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Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2022

Étude physico-chimique et modélisation du lac de Joux

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PTSI : 24 questions sur 50. Autres questions faisables en PTSI

Autres premières années : PCSI 33 · MP2I 18 · BCPST1 13 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrocinétique et électronique, Électromagnétisme, Diffusion et transferts thermiques · 12 incontournables · 34 questions de première année
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Ce sujet aborde une remarquable palette de thématiques de physique appliquée et fondamentale à travers l'étude globale d'un plan d'eau alpin (le lac de Joux) au fil des saisons. Composé de 50 questions courtes et très guidées, il constitue une épreuve de synthèse classique et représentative de la banque PT, balayant presque l'ensemble du programme des deux années de CPGE.

Le sujet se distingue par son ancrage pratique et instrumental : mise en forme de signaux par amplificateurs linéaires intégrés, mesure d'inductance par pont de Wien, propagation TEM guidée en câble coaxial, moteur homopolaire de Barlow pour pédalo à assistance électrique, et cinétique de gel en régime quasi-stationnaire (problème de Stefan). C'est un sujet idéal pour tester l'autonomie, l'efficacité dans les calculs littéraux sans calculatrice et la maîtrise des grands classiques de physique.

Difficulté
Accessible, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

12 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

40 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (40) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

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Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

50 questions
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Partie A : MESURE DES CARACTERISTIQUES DU LAC

A.1 · Mesure de la température du lac

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : thermistance, résistance électrique

Tracer l'allure de la courbe .

Voir l'indice

Calculer la dérivée de R(T) ou observer le comportement de l'exponentielle décroissante en fonction de T.

Voir la stratégie
  1. Dériver la loi R(T) par rapport à la température absolue T pour déterminer son sens de variation.
  2. Identifier les limites asymptotiques en T \to 0^+ et T \to +\infty, ainsi que le point particulier de référence (T_0, R_0).
  3. Tracer l'allure de la courbe en faisant apparaître ces éléments caractéristiques.
Voir la réponse courte

Tracé de l'exponentielle décroissante de la thermistance CTN montrant la diminution de R avec la température T.

Voir le corrigé complet

La loi de résistance de la thermistance s'écrit :

R(T) = R_0 \exp\left[ B \left( \frac{1}{T} - \frac{1}{T_0} \right) \right]

avec R_0 > 0 et B > 0.

Dérivons R(T) par rapport à la température absolue T :

\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}T} = -\frac{B}{T^2} \, R(T) < 0

La fonction R(T) est donc strictement décroissante et convexe (\mathrm{d}^2R/\mathrm{d}T^2 > 0) sur ]0, +\infty[.

Examinons les points et comportements remarquables :

  • Pour T = T_0, on a immédiatement R(T_0) = R_0.
  • Lorsque T \to 0^+, \frac{1}{T} \to +\infty, d'où \lim_{T \to 0^+} R(T) = +\infty.
  • Lorsque T \to +\infty, \frac{1}{T} \to 0, d'où une asymptote horizontale d'équation :

    R_\infty = \lim_{T \to +\infty} R(T) = R_0 \exp\left(-\frac{B}{T_0}\right) > 0

On en déduit l'allure de la courbe R(T) :

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : thermistance, échelle semi-logarithmique

Des mesures expérimentales ont permis de tracer ci-dessous en échelle semi-logarithmique, la courbe en fonction de .

Expliquer en quoi ce graphe permet de valider la loi et de déterminer et .

On détermine ainsi : et .

Voir l'indice

Exprimer \ln(R) sous la forme d'une fonction affine de 1/T et identifier la pente et l'ordonnée à l'origine.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \ln(R) à partir de la loi théorique R(T) afin d'identifier la dépendance en fonction de la variable 1/T.
  2. Justifier la validation de la loi par la nature affine de la courbe obtenue expérimentalement.
  3. Identifier graphiquement les paramètres B (pente de la droite) et R_0 (valeur prise en 1/T_0).
Voir la réponse courte

La linéarité de \ln R en fonction de 1/T valide le modèle, la pente donnant B et l'ordonnée à l'origine R_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression donnée dans l'énoncé :

R(T) = R_0 \exp\left[B\left(\frac{1}{T} - \frac{1}{T_0}\right)\right]

En prenant le logarithme népérien, on obtient :

\ln(R) = B \cdot \frac{1}{T} + \ln(R_0) - \frac{B}{T_0}

1. Validation de la loi : La loi théorique prédit une relation affine entre \ln(R) et 1/T, de pente positive B :

\ln(R) = a \cdot \left(\frac{1}{T}\right) + b \quad \text{avec} \quad a = B > 0

Le tracé expérimental fourni montre des points alignés selon une droite de pente positive, ce qui valide la loi R(T) sur la plage de température étudiée.

2. Détermination de B : Le paramètre B représente la pente (le coefficient directeur) de la droite :

\boxed{B = \frac{\Delta \ln R}{\Delta(1/T)}}

Graphiquement, en choisissant par exemple deux points de la droite :

  • pour 1/T = 15 \cdot 10^{-4}\text{ K}^{-1}, on lit \ln R \approx 2{,}5 ;
  • pour 1/T = 50 \cdot 10^{-4}\text{ K}^{-1}, on lit \ln R \approx 14{,}75 ;

ce qui donne B \approx \frac{14{,}75 - 2{,}5}{(50 - 15) \cdot 10^{-4}} \approx 3500\text{ K}.

3. Détermination de R_0 : Pour la température particulière T = T_0 = 294\text{ K}, on a \frac{1}{T} - \frac{1}{T_0} = 0, soit :

\ln\big(R(T_0)\big) = \ln(R_0) \implies \boxed{R_0 = \exp\left(\left.\ln R\right|_{1/T = 1/T_0}\right)}

On calcule l'abscisse correspondante :

\frac{1}{T_0} = \frac{1}{294} \approx 3{,}40 \cdot 10^{-3}\text{ K}^{-1} = 34 \cdot 10^{-4}\text{ K}^{-1}

La lecture graphique à cette abscisse donne \ln R \approx 9{,}0, d'où :

R_0 \approx \mathrm{e}^{9{,}0} \approx 8{,}1 \cdot 10^3\ \Omega \approx 8000\ \Omega

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : thermistance, sensibilité

On définit la sensibilité (appelée aussi coefficient de température) de la thermistance par :

Déterminer, pour une température voisine de , l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Dériver l'expression logarithmique de R(T) par rapport à T et évaluer au point T = T_0.

Voir la réponse courte

Dérivation logarithmique de la loi de résistance par rapport à la température donnant s \approx -B/T_0^2.

Voir le corrigé complet

La loi de variation de la résistance de la thermistance en fonction de la température s'écrit :

R(T) = R_0 \exp\left[ B \left( \frac{1}{T} - \frac{1}{T_0} \right) \right]

En prenant le logarithme népérien :

\ln R(T) = \ln R_0 + B \left( \frac{1}{T} - \frac{1}{T_0} \right)

La sensibilité s s'exprime comme la dérivée logarithmique de la résistance :

s = \frac{1}{R}\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}T} = \frac{\mathrm{d}(\ln R)}{\mathrm{d}T} = -\frac{B}{T^2}

Pour une température T voisine de T_0, on obtient :

\boxed{s \simeq -\frac{B}{T_0^2}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : capteur, sensibilité

L'expression précédente conduit à la valeur . Serait-il préférable d'utiliser une résistance métallique dont le coefficient de température est typiquement de l'ordre de ?

Voir l'indice

Comparer les valeurs absolues des sensibilités : un capteur est d'autant plus performant que sa sensibilité est élevée.

Voir la réponse courte

La thermistance est préférable pour la mesure car sa sensibilité en valeur absolue est huit fois plus élevée.

Voir le corrigé complet

Comparons les sensibilités relatives des deux capteurs en valeur absolue :

  • pour la thermistance étudiée : |s| = 0{,}04\text{ K}^{-1} = 4\,\%\text{ K}^{-1} ;
  • pour une résistance métallique : s_{\text{métal}} \approx 0{,}5\,\%\text{ K}^{-1} = 0{,}005\text{ K}^{-1}.

La sensibilité thermique de la thermistance est ainsi huit fois plus élevée que celle de la résistance métallique :

\frac{|s|}{s_{\text{métal}}} = \frac{0{,}04}{0{,}005} = 8

La température du lac varie sur un intervalle restreint de 18\,^\circ\text{C} à 24\,^\circ\text{C} (soit une plage de seulement \Delta T = 6\text{ K}). Une forte sensibilité est donc essentielle pour obtenir une variation relative de résistance importante et garantir une bonne précision de mesure.

\boxed{\text{Il n'est pas préférable d'utiliser une résistance métallique, car sa sensibilité est nettement inférieure.}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : linéarisation, sensibilité

En ajoutant en parallèle avec la thermistance, un résistor convenablement choisi, on obtient une résistance totale qui varie de façon quasi-affine avec la température autour de la valeur , selon la loi : avec et .

Quel inconvénient la linéarisation ainsi effectuée présente-t-elle ?

Voir l'indice

Analyser la variation de la pente et la plage de température sur laquelle l'approximation affine reste valide.

Voir la réponse courte

La linéarisation par mise en parallèle s'accompagne d'une réduction importante du coefficient de sensibilité effectif.

Voir le corrigé complet

Pour la thermistance seule, la sensibilité au voisinage de T_0 valait (d'après les questions précédentes) :

s = \frac{1}{R}\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}T} \simeq -0{,}04\text{ K}^{-1}

Pour l'ensemble linéarisé de résistance R_t(T) = R'_0 [1 + \alpha(T - T_0)], le nouveau coefficient de température s'exprime par :

s_t(T_0) = \left.\frac{1}{R_t}\frac{\mathrm{d}R_t}{\mathrm{d}T}\right|_{T=T_0} = \frac{R'_0 \alpha}{R'_0} = \alpha = -0{,}02\text{ K}^{-1}

La linéarisation s'accompagne d'une perte de sensibilité : la sensibilité en valeur absolue passe de 0{,}04\text{ K}^{-1} à 0{,}02\text{ K}^{-1}, c'est-à-dire qu'elle est divisée par deux.

\boxed{\text{L'inconvénient principal est la réduction de moitié de la sensibilité du capteur.}}

Remarque additionnelle : par ailleurs, le comportement n'est quasi-linéaire que sur une plage de température restreinte autour de T_0.

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, modèle de l'ali idéal

On souhaite obtenir une tension proportionnelle à la température. Pour cela, la résistance est insérée dans le montage suivant :

Le montage comprend un générateur idéal de tension continue de force électromotrice et un A.L.I. (AL1) dont l'alimentation () n'est pas représentée.

La tension de saturation est .

Quels sont les ordres de grandeur des intensités et des courants électriques d'entrée et du gain statique d'un A.L.I. ?

Que deviennent ces grandeurs dans le modèle de l'A.L.I. idéal ?

Dans toute la suite, les A.L.I. seront supposés idéaux.

Voir l'indice

Rappeler les ordres de grandeur typiques des courants de polarisation d'entrée (pA à nA) et du gain différentiel (10^5), nuls et infini pour l'ALI idéal.

Voir la réponse courte

Courants d'entrée quasi nuls et gain différentiel statique \mu_0 \sim 10^5, tendant vers l'infini dans le modèle idéal.

Voir le corrigé complet

Pour un amplificateur linéaire d'intégration (A.L.I.) réel usuel (par exemple un A.L.I. bipolaire type \mu\text{A}741 ou à technologie JFET type TL081) :

  • Les intensités des courants d'entrée de polarisation sont extrêmement faibles, de l'ordre de :

    i^+ \sim i^- \sim 10^{-12}\text{ A à } 10^{-8}\text{ A} \quad (\text{quelques pA pour une entrée FET, quelques dizaines de nA pour une entrée bipolaire}).
  • Le gain différentiel statique en boucle ouverte \mu_0 (ou A_0) est très élevé, de l'ordre de :

    \mu_0 \sim 10^5 \text{ à } 10^6.

Dans le modèle de l'A.L.I. idéal :

  • L'impédance d'entrée étant considérée comme infinie, les courants d'entrée sont rigoureusement nuls :

    \boxed{i^+ = 0 \quad \text{et} \quad i^- = 0}
  • Le gain statique en boucle ouverte est considéré comme infini :

    \boxed{\mu_0 \to +\infty}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire

Pourquoi peut-on envisager un fonctionnement en régime linéaire ? Que vaut alors la tension d'entrée de l'A.L.I. ?

Voir l'indice

Observer la rétroaction sur la borne inverseuse et déduire le court-circuit virtuel V^+ - V^- = 0.

Voir la réponse courte

Bouclage sur l'entrée inverseuse assurant la stabilité en régime linéaire, ce qui impose \varepsilon = V^+ - V^- = 0.

Voir le corrigé complet

Le montage comporte une boucle de rétroaction reliant la sortie de l'amplificateur linéaire intégré (\mathrm{AL}_1) à sa borne inverseuse (notée « - ») par l'intermédiaire du résistor R_t(T). Cette rétroaction négative (ou contre-réaction) assure la stabilité du montage autour d'un point de fonctionnement stable et permet donc d'envisager un fonctionnement en régime linéaire (sous réserve que la tension de sortie ne s'approche pas des tensions de saturation, condition qui sera vérifiée à la question 9).

En régime linéaire, la tension de sortie u reste comprise entre les tensions de saturation :

-U_{\text{sat}} < u < +U_{\text{sat}}

Dans le modèle de l'A.L.I. idéal, le gain statique différentiel en boucle ouverte est infini (\mu_0 \to +\infty). La tension d'entrée différentielle \varepsilon = V^+ - V^- = \dfrac{u}{\mu_0} est alors nulle :

\boxed{V^+ - V^- = 0}

ce qui équivaut à l'égalité des potentiels : V^+ = V^-.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, diviseur de tension

Déterminer la tension de sortie du montage en fonction de , et de la différence .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman aux bornes inverseuse et non inverseuse pour exprimer la tension différentielle de sortie.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le modèle de l'A.L.I. idéal fonctionnant en régime linéaire (i^+ = i^- = 0 et V^+ = V^-).
  2. Exprimer le potentiel V^+ à l'aide d'un diviseur de tension sur la branche non inverseuse.
  3. Appliquer la loi des nœuds (ou le théorème de Millman) à l'entrée inverseuse pour relier la tension de sortie u aux potentiels du montage, puis introduire l'expression de R_t(T).
Voir la réponse courte

Application du théorème de Millman ou des lois de Kirchhoff pour déterminer la tension de sortie proportionnelle à (T - T_0).

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré étant supposé idéal et fonctionnant en régime linéaire, les courants d'entrée sont nuls :

i^+ = i^- = 0 \quad \text{et} \quad V^+ = V^-

1. Potentiel de l'entrée non inverseuse V^+ :
Le courant i^+ étant nul, les deux résistors de résistance R'_0 forment un pont diviseur de tension idéal alimenté par la f.é.m. E :

V^+ = \frac{R'_0}{R'_0 + R'_0}\, E = \frac{E}{2}

On en déduit que :

V^- = V^+ = \frac{E}{2}

2. Potentiel de l'entrée inverseuse et tension de sortie u :
En appliquant la loi des nœuds au potentiel V^- (avec i^- = 0) :

\begin{aligned} \frac{E - V^-}{R'_0} + \frac{u - V^-}{R_t(T)} &= 0 \\ \frac{u - V^-}{R_t(T)} &= \frac{V^- - E}{R'_0} \end{aligned}

En remplaçant V^- par \dfrac{E}{2}, il vient :

\begin{aligned} \frac{u - \frac{E}{2}}{R_t(T)} &= \frac{\frac{E}{2} - E}{R'_0} = -\frac{E}{2 R'_0} \\ u - \frac{E}{2} &= -\frac{R_t(T)}{R'_0} \frac{E}{2} \\ u &= \frac{E}{2}\left(1 - \frac{R_t(T)}{R'_0}\right) \end{aligned}

3. Prise en compte de la loi de comportement linéarisée :
D'après la question Q5, la résistance équivalente s'écrit :

R_t(T) = R'_0\left[1 + \alpha(T - T_0)\right] \implies \frac{R_t(T)}{R'_0} = 1 + \alpha(T - T_0)

On obtient ainsi :

1 - \frac{R_t(T)}{R'_0} = -\alpha(T - T_0)

D'où l'expression de la tension de sortie u :

\boxed{u = -\frac{E\,\alpha}{2}(T - T_0)}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, saturation

Vérifier que pour la plage de température considérée, l'hypothèse du régime linéaire est validée.

Voir l'indice

Calculer la valeur maximale de |u| sur l'intervalle [18\,^{\circ}\text{C}, 24\,^{\circ}\text{C}] et la comparer à U_{\text{sat}} = 15\text{ V}.

Voir la réponse courte

Calcul de la tension de sortie maximale sur la plage de température et comparaison au seuil de saturation de 15\text{ V}.

Voir le corrigé complet

L'A.L.I. fonctionne en régime linéaire tant que sa tension de sortie u n'atteint pas les tensions de saturation, c'est-à-dire tant que :

-U_{\text{sat}} \le u \le +U_{\text{sat}} \quad \text{avec} \quad U_{\text{sat}} = 15\text{ V}

D'après l'expression établie à la question Q8 :

u = -\frac{E\,\alpha}{2}(T - T_0)

Avec E = 400\text{ V} et \alpha = -2\cdot 10^{-2}\text{ K}^{-1}, le coefficient de sensibilité en tension vaut :

-\frac{E\,\alpha}{2} = -\frac{400 \times (-2\cdot 10^{-2})}{2} = 4\text{ V}\cdot\text{K}^{-1}

La température du lac varie entre 291\text{ K} et 297\text{ K}, pour T_0 = 294\text{ K}, d'où :

-3\text{ K} \le T - T_0 \le +3\text{ K}

Les valeurs extrêmes prises par la tension de sortie sont donc :

  • pour T = 291\text{ K} : u_{\min} = 4 \times (-3) = -12\text{ V} ;
  • pour T = 297\text{ K} : u_{\max} = 4 \times (+3) = +12\text{ V}.

Ainsi, sur toute la plage de température :

\boxed{|u| \le 12\text{ V} < U_{\text{sat}} = 15\text{ V}}

La sortie de l'A.L.I. ne sature pas : l'hypothèse du régime linéaire est bien validée.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, montage sommateur

La tension précédente est placée à l'entrée du montage suivant dans lequel AL2 et AL3 sont des A.L.I. idéaux, identiques à AL1 et alimentés de la même façon. On donne .

Exprimer en fonction de puis en fonction de et .

Voir l'indice

Reconnaître un montage amplificateur inverseur pour AL2 et un montage soustracteur/sommateur pour AL3.

Voir la stratégie
  1. Pour le premier étage (AL2), identifier le régime de fonctionnement assuré par la rétroaction sur la borne inverseuse, puis déterminer la relation entre v et u en reconnaissant une structure classique d'amplificateur inverseur.
  2. Pour le second étage (AL3), reconnaître un montage soustracteur à quatre résistors identiques et appliquer le théorème de Millman aux entrées de l'A.L.I. pour exprimer w en fonction de v et E'.
Voir la réponse courte

Identification des montages amplificateurs élémentaires pour exprimer la tension intermédiaire v(u) puis la sortie w(v, E').

Voir le corrigé complet

1. Expression de v en fonction de u (étage AL2) :

L'amplificateur \text{AL2} possède une boucle de rétroaction négative reliant la sortie à la borne inverseuse (-) par l'intermédiaire du résistor R. En l'absence de saturation, il fonctionne en régime linéaire.

L'A.L.I. étant idéal :

  • les courants d'entrée sont nuls : i^+_2 = i^-_2 = 0 ;
  • la tension différentielle d'entrée est nulle : V^+_2 = V^-_2.

La borne non inverseuse (+) étant reliée à la masse, on a :

V^+_2 = 0 \implies V^-_2 = 0\text{ V}

En appliquant le théorème de Millman (ou la loi des nœuds en termes de potentiels) à la borne inverseuse (-) :

\frac{u - V^-_2}{4R} + \frac{v - V^-_2}{R} = 0

Comme V^-_2 = 0, il vient directement :

\frac{u}{4R} + \frac{v}{R} = 0 \implies v = -\frac{R}{4R}u
\boxed{v = -\frac{u}{4}}

2. Expression de w en fonction de v et E' (étage AL3) :

De même, l'amplificateur \text{AL3} est bouclé sur sa borne inverseuse (-) par un résistor R, ce qui garantit son fonctionnement en régime linéaire :

i^+_3 = i^-_3 = 0 \quad \text{et} \quad V^+_3 = V^-_3

Déterminons les potentiels des deux bornes d'entrée :

  • À la borne non inverseuse (+), le courant i^+_3 étant nul, les deux résistors R forment un pont diviseur de tension non chargé alimenté par la tension E' :

    V^+_3 = E'\,\frac{R}{R + R} = \frac{E'}{2}
  • À la borne inverseuse (-), le théorème de Millman donne, avec i^-_3 = 0 :

    V^-_3 = \frac{\dfrac{v}{R} + \dfrac{w}{R}}{\dfrac{1}{R} + \dfrac{1}{R}} = \frac{v + w}{2}

En régime linéaire, V^+_3 = V^-_3, soit :

\frac{E'}{2} = \frac{v + w}{2} \implies E' = v + w

On en déduit l'expression de la tension de sortie w :

\boxed{w = E' - v}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, capteur

Montrer que pour une valeur bien choisie de que l'on précisera, la tension correspond exactement à la température exprimée en °Celsius. (On rappelle ).

Voir l'indice

Substituer u(T) dans l'expression de w et identifier les coefficients pour obtenir w = T - 273.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension w en fonction de la température absolue T à partir des relations établies aux questions Q8 et Q10.
  2. Introduire la température \theta en degrés Celsius via la relation T = \theta + 273.
  3. Identifier la valeur de E' pour que la valeur numérique de w (en volts) soit égale à celle de \theta (en ^{\circ}\text{C}).
Voir la réponse courte

Choix de la référence E' pour compenser l'écart de zéro et convertir la tension de sortie en degrés Celsius.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la tension de sortie u du premier étage s'écrit :

u = -\frac{E\,\alpha}{2}\,(T - T_0)

Avec E = 400\text{ V} et \alpha = -2\cdot 10^{-2}\text{ K}^{-1}, le coefficient multiplicateur vaut :

-\frac{E\,\alpha}{2} = -\frac{400 \times (-2\cdot 10^{-2})}{2} = 4\text{ V}\cdot\text{K}^{-1}

soit u = 4\,(T - T_0) (avec u en volts et T-T_0 en kelvins).

D'après la question Q10, la tension v en sortie de l'amplificateur inverseur AL2 est :

v = -\frac{u}{4} = -(T - T_0) = T_0 - T

La tension w en sortie du soustracteur AL3 vaut :

w = E' - v = E' + (T - T_0)

Or, la température \theta en degrés Celsius est reliée à la température absolue T par :

T = \theta + 273

En injectant cette relation dans l'expression de w, et sachant que T_0 = 294\text{ K}, on obtient :

\begin{aligned} w &= E' + (\theta + 273 - T_0) \\ w &= \theta + (E' + 273 - 294) \\ w &= \theta + (E' - 21) \end{aligned}

Pour que la tension w (en V) soit numériquement égale à la température \theta (en ^{\circ}\text{C}), soit w = 1\text{ V}\cdot^{\circ}\text{C}^{-1} \times \theta, il faut et il suffit que le terme constant s'annule :

E' - 21 = 0 \implies E' = 21\text{ V}
\boxed{E' = 21\text{ V} \quad \text{donne alors} \quad w = \theta \quad (\text{en V si } \theta \text{ est en }^{\circ}\text{C})}

Résultat

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A.2 · Mesure de la profondeur du lac par sonar

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde ultrasonore, fréquence

Déterminer la fréquence des signaux émis ; préciser le domaine correspondant.

Voir l'indice

Mesurer la période temporelle T sur l'oscillogramme (balayage en \mu\text{s/div}) et en déduire f = 1/T dans le domaine ultrasonore.

Voir la stratégie
  1. Relever sur le panneau de l'oscilloscope le calibre de la base de temps (bouton « Balayage »).
  2. Mesurer le nombre de divisions correspondant à une période sur l'écran et en déduire la période T du signal émis.
  3. Calculer la fréquence f = 1/T et situer cette valeur par rapport aux limites du domaine audible.
Voir la réponse courte

Mesure de la période sur le chronogramme fourni pour calculer la fréquence et identification du domaine ultrasonore.

Voir le corrigé complet

D'après le panneau de réglage de l'oscilloscope, le sélecteur de balayage horizontal indique une sensibilité temporelle :

b = 5\ \mu\text{s}\cdot\text{div}^{-1}

Sur l'écran, le signal comporte deux périodes complètes sur la largeur totale de 10\text{ divisions}. Une période s'étend donc sur :

N = 5{,}0\text{ div}

La période T du signal acoustique est alors :

T = N \cdot b = 5{,}0 \times 5\ \mu\text{s} = 25\ \mu\text{s} = 25 \times 10^{-6}\text{ s}

On en déduit la fréquence f des signaux émis :

\begin{aligned} f &= \frac{1}{T} = \frac{1}{25 \times 10^{-6}\text{ s}} = 4{,}0 \times 10^4\text{ Hz} = 40\text{ kHz} \end{aligned}
\boxed{f = 40\text{ kHz}}

La fréquence étant strictement supérieure à la limite supérieure de l'audition humaine (20\text{ kHz}), le signal appartient au domaine des ultrasons (ondes ultrasonores).

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation

Notions : célérité, onde progressive, écholocation

On mesure la longueur d'onde du signal , ainsi que la durée qui sépare la réception et l'émission de l'impulsion.

Exprimer la profondeur du lac en fonction de , et , puis calculer sa valeur.

Voir l'indice

Relier la célérité du son à \lambda et f, puis exprimer la distance aller-retour parcourue en une durée \tau.

Voir la réponse courte

Célérité de l'onde acoustique c = \lambda f puis calcul de la profondeur par temps d'aller-retour H = c\tau/2.

Voir le corrigé complet

L'impulsion sonore émise par le sonar effectue un aller-retour entre la surface et le fond du lac, soit une distance parcourue :

d = 2H

La célérité c de l'onde sonore dans l'eau est reliée à sa longueur d'onde \lambda et à sa fréquence f par la relation de dispersion :

c = \lambda f

Pendant la durée \tau s'écoulant entre l'émission et la réception, l'onde se propage à la vitesse constante c, ce qui donne :

2H = c\,\tau = \lambda f \tau

On en déduit l'expression de la profondeur H du lac :

\boxed{H = \frac{\lambda f \tau}{2}}

Application numérique : Avec \lambda = 3{,}75\text{ cm} = 3{,}75 \cdot 10^{-2}\text{ m}, f = 40\text{ kHz} = 40 \cdot 10^3\text{ Hz} (obtenu à la question précédente) et \tau = 40\text{ ms} = 40 \cdot 10^{-3}\text{ s} :

\begin{aligned} c &= 3{,}75 \cdot 10^{-2} \times 40 \cdot 10^3 = 1500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ H &= \frac{1500 \times 40 \cdot 10^{-3}}{2} \end{aligned}
\boxed{H = 30\text{ m}}

Résultat

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A.3 · Etude de la liaison coaxiale

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Rappeler les équations de Maxwell dans le vide (donc dans le milieu ).

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell locales dans le vide en l'absence de charges et de courants volumiques.

Voir la réponse courte

Énoncé des quatre équations fondamentales de l'électromagnétisme de Maxwell dans le vide de charge et de courant.

Voir le corrigé complet

Dans le vide de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), comme c'est le cas pour le milieu diélectrique idéal \mathscr{S} séparant les deux conducteurs, les équations de Maxwell s'écrivent sous forme locale :

  • Équation de Maxwell-Gauss :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0\,\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\,\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-gauss, coordonnée cylindrique

On cherche une solution de ces équations pour le champ électrique associé à l'onde sous la forme :

A partir d'une des équations de Maxwell concernant le champ électrique, déterminer la fonction du champ dans le milieu en notant .

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Gauss en coordonnées cylindriques avec \vec{E} = E(r)\cos(\omega t - kz)\vec{u}_r.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'équation de Maxwell faisant intervenir le champ électrique seul dans le vide, à savoir l'équation de Maxwell-Gauss \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.
  2. Exprimer la divergence en coordonnées cylindriques à l'aide du formulaire fourni par l'énoncé.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue en appliquant la condition aux limites E(R_1) = E_0.
Voir la réponse courte

Annulation de la divergence du champ électrique en coordonnées cylindriques imposant une dépendance radiale en 1/r.

Voir le corrigé complet

Dans le milieu \mathscr{S} assimilé au vide, la densité volumique de charge est nulle (\rho = 0). L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :

\mathrm{div}\,\vec{E} = 0

Le champ électrique ne possédant qu'une composante selon \vec{u}_r, le formulaire donne en coordonnées cylindriques :

\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{1}{r}\frac{\partial}{\partial r}\big(r\,E_r(r,z,t)\big) = \frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\big(r\,E(r)\big)\cos(\omega t - kz)

Cette égalité devant être vérifiée en tout point du milieu \mathscr{S} et à chaque instant t, on en déduit :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\big(r\,E(r)\big) = 0

La quantité r\,E(r) est donc constante sur le domaine R_1 \leqslant r \leqslant R_2 :

r\,E(r) = \text{cte}

En utilisant la condition à la limite E(R_1) = E_0, on obtient \text{cte} = R_1 E_0, d'où :

\boxed{E(r) = E_0\,\frac{R_1}{r}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, rotationnel

Déduire d'une seconde équation de Maxwell l'expression du champ magnétique dans le milieu , sachant qu'on n'envisage pas de composante statique de ce champ.

Voir l'indice

Appliquer l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} et intégrer par rapport au temps.

Voir la stratégie

Pour obtenir le champ magnétique \vec{B}(r,z,t) à partir du champ électrique \vec{E}(r,z,t), on utilise l'équation de Maxwell-Faraday :

  1. Calculer le rotationnel du champ électrique \vec{E} en coordonnées cylindriques à l'aide de l'expression fournie par l'énoncé.
  2. Intégrer la dérivée temporelle de \vec{B} par rapport à t, en annulant la composante statique comme précisé par le sujet.
Voir la réponse courte

Calcul du rotationnel du champ électrique pour déterminer par intégration temporelle le champ magnétique orthoradial \vec{B}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le champ électrique s'écrit :

\vec{E}(r,z,t) = \frac{E_0 R_1}{r}\cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_r

Le champ \vec{E} n'ayant qu'une composante radiale E_r(r,z,t) indépendante de \theta, l'expression du rotationnel en coordonnées cylindriques donnée par l'énoncé se réduit à sa composante selon \vec{u}_\theta :

\begin{aligned} \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} &= \left(\frac{\partial E_r}{\partial z} - \frac{\partial E_z}{\partial r}\right)\vec{u}_\theta \\ &= \frac{\partial}{\partial z}\left[\frac{E_0 R_1}{r}\cos(\omega t - kz)\right]\vec{u}_\theta \\ &= k\,\frac{E_0 R_1}{r}\sin(\omega t - kz)\,\vec{u}_\theta \end{aligned}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday :

\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = -\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -k\,\frac{E_0 R_1}{r}\sin(\omega t - kz)\,\vec{u}_\theta

Par intégration par rapport au temps t :

\vec{B}(r,z,t) = \frac{k}{\omega}\frac{E_0 R_1}{r}\cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_\theta + \vec{B}_0(r,z)

En l'absence de composante statique, la constante d'intégration \vec{B}_0(r,z) est nulle, d'où :

\boxed{\vec{B}(r,z,t) = \frac{k}{\omega}\frac{E_0 R_1}{r}\cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_\theta}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-ampère, relation de dispersion

A quelle condition sur , les deux autres équations de Maxwell sont-elles satisfaites ?

Voir l'indice

Injecter les expressions de \vec{E} et \vec{B} dans l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide.

Voir la stratégie
  1. Les deux équations de Maxwell non encore utilisées sont la conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0) et l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}).
  2. On vérifie d'abord que \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 est identiquement vérifiée par le champ \vec{B}.
  3. On calcule ensuite \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} et le terme source \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} pour identifier la condition nécessaire et suffisante sur le vecteur d'onde k.
Voir la réponse courte

Vérification de Maxwell-Ampère dans le diélectrique établissant la relation de dispersion du vide k = \omega/c.

Voir le corrigé complet

Les deux autres équations de Maxwell à vérifier sont Maxwell-Thomson et Maxwell-Ampère dans le vide.

1. Équation de Maxwell-Thomson : Le champ magnétique établi à la question précédente s'écrit :

\vec{B}(r,z,t) = \frac{k}{\omega}\frac{E_0 R_1}{r}\cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_\theta

En coordonnées cylindriques, l'expression de la divergence est :

\mathrm{div}\,\vec{B} = \frac{1}{r}\frac{\partial(r B_r)}{\partial r} + \frac{1}{r}\frac{\partial B_\theta}{\partial \theta} + \frac{\partial B_z}{\partial z}

Comme B_r = 0, B_z = 0 et que B_\theta est indépendant de \theta, on a :

\mathrm{div}\,\vec{B} = 0

Cette équation est donc identiquement satisfaite, quelle que soit la valeur de k.

2. Équation de Maxwell-Ampère dans le vide : Elle s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0\,\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\,\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

Calculons les composantes du rotationnel de \vec{B} à l'aide de la formule fournie :

\begin{aligned} (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_r &= \frac{1}{r}\frac{\partial B_z}{\partial \theta} - \frac{\partial B_\theta}{\partial z} = -\frac{\partial B_\theta}{\partial z} = -\frac{k^2}{\omega}\frac{E_0 R_1}{r}\sin(\omega t - kz) \\ (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_\theta &= \frac{\partial B_r}{\partial z} - \frac{\partial B_z}{\partial r} = 0 \\ (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_z &= \frac{1}{r}\frac{\partial(r B_\theta)}{\partial r} - \frac{1}{r}\frac{\partial B_r}{\partial \theta} = \frac{1}{r}\frac{\partial}{\partial r}\left[\frac{k}{\omega}E_0 R_1\cos(\omega t - kz)\right] = 0 \end{aligned}

D'autre part, en dérivant le champ électrique \vec{E}(r,z,t) = \frac{E_0 R_1}{r}\cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_r par rapport au temps :

\mu_0\varepsilon_0\,\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = -\mu_0\varepsilon_0\,\omega\,\frac{E_0 R_1}{r}\sin(\omega t - kz)\,\vec{u}_r

L'équation de Maxwell-Ampère est satisfaite si et seulement si les composantes radiales coïncident, soit :

-\frac{k^2}{\omega} = -\mu_0\varepsilon_0\,\omega = -\frac{\omega}{c^2}

Comme k et \omega sont des constantes positives, on en déduit la condition :

\boxed{k = \frac{\omega}{c} = \omega\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, courant de déplacement

On souhaite déterminer l'intensité du courant circulant le long du câble ; pour cela, on se propose d'appliquer le théorème d'Ampère sur un contour fermé circulaire de rayon compris entre et , et perpendiculaire à l'axe .

Montrer que l'équation de Maxwell-Ampère conduit, dans le cas présent, à une formulation du théorème d'Ampère identique à celle du cas statique.

En déduire l'intensité du courant le long du cylindre intérieur.

Voir l'indice

Calculer le flux du courant de déplacement à travers un disque transverse et conclure quant à sa contribution nulle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère sous sa forme locale (équation de Maxwell-Ampère) intégrée sur une surface circulaire transverse s'appuyant sur le contour \mathcal{C}, et étudier la contribution du courant de déplacement.
  2. Calculer la circulation de \vec{B} le long du contour \mathcal{C} pour en déduire l'intensité i(t, z) traversant le cylindre central.
Voir la réponse courte

Le flux du courant de déplacement à travers un disque transverse est nul car \vec{E} est radial, d'où i(t,z) = 2\pi r B_\theta/\mu_0.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{C} le contour circulaire de rayon r \in [R_1, R_2], centré sur l'axe Oz, situé à la cote z et orienté selon le vecteur unitaire orthoradial \vec{u}_\theta. On l'appuie sur une surface plane \Sigma, constituée du disque de rayon r à cette même cote z. La règle de la main droite oriente la normale à cette surface selon l'axe longitudinal : \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_z.

D'après le théorème de Stokes appliqué à l'équation de Maxwell-Ampère :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \iint_\Sigma \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 \iint_\Sigma \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S} + \mu_0 \varepsilon_0 \iint_\Sigma \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Or, le champ électrique de l'onde est purement radial :

\vec{E}(r', z, t) = E(r') \cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_r

Comme la base locale cylindrique est orthonormée, \vec{u}_r \cdot \vec{u}_z = 0. Il en résulte que le flux du courant de déplacement à travers \Sigma est strictement nul :

\iint_\Sigma \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_\Sigma \frac{\partial E_r}{\partial t} \underbrace{(\vec{u}_r \cdot \vec{u}_z)}_{=0} \mathrm{d}S = 0

L'équation se réduit ainsi à la somme des courants de conduction enlacés :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}}

On retrouve bien la formulation classique du théorème d'Ampère statique.

Le seul conducteur traversé par la surface \Sigma est le cylindre intérieur (de rayon R_1 < r). Le courant enlacé algébrique, orienté suivant \vec{u}_z, est l'intensité i(t, z) qui le parcourt :

I_{\text{enlacé}} = i(t, z)

Le champ magnétique étant purement orthoradial et de norme uniforme le long du contour \mathcal{C} où \mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_0^{2\pi} B_\theta(r, z, t)\, r\,\mathrm{d}\theta = 2\pi r \, B_\theta(r, z, t) \end{aligned}

En utilisant l'expression du champ obtenue aux questions Q16 et Q17, avec k/\omega = 1/c :

B_\theta(r, z, t) = \frac{E_0 R_1}{c\,r}\cos(\omega t - kz)

La circulation vaut donc :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 2\pi \frac{E_0 R_1}{c} \cos(\omega t - kz)

On en déduit :

\mu_0 \, i(t, z) = 2\pi \frac{E_0 R_1}{c} \cos(\omega t - kz)

Comme c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}, on a \frac{1}{\mu_0 c} = \sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}}. On obtient finalement :

\boxed{i(t, z) = \frac{2\pi E_0 R_1}{\mu_0 c}\cos(\omega t - kz) = 2\pi \sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}} E_0 R_1 \cos(\omega t - kz)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, puissance électromagnétique

Exprimer la puissance moyenne temporelle transportée par l'onde à travers le câble en fonction de , , , , .

Voir l'indice

Calculer le vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0}, moyenner sur une période, puis intégrer sur la section du câble entre R_1 et R_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} à l'aide des expressions des champs établies aux questions Q15, Q16 et Q17, puis en calculer la valeur moyenne temporelle \langle \vec{\Pi} \rangle.
  2. Intégrer le flux de \langle \vec{\Pi} \rangle à travers une section droite du câble coaxial délimitée par les rayons R_1 et R_2.
Voir la réponse courte

Intégration du flux du vecteur de Poynting moyen sur la section transverse du câble entre les rayons R_1 et R_2.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q15, Q16 et Q17, les champs électrique et magnétique s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E}(r,z,t) &= \frac{E_0 R_1}{r} \cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_r \\ \vec{B}(r,z,t) &= \sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}\,\frac{E_0 R_1}{r} \cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_\theta \end{aligned}

Le vecteur de Poynting instantané est donné par :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

Sachant que \vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta = \vec{u}_z, il vient :

\vec{\Pi}(r,z,t) = \sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}} \left(\frac{E_0 R_1}{r}\right)^{\!2} \cos^2(\omega t - kz)\,\vec{u}_z

En prenant la moyenne temporelle sur une période et en utilisant \langle \cos^2(\omega t - kz) \rangle = \frac{1}{2} :

\langle \vec{\Pi}(r) \rangle = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}} \frac{E_0^2 R_1^2}{r^2}\,\vec{u}_z

La puissance moyenne transportée par l'onde à travers la section droite du câble s'obtient en intégrant le flux de \langle \vec{\Pi} \rangle sur la surface transverse du diélectrique délimitée par r \in [R_1, R_2] et \theta \in [0, 2\pi], avec pour élément de surface orienté selon \vec{u}_z : \mathrm{d}\vec{S} = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_z.

\begin{aligned} \langle \mathcal{P} \rangle &= \iint_{\mathscr{S}} \langle \vec{\Pi} \rangle \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\theta \int_{R_1}^{R_2} \frac{1}{2}\sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}} \frac{E_0^2 R_1^2}{r^2} \, r\,\mathrm{d}r \\ &= 2\pi \times \frac{1}{2}\sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}} E_0^2 R_1^2 \int_{R_1}^{R_2} \frac{\mathrm{d}r}{r} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la puissance moyenne temporelle :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = \pi \sqrt{\frac{\varepsilon_0}{\mu_0}}\, E_0^2 R_1^2 \ln\!\left(\frac{R_2}{R_1}\right)}

Résultat

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A.4 · Mesure de la profondeur du lac par capteur inductif de pression

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : statique des fluides, pression hydrostatique

La profondeur du lac étant de l'ordre de , évaluer la pression en bars au fond du lac, en précisant les grandeurs utiles et leurs valeurs usuelles.

Voir l'indice

Appliquer la relation fondamentale de la statique des fluides incompressibles : P = P_0 + \rho g H.

Voir la réponse courte

Évaluation de la pression totale par la relation fondamentale de la statique des fluides P = P_0 + \rho g H \approx 4\text{ bars}.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, l'eau du lac est modélisée par un fluide au repos, incompressible et homogène de masse volumique \rho.

La loi fondamentale de la statique des fluides s'écrit, avec l'axe vertical descendant orienté vers le fond :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \rho g

En intégrant entre la surface libre (z = 0, à la pression atmosphérique P_0) et le fond du lac (z = H), on obtient :

P = P_0 + \rho g H

Les grandeurs utiles et leurs valeurs usuelles sont :

  • la pression atmosphérique à la surface du lac : P_0 = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} ;
  • la masse volumique de l'eau : \rho = 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • l'accélération de la pesanteur : g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • la profondeur du lac : H \simeq 30\text{ m}.

La surpression hydrostatique due à la colonne d'eau vaut :

\Delta P = \rho g H = 1{,}0\cdot 10^3 \times 10 \times 30 = 3{,}0\cdot 10^5\text{ Pa} = 3{,}0\text{ bar}

D'où la pression totale au fond du lac :

\boxed{P = 4\text{ bar}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : solénoïde, théorème d'ampère

On souhaite vérifier la valeur de cette pression à l'aide d'un capteur magnétique. Ce dernier comprend une bobine de longueur constituée d'un enroulement de spires de rayon , de surface et représentée ci-dessous. On supposera de façon à pouvoir négliger les effets de bords et de ce fait à considérer la bobine comme un solénoïde infini.

La bobine est parcourue par un courant d'intensité constante et on se place dans le système des coordonnées cylindriques, l'axe étant l'axe de symétrie de révolution du solénoïde et le point étant situé en son centre.

Déterminer alors le champ magnétique créé en tout point intérieur au solénoïde, le champ étant supposé nul à l'extérieur.

Voir l'indice

Utiliser les symétries et appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire enlaçant les spires.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances et les symétries de la distribution de courant afin de déterminer la direction et les variables d'espace dont dépend le champ magnétique \vec{B}.
  2. Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire judicieusement choisi, en exploitant l'hypothèse d'un champ nul à l'extérieur.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère sur un rectangle enlaçant les spires pour déterminer le champ intérieur uniforme.

Voir le corrigé complet

1. Invariances et symétries :

  • Pour un solénoïde considéré comme infini (R \ll \ell), la distribution de courant est invariante par translation le long de l'axe Oz et par rotation autour de cet axe. Le champ magnétique ne dépend donc que de la coordonnée radiale r :

    \vec{B}(M) = \vec{B}(r)
  • Tout plan orthogonal à l'axe Oz est un plan de symétrie pour la distribution de courants orthoradiaux. Le champ magnétique \vec{B}, vecteur axial (pseudo-vecteur), est par conséquent orthogonal à ces plans en tout point, c'est-à-dire dirigé selon \vec{u}_z :

    \vec{B}(r) = B_z(r)\,\vec{u}_z

2. Application du théorème d'Ampère :

Considérons un contour fermé rectangulaire orienté \mathcal{C} = M_1 M_2 M_3 M_4 situé dans un plan méridien (\theta = \text{cte}) :

  • un segment intérieur [M_1 M_2] parallèle à l'axe Oz, de longueur L, situé à une distance r < R, orienté selon +\vec{u}_z ;
  • un segment radial [M_2 M_3] allant de r à r' > R ;
  • un segment extérieur [M_3 M_4] parallèle à Oz, de longueur L, situé à r' > R, orienté selon -\vec{u}_z ;
  • un segment radial [M_4 M_1] ramenant de r' à r.

La circulation de \vec{B} le long de \mathcal{C} s'écrit :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_{M_1}^{M_2} B_z(r)\,\mathrm{d}z + \int_{M_2}^{M_3} \underbrace{\vec{B} \cdot \mathrm{d}r\,\vec{u}_r}_{= 0} + \int_{M_3}^{M_4} \underbrace{\vec{B}_{\text{ext}}}_{=\,\vec{0}} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_4}^{M_1} \underbrace{\vec{B} \cdot (-\mathrm{d}r\,\vec{u}_r)}_{= 0} \\ &= B_z(r)\,L \end{aligned}

Le nombre de spires traversées par la surface s'appuyant sur ce contour est N' = n\,L = \dfrac{N}{\ell}\,L. L'intensité totale enlacée par le contour est donc :

I_{\text{enlacé}} = N' I = \frac{N}{\ell} L\,I

D'après le théorème d'Ampère :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \mu_0\,I_{\text{enlacé}} \\ B_z(r)\,L &= \mu_0\,\frac{N}{\ell} L\,I \end{aligned}

On en déduit que le champ magnétique est uniforme à l'intérieur du solénoïde :

\boxed{\vec{B} = \mu_0 \frac{N}{\ell} I\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : inductance propre, flux magnétique

Exprimer le flux propre de ce champ magnétique à travers la bobine et en déduire l'expression de son inductance propre en fonction de . Le calcul numérique conduit à .

Voir l'indice

Calculer le flux total à travers les N spires en considérant un champ uniforme à l'intérieur, puis identifier L_0 = \Phi / I.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique créé par le solénoïde à travers une spire orientée en cohérence avec le sens de parcours du courant.
  2. En déduire le flux propre total embrassé par l'ensemble des N spires en série.
  3. Identifier avec la relation constitutive de l'auto-inductance \Phi = L_0 I pour obtenir l'expression de L_0, puis effectuer l'application numérique pour vérifier la valeur fournie.
Voir la réponse courte

Flux propre total à travers les spires \Phi = N B S et déduction de l'inductance propre L_0 = \mu_0 N^2 S/\ell.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique \vec{B} = \mu_0 \dfrac{N}{\ell} I\,\vec{u}_z déterminé à la question précédente est uniforme et parallèle à l'axe du solénoïde.

En orientant chaque spire selon la règle de la main droite associée au sens du courant I, le vecteur surface élémentaire est \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_z. Le flux magnétique à travers une seule spire vaut :

\phi_1 = \iint_S \vec{B}\cdot \mathrm{d}\vec{S} = B\,S = \mu_0 \frac{N S}{\ell} I

Les N spires étant associées en série et traversées par le même champ, le flux propre total \Phi embrassé par la bobine s'obtient par sommation sur l'ensemble des spires :

\Phi = N\,\phi_1 = \mu_0 \frac{N^2 S}{\ell} I
\boxed{\Phi = \frac{\mu_0 N^2 S}{\ell} I}

Par définition de l'inductance propre, le flux propre est proportionnel à l'intensité qui le crée selon la relation \Phi = L_0 I. On en déduit l'expression de l'inductance propre :

\boxed{L_0 = \frac{\mu_0 N^2 S}{\ell}}

Vérification numérique : Avec \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, N = 1000, S = 0{,}001\text{ m}^2 = 10^{-3}\text{ m}^2 et \ell = 5\text{ cm} = 5\cdot 10^{-2}\text{ m} :

L_0 = \frac{4\pi \cdot 10^{-7} \times (10^3)^2 \times 10^{-3}}{5\cdot 10^{-2}} = \frac{4\pi \cdot 10^{-4}}{5\cdot 10^{-2}} = \frac{4\pi}{5}\cdot 10^{-2}\text{ H} \simeq 0{,}8 \times 3{,}14 \cdot 10^{-2}\text{ H} \simeq 25\cdot 10^{-3}\text{ H} = 25\text{ mH}

On retrouve bien la valeur donnée par l'énoncé.

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance complexe, dipôle en régime sinusoïdal

Le capteur inductif de pression est formé par la bobine à l'intérieur de laquelle on introduit un barreau ferromagnétique. Cette introduction fait varier son inductance propre.

Le barreau pénètre plus ou moins dans la bobine sous l'effet d'une augmentation de la pression par rapport à la pression atmosphérique et on admet que l'inductance devient alors

Pour mesurer la valeur de , on utilise le circuit suivant alimenté par un générateur de tension sinusoïdale de pulsation , et étudié en régime permanent.

La bobine est modélisée par l'association série d'une inductance et d'une résistance interne ; on notera son impédance complexe.

Dans ce circuit, est l'impédance correspondant à l'association parallèle d'un condensateur de capacité réglable et d'un résistor de résistance réglable.

et sont deux résistors de résistances fixes.

Exprimer les impédances et .

Voir l'indice

Exprimer l'impédance équivalente d'une branche série pour \underline{Z}_1 et d'une association parallèle pour \underline{Z}_2.

Voir la réponse courte

Écriture directe des impédances complexes série R_1 + jL_1\omega et parallèle R_2 / (1 + jR_2 C_2\omega).

Voir le corrigé complet

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega (en adoptant la notation complexe j telle que j^2 = -1) :

  • La bobine réelle est modélisée par l'association en série d'une résistance R_1 et d'une inductance L_1. L'impédance complexe équivalente est la somme des impédances de chaque dipôle :

    \boxed{\underline{Z}_1 = R_1 + j L_1 \omega}
  • Le dipôle d'impédance \underline{Z}_2 est constitué de la mise en parallèle d'un conducteur ohmique de résistance R_2 et d'un condensateur de capacité C_2. L'admittance complexe équivalente \underline{Y}_2 = \frac{1}{\underline{Z}_2} est la somme des admittances de chaque branche :

    \begin{aligned} \underline{Y}_2 = \frac{1}{\underline{Z}_2} &= \frac{1}{R_2} + j C_2 \omega = \frac{1 + j R_2 C_2 \omega}{R_2} \end{aligned}

    ce qui donne pour l'impédance \underline{Z}_2 :

    \boxed{\underline{Z}_2 = \frac{R_2}{1 + j R_2 C_2 \omega}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : pont d'impédances, diviseur de tension

La mesure consiste à régler et de façon à ce que la tension entre les points A et B soit nulle. Montrer qu'on a alors la relation : .

Voir l'indice

Exprimer la condition d'équilibre du pont de Wheatstone (V_A = V_B) par deux ponts diviseurs de tension.

Voir la stratégie
  1. Identifier la topologie en pont (pont de Maxwell-Wien) alimenté entre ses sommets latéraux par le générateur de tension sinusoïdale e(t).
  2. Exprimer les potentiels aux sommets intermédiaires A et B par la formule du pont diviseur de tension, en l'absence de courant prélevé entre A et B (détecteur de zéro idéal).
  3. Traduire la condition d'équilibre u = V_A - V_B = 0 pour aboutir à la relation demandée.
Voir la réponse courte

Égalité des potentiels par double pont diviseur de tension menant à la relation d'équilibre \underline{Z}_1 \underline{Z}_2 = R_3 R_4.

Voir le corrigé complet

Notons C le sommet gauche du pont et D le sommet droit, de sorte que la tension délivrée par le générateur s'écrit :

\underline{V}_C - \underline{V}_D = \underline{e}(t)

La tension u est mesurée entre les nœuds A et B à l'aide d'un détecteur de zéro (par exemple un voltmètre ou un oscilloscope) d'impédance d'entrée infinie, si bien qu'aucun courant ne s'échappe par les bornes A et B.

Les deux branches constituent ainsi deux ponts diviseurs de tension indépendants :

  • Pour la branche supérieure (constituée du dipôle d'impédance \underline{Z}_1 en série avec le résistor R_3) :

    \underline{V}_A - \underline{V}_D = \frac{R_3}{\underline{Z}_1 + R_3} (\underline{V}_C - \underline{V}_D)
  • Pour la branche inférieure (constituée du résistor R_4 en série avec le dipôle d'impédance \underline{Z}_2) :

    \underline{V}_B - \underline{V}_D = \frac{\underline{Z}_2}{R_4 + \underline{Z}_2} (\underline{V}_C - \underline{V}_D)

La tension mesurée s'annule :

\underline{u} = \underline{V}_A - \underline{V}_B = 0 \iff \underline{V}_A - \underline{V}_D = \underline{V}_B - \underline{V}_D

Ce qui se traduit par l'égalité des rapports de division :

\frac{R_3}{\underline{Z}_1 + R_3} = \frac{\underline{Z}_2}{R_4 + \underline{Z}_2}

En prenant l'inverse de chaque membre :

\begin{aligned} \frac{\underline{Z}_1 + R_3}{R_3} &= \frac{R_4 + \underline{Z}_2}{\underline{Z}_2} \\ \frac{\underline{Z}_1}{R_3} + 1 &= \frac{R_4}{\underline{Z}_2} + 1 \\ \frac{\underline{Z}_1}{R_3} &= \frac{R_4}{\underline{Z}_2} \end{aligned}

On en déduit la condition d'équilibre du pont :

\boxed{\underline{Z}_1 \cdot \underline{Z}_2 = R_3 \cdot R_4}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : pont d'impédances, impédance complexe

En déduire les expressions de et en fonction de , , et .

Voir l'indice

Développer la relation complexe \underline{Z}_1 = R_3 R_4 / \underline{Z}_2 et égaler séparément les parties réelle et imaginaire.

Voir la réponse courte

Identification des parties réelle et imaginaire fournissant R_1 = R_3 R_4/R_2 et L_1 = R_3 R_4 C_2.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, la condition d'équilibre du pont (question Q24) s'écrit :

\underline{Z}_1 \cdot \underline{Z}_2 = R_3 R_4

En injectant les expressions des impédances obtenues à la question Q23, il vient :

(R_1 + j L_1 \omega) \cdot \frac{R_2}{1 + j R_2 C_2 \omega} = R_3 R_4

soit, en multipliant par (1 + j R_2 C_2 \omega) et en divisant par R_2 :

\begin{aligned} R_1 + j L_1 \omega &= \frac{R_3 R_4}{R_2} (1 + j R_2 C_2 \omega) \\ R_1 + j L_1 \omega &= \frac{R_3 R_4}{R_2} + j R_3 R_4 C_2 \omega \end{aligned}

Deux nombres complexes étant égaux si et seulement si leurs parties réelles et imaginaires sont respectivement égales, on identifie terme à terme :

\begin{aligned} \text{Partie réelle} \quad &: \quad R_1 = \frac{R_3 R_4}{R_2} \\ \text{Partie imaginaire} \quad &: \quad L_1 \omega = R_3 R_4 C_2 \omega \implies L_1 = R_3 R_4 C_2 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{R_1 = \frac{R_3 R_4}{R_2}} \quad \text{et} \quad \boxed{L_1 = R_3 R_4 C_2}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : pont d'impédances, capteur

On fixe et , et on mesure et .

Calculer et , puis vérifier que cette dernière valeur est compatible avec la valeur de la pression attendue.

Voir l'indice

Faire l'application numérique pour L_1 et en déduire la surpression par la loi L_1(P).

Voir la réponse courte

Calcul numérique de R_1 et L_1, puis vérification de la concordance avec la surpression hydrostatique de 3 bars.

Voir le corrigé complet

D'après les relations établies à la question 25 :

\begin{aligned} R_1 &= \frac{R_3 R_4}{R_2} \\ L_1 &= R_3 R_4 C_2 \end{aligned}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • R_3 = 100\ \Omega ;
  • R_4 = 10\ \Omega ;
  • R_2 = 100\ \Omega ;
  • C_2 = 32{,}5\ \mu\text{F} = 32{,}5 \times 10^{-6}\text{ F}.

On obtient :

\begin{aligned} R_1 &= \frac{100 \times 10}{100} = 10\ \Omega \\ L_1 &= 100 \times 10 \times 32{,}5 \times 10^{-6} = 32{,}5 \times 10^{-3}\text{ H} = 32{,}5\text{ mH} \end{aligned}
\boxed{R_1 = 10\ \Omega} \quad \text{et} \quad \boxed{L_1 = 32{,}5\text{ mH}}

D'après la question 23, la loi de variation de l'inductance en fonction de la pression s'écrit :

L_1 = L_0 \left(1 + \beta\,\frac{P - P_0}{P_0}\right)

soit pour la pression mesurée :

P = P_0 \left[1 + \frac{1}{\beta}\left(\frac{L_1}{L_0} - 1\right)\right]

Avec L_0 = 25\text{ mH}, P_0 = 1\text{ bar} et \beta = 0{,}1 :

P = 1 \times \left[1 + \frac{1}{0{,}1}\left(\frac{32{,}5}{25} - 1\right)\right] = 1 + 10 \times (1{,}30 - 1) = 1 + 3 = 4\text{ bar}

Cette valeur est en accord parfait avec la pression attendue au fond du lac évaluée à la question 20 (P = 4\text{ bar}).

Résultat

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Partie B : LE LAC EN ETE

B.1 · Etude de la descente en toboggan

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : coordonnée cylindrique, trajectoire hélicoïdale

Les équations de la trajectoire sont données par les relations : et où est une constante positive. Exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Remarquer qu'un tour complet correspond à une variation d'angle polaire \Delta\theta = 2\pi.

Voir la réponse courte

Exploitation de la coordonnée verticale de sortie pour exprimer la hauteur totale h = \gamma \theta_f.

Voir le corrigé complet

Un tour complet autour du cylindre vertical correspond à une variation d'angle polaire :

\Delta \theta = 2\pi

D'après l'équation de la trajectoire z(\theta) = \gamma \theta, la cote z augmente au cours d'un tour d'une quantité correspondant à la hauteur de descente h :

h = z(\theta + 2\pi) - z(\theta) = \gamma (\theta + 2\pi) - \gamma \theta

On en déduit immédiatement :

\boxed{h = 2\pi\gamma}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : coordonnée cylindrique, vecteur vitesse

Exprimer le vecteur position et le vecteur vitesse du point en fonction de et de leurs dérivées temporelles .

Voir l'indice

Dériver le vecteur position \vec{r} = R\vec{u}_r + z\vec{u}_z par rapport au temps sachant que R = \text{cte}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position \overrightarrow{OM} dans la base locale cylindrique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) en utilisant la contrainte géométrique r = R.
  2. Dériver par rapport au temps dans le référentiel d'étude pour obtenir le vecteur vitesse, en tenant compte de la dépendance temporelle de la base polaire (\frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta).
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la position cylindrique à rayon constant : \vec{v} = R\dot{\theta}\vec{u}_\theta + \dot{z}\vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Dans le système de coordonnées cylindriques d'axe vertical descendant (Oz) et d'origine O, le vecteur position du point matériel M s'écrit généralement :

\overrightarrow{OM} = r\,\vec{u}_r + z\,\vec{u}_z

Le mouvement s'effectuant sur un cylindre de rayon fixe r(t) = R, le vecteur position est donné par :

\boxed{\overrightarrow{OM} = R\,\vec{u}_r(\theta) + z\,\vec{u}_z}

Le vecteur vitesse du point M dans le référentiel lié au sol s'obtient par dérivation temporelle :

\vec{v}(M) = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_r + R\,\frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z + z\,\frac{\mathrm{d}\vec{u}_z}{\mathrm{d}t}

Le rayon R et le vecteur \vec{u}_z étant constants au cours du temps, et sachant que \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta, il vient :

\boxed{\vec{v}(M) = R\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta + \dot{z}\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique, énergie cinétique

Montrer que l'énergie mécanique de l'enfant peut se mettre sous la forme : , où et sont des constantes à expliciter en fonction des données.

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique en fonction de \dot{z} à l'aide de la relation \dot{\theta} = \dot{z}/\gamma, puis ajouter l'énergie potentielle de pesanteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique E_c à partir de la vitesse établie à la question précédente et relier \dot{\theta} à \dot{z} à l'aide de l'équation de la trajectoire.
  2. Établir l'énergie potentielle de pesanteur E_{pp} en prenant garde à l'orientation vers le bas de l'axe vertical Oz.
  3. Sommer pour obtenir l'énergie mécanique E_m = E_c + E_{pp} et identifier les constantes A et B.
Voir la réponse courte

Substitution de \dot{\theta} = \dot{z}/\gamma dans l'énergie cinétique et expression de l'énergie potentielle de pesanteur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, le vecteur vitesse du point matériel M dans la base cylindrique s'écrit :

\vec{v}(M) = R\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta + \dot{z}\,\vec{u}_z

L'énergie cinétique de l'enfant de masse m est donc :

E_c = \frac{1}{2}m\,v^2 = \frac{1}{2}m\left(R^2\dot{\theta}^2 + \dot{z}^2\right)

La trajectoire hélicoïdale impose la relation z(t) = \gamma\,\theta(t), d'où par dérivation temporelle :

\dot{z} = \gamma\,\dot{\theta} \iff \dot{\theta} = \frac{\dot{z}}{\gamma}

En substituant cette relation dans l'expression de l'énergie cinétique, il vient :

E_c = \frac{1}{2}m\left(1 + \frac{R^2}{\gamma^2}\right)\dot{z}^2

Déterminons à présent l'énergie potentielle de pesanteur E_{pp}. L'axe Oz étant vertical et dirigé vers le bas, le poids s'écrit \vec{P} = m g\,\vec{u}_z. Le travail élémentaire du poids lors d'un déplacement élémentaire d\overrightarrow{OM} est :

\delta W(\vec{P}) = \vec{P}\cdot d\overrightarrow{OM} = mg\,dz = -dE_{pp}

En choisissant l'origine des énergies potentielles au niveau du point de départ A (z = 0), on obtient :

E_{pp}(z) = -m g z

L'énergie mécanique E_m = E_c + E_{pp} s'écrit alors :

E_m = \frac{1}{2}m\left(1 + \frac{R^2}{\gamma^2}\right)\dot{z}^2 - mgz

Cette expression est bien de la forme attendue E_m = \frac{1}{2} A \dot{z}^2 - B z, avec :

\boxed{A = m\left(1 + \frac{R^2}{\gamma^2}\right) = m\left(1 + \frac{4\pi^2 R^2}{h^2}\right)} \quad \text{et} \quad \boxed{B = mg}

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie mécanique, chute libre

Déterminer la vitesse de l'enfant en sortie de toboggan en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre le point de départ immobile et la cote finale z = 3h.

Voir la stratégie
  1. On applique le théorème de l'énergie mécanique au point matériel représentant l'enfant entre le départ en A et la sortie en B.
  2. En l'absence de frottement, la réaction du support ne travaille pas : l'énergie mécanique est rigoureusement conservée.
  3. La dénivellation totale parcourue s'obtient en tenant compte des 3 tours complets d'hélice de hauteur unitaire h.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique en l'absence de frottement donnant la vitesse finale v_s = \sqrt{2gh}.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement de l'enfant assimilé au point matériel M de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le système est soumis à deux forces :

  • son poids \vec{P} = mg\,\vec{u}_z, force conservative dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur E_p(z) = -mgz (en choisissant l'origine des énergies potentielles en z=0) ;
  • la réaction du toboggan \vec{R}, purement normale à la trajectoire hélicoïdale en l'absence de frottement (\vec{R} = \vec{R}_N). Par conséquent, sa puissance est nulle à chaque instant : \mathcal{P}(\vec{R}) = \vec{R}_N \cdot \vec{v} = 0.

La seule force qui travaille étant conservative, l'énergie mécanique E_m de l'enfant se conserve au cours du mouvement :

E_m(t) = E_c(t) + E_p(t) = \frac{1}{2}mv^2(t) - mgz(t) = \text{cte}

Appliquons cette conservation entre le point de départ A et la sortie du toboggan B :

  • Au départ en A (t=0) : le point M part du repos (v_A = 0) à la cote z_A = 0, donc :

    E_m(A) = 0
  • En sortie en B : après 3 tours complets, la décente totale est z_B = 3h. La vitesse en ce point est notée v_s, d'où :

    E_m(B) = \frac{1}{2}mv_s^2 - 3mgh

La conservation de l'énergie mécanique E_m(B) = E_m(A) conduit immédiatement à :

\frac{1}{2}mv_s^2 - 3mgh = 0

D'où l'expression de la vitesse en sortie de toboggan :

\boxed{v_s = \sqrt{6gh}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point

Notions : théorème de l'énergie mécanique, équation différentielle

Déterminer l'équation différentielle satisfaite par et en déduire la durée de la descente en fonction de et .

Voir l'indice

Dériver l'énergie mécanique par rapport au temps pour trouver l'accélération constante \ddot{z}, puis intégrer deux fois.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la conservation de l'énergie mécanique établie en l'absence de frottement pour obtenir l'équation différentielle en dérivant E_m par rapport au temps.
  2. Intégrer cette équation avec les conditions initiales du mouvement (lâché sans vitesse initiale en z = 0).
  3. Identifier la durée T de la descente sachant que le point de sortie B correspond à une dénivellation de 3 tours complets, soit z(T) = 3h.
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de l'énergie mécanique conduisant à \ddot{z} = \text{cte} puis intégration de la durée de chute T.

Voir le corrigé complet

Les frottements étant négligés et la réaction du toboggan étant normale à la trajectoire (donc ne travaillant pas), l'énergie mécanique de l'enfant est une constante du mouvement :

\frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} = 0

D'après l'expression établie à la question Q29, E_m = \frac{1}{2} A \dot{z}^2 - B z. En dérivant par rapport au temps, il vient :

\frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} = A \dot{z} \ddot{z} - B \dot{z} = \dot{z}(A \ddot{z} - B) = 0

Pendant la descente, pour t > 0, la vitesse selon l'axe vertical n'est pas identiquement nulle (\dot{z} \neq 0). On en déduit l'équation différentielle satisfaite par z(t) :

\boxed{\ddot{z} = \frac{B}{A}} \quad \text{ou} \quad \boxed{A \ddot{z} - B = 0}

Le mouvement le long de la verticale descendante est donc uniformément accéléré d'accélération constante a_z = \frac{B}{A}.

À l'instant initial t = 0, l'enfant part du repos en A, ce qui donne pour conditions initiales :

z(0) = 0 \quad \text{et} \quad \dot{z}(0) = 0

Par intégrations successives :

\begin{aligned} \dot{z}(t) &= \frac{B}{A} t \\ z(t) &= \frac{1}{2} \frac{B}{A} t^2 \end{aligned}

Le toboggan se termine au point B après 3 tours complets, soit une cote finale :

z(T) = 3h

À l'instant t = T, la cote vérifie :

\frac{1}{2} \frac{B}{A} T^2 = 3h \implies T^2 = \frac{6hA}{B}

La durée T étant positive, on obtient :

\boxed{T = \sqrt{\frac{6hA}{B}}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : travail d'une force, frottement solide

Si on prend en compte une force de frottement de norme constante , exprimer l'énergie perdue par l'enfant au cours de la descente, en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer la longueur totale de l'hélice sur trois tours et utiliser le théorème de l'énergie mécanique avec le travail résistant -F\cdot L.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail élémentaire de la force de frottement \vec{F}_f de norme constante F s'opposant au vecteur vitesse tangentiel.
  2. Exprimer l'élément d'abscisse curviligne \mathrm{d}s le long de l'hélice en fonction de R, \gamma et \mathrm{d}\theta.
  3. Intégrer sur l'ensemble de la descente (3 tours complets, soit \Delta \theta = 6\pi) pour obtenir le travail total, puis en déduire l'énergie perdue.
Voir la réponse courte

Intégration de l'élément de longueur hélicoïdal pour évaluer le travail dissipé par la force de frottement constant.

Voir le corrigé complet

La force de frottement s'oppose à tout instant au déplacement tangentiel de l'enfant le long du toboggan :

\vec{F}_f = -F\,\frac{\vec{v}}{v}

Le travail élémentaire de cette force au cours d'un déplacement infinitésimal \mathrm{d}\vec{r} = \vec{v}\,\mathrm{d}t s'écrit :

\delta W = \vec{F}_f \cdot \mathrm{d}\vec{r} = -F\,\mathrm{d}s

où \mathrm{d}s = \|\mathrm{d}\vec{r}\| représente l'abscisse curviligne élémentaire le long de la trajectoire hélicoïdale.

En coordonnées cylindriques, le vecteur déplacement élémentaire sur le cylindre de rayon fixe R avec z = \gamma \theta est :

\mathrm{d}\vec{r} = R\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta + \mathrm{d}z\,\vec{u}_z = (R\,\vec{u}_\theta + \gamma\,\vec{u}_z)\,\mathrm{d}\theta

On en déduit l'abscisse curviligne élémentaire :

\mathrm{d}s = \sqrt{(R\,\mathrm{d}\theta)^2 + (\mathrm{d}z)^2} = \sqrt{R^2 + \gamma^2}\;\mathrm{d}\theta

La descente s'effectuant sur 3 tours complets, l'angle polaire varie de \theta = 0 à \theta = 3 \times 2\pi = 6\pi. La longueur totale L de la trajectoire hélicoïdale parcourue par l'enfant vaut donc :

L = \int_0^{6\pi} \sqrt{R^2 + \gamma^2}\;\mathrm{d}\theta = 6\pi\sqrt{R^2 + \gamma^2}

L'énergie perdue par l'enfant par frottement, notée E_{\text{perdue}}, correspond à l'opposé du travail de la force de frottement :

E_{\text{perdue}} = - W(\vec{F}_f) = F L

D'où l'expression recherchée :

\boxed{E_{\text{perdue}} = 6\pi F \sqrt{R^2 + \gamma^2}}

Résultat

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B.2 · Etude de la traversée en pédalo

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
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  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, équilibre d'un flotteur

Calculer la fraction de volume immergé des flotteurs lorsque l'équilibre vertical est réalisé.

Voir l'indice

Écrire l'équilibre vertical entre le poids total et la poussée d'Archimède des deux flotteurs.

Voir la stratégie
  1. Isoler le système constitué du pédalo et de son passager, et dresser le bilan des forces verticales (poids et poussée d'Archimède).
  2. Traduire la condition d'équilibre statique vertical pour déterminer le volume total immergé V_{\mathrm{imm}}.
  3. Exprimer le rapport du volume immergé sur le volume total des deux flotteurs.
Voir la réponse courte

Égalité du poids total et de la poussée d'Archimède pour calculer la proportion de volume immergé.

Voir le corrigé complet

On étudie le système {pédalo + passager} de masse totale M = 200\text{ kg} dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le système est soumis le long de l'axe vertical ascendant à :

  • son poids total : \vec{P} = -M g\,\vec{u}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau du lac : \vec{\Pi} = \rho_{\text{eau}} V_{\mathrm{imm}} g\,\vec{u}_z, où V_{\mathrm{imm}} est le volume total immergé de la coque et \rho_{\text{eau}} = 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} la masse volumique de l'eau douce.

À l'équilibre selon la verticale, la première loi de Newton donne :

\vec{P} + \vec{\Pi} = \vec{0} \implies \rho_{\text{eau}} V_{\mathrm{imm}} g = M g

Soit pour le volume immergé :

V_{\mathrm{imm}} = \frac{M}{\rho_{\text{eau}}}

Le pédalo dispose de deux flotteurs identiques, de volume unitaire V = 0{,}5\text{ m}^3. Le volume total disponible des flotteurs est donc :

V_{\text{tot}} = 2V = 1{,}0\text{ m}^3

La fraction de volume immergé des flotteurs, notée \eta, s'écrit :

\eta = \frac{V_{\mathrm{imm}}}{V_{\text{tot}}} = \frac{M}{2\rho_{\text{eau}} V}

Application numérique :

\eta = \frac{200}{2 \times 1{,}0\cdot 10^3 \times 0{,}5} = 0{,}20
\boxed{\eta = 20\,\%}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment d'une force, bras de levier

La force de norme exercée par le vacancier sur le pédalier est modélisée sur la figure suivante.

Dans chacune des situations (a) et (b), exprimer le moment de la force exercée par le vacancier par rapport à l'axe de rotation du pédalier.

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel du bras de levier et de la force du pied pour chaque position de manivelle.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression scalaire du moment d'une force par rapport à un axe de rotation \Delta orienté dans le sens moteur : \mathcal{M}_\Delta(\vec{F}) = F \cdot b, où b désigne la distance orthogonale de l'axe à la droite d'action de la force (bras de levier).
  2. Identifier, pour chacune des situations (a) et (b) à partir du schéma, l'orientation relative de la force \vec{F}_{\text{pied}} et du rayon-manivelle \overrightarrow{OA} afin d'en déduire le bras de levier correspondant.
Voir la réponse courte

Calcul du moment scalaire de la force d'appui par rapport à l'axe du pédalier pour les deux orientations.

Voir le corrigé complet

Soit \Delta l'axe de rotation du pédalier passant par le centre O, orienté selon le sens du mouvement de rotation. Le moment scalaire de la force d'appui \vec{F}_{\text{pied}} par rapport à l'axe \Delta s'exprime par :

\mathcal{M}_\Delta(\vec{F}_{\text{pied}}) = (\overrightarrow{OA} \wedge \vec{F}_{\text{pied}}) \cdot \vec{u}_\Delta = F_{\text{pied}} \cdot b

où b est le bras de levier de la force par rapport à l'axe \Delta.

  • Situation (a) : La manivelle [OA] est horizontale, c'est-à-dire perpendiculaire à la force \vec{F}_{\text{pied}} qui est verticale descendante. La distance entre l'axe de rotation et la droite d'action de la force est donc égale à la longueur d de la manivelle :

    b_a = d

    Le moment de la force par rapport à l'axe s'écrit alors :

    \boxed{\mathcal{M}_a = F_{\text{pied}} \, d}

    Numériquement :

    \mathcal{M}_a = 50 \times 0{,}20 = 10\text{ N}\cdot\text{m}
  • Situation (b) : La droite d'action de la force \vec{F}_{\text{pied}} passe directement par l'axe de rotation O du pédalier (les vecteurs \overrightarrow{OA} et \vec{F}_{\text{pied}} sont colinéaires). Le bras de levier est donc nul :

    b_b = 0

    Le moment de la force par rapport à l'axe est par conséquent nul :

    \boxed{\mathcal{M}_b = 0}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : puissance mécanique, moment d'un couple

On considère que le moment du couple moyen exercé sur le pédalier correspond à la moyenne des 2 valeurs précédentes. Sachant que le pédalier tourne à la vitesse constante , évaluer la puissance moyenne développée par le vacancier.

Voir l'indice

Calculer le moment moyen comme la moyenne arithmétique des deux moments, puis utiliser \mathcal{P} = \mathcal{M}_m\,\omega.

Voir la réponse courte

Produit du moment moyen développé sur le pédalier par la vitesse angulaire pour obtenir la puissance du cycliste.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question précédente (Q34), les moments de la force exercée par le vacancier dans les deux configurations extrêmes valent :

\begin{aligned} \mathcal{M}_a &= F_{\text{pied}}\,d = 10\text{ N}\cdot\text{m} \\ \mathcal{M}_b &= 0\text{ N}\cdot\text{m} \end{aligned}

Le moment moyen \mathcal{M}_m exercé sur le pédalier est défini par la moyenne arithmétique de ces deux valeurs :

\mathcal{M}_m = \frac{\mathcal{M}_a + \mathcal{M}_b}{2} = \frac{F_{\text{pied}}\,d}{2} = \frac{10 + 0}{2} = 5\text{ N}\cdot\text{m}

Le pédalier tournant à la vitesse angulaire constante \omega = 10\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} autour de son axe, la puissance mécanique moyenne développée par le vacancier s'écrit :

\mathcal{P}_m = \mathcal{M}_m\,\omega = \frac{1}{2}\,F_{\text{pied}}\,d\,\omega

Application numérique :

\mathcal{P}_m = 5 \times 10 = 50\text{ W}
\boxed{\mathcal{P}_m = 50\text{ W}}

Résultat

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B.3 · Mise en œuvre d’une assistance électrique

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force contre-électromotrice, loi d'ohm

Lorsque l'assistance électrique est sollicitée, il apparait par induction dans le circuit une force contre électromotrice .

Exprimer alors l'intensité du courant dans le circuit, puis calculer sa valeur lorsque .

Voir l'indice

Écrire la loi d'Ohm pour le circuit complet fermé comprenant le générateur E et la f.é.m. induite e.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles (ou loi d'Ohm généralisée) au circuit fermé OCDKO constitué du générateur d'assistance de f.e.m. E, du moteur modélisé par sa f.c.e.m. e et de la résistance totale R.
  2. En déduire l'expression analytique de l'intensité i en fonction des données, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Loi des mailles incluant la fem d'induction induite par rotation pour déterminer le courant dans la tige.

Voir le corrigé complet

Lorsque l'interrupteur K est fermé, le circuit fermé OCDKO est parcouru par un courant d'intensité i.

Le circuit comprend :

  • le générateur de f.e.m. continue E ;
  • la force contre-électromotrice induite e, orientée en convention récepteur en sens inverse de la circulation imposée par le générateur ;
  • la résistance totale R du circuit.

D'après la loi des mailles (loi d'Ohm généralisée en régime quasi-stationnaire) :

E - e = R\,i

soit :

i = \frac{E - e}{R} = \frac{E - \dfrac{\omega B a^2}{2}}{R}
\boxed{i = \frac{2E - \omega B a^2}{2R}}

Calculons d'abord la force contre-électromotrice pour \omega = 10\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, B = 1\text{ T} et a = 1\text{ m} :

e = \frac{10 \times 1 \times 1^2}{2} = 5\text{ V}

Avec E = 23\text{ V} et R = 6\ \Omega :

i = \frac{23 - 5}{6} = \frac{18}{6} = 3\text{ A}
\boxed{i = 3\text{ A}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, puissance de laplace

Déterminer le moment résultant des forces de Laplace qui s'exercent sur la tige OC par rapport à l'axe , puis la puissance correspondante.

Voir l'indice

Intégrer le moment élémentaire \mathrm{d}\vec{\mathcal{M}} = \vec{r}\wedge\mathrm{d}\vec{F}_L le long de la tige de r=0 à r=a, puis utiliser \mathcal{P}_L = \Gamma_L\,\omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace élémentaire subie par un tronçon infinitésimal de la tige OC parcouru par le courant i, puis en déduire le moment élémentaire par rapport à l'axe (Oz).
  2. Intégrer sur toute la longueur de la tige pour obtenir le moment scalaire résultant \mathcal{M}_{Oz}.
  3. Calculer la puissance mécanique correspondante à l'aide de la relation \mathcal{P} = \mathcal{M}_{Oz} \, \omega_z (ou \mathcal{P} = e \, i).
Voir la réponse courte

Intégration du moment des forces élémentaires de Laplace sur le rayon pour trouver le couple et la puissance électromécanique.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément infinitésimal de la tige OC, situé à la distance r de l'axe (Oz) (0 \le r \le a). Le courant i circule de O vers C, soit dans le sens du vecteur unitaire radial \vec{u}_r. L'élément de courant s'écrit donc :

i\,\mathrm{d}\vec{\ell} = i\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r

Cet élément est plongé dans le champ magnétique vertical uniforme \vec{B} = B\,\vec{u}_z. Il subit la force de Laplace élémentaire :

\mathrm{d}\vec{F}_L = i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} = (i\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r) \wedge (B\,\vec{u}_z) = -i B\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_\theta

puisque (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) forme une base orthonormée directe.

Le moment élémentaire de cette force par rapport au point O est :

\mathrm{d}\vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}_L) = \vec{OM} \wedge \mathrm{d}\vec{F}_L = (r\,\vec{u}_r) \wedge (-i B\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_\theta) = -i B r\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_z

Par intégration sur la tige de r = 0 à r = a, le moment résultant par rapport à l'axe (Oz) orienté par \vec{u}_z vaut :

\mathcal{M}_{Oz} = \int_0^a -i B r\,\mathrm{d}r = -\frac{1}{2} i B a^2

Sur le schéma fourni, le sens positif de rotation indiqué pour \omega est horaire vu de dessus, soit selon -\vec{u}_z (\vec{\omega} = -\omega\,\vec{u}_z). Le moment des forces de Laplace est donc moteur (orienté dans le sens du mouvement), de valeur algébrique le long du sens de rotation :

\Gamma_L = \frac{1}{2} i B a^2
\Gamma_L = \frac{1}{2} \times 3 \times 1 \times 1^2 = 1{,}5\text{ N}\cdot\text{m}
\boxed{\mathcal{M}_{Oz} = -\frac{1}{2} i B a^2 = -1{,}5\text{ N}\cdot\text{m} \quad (\text{soit un couple moteur de } \Gamma_L = 1{,}5\text{ N}\cdot\text{m})}

La puissance développée par les forces de Laplace s'exprime par le produit du moment et du vecteur rotation :

\mathcal{P}_L = \vec{\mathcal{M}}_O \cdot \vec{\omega} = \Gamma_L\,\omega = \frac{1}{2} i B a^2 \omega

Application numérique avec \omega = 10\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} :

\mathcal{P}_L = 1{,}5 \times 10 = 15\text{ W}
\boxed{\mathcal{P}_L = \frac{1}{2} i B a^2 \omega = 15\text{ W}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
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  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : bilan de puissance, moteur électrique

De quel pourcentage l'effort du vacancier est-t-il réduit ?

Voir l'indice

Comparer la puissance motrice apportée par le moteur de Laplace \mathcal{P}_L à la puissance moyenne fournie par le cycliste.

Voir la stratégie
  1. Identifier que l'« effort » fourni par le vacancier se mesure indifféremment par le couple moyen ou par la puissance mécanique qu'il doit développer pour maintenir le pédalier à la vitesse angulaire constante \omega = 10\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
  2. Exprimer le taux de réduction en comparant l'apport du moteur électrique déterminé en Q37 aux besoins totaux calculés en Q35.
Voir la réponse courte

Comparaison de la puissance mécanique apportée par l'assistance à la puissance fournie par l'utilisateur.

Voir le corrigé complet

Pour maintenir la vitesse de rotation constante \omega = 10\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, le couple moteur total nécessaire à l'avancement du pédalo reste inchangé et vaut \mathcal{M}_m = 5\text{ N}\cdot\text{m}, correspondant à une puissance totale de \mathcal{P}_m = 50\text{ W} (question Q35).

Avec l'assistance électrique active, le moteur fournit un moment \Gamma_L = 1{,}5\text{ N}\cdot\text{m} et une puissance \mathcal{P}_L = 15\text{ W} (question Q37). Le vacancier ne doit donc plus fournir que le complément :

\mathcal{P}' = \mathcal{P}_m - \mathcal{P}_L = 50 - 15 = 35\text{ W}

Le pourcentage de réduction de l'effort s'écrit alors :

r = \frac{\mathcal{P}_L}{\mathcal{P}_m} = \frac{\Gamma_L}{\mathcal{M}_m}

Soit numériquement :

r = \frac{15}{50} = \frac{1{,}5}{5} = 0{,}30 = 30\,\%
\boxed{r = 30\,\%}

Résultat

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Partie C : LE LAC EN HIVER

Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : conductivité thermique, transfert conducto-convectif

Calculer le rapport en précisant son unité.

Voir l'indice

Effectuer le quotient des deux grandeurs données et vérifier l'homogénéité avec une distance en mètres.

Voir la réponse courte

Calcul du rapport \lambda/h homogène à une longueur caractéristique d'échange conducto-convectif.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies pour la couche de glace et l'interface avec l'air :

  • la conductivité thermique de la glace est \lambda = 2{,}1\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • le coefficient de transfert conducto-convectif à l'interface glace-air vaut h = 42\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}.

L'unité du rapport \ell_0 dans le Système International s'obtient par analyse dimensionnelle :

[\ell_0] = \frac{[\lambda]}{[h]} = \frac{\text{W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}{\text{W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}} = \text{m}

L'unité de \ell_0 est donc le mètre (\text{m}).

L'application numérique donne :

\ell_0 = \frac{2{,}1}{42} = \frac{1}{20}\text{ m} = 0{,}050\text{ m}
\boxed{\ell_0 = 5{,}0\text{ cm} = 0{,}050\text{ m}}

Résultat

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Premier et second principes

Notions : enthalpie de changement d'état, solidification

Le gel de l'eau induit un transfert thermique de l'eau vers l'air.

Que vaut ce transfert thermique lors du gel de 1 kg de glace ?

Voir l'indice

Associer le transfert thermique cédé par solidification à l'opposé de l'enthalpie massique de fusion.

Voir la réponse courte

Le transfert massique correspond à l'opposé de l'enthalpie massique de fusion de la glace q = -\ell_{\text{fus}}.

Voir le corrigé complet

La solidification de l'eau en glace à la température de fusion T_e = 273\text{ K} et sous la pression atmosphérique P_0 est un changement d'état exothermique. L'enthalpie massique de solidification est l'opposée de l'enthalpie massique de fusion :

\Delta h_{\text{sol}} = -\Delta h_f

Pour une masse m = 1\text{ kg} d'eau se transformant en glace à la température T_e, le premier principe de la thermodynamique appliqué à pression constante donne pour la chaleur reçue par le système :

Q_{\text{reçu}} = m\,\Delta h_{\text{sol}} = -m\,\Delta h_f

Le transfert thermique cédé par l'eau vers le milieu extérieur (vers l'air) est donc compté positivement :

q = -Q_{\text{reçu}} = m\,\Delta h_f

Avec m = 1\text{ kg} et \Delta h_f = 335\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

q = 1 \times 335 = 335\text{ kJ} = 3{,}35\cdot 10^5\text{ J}

Rapporté à l'unité de masse, comme requis pour les bilans thermiques des questions suivantes :

\boxed{q = 335\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 3{,}35\cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : bilan thermique, enthalpie de changement d'état

Que vaudrait le transfert thermique cédé par la glace lors du gel de la totalité du lac ? On donnera le résultat sous forme d'une puissance de 10.

Voir l'indice

Estimer la masse totale d'eau gelée m = \mu S H et multiplier par l'énergie massique de solidification.

Voir la réponse courte

Produit de la masse totale d'eau contenue dans le lac par l'enthalpie massique de solidification.

Voir le corrigé complet

Le volume total d'eau contenu dans le lac s'exprime par le produit de sa surface par sa profondeur :

V = S \cdot H

avec S = 10\text{ km}^2 = 10 \cdot 10^6\text{ m}^2 = 10^7\text{ m}^2 et H = 30\text{ m}, soit :

V = 10^7 \times 30 = 3 \cdot 10^8\text{ m}^3

La masse totale de glace formée lors du gel complet du lac est :

m = \mu \, V = 990 \times 3 \cdot 10^8 \simeq 2{,}97 \cdot 10^{11}\text{ kg} \simeq 3 \cdot 10^{11}\text{ kg}

D'après la question Q40, le gel d'une masse de 1\text{ kg} d'eau libère le transfert thermique q = \Delta h_f = 335\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. Le transfert thermique total Q cédé lors de la prise en masse de la totalité du lac est donc :

Q = m \cdot q = \mu \, S \, H \, \Delta h_f

Numériquement :

Q = 2{,}97 \cdot 10^{11} \times 335 \cdot 10^3 \simeq 0{,}995 \cdot 10^{17}\text{ J}

Exprimé sous la forme d'une puissance de dix :

\boxed{Q \simeq 10^{17}\text{ J}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, approximation du régime quasi-stationnaire

Dans l'hypothèse où varie lentement (régime quasi-stationnaire), justifier que la température dans la glace (pour variant de à ) peut s'écrire sous la forme :

Voir l'indice

En régime quasi-stationnaire, négliger la dérivée temporelle dans l'équation de la chaleur pour obtenir \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0.

Voir la stratégie
  1. Traduire l'hypothèse du régime quasi-stationnaire sur l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle.
  2. Intégrer l'équation différentielle spatiale obtenue pour établir la forme affine du profil de température.
  3. Déterminer les constantes d'intégration a et b à l'aide des conditions aux limites imposées aux interfaces x = 0 et x = \ell.
Voir la réponse courte

En régime quasi-stationnaire sans source, la dérivée seconde spatiale est nulle d'où un profil linéaire T(x).

Voir le corrigé complet

L'équation de diffusion thermique unidimensionnelle dans la couche de glace s'écrit :

\lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} = \mu c_g \frac{\partial T}{\partial t}

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS thermique), la température évolue suffisamment lentement dans le temps pour que le terme d'accumulation soit négligeable devant le terme de conduction spatiale à chaque instant t :

\frac{\partial T}{\partial t} \simeq 0 \quad \Longrightarrow \quad \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0

Par double intégration par rapport à la variable spatiale x, le profil de température est une fonction affine :

T(x) = a\,x + b

Les conditions aux limites aux interfaces s'écrivent :

  • En surface (interface glace-air, x = 0) : T(0) = T_0, d'où :

    b = T_0
  • Au fond de la couche de glace (interface glace-eau, x = \ell) : T(\ell) = T_e, d'où :

    a\,\ell + b = T_e \quad \Longrightarrow \quad a = \frac{T_e - T_0}{\ell}

On obtient ainsi :

\boxed{a = \frac{T_e - T_0}{\ell} \quad \text{et} \quad b = T_0}

soit l'expression complète :

T(x) = \frac{T_e - T_0}{\ell}x + T_0

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : bilan thermique, problème de stefan

Entre les instants et , varie de . Exprimer, pour cet intervalle de temps , le transfert thermique cédé par l'eau lors de sa solidification, en fonction notamment de .

Voir l'indice

Relier la masse infinitésimale de glace formée \mathrm{d}m à l'accroissement d'épaisseur \mathrm{d}\ell et à la surface S.

Voir la réponse courte

Chaleur latente dégagée par la tranche élémentaire de glace formée de masse \mathrm{d}m = \mu S\mathrm{d}\ell.

Voir le corrigé complet

Pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t, l'épaisseur de la couche de glace s'accroît d'une quantité \mathrm{d}\ell. Sur toute la surface S du lac, le volume élémentaire de glace nouvellement formé est :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}\ell

La masse élémentaire correspondante d'eau solidifiée s'écrit, avec \mu la masse volumique de la glace :

\mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}V = \mu\,S\,\mathrm{d}\ell

D'après la question Q40, le gel d'une unité de masse d'eau cède vers le milieu environnant l'énergie thermique q. Par conséquent, le transfert thermique \delta Q_1 cédé par l'eau lors de cette étape de solidification élémentaire est :

\boxed{\delta Q_1 = \mu\,q\,S\,\mathrm{d}\ell}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, flux thermique

Exprimer, pour ce même intervalle de temps, le transfert thermique conductif dans la couche de glace du bas vers le haut, en fonction notamment de la différence .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Fourier unidimensionnelle à travers l'épaisseur \ell(t) avec un profil de température linéaire.

Voir la réponse courte

Flux conductif traversant la couche de glace calculé à l'aide du gradient thermique de la loi de Fourier.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique au sein de la couche de glace s'écrit :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda\,\frac{\partial T}{\partial x}\,\vec{u}_x

En utilisant le profil linéaire de température établi à la question précédente :

\frac{\partial T}{\partial x} = \frac{T_e - T_0(t)}{\ell(t)}

L'axe Ox étant orienté verticalement vers le bas, le flux thermique dirigé du bas vers le haut (dans le sens de -\vec{u}_x) à travers la surface S s'exprime par :

\Phi_2 = -\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \cdot \vec{u}_x\,S = \frac{\lambda\,S}{\ell(t)}\big(T_e - T_0(t)\big)

Pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t, le transfert thermique conductif \delta Q_2 traversant la couche de glace du bas vers le haut vaut donc :

\boxed{\delta Q_2 = \frac{\lambda\,S}{\ell(t)}\big(T_e - T_0(t)\big)\,\mathrm{d}t}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de newton, résistance thermique

La continuité du flux thermique à l'interface glace-air impose : .

En déduire l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Égaler le flux conductif traversant la glace et le flux convectif évacué dans l'air, puis isoler T_0(t).

Voir la stratégie
  1. Égaler les expressions des transferts thermiques par convection \delta Q_c et par conduction \delta Q_2 obtenues précédemment.
  2. Faire apparaître la longueur caractéristique \ell_0 = \lambda/h définie à la question Q39 afin d'isoler la température de surface T_0(t).
Voir la réponse courte

Continuité du flux à la surface supérieure avec la condition de Newton pour exprimer la température de surface T_0(t).

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le transfert thermique convectif à la surface glace-air s'écrit :

\delta Q_c = h\big(T_0(t) - T_a\big) S\,\mathrm{d}t

D'après la question Q44, le transfert thermique conductif à travers l'épaisseur \ell(t) de glace s'écrit :

\delta Q_2 = \frac{\lambda S}{\ell(t)}\big(T_e - T_0(t)\big)\,\mathrm{d}t

La condition de continuité du flux à l'interface en x=0, \delta Q_c = \delta Q_2, conduit à :

h\big(T_0(t) - T_a\big) S\,\mathrm{d}t = \frac{\lambda S}{\ell(t)}\big(T_e - T_0(t)\big)\,\mathrm{d}t

En simplifiant par S\,\mathrm{d}t et en introduisant la relation \ell_0 = \lambda/h (soit h = \lambda/\ell_0) :

\begin{aligned} \frac{\lambda}{\ell_0}\big(T_0(t) - T_a\big) &= \frac{\lambda}{\ell(t)}\big(T_e - T_0(t)\big) \\ \ell(t)\big(T_0(t) - T_a\big) &= \ell_0\big(T_e - T_0(t)\big) \\ \big(\ell_0 + \ell(t)\big)T_0(t) &= \ell_0 T_e + \ell(t) T_a \end{aligned}

On en déduit l'expression de la température de surface de la glace :

\boxed{T_0(t) = \frac{\ell_0\,T_e + \ell(t)\,T_a}{\ell_0 + \ell(t)}}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : problème de stefan, équation différentielle

La continuité du flux thermique à l'interface eau-glace impose : .

En déduire que vérifie l'équation différentielle de la forme suivante :

où est une constante homogène à une vitesse, que l'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Égaler le flux de chaleur latent libéré au niveau du front de gel au flux évacué par la surface.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'écart de température T_0(t) - T_a à l'aide de l'expression de T_0(t) obtenue à la question Q45.
  2. Écrire le flux convectif \delta Q_c et l'égaler au transfert thermique de solidification \delta Q_1 explicité à la question Q43.
  3. Réorganiser l'égalité pour identifier l'équation différentielle demandée et la constante de vitesse v_0.
Voir la réponse courte

Bilan de flux à l'interface mobile de changement de phase fournissant l'équation d'évolution de l'épaisseur de glace.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q45, la température de surface de la glace s'écrit :

T_0(t) = \frac{\ell_0 T_e + \ell(t) T_a}{\ell_0 + \ell(t)}

On en déduit l'écart de température entre la surface de la glace et l'air extérieur :

\begin{aligned} T_0(t) - T_a &= \frac{\ell_0 T_e + \ell(t) T_a - (\ell_0 + \ell(t)) T_a}{\ell_0 + \ell(t)} \\ &= \frac{\ell_0}{\ell_0 + \ell(t)} (T_e - T_a) \end{aligned}

Le transfert thermique élémentaire par convection à l'interface glace-air pendant la durée \mathrm{d}t s'exprime donc par :

\delta Q_c = h \big(T_0(t) - T_a\big) S\,\mathrm{d}t = h \frac{\ell_0}{\ell_0 + \ell(t)} (T_e - T_a) S\,\mathrm{d}t

D'après la question Q43, le transfert thermique libéré par la solidification de l'eau pendant cette même durée s'écrit :

\delta Q_1 = \mu q S\,\mathrm{d}\ell

En utilisant la condition de continuité du flux thermique \delta Q_c = \delta Q_1, on obtient :

\mu q S\,\mathrm{d}\ell = h \frac{\ell_0}{\ell_0 + \ell(t)} (T_e - T_a) S\,\mathrm{d}t

En simplifiant par S\,\mathrm{d}t, il vient :

\mu q \frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}t} = \frac{\ell_0}{\ell_0 + \ell(t)}\, h (T_e - T_a)

En divisant les deux membres par \mu q et en multipliant par \left(1 + \frac{\ell(t)}{\ell_0}\right), on aboutit directement à :

\left(1 + \frac{\ell(t)}{\ell_0}\right) \frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}t} = \frac{h (T_e - T_a)}{\mu q}

soit sous la forme attendue :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}t} + \frac{\ell}{\ell_0} \frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}t} = v_0}

avec :

\boxed{v_0 = \frac{h(T_e - T_a)}{\mu q}}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation différentielle à variables séparables, problème de stefan

Intégrer l'équation précédente et montrer que vérifie une équation du second degré.

Voir l'indice

Séparer les variables ou intégrer directement les deux termes différentiels par rapport au temps entre 0 et t.

Voir la stratégie
  1. Réécrire le membre de gauche de l'équation différentielle établie à la question Q46 comme la dérivée par rapport au temps d'une fonction de \ell(t).
  2. Intégrer entre l'instant initial t=0, où le lac est libre de glace (\ell(0) = 0), et un instant t quelconque.
  3. Réordonner les termes pour mettre en évidence un polynôme du second degré en \ell(t).
Voir la réponse courte

Séparation des variables et intégration par rapport à \ell pour obtenir la relation polynomiale du second degré.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q46, l'épaisseur de glace \ell(t) satisfait l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}t} + \frac{\ell}{\ell_0}\frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}t} = v_0

Le membre de gauche s'écrit directement sous la forme d'une dérivée totale par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\ell + \frac{\ell^2}{2\ell_0}\right) = v_0

En séparant les variables et en intégrant entre l'instant t=0 pour lequel \ell(0) = 0 (lac initialement libre de glace) et un instant t où l'épaisseur vaut \ell(t) :

\begin{aligned} \int_0^{\ell(t)} \left(1 + \frac{\ell'}{\ell_0}\right)\mathrm{d}\ell' &= \int_0^t v_0\,\mathrm{d}t' \\ \left[ \ell' + \frac{\ell'^2}{2\ell_0} \right]_0^{\ell(t)} &= v_0\,t \end{aligned}

On obtient ainsi :

\ell(t) + \frac{\ell(t)^2}{2\ell_0} = v_0\,t

En multipliant par 2\ell_0 et en regroupant les termes, on constate que \ell(t) vérifie l'équation du second degré :

\boxed{\ell^2(t) + 2\ell_0\,\ell(t) - 2\ell_0 v_0 t = 0}

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : problème de stefan

En déduire l'expression de tant que le lac n'est pas gelé dans sa totalité.

Voir l'indice

Résoudre l'équation du second degré en retenant la racine positive compatible avec la condition initiale.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation du second degré en \ell(t) obtenue à la question Q47.
  2. Sélectionner la racine physiquement acceptable compte tenu du fait qu'une épaisseur est nécessairement positive et s'annule à l'instant initial t=0.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation du second degré et sélection de la racine positive compatible avec \ell(0) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, l'épaisseur de glace \ell(t) vérifie l'équation algébrique du second degré :

\ell^2(t) + 2\ell_0\,\ell(t) - 2\ell_0 v_0 t = 0

Le discriminant réduit associé à cette équation s'écrit :

\Delta' = \ell_0^2 - 1 \times (-2\ell_0 v_0 t) = \ell_0^2 + 2\ell_0 v_0 t = \ell_0^2 \left(1 + \frac{2v_0 t}{\ell_0}\right)

Puisque t \ge 0, \ell_0 > 0 et v_0 > 0, le discriminant est strictement positif pour tout t > 0. Les deux racines réelles sont :

\ell_\pm(t) = -\ell_0 \pm \sqrt{\ell_0^2 + 2\ell_0 v_0 t}

L'épaisseur \ell(t) devant être une grandeur positive (avec \ell(0) = 0), seule la racine associée au signe positif possède un sens physique :

\boxed{\ell(t) = -\ell_0 + \sqrt{\ell_0^2 + 2\ell_0 v_0 t} = \ell_0\left(\sqrt{1 + \frac{2v_0 t}{\ell_0}} - 1\right)}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : analyse dimensionnelle, temps caractéristique

En fonction de et , exprimer un temps caractéristique de l'évolution de , et en donner un ordre de grandeur sachant que est de l'ordre de .

Voir l'indice

Poser le temps caractéristique naturel \tau = \ell_0 / v_0 issu de l'équation différentielle et évaluer l'ordre de grandeur en heures.

Voir la stratégie
  1. Identifier le temps caractéristique à partir de la forme adimensionnée de la loi de croissance \ell(t) obtenue à la question Q48 (ou par analyse dimensionnelle directe à partir de la longueur \ell_0 et de la vitesse v_0).
  2. Effectuer l'application numérique avec les valeurs de \ell_0 et v_0, puis convertir la durée dans une unité usuelle pour en apprécier l'ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Définition du temps caractéristique macroscopique \tau = \ell_0/v_0 et calcul de son ordre de grandeur en jours.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de \ell(t) établie à la question Q48 :

\ell(t) = \ell_0\left(\sqrt{1 + \frac{2 v_0 t}{\ell_0}} - 1\right)

Le comportement temporel de la couche de glace est gouverné par le terme sans dimension \dfrac{v_0 t}{\ell_0}. Par analyse dimensionnelle et identification de ce terme, on définit naturellement le temps caractéristique d'évolution \tau par :

\boxed{\tau = \frac{\ell_0}{v_0}}

Avec \ell_0 = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} (d'après la question Q39) et v_0 \sim 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} \tau &= \frac{5{,}0 \cdot 10^{-2}}{10^{-6}} = 5{,}0 \cdot 10^4\text{ s} \end{aligned}

Sachant qu'une heure équivaut à 3\,600\text{ s}, on a \tau \approx \dfrac{50\,000}{3\,600} \approx 14\text{ h}.

\boxed{\tau \sim 5 \cdot 10^4\text{ s} \approx 10\text{ à }15\text{ h}}

Résultat

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Question 50

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps de diffusion, approximation du régime quasi-stationnaire

En fonction de et , exprimer un temps caractéristique de la diffusion dans la glace sur la longueur , et en donner un ordre de grandeur. Conclure sur l'hypothèse du régime quasi-stationnaire faite à la question 42.

Voir l'indice

Construire le temps caractéristique de diffusion \tau' \sim \ell_0^2 / D et comparer sa valeur à \tau pour justifier l'ARQS.

Voir la stratégie
  1. Identifier le coefficient de diffusion thermique D à partir de l'équation de la diffusion thermique fournie dans l'énoncé.
  2. Exprimer le temps caractéristique de diffusion \tau' associé à l'échelle spatiale \ell_0 par analyse dimensionnelle (\tau' \sim \ell_0^2 / D).
  3. Calculer numériquement \tau' avec les données du problème et le comparer au temps d'évolution \tau déterminé à la question précédente afin de statuer sur la validité de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS).
Voir la réponse courte

Comparaison du temps de diffusion thermique microscopique \tau' à \tau validant l'hypothèse quasi-stationnaire \tau' \ll \tau.

Voir le corrigé complet

L'équation de diffusion thermique unidimensionnelle s'écrit :

\frac{\partial T}{\partial t} = D\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D = \frac{\lambda}{\mu\,c_g}

où D est la diffusivité thermique de la glace.

Par analyse dimensionnelle, le temps caractéristique de diffusion \tau' sur une épaisseur \ell_0 est donné par :

\tau' = \frac{\ell_0^2}{D}

soit :

\boxed{\tau' = \frac{\mu\,c_g\,\ell_0^2}{\lambda}}

Application numérique : Avec \mu = 990\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \approx 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, c_g = 2{,}1\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, \lambda = 2{,}1\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et \ell_0 = 5{,}0\cdot 10^{-2}\text{ m} (d'après Q39) :

\begin{aligned} D &= \frac{2{,}1}{990 \times 2{,}1\cdot 10^3} \approx 1{,}0\cdot 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \\ \tau' &= \frac{(5{,}0\cdot 10^{-2})^2}{1{,}0\cdot 10^{-6}} = 2{,}5\cdot 10^3\text{ s} \approx 40\text{ min} \end{aligned}

On a donc :

\boxed{\tau' \approx 2{,}5\cdot 10^3\text{ s} \sim 10^3\text{ s}}

Conclusion sur l'hypothèse du régime quasi-stationnaire : D'après la question Q49, le temps d'évolution macroscopique de l'épaisseur de glace vaut \tau \approx 5\cdot 10^4\text{ s} \approx 14\text{ h}. On constate que :

\tau' \ll \tau \quad \left(\frac{\tau'}{\tau} \approx \frac{1}{20}\right)

Le temps nécessaire à l'établissement du profil de température par conduction au sein de la glace est nettement inférieur au temps caractéristique de croissance de la couche de glace. Le profil de température s'adapte donc quasi instantanément à l'épaisseur courante \ell(t).

L'hypothèse du régime quasi-stationnaire adoptée à la question 42 est donc parfaitement justifiée.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique A PT 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (19 % des questions, partie C), ALI et oscillateurs électroniques (12 %), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (11 %) et Circuits électriques et régimes transitoires (10 %). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Induction et forces de Laplace, Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Statique des fluides, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique A PT 2022 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 24 questions sur 50 (48 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la sous-partie B.1 (Q27 à Q32) et la sous-partie B.3 (Q36 à Q38). Avec les autres programmes de première année : 24 en MPSI, 33 en PCSI, 18 en MP2I, 24 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique A PT 2022 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie A est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique A PT 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q17 (équation de maxwell-ampère), Q18 (théorème d'ampère), Q19 (vecteur de poynting), Q31 (théorème de l'énergie mécanique), Q46 (problème de stefan) et Q50 (temps de diffusion).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique A PT 2022 ?

Questions de cours : Q6 (amplificateur linéaire intégré), Q7 (amplificateur linéaire intégré), Q14 (équation de maxwell), Q21 (solénoïde), Q28 (coordonnée cylindrique) et Q40 (enthalpie de changement d'état). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (amplificateur linéaire intégré), Q13 (célérité), Q20 (statique des fluides), Q22 (inductance propre), Q24 (pont d'impédances), Q33 (poussée d'archimède) et Q42 (équation de la chaleur).

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique A PT 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (37 sur 50), par exemple : Q1 à Q7, Q9 à Q15, Q20 à Q23, Q25 à Q28, Q30, Q33 à Q36, Q38 à Q45, Q48 et Q49. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q24, Q29, Q46 et Q47.

Le sujet Banque PT Physique A PT 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Banque PT Physique A PT 2022 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury indique que beaucoup de calculs demandés étaient d'une difficulté très raisonnable, avec des applications numériques également simples.

Quel problème classique de transfert thermique est abordé dans la partie C ?

Il s'agit du problème de Stefan unidimensionnel en régime quasi-stationnaire. Il décrit la propagation d'un front de solidification liquide-solide, où la vitesse de progression de l'interface dépend de l'évacuation conductive du flux de chaleur latente à travers la glace déjà formée.

Pourquoi le théorème d'Ampère garde-t-il sa forme statique en Q18 ?

Le flux du terme de Maxwell-Ampère est nul à travers le disque transverse s'appuyant sur le contour circulaire : le champ électrique \vec{E} étant purement radial, il est partout orthogonal au vecteur surface \mathrm{d}\vec{S} orienté selon \vec{u}_z.

Pourquoi l'énergie potentielle de pesanteur s'écrit-elle -mgz en Q29 ?

L'axe vertical Oz est orienté vers le bas le long du toboggan. L'altitude réelle diminue lorsque la coordonnée z augmente au cours de la descente, ce qui justifie le signe négatif.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.