Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2025
La planète Terre
- 52 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en MPSI : 25 questions sur 52, parties I.2, III.2.1, III.3.1 et III.3.2
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet difficile · Ondes électromagnétiques dans les milieux, Mouvement dans un champ de force centrale, Cinématique et dynamique du point · 27 incontournables · 25 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet très complet et progressif aborde la surveillance du réchauffement climatique via l'altimétrie spatiale, puis imagine une méthode de propulsion par voile solaire. Il balaie des pans majeurs et incontournables des programmes de CPGE : la mécanique à force centrale newtonienne (orbite circulaire, potentiel effectif, manœuvre de Hohmann), le traitement du signal radar avec corrélation et compression d'impulsion, la propagation guidée/dispersive des ondes électromagnétiques dans un plasma ionosphérique (modèle de Drude non collisionnel, onde évanescente, vitesses de phase et de groupe), et enfin l'électrodynamique d'une voile solaire couplée à une simulation numérique en Python. C'est un sujet d'entraînement idéal, très représentatif des exigences de rigueur et d'efficacité des concours CCINP.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,62/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes électromagnétiques dans les milieux30 %
- Mouvement dans un champ de force centrale23 %
- Cinématique et dynamique du point17 %
- Électronique numérique : échantillonnage et modulation10 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
27 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en MPSI : 25 questions sur 52, parties I.2, III.2.1, III.3.1 et III.3.2.
Où gagner des points
42 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (42) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
Erreur d'énoncé
Dans la consigne de la question Q49, l'énoncé nomme la variable d'angle
thau lieu detheta, nom réellement défini dans le squelette de code fourni.Parties indépendantes
Les trois parties de l'épreuve sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément sans réutiliser de résultat intermédiaire.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
52 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
52 questionsPartie I : Étude du mouvement d'un satellite
I.1 · Force centrale conservative
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : référentiel géocentrique, référentiel galiléen
Rappeler la définition du référentiel géocentrique et celle d'un référentiel galiléen.
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Rappeler le repère attaché au centre de la Terre orienté vers trois étoiles lointaines, ainsi que le principe d'inertie régissant un référentiel galiléen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions du référentiel géocentrique (origine au centre de la Terre, axes vers trois étoiles lointaines) et d'un référentiel galiléen (principe d'inertie vérifié).
Voir le corrigé completCorrigé complet
- Référentiel géocentrique : Le référentiel géocentrique a pour origine le centre de masse (ou centre géométrique) de la Terre et ses trois axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes (directions invariables par rapport au référentiel de Copernic). Il est en translation circulaire (quasi uniforme) par rapport au référentiel héliocentrique.
- Référentiel galiléen : Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe d'inertie (première loi de Newton) est vérifié : tout système matériel mécaniquement isolé (ou pseudo-isolé) y est soit au repos, soit en mouvement rectiligne et uniforme. Le principe fondamental de la dynamique s'y applique sous sa forme usuelle, sans faire intervenir de forces d'inertie.
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : champ de gravitation, symétrie
Après avoir justifié la direction du champ de gravitation terrestre et les invariances de sa norme, établir l'expression de celui-ci en un point extérieur à la Terre en fonction de la constante de gravitation universelle , de la masse , de la distance et du vecteur unitaire . En déduire l'expression de la force de gravitation exercée par la Terre sur le mobile de masse .
Voir l'indiceIndice
Exploiter les symétries de la distribution de masse sphérique pour la direction radiale, et les invariances par rotation pour la dépendance spatiale avant d'appliquer le théorème de Gauss gravitationnel.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser les symétries de la distribution de masse pour déterminer la direction de \overrightarrow{\mathcal{G}}(M), puis ses invariances pour déterminer les coordonnées dont dépend sa composante radiale.
- Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel sur une surface fermée adaptée afin d'établir l'expression du champ gravitationnel à l'extérieur de la Terre.
- Relier le champ de gravitation à la force subie par une masse ponctuelle m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tout plan passant par O et M est plan de symétrie donc le champ est radial ; par invariance par rotation, sa norme ne dépend que de r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La Terre est modélisée par une distribution de masse à symétrie sphérique de centre O.
Direction du champ : Tout plan passant par le centre O et le point M est un plan de symétrie de la distribution de masse. Le champ de gravitation \overrightarrow{\mathcal{G}}(M) appartenant à l'intersection de tous ces plans, il est dirigé selon la droite (OM) :
Invariances : La distribution de masse est invariante par toute rotation autour du centre O (invariance selon les coordonnées angulaires \theta et \varphi). Par conséquent, la composante algébrique \mathcal{G} ne dépend que de la coordonnée radiale r = OM :
Expression du champ de gravitation : On applique le théorème de Gauss gravitationnel à travers une sphère \Sigma centrée en O et de rayon r > R_T, orientée vers l'extérieur par \vec{u} :
D'une part, le flux s'écrit :
D'autre part, la masse totale contenue à l'intérieur de la sphère de rayon r > R_T est la masse terrestre : M_{\text{int}} = M_T. On en déduit :
Le champ de gravitation en un point M extérieur à la Terre s'écrit donc :
Force de gravitation : Par définition, la force exercée par la Terre sur le mobile ponctuel de masse m s'écrit :
soit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : moment cinétique, force centrale
Montrer que le moment cinétique du mobile par rapport au point est une constante du mouvement. En déduire que la trajectoire du mobile est plane.
Voir l'indiceIndice
Dériver le moment cinétique par rapport au temps en utilisant la seconde loi de Newton et la colinéarité de la force centrale avec le rayon vecteur.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème du moment cinétique au mobile M par rapport au point fixe O dans le référentiel géocentrique galiléen afin de prouver la conservation de \overrightarrow{\mathcal{L}_O}.
- Exploiter la relation de perpendicularité entre \overrightarrow{OM} et \overrightarrow{\mathcal{L}_O} issue de la définition du moment cinétique pour établir la planéité de la trajectoire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le moment en O de la force centrale est nul, donc \vec{L}_O est constant : le mouvement a lieu dans le plan orthogonal à \vec{L}_O.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mobile M de masse m évolue dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_T supposé galiléen. Le point O, centre de la Terre, est fixe dans ce référentiel.
Le théorème du moment cinétique appliqué en O au point matériel M s'écrit :
D'après la question Q2, la force gravitationnelle est une force centrale de centre O :
Le moment de la force par rapport à O est donc nul :
Il s'ensuit que la dérivée temporelle de \overrightarrow{\mathcal{L}_O} est nulle :
Le moment cinétique par rapport à O est bien une constante du mouvement.
Par définition du moment cinétique :
Si \overrightarrow{\mathcal{L}_O} \neq \vec{0}, les propriétés du produit vectoriel imposent :
\overrightarrow{OM}(t) \cdot \overrightarrow{\mathcal{L}_O} = 0 \quad \text{à tout instant } tLe vecteur position \overrightarrow{OM}(t) appartient en permanence au plan fixe passant par O et orthogonal au vecteur constant \overrightarrow{\mathcal{L}_O}.
- Si \overrightarrow{\mathcal{L}_O} = \vec{0}, \overrightarrow{OM} et \vec{v} sont constamment colinéaires : le mouvement est rectiligne selon une droite passant par O, ce qui constitue un cas particulier de mouvement plan.
Dans tous les cas, on en déduit que :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie potentielle de gravitation, force conservative
Montrer que la force gravitationnelle s'exerçant sur le mobile dérive d'une énergie potentielle . Établir l'expression de celle-ci en la prenant, par convention, nulle à l'infini.
Voir l'indiceIndice
Calculer la circulation élémentaire du champ de gravitation terrestre ou utiliser le gradient de -1/r en coordonnées sphériques.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail élémentaire \delta W de la force gravitationnelle \vec{F}_g lors d'un déplacement infinitésimal en coordonnées polaires.
- Montrer que ce travail est une différentielle totale exacte \delta W = -\mathrm{d}\mathcal{E}_p, ce qui prouve le caractère conservatif de la force.
- Intégrer la relation obtenue et déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition de référence à l'infini.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force dérive d'une énergie potentielle vérifiant \mathrm{d}\mathcal{E}_p = -\vec{F}_g \cdot \mathrm{d}\vec{r}, d'où \mathcal{E}_p(r) = -GM_T m/r avec la condition de nullité à l'infini.
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Le mouvement du mobile étant plan (question Q3), on utilise le système de coordonnées polaires planes (r, \theta) de centre O et de base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta). Le vecteur déplacement élémentaire s'écrit :
D'après le résultat de la question Q2, la force gravitationnelle exercée par la Terre s'écrit \vec{F}_g = -\dfrac{G M_T m}{r^2}\vec{e}_r. Le travail élémentaire de cette force au cours du déplacement \mathrm{d}\vec{r} vaut :
Ce travail ne dépend que de la distance r et s'identifie à l'opposé d'une différentielle totale exacte :
La force gravitationnelle dérive donc bien d'une énergie potentielle \mathcal{E}_p.
Par intégration par rapport à r, on obtient :
où C est une constante d'intégration. En appliquant la convention imposée par l'énoncé, \lim_{r \to +\infty} \mathcal{E}_p(r) = 0, on trouve C = 0.
L'énergie potentielle gravitationnelle du mobile s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : énergie mécanique, énergie potentielle effective
Montrer que l'énergie mécanique est une constante du mouvement et qu'elle peut se mettre sous la forme :
où est un terme, appelé énergie potentielle effective, que l'on exprimera en fonction de , , , et de .
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Exprimer la vitesse en coordonnées polaires planes, puis isoler la composante orthoradiale reliée au moment cinétique conservé \mathcal{L}_0.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie mécanique au mobile soumis à la seule force conservative de gravitation terrestre.
- Exprimer l'énergie cinétique en coordonnées polaires et relier la vitesse angulaire \dot{\theta} au moment cinétique scalaire \mathcal{L}_0.
- Regrouper la partie orthoradiale de l'énergie cinétique et l'énergie potentielle gravitationnelle pour identifier l'expression de \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Système conservatif donc \mathcal{E}_m se conserve ; avec v^2 = \dot{r}^2 + r^2\dot{\theta}^2 et L_0 = m r^2 \dot{\theta}, on isole \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) = \frac{L_0^2}{2mr^2} - \frac{GM_Tm}{r}.
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Le mobile de masse m n'est soumis qu'à la force de gravitation \vec{F}_g, qui est une force conservative dérivant de l'énergie potentielle \mathcal{E}_p(r) = -\frac{G M_T m}{r} (d'après la question Q4). Aucune force non conservative ne s'exerce sur le point matériel : le théorème de l'énergie mécanique dans le référentiel géocentrique galiléen donne
donc l'énergie mécanique \mathcal{E}_m est une constante du mouvement.
En coordonnées polaires (r, \theta), le vecteur vitesse s'écrit :
L'énergie cinétique du mobile est ainsi :
D'autre part, le moment cinétique en O s'exprime par :
Par identification avec \overrightarrow{\mathcal{L}_O} = \mathcal{L}_0 \vec{e}_z, on a \mathcal{L}_0 = mr^2\dot{\theta}, d'où :
En injectant cette relation dans l'expression de l'énergie cinétique, il vient :
L'énergie mécanique totale s'écrit donc :
Elle se met bien sous la forme demandée :
avec
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : énergie potentielle effective, énergie cinétique
Expliquer pourquoi l'énergie mécanique du mobile est nécessairement supérieure ou égale à son énergie potentielle effective.
Voir l'indiceIndice
Considérer le signe de l'énergie cinétique radiale \frac{1}{2}m\dot{r}^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le terme cinétique radial \frac{1}{2}m\dot{r}^2 est positif ou nul, ce qui impose immédiatement \mathcal{E}_m \ge \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (1) établie à la question Q5, l'énergie mécanique s'écrit :
Le premier terme correspond à l'énergie cinétique radiale du mobile :
La masse m étant strictement positive et le carré de la vitesse radiale vérifiant \dot{r}^2 \ge 0, cette énergie cinétique radiale est toujours positive ou nulle :
On en déduit que l'énergie mécanique du mobile est nécessairement supérieure ou égale à son énergie potentielle effective :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : énergie potentielle effective, état lié
Représenter graphiquement, pour une valeur donnée de , l'énergie potentielle effective du mobile en fonction de . Faire apparaître sur le graphique l'énergie mécanique d'une trajectoire associée à un état lié. On rappelle que, pour une force centrale en , la trajectoire d'un état lié est elliptique.
Voir l'indiceIndice
Tracer la somme du terme centrifuge répulsif en 1/r^2 et du terme gravitationnel attractif en -1/r, en positionnant une ligne de niveau \mathcal{E}_m < 0 au-dessus du minimum.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure de la courbe en puits présentant un minimum négatif ; un état lié correspond à une énergie mécanique négative délimitant deux points d'arrêt radiaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q5 :
Pour une valeur non nulle donnée du moment cinétique \mathcal{L}_0, la fonction présente le comportement suivant :
- Lorsque r \to 0^+, le terme centrifuge domine : \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) \sim \frac{\mathcal{L}_0^2}{2mr^2} \to +\infty (barrière centrifuge).
- Lorsque r \to +\infty, le terme gravitationnel domine : \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) \sim -\frac{GM_Tm}{r} \to 0^- (valeurs négatives).
La dérivée s'annule en une distance r_0 :
\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{p,\text{eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{\mathcal{L}_0^2}{mr^3} + \frac{GM_Tm}{r^2} = 0 \iff r_0 = \frac{\mathcal{L}_0^2}{GM_Tm^2}En ce point, le potentiel effectif atteint un minimum absolu négatif :
\mathcal{E}_{p,\text{eff,min}} = \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r_0) = -\frac{G^2 M_T^2 m^3}{2\mathcal{L}_0^2} < 0
D'après la question Q6, le mouvement radial n'est physiquement permis que si \mathcal{E}_m \ge \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r). Un état lié impose que la coordonnée r reste bornée supérieurement (le mobile ne peut pas s'échapper à l'infini). Dès lors :
La droite d'énergie constante \mathcal{E} = \mathcal{E}_m intersecte la courbe de potentiel effectif en deux points de vitesse radiale nulle (\dot{r} = 0), appelés distances de rebroussement :
- r_{\min} = r_P : distance au périgée ;
- r_{\max} = r_A : distance à l'apogée.
Le mouvement radial est confiné à l'intervalle r \in [r_{\min}, r_{\max}], ce qui correspond bien à une trajectoire elliptique fermée autour du foyer O.
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : apogée et périgée, orbite circulaire
Pour un mouvement elliptique quelconque, indiquer à quelles positions particulières l'énergie mécanique est égale à l'énergie potentielle effective. Caractériser le mouvement du mobile dans le cas où l'énergie mécanique est égale au minimum de l'énergie potentielle effective.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que \dot{r} = 0 correspond aux points tournants de la trajectoire (périgée et apogée) et interpréter le fond du puits de potentiel.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la condition \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) à l'annulation de la vitesse radiale \dot{r}, puis identifier les points remarquables correspondants sur une ellipse orbitale.
- Étudier la contrainte géométrique et cinématique imposée par \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_{p,\text{eff, min}} sur la coordonnée radiale r(t) ainsi que sur la vitesse angulaire \dot{\theta}.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathcal{E}_m = \mathcal{E}_{p,\text{eff}} lorsque \dot{r} = 0, soit à l'apogée et au périgée ; au minimum du puits de potentiel, le mouvement est une orbite circulaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (1) établie à la question Q5 :
L'égalité \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) est donc équivalente à :
Ces positions correspondent aux extremums de la distance r au centre attracteur O (points d'arrêt radial ou points tournants). Pour un mouvement elliptique autour de la Terre, il s'agit :
Dans le cas particulier où \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_{p,\text{eff, min}} :
La courbe d'énergie potentielle effective présente un unique minimum en r = r_0. La seule valeur possible de la coordonnée radiale est donc :
r(t) = r_0 = \text{cte}La trajectoire est ainsi un cercle de centre O et de rayon r_0.
La conservation de la composante axiale du moment cinétique impose :
\dot{\theta} = \frac{\mathcal{L}_0}{m r_0^2} = \text{cte}
Le mouvement du mobile est donc un :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie mécanique, orbite circulaire
Exprimer l'énergie mécanique du satellite situé sur l'orbite altimétrique de référence, en fonction de , , et de .
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique sur la trajectoire circulaire pour relier l'énergie cinétique à l'énergie potentielle (théorème du viriel).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au satellite sur son orbite circulaire afin d'exprimer son énergie cinétique en fonction du rayon R.
- Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle gravitationnelle obtenue à la question Q4 pour aboutir à l'énergie mécanique \mathcal{E}_{m,\text{alt}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour une orbite circulaire, le PFD impose \mathcal{E}_c = -\frac{1}{2}\mathcal{E}_p, conduisant directement à l'énergie mécanique \mathcal{E}_{m,\text{alt}} = -\frac{GM_Tm}{2R}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le satellite décrit une trajectoire circulaire de centre O et de rayon R dans le référentiel géocentrique (\mathcal{R}_T) supposé galiléen. En coordonnées polaires, son vecteur accélération s'écrit :
Le mouvement étant soumis à une force purement centrale, la composante orthoradiale de l'accélération est nulle, donc la vitesse scalaire v est constante (mouvement circulaire uniforme) et \vec{a} = -\frac{v^2}{R}\vec{e}_r.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r donne :
On en déduit l'expression de l'énergie cinétique du satellite sur l'orbite de référence :
D'après la question Q4, l'énergie potentielle gravitationnelle associée, avec l'origine à l'infini, vaut :
L'énergie mécanique \mathcal{E}_{m,\text{alt}} = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p(R) s'écrit donc :
Résultat
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : troisième loi de kepler, orbite circulaire
Établir la troisième loi de Kepler dans le cas particulier d'une orbite circulaire, en utilisant les paramètres liés à l'orbite altimétrique.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la vitesse orbitale en fonction de la période T et du rayon R, puis injecter dans la relation issue du PFD.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la période orbitale T du mouvement circulaire uniforme de rayon R en fonction du périmètre de l'orbite et de la vitesse orbitale v.
- Injecter l'expression de la vitesse v obtenue lors de l'application du principe fondamental de la dynamique (établie à la question Q9) pour relier T et R.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD avec accélération normale v^2/R = GM_T/R^2 et période T = 2\pi R/v, d'où la relation de Kepler T^2/R^3 = 4\pi^2/(GM_T).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mouvement du satellite sur l'orbite altimétrique de référence étant circulaire uniforme de rayon R et de vitesse v, la période de révolution T correspond à la durée nécessaire pour parcourir le périmètre 2\pi R à la vitesse v :
D'après la question Q9, la vitesse orbitale vérifie :
En élevant l'expression de la période au carré, on obtient :
On en déduit la troisième loi de Kepler pour l'orbite circulaire considérée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I.2 · Jason-2 : un exemple pour la fin de vie des satellites
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : orbite de transfert, énergie mécanique
En utilisant l'équation (1), montrer que l'énergie mécanique du satellite sur l'orbite de transfert peut se mettre sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Identifier le demi-grand axe a de l'ellipse de Hohmann tangente aux deux orbites circulaires en fonction de R et R_c, puis utiliser \mathcal{E}_m = -\frac{GM_T m}{2a}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier que sur l'orbite de transfert de Hohmann, la vitesse radiale \dot{r} s'annule en deux points extrémaux (apsides) : l'apogée A (r=R) et le périgée P (r=R_c).
- Exprimer l'énergie mécanique \mathcal{E}_{m,\text{tr}} en ces deux points à l'aide de l'équation (1) pour éliminer le moment cinétique \mathcal{L}_0.
- En déduire l'expression de \mathcal{E}_{m,\text{tr}} en fonction de G, M_T, m, R et R_c.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'apogée R et au périgée R_c, \dot{r} = 0 ; conservation de l'énergie et du moment cinétique mène à \mathcal{E}_{m,\text{tr}} = -GM_Tm/(R+R_c).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (1) établie à la question Q5, l'énergie mécanique du satellite s'écrit à chaque instant :
L'orbite de transfert est une ellipse dont l'apogée est situé en r_A = R et le périgée en r_P = R_c. En ces deux positions extrémales, la distance au centre attracteur est stationnaire, de sorte que \dot{r} = 0. L'énergie mécanique est donc égale à l'énergie potentielle effective en ces deux points :
En égalant ces deux expressions, on obtient :
Soit, en réduisant au même dénominateur :
Puisque R \neq R_c, on simplifie par (R_c - R) \neq 0 :
En réinjectant cette expression dans la formule de \mathcal{E}_{m,\text{tr}} à l'apogée (r = R) :
On aboutit ainsi à la forme recherchée :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : orbite de transfert, transfert de hohmann
Exprimer la variation d'énergie mécanique nécessaire pour passer de l'orbite initiale à l'orbite de transfert. Commenter le signe de .
Voir l'indiceIndice
Effectuer la différence \mathcal{E}_{m,\text{tr}} - \mathcal{E}_{m,\text{alt}} en factorisant et conclure sur le signe sachant que R_c < R.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \Delta\mathcal{E}_m en utilisant les expressions des énergies mécaniques obtenues aux questions Q9 et Q11, puis factoriser l'expression.
- Identifier les grandeurs géométriques comparées (R et R_c) pour déterminer le signe de \Delta\mathcal{E}_m.
- Interpréter ce signe en termes d'échange d'énergie et d'action des moteurs (freinage ou accélération).
Voir la réponse courteRéponse courte
\Delta\mathcal{E}_m = \frac{GM_Tm}{2R}\frac{R_c - R}{R + R_c} < 0 car R_c < R : le passage sur l'orbite de transfert nécessite un freinage du satellite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q9 et Q11, les énergies mécaniques sur l'orbite altimétrique et sur l'orbite de transfert s'écrivent respectivement :
La variation d'énergie mécanique requise pour passer de l'orbite initiale à l'orbite de transfert s'écrit alors :
On en déduit :
Commentaire sur le signe de \Delta\mathcal{E}_m :
L'orbite cimetière étant située à une altitude plus basse que l'orbite altimétrique de référence, on a R_c < R, d'où R - R_c > 0. Par conséquent :
Le demi-grand axe de l'orbite de transfert (a_{\text{tr}} = \frac{R + R_c}{2} < R) est plus petit que celui de l'orbite circulaire initiale : le satellite pénètre dans une orbite plus liée, d'énergie mécanique plus basse. Le théorème de l'énergie mécanique appliqué lors de la manœuvre impulsive en A donne :
Le travail des forces de poussée doit donc être résistant : il est nécessaire de freiner le satellite au point A en allumant les propulseurs dans le sens opposé au vecteur vitesse.
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : orbite de transfert, transfert de hohmann
En justifiant la réponse, indiquer s'il faut accélérer ou freiner le satellite pour le transférer en de l'orbite de transfert à l'orbite cimetière.
Voir l'indiceIndice
Comparer la vitesse au périgée de l'ellipse de transfert à celle de l'orbite circulaire de rayon R_c, ou comparer les énergies mécaniques.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer s'il faut accélérer ou freiner le satellite lors de son injection sur l'orbite cimetière au point P, deux approches équivalentes sont possibles :
- Par un bilan énergétique : la manœuvre étant instantanée, la distance r=R_c ne varie pas pendant la poussée, de sorte que l'énergie potentielle est constante. Le signe de la variation d'énergie mécanique \Delta \mathcal{E}_{m} donne directement celui de la variation d'énergie cinétique.
- Par comparaison des vitesses au périgée P entre l'orbite de transfert et l'orbite circulaire cimetière.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'orbite finale circulaire à rayon plus faible a une vitesse supérieure mais une énergie totale inférieure : une nouvelle impulsion de freinage est requise en P.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le satellite arrive au point P (périgée de l'orbite de transfert, situé à la distance r_P = R_c du centre de la Terre) avec l'énergie mécanique \mathcal{E}_{m,\mathrm{tr}} établie à la question Q11 :
Sur l'orbite finale « cimetière », circulaire de rayon R_c, l'énergie mécanique s'écrit (par analogie avec la formule de l'orbite de référence de rayon R obtenue à la question Q9) :
La variation d'énergie mécanique nécessaire pour passer de l'orbite de transfert à l'orbite cimetière vaut :
Comme R_c < R, on a :
La poussée des moteurs étant considérée comme instantanée, la position du satellite ne varie pas pendant la manœuvre (r = R_c = \text{cte}), ce qui implique que l'énergie potentielle gravitationnelle reste constante (\Delta \mathcal{E}_p = 0). Dès lors :
L'énergie cinétique du satellite doit diminuer lors de la manœuvre.
Résultat
Partie II : Mesure du niveau des océans
II.1.1 · Onde sinusoïdale tronquée
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : réponse impulsionnelle, produit de convolution
Montrer que, pour le signal , la grandeur complexe associée à la sortie du filtre adapté peut se mettre sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Substituer u(\xi) = \alpha e(\xi - t_R) sous forme complexe dans l'intégrale de corrélation et factoriser les exponentielles dépendant de t et t_R.
Voir la stratégieStratégie
- Expliciter les grandeurs complexes \underline{e}(t) et \underline{u}(t) associées aux signaux réels émis et reçu.
- Exprimer le conjugué complexe \underline{e}^*(\xi - t) ainsi que le signal reçu \underline{u}(\xi).
- Injecter ces expressions dans l'intégrale d'intercorrélation, simplifier le facteur de phase dépendant de \xi et sortir les grandeurs indépendantes de \xi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du produit de convolution entre la réponse impulsionnelle du filtre adapté et le signal reçu retardé, puis changement de variable d'intégration.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la convention adoptée en préambule, la grandeur complexe associée au signal émis e(t) = A(t)\cos(2\pi f_0 t), où A(t) est une amplitude réelle, s'écrit :
Le signal reçu est une réplique atténuée et retardée de durée t_R, de sorte que :
La grandeur complexe en sortie du filtre adapté est donnée par :
Puisque la fonction d'enveloppe A est à valeurs réelles, le conjugué complexe de \underline{e}(\xi - t) s'écrit :
En évaluant \underline{u}(\xi) à l'instant \xi :
Le produit sous l'intégrale vaut ainsi :
Le facteur de phase e^{2i\pi f_0 (t - t_R)} ainsi que l'amplitude \alpha sont indépendants de la variable d'intégration \xi et peuvent donc être factorisés hors de l'intégrale :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : produit de convolution, corrélation
Représenter et en fonction de dans le cas . En déduire dans ce cas l'expression de en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Dessiner deux fonctions portes décalées dans le temps et calculer l'aire de leur recouvrement commun sur l'intervalle temporel spécifié.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les intervalles où les fonctions créneaux A(\xi - t_R) et A(\xi - t) sont non nulles.
- Réaliser un schéma représentant ces deux fonctions de la variable d'intégration \xi dans la configuration t_R - \tau \le t \le t_R.
- Identifier l'intervalle de recouvrement des deux fonctions afin de calculer l'intégrale et en déduire l'expression de \underline{s}(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Deux signaux portes décalés temporellement : l'intégrale correspond à leur aire de recouvrement commune, menant à une rampe affine modulée en phase.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition de l'amplitude A(t) :
- A(\xi - t_R) = A_0 pour -\dfrac{\tau}{2} \le \xi - t_R \le \dfrac{\tau}{2}, c'est-à-dire pour \xi \in \left[t_R - \dfrac{\tau}{2},\, t_R + \dfrac{\tau}{2}\right], et 0 sinon ;
- A(\xi - t) = A_0 pour -\dfrac{\tau}{2} \le \xi - t \le \dfrac{\tau}{2}, c'est-à-dire pour \xi \in \left[t - \dfrac{\tau}{2},\, t + \dfrac{\tau}{2}\right], et 0 sinon.
Dans le cas où t_R - \tau \le t \le t_R, on a :
Les deux signaux se chevauchent donc sur l'intervalle \left[t_R - \dfrac{\tau}{2},\, t + \dfrac{\tau}{2}\right].
Sur la zone de recouvrement \left[t_R - \dfrac{\tau}{2},\, t + \dfrac{\tau}{2}\right], le produit A(\xi - t)A(\xi - t_R) vaut A_0^2 ; il est nul en dehors de cette zone. L'intégrale intervenant dans l'expression de \underline{s}(t) établie à la question précédente vaut donc :
En injectant ce résultat dans l'expression de \underline{s}(t), il vient :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Notions : signal modulé, filtrage adapté
Représenter, sans souci d'échelle, les signaux réels et associés aux signaux des deux échos reçus, en faisant apparaître les instants où chaque enveloppe atteint son maximum.
Voir l'indiceIndice
Représenter deux signaux modulés haute fréquence sous des enveloppes triangulaires centrées en t_R et t'_R.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le signal réel s(t) en prenant la partie réelle de la grandeur complexe \underline{s}(t) fournie par l'énoncé.
- Identifier la structure du signal : une porteuse sinusoïdale de haute fréquence f_0 modulée par une enveloppe triangulaire \Lambda(t-t_R) de largeur à la base 2\tau, maximale à l'instant t = t_R.
- Représenter sur un même axe les signaux s(t) et s'(t) en respectant le critère de discernabilité (t'_R - t_R \ge \tau) et en faisant apparaître explicitement les instants t_R et t'_R de culmination des enveloppes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de deux signaux oscillants sous une enveloppe triangulaire dont les sommets correspondent aux instants de réception respectifs t_R et t'_R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la sortie complexe \underline{s}(t) fournie dans l'énoncé, le signal réel associé s'obtient par la prise de la partie réelle :
où la fonction triangle \Lambda(t - t_R) est nulle en dehors de l'intervalle [t_R - \tau,\, t_R + \tau] et atteint sa valeur maximale \tau en t = t_R.
Puisque f_0 \gg 1/\tau, le signal réel s(t) correspond à une porteuse sinusoïdale oscillant très rapidement à la fréquence f_0, confinée sous une enveloppe triangulaire symétrique d'amplitude crête \alpha A_0^2 \tau.
De même, le second écho réfléchi par une surface plus éloignée est caractérisé par un temps de parcours t'_R > t_R :
dont l'enveloppe triangulaire atteint son maximum à l'instant t = t'_R.
Pour que les deux signaux soient discernables, leurs maxima doivent être espacés d'une durée supérieure ou égale à \tau, c'est-à-dire t'_R - t_R \ge \tau.
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résolution spatiale, radar
Pour les satellites Jason, la durée d'une impulsion est . Déterminer numériquement le plus petit écart de distances que permettrait de distinguer une impulsion telle que celle décrite par l'équation (3). Commenter.
Voir l'indiceIndice
Relier le retard minimal séparant deux échos discernables à la distance radiale d'aller-retour \Delta d_{\min} = c\tau/2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le retard aller-retour t_R en fonction de la distance d et de la célérité c pour relier un écart de distance \Delta d à un écart temporel \Delta t_R.
- Utiliser la condition de discernabilité de deux échos (\Delta t_R \ge \tau) pour en déduire \Delta d_{\min}.
- Réaliser l'application numérique et comparer le résultat à la précision requise pour l'altimétrie marine.
Voir la réponse courteRéponse courte
\Delta d_{\min} = c\tau/2 \simeq 16,5\text{ km} : résolution spatiale grossière, inadaptée aux exigences centimétriques de l'altimétrie spatiale moderne.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le temps d'aller-retour d'une onde se propageant à la vitesse c sur une distance d vaut :
Pour deux surfaces réfléchissantes situées respectivement aux distances d et d', la différence de durée de trajet aller-retour s'écrit :
D'après l'énoncé, deux échos sont discernables si les maxima de leurs enveloppes sont séparés d'au moins la durée d'une impulsion, soit \Delta t_R \ge \tau. Le plus petit écart temporel détectable est donc :
On en déduit l'expression du plus petit écart de distances discernable :
Avec les données de l'énoncé :
- c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \tau \simeq 1,10 \cdot 10^{-4}\text{ s}.
L'application numérique donne :
Soit, en respectant la précision des données :
Commentaire : Cette résolution spatiale de l'ordre d'une dizaine de kilomètres est extrêmement médiocre. Elle est totalement incompatible avec l'objectif des missions altimétriques océanographiques qui doivent mesurer des variations d'altitude de la surface marine de l'ordre du centimètre (voire du millimètre par an). Cela motive la technique de compression d'impulsion introduite dans la sous-partie suivante.
Résultat
II.1.2 · Compression d'impulsion
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : fréquence instantanée, modulation de fréquence
Montrer que le signal décrit par l'équation (4) correspond bien à une fréquence variant linéairement avec le temps entre les instants et , en explicitant la fréquence centrale et la largeur de la bande de fréquences.
Voir l'indiceIndice
Dériver la phase totale \Psi(t) par rapport au temps pour expliciter f_e(t), puis évaluer sa plage de variation entre -\tau/2 et \tau/2.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la phase instantanée \Psi(t) du signal émis e(t) d'après l'équation (4).
- Appliquer la relation de définition de la fréquence instantanée f_e(t) = \frac{1}{2\pi}\frac{\mathrm{d}\Psi(t)}{\mathrm{d}t} pour montrer qu'elle varie de façon affine (linéaire) en fonction de t.
- En déduire la fréquence centrale f_c = f_e(0) au milieu de l'impulsion et l'excursion en fréquence (largeur de bande) B = f_e(\tau/2) - f_e(-\tau/2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de la phase par rapport au temps pour obtenir la fréquence instantanée f(t) = f_c + (B/\tau)t, variant sur une largeur B.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (4), le signal s'écrit pour t \in [-\tau/2, \, \tau/2] sous la forme :
Par définition de la fréquence instantanée f_e(t), on dérive la phase par rapport au temps :
soit :
La fréquence instantanée f_e(t) est une fonction affine du temps de pente constante K = \frac{\mathrm{d}f_e}{\mathrm{d}t} : elle varie donc bien linéairement avec le temps sur l'intervalle [-\tau/2, \, \tau/2].
Fréquence centrale f_c : elle correspond à la valeur moyenne de la fréquence ou à sa valeur au centre temporel de l'impulsion (t = 0) :
f_c = f_e(0) = \frac{f_e(-\tau/2) + f_e(\tau/2)}{2} = f_0\boxed{f_c = f_0}Largeur de bande B : elle correspond à l'excursion totale en fréquence sur la durée \tau de l'impulsion (avec K > 0 d'après la figure 8) :
\begin{aligned} B &= f_e\left(\frac{\tau}{2}\right) - f_e\left(-\frac{\tau}{2}\right) \\ &= \left(f_0 + K\frac{\tau}{2}\right) - \left(f_0 - K\frac{\tau}{2}\right) = K\tau \end{aligned}\boxed{B = K\tau}
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : compression d'impulsion, résolution spatiale
Exprimer le plus petit écart de distances discernables pour un tel signal en fonction de et de . Faire l'application numérique pour le cas des satellites Jason, sachant que la bande de fréquences utilisée dans ceux-ci est de largeur . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Trouver le premier zéro de la fonction sinus cardinal pour déterminer la durée minimale séparant deux échos, puis convertir en distance.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'instant de la première annulation de l'enveloppe en sinus cardinal pour en déduire la séparation temporelle minimale entre deux échos.
- Relier ce décalage temporel au plus petit écart de distances discernable \Delta d_{\min} via la durée d'aller-retour.
- Réaliser l'application numérique et comparer la résolution obtenue à celle de l'impulsion non compressée de la question Q17.
Voir la réponse courteRéponse courte
La durée équivalente vaut 1/B, d'où \Delta d_{\min} = c/(2B) \simeq 47\text{ cm} : résolution altimétrique grandement améliorée grâce à la compression d'impulsion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enveloppe du signal en sortie du filtre adapté est proportionnelle à la fonction sinus cardinal :
Le maximum de cette enveloppe est atteint pour t = t_R (où \operatorname{sinc}(0) = 1). La première annulation se produit lorsque l'argument du sinus cardinal atteint \pi, soit :
D'après la question Q18, la largeur de la bande de fréquences vaut B = K\tau, d'où :
Le retard de réception entre deux échos associés à deux cibles séparées d'une distance \Delta d = d' - d correspond au temps d'aller-retour supplémentaire :
Selon le critère de discernabilité imposé, les deux échos sont séparables si le délai entre leurs maxima vérifie \Delta t_R \ge \Delta t_{\text{ann}}, ce qui conduit au plus petit écart de distances discernable :
Application numérique : avec c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et B = 320\text{ MHz} = 3,2 \cdot 10^8\text{ Hz} :
Commentaire :
- La résolution spatiale passe de 17\text{ km} pour l'impulsion simple non modulée (Q17) à environ 0,5\text{ m} (soit 47\text{ cm}) grâce à la compression d'impulsion, ce qui représente un gain d'un facteur d'environ 3,5 \cdot 10^4.
- La technique du « chirp » permet ainsi de concilier une grande énergie émise (longue durée d'impulsion \tau \simeq 110\,\mu\text{s}, assurant un bon rapport signal sur bruit) avec une résolution temporelle effective extrêmement fine (\tau_{\text{eff}} \sim 1/B \simeq 3\text{ ns}), indispensable pour l'altimétrie spatiale de précision.
Résultat
II.2 · Traversée de l'ionosphère
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde plane, polarisation d'une onde
Identifier la direction de propagation éventuelle et la polarisation de l'onde.
Voir l'indiceIndice
Examiner la dépendance de phase spatiale en z et la direction vectorielle portée par \vec{e}_x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Propagation selon +O_x (phase en \omega t - kx) et polarisation rectiligne suivant l'axe Oy (champ électrique colinéaire à \vec{e}_y).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression du champ électrique complexe associée à l'onde s'écrit :
Direction de propagation éventuelle : La dépendance spatiale de la phase ne fait intervenir que la coordonnée d'espace z. Dans l'éventualité où une propagation a lieu (c'est-à-dire si le nombre d'onde k admet une partie réelle strictement positive), les surfaces équiphases sont les plans d'équation z = \text{cte}.
L'onde se propage alors selon la direction de l'axe (Oz), dans le sens des z croissants, soit selon le vecteur unitaire \vec{e}_z (direction verticale descendante, dirigée du satellite vers la surface de l'océan).
\boxed{\text{Direction et sens de propagation éventuelle : selon } +\vec{e}_z \text{ (verticale descendante)}}Polarisation de l'onde : Le champ électrique est à tout instant colinéaire au vecteur unitaire fixe \vec{e}_x. Sa direction spatiale restant constante au cours du temps et orthogonale à la direction de propagation (\vec{e}_x \cdot \vec{e}_z = 0), l'onde présente une :
\boxed{\text{Polarisation rectiligne selon la direction de l'axe } (Ox) \text{ (portée par } \vec{e}_x\text{)}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : force de lorentz, approximation non relativiste
Déterminer la condition pour laquelle la composante magnétique de la force de Lorentz exercée par l'onde sur les charges peut être négligée devant la composante électrique. On supposera cette condition respectée dans la suite du sujet.
Voir l'indiceIndice
Comparer les ordres de grandeur des forces électrique qE et magnétique qvB en utilisant la relation de structure dans le vide E \sim cB.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les deux composantes de la force de Lorentz subie par une particule de charge q et de vitesse \vec{v}.
- Utiliser l'hypothèse de l'énoncé sur le rapport des amplitudes E et B pour relier le champ magnétique au champ électrique.
- Établir le rapport des normes de ces deux forces afin d'en déduire la condition recherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rapport des forces vaut v B / E \sim v/c : la composante magnétique est négligeable devant la composante électrique si la vitesse est non relativiste (v \ll c).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une particule de charge q animée d'une vitesse \vec{v} dans le plasma est soumise à la force de Lorentz :
L'ordre de grandeur de la composante électrique de cette force est :
et celui de la composante magnétique est majoré par :
D'après l'énoncé, le rapport des amplitudes du champ magnétique et du champ électrique dans le plasma est du même ordre de grandeur que dans le vide, soit :
Le rapport des normes s'écrit alors :
Pour que la composante magnétique soit négligeable devant la composante électrique (\|\vec{F}_m\| \ll \|\vec{F}_e\|), la vitesse des particules chargées doit vérifier la condition :
Le mouvement des électrons et des cations doit donc être non relativiste.
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : modèle de drude, plasma
En utilisant le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron puis à un cation, exprimer en notation complexe les vitesses et dont sont respectivement animés les électrons et les cations en régime sinusoïdal forcé, en fonction de , , et de la masse ou de la particule considérée.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le PFD en régime harmonique permanent en remplaçant la dérivée temporelle par une multiplication par i\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque type de particule chargée dans le référentiel d'étude en ne retenant que la force électrique, conformément à la simplification validée en Q21.
- Passer en régime sinusoïdal forcé avec la convention temporelle en e^{i\omega t} de l'énoncé (\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \leftrightarrow i\omega) pour isoler les vitesses complexes.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = q\vec{E} en régime harmonique i\omega m \vec{\underline{v}} = q\vec{\underline{E}}, d'où \vec{\underline{v}}_e = -\frac{e}{i\omega m_e}\vec{\underline{E}} et \vec{\underline{v}}_c = \frac{e}{i\omega m_c}\vec{\underline{E}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le mouvement d'une particule chargée dans le référentiel lié au satellite, considéré comme galiléen. D'après le résultat de la question Q21, la composante magnétique de la force de Lorentz est négligeable devant la composante électrique. De plus, le poids est totalement négligeable devant l'action du champ électrique de l'onde, et l'agitation thermique est écartée par hypothèse.
Mouvement d'un électron : L'électron, de masse m_e et de charge q_e = -e, est soumis à la seule force électrique :
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
En adoptant la représentation complexe associée à l'évolution temporelle harmonique en e^{i\omega t}, la dérivation temporelle se traduit par une multiplication par i\omega :
On en déduit l'expression de la vitesse complexe de l'électron :
Mouvement d'un cation : Le cation, de masse m_c et de charge q_c = +e, est soumis à la force électrique :
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit de même :
En notation complexe :
D'où l'expression de la vitesse complexe du cation :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : conductivité complexe, pulsation plasma
En utilisant le fait que la masse des cations est bien plus grande que celle des électrons, montrer à partir de la question précédente que la conductivité complexe du plasma peut s'écrire de façon approchée :
où la grandeur , appelée pulsation plasma, est à exprimer en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{j} = n e (\vec{v}_c - \vec{v}_e), négliger la contribution ionique et identifier \vec{j} = \underline{\gamma}\vec{E}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité volumique de courant complexe \underline{\vec{j}} comme la somme des contributions des électrons et des cations.
- Remplacer les vitesses complexes obtenues en Q22 et appliquer l'approximation m_c \gg m_e pour négliger la contribution ionique.
- Identifier la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega) via la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma}(\omega)\underline{\vec{E}}, puis identifier l'expression de la pulsation plasma \omega_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Densité de courant \vec{\underline{j}} \simeq -n e \vec{\underline{v}}_e, identification avec la loi d'Ohm locale \vec{\underline{j}} = \underline{\gamma}\vec{\underline{E}} et définition de \omega_p = \sqrt{n e^2/(\varepsilon_0 m_e)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le milieu contient n électrons de charge -e et n cations de charge +e par unité de volume. Le vecteur densité volumique de courant s'écrit donc :
En notation complexe, à la pulsation \omega :
En injectant les expressions des vitesses complexes établies à la question Q22 :
Comme la masse des cations est très supérieure à celle des électrons (m_c \gg m_e), on a \frac{1}{m_c} \ll \frac{1}{m_e}, d'où :
Le courant volumique est donc quasi exclusivement porté par les électrons, plus légers et plus mobiles :
D'après la loi d'Ohm locale sous forme complexe \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma}(\omega)\underline{\vec{E}}, la conductivité complexe s'identifie à :
avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : onde transverse, conservation de la charge
Le plasma est localement neutre avant le passage de l'onde. Expliquer quelle caractéristique de l'onde électromagnétique permet d'écrire que la densité volumique de charge reste nulle même en présence de l'onde.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation de Maxwell-Gauss et la transversalité de l'onde plane pour relier \vec{\nabla}\cdot\vec{E} à la densité de charge.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la relation liant la densité volumique de charge \rho aux grandeurs électromagnétiques (équation de Maxwell-Gauss ou équation de conservation de la charge).
- Exprimer la divergence du champ électrique (ou de la densité de courant) à partir de la structure de l'onde donnée dans l'énoncé pour en déduire la caractéristique physique demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'onde étant plane transverse, \mathrm{div}\,\vec{E} = 0, ce qui implique d'après l'équation de Maxwell-Gauss une neutralité volumique locale maintenue (\rho = 0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le champ électrique de l'onde s'écrit :
Ce champ est dirigé selon \vec{e}_x et ne dépend spatialement que de la coordonnée z. Par conséquent, sa divergence est identiquement nulle :
D'après l'équation de Maxwell-Gauss :
De façon équivalente, la densité de courant induite \vec{j} = \gamma\,\vec{E} est purement selon \vec{e}_x et ne dépend que de z, d'où \mathrm{div}\,\vec{j} = 0. L'équation locale de conservation de la charge s'écrit alors :
Le plasma étant localement neutre avant le passage de l'onde (\rho = 0), il conserve cette neutralité à tout instant.
La caractéristique de l'onde qui assure ce résultat est donc son caractère transverse (\vec{E} \perp \vec{k} avec un champ spatialement homogène dans les plans d'onde orthogonaux à la direction de propagation).
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de maxwell, relation de dispersion
Écrire les équations de Maxwell dans le plasma sous forme complexe. Montrer que la relation de dispersion peut s'écrire :
Voir l'indiceIndice
Projeter le rotationnel de Maxwell-Faraday combiné à Maxwell-Ampère en tenant compte du terme de courant \vec{j} = \underline{\gamma}\vec{E}.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les quatre équations de Maxwell en notation complexe pour une onde plane progressive harmonique, en tenant compte de la neutralité locale \rho = 0 et de la loi d'Ohm locale \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}(\omega)\underline{\vec{E}}.
- Utiliser l'identité du double produit vectoriel appliquée à \vec{k}\wedge(\vec{k}\wedge\underline{\vec{E}}) ou le rotationnel du rotationnel pour combiner les équations de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère.
- Injecter l'expression de la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega) obtenue à la question Q23 pour en déduire la relation de dispersion demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise du rotationnel de Maxwell-Faraday et injection de Maxwell-Ampère avec courant de conduction \vec{\underline{j}} = \underline{\gamma}\vec{\underline{E}}, conduisant à la relation de dispersion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une pseudo-onde plane progressive harmonique de la forme \underline{\vec{E}}(M, t) = \underline{\vec{E}}_0 e^{i(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})} avec \vec{k} = k\vec{e}_z, les opérateurs différentiels d'espace et de temps se traduisent par :
Dans le plasma, la densité volumique de charge est nulle (\rho = 0, question Q24) et le vecteur densité volumique de courant s'écrit \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}(\omega)\underline{\vec{E}}. Les équations de Maxwell s'écrivent donc sous forme complexe :
Appliquons le produit vectoriel par \vec{k} à l'équation de Maxwell-Faraday :
D'après la formule du double produit vectoriel fournie en préambule :
D'autre part, en utilisant l'expression de \underline{\gamma}(\omega) = -i\varepsilon_0 \frac{\omega_p^2}{\omega} (question Q23) et la relation c^2\varepsilon_0\mu_0 = 1 dans Maxwell-Ampère :
En reportant cette expression dans la relation vectorielle précédente :
Comme l'amplitude \underline{\vec{E}} est non nulle, on en déduit la relation de dispersion :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : onde évanescente, épaisseur de peau
Donner l'expression de en fonction de , et de , en justifiant soigneusement le choix de la solution de l'équation 5. Établir les expressions des champs réels et , en faisant apparaître une distance caractéristique dont on donnera l'expression en fonction de , et de . Indiquer le nom donné à ce type d'onde.
Voir l'indiceIndice
Poser k^2 < 0, choisir la racine assurant l'extinction de l'onde pour z \to +\infty et utiliser Maxwell-Faraday pour déduire le champ magnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation de dispersion (5) pour \omega < \omega_p, ce qui conduit à un nombre d'onde imaginaire pur, puis retenir la détermination physiquement acceptable garantissant l'atténuation de l'onde pour z > z_0.
- Identifier la longueur caractéristique d'atténuation \delta et en déduire le champ électrique réel \vec{E}(M,t).
- Déterminer le champ magnétique complexe à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday, puis passer à la grandeur réelle \vec{B}(M,t) et nommer la structure de l'onde obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
k = -i/\delta avec \delta = c/\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2} assurant l'atténuation dans l'espace ; onde stationnaire évanescente sans propagation de phase.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de dispersion (équation 5) :
Pour \omega < \omega_p, on a k^2 < 0. Les solutions sont donc imaginaires pures :
Le champ électrique complexe s'écrit :
L'onde pénètre dans l'ionosphère en z = z_0 et se propage vers les z > z_0 (l'axe Oz étant vertical descendant). En l'absence de source à l'infini, l'amplitude de l'onde doit rester bornée lorsque z - z_0 > 0. Il faut donc que le terme spatial soit exponentiellement décroissant, soit -ik < 0. On retient ainsi la racine à partie imaginaire négative :
En introduisant la distance caractéristique d'atténuation (ou profondeur de pénétration) :
le nombre d'onde s'écrit k = -\dfrac{i}{\delta}, d'où le champ électrique complexe :
En prenant la partie réelle, on obtient le champ électrique réel :
Le champ magnétique associé est déterminé par l'équation de Maxwell-Faraday :
Comme \underline{\vec{E}} = \underline{E}_x(z,t) \vec{e}_x, le rotationnel se réduit à :
Il vient ainsi :
En prenant la partie réelle (sachant que \operatorname{Re}(-i e^{i\omega t}) = \sin(\omega t)) :
Une telle onde, dont l'amplitude décroît exponentiellement avec la distance et dont les oscillations spatiales sont absentes (phase spatiale constante), est appelée une onde évanescente.
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : vecteur de poynting, onde évanescente
Déterminer la moyenne du vecteur de Poynting de cette onde. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la moyenne temporelle du produit vectoriel \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}(\underline{\vec{E}}\wedge\underline{\vec{B}}^*) et interpréter le déphasage de \pi/2 entre champ électrique et champ magnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur de Poynting instantané \vec{\Pi}(M, t) = \frac{1}{\mu_0}\vec{E}(M, t) \wedge \vec{B}(M, t) à l'aide des expressions réelles des champs établies à la question Q26 (ou calculer directement sa moyenne temporelle via la formule complexe associée).
- Prendre la moyenne temporelle sur une période et commenter la signification physique du résultat pour la propagation de l'onde dans le plasma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Champs \vec{E} et \vec{B} en quadrature spatio-temporelle : le vecteur de Poynting moyen est nul, l'onde évanescente ne transporte pas d'énergie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur de Poynting instantané s'écrit par définition :
En utilisant les expressions réelles obtenues à la question Q26 :
Sachant que \vec{e}_x \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_z et \cos(\omega t)\sin(\omega t) = \frac{1}{2}\sin(2\omega t), on obtient :
En prenant la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}, la moyenne de la fonction sinus étant nulle (\langle \sin(2\omega t) \rangle = 0), il vient :
Commentaire :
- La moyenne temporelle du flux de puissance électromagnétique est rigoureusement nulle : une onde évanescente ne transporte aucune puissance en moyenne dans le plasma selon la direction de propagation d'origine.
- Les champs \vec{E} et \vec{B} sont en quadrature de phase spatio-temporelle (\pi/2), ce qui témoigne d'un régime purement réactif : l'énergie électromagnétique oscille alternativement entre le champ et l'énergie cinétique des électrons sans propagation nette vers l'aval.
- Ainsi, pour une couche d'ionosphère d'épaisseur très grande devant \delta, toute onde incidente de pulsation \omega < \omega_p subit une réflexion totale et ne pénètre pas au sein de l'atmosphère inférieure.
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : onde progressive, relation de dispersion
Établir les expressions des champs réels et en fonction notamment de dont on donnera l'expression, en justifiant soigneusement le choix de la solution de l'équation 5. Préciser quelle est la nature de l'onde.
Voir l'indiceIndice
Prendre la racine réelle positive de k^2 correspondant à une propagation dans le sens des z croissants, puis déterminer \vec{B} via Maxwell-Faraday.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les solutions pour le nombre d'onde k à partir de la relation de dispersion (équation 5) pour \omega > \omega_p, puis sélectionner le signe adéquat compte tenu du sens de propagation de l'onde radar.
- Prendre la partie réelle du champ électrique complexe \underline{\vec{E}}(M, t).
- Déterminer le champ magnétique associé à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe, puis en prendre la partie réelle et conclure sur la nature de l'onde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le vecteur d'onde k = \frac{1}{c}\sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} est réel : il s'agit d'une onde plane progressive monochromatique non atténuée se propageant selon +O_x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour \omega > \omega_p, la relation de dispersion issue de la question Q25 :
admet deux solutions réelles :
La phase de l'onde s'écrit \phi(z, t) = \omega t - k(z - z_0). La vitesse de phase associée est :
L'onde émise depuis le satellite situé en altitude se propage vers la Terre, c'est-à-dire dans le sens de l'axe Oz vertical descendant (z croissants, pour z \ge z_0). La vitesse de phase doit donc être strictement positive (v_\varphi > 0). Avec \omega > 0, on retient nécessairement la racine positive :
Le champ électrique réel est obtenu en prenant la partie réelle du champ complexe \underline{\vec{E}}(M, t) :
Le champ magnétique \underline{\vec{B}}(M, t) se déduit de l'équation de Maxwell-Faraday :
Puisque le champ ne dépend spatialement que de z via l'exponentielle e^{-ikz}, l'opérateur gradient complexe s'identifie à -ik\vec{e}_z. Ainsi :
En prenant la partie réelle :
Nature de l'onde : Il s'agit d'une onde plane progressive harmonique (OPPH) non amortie (propagative), polarisée rectilignement selon \vec{e}_x et transverse électromagnétique (TEM).
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : filtre passe-haut, pulsation de coupure
En déduire que le plasma se comporte comme un filtre pour la propagation des ondes électromagnétiques, en précisant sa nature et l'expression littérale de sa pulsation de coupure.
Voir l'indiceIndice
Observer le passage d'un régime évanescent (bloqué) à un régime propagatif (passant) lorsque la pulsation franchit la valeur \omega_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Seules les pulsations \omega > \omega_p se propagent sans atténuation : le plasma se comporte comme un filtre passe-haut de pulsation de coupure \omega_p.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats établis aux questions précédentes :
- pour \omega < \omega_p (questions Q26 et Q27), le nombre d'onde k est imaginaire pur. L'onde est évanescente, son amplitude décroît exponentiellement avec la profondeur dans le plasma et le flux d'énergie moyen est nul (\langle \vec{\Pi} \rangle = \vec{0}) : l'onde ne se propage pas et subit une réflexion totale ;
- pour \omega > \omega_p (question Q28), le nombre d'onde k est réel. L'onde est une onde plane progressive harmonique qui se propage sans amortissement et transporte de l'énergie.
Le plasma ne laisse donc passer que les ondes dont la pulsation est strictement supérieure à un seuil : il se comporte comme un filtre passe-haut pour la propagation des ondes électromagnétiques.
La pulsation de coupure de ce filtre est la pulsation plasma \omega_p définie à la question Q23 :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : pulsation plasma, ionosphère
Le profil de la densité particulaire, qui dépend de l'alternance des jours et des nuits, est représenté figure 9. En déduire le domaine de fréquences que l'on doit choisir pour que l'onde puisse atteindre la surface de l'océan. Commenter le choix de la bande de fréquences utilisée par les satellites Jason, sachant que celle-ci est caractérisée par une fréquence centrale et par une largeur .
Voir l'indiceIndice
Déterminer graphiquement la densité maximale n_{\max} sur la figure 9 pour en déduire la fréquence de coupure maximale de l'ionosphère.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier sur la figure 9 la valeur maximale de la densité volumique électronique n_{\max} atteinte dans l'ionosphère (profil de jour).
- En déduire la fréquence de coupure maximale f_{p,\max} = \frac{\omega_{p,\max}}{2\pi} et la condition sur le domaine de fréquences pour garantir la traversée de toute l'ionosphère sans réflexion.
- Comparer la bande de travail des satellites Jason (f_0 \simeq 13,6\text{ GHz}, B = 320\text{ MHz}) à cette fréquence critique et commenter la pertinence de ce choix (propagation assurée, effets dispersifs très réduits).
Voir la réponse courteRéponse courte
Densité maximale donnant f_p \simeq 12\text{ MHz} : la fréquence radar f_0 = 13,6\text{ GHz} \gg f_p permet une traversée transparente de l'ionosphère.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, le plasma se comporte comme un filtre passe-haut de pulsation de coupure \omega_p(z) = \sqrt{\frac{n(z)e^2}{m_e\varepsilon_0}}. Pour que l'onde émise par le satellite atteigne la surface de l'océan, elle doit traverser l'ionosphère sur toute son épaisseur, de jour comme de nuit, sans entrer en régime évanescent (\omega < \omega_p). Il est donc nécessaire que sa pulsation \omega soit supérieure à la pulsation plasma maximale rencontrée :
D'après la figure 9, la densité électronique atteint son maximum de jour, vers 300\text{ km} d'altitude, avec :
En utilisant les données numériques :
Le domaine de fréquences requis pour traverser l'ionosphère est donc :
Commentaire sur le choix de la bande de fréquences des satellites Jason :
La fréquence centrale utilisée est f_0 \simeq 13,6\text{ GHz} = 13\,600\text{ MHz}, et la bande s'étend de 13,44\text{ GHz} à 13,76\text{ GHz}. On a :
f_0 \gg f_{p,\max} \quad (\text{d'un facteur supérieur à } 10^3)L'onde se propage donc sans aucune atténuation par réflexion dans l'ionosphère, quelles que soient l'heure et l'activité solaire.
- De plus, à de telles hyperfréquences, l'indice de réfraction du plasma n_\varphi = \sqrt{1 - \frac{f_p^2}{f^2}} \simeq 1 - \frac{f_p^2}{2f^2} est extrêmement proche de 1 : la dispersion ainsi que le retard induit par le milieu sont très faibles, ce qui limite considérablement les distorsions et maximise la précision altimétrique.
- Enfin, la largeur de bande relative est très faible (\frac{B}{f_0} \simeq \frac{0,32}{13,6} \simeq 2,4\,\%) : toutes les composantes spectrales de l'impulsion se propagent pratiquement à la même vitesse de groupe.
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe
Exprimer la vitesse de phase et la vitesse de groupe en fonction de , et de . Représenter et en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les définitions v_\varphi = \omega/k et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k à partir de la relation de dispersion (5).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les définitions générales de la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} et de la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.
- Exploiter la relation de dispersion k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2 établie à la question Q25 pour exprimer v_\varphi, puis différentier cette relation par rapport à k pour obtenir directement v_g.
- Étudier les limites lorsque \omega \to \omega_p^+ et \omega \to +\infty afin de tracer soigneusement les rapports v_\varphi/c et v_g/c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions v_\varphi = \omega/k et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k donnant v_\varphi v_g = c^2, avec v_\varphi > c et v_g < c, tendant vers c à haute fréquence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une onde se propageant dans le plasma (\omega > \omega_p), le nombre d'onde réel vérifie d'après la question Q28 :
Par définition, la vitesse de phase s'écrit :
Soit :
La vitesse de groupe est définie par :
En différentiant la relation de dispersion \omega^2 = c^2 k^2 + \omega_p^2 par rapport à k, on obtient :
On en déduit l'expression de la vitesse de groupe :
On constate la relation remarquable de Rayleigh : v_\varphi v_g = c^2.
Étudions les comportements asymptotiques pour \omega \in ]\omega_p, +\infty[ :
- Lorsque \omega \to \omega_p^+, \dfrac{v_\varphi}{c} \to +\infty (asymptote verticale en \omega = \omega_p) et \dfrac{v_g}{c} \to 0 ;
- Lorsque \omega \to +\infty, \dfrac{v_\varphi}{c} \to 1^+ et \dfrac{v_g}{c} \to 1^- (asymptote horizontale commune d'ordonnée 1).
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : milieu dispersif, vitesse de phase
Indiquer si l'ionosphère est dispersive pour les ondes électromagnétiques. Justifier.
Voir l'indiceIndice
Vérifier si la vitesse de phase v_\varphi dépend de la pulsation \omega.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition d'un milieu dispersif en s'appuyant sur la vitesse de phase ou la vitesse de groupe.
- Conclure à l'aide des expressions établies à la question Q31.
Voir la réponse courteRéponse courte
La vitesse de phase dépend de la pulsation \omega, ce qui constitue la définition même d'un milieu dispersif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, un milieu de propagation est dispersif si la vitesse de phase v_\varphi dépend de la pulsation \omega (ou de la fréquence) de l'onde.
D'après les résultats de la question Q31, pour \omega > \omega_p, la vitesse de phase s'écrit :
Elle dépend explicitement de la pulsation \omega (de même que la vitesse de groupe v_g(\omega)).
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : vitesse de groupe, paquet d'ondes
Les deux impulsions, associées aux fréquences centrales et , sont émises par le satellite à l'instant et leurs échos sont détectés respectivement aux instants et . Déterminer une expression approchée du décalage temporel en fonction de et de . On pourra utiliser le développement limité en 0 : à l'ordre 1 en .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le temps de traversée aller-retour de l'ionosphère pour un paquet d'ondes se propageant à la vitesse de groupe v_g(\omega), puis réaliser un développement limité au premier ordre en (\omega_p/\omega)^2.
Voir la stratégieStratégie
- Une impulsion radar étant un paquet d'ondes délimité dans le temps, son enveloppe se propage à la vitesse de groupe v_g.
- Exprimer le temps de trajet aller-retour d'une impulsion en distinguant le parcours dans le vide et la traversée de la couche ionosphérique d'épaisseur \ell.
- Effectuer un développement limité de v_g^{-1} pour \omega \gg \omega_p afin d'obtenir le décalage \Delta t = t_1 - t_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des temps de trajet aller-retour avec v_g(\omega) puis développement limité à l'ordre 1 en (\omega_p/\omega)^2 pour obtenir \Delta t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une impulsion de fréquence centrale \omega transporte de l'énergie et de l'information sous la forme d'un paquet d'ondes ; elle se propage donc à la vitesse de groupe v_g(\omega) dans l'ionosphère et à la vitesse c dans les zones assimilées au vide.
L'écho effectue un trajet aller-retour sur la distance totale d séparant le satellite de l'océan. La traversée de l'ionosphère correspond à un aller-retour sur une épaisseur \ell, soit une distance 2\ell, le reste du parcours s'effectuant dans le vide sur une distance 2(d - \ell).
La durée totale d'aller-retour t(\omega) s'écrit donc :
D'après le résultat de la question Q31, la vitesse de groupe s'exprime par :
Puisque les fréquences utilisées (f_1 \simeq 5,3\text{ GHz} et f_0 \simeq 13,6\text{ GHz}) sont très supérieures à la fréquence plasma (f_p \lesssim 10\text{ MHz}, question Q30), on a \frac{\omega_p^2}{\omega^2} \ll 1. En utilisant le développement limité (1 + x)^\alpha = 1 + \alpha x avec x = -\frac{\omega_p^2}{\omega^2} et \alpha = -\frac{1}{2}, il vient :
Le temps d'aller-retour prend ainsi la forme approchée :
Appliqué aux deux impulsions de pulsations centrales \omega_0 et \omega_1, on obtient :
Le décalage temporel \Delta t = t_1 - t_0 s'en déduit directement :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : correction ionosphérique, radar
En déduire que la distance entre le satellite et la surface de l'océan peut s'écrire approximativement :
où est un terme correctif, appelé correction ionosphérique, que l'on exprimera en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Éliminer le terme inconnu \ell\omega_p^2 entre les expressions de t_0 et \Delta t pour isoler la distance géométrique d.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la distance d en isolant cette grandeur dans l'expression du temps de propagation aller-retour t_0 obtenue à la question Q33.
- Identifier le terme correctif \varepsilon, puis éliminer la quantité inconnue \ell\omega_p^2 grâce à l'expression du décalage temporel \Delta t établie à la question Q33.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination du paramètre inconnu \ell\omega_p^2 entre l'expression de t_0 et \Delta t, donnant l'expression du terme correctif \varepsilon.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'étude menée à la question Q33, l'instant t_0 de détection de l'écho associé à l'impulsion de pulsation centrale \omega_0 s'écrit :
En multipliant par \frac{c}{2} et en isolant la distance d, on obtient directement :
Par identification avec la forme proposée d \simeq \frac{ct_0}{2} - \varepsilon, le terme correctif s'écrit :
Toujours d'après la question Q33, le décalage temporel \Delta t = t_1 - t_0 entre les deux échos est relié aux paramètres du milieu par :
On en déduit l'expression du groupement \ell\omega_p^2 en fonction des grandeurs mesurables :
En réinjectant cette expression dans celle de \varepsilon, il vient :
soit finalement :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : vitesse de groupe, temps de propagation
Déterminer, en fonction de et de , l'erreur que l'on commettrait sur la mesure, faite à partir de l'impulsion de fréquence centrale , si l'on considérait la vitesse de groupe égale à . Faire l'application numérique et commenter la valeur obtenue.
Voir l'indiceIndice
Comparer le résultat altimétrique obtenu en supposant une propagation à la vitesse c dans l'ionosphère avec la distance réelle corrigée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'erreur sur la distance \delta d en reliant la mesure naive supposant v_g = c à la distance réelle établie à la question Q34.
- Remplacer l'expression de la pulsation plasma \omega_p obtenue à la question Q23 pour exprimer \delta d en fonction des grandeurs demandées.
- Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes, puis comparer cette valeur aux grandeurs physiques présentées dans le préambule de l'épreuve (précision centimétrique du GPS, élévation annuelle du niveau marin de quelques millimètres).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'écart vaut \Delta d = \frac{\ell\omega_p^2}{2\omega_0^2} \simeq 2\text{ cm} : non négligeable devant la précision centimétrique recherchée par les satellites altimétriques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Si l'on suppose que l'onde se propage à la célérité c dans tout le trajet (y compris dans l'ionosphère), la distance estimée entre le satellite et la surface de l'océan s'écrit :
D'après la relation établie à la question Q34, la distance réelle d s'écrit :
L'erreur absolue commise sur la détermination de la distance vaut donc :
En injectant l'expression de la pulsation plasma \omega_p^2 = \dfrac{n e^2}{m_e \varepsilon_0} démontrée à la question Q23, il vient :
Procédons à l'application numérique avec les valeurs fournies :
- \ell = 500\text{ km} = 5\cdot 10^5\text{ m} ;
- n = 5\cdot 10^{11}\text{ m}^{-3} ;
- e = 1{,}6\cdot 10^{-19}\text{ C} ;
- m_e = 9{,}1\cdot 10^{-31}\text{ kg} ;
- \varepsilon_0 = 8{,}9\cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
- f_0 = \dfrac{\omega_0}{2\pi} \simeq 13{,}6\text{ GHz} = 13{,}6\cdot 10^9\text{ Hz}.
Calculons le numérateur :
Puis le dénominateur :
On en déduit :
Commentaire : Cette erreur d'environ 5\text{ cm} est prépondérante et inacceptable devant la précision recherchée sur l'altimétrie :
- la position GPS du satellite est connue à mieux que le centimètre près ;
- l'élévation moyenne du niveau des océans à mesurer est de l'ordre de (3{,}6 \pm 0{,}1)\text{ mm/an}.
Une erreur de 5\text{ cm} masquerait complètement le phénomène climatique étudié ; l'utilisation conjointe de deux fréquences pour calibrer et soustraire la correction ionosphérique \varepsilon est donc strictement indispensable.
Résultat
Partie III : Voile solaire
III.1 · Pression de radiation
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : relation de passage, conducteur parfait
La voile donne naissance à une onde réfléchie de même pulsation que celle de l'onde incidente. On cherche cette onde réfléchie sous la forme d'une OPPH se propageant en sens inverse de l'onde incidente et de polarisation transverse a priori quelconque :
En utilisant la relation de passage relative au champ électrique, simplifier l'expression du champ électrique complexe de l'onde réfléchie.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la surface d'un conducteur parfait en x=0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique total régnant dans le vide au voisinage immédiat de la voile (x = 0^-) comme la superposition du champ incident et du champ réfléchi.
- Utiliser la relation de passage du champ électrique à la traversée de la surface d'un conducteur parfait pour déterminer les amplitudes complexes \underline{E}'_{0y} et \underline{E}'_{0z}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la composante tangentielle du champ électrique total sur la surface d'un conducteur parfait : \underline{E}'_{0y} = -\underline{E}_{0y} et \underline{E}'_{0z} = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La voile solaire est modélisée par un conducteur parfait occupant le demi-espace x \ge 0 (milieu 2), dans lequel le champ électromagnétique est nul :
Dans le vide (x < 0, milieu 1), le champ électrique résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :
Au voisinage immédiat de la surface de la voile, en x = 0^-, le champ s'écrit :
La relation de passage du champ électrique à l'interface, avec la normale \vec{n}_{12} = \vec{e}_x orientée du milieu 1 vers le milieu 2, est :
En projetant cette relation sur les directions tangentielles à l'interface \vec{e}_y et \vec{e}_z, on traduit la continuité de la composante tangentielle du champ électrique :
Le champ électrique complexe de l'onde réfléchie se simplifie ainsi en :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : relation de passage, courant surfacique
Après avoir déterminé le champ magnétique complexe total régnant au voisinage extérieur de la surface de la voile (en ), établir l'expression de la densité surfacique de courant réelle qui apparaît sur celle-ci.
Voir l'indiceIndice
Calculer le champ magnétique total incident plus réfléchi en x=0^-, puis appliquer la relation de discontinuité de passage pour \vec{B}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les champs magnétiques complexes incident \underline{\vec{B}}_i et réfléchi \underline{\vec{B}}_r dans le vide (x < 0) à partir de l'équation de Maxwell-Faraday pour chaque OPPH, puis en déduire le champ total en x = 0^-.
- Appliquer la relation de passage du champ magnétique à la surface du conducteur parfait (x = 0) en tenant compte de la nullité du champ dans le conducteur (x > 0).
- Prendre la partie réelle pour obtenir la densité surfacique de courant réelle \vec{j}_s(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Champ total extérieur \vec{B}(0^-) = 2\vec{B}_i(0) et discontinuité \vec{B}(0^-) - \vec{0} = \mu_0 \vec{j}_s \wedge (-\vec{e}_x) fournissant la densité de courant surfacique \vec{j}_s(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide (x < 0), l'onde électromagnétique est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie.
Pour une onde plane progressive harmonique de vecteur d'onde \vec{k} et de pulsation \omega se propageant dans le vide, l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit en notation complexe :
Pour l'onde incidente, \vec{k}_i = k\vec{e}_x et \underline{\vec{E}}_i(M, t) = E_0 e^{i(\omega t - kx)}\vec{e}_z :
\begin{aligned} \underline{\vec{B}}_i(M, t) &= \frac{k}{\omega}\vec{e}_x \wedge \left(E_0 e^{i(\omega t - kx)}\vec{e}_z\right) \\ &= \frac{1}{c} E_0 e^{i(\omega t - kx)} (\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z) \\ &= -\frac{E_0}{c} e^{i(\omega t - kx)}\vec{e}_y \end{aligned}Pour l'onde réfléchie déterminée en Q36, \vec{k}_r = -k\vec{e}_x et \underline{\vec{E}}_r(M, t) = -E_0 e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_z :
\begin{aligned} \underline{\vec{B}}_r(M, t) &= \frac{-k}{\omega}\vec{e}_x \wedge \left(-E_0 e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_z\right) \\ &= \frac{1}{c} E_0 e^{i(\omega t + kx)} (\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z) \\ &= -\frac{E_0}{c} e^{i(\omega t + kx)}\vec{e}_y \end{aligned}
Le champ magnétique complexe total régnant dans le demi-espace x < 0 s'écrit donc :
Au voisinage extérieur immédiat de la voile, en x = 0^- :
Le champ magnétique réel correspondant est :
Appliquons la relation de passage à l'interface x = 0 entre le milieu 1 (x < 0, vide) et le milieu 2 (x > 0, conducteur parfait), de normale \vec{n}_{12} = \vec{e}_x :
Le conducteur étant parfait, le champ magnétique y est identiquement nul : \vec{B}_2 = \vec{0}. De plus, \vec{B}_1 = \vec{B}_{\text{tot}}(0^-, t), d'où :
En effectuant le produit vectoriel à gauche par \vec{e}_x et en utilisant la formule du double produit vectoriel :
Comme les courants surfaciques circulent dans le plan de l'interface (yOz), on a \vec{e}_x \cdot \vec{j}_s(t) = 0, et comme \vec{e}_x^2 = 1, il vient :
En remplaçant par l'expression du champ magnétique réel :
Comme \vec{e}_x \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_z, on obtient :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : force de laplace, pression de radiation
Exprimer la force électromagnétique due au champ électromagnétique sur cette portion rectiligne en fonction de , , et du champ magnétique incident à la surface de la voile . En déduire la force électromagnétique totale exercée sur l'ensemble de la voile en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L = \vec{j}_s \mathrm{d}y \wedge \frac{1}{2}\vec{B}_{\text{ext}} sur la longueur et la largeur de la voile.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique effectif agissant sur les courants surfaciques en utilisant la propriété admise par l'énoncé et la relation entre champs incident, réfléchi et total en x = 0^-.
- Établir l'expression de la force de Laplace \overrightarrow{\delta F_L} sur la bande de voile de longueur a et de largeur \mathrm{d}y parcourue par le courant \delta i = j_s\,\mathrm{d}y.
- Intégrer sur toute la largeur de la voile selon la direction y pour obtenir la force totale \vec{F}_L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L = \vec{j}_s \wedge \vec{B}_i\,\mathrm{d}S exercée sur la surface a^2, colinéaire à \vec{e}_x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le champ magnétique responsable de la force de Laplace s'exerçant sur la voile est :
Or, en x = 0, les champs incidents et réfléchis s'ajoutent :
D'après la question Q37, \vec{B}_r(0, t) = \vec{B}_i(0, t), de sorte que :
Considérons l'élément rectiligne de voile de longueur a suivant \vec{e}_z et de largeur \mathrm{d}y, parcouru par le courant \delta i = j_s(t)\,\mathrm{d}y orienté selon \vec{e}_z. La force de Laplace élémentaire qui s'exerce sur cette bande s'écrit :
On obtient ainsi :
La force électromagnétique totale \vec{F}_L exercée sur l'ensemble de la voile s'obtient en sommant sur la largeur totale a selon y. Les champs et la densité de courant étant uniformes dans le plan de la voile :
D'où :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : pression de radiation, vecteur de poynting
En déduire la force électromagnétique surfacique moyennée temporellement et montrer qu'elle peut s'écrire de la façon suivante :
où est une grandeur, appelée pression de radiation, que l'on exprimera en fonction de l'intensité de l'onde incidente (puissance surfacique transportée à travers une section droite, moyennée temporellement) et de la célérité de la lumière dans le vide.
Voir l'indiceIndice
Calculer la moyenne temporelle du produit de cosinus synchrones et introduire le vecteur de Poynting incident moyen I = \langle\|\vec{\Pi}_i\|\rangle.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la densité surfacique de force électromagnétique instantanée \vec{f}(t) = \frac{\vec{F}_L}{a^2} à partir du résultat de la question Q38.
- Évaluer le produit vectoriel avec les expressions de \vec{j}_s(t) et \vec{B}_i(0,t), puis en prendre la moyenne temporelle sachant que \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}.
- Exprimer l'intensité I de l'onde incidente à l'aide de la moyenne temporelle de son vecteur de Poynting pour établir l'expression de la pression de radiation P_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moyenne temporelle de la force surfacique reliant le flux moyen du vecteur de Poynting I à la pression de radiation P_m = 2I/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q38, la force de Laplace totale exercée sur la voile de surface S = a^2 s'écrit :
La force électromagnétique surfacique instantanée est donc :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q37 et Q38 :
Comme \vec{e}_z \wedge (-\vec{e}_y) = \vec{e}_x, on obtient :
En prenant la moyenne temporelle, avec \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, il vient :
Par ailleurs, le vecteur de Poynting de l'onde incidente dans le vide s'écrit :
L'intensité I de l'onde incidente correspond à la moyenne temporelle du flux d'énergie surfacique :
On en déduit :
La force électromagnétique surfacique moyenne s'écrit donc bien sous la forme :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : pression de radiation, ordre de grandeur
Évaluer l'ordre de grandeur de la surface nécessaire pour donner à un vaisseau de masse une accélération environ égale au millième de l'intensité de la pesanteur régnant à la surface de la Terre, sachant que l'intensité du rayonnement solaire à proximité de la Terre est d'environ . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation fondamentale de la dynamique pour la voile P_m S = m a avec a = g/1000 et calculer l'aire requise.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force de poussée F_L exercée par le rayonnement solaire sur la voile de surface S à partir de la pression de radiation P_m = \frac{2I}{c} obtenue à la question Q39.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour relier cette force à l'accélération a = 10^{-3} g souhaitée et en déduire l'expression littérale de S.
- Réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes, puis commenter la faisabilité technique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pression P_m \simeq 6,7\cdot 10^{-6}\text{ Pa}, d'où une surface colossale S = m a / P_m \simeq 3\cdot 10^6\text{ m}^2 (plusieurs kilomètres carrés).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q39, la force électromagnétique moyenne totale exercée sur la voile en incidence normale s'écrit :
En appliquant la deuxième loi de Newton au vaisseau de masse m soumis à cette seule force propulsive, l'accélération a communiquée au vaisseau vaut :
Pour obtenir une accélération a = \frac{g}{1\,000}, la surface nécessaire est donc :
Avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- m = 2\,000\text{ kg} = 2,0\cdot 10^3\text{ kg} ;
- g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- c = 3,0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- I \simeq 1\,000\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} = 1,0\cdot 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.
La pression de radiation vaut :
On en déduit la surface S :
Commentaire :
- Une surface de plusieurs kilomètres carrés est gigantesque à déployer et à manœuvrer dans l'espace, ce qui constitue un défi technologique majeur (la masse de la voile elle-même n'est d'ailleurs pas négligeable devant les 2\,000\text{ kg} du vaisseau).
- En contrepartie, bien que l'accélération soit modeste (a \simeq 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}), la poussée photonique ne consomme aucun ergol et s'exerce de façon continue dans le temps, permettant d'atteindre des vitesses très élevées sur de longues durées de voyage interplanétaire.
Résultat
III.2.1 · Position du problème
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : coordonnée polaire, cinématique du point
Donner les expressions en coordonnées polaires du vecteur position , du vecteur vitesse et du vecteur accélération du point matériel qui modélise le vaisseau.
Voir l'indiceIndice
Dériver deux fois le vecteur position \vec{r} = r\vec{e}_r en dérivant la base locale mobile (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expressions usuelles des vecteurs position, vitesse et accélération exprimés dans la base polaire (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère polaire (O, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) lié au référentiel d'étude, la base locale vérifie les relations de dérivation temporelle :
Le vecteur position s'écrit directement :
\boxed{\vec{r} = \overrightarrow{OM} = r\,\vec{e}_r}Le vecteur vitesse s'obtient par dérivation temporelle du vecteur position :
\vec{v} = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t}soit :
\boxed{\vec{v} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta}Le vecteur accélération s'obtient en dérivant à nouveau par rapport au temps :
\begin{aligned} \vec{a} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \ddot{r}\,\vec{e}_r + \dot{r}\frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} + (\dot{r}\dot{\theta} + r\ddot{\theta})\vec{e}_\theta + r\dot{\theta}\frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} \\ &= \ddot{r}\,\vec{e}_r + \dot{r}\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta + (\dot{r}\dot{\theta} + r\ddot{\theta})\vec{e}_\theta - r\dot{\theta}^2\,\vec{e}_r \end{aligned}soit en regroupant selon les axes de la base polaire :
\boxed{\vec{a} = \left(\ddot{r} - r\dot{\theta}^2\right)\vec{e}_r + \left(r\ddot{\theta} + 2\dot{r}\dot{\theta}\right)\vec{e}_\theta}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : bilan des forces, pression de radiation
En considérant la Terre comme un corps de répartition de masse à symétrie sphérique, déterminer les composantes radiale et orthoradiale de la résultante des forces extérieures s'appliquant sur le vaisseau en fonction de la constante de gravitation universelle , de la masse de la Terre, de la masse du vaisseau, de la fonction et des grandeurs et .
Voir l'indiceIndice
Projeter la force gravitationnelle attractive et la force de poussée normale \vec{n} = \cos(\varphi - \theta)\vec{e}_r + \sin(\varphi - \theta)\vec{e}_\theta sur les axes polaires.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer le bilan des forces extérieures appliquées au vaisseau dans le référentiel géocentrique : la force d'attraction gravitationnelle terrestre et la force due à la pression de radiation sur la voile.
- Projeter le vecteur unitaire normal \vec{n} dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) à l'aide de l'angle relatif \alpha = \varphi - \theta.
- En déduire les composantes radiale F_r et orthoradiale F_\theta de la résultante \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_g + \vec{F}_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme de l'attraction gravitationnelle centrale et de la force radiative modulée par la fonction d'ombre L(r, \theta) et l'orientation \varphi de la voile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel géocentrique considéré galiléen, le vaisseau spatial modélisé par le point matériel M de masse m est soumis à deux forces extérieures :
la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre (à symétrie sphérique) :
\vec{F}_g = -\frac{G M_T m}{r^2}\,\vec{e}_rla force de pression de radiation exercée par le rayonnement solaire sur la voile :
\vec{F}_p = L(r, \theta)\,P_m S \cos^2(\varphi)\,\vec{n}
D'après la figure 14, la direction radiale \vec{e}_r est repérée par l'angle polaire \theta par rapport à l'axe (Ox), et le vecteur normal \vec{n} à la voile forme l'angle \varphi avec ce même axe (Ox). L'angle orienté entre \vec{e}_r et \vec{n} vaut donc :
Le vecteur unitaire \vec{n} s'exprime donc dans la base polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) selon :
La résultante des forces extérieures s'écrit \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{F}_g + \vec{F}_p = F_r\,\vec{e}_r + F_\theta\,\vec{e}_\theta. Ses composantes radiale et orthoradiale sont donc :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : principe fondamental de la dynamique, coordonnée polaire
Montrer que les dérivées temporelles et peuvent s'écrire :
Voir l'indiceIndice
Égaler les composantes de l'accélération polaire à celles de la résultante des forces divisée par la masse m, puis réarranger.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver le vecteur vitesse \vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta par rapport au temps en tenant compte de la dépendance temporelle des vecteurs de base polaires (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta).
- Projeter le principe fondamental de la dynamique selon les directions radiale et orthoradiale pour isoler les dérivées \dot{v}_r et \dot{v}_\theta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD m\vec{a} = \vec{F} en coordonnées polaires en identifiant les dérivées temporelles \dot{v}_r et \dot{v}_\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur vitesse s'écrit en coordonnées polaires sous la forme :
avec v_r = \dot{r} et v_\theta = r\dot{\theta}, d'où \dot{\theta} = \frac{v_\theta}{r}.
Les dérivées par rapport au temps des vecteurs de la base polaire sont données par :
En dérivant le vecteur vitesse par rapport au temps dans le référentiel géocentrique, on obtient le vecteur accélération :
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué au vaisseau dans le référentiel géocentrique galiléen :
La projection sur la base polaire fournit le système d'équations scalaires :
En divisant par m et en isolant les dérivées temporelles, on trouve bien :
Résultat
III.2.2 · Énergie et manœuvre optimale
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie mécanique, coordonnée polaire
Donner l'expression de l'énergie mécanique du vaisseau en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Sommer l'énergie cinétique \frac{1}{2}m(v_r^2 + v_\theta^2) et l'énergie potentielle gravitationnelle -GM_Tm/r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme de l'énergie cinétique \frac{1}{2}m(v_r^2 + v_\theta^2) et de l'énergie potentielle gravitationnelle -GM_Tm/r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie mécanique \mathcal{E}_m du vaisseau dans le référentiel géocentrique est la somme de son énergie cinétique \mathcal{E}_c et de son énergie potentielle gravitationnelle \mathcal{E}_p associée à l'attraction terrestre :
Le vecteur vitesse du mobile s'écrit \vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta, la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) étant orthonormée. Le carré de la vitesse s'exprime donc sous la forme :
L'énergie cinétique du vaisseau de masse m vaut ainsi :
D'après la question Q4, l'énergie potentielle gravitationnelle de la Terre (modélisée à symétrie sphérique), choisie nulle à l'infini, est :
On en déduit l'expression de l'énergie mécanique :
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : théorème de la puissance mécanique, puissance d'une force
Montrer que la dérivée temporelle de l'énergie mécanique peut se mettre sous la forme :
où est une constante que l'on exprimera en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Dériver \mathcal{E}_m par rapport au temps ou appliquer le théorème de la puissance mécanique en utilisant \vec{v}\cdot\vec{n}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie mécanique au vaisseau dans le référentiel géocentrique galiléen.
- Exprimer la puissance de la seule force non conservative, à savoir la force de pression de radiation \vec{F}_p, en effectuant le produit scalaire \vec{F}_p \cdot \vec{v} dans la base polaire.
- Identifier la constante K_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de l'énergie mécanique : seule la force de radiation non conservative travaille, avec puissance \mathcal{P} = \vec{F}_{\text{rad}} \cdot \vec{v} et K_m = P_m S.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel géocentrique galiléen, le point matériel M de masse m est soumis à :
- la force gravitationnelle \vec{F}_g, force conservative qui dérive de l'énergie potentielle gravitationnelle \mathcal{E}_p(r) = -\dfrac{G M_T m}{r} ;
- la force de pression de radiation \vec{F}_p, force non conservative.
D'après le théorème de l'énergie mécanique :
D'après l'énoncé et les résultats de la question Q42, la force de pression de radiation s'écrit :
avec, dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) :
Le vecteur vitesse s'écrivant \vec{v} = v_r \vec{e}_r + v_\theta \vec{e}_\theta, on en déduit :
Par conséquent :
Cette relation est bien de la forme demandée :
en identifiant :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
III.3.1 · Résolution numérique
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : python, discrétisation temporelle
À la ligne 17, proposer une instruction à la place de instruction 1 permettant de définir le tableau numpy T contenant valeurs de , séparées par le pas de temps constant dt et comprises entre 0 (inclus) et tmax (exclu).
Voir l'indiceIndice
Utiliser la fonction np.arange avec pour arguments le point de départ, la fin exclue et le pas.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les spécifications demandées pour le tableau : début à 0 (inclus), fin à
tmax(exclu) et pas constantdt. - Choisir dans l'annexe la fonction du module
numpyadaptée à cette discrétisation à pas fixé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la grille temporelle par la commande numpy : T = np.arange(0, tmax, dt).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'annexe du sujet relative au module numpy, la fonction np.arange(a, b, p) renvoie un tableau contenant les valeurs comprises entre a (inclus) et b (exclu), régulièrement espacées avec un pas p.
Pour discrétiser le temps de 0 inclus à tmax exclu par pas de dt, l'instruction à substituer à instruction 1 s'écrit :
T = np.arange(0, tmax, dt)Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : python, optimisation
Pour une vitesse et une position du vaisseau données, il existe un unique angle compris entre et permettant de maximiser le taux de variation temporelle de l'énergie mécanique, comme décrit dans la sous-partie III.2.2. Écrire la fonction recherche_phi_optimal(vr, vth, theta) permettant, pour une vitesse radiale , une vitesse orthoradiale et un angle polaire , de déterminer cet angle optimal à près. On pourra se contenter d'un algorithme naïf de recherche d'un maximum, fonctionnant avec une complexité temporelle linéaire.
Voir l'indiceIndice
Générer une grille de recherche uniforme pour \varphi sur [-\pi/2, \pi/2] avec un pas inférieur à 2\cdot 10^{-3} rad et trouver l'argument maximisant la fonctionnelle dérivée de l'énergie.
Voir la stratégieStratégie
D'après l'expression établie à la question Q45, la grandeur à maximiser par rapport à \varphi \in [-\pi/2, \pi/2] est le facteur angulaire :
f(\varphi) = \cos^2(\varphi)\bigl(v_r \cos(\varphi - \theta) + v_\theta \sin(\varphi - \theta)\bigr)car la constante K_m et la fonction d'ombrage L(r,\theta) ne dépendent pas de \varphi.
- Pour garantir une précision de 2\cdot 10^{-3}\text{ rad} sur l'intervalle [-\pi/2, \pi/2] de largeur \pi, on discrétise cet intervalle avec un pas \delta\varphi \le 2\cdot 10^{-3}\text{ rad}. Le nombre de points nécessaires vérifie \frac{\pi}{N-1} \le 2\cdot 10^{-3}, soit N \ge \frac{\pi}{2\cdot 10^{-3}} + 1 \approx 1\,572.
- On évalue ensuite la fonction sur cette grille et on détermine l'angle correspondant au maximum par parcours linéaire (recherche naïve en O(N)).
Voir la réponse courteRéponse courte
Parcours d'une discrétisation fine de \varphi \in [-\pi/2, \pi/2] et recherche itérative de la valeur maximisant la dérivée d'énergie mécanique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On discrétise l'intervalle [-\pi/2, \pi/2] à l'aide de np.linspace ou np.arange. En choisissant par exemple un pas \delta\varphi = 2\cdot 10^{-3}\text{ rad}, le nombre de points est N = \lfloor\pi / (2\cdot 10^{-3})\rfloor + 1 \simeq 1\,571. L'écart entre deux points consécutifs est inférieur ou égal à 2\cdot 10^{-3}\text{ rad}, ce qui assure la précision demandée.
Voici une implémentation possible :
def recherche_phi_optimal(vr, vth, theta):
# Discretisation de l'intervalle [-pi/2, pi/2] avec un pas <= 2e-3 rad
N = int(np.pi / 2e-3) + 2
phi_tab = np.linspace(-np.pi / 2, np.pi / 2, N)
# Evaluation vectorisee du taux de variation (a constante multiplicative pres)
f = np.cos(phi_tab)**2 * (vr * np.cos(phi_tab - theta) + vth * np.sin(phi_tab - theta))
# Recherche naive lineaire de l'indice du maximum
i_max = np.argmax(f)
return phi_tab[i_max]Une version équivalente utilisant une boucle explicite pour trouver le maximum s'écrit :
def recherche_phi_optimal(vr, vth, theta):
dphi = 2e-3
phi_tab = np.arange(-np.pi / 2, np.pi / 2 + dphi, dphi)
phi_opt = phi_tab[0]
val_max = -np.inf
for phi in phi_tab:
val = (np.cos(phi)**2) * (vr * np.cos(phi - theta) + vth * np.sin(phi - theta))
if val > val_max:
val_max = val
phi_opt = phi
return phi_optQuestion 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : python, méthode d'euler
Écrire une fonction derivees_comp_vitesse(r, theta, vr, vth, phi), permettant, à partir des paramètres et , de calculer les dérivées temporelles et des composantes radiale et orthoradiale de la vitesse, suivant les résultats obtenus aux questions Q42 et Q43. Il est demandé de tenir compte des passages du vaisseau dans l'ombre de la Terre.
Voir l'indiceIndice
Vérifier géométriquement si le satellite est dans le cylindre d'ombre terrestre (x > 0 et |y| \le R_T) pour annuler ou non la poussée solaire, puis retourner les dérivées temporelles.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la condition d'appartenance à l'ombre de la Terre pour fixer la valeur de la fonction L(r, \theta) : les rayons solaires étant parallèles à l'axe Ox et se propageant vers les x > 0, l'ombre correspond au demi-cylindre x > 0 et |y| \le R_T, avec x = r\cos\theta et y = r\sin\theta.
- Calculer les composantes de la force résultante F_r et F_\theta à l'aide des expressions établies à la question Q42, en utilisant la constante globale K_m = P_m S.
- Déterminer les dérivées \dot{v}_r et \dot{v}_\theta via les relations de la question Q43, puis retourner le couple correspondant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Implémentation du test d'ombre terrestre puis calcul et renvoi des dérivées radiales et orthoradiales de vitesse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rayonnement solaire se propageant selon +\vec{e}_x, la Terre projette une ombre cylindrique portée pour x > 0. Un point matériel M situé hors du globe terrestre (r > R_T) est donc dans l'ombre si et seulement si :
Dans ce cas, la fonction d'occultation vaut L(r, \theta) = 0, et L(r, \theta) = 1 sinon.
D'après les questions Q42 et Q45 (K_m = P_m S), les composantes de la force totale s'écrivent :
D'après la question Q43, les dérivées temporelles des composantes de la vitesse sont :
Les grandeurs G, M_T, R_T, m et K_m étant définies globalement dans le script (tableau 1), la fonction s'écrit :
def derivees_comp_vitesse(r, theta, vr, vth, phi):
# Condition d'ombre de la Terre
x = r * np.cos(theta)
y = r * np.sin(theta)
if x > 0 and abs(y) <= RT:
L = 0.0
else:
L = 1.0
# Composantes radiale et orthoradiale de la resultante des forces
Fr = -G * MT * m / (r**2) + Km * L * (np.cos(phi)**2) * np.cos(phi - theta)
Fth = Km * L * (np.cos(phi)**2) * np.sin(phi - theta)
# Derivees temporelles des composantes de la vitesse
vr_pt = Fr / m + (vth**2) / r
vth_pt = Fth / m - (vr * vth) / r
return vr_pt, vth_ptQuestion 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : python, méthode d'euler
À la ligne 22, remplacer instruction 2 par une instruction (ou un bloc d'instructions) permettant d'écraser les valeurs et des variables r, th, vr et vth, par les valeurs de ces mêmes paramètres à l'instant : et , en appliquant une itération de la méthode d'Euler explicite.
Voir l'indiceIndice
Mettre à jour simultanément les grandeurs d'état à l'ordre 1 selon la méthode d'Euler : x_{k+1} = x_k + \dot{x}_k \mathrm{d}t.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les dérivées temporelles des coordonnées de position \dot{r} et \dot{\theta} en fonction des composantes de la vitesse v_r et v_\theta établies à la question Q41.
- Rappeler le principe de la méthode d'Euler explicite pour approcher les grandeurs à l'instant t + \mathrm{d}t à partir de celles à l'instant t.
- Traduire ces relations en code Python en veillant à utiliser les valeurs à l'instant t pour calculer tous les incréments (via une affectation multiple simultanée ou des variables intermédiaires).
Voir la réponse courteRéponse courte
Mise à jour explicite au pas t+\mathrm{d}t : r += vr*dt, th += (vth/r)*dt, vr += dvr*dt, vth += dvth*dt.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition du vecteur vitesse en coordonnées polaires (question Q41), on a :
ce qui fournit les équations cinématiques :
Les dérivées temporelles \dot{v}_r et \dot{v}_\theta sont quant à elles calculées par la fonction derivees_comp_vitesse et stockées respectivement dans les variables vr_pt et vth_pt.
L'application de la méthode d'Euler explicite au pas \mathrm{d}t donne au premier ordre :
En Python, afin de ne pas modifier r ou v_\theta avant de calculer l'incrément de \theta, on peut utiliser une affectation simultanée :
r, theta, vr, vth = r + vr * dt, theta + (vth / r) * dt, vr + vr_pt * dt, vth + vth_pt * dtAlternativement, sous forme d'un bloc d'instructions décomposé :
theta = theta + (vth / r) * dt
r = r + vr * dt
vr = vr + vr_pt * dt
vth = vth + vth_pt * dtIII.3.2 · Exploitation de la simulation
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : puissance mécanique, voile solaire
Expliquer physiquement la raison pour laquelle il faut que le plan de la voile soit approximativement parallèle au plan de la figure 15 lorsque le vaisseau est aux environs des points repérés par les coordonnées et .
Voir l'indiceIndice
Analyser le sens du rayonnement solaire (selon +Ox) par rapport au vecteur vitesse du satellite au sommet de l'orbite pour éviter une force de freinage.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le sens de déplacement du vaisseau au voisinage du point x \simeq 0,\, y > 0 à partir du sens de parcours de l'orbite.
- Analyser l'impact de la force de pression de radiation sur la puissance fournie \mathcal{P} = \vec{F}_p \cdot \vec{v} = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t}.
- En déduire l'orientation optimale de la voile (mise « en drapeau »).
Voir la réponse courteRéponse courte
Positionner la voile parallèlement aux rayons solaires évite une composante de force s'opposant au mouvement orbital, ce qui freinerait le vaisseau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au voisinage du point x \simeq 0 et y > 0, l'angle polaire vaut \theta \simeq \frac{\pi}{2}. Le vecteur unitaire orthoradial vaut alors :
Le vaisseau parcourant son orbite dans le sens trigonométrique (v_\theta > 0), sa vitesse \vec{v} \simeq v_\theta \vec{e}_\theta est dirigée vers les x décroissants : le vaisseau avance donc à contre-courant du rayonnement solaire, qui se propage selon +\vec{e}_x.
Or, d'après l'expression de la force de radiation :
le vecteur unitaire \vec{n} vérifie \vec{n} \cdot \vec{e}_x = \cos\varphi > 0 (avec \varphi \in [-\pi/2, \, \pi/2]). Toute force de radiation exercée sur la voile posséderait ainsi une composante selon +\vec{e}_x, ce qui induirait une puissance résistante :
Cette force aurait pour conséquence de freiner le vaisseau et de faire chuter son énergie mécanique.
Pour maximiser le gain d'énergie mécanique (manœuvre optimale définie en III.2.2), il faut éviter ce freinage en annulant la force de radiation. En disposant le plan de la voile parallèlement au plan xOz, la voile est placée parallèlement à la direction de propagation du rayonnement solaire :
- la normale \vec{n} est orthogonale à \vec{e}_x, soit \varphi \simeq \pm \frac{\pi}{2} ;
- la surface apparente présentée au flux de photons s'annule, d'où \cos^2(\varphi) \simeq 0 et \vec{F}_p \simeq \vec{0}.
Résultat
Question 51
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : vitesse de libération, théorème de l'énergie mécanique
Déduire de l'application d'un théorème énergétique l'expression de la vitesse de libération d'un corps soumis à l'attraction terrestre.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre la distance r et l'infini avec une vitesse minimale nulle à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de conservation de l'énergie mécanique au corps matériel soumis à la seule attraction gravitationnelle terrestre.
- Exprimer la condition physique pour qu'un corps puisse s'éloigner à l'infini (trajectoire non liée, \mathcal{E}_m \ge 0).
- Déterminer la vitesse initiale minimale associée au cas limite \mathcal{E}_m = 0 (vitesse nulle à l'infini).
Voir la réponse courteRéponse courte
Vitesse minimale pour atteindre l'infini avec une énergie mécanique nulle : \frac{1}{2}m v_{\text{lib}}^2 - \frac{GM_Tm}{r} = 0 \implies v_{\text{lib}} = \sqrt{2GM_T/r}.
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On étudie un corps matériel de masse m dans le référentiel géocentrique supposé galiléen. Il n'est soumis qu'à la force de gravitation exercée par la Terre, force conservative qui dérive de l'énergie potentielle (d'après la question Q4) :
avec la convention \mathcal{E}_p(\infty) = 0.
En l'absence de force non conservative, le théorème de l'énergie mécanique assure la conservation de l'énergie mécanique \mathcal{E}_m du corps au cours de son mouvement :
Pour que le corps puisse s'éloigner indéfiniment du centre de la Terre (r \to +\infty), il faut que son énergie cinétique à l'infini reste positive ou nulle :
La vitesse de libération v_{\text{lib}}(r) est la vitesse minimale à la distance r permettant d'atteindre l'infini, ce qui correspond au cas limite d'une vitesse résiduelle nulle à l'infini, soit une énergie mécanique nulle (\mathcal{E}_m = 0) :
On en déduit l'expression de la vitesse de libération :
Résultat
Question 52
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : vitesse de libération, transfert d'orbite
Donner, pour une masse évoluant sans voile solaire autour de la Terre suivant une trajectoire elliptique d'énergie , l'expression du rapport en fonction de et de . Expliquer les oscillations de la courbe de la figure 16. Expliquer pourquoi l'amplitude des premières oscillations augmente au cours du temps.
Voir l'indiceIndice
Exprimer \|\vec{v}\| en fonction de \mathcal{E}_m et r, interpréter les oscillations par les passages répétés au périgée et à l'apogée, et justifier la croissance de l'amplitude par le gain d'énergie mécanique apporté par la voile.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \|\vec{v}\|^2 à partir de la définition de l'énergie mécanique, puis diviser par v_{\text{lib}}^2(r) établi à la question précédente.
- Interpréter les variations du rapport le long d'une orbite en reliant les extrema aux passages au périgée et à l'apogée.
- Relier l'augmentation de l'amplitude des oscillations à l'accroissement continu de l'énergie mécanique apporté par la voile solaire, qui accentue l'excentricité de la trajectoire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Ratio \sqrt{1 + \mathcal{E}_m r/(GM_T m)} oscillant entre périgée et apogée ; le gain continu d'énergie mécanique apporté par la voile amplifie les oscillations vers la libération.
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1. Expression du rapport \frac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} :
Pour un mobile de masse m en orbite sans propulsion (mouvement képlérien conservatif), l'énergie mécanique s'écrit :
D'où l'expression de la norme au carré de la vitesse :
D'après le résultat de la question Q51, v_{\text{lib}}(r) = \sqrt{\dfrac{2GM_T}{r}}, soit v_{\text{lib}}^2(r) = \dfrac{2GM_T}{r}. On en déduit :
Comme l'orbite est liée (\mathcal{E}_m < 0), ce terme reste positif ou nul, et le rapport s'exprime :
2. Explication des oscillations de la figure 16 :
Sur chaque révolution quasi-elliptique :
- La distance r varie périodiquement entre le périgée r_P (distance minimale) et l'apogée r_A (distance maximale).
Comme \mathcal{E}_m < 0, la quantité sous le radical décroît avec r :
- au périgée (r=r_P minimal), le rapport \dfrac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} passe par un maximum ;
- à l'apogée (r=r_A maximal), le rapport passe par un minimum.
Chaque oscillation correspond donc à l'accomplissement d'une révolution orbitale complète.
3. Augmentation de l'amplitude des premières oscillations :
Grâce à la commande optimale de l'orientation de la voile solaire (\dfrac{\mathrm{d}\mathcal{E}_m}{\mathrm{d}t} \ge 0), la pression de radiation fournit un travail moteur net sur chaque tour :
- L'énergie mécanique \mathcal{E}_m augmente au cours du temps (elle devient de moins en moins négative).
- L'orbite s'allonge et devient de plus en plus excentrée : l'apogée r_A augmente considérablement à chaque spire, ce qui fait plonger la vitesse à l'apogée et abaisse les minima de \dfrac{\|\vec{v}\|}{v_{\text{lib}}} (jusqu'à \simeq 0,45).
- Au périgée, l'augmentation de \mathcal{E}_m vers 0 fait monter la valeur maximale de \sqrt{1 + \dfrac{\mathcal{E}_m r_P}{GM_Tm}} vers 1.
L'écart entre les maxima (périgée) et les minima (apogée) s'accroît donc au fur et à mesure que l'orbite s'ovalise, d'où l'augmentation de l'amplitude des oscillations jusqu'à ce que \mathcal{E}_m devienne positive et permette la libération (dépassement de la valeur 1 vers t \simeq 160\text{ h}).
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2025 ?
Surtout 3 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (30 % des questions, partie II), Mouvement dans un champ de force centrale (23 %, partie I) et Cinématique et dynamique du point (17 %). Plus ponctuellement : Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Électrostatique, Magnétostatique…
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2025 dès la première année (MPSI) ?
En partie : 25 questions sur 52 (48 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.2 (Q11 à Q13), la sous-partie III.2.1 (Q41 à Q43), la sous-partie III.3.1 (Q46 à Q49) et la sous-partie III.3.2 (Q50 à Q52). Avec les autres programmes de première année : 25 en PCSI, 14 en PTSI, 25 en MP2I et 13 en TSI1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2025 ?
Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 45).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2025 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2025 ?
Questions de cours : Q1 (référentiel géocentrique), Q2 (champ de gravitation), Q3 (moment cinétique), Q4 (énergie potentielle de gravitation), Q8 (apogée et périgée), Q10 (troisième loi de kepler), Q20 (onde plane), Q21 (force de lorentz)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (énergie mécanique), Q6 (énergie potentielle effective), Q7 (énergie potentielle effective), Q9 (énergie mécanique), Q22 (modèle de drude), Q23 (conductivité complexe), Q26 (onde évanescente), Q27 (vecteur de poynting)….
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2025 ?
Le sujet CCINP Physique MP 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve n'est que de 9,62 sur 20 et le jury constate qu'une part trop importante de candidats ne maîtrise pas des notions pourtant essentielles de mécanique, alors que le sujet comportait pourtant de nombreuses questions proches du cours. Écart-type : 4,16 (6 871 présents).
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.