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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2022

Étude physique d'un capteur de position

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 18 questions sur 38. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 16 · PTSI 16 · MP2I 16 · TSI1 16 · BCPST1 4 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électrocinétique et électronique, Électromagnétisme, Mécanique · 8 incontournables · 18 questions de première année
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Ce sujet aborde de façon très complète l'ensemble d'une chaîne de mesure instrumentale fondée sur un capteur inductif de position (LVDT, pour Linear Variable Differential Transformer). Il balaye une remarquable diversité du programme de physique de la filière PSI en articulant avec fluidité quatre domaines majeurs : l'électromagnétisme des milieux magnétiques en régime quasi-permanent, l'électronique analogique non linéaire (oscillateur de relaxation et conformateur à diodes), la détection synchrone, ainsi que la dynamique d'un accéléromètre asservi en référentiel non galiléen.

D'un niveau technique très équilibré et sans lourdeur calculatoire excessive, cette épreuve constitue un sujet de révision incontournable pour les étudiants de PSI. Elle illustre parfaitement le lien entre la modélisation locale de champs magnétiques, la mise en équation de circuits couplés et le traitement du signal associé à un capteur industriel réel.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,22/20)
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

22 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (22) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q18 à Q38 : Les parties III (électronique) et IV (mécanique et asservissement) sont indépendantes des deux premières : elles peuvent être abordées directement sans avoir traité les parties I et II.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

38 questions
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Partie I : Étude de l'état de référence

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : équation de maxwell-ampère, théorème d'ampère, excitation magnétique

Énoncer dans le cadre de ce régime l'équation Maxwell-Ampère reliant le vecteur excitation magnétique et , on précisera la nature de . En déduire la forme générale de l'énoncé du théorème d'Ampère.

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Écrire le rotationnel de \vec{H} en négligeant le terme de courant de déplacement de Maxwell, et appliquer le théorème de Stokes pour retrouver la circulation le long d'un contour fermé.

Voir la réponse courte

Énoncé de \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{H} = \vec{\jmath} en ARQS magnétique et intégration par Stokes pour obtenir le théorème d'Ampère sur la circulation de \vec{H}.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-permanents (ARQP), le courant de déplacement \dfrac{\partial \vec{D}}{\partial t} est négligeable devant la densité volumique de courant. L'équation de Maxwell-Ampère s'écrit alors :

\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{H} = \vec{\jmath}}

Le vecteur \vec{\jmath} représente la densité volumique de courant libre (ou courant de conduction), par opposition aux courants liés de polarisation et d'aimantation déjà pris en compte dans la définition du champ d'excitation magnétique \vec{H}.

Pour établir le théorème d'Ampère, considérons un contour fermé et orienté \Gamma, bordant une surface ouverte S orientée selon la règle de la main droite (ou du tire-bouchon). En intégrant l'équation de Maxwell-Ampère sur S et en utilisant le théorème de Stokes :

\begin{aligned} \oint_{\Gamma} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \iint_{S} (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{H}) \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \iint_{S} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \end{aligned}

L'intégrale de flux du courant libre représente le courant libre algébrique total enlacé par le contour \Gamma, noté I_{\text{enlacé}}. On en déduit l'énoncé du théorème d'Ampère :

\boxed{\oint_{\Gamma} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}}}

La circulation du vecteur excitation magnétique \vec{H} le long d'un contour fermé orienté \Gamma est égale à la somme algébrique des courants libres enlacés par ce contour.

Résultat

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Soignez la restitution de cours en définissant précisément le vecteur densité de courants libres dans l'équation de Maxwell-Ampère.

« Beaucoup d’erreurs sur des questions de restitution de connaissances. Peu de candidats définissent convenablement le vecteur densité de courants libres, même si l’équation de Maxwell-Ampère est souvent écrite correctement. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : équation de maxwell-thomson, flux magnétique

Énoncer l'équation de Maxwell-Thomson (également appelée Maxwell-Flux) et en déduire la propriété correspondante du flux du champ magnétique.

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Rappeler la nullité de la divergence du champ magnétique et en déduire la nullité de son flux à travers toute surface fermée (flux conservatif).

Voir la stratégie
  1. Énoncer la forme locale de l'équation de Maxwell-Thomson (ou Maxwell-Flux).
  2. Appliquer le théorème de Green-Ostrogradski pour exprimer le flux du champ magnétique à travers une surface fermée quelconque, puis en déduire le caractère conservatif du flux magnétique.
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Énoncé de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, d'où le caractère conservatif du flux magnétique à travers toute surface fermée.

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L'équation locale de Maxwell-Thomson (ou Maxwell-Flux) s'écrit :

\boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}

Soit une surface fermée quelconque \Sigma orientée vers l'extérieur et délimitant un volume V. D'après le théorème de Green-Ostrogradski, le flux sortant du champ magnétique \vec{B} à travers \Sigma s'exprime par :

\begin{aligned} \Phi_{\Sigma} &= \oiint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iiint_{V} \mathrm{div}\,\vec{B} \, \mathrm{d}\tau = 0 \end{aligned}

Le flux du champ magnétique à travers toute surface fermée est donc rigoureusement nul :

\boxed{\oiint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0}

On en déduit que le flux du champ magnétique est conservatif : à travers toute surface ouverte s'appuyant sur un contour fermé orienté \Gamma, le flux de \vec{B} ne dépend que de ce contour \Gamma et non de la surface choisie.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas Maxwell-Thomson et Maxwell-Faraday, et pensez à démontrer le caractère conservatif du flux magnétique.

« Les équations de Maxwell-Thomson et Maxwell-Faraday sont parfois confondues. Le flux conservatif de ⃗B a souvent été mentionné, plus rarement démontré. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie du champ magnétique

Quelle est la direction du champ magnétique en tout point du plan passant par et orthogonal à ?

Voir l'indice

Identifier les plans de symétrie de la distribution de courants orthoradiaux dans le transformateur non décentré pour déterminer l'orientation de \vec{B}(r, \theta, z=0).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du plan \Pi passant par O et orthogonal à \vec{u}_z (plan z = 0) vis-à-vis de la distribution de courants et des matériaux ferromagnétiques dans l'état de référence.
  2. Appliquer les propriétés de symétrie du champ magnétique (vecteur axial / pseudovectoriel) pour en déduire sa direction en tout point de ce plan.
Voir la réponse courte

Analyse des symétries du plan z = 0 pour déterminer si le champ magnétique lui est normal ou tangent.

Voir le corrigé complet

Dans l'état de référence (z=0), le noyau ferromagnétique est centré en O, et la géométrie de l'ensemble (noyau, culasse, bobinage primaire) est symétrique par rapport au plan \Pi passant par O et orthogonal à \vec{u}_z (plan z=0).

Les courants d'alimentation du circuit primaire circulent de manière orthoradiale, selon \vec{u}_\theta. Par réflexion orthogonale par rapport au plan \Pi (z \mapsto -z) :

\vec{u}_r \longmapsto \vec{u}_r, \quad \vec{u}_\theta \longmapsto \vec{u}_\theta, \quad \vec{u}_z \longmapsto -\vec{u}_z

Le vecteur densité de courant \vec{\jmath} = j_\theta \vec{u}_\theta est donc invariant par cette réflexion. Ainsi, le plan \Pi est un plan de symétrie pour la distribution de courants.

Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudovecteurs (vecteurs axiaux), il est orthogonal à tout plan de symétrie des sources en chacun de ses points :

\forall M \in \Pi, \quad \vec{B}(M) \perp \Pi

Comme le plan \Pi est orthogonal au vecteur unitaire \vec{u}_z, le champ magnétique \vec{B} en tout point de ce plan est colinéaire à \vec{u}_z.

\boxed{\text{En tout point du plan passant par } O \text{ et orthogonal à } \vec{u}_z\text{, le champ } \vec{B} \text{ est dirigé selon l'axe } Oz \text{ (porté par } \vec{u}_z\text{).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez bien la direction et les dépendances du champ magnétique, et assurez-vous de la cohérence avec la carte des lignes de champ.

« L’étude des symétries et des invariances est souvent confuse : de nombreux candidats confondent les directions et les dépendances du champ magnétique. D’autre part, certains candidats proposent une direction du champ magnétique incohérente avec la carte de lignes de champ. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : invariance, symétrie du champ magnétique

En un point de coordonnées quelconques, que peut-on dire des coordonnées du champ magnétique compte tenu des symétries du problème ?

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Exploiter l'invariance par rotation autour de l'axe Oz et l'antisymétrie par rapport aux plans méridiens contenant l'axe Oz pour annuler la composante orthoradiale.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'invariance par rotation de la distribution des courants autour de l'axe (Oz) pour déterminer les variables dont dépend le champ magnétique.
  2. Identifier la nature de tout plan méridien pour la distribution de courant afin de déterminer l'orientation de \vec{B}(M) et en déduire la composante nulle.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour de l'axe (Oz) et antisymétrie par rapport aux plans méridiens, impliquant B_{\theta} = 0.

Voir le corrigé complet

L'étude des symétries et invariances de la distribution de courant dans l'état de référence donne :

  • Invariance par rotation : le dispositif présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz). La géométrie et la distribution de courant sont donc invariantes par toute rotation d'angle \theta autour de cet axe. Par conséquent, aucune composante du champ magnétique ne dépend de la coordonnée angulaire \theta :

    \frac{\partial B_r}{\partial \theta} = \frac{\partial B_\theta}{\partial \theta} = \frac{\partial B_z}{\partial \theta} = 0
  • Plan méridien : considérons en un point M(r,\theta,z) le plan méridien \Pi_m = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z). Le courant primaire circule dans des spires enroulées autour de l'axe (Oz), de sorte que la densité de courant est purement orthoradiale : \vec{\jmath} = j_\theta(r,z)\,\vec{u}_\theta. Lors de la réflexion par rapport au plan \Pi_m, le vecteur \vec{u}_\theta est changé en son opposé :

    \vec{\jmath}\,' = -\vec{\jmath}

    Tout plan méridien \Pi_m est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant. Le champ magnétique \vec{B} étant un vecteur axial (ou pseudo-vecteur), \Pi_m est un plan de symétrie pour le champ magnétique.

    Puisque le point M appartient à \Pi_m, le vecteur \vec{B}(M) doit être contenu dans ce plan :

    \vec{B}(M) \in \text{Vect}(\vec{u}_r, \vec{u}_z) \implies B_\theta = 0

En conclusion, en tout point M(r,\theta,z), les composantes du champ magnétique vérifient :

\boxed{B_r = B_r(r, z), \quad B_\theta = 0, \quad B_z = B_z(r, z)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez bien la direction et les dépendances du champ magnétique, et assurez-vous de la cohérence avec la carte des lignes de champ.

« L’étude des symétries et des invariances est souvent confuse : de nombreux candidats confondent les directions et les dépendances du champ magnétique. D’autre part, certains candidats proposent une direction du champ magnétique incohérente avec la carte de lignes de champ. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : carte de champ magnétique

Le résultat de la simulation numérique est-il compatible avec ceux des questions 3 et 4 ? On justifiera précisément la réponse.

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Vérifier visuellement sur la figure 3 si les lignes de champ restent dans les plans méridiens et traversent orthogonalement le plan de symétrie médian z=0.

Voir la réponse courte

Vérification de la cohérence de la simulation avec l'annulation de B_{\theta} et les directions prévues sur le plan médian.

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Le résultat de la simulation numérique présenté sur la figure 3 est parfaitement compatible avec les conclusions des questions 3 et 4 :

  • Compatibilité avec la question 3 : D'après la question 3, le plan passant par l'origine O et orthogonal à \vec{u}_z (le plan z=0) est un plan d'antisymétrie pour \vec{B}, de sorte que le champ y est purement axial :

    \vec{B}(r, \theta, 0) = B_z(r, 0)\,\vec{u}_z \quad \implies \quad B_r(r, 0) = 0

    Sur la figure 3, au niveau de l'axe médian z=0, on constate bien que les lignes de champ coupent la droite radiale perpendiculairement : leur tangente y est strictement parallèle à l'axe (Oz). Le champ y est donc purement dirigé selon \vec{u}_z, ce qui valide le résultat de la question 3.

  • Compatibilité avec la question 4 : D'après la question 4, compte tenu des invariances et symétries :

    • B_\theta = 0 en tout point : le champ magnétique est purement méridien. Les lignes de champ sont donc entièrement contenues dans les plans méridiens contenant l'axe (Oz), ce qui permet de les tracer sous forme de boucles fermées dans le plan de coupe de la figure 3 sans composante transverse à la feuille.
    • Les composantes B_r(r, z) et B_z(r, z) sont indépendantes de \theta en raison de la symétrie de révolution. La cartographie représentée dans un plan méridien particulier est donc identique dans n'importe quel autre plan méridien.
\boxed{\text{La simulation numérique est pleinement compatible avec les résultats des questions 3 et 4.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez attentivement la cohérence entre la direction trouvée pour le champ magnétique et les données de la simulation numérique.

« L’étude des symétries et des invariances est souvent confuse : de nombreux candidats confondent les directions et les dépendances du champ magnétique. D’autre part, certains candidats proposent une direction du champ magnétique incohérente avec la carte de lignes de champ. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie du champ magnétique, parité

Justifier les propriétés de parité de ces deux composantes du champ.

Voir l'indice

Appliquer les règles de transformation du vecteur pseudo-vecteur \vec{B} par la réflexion par rapport au plan z=0 pour en déduire les parités de B_r et B_z.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du plan z=0 pour les sources de champ (distribution de courants) et la géométrie du dispositif dans l'état de référence.
  2. Utiliser la règle de transformation du champ magnétique (vecteur axial / pseudovecteur) par réflexion par rapport à ce plan pour relier le champ au point M(r,\theta,z) et au point symétrique M'(r,\theta,-z).
  3. En déduire la parité des composantes B_r(r,z) et B_z(r,z) par rapport à la variable z.
Voir la réponse courte

Exploitation du caractère de pseudo-vecteur du champ magnétique sous réflexion par rapport au plan z = 0 pour obtenir la parité de ses composantes.

Voir le corrigé complet

Dans l'état de référence, le noyau ferromagnétique cylindrique est centré en O (z=0), la culasse et l'enroulement primaire sont également symétriques par rapport au plan \Pi = (z=0).

Les courants d'alimentation du primaire circulent de manière orthoradiale : \vec{\jmath} = j_\theta\,\vec{u}_\theta. Soit le point M de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) et son symétrique par rapport au plan \Pi, le point M'(r, \theta, -z). Par réflexion plane par rapport à \Pi :

\vec{u}_r \longrightarrow \vec{u}_r, \quad \vec{u}_\theta \longrightarrow \vec{u}_\theta, \quad \vec{u}_z \longrightarrow -\vec{u}_z

Le vecteur densité de courant vérifie donc \vec{\jmath}(M') = \vec{\jmath}(M) : le plan \Pi est un plan de symétrie pour la distribution de courants.

Le champ magnétique \vec{B} étant un pseudovecteur (vecteur axial), il se transforme par une symétrie plane \mathcal{S}_\Pi selon :

\vec{B}(M') = -\mathcal{S}_\Pi\!\left(\vec{B}(M)\right)

Sachant que \vec{B}(M) = B_r(r, z)\,\vec{u}_r + B_z(r, z)\,\vec{u}_z (d'après la question Q4), on a :

\begin{aligned} \mathcal{S}_\Pi\!\left(\vec{B}(M)\right) &= B_r(r, z)\,\vec{u}_r - B_z(r, z)\,\vec{u}_z \\ \implies \vec{B}(M') &= -B_r(r, z)\,\vec{u}_r + B_z(r, z)\,\vec{u}_z \end{aligned}

Or, par définition du champ en M'(r, \theta, -z) :

\vec{B}(M') = B_r(r, -z)\,\vec{u}_r + B_z(r, -z)\,\vec{u}_z

Par identification des composantes selon \vec{u}_r et \vec{u}_z, on en déduit les propriétés de parité en z :

\boxed{B_r(r, -z) = -B_r(r, z) \quad \text{($B_r$ est impaire en $z$)} \qquad \text{et} \qquad B_z(r, -z) = B_z(r, z) \quad \text{($B_z$ est paire en $z$)}}

Ce résultat est parfaitement conforme aux tracés de la figure 4.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez le bon plan de symétrie pour justifier rigoureusement le caractère pair ou impair des composantes du champ.

« Les caractères pair et impair ont été mal justifiés et pas toujours constatés, à cause du plan de symétrie non observé. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : ligne de champ magnétique

Représenter sommairement l'allure d'une ligne de champ. Après avoir orienté cette ligne, justifier le signe des composantes du champ magnétique observé en figure 4.

Voir l'indice

Utiliser la règle de la main droite associée au sens du courant i_p > 0 dans l'enroulement pour orienter la circulation et lire le signe des projections sur \vec{u}_r et \vec{u}_z.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'orientation globale du champ dans le noyau à partir des données de l'énoncé (i_p > 0 \implies flux selon +\vec{u}_z).
  2. Tracer une ligne de champ fermée dans le demi-plan méridien (r \ge 0, z) en faisant apparaître le parcours dans le noyau et le retour par la culasse.
  3. Projeter le vecteur tangent \vec{B} sur \vec{u}_z et \vec{u}_r pour en déduire les signes des composantes B_z et B_r selon que z < 0, z = 0 ou z > 0.
Voir la réponse courte

Allure fermée d'une ligne de champ orientée selon la règle de la main droite et détermination du signe des composantes B_r et B_z.

Voir le corrigé complet

1. Allure et orientation d'une ligne de champ

D'après le préambule de l'énoncé, un courant primaire i_p > 0 génère un flux magnétique algébrique orienté selon +\vec{u}_z. Dans le noyau ferromagnétique (r < a), le champ magnétique est donc globalement dirigé vers les z croissants : la ligne de champ est orientée dans le sens de +\vec{u}_z au cœur du dispositif.

Le champ magnétique étant à flux conservatif (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), ses lignes de champ sont des courbes fermées. Elles se rebouclent par la culasse ferromagnétique externe :

2. Justification du signe des composantes du champ (figure 4)

Pour un point situé dans le noyau (0 < r < a) :

  • Composante axiale B_z = \vec{B} \cdot \vec{u}_z : Puisque la ligne de champ parcourt le noyau dans le sens des z croissants pour aller de z_1 vers z_2, le vecteur \vec{B} présente en tout point du noyau une projection positive sur \vec{u}_z :

    \boxed{B_z > 0 \quad \text{pour tout } z \in [z_1, z_2]}

    Cette composante est maximale au centre (z = 0) où les lignes sont les plus resserrées.

  • Composante radiale B_r = \vec{B} \cdot \vec{u}_r :

    • Pour z < 0, les lignes de champ proviennent de la culasse et convergent vers l'intérieur du noyau : le vecteur \vec{B} est incliné vers l'axe de révolution (vers les r décroissants). Ainsi, sa projection sur \vec{u}_r est négative :

      \boxed{B_r(r, z) < 0 \quad \text{pour } z < 0}
    • En z = 0, le plan z = 0 étant plan de symétrie des courants (question Q3), le champ magnétique est strictement axial :

      \boxed{B_r(r, z=0) = 0}
    • Pour z > 0, les lignes de champ s'évasent pour quitter le noyau et rejoindre la culasse externe : le vecteur \vec{B} pointe vers l'extérieur (vers les r croissants). Sa projection sur \vec{u}_r est positive :

      \boxed{B_r(r, z) > 0 \quad \text{pour } z > 0}

Ces déductions correspondent exactement aux signes et comportements présentés sur la figure 4.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Produisez un raisonnement clair et succinct pour orienter la ligne de champ et justifier le signe des composantes.

« Les candidats ont ici montré des difficultés à produire des raisonnements clairs et succincts. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : conservation du flux magnétique, équation de maxwell-thomson

Justifier cette observation par un calcul littéral. Peut-on, sur la figure 3, observer ce phénomène à d'autres endroits ?

Voir l'indice

Utiliser l'équation \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 en coordonnées cylindriques au voisinage de l'axe pour relier la dérivée spatiale radiale de B_r à la variation axiale \partial B_z/\partial z.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les conditions de passage pour le champ magnétique à l'interface entre un milieu ferromagnétique parfait (\mu_r \to \infty) sans courants surfaciques et l'air (\mu_r = 1).
  2. Appliquer ces conditions aux faces planes transverses du noyau ferromagnétique situées en z_1 et z_2 pour en déduire l'annulation de la composante tangentielle B_r.
  3. Identifier sur la figure 3 les autres frontières ferromagnétique/air où l'orthogonalité des lignes de champ à la surface s'applique.
Voir la réponse courte

Exploitation locale de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 en coordonnées cylindriques pour relier la variation axiale de B_z à la composante radiale B_r.

Voir le corrigé complet

Considérons l'interface plane en z = z_2 (ou z = z_1) séparant le noyau ferromagnétique (milieu 1) de l'air (milieu 2). La normale à cette interface est orientée selon \vec{u}_z.

Le matériau ferromagnétique est supposé parfait et sans pertes : sa conductivité est nulle (\sigma = 0, donc absence de courants de surface : \vec{\jmath}_s = \vec{0}) et sa perméabilité magnétique relative tend vers l'infini (\mu_r \to \infty).

La relation de passage de la composante tangentielle du champ d'excitation magnétique \vec{H} à l'interface s'écrit :

\vec{H}_{2,t} - \vec{H}_{1,t} = \vec{\jmath}_s \wedge \vec{n}_{1\to 2} = \vec{0} \implies \vec{H}_{2,t} = \vec{H}_{1,t}

Dans le milieu ferromagnétique, l'induction magnétique \vec{B}_1 = \mu_0 \mu_r \vec{H}_1 restant bornée, le champ d'excitation y est quasi nul :

\vec{H}_{1} = \frac{\vec{B}_1}{\mu_0 \mu_r} \xrightarrow[\mu_r \to \infty]{} \vec{0}

Par continuité de la composante tangentielle, on a donc immédiatement dans l'air, au voisinage de l'interface :

\vec{H}_{2,t} = \vec{0} \implies \vec{B}_{2,t} = \mu_0 \vec{H}_{2,t} = \vec{0}

Pour les faces planes d'extrémités en z_1 et z_2, la normale est portée par \vec{u}_z, de sorte que la composante tangentielle est la composante radiale (B_\theta = 0) :

\boxed{B_r(r, z_2^+) = 0 \quad \text{et} \quad B_r(r, z_1^-) = 0}

Les lignes de champ sortent donc rigoureusement orthogonales à la face plane (c'est-à-dire parallèles à \vec{u}_z), ce qui justifie que |B_r| devienne extrêmement faible juste après z_2 et juste avant z_1.

Autres endroits observables sur la figure 3 : Cette propriété d'orthogonalité du champ magnétique aux frontières d'un matériau de perméabilité infinie (\vec{B} \perp \text{surface}) s'observe en d'autres points de la figure 3 :

  • Sur les parois planes verticales internes de la culasse ferromagnétique (en z = -L et z = +L), les lignes de champ arrivent orthogonalement à la paroi, donc selon \vec{u}_z, ce qui correspond là aussi à une composante B_r \approx 0 ;
  • Sur la surface cylindrique latérale du noyau (r = a) ainsi que sur la paroi interne de la culasse, les lignes de champ émergent orthogonalement au cylindre, donc de façon purement radiale (B_z \approx 0).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez le comportement des lignes de champ à l'interface d'un milieu de forte perméabilité en vous appuyant au besoin sur l'analogie avec Snell-Descartes.

« Le comportement des lignes de champ au passage d’un matériau de forte perméabilité est mal connu. On pouvait ici raisonner par analogie avec les lois de Snell-Descartes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : champ magnétique uniforme, carte de champ magnétique

Quels éléments observés en figures 3 et 5 permettent de justifier que l'on puisse considérer le champ magnétique comme uniforme au voisinage du centre du noyau.

Voir l'indice

Observer le parallélisme des lignes de champ au centre du noyau sur la figure 3 ainsi que la présence d'un plateau horizontal au voisinage de z=0 sur la figure 5.

Voir la réponse courte

Lignes de champ rectilignes et parallèles associées au palier horizontal de B_z(z) au centre du noyau ferromagnétique.

Voir le corrigé complet

Pour qu'un champ vectoriel soit considéré comme uniforme dans une région de l'espace, sa direction, son sens et sa norme doivent être constants dans cette région.

  • Sur la figure 3 (lignes de champ) : Au voisinage du centre du noyau (z \approx 0, r < a), les lignes de champ magnétique sont :

    • rectilignes et parallèles à l'axe Oz, ce qui indique que la direction du champ est constante (\vec{B} \approx B_z\,\vec{u}_z) ;
    • régulièrement espacées, ce qui traduit une densité de flux constante et donc une norme \|\vec{B}\| constante selon la direction radiale r.
  • Sur la figure 5 (profil de B_z sur l'axe Oz) : Au voisinage de z = 0, la courbe de B_z / B_{z,\max} :

    • présente un maximum en z = 0 avec une dérivée axiale nulle (\partial B_z / \partial z = 0, tangente horizontale) ;
    • forme un large plateau où la valeur reste très proche de B_{z,\max}, montrant que B_z varie très peu avec la coordonnée axiale z autour du centre.

L'association de ces deux observations justifie pleinement l'approximation d'un champ magnétique \vec{B} uniforme au voisinage du centre du noyau :

\boxed{\vec{B}(r, \theta, z) \approx B_m \, \vec{u}_z = \text{cte} \quad \text{au voisinage de } (r=0, z=0)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exprimez clairement le lien entre le caractère conservatif du flux magnétique, l'espacement des lignes de champ et l'uniformité du champ.

« Bien peu de candidats sont capables d’exprimer simplement et clairement le lien entre le caractère conservatif du champ magnétique, l’allure des lignes de champ et les variations du champ. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : ligne de champ magnétique, effet de bord

Quels éléments observés en figure 3 permettent d'expliquer la diminution de la composante du champ observée en figure 5 lorsqu'on se rapproche des bords du noyau ?

Voir l'indice

Remarquer l'évasement radial des lignes de champ à l'approche des extrémités axiales du noyau, traduisant l'apparition d'une composante B_r non nulle.

Voir la stratégie

Pour interpréter l'évolution de la composante axiale B_z à partir du tracé des lignes de champ :

  1. Observer l'orientation locale des lignes de champ (inclinaison par rapport à l'axe Oz) ;
  2. Analyser l'évolution de la densité surfacique de lignes de champ ainsi que les lignes qui s'échappent latéralement vers la culasse (conservation du flux).
Voir la réponse courte

L'évasement des lignes de champ à proximité des extrémités du noyau explique la diminution de la composante axiale B_z.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 3, deux éléments majeurs caractérisent le comportement des lignes de champ lorsqu'on s'éloigne du centre O vers les extrémités du noyau (z \to z_1 ou z \to z_2) :

  • L'incurvation des lignes de champ : au voisinage du centre, les lignes sont pratiquement rectilignes et parallèles à \vec{u}_z. En se rapprochant des bords, elles s'incurvent vers l'extérieur pour rejoindre la culasse ferromagnétique externe. Le vecteur champ magnétique \vec{B} acquiert ainsi une composante radiale B_r significative, ce qui diminue sa composante axiale B_z = \vec{B}\cdot\vec{u}_z = \|\vec{B}\|\cos\alpha (où \alpha est l'angle entre le champ et l'axe Oz).
  • L'échappement latéral des lignes de champ (baisse de la densité des lignes) : de nombreuses lignes de champ traversent la surface latérale du cylindre pour se reboucler dans la culasse à travers l'entrefer. Par conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), le flux axial à travers une section droite du noyau diminue au fur et à mesure que du flux s'échappe radialement, ce qui se traduit par un écartement des lignes de champ résiduelles et une diminution de l'intensité de B_z.
Voir ce qu'a relevé le jury

Reliez clairement la conservation du flux magnétique à l'allure des lignes de champ pour expliquer la diminution de sa composante axiale.

« Bien peu de candidats sont capables d’exprimer simplement et clairement le lien entre le caractère conservatif du champ magnétique, l’allure des lignes de champ et les variations du champ. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : inductance mutuelle, flux magnétique

Dans le cadre de ces hypothèses simplificatrices, montrer que les deux inductances mutuelles et sont identiquement égales à une même valeur notée . Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer le flux magnétique embrassé par l'ensemble des n L_{\max} spires de chaque secondaire sous les hypothèses de champ créneaux proposées.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique à travers une spire selon qu'elle entoure ou non le noyau ferromagnétique, en exploitant les hypothèses \mathrm{H}_1, \mathrm{H}_2 et \mathrm{H}_3.
  2. Calculer le flux total embrassé par chaque circuit secondaire dans l'état de référence (z=0), où le noyau pénètre symétriquement dans chacun des deux secondaires sur une longueur L_{\max}.
  3. En déduire les inductances mutuelles M_1 et M_2 par la relation \Phi = M i_p et donner l'expression de leur valeur commune M_0.
Voir la réponse courte

Calcul du flux créé par le solénoïde primaire à travers les spires secondaires en position symétrique pour exprimer M_0.

Voir le corrigé complet

D'après les hypothèses du modèle :

  • Pour les spires situées dans la zone où le noyau est présent (z_1 < z < z_2), la composante axiale du champ magnétique vaut B_z = B_m = K i_p dans le noyau (de section S, hypothèse \mathrm{H}_1) et B_z = 0 dans l'espace compris entre le noyau et la culasse (hypothèse \mathrm{H}_3). Le flux propre envoyé par le primaire à travers une telle spire orientée selon \vec{u}_z est donc :

    \phi_{\text{spire}} = \iint_{\text{section}} \vec{B} \cdot \vec{u}_z \, \mathrm{d}S = B_m S = K S i_p
  • Pour les spires situées au-delà des extrémités du noyau (z < z_1 ou z > z_2), on a B_z = 0 partout dans la section (hypothèses \mathrm{H}_2 et \mathrm{H}_3). Le flux à travers ces spires est donc nul : \phi_{\text{spire}} = 0.

Dans l'état de référence (z = 0), le noyau est centré en O. D'après les figures 1 et 3, le noyau pénètre de manière parfaitement symétrique dans chacun des deux circuits secondaires sur une même longueur utile L_{\max}.

Chaque bobinage secondaire comportant n spires par unité de longueur, le nombre de spires traversées par le flux non nul du primaire vaut pour les deux circuits :

N_1 = N_2 = n L_{\max}

Le flux total embrassé par le circuit secondaire 1 est donc :

\Phi_{p \to 1} = N_1 \, \phi_{\text{spire}} = n L_{\max} S K i_p

et de même pour le circuit secondaire 2 :

\Phi_{p \to 2} = N_2 \, \phi_{\text{spire}} = n L_{\max} S K i_p

Par définition des inductances mutuelles, avec les conventions de signes associées aux bornes homologues orientées selon \vec{u}_z, \Phi_{p \to 1} = M_1 i_p et \Phi_{p \to 2} = M_2 i_p. On constate ainsi que les deux inductances mutuelles sont strictement égales à une valeur commune notée M_0 :

\boxed{M_1 = M_2 = M_0 = n S K L_{\max}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à justifier rigoureusement l'égalité des deux inductances mutuelles en plus d'en calculer la valeur.

« Même si l’expression correcte de M0 a été souvent obtenue, les candidats ont peiné à montrer rigoureusement l’égalité des inductances mutuelles. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : inductance mutuelle, impédance complexe

Application numérique : On donne la résistance du circuit primaire et l'inductance du circuit primaire . Pour , on mesure aux bornes de chacun des deux circuits secondaires non connectés entre eux une tension d'amplitude pour une fréquence de . Calculer la valeur de . On prendra et .

Voir l'indice

Relier l'amplitude de la tension secondaire à vide à l'amplitude du courant primaire par U_{\mathrm{sec}} = M_0 \omega I_p, puis exprimer I_p en fonction de U_p et de l'impédance du primaire.

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation électrique du primaire en régime sinusoïdal permanent en tenant compte du fait que les circuits secondaires sont ouverts (courants secondaires nuls).
  2. Exprimer la tension induite aux bornes de l'un des secondaires en fonction de la pulsation \omega, de l'inductance mutuelle M_0 et de l'amplitude du courant primaire.
  3. En déduire l'expression littérale de M_0 puis effectuer l'application numérique avec les approximations fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul du courant primaire en régime sinusoïdal puis de la f.é.m. mutuelle pour déterminer numériquement M_0 \approx 1{,}6\text{ mH}.

Voir le corrigé complet

Les deux circuits secondaires étant non connectés entre eux et ouverts, les courants secondaires sont nuls : i_1(t) = i_2(t) = 0.

Le circuit primaire est modélisé par une résistance R_p en série avec une inductance propre L_p. La loi des mailles s'écrit :

u_p(t) = R_p\,i_p(t) + L_p\,\frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t}

En régime sinusoïdal établi à la pulsation \omega = 2\pi f, l'amplitude I_p du courant primaire est reliée à l'amplitude U_p de la tension par :

I_p = \frac{U_p}{\sqrt{R_p^2 + (L_p\omega)^2}}

Le flux magnétique à travers l'un des secondaires (à l'état de référence z=0) est \Phi_1(t) = M_0\,i_p(t). D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite est e_1(t) = -\dfrac{\mathrm{d}\Phi_1}{\mathrm{d}t} = -M_0\,\dfrac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t}.

La tension mesurée aux bornes du secondaire à vide a donc pour amplitude :

U_{\mathrm{sec}} = M_0\,\omega\,I_p = \frac{M_0\,\omega\,U_p}{\sqrt{R_p^2 + (L_p\omega)^2}}

On en déduit l'expression de l'inductance mutuelle M_0 :

M_0 = \frac{U_{\mathrm{sec}}\,\sqrt{R_p^2 + (L_p\omega)^2}}{\omega\,U_p}

Application numérique :

  • Pulsation : \omega = 2\pi f = 10\pi \cdot 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. Avec l'approximation 10\pi \approx 30, il vient :

    \omega \approx 3{,}0 \cdot 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • Impédance inductive du primaire :

    L_p\omega = 6 \cdot 10^{-3} \times 3{,}0 \cdot 10^4 = 180~\Omega
  • Impédance totale du primaire :

    \sqrt{R_p^2 + (L_p\omega)^2} = \sqrt{100^2 + 180^2} = \sqrt{10^4 + 3{,}24 \cdot 10^4} = \sqrt{42{,}4 \cdot 10^3} \approx \sqrt{42 \cdot 10^3} \approx 205~\Omega
  • Calcul de M_0 avec U_p = 10\text{ V} et U_{\mathrm{sec}} = 1{,}5\text{ V} :

    M_0 = \frac{1{,}5 \times 205}{3{,}0 \cdot 10^4 \times 10} = \frac{307{,}5}{3{,}0 \cdot 10^5} = 1{,}025 \cdot 10^{-3}\text{ H}

En conservant deux chiffres significatifs conformément aux consignes :

\boxed{M_0 = 1{,}0\text{ mH}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites preuve d'efficacité et d'aisance dans la conduite des calculs numériques.

« L’application numérique est assez souvent correcte lorsque la question a été abordée, même si les candidats ont souvent manqué d’efficacité dans le calcul numérique. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Partie II : Déplacement du noyau

Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : inductance propre, réluctance

Dans le cadre de ce modèle, montrer que si alors est indépendante de .

Voir l'indice

Constater que pour |z| < L_{\max}, la longueur totale du noyau ferromagnétique située sous le bobinage primaire reste constante.

Voir la stratégie
  1. Identifier la position géométrique de l'enroulement primaire par rapport au noyau mobile lors d'un déplacement |z| < L_{\max}.
  2. Calculer le flux magnétique propre traversant une spire puis l'ensemble du primaire en exploitant les hypothèses H_1 et H_3.
  3. En déduire l'expression de l'inductance propre L_p = \Phi_p / i_p et conclure quant à son indépendance vis-à-vis de z.
Voir la réponse courte

Le noyau restant totalement engagé dans le primaire pour |z| < L_{\max}, la réluctance globale et l'inductance propre L_p restent inchangées.

Voir le corrigé complet

Le circuit primaire est fixe par rapport à la culasse et centré en O entre les deux circuits secondaires.

À l'état de référence (z = 0), le noyau ferromagnétique dépasse de part et d'autre de la zone centrale occupée par le primaire et pénètre dans chacun des secondaires d'une longueur au moins égale à la course maximale L_{\max}. Par conséquent, tant que la condition |z| < L_{\max} est satisfaite, le noyau couvre toujours intégralement toute la longueur occupée par l'enroulement primaire : pour toute spire de cet enroulement d'abscisse z', on a :

z_1(z) < z' < z_2(z)

D'après les hypothèses du modèle :

  • selon H_1, à l'intérieur du noyau (z_1 < z' < z_2 et r < a), la composante axiale du champ magnétique est uniforme et vaut B_z = B_m = K i_p ;
  • selon H_3, dans l'espace situé entre le noyau et la culasse (a < r et -L < z' < L), la composante axiale est nulle : B_z = 0.

Le flux magnétique à travers une spire quelconque du primaire, orientée selon \vec{u}_z, s'écrit alors :

\phi_{\text{spire}} = \iint_{\text{spire}} \vec{B} \cdot \vec{u}_z \, \mathrm{d}S = \iint_{r < a} B_m \, \mathrm{d}S = B_m S = K S i_p

Ce flux élémentaire est identique pour chacune des N_p spires du circuit primaire et ne dépend pas de la position z du noyau. Le flux propre total embrassé par le circuit primaire vaut donc :

\Phi_p = N_p \, \phi_{\text{spire}} = N_p K S i_p

Par définition de l'inductance propre L_p = \dfrac{\Phi_p}{i_p}, on en déduit :

\boxed{L_p = N_p K S = \text{cte}}

L'inductance propre L_p du circuit primaire est donc indépendante de z tant que |z| < L_{\max}.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : inductance mutuelle, flux magnétique

Déterminer l'inductance mutuelle en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer la nouvelle longueur du noyau présente sous le bobinage secondaire 1 lors du déplacement z, et en déduire la fraction de flux interceptée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique envoyé par le primaire à travers le secondaire 1 en fonction de la longueur de recouvrement entre le noyau ferromagnétique et l'enroulement secondaire 1.
  2. Relier la longueur de recouvrement au déplacement z du noyau, puis en déduire M_1(z) en fonction de M_0, z et L_{\max}.
Voir la réponse courte

Calcul de la fraction de longueur de recouvrement du noyau avec le secondaire 1 pour établir M_1(z).

Voir le corrigé complet

D'après les hypothèses de modélisation (H_1, H_2 et H_3) :

  • le champ axial est nul en dehors du noyau (\vec{B}\cdot\vec{u}_z = 0 pour z < z_1 ou z > z_2, ainsi qu'entre le noyau et la culasse) ;
  • à l'intérieur du noyau (z_1 < z < z_2 et r < a), le champ axial est uniforme et vaut B_m = K i_p.

Le flux magnétique créé par le primaire à travers une spire du secondaire entourant le noyau s'écrit :

\Phi_{\text{spire}} = \iint_S \vec{B} \cdot \vec{u}_z \, \mathrm{d}S = B_m S = K S i_p

tandis que le flux est nul à travers une spire ne recouvrant pas le noyau.

À l'état de référence (z = 0), la longueur de recouvrement du noyau avec le secondaire 1 (situé du côté z < 0) est L_{\max}, ce qui correspond à N_1 = n L_{\max} spires actives. Le flux total est alors :

\Phi_1(0) = n L_{\max} K S i_p = M_0 i_p \quad \text{avec} \quad M_0 = n K S L_{\max}

Lors d'un déplacement algébrique z du noyau selon \vec{u}_z (avec |z| < L_{\max}), le noyau est translaté vers la droite (z > 0). La longueur du noyau présente à l'intérieur du secondaire 1 diminue de la quantité z :

L_1(z) = L_{\max} - z

Le nombre de spires du secondaire 1 interceptant le flux du noyau devient donc :

N_1(z) = n (L_{\max} - z)

Le flux magnétique total embrassé par le circuit secondaire 1 s'exprime ainsi sous la forme :

\Phi_1(z) = N_1(z) \Phi_{\text{spire}} = n(L_{\max} - z) K S i_p = M_0 \left(1 - \frac{z}{L_{\max}}\right) i_p

Par définition de l'inductance mutuelle \Phi_1(z) = M_1(z) i_p, on en déduit :

\boxed{M_1(z) = M_0 \left(1 - \frac{z}{L_{\max}}\right)}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : inductance mutuelle

De même, déterminer l'inductance mutuelle en fonction de , et .

Voir l'indice

Procéder de manière symétrique pour le secondaire 2 en observant son recouvrement accru lors d'un déplacement z > 0.

Voir la réponse courte

Déduction directe par antisymétrie du déplacement pour l'inductance mutuelle M_2(z) du second bobinage.

Voir le corrigé complet

Le circuit secondaire 2 est situé du côté z > 0.

Lorsque le noyau ferromagnétique subit un déplacement z selon \vec{u}_z (avec |z| < L_{\max}), la longueur du secondaire 2 occupée par le noyau devient :

\ell_2(z) = L_{\max} + z

Le nombre de spires du secondaire 2 entourant le noyau s'élève donc à :

N_2(z) = n \, \ell_2(z) = n\,(L_{\max} + z)

D'après les hypothèses \mathrm{H}_1, \mathrm{H}_2 et \mathrm{H}_3, le champ magnétique axial vaut B_z = B_m = K i_p dans la section S du noyau et est nul en dehors. Le flux propre créé par le primaire à travers le secondaire 2 (à spires orientées selon +\vec{u}_z) s'écrit donc :

\Phi_{p \to 2}(z) = N_2(z) \, B_m S = n\,(L_{\max} + z) K S \, i_p

Par définition de l'inductance mutuelle M_2(z) = \dfrac{\Phi_{p \to 2}(z)}{i_p}, on obtient :

M_2(z) = n K S L_{\max} \left(1 + \frac{z}{L_{\max}}\right)

En introduisant M_0 = n K S L_{\max} (établi à la question 11) :

\boxed{M_2(z) = M_0 \left(1 + \frac{z}{L_{\max}}\right)}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force électromotrice induite, loi de faraday

Déduire des résultats précédents que la tension différentielle à vide du circuit secondaire s'écrit sous la forme , dans laquelle on précisera la valeur de la constante .

Voir l'indice

Écrire les lois de Faraday aux bornes des deux secondaires à vide et effectuer la différence u_s(t) = u_2(t) - u_1(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les flux magnétiques embrassés par chacun des deux enroulements secondaires à vide en fonction du courant primaire i_p(t) et des inductances mutuelles M_1(z) et M_2(z).
  2. Appliquer la loi de Faraday pour relier les tensions induites à vide u_1(t) et u_2(t) aux variations temporelles de ces flux.
  3. Former la tension différentielle u_s = u_2 - u_1 en exploitant les expressions de M_1(z) et M_2(z) établies aux questions Q14 et Q15 afin d'identifier la constante \lambda.
Voir la réponse courte

Différence des f.é.m. induites u_2 - u_1 donnant une f.é.m. différentielle proportionnelle à z \mathrm{d}i_p/\mathrm{d}t avec \lambda = 2.

Voir le corrigé complet

Les circuits secondaires étant à vide (courants secondaires nuls), le champ magnétique dans le dispositif est uniquement créé par le courant d'excitation i_p(t) circulant dans le primaire. Les flux magnétiques totaux à travers les circuits secondaires 1 et 2 s'écrivent donc respectivement :

\begin{aligned} \Phi_1(t) &= M_1(z)\,i_p(t) \\ \Phi_2(t) &= M_2(z)\,i_p(t) \end{aligned}

D'après la loi de Faraday, chaque enroulement est le siège d'une force électromotrice induite e_k = -\frac{\mathrm{d}\Phi_k}{\mathrm{d}t} (k \in \{1, 2\}). En convention récepteur pour la mesure de tension aux bornes des secondaires (u_k = -e_k = \frac{\mathrm{d}\Phi_k}{\mathrm{d}t}), ou en convention générateur (u_k = e_k = -\frac{\mathrm{d}\Phi_k}{\mathrm{d}t}), les deux tensions s'expriment avec la même convention de signe :

u_1(t) = \pm M_1(z)\,\frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t} \quad \text{et} \quad u_2(t) = \pm M_2(z)\,\frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t}

La tension différentielle de sortie vaut :

u_s(t) = u_2(t) - u_1(t) = \pm \left[M_2(z) - M_1(z)\right]\frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t}

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q14 et Q15 :

M_1(z) = M_0\left(1 - \frac{z}{L_{\max}}\right) \quad \text{et} \quad M_2(z) = M_0\left(1 + \frac{z}{L_{\max}}\right)

la différence des inductances mutuelles se simplifie remarquablement :

M_2(z) - M_1(z) = M_0\left(1 + \frac{z}{L_{\max}}\right) - M_0\left(1 - \frac{z}{L_{\max}}\right) = 2M_0\,\frac{z}{L_{\max}}

On en déduit l'expression de la tension différentielle :

u_s(t) = \lambda M_0\,\frac{z}{L_{\max}}\,\frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t}

avec :

\boxed{\lambda = 2} \quad (\text{ou } \lambda = -2 \text{ selon la convention de signe retenue pour la fem})

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : détection synchrone, modulation d'amplitude

Pour un courant sinusoïdal fixé, quel est le paramètre de la tension , noté , permettant de mesurer ? Tracer l'allure des variations de en fonction de ? Comment peut-on discerner le cas et ? Connaissez-vous un procédé permettant de générer une tension proportionnelle à ce paramètre ?

Voir l'indice

Identifier l'amplitude A(z) \propto |z| du signal sinusoïdal u_s(t) et préciser le saut de phase de \pi qui permet de discriminer le signe de z via une détection synchrone.

Voir la stratégie
  1. Exprimer u_s(t) pour un courant i_p(t) = I_p \cos(\omega t) à l'aide de l'expression obtenue à la question Q16 afin d'identifier le paramètre A (amplitude de la tension).
  2. Tracer les variations de l'amplitude A(z), qui dépend de la valeur absolue de z.
  3. Analyser le déphasage de u_s(t) par rapport au courant d'excitation pour distinguer z > 0 de z < 0.
  4. Identifier les procédés électroniques du programme de PSI (détection synchrone, détecteur de crête).
Voir la réponse courte

Amplitude du signal proportionnelle à |z|, inversion de phase pour le signe, et principe d'une détection synchrone pour extraire z.

Voir le corrigé complet

Pour un courant primaire sinusoïdal i_p(t) = I_p \cos(\omega t), la dérivée temporelle vaut :

\frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t} = -\omega I_p \sin(\omega t)

D'après la question Q16, la tension différentielle s'écrit :

u_s(t) = \lambda M_0 \frac{z}{L_{\max}} \frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t} = - \lambda M_0 \omega I_p \frac{z}{L_{\max}} \sin(\omega t)

Il s'agit d'une tension sinusoïdale de même pulsation \omega que le courant primaire. Le paramètre permettant de mesurer |z| est son amplitude (ou valeur crête) A, définie positive :

\boxed{A(z) = |\lambda| M_0 \omega I_p \frac{|z|}{L_{\max}}}

Pour i_p(t) fixé (I_p et \omega constants), l'amplitude A est strictement proportionnelle à |z|.

Tracé de A(z) : La fonction A(z) est affine par morceaux, paire, nulle en z = 0, et croît linéairement jusqu'à A_{\max} = |\lambda| M_0 \omega I_p pour |z| = L_{\max} :

Discernement du signe de z : La seule mesure de l'amplitude A ne donne accès qu'à |z| et ne permet pas de connaître le signe de la position. Pour déterminer si z > 0 ou z < 0, on examine la phase de u_s(t) par rapport au signal de référence \frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t} (ou i_p(t)) :

  • si z > 0, u_s(t) et \frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t} sont en phase (pour \lambda > 0) ;
  • si z < 0, u_s(t) et \frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t} sont en opposition de phase (déphasage de \pi).

Le signe de z se lit donc directement sur le saut de phase de \pi lors du franchissement de l'origine.

Procédé de génération d'une tension continue :

  • Pour obtenir une tension continue proportionnelle à l'amplitude A, on peut employer un détecteur de crête (redresseur sans seuil suivi d'une cellule RC parallèle) ou un redresseur double alternance filtré.
  • Pour obtenir une tension continue signée, directement proportionnelle à z (préservant ainsi l'information de sens), le procédé adapté est la détection synchrone (ou démodulation synchrone) : on multiplie u_s(t) par une référence sinusoïdale en phase avec \frac{\mathrm{d}i_p}{\mathrm{d}t}, puis on élimine la composante à fréquence double par un filtrage passe-bas.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rappelez-vous qu'une amplitude est une grandeur positive et pensez à mentionner le principe de la détection synchrone.

« La relation entre l’amplitude (pas toujours identifiée comme une grandeur positive) et le déplacement a été souvent obtenue, et même la citation de la phase. La détection synchrone est en revanche peu signalée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Partie III : Conditionnement du signal

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire, rétroaction

Après avoir rappelé la définition d'un ALI idéal, indiquer quels sont ceux qui fonctionnent en régime linéaire. On justifiera simplement la réponse.

Voir l'indice

Vérifier pour chaque ALI sur quelle borne d'entrée est branchée la rétroaction (bouclage négatif pour un régime linéaire, bouclage positif pour un comparateur).

Voir la stratégie
  1. Rappeler les caractéristiques d'un ALI idéal (impédances, gain en boucle ouverte et relation entrée-sortie).
  2. Identifier la nature du bouclage pour chacun des trois ALI : une rétroaction négative sur la borne inverseuse (-) stabilise le fonctionnement en régime linéaire, tandis qu'une rétroaction positive sur la borne non-inverseuse (+) conduit à un fonctionnement en régime de saturation (comparateur à hystérésis).
Voir la réponse courte

Définition d'un ALI idéal et critère de bouclage sur la borne inverseuse V^- pour garantir le régime linéaire.

Voir le corrigé complet

Un Amplificateur Linéaire Intégré (ALI) idéal présente les caractéristiques suivantes :

  • des impédances d'entrée différentielle et de mode commun infinies, d'où des courants d'entrée nuls :

    i_+ = i_- = 0
  • une impédance de sortie nulle ;
  • un gain différentiel statique infini (A_0 \to \infty) et une bande passante infinie.

Par conséquent :

  • en régime linéaire, la tension différentielle d'entrée est nulle :

    \varepsilon = v_+ - v_- = 0 \iff v_+ = v_-

    avec une tension de sortie bornée : -V_{\mathrm{sat}} \le v_{\mathrm{s}} \le +V_{\mathrm{sat}} ;

  • en régime saturé, la tension différentielle n'est pas nulle et la tension de sortie vaut :

    v_{\mathrm{s}} = \pm V_{\mathrm{sat}} = \operatorname{sgn}(\varepsilon)\,V_{\mathrm{sat}}

Examinons la chaîne de rétroaction de chacun des amplificateurs du montage de la figure 8 :

  • Pour (A1) : la sortie est rebouclée sur l'entrée inverseuse (-) par l'intermédiaire du conducteur ohmique R_2, tandis que la borne non-inverseuse (+) est reliée à la masse. Il s'agit d'une rétroaction négative stabilisatrice : l'ALI (A1) fonctionne en régime linéaire.
  • Pour (A2) : la sortie v_2 est rebouclée sur l'entrée inverseuse (-) par l'intermédiaire du condensateur C, et la borne (+) est à la masse. C'est également une rétroaction négative : l'ALI (A2) fonctionne en régime linéaire (intégrateur inverseur).
  • Pour (A3) : la sortie v_s est rebouclée sur l'entrée non-inverseuse (+) par la résistance R_4, tandis que la borne inverseuse (-) est reliée à la masse. Il s'agit d'une rétroaction positive déstabilisatrice : l'ALI (A3) fonctionne en régime saturé (comparateur à hystérésis ou trigger de Schmitt).
\boxed{\text{(A1) et (A2) fonctionnent en régime linéaire, tandis que (A3) fonctionne en régime saturé.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Donnez une définition rigoureuse de l'ALI idéal sans le confondre avec le fonctionnement en régime linéaire.

« Une définition raisonnable d’un ALI idéal est rarement donnée, on remarque également que les candidats ont très souvent confondu ALI idéal et ALI en régime linéaire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur inverseur, intégrateur

Établir la relation entre et puis celle entre et .

Voir l'indice

Reconnaître un montage amplificateur inverseur pour le premier étage et un montage intégrateur inverseur pour le second.

Voir la stratégie

Pour chaque étage fonctionnant en régime linéaire :

  1. On utilise l'hypothèse de l'ALI idéal en régime linéaire : les courants d'entrée sont nuls (i_+ = i_- = 0) et la tension différentielle d'entrée est nulle (\varepsilon = v_+ - v_- = 0, soit v_- = v_+).
  2. On applique la loi des nœuds en termes de potentiels (théorème de Millman ou conservation du courant) à la borne inverseuse.
Voir la réponse courte

Lois des nœuds en régime linéaire donnant un amplificateur inverseur puis un montage intégrateur inverseur.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre v_e(t) et v_1(t) (étage A1) :

L'ALI (A1) fonctionne en régime linéaire (d'après la question Q18) et est supposé idéal, donc :

i_+^{(1)} = i_-^{(1)} = 0 \quad \text{et} \quad \varepsilon_1 = V_+^{(1)} - V_-^{(1)} = 0

La borne non inverseuse étant reliée à la masse, on a V_+^{(1)} = 0, d'où une masse virtuelle à l'entrée inverseuse :

V_-^{(1)} = 0

La loi des nœuds appliquée à la borne inverseuse s'écrit :

\frac{v_e(t) - 0}{R_1} + \frac{v_1(t) - 0}{R_2} = 0

On en déduit immédiatement la relation propre à un amplificateur inverseur :

\boxed{v_1(t) = -\frac{R_2}{R_1}\,v_e(t)}

2. Relation entre v_1(t) et v_2(t) (étage A2) :

De même, l'ALI (A2) fonctionne en régime linéaire avec sa borne non inverseuse à la masse, soit V_+^{(2)} = 0, d'où :

V_-^{(2)} = 0 \quad \text{et} \quad i_-^{(2)} = 0

Le courant traversant la résistance R vers le nœud inverseur est :

i(t) = \frac{v_1(t) - 0}{R} = \frac{v_1(t)}{R}

Ce courant traverse intégralement le condensateur C vers la sortie au potentiel v_2(t) :

i(t) = C\,\frac{\mathrm{d}(0 - v_2(t))}{\mathrm{d}t} = -C\,\frac{\mathrm{d}v_2(t)}{\mathrm{d}t}

L'égalité de ces deux expressions donne l'équation différentielle régissant cet intégrateur inverseur :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_2(t)}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{RC}\,v_1(t)}

Soit, sous forme intégrale entre un instant t_0 et t :

\boxed{v_2(t) = v_2(t_0) - \frac{1}{RC} \int_{t_0}^t v_1(t')\,\mathrm{d}t'}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, cycle d'hystérésis

Déterminer la valeur de selon les valeurs et le sens de variation de , puis représenter graphiquement ces variations en reportant en ordonnée et en abscisse. On fera apparaître les valeurs remarquables sur chaque axe du graphique.

Voir l'indice

Déterminer le potentiel de l'entrée non-inverseuse du comparateur (A3) par un diviseur de tension et identifier un cycle d'hystérésis non inverseur avec deux seuils opposés.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel v_+ de la borne non-inverseuse de l'ALI (A3) par la formule du pont diviseur de tension, en exploitant le fait que les courants d'entrée sont nuls (i_+ = 0).
  2. Exprimer la tension différentielle d'entrée \varepsilon = v_+ - v_- et identifier les seuils de basculement selon que la sortie est à +V_{\text{sat}} ou -V_{\text{sat}}.
  3. Déterminer l'état de la sortie en distinguant le sens de variation de v_2, puis tracer le cycle d'hystérésis correspondant dans le plan (v_2, v_s).
Voir la réponse courte

Étude du comparateur non inverseur à hystérésis, calcul des seuils de basculement \pm (R_3/R_4)V_{\text{sat}} et tracé du cycle.

Voir le corrigé complet

L'ALI (A3) fonctionne en régime saturé, sa sortie vaut donc soit +V_{\text{sat}}, soit -V_{\text{sat}}.

L'entrée inverseuse est reliée à la tension v_2 :

v_- = v_2

L'entrée non-inverseuse est connectée au pont diviseur constitué de R_3 et R_4. Le courant d'entrée étant nul (i_+ = 0), on a :

v_+ = \frac{R_3}{R_3 + R_4} v_s

La tension différentielle d'entrée s'écrit donc :

\varepsilon = v_+ - v_- = \frac{R_3}{R_3 + R_4} v_s - v_2

Définissons le seuil haut V_H et le seuil bas V_B :

V_H = \frac{R_3}{R_3 + R_4} V_{\text{sat}} \quad \text{et} \quad V_B = -\frac{R_3}{R_3 + R_4} V_{\text{sat}} = -V_H

Le comportement du comparateur dépend de l'état initial et du sens d'évolution de v_2 :

  • Si v_s = +V_{\text{sat}} : le basculement vers -V_{\text{sat}} a lieu dès que \varepsilon < 0, soit v_2 > V_H. Ainsi, tant que v_2 augmente et reste inférieur à V_H, la sortie demeure à +V_{\text{sat}}. Elle bascule à -V_{\text{sat}} lorsque v_2 dépasse V_H.
  • Si v_s = -V_{\text{sat}} : le basculement vers +V_{\text{sat}} a lieu dès que \varepsilon > 0, soit v_2 < V_B. Ainsi, tant que v_2 diminue et reste supérieur à V_B, la sortie demeure à -V_{\text{sat}}. Elle bascule à +V_{\text{sat}} dès que v_2 franchit V_B par valeurs inférieures.

En résumé, selon les valeurs et le sens de variation de v_2(t) :

\boxed{ \begin{cases} \text{Si } v_2 \text{ croît :} & v_s = +V_{\text{sat}} \text{ pour } v_2 < V_H, \quad \text{puis } v_s = -V_{\text{sat}} \text{ pour } v_2 > V_H \\ \text{Si } v_2 \text{ décroît :} & v_s = -V_{\text{sat}} \text{ pour } v_2 > -V_H, \quad \text{puis } v_s = +V_{\text{sat}} \text{ pour } v_2 < -V_H \end{cases} }

avec :

\boxed{V_H = \frac{R_3}{R_3 + R_4} V_{\text{sat}}}

La caractéristique de transfert v_s = f(v_2) décrit un cycle d'hystérésis parcouru dans le sens horaire :

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, générateur de signaux

En tenant compte des trois résultats précédents, déterminer les variations de et en fonction du temps. Représenter ces variations sur un même graphe. Laquelle des tensions , , et est une fonction triangulaire périodique du temps ? On nomme cette tension. Calculer sa période en fonction de et .

Voir l'indice

Intégrer les valeurs constantes de saturation de v_s pour obtenir des rampes linéaires pour v_2(t), puis sommer les durées de charge et de décharge pour obtenir T.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 8 le rebouclage de la sortie sur l'entrée : v_e(t) = v_s(t), puis combiner ce lien avec les équations établies en Q19 et le comportement du comparateur à hystérésis étudié en Q20.
  2. Décrire les deux phases de fonctionnement au cours d'un cycle en calculant la dérivée de v_2(t), et en déduire le tracé temporel conjoint de v_2(t) et v_s(t).
  3. Identifier la tension triangulaire v_t(t) parmi les grandeurs du circuit et déterminer sa période T à partir de l'excursion de tension \Delta v_2 = 2V_H sur une demi-période.
Voir la réponse courte

Intégration des créneaux de sortie donnant une onde triangulaire v_2(t), et calcul de la période d'oscillation T.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma du circuit (figure 8), la sortie v_s(t) est rebouclée sur l'entrée de l'inverseur :

v_e(t) = v_s(t)

En combinant les relations obtenues à la question Q19 :

v_1(t) = -\frac{R_2}{R_1} v_e(t) = -\frac{R_2}{R_1} v_s(t) \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{RC} v_1(t)

on obtient l'équation régissant l'évolution de v_2(t) :

\frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t}(t) = \frac{R_2}{R_1 RC} v_s(t)

D'après l'étude du comparateur à seuils (A3) menée à la question Q20, la sortie v_s(t) prend deux valeurs possibles, +V_{\text{sat}} ou -V_{\text{sat}}, séparées par les seuils de basculement V_H = \frac{R_3}{R_3+R_4}V_{\text{sat}} et V_B = -V_H :

  • Première demi-période (v_s = +V_{\text{sat}}) : La dérivée est constante et positive :

    \frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} = +\frac{R_2}{R_1 RC} V_{\text{sat}} > 0

    La tension v_2(t) croît linéairement à partir de V_B = -V_H. Dès que v_2(t) atteint le seuil haut V_H, le comparateur (A3) bascule instantanément à v_s = -V_{\text{sat}}.

  • Seconde demi-période (v_s = -V_{\text{sat}}) : La dérivée est constante et négative :

    \frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} = -\frac{R_2}{R_1 RC} V_{\text{sat}} < 0

    La tension v_2(t) décroît linéairement depuis V_H. Dès que v_2(t) atteint le seuil bas V_B = -V_H, le comparateur bascule à nouveau à +V_{\text{sat}}, et le cycle se répète périodiquement.

Parmi les tensions du montage :

  • v_s(t) et v_e(t) = v_s(t) sont des tensions en créneaux alternant entre +V_{\text{sat}} et -V_{\text{sat}} ;
  • v_1(t) = -\frac{R_2}{R_1}v_s(t) est également un créneau symétrique alternant entre \mp \frac{R_2}{R_1}V_{\text{sat}} ;
  • seule v_2(t) est une fonction continue, affine par morceaux : c'est donc la tension triangulaire recherchée :
\boxed{v_t(t) = v_2(t)}

Pendant une demi-période \Delta t = \frac{T}{2}, la tension v_2(t) varie de V_B = -V_H à V_H :

\Delta v_2 = V_H - V_B = 2V_H = \frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} \times \frac{T}{2} = \left(\frac{R_2}{R_1 RC} V_{\text{sat}}\right) \frac{T}{2}

En remplaçant l'expression du seuil V_H = \frac{R_3}{R_3 + R_4} V_{\text{sat}} :

2\frac{R_3}{R_3 + R_4} V_{\text{sat}} = \frac{R_2}{R_1 RC} V_{\text{sat}} \frac{T}{2}

d'où l'expression de la période T :

\boxed{T = 4RC \, \frac{R_1}{R_2} \, \frac{R_3}{R_3 + R_4}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation

En fixant et en prenant puis, uniquement pour cette application numérique , déterminer la valeur de permettant d'obtenir une tension de fréquence . Comment faire pour permettre à un utilisateur de l'AD598 de modifier à volonté cette fréquence ? Exprimer l'amplitude de la tension en fonction des données du circuit de la figure 8. Sur quels paramètres de ce circuit faut-il agir afin de modifier cette amplitude ? Déterminer la condition sur ces paramètres pour que . Calculer dans ce cas la valeur de en prenant .

Voir l'indice

Appliquer numériquement la formule de la période avec les égalités de résistances fournies, et relier l'amplitude des oscillations aux seuils de basculement du comparateur.

Voir la réponse courte

Dimensionnement de la capacité C, discussion du réglage de fréquence par potentiomètre et calcul de l'amplitude de crête E.

Voir le corrigé complet

1. Calcul de la capacité C

D'après le résultat de la question Q21, la période de la tension triangulaire v_t(t) est :

T = 4RC\,\frac{R_1}{R_2}\,\frac{R_3}{R_3 + R_4}

Avec R_1 = R_2 et R_3 = R_4, cette expression se simplifie en :

T = 4RC \times 1 \times \frac{1}{2} = 2RC

La fréquence associée s'écrit f = \frac{1}{T} = \frac{1}{2RC}, d'où l'expression de la capacité :

C = \frac{1}{2Rf}

Application numérique avec R = 1\text{ k}\Omega = 1{,}0\times 10^3\;\Omega et f = 2\text{ kHz} = 2{,}0\times 10^3\text{ Hz} :

C = \frac{1}{2 \times 1{,}0\times 10^3 \times 2{,}0\times 10^3} = \frac{1}{4{,}0\times 10^6}\text{ F} = 2{,}5\times 10^{-7}\text{ F}
\boxed{C = 0{,}25\text{ }\mu\text{F} = 250\text{ nF}}

2. Modification de la fréquence par l'utilisateur

L'expression générale de la fréquence est :

f = \frac{1}{4RC}\frac{R_2}{R_1}\frac{R_3 + R_4}{R_3}

Pour faire varier la fréquence f sans modifier l'amplitude E du signal triangulaire (qui ne dépend que du rapport \frac{R_3}{R_3+R_4}), le constructeur permet à l'utilisateur :

  • d'ajuster la résistance R à l'aide d'un potentiomètre variable ;
  • ou de choisir la valeur d'une capacité externe C branchée sur les broches dédiées du composant.

3. Expression de l'amplitude E et paramètres d'influence

La tension v_t(t) = v_2(t) oscille symétriquement entre les seuils -V_H et +V_H du comparateur à hystérésis (A3) déterminés à la question Q20. L'amplitude E est donc donnée par :

\boxed{E = V_H = \frac{R_3}{R_3 + R_4}V_{\text{sat}}}

Pour modifier cette amplitude, on peut agir sur les résistances R_3 et R_4 (plus précisément sur le rapport de division \frac{R_3}{R_3 + R_4} ou \frac{R_4}{R_3}) ou sur la tension de saturation V_{\text{sat}} (en modifiant les tensions d'alimentation des ALI).

4. Condition sur les paramètres et valeur numérique de E

Le rapport s'écrit :

\frac{E}{V_{\text{sat}}} = \frac{R_3}{R_3 + R_4} = \frac{1}{1 + \frac{R_4}{R_3}} = 0{,}22

La condition sur les résistances est :

1 + \frac{R_4}{R_3} = \frac{1}{0{,}22} = \frac{50}{11} \implies \frac{R_4}{R_3} = \frac{39}{11} \approx 3{,}5

soit :

\boxed{\frac{R_3}{R_3 + R_4} = 0{,}22 \quad \Longleftrightarrow \quad R_4 = \frac{39}{11}\,R_3 \approx 3{,}5\,R_3}

L'amplitude correspondante pour V_{\text{sat}} = 15\text{ V} vaut :

E = 0{,}22 \times 15\text{ V}
\boxed{E = 3{,}3\text{ V}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : signal triangulaire

Pour , donner l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire l'équation de la droite passant par (0,0) et atteignant (1/4, E) en fonction du temps adimensionné \theta.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 9 les conditions aux limites du signal triangulaire v_t sur le premier quart de période [0, 1/4].
  2. Exprimer l'équation de la droite reliant les points (0, 0) et (1/4, E) pour en déduire v_t(\theta).
Voir la réponse courte

Équation affine du premier quart de période d'une onde triangulaire impaire d'amplitude E : v_t(\theta) = 4 E \theta.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle temporel considéré, \theta \in \left[0, \frac{1}{4}\right], la tension v_t(t) est une fonction linéaire et croissante du temps.

D'après le graphe de la tension triangulaire réduite v_t/E en fonction de \theta fourni sur la figure 9 :

  • à \theta = 0, la tension est nulle : v_t(0) = 0 ;
  • à \theta = \frac{1}{4}, la tension atteint sa valeur crête maximale positive : v_t\left(\frac{1}{4}\right) = E.

La pente de la droite vaut donc :

\frac{\mathrm{d}v_t}{\mathrm{d}\theta} = \frac{E - 0}{\frac{1}{4} - 0} = 4E

On en déduit immédiatement l'expression de v_t pour \theta \in \left[0, \frac{1}{4}\right] :

\boxed{v_t(\theta) = 4 E \theta}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : diode idéale, seuil de conduction

Montrer que les deux diodes ne peuvent conduire le courant simultanément. Montrer qu'il existe une valeur telle que si alors le courant dans la résistance est nul et, si , ce courant n'est pas nul. Exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Examiner l'état des deux diodes montées en tête-bêche selon le signe de la tension v_s, puis écrire la condition d'allumage de la diode passante en fonction de U_s.

Voir la stratégie
  1. Repérer le dipôle formé par les deux diodes en tête-bêche et écrire la loi des mailles pour relier les tensions à leurs bornes afin de prouver l'impossibilité d'une conduction simultanée.
  2. Exprimer le potentiel du nœud intermédiaire en fonction du courant traversant la résistance r_1, puis déterminer la condition sur la tension v_s \ge 0 pour laquelle la diode passante commence à conduire.
Voir la réponse courte

Analyse de l'état bloqué ou passant des diodes et condition de polarisation fixant le premier seuil de conduction U_1 = U_s.

Voir le corrigé complet

1. Conduction simultanée des deux diodes de la cellule (1)

Notons A le nœud supérieur à la tension v_s (par rapport à la masse de potentiel nul), et B_1 le nœud intermédiaire situé entre les deux diodes et la résistance r_1.

  • Pour la diode orientée vers le bas D_{1\downarrow}, l'anode est connectée en A et la cathode en B_1. Sa tension en convention récepteur est :

    u_{d,\downarrow} = v_s - v_{B_1}
  • Pour la diode orientée vers le haut D_{1\uparrow}, l'anode est connectée en B_1 et la cathode en A. Sa tension en convention récepteur est :

    u_{d,\uparrow} = v_{B_1} - v_s = - u_{d,\downarrow}

D'après la loi des mailles reliant ces deux branches en parallèle :

u_{d,\downarrow} + u_{d,\uparrow} = 0

Si les deux diodes conduisaient simultanément, on aurait par définition du modèle à seuil :

i_{d,\downarrow} > 0 \implies u_{d,\downarrow} = U_s \quad \text{et} \quad i_{d,\uparrow} > 0 \implies u_{d,\uparrow} = U_s

ce qui conduirait à :

U_s + U_s = 2 U_s = 0

Comme la tension de seuil est strictement positive (U_s = 0{,}7\text{ V} > 0), cette égalité est absurde.

Par conséquent, les deux diodes ne peuvent conduire le courant simultanément.

2. Courant dans la résistance r_1 pour v_s \ge 0

Orientons le courant i_{r1} traversant la résistance r_1 du nœud B_1 vers la masse. La loi d'Ohm s'écrit :

v_{B_1} = r_1\,i_{r1}

La loi des nœuds en B_1 donne :

i_{r1} = i_{d,\downarrow} - i_{d,\uparrow}

Plaçons-nous sous l'hypothèse v_s \ge 0 :

  • Si D_{1\uparrow} conduisait, on aurait i_{d,\uparrow} > 0 et i_{d,\downarrow} = 0, donc i_{r1} = -i_{d,\uparrow} < 0, ce qui impliquerait v_{B_1} = r_1 i_{r1} < 0. Or u_{d,\uparrow} = U_s \implies v_s = v_{B_1} - U_s < -U_s < 0, ce qui contredit v_s \ge 0. La diode D_{1\uparrow} est donc nécessairement bloquée (i_{d,\uparrow} = 0).
  • Si D_{1\downarrow} est également bloquée, alors i_{d,\downarrow} = 0, d'où i_{r1} = 0 et v_{B_1} = 0. La tension aux bornes de D_{1\downarrow} vaut alors :

    u_{d,\downarrow} = v_s - v_{B_1} = v_s

    Cette situation de blocage est effective tant que :

    u_{d,\downarrow} \le U_s \iff v_s \le U_s

    Ainsi, si 0 \le v_s \le U_s, le courant dans la résistance r_1 est strictement nul (i_{r1} = 0).

  • Si v_s > U_s, D_{1\downarrow} ne peut rester bloquée (car cela exigerait u_{d,\downarrow} = v_s > U_s, ce qui est interdit pour une diode bloquée). La diode D_{1\downarrow} devient donc passante :

    u_{d,\downarrow} = U_s \implies v_{B_1} = v_s - U_s > 0

    Le courant traversant la résistance r_1 vaut alors :

    i_{r1} = \frac{v_s - U_s}{r_1} > 0

    Ce courant n'est donc pas nul.

On en déduit l'existence d'une tension seuil U_1 > 0 telle que le courant est nul pour 0 \le v_s \le U_1 et non nul pour v_s > U_1, donnée par :

\boxed{U_1 = U_s}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Privilégiez une argumentation claire, concise et structurée pour traiter les états de conduction des diodes.

« Les réponses sont justes, mais le traitement d’une question où interviennent des diodes donne des réponses souvent trop longues et confuses. À nouveau, plus que le résultat, c’est la clarté du raisonnement qui y conduit qui pose problème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : diode idéale, seuil de conduction

Montrer qu'il existe une valeur telle que si alors le courant dans la résistance est nul et si ce courant n'est pas nul. Exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Tenir compte de la mise en série de deux diodes identiques dans chaque branche pour doubler la tension de seuil globale.

Voir la stratégie
  1. Identifier la constitution de la cellule (2) : elle est formée de deux sous-branches montées en tête-bêche, chacune comprenant l'association en série de deux diodes identiques, le tout étant en série avec la résistance r_2.
  2. Analyser l'état de blocage ou de conduction des diodes lorsque la tension aux bornes de la cellule est positive (0 \le v_s).
  3. Exprimer la condition limite de blocage pour en déduire la tension de seuil U_2.
Voir la réponse courte

Détermination de la mise en conduction de la deuxième diode lorsque la tension dépasse le seuil U_2 = 2 U_s.

Voir le corrigé complet

La cellule (2) est constituée de deux sous-branches montées en tête-bêche en série avec la résistance r_2 :

  • la sous-branche descendante comporte deux diodes en série orientées dans le sens de la sortie v_s vers la masse ;
  • la sous-branche montante comporte deux diodes en série orientées dans le sens inverse (de la masse vers la sortie v_s).

Pour v_s \ge 0 :

  • La sous-branche montante est polarisée en inverse. Ses diodes sont donc bloquées et aucun courant n'y circule.
  • Considérons la sous-branche descendante, constituée des deux diodes D_1 et D_2 en série, parcourue par un courant direct i_2 \ge 0.

La loi des mailles appliquée à cette branche s'écrit :

v_s = u_{d1} + u_{d2} + r_2\,i_2

1. Cas où les deux diodes sont bloquées (i_2 = 0) :

Si les diodes sont bloquées, le courant traversant la résistance r_2 est nul (i_2 = 0), d'où :

v_s = u_{d1} + u_{d2}

Or, d'après le modèle fourni pour une diode bloquée (i_d = 0), on a nécessairement :

u_{d1} \le U_s \quad \text{et} \quad u_{d2} \le U_s \implies v_s = u_{d1} + u_{d2} \le 2\,U_s

Ainsi, tant que 0 \le v_s \le 2\,U_s, l'état bloqué (i_2 = 0) est compatible avec les lois de fonctionnement des diodes.

2. Cas où v_s > 2\,U_s :

Il est impossible d'avoir i_2 = 0 car cela impliquerait u_{d1} + u_{d2} > 2\,U_s, ce qui exigerait qu'au moins l'une des deux diodes ait une tension supérieure à U_s, en contradiction avec la caractéristique de diode bloquée.

Les deux diodes de la sous-branche descendante entrent donc en conduction simultanément, de sorte que i_2 > 0 et u_{d1} = u_{d2} = U_s. Le courant dans la résistance r_2 est alors non nul et vaut :

i_2 = \frac{v_s - 2\,U_s}{r_2} > 0

Il existe donc bien une tension de seuil strictement positive U_2 délimitant ces deux régimes, donnée par :

\boxed{U_2 = 2\,U_s}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : seuil de conduction, diode idéale

Montrer que la valeur positive maximale de , notée , vaut .

Voir l'indice

Remarquer que la troisième branche contient trois diodes en série directement branchées en parallèle sur la sortie, limitant indéfiniment la tension à 3 U_s.

Voir la stratégie
  1. Identifier la constitution de la cellule (3) sur le schéma du montage (figure 10).
  2. Appliquer la loi des mailles (ou d'additivité des tensions) le long de la branche orientée vers la masse et utiliser le modèle de la diode à seuil pour en déduire la valeur maximale admissible pour v_s.
Voir la réponse courte

Conduction de l'ensemble des branches limitant la tension maximale à V_{\max} = 3 U_s.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 10, la cellule (3) est directement connectée entre la borne de sortie au potentiel v_s et la masse (potentiel 0\text{ V}), sans résistance en série. Elle est constituée de deux branches montées en tête-bêche :

  • une branche comportant trois diodes identiques en série, orientées de la borne de sortie vers la masse ;
  • une branche comportant trois diodes identiques en série, orientées de la masse vers la borne de sortie.

Pour des valeurs positives de v_s, la branche orientée de la masse vers la sortie est polarisée en inverse : ses diodes sont bloquées et n'imposent aucune limitation positive.

Considérons la branche descendante (orientée vers la masse). En appliquant la loi d'additivité des tensions le long de cette branche, la tension de sortie s'écrit comme la somme des tensions aux bornes des trois diodes (en convention récepteur) :

v_s = u_{d,1} + u_{d,2} + u_{d,3}

D'après le modèle donné pour les diodes :

\forall k \in \{1, 2, 3\}, \quad u_{d,k} \le U_s

Par conséquent :

v_s \le 3 U_s

Tant que les trois diodes sont bloquées (i_d = 0), v_s < 3 U_s. Dès que les trois diodes entrent en conduction (i_d > 0), chacune présente à ses bornes la tension de seuil u_{d,k} = U_s, ce qui bloque la tension de sortie à 3 U_s, le surplus de courant fourni par l'entrée s'écoulant vers la masse à travers la cellule (3) via la résistance r_0.

La tension v_s est donc écrêtée à la valeur 3 U_s. La valeur positive maximale de v_s vaut ainsi :

\boxed{V_{\max} = 3 U_s}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : conformateur à diodes

Déterminer la relation à imposer entre et afin que les deux pentes en des courbes et en fonction de soient identiques. On vérifiera que cette condition revient à identifier le rapport à une fraction de et on supposera cette relation vérifiée par la suite.

Voir l'indice

Dériver le signal triangulaire et le signal sinusoïdal cible par rapport à \theta en \theta = 0, puis égaliser les deux pentes obtenues.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pente à l'origine de la tension triangulaire v_t(\theta) à partir du résultat établi à la question Q23.
  2. Exprimer la pente à l'origine de la sinusoïde idéale s(\theta) en utilisant la valeur de V_{\max} = 3 U_s obtenue à la question Q26.
  3. Égaler ces deux pentes pour en déduire la relation liant E et U_s ainsi que le rapport E/U_s.
Voir la réponse courte

Égalisation des pentes en zéro entre l'onde triangulaire et la sinusoïde approchée, établissant le rapport E/U_s = 3\pi/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, pour \theta \in \left[0, \frac{1}{4}\right], l'expression de la tension triangulaire est :

v_t(\theta) = 4 E \theta

La pente à l'origine de cette droite par rapport à la variable sans dimension \theta vaut :

\left. \frac{\mathrm{d}v_t}{\mathrm{d}\theta} \right|_{\theta=0} = 4 E

Par ailleurs, la fonction sinusoïdale idéale est définie par :

s(\theta) = V_{\max} \sin(2\pi \theta)

avec V_{\max} = 3 U_s d'après le résultat de la question Q26, soit :

s(\theta) = 3 U_s \sin(2\pi \theta)

Sa dérivée par rapport à \theta s'écrit :

\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}\theta} = 6 \pi U_s \cos(2\pi \theta)

La pente à l'origine de la courbe s(\theta) vaut donc :

\left. \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}\theta} \right|_{\theta=0} = 6 \pi U_s

L'égalité des pentes en \theta = 0 impose :

4 E = 6 \pi U_s

ce qui donne la relation recherchée :

\boxed{E = \frac{3\pi}{2} U_s}

Le rapport E/U_s s'identifie ainsi à une fraction de \pi :

\boxed{\frac{E}{U_s} = \frac{3\pi}{2}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : conformateur à diodes

Pour , quelle est l'expression de en fonction de puis celle en fonction de ? En déduire la valeur de telle que . On simplifiera cette valeur en utilisant la condition déduite à la question précédente.

Voir l'indice

Lorsque toutes les branches de diodes sont bloquées, aucun courant ne traverse r_0 : déterminer simplement v_s et résoudre l'équation v_s(\theta_1) = U_1.

Voir la stratégie
  1. Pour 0 \le v_s < U_1, déterminer l'état de conduction des différentes branches dérivées du conformateur à diodes.
  2. En déduire la tension v_s en fonction de v_t, puis en fonction du temps réduit \theta \in [0, 1/4] à l'aide du résultat de la question Q23.
  3. Résoudre l'équation v_s(\theta_1) = U_1 = U_s et simplifier l'expression à l'aide de la relation E/U_s = 3\pi/2 établie à la question Q27.
Voir la réponse courte

Expression linéaire de v_s tant que les diodes sont bloquées, d'où la date adimensionnée \theta_1 = 1/(6\pi).

Voir le corrigé complet

Pour 0 \le v_s < U_1 :

  • d'après la question Q24, la cellule (1) ne conduit aucun courant car v_s < U_1 = U_s ;
  • d'après la question Q25, la cellule (2) ne conduit aucun courant car v_s < U_1 < U_2 = 2U_s ;
  • d'après la question Q26, la cellule (3) ne conduit aucun courant car v_s < U_1 < 3U_s.

Toutes les branches dérivées sont donc bloquées (courants nuls). Comme le courant de sortie est nul (i_s = 0), aucun courant ne traverse la résistance r_0. La loi d'Ohm donne une chute de tension nulle aux bornes de r_0, d'où :

\boxed{v_s = v_t}

D'après la question Q23, pour \theta \in \left[0, \frac{1}{4}\right], la tension triangulaire s'écrit v_t(\theta) = 4E\theta. On a donc :

\boxed{v_s(\theta) = 4E\theta}

Par définition, le temps réduit \theta_1 vérifie v_s(\theta_1) = U_1. Sachant que U_1 = U_s (d'après la question Q24), il vient :

\begin{aligned} 4E\theta_1 = U_s \implies \theta_1 = \frac{U_s}{4E} \end{aligned}

D'après la question Q27, la condition d'égalité des pentes impose \dfrac{E}{U_s} = \dfrac{3\pi}{2}, c'est-à-dire \dfrac{U_s}{E} = \dfrac{2}{3\pi}. On obtient ainsi l'expression simplifiée de \theta_1 :

\boxed{\theta_1 = \frac{1}{6\pi}}

Résultat

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Question 29

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : théorème de millman, conformateur à diodes

On suppose pour cette question . Exprimer en fonction de et puis en fonction de et . Quelle doit être la valeur du rapport afin que les pentes des courbes et soient identiques lorsque par valeurs supérieures ? On exprimera uniquement en fonction du cosinus de . Cette condition étant vérifiée, exprimer en fonction de et puis déduire l'expression de défini par que l'on mettra sous la forme et dans laquelle on exprimera la constante uniquement en fonction du cosinus de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman au nœud de sortie en prenant en compte la première branche conductrice modélisée par U_s en série avec r_1, puis égaliser la dérivée avec celle de s(\theta).

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état de conduction des différentes cellules de diodes pour U_1 < v_s < U_2, puis appliquer la loi des nœuds pour exprimer v_s.
  2. Égaler la dérivée de v_s(\theta) à celle de la sinusoïde cible s(\theta) en \theta = \theta_1 pour en déduire \rho_1.
  3. Résoudre la condition v_s(\theta_2) = U_2 = 2U_s pour exprimer \theta_2 en fonction de \theta_1.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Millman avec une diode conductrice, raccordement de la pente à la sinusoïde et calcul de \rho_1 et \theta_2.

Voir le corrigé complet

1. Expression de v_s pour U_1 < v_s < U_2

Pour U_1 < v_s < U_2 avec U_1 = U_s et U_2 = 2U_s :

  • dans la cellule (1), la diode orientée vers le bas est passante (sa chute de tension vaut U_s), tandis que la diode tête-bêche est bloquée ;
  • les cellules (2) et (3) sont entièrement bloquées car v_s < 2U_s < 3U_s ;
  • le courant de sortie étant nul (i_s = 0), le courant traversant la cellule (1) est i_1 = \dfrac{v_s - U_s}{r_1}.

La loi des nœuds au niveau de la sortie s'écrit :

\frac{v_t - v_s}{r_0} = \frac{v_s - U_s}{r_1}

soit :

v_s \left(\frac{1}{r_0} + \frac{1}{r_1}\right) = \frac{v_t}{r_0} + \frac{U_s}{r_1}

On en déduit l'expression de v_s :

\boxed{v_s = \frac{r_1 v_t + r_0 U_s}{r_0 + r_1}}

En utilisant v_t(\theta) = 4E\theta pour 0 \le \theta \le 1/4 (établi à la question Q23) :

\boxed{v_s(\theta) = \frac{4E r_1 \theta + r_0 U_s}{r_0 + r_1}}

2. Détermination du rapport \rho_1 = r_0 / r_1

La pente de v_s(\theta) pour \theta > \theta_1 s'écrit en posant \rho_1 = r_0/r_1 :

\frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}\theta} = \frac{4E}{1 + \rho_1}

Pour la tension sinusoïdale idéale s(\theta) = V_{\max}\sin(2\pi\theta) = 3U_s\sin(2\pi\theta), la dérivée vaut :

\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}\theta} = 6\pi U_s \cos(2\pi\theta)

D'après la question Q28, \theta_1 = \dfrac{1}{6\pi}, d'où 2\pi\theta_1 = \dfrac{1}{3}\text{ rad}. Ainsi :

\left.\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta_1} = 6\pi U_s \cos\left(\frac{1}{3}\right)

Comme E = \dfrac{3\pi}{2}U_s (question Q27), on a 4E = 6\pi U_s. L'égalité des pentes lorsque \theta \to \theta_1^+ s'écrit :

\frac{6\pi U_s}{1 + \rho_1} = 6\pi U_s \cos\left(\frac{1}{3}\right) \implies \frac{1}{1 + \rho_1} = \cos\left(\frac{1}{3}\right)

On en déduit :

\boxed{\rho_1 = \frac{1}{\cos(1/3)} - 1}

3. Expression de v_s et détermination de \theta_2

En factorisant par r_1 au numérateur et au dénominateur, la tension v_s s'exprime en fonction de \rho_1 :

\boxed{v_s(\theta) = \frac{4E\theta + \rho_1 U_s}{1 + \rho_1}}

L'instant \theta_2 est défini par v_s(\theta_2) = U_2 = 2U_s :

\begin{aligned} \frac{4E\theta_2 + \rho_1 U_s}{1 + \rho_1} = 2U_s &\iff 4E\theta_2 = 2(1 + \rho_1)U_s - \rho_1 U_s \\ &\iff 4E\theta_2 = (2 + \rho_1)U_s \end{aligned}

Sachant que 4E\theta_1 = U_1 = U_s (d'après la question Q28), il vient directement :

\theta_2 = (2 + \rho_1)\theta_1

En remplaçant \rho_1 par son expression :

2 + \rho_1 = 2 + \left(\frac{1}{\cos(1/3)} - 1\right) = 1 + \frac{1}{\cos(1/3)}

La relation cherchée est donc bien de la forme \theta_2 = \alpha\theta_1 avec :

\boxed{\theta_2 = \alpha\,\theta_1 \quad \text{où} \quad \alpha = 1 + \frac{1}{\cos(1/3)}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : théorème de millman, conformateur à diodes

On suppose pour cette question . Déterminer l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Généraliser le théorème de Millman en ajoutant la contribution de la deuxième branche passante avec son seuil 2 U_s et sa résistance r_2.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état de conduction des diodes dans les différentes branches pour U_2 < v_s < 3U_1, c'est-à-dire 2U_s < v_s < 3U_s.
  2. Exprimer les courants dérivant dans chaque branche en fonction de v_s, des tensions de seuil et des résistances.
  3. Appliquer le théorème de Millman (ou la loi des nœuds) au nœud de potentiel v_s, sachant que i_s = 0 et v_t(\theta) = 4E\theta d'après la question Q23.
Voir la réponse courte

Expression de la tension v_s par le théorème de Millman lorsque deux diodes sont simultanément conductrices.

Voir le corrigé complet

Puisque U_1 = U_s et U_2 = 2U_s, la condition U_2 < v_s < 3U_1 correspond à 2U_s < v_s < 3U_s.

Pour v_s dans cet intervalle, examinons l'état des trois cellules à diodes en parallèle :

  • Cellule (1) : la tension v_s est supérieure à U_1 = U_s. La diode orientée vers le bas est passante (tension u_d = U_s), tandis que celle orientée vers le haut est bloquée. Le courant traversant la branche vaut :

    i_1 = \frac{v_s - U_s}{r_1}
  • Cellule (2) : la tension v_s est supérieure à U_2 = 2U_s. Les deux diodes orientées dans le sens direct du courant (vers le bas) conduisent, présentant chacune une chute de tension égale à U_s. Les deux autres diodes sont bloquées. Le courant dérivé vaut donc :

    i_2 = \frac{v_s - 2U_s}{r_2}
  • Cellule (3) : constituée de trois diodes en série, elle ne peut entrer en conduction que si v_s \ge 3U_s = 3U_1. Comme v_s < 3U_1, ces diodes restent bloquées :

    i_3 = 0

Le courant de sortie étant nul (i_s = 0), la loi des nœuds au potentiel v_s s'écrit :

\frac{v_t - v_s}{r_0} = i_1 + i_2 + i_3 = \frac{v_s - U_s}{r_1} + \frac{v_s - 2U_s}{r_2}

En regroupant les termes en v_s, on obtient :

v_s \left(\frac{1}{r_0} + \frac{1}{r_1} + \frac{1}{r_2}\right) = \frac{v_t}{r_0} + \frac{U_s}{r_1} + \frac{2U_s}{r_2}

D'après la question Q23, pour 0 \le \theta \le \frac{1}{4}, on a v_t(\theta) = 4E\theta. Il vient ainsi :

v_s(\theta) = \frac{\dfrac{4E\theta}{r_0} + \dfrac{U_s}{r_1} + \dfrac{2U_s}{r_2}}{\dfrac{1}{r_0} + \dfrac{1}{r_1} + \dfrac{1}{r_2}}

En multipliant le numérateur et le dénominateur par le produit r_0 r_1 r_2, on obtient l'expression recherchée :

\boxed{v_s(\theta) = \frac{4E\theta\, r_1 r_2 + U_s(r_0 r_2 + 2 r_0 r_1)}{r_1 r_2 + r_0 r_2 + r_0 r_1}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : saturation de tension, conformateur à diodes

Montrer que si .

Voir l'indice

Constater que la conduction de la cellule (3) fixe directement le potentiel de sortie à la somme des trois seuils de diodes.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'état de conduction de la cellule (3) lorsque v_s atteint la valeur de seuil 3U_1 = 3U_s.
  2. Vérifier qu'au-delà de \theta_3, l'augmentation de la tension d'entrée v_t(\theta) maintient la conduction des diodes sans changer la valeur de la tension de sortie.
Voir la réponse courte

Écrêtage au palier supérieur 3 U_1 sur le dernier intervalle de temps précédant le quart de période.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la cellule (3) comporte une branche constituée de trois diodes idéales en série orientées dans le sens direct pour v_s > 0.

Chaque diode conduit dès lors qu'un courant direct i_3 > 0 la traverse, imposant alors à ses bornes la tension de seuil constante U_s. Par additivité des tensions, la mise en conduction de cette branche s'effectue dès que :

v_s \ge 3 U_s = 3 U_1

Par définition, à l'instant réduit \theta = \theta_3, la tension de sortie atteint v_s(\theta_3) = 3U_1.

Pour \theta_3 < \theta \le \frac{1}{4}, la tension d'attaque v_t(\theta) = 4E\theta continue de croître de façon strictement monotone. Le courant débité par l'entrée à travers la résistance r_0 s'écrit, en l'absence de charge de sortie (i_s = 0) :

i_0(\theta) = \frac{v_t(\theta) - v_s(\theta)}{r_0}

Les branches (1) et (2) restent également passantes et dérivent des courants constants fixés par la tension v_s = 3U_s :

i_1 = \frac{3U_s - U_1}{r_1} = \frac{2U_s}{r_1} \quad \text{et} \quad i_2 = \frac{3U_s - U_2}{r_2} = \frac{U_s}{r_2}

La loi des nœuds impose pour le courant circulant dans la branche (3) :

i_3(\theta) = i_0(\theta) - i_1 - i_2 = \frac{v_t(\theta) - 3U_s}{r_0} - \frac{2U_s}{r_1} - \frac{U_s}{r_2}

Comme v_t(\theta) > v_t(\theta_3) pour \theta > \theta_3, on a :

i_3(\theta) > i_3(\theta_3) = 0

Le courant i_3(\theta) étant strictement positif, les trois diodes de la cellule (3) demeurent passantes et imposent rigoureusement leur tension de seuil cumulée. La tension de sortie est donc écrêtée :

\boxed{v_s(\theta) = 3U_1 = 3U_s \quad \text{pour } \theta_3 < \theta < \frac{1}{4}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : conformateur à diodes

Proposer un aménagement du montage de la figure 10 permettant de réduire les écarts entre et .

Voir l'indice

Penser au principe de l'approximation par morceaux : suggérer d'augmenter le nombre d'étages de diodes associées à des seuils et des résistances judicieusement choisis.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du signal v_s(\theta) obtenu : il s'agit d'une approximation affine par morceaux de la fonction sinusoïdale s(\theta), comportant ici seulement trois changements de pente sur un quart de période.
  2. Proposer une amélioration structurelle du réseau de diodes (augmentation du nombre de segments) et/ou un traitement en sortie (filtrage fréquentiel).
Voir la réponse courte

Proposition d'augmenter le nombre de branches à diodes et résistances pour multiplier les segments affines.

Voir le corrigé complet

Le montage conformateur à diodes réalise une synthèse de la sinusoïde par interpolation affine par morceaux. Sur un quart de période, la courbe de v_s(\theta) n'est constituée que de quatre segments de droite (trois seuils de conduction successifs), ce qui laisse subsister des écarts notables avec la fonction sinusoïdale idéale s(\theta) (présence d'harmoniques de rangs élevés).

Pour réduire ces écarts, on peut envisager deux aménagements principaux :

  1. Augmenter le nombre de branches à diodes (ou cellules de conduction) : En insérant des cellules intermédiaires supplémentaires en parallèle (constituées de chaînes de diodes en série de seuils 3U_s, 4U_s, etc., associées à des résistances r_3, r_4, \dots judicieusement dimensionnées, et en reportant le niveau d'écrêtage à une tension plus élevée), on augmente le nombre de segments de droite. L'approximation de la courbe par une ligne brisée devient alors plus fine et colle au plus près à la fonction sinus.
  2. Ajouter un filtre passe-bas en sortie : Le signal en sortie du conformateur présente des discontinuités de pente (angles vifs) responsables d'harmoniques d'ordres impairs supérieurs (3f, 5f, \dots). L'adjonction d'un filtre passe-bas sélectif (de fréquence de coupure légèrement supérieure à la fréquence fondamentale f=1/T) permet d'atténuer ces harmoniques résiduels et de lisser la tension pour ne conserver que la composante fondamentale purement sinusoïdale.

Question déjà tombée ailleurs

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Partie IV : Exemple d'utilisation de ce capteur : un accéléromètre asservi

IV.A · Première étude : le boîtier est immobile

Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : force électromotrice, énergie magnétique

Justifier le fait que la force électromagnétique reçue par le noyau mobile lors de son déplacement est nulle.

Voir l'indice

Faire le lien avec les hypothèses de l'énoncé : conductivité nulle du noyau (pas de courants de Foucault) et inductance propre L_p indépendante de z (pas de force de réluctance).

Voir la stratégie

Pour analyser les actions mécaniques électromagnétiques s'exerçant sur le noyau ferromagnétique, on examine deux causes potentielles :

  1. L'existence de forces de Laplace volumiques dues à d'éventuels courants induits au sein du matériau conducteur.
  2. La force magnétique globale exercée sur un matériau ferromagnétique en translation, issue de la variation de l'énergie magnétique du système (méthode des travaux virtuels).
Voir la réponse courte

La force dérive de l'énergie magnétique : comme L_p ne dépend pas de z et que les secondaires sont à vide, la force est nulle.

Voir le corrigé complet

Deux arguments complémentaires justifient l'annulation de la force électromagnétique reçue par le noyau mobile :

  • Absence de courants induits (forces de Laplace) : le texte précise que le noyau ferromagnétique présente une conductivité électrique nulle (\gamma = 0). Il n'apparaît donc aucun courant volumique de Foucault (\vec{\jmath} = \vec{0}), ce qui implique l'absence totale de forces de Laplace volumiques :

    \vec{F}_{\text{Laplace}} = \iiint_{\text{noyau}} (\vec{\jmath} \wedge \vec{B})\,\mathrm{d}\tau = \vec{0}
  • Absence de force de réluctance (bilan d'énergie magnétique) : Le système est constitué du circuit primaire parcouru par i_p(t) et des deux circuits secondaires fonctionnant à vide (i_{s1} = i_{s2} = 0). L'énergie magnétique stockée dans le système se réduit donc à :

    E_m = \frac{1}{2} L_p(z)\, i_p^2

    D'après la méthode des travaux virtuels, la force électromagnétique résultante selon l'axe de translation s'exprime à courant fixé par :

    F_z = \left(\frac{\partial E_m^*}{\partial z}\right)_{i_p} = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}L_p}{\mathrm{d}z}\, i_p^2

    Or, d'après le résultat de la question 13, tant que le déplacement vérifie |z| < L_{\max}, la portion de noyau présente sous le primaire reste constante, de sorte que l'inductance propre L_p est strictement indépendante de z (\frac{\mathrm{d}L_p}{\mathrm{d}z} = 0).

On en déduit que la composante axiale de la force électromagnétique est nulle :

\boxed{\vec{F}_{\text{em}} = \vec{0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'invoquez pas la force de Lorentz, qui est inappropriée pour justifier l'absence de force sur le noyau.

« Cette question a donné lieu à un certain nombre de confusions : beaucoup de candidats ont fait appel à la force de Lorentz, inappropriée ici. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur amorti

Lorsque le point est en mouvement, établir l'équation différentielle vérifiée par .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe horizontal en référentiel galiléen en prenant en compte la force de rappel élastique et le frottement fluide.

Voir la réponse courte

Application du PFD à la masse m soumise au poids, au rappel élastique et au frottement visqueux : m\ddot{Z} + \lambda\dot{Z} + k Z = m g.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement de la masse sismique \{m\} de centre d'inertie G (incluant le noyau mobile du LVDT) dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Dans cette première étude, le boîtier est fixe, de sorte que le point d'attache O_1 est immobile (Z_1 = \text{cte}). Le vecteur position du centre d'inertie G s'écrit :

\overrightarrow{OG} = (Z_1 + Z)\,\vec{u}_Z

La vitesse et l'accélération de G dans le référentiel d'étude sont donc :

\vec{v}(G) = \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_Z \quad \text{et} \quad \vec{a}(G) = \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{u}_Z

Le système est soumis aux actions mécaniques suivantes :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} et la réaction de guidage \vec{R} exercée par l'axe O_1 O'_1, toutes deux orthogonales à l'axe \vec{u}_Z (la liaison étant sans frottement, \vec{R} \cdot \vec{u}_Z = 0) ;
  • la force de rappel élastique du ressort de raideur k et de longueur à vide \ell_0, attaché en O_1 :

    \vec{F}_r = -k(Z - \ell_0)\,\vec{u}_Z
  • la force de frottement fluide exercée par l'amortisseur relié au boîtier fixe :

    \vec{F}_f = -\lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_Z
  • la force électromagnétique, qui est nulle d'après la question Q33.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse m dans le référentiel terrestre galiléen :

m\,\vec{a}(G) = \vec{P} + \vec{R} + \vec{F}_r + \vec{F}_f

En projetant selon le vecteur unitaire \vec{u}_Z, on obtient :

m\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} = -k(Z - \ell_0) - \lambda\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}

soit l'équation différentielle linéaire du second ordre :

\boxed{m\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + k(Z - \ell_0) = 0}

ou, sous forme canonique en posant \omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}} et Q = \dfrac{\sqrt{km}}{\lambda} :

\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2(Z - \ell_0) = 0

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Examinez attentivement le schéma fourni : le champ de pesanteur y est orienté horizontalement.

« Il fallait faire attention au schéma : le champ de pesanteur était à l’horizontale. Beaucoup ne l’ont pas considéré, hypothéquant ainsi la suite du sujet. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : position d'équilibre

Déterminer la valeur de à l'équilibre. Comme dans la première partie, on note la position du centre du noyau mobile (voir figure 2). La position du capteur LVDT est ajustée de telle manière que lorsque le boîtier est immobile et la masse à l'équilibre. Quelle est la relation entre et ?

Voir l'indice

Annuler les dérivées temporelles dans l'équation du mouvement pour trouver Z_0, puis effectuer le changement d'origine géométrique pour z.

Voir la réponse courte

Calcul de la position d'équilibre Z_0 = m g/k et définition de la variable centrée z = Z - Z_0.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre du système, la masse sismique est immobile dans le référentiel d'étude, soit :

\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} = 0

En injectant ces conditions dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q34, m \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + k(Z - \ell_0) = 0, il vient :

k(Z_0 - \ell_0) = 0

La raideur du ressort étant non nulle (k \neq 0), on en déduit la position d'équilibre :

\boxed{Z_0 = \ell_0}

Le noyau mobile du capteur LVDT est rigidement lié à la masse sismique m. Tout déplacement de la masse par rapport au boîtier entraîne un déplacement identique du noyau dans le capteur.

Puisque le capteur est calé de façon à avoir z = 0 lorsque le système est à l'équilibre (Z = Z_0), le déplacement algébrique z représente l'écart à cette position d'équilibre :

\boxed{z = Z - Z_0 = Z - \ell_0}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : amortissement critique, oscillateur amorti

On suppose qu'à l'instant , la masse est lachée sans vitesse initiale d'une position . Quelle est la valeur minimale qu'il faut imposer à afin que la masse retrouve sa position d'équilibre sans oscillation ? On supposera dans la suite que .

Voir l'indice

Écrire le polynôme caractéristique de l'oscillateur harmonique amorti et exprimer la condition sur le discriminant pour éviter tout régime pseudo-périodique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation différentielle du mouvement sous forme canonique et poser l'équation caractéristique associée.
  2. Identifier la condition sur le discriminant pour éviter tout comportement oscillatoire (régimes critique et apériodique).
  3. En déduire la valeur frontière \lambda_{\min}.
Voir la réponse courte

Condition de régime apériodique sans oscillations par annulation du discriminant : \lambda_{\min} = 2\sqrt{k m}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q34 et Q35, en posant z(t) = Z(t) - Z_0, le déplacement vérifie l'équation d'un oscillateur harmonique amorti :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + k z = 0

L'équation caractéristique associée s'écrit :

m r^2 + \lambda r + k = 0

Son discriminant est :

\Delta = \lambda^2 - 4km
  • Si \Delta < 0, le système est en régime pseudo-périodique : le mouvement présente des oscillations autour de la position d'équilibre.
  • Si \Delta \ge 0, les racines sont réelles : le retour à l'équilibre s'effectue sans aucune oscillation (régime critique pour \Delta = 0, régime apériodique pour \Delta > 0).

Pour que la masse retrouve sa position d'équilibre sans oscillation, il faut donc imposer :

\lambda \ge 2\sqrt{km}

La valeur minimale recherchée correspond au régime critique :

\boxed{\lambda_{\min} = 2\sqrt{km}}

Résultat

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IV.B · Etude simplifiée du boitier mobile

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, accéléromètre

Dans le référentiel terrestre, exprimer la vitesse de en fonction de et de , puis son accélération en fonction de et de . En déduire la nouvelle équation différentielle vérifiée par ainsi que les nouvelles positions d'équilibre de et du capteur. Quelle information apporterait la lecture de au bout d'un temps infini sur l'échelle graduée de la figure 12 ?

Voir l'indice

Appliquer la loi de composition des mouvements pour trouver la force d'inertie d'entraînement subie par la masse dans le référentiel lié au boîtier mobile.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position de G dans le référentiel terrestre galiléen \mathcal{R} et dériver par rapport au temps pour obtenir la vitesse puis l'accélération.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse m dans \mathcal{R}, en projetant sur l'axe \vec{u}_Z.
  3. Rechercher la position d'équilibre stationnaire pour une accélération constante \gamma_1, en déduire Z'_0 puis z'_0, et interpréter la mesure.
Voir la réponse courte

PFD dans le référentiel accéléré du boîtier avec la force d'inertie -m\gamma_1, décalage d'équilibre z'_0 = -m\gamma_1/k mesurant l'accélération.

Voir le corrigé complet

Le référentiel terrestre \mathcal{R} est supposé galiléen. Le point G est repéré par :

\overrightarrow{OG} = (Z_1 + Z)\,\vec{u}_Z

Le vecteur unitaire \vec{u}_Z étant fixe dans \mathcal{R}, la vitesse de G dans le référentiel terrestre s'obtient par dérivation temporelle :

\vec{v}(G/\mathcal{R}) = \left(\frac{\mathrm{d}Z_1}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}\right)\vec{u}_Z = \left(v_1 + \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}\right)\vec{u}_Z

D'où l'expression de la composante de la vitesse selon \vec{u}_Z :

\boxed{v_G = v_1 + \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}}

En dérivant une seconde fois par rapport au temps :

\vec{a}(G/\mathcal{R}) = \left(\frac{\mathrm{d}^2 Z_1}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2}\right)\vec{u}_Z = \left(\gamma_1 + \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2}\right)\vec{u}_Z

D'où l'expression de la composante de l'accélération selon \vec{u}_Z :

\boxed{a_G = \gamma_1 + \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2}}

Équation différentielle du mouvement : Le système constitué par la masse sismique m est soumis à :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} et la réaction du guidage sans frottement, tous deux orthogonaux à \vec{u}_Z ;
  • la force de rappel du ressort fixé en O_1 : \vec{F}_{\text{ressort}} = -k(Z - \ell_0)\,\vec{u}_Z ;
  • la force de frottement fluide exercée par l'amortisseur lié au boîtier, proportionnelle à la vitesse relative de la masse par rapport au boîtier : \vec{F}_{\text{amort}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_Z.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à m dans le référentiel galiléen \mathcal{R} :

m\,\vec{a}(G/\mathcal{R}) = \vec{F}_{\text{ressort}} + \vec{F}_{\text{amort}} + \vec{P} + \vec{R}_{\perp}

En projetant selon l'axe \vec{u}_Z, on obtient :

m\left(\gamma_1 + \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2}\right) = -k(Z - \ell_0) - \lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}

Soit la nouvelle équation différentielle vérifiée par Z(t) :

\boxed{m\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + k(Z - \ell_0) = -m\gamma_1}

Nouvelles positions d'équilibre : Pour une accélération \gamma_1 constante du boîtier, la position d'équilibre permanent Z'_0 correspond à un état stationnaire dans le référentiel du boîtier (\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} = 0 et \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} = 0) :

k(Z'_0 - \ell_0) = -m\gamma_1 \implies \boxed{Z'_0 = \ell_0 - \frac{m}{k}\gamma_1}

D'après la question Q35, la coordonnée du capteur est reliée à Z par z = Z - \ell_0. La nouvelle position d'équilibre du capteur est donc :

\boxed{z'_0 = -\frac{m}{k}\gamma_1}

Information apportée par la lecture de z'_0 : Au bout d'un temps infini (en pratique après l'amortissement du régime transitoire), la lecture de l'élongation z'_0 sur l'échelle graduée fournit une mesure directe de l'accélération \gamma_1 du boîtier selon :

\gamma_1 = -\frac{k}{m}z'_0

Le dispositif constitue ainsi un accéléromètre.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez l'expression des forces appliquées pour ne pas bloquer la résolution de la question.

« Beaucoup de candidats ont bien démarré la question, mais n’ont pas pu capitaliser suite à une mauvaise expression des forces. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : asservissement, temps de réponse, amortissement critique

Etablir les équations différentielles vérifées par et . Déterminer l'expression de la valeur de à l'équilibre et la valeur de correspondante. Quelle information apporterait la mesure de au bout d'un temps infini ? Le mouvement de se décompose en un régime transitoire suivi d'un régime permanent. Quelle est la condition que doit remplir pour que la durée du régime transitoire soit la plus petite possible ? Estimer le temps de réponse de l'accéléromètre construit dans ces conditions.

Voir l'indice

Ajouter la force de contre-réaction moteur \vec{F} dans le bilan des forces, chercher la nouvelle position d'équilibre et réécrire la pulsation et le facteur d'amortissement sous asservissement.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse sismique dans le référentiel terrestre en intégrant la force d'asservissement \vec{F} = \beta V_{\text{out}}\vec{u}_Z.
  2. Établir l'équation différentielle en Z(t), puis en z(t) = Z(t) - \ell_0, et en déduire les grandeurs en régime permanent (z_{\text{eq}} et V_{\text{out}}).
  3. Identifier la condition sur le coefficient d'amortissement \lambda pour minimiser le temps de réponse (régime critique), puis exprimer le temps de réponse associé en fonction des paramètres du système.
Voir la réponse courte

Équation couplée avec la force d'asservissement, détermination du régime permanent proportionnel à l'accélération et optimisation du temps de réponse au régime critique.

Voir le corrigé complet

Le référentiel terrestre \mathcal{R} est galiléen. La masse m est soumise à :

  • son poids et la réaction du guide, qui se compensent dans la direction orthogonale à \vec{u}_Z ;
  • la force de rappel du ressort : \vec{F}_{\text{ressort}} = -k(Z - \ell_0)\,\vec{u}_Z ;
  • la force de frottement fluide : \vec{F}_{\text{frott}} = -\lambda \dot{Z}\,\vec{u}_Z ;
  • la force motrice d'asservissement : \vec{F} = \beta V_{\text{out}}\,\vec{u}_Z = \beta K_{s0} z\,\vec{u}_Z.

D'après la question Q37, le vecteur accélération de G dans \mathcal{R} s'écrit \vec{a}(G) = (\gamma_1 + \ddot{Z})\,\vec{u}_Z. En projetant le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (O, \vec{u}_Z) :

m\left(\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \gamma_1\right) = -k(Z - \ell_0) - \lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + \beta K_{s0} z

Comme z = Z - \ell_0 (question Q35), on a \dot{Z} = \dot{z} et \ddot{Z} = \ddot{z}. On en déduit directement les deux équations différentielles :

\boxed{m\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + (k - \beta K_{s0})(Z - \ell_0) = -m\gamma_1}
\boxed{m\frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + (k - \beta K_{s0}) z = -m\gamma_1}

Pour assurer la stabilité du système asservi, la raideur apparente effective doit être strictement positive : k_{\text{eff}} = k - \beta K_{s0} > 0 (soit \beta K_{s0} < k).

Position d'équilibre et tension de sortie : Lorsque le régime permanent est établi sous une accélération \gamma_1 constante, les dérivées temporelles s'annulent (\ddot{z} = \dot{z} = 0), ce qui conduit à :

\boxed{z_{\text{eq}} = -\frac{m\gamma_1}{k - \beta K_{s0}}}

La tension correspondante vaut V_{\text{out, eq}} = K_{s0} z_{\text{eq}} :

\boxed{V_{\text{out, eq}} = -\frac{m K_{s0}}{k - \beta K_{s0}}\,\gamma_1}

La mesure de V_{\text{out}} au bout d'un temps infini permet de mesurer directement l'accélération \gamma_1 du boîtier, celle-ci étant strictement proportionnelle à la tension continue mesurée.

Optimisation de la durée du régime transitoire : L'équation différentielle correspond à un oscillateur harmonique amorti de pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\frac{k - \beta K_{s0}}{m}} et de facteur d'amortissement \xi = \frac{\lambda}{2\sqrt{m(k - \beta K_{s0})}}.

Pour qu'il n'y ait aucun dépassement tout en assurant le retour le plus rapide possible vers la position d'équilibre, le système doit fonctionner au régime critique (\xi = 1), ce qui impose :

\boxed{\lambda = 2\sqrt{m(k - \beta K_{s0})}}

Estimation du temps de réponse : En régime critique (\xi = 1), la solution de l'équation homogène s'amortit selon (A + B t)\,\mathrm{e}^{-\omega_0 t}. Le temps caractéristique d'amortissement est donc :

\tau = \frac{1}{\omega_0} = \sqrt{\frac{m}{k - \beta K_{s0}}} = \frac{2m}{\lambda}

Le temps de réponse à 5\,\% vaut usuellement t_{r, 5\%} \approx 4{,}75\,\tau \approx 5\,\tau (et t_{r, 5\%} \approx 3\,\tau pour un facteur d'amortissement optimal \xi \approx 0{,}7). On peut ainsi estimer :

\boxed{t_r \approx 5\sqrt{\frac{m}{k - \beta K_{s0}}} = \frac{10\,m}{\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Gardez votre concentration en fin d'épreuve pour mener l'interprétation physique du dispositif à son terme.

« Faute de temps ou à cause de la fatigue et du défaut de concentration qu’elle implique, peu de candidats sont allé au bout du sujet avec une interprétation du dispositif et des conclusions satisfaisantes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (24 % des questions, partie III), Magnétostatique (21 %, partie I), Induction et forces de Laplace (16 %, partie II) et ALI et oscillateurs électroniques (13 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Ferromagnétisme et circuits magnétiques, Électronique de puissance, Référentiels non galiléens et forces d'inertie, Électronique numérique…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 18 questions sur 38 (47 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q2 à Q8, Q11, Q12, Q14 à Q16, Q18, Q19, Q23 et Q34 à Q36. Avec les autres programmes de première année : 16 en MP2I et 16 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 ?

Q29 (théorème de millman) et Q38 (asservissement), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 ?

Questions de cours : Q1 (équation de maxwell-ampère), Q2 (équation de maxwell-thomson) et Q18 (amplificateur linéaire intégré). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (invariance), Q19 (amplificateur inverseur), Q20 (comparateur à hystérésis), Q21 (oscillateur de relaxation), Q34 (principe fondamental de la dynamique), Q36 (amortissement critique) et Q37 (force d'inertie d'entraînement).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (19 sur 38), par exemple : Q1 à Q5, Q7, Q9, Q10, Q14, Q15, Q18, Q19, Q23, Q25, Q28, Q32…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q11, Q13, Q16, Q26, Q27 et Q31.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que la totalité du sujet était accessible et que chaque question a été traitée, mais que le sujet était plutôt long et que le temps a souvent manqué pour le terminer. Moyenne : 11,22/20 (écart-type 3,92, 3 624 présents).

Comment justifier l'absence de force électromagnétique sur le noyau en Q33 ?

Par la dérivation de l'énergie magnétique par rapport à z. Les circuits secondaires étant ouverts et l'inductance propre primaire L_p ne dépendant pas de z d'après Q13, l'énergie magnétique totale reste constante lors du mouvement. Invoquer la force de Lorentz sur ce système est inadapté.

Où je me situe, question par question

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Position estimée
–
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 38 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,22 et d'écart-type 3,92 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.