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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2023

Physique du tatouage et du d'étatouage

Ce sujet transversal et très original s'intéresse à la physique et à la chimie appliquées au domaine du tatouage : depuis l'actionneur électromécanique (dermographe) qui implante l'encre sous la peau, jusqu'à la fragmentation thermique des pigments par laser impulsionnel (d'étatouage).

L'épreuve balaie avec élégance une grande variété de domaines fondamentaux : magnétostatique et dynamique d'un solide en rotation, cristallographie et thermochimie d'oxydoréduction, électromagnétisme et propagation en milieu dissipatif (relation de dispersion complexe, vecteur de Poynting), et enfin diffusion thermique en régime impulsionnel ultra-court (confinement thermique). C'est un excellent sujet de révision pour consolider les ponts entre mécanique, électromagnétisme et transferts thermiques.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,23/20)
Temps estimé
≈ 2 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

18 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties du sujet (partie I de Q1 à Q14, partie II de Q15 à Q19 et partie III de Q20 à Q38) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Le dermographe, machine à tatouer électrique

A · Champ magnétique créé par une bobine

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : symétrie, invariance, champ magnétique

En utilisant un schéma, déterminer la direction du champ magnétique créé par le courant circulant dans la bobine et indiquer les variables dont il dépend.

Voir l'indice

Étudier les invariances du solénoïde par translation axiale et par rotation azimutale, puis exploiter les plans de symétrie et d'antisymétrie du système.

Voir la stratégie
  1. Choisir le système de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe (Oz) adapté à la géométrie du solénoïde.
  2. Déterminer les invariances de la distribution de courant afin d'identifier les variables spatiales dont dépend le champ magnétique \vec{B}.
  3. Identifier les plans de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution passant par un point M quelconque pour fixer la direction de \vec{B}(M).
Voir la réponse courte

Symétries et invariances de la bobine : \vec{B} est axial selon l'axe du cylindre et ne dépend que de la distance radiale r.

Voir le corrigé complet

On repère un point quelconque de l'espace M en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) associées à la base locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), où l'axe (Oz) coïncide avec l'axe de révolution du solénoïde.

1. Invariances et dépendance spatiale :

  • Le solénoïde est supposé infini suivant (Oz) et parcouru par un courant stationnaire : la distribution de courant est invariante par toute translation le long de l'axe (Oz). Le champ \vec{B} ne dépend donc pas de la variable z.
  • La distribution de courant présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) : elle est invariante par toute rotation d'angle \theta autour de cet axe. Le champ \vec{B} ne dépend donc pas de la variable \theta.

Par conséquent, le champ magnétique ne dépend que de la seule variable radiale r :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r)

2. Direction du champ magnétique :

  • Le plan \Pi_{as} = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) contient l'axe (Oz). Le courant circule perpendiculairement à ce plan (selon \pm \vec{u}_\theta). La symétrie plane par rapport à \Pi_{as} inverse donc le sens des vecteurs densité de courant : \Pi_{as} est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant. Comme le champ magnétique \vec{B} est un pseudovecteur (vecteur axial), il appartient à ce plan :

    \vec{B}(M) \in \Pi_{as} \implies B_\theta(M) = 0
  • Le plan \Pi_s = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta) perpendiculaire à l'axe (Oz) coupe le solénoïde orthogonalement. Par réflexion par rapport à ce plan, le sens de parcours circulaire du courant le long des spires est conservé : \Pi_s est un plan de symétrie pour la distribution de courant. Le champ magnétique \vec{B} est donc orthogonal à ce plan :

    \vec{B}(M) \perp \Pi_s \implies B_r(M) = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta(M) = 0

On en déduit que le champ magnétique \vec{B} est purement axial, dirigé selon \vec{u}_z :

\boxed{\vec{B}(M) = B_z(r)\,\vec{u}_z}

Le champ magnétique est dirigé selon l'axe (Oz) de la bobine et ne dépend que de la distance r à cet axe.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, solénoïde infini

En admettant que le champ magnétique est nul à l'extérieur de la bobine, déterminer le champ à l'intérieur de la bobine.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire fermé embrassant une portion de la bobine, dont un côté longe l'axe intérieur et un côté est situé à l'extérieur où le champ est nul.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour d'Ampère adapté aux symétries et à la géométrie du champ établi à la question précédente (\vec{B} = B_z(r)\,\vec{u}_z).
  2. Calculer la circulation de \vec{B} le long de ce contour, en exploitant l'annulation du champ à l'extérieur.
  3. Exprimer le courant total enlacé par le contour et appliquer le théorème d'Ampère pour en déduire l'expression vectorielle de \vec{B} à l'intérieur.
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire enlaçant N spires : \vec{B} = \mu_0 n I \vec{u}_z à l'intérieur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, le champ magnétique est dirigé selon l'axe du solénoïde et ne dépend que de la distance radiale : \vec{B}(r) = B_z(r)\,\vec{u}_z.

On applique le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} = M_1 M_2 M_3 M_4 situé dans un demi-plan méridien (\vec{u}_r, \vec{u}_z), orienté selon la règle du tire-bouchon en cohérence avec le sens de parcours du courant :

  • un segment [M_1 M_2] intérieur au solénoïde, parallèle à l'axe (Oz), de longueur L et situé à une distance r < R de l'axe, orienté selon +\vec{u}_z ;
  • deux segments radiaux [M_2 M_3] et [M_4 M_1], orthogonaux à \vec{u}_z ;
  • un segment [M_3 M_4] extérieur au solénoïde, parallèle à l'axe (Oz), de longueur L et situé à r_{\text{ext}} > R.

La circulation de \vec{B} le long du contour \mathcal{C} vaut :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_{M_1}^{M_2} \vec{B}_{\text{int}}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_2}^{M_3} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_3}^{M_4} \vec{B}_{\text{ext}}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{M_4}^{M_1} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} \end{aligned}

Sur les segments radiaux, \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r)\,\vec{u}_z\cdot(\mathrm{d}r\,\vec{u}_r) = 0. À l'extérieur, \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0} d'après l'énoncé. Il reste :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{M_1}^{M_2} B_z(r)\,\mathrm{d}z = B_z(r)\,L \end{aligned}

Le courant enlacé par ce contour correspond aux spires interceptées sur la longueur L. Avec n spires par unité de longueur parcourues chacune par le courant i, la surface s'appuyant sur \mathcal{C} est traversée par :

\begin{aligned} I_{\text{enlacé}} = n\,L\,i \end{aligned}

D'après le théorème d'Ampère en régime quasi stationnaire :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0\,I_{\text{enlacé}} \iff B_z(r)\,L = \mu_0\,n\,L\,i \iff B_z(r) = \mu_0\,n\,i \end{aligned}

Le champ est donc uniforme à l'intérieur de la bobine et vaut :

\boxed{\vec{B}_{\text{int}} = \mu_0\,n\,i\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : ligne de champ, solénoïde

Tracer l'allure des lignes de champ magnétique pour une bobine infinie, puis pour une bobine de longueur finie. Décrire les variations du champ magnétique dans les deux cas.

Voir l'indice

Représenter des lignes de champ rectilignes et uniformes à l'intérieur d'un solénoïde infini, et montrer le bouclage avec effet d'évasement aux bords pour un solénoïde fini.

Voir la réponse courte

Tracé des lignes de champ : parallèles et uniformes à l'intérieur pour le solénoïde infini, bouclées avec effets de bord pour la bobine finie.

Voir le corrigé complet

1. Cas de la bobine infinie (solénoïde infini)

  • À l'intérieur : Le champ magnétique est uniforme :

    \vec{B} = \mu_0 n i \vec{u}_z

    Il est colinéaire à l'axe (Oz), indépendant des coordonnées (r, \theta, z). Les lignes de champ sont des droites parallèles équidistantes orientées selon \vec{u}_z.

  • À l'extérieur : Le champ magnétique est rigoureusement nul (\vec{B} = \vec{0}). Il n'y a donc aucune ligne de champ à l'extérieur.

2. Cas de la bobine de longueur finie

  • Au centre du solénoïde : Le champ magnétique reste quasi-uniforme, orienté selon \vec{u}_z, avec une intensité maximale proche de celle du solénoïde infini (B \approx \mu_0 n i). Les lignes de champ y sont rectilignes et resserrées.
  • Près des extrémités : Les lignes de champ s'évasent en sortant par la face supérieure (face Nord) et convergent en entrant par la face inférieure (face Sud). Sur l'axe, l'intensité du champ décroît progressivement pour valoir la moitié de sa valeur centrale aux extrémités (B \approx \frac{1}{2}\mu_0 n i pour un solénoïde long).
  • À l'extérieur : Le champ n'est plus nul ; les lignes de champ se referment sur elles-mêmes en boucle continue de l'extérieur vers l'intérieur (propriété de flux conservatif \mathrm{div}\,\vec{B} = 0). L'intensité du champ décroît rapidement lorsqu'on s'éloigne de la bobine (comportement dipolaire à grande distance).
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B · Fonctionnement du dermographe simplifié

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : force de laplace, règle de la main droite

Recopier sur la copie le schéma de la figure 2 en indiquant le sens du courant électrique dans la partie mobile, ainsi que la force s'exerçant sur celle-ci lorsqu'elle est parcourue par un courant. Donner le nom et l'expression de cette force.

Voir l'indice

Le courant circule du pôle positif vers le pôle négatif ; exprimer la résultante de la force de Laplace \vec{F}_L = \int I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}.

Voir la réponse courte

Force de Laplace \vec{F}_L = I \vec{l} \wedge \vec{B} dirigée vers l'intérieur pour attirer la tige mobile vers la bobine.

Voir le corrigé complet
  1. Nom de la force : Il s'agit de la force de Laplace (ou résultante des forces de Laplace).
  2. Sens du courant et de la force :

    • Le pôle positif du générateur est relié au pivot O et le pôle négatif à l'arc conducteur. Le courant d'intensité I circule donc dans la partie mobile de l'axe O vers l'extrémité (le palet).
    • En utilisant la règle de la main droite (ou du trièdre direct) pour le produit vectoriel I\vec{\mathrm{d}\ell} \times \vec{B} avec \vec{B} dirigé vers le fond du plan (\vec{B} = -B\,\vec{u}_z), la force de Laplace est orthogonale à la tige et orientée vers le bas (dans le sens de \theta croissant, soit selon \vec{u}_\theta).
  3. Expression de la force : En repérant un élément de tige par ses coordonnées cylindriques, un élément de longueur de la tige s'écrit \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r (avec r \in [0, l]). La force élémentaire de Laplace subie par cet élément s'écrit :

    \mathrm{d}\vec{F}_L = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \times \vec{B} = I\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r \times (-B\,\vec{u}_z) = I B\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_\theta

    En intégrant sur toute la longueur l de la partie mobile, on obtient la résultante :

    \boxed{\vec{F}_L = I l B\,\vec{u}_\theta}

    avec \vec{u}_\theta le vecteur unitaire orthoradial dirigé dans le sens des \theta croissants.

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : position d'équilibre, solide en rotation

Initialement (), le générateur n'est pas branché et la partie mobile est au repos. Quelle est alors la position de la partie mobile ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

En l'absence de courant, la force de Laplace est nulle : le couple de rappel mécanique impose la position d'équilibre spontanée.

Voir la stratégie

Pour déterminer la position de la partie mobile à l'équilibre avant la mise sous tension (t = 0^-) :

  1. Recenser les actions mécaniques qui s'exercent sur la partie mobile en l'absence de courant.
  2. Écrire la condition d'équilibre mécanique de rotation autour de l'axe (Oz).
Voir la réponse courte

Au repos sans courant, seul le couple de rappel élastique s'exerce : la tige est à sa position d'équilibre de repos \theta = 0.

Voir le corrigé complet

À l'instant t = 0^-, le générateur n'est pas branché, donc aucun courant ne traverse la partie mobile (I = 0) : la force de Laplace est nulle.

D'après les hypothèses de l'énoncé :

  • l'action du poids est négligeable ;
  • les forces de frottement sont négligeables ;
  • la liaison pivot d'axe (Oz) est supposée parfaite, son moment par rapport à l'axe (Oz) est donc nul.

La seule action mécanique ayant un moment non nul par rapport à l'axe (Oz) est le couple de rappel exercé par la lame métallique :

\vec{\Gamma} = -K\theta\,\vec{u}_z

La partie mobile étant au repos, elle est à l'équilibre mécanique. Le théorème du moment cinétique projeté sur l'axe (Oz) impose l'annulation du moment des forces extérieures par rapport à cet axe :

\Gamma_z = 0 \iff -K\theta = 0

Comme la constante de torsion K est strictement positive, on en déduit :

\boxed{\theta(0^-) = 0}

La partie mobile se situe donc à la position d'angle nul, c'est-à-dire dans sa position de repos où la lame métallique n'est pas déformée.

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : bilan des actions mécaniques, moment d'une force

On met le générateur sous tension à . Effectuer un bilan des actions mécaniques sur la partie mobile.

Voir l'indice

Recenser toutes les forces et couples appliqués : action du pivot en O, couple de rappel de la lame élastique et forces élémentaires de Laplace.

Voir la stratégie

Pour préparer l'application du théorème du moment cinétique scalaire autour de l'axe (Oz) à la question suivante, on précise :

  1. le système et le référentiel d'étude ;
  2. l'ensemble des actions mécaniques appliquées en mentionnant leur moment scalaire par rapport à (Oz) ;
  3. les actions explicitement négligées d'après les hypothèses du sujet.
Voir la réponse courte

Bilan sur la tige en rotation : action de la liaison pivot en O, couple de rappel -K\theta, et force de Laplace créant un moment moteur.

Voir le corrigé complet

On étudie la partie mobile, assimilée à une tige rigide de longueur l, mobile en rotation autour de l'axe fixe (Oz), dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

Dès la mise sous tension à t = 0^+, un courant d'intensité I circule le long de la partie mobile dans le champ magnétique \vec{B} = -B\,\vec{u}_z. Le bilan des actions mécaniques s'écrit :

  1. Forces de Laplace réparties le long de la tige : Chaque élément de longueur \mathrm{d}\vec{l} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r (pour r \in [0, l]) subit la force élémentaire :

    \mathrm{d}\vec{F}_L = I\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r \wedge (-B\,\vec{u}_z) = I B\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_\theta

    Le moment résultant par rapport à l'axe (Oz) est :

    M_z(\vec{F}_L) = \int_0^l r\,(I B\,\mathrm{d}r) = \frac{1}{2} I B l^2
  2. Couple de rappel modélisant l'action de la lame métallique élastique :

    \vec{\Gamma} = -K\theta\,\vec{u}_z \implies M_z(\text{rappel}) = -K\theta
  3. Action de la liaison pivot sur l'axe (Oz) : Cette liaison bloque les translations et laisse libre la rotation autour de (Oz), son moment par rapport à (Oz) est donc nul :

    M_z(\text{liaison}) = 0
  4. Action normale de contact de l'arc de cercle conducteur sur le palet à l'extrémité : En l'absence de frottement, la réaction \vec{R}_c est portée par la normale au cercle, c'est-à-dire selon -\vec{u}_r. Son bras de levier par rapport à (Oz) est donc nul :

    M_z(\vec{R}_c) = 0

D'après les hypothèses de l'énoncé :

  • le poids de la partie mobile est négligeable devant les autres actions ;
  • les forces de frottement (dans la liaison et au contact du palet) sont négligées.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : théorème du moment cinétique, oscillateur harmonique

Montrer que satisfait l'équation différentielle et exprimer et en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer le moment scalaire par rapport à l'axe (Oz) des forces de Laplace en intégrant les contributions élémentaires le long du bras mobile, puis appliquer le théorème du moment cinétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique à la partie mobile par rapport à l'axe fixe (Oz) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
  2. Exploiter le bilan des moments scalaires établi à la question précédente.
  3. Identifier par identification des termes la pulsation propre \omega_0 et la constante A.
Voir la réponse courte

Théorème du moment cinétique scalaire en O : J\ddot{\theta} = -K\theta + \Gamma_L, d'où \omega_0^2 = K/J et A = \Gamma_L/J.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème du moment cinétique scalaire à la partie mobile, de moment d'inertie J, en rotation autour de l'axe fixe (Oz) dans le référentiel d'étude galiléen :

J \ddot{\theta} = \sum M_z

D'après le bilan des actions mécaniques de la question Q6, en négligeant le poids et les frottements :

\sum M_z = M_z(\text{rappel}) + M_z(\vec{F}_L) = -K \theta + \frac{1}{2} I B l^2

On obtient ainsi :

J \ddot{\theta} + K \theta = \frac{1}{2} I B l^2

En divisant par le moment d'inertie J > 0 :

\ddot{\theta} + \frac{K}{J} \theta = \frac{I B l^2}{2 J}

Par identification avec l'équation demandée \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A, on en déduit :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{K}{J}} \quad \text{et} \quad A = \frac{I B l^2}{2 J}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, moment d'une force

Par une analyse dimensionnelle, vérifier l'homogénéité de l'expression trouvée pour .

Voir l'indice

Déterminer la dimension physique du terme A à partir des grandeurs I, B, l et J, en vérifiant que son unité équivaut à celle d'une accélération angulaire en \text{s}^{-2}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension attendue pour A à partir de l'équation différentielle \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A, sachant qu'un angle est sans dimension.
  2. Exprimer la dimension de chaque terme de A = \dfrac{I B l^2}{2 J} dans le système international d'unités (notamment celle de B à partir de la force de Laplace) et vérifier la concordance.
Voir la réponse courte

[A] = [\ddot{\theta}] = \text{s}^{-2}, vérifié par le rapport homogène du moment d'une force au moment d'inertie.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle obtenue à la question Q7 :

\ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = A

L'angle \theta étant sans dimension ([\theta] = 1), sa dérivée seconde par rapport au temps a pour dimension :

[\ddot{\theta}] = \frac{[\theta]}{[t]^2} = \mathrm{T}^{-2}

Pour que l'équation différentielle soit homogène, le terme A doit donc être homogène à l'inverse du carré d'un temps :

[A] = \mathrm{T}^{-2}

Examinons à présent l'expression trouvée pour A = \dfrac{I B l^2}{2 J} :

  • [I] = \mathrm{I} ;
  • [l] = \mathrm{L} ;
  • D'après l'expression de l'énergie cinétique de rotation \mathcal{E}_c = \dfrac{1}{2} J \dot{\theta}^2 ou ses unités (\mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^2), le moment d'inertie a pour dimension :

    [J] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2
  • Pour déterminer la dimension du champ magnétique B, on utilise la force de Laplace F = I l B, où [F] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} d'après le principe fondamental de la dynamique (F = m a) :

    [B] = \frac{[F]}{[I]\,[l]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{I}\cdot\mathrm{L}} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-1}

On en déduit la dimension du produit au numérateur, qui correspond à un moment de force :

[I B l^2] = \mathrm{I} \times \left(\mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-1}\right) \times \mathrm{L}^2 = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}

Par conséquent :

[A] = \frac{[I B l^2]}{[J]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2} = \mathrm{T}^{-2}
\boxed{[A] = [\ddot{\theta}] = \mathrm{T}^{-2}}

L'expression de A est donc bien homogène.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : équation différentielle linéaire, oscillateur harmonique

Résoudre l'équation différentielle pour déterminer l'expression de tant que le contact est assuré.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre avec second membre constant en imposant les conditions initiales de départ au repos \theta(0)=0 et \dot{\theta}(0)=0.

Voir la stratégie
  1. Rechercher la solution générale de l'équation différentielle linéaire du second ordre avec second membre constant issue de la question Q7.
  2. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales de position et de vitesse angulaire établies à la question Q5.
Voir la réponse courte

Solution avec conditions initiales nulles \theta(0)=0 et \dot{\theta}(0)=0 : \theta(t) = \frac{A}{\omega_0^2}(1 - \cos\omega_0 t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la position angulaire \theta(t) satisfait l'équation différentielle :

\ddot{\theta}(t) + \omega_0^2\,\theta(t) = A

La solution générale est la somme d'une solution de l'équation homogène et d'une solution particulière constante :

\theta(t) = C_1 \cos(\omega_0 t) + C_2 \sin(\omega_0 t) + \frac{A}{\omega_0^2}

où C_1 et C_2 sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales.

À l'instant t = 0^+, la continuité de la position et de la vitesse de la partie mobile (d'inertie non nulle J) impose :

\begin{aligned} \theta(0^+) &= \theta(0^-) = 0 \\ \dot{\theta}(0^+) &= \dot{\theta}(0^-) = 0 \end{aligned}

Or, l'expression de la vitesse angulaire s'écrit :

\dot{\theta}(t) = -C_1 \omega_0 \sin(\omega_0 t) + C_2 \omega_0 \cos(\omega_0 t)

En appliquant les conditions initiales :

\begin{aligned} \theta(0) &= C_1 + \frac{A}{\omega_0^2} = 0 \implies C_1 = -\frac{A}{\omega_0^2} \\ \dot{\theta}(0) &= C_2 \omega_0 = 0 \implies C_2 = 0 \end{aligned}

On en déduit l'expression de \theta(t) tant que le contact est assuré :

\boxed{\theta(t) = \frac{A}{\omega_0^2}\left(1 - \cos(\omega_0 t)\right)}

En remplaçant par les grandeurs du problème (A = \frac{I B l^2}{2J} et \omega_0^2 = \frac{K}{J}), cette expression s'écrit également :

\theta(t) = \frac{I B l^2}{2K}\left(1 - \cos(\omega_0 t)\right)

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : perméabilité magnétique, condition de décollement

Lorsqu'on insère un matériau ferromagnétique dans une bobine, on modifie l'expression du champ créé en le multipliant par , perméabilité magnétique relative du milieu. En reprenant l'expression du champ magnétique obtenu pour la bobine infinie parcourue par le courant d'intensité , et sachant qu'on ajoute un matériau de perméabilité magnétique relative , quelle doit être la valeur maximale du coefficient de rappel pour qu'il puisse ne plus exister de contact entre la partie mobile et l'arc conducteur ? Vérifier que la valeur donnée dans l'énoncé satisfait à cette condition, sachant que l'intensité circulant généralement dans les dermographes est d'environ 1 A et que les bobines ont un nombre de spires par unité de longueur .

Voir l'indice

Exprimer l'amplitude maximale de l'oscillation 2\theta_{\text{éq}} et écrire l'inégalité garantissant que cette position maximale dépasse l'angle limite \theta_S.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude du champ magnétique B créé par la bobine en tenant compte de la perméabilité relative \mu_r du noyau ferromagnétique.
  2. Utiliser la loi horaire \theta(t) établie à la question Q9 pour déterminer l'angle maximal \theta_{\max} pouvant être atteint par la partie mobile.
  3. Traduire la condition de rupture de contact (\theta_{\max} \geqslant \theta_S) pour en déduire la valeur maximale admissible K_{\max}, puis réaliser l'application numérique et la comparaison.
Voir la réponse courte

L'angle maximal \theta_{\max} = 2A/\omega_0^2 doit dépasser l'angle de rupture de contact \theta_1, ce qui impose une borne supérieure sur K.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2 et l'énoncé, en présence du matériau ferromagnétique de perméabilité relative \mu_r, la norme du champ magnétique uniforme régnant au niveau de la partie mobile s'écrit :

B = \mu_r \mu_0 n I

D'après la question Q9, tant que le contact est assuré, l'angle évolue selon :

\theta(t) = \frac{I B l^2}{2K}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t)\bigr)

Le cosinus oscillant entre -1 et 1, la valeur maximale susceptible d'être atteinte par l'angle \theta en l'absence de rupture est :

\theta_{\max} = \frac{I B l^2}{K}

Pour que la partie mobile puisse atteindre l'extrémité de l'arc au point S et donc quitter la zone de contact, il est nécessaire que l'angle maximal franchisse la valeur seuil \theta_S :

\theta_{\max} \geqslant \theta_S \iff \frac{I B l^2}{K} \geqslant \theta_S \iff K \leqslant \frac{I B l^2}{\theta_S}

En remplaçant B par son expression, on en déduit la valeur maximale de la constante de rappel :

\boxed{K_{\max} = \frac{\mu_r \mu_0 n I^2 l^2}{\theta_S}}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :

  • \mu_r = 500 ;
  • \mu_0 = 1{,}257 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • n = 2 \times 10^3\text{ m}^{-1} ;
  • I = 1\text{ A} ;
  • l = 3\text{ cm} = 3 \times 10^{-2}\text{ m} ;
  • \theta_S = \frac{\pi}{60}\text{ rad}.

Le champ magnétique a pour valeur :

B = 500 \times 1{,}257 \times 10^{-6} \times 2 \times 10^3 \times 1 = 1{,}257\text{ T}

On obtient alors :

K_{\max} = \frac{1 \times 1{,}257 \times (3 \times 10^{-2})^2}{\frac{\pi}{60}} = \frac{1{,}257 \times 9 \times 10^{-4} \times 60}{\pi} \approx 2{,}16 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Soit :

\boxed{K_{\max} \approx 2{,}2 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}}

La valeur donnée dans l'énoncé est K = 7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}. On a bien :

K = 7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2} \leqslant K_{\max} \approx 2{,}2 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}

La condition est donc parfaitement satisfaite : la partie mobile est capable de vaincre le couple de rappel et de quitter l'arc conducteur.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique, équation horaire

Déterminer l'expression puis la valeur de l'instant pour lequel la partie mobile quitte l'arc conducteur.

Voir l'indice

Poser l'égalité \theta(t_1) = \theta_S et isoler t_1 à l'aide de la fonction réciproque \arccos.

Voir la stratégie
  1. La partie mobile quitte l'arc conducteur lorsque son élongation angulaire atteint la position de fin d'arc, soit \theta(t_1) = \theta_S.
  2. On utilise la loi horaire \theta(t) établie à la question Q9 pour isoler t_1 (premier instant où cette condition est satisfaite).
  3. On effectue l'application numérique avec les paramètres géométriques et magnétiques du système.
Voir la réponse courte

Détermination de t_1 par \theta(t_1) = \theta_1 : t_1 = \frac{1}{\omega_0}\arccos(1 - \frac{\omega_0^2\theta_1}{A}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'angle \theta(t) évolue selon :

\theta(t) = \frac{A}{\omega_0^2}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t)\bigr) = \frac{I B l^2}{2K}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t)\bigr)

La partie mobile quitte le contact avec l'arc conducteur à la date t_1 > 0 telle que \theta(t_1) = \theta_S :

\frac{I B l^2}{2K}\bigl(1 - \cos(\omega_0 t_1)\bigr) = \theta_S

On en déduit :

\cos(\omega_0 t_1) = 1 - \frac{2K\theta_S}{I B l^2}

Comme la partie mobile part du repos en \theta(0)=0 et s'écarte dans le sens des \theta croissants, t_1 correspond à la plus petite valeur strictement positive :

\boxed{t_1 = \frac{1}{\omega_0}\arccos\!\left(1 - \frac{2K\theta_S}{I B l^2}\right) = \sqrt{\frac{J}{K}}\arccos\!\left(1 - \frac{2K\theta_S}{\mu_r \mu_0 n I^2 l^2}\right)}

Application numérique :

  • \omega_0 = \sqrt{\dfrac{K}{J}} = \sqrt{\dfrac{7\times 10^{-3}}{2\times 10^{-6}}} = \sqrt{3500} \approx 59{,}2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • B = \mu_r \mu_0 n I = 500 \times 1{,}257\times 10^{-6} \times 2\times 10^3 \times 1 \approx 1{,}26\text{ T}
  • \dfrac{2K\theta_S}{I B l^2} = \dfrac{2 \times 7\times 10^{-3} \times \frac{\pi}{60}}{1 \times 1{,}257 \times (3\times 10^{-2})^2} \approx \dfrac{7{,}33\times 10^{-4}}{1{,}13\times 10^{-3}} \approx 0{,}648

L'argument du cosinus vaut ainsi :

1 - \frac{2K\theta_S}{I B l^2} \approx 1 - 0{,}648 = 0{,}352

D'où :

\arccos(0{,}352) \approx 1{,}21\text{ rad}

Et finalement :

\boxed{t_1 \approx \frac{1{,}21}{59{,}2} \approx 2{,}0\times 10^{-2}\text{ s} = 20\text{ ms}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : oscillateur libre, raccordement

Déterminer la nouvelle équation différentielle satisfaite par . La résoudre pour déterminer tant que le contact est rompu.

Voir l'indice

Pour t' > 0, le circuit est ouvert (I=0) : écrire l'équation différentielle sans second membre et raccorder la position et la vitesse angulaire à l'instant de basculement.

Voir la stratégie
  1. Identifier les actions mécaniques s'exerçant sur la partie mobile lorsque le contact électrique est rompu (I = 0).
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe (Oz) pour établir la nouvelle équation différentielle vérifiée par \theta(t').
  3. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions de continuité de la position angulaire et de la vitesse angulaire à l'instant de coupure (t'=0 \iff t = t_1).
Voir la réponse courte

Sans courant (I=0), \ddot{\theta} + \omega_0^2\theta = 0, résolue avec la continuité de \theta et \dot{\theta} en t_1.

Voir le corrigé complet

1. Nouvelle équation différentielle

Dès que la partie mobile quitte l'arc conducteur (t' \ge 0), le circuit électrique est ouvert : le courant s'annule (I = 0), et la force de Laplace devient donc nulle (\vec{F}_L = \vec{0}).

Seul subsiste le couple mécanique de rappel de moment scalaire par rapport à l'axe (Oz) :

M_z(\text{rappel}) = -K\theta

Puisque t' = t - t_1, on a \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t'} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}. Le théorème du moment cinétique appliqué à la partie mobile en rotation autour de l'axe fixe (Oz) s'écrit alors :

J \frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}t'^2} = -K\theta

soit, en introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\frac{K}{J}} déjà définie à la question Q7 :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}t'^2} + \omega_0^2 \theta = 0}

2. Résolution pour \theta(t')

La solution générale de cette équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants est de la forme :

\theta(t') = C \cos(\omega_0 t') + D \sin(\omega_0 t')

où C et D sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales en t' = 0 (soit t = t_1).

  • Continuité de la position : À l'instant t = t_1, la partie mobile se trouve à l'extrémité de l'arc conducteur :

    \theta(t'=0) = \theta(t_1) = \theta_S \implies C = \theta_S
  • Continuité de la vitesse angulaire : En dérivant \theta(t'), on obtient :

    \dot{\theta}(t') = -C\omega_0 \sin(\omega_0 t') + D\omega_0 \cos(\omega_0 t') \implies \dot{\theta}(t'=0) = D\omega_0

    D'après la question Q9, l'expression de \theta(t) pendant la phase de contact est \theta(t) = \theta_{\text{éq}}(1 - \cos(\omega_0 t)) avec \theta_{\text{éq}} = \frac{I B l^2}{2K}. La vitesse angulaire à l'instant t_1 vaut donc :

    \dot{\theta}(t_1) = \omega_0 \theta_{\text{éq}} \sin(\omega_0 t_1)

    Par continuité de la vitesse angulaire en t_1, on a :

    D = \frac{\dot{\theta}(t_1)}{\omega_0} = \theta_{\text{éq}} \sin(\omega_0 t_1)

Comme \cos(\omega_0 t_1) = 1 - \frac{\theta_S}{\theta_{\text{éq}}} et que \sin(\omega_0 t_1) > 0, on a également :

D = \theta_{\text{éq}} \sqrt{1 - \left(1 - \frac{\theta_S}{\theta_{\text{éq}}}\right)^2} = \sqrt{\theta_S(2\theta_{\text{éq}} - \theta_S)}

L'expression de l'angle \theta(t') tant que le contact est rompu s'écrit donc :

\boxed{\theta(t') = \theta_S \cos(\omega_0 t') + \frac{\dot{\theta}(t_1)}{\omega_0} \sin(\omega_0 t')}

ou, sous forme explicite en fonction des paramètres du système :

\boxed{\theta(t') = \theta_S \cos(\omega_0 t') + \sqrt{\theta_S(2\theta_{\text{éq}} - \theta_S)}\,\sin(\omega_0 t')}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique du solide, amplitude

On admet que la valeur de l'angle maximal atteint par la partie mobile est de 0,096 rad. En déduire l'amplitude du mouvement de l'aiguille.

Voir l'indice

Associer l'amplitude de déplacement rectiligne de l'aiguille à l'angle maximal parcouru par la relation d'arc de cercle \Delta z \approx l\,\theta_{\max}.

Voir la réponse courte

L'amplitude linéaire de l'aiguille vaut d = L \theta_{\max} par approximation des petits angles.

Voir le corrigé complet

L'aiguille est fixée à l'extrémité de la partie mobile, à une distance l de l'axe de rotation (Oz).

Pour de petites oscillations (\theta \ll 1\text{ rad}, ce qui est bien vérifié ici puisque \theta_{\max} = 0{,}096\text{ rad} \ll 1), le déplacement vertical de l'aiguille par rapport à sa position de repos \theta = 0 s'écrit :

z(t) = l \sin\theta(t) \approx l \, \theta(t)

L'angle \theta évoluant entre la position de repos \theta_{\min} = 0 et l'angle maximal \theta_{\max}, la course totale de l'aiguille (amplitude crête-à-crête du déplacement) vaut :

\Delta z = l \, \theta_{\max}

Application numérique avec l = 3\text{ cm} = 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} et \theta_{\max} = 0{,}096\text{ rad} :

\Delta z = 3{,}0 \times 10^{-2} \times 0{,}096 = 2{,}88 \times 10^{-3}\text{ m} \approx 2{,}9\text{ mm}
\boxed{\Delta z = l\,\theta_{\max} \approx 2{,}9\text{ mm}}

Remarque : si l'on définit l'amplitude comme la demi-excursion autour de la position moyenne, on obtient a = \frac{\Delta z}{2} \approx 1{,}4\text{ mm}.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : oscillateur harmonique, lecture graphique

Parmi les 4 courbes de la figure 3, choisir, en justifiant, celle représentant en fonction du temps. Les courbes ont parfois été tracées en accentuant fortement les caractéristiques : en réalité, les deux phases sont moins différenciées.

Voir l'indice

Analyser le caractère asymétrique des deux phases du cycle : l'une est accélérée vers l'ouverture sous l'effet conjugué du champ et du rappel, l'autre est une simple oscillation libre.

Voir la stratégie

Pour identifier la courbe correcte parmi les quatre proposées, on analyse les propriétés physiques et mathématiques de la fonction \theta(t) :

  1. Comportement à la position minimale \theta = 0 (existence ou non d'un temps d'arrêt).
  2. Régularité de la fonction \theta(t) aux extrema (continuité de la vitesse angulaire \dot{\theta}, présence de tangentes horizontales ou de points anguleux).
  3. Signe de l'accélération angulaire \ddot{\theta}(t) (concavité de la courbe) dans chacune des deux phases du mouvement.
Voir la réponse courte

Identification de la courbe vérifiant la périodicité par morceaux, la continuité de \theta et sa dérivée en t_1.

Voir le corrigé complet

Analysons successivement les caractéristiques du mouvement de la partie mobile :

  1. Absence de palier à \theta = 0 :
    Lorsque la partie mobile atteint la position \theta = 0, le contact électrique est fermé. Le circuit est parcouru par le courant I et la force de Laplace s'exerce. D'après l'équation différentielle établie à la question Q7 :

    \ddot{\theta}(0) = A - \omega_0^2 \times 0 = A > 0

    L'accélération angulaire n'étant pas nulle, la partie mobile ne peut pas stationner à \theta = 0 : elle repart immédiatement vers les angles croissants. Cela élimine la courbe 3, qui comporte des paliers d'attente à \theta = 0.

  2. Continuité de la vitesse et absence de points anguleux :
    Les actions mécaniques appliquées (force de Laplace et couple élastique de rappel) sont d'intensité finie. En l'absence de choc mécanique ou de butée, l'accélération angulaire \ddot{\theta}(t) reste finie à tout instant. La vitesse angulaire \dot{\theta}(t) est donc continue : la fonction \theta(t) est de classe \mathcal{C}^1.
    Aux extrema du mouvement (\theta = 0 et \theta = \theta_{\max}), la vitesse angulaire s'annule nécessairement (\dot{\theta} = 0), ce qui impose des tangentes horizontales.

    • La courbe 2 présente des pointes anguleuses aux maxima (\theta = \theta_{\max}), ce qui supposerait une inversion instantanée de la vitesse par un choc au sommet : elle est donc exclue.
    • La courbe 4 présente des pointes anguleuses en « V » à la base (\theta = 0), ce qui correspondrait à un rebond élastique sur une butée : elle est donc également exclue.
  3. Concavité et points d'inflexion :
    Examinons le signe de la dérivée seconde \ddot{\theta}(t) :

    • Phase de contact (0 \le \theta \le \theta_S) :

      \ddot{\theta} = \omega_0^2(\theta_{\text{éq}} - \theta)

      Or, d'après les questions Q9 et Q10, la position d'équilibre sous tension vaut \theta_{\text{éq}} = \frac{I B l^2}{2K} \approx 0{,}081\text{ rad} > \theta_S \approx 0{,}052\text{ rad}. On a donc \ddot{\theta} > 0 sur tout cet intervalle : la courbe est convexe (concavité tournée vers le haut).

    • Phase hors contact (\theta_S < \theta \le \theta_{\max}) :

      \ddot{\theta} = -\omega_0^2 \theta < 0

      Puisque \theta > 0, on a \ddot{\theta} < 0 : la courbe est concave (concavité tournée vers le bas).

    • Au passage en \theta = \theta_S, \ddot{\theta} change brutalement de signe : il y a un point d'inflexion sur chaque front montant et descendant.

La seule courbe présentant à la fois une allure périodique lisse (\mathcal{C}^1), des tangentes horizontales aux extrema (\theta = 0 et \theta = \theta_{\max}), une zone convexe à la base et une zone concave au sommet est la courbe 1.

\boxed{\text{La courbe représentant }\theta(t)\text{ est la courbe 1.}}

Résultat

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Partie II : Les pigments du tatouage

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : maille cristalline, stœchiométrie

La structure cristalline de l'oxyde ferreux est décrite en figure 4. Donner, en justifiant la réponse, la formule chimique de ce pigment.

Voir l'indice

Dénombrer la population propre de chaque type d'ions dans la maille conventionnelle en tenant compte des fractions partagées (sommets, faces, arêtes, centre).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature et la position des atomes ou ions représentés dans la maille à l'aide de la légende de la figure 4.
  2. Dénombrer le nombre d'entités en propre de chaque type par maille en appliquant les règles de partage géométrique.
  3. Déterminer le rapport stœchiométrique et en déduire la formule statistique de l'oxyde ferreux.
Voir la réponse courte

Dénombrement des ions dans la maille type NaCl (4 de chaque type), donnant la stœchiométrie 1:1 soit FeO.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 et sa légende :

  • Les atomes de fer (disques noirs) occupent les 8 sommets du cube et les centres des 6 faces :

    N(\mathrm{Fe}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
  • Les ions oxygène \mathrm{O}^{2-} (cercles blancs) occupent le centre du cube et les milieux des 12 arêtes :

    N(\mathrm{O}) = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 1 + 3 = 4

Une maille contient donc 4 entités de fer pour 4 entités d'oxygène, soit une proportion stœchiométrique de 1 : 1.

La formule chimique de ce pigment est donc :

\boxed{\mathrm{FeO}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre d'oxydation

Quel est le degré d'oxydation du fer dans l'oxyde ferreux ?

Voir l'indice

Associer le degré d'oxydation de l'ion oxygène à sa valeur usuelle (-II) et utiliser la neutralité électrique globale du solide.

Voir la réponse courte

L'oxygène étant au degré -II, la neutralité électrique impose le degré d'oxydation +II pour le fer dans FeO.

Voir le corrigé complet

Dans l'oxyde ferreux de formule chimique \mathrm{FeO}, le nombre d'oxydation de l'oxygène sous forme d'ion oxyde \mathrm{O}^{2-} vaut :

\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}

L'espèce étant électriquement neutre, la somme des nombres d'oxydation des éléments constitutifs est nulle :

\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0

On en déduit immédiatement le degré d'oxydation du fer :

\boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess

À l'aide des données, calculer l'enthalpie standard de réaction à la température . La réaction est-elle endothermique ou exothermique ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de la réaction aux enthalpies standard de formation des espèces chimiques en présence.

Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess \Delta_r H^\circ = \sum \nu_i \Delta_f H^\circ_i ; \Delta_r H^\circ > 0 indique une réaction endothermique.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction considérée est :

\mathrm{FeO(s)} + \mathrm{C(s)} = \mathrm{Fe(s)} + \mathrm{CO(g)}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des réactifs et des produits :

\Delta_r H^\circ(T_0) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) + \Delta_f H^\circ(\mathrm{Fe(s)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{FeO(s)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C(s)})

Par convention, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état de référence à la température considérée est nulle :

\Delta_f H^\circ(\mathrm{Fe(s)}) = 0 \quad \text{et} \quad \Delta_f H^\circ(\mathrm{C(s)}) = 0

D'où :

\Delta_r H^\circ(T_0) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{FeO(s)})

Application numérique avec les données à T_0 = 298\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_f H^\circ(\mathrm{FeO(s)}) &= -266\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) &= -110\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_r H^\circ(T_0) &= -110 - (-266) = +156\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ(T_0) = +156\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Puisque \Delta_r H^\circ(T_0) > 0, la réaction nécessite un apport de chaleur du milieu extérieur : elle est endothermique.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de van 't hoff, équilibre chimique

La constante thermodynamique d'équilibre de la réaction à 298 K est . En supposant indépendant de la température, exprimer la constante thermodynamique d'équilibre à la température en fonction de la température et de et . On rappelle la relation de Van't Hoff : .

Voir l'indice

Intégrer la loi de Van't Hoff entre les températures T_0 et T en considérant l'enthalpie standard de réaction constante dans l'intervalle.

Voir la stratégie
  1. Intégrer la relation de Van't Hoff entre les températures T_0 et T en utilisant l'hypothèse d'Ellingham (\Delta_r H^\circ indépendant de la température).
  2. Exprimer \ln \left(\frac{K^\circ(T)}{K^\circ(T_0)}\right), puis appliquer la fonction exponentielle pour obtenir l'expression de K^\circ(T).
Voir la réponse courte

Intégration de la relation de Van 't Hoff : \ln\frac{K^\circ(T)}{K^\circ(T_0)} = -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T} - \frac{1}{T_0}\right).

Voir le corrigé complet

La relation de Van't Hoff s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ(T)}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

En supposant l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ indépendante de la température (approximation d'Ellingham), on intègre cette relation différentielle entre la température de référence T_0 et une température T quelconque :

\begin{aligned} \int_{T_0}^T \mathrm{d}\ln K^\circ(T) &= \frac{\Delta_r H^\circ}{R} \int_{T_0}^T \frac{\mathrm{d}T}{T^2} \\ \ln K^\circ(T) - \ln K^\circ(T_0) &= \frac{\Delta_r H^\circ}{R} \left[ -\frac{1}{T} \right]_{T_0}^T \\ \ln\left(\frac{K^\circ(T)}{K^\circ(T_0)}\right) &= -\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T} - \frac{1}{T_0}\right) = \frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right) \end{aligned}

En composant par la fonction exponentielle, on en déduit l'expression de K^\circ(T) :

\boxed{K^\circ(T) = K^\circ(T_0)\,\exp\left(\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right)\right)}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : constante d'équilibre, critère thermodynamique

Vérifier alors que la réaction est thermodynamiquement favorisée en se plaçant à 1300 K.

Voir l'indice

Calculer numériquement K^\circ(1300\text{ K}) et comparer sa valeur à 1 pour conclure quant au caractère spontané de la réduction à haute température.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation établie en Q18 pour calculer la valeur numérique de la constante d'équilibre K^\circ(T) à T = 1300\text{ K}.
  2. Comparer K^\circ(1300\text{ K}) à 1 pour conclure quant au caractère thermodynamiquement favorisé de la réduction.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de K^\circ(1300\text{ K}) \gg 1, montrant que la réduction est thermodynamiquement très favorisée à haute température.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q18, la constante thermodynamique d'équilibre à T = 1300\text{ K} s'écrit :

K^\circ(T) = K^\circ(T_0)\exp\left[\frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right)\right]

Calculons l'argument de l'exponentielle avec les valeurs numériques suivantes :

  • \Delta_r H^\circ = 156\times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après Q17) ;
  • R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T_0 = 298\text{ K} et T = 1300\text{ K}.

On obtient :

\begin{aligned} \frac{\Delta_r H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_0} - \frac{1}{T}\right) &= \frac{156\times 10^3}{8{,}314}\left(\frac{1}{298} - \frac{1}{1300}\right) \\ &\approx 18{,}76\times 10^3 \times 2{,}586\times 10^{-3} \approx 48{,}5 \end{aligned}

D'où la valeur de la constante d'équilibre à 1300 K :

K^\circ(1300\text{ K}) = 7\times 10^{-19} \times \exp(48{,}5) \approx 8\times 10^2
\boxed{K^\circ(1300\text{ K}) \approx 8\times 10^2}

À T = 298\text{ K}, la constante K^\circ(T_0) = 7\times 10^{-19} \ll 1 indiquait une réaction quasi-nulle. À T = 1300\text{ K}, on a :

K^\circ(1300\text{ K}) \gg 1

L'équilibre est donc très largement déplacé dans le sens direct : la réduction de l'oxyde de fer \mathrm{FeO} par le carbone est bien thermodynamiquement favorisée à 1300 K.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Mécanique du solide (24 % des questions, partie I), Ondes électromagnétiques dans les milieux (22 %), Diffusion thermique et diffusion de particules (16 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (12 %). Plus ponctuellement : Magnétostatique, Thermodynamique chimique et équilibres, Induction électromagnétique, Atomistique, liaisons et cristallographie, Oxydoréduction et électrochimie…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 14 questions sur 38 (37 %) ne demandent que le programme de TSI1 : Q3 à Q9, Q11 à Q16 et Q27. Avec les autres programmes de première année : 15 en MPSI, 15 en PCSI et 15 en PTSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q29 (équation de maxwell-faraday).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (symétrie), Q4 (force de laplace), Q6 (bilan des actions mécaniques), Q15 (maille cristalline), Q16 (nombre d'oxydation), Q20 (équation de maxwell) et Q33 (loi de fourier). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (théorème d'ampère), Q7 (théorème du moment cinétique), Q17 (enthalpie standard de réaction), Q18 (relation de van 't hoff), Q21 (équation de d'alembert), Q22 (relation de dispersion), Q24 (onde évanescente), Q30 (vecteur de poynting)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (30 sur 38), par exemple : Q1, Q3 à Q6, Q8, Q9, Q11, Q13 à Q22, Q24 à Q28, Q30, Q32, Q33 et Q35 à Q38. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q23, Q29, Q31 et Q34.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que les questions peu ou pas guidées ont posé de sérieux problèmes à bon nombre de candidats et que plusieurs questions ont été très mal traitées, voire constitué une difficulté infranchissable pour la quasi-totalité des candidats. Moyenne : 9,23/20 (écart-type 4,22, 912 présents).

Comment exprimer la température finale en fonction de la fluence en Q38 ?

En intégrant l'équation simplifiée \rho_p c_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = p_v établie en Q37 sur l'impulsion. Sachant que p_v \approx 2 k'' \langle \Pi \rangle d'après Q30 et Q31, et que la fluence est l'énergie surfacique F = \langle \Pi \rangle \tau, on obtient directement \rho_p c_p \Delta T = 2 k'' F.

Faut-il utiliser la position d'équilibre ou l'amplitude maximale en Q10 ?

L'amplitude maximale : le système oscillant sans frottement depuis le repos, il dépasse sa position d'équilibre d'un facteur 2. La rupture de contact s'effectue dès que l'angle maximal atteint, \theta_{\max} = 2 A / \omega_0^2, devient supérieur ou égal à l'angle limite \theta_S.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.