Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2026
Création d'un synthétiseur analogique rudimentaire
- 45 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 16 questions sur 45, parties Partie A.I.1, Partie A.I.2 et Partie A.I.3
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 16 questions sur 45. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 5 · PTSI 5 · MP2I 2 · TSI1 2 · BCPST1 5 questions.
Détail par partie
- Partie Partie A : Création d'un synthétiseur analogique12/20En partie
- Partie Partie B : Contrôle de température au sein d'un synthétiseur analogique0/122e année
- Partie Partie C : Protection par couches minces de composés du silicium4/13En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Électrocinétique et électronique, Diffusion et transferts thermiques, Transformations chimiques · 10 incontournables · 16 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet pluridisciplinaire et particulièrement riche s'articule autour des défis techniques posés par la conception d'un synthétiseur analogique mythique, inspiré du célèbre Minimoog de 1970. L'épreuve aborde tour à tour l'électronique de commande et d'oscillation (conversion exponentielle, compensation thermique par transistor et CTP, trigger de Schmitt et intégrateur), la gestion thermique par des ailettes de refroidissement (modélisation unidimensionnelle des transferts conducto-convectifs et rendement d'ailette), puis la physico-chimie des semi-conducteurs (thermochimie et cinétique de nitruration, ainsi que le classique modèle de Deal-Grove régissant l'oxydation thermique du silicium).
Très progressif et fidèle aux attendus du concours Centrale-Supélec, ce sujet constitue une excellente synthèse d'électronique analogique non linéaire, de thermique de l'ingénieur et de cinétique hétérogène. Il sollicite une démarche modélisatrice rigoureuse tout en restant très ancré dans la réalité industrielle des circuits intégrés.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Électrocinétique et électronique44 %
- Diffusion et transferts thermiques36 %
- Transformations chimiques16 %
- Solutions aqueuses et électrochimie2 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 16 questions sur 45, parties Partie A.I.1, Partie A.I.2 et Partie A.I.3.
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Erreur d'énoncé
La valeur fournie en fin d'énoncé pour la masse volumique de la silice est \rho_{\mathrm{SiO}_2} = 2{,}20\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} au lieu de 2{,}20\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}. Il faut rétablir ce facteur 10^3 pour obtenir une application numérique réaliste en Q42.
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Sommaire
45 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
45 questionsPartie Partie A : Création d'un synthétiseur analogique
I.1 · Convertisseur "Linéaire/Exponentiel"
Question 1
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : convertisseur exponentiel, amplificateur linéaire intégré, loi de shockley
Expliquer la nécessité d'un bloc Convertisseur "Linéaire/Exponentiel" présenté figure 2. Déterminer la relation entre et sous la forme
Évaluer numériquement la constante .
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Traduire le fait qu'une octave correspond à la fois à un doublement de la fréquence et à une augmentation de 1\text{ V} de la tension d'entrée V_{\mathrm{in},0}.
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- Exprimer le lien entre la tension générée par le clavier V_{\mathrm{in},0} et la fréquence fondamentale souhaitée f.
- Utiliser la propriété de proportionnalité entre la tension d'entrée de l'OCT V_{\mathrm{in},1} et la fréquence de sortie f pour déduire la fonction g.
- Traduire le fait qu'une augmentation de 1\text{ V} sur V_{\mathrm{in},0} correspond à une hausse d'une octave (multiplication de f par 2) pour identifier la constante \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justifier l'échelle exponentielle des fréquences musicales, puis exprimer la tension de sortie de l'ALI en fonction de la caractéristique exponentielle du transistor.
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Dans l'échelle musicale occidentale, le passage à l'octave supérieure correspond à une multiplication de la fréquence par 2. D'après l'énoncé, chaque octave supplémentaire est encodée par une augmentation linéaire de la tension délivrée par le clavier :
Par ailleurs, l'Oscillateur Commandé en Tension (OCT) délivre un signal dont la fréquence f est proportionnelle à sa tension de commande V_{\mathrm{in},1} :
Pour qu'une variation arithmétique de la commande V_{\mathrm{in},0} (\Delta V_{\mathrm{in},0} = 1\text{ V}) se traduise par une variation géométrique de la fréquence (f \to 2f), la tension V_{\mathrm{in},1} doit dépendre de manière exponentielle de V_{\mathrm{in},0}. Le convertisseur « Linéaire/Exponentiel » est donc indispensable pour assurer cette mise en forme.
En prenant V_{\mathrm{in},0}' = V_{\mathrm{in},0}, la relation s'écrit :
L'augmentation de la tension de 1\text{ V} double la fréquence, donc double V_{\mathrm{in},1} :
On en déduit l'expression de la constante \alpha :
Application numérique :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : intervalle d'octave, jonction pn
Déterminer la variation de tension qui permet d'augmenter d'une octave la fréquence émise par l'OCT en fonction de . Calculer à 20 °C.
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Exprimer le rapport des courants I_C(V_{BE} + \Delta V_{BE})/I_C(V_{BE}) = 2 à partir de la loi d'Ebers-Moll fournie.
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Doubler la fréquence revient à doubler le courant de collecteur, d'où \Delta V_{BE} = v(T)\ln 2 \approx 18\text{ mV} à 20 °C.
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D'après l'énoncé, la fréquence f émise par l'OCT est proportionnelle à la tension V_{\mathrm{in},1}, elle-même proportionnelle au courant de collecteur I_C du transistor :
Augmenter la fréquence d'une octave correspond à doubler la fréquence fondamentale (f' = 2f), ce qui nécessite donc de doubler l'intensité du courant de collecteur (I_C' = 2I_C).
D'après la relation d'Ebers-Moll approchée :
Pour une variation de tension \Delta V_{BE} = V_{BE}' - V_{BE}, le rapport des intensités s'écrit :
En prenant le logarithme népérien, on en déduit :
Application numérique : À T = 20\text{ }^\circ\text{C} = 293{,}15\text{ K} :
Résultat
Question 3
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : pont diviseur de tension, amplificateur linéaire intégré
Montrer que l'ajout des résistances permet de créer un bloc Convertisseur "Linéaire/Exponentiel", en considérant une température de travail de 20 °C.
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Utiliser la formule du pont diviseur de tension non chargé reliant V_{BE} à V_{\mathrm{in},0}, puis identifier \alpha au résultat de la question 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la tension V_{BE} en fonction de la tension d'entrée V_{\text{in},0} à l'aide du diviseur de tension formé par les résistances R et R', en tenant compte du fait que le courant de base I_B est négligé.
- En déduire l'expression du courant de collecteur I_C, puis celle de la tension de sortie V_{\text{in},1} proportionnelle à I_C.
- Identifier le coefficient exponentiel effectif \alpha et vérifier numériquement qu'il est égal à \ln 2 \approx 0{,}693\text{ V}^{-1} à 20\text{ }^\circ\text{C}, garantissant ainsi une variation d'une octave par volt à l'entrée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Montrer que le pont diviseur résistif en entrée adapte la sensibilité du clavier (1 V/octave) à la tension \Delta V_{BE}.
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Le courant de base étant supposé nul (I_B = 0), les résistances R et R' forment un pont diviseur de tension non chargé alimenté par la tension V_{\text{in},0}. Comme l'émetteur E est relié à la masse, la tension base-émetteur s'écrit :
D'après la loi d'Ebers-Moll approchée, le courant de collecteur s'exprime donc par :
Puisque le circuit permet d'obtenir une tension V_{\text{in},1} proportionnelle à I_C, on a bien :
À la température de travail T = 20\text{ }^\circ\text{C} = 293{,}15\text{ K}, la tension thermique vaut d'après la question Q2 :
Avec les valeurs numériques fournies, R = 56{,}0\text{ k}\Omega et R' = 1{,}00\text{ k}\Omega, le facteur d'atténuation du diviseur vaut :
On en déduit la valeur numérique du coefficient \alpha :
Cette valeur est en excellent accord avec la valeur théorique requise déterminée à la question Q1 :
De façon équivalente, une variation \Delta V_{\text{in},0} = 1{,}00\text{ V} (correspondant à l'intervalle d'une octave) entraîne :
ce qui correspond exactement à la valeur \Delta V_{BE} = v(T) \ln 2 \approx 17{,}5\text{ mV} calculée en Q2 pour doubler la fréquence.
Résultat
I.2 · Compensation de température
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : dérive en température, courant de saturation
Avec des composants à 30 °C, analyser séparément comment les variations de et de influencent un initialement joué à 20 °C.
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Calculer séparément la variation relative de I_S (qui double tous les 10\ ^\circ\mathrm{C}) et celle de la tension thermique v(T) = k_B T/q pour T passant de 293\text{ K} à 303\text{ K}.
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- Exprimer la fréquence f délivrée par l'OCT en fonction de I_S(T) et v(T) via le courant de collecteur I_C, puis identifier la tension de commande V_{\mathrm{in},0} associée à la note \mathrm{La}_3.
- Évaluer séparément l'effet d'une élévation de température de 20\ ^\circ\text{C} à 30\ ^\circ\text{C} sur le terme pré-exponentiel I_S(T), puis sur la tension thermique v(T) dans l'exponentielle, en comparant les dérives obtenues au seuil de détection de l'oreille humaine (0{,}0035).
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Analyser la dérive de fréquence causée par la forte dépendance thermique de I_S(T) puis par la variation linéaire de v(T) = kT/q.
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D'après l'énoncé et les questions précédentes, la fréquence générée par l'OCT est proportionnelle à la tension V_{\mathrm{in},1}, elle-même proportionnelle au courant de collecteur I_C du transistor :
avec V_{BE} = \frac{R'}{R+R'} V_{\mathrm{in},0} et \alpha(T) = \frac{R'}{(R+R')v(T)}.
D'après le préambule de la partie I.1, le \mathrm{La}_0 correspond à une tension de -5\text{ V} et chaque octave ajoute +1\text{ V}. Le \mathrm{La}_3, situé 3 octaves au-dessus du \mathrm{La}_0, correspond donc à :
À T_1 = 20\ ^\circ\text{C} = 293{,}15\text{ K}, la condition de dimensionnement établie en Q3 donne \alpha(T_1) = \ln 2\text{ V}^{-1}, d'où :
La fréquence initiale du \mathrm{La}_3 vaut f_1 = 440\text{ Hz}.
1. Influence de la variation de I_S(T) seule :
L'énoncé indique que I_S(T) double lorsque la température augmente de 10\ ^\circ\text{C}. À T_2 = 30\ ^\circ\text{C}, on a donc :
À tension thermique v(T) inchangée, le courant I_C, et donc la fréquence f, est multiplié par 2 :
La note jouée est transposée d'une octave complète vers le haut : le \mathrm{La}_3 devient un \mathrm{La}_4. La variation relative de fréquence est :
2. Influence de la variation de v(T) seule :
La tension thermique v(T) = \frac{k_B T}{q} est proportionnelle à la température absolue. Pour T_2 = 30\ ^\circ\text{C} = 303{,}15\text{ K} :
À courant I_S inchangé, le rapport des fréquences s'écrit :
La fréquence passe à f_2 \approx 440 \times 1{,}0468 \approx 461\text{ Hz}. La variation relative de fréquence due à v(T) seul est :
De façon plus générale, comme \alpha(T) \propto 1/T, une élévation de température diminue la pente de conversion \alpha, ce qui comprime les intervalles entre les notes du clavier.
Conclusion :
Les deux dérives (+100\% pour I_S et +4{,}7\% pour v) sont considérablement supérieures au seuil de détection de l'oreille humaine (0{,}0035 = 0{,}35\%). Le synthétiseur se retrouve totalement désaccordé sous l'effet d'une simple élévation de 10\ ^\circ\text{C}, ce qui rend indispensable un dispositif de compensation thermique.
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; ALI et oscillateurs électroniques
Notions : paire différentielle, loi des mailles
Exprimer en fonction de , et .
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Exprimer V_{BE1} et V_{BE2} en fonction des potentiels V_B et V_E, puis effectuer le rapport I_{C2}/I_{C1} pour éliminer le terme I_S(T) et le potentiel d'émetteur V_E.
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- Exprimer les tensions base-émetteur V_{BE1} et V_{BE2} des deux transistors en fonction du potentiel de base V_B, du potentiel commun d'émetteur V_E et du potentiel de référence de la masse.
- Exprimer les courants de collecteur I_{C1} et I_{C2} à l'aide de la relation d'Ebers-Moll approchée fournie par l'énoncé.
- Effectuer le rapport des deux courants pour éliminer le potentiel d'émetteur V_E ainsi que le courant de saturation I_S(T).
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Écrire la loi des mailles liant V_{BE1} et V_{BE2} pour éliminer le courant de saturation : I_{C2} = I_{C1}\exp(-V_B/v(T)).
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Notons T_1 le transistor de gauche (parcouru par le courant de collecteur I_{C1}) et T_2 le transistor de droite (parcouru par I_{C2}).
D'après le schéma de la figure 5 :
la base de T_1 est au potentiel V_B, d'où :
V_{BE1} = V_B - V_Ela base de T_2 est reliée à la masse (V_{B2} = 0\text{ V}), d'où :
V_{BE2} = 0 - V_E = -V_E
Les deux transistors étant à la même température et partageant la même technologie, ils possèdent le même courant de saturation inverse I_S(T). La relation d'Ebers-Moll approchée donne alors pour chaque transistor :
En effectuant le quotient membre à membre de ces deux expressions, le terme I_S(T) ainsi que la dépendance en V_E s'éliminent :
On en déduit l'expression du courant I_{C2} :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : compensation thermique, paire différentielle
Quelle amélioration présente ce circuit par rapport au circuit de la figure 4 ?
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Observer si le terme de courant de saturation inverse I_S(T), principal responsable de la dérive thermique observée en Q4, apparaît encore dans l'expression de I_{C2}.
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La paire différentielle compense la dérive thermique liée à I_S(T), ne laissant subsister que l'influence résiduelle de v(T).
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Dans le circuit de la figure 4, le courant de commande de l'OCT s'écrit :
Il dépend fortement du courant de saturation inverse I_S(T) qui, en doublant tous les 10\text{ }^\circ\text{C}, induit une dérive thermique inacceptable de +100\,\% sur la fréquence (question Q4).
Dans le circuit différentiel de la figure 5, d'après le résultat de la question Q5 :
Le courant I_{C1} étant maintenu rigoureusement constant et les deux transistors étant appariés et à la même température, le courant de saturation inverse I_S(T) est éliminé.
Résultat
Question 7
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : dérive en température, justesse musicale
En prenant pour base un fonctionnement à 20 °C, calculer la variation de température acceptable pour le synthétiseur. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Différencier l'expression de \ln I_{C2} par rapport à la température T, relier \mathrm{d}I_{C2}/I_{C2} à la tolérance relative d'accordage musical de 0{,}0035, et en déduire la variation \Delta T maximale admissible pour le \mathrm{La}_3.
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- Exprimer la fréquence f délivrée par l'OCT en fonction de la température T via le courant I_{C2} établi à la question précédente.
- Calculer la sensibilité thermique relative \left|\frac{\mathrm{d}f}{f}\right| par dérivation logarithmique, en se plaçant au voisinage de la température de référence T_0 = 20\ ^\circ\mathrm{C}.
- Imposer le critère de détection auditive \left|\frac{\Delta f}{f}\right| \leqslant 0{,}0035 pour en déduire la variation maximale acceptable |\Delta T|, d'abord pour le \mathrm{La}_3 étudié en Q4, puis sur l'ensemble du clavier.
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Calculer l'écart \Delta T tolérable pour que la dérive fréquentielle reste inférieure au seuil de perception humaine (quelques cents) ; tolérance minime.
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La fréquence f générée par l'OCT est proportionnelle à la tension V_{\mathrm{in},1}, elle-même proportionnelle au courant de collecteur I_{C2}. D'après le résultat de la question Q5 :
où C et I_{C1} sont indépendants de la température, et v(T) = \frac{k_B T}{q}.
En prenant le logarithme népérien :
Par différentiation par rapport à la température T à tension V_B fixée :
Pour de petites variations autour de T_0 = 20\ ^\circ\mathrm{C} = 293{,}15\text{ K}, la dérive relative de fréquence s'écrit :
D'après les questions Q1 et Q3, le pont diviseur en amont impose V_B = \frac{R'}{R+R'} V_{\mathrm{in},0}, avec :
L'oreille humaine détectant une variation relative dès que \left| \frac{\Delta f}{f} \right| \geqslant 0{,}0035, la condition de justesse s'écrit :
Pour le \mathrm{La}_3, la tension clavier associée est V_{\mathrm{in},0} = -2\text{ V}, ce qui donne :
Application numérique :
Sur l'ensemble de la tessiture du clavier (de -5\text{ V} pour \mathrm{La}_0 à -1\text{ V} pour \mathrm{La}_4), la plage de tolérance varie entre :
- pour le \mathrm{La}_0 (V_{\mathrm{in},0} = -5\text{ V}) : |\Delta T| \leqslant \frac{0{,}0035 \times 293{,}15}{5\ln 2} \approx 0{,}30\ ^\circ\mathrm{C} ;
- pour le \mathrm{La}_4 (V_{\in,0} = -1\text{ V}) : |\Delta T| \leqslant \frac{0{,}0035 \times 293{,}15}{\ln 2} \approx 1{,}48\ ^\circ\mathrm{C}.
Commentaire : Une tolérance inférieure au degré Celsius (et descendant jusqu'à 0{,}3\ ^\circ\mathrm{C} pour les notes graves) est bien trop faible pour un instrument de musique réel :
- l'échauffement interne par effet Joule lors de la mise sous tension dépasse rapidement plusieurs degrés ;
- les simples variations de la température ambiante d'une pièce désaccorderaient immédiatement le synthétiseur.
Bien que la paire différentielle compense parfaitement l'influence prépondérante de I_S(T), la dérive résiduelle liée à la tension thermique v(T) reste inacceptable en pratique. Cela justifie la nécessité d'une seconde compensation thermique (notamment par thermistance CTP, comme abordé en Q8).
Résultat
Question 8
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance thermistance, compensation thermique
En considérant et en prenant toujours pour base un fonctionnement à 20 °C, proposer une modification du circuit présenté en figure 5 permettant de compenser au mieux possible la variation de température. Déterminer alors la variation de température acceptable pour le synthétiseur avec le nouveau circuit proposé. Conclure.
Voir l'indiceIndice
Poser la condition d'annulation au premier ordre de la dérivée par rapport à T de la fonction exponentielle ; en déduire la valeur théorique du coefficient K de la thermistance CTP, puis choisir une association série dans la datasheet.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le courant I_{C2} et la fréquence f en fonction de la température en tenant compte de la dépendance thermique de la résistance R'(T) sous l'approximation R' \ll R.
- Déterminer la condition d'annulation de la dérive en température au premier ordre pour en déduire la valeur optimale de K, puis sélectionner le composant le plus adapté dans la table de données.
- Calculer la nouvelle plage de variation admissible |\Delta T| et la comparer à celle obtenue à la question Q7 pour conclure sur l'efficacité du dispositif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacer une résistance par une thermistance CTP proportionnelle à T pour compenser la dérive de v(T) et élargir la plage thermique admissible.
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Puisque le courant de base est négligeable (I_B = 0) et que R' \ll R, le diviseur de tension donne pour potentiel de base :
D'après la relation établie à la question Q5, le courant commandant l'OCT s'écrit :
La fréquence générée étant proportionnelle à I_{C2}, celle-ci reste indépendante de la température si le rapport \frac{R'(T)}{T} est invariant au voisinage de T_0 = 20\ ^\circ\mathrm{C} = 293{,}15\text{ K}.
Avec R'(T) = R'_{T_0}(1 + K(T - T_0)), la dérivée de ce rapport par rapport à T en T = T_0 s'annule si :
Numériquement, pour T_0 = 293{,}15\text{ K} :
Proposition de modification du circuit :
- Dans la table fournie, la valeur disponible la plus proche de K_{\mathrm{opt}} est K = 3300 \times 10^{-6}\text{ K}^{-1} (car |3300 - 3411| = 111 < |3600 - 3411| = 189).
- Les thermistances associées ayant une résistance nominale de 500\ \Omega à 20\ ^\circ\mathrm{C}, on remplace la résistance R' par deux thermistances de 500\ \Omega en série possédant ce coefficient K. La résistance équivalente à 20\ ^\circ\mathrm{C} vaut alors R'_{20\ ^\circ\mathrm{C}} = 500 + 500 = 1{,}00\text{ k}\Omega, ce qui conserve exactement la valeur nominale de R' et ne nécessite aucune modification de R = 56{,}0\text{ k}\Omega.
Calcul de la variation de température acceptable : Au premier ordre en \Delta T = T - T_0, le rapport s'écrit :
La variation relative de fréquence correspondante vaut :
Pour le \mathrm{La}_3 (V_{\mathrm{in},0} = -2\text{ V}), -\alpha V_{\mathrm{in},0} = 2\ln 2 \approx 1{,}386. L'écart résiduel sur le coefficient de température vaut :
Le seuil de détection par l'oreille humaine impose \left|\frac{\Delta f}{f}\right| \leqslant 0{,}0035, d'où :
Conclusion : La tolérance en température passe de 0{,}74\ ^\circ\mathrm{C} (circuit non compensé, Q7) à environ 23\ ^\circ\mathrm{C} pour le \mathrm{La}_3 (et encore |\Delta T| \leqslant 9{,}1\ ^\circ\mathrm{C} pour la note la plus grave \mathrm{La}_0 à -5\text{ V}). Cette compensation thermique passive améliore la stabilité de plus d'un facteur 30 : les dérives thermiques ambiantes usuelles ne provoquent plus aucun désaccord audible pour l'instrument.
Résultat
I.3 · Transposition d'octave
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : régime linéaire, amplificateur linéaire intégré
Dans quel(s) régime(s) fonctionnent les deux ALI de la figure 7 ? Préciser dans ce cas le modèle de l'ALI idéal.
Voir l'indiceIndice
Repérer la présence d'une boucle de rétroaction sur l'entrée inverseuse (borne -) pour chacun des deux ALI afin d'en déduire leur régime de fonctionnement.
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Rétroaction sur la borne inverseuse \implies régime linéaire ; pour un ALI idéal : courants d'entrée nuls et tension différentielle d'entrée nulle \varepsilon = 0.
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1. Régimes de fonctionnement :
- Pour l'ALI ①, la sortie est directement rebouclée sur l'entrée inverseuse (borne notée « - ») : il s'agit d'une contre-réaction négative pure (montage suiveur).
- Pour l'ALI ②, la sortie est également reliée à l'entrée inverseuse à travers une résistance de contre-réaction R_C, sans rétroaction sur l'entrée non inverseuse (la borne « + » étant reliée à la masse).
En présence d'une rétroaction sur la borne inverseuse assurant la stabilité et tant que la tension de sortie ne sature pas (ce qui sera vérifié dans les conditions de fonctionnement), les deux ALI fonctionnent en régime linéaire.
2. Modèle de l'ALI idéal en régime linéaire :
Courants d'entrée nuls (impédance d'entrée différentielle et de mode commun infinie) :
\boxed{i_+ = i_- = 0}Tension différentielle d'entrée nulle (gain différentiel en boucle ouverte infini) :
\boxed{\varepsilon = V_+ - V_- = 0 \iff V_+ = V_-}- Impédance de sortie nulle (R_s = 0), la tension de sortie restant bornée par les tensions de saturation : |V_s| \leqslant V_{\mathrm{sat}}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pont diviseur de tension, loi d'ohm
Déterminer la valeur de la résistance électrique telle que la tension prenne successivement les valeurs -2 V, -1 V, 0 V, +1 V ou +2 V selon la position du commutateur.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la tension au commutateur par un diviseur de tension entre -10\text{ V} et +10\text{ V} constitué des résistances en série R_A et des 4 résistances R_B.
Voir la stratégieStratégie
- L'ALI ① étant idéal et fonctionnant en régime linéaire d'après Q9, l'intensité du courant entrant sur sa borne non-inverseuse est nulle (i_+ = 0). Le commutateur ne prélève donc aucun courant sur le pont diviseur.
- Exprimer le courant I traversant la chaîne de résistances reliant la tension -10\text{ V} à +10\text{ V}.
- Relier la variation de potentiel \Delta V = 1\text{ V} aux bornes de chaque résistance R_B à la tension totale de 20\text{ V} pour en déduire R_A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établir la formule du diviseur de tension pour le réseau de résistances et calculer R_A pour obtenir des incréments de tension de 1 V.
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L'ALI ① étant modélisé comme un amplificateur opérationnel idéal, l'intensité du courant sur sa borne non-inverseuse est nulle (i_+ = 0). L'ensemble des résistances forme donc un diviseur de tension non chargé traversé par un même courant I, circulant de la borne +10\text{ V} vers la borne -10\text{ V}.
La résistance totale de cette branche série vaut :
La différence de potentiel totale imposée est :
La loi d'Ohm globale donne l'intensité du courant I :
Entre deux plots consécutifs du commutateur séparés par une résistance R_B, la tension varie d'un pas \Delta V = 1\text{ V} (puisque V_{SW} \in \{-2\text{ V},\, -1\text{ V},\, 0\text{ V},\, +1\text{ V},\, +2\text{ V}\}). La loi d'Ohm aux bornes d'une résistance R_B s'écrit donc :
En égalant les deux expressions de I, on obtient :
Application numérique : avec R_B = 10{,}0\text{ k}\Omega :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : montage suiveur, adaptation d'impédance
Quel est le rôle de l'ALI 1 situé juste après le commutateur ?
Voir l'indiceIndice
Identifier la structure de l'ALI 1 câblé en suiveur de tension et expliquer son rôle d'adaptation d'impédance (tampon).
Voir la réponse courteRéponse courte
Montage suiveur de gain unitaire assurant l'adaptation d'impédance en isolant le réseau diviseur de la suite du montage sans appeler de courant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ALI ① est câblé avec une réaction négative totale : sa sortie est directement rebouclée sur son entrée inverseuse V_-, tandis que son entrée non inverseuse est portée au potentiel V_+ = V_{SW}.
Fonctionnant en régime linéaire d'après la question Q9, on a V_+ = V_-, soit pour la tension de sortie V_{s1} de l'ALI ① :
Il s'agit donc d'un montage suiveur de tension (ou amplificateur de gain unité).
Son rôle principal est d'adapter les impédances (rôle d'étage tampon ou « buffer ») entre le pont diviseur et l'étage sommateur :
- Impédance d'entrée infinie : le courant d'entrée étant nul (i_+ = 0), l'ALI ne prélève aucun courant sur le réseau de résistances (R_A, R_B). Cela élimine tout effet de charge et garantit que les tensions V_{SW} calculées à la question Q10 restent rigoureusement égales à \{-2\text{ V}, -1\text{ V}, 0\text{ V}, +1\text{ V}, +2\text{ V}\}, quelle que soit la position du commutateur.
- Impédance de sortie nulle : il délivre le courant nécessaire à la résistance R_B de l'étage suivant tout en maintenant fermement le potentiel V_{s1} = V_{SW}.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : montage sommateur, transposition d'octave
Montrer que le montage de l'ALI 2 est un sommateur et que le circuit permet effectivement de modifier l'octave de la note jouée.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman à l'entrée inverseuse et à l'entrée non-inverseuse de l'ALI 2 pour établir la relation linéaire entre V'_{\mathrm{in},0}, V_{\mathrm{in},0} et V_{SW}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Millman aux potentiels V_+ et V_- de l'ALI ② (fonctionnant en régime linéaire) pour exprimer la tension de sortie V'_{\mathrm{in},0} en fonction de V_{\mathrm{in},0} et V_{SW}.
- Exploiter la convention du synthétiseur (1\text{ V} par octave) pour relier la valeur de V_{SW} à une transposition d'un nombre entier d'octaves.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Millman en V^- : V_{\mathrm{out}} = -(V_{\mathrm{in}} + V_{SW}), chaque incrément de 1 V transposant le signal d'exactement une octave.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ALI ② comporte une rétroaction négative (la sortie est reliée à la borne inverseuse via une résistance R_C) et fonctionne donc en régime linéaire (d'après la question Q9). On a donc :
Appliquons le théorème de Millman à l'entrée non inverseuse (+), reliée à la sortie de l'ALI ① (de tension V_{s1} = V_{SW} d'après la question Q11) et à la tension de commande V_{\mathrm{in},0} par deux résistances identiques R_B :
Appliquons de même le théorème de Millman à l'entrée inverseuse (-), reliée à la masse (0\text{ V}) et à la sortie V'_{\mathrm{in},0} par deux résistances identiques R_C :
En utilisant l'égalité des potentiels d'entrée (V_+ = V_-), on obtient directement :
soit :
La tension de sortie est la somme exacte des deux tensions d'entrée : il s'agit donc bien d'un montage sommateur (sommateur non inverseur à gain unitaire).
D'après le préambule de la partie I.1, la tension de commande du synthétiseur suit le standard de 1\text{ V} par octave (la tension augmente de 1\text{ V} pour monter d'une octave). D'après la question Q10, la tension V_{SW} délivrée par le commutateur « Tune » peut prendre les cinq valeurs discrètes :
La tension de commande finale devient donc :
L'ajout de la tension V_{SW} a donc pour effet de décaler la note jouée de n octaves (n = -2, -1, 0, +1 \text{ ou } +2). Le circuit remplit parfaitement son rôle de transposeur d'octave.
Résultat
II · Oscillateur commandé en tension
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : régime saturé, comparateur à hystérésis
En justifiant votre réponse, identifier le régime de fonctionnement de l'ALI 4. Quelle(s) conséquence(s) immédiate(s) cela engendre-t-il ?
Voir l'indiceIndice
Observer l'absence de réaction négative et la présence d'une boucle de réaction sur l'entrée non inverseuse (borne +) pour déterminer le comportement bistable.
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier le régime de fonctionnement d'un ALI :
- Repérer les boucles de rétroaction : déterminer si la sortie est reliée à l'entrée inverseuse (-) ou non-inverseuse (+).
- Conclure sur la stabilité : une réaction sur la borne (+) rend le régime linéaire instable et impose un fonctionnement en régime de saturation.
- Énoncer les propriétés électriques immédiates qui en découlent pour la tension de sortie et la tension différentielle d'entrée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bouclage sur l'entrée non-inverseuse \implies fonctionnement en régime saturé non-linéaire (V_{\mathrm{out}} = \pm V_{\mathrm{sat}}) avec basculements discontinus.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le schéma de la figure 8, la sortie de l'ALI ④ (délivrant V_{\text{out},2}) est reliée à son entrée non-inverseuse (+) par l'intermédiaire de la résistance R_6, tandis qu'aucune liaison n'existe entre la sortie et l'entrée inverseuse (-).
La présence de cette seule boucle de réaction positive déstabilise tout état d'équilibre linéaire : l'ALI ④ fonctionne donc en régime de saturation (ou régime non linéaire).
Les conséquences immédiates sont :
- La tension différentielle d'entrée \varepsilon = V_+ - V_- est non nulle en général.
La tension de sortie V_{\text{out},2} ne peut prendre que deux valeurs discrètes égales aux tensions de saturation :
\boxed{V_{\text{out},2} \in \{-V_{\text{sat}},\, +V_{\text{sat}}\} = \{-15\text{ V},\, +15\text{ V}\}}La sortie bascule selon le signe de \varepsilon :
\begin{aligned} V_{\text{out},2} &= +V_{\text{sat}} \quad \text{si } \varepsilon > 0 \iff V_+ > V_{\text{out},1}, \\ V_{\text{out},2} &= -V_{\text{sat}} \quad \text{si } \varepsilon < 0 \iff V_+ < V_{\text{out},1}. \end{aligned}- L'ALI étant supposé idéal, les courants d'entrée restent néanmoins nuls : i_+ = i_- = 0.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : montage intégrateur, loi des nœuds
Déterminer en fonction de et d'une constante que l'on déterminera ultérieurement.
Voir l'indiceIndice
En phase bloquante (I_C = 0), exprimer le potentiel sur l'entrée non inverseuse de l'ALI 3 par un diviseur de tension, puis intégrer la relation courant-tension aux bornes du condensateur C_1.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le régime de fonctionnement de l'ALI ③ grâce à la boucle de contre-réaction et exprimer le potentiel de sa borne non inverseuse V_{+,3} à l'aide d'un pont diviseur de tension.
- Exploiter le blocage du transistor (I_C = 0) pour déterminer le courant au nœud inverseur A_1.
- Établir l'équation différentielle régissant V_{\mathrm{out},1}(t) par application de la loi des nœuds, puis intégrer pour obtenir la forme demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'ALI 3 forme un intégrateur de courant générant une rampe de tension affine de pente proportionnelle à V_{\mathrm{in},1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Régime de fonctionnement de l'ALI ③
L'ALI ③ présente une boucle de rétroaction négative entre sa sortie et son entrée inverseuse A_1 à travers le condensateur C_1. Il fonctionne donc en régime linéaire, ce qui se traduit par :
2. Potentiels aux entrées de l'ALI ③
L'entrée non inverseuse est connectée au nœud A_2. Puisque i_{+,3} = 0, les résistances R_2 et R_3 forment un pont diviseur de tension non chargé alimenté par la tension constante V_{\mathrm{in},1} :
Par conséquent, le potentiel au point A_1 est fixé à :
3. Bilan des courants au nœud A_1
Le transistor T_r est en phase bloquante : son courant de collecteur est nul (I_C = 0), ce qui implique qu'aucun courant ne traverse la branche contenant R_4. De plus, i_{-,3} = 0.
Le courant i_1 issu de l'entrée V_{\mathrm{in},1} à travers la résistance R_1 s'écrit :
Par application de la loi des nœuds au point A_1, l'intégralité de ce courant traverse le condensateur C_1 vers la sortie :
puisque V_{A_1} est indépendant du temps.
4. Équation différentielle et intégration
On obtient l'équation différentielle du premier ordre :
Par intégration directe par rapport au temps, la tension de sortie s'écrit :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis, cycle d'hystérésis
Déterminer, en fonction de et la tension positive de basculement de l'ALI 4 et sa tension négative de basculement . Représenter graphiquement l'évolution de en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'expression du potentiel V_+ de l'ALI 4 par diviseur de tension à vide entre V_{\mathrm{out},2} = \pm V_{\mathrm{sat}} et la masse, puis poser la condition de changement de signe de \varepsilon = V_+ - V_-.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le potentiel de l'entrée non inverseuse V_+ de l'ALI ④ par un pont diviseur de tension appliqué à la boucle de rétroaction positive.
- Identifier le potentiel de l'entrée inverseuse V_- = V_{\mathrm{out},1} et déterminer les conditions de basculement associées à \varepsilon = V_+ - V_- = 0.
- Tracer le cycle d'hystérésis V_{\mathrm{out},2} = f(V_{\mathrm{out},1}) en précisant le sens de parcours (comparateur inverseur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Exprimer V^+ = V_{\mathrm{out},2} R_6/(R_6 + R_7) d'où les seuils \pm V_{\mathrm{sat}} R_6/(R_6 + R_7) et tracer le cycle d'hystérésis inverseur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ALI ④ présente une boucle de rétroaction sur son entrée non inverseuse (+) par la résistance R_6, ce qui impose un fonctionnement en régime de saturation (non linéaire d'après la question Q13). La tension de sortie ne peut prendre que deux valeurs :
L'ALI étant idéal, le courant d'entrée est nul (i_+ = 0). Le dipôle constitué des résistances R_6 et R_7 forme donc un pont diviseur de tension non chargé entre la sortie V_{\mathrm{out},2} et la masse :
La tension d'entrée est directement appliquée sur la borne inverseuse :
La tension différentielle d'entrée est \varepsilon = V_+ - V_-. Le basculement de l'état de saturation s'opère lorsque \varepsilon change de signe, soit pour V_{\mathrm{out},1} = V_+ :
Si V_{\mathrm{out},2} = +V_{\mathrm{sat}} : le potentiel de référence vaut V_+ = \frac{R_7}{R_6 + R_7} V_{\mathrm{sat}} > 0. Tant que V_{\mathrm{out},1} < V_+, on a \varepsilon > 0. La sortie bascule vers -V_{\mathrm{sat}} dès que V_{\mathrm{out},1} croît et atteint la tension de seuil haut :
V_{\mathrm{haut}} = \frac{R_7}{R_6 + R_7} V_{\mathrm{sat}}.Si V_{\mathrm{out},2} = -V_{\mathrm{sat}} : le potentiel de référence vaut V_+ = -\frac{R_7}{R_6 + R_7} V_{\mathrm{sat}} < 0. Tant que V_{\mathrm{out},1} > V_+, on a \varepsilon < 0. La sortie bascule vers +V_{\mathrm{sat}} dès que V_{\mathrm{out},1} décroît et atteint la tension de seuil bas :
V_{\mathrm{bas}} = -\frac{R_7}{R_6 + R_7} V_{\mathrm{sat}}.
On obtient ainsi les deux tensions de basculement symétriques :
Le montage constitue un comparateur à hystérésis (ou trigger de Schmitt) inverseur. Le cycle d'hystérésis V_{\mathrm{out},2}(V_{\mathrm{out},1}) est représenté ci-dessous ; il est parcouru dans le sens horaire :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : oscillateur de relaxation, temps de basculement
On suppose que à l'instant initial. En déduire l'instant à partir duquel l'ALI 4 change d'état (bascule). Que se passe-t-il alors ?
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation horaire V_{\mathrm{out},1}(t_1) = V_{\mathrm{bas}} pour obtenir t_1, et décrire l'inversion de l'état de saturation de l'ALI 4.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer V_{\mathrm{out},1}(t) à l'aide de la condition initiale V_{\mathrm{out},1}(0) = -V_{\mathrm{bas}}, puis déterminer t_1 tel que V_{\mathrm{out},1}(t_1) = V_{\mathrm{bas}}.
- Analyser les conséquences du basculement sur la tension de sortie V_{\mathrm{out},2}, sur le seuil du comparateur et sur l'état de conduction du transistor T_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
La rampe linéaire atteint le seuil haut à l'instant t_1, déclenchant le basculement instantané de la sortie de +V_{\mathrm{sat}} à -V_{\mathrm{sat}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q14, tant que le transistor est bloqué, la tension V_{\mathrm{out},1}(t) décroît linéairement. Avec la condition initiale V_{\mathrm{out},1}(0) = -V_{\mathrm{bas}}, la constante d'intégration est égale à -V_{\mathrm{bas}}, soit :
L'ALI 4 est un comparateur à hystérésis (trigger de Schmitt inverseur). À l'instant initial, V_{\mathrm{out},2} = -V_{\mathrm{sat}} et le potentiel de l'entrée non-inverseuse vaut V_+ = V_{\mathrm{bas}} < 0. Comme V_{\mathrm{out},1}(0) = -V_{\mathrm{bas}} > V_{\mathrm{bas}}, la sortie reste stable à -V_{\mathrm{sat}}.
L'ALI 4 bascule dès que le potentiel de l'entrée inverseuse V_- = V_{\mathrm{out},1}(t) descend en dessous de V_+ = V_{\mathrm{bas}}. À l'instant t_1 de basculement, on a donc :
En utilisant l'expression du seuil haut obtenue à la question Q15 (V_{\mathrm{haut}} = \frac{R_7}{R_6 + R_7} V_{\mathrm{sat}}), on obtient :
Évolution consécutive au basculement :
- La tension de sortie de l'ALI 4 bascule instantanément : V_{\mathrm{out},2} passe de -V_{\mathrm{sat}} à +V_{\mathrm{sat}}.
- Le nouveau seuil de basculement au niveau de la borne non-inverseuse devient V_+ = V_{\mathrm{haut}} = -V_{\mathrm{bas}} > 0.
- Puisque V_{\mathrm{out},2} devient positif, la tension V_{BE} devient à son tour positive (ces tensions étant de même signe d'après l'énoncé). Le transistor T_r passe donc en phase active : la jonction collecteur-émetteur devient équivalente à un fil reliant le point C à la masse.
- Le courant dérivé dans R_4 va alors modifier le courant arrivant sur le condensateur C_1, ce qui permettra d'inverser la pente de V_{\mathrm{out},1}(t) pour la phase suivante.
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : oscillateur de relaxation, signal triangulaire
Déterminer pour tant que l'ALI 4 reste dans le même état. Quelle condition sur permet d'obtenir des oscillations symétriques ? On supposera cette condition vérifiée par la suite.
Voir l'indiceIndice
Lorsque V_{\mathrm{out},2} = +V_{\mathrm{sat}}, le transistor conduit et relie le point C à la masse ; déterminer la nouvelle pente de l'intégrateur et égaliser les valeurs absolues des pentes montante et descendante.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'état des composants pour t > t_1 : la sortie de l'ALI 4 vaut V_{\mathrm{out},2} = +V_{\mathrm{sat}}, ce qui rend le transistor T_r actif (jonction collecteur-émetteur équivalente à un fil vers la masse).
- Appliquer la loi des nœuds au potentiel inverseur A_1 de l'ALI 3 (en régime linéaire) pour déterminer la dérivée temporelle de V_{\mathrm{out},1}(t), puis intégrer à partir de la condition initiale en t = t_1.
- Égaler la valeur absolue de la pente montante à celle de la pente descendante trouvée en Q14 pour établir la condition de symétrie sur R_4.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déterminer la pente de la rampe descendante ; la symétrie des pentes impose une condition sur R_4 pour inverser le courant net de charge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t > t_1, la sortie de l'ALI 4 a basculé à V_{\mathrm{out},2} = +V_{\mathrm{sat}} > 0. La tension base-émetteur étant de même signe que V_{\mathrm{out},2}, le transistor T_r est en phase active : la jonction collecteur-émetteur se comporte comme un fil. L'émetteur E étant à la masse, le collecteur C est mis à la masse :
L'ALI 3 présente une contre-réaction par le condensateur C_1 : il fonctionne toujours en régime linéaire (V_- = V_+ et i_- = i_+ = 0). Comme à la question Q14, le potentiel de l'entrée non inverseuse A_2 est fixé par le pont diviseur de tension :
Au nœud A_1, la loi des nœuds s'écrit :
où :
le courant issu de l'entrée V_{\mathrm{in},1} à travers R_1 vaut :
i_1 = \frac{V_{\mathrm{in},1} - V_-}{R_1} = \frac{R_2}{R_1(R_2 + R_3)} V_{\mathrm{in},1}le courant dérivé vers la masse à travers R_4 vaut :
i_4 = \frac{V_- - V_C}{R_4} = \frac{V_-}{R_4} = \frac{R_3}{R_4(R_2 + R_3)} V_{\mathrm{in},1}le courant traversant le condensateur C_1 vaut :
i_{C_1} = C_1 \frac{\mathrm{d}(V_- - V_{\mathrm{out},1})}{\mathrm{d}t} = - C_1 \frac{\mathrm{d}V_{\mathrm{out},1}}{\mathrm{d}t} \quad (\text{car } V_- \text{ est constant})
On en déduit l'équation différentielle sur V_{\mathrm{out},1}(t) :
Comme l'ALI 4 a basculé précisément au seuil bas en t = t_1, la condition initiale est V_{\mathrm{out},1}(t_1) = V_{\mathrm{bas}}. Par intégration, tant que l'ALI 4 ne bascule pas à nouveau :
Condition de symétrie des oscillations : Pour que le signal triangulaire soit symétrique, la durée de la rampe montante doit être égale à celle de la rampe descendante. Cela impose que la pente de montée soit l'exacte opposée de la pente de descente obtenue en Q14, à savoir :
En identifiant les deux expressions :
soit :
Sous cette condition, la tension s'écrit simplement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : oscillateur de relaxation, fréquence d'oscillation
On suppose que . En déduire que la fréquence de fonctionnement de l'OCT est donnée par
Voir l'indiceIndice
Calculer la période globale T = 2 t_1 en tenant compte de la symétrie des oscillations, puis en déduire la fréquence f = 1/T.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la durée de la première demi-période t_1 établie à la question Q16 en appliquant la condition R_6 = R_7.
- Exploiter la symétrie des oscillations établie à la question Q17 pour en déduire la période totale T = 2t_1.
- En déduire l'expression de la fréquence d'oscillation f = 1/T.
Voir la réponse courteRéponse courte
La demi-période correspond à l'excursion entre seuils \Delta V = 2 V_{\mathrm{haut}}, d'où la fréquence f proportionnelle à V_{\mathrm{in},1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, l'instant de basculement t_1 marquant la fin de la première demi-période s'écrit :
En prenant R_6 = R_7, le préfacteur vaut :
La durée de la première phase (décroissance de V_{\mathrm{out},1} du seuil +V_{\mathrm{haut}} au seuil -V_{\mathrm{haut}}) est donc :
D'après la question Q17, la condition de symétrie sur R_4 assure que la phase de remontée possède une pente opposée à celle de la phase de descente, parcourant la même excursion de tension \Delta V = 2 V_{\mathrm{haut}} = V_{\mathrm{sat}}. La durée de la deuxième demi-période est donc rigoureusement égale à \Delta t_1 :
La période T du signal périodique généré vaut ainsi :
La fréquence fondamentale f = \frac{1}{T} de l'OCT s'en déduit directement :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : oscillateur de relaxation, chronogramme
Représenter schématiquement les évolutions temporelles des tensions et .
Voir l'indiceIndice
Dessiner l'allure d'une onde triangulaire symétrique pour V_{\mathrm{out},1}(t) et d'un créneau périodique en quadrature de phase pour V_{\mathrm{out},2}(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracer V_{\mathrm{out},1}(t) sous forme d'onde triangulaire symétrique et V_{\mathrm{out},2}(t) sous forme d'onde carrée en opposition de phase.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes (Q14 à Q18) :
- Pour t \in [0, t_1] avec t_1 = T/2 : la tension de sortie du comparateur vaut V_{\mathrm{out},2} = -V_{\mathrm{sat}}. Le transistor T_r est alors bloqué et l'intégrateur impose une décroissance linéaire de la tension V_{\mathrm{out},1}(t) depuis le seuil haut V_{\mathrm{haut}} = -V_{\mathrm{bas}} = \frac{R_7}{R_6+R_7}V_{\mathrm{sat}} = +\frac{V_{\mathrm{sat}}}{2} (pour R_6 = R_7) jusqu'au seuil bas V_{\mathrm{bas}} = -\frac{V_{\mathrm{sat}}}{2}.
- À l'instant t_1 = T/2 : V_{\mathrm{out},1} atteint le seuil bas V_{\mathrm{bas}}, ce qui fait basculer le comparateur à V_{\mathrm{out},2} = +V_{\mathrm{sat}}.
- Pour t \in [t_1, T] : la tension V_{\mathrm{out},2} = +V_{\mathrm{sat}} sature le transistor T_r (phase active). La condition de symétrie étant satisfaite (Q17), la tension V_{\mathrm{out},1}(t) croît linéairement avec une pente opposée depuis V_{\mathrm{bas}} jusqu'au seuil haut V_{\mathrm{haut}}.
- À l'instant t = T : V_{\mathrm{out},1} atteint V_{\mathrm{haut}}, déclenchant le basculement inverse du comparateur à -V_{\mathrm{sat}}. Un nouveau cycle débute.
Le signal V_{\mathrm{out},1}(t) est donc une tension triangulaire symétrique d'amplitude crête à crête V_{\mathrm{sat}}, oscillant entre -\frac{V_{\mathrm{sat}}}{2} et +\frac{V_{\mathrm{sat}}}{2}. Le signal V_{\mathrm{out},2}(t) est une tension créneau (signal carré) symétrique de rapport cyclique 1/2, alternant entre -V_{\mathrm{sat}} et +V_{\mathrm{sat}}.
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : vitesse de balayage, bande passante
La fiche technique des ALI utilisés indique une vitesse de balayage maximale de 0,3 V/µs en contre-réaction négative. Décrire ce que cela signifie et en déduire une borne supérieure de la fréquence de fonctionnement de l'OCT. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Relier la pente maximale d'une rampe triangulaire d'amplitude crête-à-crête V_{\mathrm{sat}} et de fréquence f à la vitesse de balayage maximale \sigma imposée par le constructeur.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la vitesse de balayage (slew rate) comme le taux de variation temporel maximal de la tension de sortie d'un ALI.
- Identifier l'ALI concerné par la contre-réaction négative (l'ALI ③, générateur du signal triangulaire) et exprimer la pente de V_{\mathrm{out},1}(t) en fonction de la fréquence f.
- Établir l'inégalité liant cette pente au slew rate pour en déduire la fréquence maximale f_{\max}, puis comparer cette valeur à la bande des fréquences audibles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définir la vitesse de balayage maximale |dV/dt|_{\max}, imposer que la pente de la rampe ne la dépasse pas et borner la fréquence maximale audible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse de balayage (ou slew rate, notée \sigma) représente la valeur maximale que peut atteindre la dérivée temporelle de la tension de sortie de l'amplificateur linéaire intégré :
Si le signal théorique requiert une vitesse de variation supérieure à \sigma, l'ALI sature en courant interne, ce qui déforme le signal de sortie en limitant sa pente à \pm \sigma.
L'ALI ③ fonctionnant en régime linéaire avec contre-réaction négative génère la tension triangulaire V_{\mathrm{out},1}(t). Celle-ci évolue entre les seuils -V_{\mathrm{sat}}/2 et +V_{\mathrm{sat}}/2 (avec R_6 = R_7), soit une variation d'amplitude \Delta V = V_{\mathrm{sat}} = 15\text{ V} sur une demi-période T/2. La pente en valeur absolue s'écrit donc :
Pour que le signal triangulaire ne subisse aucune distorsion par limitation de balayage, il est nécessaire que :
On en déduit la borne supérieure de la fréquence d'oscillation :
Application numérique avec \sigma = 3{,}0 \times 10^5\text{ V}\cdot\text{s}^{-1} et V_{\mathrm{sat}} = 15\text{ V} :
Commentaire : Le spectre des fréquences audibles par l'oreille humaine s'étend de 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}. La note la plus aiguë d'un piano standard (\mathrm{Do}_8 \approx 4186\text{ Hz}) se situe bien en-deçà de 10\text{ kHz}. Cette borne permet de couvrir la totalité du jeu mélodique classique d'un synthétiseur. Toutefois, la limitation à 10\text{ kHz} tronque la dernière octave audible (de 10 à 20\text{ kHz}) et arrondira les fronts triangulaires au-delà de quelques kilohertz, appauvrissant ainsi les harmoniques de rang élevé du timbre sonore.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie Partie B : Contrôle de température au sein d'un synthétiseur analogique
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de newton, transfert conducto-convectif
Déterminer précisément la puissance fournie par le système à l'air au travers des échanges conducto-convectifs en fonction de , , et de paramètres géométriques.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'aire latérale de la tranche d'épaisseur \mathrm{d}x en négligeant l'épaisseur e devant la largeur L, puis appliquer la loi de refroidissement de Newton.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la frontière du système constitué par la tranche d'ailette entre x et x + \mathrm{d}x en contact avec l'air ambiant.
- Calculer la surface élémentaire \mathrm{d}S d'échange conducto-convectif avec l'air.
- Appliquer la loi de Newton pour exprimer la puissance thermique élémentaire cédée à l'air, puis simplifier grâce à l'hypothèse géométrique e \ll L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Appliquer la loi de Newton sur le périmètre latéral de l'ailette pour exprimer la puissance conducto-convective élémentaire \delta\Phi = h(T(x)-T_a)\mathcal{P}dx.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système considéré est la tranche d'ailette comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x.
Les faces situées en x et x + \mathrm{d}x échangent par conduction avec le reste de l'ailette. Les échanges conducto-convectifs avec l'air ambiant à la température T_a s'effectuent à travers les parois latérales de la tranche :
- les faces supérieure et inférieure (d'aire L\,\mathrm{d}x chacune) ;
- les deux faces latérales (d'aire e\,\mathrm{d}x chacune).
L'aire totale de la surface d'échange conducto-convectif de la tranche est donc :
D'après la loi de Newton, la puissance thermique élémentaire \delta P_{\mathrm{cc}} fournie par le système à l'air à travers cette surface s'écrit :
L'énoncé précisant que e \ll L, les pertes thermiques par les flancs latéraux sont négligeables devant celles des faces supérieure et inférieure :
On obtient ainsi :
ou, sous sa forme exacte :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation des ailettes, bilan d'énergie
En effectuant un bilan énergétique en régime stationnaire, prouver que le champ de température vérifie
Exprimer en fonction de , et , en considérant .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire au volume de contrôle compris entre x et x+\mathrm{d}x en combinant la loi de Fourier et le flux convectif.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir pour système la tranche d'ailette comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x et appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire (\mathrm{d}U/\mathrm{d}t = 0).
- Exprimer les flux thermiques conductifs entrant en x et sortant en x + \mathrm{d}x à l'aide de la loi de Fourier.
- Intégrer la puissance conducto-convective cédée à l'air ambiant établie à la question Q21 et identifier la constante m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établir le bilan d'énergie stationnaire sur une tranche [x, x+dx] avec les lois de Fourier et de Newton pour trouver m = \sqrt{2h/(\lambda e)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons comme système la tranche d'ailette comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite transverse S = L e.
En régime stationnaire, l'énergie interne du système est constante :
Les transferts thermiques s'effectuent par :
conduction thermique à travers les sections d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, selon la loi de Fourier \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \vec{u}_x :
\begin{aligned} \Phi_{\mathrm{cond}}(x) &= - \lambda S \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}(x) = - \lambda L e \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}(x) \\ \Phi_{\mathrm{cond}}(x + \mathrm{d}x) &= \Phi_{\mathrm{cond}}(x) + \frac{\mathrm{d}\Phi_{\mathrm{cond}}}{\mathrm{d}x} \mathrm{d}x = \Phi_{\mathrm{cond}}(x) - \lambda L e \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) \, \mathrm{d}x \end{aligned}conducto-convection latérale avec l'air ambiant, dont l'expression a été déterminée à la question Q21 :
\delta P_{\mathrm{cc}} = 2 h L \left(T(x) - T_a\right) \mathrm{d}x
Le bilan énergétique en régime permanent s'écrit donc :
Soit, en remplaçant par les expressions précédentes :
En divisant par \lambda L e \, \mathrm{d}x \neq 0, on obtient :
Cette relation s'écrit bien sous la forme :
avec, sachant que m > 0 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : condition aux limites, contact thermique
Quelle condition limite le champ de température vérifie t-il en ?
Voir l'indiceIndice
Traduire la continuité thermique au contact direct avec le composant électronique en x = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la température au niveau du contact thermique parfait à la base de l'ailette : T(0) = T_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la base de l'ailette en x = 0 est en contact thermique parfait avec le transistor, dont la température est maintenue à la valeur constante T_1.
L'absence de résistance thermique de contact à cette interface impose la continuité de la température :
Il s'agit d'une condition aux limites de Dirichlet.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : condition aux limites, ailette thermique
Écrire, pour chaque hypothèse, la condition limite associée à en . Laquelle de ces hypothèses vous semble la plus réaliste ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Examiner successivement les cas : ailette semi-infinie, extrémité calorifugée (flux conductif nul selon Fourier) et convection en bout.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer pour chaque hypothèse la loi physique régissant les transferts à l'extrémité x = \ell (température ambiante imposée, loi de Fourier pour un flux nul, ou continuité du flux conducto-convectif via la loi de Newton).
- Comparer le réalisme physique de chaque modèle au regard des dimensions du système et des échanges effectifs avec le milieu extérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bout isolé -\lambda dT/dx = 0 contre échange conducto-convectif -\lambda dT/dx = h(T-T_a) ; la seconde est plus réaliste mais l'isolation reste une bonne approximation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Conditions aux limites en x = \ell :
Hypothèse 1 (ailette de longueur infinie ou m\ell \gg 1) :
La température au bout de l'ailette a eu le temps de s'équilibrer avec celle du fluide ambiant :\boxed{T(\ell) = T_a} \quad \text{(ou } \lim_{x \to +\infty} T(x) = T_a\text{)}Hypothèse 2 (extrémité adiabatique) :
Le transfert thermique par conduction (diffusion) à travers la section terminale est nul. D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique s'écrit \vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \vec{u}_x. L'annulation du flux en x = \ell se traduit par :\boxed{\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=\ell} = 0}Hypothèse 3 (conducto-convection à l'extrémité) :
La chaleur arrivant par conduction en x = \ell^- est intégralement évacuée vers l'air ambiant par conducto-convection à travers la surface terminale de section S = e L. En appliquant la loi de Newton :\vec{j}_{\text{th}}(x = \ell) \cdot \vec{u}_x = h \bigl(T(\ell) - T_a\bigr)soit :
\boxed{-\lambda \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=\ell} = h \bigl(T(\ell) - T_a\bigr)}
Hypothèse la plus réaliste :
L'hypothèse 3 est la plus réaliste :
- L'extrémité de l'ailette n'est pas calorifugée et se trouve au contact de l'air à la température T_a, ce qui engendre nécessairement un échange thermique conducto-convectif (l'hypothèse 2 d'extrémité isolée n'est donc qu'une approximation).
- L'ailette a des dimensions réelles finies (\ell = 15\text{ mm}), avec un coefficient m = \sqrt{\frac{2h}{\lambda e}} = \sqrt{\frac{2 \times 50}{215 \times 2{,}0 \cdot 10^{-3}}} \approx 15{,}2\text{ m}^{-1}, ce qui donne m\ell \approx 0{,}23. La condition m\ell \gg 1 de l'hypothèse 1 n'est donc absolument pas vérifiée.
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation des ailettes, profil de température
Sous l'hypothèse 1, déterminer le champ de température . Exprimer ensuite en fonction de et , puis tracer .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle en ne retenant que la solution décroissante à l'infini compatible avec la condition limite T \to T_a.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre établie à la question Q22 pour l'écart de température \theta(x) = T(x) - T_a.
- Appliquer la condition en x = 0 (question Q23) et la condition d'ailette longue (m\ell \gg 1, température bornée) pour fixer les deux constantes d'intégration.
- Exprimer le profil adimensionné \widetilde{T}(x) et représenter son allure en faisant apparaître la longueur caractéristique 1/m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résoudre l'EDO avec T(0)=T_1 et ailette semi-infinie pour obtenir \widetilde{T}(x) = \exp(-mx), puis tracer l'exponentielle décroissante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le champ de température vérifie en régime stationnaire :
L'équation caractéristique associée s'écrit r^2 - m^2 = 0, de racines r = \pm m (avec m > 0). La solution générale s'écrit donc :
où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :
En x = 0, le contact parfait avec le transistor impose T(0) = T_1 (question Q23) :
A + B = T_1 - T_aSous l'hypothèse 1, l'ailette est considérée comme de longueur infinie (m\ell \gg 1). La température ne pouvant pas diverger lorsque x augmente (la température doit rester bornée et tendre vers T_a), le coefficient de la solution divergente est nul :
B = 0
On en déduit immédiatement A = T_1 - T_a, ce qui donne pour le champ de température :
La grandeur adimensionnée \widetilde{T}(x) s'exprime alors simplement par :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation des ailettes, cosinus hyperbolique
Déterminer .
Voir l'indiceIndice
Utiliser les fonctions hyperboliques \cosh(m(\ell - x)) pour satisfaire directement la condition de dérivée nulle en x = \ell.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation différentielle adimensionnée vérifiée par \widetilde{T}(x) = \frac{T(x) - T_a}{T_1 - T_a}.
- Exprimer la solution générale à l'aide de fonctions hyperboliques décalées en x = \ell, ce qui simplifie grandement l'exploitation de la condition limite de Neumann en bout d'ailette.
- Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites en x = 0 et x = \ell.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résoudre l'équation avec condition de flux nul en x = \ell : \widetilde{T}(x) = \cosh(m(\ell - x))/\cosh(m\ell).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation différentielle établie à la question Q22 :
En divisant par la constante T_1 - T_a \neq 0, la variable adimensionnée \widetilde{T}(x) = \frac{T(x) - T_a}{T_1 - T_a} vérifie l'équation différentielle linéaire à coefficients constants :
Il est particulièrement judicieux d'écrire la solution générale sous la forme de fonctions hyperboliques centrées en x = \ell :
où A et B sont deux constantes réelles. Sa dérivée spatiale s'écrit alors :
Appliquons les deux conditions aux limites associées à l'hypothèse 2 :
En x = \ell (extrémité adiabatique, d'après Q24) :
\left.\frac{\mathrm{d}\widetilde{T}}{\mathrm{d}x}\right|_{x=\ell} = -m B = 0 \implies B = 0En x = 0 (contact thermique parfait avec le transistor, d'après Q23) :
\widetilde{T}(0) = \frac{T_1 - T_a}{T_1 - T_a} = 1 \implies A \cosh(m\ell) = 1 \implies A = \frac{1}{\cosh(m\ell)}
On en déduit l'expression du profil de température adimensionné :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : flux thermique, loi de fourier
Déterminer le flux thermique total évacué par l'ailette.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux total évacué en évaluant le flux entrant par conduction en x = 0 via la loi de Fourier : \Phi = -\lambda S (\mathrm{d}T/\mathrm{d}x)_{x=0}.
Voir la stratégieStratégie
- En régime stationnaire, le flux thermique total \Phi évacué par l'ailette vers l'air ambiant est égal au flux thermique entrant par conduction à la base de l'ailette (x = 0), puisque l'extrémité (x = \ell) est supposée athermane (hypothèse 2 : transfert nul en x = \ell).
- On utilise la loi de Fourier en x = 0 à travers la section S = e L pour exprimer \Phi, puis on vérifie ce résultat par intégration directe des pertes conducto-convectives sur la longueur de l'ailette.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calculer le flux thermique entrant par conduction à la base de l'ailette : \Phi = -\lambda S \left.\frac{dT}{dx}\right|_{x=0} = \lambda S m (T_1 - T_a)\tanh(m\ell).
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Effectuons un bilan thermique global sur l'ailette complète en régime stationnaire. En l'absence de terme source interne et le transfert thermique étant nul en x = \ell d'après l'hypothèse 2, la puissance totale \Phi cédée à l'air par conducto-convection est égale au flux conductif entrant à la base en x = 0 :
où S = e L est l'aire de la section droite de l'ailette.
D'après le résultat de la question Q26 :
En dérivant par rapport à x :
En x = 0, la dérivée spatiale s'écrit :
On en déduit l'expression du flux thermique total évacué :
Comme m^2 = \frac{2h}{\lambda e} (établi en Q22), on a \lambda e m = \frac{2h}{m} = \sqrt{2 h \lambda e}, ce qui permet également d'écrire :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : ailette thermique, flux thermique
On pose le flux thermique qui serait évacué par l'ailette si sa température était en tout point égale à la température de la base . Sans calcul, déterminer lequel de ou de est le plus élevé.
Voir l'indiceIndice
Comparer la température en chaque point de l'ailette T(x) à la température maximale possible T_1, sachant que la convection est proportionnelle à l'écart local (T - T_a).
Voir la réponse courteRéponse courte
\Phi_u > \Phi car la température décroît le long de l'ailette réelle, ce qui diminue le saut thermique moteur par rapport au cas idéal isotherme T_1.
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Le flux thermique évacué par l'ailette vers l'air ambiant provient des échanges conducto-convectifs modélisés par la loi de Newton. La puissance thermique surfacique cédée localement à l'air est directement proportionnelle à l'écart de température local avec l'air, soit T(x) - T_a.
Dans la situation réelle (flux \Phi), la conduction thermique à travers le matériau impose un gradient de température le long de l'ailette. La température T(x) décroît continûment depuis la base (T(0) = T_1) jusqu'à l'extrémité (T(\ell) < T_1). Pour tout point x \in {]}0, \ell], on a donc :
T(x) < T_1 \implies T(x) - T_a < T_1 - T_a.- Dans la situation idéale considérée pour \Phi_u, l'ailette est supposée uniformément à la température de la base T_1 en tout point. L'écart de température avec le milieu ambiant y est donc maximal sur toute la surface de l'ailette, égal à T_1 - T_a.
L'échange thermique étant localement plus intense partout sur la surface dans le cas idéal (sauf en x=0 où il est identique), le flux thermique global évacué est plus élevé pour \Phi_u que pour \Phi :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : rendement thermique, ailette thermique
On définit le rendement thermique de l'ailette par . Pourquoi peut-on assimiler cette grandeur à un rendement ?
Voir l'indiceIndice
Justifier le terme de rendement en montrant qu'il s'agit du rapport entre le transfert thermique réel et le transfert théorique maximal envisageable pour une surface donnée.
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Rapport adimensionné du flux effectivement dissipé au flux théorique maximal obtenu si toute la surface était à la température de la base T_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, un rendement (ou une efficacité) est une grandeur adimensionnée comprise entre 0 et 1, comparant une grandeur réelle obtenue à la grandeur théorique maximale accessible dans des conditions idéales :
- \Phi est le flux thermique (puissance thermique) réellement dissipé par l'ailette vers l'air ambiant ;
- \Phi_u représente le flux thermique maximal théorique qui serait évacué par cette même ailette si le matériau était infiniment conducteur (\lambda \to +\infty), maintenant ainsi toute la surface d'échange à la température maximale de la base T_1.
Puisque le flux réel \Phi est strictement positif et toujours inférieur au flux idéal \Phi_u (d'après la question Q28), on a :
Le rapport \eta = \Phi/\Phi_u est donc bien une grandeur sans dimension, bornée par 1, qui mesure l'efficacité d'utilisation de la surface d'échange de l'ailette : on peut donc légitimement l'assimiler à un rendement.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : rendement thermique, ailette thermique
Montrer alors que
avec la fonction tangente hyperbolique définie en fin d'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux idéal \Phi_u = 2hL\ell(T_1 - T_a), puis former le rapport \Phi/\Phi_u en utilisant les relations établies précédemment.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique de référence \Phi_u correspondant au cas idéal où l'ailette est intégralement à la température T_1.
- Rappeler l'expression du flux thermique réel \Phi obtenue à la question Q27.
- Calculer le rapport \eta = \Phi / \Phi_u pour établir la relation demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exprimer \Phi_u = h S_{\mathrm{lat}} (T_1 - T_a) et former le quotient \Phi/\Phi_u pour obtenir \eta = \tanh(m\ell)/(m\ell).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Si l'ailette était isotherme à la température T_1 de sa base, la densité de flux conducto-convectif cédée à l'air ambiant serait uniforme sur toute sa surface d'échange. En conservant la même approximation géométrique (e \ll L, de sorte que l'on néglige les faces latérales d'épaisseur e) et sous l'hypothèse 2 d'une extrémité adiabatique en x = \ell, le flux idéal s'obtient par intégration le long de l'ailette :
D'après le résultat de la question Q27, le flux thermique réel dissipé sous l'hypothèse 2 s'écrit :
Par définition du rendement thermique d'ailette (question Q29), on en déduit :
Soit finalement :
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : optimisation géométrique, profil d'ailette
En vous aidant du formulaire en fin d'énoncé, déterminer la forme d'ailette permettant d'obtenir la dissipation thermique la plus efficace.
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur numérique du paramètre m\ell pour les dimensions maximales données, puis évaluer les rendements des trois profils à l'aide des formules et de l'abaque de Bessel.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer numériquement le coefficient m à partir des données de l'énoncé (h, \lambda, e), puis les grandeurs adimensionnées m\ell, m\ell_c et 2m\ell.
- Évaluer le rendement thermique \eta de chacune des trois géométries (rectangulaire, triangulaire, parabolique) à l'aide des formules de la figure 10 et du graphique de I_1(x)/I_0(x) fourni en page 12.
- Comparer les formes selon les deux critères pertinents : la dissipation thermique absolue dans le gabarit imposé et l'efficacité massique (rapport flux dissipé sur masse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparer le rendement par unité de masse des profils rectangulaire, triangulaire et parabolique à partir du formulaire pour identifier le plus performant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le coefficient caractéristique m est défini par :
Avec h = 50\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}, \lambda = 215\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} et e = 2\text{ mm} = 2{,}0\times 10^{-3}\text{ m} :
Pour une longueur d'ailette \ell = 15\text{ mm} = 15\times 10^{-3}\text{ m} et une longueur corrigée \ell_c = \ell + \frac{e}{2} = 16\text{ mm} = 16\times 10^{-3}\text{ m}, on obtient :
Calculons le rendement \eta pour chaque configuration :
Ailette rectangulaire :
\begin{aligned} \tanh(m\ell_c) &= \frac{\mathrm{e}^{0{,}244} - \mathrm{e}^{-0{,}244}}{\mathrm{e}^{0{,}244} + \mathrm{e}^{-0{,}244}} = \frac{1{,}276 - 0{,}783}{1{,}276 + 0{,}783} \approx 0{,}239 \\ \eta_{\text{rect}} &= \frac{\tanh(m\ell_c)}{m\ell_c} = \frac{0{,}239}{0{,}244} \approx 0{,}98 \quad (98\,\%) \end{aligned}Ailette triangulaire : D'après le graphe fourni en fin d'énoncé, pour x = 2m\ell \approx 0{,}46, on lit :
\frac{I_1(2m\ell)}{I_0(2m\ell)} \approx 0{,}22D'où :
\eta_{\text{tri}} = \frac{1}{m\ell} \frac{I_1(2m\ell)}{I_0(2m\ell)} \approx \frac{0{,}22}{0{,}229} \approx 0{,}96 \quad (96\,\%)Ailette parabolique :
\eta_{\text{para}} = \frac{2}{1 + \sqrt{(2m\ell)^2 + 1}} = \frac{2}{1 + \sqrt{0{,}458^2 + 1}} = \frac{2}{1 + \sqrt{1{,}210}} \approx \frac{2}{2{,}10} \approx 0{,}95 \quad (95\,\%)
Comparons l'efficacité des ailettes :
- Dissipation maximale dans l'encombrement alloué : pour les dimensions maximales fixées (L, \ell, e), l'ailette rectangulaire possède à la fois la plus grande surface d'échange (S_{\text{rect}} \approx 2L\ell_c > S_{\text{tri}} \approx S_{\text{para}} \approx 2L\ell) et le meilleur rendement (\eta_{\text{rect}} > \eta_{\text{tri}} > \eta_{\text{para}}). Le flux total dissipé \Phi = \eta \Phi_u est donc maximal pour l'ailette rectangulaire.
- Efficacité massique et économique : l'ailette parabolique dissipe 95\,\% du flux maximal tout en utilisant un volume trois fois plus faible (V_{\text{para}} = \frac{1}{3} e L \ell contre V_{\text{rect}} = e L \ell). Son flux dissipé par unité de masse est donc environ 2{,}9 fois supérieur à celui de l'ailette rectangulaire.
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : écoulement turbulent, convection forcée
En complément des ailettes, des systèmes de ventilation peuvent être utilisés. Quel type d'écoulement d'air faut-il privilégier pour maximiser les échanges thermiques ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Faire le lien entre la nature de l'écoulement (laminaire ou turbulent), l'épaisseur de la couche limite thermique et la valeur du coefficient de convection h.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de l'écoulement induit par un ventilateur (convection forcée) et comparer les deux régimes d'écoulement des fluides : laminaire et turbulent.
- Relier le régime d'écoulement à la structure de la couche limite thermique et au coefficient d'échange conducto-convectif h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Privilégier un écoulement turbulent dont le mélange convectif amincit la couche limite thermique et accroît fortement le coefficient d'échange superficiel h.
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La présence d'un système de ventilation impose une convection forcée. Pour maximiser les transferts thermiques entre l'ailette et l'air ambiant, il faut privilégier un écoulement turbulent.
En effet :
- Brassage macroscopique : dans un régime turbulent, les tourbillons et fluctuations de vitesse assurent un mélange efficace (diffusion turbulente) de l'air chaud situé près de l'ailette avec l'air plus froid en dehors de la couche limite.
- Diminution de l'épaisseur de la couche limite thermique : ce brassage intense réduit considérablement l'épaisseur de la sous-couche limite thermique \delta_{\mathrm{th}} au voisinage de la paroi par rapport à un écoulement laminaire.
- Augmentation du coefficient d'échange h : le flux thermique à la paroi étant régi par la conduction dans la sous-couche limite d'air (\varphi = -\lambda_{\text{air}} \left.\frac{\partial T}{\partial y}\right|_{\text{paroi}} \sim \lambda_{\text{air}}\frac{T - T_a}{\delta_{\mathrm{th}}}), un gradient thermique plus abrupt au contact immédiat de l'ailette entraîne un coefficient de transfert conducto-convectif h \sim \frac{\lambda_{\text{air}}}{\delta_{\mathrm{th}}} nettement plus grand.
Le flux thermique dissipé \Phi, proportionnel à h, est ainsi maximisé.
Résultat
Partie Partie C : Protection par couches minces de composés du silicium
I · Thermodynamique et cinétique de formation du nitrure de silicium
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre
Écrire l'équation-bilan de formation du nitrure de silicium à partir de silicium et de diazote, en prenant un coefficient stœchiométrique égal à 1 pour . Montrer que cette réaction est quantitative à 298 K.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) à l'aide des données thermodynamiques et en déduire la constante d'équilibre K^\circ.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de formation d'une mole de nitrure de silicium solide \mathrm{Si}_3\mathrm{N}_4(\mathrm{s}) à partir des corps purs simples sous leur forme la plus stable à 298\text{ K} (le silicium solide et le diazote gazeux).
- Calculer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) et l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) à l'aide des grandeurs tabulées (loi de Hess).
- En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) puis la constante d'équilibre standard K^\circ(298\text{ K}) pour conclure sur le caractère quantitatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écrire 3\text{Si}_{(s)} + 2\text{N}_{2(g)} = \text{Si}_3\text{N}_{4(s)}, calculer \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) pour vérifier que K^\circ \gg 1, attestant le caractère quantitatif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation-bilan de la réaction de formation d'une mole de nitrure de silicium s'écrit :
Par définition, l'enthalpie standard de cette réaction est égale à l'enthalpie molaire standard de formation de \mathrm{Si}_3\mathrm{N}_4(\mathrm{s}) :
L'entropie standard de réaction à 298\text{ K} s'obtient par la loi de Hess :
On en déduit l'enthalpie libre standard de réaction à T_0 = 298\text{ K} :
La constante d'équilibre associée s'exprime par la relation de van 't Hoff :
Avec R = k_B N_A = 1{,}38\times 10^{-23} \times 6{,}02\times 10^{23} \approx 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, on obtient :
d'où :
La constante d'équilibre est extrêmement grande devant 10^4 : la réaction est totale dans le sens direct, elle est donc quantitative à 298\text{ K}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : température de flamme, premier principe
En introduisant les réactifs en proportions stœchiométriques dans un réacteur calorifugé sous 1 bar, déterminer la température finale. Conclure.
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Écrire le bilan enthalpique d'une réaction totale adiabatique sous pression constante : \Delta H = 0 = \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) + \int_{298}^{T_f} C_{pm}(\mathrm{Si_3N_4})\,\mathrm{d}T.
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- Considérer le système fermé constitué de 3\text{ mol} de \mathrm{Si(s)} et 2\text{ mol} de \mathrm{N_2(g)} à T_0 = 298\text{ K} et P = 1\text{ bar}.
- La transformation étant adiabatique et isobare, le premier principe assure que \Delta H = Q_P = 0.
- Utiliser un chemin thermodynamique fictif (réaction totale à T_0, puis échauffement du produit \mathrm{Si_3N_4(s)} jusqu'à T_f) pour exprimer et calculer la température théorique adiabatique de flamme.
- Conclure en confrontant T_f aux températures de changement d'état données en fin d'énoncé.
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Bilan enthalpique monobare adiabatique \Delta H = 0 = \Delta_r H^\circ(T_i) + \int C_p dT pour déterminer la température finale de flamme élevée.
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Considérons l'avancement d'une mole de réaction selon l'équation établie à la question Q33 :
L'état initial est constitué de 3\text{ mol} de \mathrm{Si(s)} et 2\text{ mol} de \mathrm{N_2(g)} à T_0 = 298\text{ K} sous P = 1\text{ bar}. La réaction étant quantitative à 298\text{ K}, l'état final théorique ne contient que 1\text{ mol} de \mathrm{Si_3N_4} à la température finale T_f sous P = 1\text{ bar}.
Le réacteur étant calorifugé et la pression constante :
Décomposons la transformation selon un chemin de Hess fictif en deux étapes :
Réaction totale à température T_0 constante sous P^\circ :
\Delta H_1 = \Delta_r H^\circ(T_0) \times (1\text{ mol})Échauffement isobare de 1\text{ mol} de \mathrm{Si_3N_4(s)} de T_0 à T_f :
\Delta H_2 = \int_{T_0}^{T_f} C_{pm}(\mathrm{Si_3N_4(s)})\,\mathrm{d}T
En supposant la capacité thermique molaire C_{pm}(\mathrm{Si_3N_4(s)}) indépendante de la température et en l'absence supposée de changement d'état :
On en déduit l'expression de la température finale théorique :
Application numérique avec \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = -828\times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} et C_{pm} = 99{,}5\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} :
Conclusion : Cette température théorique (température adiabatique de flamme) est largement supérieure à la température de fusion du nitrure de silicium (T_{\mathrm{fus}}(\mathrm{Si_3N_4}) = 1\,900\ ^\circ\mathrm{C}, soit 2\,173\text{ K}) ainsi qu'à celle du silicium (T_{\mathrm{fus}}(\mathrm{Si}) = 1\,414\ ^\circ\mathrm{C}).
L'hypothèse d'une absence de changement d'état n'est donc pas vérifiée : le produit fondrait, voire se décomposerait. Par ailleurs, à de telles températures, la constante d'équilibre chute considérablement (\Delta_r H^\circ < 0 et \Delta_r S^\circ < 0, température d'inversion T_i = \Delta_r H^\circ / \Delta_r S^\circ \approx 2\,530\text{ K}) et la réaction cesse d'être quantitative. Cette exothermicité extrême justifie l'utilisation d'un réacteur régulé thermiquement (procédé isotherme) pour éviter tout emballement ou dégradation du matériau.
Résultat
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : degré d'avancement, gain de masse
Montrer que
avec un facteur numérique à identifier.
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Exprimer le gain de masse \Delta W comme la masse d'azote fixée sur le solide, puis relier cette dernière à la quantité de silicium consommée grâce à la stœchiométrie.
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- Exprimer le gain de masse mesuré par thermogravimétrie \Delta W en fonction de la quantité de diazote gazeux fixé dans la phase solide sous forme de \mathrm{Si_3N_4(s)}.
- Exprimer la masse de silicium consommé \Delta W_{\mathrm{Si}} en fonction de l'avancement \xi et en déduire le lien entre \Delta W_{\mathrm{Si}} et \Delta W.
- Relier la masse initiale de silicium W_{\mathrm{Si}}^0 à la masse totale initiale de poudre W^0 grâce au titre massique fourni, puis identifier le facteur numérique \beta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relier la prise de masse \Delta W = 2 M_{\mathrm{N}_2}\xi à la masse initiale de silicium W^0 = 3 M_{\mathrm{Si}} n_{\mathrm{Si}}^0 pour identifier le facteur \beta.
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D'après l'équation de la réaction établie en Q33 :
Pour un avancement \xi de la réaction :
- la quantité de matière de silicium consommée est n_{\mathrm{Si, consommé}} = 3\,\xi ;
- la quantité de matière de diazote gazeux consommé et incorporé au solide est n_{\mathrm{N}_2\text{, fixé}} = 2\,\xi.
L'échantillon solide initial a pour masse W^0. Au cours du processus, l'azote issu du gaz vecteur réagit avec le silicium pour former le nitrure solide. La variation de masse mesurée par thermogravimétrie provient donc exclusivement de l'azote fixé dans la phase solide :
La masse de silicium consommée au même instant s'écrit :
On en déduit la relation entre \Delta W_{\mathrm{Si}} et \Delta W :
Par ailleurs, la poudre n'étant pas pure, la masse initiale de silicium W_{\mathrm{Si}}^0 est liée à la masse initiale de poudre W^0 par le pourcentage massique w_{\mathrm{Si}} = 68{,}56\,\% donné dans le tableau de l'énoncé :
Le taux de nitruration \alpha s'exprime donc par :
On identifie ainsi l'expression du facteur numérique \beta :
Application numérique :
Résultat
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : équilibre chimique, couche de passivation
Expliquer pourquoi la nitruration du silicium cesse d'être favorisée au-delà d'une certaine température en citant deux phénomènes pouvant en être responsables.
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Considérer le changement d'état physique du réactif (fusion du silicium) et l'aspect thermodynamique lié au terme entropique -T\Delta_r S^\circ aux températures extrêmes.
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Pour expliquer pourquoi la réaction cesse d'être favorisée au-delà d'une température donnée (visible sur la figure 11-a pour la courbe à 1500\ ^\circ\mathrm{C}) :
- Analyser l'aspect thermodynamique de la réaction (sens d'évolution de la constante d'équilibre avec la température via la loi de van 't Hoff) ;
- Exploiter les données numériques fournies sur les températures caractéristiques, en particulier la température de fusion du silicium T_{\text{fus}}(\mathrm{Si}) = 1414\ ^\circ\mathrm{C}, comprise dans la plage d'étude (1300–1500\ ^\circ\mathrm{C}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Citer l'inversion thermodynamique (\Delta_r S^\circ < 0 rend \Delta_r G^\circ positif à haute température) et la passivation par diffusion bloquée dans la couche solide formée.
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L'observation expérimentale montre qu'à 1500\ ^\circ\mathrm{C}, le taux de nitruration plafonne plus rapidement et n'atteint pas les valeurs obtenues à 1400\ ^\circ\mathrm{C}. Deux phénomènes distincts permettent d'expliquer ce comportement :
Phénomène thermodynamique : déplacement de l'équilibre chimique
La réaction de formation de \mathrm{Si}_3\mathrm{N}_4 est fortement exothermique (\Delta_r H^\circ < 0) et s'accompagne d'une diminution du nombre de moles de gaz (\Delta_r S^\circ < 0). D'après la relation de van 't Hoff :
\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R\,T^2} < 0la constante d'équilibre standard K^\circ(T) décroît avec la température. En vertu du principe de modération de Le Chatelier, une augmentation de température déplace l'équilibre dans le sens endothermique (sens indirect), ce qui défavorise thermodynamiquement la formation de \mathrm{Si}_3\mathrm{N}_4 et favorise sa dissociation.
Phénomène physique et textural : fusion du silicium et passivation de la surface
D'après les données de l'énoncé, la température de fusion du silicium est :
T_{\text{fus}}(\mathrm{Si}) = 1414\ ^\circ\mathrm{C}Au-delà de cette température (notamment pour l'essai à 1500\ ^\circ\mathrm{C}), le silicium devient liquide. Cela provoque :
- une coalescence des grains de la poudre sous forme de gouttelettes liquides, réduisant drastiquement la surface spécifique de contact gaz-solide/liquide ;
- la formation en surface d'une couche continue et imperméable de \mathrm{Si}_3\mathrm{N}_4 solide (dont la température de fusion est bien plus élevée : T_{\text{fus}}(\mathrm{Si}_3\mathrm{N}_4) = 1900\ ^\circ\mathrm{C}). Cette croûte solide encapsule le silicium liquide et bloque la diffusion ultérieure du diazote gazeux vers le cœur non réagi.
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : ordre de réaction, loi de vitesse
On suppose que la réaction de formation de aux temps courts ( minutes) suit une loi d'ordre 0. Identifier l'expression de en fonction notamment de la constante de vitesse (en considérant la vitesse molaire de réaction).
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Intégrer la vitesse volumique constante d'une cinétique d'ordre 0 pour exprimer l'avancement \xi(t), puis faire le lien avec la fraction massique \alpha(t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse molaire de réaction v = \frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t} pour un ordre global 0 et intégrer pour trouver l'avancement molaire \xi(t).
- Relier la quantité de silicium consommée à l'avancement \xi(t) à l'aide de la stœchiométrie de la réaction établie en Q33.
- En déduire la masse \Delta W_{\mathrm{Si}}(t) puis le taux de nitruration \alpha(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour un ordre 0, la vitesse volumique est constante : l'avancement croît linéairement selon \alpha(t) \propto k t.
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D'après l'équation-bilan établie en Q33 :
Par définition, la vitesse molaire de réaction v est liée à l'avancement \xi par :
La réaction suivant une loi de vitesse d'ordre 0, la vitesse est indépendante des concentrations et égale à la constante de vitesse k :
Sachant qu'à t = 0, l'avancement est nul (\xi(0) = 0), une intégration immédiate donne :
D'après la stœchiométrie de la réaction, la quantité de matière de silicium consommée entre l'instant initial et l'instant t est :
La masse de silicium consommée s'écrit donc :
Par définition du taux de nitruration \alpha(t) :
En introduisant la quantité de matière initiale de silicium n^0_{\mathrm{Si}} = \frac{W^0_{\mathrm{Si}}}{M_{\mathrm{Si}}}, ou la masse totale initiale de poudre W^0 avec la fraction massique en silicium w_{\mathrm{Si}} (W^0_{\mathrm{Si}} = w_{\mathrm{Si}}W^0), on obtient :
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : loi d'arrhenius, énergie d'activation
Rappeler la loi d'Arrhénius. Définir clairement les grandeurs qui y apparaissent et préciser leurs unités.
Voir l'indiceIndice
Donner l'expression de k(T) = A \exp(-E_a/RT) en précisant les unités de la constante des gaz parfaits, de l'énergie d'activation et de la température absolue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncer k(T) = A \exp(-E_a/(RT)) en explicitant le facteur pré-exponentiel A et l'énergie d'activation E_a en \text{J}\cdot\text{mol}^{-1}.
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La loi empirique d'Arrhénius modélise la dépendance de la constante de vitesse d'une réaction chimique vis-à-vis de la température thermodynamique :
Les différentes grandeurs intervenant dans cette relation sont :
- k(T) : la constante de vitesse de la réaction à la température T. Son unité dépend de la définition de la vitesse et de l'ordre de la réaction ; pour une vitesse molaire de réaction d'ordre 0 telle qu'introduite à la question Q37 (v = \mathrm{d}\xi/\mathrm{d}t = k), k s'exprime en \mathrm{mol\cdot s^{-1}} (ou usuellement en \mathrm{mol\cdot min^{-1}}) ;
- A : le facteur pré-exponentiel (ou facteur de fréquence), qui a la même dimension et la même unité que la constante de vitesse k ;
- E_a : l'énergie d'activation (molaire) de la réaction, barrière énergétique à franchir pour passer des réactifs aux produits, exprimée en \mathrm{J\cdot mol^{-1}} (ou couramment en \mathrm{kJ\cdot mol^{-1}}) ;
- R : la constante molaire des gaz parfaits, R = k_B N_A \approx 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- T : la température thermodynamique (ou absolue), obligatoirement exprimée en kelvins (\mathrm{K}).
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : loi d'arrhenius, régression linéaire
À partir des résultats expérimentaux de la figure 11-b), déterminer numériquement les paramètres introduits dans la loi d'Arrhenius.
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Déterminer les pentes initiales \mathrm{d}\alpha/\mathrm{d}t sur la figure 11-b pour au moins deux températures, puis tracer ou calculer la régression linéaire de \ln k en fonction de 1/T.
Voir la stratégieStratégie
- Mesurer les pentes des droites \alpha(t) sur la figure 11-b pour les trois températures afin d'en déduire les constantes de vitesse k(T) via la relation établie à la question Q37 : k = \dfrac{n_{\mathrm{Si}}^0}{3}\,\dfrac{\mathrm{d}\alpha}{\mathrm{d}t}.
- Linéariser la loi d'Arrhenius sous la forme \ln k = \ln A - \dfrac{E_a}{R}\dfrac{1}{T}.
- Déterminer l'énergie d'activation E_a à partir de la pente et le facteur pré-exponentiel A à partir de l'ordonnée à l'origine.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploiter la représentation d'Arrhenius \ln k = f(1/T) pour déduire l'énergie d'activation E_a = -R \times \text{pente} et le facteur A à l'ordonnée à l'origine.
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D'après la question Q37, pour une cinétique d'ordre 0, le taux de nitruration vérifie :
où la quantité initiale de silicium vaut :
Sur la figure 11-b, l'évolution de \alpha(t) est linéaire sur l'intervalle [0\,;\,30\text{ min}]. On relève les valeurs de \alpha à t = 30\text{ min} = 1\,800\text{ s} pour chaque température :
T_1 = 1\,300\ ^\circ\mathrm{C} = 1\,573\text{ K} : \alpha(30\text{ min}) \approx 14\,\% = 0{,}14, d'où :
k_1 = \frac{6{,}78 \times 0{,}14}{1\,800} \approx 5{,}3 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1} \quad (1/T_1 \approx 6{,}36 \times 10^{-4}\text{ K}^{-1})T_2 = 1\,350\ ^\circ\mathrm{C} = 1\,623\text{ K} : \alpha(30\text{ min}) \approx 20{,}7\,\% \approx 0{,}21, d'où :
k_2 = \frac{6{,}78 \times 0{,}207}{1\,800} \approx 7{,}8 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1} \quad (1/T_2 \approx 6{,}16 \times 10^{-4}\text{ K}^{-1})T_3 = 1\,400\ ^\circ\mathrm{C} = 1\,673\text{ K} : \alpha(30\text{ min}) \approx 25\,\% = 0{,}25, d'où :
k_3 = \frac{6{,}78 \times 0{,}25}{1\,800} \approx 9{,}4 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1} \quad (1/T_3 \approx 5{,}98 \times 10^{-4}\text{ K}^{-1})
D'après la loi d'Arrhenius (question Q38), \ln k = \ln A - \dfrac{E_a}{R}\dfrac{1}{T}. En exploitant par exemple les deux points extrêmes T_1 et T_3 :
On en déduit l'énergie d'activation E_a :
Le facteur pré-exponentiel A s'obtient alors par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II · Formation de dioxyde de silicium sur un circuit imprimé
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : nombre d'oxydation, réaction d'oxydoréduction
Écrire la réaction de formation de à partir de dioxygène, puis à partir de . Justifier le terme d'oxydant employé pour ces deux composés.
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Écrire les équations d'oxydation sèche et humide ; repérer la variation du nombre d'oxydation du silicium (qui passe de 0 à +IV) et des espèces oxydantes.
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Écrire les équations redox ; le silicium est oxydé de 0 à +IV tandis que l'oxygène ou l'hydrogène est réduit, justifiant le qualificatif d'oxydant.
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1. Équations de formation de \mathrm{SiO}_2
À partir de dioxygène (oxydation par voie sèche) : Le silicium solide réagit directement avec le dioxygène gazeux :
\boxed{\mathrm{Si\,(s)} + \mathrm{O}_2\,\mathrm{(g)} = \mathrm{SiO}_2\,\mathrm{(s)}}À partir de vapeur d'eau (oxydation par voie humide) : L'énoncé précisant qu'un dégagement gazeux est observé, il s'agit de dihydrogène \mathrm{H}_2\,\mathrm{(g)} formé par réduction de l'eau :
\boxed{\mathrm{Si\,(s)} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}\,\mathrm{(g)} = \mathrm{SiO}_2\,\mathrm{(s)} + 2\,\mathrm{H}_2\,\mathrm{(g)}}
2. Justification du terme d'oxydant
Un oxydant est une espèce chimique capable de capter des électrons et d'oxyder une autre espèce (dont le nombre d'oxydation augmente) :
- Dans les deux réactions, le silicium passe du nombre d'oxydation \mathrm{n.o.(Si)} = 0 dans le corps simple \mathrm{Si\,(s)} au nombre d'oxydation \mathrm{n.o.(Si)} = +\mathrm{IV} dans le dioxyde de silicium \mathrm{SiO}_2\,\mathrm{(s)}. Le silicium subit donc bien une oxydation.
- Dans le cas du dioxygène \mathrm{O}_2\,\mathrm{(g)}, l'oxygène passe du nombre d'oxydation 0 à -\mathrm{II} dans \mathrm{SiO}_2\,\mathrm{(s)} : l'élément oxygène est réduit en captant des électrons. \mathrm{O}_2 est donc l'oxydant.
- Dans le cas de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}\,\mathrm{(g)}, l'hydrogène passe du nombre d'oxydation +\mathrm{I} à 0 dans \mathrm{H}_2\,\mathrm{(g)} : l'élément hydrogène est réduit en captant des électrons. L'eau joue donc le rôle d'oxydant vis-à-vis du silicium.
Résultat
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : analyse dimensionnelle, coefficient de transfert
Quelle est l'unité de ?
Voir l'indiceIndice
Analyser l'homogénéité de l'expression J_g = h_g(C_g - C_s) en rappelant qu'un flux molaire surfacique s'exprime en \mathrm{mol\cdot m^{-2}\cdot s^{-1}}.
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Égaler la dimension du flux molaire [J] = \text{mol}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1} à celle de h_g [C] pour en déduire [h_g] = \text{m}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation définissant le transport de matière à l'étape 1 :
Identifions les dimensions et unités des grandeurs en jeu dans le Système International (SI) :
J_g est un flux molaire surfacique (ou densité de flux molaire), c'est-à-dire une quantité de matière traversant une unité de surface par unité de temps :
[J_g] = \mathrm{mol}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1}C_g et C_s sont des concentrations molaires volumiques :
[C_g] = [C_s] = \mathrm{mol}\cdot\mathrm{m}^{-3}
On en déduit la dimension et l'unité du coefficient de transfert de matière h_g :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Structure de la matière › Cristallographie
Notions : quantité de matière, stœchiométrie
Déterminer pour le dioxygène et pour la vapeur d'eau. Calculer le nombre de moles d'oxydant nécessaires à la formation de de .
Voir l'indiceIndice
Déterminer le rapport \rho_{\mathrm{SiO_2}}/M_{\mathrm{SiO_2}} pour connaître la densité molaire de la silice formée, puis multiplier par le coefficient stœchiométrique de l'oxydant.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre de moles de \mathrm{SiO}_2 contenu dans un volume donné à l'aide de la masse volumique \rho_{\mathrm{SiO}_2} et de la masse molaire M_{\mathrm{SiO}_2}.
- Utiliser la stœchiométrie des réactions d'oxydation sèche et humide établies en Q40 pour relier la quantité d'oxydant consommé à la quantité de dioxyde de silicium formé.
- Effectuer les applications numériques pour N_v et pour le volume V = 1\text{ cm}^3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exprimer N_v = \rho_{\mathrm{SiO}_2} N_A / M_{\mathrm{SiO}_2} et relier par la stœchiométrie le volume d'oxyde à la quantité de matière d'oxydant consommé.
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La masse molaire du dioxyde de silicium \mathrm{SiO}_2 vaut :
Pour un volume V de \mathrm{SiO}_2 formé, la quantité de matière correspondante est :
D'après les équations-bilans obtenues à la question Q40 :
Oxydation sèche par le dioxygène (\mathrm{Si} + \mathrm{O}_2 \rightarrow \mathrm{SiO}_2) : la formation de 1\text{ mol} de \mathrm{SiO}_2 requiert 1\text{ mol} de \mathrm{O}_2. Ainsi, n(\mathrm{O}_2) = n_{\mathrm{SiO}_2}, d'où :
\boxed{ N_{v,\mathrm{O}_2} = \frac{n(\mathrm{O}_2)}{V} = \frac{\rho_{\mathrm{SiO}_2}}{M_{\mathrm{SiO}_2}} }Oxydation humide par la vapeur d'eau (\mathrm{Si} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \rightarrow \mathrm{SiO}_2 + 2\,\mathrm{H}_2) : la formation de 1\text{ mol} de \mathrm{SiO}_2 requiert 2\text{ mol} de \mathrm{H}_2\mathrm{O}. Ainsi, n(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = 2\,n_{\mathrm{SiO}_2}, d'où :
\boxed{ N_{v,\mathrm{H}_2\mathrm{O}} = \frac{n(\mathrm{H}_2\mathrm{O})}{V} = \frac{2\rho_{\mathrm{SiO}_2}}{M_{\mathrm{SiO}_2}} = 2 N_{v,\mathrm{O}_2} }
Application numérique : La masse volumique physique de la silice amorphe est de 2{,}20\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 2{,}20\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} (la valeur \rho_{\mathrm{SiO}_2} = 2{,}20\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} imprimée en fin de sujet comporte manifestement une coquille sur la puissance de dix) :
Pour un volume V = 1\text{ cm}^3 = 10^{-6}\text{ m}^3 de \mathrm{SiO}_2 formé :
avec le dioxygène :
\boxed{ n(\mathrm{O}_2) = N_{v,\mathrm{O}_2} \times V = 3{,}66 \times 10^{-2}\text{ mol} = 36{,}6\text{ mmol} }avec la vapeur d'eau :
\boxed{ n(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = N_{v,\mathrm{H}_2\mathrm{O}} \times V = 7{,}32 \times 10^{-2}\text{ mol} = 73{,}2\text{ mmol} }
Remarque : si l'on applique strictement la valeur brute de l'énoncé (\rho_{\mathrm{SiO}_2} = 2{,}20\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), les résultats numériques sont divisés par 10^3, soit N_{v,\mathrm{O}_2} = 36{,}6\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} (n(\mathrm{O}_2) = 36{,}6\ \mu\mathrm{mol}) et N_{v,\mathrm{H}_2\mathrm{O}} = 73{,}2\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} (n(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = 73{,}2\ \mu\mathrm{mol}).
Résultat
Question 43
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : modèle de deal-grove, équation de diffusion
Justifier que le flux molaire surfacique est uniforme dans l'ensemble de la structure. Démontrer alors que l'épaisseur de la couche d'oxyde suit une loi de la forme
Identifier les constantes , et en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Égaler les flux molaires surfaciques en régime quasi-stationnaire (J_g = J_d = J_r) pour exprimer C_i, relier ce flux à la vitesse de croissance \mathrm{d}x/\mathrm{d}t = J/N_v, puis intégrer par séparation des variables.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier l'égalité des flux molaires surfaciques (J_g = J_d = J_r) en exploitant l'approximation des régimes quasi-stationnaires (absence d'accumulation d'oxydant dans les différentes couches).
- Exprimer le flux global J en fonction de la concentration extérieure C_g par sommation des chutes de concentration à travers les trois étapes en série.
- Relier ce flux à la vitesse de croissance \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} grâce à la définition de N_v, puis intégrer l'équation différentielle séparable entre t=0 (x=x_0) et t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égaler les flux en régime stationnaire (transfert gazeux, diffusion de Fick, réaction interfaciale) et intégrer dx/dt = F/N_v pour obtenir la relation de Deal-Grove.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Uniformité du flux molaire surfacique :
Le système est étudié en régime quasi-stationnaire : la concentration en oxydant n'évolue pas localement dans le temps (\partial C / \partial t \approx 0). Par conservation de la matière en géométrie unidimensionnelle, le flux surfacique ne subit aucune accumulation ni dans la couche limite gazeuse, ni au sein de la couche d'oxyde \mathrm{SiO_2}. La continuité du flux aux interfaces impose donc l'égalité des flux des trois étapes en série :
2. Expression du flux J en fonction de C_g :
D'après les relations données pour chaque étape :
En sommant ces trois équations, les concentrations intermédiaires C_s et C_i s'éliminent :
D'où le flux surfacique d'oxydant :
3. Équation différentielle de croissance de la couche :
Pendant la durée \mathrm{d}t, la formation d'une couche d'épaisseur \mathrm{d}x sur une surface S correspond à un volume créé \mathrm{d}V = S \, \mathrm{d}x. Le nombre de moles d'oxydant consommé s'écrit \mathrm{d}n = N_v \, \mathrm{d}V = N_v S \, \mathrm{d}x. Le flux molaire surfacique arrivant à l'interface réactionnelle étant J = \frac{1}{S} \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t}, on a :
En égalant les deux expressions de J :
En multipliant par \frac{2D}{N_v}, on sépare les variables :
4. Intégration et identification des constantes :
En intégrant entre t = 0 (où x(0) = x_0) et l'instant t :
En posant :
l'équation devient :
On retrouve bien la forme demandée :
avec les constantes :
Résultat
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : modèle de deal-grove, comportement asymptotique
Exprimer . Identifier deux régimes de croissance de la couche de dioxyde en considérant le comportement asymptotique
Représenter alors de façon asymptotique l'évolution de .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation du second degré en x(t), puis réaliser des développements limités selon la prépondérance du terme de diffusion ou du terme de réaction interfaciale.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation du second degré x^2 + Ax - B(t+\tau) = 0 établie à la question précédente en ne conservant que la solution physiquement acceptable (x(t) \geqslant 0).
- Réaliser un développement limité pour le régime aux temps courts (t+\tau \ll \frac{A^2}{4B}), puis un équivalent pour le régime aux temps longs (t+\tau \gg \frac{A^2}{4B}).
- Tracer l'allure de la courbe x(t) avec ses deux asymptotes (linéaire puis parabolique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Résoudre le trinôme : identifier le régime linéaire cinétique aux temps courts puis le régime parabolique diffusif aux temps longs, et tracer l'allure de x(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation obtenue à la question Q43, l'épaisseur x(t) vérifie l'équation du second degré :
Le discriminant associé est \Delta = A^2 + 4B(t+\tau) > 0. L'épaisseur x(t) étant positive, on ne retient que la racine positive :
1. Régime aux temps courts : t + \tau \ll \frac{A^2}{4B} En posant u = \frac{4B(t+\tau)}{A^2} \ll 1, on effectue un développement limité à l'ordre 1 :
On en déduit :
Il s'agit du régime linéaire. La vitesse de croissance \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} \approx \frac{B}{A} est constante. D'après les expressions de A et B, ce régime est gouverné par la réaction chimique à l'interface et le transport dans la phase gazeuse.
2. Régime aux temps longs : t + \tau \gg \frac{A^2}{4B} Le terme sous la racine est dominé par le second terme :
On obtient :
Il s'agit du régime parabolique. La vitesse de croissance diminue au fur et à mesure que la couche d'oxyde s'épaissit, car la cinétique globale est alors limitée par la diffusion de l'oxydant à travers la couche de \mathrm{SiO}_2.
Représentation asymptotique de x(t)
Résultat
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : temps caractéristique, approximation du régime quasi-stationnaire
追Comparer le temps caractéristique de diffusion issu de l'étape 2 au temps caractéristique de croissance de la couche de . Sous quelle condition peut-on se placer en régime quasi-stationnaire ?
Voir l'indiceIndice
Estimer le temps de diffusion d'une particule à travers l'oxyde \tau_{\mathrm{diff}} \sim x^2/D et le comparer au temps caractéristique de croissance macroscopique de la couche.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps caractéristique de diffusion \tau_{\text{diff}} de l'oxydant à travers la couche d'épaisseur x à l'aide de l'équation de la diffusion (loi de Fick).
- Exprimer le temps caractéristique de croissance \tau_{\text{croiss}} de la couche à partir de la vitesse de déplacement de l'interface \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}.
- Établir le rapport entre ces deux temps et en déduire la condition physique assurant la validité du régime quasi-stationnaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparer le temps de diffusion \tau_{\mathrm{diff}} \sim x^2/D au temps de croissance de la couche : la condition \tau_{\mathrm{diff}} \ll \tau_{\mathrm{croissance}} valide l'ARQS.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Temps caractéristique de diffusion
Au sein de la couche de silice de coordonnées z \in [0, x(t)], l'équation de diffusion unidimensionnelle régissant la concentration C(z, t) de l'oxydant s'écrit :
Par analyse dimensionnelle sur une épaisseur caractéristique x, le temps nécessaire au profil de concentration pour s'établir par diffusion à travers la couche vaut :
2. Temps caractéristique de croissance de la couche
La cinétique de croissance est quantifiée par la vitesse de progression du front d'oxydation \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}. Le temps caractéristique de croissance pour atteindre l'épaisseur x est donc :
D'après la conservation molaire à l'interface, on a N_v \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = J. En considérant le flux de diffusion J \approx J_d = \frac{D}{x}(C_s - C_i) \sim \frac{D C_g}{x}, il vient :
3. Comparaison et condition de régime quasi-stationnaire
En effectuant le rapport des deux temps caractéristiques, on obtient :
Le régime quasi-stationnaire est valide si le temps de diffusion à travers la couche est très petit devant le temps de croissance de celle-ci, c'est-à-dire si le profil de concentration s'adapte quasi instantanément à l'augmentation d'épaisseur de la couche :
La condition sur les concentrations s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.