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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2022

Centres de données

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 8 questions sur 39. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PCSI 10 · MP2I 7 · TSI1 7 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Diffusion et transferts thermiques, Solutions aqueuses et électrochimie · 7 incontournables · 10 questions de première année
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Ce sujet aborde une problématique technologique et sociétale contemporaine : la consommation énergétique et le refroidissement des centres de données informatiques (data centers), tant au sol que dans le cadre d'un projet prospectif de délocalisation orbitale.

L'épreuve est particulièrement équilibrée et balaie de grands classiques du programme de MP : la thermique d'une ailette de refroidissement (équation différentielle stationnaire et résistance thermique), un bilan énergétique de salle serveurs (climatiseur et free-cooling), la mécanique orbitale newtonienne, ainsi qu'une étude très complète de la propagation des ondes électromagnétiques dans l'ionosphère modélisée par un plasma froid non collisionnel. Le sujet se conclut sur une partie de chimie appliquée aux accumulateurs lithium-ion. Constituant un support idéal pour les révisions de synthèse, il mêle questions de cours incontournables et questions ouvertes valorisant la prise d'initiative et le sens des ordres de grandeur.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,17/20)
Temps estimé
≈ 2 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    La partie I (Q1 à Q11) et les trois sous-parties de la partie II (Q12 à Q15, Q16 à Q30, et Q31 à Q39) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément.

  • Données en annexe

    Q3, Q6, Q9, Q14, Q30, Q34… : Toutes les grandeurs numériques, propriétés des matériaux et constantes physiques utiles sont regroupées en fin d'énoncé.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

39 questions
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Partie I : Refroidir les centres de données, quelques solutions techniques contemporaines

I.A · À l'échelle des composants

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, conduction thermique

Énoncer la loi de Fourier relative au vecteur densité de flux thermique qui caractérise le phénomène de conduction thermique le long de l'axe de l'ailette.

Voir l'indice

Exprimer le vecteur densité de flux thermique en fonction de la conductivité \lambda et du gradient spatial de température selon \vec{u}_x.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier reliant le vecteur densité de flux thermique au gradient spatial de température : \vec{\jmath}_Q = -\lambda\vec{\nabla}T.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu matériel isotrope de conductivité thermique \lambda, le vecteur densité de flux thermique \vec{\jmath}_Q est proportionnel à l'opposé du gradient de température :

\vec{\jmath}_Q = -\lambda \, \vec{\operatorname{grad}} T

Dans le cadre de l'approximation unidimensionnelle adoptée, où le champ de température ne dépend que de l'abscisse axiale x, cette relation projetée sur l'axe (Ox) orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_x devient :

\boxed{\vec{\jmath}_Q(x) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \, \vec{u}_x}

où :

  • \vec{\jmath}_Q est le vecteur densité volumique de flux thermique (en \mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
  • \lambda est la conductivité thermique du matériau constituant l'ailette (en \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}) ;
  • \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} est le gradient de température le long de l'ailette (en \mathrm{K\cdot m^{-1}}).

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : ailette thermique, bilan d'énergie

En réalisant un bilan de puissance thermique sur une tranche de longueur de l'ailette, montrer que la température suit l'équation différentielle

Voir l'indice

Effectuer un bilan thermique en régime stationnaire sur une tranche d'ailette comprise entre x et x+\mathrm{d}x, en comptabilisant le flux conductif entrant, le flux sortant et le flux latéral cédé par convection selon la loi de Newton.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par une tranche d'ailette comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x.
  2. Exprimer le bilan d'énergie en régime stationnaire en dénombrant les flux conductifs aux deux sections transverses et le flux conducto-convectif à travers la surface latérale.
  3. Réorganiser l'équation obtenue sous la forme demandée pour identifier la longueur caractéristique \delta.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance stationnaire sur une tranche \mathrm{d}x avec conduction axiale et convection latérale, menant à l'équation différentielle fournie.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué de la tranche d'ailette cylindrique comprise entre les plans de section droite d'abscisses x et x+\mathrm{d}x.

  • L'aire de la section droite est S = \pi a^2.
  • L'aire de la surface latérale d'échange avec l'air est \mathrm{d}\Sigma_{\mathrm{lat}} = 2\pi a\,\mathrm{d}x.

En régime stationnaire, la variation d'énergie interne du système par unité de temps est nulle :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \Phi_{\mathrm{net}} = 0

Ce bilan de puissance thermique entrant dans la tranche fait intervenir :

  • le flux conductif entrant en x :

    \Phi_{\mathrm{cond}}(x) = j_Q(x)\,S = -\lambda \pi a^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}(x)
  • le flux conductif sortant en x+\mathrm{d}x :

    \Phi_{\mathrm{cond}}(x+\mathrm{d}x) = -\lambda \pi a^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}(x+\mathrm{d}x)
  • le flux conducto-convectif sortant à travers la surface latérale vers l'air à température T_a, modélisé par la loi de Newton :

    \delta\Phi_{\mathrm{cc}} = \vec{\jmath}_{\mathrm{cc}} \cdot \vec{n}\,\mathrm{d}\Sigma_{\mathrm{lat}} = h\left(T(x) - T_a\right) 2\pi a\,\mathrm{d}x

Le bilan de puissance s'écrit donc :

\Phi_{\mathrm{cond}}(x) - \Phi_{\mathrm{cond}}(x+\mathrm{d}x) - \delta\Phi_{\mathrm{cc}} = 0

soit, au premier ordre en \mathrm{d}x :

-\frac{\mathrm{d}\Phi_{\mathrm{cond}}}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x - h\left(T(x)-T_a\right) 2\pi a\,\mathrm{d}x = 0

En remplaçant l'expression de \Phi_{\mathrm{cond}}(x) :

\lambda \pi a^2 \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}\,\mathrm{d}x - 2\pi a h \left(T(x)-T_a\right)\mathrm{d}x = 0

En divisant par \lambda \pi a^2\,\mathrm{d}x \neq 0, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} - \frac{2h}{\lambda a} T(x) = -\frac{2h}{\lambda a} T_a

En posant \delta = \sqrt{\dfrac{\lambda a}{2h}}, l'équation différentielle régissant le champ de température prend la forme :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^{2}T}{\mathrm{d}x^{2}} - \frac{1}{\delta^{2}} T = -\frac{1}{\delta^{2}} T_{a} \quad \text{avec} \quad \delta = \sqrt{\frac{\lambda a}{2h}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : analyse dimensionnelle, longueur caractéristique

Vérifier l'homogénéité de l'expression du paramètre introduit dans la question précédente. Estimer sa valeur numérique dans le cas d'une ailette en silicium de rayon .

Voir l'indice

Identifier la dimension de \lambda (\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}) et de h (\mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}) pour confirmer que \delta est une longueur. Prendre garde à choisir la valeur de h correspondant à de l'air renouvelé (présence de ventilateurs).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dimension de \delta à partir de celles de \lambda, a et h (ou directement en utilisant les unités du Système International données en fin d'énoncé), puis vérifier la cohérence avec l'équation différentielle (I.1).
  2. Choisir la valeur pertinente du coefficient conducto-convectif h parmi les données : l'énoncé indiquant que des ventilateurs renouvellent en permanence l'air, c'est la valeur en air renouvelé h_r qui s'impose.
Voir la réponse courte

Vérification de la dimension d'une longueur pour \delta = \sqrt{\lambda a/(2h)} puis calcul numérique pour l'ailette en silicium.

Voir le corrigé complet

1. Homogénéité de \delta

D'après la définition de \delta :

\delta^2 = \frac{\lambda a}{2h}

À partir des unités des données :

  • [\lambda] = \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}} ;
  • [a] = \mathrm{m} ;
  • [h] = \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}.

L'unité de \delta^2 s'écrit donc :

[\delta^2] = \frac{[\lambda]\,[a]}{[h]} = \frac{(\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}})\times \mathrm{m}}{\mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}} = \mathrm{m^2}

Par conséquent, [\delta] = \mathrm{m} : le paramètre \delta est bien homogène à une longueur.

On peut également le vérifier directement dans l'équation différentielle (I.1) : le terme \dfrac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} étant homogène à \mathrm{K\cdot m^{-2}}, le terme \dfrac{T}{\delta^2} l'est aussi, ce qui confirme que \delta est homogène à une longueur.

2. Estimation numérique

L'introduction de la sous-partie I.A précise que « des ventilateurs sont installés afin de renouveler en permanence l'air au contact des composants ». Il convient donc d'utiliser le coefficient d'échange en air renouvelé :

h = h_r = 300\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}

Avec \lambda_{\mathrm{Si}} = 148\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et a = 1\text{ mm} = 1{,}0\times 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} \delta &= \sqrt{\frac{\lambda_{\mathrm{Si}}\,a}{2\,h_r}} = \sqrt{\frac{148 \times 1{,}0 \times 10^{-3}}{2 \times 300}} = \sqrt{2{,}47 \times 10^{-4}}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\delta \simeq 1{,}6\text{ cm} \quad (1{,}57 \times 10^{-2}\text{ m})}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : condition aux limites, transfert thermique

Expliciter les conditions aux limites que doit vérifier le champ de température en et en .

Voir l'indice

Écrire la continuité de la température au contact parfait en x = 0, et exprimer que la section terminale en x = b est athermane (surface d'échange terminale négligeable devant la surface latérale).

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition en x = 0 à partir des hypothèses de contact avec le composant.
  2. Exprimer la condition de transfert thermique en x = b avec l'air ambiant, puis la simplifier sous l'hypothèse géométrique du cylindre très allongé (b \gg a).
  3. Valider le choix de la condition en x = b par l'observation des courbes de la figure 2.
Voir la réponse courte

Température imposée T(0) = T_0 en pied d'ailette et flux conducto-convectif ou extrémité adiabatique en x = b.

Voir le corrigé complet

1. Condition aux limites en x = 0 :

Le contact thermique entre le composant à température T_d et l'ailette en x = 0 est supposé parfait. Par continuité de la température à l'interface, on a directement :

\boxed{T(0) = T_d}

2. Condition aux limites en x = b :

En x = b, la section droite d'aire S = \pi a^2 échange de la chaleur avec l'air à la température T_a par transfert conducto-convectif. La continuité de la composante normale de la densité de flux s'écrit, en appliquant la loi de Fourier et la loi de Newton :

-\lambda \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=b} = h\left(T(b) - T_a\right)

Cependant, l'énoncé précise que l'ailette est très élancée : b \gg a. L'aire de la surface terminale S = \pi a^2 est ainsi négligeable devant l'aire latérale d'échange S_{\mathrm{lat}} = 2\pi a b (leur rapport valant a/(2b) \ll 1). Le flux thermique cédé par cette face est négligeable, ce qui permet d'assimiler l'extrémité x = b à une frontière thermiquement isolée (extrémité athermane ou adiabatique) :

\boxed{\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=b} = 0}

L'observation de la figure 2 confirme ce choix : à l'abscisse adimensionnée x/b = 1, toutes les courbes présentent une tangente horizontale, caractéristique d'une dérivée spatiale nulle.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : ailette thermique, profil de température

En précisant les approximations effectuées, obtenir une expression analytique approchée de dans le cas où . Vérifier la cohérence de cette expression avec la figure 2.

Voir l'indice

Partir de la solution générale en combinaisons d'exponentielles ; pour b \gg \delta, éliminer la composante en \mathrm{e}^{+x/\delta} afin de respecter la condition à l'infini équivalente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la solution générale de l'équation différentielle (I.1) pour l'écart de température \theta(x) = T(x) - T_a.
  2. Préciser l'approximation de l'ailette de grande longueur (b \gg \delta) : l'influence de l'extrémité en x = b devient négligeable, ce qui élimine le mode exponentiellement croissant.
  3. Réécrire la solution sous forme adimensionnée et vérifier quantitativement la concordance avec les courbes b/\delta = 5 et b/\delta = 10 de la figure 2.
Voir la réponse courte

Modèle de l'ailette semi-infinie pour b \gg \delta conduisant à un profil exponentiel décroissant vérifié sur la figure.

Voir le corrigé complet

Posons \theta(x) = T(x) - T_a. D'après l'équation (I.1), \theta(x) vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}x^2} - \frac{1}{\delta^2}\theta = 0

dont la solution générale s'écrit :

\theta(x) = C_1\,\mathrm{e}^{-x/\delta} + C_2\,\mathrm{e}^{x/\delta}

où C_1 et C_2 sont des constantes déterminées par les conditions aux limites établies en Q4.

Approximation effectuée : Dans le cas d'une ailette très longue devant la longueur caractéristique de diffusion conducto-convective (b \gg \delta), les pertes thermiques latérales sont telles que la perturbation thermique introduite en x=0 s'atténue complètement avant d'atteindre l'extrémité. On peut donc :

  • soit assimiler l'ailette à une ailette semi-infinie (b \to +\infty), ce qui impose d'éliminer la solution divergente en posant C_2 = 0 pour que la température reste bornée ;
  • soit partir de la solution exacte associée à l'extrémité athermane \left.\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}x}\right|_{x=b} = 0, soit \theta(x) = (T_d - T_a)\frac{\cosh\left(\frac{b-x}{\delta}\right)}{\cosh(b/\delta)}, et constater que pour b/\delta \gg 1, on a :

    \frac{\cosh\left(\frac{b-x}{\delta}\right)}{\cosh(b/\delta)} = \frac{\mathrm{e}^{\frac{b-x}{\delta}} + \mathrm{e}^{-\frac{b-x}{\delta}}}{\mathrm{e}^{b/\delta} + \mathrm{e}^{-b/\delta}} \simeq \mathrm{e}^{-x/\delta}.

Avec la condition en x = 0 : \theta(0) = T_d - T_a = C_1, il vient immédiatement :

\boxed{T(x) = T_a + (T_d - T_a)\,\mathrm{e}^{-x/\delta}}

Cohérence avec la figure 2 : En grandeurs adimensionnées, l'expression approchée s'écrit :

\frac{T(x) - T_a}{T_d - T_a} \simeq \exp\left(-\frac{b}{\delta} \cdot \frac{x}{b}\right)
  • Pour b/\delta = 10, cette fonction prédit une valeur de \mathrm{e}^{-1} \simeq 0{,}37 en x/b = 1/10 = 0{,}10. Sur la figure 2, la courbe en trait plein (b/\delta = 10) passe précisément par l'ordonnée 0{,}37 en x/b = 0{,}1. Elle s'annule quasiment dès x/b \geqslant 0{,}4 (car \mathrm{e}^{-4} \simeq 0{,}018).
  • Pour b/\delta = 5, la valeur \mathrm{e}^{-1} \simeq 0{,}37 est attendue en x/b = 1/5 = 0{,}20, ce qui est également parfaitement conforme au tracé en tirets courts de la figure 2.

L'expression obtenue est donc en parfait accord avec le réseau de courbes fourni.

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, ailette thermique

La figure 3 donne une représentation graphique de l'évolution de la résistance thermique d'une ailette cylindrique en fonction du rapport , pour différents matériaux. Interpréter physiquement l'existence d'une valeur asymptotique de commune aux différents matériaux lorsque ; justifier sa valeur numérique.

Voir l'indice

Pour b \ll \delta, la conduction est prépondérante et l'ailette devient quasi-isotherme à T_d : la résistance thermique se réduit alors à celle de la convection sur la section frontale de l'ailette.

Voir la stratégie
  1. Analyser le comportement thermique de l'ailette dans la limite b \ll \delta (régime quasi-isotherme et rôle prépondérant de la convection par rapport à la conduction).
  2. Identifier la surface d'échange effective lorsque b/\delta \to 0 (soit b \to 0) pour exprimer la résistance thermique asymptotique R_{\mathrm{th},0}.
  3. Réaliser l'application numérique avec le coefficient conducto-convectif adapté (h_r) et comparer à la valeur lue sur la figure 3.
Voir la réponse courte

Pour b \ll \delta, l'ailette est isotherme : la résistance thermique se réduit à la résistance convective latérale R_{\mathrm{th}} \simeq 1/(2\pi a b h).

Voir le corrigé complet

Lorsque b \ll \delta, la longueur caractéristique de diffusion thermique \delta est bien supérieure à la longueur géométrique b de l'ailette. La résistance thermique de conduction au sein du solide devient négligeable devant la résistance d'échange convectif avec l'air ambiant : la température est quasi-uniforme dans toute l'ailette, soit :

T(x) \simeq T_d \quad \forall x \in [0, b].

La puissance thermique totale évacuée s'écrit alors :

\mathcal{P} = h \, S_{\mathrm{tot}} (T_d - T_a),

où S_{\mathrm{tot}} = S_{\mathrm{lat}} + S désigne la surface totale en contact avec le fluide, avec S_{\mathrm{lat}} = 2\pi a b la surface latérale et S = \pi a^2 la section droite terminale (en x=b).

Lorsque b/\delta \to 0 (ce qui correspond à b \to 0 à matériau et rayon fixés), la surface latérale devient négligeable devant la surface de la section terminale (S_{\mathrm{lat}} \ll S). La surface d'échange se réduit à la section droite S = \pi a^2, ce qui correspond à l'absence d'ailette (le composant échange directement par sa section de contact).

Le transfert thermique est alors uniquement limité par la convection superficielle entre cette surface à température T_d et l'air à T_a, sans que la conductivité thermique \lambda du matériau n'intervienne. Cela explique pourquoi la valeur asymptotique de R_{\mathrm{th}} est commune à tous les matériaux.

L'expression théorique de cette résistance thermique asymptotique est donc :

R_{\mathrm{th},0} = \frac{T_d - T_a}{\mathcal{P}} = \frac{1}{h S} = \frac{1}{h \pi a^2}.

D'après la légende de la figure 3, les ailettes sont étudiées « en présence de ventilation ». On utilise donc le coefficient conducto-convectif en air renouvelé :

h = h_r = 300\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}.

Avec un rayon a = 1\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} R_{\mathrm{th},0} &= \frac{1}{300 \times \pi \times (1{,}0 \times 10^{-3})^2} \\ R_{\mathrm{th},0} &\simeq 1{,}06 \times 10^3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. \end{aligned}
\boxed{R_{\mathrm{th},0} \simeq 1{,}1 \times 10^3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Cette valeur correspond parfaitement au plateau horizontal observé sur la figure 3 pour b/\delta \leqslant 10^{-3}, situé légèrement au-dessus de la graduation 10^3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}.

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, ailette thermique

Retrouver, par le calcul, la valeur asymptotique de la résistance thermique de l'ailette en silicium dans le cas où .

Voir l'indice

Calculer le flux thermique total injecté en x = 0 par conduction pure grâce à la dérivée du profil asymptotique obtenu en Q5, puis appliquer la définition R_{\mathrm{th}} = (T_d - T_a)/\mathcal{P}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique total \mathcal{P} évacué par l'ailette en régime stationnaire : par conservation de l'énergie, il est égal au flux thermique entrant par conduction en x = 0.
  2. Utiliser le profil approché de température établi à la question Q5 pour b \gg \delta.
  3. En déduire l'expression analytique de la résistance thermique asymptotique R_{\mathrm{th},\infty}, puis réaliser l'application numérique et la confronter à la courbe de la figure 3.
Voir la réponse courte

Calcul du flux injecté en x = 0 par dérivation du champ T(x), donnant R_{\mathrm{th}} = 1/(\pi a \sqrt{2\lambda a h}).

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, un bilan d'énergie sur l'ensemble de l'ailette montre que la puissance thermique totale \mathcal{P} cédée à l'air ambiant est égale à la puissance thermique reçue par conduction en x = 0 à travers la section droite S = \pi a^2 :

\mathcal{P} = \Phi(0) = \vec{\jmath}_Q(0) \cdot (\pi a^2 \vec{u}_x) = -\lambda \pi a^2 \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0}

D'après la question Q5, dans la limite d'une ailette longue (b \gg \delta), le champ de température est donné par :

T(x) - T_a \simeq (T_d - T_a)\,\mathrm{e}^{-x/\delta}

La dérivée en x = 0 s'écrit alors :

\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} \simeq -\frac{T_d - T_a}{\delta}

On en déduit l'expression de la puissance thermique dissipée :

\mathcal{P} \simeq \frac{\lambda \pi a^2}{\delta} (T_d - T_a)

La résistance thermique de l'ailette atteint ainsi une valeur limite indépendante de la longueur b :

R_{\mathrm{th},\infty} = \frac{T_d - T_a}{\mathcal{P}} = \frac{\delta}{\lambda \pi a^2}

En remplaçant \delta = \sqrt{\dfrac{\lambda a}{2h_r}}, on obtient :

R_{\mathrm{th},\infty} = \frac{1}{\pi a^2 \sqrt{\dfrac{2 h_r \lambda}{a}}} = \frac{1}{\pi \sqrt{2 h_r \lambda a^3}}

Pour le silicium, avec a = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}, \lambda_{\mathrm{Si}} = 148\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, h_r = 300\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} et \delta_{\mathrm{Si}} \simeq 1{,}57 \times 10^{-2}\text{ m} (d'après Q3) :

R_{\mathrm{th},\infty} = \frac{1{,}57 \times 10^{-2}}{148 \times \pi \times (1{,}0 \times 10^{-3})^2} \simeq 33{,}8\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{\mathrm{th},\infty} \simeq 34\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, dimensionnement thermique

En pratique, les ailettes sont réalisées en aluminium et leur longueur est fixée à . En vous appuyant sur la figure 3, justifier ces choix, puis estimer le nombre d'ailettes (de rayon ) à associer à un microprocesseur dissipant une puissance thermique de pour que la température de ce dernier n'excède par en régime stationnaire de fonctionnement. Commenter.

Voir l'indice

Constater sur le graphique que pour \mathrm{Al}, le rapport b/\delta \approx 1 correspond au coude optimal d'efficacité massique ; sommer les admittances thermiques de N ailettes montées en parallèle pour évacuer 200\text{ W} avec un écart de température \Delta T \le 25\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Justifier le choix du matériau (aluminium) et de la dimension (b = 2\text{ cm}) à l'aide de la conductivité thermique et de la longueur caractéristique \delta, en observant le comportement asymptotique sur la figure 3.
  2. Définir la résistance thermique globale maximale admissible pour maintenir T_d \le 60\,^{\circ}\mathrm{C}, en choisissant une température ambiante usuelle T_a.
  3. Lire la résistance thermique d'une ailette sur la figure 3 pour en déduire le nombre d'ailettes N montées en parallèle, puis commenter la faisabilité géométrique (encombrement sur un microprocesseur).
Voir la réponse courte

Justification du compromis de conductivité pour l'aluminium et de la longueur optimale b \simeq 2\delta, puis calcul du nombre d'ailettes nécessaires.

Voir le corrigé complet

1. Justification du choix de l'aluminium et de la longueur b = 2\text{ cm}

  • Choix du matériau : D'après les données de l'énoncé, l'aluminium possède la conductivité thermique la plus élevée parmi les trois matériaux considérés :

    \lambda_{\mathrm{Al}} = 237\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} > \lambda_{\mathrm{Si}} = 148\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} > \lambda_{\mathrm{acier}} = 50\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

    Sur la figure 3, la courbe de l'aluminium (en tirets) présente la résistance thermique asymptotique la plus faible (R_{\mathrm{th},\infty} \simeq 27\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, contre 34\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} pour le silicium et environ 58\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} pour l'acier). L'aluminium permet donc d'évacuer le plus efficacement la puissance thermique. De plus, il est peu dense, peu coûteux et facile à usiner.

  • Choix de la longueur b = 2\text{ cm} : Calculons la longueur caractéristique pour l'aluminium en air renouvelé (h = h_r = 300\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}) et pour a = 1\text{ mm} :

    \delta_{\mathrm{Al}} = \sqrt{\frac{\lambda_{\mathrm{Al}} a}{2 h_r}} = \sqrt{\frac{237 \times 10^{-3}}{2 \times 300}} \simeq 1{,}99 \times 10^{-2}\text{ m} \simeq 2\text{ cm}

    Pour b = 2\text{ cm}, on a précisément b/\delta \simeq 1. Or, la figure 3 montre que pour b/\delta \ge 1, la résistance thermique R_{\mathrm{th}} a presque atteint son asymptote minimale. Allonger l'ailette au-delà de 2\text{ cm} n'apporterait aucun gain thermique appréciable, tout en augmentant inutilement la masse, le coût et l'encombrement. Le choix b = 2\text{ cm} constitue donc le compromis optimal.

2. Estimation du nombre d'ailettes

Considérons une température de l'air ambiant de la pièce T_a \simeq 20\,^{\circ}\mathrm{C} (initiative du candidat). L'écart maximal toléré est :

\Delta T_{\max} = T_d - T_a = 60 - 20 = 40\text{ K}

La résistance thermique globale équivalente de l'ensemble des ailettes doit vérifier :

R_{\mathrm{th, global}} \le \frac{T_d - T_a}{\mathcal{P}} = \frac{40}{200} = 0{,}20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

Sur la figure 3, pour l'aluminium à l'abscisse b/\delta = 1, on lit pour une ailette :

R_{\mathrm{th, 1}} \simeq 30\text{ à }35\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

Les ailettes étant fixées en parallèle sur la surface du microprocesseur, la résistance thermique globale de N ailettes s'écrit R_{\mathrm{th, global}} = \frac{R_{\mathrm{th, 1}}}{N}, d'où :

N \ge \frac{R_{\mathrm{th, 1}}}{R_{\mathrm{th, global}}} = \frac{R_{\mathrm{th, 1}}\,\mathcal{P}}{T_d - T_a}
\begin{aligned} N &\simeq \frac{30\text{ à }35}{0{,}20} \simeq 150\text{ à }175 \end{aligned}

(Si l'on retient une température ambiante plus élevée en été, par exemple T_a = 25\,^{\circ}\mathrm{C}, on trouve N \simeq \frac{35 \times 200}{35} = 200).

\boxed{N \simeq 150 \text{ à } 200 \text{ ailettes}}

3. Commentaire

Chaque ailette cylindrique possède un diamètre de 2a = 2\text{ mm} et une section droite S = \pi a^2 \simeq 3{,}1\text{ mm}^2. En espaçant les ailettes d'environ 2\text{ mm} pour favoriser l'écoulement de l'air, chaque ailette occupe une cellule d'environ 4\text{ mm} \times 4\text{ mm} = 16\text{ mm}^2. Une matrice de 14 \times 14 \simeq 200 ailettes occuperait une surface de base de :

(14 \times 4\text{ mm}) \times (14 \times 4\text{ mm}) \simeq 5{,}6\text{ cm} \times 5{,}6\text{ cm} \simeq 31\text{ cm}^2

Cet encombrement correspond tout à fait à l'emprise standard d'un ventirad de microprocesseur de PC de bureau ou de serveur.

Résultat

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I.B · À l'échelle des locaux

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : coefficient de performance, bilan d'énergie

La solution première de refroidissement de la salle repose sur l'utilisation d'un système de conditionnement d'air (parfois désigné « climatiseur » par abus de langage). Estimer le coût annuel, en euros, de cette solution en considérant que le système de conditionnement d'air fonctionne en permanence et que son efficacité — ou COP (Coefficient de Performance) — est égale à 3.

Voir l'indice

Relier l'énergie thermique quotidienne évacuée au travail électrique consommé via \mathrm{COP} = Q_F / W_e, puis multiplier par le nombre de jours annuels et le tarif unitaire du \mathrm{kW\cdot h}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie thermique annuelle Q_{\mathrm{th}} que le système de conditionnement d'air doit extraire de la salle pour maintenir le régime stationnaire.
  2. Déterminer l'énergie électrique W_{\mathrm{e}} consommée par le climatiseur à l'aide de la définition du coefficient de performance (\mathrm{COP}).
  3. Calculer le coût financier annuel correspondant en utilisant le tarif de l'électricité donné en fin de sujet.
Voir la réponse courte

Puissance électrique consommée calculée via \mathcal{P}_{\mathrm{el}} = \mathcal{P}_{\mathrm{th}}/\mathrm{COP}, intégrée sur une année puis multipliée par le prix de l'électricité.

Voir le corrigé complet

Pour maintenir la température de la salle constante en régime stationnaire, le système de conditionnement d'air doit évacuer en permanence une quantité de chaleur égale à celle dissipée par les serveurs.

Chaque jour, les serveurs dégagent une énergie thermique E_{\mathrm{jour}} = 100\text{ kW}\cdot\text{h}. Sur une année civile standard de 365 jours, l'énergie thermique totale à prélever de la salle (source froide) est donc :

Q_{\mathrm{th}} = 365 \times E_{\mathrm{jour}} = 36\,500\text{ kW}\cdot\text{h}

Par définition, le coefficient de performance (\mathrm{COP}) d'une machine frigorifique relie le transfert thermique utile prélevé à la source froide Q_{\mathrm{th}} au travail électrique (énergie électrique) W_{\mathrm{e}} consommé par le compresseur :

\mathrm{COP} = \frac{Q_{\mathrm{th}}}{W_{\mathrm{e}}}

L'énergie électrique annuelle absorbée par le climatiseur s'écrit alors :

W_{\mathrm{e}} = \frac{Q_{\mathrm{th}}}{\mathrm{COP}}

Le prix de l'électricité étant fixé à p = 0{,}17\text{ €}\cdot(\text{kW}\cdot\text{h})^{-1}, le coût annuel total C s'exprime par :

C = p \times W_{\mathrm{e}} = p \times \frac{365 \times E_{\mathrm{jour}}}{\mathrm{COP}}

Application numérique :

\begin{aligned} W_{\mathrm{e}} &= \frac{36\,500}{3} \simeq 12\,167\text{ kW}\cdot\text{h} \\ C &= 0{,}17 \times \frac{36\,500}{3} \simeq 2\,068\text{ €} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs cohérents avec les données :

\boxed{C \simeq 2{,}1 \times 10^3\text{ €}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : gaz parfait, débit massique

L'air de la pièce est modélisé par un gaz parfait diatomique, à la pression atmosphérique et à la température . Exprimer, puis évaluer numériquement, la masse volumique de l'air dans ces conditions. En déduire le débit de masse d'air , en , brassé par le ventilateur dans ces mêmes conditions.

Voir l'indice

Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits sous la forme \rho_{\mathrm{air}} = P_0 M_{\mathrm{air}} / (R T_{\mathrm{max}}) avec la masse molaire moyenne de l'air sec, puis calculer le produit du débit volumique par la masse volumique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la masse molaire moyenne de l'air à partir de sa composition en gaz diatomiques (80\,\% de \mathrm{N}_2 et 20\,\% de \mathrm{O}_2) et des masses molaires atomiques fournies.
  2. Exprimer la masse volumique \rho_{\mathrm{air}} à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits, puis effectuer l'application numérique à la pression atmosphérique P_0 et à T_{\mathrm{max}}.
  3. Relier le débit massique D_{\mathrm{m}} au débit volumique D_{\mathrm{v}} par D_{\mathrm{m}} = \rho_{\mathrm{air}} D_{\mathrm{v}} en veillant aux conversions d'unités (\mathrm{m^3\cdot h^{-1}} \to \mathrm{m^3\cdot s^{-1}}).
Voir la réponse courte

Masse volumique par la loi des gaz parfaits \rho = P M / (R T) puis débit massique D_{\mathrm{m}} = \rho_{\mathrm{air}} D_{\mathrm{v}}.

Voir le corrigé complet

L'air est modélisé par un mélange de gaz parfaits diatomiques constitué d'environ 80\,\% de diazote \mathrm{N}_2 et 20\,\% de dioxygène \mathrm{O}_2 en fractions molaires. Sa masse molaire moyenne s'écrit :

\begin{aligned} M_{\mathrm{air}} &= 0{,}80 \times 2 M_{\mathrm{N}} + 0{,}20 \times 2 M_{\mathrm{O}} \\ &= 0{,}80 \times 28{,}0 + 0{,}20 \times 32{,}0 = 28{,}8\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 28{,}8 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}. \end{aligned}

D'après l'équation d'état des gaz parfaits appliquée à une masse m d'air occupant un volume V sous la pression atmosphérique P_0 et à la température T_{\mathrm{max}} :

P_0 V = n R T_{\mathrm{max}} = \frac{m}{M_{\mathrm{air}}} R T_{\mathrm{max}}

On en déduit l'expression de la masse volumique de l'air :

\boxed{\rho_{\mathrm{air}} = \frac{P_0 M_{\mathrm{air}}}{R T_{\mathrm{max}}}}

Avec P_0 = 1{,}013 \times 10^5\text{ Pa}, R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et T_{\mathrm{max}} = 35\,^\circ\text{C} = 308{,}15\text{ K} :

\rho_{\mathrm{air}} = \frac{1{,}013 \times 10^5 \times 28{,}8 \times 10^{-3}}{8{,}314 \times 308{,}15} \simeq 1{,}14\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.

Le débit massique D_{\mathrm{m}} traversant le ventilateur est relié au débit volumique D_{\mathrm{v}} par :

\boxed{D_{\mathrm{m}} = \rho_{\mathrm{air}} D_{\mathrm{v}}}

Avec D_{\mathrm{v}} = 830\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} = \frac{830}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \simeq 0{,}231\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} :

D_{\mathrm{m}} = 1{,}14 \times \frac{830}{3600} \simeq 0{,}26\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transfert thermique, bilan énergétique

À l'aide d'un modèle simple, estimer la période de l'année sur laquelle le système de free-cooling est fonctionnel. En déduire le gain annuel en euros obtenu grâce à l'installation du système de free-cooling dans cette salle informatique.

Voir l'indice

Écrire le bilan de puissance du flux d'air renouvelé \mathcal{P} = D_{\mathrm{m}} c_p (T_{\mathrm{max}} - T_{\mathrm{ext}}) pour déterminer la température extérieure maximale autorisant le maintien à 35\text{ }^\circ\mathrm{C}, puis estimer la fraction de l'année correspondante sur l'histogramme de température.

Voir la stratégie
  1. Établir le bilan thermique en régime stationnaire pour le débit d'air de ventilation afin de déterminer la température extérieure maximale T_{\mathrm{ext,lim}} autorisant le refroidissement passif (free-cooling).
  2. Exploiter la figure 4 pour estimer le nombre de jours ou de mois par an où T_{\mathrm{ext}} \le T_{\mathrm{ext,lim}}.
  3. Comparer le coût de fonctionnement journalier du ventilateur à celui du climatiseur pour en déduire le gain économique annuel.
Voir la réponse courte

Estimation de la fraction de l'année où la température extérieure suffit au refroidissement passif et calcul de l'économie financière réalisée.

Voir le corrigé complet

1. Température extérieure maximale admissible pour le free-cooling

Les serveurs dégagent en moyenne une puissance thermique continue :

\mathcal{P}_{\mathrm{th}} = \frac{E_{\mathrm{jour}}}{\Delta t_{\mathrm{jour}}} = \frac{100\text{ kW}\cdot\text{h}}{24\text{ h}} \simeq 4{,}17\text{ kW}

L'air extérieur pénètre dans la salle à la température T_{\mathrm{ext}} et en ressort à une température au plus égale à T_{\mathrm{max}} = 35\,^\circ\text{C}. En régime stationnaire, le premier principe appliqué au fluide en écoulement donne la puissance thermique évacuée par le flux d'air :

\mathcal{P}_{\mathrm{evac}} = D_{\mathrm{m}} c_p (T_{\mathrm{max}} - T_{\mathrm{ext}})

où c_p = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}} = \frac{7}{2}\frac{R}{M_{\mathrm{air}}} désigne la capacité thermique massique isobare de l'air (gaz parfait diatomique, \gamma = 7/5) :

c_p = \frac{3{,}5 \times 8{,}314}{28{,}8 \times 10^{-3}} \simeq 1{,}01 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}

La puissance électrique dissipée par le ventilateur (\mathcal{P}_{\mathrm{v}} = 60\text{ W}) étant négligeable devant \mathcal{P}_{\mathrm{th}}, la condition de maintien de la pièce à T \le T_{\mathrm{max}} s'écrit \mathcal{P}_{\mathrm{evac}} \ge \mathcal{P}_{\mathrm{th}}, soit :

T_{\mathrm{max}} - T_{\mathrm{ext}} \ge \Delta T_{\mathrm{min}} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{th}}}{D_{\mathrm{m}} c_p}

Avec D_{\mathrm{m}} \simeq 0{,}263\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (obtenu à la question Q10) :

\Delta T_{\mathrm{min}} = \frac{4{,}17 \times 10^3}{0{,}263 \times 1{,}01 \times 10^3} \simeq 15{,}7\,^\circ\text{C} \simeq 16\,^\circ\text{C}

Le système de free-cooling est donc fonctionnel tant que la température extérieure vérifie :

T_{\mathrm{ext}} \le T_{\mathrm{ext,lim}} = T_{\mathrm{max}} - \Delta T_{\mathrm{min}} \simeq 35 - 16 = 19\,^\circ\text{C}

2. Estimation de la période de fonctionnement

D'après le relevé de la figure 4 :

  • De début octobre à la mi-mai (environ 7{,}5 à 8 mois), la température extérieure maximale reste presque constamment inférieure à 19\,^\circ\text{C}, ou sa moyenne journalière permet sans encombre une évacuation suffisante de chaleur.
  • De la mi-mai à la fin septembre (environ 4 à 4{,}5 mois), les maximales dépassent quotidiennement 20 à 35\,^\circ\text{C}, rendant le free-cooling insuffisant en journée ; le système de conditionnement d'air doit alors prendre le relais.

On estime donc la durée de fonctionnement annuel du free-cooling à environ :

\Delta t_{\mathrm{fc}} \approx 8\text{ mois} \approx 240\text{ jours}

3. Gain économique annuel

Durant une journée de fonctionnement :

  • Le système de climatisation consomme une énergie électrique :

    E_{\mathrm{clim, jour}} = \frac{E_{\mathrm{jour}}}{\mathrm{COP}} = \frac{100}{3} \simeq 33{,}3\text{ kW}\cdot\text{h}
  • Le ventilateur de free-cooling consomme une énergie électrique :

    E_{\mathrm{v, jour}} = \mathcal{P}_{\mathrm{v}} \times 24\text{ h} = 0{,}060\text{ kW} \times 24\text{ h} = 1{,}44\text{ kW}\cdot\text{h}

L'économie d'énergie électrique réalisée par jour de free-cooling s'élève à :

\Delta E_{\mathrm{jour}} = 33{,}3 - 1{,}44 \simeq 31{,}9\text{ kW}\cdot\text{h/jour}

Avec le prix du kilowatt-heure p = 0{,}17\text{ €}/(\text{kW}\cdot\text{h}), l'économie financière journalière est :

\Delta C_{\mathrm{jour}} = \Delta E_{\mathrm{jour}} \times p \simeq 31{,}9 \times 0{,}17 \simeq 5{,}42\text{ €/jour}

Sur les N \approx 240\text{ jours} d'exploitation du système :

\Delta C_{\mathrm{annuel}} = N \times \Delta C_{\mathrm{jour}} \simeq 240 \times 5{,}42 \simeq 1{,}3 \times 10^3\text{ €}
\boxed{\text{Période fonctionnelle} \approx 7{,}5 \text{ à } 8\text{ mois/an} \quad \text{et} \quad \text{Gain annuel} \approx 1{,}2 \text{ à } 1{,}4 \times 10^3\text{ €}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Même sans achever la modélisation thermique, il fallait expliciter la suite de la démarche, et veiller à la conversion d'unités entre les joules et les kilowattheures.

« nombre de candidats se sont heurtés à des difficultés de modélisation dès la première étape du raisonnement décrit ci-dessus, et n’ont pas pris le temps d’expliquer quelle aurait été la suite de leur démarche de résolution. »

« De façon plus anecdotique, le jury a parfois été confronté à des valeurs fantasques pour l’économie réalisable à l’aide du système de free cooling, du fait de difficultés de conversion des joule en kilowattheure de la part de certains candidats. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022

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Partie II : Délocaliser les centres de données, une solution d'avenir ?

II.A · De la difficulté d'une communication directe

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : mouvement circulaire, force centrale

Montrer que le mouvement du satellite est uniforme.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe orthoradial \vec{u}_\theta dans le repère polaire pour déduire que l'accélération orthoradiale est nulle.

Voir la stratégie

Pour prouver que le mouvement est uniforme, il s'agit d'établir que la norme de la vitesse v = \|\vec{v}\| (ou la vitesse angulaire \dot{\theta}) est constante au cours du temps.

  1. Modéliser le système, le référentiel d'étude et la seule force appliquée (force gravitationnelle centrale).
  2. Exprimer l'accélération en coordonnées polaires pour une trajectoire circulaire (r = \mathrm{cste}).
  3. Projeter la deuxième loi de Newton sur la direction orthoradiale (ou utiliser l'accélération tangentielle de Frenet) pour en déduire \ddot{\theta} = 0.
Voir la réponse courte

La force gravitationnelle centrale est purement radiale : la composante orthoradiale de l'accélération s'annule, rendant le mouvement circulaire uniforme.

Voir le corrigé complet

On étudie le satellite, assimilé à un point matériel M de masse m_{\mathrm{S}}, dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} supposé galiléen.

La seule force agissant sur le satellite est la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre (supposée à symétrie sphérique) :

\vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m_{\mathrm{S}}}{r^2} \vec{u}_r

où r = R_{\mathrm{T}} + h désigne la distance constante séparant le centre O de la Terre du satellite.

La trajectoire étant circulaire de rayon r = \mathrm{cste}, les dérivées temporelles du rayon sont nulles (\dot{r} = 0 et \ddot{r} = 0). Dans la base polaire (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta), le vecteur position s'écrit \vec{r} = r \vec{u}_r, le vecteur vitesse est orthoradial :

\vec{v} = r \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta

et le vecteur accélération s'écrit :

\vec{a} = -r\dot{\theta}^2 \vec{u}_r + r\ddot{\theta}\,\vec{u}_\theta

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué au satellite :

m_{\mathrm{S}} \vec{a} = \vec{F} \iff -m_{\mathrm{S}} r \dot{\theta}^2 \vec{u}_r + m_{\mathrm{S}} r \ddot{\theta} \vec{u}_\theta = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m_{\mathrm{S}}}{r^2} \vec{u}_r

En projetant cette relation vectorielle selon le vecteur orthoradial \vec{u}_\theta, on obtient :

m_{\mathrm{S}} r \ddot{\theta} = 0

Comme m_{\mathrm{S}} \neq 0 et r > 0, il vient :

\ddot{\theta}(t) = 0 \implies \dot{\theta}(t) = \text{constante}

La vitesse scalaire orbitale vérifie ainsi :

v = \|\vec{v}\| = r |\dot{\theta}| = \text{constante}
\boxed{\text{Le mouvement du satellite est donc circulaire uniforme.}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse orbitale, loi de gravitation

Déterminer l'expression de la vitesse orbitale du satellite sur son orbite circulaire en fonction de la constante de gravitation universelle et des paramètres , et .

Voir l'indice

Égaler l'accélération centripète v_0^2/(R_{\mathrm{T}}+h) à l'intensité du champ de gravitation terrestre à l'altitude h.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au satellite dans le référentiel géocentrique supposé galiléen.
  2. Projeter la relation sur l'axe radial \vec{u}_r en exploitant la cinématique d'un mouvement circulaire.
Voir la réponse courte

Deuxième loi de Newton sur la composante normale de Frenet donnant v_0 = \sqrt{G M_{\mathrm{T}}/(R_{\mathrm{T}}+h)}.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le satellite, assimilé à un point matériel M de masse m_{\mathrm{S}}, dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} supposé galiléen.

Sur son orbite circulaire de rayon r = R_{\mathrm{T}} + h, le satellite n'est soumis qu'à l'attraction gravitationnelle exercée par la Terre, modélisée par une répartition de masse à symétrie sphérique :

\vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m_{\mathrm{S}}}{r^2}\,\vec{u}_r

La trajectoire étant un cercle de rayon r parcouru à la vitesse scalaire constante v_0 = r\dot{\theta} (d'après la question Q12), le vecteur accélération s'écrit :

\vec{a} = -r\dot{\theta}^2\,\vec{u}_r = -\frac{v_0^2}{r}\,\vec{u}_r

En appliquant la deuxième loi de Newton au satellite :

\begin{aligned} m_{\mathrm{S}} \vec{a} &= \vec{F} \\ -m_{\mathrm{S}} \frac{v_0^2}{r}\,\vec{u}_r &= -\frac{G M_{\mathrm{T}} m_{\mathrm{S}}}{r^2}\,\vec{u}_r \end{aligned}

La projection selon le vecteur unitaire radial \vec{u}_r donne :

\frac{v_0^2}{r} = \frac{G M_{\mathrm{T}}}{r^2} \implies v_0 = \sqrt{\frac{G M_{\mathrm{T}}}{r}}

En remplaçant le rayon de l'orbite par r = R_{\mathrm{T}} + h, on obtient :

\boxed{v_0 = \sqrt{\frac{G M_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}} + h}}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : période orbitale, loi de kepler

Évaluer numériquement la vitesse , ainsi que la période de révolution correspondante.

Voir l'indice

Calculer numériquement v_0 puis en déduire la période de révolution orbitale via T_0 = 2\pi(R_{\mathrm{T}}+h)/v_0.

Voir la réponse courte

Évaluation numérique de la vitesse orbitale v_0 puis calcul de la période T_0 = 2\pi(R_{\mathrm{T}}+h)/v_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, la vitesse orbitale du satellite est donnée par :

v_0 = \sqrt{\frac{G M_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}} + h}}

Avec les données numériques de l'énoncé :

  • G = 6{,}67 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • M_{\mathrm{T}} = 5{,}97 \times 10^{24}\text{ kg} ;
  • R_{\mathrm{T}} = 6{,}40 \times 10^6\text{ m} ;
  • h = 650\text{ km} = 0{,}65 \times 10^6\text{ m}, d'où r = R_{\mathrm{T}} + h = 7{,}05 \times 10^6\text{ m}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} v_0 &= \sqrt{\frac{6{,}67 \times 10^{-11} \times 5{,}97 \times 10^{24}}{7{,}05 \times 10^6}} \simeq 7{,}52 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_0 \simeq 7{,}52\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{soit } 2{,}71 \times 10^4\text{ km}\cdot\text{h}^{-1})}

Le mouvement étant circulaire uniforme de rayon r = R_{\mathrm{T}} + h (d'après Q12), la période de révolution T_0 correspond à la durée nécessaire pour parcourir le périmètre 2\pi r à la vitesse v_0 :

T_0 = \frac{2\pi (R_{\mathrm{T}} + h)}{v_0} = 2\pi \sqrt{\frac{(R_{\mathrm{T}} + h)^3}{G M_{\mathrm{T}}}}

Numériquement :

\begin{aligned} T_0 &= \frac{2\pi \times 7{,}05 \times 10^6}{7{,}515 \times 10^3} \simeq 5{,}89 \times 10^3\text{ s} \end{aligned}
\boxed{T_0 \simeq 5{,}89 \times 10^3\text{ s} \simeq 98{,}2\text{ min} \quad (\text{soit } 1\text{ h } 38\text{ min})}

Résultat

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Question 15

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : trajectoire satellite, ordre de grandeur

Discuter quantitativement l'affirmation selon laquelle « la vitesse orbitale [rend] toute communication radio directe avec le sol impossible à établir plus d'une minute ».

Voir l'indice

Déterminer par un schéma géométrique le demi-angle au centre de visibilité directe depuis une station au sol au zénith du passage, défini par \cos\theta_{\mathrm{max}} = R_{\mathrm{T}} / (R_{\mathrm{T}}+h), puis calculer le temps de survol associé \Delta t = 2\theta_{\mathrm{max}} / \omega_0.

Voir la stratégie
  1. Modéliser géométriquement la visibilité en ligne directe entre une station au sol et le satellite pour déterminer l'angle d'ouverture maximal du survol (passage au zénith).
  2. Exprimer et calculer numériquement la durée maximale d'intervisibilité directe \Delta t_{\max} pour l'ISS (h \approx 400\text{ km}) ainsi que pour le satellite du sujet (h = 650\text{ km}).
  3. Confronter ce résultat à l'affirmation du journaliste (« pas plus d'une minute ») et discuter la pertinence du recours à des satellites relais géostationnaires.
Voir la réponse courte

Évaluation géométrique de la distance d'intervisibilité au sol divisée par la vitesse v_0 pour confirmer l'ordre de grandeur de la minute.

Voir le corrigé complet

Considérons une station d'émission-réception S située à la surface de la Terre de rayon R_{\mathrm{T}}. Pour qu'une onde radio en propagation rectiligne directe puisse être reçue sans être masquée par la rotondité de la Terre, le satellite M doit être au-dessus du plan tangent à la Terre en S (l'horizon local).

La durée maximale de visibilité correspond à un passage du satellite directement à la verticale de la station (au zénith). À l'apparition et à la disparition du satellite à l'horizon, le segment (SM) est tangent à la sphère terrestre en S. Dans le triangle rectangle OSM en S, l'angle au centre \theta_{\max} vérifie :

\cos\theta_{\max} = \frac{R_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}} + h}

L'angle orbital total parcouru par le satellite pendant cette phase de visibilité est 2\theta_{\max}. Comme le mouvement orbital est circulaire uniforme de pulsation \omega_0 = \frac{2\pi}{T_0}, la durée maximale de communication directe est :

\Delta t_{\max} = \frac{2\theta_{\max}}{\omega_0} = \frac{2\theta_{\max}}{2\pi} T_0 = \frac{2 (R_{\mathrm{T}}+h) \arccos\left(\frac{R_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}}+h}\right)}{v_0}

Application numérique :

  • Pour l'ISS (h = 400\text{ km}, v_0 \approx 7{,}6\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, T_0 \approx 92{,}6\text{ min}) :

    \begin{aligned} \cos\theta_{\max} &= \frac{6\,400}{6\,800} \simeq 0{,}9412 \implies \theta_{\max} \simeq 0{,}345\text{ rad} \simeq 19{,}8^\circ \\ \Delta t_{\max} &= \frac{2 \times 19{,}8^\circ}{360^\circ} \times 92{,}6\text{ min} \simeq 10{,}2\text{ min} \simeq 610\text{ s} \end{aligned}
  • Pour les satellites du sujet (h = 650\text{ km}, v_0 \simeq 7{,}52\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, T_0 \simeq 98{,}2\text{ min}) :

    \begin{aligned} \cos\theta_{\max} &= \frac{6\,400}{7\,050} \simeq 0{,}9078 \implies \theta_{\max} \simeq 0{,}433\text{ rad} \simeq 24{,}8^\circ \\ \Delta t_{\max} &= \frac{2 \times 24{,}8^\circ}{360^\circ} \times 98{,}2\text{ min} \simeq 13{,}5\text{ min} \simeq 810\text{ s} \end{aligned}

Même en introduisant un angle de site minimal au-dessus de l'horizon de l'ordre de 5^\circ à 10^\circ pour limiter le bruit thermique et les masques du relief urbain ou naturel, la durée de contact reste de l'ordre de 6 à 8\text{ minutes}.

\boxed{\Delta t_{\max} \approx 10\text{ min}}

L'affirmation journalistique selon laquelle la communication directe est « impossible à établir plus d'une minute » est donc quantitativement erronée : elle sous-estime la durée maximale d'environ un ordre de grandeur (un facteur 10).

Néanmoins, sur le plan opérationnel, l'argument de fond reste valable : une fenêtre de transmission d'une dizaine de minutes toutes les 90 minutes (et beaucoup moins fréquemment en tenant compte de la rotation de la Terre qui décale la trace au sol) est beaucoup trop discontinue pour assurer un échange de flux de données continu. L'utilisation de satellites relais géostationnaires est donc indispensable.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un schéma géométrique était indispensable ; face au résultat, il convenait de questionner les hypothèses du modèle plutôt que de douter inutilement de calculs pourtant simples.

« La réalisation d’un schéma-modèle s’avérait indispensable pour conduire un raisonnement approprié, essentiellement géométrique. »

« Le jury déplore qu’un des réflexes de ces candidats soit alors de remettre quasi-systématiquement en cause la justesse des calculs réalisés, pourtant simples, plutôt que de questionner les hypothèses sur lesquelles ces calculs reposent. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022

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II.B.1 · Propagation dans le vide

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert

Rappeler les équations de Maxwell dans le vide et établir l'équation de propagation du champ électrique dans le vide, en l'absence de charge et de courant.

Voir l'indice

Rappeler les quatre équations de Maxwell dans le vide sans sources et appliquer l'identité vectorielle du rotationnel du rotationnel au champ électrique.

Voir la stratégie
  1. Écrire les quatre équations de Maxwell dans le vide dépourvu de sources (\rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}).
  2. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité d'analyse vectorielle fournie dans le formulaire pour faire apparaître le laplacien vectoriel.
  3. Injecter l'équation de Maxwell-Ampère et la relation de Maxwell-Gauss pour obtenir l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E}.
Voir la réponse courte

Rappel des quatre équations de Maxwell dans le vide et combinaison par le rotationnel du rotationnel pour obtenir l'équation de d'Alembert.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations locales de Maxwell régissant les champs électrique \vec{E} et magnétique \vec{B} s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss (MG) :} \quad & \mathrm{div}\,\vec{E} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson (MT) :} \quad & \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday (MF) :} \quad & \vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère (MA) :} \quad & \vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\operatorname{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right)

En permutant les opérateurs différentiels d'espace et de temps (théorème de Schwarz) et en utilisant l'identité vectorielle de l'énoncé \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{a}) = \vec{\operatorname{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{a}) - \Delta \vec{a} :

\vec{\operatorname{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta \vec{E} = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B})

En tenant compte de l'absence de charges (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0 d'après MG) et en remplaçant \vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} par son expression issue de MA :

-\Delta \vec{E} = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right) = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

En introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}, on obtient l'équation de d'Alembert :

\boxed{\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : relation de dispersion, milieu dispersif

Établir la relation de dispersion de l'onde de champ électrique complexe dans le vide. Le vide est-il un milieu dispersif ?

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde plane progressive monochromatique dans l'équation de d'Alembert pour relier \omega et k. Conclure sur le caractère non dispersif en observant l'indépendance de la vitesse de phase vis-à-vis de \omega.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de l'onde plane progressive harmonique \underline{\vec{E}}(M,t) dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q16 afin d'obtenir la relation reliant \omega et k.
  2. Exprimer la vitesse de phase v_{\varphi} = \frac{\omega}{k} et étudier sa dépendance vis-à-vis de la pulsation \omega pour statuer sur le caractère dispersif du milieu.
Voir la réponse courte

Injection de l'OPPH pour trouver \omega^2 = c^2 k^2 ; la vitesse de phase c étant indépendante de la fréquence, le vide est non dispersif.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le champ électrique complexe de l'onde s'écrit :

\underline{\vec{E}}(M, t) = E_0 \exp\big(\mathrm{i}(\omega t - k x)\big) \vec{u}_y

Calculons les dérivées spatiales et temporelles intervenant dans l'équation de propagation établie à la question Q16 :

\begin{aligned} \Delta \underline{\vec{E}} &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial x^2} = (-\mathrm{i}k)^2 \underline{\vec{E}} = -k^2 \underline{\vec{E}} \\ \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} &= (\mathrm{i}\omega)^2 \underline{\vec{E}} = -\omega^2 \underline{\vec{E}} \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde dans le vide \Delta \underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = \vec{0}, il vient :

\left( -k^2 + \frac{\omega^2}{c^2} \right) \underline{\vec{E}}(M, t) = \vec{0}

Cette relation étant vérifiée en tout point M et à tout instant t pour une amplitude E_0 \neq 0, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\omega^2 = c^2 k^2} \quad \text{soit, pour une onde se propageant dans le sens des } x \text{ croissants } (\omega > 0, \, k > 0) : \quad \boxed{\omega = c\,k}

La vitesse de phase associée à cette onde s'écrit :

v_{\varphi} = \frac{\omega}{k} = c

La vitesse de phase est une constante indépendante de la pulsation \omega (et la vitesse de groupe vaut également v_{\mathrm{g}} = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c = v_{\varphi}).

Le vide n'est donc pas un milieu dispersif.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, relation de structure

Déterminer, en notation complexe, le champ magnétique associé au champ électrique .

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday sous forme complexe \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \times \underline{\vec{E}}}{\omega}.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday locale reliant \vec{E} et \vec{B}.
  2. Exprimer les dérivées temporelles et spatiales en notation complexe compte tenu de la forme de l'onde plane progressive harmonique.
  3. En déduire le champ magnétique complexe \underline{\vec{B}}(M, t) en utilisant la relation de dispersion établie à la question Q17.
Voir la réponse courte

Application de l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe donnant \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell-Faraday dans le vide s'écrit :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

En notation complexe, avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \to \mathrm{i}\omega, soit :

\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\omega\,\underline{\vec{B}}

Le champ électrique s'écrit \underline{\vec{E}}(M, t) = \underline{E}_y(x, t)\,\vec{u}_y = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - kx))\vec{u}_y. Son rotationnel en coordonnées cartésiennes se réduit à :

\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}} = \frac{\partial \underline{E}_y}{\partial x}\,\vec{u}_z = -\mathrm{i}k\,\underline{E}_y\,\vec{u}_z

On en déduit immédiatement le champ magnétique complexe :

-\mathrm{i}\omega\,\underline{\vec{B}} = -\mathrm{i}k\,\underline{E}_y\,\vec{u}_z \implies \underline{\vec{B}}(M, t) = \frac{k}{\omega}\,\underline{E}_y\,\vec{u}_z

D'après la relation de dispersion dans le vide établie à la question Q17, \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c}, d'où :

\boxed{\underline{\vec{B}}(M, t) = \frac{E_0}{c}\exp(\mathrm{i}(\omega t - kx))\,\vec{u}_z = \frac{\vec{u}_x \times \underline{\vec{E}}(M, t)}{c}}

Résultat

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II.B.2 · Propagation dans le plasma

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : force de lorentz, ordre de grandeur

En admettant que le rapport des amplitudes du champ électrique et du champ magnétique dans le plasma soit assimilable à celui dans le vide, montrer que les effets de la partie magnétique de la force de Lorentz sont négligeables devant ceux de la partie électrique.

Voir l'indice

Comparer les normes des forces électrique et magnétique agissant sur une particule chargée via le rapport v B / E \approx v/c avec v \ll c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Lorentz agissant sur une particule chargée de charge q et de vitesse \vec{v} en séparant composante électrique et composante magnétique.
  2. Majorer le rapport de la norme de la composante magnétique sur celle de la composante électrique en exploitant la relation entre les amplitudes des champs dans le vide issue de la question Q18.
  3. Conclure grâce à l'hypothèse non relativiste sur la vitesse des particules (v \ll c).
Voir la réponse courte

Comparaison des normes des forces électrique et magnétique F_B / F_E \sim v/c \ll 1 pour des électrons non relativistes.

Voir le corrigé complet

Une particule chargée de charge q (électron de charge -e ou cation de charge +e), animée d'une vitesse \vec{v} dans le plasma, est soumise à la force de Lorentz :

\vec{F} = \vec{F}_{\mathrm{e}} + \vec{F}_{\mathrm{m}} = q \vec{E} + q \vec{v} \times \vec{B}

La norme de la force électrique s'écrit :

\|\vec{F}_{\mathrm{e}}\| = |q| \, \|\vec{E}\|

La norme de la force magnétique vérifie l'inégalité :

\|\vec{F}_{\mathrm{m}}\| = |q| \, \|\vec{v} \times \vec{B}\| \leqslant |q| \, v \, \|\vec{B}\|

où v = \|\vec{v}\| est la norme de la vitesse de la particule.

D'après le résultat de la question Q18, dans le vide, les amplitudes des champs électrique et magnétique sont reliées par :

B_0 = \frac{E_0}{c}

En admettant, selon l'énoncé, que ce rapport reste valable dans le plasma pour les ordres de grandeur des champs, on a :

\frac{\|\vec{B}\|}{\|\vec{E}\|} \sim \frac{1}{c}

On en déduit la majoration du rapport des deux composantes de la force de Lorentz :

\frac{\|\vec{F}_{\mathrm{m}}\|}{\|\vec{F}_{\mathrm{e}}\|} \leqslant \frac{v \, \|\vec{B}\|}{\|\vec{E}\|} \sim \frac{v}{c}

L'énoncé précisant que les particules du plasma possèdent des vitesses très petites devant la célérité de la lumière dans le vide (v \ll c), il vient immédiatement :

\boxed{\frac{\|\vec{F}_{\mathrm{m}}\|}{\|\vec{F}_{\mathrm{e}}\|} \ll 1}

Les effets de la partie magnétique de la force de Lorentz sont donc rigoureusement négligeables devant ceux de la partie électrique.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, plasma

En admettant que l'accélération d'un électron du plasma soit donnée par , déterminer l'expression du vecteur vitesse complexe d'un électron, positionné en à l'instant , en fonction de , , et . De la même façon, donner l'expression du vecteur vitesse d'un cation. Que peut-on dire de par rapport à ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron puis à un ion soumis à la seule composante électrique de l'onde en régime harmonique, et comparer les amplitudes par le rapport des masses m_e / m_c.

Voir la stratégie
  1. On applique le principe fondamental de la dynamique à un électron, en ne retenant que la force électrique d'après le résultat de la question Q19.
  2. En régime sinusoïdal de pulsation \omega, avec la convention choisie \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}x)), la dérivation temporelle \frac{\partial}{\partial t} se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega.
  3. On transpose la démarche au cation en adaptant la masse et le signe de la charge, puis on compare les ordres de grandeur grâce au rapport de masse m_{\mathrm{c}} / m_{\mathrm{e}} \gg 1.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à un électron libre \mathrm{i}\omega m_{\mathrm{e}} \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = -e \underline{\vec{E}} ; les cations étant bien plus massifs, leur vitesse est négligeable.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, la composante magnétique de la force de Lorentz est négligeable devant sa composante électrique. De plus, les autres interactions étant négligées, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron libre de charge -e et de masse m_{\mathrm{e}} s'écrit :

m_{\mathrm{e}} \frac{\partial \vec{v}_{\mathrm{e}}}{\partial t} = -e \vec{E}(M, t)

En adoptant la notation complexe avec la dépendance temporelle en \exp(\mathrm{i}\omega t), l'opérateur \frac{\partial}{\partial t} s'identifie au facteur multiplicatif \mathrm{i}\omega. On a ainsi :

\mathrm{i} m_{\mathrm{e}} \omega \, \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = -e \underline{\vec{E}}(M, t)

D'où l'expression de la vitesse complexe de l'électron :

\boxed{\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = -\frac{e}{\mathrm{i} m_{\mathrm{e}} \omega} \underline{\vec{E}}(M, t) = \mathrm{i} \frac{e}{m_{\mathrm{e}} \omega} \underline{\vec{E}}(M, t)}

Pour un cation de charge +e et de masse m_{\mathrm{c}}, la même équation conduit à :

\mathrm{i} m_{\mathrm{c}} \omega \, \underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}} = +e \underline{\vec{E}}(M, t)

Soit :

\boxed{\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}} = \frac{e}{\mathrm{i} m_{\mathrm{c}} \omega} \underline{\vec{E}}(M, t) = -\mathrm{i} \frac{e}{m_{\mathrm{c}} \omega} \underline{\vec{E}}(M, t)}

En comparant les normes des vecteurs vitesse complexes, on obtient :

\frac{\|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}\|}{\|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}\|} = \frac{m_{\mathrm{e}}}{m_{\mathrm{c}}}

Le cation le plus léger étant l'ion hydrogène \mathrm{H}^+ (proton) de masse m_{\mathrm{p}} \simeq 1\,836 \, m_{\mathrm{e}} (les ions de l'ionosphère tels que \mathrm{O}^+ ou \mathrm{NO}^+ étant encore plus massifs), on a m_{\mathrm{c}} \gg m_{\mathrm{e}}. Il s'ensuit que :

\boxed{\|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}\| \ll \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}\|}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conductivité complexe, plasma

Justifier qu'il existe dans le plasma une densité de courant . En déduire, en utilisant les résultats précédents, que l'expression de la conductivité complexe du plasma notée s'écrit de façon approchée

Voir l'indice

Exprimer le vecteur densité de courant total par superposition des contributions des charges mobiles \vec{\jmath} \approx -e n_e \vec{v}_e, puis identifier le facteur de proportionnalité avec le champ électrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique de courant comme la somme des flux de charges associées aux deux porteurs mobiles du plasma (électrons et cations).
  2. Utiliser le résultat de la question Q20 (\|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}\| \ll \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}\|) pour négliger le courant ionique devant le courant électronique.
  3. Injecter l'expression de \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} et identifier la conductivité complexe \underline{\gamma} via la loi d'Ohm locale \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}\,\underline{\vec{E}}.
Voir la réponse courte

Densité de courant \underline{\vec{\jmath}} = -n_{\mathrm{e}} e \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} et identification de la conductivité complexe imaginaire pure \underline{\gamma}.

Voir le corrigé complet

Sous l'action du champ électrique de l'onde, les porteurs de charge du plasma (électrons libres de charge q_{\mathrm{e}} = -e et cations de charge q_{\mathrm{c}} = +e) sont mis en mouvement avec des vitesses respectives \vec{v}_{\mathrm{e}} et \vec{v}_{\mathrm{c}}. Ce déplacement macroscopique de charges engendre un courant électrique volumique modélisé par le vecteur densité de courant :

\vec{\jmath}(M, t) = \sum_i \rho_i \vec{v}_i = -e\,n_{\mathrm{e}}\,\vec{v}_{\mathrm{e}}(M, t) + e\,n_{\mathrm{c}}\,\vec{v}_{\mathrm{c}}(M, t).

En notation complexe, compte tenu de la neutralité locale (n_{\mathrm{c}} = n_{\mathrm{e}}), cette grandeur s'écrit :

\underline{\vec{\jmath}}(M, t) = -e\,n_{\mathrm{e}}\,\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}(M, t) + e\,n_{\mathrm{e}}\,\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}(M, t).

D'après la question Q20, l'inertie des ions est très supérieure à celle des électrons (m_{\mathrm{c}} \gg m_{\mathrm{e}}), de sorte que \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}\| \ll \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}\|. La contribution des cations au courant est donc tout à fait négligeable, ce qui conduit à :

\underline{\vec{\jmath}}(M, t) \simeq -e\,n_{\mathrm{e}}\,\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}(M, t).

En remplaçant le vecteur vitesse complexe de l'électron obtenu à la question Q20, \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = \mathrm{i}\frac{e}{m_{\mathrm{e}}\omega}\underline{\vec{E}}(M, t), il vient :

\underline{\vec{\jmath}}(M, t) \simeq -e\,n_{\mathrm{e}} \left(\mathrm{i}\,\frac{e}{m_{\mathrm{e}}\omega}\,\underline{\vec{E}}(M, t)\right) = -\mathrm{i}\,\frac{n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}\omega}\,\underline{\vec{E}}(M, t).

Par identification avec la loi d'Ohm locale en régime harmonique \underline{\vec{\jmath}}(M, t) = \underline{\gamma}\,\underline{\vec{E}}(M, t), on obtient bien :

\boxed{\underline{\gamma} \simeq -\mathrm{i} \frac{n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}} \omega}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : puissance volumique, déphasage

Calculer la puissance volumique moyenne fournie par le champ électromagnétique aux électrons libres. Commenter.

Voir l'indice

Utiliser la formule de la puissance volumique moyenne \langle p_V \rangle = \frac{1}{2}\mathrm{Re}(\underline{\vec{\jmath}} \cdot \underline{\vec{E}}^*) et remarquer que la conductivité \underline{\gamma} est imaginaire pure.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance volumique instantanée cédée par le champ électromagnétique aux électrons libres via la puissance de la force de Lorentz, égale à \vec{\jmath} \cdot \vec{E}.
  2. Calculer la moyenne temporelle de cette puissance en utilisant la formule fournie dans le formulaire pour le produit de deux grandeurs sinusoïdales en notation complexe.
  3. Interpréter physiquement le résultat nul obtenu à l'aide du déphasage entre le courant et le champ électrique, ainsi que de l'absence de collisions.
Voir la réponse courte

Puissance moyenne \langle \mathcal{P}_V \rangle = \frac{1}{2}\mathrm{Re}(\underline{\vec{\jmath}}\cdot\underline{\vec{E}}^*) = 0 en raison de la quadrature de phase : aucune dissipation par effet Joule.

Voir le corrigé complet

La puissance volumique instantanée fournie par le champ électromagnétique aux électrons libres est donnée par la densité volumique de puissance de Lorentz :

p_V(M,t) = \vec{\jmath}(M,t) \cdot \vec{E}(M,t)

puisque la force magnétique ne travaille pas (\vec{v}_{\mathrm{e}} \cdot (\vec{v}_{\mathrm{e}} \times \vec{B}) = 0).

D'après le formulaire de l'énoncé, la moyenne temporelle de ce produit scalaire entre grandeurs harmoniques de même pulsation s'exprime en notation complexe selon :

\langle p_V \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}\left(\underline{\vec{\jmath}}(M,t) \cdot \underline{\vec{E}}^*(M,t)\right)

En utilisant la loi d'Ohm locale établie à la question Q21, \underline{\vec{\jmath}}(M,t) = \underline{\gamma} \, \underline{\vec{E}}(M,t), il vient :

\langle p_V \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}(\underline{\gamma}) \, \|\underline{\vec{E}}(M,t)\|^2

Or, d'après le résultat de la question Q21, la conductivité complexe du plasma est un imaginaire pur :

\underline{\gamma} \simeq -\mathrm{i} \frac{n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}} \omega} \implies \operatorname{Re}(\underline{\gamma}) = 0

On en déduit :

\boxed{\langle p_V \rangle = 0}

Commentaire :

  • Le courant \vec{\jmath}(t) et le champ électrique \vec{E}(t) sont en quadrature de phase (\Delta \varphi = -\pi/2), de sorte que la moyenne temporelle du produit instantané est strictement nulle (\langle \cos(\omega t) \sin(\omega t) \rangle = 0).
  • Il n'y a donc aucune dissipation d'énergie par effet Joule au sein du plasma ionosphérique : le milieu est conservatif (non dispersif en énergie ou non dissipatif).
  • L'échange d'énergie entre le champ électromagnétique et les électrons libres est purement réactif : l'énergie oscille continûment entre l'énergie du champ et l'énergie cinétique macroscopique des électrons sans perte nette sur une période. Cela résulte directement du modèle sans collisions (plasma très dilué).

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de propagation, plasma

Établir l'équation de propagation du champ dans le plasma.

Voir l'indice

Reprendre la démarche du rotationnel du rotationnel en tenant compte du terme de courant \mu_0 \partial \vec{\jmath} / \partial t dans l'équation de Maxwell-Ampère.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations de Maxwell dans le plasma ionosphérique en présence de porteurs de charge mobiles.
  2. Justifier la nullité de \operatorname{div}\underline{\vec{E}} pour cette onde transverse, puis appliquer la formule du double rotationnel \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}}).
  3. Exprimer le terme source \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} en fonction du champ électrique \underline{\vec{E}} à l'aide de la dynamique électronique établie aux questions précédentes pour obtenir l'équation de propagation fermée (équation de Klein-Gordon).
Voir la réponse courte

Rotationnel du rotationnel avec le courant de conduction complexe \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}\underline{\vec{E}} pour obtenir l'équation de propagation.

Voir le corrigé complet

Dans le plasma, de permittivité \varepsilon_0 et de perméabilité \mu_0, les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \operatorname{div}\underline{\vec{E}} &= \frac{\underline{\rho}}{\varepsilon_0} & \text{(Maxwell-Gauss)} \\ \vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}} &= -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} & \text{(Maxwell-Faraday)} \\ \vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{B}} &= \mu_0 \underline{\vec{\jmath}} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = \mu_0 \underline{\vec{\jmath}} + \frac{1}{c^2}\frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} & \text{(Maxwell-Ampère)} \end{aligned}

où c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}.

Le champ électrique est polarisé rectilignement selon \vec{u}_y et ne dépend spatialement que de la coordonnée x :

\underline{\vec{E}}(M, t) = \underline{E}_y(x, t)\,\vec{u}_y \implies \operatorname{div}\underline{\vec{E}} = \frac{\partial \underline{E}_y}{\partial y} = 0

Ainsi, la densité volumique de charge associée à l'onde est nulle (\underline{\rho} = 0) : la neutralité locale est préservée.

En utilisant l'identité vectorielle fournie :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\underline{\vec{E}}) - \Delta \underline{\vec{E}} = -\Delta \underline{\vec{E}}

D'autre part, en prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en intervertissant les dérivées spatiales et temporelles :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}}) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{B}}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\mu_0 \underline{\vec{\jmath}} + \frac{1}{c^2}\frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t}\right) = -\mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2}

En égalant les deux expressions, on obtient :

\Delta \underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} - \mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} = \vec{0}

D'après les questions Q20 et Q21, le courant est porté par les seuls électrons :

\underline{\vec{\jmath}} = -n_{\mathrm{e}} e \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} \implies \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} = -n_{\mathrm{e}} e \frac{\partial \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}}{\partial t}

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron donne m_{\mathrm{e}}\frac{\partial \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}}{\partial t} = -e\underline{\vec{E}}, d'où :

\frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} = \frac{n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}}\underline{\vec{E}}

(on retrouve le même résultat en régime harmonique via \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} = \mathrm{i}\omega \underline{\vec{\jmath}} = \mathrm{i}\omega \underline{\gamma} \underline{\vec{E}}).

On en déduit l'équation de propagation du champ électrique dans le plasma :

\boxed{\Delta \underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} - \frac{\mu_0 n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}}\underline{\vec{E}} = \vec{0}}

Compte tenu de la géométrie unidimensionnelle selon (Ox), cette équation s'écrit également :

\boxed{\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} - \frac{\mu_0 n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}}\underline{\vec{E}} = \vec{0}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, pulsation plasma

En déduire l'expression de dans le plasma. Mettre en évidence une pulsation caractéristique, dite pulsation plasma, notée dont on fournira l'expression en fonction des grandeurs utiles parmi , , , et .

Voir l'indice

Injecter l'expression de \underline{\vec{E}} dans l'équation de propagation établie et factoriser le terme en pulsation pour faire émerger \omega_{\mathrm{p}}^2 = n_e e^2 / (m_e \varepsilon_0).

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme de l'onde plane progressive harmonique \underline{\vec{E}}(M, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k} x))\,\vec{u}_y dans l'équation de propagation de Klein-Gordon établie à la question Q23.
  2. Exprimer les opérateurs spatiaux et temporels en représentation complexe (\Delta \to -\underline{k}^2 et \partial^2/\partial t^2 \to -\omega^2).
  3. Identifier la relation entre \underline{k}^2 et \omega et définir la pulsation caractéristique \omega_{\mathrm{p}} en utilisant la relation c^2 = 1/(\varepsilon_0 \mu_0).
Voir la réponse courte

Déduction de \underline{k}^2 = (\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2)/c^2 faisant apparaître la pulsation plasma \omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{n_{\mathrm{e}}e^2/(\varepsilon_0 m_{\mathrm{e}})}.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit sous forme d'une onde plane se propageant selon l'axe (Ox) :

\underline{\vec{E}}(M, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}x))\,\vec{u}_y

Ses dérivées partielles temporelles et spatiales sont données par :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} &= (\mathrm{i}\omega)^2 \underline{\vec{E}} = -\omega^2 \underline{\vec{E}} \\ \Delta \underline{\vec{E}} &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial x^2} = (-\mathrm{i}\underline{k})^2 \underline{\vec{E}} = -\underline{k}^2 \underline{\vec{E}} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de propagation établie à la question Q23 :

\Delta \underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} - \frac{\mu_0 n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}}\underline{\vec{E}} = \vec{0}

on obtient, le champ électrique \underline{\vec{E}} étant non identiquement nul :

-\underline{k}^2 + \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mu_0 n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}} = 0

En utilisant la relation liant la célérité de la lumière dans le vide aux constantes diélectrique et magnétique, \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, soit \mu_0 = 1/(\varepsilon_0 c^2), le terme constant se réécrit :

\frac{\mu_0 n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}}} = \frac{n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}} \varepsilon_0 c^2}

On introduit la pulsation caractéristique du plasma, notée \omega_{\mathrm{p}}, définie par :

\boxed{\omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{n_{\mathrm{e}} e^2}{m_{\mathrm{e}} \varepsilon_0}}}

L'expression de \underline{k}^2 dans le plasma s'écrit alors :

\boxed{\underline{k}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}{c^2} = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}\right)}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde évanescente, épaisseur de peau

On suppose dans un premier temps . Expliciter l'expression de et en déduire les expressions des champs réels et . On fera apparaître une épaisseur caractéristique que l'on définira et que l'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, exprimer \underline{k} = -\mathrm{i}/\delta_{\mathrm{p}} avec \delta_{\mathrm{p}} = c/\sqrt{\omega_{\mathrm{p}}^2-\omega^2}, puis prendre la partie réelle des champs complexes déphasés d'un quart de période.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \underline{k}^2 pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, puis déterminer \underline{k} = k' + \mathrm{i}k'' en tenant compte des contraintes k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0 imposées par l'énoncé.
  2. Définir l'épaisseur caractéristique \delta_{\mathrm{p}} et expliciter le champ électrique réel \vec{E}(M, t) = \operatorname{Re}(\underline{\vec{E}}(M, t)).
  3. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday pour déterminer le champ magnétique complexe \underline{\vec{B}}(M, t), puis en prendre la partie réelle.
Voir la réponse courte

Vecteur d'onde imaginaire pur \underline{k} = -\mathrm{i}/\delta_{\mathrm{p}}, donnant des champs réels évanescents spatialement et déphasés de \pi/2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q24, la relation de dispersion s'écrit :

\underline{k}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}{c^2} = - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2 - \omega^2}{c^2}

Pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, le terme \omega_{\mathrm{p}}^2 - \omega^2 est strictement positif, de sorte que \underline{k}^2 < 0. Ainsi, \underline{k} est un imaginaire pur :

\underline{k} = \pm\, \mathrm{i}\, \frac{\sqrt{\omega_{\mathrm{p}}^2 - \omega^2}}{c}

L'énoncé précise que \underline{k} = k' + \mathrm{i}k'' avec k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0. On en déduit :

k' = 0 \quad \text{et} \quad k'' = - \frac{\sqrt{\omega_{\mathrm{p}}^2 - \omega^2}}{c}

En introduisant l'épaisseur caractéristique (ou profondeur de pénétration) :

\boxed{\delta_{\mathrm{p}} = \frac{c}{\sqrt{\omega_{\mathrm{p}}^2 - \omega^2}}}

le vecteur d'onde complexe s'écrit simplement :

\boxed{\underline{k} = -\frac{\mathrm{i}}{\delta_{\mathrm{p}}}}

\delta_{\mathrm{p}} représente la distance caractéristique sur laquelle l'amplitude des champs décroît d'un facteur \mathrm{e}.

Le champ électrique complexe devient :

\underline{\vec{E}}(M, t) = E_0 \exp\left(\mathrm{i}\left(\omega t - \left(-\frac{\mathrm{i}}{\delta_{\mathrm{p}}}\right)x\right)\right) \vec{u}_y = E_0 \exp\left(-\frac{x}{\delta_{\mathrm{p}}}\right) \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\,\vec{u}_y

En prenant la partie réelle, on obtient le champ électrique réel :

\boxed{\vec{E}(M, t) = E_0 \exp\left(-\frac{x}{\delta_{\mathrm{p}}}\right) \cos(\omega t)\,\vec{u}_y}

Le champ magnétique associé s'obtient via l'équation de Maxwell-Faraday sous forme complexe :

\vec{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} = -\mathrm{i}\omega\,\underline{\vec{B}}

Le calcul du rotationnel donne :

\vec{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = \frac{\partial \underline{E}_y}{\partial x}\,\vec{u}_z = -\frac{1}{\delta_{\mathrm{p}}}\underline{E}_y\,\vec{u}_z

d'où :

\underline{\vec{B}}(M, t) = \frac{1}{\mathrm{i}\omega\delta_{\mathrm{p}}}\underline{\vec{E}}(M, t) = -\mathrm{i}\,\frac{E_0}{\omega \delta_{\mathrm{p}}}\exp\left(-\frac{x}{\delta_{\mathrm{p}}}\right)\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\,\vec{u}_z

Sachant que \operatorname{Re}(-\mathrm{i}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}) = \operatorname{Re}(-\mathrm{i}\cos(\omega t) + \sin(\omega t)) = \sin(\omega t), le champ magnétique réel s'écrit :

\boxed{\vec{B}(M, t) = \frac{E_0}{\omega \delta_{\mathrm{p}}}\exp\left(-\frac{x}{\delta_{\mathrm{p}}}\right) \sin(\omega t)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde évanescente, profil de champ

Représenter l'évolution spatiale à un instant quelconque des profils des champs électrique et magnétique de l'onde et décrire leur évolution temporelle.

Voir l'indice

Tracer l'enveloppe décroissante exponentielle en fonction de x, et décrire la modulation purement stationnaire dans le temps sans déplacement du profil.

Voir la stratégie
  1. Fixer un instant t pour tracer les profils spatiaux E_y(x, t) et B_z(x, t) en mettant en valeur la décroissance exponentielle sur la longueur caractéristique \delta_{\mathrm{p}}.
  2. Analyser la dépendance temporelle : identifier la pulsation d'oscillation, le déphasage temporel entre champ électrique et champ magnétique, ainsi que le caractère d'onde stationnaire évanescente (absence de terme de propagation spatiale \omega t - kx).
Voir la réponse courte

Tracé de profils spatiaux exponentiellement amortis et description de l'oscillation temporelle en quadrature des deux champs.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q25, les composantes scalaires non nulles des champs s'écrivent :

E_y(x, t) = E_0 \, \mathrm{e}^{-x/\delta_{\mathrm{p}}} \cos(\omega t) \quad \text{et} \quad B_z(x, t) = \frac{E_0}{\omega \delta_{\mathrm{p}}} \, \mathrm{e}^{-x/\delta_{\mathrm{p}}} \sin(\omega t)

1. Profils spatiaux à un instant fixé À tout instant t fixé, la dépendance spatiale le long de l'axe (Ox) est une décroissance exponentielle pure sans oscillation spatiale. L'amplitude des champs est amortie d'un facteur \mathrm{e} \simeq 2{,}72 sur une épaisseur caractéristique égale à la profondeur de pénétration \delta_{\mathrm{p}}.

2. Description de l'évolution temporelle

  • Oscillations harmoniques : en tout point M(x) du plasma, les champs \vec{E} et \vec{B} oscillent de façon purement sinusoïdale à la pulsation \omega de l'onde incidente, avec la période T = \frac{2\pi}{\omega}.
  • Quadrature de phase temporelle : \vec{E} varie en \cos(\omega t) alors que \vec{B} varie en \sin(\omega t) = \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{2}\right). Les deux champs oscillent en quadrature temporelle : le champ magnétique est en retard d'un quart de période (T/4) sur le champ électrique. Lorsque l'un des deux champs est maximal en amplitude, l'autre s'annule identiquement sur tout l'espace x \geqslant 0.
  • Absence de propagation : la phase des champs ne dépend pas de x (tous les points oscillent en phase). Il s'agit d'une onde stationnaire amortie (ou onde évanescente).
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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vecteur de poynting, onde évanescente

Calculer la valeur moyenne du vecteur de Poynting associé à cette onde. Caractériser l'onde obtenue.

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle du produit vectoriel réel des champs électrique et magnétique (ou la demi-partie réelle du produit avec le conjugué) et constater qu'elle s'annule.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur de Poynting instantané à partir des expressions réelles des champs \vec{E}(M, t) et \vec{B}(M, t) obtenues à la question Q25, puis calculer sa moyenne temporelle.
  2. Vérifier la cohérence du résultat avec la formule complexe fournie en formulaire.
  3. Conclure sur la nature de l'onde au vu de la structure spatio-temporelle des champs et de l'absence de transfert d'énergie moyen.
Voir la réponse courte

La quadrature de phase entre champs électrique et magnétique annule la moyenne temporelle du vecteur de Poynting : pas de propagation d'énergie.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting instantané associé au champ électromagnétique est défini par :

\vec{\Pi}(M, t) = \frac{\vec{E}(M, t) \times \vec{B}(M, t)}{\mu_0}

D'après les résultats de la question Q25, pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, les champs réels s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E}(M, t) &= E_0 \, \mathrm{e}^{-x/\delta_{\mathrm{p}}} \cos(\omega t) \, \vec{u}_y \\ \vec{B}(M, t) &= \frac{E_0}{\omega \delta_{\mathrm{p}}} \, \mathrm{e}^{-x/\delta_{\mathrm{p}}} \sin(\omega t) \, \vec{u}_z \end{aligned}

Puisque \vec{u}_y \times \vec{u}_z = \vec{u}_x, le vecteur de Poynting instantané s'exprime sous la forme :

\vec{\Pi}(M, t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 \omega \delta_{\mathrm{p}}} \, \mathrm{e}^{-2x/\delta_{\mathrm{p}}} \cos(\omega t) \sin(\omega t) \, \vec{u}_x = \frac{E_0^2}{2 \mu_0 \omega \delta_{\mathrm{p}}} \, \mathrm{e}^{-2x/\delta_{\mathrm{p}}} \sin(2\omega t) \, \vec{u}_x

La valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} d'une fonction sinusoïdale de pulsation 2\omega est nulle (\langle \sin(2\omega t) \rangle = 0). On en déduit immédiatement :

\boxed{\langle \vec{\Pi}(M, t) \rangle = \vec{0}}

Remarque (formalisme complexe) : En utilisant la relation du formulaire \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0} \operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}} \times \underline{\vec{B}}^*\right) avec \underline{\vec{B}} = -\mathrm{i} \frac{E_0}{\omega \delta_{\mathrm{p}}} \mathrm{e}^{-x/\delta_{\mathrm{p}}} \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \vec{u}_z, le produit vectoriel \underline{\vec{E}} \times \underline{\vec{B}}^* = \mathrm{i}\frac{E_0^2}{\omega\delta_{\mathrm{p}}}\mathrm{e}^{-2x/\delta_{\mathrm{p}}}\vec{u}_x est imaginaire pur, de partie réelle nulle.

Caractérisation de l'onde :

  • C'est une onde évanescente : son amplitude décroît exponentiellement avec la profondeur de pénétration x sans déphasage spatial supplémentaire le long de (Ox).
  • C'est une onde stationnaire : les variables spatiale x et temporelle t sont séparées dans l'expression des champs (il n'y a pas de terme de la forme \omega t \pm k' x).
  • Il s'agit d'une onde purement réactive : en moyenne temporelle, il n'y a aucun transport net d'énergie à travers l'ionosphère (\langle \vec{\Pi} \rangle = \vec{0}). L'énergie oscille localement deux fois par période entre le champ électromagnétique et l'énergie cinétique des électrons.

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde progressive, vecteur de poynting

On suppose désormais que . De la même façon que pour le premier cas, expliciter l'expression de . En déduire les expressions des champs réels et , puis établir l'expression de la valeur moyenne du vecteur de Poynting.

Voir l'indice

Constater que k devient réel pour \omega > \omega_{\mathrm{p}} ; calculer le flux d'énergie moyen à travers le vecteur de Poynting qui est dirigé selon le vecteur d'onde.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation de dispersion \underline{k}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}{c^2} obtenue en Q24 dans le régime \omega > \omega_{\mathrm{p}} en tenant compte des conditions k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0.
  2. Déduire les champs réels \vec{E}(M, t) et \vec{B}(M, t) en prenant la partie réelle des champs complexes, le champ magnétique étant obtenu par l'équation de Maxwell-Faraday.
  3. Calculer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting, soit directement à l'aide des champs réels, soit via la formule complexe rappelée dans le formulaire de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Nombre d'onde réel : onde progressive sinusoïdale transportant de la puissance, calcul direct du vecteur de Poynting moyen.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, la relation de dispersion dans le plasma s'écrit :

\underline{k}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}{c^2}

Pour \omega > \omega_{\mathrm{p}}, \underline{k}^2 est strictement positif. En écrivant \underline{k} = k' + \mathrm{i}k'' avec la contrainte imposée par l'énoncé k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0, on en déduit que \underline{k} est un réel pur (k'' = 0) :

\boxed{\underline{k} = k = \frac{\sqrt{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}}{c} = \frac{\omega}{c}\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}}

Le champ électrique complexe s'écrit alors :

\underline{\vec{E}}(M, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - kx))\,\vec{u}_y

En prenant la partie réelle (puisque E_0 \in \mathbb{R}), on obtient le champ électrique réel :

\boxed{\vec{E}(M, t) = E_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_y}

L'équation de Maxwell-Faraday appliquée aux champs complexes harmoniques donne :

-\mathrm{i}\underline{k}\vec{u}_x \times \underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\omega\underline{\vec{B}} \implies \underline{\vec{B}}(M, t) = \frac{k}{\omega}\vec{u}_x \times \underline{\vec{E}}(M, t) = \frac{k}{\omega} E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - kx))\,\vec{u}_z

Le nombre d'onde k étant réel positif, le passage à la partie réelle conduit directement au champ magnétique réel :

\boxed{\vec{B}(M, t) = \frac{k E_0}{\omega} \cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_z = \frac{E_0}{c}\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}\cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_z}

Le vecteur de Poynting instantané s'exprime par :

\vec{\Pi}(M, t) = \frac{\vec{E}(M, t) \times \vec{B}(M, t)}{\mu_0} = \frac{k E_0^2}{\mu_0 \omega}\cos^2(\omega t - kx)\,\vec{u}_x

Puisque la moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx) vaut \frac{1}{2} (ou via la formule \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}(\underline{\vec{E}} \times \underline{\vec{B}}^*)), on trouve :

\boxed{\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{k E_0^2}{2\mu_0 \omega}\,\vec{u}_x = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}\,\vec{u}_x = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2 \sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe

Déterminer l'expression de la vitesse de phase ainsi que celle de la vitesse de groupe en fonction de , et . Tracer et en fonction de . Le milieu est-il dispersif ? Comparer ces vitesses à et commenter.

Voir l'indice

Utiliser les définitions v_\varphi = \omega/k et v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k. Vérifier la relation classique v_\varphi v_{\mathrm{g}} = c^2 et commenter le respect de la causalité relativiste.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega / k à partir de l'expression de k(\omega) obtenue à la question Q28.
  2. Calculer la vitesse de groupe v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k par dérivation implicite de la relation de dispersion \omega^2 = \omega_{\mathrm{p}}^2 + c^2 k^2.
  3. Analyser les variations et les asymptotes des deux vitesses afin de dresser un tracé clair, puis discuter la dispersion et la compatibilité avec le principe de causalité relativiste.
Voir la réponse courte

Expressions et tracés de v_\varphi = c/\sqrt{1-\omega_{\mathrm{p}}^2/\omega^2} > c et v_{\mathrm{g}} = c^2/v_\varphi < c, illustrant le caractère dispersif.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, pour \omega > \omega_{\mathrm{p}}, le nombre d'onde s'écrit :

k(\omega) = \frac{\sqrt{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}}{c} = \frac{\omega}{c}\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}

1. Vitesse de phase

Par définition, la vitesse de phase est v_{\varphi} = \dfrac{\omega}{k} :

\boxed{v_{\varphi} = \frac{c}{\sqrt{1 - \dfrac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}}}

2. Vitesse de groupe

Par définition, la vitesse de groupe est v_{\mathrm{g}} = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}. En différenciant la relation de dispersion \omega^2 = \omega_{\mathrm{p}}^2 + c^2 k^2 :

\begin{aligned} 2\omega\,\mathrm{d}\omega = 2c^2 k\,\mathrm{d}k &\implies \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c^2 \frac{k}{\omega} = \frac{c^2}{v_{\varphi}} \end{aligned}

Il vient ainsi :

\boxed{v_{\mathrm{g}} = c\sqrt{1 - \frac{\omega_{\mathrm{p}}^2}{\omega^2}}}

On remarque la relation remarquable propre aux ondes de type Klein-Gordon :

v_{\varphi} \cdot v_{\mathrm{g}} = c^2

3. Tracé des vitesses en fonction de \omega

Pour \omega \in {]\omega_{\mathrm{p}}, +\infty[} :

  • lorsque \omega \to \omega_{\mathrm{p}}^+, v_{\varphi} \to +\infty et v_{\mathrm{g}} \to 0 ;
  • lorsque \omega \to +\infty, v_{\varphi} \to c^+ et v_{\mathrm{g}} \to c^-.

4. Caractère dispersif du milieu

La vitesse de phase v_{\varphi} dépend explicitement de la pulsation \omega (et v_{\varphi} \neq v_{\mathrm{g}}) : le plasma est donc un milieu dispersif.

5. Comparaison à c et commentaires physiques

  • Vitesse de phase : on a v_{\varphi} > c. La vitesse de phase correspond à la vitesse de déplacement des surfaces d'onde d'une onde monochromatique idéale (infinie dans le temps et dans l'espace). Elle ne transporte ni énergie ni information, et peut donc excéder c sans enfreindre la relativité restreinte.
  • Vitesse de groupe : on a v_{\mathrm{g}} < c. Dans un milieu transparent non absorbant, la vitesse de groupe est la vitesse de déplacement de l'enveloppe d'un paquet d'ondes, c'est-à-dire la vitesse de propagation de l'énergie et des signaux porteurs d'information. Le fait que v_{\mathrm{g}} < c garantit le respect du principe de causalité et des postulats de la relativité restreinte.

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : fréquence de coupure, spectre électromagnétique

Calculer la valeur numérique de la fréquence minimale que doit posséder l'onde pour atteindre un satellite relais géostationnaire à partir de la surface de la Terre. À quel domaine du spectre électromagnétique appartient cette fréquence ?

Voir l'indice

Relever la densité électronique maximale n_{e,\mathrm{max}} sur le profil jour/nuit de l'ionosphère (figure 6) et calculer la fréquence de coupure correspondante f_{\mathrm{p}} = \omega_{\mathrm{p}}/(2\pi).

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition de propagation à travers toute l'ionosphère : l'onde doit avoir une pulsation \omega > \omega_{\mathrm{p}} à toute altitude, en particulier là où la densité électronique est maximale.
  2. Relever sur la figure 6 la densité électronique maximale n_{e,\max} (en tenant compte des conditions de jour, les plus défavorables).
  3. Calculer la pulsation de coupure et la fréquence minimale correspondante, puis identifier le domaine spectral associé.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la fréquence de coupure f_{\mathrm{p}} = \omega_{\mathrm{p}}/(2\pi) et rattachement au domaine des ondes radio VHF/UHF.

Voir le corrigé complet

Pour qu'une onde électromagnétique émise depuis la Terre puisse traverser l'ionosphère et atteindre un satellite sans subir de réflexion totale (caractérisée par un comportement évanescent pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}), sa pulsation doit être supérieure à la pulsation plasma en tout point du trajet :

\omega > \omega_{\mathrm{p}}(z) \quad \forall z \iff \omega > \omega_{\mathrm{p},\max} = \sqrt{\frac{n_{e,\max} e^2}{m_{\mathrm{e}}\varepsilon_0}}

La fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} doit donc satisfaire :

f > f_{\min} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{n_{e,\max} e^2}{m_{\mathrm{e}}\varepsilon_0}}

D'après la figure 6, la densité électronique atteint sa valeur maximale de jour, vers 300\text{ km} d'altitude. On lit :

n_{e,\max} \simeq 10^{12}\text{ m}^{-3}

En utilisant les valeurs numériques des données :

  • e = 1{,}602 \times 10^{-19}\text{ C}
  • m_{\mathrm{e}} = 9{,}109 \times 10^{-31}\text{ kg}
  • \varepsilon_0 = 8{,}854 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}

il vient :

\begin{aligned} f_{\min} &= \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{10^{12} \times (1{,}602 \times 10^{-19})^2}{9{,}109 \times 10^{-31} \times 8{,}854 \times 10^{-12}}} \\ &= \frac{1}{2\pi}\sqrt{3{,}18 \times 10^{15}} \simeq 9{,}0 \times 10^6\text{ Hz} = 9{,}0\text{ MHz} \end{aligned}
\boxed{f_{\min} \simeq 9\text{ MHz}}

Cette fréquence appartient au domaine des ondes radio (plus précisément les ondes courtes ou hautes fréquences, bande HF).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Bien que la moins abordée, cette question classique a été la mieux réussie par ceux qui l'ont traitée, grâce à une bonne compréhension et à une analyse correcte de la figure 6.

« Ainsi, la question 30, pourtant la plus proche d’une question « classique » aux yeux du jury, a été la moins abordée des cinq questions non guidées. Toutefois, la figure 6.2 montre que la question 30 est celle qui a été la mieux réussie par les candidats l’ayant traitée. »

« Les candidats qui ont abordé cette question ont pour la plupart bien compris la problématique et exploité correctement les courbes de la figure 6. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022

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II.C.1 · L'élément lithium

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : configuration électronique, alcalin

Donner la configuration électronique de l'élément lithium dans l'état fondamental. À quelle famille appartient-il ?

Voir l'indice

Déterminer le remplissage des sous-couches électroniques pour le numéro atomique Z=3 et identifier la colonne correspondante dans la classification périodique.

Voir la réponse courte

Écriture de la configuration 1\mathrm{s}^2 2\mathrm{s}^1 pour Z=3 et identification de la famille des métaux alcalins.

Voir le corrigé complet

D'après la notation isotopique ^{7}_{3}\mathrm{Li}, le numéro atomique de l'élément lithium est Z = 3. L'atome neutre de lithium possède donc 3 électrons.

En appliquant les règles de remplissage dans l'état fondamental (principe de stabilité régi par la règle de Klechkowski et principe d'exclusion de Pauli), les sous-couches se remplissent dans l'ordre croissant d'énergie : 1\mathrm{s} puis 2\mathrm{s}. La configuration électronique du lithium dans l'état fondamental est donc :

\boxed{1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^1 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{He}]\, 2\mathrm{s}^1}

L'atome présente un unique électron sur sa couche de valence (n=2). Il se situe ainsi dans la première colonne (groupe 1) de la classification périodique des éléments, et appartient à la famille des :

\boxed{\text{métaux alcalins (ou alcalins)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : énergie d'ionisation, pouvoir réducteur

Justifier le caractère réducteur du lithium. Quel ion le lithium peut-il former le plus facilement ?

Voir l'indice

Justifier l'aptitude du lithium à perdre son électron célibataire externe 2\mathrm{s}^1 afin d'acquérir la configuration stable en duet de l'hélium.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition d'un réducteur (capacité à céder des électrons) et relier cette propriété à la configuration électronique établie à la question précédente.
  2. Justifier la stabilité de l'ion formé en invoquant la règle du duet (configuration d'un gaz noble) et en déduire la formule du cation le plus facilement obtenu.
Voir la réponse courte

Faible énergie d'ionisation favorisant la perte du seul électron 2\mathrm{s} pour former l'ion très stable \mathrm{Li}^+ (duet).

Voir le corrigé complet

Un réducteur est une espèce chimique capable de céder un ou plusieurs électrons au cours d'une réaction d'oxydoréduction.

D'après la question précédente, le lithium possède la configuration électronique 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^1. L'atome de lithium ne comporte ainsi qu'un unique électron de valence sur sa sous-couche externe 2\mathrm{s}.

En cédant cet électron peu lié selon la demi-équation :

\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-

le lithium acquiert la configuration électronique particulièrement stable en duet 1\mathrm{s}^2, identique à celle du gaz noble le plus proche, l'hélium. Sa première énergie d'ionisation est donc relativement faible, ce qui lui confère un fort caractère réducteur.

L'arrachement d'un second électron nécessiterait de briser la couche de cœur saturée 1\mathrm{s}^2 (énergie de seconde ionisation prohibitive). L'ion que le lithium forme le plus facilement est donc le cation :

\boxed{\mathrm{Li}^+}

Résultat

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II.C.2 · Obtention du lithium

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : équation de dissolution, produit de solubilité

Écrire l'équation de la réaction (R) de dissolution du carbonate de lithium.

Voir l'indice

Écrire la réaction de dissociation du solide ionique \mathrm{Li_2CO_{3(s)}} en ions aqueux solvatés dans l'eau.

Voir la réponse courte

Écriture de l'équilibre hétérogène de dissolution \mathrm{Li}_2\mathrm{CO}_3(\mathrm{s}) = 2\,\mathrm{Li}^+(\mathrm{aq}) + \mathrm{CO}_3^{2-}(\mathrm{aq}).

Voir le corrigé complet

Le carbonate de lithium est un solide ionique de formule brute \mathrm{Li}_2\mathrm{CO}_{3(\mathrm{s})}, constitué de cations lithium \mathrm{Li}^+ (établis à la question Q32) et d'anions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-}.

La réaction (\mathrm{R}) de dissolution dans l'eau s'écrit :

\boxed{\mathrm{Li}_2\mathrm{CO}_{3(\mathrm{s})} = 2\,\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3}^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Calculer la valeur de l'enthalpie standard de réaction associée à la réaction (R). Commenter son signe.

Voir l'indice

Exprimer le produit de solubilité K_{\mathrm{s}} en fonction de la solubilité massique s_m, puis appliquer la relation intégrée de van 't Hoff entre 20\text{ }^\circ\mathrm{C} et 100\text{ }^\circ\mathrm{C} pour extraire \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante d'équilibre K^\circ(T) associée à la réaction de dissolution (\mathrm{R}) en fonction de la solubilité molaire s, puis de la solubilité massique s_m.
  2. Intégrer la relation de Van 't Hoff entre les deux températures T_1 = 20\ ^\circ\mathrm{C} et T_2 = 100\ ^\circ\mathrm{C} sous l'approximation d'Ellingham (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ \simeq \text{cste}).
  3. En déduire la valeur numérique de l'enthalpie standard de dissolution \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ et interpréter son signe à l'aide de la loi de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation et commentaire du caractère endothermique ou exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de dissolution établie à la question précédente :

\mathrm{Li}_2\mathrm{CO}_{3(\mathrm{s})} = 2\,\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3}^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}

À saturation, en notant s la solubilité molaire (en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}) et c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\mathrm{L}^{-1} la concentration standard, les concentrations à l'équilibre s'écrivent :

[\mathrm{Li}^+] = 2s \quad \text{et} \quad [\mathrm{CO}_3^{2-}] = s

Le produit de solubilité K^\circ(T) s'exprime donc par :

K^\circ(T) = \left(\frac{[\mathrm{Li}^+]}{c^\circ}\right)^2 \left(\frac{[\mathrm{CO}_3^{2-}]}{c^\circ}\right) = 4 \left(\frac{s}{c^\circ}\right)^3 = 4 \left(\frac{s_m}{M c^\circ}\right)^3

où M est la masse molaire de \mathrm{Li}_2\mathrm{CO}_3 et s_m la solubilité massique. Le rapport des constantes d'équilibre aux deux températures T_1 et T_2 s'affranchit ainsi de M :

\frac{K^\circ(T_2)}{K^\circ(T_1)} = \left(\frac{s_m(T_2)}{s_m(T_1)}\right)^3

La variation de la constante d'équilibre avec la température est régie par la relation de Van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ}{R T^2}

En supposant \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ constante sur le domaine de température considéré (approximation d'Ellingham), l'intégration entre T_1 et T_2 donne :

\ln\left(\frac{K^\circ(T_2)}{K^\circ(T_1)}\right) = 3\,\ln\left(\frac{s_m(T_2)}{s_m(T_1)}\right) = -\frac{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_2} - \frac{1}{T_1}\right)

D'où l'expression littérale de l'enthalpie standard de dissolution :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = \frac{3 R\,\ln\left(\dfrac{s_m(T_2)}{s_m(T_1)}\right)}{\dfrac{1}{T_1} - \dfrac{1}{T_2}}

Avec les données numériques de l'énoncé :

  • T_1 = 20\ ^\circ\mathrm{C} = 293{,}15\text{ K} et s_m(T_1) = 13{,}1\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • T_2 = 100\ ^\circ\mathrm{C} = 373{,}15\text{ K} et s_m(T_2) = 7{,}2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} \frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2} &= \frac{1}{293{,}15} - \frac{1}{373{,}15} \simeq 7{,}313 \times 10^{-4}\text{ K}^{-1} \\ 3\,\ln\left(\frac{7{,}2}{13{,}1}\right) &\simeq 3\,\ln(0{,}5496) \simeq -1{,}796 \\ \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ &= \frac{8{,}314 \times (-1{,}796)}{7{,}313 \times 10^{-4}} \simeq -2{,}04 \times 10^4\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ \simeq -20\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire du signe : L'enthalpie standard de réaction est strictement négative (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ < 0) : la dissolution du carbonate de lithium est donc exothermique.

D'après le principe de modération de Le Chatelier (ou la loi de Van 't Hoff), une élévation de température favorise le sens endothermique, c'est-à-dire ici le sens indirect (précipitation). Cela explique pourquoi la solubilité du carbonate de lithium diminue lorsque la température augmente (solubilité dite rétrograde), contrairement au comportement usuel de la plupart des sels solides dans l'eau.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Si la relation de Van 't Hoff a été bien mobilisée, l'expression de la constante d'équilibre en fonction de la solubilité massique a en revanche été souvent erronée.

« Le traitement de cette question requérait de mettre en lien l’expression du produit de solubilité d’un solide ionique et la relation de Van’t Hoff, laquelle est écrite correctement par une majorité des candidats ayant abordé cette question. »

« A contrario, l’expression de la constante d’équilibre de la réaction de dissolution en fonction de la solubilité massique du solide est souvent erronée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022

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II.C.3 · Accumulateur lithium-ion

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Oxydoréduction et piles

Notions : accumulateur, demi-équation électronique

Écrire la demi-équation électronique de réduction des ions , la réaction d'insertion des atomes de lithium dans le graphite, puis en déduire la demi-équation électronique bilan modélisant l'ensemble de ces phénomènes pendant la charge.

Voir l'indice

Écrire la réduction de \mathrm{Li}^+ en Li métallique, puis la réaction d'intercalation dans les feuillets graphitiques \mathrm{C_6}, et en déduire l'équation globale à cette électrode.

Voir la réponse courte

Somme de la réduction des ions lithium et de l'intercalation dans le graphite pour former \mathrm{LiC}_6 lors de la charge.

Voir le corrigé complet

D'après le texte de l'énoncé, le processus de charge à l'électrode négative s'analyse en deux étapes successives :

  1. La réduction des ions lithium \mathrm{Li}^+ provenant de l'électrolyte :

    \boxed{\mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{Li}}
  2. L'insertion des atomes de lithium formés au sein du réseau carboné du graphite noté \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} :

    \boxed{\mathrm{Li} + \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} = \mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})}}

En sommant ces deux étapes, on obtient la demi-équation électronique bilan modélisant les phénomènes à cette électrode lors de la charge :

\boxed{\mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- + \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} = \mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : capacité spécifique, stœchiométrie

Déterminer le nombre maximum d'atomes de lithium qui peuvent être insérés dans de carbone solide. En déduire la charge électrique maximale que peut délivrer l'électrode de graphite lors de la décharge en , par kilogramme de graphite.

Voir l'indice

Calculer le nombre de moles de motifs \mathrm{C_6} par unité de masse de graphite pour en déduire les atomes de Li fixés, puis relier la quantité d'électrons échangeables à la charge électrique totale grâce à la constante de Faraday \mathcal{F}.

Voir la stratégie
  1. La stœchiométrie du composé d'insertion \mathrm{LiC}_6 fixe le rapport entre le nombre d'atomes de lithium insérés et le nombre d'atomes de carbone de la matrice de graphite.
  2. Calculer la quantité de matière de carbone présente dans 1\text{ g} de graphite, puis en déduire le nombre maximal d'atomes de lithium insérés grâce à la constante d'Avogadro \mathcal{N}_A.
  3. Relier la charge électrique libérée lors de la décharge au nombre d'électrons échangés (un électron par atome de lithium désinséré), puis exprimer la capacité massique théorique en \mathrm{A\cdot h\cdot kg^{-1}} en divisant la charge en coulombs par 3600\text{ s}\cdot\text{h}^{-1}.
Voir la réponse courte

Stœchiométrie \mathrm{LiC}_6 reliant les moles de carbone et de lithium, puis calcul de la capacité spécifique Q = F/(6 M_{\mathrm{C}}) en \mathrm{A\cdot h\cdot kg^{-1}}.

Voir le corrigé complet

D'après la formule chimique du composé d'insertion \mathrm{LiC}_6, un atome de lithium s'insère pour 6 atomes de carbone :

n_{\mathrm{Li},\max} = \frac{1}{6}\,n_{\mathrm{C}}

Dans une masse m = 1\text{ g} de carbone graphite, la quantité de matière de carbone est :

n_{\mathrm{C}} = \frac{m}{M_{\mathrm{C}}}

Le nombre maximal d'atomes de lithium insérables dans cette masse s'écrit donc :

N_{\mathrm{Li},\max} = n_{\mathrm{Li},\max}\,\mathcal{N}_A = \frac{m\,\mathcal{N}_A}{6\,M_{\mathrm{C}}}

Application numérique avec m = 1{,}00\text{ g}, M_{\mathrm{C}} = 12{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et \mathcal{N}_A = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1} :

\begin{aligned} N_{\mathrm{Li},\max} &= \frac{1{,}00 \times 6{,}02 \times 10^{23}}{6 \times 12{,}0} \simeq 8{,}36 \times 10^{21}\text{ atomes} \end{aligned}
\boxed{N_{\mathrm{Li},\max} \simeq 8{,}36 \times 10^{21}\text{ atomes}}

Lors de la décharge, chaque atome de lithium inséré est oxydé et libère un électron selon la réaction inverse de la question Q35 :

\mathrm{LiC}_6 \longrightarrow 6\,\mathrm{C}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-

Pour une masse m_{\mathrm{graphite}} = 1\text{ kg} = 10^3\text{ g} de graphite, la quantité maximale d'électrons libérés vaut :

n_{\mathrm{e}^-,\max} = n_{\mathrm{Li},\max} = \frac{m_{\mathrm{graphite}}}{6\,M_{\mathrm{C}}} = \frac{10^3}{72{,}0} \simeq 13{,}89\text{ mol}

La charge électrique correspondante, exprimée en coulombs, est donnée par la loi de Faraday :

Q_{\max} = n_{\mathrm{e}^-,\max}\,\mathcal{F} = \frac{m_{\mathrm{graphite}}\,\mathcal{F}}{6\,M_{\mathrm{C}}}

Sachant que 1\text{ A}\cdot\text{h} = 3600\text{ C}, la capacité spécifique massique q_{\max} en \mathrm{A}\cdot\mathrm{h} par kilogramme de graphite est :

q_{\max} = \frac{Q_{\max}}{3600} = \frac{m_{\mathrm{graphite}}\,\mathcal{F}}{6\,M_{\mathrm{C}} \times 3600}

Application numérique avec \mathcal{F} = 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et m_{\mathrm{graphite}} = 1\text{ kg} :

\begin{aligned} q_{\max} &= \frac{1000 \times 9{,}65 \times 10^4}{6 \times 12{,}0 \times 3600} = \frac{9{,}65 \times 10^7}{2{,}592 \times 10^5} \simeq 372\text{ A}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
\boxed{q_{\max} \simeq 372\text{ A}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation, demi-équation électronique

Les espèces et forment un couple rédox. Identifier l'oxydant et le réducteur dans ce couple sachant que le nombre d'oxydation dans l'espèce est égal à la charge de l'ion monoatomique stable qu'il forme. En déduire la demi-équation électronique qui se produit lors de la charge au niveau de l'électrode contenant du cobalt.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation du cobalt dans \mathrm{LiCoO_2} (avec Li à +I et O à -II) et dans \mathrm{CoO_2}, puis écrire la demi-équation d'oxydation se déroulant lors de la charge forcée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation du cobalt dans chacune des deux espèces en utilisant les règles usuelles sur les nombres d'oxydation (oxygène à -\mathrm{II} et lithium à +\mathrm{I}).
  2. Identifier l'oxydant (espèce dont l'élément cobalt possède le plus haut nombre d'oxydation) et le réducteur.
  3. Établir la demi-équation électronique du couple, puis l'écrire dans le sens d'une oxydation, réaction ayant lieu au pôle positif (\oplus) lors du fonctionnement en récepteur (charge).
Voir la réponse courte

Détermination des nombres d'oxydation du cobalt (+III et +IV), identification de l'oxydant \mathrm{CoO}_2 et demi-équation d'oxydation en charge.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, le lithium forme préférentiellement le cation monoatomique \mathrm{Li}^+. Son nombre d'oxydation dans l'édifice \mathrm{LiCoO}_2 vaut donc :

\mathrm{n.o.}(\mathrm{Li}) = +\mathrm{I}

L'oxygène possédant le nombre d'oxydation usuel \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}, la neutralité électrique des solides permet de déterminer le nombre d'oxydation du cobalt dans chaque espèce :

  • Dans \mathrm{LiCoO}_2 :

    \begin{aligned} \mathrm{n.o.}(\mathrm{Li}) + \mathrm{n.o.}(\mathrm{Co}) + 2\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 &\implies (+1) + \mathrm{n.o.}(\mathrm{Co}) + 2(-2) = 0 \\ &\implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{Co}) = +\mathrm{III} \end{aligned}
  • Dans \mathrm{CoO}_2 :

    \begin{aligned} \mathrm{n.o.}(\mathrm{Co}) + 2\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 &\implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{Co}) + 2(-2) = 0 \\ &\implies \mathrm{n.o.}(\mathrm{Co}) = +\mathrm{IV} \end{aligned}

L'atome de cobalt présente un degré d'oxydation supérieur dans \mathrm{CoO}_2 que dans \mathrm{LiCoO}_2. Par conséquent :

\boxed{\text{L'oxydant est }\mathrm{CoO}_2\text{ et le réducteur est }\mathrm{LiCoO}_2.}

Le couple rédox s'écrit formellement \mathrm{CoO}_2 / \mathrm{LiCoO}_2 et la demi-équation associée s'écrit :

\mathrm{CoO}_2 + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_2

Lors de la charge, l'accumulateur fonctionne en récepteur :

  • au pôle négatif \ominus, les ions \mathrm{Li}^+ sont réduits en lithium inséré (d'après Q35) ;
  • au pôle positif \oplus, il se produit nécessairement une oxydation pour fournir les électrons et les ions \mathrm{Li}^+ au circuit.

La demi-équation électronique qui a lieu lors de la charge au niveau de cette électrode est donc :

\boxed{\mathrm{LiCoO}_{2(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{CoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, équation de fonctionnement

Écrire l'équation bilan du fonctionnement de l'accumulateur lors de la décharge et lors de la charge.

Voir l'indice

Additionner membre à membre les deux demi-équations électroniques équilibrées au pôle positif et au pôle négatif pour la charge, puis inverser le sens pour la décharge spontanée.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les demi-équations électroniques ayant lieu aux pôles \ominus et \oplus établies lors des questions Q35 et Q37.
  2. Combiner les deux demi-équations par addition membre à membre pour obtenir l'équation bilan lors de la charge.
  3. Inverser le sens de la réaction pour obtenir l'équation bilan lors de la décharge.
Voir la réponse courte

Bilan global combinant les deux demi-équations aux électrodes pour la charge et la décharge de l'accumulateur.

Voir le corrigé complet

Lors de la charge de l'accumulateur (processus forcé par un générateur extérieur) :

  • au pôle \ominus (cathode), les ions \mathrm{Li}^+ sont réduits et s'insèrent dans le graphite (d'après la question Q35) :

    \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- + \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})}
  • au pôle \oplus (anode), le cobalt est oxydé du degré +III au degré +IV (d'après la question Q37) :

    \mathrm{LiCoO}_{2(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{CoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-

En sommant membre à membre ces deux demi-équations, les électrons et les ions \mathrm{Li}^+ s'éliminent, ce qui donne pour la charge :

\boxed{\mathrm{LiCoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{CoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})}}

Lors de la décharge de l'accumulateur (fonctionnement spontané en générateur débitant dans un circuit extérieur) :

  • au pôle \ominus (anode), il y a oxydation du composé d'insertion :

    \mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-
  • au pôle \oplus (cathode), il y a réduction de l'oxyde de cobalt :

    \mathrm{CoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{LiCoO}_{2(\mathrm{s})}

L'équation bilan de la décharge est donc la réaction inverse de la précédente :

\boxed{\mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})} + \mathrm{CoO}_{2(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{LiCoO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : capacité de batterie, bilan de charge

Déterminer la masse minimale de graphite nécessaire pour faire fonctionner une des batteries de sorte qu'elle débite un courant de lorsque le satellite est dans l'ombre.

Voir l'indice

Calculer la charge totale en coulombs ou ampères-heures requise pendant les 35 minutes d'éclipse (Q = I \Delta t), puis la diviser par la capacité massique spécifique du graphite calculée en Q36.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la charge électrique totale Q débitée par la batterie pendant la phase d'éclipse de durée \Delta t = 35\text{ min} sous un courant continu d'intensité I = 10\text{ A}.
  2. Relier cette charge à la quantité de matière d'électrons échangée, puis à la masse minimale de graphite requise, soit directement à l'aide de la capacité massique déterminée à la question Q36, soit en utilisant les relations stœchiométriques issues de la demi-équation de l'anode.
Voir la réponse courte

Calcul de la charge électrique requise pendant l'éclipse Q = I \Delta t puis détermination de la masse de graphite via la capacité massique.

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Pendant que le satellite se trouve dans l'ombre de la Terre, les batteries montées en série fournissent l'énergie électrique. Chacune d'elles est parcourue par le courant I = 10\text{ A} pendant la durée \Delta t = 35\text{ min} = 2\,100\text{ s}.

La charge totale délivrée par la batterie lors de cette phase de décharge vaut :

Q = I\,\Delta t = 10 \times 2\,100 = 2{,}10 \times 10^4\text{ C}

soit, en ampères-heures :

Q = 10 \times \frac{35}{60} \simeq 5{,}83\text{ A}\cdot\text{h}

D'après la demi-équation d'oxydation à l'électrode négative lors de la décharge (établie aux questions Q35 et Q38) :

\mathrm{LiC}_{6(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{C}_{6(\mathrm{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-

l'échange d'une quantité de matière n(\mathrm{e}^-) = \dfrac{Q}{\mathcal{F}} d'électrons nécessite la mise en jeu d'une quantité de carbone égale à :

n(\mathrm{C}) = 6\,n(\mathrm{e}^-) = \frac{6\,Q}{\mathcal{F}} = \frac{6\,I\,\Delta t}{\mathcal{F}}

La masse minimale de graphite correspondante s'écrit donc :

m_{\min} = n(\mathrm{C})\,M_{\mathrm{C}} = \frac{6\,M_{\mathrm{C}}\,I\,\Delta t}{\mathcal{F}}

On retrouve identiquement cette expression à partir de la capacité massique maximale q_{\max} \simeq 372\text{ A}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} calculée à la question Q36 :

m_{\min} = \frac{Q}{q_{\max}}

Application numérique avec les données :

  • M_{\mathrm{C}} = 12{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 12{,}0 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • I = 10\text{ A}
  • \Delta t = 2\,100\text{ s}
  • \mathcal{F} = 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}
\begin{aligned} m_{\min} &= \frac{6 \times 12{,}0 \times 10 \times 2\,100}{9{,}65 \times 10^4} \simeq 15{,}7\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m_{\min} = \frac{6\,M_{\mathrm{C}}\,I\,\Delta t}{\mathcal{F}} \simeq 16\text{ g}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (29 % des questions), Diffusion thermique (21 %, partie I), Mouvement dans un champ de force centrale (10 %) et Électrolyse et accumulateurs (10 %). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Atomistique et classification périodique, Oxydoréduction et piles, Machines thermiques, Premier et second principes…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 dès la première année (MPSI) ?

Peu : 8 questions sur 39 (21 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.B (Q9 à Q11) et la sous-partie II.A (Q12 à Q15), ainsi que Q33. Avec les autres programmes de première année : 10 en PCSI et 8 en PTSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 ?

Q11 (transfert thermique) et Q15 (trajectoire satellite), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 ?

Questions de cours : Q1 (loi de fourier), Q4 (condition aux limites), Q12 (mouvement circulaire), Q16 (équation de maxwell), Q31 (configuration électronique), Q32 (énergie d'ionisation) et Q33 (équation de dissolution). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (ailette thermique), Q13 (vitesse orbitale), Q18 (onde plane progressive harmonique) et Q23 (équation de propagation).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (24 sur 39), par exemple : Q1, Q3, Q4, Q9, Q10, Q12 à Q14, Q16 à Q20, Q22 à Q24, Q27, Q30 à Q33, Q35, Q37…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2 et Q21.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet de longueur raisonnable et progressif, avec de nombreuses questions proches du cours, tandis que les cinq questions non guidées, abordées par 25 % à 54 % des candidats, ont fait la différence. Moyenne : 9,17/20 (écart-type 4,15, 4 751 présents).

Quel coefficient de convection h choisir pour l'ailette en Q3 ?

Prendre h_r = 300\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} (air renouvelé). Le texte précise que le microprocesseur est soumis à une ventilation forcée. L'utilisation du coefficient en air statique h_s conduirait en Q6 à une résistance thermique incompatible avec la valeur lue sur la figure 3.

Comment choisir le signe de k pour l'onde évanescente en Q25 ?

Retenir la solution exponentiellement décroissante vers les x croissants. Avec la dépendance spatiale en \exp(-\mathrm{i}kx), il faut poser k = -\mathrm{i}/\delta_{\mathrm{p}} pour obtenir un profil en \exp(-x/\delta_{\mathrm{p}}). Le signe opposé conduirait à une divergence d'amplitude non physique à l'infini.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.