= \int_0^{\frac{n_0 \pi}{a}} \frac{\hbar k_z c}{2} \, \rho_{k_z} \, \mathrm{d}k_z \\ &= \frac{\hbar c \tilde{a}}{2\pi} \int_0^{\frac{n_0 \pi}{a}} k_z \, \mathrm{d}k_z \\ &= \frac{\hbar c \tilde{a}}{2\pi} \left[ \frac{k_z^2}{2} \right]_0^{\frac{n_0 \pi}{a}} \\ &= \frac{\hbar c \tilde{a}}{4\pi} \left( \frac{n_0 \pi}{a} \right)^2. \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{E_\infty = \frac{\hbar \pi c \tilde{a}}{4 a^2} n_0^2}

Résultat

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Question 19

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : énergie de casimir, calcul asymptotique

Exprimer l'énergie de Casimir dans la limite où et .

Voir l'indice

Former la différence E(a) - E_\infty, négliger les termes d'ordre inférieur devant n_0^2 et exploiter la condition a \ll \tilde{a}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence E_{\mathrm{Cas}} = E(a) - E_\infty à partir de l'expression de E(a) fournie par l'énoncé et de celle de E_\infty établie à la question Q18.
  2. Mettre en facteur les termes dominants et effectuer les approximations successives associées aux hypothèses n_0 \gg 1 puis a \ll \tilde{a}.
Voir la réponse courte

Différence entre la somme discrète et l'intégrale continue, faisant émerger un terme fini indépendant du paramètre de coupure.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, l'énergie tronquée dans la cavité discrète de dimension a s'écrit :

E(a) = \frac{\hbar \pi c}{4a} n_0 (n_0 + 1)

D'après le résultat de la question Q18, l'énergie dans la cavité continue de dimension \tilde{a} avec la même troncature spectrale vaut :

E_\infty = \frac{\hbar \pi c \tilde{a}}{4 a^2} n_0^2

L'énergie de Casimir s'obtient par différence :

\begin{aligned} E_{\mathrm{Cas}} &= E(a) - E_\infty \\ &= \frac{\hbar \pi c}{4a} n_0 (n_0 + 1) - \frac{\hbar \pi c \tilde{a}}{4 a^2} n_0^2 \\ &= \frac{\hbar \pi c}{4a} \left[ n_0^2 \left(1 - \frac{\tilde{a}}{a}\right) + n_0 \right] \end{aligned}

Dans la limite n_0 \gg 1, on a n_0 (n_0 + 1) \approx n_0^2 (ou de façon équivalente, n_0 \ll n_0^2). L'expression se simplifie en :

E_{\mathrm{Cas}} \approx \frac{\hbar \pi c n_0^2}{4a} \left(1 - \frac{\tilde{a}}{a}\right)

Puisque la dimension \tilde{a} est très grande devant a (a \ll \tilde{a}, soit \frac{\tilde{a}}{a} \gg 1), le terme 1 est négligeable devant \frac{\tilde{a}}{a} :

1 - \frac{\tilde{a}}{a} \approx - \frac{\tilde{a}}{a}

On en déduit l'expression de l'énergie de Casimir dans cette double limite :

\boxed{E_{\mathrm{Cas}} \approx - \frac{\hbar \pi c \tilde{a}}{4 a^2} n_0^2}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force de casimir, position d'équilibre

Établir le caractère attractif ou répulsif de l'effet Casimir sachant que la géométrie de la cavité tend à évoluer de façon à minimiser .

Voir l'indice

Examiner le signe de la dérivée -\partial E_{\mathrm{Cas}}/\partial a pour en déduire la force et son effet attractif tendant à réduire la cavité.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le sens de variation de l'énergie de Casimir E_{\mathrm{Cas}}(a) en fonction de la distance a entre les plaques conductrices à partir du résultat de la question Q19.
  2. Déduire l'évolution de la distance a qui permet de minimiser cette énergie, et conclure quant à la nature (attractive ou répulsive) de l'interaction.
Voir la réponse courte

L'énergie de Casimir diminue lorsque a diminue : le système minimise son énergie en rapprochant les parois (effet attractif).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat obtenu à la question Q19, l'énergie de Casimir s'écrit dans la limite n_0 \gg 1 et a \ll \tilde{a} :

E_{\mathrm{Cas}}(a) \approx - \frac{\hbar \pi c \tilde{a} n_0^2}{4 a^2}.

La constante multiplicative \frac{\hbar \pi c \tilde{a} n_0^2}{4} étant strictement positive, la dérivée de E_{\mathrm{Cas}} par rapport à la dimension a vaut :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{Cas}}}{\mathrm{d}a} \approx \frac{\hbar \pi c \tilde{a} n_0^2}{2 a^3} > 0.

La fonction a \mapsto E_{\mathrm{Cas}}(a) est donc strictement croissante : l'énergie de Casimir diminue lorsque la distance a diminue (elle prend des valeurs négatives de plus en plus grandes en valeur absolue).

Puisque le système tend spontanément à évoluer vers une configuration minimisant son énergie potentielle E_{\mathrm{Cas}}, la distance a séparant les deux plaques conductrices tend à diminuer.

\boxed{\text{L'effet Casimir est donc attractif.}}

Résultat

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III · Étude de la dépendance de l'énergie de Casimir avec la dimension longitudinale de la cavité

Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Python

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : programmation python, calcul numérique

Proposer un contenu acceptable pour les lignes incomplètes 12, 17 et 19 du script suivant en langage Python qui vise à implémenter cette méthode simplifiée.

Voir l'indice

Ajouter le terme \sqrt{u^2 + k_{\mathrm{droite}}^2} dans s1, la racine correspondante au mode j dans s2, et retourner s_1 - u/2 - s_2.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'intégrande de l'intégrale sur k_z dans l'expression de g(u, a) et exprimer sa valeur au point d'évaluation de droite k_{\text{droite}} pour la ligne 12.
  2. Exprimer le terme général de la somme discrète tronquée pour n_z = j pour la ligne 17.
  3. Combiner l'approximation de l'intégrale pondérée s_1, le terme continu -u/2 et la somme discrète s_2 conformément à la définition de g(u, a) pour la ligne 19.
Voir la réponse courte

Complétion du script Python pour sommer l'énergie des modes tronqués et soustraire l'intégrale d'espace libre.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la fonction g(u, a) s'écrit sous la forme :

g(u, a) = a \int_{0}^{\infty} \sqrt{u^2 + k_z^2} \,\mathrm{d}k_z - \frac{u}{2} - \sum_{n_z=1}^{\infty} \sqrt{u^2 + \left(\frac{n_z\pi}{a}\right)^2}

1. Ligne 12 : L'intégrale est approchée par la méthode des rectangles à droite sur l'intervalle [0, n_0\pi/a] avec le pas \mathrm{d}k = \frac{\pi}{aN}. Pour chaque sous-intervalle, la fonction à intégrer est évaluée en k_{\text{droite}} = (i+1)\,\mathrm{d}k :

f(k_{\text{droite}}) = \sqrt{u^2 + k_{\text{droite}}^2}

La variable s1 accumule ces valeurs. La ligne 12 s'écrit donc :

\boxed{\text{\texttt{np.sqrt(u**2 + k\_droite**2)}}}

(Le facteur a\,\mathrm{d}k étant ensuite appliqué à la ligne 13 : s1 = a * s1 * dk).

2. Ligne 17 : La somme discrète est tronquée à n_0 termes. Pour un indice j \in [\![1, n_0]\!], le terme général à sommer vaut \sqrt{u^2 + \left(\frac{j\pi}{a}\right)^2}. La ligne 17 s'écrit donc :

\boxed{\text{\texttt{np.sqrt(u**2 + (j * np.pi / a)**2)}}}

3. Ligne 19 : La fonction g(u, a) s'obtient en retranchant à l'intégrale s_1 le terme u/2 ainsi que la somme discrète s_2. La ligne 19 s'écrit donc :

\boxed{\text{\texttt{s1 - u / 2 - s2}}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : analyse dimensionnelle, loi d'échelle

En déduire que où est un exposant, supposé entier, de valeur à préciser et une constante strictement positive qui n'est pas à déterminer.

Voir l'indice

Mesurer graphiquement la pente de la droite en échelle log-log sur la figure 2 pour en déduire l'exposant entier de la loi de puissance.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la représentation en échelle logarithmique de la figure 2 pour déterminer la loi de puissance suivie par f(a).
  2. Calculer la pente de la droite en coordonnées log-log à l'aide de valeurs remarquables lues sur les axes.
  3. En déduire la forme de E_{\mathrm{Cas}}(a) grâce à la relation E_{\mathrm{Cas}}(a) = -\frac{\hbar c L^2}{2\pi} f(a) fournie dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Dépendance en loi de puissance avec \xi = 3 par analyse d'échelle de la sommation.

Voir le corrigé complet

La figure 2 représente \log_{10}(f(a)) en fonction de \log_{10}(a). Les points sont alignés selon une droite d'équation :

\log_{10}(f(a)) = p\,\log_{10}(a) + \text{cste}

où p est la pente de la droite.

Relevons deux points remarquables sur le graphe :

  • pour a_1 = 10^{-7}\text{ m}, on lit f(a_1) = 10^{20}\text{ unités SI} ;
  • pour a_2 = 10^{-5}\text{ m}, on lit f(a_2) = 10^{14}\text{ unités SI} (et on vérifie bien que pour a = 10^{-6}\text{ m}, f(a) = 10^{17}\text{ unités SI}).

La pente vaut ainsi :

p = \frac{\log_{10}(f(a_2)) - \log_{10}(f(a_1))}{\log_{10}(a_2) - \log_{10}(a_1)} = \frac{14 - 20}{-5 - (-7)} = \frac{-6}{2} = -3

On en déduit que :

f(a) \propto a^{-3} = \frac{C}{a^3} \quad (C > 0)

D'après la relation admise au préambule du paragraphe III :

E_{\mathrm{Cas}}(a) = -\frac{\hbar c L^2}{2\pi} f(a)

En posant la constante positive B = \frac{\hbar c L^2}{2\pi} C > 0, l'énergie de Casimir s'écrit bien sous la forme :

\boxed{E_{\mathrm{Cas}}(a) = -\frac{B}{a^3}}

L'exposant entier recherché est donc :

\boxed{\xi = 3}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : force conservative, force de casimir

Sachant que la force « ressentie » par la paroi en dérive de l'énergie de Casimir selon une expression analogue à celle d'une force conservative, établir l'expression de cette force en fonction de et . Commenter.

Voir l'indice

Dériver l'énergie de Casimir par rapport à la position de la paroi mobile selon \vec{F} = -\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{Cas}}}{\mathrm{d}a}\vec{e}_z et commenter le sens de la force.

Voir la stratégie
  1. Repérer la position de la paroi mobile sur l'axe (Oz) en fonction de la distance de séparation a.
  2. Exprimer le travail élémentaire de la force pour en déduire sa composante selon \vec{e}_z par dérivation de l'énergie de Casimir E_{\text{Cas}}(a).
  3. Commenter le signe (nature attractive) et la dépendance en a^{-4} de la force.
Voir la réponse courte

Dérivation par rapport à a : F_z = -\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{Cas}}}{\mathrm{d}a} \propto -1/a^{\xi+1}, force attractive divergeant à courte distance.

Voir le corrigé complet

La paroi fixe occupe le plan z = 0, tandis que la paroi mobile est située en z_p = -a le long de l'axe (Oz).

Un déplacement élémentaire de cette paroi correspond à \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}z_p\,\vec{e}_z = -\mathrm{d}a\,\vec{e}_z.

Puisque la force \vec{F} exercée sur cette paroi dérive de l'énergie de Casimir comme d'une énergie potentielle, le travail élémentaire reçu lors de ce déplacement s'écrit :

\delta W = \vec{F} \cdot \mathrm{d}\vec{r} = -\mathrm{d}E_{\text{Cas}}

En projetant la force sur l'axe (Oz), \vec{F} = F_z \vec{e}_z, on obtient :

F_z \,(-\mathrm{d}a) = -\frac{\mathrm{d}E_{\text{Cas}}}{\mathrm{d}a} \, \mathrm{d}a \implies F_z = \frac{\mathrm{d}E_{\text{Cas}}}{\mathrm{d}a}

D'après le résultat de la question Q22, E_{\text{Cas}}(a) = -\dfrac{B}{a^3}, d'où :

\frac{\mathrm{d}E_{\text{Cas}}}{\mathrm{d}a} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}a}\left(-\frac{B}{a^3}\right) = \frac{3B}{a^4}

La force ressentie par la paroi en z = -a s'écrit donc :

\boxed{\vec{F} = \frac{3B}{a^4}\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : analyse dimensionnelle

Déterminer les exposants , et . En déduire l'expression de la constante introduite à la question Q22.

Voir l'indice

Poser le système d'équations aux dimensions sur [F/S] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2} avec a, c et \hbar, puis identifier la constante B.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dimensions de la force par unité de surface ainsi que des grandeurs a, c et \hbar dans le système international (\mathrm{M, L, T}).
  2. Poser le système de trois équations aux puissances de base pour en déduire les exposants \alpha, \beta et \delta.
  3. Relier la force totale F = \frac{3B}{a^4} obtenue à la question Q23 à la force par unité de surface multipliée par l'aire L^2 des miroirs pour déterminer B.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle liant [E_{\mathrm{Cas}}] à [\hbar], [c], [L] et a, conduisant à B \propto \hbar c L^2.

Voir le corrigé complet

Une force a pour dimension [F] = \mathrm{M\,L\,T^{-2}}. Une force par unité de surface (analogue à une pression) a donc pour dimension :

\left[\frac{F}{S}\right] = \frac{\mathrm{M\,L\,T^{-2}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{M\,L^{-1}\,T^{-2}}.

Les dimensions des grandeurs intervenant dans la formule sont :

  • [a] = \mathrm{L} ;
  • [c] = \mathrm{L\,T^{-1}} ;
  • [\hbar] = [E \cdot t] = (\mathrm{M\,L^2\,T^{-2}})\,\mathrm{T} = \mathrm{M\,L^2\,T^{-1}}.

L'expression proposée étant \kappa a^\alpha c^\beta \hbar^\delta, où le facteur \kappa est sans dimension, l'égalité dimensionnelle s'écrit :

\mathrm{M\,L^{-1}\,T^{-2}} = \mathrm{L}^\alpha (\mathrm{L\,T^{-1}})^\beta (\mathrm{M\,L^2\,T^{-1}})^\delta = \mathrm{M}^\delta \, \mathrm{L}^{\alpha + \beta + 2\delta} \, \mathrm{T}^{-\beta - \delta}.

Par identification des exposants de chaque grandeur fondamentale :

\begin{aligned} \text{M} &: \quad \delta = 1, \\ \text{T} &: \quad -\beta - \delta = -2 \implies \beta = 2 - \delta = 1, \\ \text{L} &: \quad \alpha + \beta + 2\delta = -1 \implies \alpha = -1 - \beta - 2\delta = -1 - 1 - 2 = -4. \end{aligned}
\boxed{\alpha = -4, \quad \beta = 1, \quad \delta = 1}

La force par unité de surface s'écrit par conséquent :

P_{\text{Cas}} = \kappa \frac{\hbar c}{a^4}.

Chacun des deux miroirs plans possède une dimension transversale L selon (Ox) et (Oy), soit une surface L^2. La norme de la force exercée sur l'un des miroirs s'écrit :

F = P_{\text{Cas}} L^2 = \kappa \frac{\hbar c L^2}{a^4}.

D'après le résultat de la question Q23, la norme de cette force ressentie par la paroi est F = \frac{3B}{a^4}. Par identification :

\frac{3B}{a^4} = \kappa \frac{\hbar c L^2}{a^4} \implies \boxed{B = \frac{\kappa \hbar c L^2}{3}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : pression de casimir, ordre de grandeur

Calculer numériquement la différence de pression entre l'extérieur et l'intérieur de la cavité due à la force de Casimir. En déduire la norme de cette force pour une cavité formée de deux miroirs plans, de surface chacun, distants de , puis distants de . Commenter.

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique de \Delta P_{\mathrm{Cas}} = \kappa\hbar c/a^4 pour les deux valeurs de distance et multiplier par l'aire L^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer littéralement la différence de pression \Delta P_{\text{Cas}} à partir de la force de Casimir par unité de surface établie à la question Q24, puis effectuer l'application numérique pour a = 100\text{ nm}.
  2. En déduire la norme de la force F_{\text{Cas}} = \Delta P_{\text{Cas}} \, L^2 pour une surface L^2 = 1\text{ cm}^2 à la distance a = 100\text{ nm}.
  3. Utiliser la loi d'échelle en a^{-4} pour calculer la force à la distance macroscopique a = 1\text{ mm}.
  4. Commenter les ordres de grandeur obtenus et la portée effective de cette interaction.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta P_{\mathrm{Cas}} = \frac{\pi^2 \hbar c}{240 a^4}, force notable à l'échelle nanométrique et négligeable au millimètre.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q23 et Q24, la force par unité de surface s'exerçant sur une plaque a pour intensité :

\Delta P_{\text{Cas}} = \kappa \frac{\hbar c}{a^4} = \frac{\pi^2 \hbar c}{240\, a^4}

Cette grandeur représente la différence de pression de radiation du vide entre l'extérieur et l'intérieur de la cavité, responsable du rapprochement des armatures.

Cas a = 100\text{ nm} : Avec \hbar = 1{,}05 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, c = 2{,}99 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et a = 100\text{ nm} = 1{,}00 \times 10^{-7}\text{ m} :

\begin{aligned} \Delta P_{\text{Cas}} &= \frac{\pi^2 \times 1{,}05 \times 10^{-34} \times 2{,}99 \times 10^8}{240 \times (1{,}00 \times 10^{-7})^4} \\ &= \frac{3{,}099 \times 10^{-25}}{240 \times 10^{-28}} \approx 12{,}9\text{ Pa} \end{aligned}
\boxed{\Delta P_{\text{Cas}}(100\text{ nm}) \approx 13\text{ Pa}}

Pour deux miroirs de surface transverse S = L^2 = 1\text{ cm}^2 = 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ m}^2, la norme de la force de Casimir vaut :

\begin{aligned} F_{\text{Cas}}(100\text{ nm}) &= \Delta P_{\text{Cas}} \times L^2 \\ &= 12{,}9 \times 1{,}00 \times 10^{-4} \approx 1{,}29 \times 10^{-3}\text{ N} \end{aligned}
\boxed{F_{\text{Cas}}(100\text{ nm}) \approx 1{,}3\text{ mN}}

Cas a = 1\text{ mm} : Pour une séparation a' = 1\text{ mm} = 1{,}00 \times 10^{-3}\text{ m}, le rapport des distances est a'/a = 10^4. La force évoluant comme a^{-4} :

\begin{aligned} F_{\text{Cas}}(1\text{ mm}) &= F_{\text{Cas}}(100\text{ nm}) \times \left(\frac{a}{a'}\right)^4 \\ &= 1{,}29 \times 10^{-3} \times (10^{-4})^4 = 1{,}29 \times 10^{-19}\text{ N} \end{aligned}
\boxed{F_{\text{Cas}}(1\text{ mm}) \approx 1{,}3 \times 10^{-19}\text{ N}}

Commentaire :

  • À l'échelle nanométrique (a = 100\text{ nm}), la force est de l'ordre du millinewton (\approx 1{,}3\text{ mN}), ce qui est tout à fait mesurable à l'aide d'instruments de laboratoire (microbalances, leviers de microscope à force atomique). La pression associée (\sim 13\text{ Pa}) est significative et peut entraîner le collage indésirable de microcomposants (stiction en microélectromécanique MEMS).
  • À l'échelle millimétrique (a = 1\text{ mm}), la force chute de seize ordres de grandeur (\sim 10^{-19}\text{ N}), devenant rigoureusement indétectable et masquée par toutes les perturbations environnementales.
  • La décroissance extrêmement abrupte en a^{-4} illustre le fait que l'effet Casimir est une interaction purement mésoscopique et nanométrique, sans effet direct à notre échelle macroscopique.

Résultat

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Partie C : Mesures expérimentales et corrections des écarts à la force théorique de Casimir

I · Une mesure dans une configuration sphère-plan

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : dispositif expérimental, parallélisme

Expliquer en quoi l'étude expérimentale de la configuration sphère-plan est plus avantageuse d'un point de vue pratique que celle de la configuration plan-plan vue auparavant.

Voir l'indice

Comparer la contrainte d'alignement de parallélisme strict entre deux plans à l'échelle nanométrique avec la géométrie auto-alignée du contact ponctuel sphère-plan.

Voir la stratégie

Pour comparer deux configurations expérimentales à l'échelle nanométrique, il convient d'analyser :

  1. Les contraintes géométriques d'alignement (parallélisme) ;
  2. La sensibilité aux défauts de surface (rugosité, poussières).
Voir la réponse courte

Élimination de la difficulté d'alignement strictement parallèle entre deux surfaces planes à l'échelle nanométrique.

Voir le corrigé complet

L'utilisation d'une configuration sphère-plan présente deux avantages expérimentaux majeurs par rapport à la géométrie plan-plan :

  • Suppression du problème de parallélisme : Deux plans parallèles distants de a \sim 100\text{ nm} sur une largeur macroscopique L \sim 1\text{ cm} nécessitent un contrôle angulaire de l'ordre de

    \theta < \frac{a}{L} \sim \frac{10^{-7}\text{ m}}{10^{-2}\text{ m}} = 10^{-5}\text{ rad},

    faute de quoi les bords des plaques entrent prématurément en contact. De plus, la force dépendant très fortement de la distance (F \propto a^{-4}), le moindre défaut de parallélisme modifie considérablement la mesure. À l'inverse, une sphère face à un plan définit naturellement un unique point de plus courte approche d, rendant le système intrinsèquement insensible aux erreurs d'alignement angulaire.

  • Réduction de l'impact des poussières et de la rugosité : Dans la configuration plan-plan, la présence d'une seule impureté de taille supérieure à a sur toute l'étendue des plaques (1\text{ cm}^2) interdit l'approche à faible distance. Dans la géométrie sphère-plan, la force est confinée à une région micrométrique au voisinage du point de contact potentiel, ce qui réduit considérablement la probabilité d'une collision parasite avec une impureté.
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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : approximation de proximité, intégration surfacique

En reliant les grandeurs , et et en considérant le cas où est de l'ordre de , proposer une estimation qui montre que la force de Casimir se réduit en pratique aux contributions des couronnes élémentaires au voisinage immédiat de la zone de plus courte approche entre la sphère et le plan.

Voir l'indice

Utiliser l'approximation sagittale e \approx x^2/(2R) et évaluer le rayon x_{\mathrm{eff}} pour lequel la distance locale double par rapport à d.

Voir la stratégie
  1. Exprimer géométriquement la flèche e en fonction du rayon R de la sphère et de la coordonnée radiale x, sous l'approximation e \ll R.
  2. Utiliser la loi de décroissance rapide en H^{-4} de la pression de Casimir (établie aux questions Q23 et Q24) pour définir l'échelle spatiale radiale x_{\text{eff}} au-delà de laquelle la contribution des couronnes devient négligeable devant celle du sommet.
  3. Comparer numériquement cette dimension latérale effective x_{\text{eff}} au rayon R de la sphère pour d \sim 100\text{ nm} et R = 100\text{ }\mu\text{m}.
Voir la réponse courte

La décroissance rapide en 1/e^4 localise la contribution essentielle au voisinage de l'axe de plus courte distance.

Voir le corrigé complet

D'après la géométrie de la figure 5, le centre O de la sphère de rayon R est situé sur l'axe de symétrie. Pour un point de la surface sphérique repéré par sa distance radiale x à cet axe, la coordonnée le long de l'axe vertical vérifie :

x^2 + (R - e)^2 = R^2 \iff x^2 - 2Re + e^2 = 0.

Au voisinage du point de plus courte approche, e \ll R, ce qui donne au premier ordre :

e \approx \frac{x^2}{2R}.

La distance locale entre la surface de la sphère et le plan conducteur s'écrit ainsi :

H(x) = d + e \approx d + \frac{x^2}{2R}.

D'après les questions Q23 et Q24, la force de Casimir par unité de surface décroît très rapidement avec la distance, selon une loi en H^{-4} :

\mathrm{d}F(x) \propto \frac{\mathrm{d}S}{H(x)^4} = \frac{2\pi x\,\mathrm{d}x}{\left(d + \dfrac{x^2}{2R}\right)^4}.

La densité de force est maximale en x = 0 (où H = d) et s'atténue considérablement dès que la distance locale double, c'est-à-dire pour e \sim d, où la densité surfacique de force est déjà divisée par 2^4 = 16.

La zone d'interaction significative est donc confinée au domaine radial vérifiant e \lesssim d, soit :

x \lesssim x_{\text{eff}} = \sqrt{2Rd}.

Pour d \approx 100\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} et R = 100\text{ }\mu\text{m} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m}, on obtient :

x_{\text{eff}} = \sqrt{2 \times 1{,}0 \times 10^{-4} \times 1{,}0 \times 10^{-7}} = \sqrt{2{,}0 \times 10^{-11}} \approx 4{,}5\text{ }\mu\text{m}.

Cette étendue latérale est très petite devant le rayon de la sphère :

\frac{x_{\text{eff}}}{R} \approx \frac{4{,}5\text{ }\mu\text{m}}{100\text{ }\mu\text{m}} = 0{,}045 \ll 1.

On en déduit que la force de Casimir provient quasi-exclusivement d'une calotte sphérique de très faible ouverture angulaire (\theta \approx x_{\text{eff}}/R \approx 2{,}6^\circ) située au voisinage immédiat de la zone de plus courte approche.

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
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Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : force de casimir, comparaison modèle-expérience

Évaluer la force de Casimir sphère-plan pour une distance au plan de . Commenter au vu de la figure 4.

Voir l'indice

Lire le facteur correctif \eta_E à l'abscisse d = 0{,}1\,\mu\mathrm{m} sur la figure 6 et calculer numériquement la force théorique pour la comparer à la mesure.

Voir la stratégie
  1. Relever la valeur du facteur de correction \eta_E sur la figure 6 pour d = 100\text{ nm} = 0{,}1\ \mu\text{m}.
  2. Calculer numériquement la valeur de la force F_{sp} à l'aide de la formule fournie et des données de l'énoncé.
  3. Comparer ce résultat à la valeur expérimentale lue sur la figure 4 pour la même distance d = 100\text{ nm}.
Voir la réponse courte

Calcul de la force intégrée sphère-plan et comparaison avec la gamme de forces mesurées (quelques pN à nN).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 6, pour une distance d = 100\text{ nm} = 0{,}1\ \mu\text{m}, le facteur de correction en énergie vaut approximativement :

\eta_E(0{,}1\ \mu\text{m}) \approx 0{,}50 \pm 0{,}02.

L'expression de la force de Casimir dans la géométrie sphère-plan est :

F_{sp} = \frac{\pi^3 \hbar c R}{360\,d^3}\,\eta_E.

Avec les données numériques fournies :

  • \hbar = 1{,}05 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
  • c = 2{,}99 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • R = 100\ \mu\text{m} = 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ m} ;
  • d = 100\text{ nm} = 1{,}00 \times 10^{-7}\text{ m}.

Calculons d'abord le terme préfactoriel idéal (sans correction, \eta_E = 1) :

\begin{aligned} F_0 &= \frac{\pi^3 \times 1{,}05 \times 10^{-34} \times 2{,}99 \times 10^8 \times 1{,}00 \times 10^{-4}}{360 \times (1{,}00 \times 10^{-7})^3} \\ &= \frac{9{,}73 \times 10^{-29}}{3{,}60 \times 10^{-19}} \approx 2{,}70 \times 10^{-10}\text{ N} = 0{,}27\text{ nN}. \end{aligned}

En appliquant le facteur de correction \eta_E \approx 0{,}50, on obtient :

\boxed{F_{sp} \approx 1{,}4 \times 10^{-10}\text{ N} = 0{,}14\text{ nN}.}

Commentaire au vu de la figure 4 :

  • Sur la figure 4, la force est orientée de façon attractive (valeurs négatives sur l'axe des ordonnées).
  • Pour d = 100\text{ nm}, on lit directement sur la courbe expérimentale :

    F_{\text{Cas, exp}} \approx -0{,}13\text{ à } -0{,}14 \times 10^{-9}\text{ N} = -0{,}13\text{ à } -0{,}14\text{ nN}.
  • La norme calculée F_{sp} \approx 0{,}14\text{ nN} est en excellent accord avec cette mesure expérimentale.

Résultat

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II · Prise en compte de la température non nulle

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : loi de wien, rayonnement thermique, mode de cavité

Évaluer l'ordre de grandeur de la longueur d'onde du rayonnement thermique à température ambiante. Préciser ce que l'on peut dire de la contribution des photons du rayonnement thermique dans la cavité compte tenu du résultat établi à la question Q11.

Voir l'indice

Appliquer la loi de déplacement de Wien à température ambiante (300\text{ K}) et comparer l'énergie des photons thermiques au gap fondamental de la cavité.

Voir la stratégie
  1. Estimer la longueur d'onde caractéristique \lambda_T du rayonnement thermique à température ambiante (T \approx 300\text{ K}) à l'aide de la loi de Wien donnée dans le formulaire.
  2. Comparer \lambda_T à la longueur d'onde maximale admissible dans la cavité \lambda_{\max} = 2a établie à la question Q11 pour en déduire le peuplement thermique des modes de la cavité.
Voir la réponse courte

Par la loi de Wien, \lambda_T \approx 10\,\mu\text{m} \gg 2a = 200\text{ nm} : aucun mode thermique ne peut se propager dans la cavité.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Wien fournie dans le formulaire, la longueur d'onde \lambda_m au maximum d'émission du corps noir à la température T vérifie :

\lambda_m T \approx 3 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{K}.

À température ambiante, pour T \approx 300\text{ K}, la longueur d'onde caractéristique du rayonnement thermique est donc de l'ordre de :

\lambda_T \approx \frac{3 \times 10^{-3}}{300} = 10^{-5}\text{ m} = 10\,\mu\text{m}.
\boxed{\lambda_T \sim 10\,\mu\text{m} \quad (\text{infrarouge thermique})}

D'après la question Q11, les modes propres longitudinaux de la cavité imposent une longueur d'onde de coupure maximale :

\lambda_{\max} = 2a = 200\text{ nm} = 0{,}2\,\mu\text{m}.

On constate ainsi que :

\lambda_T \gg \lambda_{\max}.

L'énergie minimale nécessaire pour exciter le premier mode propre de la cavité vaut :

\hbar\omega_1 = \frac{hc}{\lambda_{\max}} \approx \frac{2\pi \times 1{,}05 \times 10^{-34} \times 2{,}99 \times 10^8}{200 \times 10^{-9}} \approx 9{,}9 \times 10^{-19}\text{ J} \approx 6{,}2\text{ eV},

alors que l'énergie thermique disponible par degré de liberté à 300\text{ K} n'est que de :

k_B T \approx 1{,}38 \times 10^{-23} \times 300 \approx 4{,}1 \times 10^{-21}\text{ J} \approx 0{,}026\text{ eV}.

Comme \hbar\omega_1 \gg k_B T (soit \hbar\omega_1 / k_B T \approx 240), le facteur de Boltzmann \exp(-\hbar\omega / k_B T) est extraordinairement petit : les modes autorisés dans la cavité ne sont pas excités thermiquement.

Conclusion : la contribution des photons d'origine thermique à l'intérieur de la cavité est totalement négligeable.

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : loi de stefan-boltzmann, pression de radiation

En exploitant le résultat de la question Q8, donner l'ordre de grandeur de la pression de radiation sur la face externe des plans reflecteurs et liée aux photons thermiques à température ambiante. En le comparant à la différence de pression évaluée à la question Q25, conclure sur l'effet de la température dans les mesures de l'effet Casimir.

Voir l'indice

Intégrer la loi de Planck pour évaluer la densité d'énergie thermique de Stefan-Boltzmann et confronter la pression résultante à la pression de Casimir.

Voir la stratégie
  1. Calculer la densité volumique d'énergie thermique u(T) par intégration de la loi spectrale de Planck u_\omega(\omega, T) sur [0, +\infty[ à l'aide de l'intégrale fournie.
  2. Relier cette énergie volumique à la pression de radiation thermique P_{\mathrm{rad, th}} via le résultat de la question Q8 (P_{\mathrm{rad}} \sim \langle u_{\mathrm{em}} \rangle).
  3. Comparer numériquement cette pression à la différence de pression de Casimir \Delta P_{\mathrm{Cas}} obtenue à la question Q25 pour a = 100\text{ nm} et conclure sur l'influence de la température.
Voir la réponse courte

La pression de radiation thermique (10^{-6}\text{ Pa}) est négligeable devant la pression de Casimir (1\text{ Pa}) à 100\text{ nm}.

Voir le corrigé complet

D'après l'indication de l'énoncé et la loi de Planck fournie en annexe, la densité volumique d'énergie du rayonnement thermique s'écrit :

u(T) = \int_0^{+\infty} u_\omega(\omega, T) \,\mathrm{d}\omega = \frac{\hbar}{\pi^2 c^3} \int_0^{+\infty} \frac{\omega^3}{\mathrm{e}^{\frac{\hbar \omega}{k_B T}} - 1}\,\mathrm{d}\omega.

En effectuant le changement de variable sans dimension x = \frac{\hbar \omega}{k_B T} (soit \mathrm{d}\omega = \frac{k_B T}{\hbar}\,\mathrm{d}x), il vient :

u(T) = \frac{\hbar}{\pi^2 c^3} \left(\frac{k_B T}{\hbar}\right)^4 \int_0^{+\infty} \frac{x^3}{\mathrm{e}^x - 1}\,\mathrm{d}x.

En utilisant la valeur de l'intégrale fournie dans le formulaire, \displaystyle \int_0^{+\infty} \frac{x^3}{\mathrm{e}^x - 1}\,\mathrm{d}x = \frac{\pi^4}{15}, on obtient la loi de Stefan-Boltzmann volumique :

u(T) = \frac{\pi^2 k_B^4}{15\,\hbar^3 c^3}\,T^4.

À température ambiante T \approx 300\text{ K}, l'application numérique donne :

\begin{aligned} u(300\text{ K}) &= \frac{\pi^2 \times (1{,}38 \times 10^{-23} \times 300)^4}{15 \times (1{,}05 \times 10^{-34})^3 \times (2{,}99 \times 10^8)^3} \\ &\approx 6{,}3 \times 10^{-6}\text{ J}\cdot\text{m}^{-3}. \end{aligned}

D'après le résultat de la question Q8, la pression de radiation sur un miroir parfaitement réfléchissant est de l'ordre de la densité volumique d'énergie électromagnétique (P_{\mathrm{rad}} \sim \langle u_{\mathrm{em}} \rangle). Ainsi, l'ordre de grandeur de la pression de radiation sur la face externe due aux photons thermiques est :

\boxed{P_{\mathrm{rad, th}} \sim u(T) \sim 10^{-6}\text{ Pa} \approx 6 \times 10^{-6}\text{ Pa}.}

À la question Q25, la différence de pression due à l'effet Casimir pour une cavité d'épaisseur a = 100\text{ nm} a été évaluée à :

\Delta P_{\mathrm{Cas}} \approx 13\text{ Pa}.

On constate ainsi que :

\frac{P_{\mathrm{rad, th}}}{\Delta P_{\mathrm{Cas}}} \sim \frac{6 \times 10^{-6}}{13} \sim 5 \times 10^{-7} \ll 1.

La pression de radiation d'origine thermique est inférieure de près de sept ordres de grandeur à la pression de Casimir à l'échelle nanométrique (a = 100\text{ nm}).

Conclusion : Dans les mesures de l'effet Casimir à cette échelle de distance, l'effet de la température ambiante sur la pression de radiation est totalement négligeable devant les fluctuations quantiques du vide.

Résultat

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III · Prise en compte du caractère imparfait des plans réflecteurs

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, force de lorentz

Commenter les différents termes de cette équation. Préciser les conditions permettant de négliger le terme en devant celui en .

Voir l'indice

Identifier les composantes de la force de Lorentz et comparer les amplitudes des forces électrique et magnétique via le rapport de la vitesse particulaire à c.

Voir la réponse courte

La force magnétique v B \sim (v/c)E est négligeable devant la force électrique car le mouvement électronique est non relativiste (v \ll c).

Voir le corrigé complet

L'équation régissant le mouvement d'un électron de conduction s'écrit :

m^* \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e \left[ \vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B} \right]

Elle correspond au principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen :

  • m^* \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} est le terme d'inertie, où la masse effective m^* modélise l'influence du potentiel périodique du réseau cristallin sur la dynamique de l'électron ;
  • -e \vec{E} représente la force électrique exercée par le champ de l'onde électromagnétique sur la charge -e de l'électron ;
  • -e(\vec{v} \wedge \vec{B}) représente la force magnétique de Lorentz ;
  • aucun terme de frottement phénoménologique (tel que -m^*\vec{v}/\tau) n'apparaît, conformément à l'hypothèse de l'énoncé négligeant la relaxation des électrons.

Pour comparer les deux composantes de la force de Lorentz, considérons une onde plane progressive pour laquelle les amplitudes des champs vérifient la relation de structure B \sim E / v_\varphi, où v_\varphi est la vitesse de phase de l'onde dans le milieu (ou B \sim E/c dans le vide). L'ordre de grandeur de la force magnétique par rapport à la force électrique s'écrit :

\frac{\|-e\,(\vec{v} \wedge \vec{B})\|}{\|-e\,\vec{E}\|} \leqslant \frac{v B}{E} \sim \frac{v}{v_\varphi}

Le terme magnétique est donc négligeable devant le terme électrique si :

\boxed{v \ll v_\varphi \quad (\text{ou } v \ll c)}

Cette condition correspond à l'approximation non relativiste pour le mouvement oscillatoire de l'électron sous l'action de l'onde, ce qui est vérifié tant que l'amplitude du champ électrique reste modérée.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conductivité complexe, modèle de drude

Justifier que les ions ne contribuent pratiquement pas à la densité de courant et en déduire l'expression de la conductivité complexe du milieu, à exprimer en fonction de la densité numérique , de la charge élémentaire , de la pulsation et de la masse effective .

Voir l'indice

Négliger le mouvement des ions du fait de leur forte inertie et intégrer la relation fondamentale de la dynamique sous la convention \mathrm{e}^{+i\omega t}.

Voir la réponse courte

Ions immobiles et PFD sur les électrons : \underline{\vec{j}} = -n_e e \underline{\vec{v}}, d'où \underline{\sigma} = \frac{n_e e^2}{\mathrm{i} m^* \omega}.

Voir le corrigé complet

Dans le métal, chaque ion de charge q_i et de masse M_i subit l'action du champ électrique de l'onde. En négligeant la force magnétique conformément à l'hypothèse de la question Q31, l'équation du mouvement d'un ion s'écrit :

M_i \frac{\mathrm{d}\vec{v}_i}{\mathrm{d}t} = q_i \vec{E}.

La masse d'un ion est très supérieure à la masse effective des électrons de conduction (M_i \gg m^*, d'un facteur typiquement supérieur à 10^4). En régime sinusoïdal de pulsation \omega, les vitesses sont inversement proportionnelles aux masses, d'où :

\frac{v_i}{v_e} \sim \frac{m^*}{M_i} \ll 1.

Comme le plasma est localement neutre (n_i q_i = n_e e), la contribution ionique à la densité volumique de courant est négligeable devant la contribution électronique :

\vec{j} = \vec{j}_e + \vec{j}_i \approx \vec{j}_e = - n_e e \vec{v}.

Avec la convention temporelle adoptée en \mathrm{e}^{+i\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle devient \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \to i\omega. L'équation du mouvement de l'électron de conduction s'écrit en notation complexe :

m^* (i\omega) \underline{\vec{v}} = -e \underline{\vec{E}} \implies \underline{\vec{v}} = -\frac{e}{i m^* \omega} \underline{\vec{E}}.

On en déduit l'expression du vecteur densité de courant volumique :

\underline{\vec{j}} = -e n_e \underline{\vec{v}} = \frac{n_e e^2}{i m^* \omega} \underline{\vec{E}} = -i \frac{n_e e^2}{m^* \omega} \underline{\vec{E}}.

Par identification avec la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma} \underline{\vec{E}}, on obtient l'expression de la conductivité complexe :

\boxed{\underline{\sigma} = \frac{n_e e^2}{i m^* \omega} = -i \frac{n_e e^2}{m^* \omega}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert

En utilisant l'équation de Maxwell-Ampère, établir une équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ magnétique en notation complexe.

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday en régime harmonique et substituer la densité de courant grâce à la loi d'Ohm complexe.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de Maxwell-Ampère écrite en notation complexe avec la convention en \mathrm{e}^{+i\omega t}.
  2. Appliquer l'opérateur rotationnel à cette équation, puis utiliser la relation vectorielle \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{B}}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\underline{\vec{B}}) - \Delta \underline{\vec{B}} et l'équation de Maxwell-Thomson \operatorname{div}\underline{\vec{B}} = 0.
  3. Éliminer \vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}} à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday et substituer la conductivité complexe \underline{\sigma} obtenue en Q32.
Voir la réponse courte

Rotationnel de Maxwell-Ampère et utilisation de Maxwell-Faraday : \Delta \underline{\vec{B}} + \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{\mathrm{i}\underline{\sigma}}{\varepsilon_0 \omega}\right)\underline{\vec{B}} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

Dans le plasma d'électrons de conduction, la loi d'Ohm locale en régime sinusoïdal s'écrit \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma}\,\underline{\vec{E}}. L'équation de Maxwell-Ampère s'écrit donc en notation complexe (avec \frac{\partial}{\partial t} \leftrightarrow i\omega) :

\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{B}} = \mu_0 \underline{\vec{j}} + \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = \mu_0(\underline{\sigma} + i\omega\varepsilon_0)\underline{\vec{E}}.

Prenons le rotationnel de cette relation :

\vec{\operatorname{rot}}\big(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{B}}\big) = \mu_0(\underline{\sigma} + i\omega\varepsilon_0)\,\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}}.

D'une part, d'après la formule d'analyse vectorielle fournie et la nullité de la divergence du champ magnétique (\operatorname{div}\underline{\vec{B}} = 0) :

\vec{\operatorname{rot}}\big(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{B}}\big) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\underline{\vec{B}}) - \Delta \underline{\vec{B}} = -\Delta \underline{\vec{B}}.

D'autre part, d'après l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} = -i\omega \underline{\vec{B}}.

On en déduit :

\begin{aligned} -\Delta \underline{\vec{B}} &= -i\omega\mu_0(\underline{\sigma} + i\omega\varepsilon_0)\underline{\vec{B}} \\ &= \left(\varepsilon_0\mu_0\omega^2 - i\omega\mu_0\underline{\sigma}\right)\underline{\vec{B}} \\ &= \left(\frac{\omega^2}{c^2} - i\omega\mu_0\underline{\sigma}\right)\underline{\vec{B}} \quad \text{car } c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}. \end{aligned}

En injectant l'expression de la conductivité complexe établie à la question Q32, \underline{\sigma} = \frac{n_e e^2}{i m^*\omega} = -i\frac{n_e e^2}{m^*\omega}, il vient :

-i\omega\mu_0\underline{\sigma} = -\frac{\mu_0 n_e e^2}{m^*}.

Le champ magnétique vérifie ainsi l'équation de propagation de Helmholtz :

\boxed{\Delta \underline{\vec{B}} + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mu_0 n_e e^2}{m^*}\right)\underline{\vec{B}} = \vec{0}}

ou de manière équivalente, exprimée en fonction de la conductivité complexe \underline{\sigma} :

\boxed{\Delta \underline{\vec{B}} + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - i\omega\mu_0\underline{\sigma}\right)\underline{\vec{B}} = \vec{0}.}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, onde plane progressive harmonique

En déduire la relation de dispersion relative à une opph se propageant dans ce milieu et dont la phase est de la forme .

Voir l'indice

Injecter une forme d'onde progressive harmonique \exp(i(\omega t - kz)) dans l'équation d'onde pour relier directement k^2 à \omega^2.

Voir la réponse courte

Injection de l'OPPH dans l'équation de propagation : k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_P^2}{\omega^2}\right).

Voir le corrigé complet

Pour une onde plane progressive harmonique (opph) se propageant selon l'axe (Oz) dans le sens des z croissants, le champ magnétique s'écrit en notation complexe sous la forme :

\underline{\vec{B}}(z, t) = \underline{\vec{B}}_0 \, \mathrm{e}^{i(\omega t - kz)}

où \underline{\vec{B}}_0 est un vecteur constant transverse (orthogonal à \vec{e}_z).

Le laplacien vectoriel de ce champ s'exprime simplement par la dérivée spatiale seconde selon z :

\Delta \underline{\vec{B}} = \frac{\partial^2 \underline{\vec{B}}}{\partial z^2} = (-i k)^2 \underline{\vec{B}} = -k^2 \underline{\vec{B}}.

En injectant cette expression dans l'équation aux dérivées partielles établie à la question Q33 :

\Delta \underline{\vec{B}} + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mu_0 n_e e^2}{m^*}\right)\underline{\vec{B}} = \vec{0},

on obtient, pour un champ non identiquement nul :

-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mu_0 n_e e^2}{m^*} = 0.

En utilisant la relation fondamentale \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, soit \mu_0 = \frac{1}{\varepsilon_0 c^2}, on aboutit à la relation de dispersion :

\boxed{k^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^* c^2}}

qui peut également s'écrire sous la forme équivalente :

\boxed{\omega^2 = c^2 k^2 + \frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^*}}.

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : pulsation plasma, pulsation de coupure

Montrer l'existence d'une pulsation de coupure , dite pulsation plasma, à exprimer en fonction de , , et .

Voir l'indice

Déterminer la pulsation pour laquelle le vecteur d'onde s'annule, séparant le régime propagatif du régime évanescent.

Voir la réponse courte

Annulation du vecteur d'onde conduisant à la pulsation plasma \omega_P = \sqrt{\frac{n_e e^2}{m^* \varepsilon_0}}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion établie à la question Q34 :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^* c^2} = \frac{1}{c^2} \left( \omega^2 - \frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^*} \right).

Posons la grandeur caractéristique homogène à une pulsation :

\boxed{\omega_{\mathrm{P}} = \sqrt{\frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^*}}}.

La relation de dispersion s'écrit alors :

k^2 = \frac{\omega^2 - \omega_{\mathrm{P}}^2}{c^2}.

Le comportement de l'onde dépend du signe de \omega^2 - \omega_{\mathrm{P}}^2 :

  • si \omega > \omega_{\mathrm{P}}, k^2 > 0 : le vecteur d'onde k est réel. L'onde se propage dans le métal sans atténuation (milieu transparent) ;
  • si \omega < \omega_{\mathrm{P}}, k^2 < 0 : le nombre d'onde k = \pm i \kappa est imaginaire pur. L'onde est stationnaire et évanescente (décroissance exponentielle de l'amplitude dans le métal), il n'y a pas de propagation d'énergie : l'onde incidente est totalement réfléchie.

La pulsation \omega_{\mathrm{P}} marque ainsi la frontière entre un régime évanescent et un régime propagatif : il s'agit bien d'une pulsation de coupure, dite pulsation plasma.

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de phase, vitesse d'oscillation

Exprimer la vitesse de phase et valider l'hypothèse faite à la question Q31.

Voir l'indice

Exprimer la vitesse de phase v_\varphi = \omega/k et montrer que v/c \ll 1 assure la validité de l'approximation non relativiste.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} à partir de la relation de dispersion établie à la question précédente pour \omega > \omega_{\mathrm{P}}.
  2. Relier l'amplitude de \vec{B} à celle de \vec{E} à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday.
  3. Évaluer le rapport de la composante magnétique à la composante électrique de la force de Lorentz et conclure en utilisant le caractère non relativiste de la vitesse des électrons (v \ll c).
Voir la réponse courte

Expression de v_\varphi = c/\sqrt{1-\omega_P^2/\omega^2} et vérification que la vitesse des électrons v_0 = eE_0/(m^*\omega) \ll c.

Voir le corrigé complet

Dans le domaine de propagation (\omega > \omega_{\mathrm{P}}), le vecteur d'onde k est réel et s'écrit d'après la relation de dispersion :

k = \frac{\omega}{c}\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{P}}^2}{\omega^2}}

La vitesse de phase de l'onde dans le plasma est donc donnée par :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{c}{\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{P}}^2}{\omega^2}}}
\boxed{v_\varphi = \frac{c}{\sqrt{1 - \left(\frac{\omega_{\mathrm{P}}}{\omega}\right)^2}}}

Puisque \sqrt{1 - (\omega_{\mathrm{P}}/\omega)^2} < 1, on a :

v_\varphi > c

D'après l'équation de Maxwell-Faraday pour une onde plane progressive harmonique, le champ magnétique s'exprime en fonction du champ électrique selon :

\underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega} \implies B_0 = \frac{k}{\omega} E_0 = \frac{E_0}{v_\varphi}

Le rapport de la partie magnétique de la force de Lorentz à la partie électrique se majore ainsi :

\frac{\|\vec{v} \wedge \vec{B}\|}{\|\vec{E}\|} \leqslant \frac{v B_0}{E_0} = \frac{v}{v_\varphi} < \frac{v}{c}

Les électrons de conduction ayant une vitesse non relativiste (v \ll c), on a immédiatement :

\frac{\|\vec{v} \wedge \vec{B}\|}{\|\vec{E}\|} \ll 1

L'hypothèse faite à la question Q31 consistant à négliger la force magnétique devant la force électrique est donc pleinement validée.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : masse effective, pulsation plasma

Calculer numériquement la masse effective des électrons de conduction dans cette modélisation.

Voir l'indice

Utiliser la relation \omega_P = 2\pi c/\lambda_P pour isoler la masse effective m^* et comparer le résultat à la masse de l'électron libre m_e.

Voir la réponse courte

Calcul numérique direct de m^* = \frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 \omega_P^2} à partir des données de l'énoncé.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q35, la pulsation plasma s'exprime sous la forme :

\omega_{\mathrm{P}} = \sqrt{\frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^*}}

Par définition de la longueur d'onde plasma \lambda_{\mathrm{P}} donnée par l'énoncé, on a :

\lambda_{\mathrm{P}} = \frac{2\pi c}{\omega_{\mathrm{P}}} \iff \omega_{\mathrm{P}} = \frac{2\pi c}{\lambda_{\mathrm{P}}}

En égalant les deux expressions de \omega_{\mathrm{P}}^2, il vient :

\frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m^*} = \frac{4\pi^2 c^2}{\lambda_{\mathrm{P}}^2}

On en déduit l'expression littérale de la masse effective m^* des électrons de conduction :

\boxed{m^* = \frac{n_e e^2 \lambda_{\mathrm{P}}^2}{4\pi^2 \varepsilon_0 c^2}}

Effectuons l'application numérique pour l'aluminium avec les données de l'énoncé :

  • n_e = 1{,}96 \times 10^{29}\text{ m}^{-3} ;
  • e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} ;
  • \lambda_{\mathrm{P}} = 78{,}6\text{ nm} = 78{,}6 \times 10^{-9}\text{ m} ;
  • \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • c = 2{,}99 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Le calcul numérique donne :

\begin{aligned} n_e e^2 \lambda_{\mathrm{P}}^2 &= (1{,}96 \times 10^{29}) \times (1{,}60 \times 10^{-19})^2 \times (78{,}6 \times 10^{-9})^2 \approx 3{,}10 \times 10^{-23}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ 4\pi^2 \varepsilon_0 c^2 &= 4\pi^2 \times (8{,}85 \times 10^{-12}) \times (2{,}99 \times 10^8)^2 \approx 3{,}12 \times 10^7\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

D'où :

\boxed{m^* \approx 9{,}92 \times 10^{-31}\text{ kg}}

Résultat

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : effet de peau, force de casimir

Montrer que le caractère imparfait des conducteurs se traduit par une variation de la norme de la force de Casimir mesurée en où est un entier négatif dont la valeur sera estimée.

Voir l'indice

Exploiter la dépendance linéaire asymptotique \eta_F \propto a/\lambda_P aux faibles distances sur la figure 8 pour modifier la loi en puissance de la force.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Casimir mesurée F_{\text{mes}} en fonction du facteur correctif \eta_{\mathrm{F}} et de la force théorique F_{\text{th}} obtenue pour des conducteurs parfaits.
  2. Rappeler la dépendance en loi de puissance de F_{\text{th}} vis-à-vis de la distance a entre les miroirs (résultats des questions Q23 et Q24).
  3. Déterminer la pente de l'asymptote aux courtes distances (a \ll \lambda_{\mathrm{P}}) sur le diagramme log-log de la figure 8 afin d'en déduire la dépendance de \eta_{\mathrm{F}} en puissance de a, puis conclure sur l'exposant \alpha'.
Voir la réponse courte

La pénétration du champ sur la longueur \delta_P = c/\omega_P augmente la distance effective (a+2\delta_P), modifiant l'exposant de la force.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le facteur correctif sans dimension \eta_{\mathrm{F}} est défini par :

\eta_{\mathrm{F}} = \frac{F_{\text{mes}}}{F_{\text{th}}} \iff F_{\text{mes}} = \eta_{\mathrm{F}} \, F_{\text{th}}

D'après les questions Q23 et Q24, la force théorique entre deux conducteurs parfaits plans varie selon :

F_{\text{th}} \propto a^{-4}

La figure 8 représente \eta_{\mathrm{F}} en fonction du rapport sans dimension \frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}} en coordonnées logarithmiques décimales. Pour les courtes distances (a \ll \lambda_{\mathrm{P}}), le comportement asymptotique est modélisé par la droite en tirets :

\log_{10}(\eta_{\mathrm{F}}) = p \log_{10}\left(\frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}}\right) + \text{cste}

où p désigne la pente de cette droite.

En effectuant une lecture graphique sur la droite en tirets de la figure 8 :

  • pour \frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}} = 10^{-2}, on lit \eta_{\mathrm{F}} = 10^{-2} ;
  • pour \frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}} = 10^{0} = 1, on lit \eta_{\mathrm{F}} = 10^{0} = 1.

La pente vaut donc :

p = \frac{\log_{10}(10^0) - \log_{10}(10^{-2})}{\log_{10}(10^0) - \log_{10}(10^{-2})} = \frac{0 - (-2)}{0 - (-2)} = 1

Le facteur correctif varie donc proportionnellement à la distance :

\eta_{\mathrm{F}} \propto \left(\frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}}\right)^1 \propto a^1

On en déduit immédiatement la dépendance de la norme de la force mesurée :

F_{\text{mes}} \propto a^1 \times a^{-4} = a^{-3}

L'exposant cherché \alpha' est bien un entier négatif, de valeur :

\boxed{\alpha' = -3}

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : réflectivité, oxydation superficielle

Dans les deux cas limites (cas 1 et cas 2) de dimensions de cavité égales respectivement à et , discuter du choix de conducteurs respectivement en aluminium ou en or. Compte tenu des résultats présentés sur les figures 7 et 8, discuter du choix entre l'or et l'aluminium pour une expérience dans une cavité de dimension de l'ordre de . Proposer une justification du fait que l'or est souvent choisi en pratique.

Voir l'indice

Comparer la réflectivité des deux métaux via \lambda_P, puis justifier l'usage préférentiel de l'or par ses propriétés d'inertie chimique face à l'oxydation.

Voir la stratégie
  1. Analyser le comportement du facteur correctif \eta_{\mathrm{F}} sur la figure 7 pour les deux distances extrêmes (a = 10\,\mu\text{m} et a = 0{,}1\,\mu\text{m}) pour l'aluminium et pour l'or.
  2. Relier ces écarts à la longueur d'onde plasma \lambda_{\mathrm{P}} de chaque métal via la figure 8.
  3. Confronter l'avantage théorique de l'aluminium aux contraintes physico-chimiques expérimentales (oxydation de surface, couche de passivation).
Voir la réponse courte

Analyse comparative Au/Al : l'or ne s'oxyde pas, conservant une excellente conductivité superficielle sans couche diélectrique parasite.

Voir le corrigé complet

1. Discussion dans les deux cas limites de dimension a :

  • Cas 2 : a = 10\,µ\text{m} (10^{-5}\text{ m})
    D'après la figure 7, à a = 10\,\mu\text{m}, le facteur correctif tend vers l'unité pour tous les métaux :

    \eta_{\mathrm{F}}(\text{Al}) \approx \eta_{\mathrm{F}}(\text{Au}) \approx 1.

    À cette grande distance, les pulsations optiques caractéristiques des modes pertinents (\omega \sim c/a) sont très faibles devant les pulsations plasma (\omega \ll \omega_{\mathrm{P}}, soit a \gg \lambda_{\mathrm{P}}). Les deux métaux se comportent donc comme des miroirs quasi-parfaits : le choix du conducteur n'a aucune incidence notable sur la mesure de la force de Casimir.

  • Cas 1 : a = 0{,}1\,\mu\text{m} = 100\text{ nm} (10^{-7}\text{ m})
    La figure 7 montre un écart sensible entre les deux métaux :

    \eta_{\mathrm{F}}(\text{Al}) \approx 0{,}53 \quad \text{et} \quad \eta_{\mathrm{F}}(\text{Au}) \approx 0{,}47.

    Le facteur correctif est plus élevé pour l'aluminium que pour l'or.

2. Comparaison entre l'or et l'aluminium pour a \sim 100\text{ nm} :

  • La longueur d'onde plasma de l'aluminium (\lambda_{\mathrm{P},\text{Al}} = 78{,}6\text{ nm}) est plus courte que celle de l'or (\lambda_{\mathrm{P},\text{Au}} = 137\text{ nm}), du fait d'une densité d'électrons de conduction plus élevée dans l'aluminium (n_e \approx 1{,}96 \times 10^{29}\text{ m}^{-3}).
  • Pour a = 100\text{ nm}, on a :

    \left(\frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}}\right)_{\!\text{Al}} = \frac{100}{78{,}6} \approx 1{,}27 > 1 \quad \text{alors que} \quad \left(\frac{a}{\lambda_{\mathrm{P}}}\right)_{\!\text{Au}} = \frac{100}{137} \approx 0{,}73 < 1.

    D'après la figure 8, l'aluminium se situe déjà dans le régime où \eta_{\mathrm{F}} commence à saturer vers 1, tandis que l'or est plus profondément engagé dans la zone de chute liée aux effets de transparence/pénétration de champ. L'aluminium conduit donc à une force plus intense et plus proche de la prédiction du modèle des conducteurs parfaits.

3. Justification du choix pratique de l'or :
En dépit de cet avantage théorique de l'aluminium, l'or est privilégié en pratique pour des raisons de stabilité chimique de surface :

  • L'aluminium s'oxyde spontanément à l'air libre pour former une couche d'alumine \text{Al}_2\text{O}_3 passivante, diélectrique et d'épaisseur typique de 2 à 5\text{ nm}. À une séparation de a \sim 100\text{ nm}, la présence de cette couche d'oxyde altère profondément les conditions de réflexion, piège des charges électrostatiques parasites et crée des potentiels de contact inhomogènes (effets de « patch ») qui faussent la mesure de la force.
  • L'or est un métal noble chimiquement inerte, exempt d'oxydation de surface, ce qui garantit une interface métallique propre, stable dans le temps et un potentiel électrostatique de surface bien maîtrisé.
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IV · Mesure de déflexion par interférométrie en quadrature de phase

Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : différence de marche, déphasage optique

En supposant l'angle de déflexion suffisamment faible pour considérer un retour inverse de deux rayons parallèles comme l'illustre la figure 11, donner une expression approchée du retard de phase introduit par une déflexion du micro-levier pour le rayon réfléchi à l'extrémité du micro-levier par rapport à l'autre.

Voir l'indice

Calculer la différence de marche géométrique aller-retour \delta = 2d entre les deux faisceaux pour en déduire le déphasage optique \varphi = 2\pi\delta/\lambda_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de chemin optique \delta entre le rayon réfléchi sur l'extrémité mobile du micro-levier et le rayon de référence réfléchi sur la base fixe.
  2. En déduire le retard de phase \varphi en fonction de la déflexion d et de la longueur d'onde \lambda_0 du faisceau LASER.
Voir la réponse courte

L'aller-retour sur la distance d correspond à une différence de marche \delta = 2d, soit un déphasage \varphi = \frac{4\pi}{\lambda} d.

Voir le corrigé complet

L'angle de déflexion du micro-levier étant supposé très faible, les rayons incidents sous incidence normale reviennent sur eux-mêmes selon des directions rigoureusement parallèles.

Par rapport au rayon réfléchi sur la base fixe prise pour référence, le rayon atteignant l'extrémité du micro-levier défléchi d'une distance d parcourt :

  • une distance supplémentaire d lors du trajet incident avant d'atteindre la surface réfléchissante ;
  • une distance supplémentaire d lors du trajet réfléchi pour revenir au niveau du plan d'onde de référence.

Dans le vide (indice optique n = 1), la différence de chemin optique entre le rayon mobile et le rayon de référence est donc :

\delta = 2d

Avec la convention temporelle adoptée par l'énoncé en \mathrm{e}^{+i\omega t}, un retard de propagation d'une durée \tau = \delta/c = 2d/c introduit un facteur de phase \mathrm{e}^{-i\omega\tau} = \mathrm{e}^{-i\varphi}. Le retard de phase \varphi s'exprime ainsi :

\begin{aligned} \varphi &= \frac{2\pi}{\lambda_0} \delta = \frac{4\pi d}{\lambda_0} \end{aligned}
\boxed{\varphi = \frac{4\pi d}{\lambda_0}}

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : polarisation de la lumière, biréfringence

Proposer une orientation pour le déplaceur polarisant qui correspond à ce choix. On précisera soigneusement à cet effet les orientations des vecteurs , , et sur un ou plusieurs schémas adaptés.

Voir l'indice

Orienter les axes propres du cristal biréfringent \mathrm{BD}_1 à 45^\circ par rapport aux axes (\vec{e}_x, \vec{e}_y) pour séparer les projections somme et différence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique incident sur le déplaceur \mathrm{BD}_1 dans une nouvelle base orthonormée (\vec{e}_{A_1}, \vec{e}_{B_1}) du plan transverse (Oxy).
  2. Identifier les vecteurs propres \vec{e}_{A_1} et \vec{e}_{B_1} en comparant la décomposition obtenue avec les amplitudes complexes imposées \underline{\vec{E}}_{A_1} et \underline{\vec{E}}_{B_1}.
  3. En déduire l'orientation requise pour le déplaceur \mathrm{BD}_1 et illustrer la disposition géométrique sur un schéma clair.
Voir la réponse courte

Orientation des axes propres du cristal biréfringent pour séparer spatialement les deux états de polarisation orthogonaux.

Voir le corrigé complet

Le faisceau issu de \mathrm{BD}_0 se propageant vers la voie d'analyse possède une amplitude complexe de la forme :

\underline{\vec{E}}_{\mathrm{inc}} = \underline{E}_0' \left(\vec{e}_x + \mathrm{e}^{-i\varphi} \vec{e}_y\right).

D'après l'énoncé, le déplaceur \mathrm{BD}_1 sépare ce faisceau en deux faisceaux polarisés rectilignement selon deux vecteurs unitaires et orthogonaux \vec{e}_{A_1} et \vec{e}_{B_1} atteignant respectivement les cadrans A_1 et B_1, d'amplitudes :

\underline{\vec{E}}_{A_1} = \underline{E}_0'' (1 + \mathrm{e}^{-i\varphi}) \vec{e}_{A_1} \quad \text{et} \quad \underline{\vec{E}}_{B_1} = \underline{E}_0'' (1 - \mathrm{e}^{-i\varphi}) \vec{e}_{B_1}.

Or, décomposons \underline{\vec{E}}_{\mathrm{inc}} sur la base (\vec{e}_{A_1}, \vec{e}_{B_1}) :

\underline{\vec{E}}_{\mathrm{inc}} = \left(\underline{\vec{E}}_{\mathrm{inc}} \cdot \vec{e}_{A_1}\right) \vec{e}_{A_1} + \left(\underline{\vec{E}}_{\mathrm{inc}} \cdot \vec{e}_{B_1}\right) \vec{e}_{B_1}.

Pour obtenir des termes proportionnels respectivement à (1 + \mathrm{e}^{-i\varphi}) et (1 - \mathrm{e}^{-i\varphi}), il faut que :

\begin{aligned} \vec{e}_x \cdot \vec{e}_{A_1} &= \vec{e}_y \cdot \vec{e}_{A_1} = \frac{1}{\sqrt{2}}, \\ \vec{e}_x \cdot \vec{e}_{B_1} &= -\vec{e}_y \cdot \vec{e}_{B_1} = \frac{1}{\sqrt{2}}. \end{aligned}

On en déduit l'expression des vecteurs propres de polarisation de \mathrm{BD}_1 :

\boxed{\vec{e}_{A_1} = \frac{\vec{e}_x + \vec{e}_y}{\sqrt{2}} \quad \text{et} \quad \vec{e}_{B_1} = \frac{\vec{e}_x - \vec{e}_y}{\sqrt{2}}}

qui vérifient bien \|\vec{e}_{A_1}\| = \|\vec{e}_{B_1}\| = 1 et \vec{e}_{A_1} \cdot \vec{e}_{B_1} = 0.

Le déplaceur polarisant \mathrm{BD}_1 doit donc avoir :

  • son axe normal d'entrée \vec{e}_w aligné avec la direction de propagation du faisceau (selon l'axe Oz) ;
  • ses axes neutres propres (\vec{e}_u, \vec{e}_v) tournés d'un angle de \pm 45^\circ (soit \pm \pi/4) par rapport aux axes (\vec{e}_x, \vec{e}_y) dans le plan transverse (Oxy).

Résultat

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : détection en quadrature, contraste d'interférence

Montrer que dans le plan complexe associé au contraste complexe , le déphasage est obtenu par la mesure d'un angle à préciser.

Voir l'indice

Déterminer les intensités sur les deux détecteurs pour exprimer C_1 = \cos\varphi et C_2 = \sin\varphi, puis relier l'argument de \underline{C} à \varphi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les intensités I_{A_1} et I_{B_1} sur la photodiode \mathrm{PD}_1 pour en déduire le contraste C_1.
  2. Déterminer l'effet de l'insertion de la lame quart d'onde \lambda/4 sur les amplitudes complexes reçues par \mathrm{PD}_2, calculer les intensités I_{A_2} et I_{B_2}, puis le contraste C_2.
  3. Former le contraste complexe \underline{C} = C_1 + i C_2 et identifier l'angle \theta dans le plan complexe.
Voir la réponse courte

Les deux voies fournissent C_1 \propto \cos\varphi et C_2 \propto \sin\varphi, de sorte que l'angle polaire \theta identifie directement \varphi.

Voir le corrigé complet

1. Calcul du contraste C_1 (détecteur \mathrm{PD}_1) :

D'après l'énoncé, les amplitudes complexes des champs atteignant les cadrans A_1 et B_1 sont :

\underline{\vec{E}}_{A_1} = \underline{E}_0''\left(1 + \mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\vec{e}_{A_1} \quad \text{et} \quad \underline{\vec{E}}_{B_1} = \underline{E}_0''\left(1 - \mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\vec{e}_{B_1}

Comme \vec{e}_{A_1} et \vec{e}_{B_1} sont unitaires, les intensités relevées s'écrivent :

\begin{aligned} I_{A_1} &= \underline{\vec{E}}_{A_1} \cdot \underline{\vec{E}}_{A_1}^* = \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left|1 + \mathrm{e}^{-i\varphi}\right|^2 = \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left(1 + \mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\left(1 + \mathrm{e}^{i\varphi}\right) = 2\left|\underline{E}_0''\right|^2 (1 + \cos\varphi) \\ I_{B_1} &= \underline{\vec{E}}_{B_1} \cdot \underline{\vec{E}}_{B_1}^* = \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left|1 - \mathrm{e}^{-i\varphi}\right|^2 = \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left(1 - \mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\left(1 - \mathrm{e}^{i\varphi}\right) = 2\left|\underline{E}_0''\right|^2 (1 - \cos\varphi) \end{aligned}

Le contraste C_1 mesuré par \mathrm{PD}_1 vaut donc :

C_1 = \frac{I_{A_1} - I_{B_1}}{I_{A_1} + I_{B_1}} = \frac{4\left|\underline{E}_0''\right|^2 \cos\varphi}{4\left|\underline{E}_0''\right|^2} = \cos\varphi

2. Calcul du contraste C_2 (détecteur \mathrm{PD}_2) :

En l'absence de la lame quart d'onde, les amplitudes complexes sur A_2 et B_2 avaient la même forme que sur A_1 et B_1. Dans cette voie, le terme \mathrm{e}^{-i\varphi} provient de la composante polarisée selon l'axe y, tandis que le terme 1 est associé à la composante de référence (selon l'axe z).

La lame quart d'onde introduit une avance de phase de \pi/2 sur la composante selon y par rapport à celle selon z. Avec la convention adoptée en régime sinusoïdal (\vec{E} = \mathrm{Re}\left[\underline{\vec{E}}_0 \mathrm{e}^{i\omega t}\right]), une avance de phase de \pi/2 se traduit par la multiplication de l'amplitude complexe selon y par le facteur \mathrm{e}^{i\pi/2} = i. Les amplitudes complexes atteignant les cadrans A_2 et B_2 deviennent ainsi :

\underline{\vec{E}}_{A_2} = \underline{E}_0''\left(1 + i\,\mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\vec{e}_{A_2} \quad \text{et} \quad \underline{\vec{E}}_{B_2} = \underline{E}_0''\left(1 - i\,\mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\vec{e}_{B_2}

Les intensités associées valent :

\begin{aligned} I_{A_2} &= \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left(1 + i\,\mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\left(1 - i\,\mathrm{e}^{i\varphi}\right) = \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left(2 + i\left(\mathrm{e}^{-i\varphi} - \mathrm{e}^{i\varphi}\right)\right) = 2\left|\underline{E}_0''\right|^2 (1 + \sin\varphi) \\ I_{B_2} &= \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left(1 - i\,\mathrm{e}^{-i\varphi}\right)\left(1 + i\,\mathrm{e}^{i\varphi}\right) = \left|\underline{E}_0''\right|^2 \left(2 - i\left(\mathrm{e}^{-i\varphi} - \mathrm{e}^{i\varphi}\right)\right) = 2\left|\underline{E}_0''\right|^2 (1 - \sin\varphi) \end{aligned}

Le contraste C_2 mesuré par \mathrm{PD}_2 est par conséquent :

C_2 = \frac{I_{A_2} - I_{B_2}}{I_{A_2} + I_{B_2}} = \frac{4\left|\underline{E}_0''\right|^2 \sin\varphi}{4\left|\underline{E}_0''\right|^2} = \sin\varphi

3. Interprétation géométrique dans le plan complexe :

Le contraste complexe s'écrit donc :

\underline{C} = C_1 + i\,C_2 = \cos\varphi + i\sin\varphi = \mathrm{e}^{i\varphi}

Dans le plan complexe (C_1, C_2), le point représentatif de \underline{C} décrit le cercle trigonométrique de centre O et de rayon 1.

Le déphasage \varphi s'obtient donc directement par la mesure de l'angle polaire \theta :

\boxed{\theta = \arg(\underline{C}) \equiv \varphi \pmod{2\pi}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : sensibilité de mesure, interférométrie

Sachant qu'il est possible de détecter une variation de l'angle de au mieux, déterminer la valeur numérique de la plus petite variation de déflexion mesurable pour le micro-levier. Conclure dans le contexte de l'étude de forces de Casimir avec un tel dispositif.

Voir l'indice

Différencier la relation reliant le déphasage à la déflexion pour calculer la résolution spatiale ultime \delta d = \frac{\lambda_0}{4\pi}\delta\theta.

Voir la stratégie
  1. Relier la variation de l'angle \theta mesuré à la variation de déflexion \delta d à l'aide des relations obtenues aux questions Q40 et Q42.
  2. Effectuer l'application numérique avec la longueur d'onde de la source LASER \lambda_0 = 633\text{ nm}.
  3. Conclure en comparant cette résolution spatiale sub-picométrique aux grandeurs caractéristiques de l'expérience (déplacement, raideur du micro-levier, ordre de grandeur des forces mesurées).
Voir la réponse courte

Variation minimale \delta d = \frac{\lambda}{4\pi}\delta\theta \approx 0,5\text{ pm}, sensibilité sub-picométrique idéale pour mesurer les forces nanométriques.

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D'après la question Q42, l'angle polaire dans le plan complexe des contrastes est directement égal au déphasage : \theta = \varphi.

D'après la question Q40, le retard de phase s'écrit \varphi = \dfrac{4\pi d}{\lambda_0}. Il vient donc par différentiation :

\delta\theta = \frac{4\pi}{\lambda_0}\,\delta d \iff \delta d = \frac{\lambda_0}{4\pi}\,\delta\theta.

Pour la plus petite variation angulaire détectable \delta\theta = 10^{-5}\text{ rad}, avec un faisceau LASER de longueur d'onde \lambda_0 = 633\text{ nm} :

\begin{aligned} \delta d &= \frac{633 \times 10^{-9} \times 10^{-5}}{4\pi} \approx 5{,}04 \times 10^{-13}\text{ m}. \end{aligned}
\boxed{\delta d \approx 5{,}0 \times 10^{-13}\text{ m} \approx 0{,}50\text{ pm}}

Conclusion dans le contexte de l'étude de l'effet Casimir :

  • Cette résolution spatiale est sub-picométrique, soit nettement inférieure au diamètre d'un atome (\sim 10^{-10}\text{ m}) et tout à fait négligeable devant les distances d'approche explorées (d \in [60, 900]\text{ nm}).
  • Pour un micro-levier classique de raideur k \sim 0{,}1\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}, une telle résolution sur la déflexion correspond à une sensibilité en force :

    \delta F \sim k\,\delta d \sim 0{,}1 \times 5 \times 10^{-13} \sim 5 \times 10^{-14}\text{ N} = 0{,}05\text{ pN}.

    Cette sensibilité sub-piconewton est parfaitement adaptée pour mesurer avec une excellente précision (évaluée à 2\,\% dans le texte) les forces de Casimir, dont les intensités typiques sont de l'ordre de 10\text{ à }500\text{ pN} (voir figure 4).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Quantification et confinement (30 % des questions, partie B), Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques (22 %, partie A) et Ondes électromagnétiques dans les milieux (17 %). Plus ponctuellement : Fonction d'onde et équation de Schrödinger, Modèle scalaire de la lumière et cohérence, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Photons et dualité onde-corpuscule, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

Peu : 4 questions sur 43 (9 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI : Q9, Q24, Q40 et Q43.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 ?

Q19 (énergie de casimir) et Q38 (effet de peau), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (relation de passage), Q11 (cavité résonante), Q12 (oscillateur harmonique quantique), Q13 (valeur moyenne), Q14 (valeur moyenne), Q16 (inégalité de heisenberg), Q17 (énergie du vide), Q26 (dispositif expérimental)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (équation de maxwell-faraday), Q5 (relation de passage), Q9 (impulsion du photon), Q10 (cavité résonante) et Q34 (relation de dispersion).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (26 sur 43), par exemple : Q1, Q3 à Q5, Q7, Q10 à Q15, Q17, Q18, Q20, Q23, Q25, Q26, Q29, Q31 à Q35…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q8 et Q16.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2026 ?

Moyenne : 9,3/20 (écart-type 3,97, 762 présents).

Faut-il connaître le théorème de la demi-somme pour traiter Q6 ?

Non : l'énoncé guide la démarche d'exclusion de l'élément de surface. Le champ effectif \vec{B}^* agissant sur les courants de paroi vaut la demi-somme des champs de part et d'autre de l'interface, soit \frac{1}{2}\vec{B}(0^-, t) puisque le champ est nul dans le conducteur parfait.

Quelle convention temporelle complexe retenir pour la conductivité en Q32 ?

La dépendance temporelle est en \mathrm{e}^{+\mathrm{i}\omega t}, imposant la substitution \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \to +\mathrm{i}\omega. On obtient ainsi une conductivité purement imaginaire \underline{\sigma} = -\mathrm{i}\frac{n_e e^2}{m^* \omega}, sans partie réelle dissipative.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.