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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2023

Physique en géométrie cylindrique

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique des fluides, Magnétostatique, Cinématique et dynamique du point · 11 incontournables · 8 questions de première année
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Ce sujet propose un tour d'horizon complet de problèmes physiques modélisés en coordonnées cylindriques à travers trois parties totalement indépendantes. La première partie aborde l'hémodynamique capillaire via l'écoulement visqueux de Poiseuille et relie l'anatomie à la puissance mécanique développée par le cœur humain. La deuxième partie étudie la dynamique des électrons dans un magnétron cylindrique, aboutissant au critère de coupure de Hull puis à l'effet de charge d'espace en rotation synchrone. Enfin, la troisième partie s'intéresse à la lévitation électrodynamique d'une bobine couplée à un noyau magnétique linéaire en régime harmonique forcé.

D'un niveau très classique pour le concours Mines-Ponts en filière PSI, l'épreuve valorise la rigueur du calcul vectoriel en base cylindrique, la bonne maîtrise des ordres de grandeur et l'interprétation énergétique des phénomènes d'induction et de dissipation visqueuse. C'est un excellent sujet de révision transversale pour les épreuves écrites.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,66/20)
Temps estimé
≈ 2 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 8 questions sur 27.

Où gagner des points

15 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (15) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

27 questions
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Partie I : La circulation capillaire

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : nombre de reynolds

Rappeler l'expression et la signification physique du nombre de Reynolds d'un écoulement.

Voir l'indice

Exprimer le rapport entre les termes convectifs inertiels et les termes de diffusion visqueuse à l'aide d'une échelle de vitesse et d'une dimension transverse caractéristique.

Voir la réponse courte

Expression Re = \rho v L / \eta, rapport des termes convectifs d'inertie sur les termes visqueux de diffusion de quantité de mouvement.

Voir le corrigé complet

Le nombre de Reynolds \mathcal{R}_e est un nombre adimensionnel caractéristique d'un écoulement fluide, défini par :

\boxed{\mathcal{R}_e = \frac{\rho v L}{\eta} = \frac{v L}{\nu}}

où :

  • \rho est la masse volumique du fluide,
  • v est une vitesse caractéristique de l'écoulement,
  • L est une dimension spatiale caractéristique du système (par exemple le diamètre D = 2R pour un écoulement en conduite cylindrique),
  • \eta est la viscosité dynamique du fluide,
  • \nu = \eta / \rho est sa viscosité cinématique.

Sur le plan physique, le nombre de Reynolds compare l'ordre de grandeur des forces d'inertie (terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} dans l'équation de Navier-Stokes, d'ordre de grandeur \rho v^2 / L) à celui des forces de viscosité (terme de diffusion visqueuse \eta \Delta \vec{v}, d'ordre de grandeur \eta v / L^2) :

\mathcal{R}_e \sim \frac{\|\text{forces d'inertie}\|}{\|\text{forces de viscosité}\|}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Donner une interprétation physique précise (comparaison des flux de quantité de mouvement, durées caractéristiques ou régimes limites) plutôt qu'une affirmation vague.

« L’interprétation physique a aussi souvent été donnée, le jury acceptant à cet égard aussi bien un commentaire a priori (comparaison des flux de quantité de mouvement, ou des durées caractéristiques comme le prévoit le programme) ou bien a posteriori (nature de l’écoulement pour des valeurs extrêmes du nombre de Reynolds). »

« Les affirmations vagues (« ce nombre permet de classer les écoulements ») n’ont pas été valorisées bien sûr. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : ordre de grandeur, vitesse de fluide

Estimer la longueur moyenne d'un vaisseau capillaire typique.

Voir l'indice

Relier la section cumulative totale \sigma à la section d'un capillaire individuel \pi R^2 pour déterminer le nombre de capillaires en parallèle, puis diviser la longueur totale par ce nombre.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre moyen N de capillaires sanguins en divisant la section cumulative \sigma par la section droite individuelle s = \pi R^2 d'un capillaire typique.
  2. Exprimer la longueur totale du réseau capillaire L_{\text{tot}} comme la somme des longueurs de ces N capillaires, soit L_{\text{tot}} \simeq N \ell_{\text{moy}}, pour en déduire la longueur moyenne \ell_{\text{moy}}.
  3. Effectuer l'application numérique en respectant la consigne d'un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Estimation de la longueur moyenne d'un capillaire (ordre du millimètre) à partir des données morphologiques fournies.

Voir le corrigé complet

Considérons que le réseau capillaire est constitué de N capillaires cylindriques identiques de rayon R = 10\ \mu\mathrm{m}, montés en parallèle.

La section droite d'un capillaire vaut :

s = \pi R^2

La section cumulative \sigma de tous les capillaires s'écrit donc :

\sigma = N s = N \pi R^2 \implies N = \frac{\sigma}{\pi R^2}

La longueur totale L_{\text{tot}} du système capillaire correspond à la somme des longueurs de tous les vaisseaux, d'où :

L_{\text{tot}} = N \ell_{\text{moy}}

On en déduit l'expression de la longueur moyenne \ell_{\text{moy}} d'un vaisseau capillaire typique :

\ell_{\text{moy}} = \frac{L_{\text{tot}}}{N} = \frac{\pi R^2 L_{\text{tot}}}{\sigma}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • L_{\text{tot}} = 100\,000\text{ km} = 1{,}0\cdot 10^8\text{ m},
  • \sigma = 0{,}5\text{ m}^2,
  • R = 10\ \mu\text{m} = 1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ m}.

On obtient :

\begin{aligned} \ell_{\text{moy}} &= \frac{\pi \times (1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ m})^2 \times 1{,}0\cdot 10^8\text{ m}}{0{,}5\text{ m}^2} \\ &= 2\pi \cdot 10^{-2}\text{ m} \simeq 6\cdot 10^{-2}\text{ m} \end{aligned}

Soit, avec un chiffre significatif :

\boxed{\ell_{\text{moy}} \simeq 6\text{ cm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposer un raisonnement physique cohérent plutôt que de simplement recopier la valeur numérique fournie plus loin dans l'énoncé.

« Recopier la valeur affirmée dans l’énoncé quatre lignes plus bas n’est pas considéré comme une approche physiquement cohérente ; il n’était toutefois pas interdit de s’en servir pour valider (ou invalider) les raisonnements proposés ! »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : débit massique, nombre de reynolds

Estimer le débit massique moyen du sang dans un capillaire typique, puis le nombre de Reynolds associé. Conclure.

Voir l'indice

Calculer le débit volumique total éjecté par le cœur par seconde à partir du volume systolique et de la fréquence cardiaque, puis répartir équitablement ce débit sur les capillaires.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le débit volumique (et massique) total débité par le cœur à partir du volume d'éjection systolique et de la fréquence cardiaque.
  2. En déduire la vitesse moyenne d'écoulement grâce à la section cumulative \sigma, puis le débit massique moyen D_m traversant un capillaire typique.
  3. Calculer le nombre de Reynolds associé avec le diamètre intérieur comme dimension caractéristique, puis conclure sur le régime d'écoulement.
Voir la réponse courte

Calcul du débit individuel puis du nombre de Reynolds : Re \ll 1, le régime d'écoulement est strictement laminaire.

Voir le corrigé complet

Le cœur éjecte un volume systolique V_s \simeq 100\text{ mL} = 1{,}0\cdot 10^{-4}\text{ m}^3 à la fréquence de repos f_c = 60\text{ battements}\cdot\text{min}^{-1} = 1\text{ s}^{-1}. Le débit volumique moyen total fourni par le cœur est donc :

D_{v,\text{tot}} = V_s f_c = 1{,}0\cdot 10^{-4}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}

En régime stationnaire et pour un fluide incompressible, ce débit se conserve à travers l'ensemble des lits vasculaires. Traversant la section cumulative \sigma = 0{,}5\text{ m}^2 des capillaires disposés en parallèle, la vitesse moyenne du sang dans un capillaire est :

v = \frac{D_{v,\text{tot}}}{\sigma} = \frac{1{,}0\cdot 10^{-4}}{0{,}5} = 2\cdot 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Le débit massique moyen D_m dans un capillaire individuel de section s = \pi R^2 s'exprime donc par :

D_m = \rho v s = \rho \frac{D_{v,\text{tot}}}{\sigma} \pi R^2 = \frac{\pi R^2}{\sigma} \rho V_s f_c

Avec \rho = 1{,}1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et R = 10\ \mu\text{m} = 1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ m} :

D_m = \frac{\pi \times (1{,}0\cdot 10^{-5})^2}{0{,}5} \times 1{,}1\cdot 10^3 \times 1{,}0\cdot 10^{-4} \simeq 7\cdot 10^{-11}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_m \simeq 7\cdot 10^{-11}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

En prenant comme dimension caractéristique de l'écoulement le diamètre intérieur du tube d = 2R, le nombre de Reynolds s'écrit :

\mathcal{R}_e = \frac{\rho v (2R)}{\eta} = \frac{2 D_m}{\pi \eta R}

L'application numérique donne, avec \eta = 1{,}6\cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} :

\mathcal{R}_e = \frac{1{,}1\cdot 10^3 \times 2\cdot 10^{-4} \times 2\cdot 10^{-5}}{1{,}6\cdot 10^{-3}} \simeq 3\cdot 10^{-3}
\boxed{\mathcal{R}_e \simeq 3\cdot 10^{-3}}

Conclusion : Comme \mathcal{R}_e \ll 1 (largement inférieur au seuil usuel d'environ 2 000), l'écoulement est strictement laminaire. C'est un écoulement rampant (ou de Stokes) dans lequel les forces d'inertie sont totalement négligeables devant les forces de viscosité.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre le débit sanguin global et le débit dans un capillaire individuel afin de ne pas obtenir un nombre de Reynolds aberrant.

« La confusion entre débit global et débit dans un capillaire unique a été très fréquente. Elle conduisait naturellement à des valeurs aberrantes du nombre de Reynolds, incompatibles avec toute la suite du problème, ce qui n’a hélas pas gêné les trop nombreux candidats qui ont fait cette erreur. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : fluide incompressible, dérivée particulaire

Montrer que le caractère incompressible de l'écoulement assure que cet élément de fluide n'est pas accéléré.

Voir l'indice

Écrire l'équation d'incompressibilité \mathrm{div}\,\vec{v} = 0 en coordonnées cylindriques pour la forme de champ donnée et en déduire la dépendance axiale de la composante axiale de la vitesse.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'incompressibilité du fluide à l'aide de l'opérateur divergence en coordonnées cylindriques pour obtenir une simplification sur le profil de vitesse v(r,z).
  2. Exprimer l'accélération particulaire \vec{a} = \frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} en tenant compte du caractère stationnaire de l'écoulement pour conclure à l'absence d'accélération.
Voir la réponse courte

Écoulement incompressible unidirectionnel stationnaire : divergence nulle imposant \partial v_z/\partial z = 0, donc l'accélération particulaire s'annule.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant en écoulement incompressible, la conservation de la masse se traduit par :

\operatorname{div}\vec{v} = 0

Le champ de vitesse étant de la forme \vec{v} = v(r,z)\,\widehat{\mathrm{e}}_z, son expression dans la formule de la divergence en coordonnées cylindriques fournie par l'énoncé donne :

\operatorname{div}\vec{v} = \frac{1}{r}\frac{\partial(r v_r)}{\partial r} + \frac{1}{r}\frac{\partial v_\theta}{\partial \theta} + \frac{\partial v_z}{\partial z} = \frac{\partial v}{\partial z}

La condition d'incompressibilité impose donc :

\frac{\partial v}{\partial z} = 0 \quad \Longrightarrow \quad v(r,z) = v(r)

La vitesse axiale d'une particule fluide ne dépend donc pas de son abscisse z le long du capillaire.

L'accélération d'une particule fluide (dérivée particulaire de la vitesse) s'écrit :

\vec{a} = \frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}
  • L'écoulement est stationnaire, donc l'accélération locale est nulle : \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0}.
  • L'accélération convective s'exprime par :

    (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} = v(r)\frac{\partial}{\partial z}\bigl(v(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_z\bigr) = v(r)\frac{\partial v}{\partial z}\,\widehat{\mathrm{e}}_z = \vec{0}

Il en résulte :

\boxed{\vec{a} = \frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = \vec{0}}

Chaque particule de fluide constituant le cylindre étudié possède une accélération nulle : cet élément de fluide n'est pas accéléré.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les démonstrations appuyées sur les équations locales ou sur des bilans macroscopiques étaient indifféremment acceptées.

« Le jury a bien sûr accepté aussi bien les méthodes basées sur des équations locales et celles basées sur des bilans macroscopiques. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : écoulement de poiseuille, viscosité

En déduire l'existence d'un gradient de pression constant dont on précisera l'expression en fonction, notamment, du terme de viscosité .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique ou l'équation de Navier-Stokes selon l'axe (Oz) en régime stationnaire, ou effectuer un bilan des forces de pression et de viscosité sur le cylindre de fluide de rayon r et de longueur h.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou théorème de la quantité de mouvement) au cylindre de fluide de rayon r et de longueur h proposé par l'énoncé, en utilisant le fait que l'accélération est nulle (établi en Q4).
  2. Réaliser l'inventaire des forces projetées selon l'axe longitudinal \widehat{\mathrm{e}}_z (forces de pression sur les bases et force de cisaillement visqueux sur la surface latérale).
  3. Utiliser un argument de séparation des variables pour démontrer que \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} est une constante.
Voir la réponse courte

Bilan de forces ou équation de Navier-Stokes en projection axiale montrant que le gradient de pression \mathrm{d}P/\mathrm{d}z est indépendant de r.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé de fluide contenu à l'instant t dans le cylindre coaxial de rayon r compris entre les cotes z et z+h (figure 2).

D'après la question Q4, l'élément de fluide n'est pas accéléré : la somme vectorielle des forces extérieures exercées sur ce système est donc nulle en régime stationnaire.

Les forces agissant sur ce cylindre sont :

  • Les forces de pression sur les sections transversales planes en z et z+h :

    \begin{aligned} \vec{F}_{P}(z) &= P(z)\,\pi r^2\,\widehat{\mathrm{e}}_z \\ \vec{F}_{P}(z+h) &= -P(z+h)\,\pi r^2\,\widehat{\mathrm{e}}_z \end{aligned}
  • La force de frottement visqueux exercée par le fluide extérieur (r' > r) sur la surface latérale de rayon r et de longueur h (d'aire S_{\text{lat}} = 2\pi r h) :

    \vec{F}_{\text{visc}} = 2\pi r h\,\eta\,\frac{\partial v}{\partial r}\,\widehat{\mathrm{e}}_z
  • La pesanteur, qui est négligée conformément aux hypothèses.

La projection du bilan des forces selon l'axe (Oz) donne :

[P(z) - P(z+h)]\,\pi r^2 + 2\pi r h\,\eta\,\frac{\partial v}{\partial r} = 0

En divisant cette relation par \pi r^2 h :

-\frac{P(z+h) - P(z)}{h} + \frac{2\eta}{r}\frac{\partial v}{\partial r} = 0

En prenant la limite quand h \to 0 (ou puisque h est arbitraire) :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \frac{2\eta}{r}\frac{\partial v}{\partial r}

Or, d'après les données du sujet, P ne dépend que de z, donc le membre de gauche ne dépend que de z. De plus, d'après la question Q4, la vitesse v ne dépend que de r, donc le membre de droite ne dépend que de r.

Une fonction de z égale à une fonction de r est nécessairement indépendante de ces deux variables : c'est donc une constante spatiale. Il en résulte que le gradient de pression \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} est constant :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \frac{2\eta}{r}\frac{\partial v}{\partial r} = \text{cte}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : écoulement de poiseuille, profil de vitesse

Exprimer complètement en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer deux fois par rapport à r la relation obtenue à la question précédente en appliquant la condition de non-glissement à la paroi r=R et la finitude de la vitesse sur l'axe.

Voir la réponse courte

Double intégration radiale avec condition d'adhérence à la paroi v(R)=0 conduisant au profil parabolique de Poiseuille.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, l'incompressibilité du fluide impose que la vitesse ne dépend pas de la variable z, soit v(r, z) = v(r).

D'après le bilan de forces établi à la question Q5, la dérivée spatiale radiale de la vitesse vérifie :

\frac{\partial v}{\partial r} = \frac{r}{2\eta} \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}

Puisque le gradient de pression \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} est une constante, une intégration par rapport à r conduit à :

v(r) = \frac{r^2}{4\eta} \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + C

où C est une constante d'intégration.

Le sang étant modélisé par un fluide visqueux en contact avec une paroi rigide fixe, il satisfait à la condition d'adhérence à la paroi :

v(R) = 0

On en déduit la valeur de la constante :

C = -\frac{R^2}{4\eta} \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}

Il vient finalement le profil de vitesse :

\boxed{v(r,z) = -\frac{1}{4\eta} \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} (R^2 - r^2)}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : débit massique, résistance hydraulique

En déduire la résistance linéique d'écoulement , définie par la relation .

Voir l'indice

Intégrer le profil de vitesse sur la section droite du tube pour obtenir le débit volumique puis massique, et identifier le coefficient de proportionnalité avec le gradient de pression.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit volumique D_v à travers une section droite du capillaire en intégrant le profil de vitesse v(r) obtenu à la question Q6.
  2. Relier le débit massique D_m au débit volumique via la masse volumique \rho.
  3. Identifier la résistance linéique d'écoulement R_u par comparaison avec la relation de définition \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right| = R_u D_m.
Voir la réponse courte

Intégration du profil de vitesse sur la section pour calculer le débit massique, puis identification de la résistance linéique R_u.

Voir le corrigé complet

Le fluide s'écoulant dans le sens des z croissants, sa vitesse axiale est positive, ce qui implique d'après la question Q6 que \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} < 0, soit \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right| = -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}.

Le débit volumique D_v traversant une section droite du cylindre s'obtient en intégrant le flux de vitesse à travers des couronnes d'aire élémentaire \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r :

\begin{aligned} D_v &= \int_0^R v(r)\, 2\pi r\,\mathrm{d}r \\ &= \int_0^R \left( -\frac{1}{4\eta}\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} (R^2 - r^2) \right) 2\pi r\,\mathrm{d}r \\ &= -\frac{\pi}{2\eta}\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} \left[ \frac{R^2 r^2}{2} - \frac{r^4}{4} \right]_0^R \\ &= -\frac{\pi R^4}{8\eta}\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \frac{\pi R^4}{8\eta} \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right|. \end{aligned}

Le fluide étant incompressible, le débit massique D_m s'en déduit par D_m = \rho D_v :

D_m = \frac{\pi \rho R^4}{8\eta} \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right|.

En inversant cette relation, on obtient :

\left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right| = \frac{8\eta}{\pi \rho R^4} D_m.

Par identification avec la relation de définition \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right| = R_u D_m, il vient :

\boxed{R_u = \frac{8\eta}{\pi \rho R^4}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : résistance hydraulique, perte de charge

Calculer numériquement l'écart de pression de part et d'autre du capillaire en précisant en quel point la pression est la plus élevée.

Voir l'indice

Intégrer la relation précédente sur la longueur \ell du capillaire et justifier que le fluide s'écoule toujours dans le sens des pressions décroissantes.

Voir la stratégie
  1. Relier la variation de pression \Delta P sur la longueur \ell du capillaire à la résistance linéique R_u et au débit massique D_m, en exploitant l'uniformité du gradient de pression établie à la question Q5.
  2. Déterminer le signe de \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} d'après le sens de l'écoulement pour préciser le point de plus haute pression.
  3. Effectuer l'application numérique avec les valeurs données par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta P = R_u \ell D_m ; la pression décroît dans le sens de l'écoulement pour vaincre les frottements visqueux.

Voir le corrigé complet

Le gradient de pression \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} étant constant le long du capillaire (question Q5), la pression varie linéairement avec l'abscisse z entre l'entrée (z = 0) et la sortie (z = \ell) :

P(z) = P(0) + \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\, z.

Le fluide s'écoulant dans le sens des z croissants sous l'action des forces visqueuses et de pression, l'écoulement s'effectue dans le sens des pressions décroissantes :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} < 0 \implies P(0) > P(\ell).

La pression est donc la plus élevée à l'entrée du capillaire (z=0).

La perte de charge \Delta P = P(0) - P(\ell) s'écrit, d'après la relation de la question Q7 :

\Delta P = \left| \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} \right| \ell = R_u D_m \ell.

En injectant l'expression de la résistance linéique R_u = \frac{8\eta}{\pi \rho R^4} (question Q7) et le débit massique D_m = \rho \pi R^2 v_{\text{moy}} (question Q3 où v_{\text{moy}} = \frac{V_s f_c}{\sigma}) :

\begin{aligned} \Delta P &= \frac{8\eta \ell}{\pi \rho R^4} D_m = \frac{8\eta \ell}{R^2} v_{\text{moy}}. \end{aligned}

Application numérique : Avec les grandeurs suivantes :

  • \eta = 1{,}6\cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s},
  • \ell = 5\text{ cm} = 5\cdot 10^{-2}\text{ m},
  • v_{\text{moy}} = \frac{100\cdot 10^{-6}\times (60/60)}{0{,}5} = 2\cdot 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
  • R = 10\ \mu\text{m} = 10^{-5}\text{ m},

on obtient :

\begin{aligned} \Delta P &= \frac{8 \times 1{,}6\cdot 10^{-3} \times 5\cdot 10^{-2} \times 2\cdot 10^{-4}}{(10^{-5})^2} \\ &= \frac{1{,}28\cdot 10^{-7}}{10^{-10}} = 1{,}28\cdot 10^3\text{ Pa}. \end{aligned}

En se limitant à un chiffre significatif selon la consigne de l'énoncé :

\boxed{\Delta P \simeq 1\cdot 10^{3}\text{ Pa} \quad (\text{soit } 1{,}3\text{ kPa}) \quad \text{avec } P_{\text{entrée}} > P_{\text{sortie}}.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : puissance des forces de pression, perte de charge

Exprimer la puissance des forces de pression exercées sur le fluide traversant le capillaire en fonction de , et puis en fonction de , , et .

Voir l'indice

Calculer le produit de la différence de pression motrice par le débit volumique traversant le cylindre, puis substituer l'expression de \Delta P en fonction de R_u.

Voir la stratégie

Pour calculer la puissance nette des forces de pression reçue par le fluide contenu dans le capillaire de longueur \ell :

  1. Recenser les surfaces délimitant le fluide (sections d'entrée et de sortie, paroi latérale) et exprimer la puissance élémentaire sur chacune.
  2. Intégrer sur chaque section pour relier la puissance au débit volumique D_v = D_m/\rho et à l'écart de pression \Delta P.
  3. Réinjecter la loi de comportement établie aux questions précédentes reliant \Delta P à la résistance linéique R_u et au débit massique D_m.
Voir la réponse courte

Puissance nette reçue \mathcal{P} = \Delta P \cdot D_v = \Delta P D_m / \rho = R_u \ell D_m^2 / \rho.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide occupant le capillaire entre l'entrée en z = 0 et la sortie en z = \ell. Les forces de pression s'exercent sur la frontière fermée de ce volume :

  • Sur la paroi latérale en r = R, le fluide est immobile au contact de la paroi en raison de la condition d'adhérence (\vec{v}(R) = \vec{0}), de sorte que la puissance des actions de contact y est rigoureusement nulle : \mathcal{P}_{\text{lat}} = 0.
  • Sur la section d'entrée S(0), le fluide extérieur exerce une force surfacique dirigée vers les z croissants : \mathrm{d}\vec{F}_e = P(0)\,\widehat{\mathrm{e}}_z\,\mathrm{d}S. La puissance reçue s'écrit :

    \mathcal{P}_e = \iint_{S(0)} P(0)\,\vec{v}(r)\cdot\widehat{\mathrm{e}}_z\,\mathrm{d}S = P(0) \iint_{S(0)} v(r)\,\mathrm{d}S = P(0)\,D_v
  • Sur la section de sortie S(\ell), le fluide aval exerce une force orientée vers les z décroissants : \mathrm{d}\vec{F}_s = -P(\ell)\,\widehat{\mathrm{e}}_z\,\mathrm{d}S. La puissance reçue s'écrit :

    \mathcal{P}_s = \iint_{S(\ell)} \left(-P(\ell)\,\widehat{\mathrm{e}}_z\right)\cdot\vec{v}(r)\,\mathrm{d}S = -P(\ell)\,D_v

La puissance totale nette des forces de pression exercées sur le fluide s'écrit ainsi :

\mathcal{P} = \mathcal{P}_e + \mathcal{P}_s = \left[P(0) - P(\ell)\right] D_v = \Delta P\, D_v

Comme le fluide est incompressible de masse volumique \rho, le débit volumique est relié au débit massique par D_v = \frac{D_m}{\rho}, d'où :

\boxed{\mathcal{P} = \frac{\Delta P\, D_m}{\rho}}

D'après les questions Q7 et Q8, le gradient de pression est uniforme et vérifie \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right| = R_u D_m, ce qui donne pour la différence de pression totale le long du tube :

\Delta P = R_u D_m\,\ell

En reportant cette relation dans l'expression de \mathcal{P}, on obtient :

\boxed{\mathcal{P} = \frac{R_u\,\ell\,D_m^2}{\rho}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : puissance, bilan d'énergie

Que peut-on en déduire concernant la puissance totale moyenne du cœur humain ? On attend ici une réponse numérique.

Voir l'indice

Multiplier la puissance élémentaire par le nombre total de capillaires (ou multiplier directement la perte de charge d'un capillaire par le débit volumique cardiaque global).

Voir la stratégie
  1. Les N capillaires du réseau sanguin sont disposés en parallèle ; la puissance totale fournie par les forces de pression à l'ensemble du lit capillaire est la somme des puissances individuelles : \mathcal{P}_{\text{cap}} = N \mathcal{P}.
  2. Exprimer \mathcal{P}_{\text{cap}} à l'aide du débit volumique total D_{v,\text{tot}} = N D_v = V_s f_c, puis effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif.
  3. En déduire une minoration de la puissance mécanique moyenne délivrée par le cœur.
Voir la réponse courte

Produit du débit volumique cardiaque global par la perte de charge totale, conduisant à une puissance mécanique d'environ 1 W.

Voir le corrigé complet

Le réseau capillaire étant constitué de N capillaires disposés en parallèle et traversés chacun par un débit massique D_m, le débit massique total issu du cœur est D_{m,\text{tot}} = N D_m, soit un débit volumique total :

D_{v,\text{tot}} = \frac{D_{m,\text{tot}}}{\rho} = N D_v = V_s f_c

La puissance des forces de pression reçue par l'ensemble des N capillaires s'écrit alors, d'après le résultat de la question Q9 :

\mathcal{P}_{\text{cap}} = N \mathcal{P} = N \left( \frac{\Delta P \, D_m}{\rho} \right) = \Delta P \, D_{v,\text{tot}} = \Delta P \, V_s f_c

Avec les valeurs numériques du sujet :

  • \Delta P \simeq 1{,}3 \cdot 10^3\text{ Pa} (d'après la question Q8) ;
  • D_{v,\text{tot}} = 100\text{ mL} \times 1\text{ s}^{-1} = 10^{-4}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}.

On obtient numériquement :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\text{cap}} &\simeq 1{,}3 \cdot 10^3 \times 10^{-4} \simeq 0{,}13\text{ W} \simeq 0{,}1\text{ W} \end{aligned}

Le sang doit également vaincre les pertes de charge visqueuses dans tout le reste de l'arbre vasculaire (aorte, artères, artérioles, veinules et veines), où la dissipation visqueuse est même prépondérante (notamment au niveau des artérioles précapillaires). Par conséquent, la puissance mécanique totale moyenne développée par le cœur humain est nécessairement supérieure à cette valeur :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{cœur}} > \mathcal{P}_{\text{cap}} \simeq 0{,}1\text{ W}}

Résultat

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Partie II : Le magnétron

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : solénoïde, champ magnétique

Comment choisir la géométrie du bobinage et le courant dans pour créer un tel champ magnétique ?

Voir l'indice

Penser au modèle du solénoïde semi-infini ou infini de rayon supérieur à b, constitué d'un enroulement régulier parcouru par un courant stationnaire continu.

Voir la stratégie

Pour concevoir un dispositif créant un champ magnétostatique uniforme et axial \vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z au voisinage de l'axe :

  1. Identifier la structure magnétique classique assurant l'uniformité du champ (solénoïde cylindrique long).
  2. Préciser les caractéristiques géométriques nécessaires (coaxialité, longueur grande devant le rayon pour s'affranchir des effets de bord).
  3. Déterminer les propriétés requises pour le courant électrique (régime continu, sens d'enroulement par la règle de la main droite, relation entre intensité et champ).
Voir la réponse courte

Solénoïde cylindrique d'axe Oz à spires jointives parcouru par un courant continu convenablement orienté par la règle de la main droite.

Voir le corrigé complet

Pour générer un champ magnétique \vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z uniforme à l'intérieur de la cavité cylindrique de rayon b :

  • Géométrie du bobinage M :

    • On choisit un solénoïde cylindrique d'axe (Oz), coaxial à la cathode et à l'anode, et de rayon R_M > b.
    • Pour garantir l'uniformité du champ dans la zone utile et s'affranchir des effets de bord aux extrémités, le solénoïde doit être long devant son diamètre : sa longueur L doit vérifier L \gg R_M > b.
    • Le bobinage doit être constitué d'un enroulement régulier et dense de spires, caractérisé par une densité linéique uniforme de n spires par unité de longueur.
  • Courant I dans le bobinage :

    • Le champ étant magnétostatique, le courant I doit être un courant continu (stationnaire).
    • D'après la règle de la main droite (ou du tire-bouchon), le courant doit circuler dans le sens orthoradial direct (selon \widehat{\mathrm{e}}_\theta) afin que le champ créé soit orienté selon +\widehat{\mathrm{e}}_z.
    • L'intensité I et la densité de spires n doivent vérifier la relation du solénoïde infini :

      \boxed{B_0 = \mu_0 n I \iff I = \frac{B_0}{\mu_0 n}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, potentiel électrostatique

Expliciter le potentiel électrostatique en tout point de la cavité . On négligera tout effet de bord.

Voir l'indice

Résoudre l'équation de Laplace \Delta V = 0 en symétrie cylindrique dans le vide entre les deux électrodes cylindriques de rayons a et b avec les conditions aux limites appropriées.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et invariances du dispositif (en négligeant les effets de bord) pour établir que le potentiel ne dépend que de la coordonnée radiale r.
  2. Résoudre l'équation de Laplace \Delta V = 0 dans le vide inter-électrodes.
  3. Déterminer les constantes d'intégration grâce aux conditions aux limites sur la cathode (r=a) et l'anode (r=b).
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur un cylindre coaxial dans le vide pour trouver \vec{E}(r), puis intégration pour obtenir le potentiel logarithmique V(r).

Voir le corrigé complet

En l'absence de charges dans la cavité (l'intérieur étant initialement vide), le potentiel électrostatique obéit à l'équation de Laplace :

\Delta V = 0.

En négligeant les effets de bord (cylindres supposés de longueur infinie devant leur rayon) et l'effet des fentes entre les secteurs de l'anode, la distribution présente une invariance par translation le long de (Oz) et par rotation autour de (Oz). Le potentiel électrostatique ne dépend donc que de la distance axiale r : V = V(r).

Dans le système de coordonnées cylindriques, l'opérateur laplacien scalaire s'écrit :

\Delta V = \frac{1}{r} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r} \left( r \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} \right) = 0.

Une première intégration donne :

r \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} = K_1,

où K_1 est une constante réelle. Une seconde intégration conduit à :

V(r) = K_1 \ln\left(\frac{r}{a}\right) + K_2.

En choisissant conventionnellement l'origine des potentiels sur la cathode, soit V(a) = 0, on obtient directement K_2 = 0.

L'anode est portée au potentiel V(b) = U_0 relativement à la cathode, ce qui donne :

V(b) = K_1 \ln\left(\frac{b}{a}\right) = U_0 \implies K_1 = \frac{U_0}{\ln(b/a)}.

Le potentiel électrostatique dans la cavité s'exprime donc par :

\boxed{V(r) = U_0 \, \frac{\ln(r/a)}{\ln(b/a)}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, principe fondamental de la dynamique

Montrer que le mouvement des électrons est plan.

Voir l'indice

Écrire la composante axiale de la force de Lorentz subie par l'électron et constater l'absence d'accélération selon (Oz) en partant avec une vitesse initiale axiale nulle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Lorentz s'exerçant sur un électron en utilisant les symétries des champs électrique et magnétique.
  2. Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Oz) pour déterminer l'équation différentielle régissant la coordonnée z(t).
  3. Conclure sur la nature du mouvement à l'aide des conditions initiales d'émission.
Voir la réponse courte

Force de Lorentz à composante axiale nulle et vitesse initiale nulle le long de Oz assurant le confinement dans le plan (x,y).

Voir le corrigé complet

On étudie un électron de masse m_e, de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'électron est soumis à la seule force de Lorentz :

\vec{F} = -e \left( \vec{E} + \vec{v} \times \vec{B}_0 \right)

D'après la question Q12, le champ électrique dérive du potentiel V(r) et est purement radial :

\vec{E} = -\vec{\nabla} V = E(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_r

Le champ magnétique imposé par le bobinage est uniforme et dirigé selon l'axe cylindrique :

\vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z

Exprimons la composante axiale de la force de Lorentz en projetant sur \widehat{\mathrm{e}}_z :

\begin{aligned} F_z &= \vec{F} \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z \\ &= -e\left( E(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_r \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z + (\vec{v} \times B_0\widehat{\mathrm{e}}_z) \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z \right) \end{aligned}

Or \widehat{\mathrm{e}}_r \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z = 0 par orthogonalité des vecteurs de base, et le produit mixte (\vec{v} \times \widehat{\mathrm{e}}_z) \cdot \widehat{\mathrm{e}}_z = 0 par propriété du produit vectoriel. Il en résulte :

F_z = 0

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :

m_e \ddot{z}(t) = 0 \implies \dot{z}(t) = \dot{z}(0)

Les électrons étant émis par la cathode avec une vitesse initiale négligeable (vitesse thermique très faible devant les vitesses atteintes après accélération), on peut poser \dot{z}(0) = 0. Il vient alors :

\dot{z}(t) = 0 \implies z(t) = z(0) = \text{cte}
\boxed{\text{Le mouvement de chaque électron est plan, confiné dans un plan orthogonal à l'axe }(Oz).}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème du moment cinétique, pulsation cyclotron

Rappeler le théorème du moment cinétique ; expliciter la vitesse angulaire des électrons en fonction de , et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe (Oz) en tenant compte du moment de la force magnétique pour obtenir une intégrale première du mouvement angulaire (théorème de Busch).

Voir la stratégie
  1. Énoncer le théorème du moment cinétique pour l'électron par rapport à l'axe (Oz) dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Exprimer le moment cinétique scalaire L_z et le moment des forces appliqué par rapport à cet axe.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue en exploitant la condition initiale à la cathode (r=a, vitesse initiale négligeable).
Voir la réponse courte

TMC en O selon Oz avec moment des forces magnétiques : intégration directe reliant \dot{\theta} à r et \omega_c.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, le théorème du moment cinétique appliqué à un point matériel M par rapport à un axe fixe (Oz) s'énonce :

\frac{\mathrm{d}L_z}{\mathrm{d}t} = \mathcal{M}_z(\vec{F}_{\text{ext}})

où L_z est la composante axiale du moment cinétique en un point de l'axe et \mathcal{M}_z le moment des forces extérieures par rapport à cet axe.

Pour un électron de masse m_e, de vecteur position \vec{OM} = r\,\widehat{\mathrm{e}}_r (en choisissant l'origine O sur l'axe (Oz) dans le plan du mouvement) et de vitesse \vec{v} = \dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta, le moment cinétique par rapport à O est :

\vec{L}_O = \vec{OM} \wedge (m_e \vec{v}) = r\,\widehat{\mathrm{e}}_r \wedge m_e\left(\dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta\right) = m_e r^2 \dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_z

d'où L_z = m_e r^2 \dot{\theta}.

L'électron est soumis à la force de Lorentz :

\vec{F} = -e\left(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}_0\right)
  • Le champ électrique étant purement radial (\vec{E} = E(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_r), la force électrostatique est centrale : son moment par rapport à (Oz) est nul.
  • La force magnétique s'écrit :

    \vec{F}_{\text{mag}} = -e\left(\dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta\right)\wedge B_0\widehat{\mathrm{e}}_z = -e\left(-\dot{r}B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta + r\dot{\theta}B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_r\right) = -e B_0 r\dot{\theta}\,\widehat{\mathrm{e}}_r + e B_0 \dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta

Le moment de la force par rapport à (Oz) vaut donc :

\mathcal{M}_z(\vec{F}) = \left[\vec{OM}\wedge \vec{F}\right]\cdot \widehat{\mathrm{e}}_z = \left[r\,\widehat{\mathrm{e}}_r \wedge \left(e B_0 \dot{r}\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta\right)\right]\cdot \widehat{\mathrm{e}}_z = e B_0 r \dot{r}

Le théorème du moment cinétique conduit à :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(m_e r^2 \dot{\theta}\right) = e B_0 r \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}e B_0 r^2\right)

En intégrant entre l'instant d'émission à la cathode où r=a et où les électrons partent avec une vitesse négligeable (\dot{\theta}(a) \simeq 0) et un instant ultérieur où l'électron se trouve au rayon r :

\begin{aligned} m_e r^2 \dot{\theta} - 0 &= \frac{1}{2}e B_0\left(r^2 - a^2\right) \\ \dot{\theta} &= \frac{e B_0}{2m_e}\left(1 - \frac{a^2}{r^2}\right) \end{aligned}

En introduisant la pulsation cyclotron \omega_c = \frac{eB_0}{m_e}, on obtient :

\boxed{\dot{\theta}(r) = \frac{\omega_c}{2}\left(1 - \frac{a^2}{r^2}\right)}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : pulsation cyclotron, pulsation

Quelle valeur du champ magnétique faut-il imposer pour produire une onde de fréquence au voisinage de l'anode ? Faire l'application numérique.

Voir l'indice

Égaler la pulsation de rotation de l'électron au voisinage immédiat de l'anode (r \simeq b) à la pulsation de l'onde désirée \omega_0 = 2\pi f_0.

Voir la stratégie
  1. Relier la fréquence f_0 de l'onde émise à sa pulsation \omega_0 = 2\pi f_0.
  2. Identifier la pulsation du mouvement des électrons au voisinage de l'anode (r = b) à l'aide de l'expression de \dot{\theta}(r) obtenue à la question Q14.
  3. En déduire l'expression analytique du champ magnétique B_0, puis effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes.
Voir la réponse courte

Identification de la pulsation angulaire au rayon de l'anode à la fréquence du mode résonant, puis calcul numérique de B_0.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule précédant la question Q13, les électrons émettent au voisinage de l'anode (r = b) une onde électromagnétique dont la pulsation est égale à la vitesse angulaire de leur mouvement :

\omega_0 = 2\pi f_0 = \dot{\theta}(b)

D'après le résultat de la question Q14, la vitesse angulaire en r = b s'écrit :

\dot{\theta}(b) = \frac{\omega_c}{2}\left(1 - \frac{a^2}{b^2}\right)

On en déduit la pulsation cyclotron nécessaire :

\omega_c = \frac{4\pi f_0}{1 - \dfrac{a^2}{b^2}}

Comme \omega_c = \dfrac{e B_0}{m_e}, l'expression du champ magnétique B_0 à appliquer est :

\boxed{B_0 = \frac{4\pi m_e f_0}{e \left(1 - \dfrac{a^2}{b^2}\right)}}

Comme a = 1\text{ mm} et b = 6\text{ mm}, le rapport (a/b)^2 = 1/36 \approx 0{,}028 \ll 1 est négligeable devant 1, ce qui permet également d'écrire l'approximation :

B_0 \simeq \frac{4\pi m_e f_0}{e}

Application numérique : Avec m_e = 9{,}1\cdot 10^{-31}\text{ kg}, e = 1{,}6\cdot 10^{-19}\text{ C}, f_0 = 2{,}45\cdot 10^9\text{ Hz}, a = 1\cdot 10^{-3}\text{ m} et b = 6\cdot 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} B_0 &= \frac{4\pi \times 9{,}1\cdot 10^{-31} \times 2{,}45\cdot 10^9}{1{,}6\cdot 10^{-19} \times \left(1 - \frac{1}{36}\right)} \\ &= \frac{2{,}80\cdot 10^{-20}}{1{,}6\cdot 10^{-19} \times 0{,}972} \simeq 0{,}18\text{ T} \end{aligned}

En se limitant à un seul chiffre significatif comme demandé :

\boxed{B_0 \simeq 0{,}2\text{ T}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : énergie mécanique, force conservative

Montrer que le mouvement est conservatif ; en déduire l'expression de la vitesse radiale de l'électron en fonction de et des autres paramètres du problème.

Voir l'indice

Justifier la nullité de la puissance de la force magnétique et utiliser la conservation de l'énergie mécanique totale \mathcal{E}_m pour exprimer \dot{r}^2 en fonction de r et de \dot{\theta}(r).

Voir la stratégie
  1. Établir la conservation de l'énergie mécanique en évaluant la puissance des forces appliquées à l'électron (la force de Lorentz magnétique ne travaillant pas).
  2. Exprimer l'énergie mécanique \mathcal{E}_m en coordonnées cylindriques (le mouvement étant confiné dans un plan z = \text{cte} d'après la question Q13) et déterminer sa valeur à l'aide des conditions initiales à la cathode (r = a).
  3. Isoler la vitesse radiale \dot{r} en substituant la vitesse angulaire \dot{\theta}(r) obtenue à la question Q14 et le potentiel V(r) obtenu à la question Q12.
Voir la réponse courte

La force magnétique ne travaille pas et \vec{E} dérive de V(r) : conservation de l'énergie mécanique pour expliciter \dot{r}^2(r).

Voir le corrigé complet

On étudie un électron (masse m_e, charge q = -e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Il est soumis à deux forces :

  • la force électrostatique \vec{F}_e = -e\vec{E} = e\,\vec{\mathrm{grad}}\,V = -\vec{\mathrm{grad}}\,\mathcal{E}_p, qui dérive de l'énergie potentielle \mathcal{E}_p(r) = -e V(r) ;
  • la force magnétique de Lorentz \vec{F}_m = -e(\vec{v}\wedge\vec{B}_0), orthogonale à chaque instant au vecteur vitesse \vec{v}.

La puissance développée par la force magnétique est identiquement nulle :

\mathcal{P}(\vec{F}_m) = \vec{F}_m \cdot \vec{v} = -e(\vec{v}\wedge\vec{B}_0)\cdot\vec{v} = 0.

Le théorème de la puissance mécanique donne alors :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_c}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}(\vec{F}_e) + \mathcal{P}(\vec{F}_m) = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_p}{\mathrm{d}t} + 0 \iff \frac{\mathrm{d}(\mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p)}{\mathrm{d}t} = 0.

L'énergie mécanique \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p est donc une intégrale première du mouvement : le mouvement est conservatif.

D'après la question Q13, le mouvement est plan (z = \text{cte}, soit \dot{z} = 0). Dans la base cylindrique, le carré de la vitesse s'écrit :

v^2 = \dot{r}^2 + r^2 \dot{\theta}^2.

L'énergie mécanique s'écrit donc en tout point :

\mathcal{E}_m = \frac{1}{2}m_e (\dot{r}^2 + r^2 \dot{\theta}^2) - e V(r).

À l'émission sur la cathode en r = a, les électrons sont émis avec une vitesse initiale négligeable (\vec{v} \simeq \vec{0}) et le potentiel de référence est nul (V(a) = 0 d'après la question Q12). La constante du mouvement vaut donc :

\mathcal{E}_m = 0.

On en déduit :

\dot{r}^2 = \frac{2e}{m_e}V(r) - r^2\dot{\theta}^2.

D'après la question Q14, \dot{\theta}(r) = \dfrac{\omega_c}{2}\left(1 - \dfrac{a^2}{r^2}\right), et d'après la question Q12, V(r) = U_0 \dfrac{\ln(r/a)}{\ln(b/a)}.
Puisque l'électron quitte la cathode en s'éloignant de l'axe vers l'anode, la vitesse radiale est positive (\dot{r} \ge 0), d'où :

\boxed{\dot{r}(r) = \sqrt{\frac{2e U_0}{m_e\ln(b/a)}\ln\left(\frac{r}{a}\right) - \frac{\omega_c^2 r^2}{4}\left(1 - \frac{a^2}{r^2}\right)^2}}

ou, sous forme condensée avec le potentiel :

\boxed{\dot{r}(r) = \sqrt{\frac{2e}{m_e}V(r) - \frac{\omega_c^2 r^2}{4}\left(1 - \frac{a^2}{r^2}\right)^2}.}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : énergie mécanique, vitesse radiale

Comment choisir la tension pour assurer le bon fonctionnement de l'appareil ? On se contentera d'une expression analytique de en fonction de , , , et sans faire l'application numérique.

Voir l'indice

Traduire la condition de tangence à l'anode en écrivant que la vitesse radiale \dot{r} s'annule précisément pour r=b.

Voir la réponse courte

Condition de coupure de Hull : annulation de la vitesse radiale au niveau de l'anode r=b pour éviter la collecte directe.

Voir le corrigé complet

Le bon fonctionnement du magnétron impose que les électrons frôlent l'anode en r = b sans la percuter. Le rayon r = b constitue donc la distance maximale atteinte par les électrons, ce qui correspond à un point de rebroussement radial où la vitesse radiale s'annule :

\dot{r}(b) = 0.

D'après l'expression de la vitesse radiale établie à la question Q16 :

\dot{r}(r) = \sqrt{\frac{2e U_0}{m_e\ln(b/a)}\ln\left(\frac{r}{a}\right) - \frac{\omega_c^2 r^2}{4}\left(1 - \frac{a^2}{r^2}\right)^2},

la condition \dot{r}(b) = 0 se traduit par :

\frac{2e U_0}{m_e\ln(b/a)}\ln\left(\frac{b}{a}\right) - \frac{\omega_c^2 b^2}{4}\left(1 - \frac{a^2}{b^2}\right)^2 = 0.

Le facteur logarithmique se simplifiant strictement à l'unité, il vient :

\frac{2e U_0}{m_e} = \frac{\omega_c^2 b^2}{4}\left(1 - \frac{a^2}{b^2}\right)^2.

En remplaçant la pulsation cyclotron par sa définition \omega_c = \frac{e B}{m_e}, on obtient la tension d'accélération requise, appelée tension de coupure de Hull :

\boxed{U_0 = \frac{e B^2 b^2}{8 m_e}\left(1 - \frac{a^2}{b^2}\right)^2 = \frac{e B^2}{8 m_e b^2}\left(b^2 - a^2\right)^2}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : principe fondamental de la dynamique, champ électrostatique

Expliciter, en fonction de , , , et , le champ électrique présent dans la cavité et permettant un tel mouvement des électrons. On vérifiera que ce champ est fonction linéaire de .

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale de la dynamique pour une trajectoire circulaire uniforme de rayon r soumis à l'accélération centripète et projeter selon la direction radiale.

Voir la réponse courte

Projection du PFD sur la direction radiale pour une trajectoire circulaire à pulsation \omega, montrant que E(r) \propto r.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'électron est soumis à la force de Lorentz :

\vec{F} = -e\left(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}_0\right)

le poids étant totalement négligeable devant les interactions électromagnétiques.

En coordonnées cylindriques, l'électron décrivant une trajectoire circulaire de rayon r à vitesse angulaire constante \dot{\theta} = \omega, son vecteur vitesse et son vecteur accélération s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{v} &= r\,\omega\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta \\ \vec{a} &= -r\,\omega^2\,\widehat{\mathrm{e}}_r \end{aligned}

Avec le champ magnétique uniforme \vec{B}_0 = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z = \dfrac{m_e \omega_c}{e}\,\widehat{\mathrm{e}}_z, le produit vectoriel donne :

\vec{v}\wedge\vec{B}_0 = \left(r\,\omega\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta\right) \wedge \left(B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z\right) = r\,\omega\,B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_r

La composante magnétique de la force de Lorentz s'exprime donc sous la forme :

\vec{F}_m = -e\left(\vec{v}\wedge\vec{B}_0\right) = -e\,r\,\omega\,B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_r = -m_e\,\omega\,\omega_c\,r\,\widehat{\mathrm{e}}_r

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :

m_e\,\vec{a} = -e\,\vec{E} + \vec{F}_m

soit :

-m_e\,r\,\omega^2\,\widehat{\mathrm{e}}_r = -e\,\vec{E} - m_e\,\omega\,\omega_c\,r\,\widehat{\mathrm{e}}_r

On en déduit l'expression de la force électrique puis du champ électrique :

-e\,\vec{E} = m_e\,\omega\left(\omega_c - \omega\right)r\,\widehat{\mathrm{e}}_r

d'où :

\boxed{\vec{E} = \frac{m_e}{e}\,\omega\left(\omega - \omega_c\right)r\,\widehat{\mathrm{e}}_r}

Le champ électrique \vec{E} est radial et colinéaire à \widehat{\mathrm{e}}_r. Son intensité étant directement proportionnelle à la coordonnée radiale r, il s'agit bien d'une fonction linéaire de r.

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : potentiel électrostatique, circulation

En déduire la différence de potentiel en fonction des mêmes paramètres et de et .

Voir l'indice

Intégrer la composante radiale du champ électrique E_r(r) = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}r entre la cathode en r=a et l'anode en r=b.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la tension U_0 appliquée entre l'anode (en r=b) et la cathode (en r=a) : U_0 = V(b) - V(a).
  2. Exprimer le potentiel à partir du champ électrique radial par la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V, puis intégrer de a à b.
Voir la réponse courte

Intégration de E_r = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}r entre r=a et r=b pour déterminer la tension U_0 = V(b)-V(a).

Voir le corrigé complet

Par définition, la tension positive U_0 de l'anode par rapport à la cathode s'écrit :

U_0 = V(b) - V(a)

En coordonnées cylindriques, la relation locale entre le champ électrostatique et le potentiel s'écrit :

\vec{E}(r) = -\vec{\nabla} V(r) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\,\widehat{\mathrm{e}}_r

D'après la question Q18, la composante radiale du champ électrique s'écrit :

E_r(r) = \frac{m_e}{e}\omega(\omega - \omega_c)\,r

On en déduit la dérivée spatiale du potentiel :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} = -E_r(r) = \frac{m_e}{e}\omega(\omega_c - \omega)\,r

En intégrant entre la cathode (r=a) et l'anode (r=b), on obtient :

\begin{aligned} U_0 &= \int_a^b \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\,\mathrm{d}r \\ &= \frac{m_e}{e}\omega(\omega_c - \omega) \int_a^b r\,\mathrm{d}r \\ &= \frac{m_e}{e}\omega(\omega_c - \omega) \left[ \frac{r^2}{2} \right]_a^b \end{aligned}

On aboutit ainsi à l'expression de la différence de potentiel U_0 :

\boxed{U_0 = \frac{m_e}{2e}\omega(\omega_c - \omega)(b^2 - a^2)}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : équation de poisson, théorème de gauss

Exprimer la densité particulaire des électrons dans l'appareil en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Utiliser la forme locale du théorème de Gauss (équation de Maxwell-Gauss) en coordonnées cylindriques pour relier la divergence du champ électrique à la densité volumique de charge \rho = -e n.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique \vec{E}(r) dans la cavité en fonction de U_0, a et b en combinant les résultats des questions Q18 et Q19.
  2. Appliquer l'équation de Maxwell-Gauss locale reliant la divergence du champ électrique à la densité volumique de charge \rho.
  3. Relier la densité de charge \rho à la densité particulaire n des électrons (\rho = -e\,n) pour en déduire n.
Voir la réponse courte

Équation de Poisson en coordonnées cylindriques appliquée au champ radial linéaire, révélant une densité électronique spatiale uniforme.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le champ électrique radial permettant la rotation synchrone des électrons à la vitesse angulaire \omega s'écrit :

\vec{E}(r) = \frac{m_e}{e}\,\omega(\omega - \omega_c)\,r\,\widehat{\mathrm{e}}_r

D'après la question Q19, la différence de potentiel U_0 = V(b) - V(a) est donnée par :

U_0 = \frac{m_e}{2e}\,\omega(\omega_c - \omega)\,(b^2 - a^2) \implies \frac{m_e}{e}\,\omega(\omega - \omega_c) = -\frac{2U_0}{b^2 - a^2}

Le champ électrique s'exprime donc en fonction de U_0, a et b sous la forme :

\vec{E}(r) = -\frac{2U_0}{b^2 - a^2}\,r\,\widehat{\mathrm{e}}_r

La charge des électrons étant -e, la densité volumique de charge s'écrit \rho(r) = -e\,n(r), où n est la densité particulaire d'électrons.

D'après l'équation de Maxwell-Gauss sous forme locale :

\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = -\frac{e\,n}{\varepsilon_0}

En coordonnées cylindriques, compte tenu des symétries (E_\theta = 0, E_z = 0 et E_r ne dépend que de r) :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E} &= \frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r E_r\right) \\ &= \frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(-\frac{2U_0}{b^2 - a^2}\,r^2\right) \\ &= -\frac{4U_0}{b^2 - a^2} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la densité particulaire des électrons, qui apparaît uniforme dans toute la cavité a < r < b :

\boxed{n = \frac{4\varepsilon_0 U_0}{e(b^2 - a^2)}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : théorème d'ampère, champ magnétique

L'hypothèse consistant à considérer le champ magnétique comme inchangé est-elle raisonnable ?

Voir l'indice

Estimer l'ordre de grandeur du champ magnétique induit par le courant azimutal créé par le nuage électronique en rotation et le comparer à B_0, en vérifiant que le rapport fait intervenir (v/c)^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique propre \vec{B}_{\text{ind}} créé par les électrons en rotation à l'aide du théorème d'Ampère ou de l'équation de Maxwell-Ampère locale.
  2. Établir le rapport entre la variation de ce champ induit \Delta B_{\text{ind}} et le champ appliqué B_0, puis le majorer en fonction du paramètre sans dimension (v_{\text{max}}/c)^2.
  3. Réaliser l'application numérique pour juger du bien-fondé de l'hypothèse.
Voir la réponse courte

Évaluation du champ magnétique induit par la rotation des charges par le théorème d'Ampère, négligeable devant le champ appliqué B_0.

Voir le corrigé complet

Le nuage électronique forme un milieu continu en rotation d'axe (Oz), caractérisé par une densité de courant volumique :

\vec{j}(r) = \rho(r)\,\vec{v}(r) = -e\,n\,\omega r\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta

Par invariance par translation selon z et par rotation autour de (Oz), ainsi que par le caractère orthoradial de \vec{j}, le champ magnétique induit par cette distribution est axial : \vec{B}_{\text{ind}} = B_{\text{ind}}(r)\,\widehat{\mathrm{e}}_z.

L'équation de Maxwell-Ampère en régime stationnaire s'écrit \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\text{ind}} = \mu_0 \vec{j}. En coordonnées cylindriques :

-\frac{\mathrm{d}B_{\text{ind}}}{\mathrm{d}r}\widehat{\mathrm{e}}_\theta = -\mu_0 e n \omega r\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta \quad\implies\quad \frac{\mathrm{d}B_{\text{ind}}}{\mathrm{d}r} = \mu_0 e n \omega r

La variation de champ magnétique induit entre la cathode (r=a) et l'anode (r=b) vaut :

\Delta B_{\text{ind}} = B_{\text{ind}}(b) - B_{\text{ind}}(a) = \int_a^b \mu_0 e n \omega r\,\mathrm{d}r = \frac{1}{2}\mu_0 e n \omega \left(b^2 - a^2\right)

En introduisant l'expression de la densité particulaire n = \frac{4\varepsilon_0 U_0}{e(b^2 - a^2)} obtenue à la question Q20 et la vitesse de la lumière dans le vide c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}, on a :

\Delta B_{\text{ind}} = \frac{1}{2}\mu_0 e\left(\frac{4\varepsilon_0 U_0}{e(b^2 - a^2)}\right)\omega(b^2 - a^2) = 2\mu_0\varepsilon_0\omega U_0 = \frac{2\omega U_0}{c^2}

D'après la question Q19, la tension s'écrit U_0 = \frac{m_e}{2e}\omega(\omega_c - \omega)(b^2 - a^2). Sachant que B_0 = \frac{m_e \omega_c}{e}, on forme le rapport :

\frac{\Delta B_{\text{ind}}}{B_0} = \frac{\frac{2\omega}{c^2}\frac{m_e}{2e}\omega(\omega_c - \omega)(b^2 - a^2)}{\frac{m_e\omega_c}{e}} = \left(1 - \frac{\omega}{\omega_c}\right)\frac{\omega^2(b^2 - a^2)}{c^2}

Pour que des électrons de charge négative soient accélérés vers l'anode, la tension U_0 est positive, ce qui implique 0 < \omega < \omega_c. On en déduit 0 < 1 - \frac{\omega}{\omega_c} < 1, ce qui permet de majorer ce rapport :

\frac{\Delta B_{\text{ind}}}{B_0} < \frac{\omega^2 b^2}{c^2} = \left(\frac{v_{\text{max}}}{c}\right)^2

où v_{\text{max}} = \omega b est la vitesse maximale atteinte par les électrons au voisinage de l'anode.

Application numérique : Avec \omega \simeq 2\pi f_0 = 2\pi \times 2{,}45\cdot 10^9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 1{,}5\cdot 10^{10}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et b = 6\text{ mm} :

\begin{aligned} v_{\text{max}} &\simeq 1{,}5\cdot 10^{10} \times 6\cdot 10^{-3} \simeq 9\cdot 10^7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 0{,}3\,c \\ \left(\frac{v_{\text{max}}}{c}\right)^2 &\simeq (0{,}3)^2 \simeq 0{,}09 \simeq 9\% \end{aligned}

Le champ propre induit représente au maximum environ 10\,\% du champ extérieur B_0.

\boxed{\frac{\Delta B_{\text{ind}}}{B_0} \ll 1 \quad\text{: l'hypothèse d'un champ magnétique inchangé est tout à fait raisonnable en première approximation.}}

Résultat

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Partie III : Lévitation magnétique

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : excitation magnétique, perméabilité magnétique

Déterminer la dimension de . Quelle relation lie et le champ magnétique ? Définir puis exprimer la perméabilité magnétique relative du milieu.

Voir l'indice

Utiliser la définition du moment dipolaire volumique pour trouver la dimension de \vec{M} puis celle de \chi, et rappeler la relation constitutive liant \vec{B}, \vec{H} et \vec{M} dans un milieu linéaire isotrope.

Voir la réponse courte

Susceptibilité sans dimension, relation constitutive \vec{B} = \mu_0(\vec{H}+\vec{M}) = \mu_0 \mu_r \vec{H} avec \mu_r = 1 + \chi.

Voir le corrigé complet
  1. Dimension de la susceptibilité magnétique \chi :

    L'aimantation \vec{M} représente le moment dipolaire magnétique par unité de volume. Puisqu'un moment magnétique s'exprime en \mathrm{A\cdot m^2} (comme le produit d'un courant par une surface), l'aimantation a pour dimension :

    [M] = \frac{\mathrm{I\cdot L^2}}{\mathrm{L^3}} = \mathrm{I\cdot L^{-1}} \quad (\text{en }\mathrm{A\cdot m^{-1}}).

    D'après le théorème d'Ampère macroscopique sous forme de circulation (\oint \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé, libre}}), l'excitation magnétique \vec{H} a également la dimension d'un courant surfacique :

    [H] = \mathrm{I\cdot L^{-1}} \quad (\text{en }\mathrm{A\cdot m^{-1}}).

    La relation constitutive du milieu linéaire \vec{M} = \chi \vec{H} implique donc immédiatement que :

    \boxed{[\chi] = 1}

    La susceptibilité magnétique \chi est une grandeur sans dimension.

  2. Relation liant \vec{H} et le champ magnétique \vec{B} :

    De façon générale dans un milieu matériel, le champ magnétique \vec{B}, l'excitation magnétique \vec{H} et l'aimantation \vec{M} sont reliés par :

    \boxed{\vec{B} = \mu_0(\vec{H} + \vec{M})}

    Pour le milieu linéaire considéré ici où \vec{M} = \chi \vec{H}, cette relation devient :

    \vec{B} = \mu_0(1 + \chi)\vec{H}.
  3. Définition et expression de la perméabilité magnétique relative µ_r :

    La perméabilité magnétique absolue \mu du milieu est définie par la relation linéaire \vec{B} = \mu \vec{H}. La perméabilité relative \mu_r est définie comme le rapport adimensionné de la perméabilité du milieu à celle du vide :

    \boxed{\mu_r = \frac{\mu}{\mu_0}}

    de sorte que \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}. Par identification avec \vec{B} = \mu_0(1+\chi)\vec{H}, on obtient son expression :

    \boxed{\mu_r = 1 + \chi}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, milieu ferromagnétique

Montrer que ces trois champs sont uniformes dans ce milieu. En négligeant le champ magnétique à l'extérieur du milieu magnétique, exprimer en fonction de , , , , et des courants et dans les deux bobines.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère à la circulation de \vec{H} sur un contour rectangulaire fermé bien choisi le long de l'axe et à l'extérieur du barreau où le champ est négligé.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 appliquée à l'expression de \vec{B} donnée par l'énoncé pour démontrer que B_0(z) est indépendant de z, puis en déduire l'uniformité de \vec{H} et \vec{M} via les lois de comportement.
  2. Appliquer le théorème d'Ampère pour le champ d'excitation magnétique \vec{H} sur un contour rectangulaire fermé embrassant toute la hauteur du cylindre et se refermant dans la région extérieure où le champ est négligé.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère au vecteur \vec{H} sur un contour rectangulaire enlaçant les deux bobinages : expression de B_0.

Voir le corrigé complet

1. Uniformité des champs dans le milieu magnétique

D'après l'énoncé, le champ magnétique à l'intérieur du cylindre est de la forme :

\vec{B}(r,\theta,z) = B_0(z)\,\widehat{\mathrm{e}}_z

L'équation de conservation du flux magnétique (Maxwell-Thomson) s'écrit :

\mathrm{div}\,\vec{B} = 0

En coordonnées cylindriques, compte tenu de l'absence de composantes radiale et orthoradiale (B_r = 0, B_\theta = 0), la divergence se réduit à :

\frac{\partial B_z}{\partial z} = \frac{\mathrm{d}B_0}{\mathrm{d}z} = 0

La fonction B_0(z) est donc constante : le champ magnétique \vec{B} est uniforme dans le milieu :

\vec{B} = B_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z \quad (B_0 = \text{cte})

Le milieu étant supposé linéaire, homogène et isotrope (relations établies à la question Q22) :

\begin{aligned} \vec{H} &= \frac{\vec{B}}{\mu_0 \mu_r} = \frac{B_0}{\mu_0 \mu_r}\,\widehat{\mathrm{e}}_z = \text{cte} \\ \vec{M} &= \chi \vec{H} = \frac{\chi B_0}{\mu_0 \mu_r}\,\widehat{\mathrm{e}}_z = \text{cte} \end{aligned}

Les trois champs \vec{B}, \vec{H} et \vec{M} sont donc rigoureusement uniformes à l'intérieur du matériau.

2. Expression de B_0

Le théorème d'Ampère pour l'excitation magnétique \vec{H} s'écrit sous forme intégrale :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H}\cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{f,\,\text{enlacé}}

où I_{f,\,\text{enlacé}} est le courant libre total enlacé par le contour fermé \mathcal{C}.

On choisit un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} orienté selon la règle de la main droite associée à \widehat{\mathrm{e}}_\theta, composé de :

  • un segment intérieur le long de l'axe (Oz), de z = 0 à z = \ell, sur lequel \vec{H} = H_0\,\widehat{\mathrm{e}}_z avec H_0 = \frac{B_0}{\mu_0 \mu_r} ;
  • deux segments horizontaux radiaux aux extrémités z=0 et z=\ell ;
  • un segment vertical extérieur dans l'espace extérieur où le champ magnétique est négligé (\vec{H}_{\text{ext}} \simeq \vec{0}).

Le long des segments horizontaux, \vec{H} est orthogonal au déplacement \mathrm{d}\vec{\ell} \propto \widehat{\mathrm{e}}_r (ou de circulation négligeable), et à l'extérieur \vec{H} \simeq \vec{0}. La circulation de \vec{H} se résume donc au trajet intérieur :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H}\cdot \mathrm{d}\vec{\ell} \simeq \int_0^\ell H_0\,\mathrm{d}z = H_0 \ell

Ce contour enlace l'intégralité des N_1 spires de la bobine 1 parcourues par le courant I_1, ainsi que les N_2 spires de la bobine 2 parcourues par le courant I_2. Les deux courants étant orientés dans le même sens :

I_{f,\,\text{enlacé}} = N_1 I_1 + N_2 I_2

On en déduit :

H_0 \ell = N_1 I_1 + N_2 I_2 \implies H_0 = \frac{N_1 I_1 + N_2 I_2}{\ell}

Comme \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}, on obtient finalement :

\boxed{B_0 = \frac{\mu_0 \mu_r}{\ell}\left(N_1 I_1 + N_2 I_2\right)}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : inductance propre, inductance mutuelle

En déduire les inductances propres et des deux bobines et leur inductance mutuelle .

Voir l'indice

Calculer le flux magnétique propre et mutuel embrassé par l'ensemble des spires de chaque enroulement sous l'hypothèse d'un couplage géométrique idéal.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique total à travers chacune des bobines en sommant le flux à travers ses spires, en tenant compte du fait que le champ magnétique extérieur est négligé et que le champ intérieur est uniforme d'après la question Q23.
  2. Identifier les inductances propres L_1, L_2 et l'inductance mutuelle M_0 à partir des relations linéaires liant les flux \Phi_1 et \Phi_2 aux courants I_1 et I_2.
Voir la réponse courte

Calcul des flux propres et mutuels à travers les spires dans le noyau magnétique pour exprimer L_1, L_2 et M_0.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique étant nul à l'extérieur du barreau et uniforme de valeur B_0 à l'intérieur, le flux de \vec{B} à travers une section droite du cylindre de rayon R vaut :

\phi = \iint_S \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = B_0 \pi R^2

avec B_0 = \dfrac{\mu_0 \mu_r}{\ell}(N_1 I_1 + N_2 I_2) établi à la question Q23.

Le flux total \Phi_1 embrassé par les N_1 spires de la bobine \text{N}^\circ\,1 s'écrit :

\begin{aligned} \Phi_1 &= N_1 \phi = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1}{\ell}(N_1 I_1 + N_2 I_2) \\ &= \left(\frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1^2}{\ell}\right) I_1 + \left(\frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1 N_2}{\ell}\right) I_2 \end{aligned}

Par identification avec l'expression constitutive \Phi_1 = L_1 I_1 + M_0 I_2, on obtient l'inductance propre L_1 et l'inductance mutuelle M_0.

De même, le flux total \Phi_2 embrassé par les N_2 spires de la bobine \text{N}^\circ\,2 s'écrit :

\begin{aligned} \Phi_2 &= N_2 \phi = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_2}{\ell}(N_1 I_1 + N_2 I_2) \\ &= \left(\frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1 N_2}{\ell}\right) I_1 + \left(\frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_2^2}{\ell}\right) I_2 \end{aligned}

Par identification avec \Phi_2 = M_0 I_1 + L_2 I_2, on identifie l'inductance propre L_2.

On en déduit :

\boxed{L_1 = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1^2}{\ell}} \quad , \quad \boxed{L_2 = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_2^2}{\ell}} \quad \text{et} \quad \boxed{M_0 = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1 N_2}{\ell}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : loi de faraday, impédance complexe

Déterminer, en régime harmonique forcé et à altitude fixée, l'expression du courant induit sous la forme . On exprimera les fonctions et en fonction de , , et .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour la bobine secondaire mobile fermée sur sa résistance 1/G en tenant compte de la force électromotrice induite par la mutuelle et de l'auto-induction, puis passer en notation complexe.

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation différentielle régissant le courant induit I_2(t) dans la bobine 2 en appliquant la loi des mailles (loi d'Ohm) au circuit fermé constitué des N_2 spires, compte tenu du flux propre et du flux mutuel.
  2. Résoudre cette équation en régime harmonique forcé à l'aide des amplitudes complexes, le courant inducteur étant I_1(t) = I\cos(\omega t).
  3. Revenir au domaine temporel et identifier par projection sur \cos(\omega t) et \sin(\omega t) les fonctions scalaires \alpha(z) et \beta(z).
Voir la réponse courte

Loi des mailles au secondaire fermé avec fem d'induction mutuelle, résolue en régime sinusoïdal établi pour identifier \alpha(z) et \beta(z).

Voir le corrigé complet

Le flux magnétique total à travers la bobine 2, orientée dans le même sens que la bobine 1, s'écrit comme la somme du flux propre et du flux mutuel :

\Phi_2(t) = L_2 I_2(z,t) + M(z) I_1(t)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans la bobine 2 est :

e_2(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi_2}{\mathrm{d}t} = -L_2 \frac{\partial I_2}{\partial t} - M(z)\frac{\mathrm{d}I_1}{\mathrm{d}t}

La bobine 2 étant fermée sur elle-même et de conductance G (soit une résistance électrique R_2 = \frac{1}{G}), la loi des mailles s'écrit :

\begin{aligned} R_2 I_2(z,t) = e_2(t) &\iff \frac{1}{G} I_2(z,t) + L_2 \frac{\partial I_2}{\partial t} = - M(z)\frac{\mathrm{d}I_1}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

À altitude z fixée, adoptons la notation complexe avec \underline{I}_1 = I \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, de sorte que I_1(t) = \mathrm{Re}(\underline{I}_1). L'équation différentielle devient :

\left(\frac{1}{G} + \mathrm{j}\omega L_2\right) \underline{I}_2 = -\mathrm{j}\omega M(z) \underline{I}_1 = -\mathrm{j}\omega M(z) I \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

On en déduit l'amplitude complexe du courant induit :

\begin{aligned} \underline{I}_2 &= -\frac{\mathrm{j}\omega G M(z)}{1 + \mathrm{j}\omega L_2 G} I \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \\ &= -\frac{\mathrm{j}\omega G M(z) (1 - \mathrm{j}\omega L_2 G)}{1 + (\omega L_2 G)^2} I \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \\ &= \frac{-\omega^2 L_2 G^2 M(z) - \mathrm{j}\omega G M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2} I \left(\cos(\omega t) + \mathrm{j}\sin(\omega t)\right) \end{aligned}

En prenant la partie réelle I_2(z,t) = \mathrm{Re}(\underline{I}_2), il vient :

I_2(z,t) = I \left[ \frac{\omega G M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2} \sin(\omega t) - \frac{\omega^2 L_2 G^2 M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2} \cos(\omega t) \right]

Par identification avec la forme demandée I_2(z,t) = I [\beta(z) \sin(\omega t) - \alpha(z) \cos(\omega t)], on obtient :

\boxed{\alpha(z) = \frac{\omega^2 L_2 G^2 M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2}} \qquad \text{et} \qquad \boxed{\beta(z) = \frac{\omega G M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2}}

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : conservation du flux magnétique, champ magnétique

Montrer que, dans des conditions d'approximation à préciser, l'expression de la composante radiale du champ créé par la bobine au niveau de la bobine , s'écrit

Voir l'indice

Utiliser l'équation de conservation du flux \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 au voisinage de l'axe en reliant \partial B_r/\partial r à \partial B_z/\partial z, ou exprimer la conservation du flux à travers un petit cylindre élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Énoncer les hypothèses et approximations physiques sous-jacentes (ARQS, symétrie axiale, spires plates).
  2. Appliquer la loi de conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0) sous forme intégrale à un volume cylindrique élémentaire de rayon R situé entre les cotes z et z + \mathrm{d}z.
  3. Exprimer le flux axial à travers une spire à l'aide de l'inductance mutuelle M(z) = M_0 f(z) et de l'expression de M_0 établie à la question Q24 pour en déduire B_r.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 au voisinage de l'axe reliant la composante radiale B_r à la dérivée axiale \partial B_z/\partial z.

Voir le corrigé complet

Conditions d'approximation :

  • On se place dans le cadre de l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS magnétique), de sorte que le champ magnétique vérifie à tout instant l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0.
  • Le système est invariant par rotation autour de l'axe (Oz) : le champ magnétique présente une symétrie axiale, sa composante orthoradiale est nulle (B_\theta = 0) et sa composante radiale B_r(r,z) ne dépend pas de \theta.
  • La bobine \mathrm{N}^\circ\,2 est considérée comme une bobine plate (épaisseur axiale négligeable), localisée à l'altitude z, chaque spire embrassant le même flux propre et mutuel.

Considérons un cylindre fermé élémentaire \mathcal{V} d'axe (Oz), de rayon R, compris entre les plans de cote z et z+\mathrm{d}z. Le flux sortant de \vec{B}_{1\to 2} à travers la surface fermée \mathcal{S} délimitant \mathcal{V} est nul :

\oiint_{\mathcal{S}} \vec{B}_{1\to 2} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0

Ce flux total se décompose en trois contributions :

  • à travers le disque supérieur en z+\mathrm{d}z d'orientation +\widehat{\mathrm{e}}_z : +\Phi_{\text{spire}}(z+\mathrm{d}z) ;
  • à travers le disque inférieur en z d'orientation -\widehat{\mathrm{e}}_z : -\Phi_{\text{spire}}(z) ;
  • à travers la paroi latérale de rayon R et de hauteur \mathrm{d}z, d'orientation +\widehat{\mathrm{e}}_r :

    \mathrm{d}\Phi_{\text{lat}} = B_r(R, z) \times 2\pi R\,\mathrm{d}z

Le bilan de flux s'écrit donc :

B_r(R, z) \cdot 2\pi R\,\mathrm{d}z + \Phi_{\text{spire}}(z+\mathrm{d}z) - \Phi_{\text{spire}}(z) = 0

soit :

B_r(R, z) = -\frac{1}{2\pi R} \frac{\mathrm{d}\Phi_{\text{spire}}}{\mathrm{d}z}

Le flux total créé par la bobine \mathrm{N}^\circ\,1 à travers les N_2 spires de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 s'écrit par définition de l'inductance mutuelle :

\Phi_{1\to 2}(z, t) = N_2 \Phi_{\text{spire}}(z, t) = M(z) I_1(t) = M_0 f(z) I_1(t)

En utilisant la valeur de M_0 obtenue à la question Q24 (M_0 = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1 N_2}{\ell}), le flux à travers une spire vaut :

\Phi_{\text{spire}}(z, t) = \frac{M_0}{N_2} f(z) I_1(t) = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1}{\ell} f(z) I_1(t)

En dérivant par rapport à z, on obtient :

\frac{\mathrm{d}\Phi_{\text{spire}}}{\mathrm{d}z} = \frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1}{\ell} I_1(t) \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z}

On en déduit l'expression de la composante radiale du champ magnétique au niveau de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 :

\boxed{B_r = \widehat{\mathrm{e}}_r \cdot \vec{B}_{1\to 2} \simeq -\frac{\mu_0 \mu_r N_1 R}{2\ell} I_1(t) \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z}}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force de laplace, lévitation magnétique

En déduire la valeur moyenne, sur une période, de la force exercée sur la bobine . Commenter son signe et l'influence de sur cette force.

Voir l'indice

Exprimer la force de Laplace élémentaire subie par la spire via la composante radiale du champ B_r, puis calculer la moyenne temporelle du produit \langle I_2(t) I_1(t) \rangle et interpréter la répulsion.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace instantanée élémentaire \mathrm{d}\vec{F} subie par un élément de spire de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 plongée dans le champ magnétique créé par la bobine \mathrm{N}^\circ\,1, puis intégrer sur les N_2 spires.
  2. Prendre la moyenne temporelle \langle \vec{F} \rangle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} à l'aide des expressions de I_1(t) et I_2(z,t) établies en question Q25.
  3. Discuter le signe de la force (répulsion justifiant la lévitation magnétique) et la stabilité de l'équilibre vis-à-vis des variations d'altitude z.
Voir la réponse courte

Calcul de la force de Laplace axiale élémentaire et moyenne temporelle montrant un effet répulsif moyen permettant la lévitation.

Voir le corrigé complet

Un élément de fil de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = R\,\mathrm{d}\theta\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2, parcouru par le courant I_2(z,t), subit la force de Laplace :

\mathrm{d}\vec{F} = I_2(z,t)\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_{1\to 2} = I_2(z,t)\,R\,\mathrm{d}\theta\,\widehat{\mathrm{e}}_\theta \wedge \left(B_r\,\widehat{\mathrm{e}}_r + B_z\,\widehat{\mathrm{e}}_z\right) = I_2(z,t)\,R\,\mathrm{d}\theta \left(-B_r\,\widehat{\mathrm{e}}_z + B_z\,\widehat{\mathrm{e}}_r\right).

En intégrant sur la circonférence de rayon R, la composante radiale s'annule par symétrie cylindrique (\int_0^{2\pi}\widehat{\mathrm{e}}_r\,\mathrm{d}\theta = \vec{0}). La résultante sur les N_2 spires est donc purement axiale :

\vec{F} = - 2\pi R N_2 I_2(z,t) B_r(R, z, t)\,\widehat{\mathrm{e}}_z.

En injectant l'expression de B_r obtenue à la question Q26 :

B_r = -\frac{\mu_0 \mu_r N_1 R}{2\ell} I_1(t)\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z},

on obtient :

\vec{F} = 2\pi R N_2 I_2(z,t) \left(\frac{\mu_0 \mu_r N_1 R}{2\ell} I_1(t)\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z}\right) \widehat{\mathrm{e}}_z = \left(\frac{\mu_0 \mu_r \pi R^2 N_1 N_2}{\ell}\right)\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z} I_1(t) I_2(z,t)\,\widehat{\mathrm{e}}_z.

On reconnaît l'inductance mutuelle à l'origine M_0 établie à la question Q24, ainsi que M(z) = M_0 f(z) :

\vec{F}(z,t) = I_1(t) I_2(z,t) \frac{\mathrm{d}M}{\mathrm{d}z}\,\widehat{\mathrm{e}}_z = M_0 \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z} I_1(t) I_2(z,t)\,\widehat{\mathrm{e}}_z.

Calculons la valeur moyenne temporelle du produit des courants sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. Avec I_1(t) = I\cos(\omega t) et I_2(z,t) = I\left[\beta(z)\sin(\omega t) - \alpha(z)\cos(\omega t)\right] (question Q25) :

\begin{aligned} \langle I_1(t) I_2(z,t) \rangle &= I^2\,\beta(z) \underbrace{\langle \cos(\omega t)\sin(\omega t) \rangle}_{=\,0} - I^2\,\alpha(z) \underbrace{\langle \cos^2(\omega t) \rangle}_{=\,\frac{1}{2}} \\ &= -\frac{1}{2}I^2\,\alpha(z). \end{aligned}

En remplaçant \alpha(z) = \frac{\omega^2 L_2 G^2 M(z)}{1 + (\omega L_2 G)^2} (question Q25), la force moyenne s'écrit :

\langle \vec{F} \rangle = -\frac{1}{2} I^2 \alpha(z) \frac{\mathrm{d}M}{\mathrm{d}z}\,\widehat{\mathrm{e}}_z = -\frac{1}{2} \frac{\omega^2 L_2 G^2 I^2}{1 + (\omega L_2 G)^2} M(z) \frac{\mathrm{d}M}{\mathrm{d}z}\,\widehat{\mathrm{e}}_z.

En fonction de la fonction adimensionnée f(z) :

\boxed{\langle \vec{F} \rangle = -\frac{1}{2} \frac{\omega^2 L_2 G^2 M_0^2 I^2}{1 + (\omega L_2 G)^2} f(z)\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z}\,\widehat{\mathrm{e}}_z = -\frac{1}{4} \frac{\omega^2 L_2 G^2 M_0^2 I^2}{1 + (\omega L_2 G)^2} \frac{\mathrm{d}(f^2)}{\mathrm{d}z}\,\widehat{\mathrm{e}}_z}

Commentaires :

  • Signe de la force : La fonction f(z) est positive et strictement décroissante avec l'altitude z (\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}z} < 0). Le signe « - » assure donc que :

    \langle F_z \rangle > 0.

    La force moyenne est toujours dirigée vers le haut (+\widehat{\mathrm{e}}_z). Il s'agit d'une force répulsive exercée par la bobine \mathrm{N}^\circ\,1 sur la bobine \mathrm{N}^\circ\,2, conséquence directe de la loi de modération de Lenz. Cette force permet de compenser le poids de la bobine \mathrm{N}^\circ\,2 et d'assurer ainsi sa lévitation magnétique.

  • Influence de z et stabilité de l'équilibre : L'inductance mutuelle M(z) diminue lorsque z augmente ; l'amplitude de la force répulsive \langle F_z \rangle décroît donc lorsque la bobine s'éloigne (z \to \infty, \langle F_z \rangle \to 0). Il existe une position d'équilibre z_{\text{eq}} telle que \langle F_z(z_{\text{eq}}) \rangle = m_2 g.

    • Si la bobine monte (z > z_{\text{eq}}), la force répulsive diminue : le poids l'emporte et la rappelle vers le bas.
    • Si la bobine descend (z < z_{\text{eq}}), la force répulsive augmente et la repousse vers le haut.

    L'équilibre en lévitation selon l'axe vertical est par conséquent stable.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (37 % des questions, partie I), Magnétostatique (19 %, partie III), Cinématique et dynamique du point (17 %) et Électrostatique (13 %). Plus ponctuellement : Induction électromagnétique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques et Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 8 questions sur 27 (30 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q11 et Q13 à Q19. Avec les autres programmes de première année : 8 en MP2I et 8 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q17 (énergie mécanique), Q21 (théorème d'ampère), Q26 (conservation du flux magnétique) et Q27 (force de laplace).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (nombre de reynolds), Q11 (solénoïde), Q14 (théorème du moment cinétique) et Q22 (excitation magnétique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (écoulement de poiseuille), Q6 (écoulement de poiseuille), Q7 (débit massique), Q12 (théorème de gauss), Q13 (force de lorentz), Q16 (énergie mécanique), Q23 (théorème d'ampère) et Q24 (inductance propre).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (15 sur 27), par exemple : Q1 à Q4, Q8 à Q11, Q13, Q15, Q18 à Q20, Q22 et Q24. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q26.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet d'un niveau robuste mais avec des points d'entrée accessibles ; les parties I et III, proches du cours, ont été convenablement traitées alors que la partie II a été très mal réussie. Moyenne : 11,66/20 (écart-type 4,04, 3 592 présents).

Peut-on utiliser la longueur de capillaire donnée après Q3 pour répondre en Q2 ?

Non : le jury pénalise la recopie directe de la valeur \ell = 5\text{ cm} donnée plus bas. Il faut proposer un raisonnement physique cohérent à partir des données morphologiques du début d'énoncé, puis se servir de la valeur fournie pour valider son ordre de grandeur.

Comment relier la composante radiale B_r à la composante axiale en Q26 ?

En exploitant la conservation du flux magnétique via \mathrm{div}\,\vec{B} = 0. En coordonnées cylindriques invariantes par rotation, on a \frac{1}{r}\frac{\partial(r B_r)}{\partial r} + \frac{\partial B_z}{\partial z} = 0, relation que l'on intègre radialement entre le centre et la paroi r = R.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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0 question réussie sur 27
Position estimée
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.