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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2024 (page 2/4 : Partie II)

Physique-chimie dans la cuisine !

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Partie II : Machine à eau pétillante

II.1 · Étude des molécules d'eau et de dioxyde de carbone

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : schéma de lewis

Donner les schémas de Lewis des molécules d'eau et du dioxyde de carbone.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'électrons de valence de chaque atome, placer les doublets liants et répartir les doublets non liants.

Voir la réponse courte

Tracé des schémas de Lewis : deux doublets liants et deux non liants pour \mathrm{H_2O} ; deux doubles liaisons pour \mathrm{CO_2} avec deux doublets par oxygène.

Voir le corrigé complet

Pour établir le schéma de Lewis d'une molécule, on détermine le nombre total d'électrons de valence apportés par les atomes constitutifs :

  • L'hydrogène (\mathrm{H}, Z = 1) a pour configuration électronique 1\mathrm{s}^1 : il possède 1 électron de valence et respecte la règle du duet (1 liaison).
  • Le carbone (\mathrm{C}, Z = 6) a pour configuration 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^2 : il possède 4 électrons de valence et cherche à respecter la règle de l'octet (4 doublets autour de lui).
  • L'oxygène (\mathrm{O}, Z = 8) a pour configuration 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^4 : il possède 6 électrons de valence et cherche à respecter la règle de l'octet (4 doublets autour de lui).

1. Molécule d'eau \mathrm{H_2O} : Le nombre total d'électrons de valence est :

n_{\mathrm{v}}(\mathrm{H_2O}) = 2 \times 1 + 6 = 8\text{ électrons, soit } 4\text{ doublets.}

L'atome central d'oxygène forme une liaison covalente simple avec chaque atome d'hydrogène (soit 2 doublets liants) et conserve 2 doublets non liants. Les atomes d'hydrogène vérifient la règle du duet et l'atome d'oxygène vérifie la règle de l'octet.

2. Molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} : Le nombre total d'électrons de valence est :

n_{\mathrm{v}}(\mathrm{CO_2}) = 4 + 2 \times 6 = 16\text{ électrons, soit } 8\text{ doublets.}

L'atome central de carbone est lié à chaque atome d'oxygène par une double liaison covalente (soit 4 doublets liants au total). Chaque atome d'oxygène porte en outre 2 doublets non liants (soit 4 doublets non liants au total). Le carbone et les deux oxygènes vérifient ainsi la règle de l'octet.

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : vsepr, géométrie des molécules

Expliquer qualitativement cette différence.

Voir l'indice

Appliquer la méthode VSEPR pour donner les types \mathrm{AX}_m\mathrm{E}_n respectifs de l'eau et du dioxyde de carbone.

Voir la stratégie

Pour expliquer la géométrie d'une molécule à partir de sa formule de Lewis, on applique la méthode VSEPR (ou méthode de Gillespie), fondée sur la minimisation de la répulsion électrostatique entre les paires électroniques (liantes et non liantes) entourant l'atome central.

Voir la réponse courte

Modèle VSEPR : \mathrm{H_2O} est du type AX_2E_2 (géométrie coudée) alors que \mathrm{CO_2} est de type AX_2E_0 (géométrie linéaire).

Voir le corrigé complet

La différence de géométrie s'explique par la méthode VSEPR (Valence Shell Electron Pair Repulsion) :

  • Molécule d'eau \mathrm{H_2O} : L'atome central d'oxygène est entouré de deux doublets liants (liaisons \mathrm{O-H}) et de deux doublets non liants. La molécule est donc du type \mathrm{AX_2E_2} au sens de la méthode VSEPR. Les quatre doublets électroniques adoptent une figure de répulsion globalement tétraédrique pour minimiser leur répulsion coulombienne mutuelle. En ne considérant que la position des noyaux atomiques, la géométrie de la molécule est ainsi coudée (avec un angle \widehat{\mathrm{HOH}} \approx 104{,}5^\circ).
  • Molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} : L'atome central de carbone est engagé dans deux doubles liaisons \mathrm{C=O} et ne possède aucun doublet non liant. La molécule est du type \mathrm{AX_2E_0} (ou \mathrm{AX_2}). Pour minimiser la répulsion entre les deux domaines de forte densité électronique (les deux doubles liaisons), ceux-ci se placent à l'opposé l'un de l'autre, formant un angle de 180^\circ. La géométrie de la molécule est donc linéaire.
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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : moment dipolaire, polarité

Représenter, justifications à l'appui, le vecteur moment dipolaire de la molécule d'eau sur un schéma de celle-ci. Préciser le qualificatif donné en conséquence à cette molécule.

Voir l'indice

Sommer vectoriellement les moments dipolaires élémentaires de liaison \mathrm{O-H} en tenant compte de la différence d'électronégativité.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'électronégativité des atomes d'oxygène et d'hydrogène pour déterminer la polarisation des liaisons \mathrm{O-H} et localiser les charges partielles.
  2. Utiliser la géométrie coudée (établie en Q20) pour positionner les barycentres des charges partielles positives et négatives, et en déduire la direction et le sens du moment dipolaire global \vec{\mu}.
  3. Conclure sur le caractère polaire ou apolaire de la molécule et tracer un schéma explicite.
Voir la réponse courte

Les liaisons \mathrm{O-H} sont polarisées et la molécule est coudée, donc la somme des moments est non nulle : molécule polaire.

Voir le corrigé complet

1. Polarisation des liaisons : D'après les données de l'énoncé, les électronégativités valent :

\chi(\mathrm{O}) = 3{,}4 \quad \text{et} \quad \chi(\mathrm{H}) = 2{,}2

Comme \chi(\mathrm{O}) > \chi(\mathrm{H}), l'atome d'oxygène est nettement plus électronégatif que l'atome d'hydrogène (\Delta \chi = 1{,}2). Chaque liaison \mathrm{O-H} est donc fortement polarisée :

  • chaque atome d'hydrogène porte une charge partielle positive +\delta (avec \delta > 0) ;
  • l'atome d'oxygène porte une charge partielle négative -2\delta.

2. Moment dipolaire global :

  • Le barycentre des charges partielles positives G_+ se situe au milieu du segment reliant les deux atomes d'hydrogène.
  • Le barycentre des charges partielles négatives G_- est confondu avec l'atome d'oxygène.

La molécule d'eau possédant une géométrie coudée (question Q20), les barycentres G_+ et G_- ne sont pas confondus (G_+ \neq G_-).

Par raison de symétrie, le vecteur moment dipolaire global \vec{\mu} est porté par l'axe de symétrie de la molécule (la bissectrice de l'angle \widehat{\mathrm{HOH}}). Il est non nul et s'écrit comme la somme vectorielle des moments dipolaires des deux liaisons \mathrm{O-H} :

\vec{\mu} = \vec{\mu}_1 + \vec{\mu}_2 \neq \vec{0}

Selon la convention de la physique (\vec{\mu} = q\,\vec{r}, orienté de la charge négative vers la charge positive), \vec{\mu} est dirigé de l'oxygène vers le milieu des deux atomes d'hydrogène.

3. Qualificatif : Le moment dipolaire permanent global de la molécule étant non nul, la molécule d'eau est qualifiée de molécule polaire.

\boxed{\text{La molécule d'eau est une molécule \textbf{polaire}} \quad (\vec{\mu} \neq \vec{0})}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : liaison hydrogène, température de changement d'état

En expliquant la démarche suivie, déterminer quelle espèce, parmi l'eau ou le dioxyde de carbone, possède la température d'ébullition la plus élevée sous une pression de 1 bar.

Voir l'indice

Comparer la nature des interactions intermoléculaires : présence de liaisons hydrogène pour l'eau, absentes pour le dioxyde de carbone apolaire.

Voir la stratégie

Pour comparer les températures d'ébullition de deux espèces moléculaires sous une même pression :

  1. On relie la température d'ébullition à l'énergie de cohésion de la phase liquide : plus les interactions intermoléculaires sont intenses, plus il faut apporter d'énergie thermique pour séparer les molécules et passer à l'état gazeux, et plus la température d'ébullition est élevée.
  2. On inventorie les interactions intermoléculaires mises en jeu dans chaque espèce (interactions de van der Waals et liaisons hydrogène).
  3. On compare la force respective de ces interactions pour conclure.
Voir la réponse courte

L'eau forme un réseau de liaisons hydrogène fortes nécessitant plus d'énergie pour être rompues que les interactions de London de \mathrm{CO_2} : T_{\text{éb}}(\mathrm{H_2O}) > T_{\text{éb}}(\mathrm{CO_2}).

Voir le corrigé complet

La température d'ébullition d'un liquide sous une pression donnée reflète la force des interactions intermoléculaires qui assurent la cohésion de la phase condensée :

  • Pour le dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} : la molécule étant apolaire (géométrie linéaire symétrique), les seules interactions intermoléculaires présentes sont des interactions de van der Waals, plus particulièrement des interactions de dispersion (forces de London). Ces interactions sont relativement faibles.
  • Pour l'eau \mathrm{H_2O} : chaque molécule présente deux liaisons \mathrm{O-H} fortement polarisées (du fait de l'écart important d'électronégativité \Delta\chi = 3{,}4 - 2{,}2 = 1{,}2) et deux doublets non liants sur l'atome d'oxygène. L'eau forme donc un réseau tridimensionnel très dense de liaisons hydrogène intermoléculaires, en sus des forces de van der Waals (Keesom, Debye, London).

L'énergie d'une liaison hydrogène (de l'ordre de 10\text{ à }40\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) est nettement supérieure à celle des interactions de van der Waals (typiquement quelques \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1}). La cohésion de la phase liquide est donc beaucoup plus forte dans l'eau que dans le dioxyde de carbone.

Par conséquent, il faut fournir beaucoup plus d'énergie thermique pour vaporiser l'eau :

\boxed{\text{L'eau }\mathrm{H_2O}\text{ possède la température d'ébullition la plus élevée.}}

Résultat

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II.2 · Équilibre chimique de gazéification de l'eau

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess

Déterminer l'enthalpie standard de réaction de l'équilibre (1). Préciser si la transformation est exothermique ou endothermique.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation : \Delta_\mathrm{r} H^\circ = \Delta_\mathrm{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2(aq)}}) - \Delta_\mathrm{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2(g)}}).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess à la réaction de dissolution du dioxyde de carbone à partir des enthalpies standard de formation fournies.
  2. Conclure sur le caractère exothermique ou endothermique de la réaction d'après le signe de l'enthalpie standard de réaction.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à partir des enthalpies de formation tabulées ; \Delta_r H^\circ < 0 donc réaction exothermique.

Voir le corrigé complet

L'équilibre chimique de dissolution du dioxyde de carbone s'écrit :

\mathrm{CO_{2\,(g)}} = \mathrm{CO_{2\,(aq)}} \quad (1)

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (1) à 298\text{ K} s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des constituants selon :

\Delta_\text{r} H^\circ = \Delta_\text{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2\,(aq)}}) - \Delta_\text{f} H^\circ(\mathrm{CO_{2\,(g)}})

Application numérique avec les données de l'énoncé :

\begin{aligned} \Delta_\text{r} H^\circ &= -413{,}8 - (-393{,}5) \\ \Delta_\text{r} H^\circ &= -20{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_\text{r} H^\circ = -20{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Comme \Delta_\text{r} H^\circ < 0, la réaction de dissolution du dioxyde de carbone gazeux dans l'eau est exothermique.

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de van 't hoff, déplacement d'équilibre

Indiquer l'influence d'une augmentation de température sur l'équilibre (1). Justifier la réponse apportée.

Voir l'indice

Utiliser la relation de Van't Hoff pour relier le signe de \Delta_\mathrm{r} H^\circ à l'évolution de la constante d'équilibre avec la température.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la loi de Van 't Hoff fournie dans les données pour déterminer la variation de la constante d'équilibre K^\circ(T) avec la température.
  2. Conclure sur le sens de déplacement de l'équilibre chimique lors d'une élévation de température.
Voir la réponse courte

Relation de Van 't Hoff : \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{RT^2} < 0, donc K^\circ diminue lorsque T augmente (déplacement en sens indirect).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la réaction de dissolution du dioxyde de carbone est exothermique :

\Delta_\text{r} H^\circ = -20{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

La relation de Van 't Hoff relie la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ à la température :

\frac{\mathrm{d}\ln(K^\circ)}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_\text{r} H^\circ}{R T^2}

Comme \Delta_\text{r} H^\circ < 0 et R T^2 > 0, il vient :

\frac{\mathrm{d}\ln(K^\circ)}{\mathrm{d}T} < 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement décroissante de la température.

Une augmentation de température entraîne par conséquent une diminution de la constante d'équilibre K^\circ(T) : l'équilibre est déplacé dans le sens indirect (sens endothermique), c'est-à-dire dans le sens du dégazage du dioxyde de carbone.

\boxed{\text{Une élévation de température déplace l'équilibre (1) dans le sens indirect (dégazage de }\mathrm{CO}_2\text{).}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : constante d'équilibre, déplacement d'équilibre

La réponse à la question précédente est-elle en accord avec les valeurs expérimentales du tableau 1 ? Justifier la réponse apportée.

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Observer si la solubilité mesurée dans le tableau 1 augmente ou diminue lorsque la température s'élève.

Voir la réponse courte

Les valeurs du tableau montrent une diminution de la constante avec la température, en parfait accord avec le caractère exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente Q24, une augmentation de température déplace l'équilibre de dissolution :

\mathrm{CO_{2(g)} = CO_{2(aq)}}

dans le sens indirect, c'est-à-dire dans le sens du dégazage. Par conséquent, la quantité de \mathrm{CO_2} dissous à l'équilibre diminue, ce qui correspond à une diminution de la solubilité du dioxyde de carbone dans l'eau lorsque la température s'élève.

D'après le tableau 1, sous une pression de 1\text{ bar} :

  • à T = 0\ ^\circ\mathrm{C}, la solubilité vaut s = 3{,}35\text{ g}\cdot\mathrm{L}^{-1} ;
  • à T = 50\ ^\circ\mathrm{C}, la solubilité ne vaut plus que s = 0{,}76\text{ g}\cdot\mathrm{L}^{-1}.

La solubilité du dioxyde de carbone est une fonction strictement décroissante de la température sur la plage étudiée.

\boxed{\text{Les valeurs expérimentales du tableau 1 sont en parfait accord avec la prévision thermodynamique.}}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quotient de réaction, activité

Déterminer l'expression du quotient de réaction associé à l'équilibre précédent en fonction notamment de la pression partielle en dioxyde de carbone gazeux et de la concentration en dioxyde de carbone dissous.

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Écrire le quotient de réaction Q_r en utilisant les activités chimiques de chaque espèce (a = [C]/c^\circ pour le soluté et a = p/p^\circ pour le gaz).

Voir la réponse courte

Expression des activités du soluté et du gaz : Q_r = \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]/c^\circ}{p_{\mathrm{CO}_2}/P^\circ}.

Voir le corrigé complet

L'équilibre chimique de dissolution s'écrit :

\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}

Par définition, le quotient de réaction Q_r associé à cet équilibre est le produit des activités des constituants affectées de leurs nombres stœchiométriques algébriques :

Q_r = \frac{a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right)}{a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}\right)}

Dans le cadre des approximations usuelles :

  • pour le dioxyde de carbone dissous, assimilé à un soluté en solution aqueuse idéale et diluée, l'activité s'écrit :

    a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right) = \frac{\left[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right]}{c^\circ}

    où c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard ;

  • pour le dioxyde de carbone gazeux, supposé être un gaz parfait, l'activité s'écrit :

    a\left(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}\right) = \frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ}

    où p_{\mathrm{CO}_2} est la pression partielle en \mathrm{CO}_2 et p^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard.

On en déduit l'expression du quotient de réaction :

\boxed{Q_r = \frac{\left[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}\right]}{p_{\mathrm{CO}_2}} \cdot \frac{p^\circ}{c^\circ}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : critère d'évolution, déplacement d'équilibre

Préciser l'influence d'une augmentation isotherme de la pression en dioxyde de carbone gazeux sur le quotient de réaction. Dans quel sens le milieu réactionnel évoluera-t-il pour retourner vers l'équilibre ?

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Analyser l'effet d'une augmentation de p_{\mathrm{CO}_2} sur la valeur de Q_r par rapport à K^\circ, puis déduire le sens d'évolution spontanée selon le critère d'évolution.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation de Q_r à partir de sa dépendance vis-à-vis de p_{\mathrm{CO}_2} déterminée à la question Q26.
  2. Comparer la nouvelle valeur de Q_r à la constante d'équilibre K^\circ(T) pour en déduire le sens d'évolution spontanée selon le critère thermodynamique d'évolution.
Voir la réponse courte

L'augmentation de p_{\mathrm{CO}_2} diminue Q_r : Q_r < K^\circ, le système évolue dans le sens direct en dissolvant davantage de \mathrm{CO}_2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, le quotient de réaction s'écrit :

Q_r = \frac{[\mathrm{CO_{2(aq)}}]}{p_{\mathrm{CO}_2}} \frac{p^\circ}{c^\circ}

La pression partielle p_{\mathrm{CO}_2} apparaissant au dénominateur, une augmentation isotherme de la pression en dioxyde de carbone gazeux, à composition en phase aqueuse inchangée dans l'état hors équilibre considéré, entraîne une diminution du quotient de réaction Q_r.

Si le système était initialement à l'équilibre chimique, on avait Q_r = K^\circ(T). Suite à l'augmentation de pression, on a désormais :

Q_r < K^\circ(T)

D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue spontanément dans le sens direct (sens de gauche à droite) :

\boxed{\text{Le milieu réactionnel évolue dans le sens direct : } \mathrm{CO_{2(g)}} \longrightarrow \mathrm{CO_{2(aq)}}}

Cette évolution consomme du gaz et produit du soluté, ce qui fait croître Q_r jusqu'à ce qu'il atteigne de nouveau la valeur K^\circ(T).

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : potentiel chimique, gaz parfait

Donner l'expression du potentiel chimique du dioxyde de carbone gazeux supposé parfait, à la température et pour une pression partielle en .

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Utiliser l'expression générale du potentiel chimique d'un constituant d'un mélange de gaz parfaits en fonction de sa pression partielle.

Voir la réponse courte

Expression pour un gaz parfait : \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T, p) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) + RT \ln\left(\frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{P^\circ}\right).

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait (ou un constituant d'un mélange idéal de gaz parfaits) à la température T et de pression partielle p_{\mathrm{CO}_2}, l'activité chimique s'écrit :

a_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}} = \frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ}

avec p^\circ = 1\text{ bar} la pression standard de référence.

Le potentiel chimique du dioxyde de carbone gazeux est alors donné par la relation :

\boxed{\mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T, p_{\mathrm{CO}_2}) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) + R T \ln\left(\frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ}\right)}

où :

  • \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) est le potentiel chimique standard du dioxyde de carbone gazeux à la température T ;
  • R est la constante molaire des gaz parfaits ;
  • p^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard.

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : potentiel chimique, solution diluée

Donner l'expression du potentiel chimique du dioxyde de carbone dissous, soluté supposé infiniment dilué, , à la température , en fonction de la concentration en quantité de matière en dissous.

Voir l'indice

Utiliser la relation du potentiel chimique d'un soluté en solution supposée infiniment diluée en fonction de sa molarité.

Voir la réponse courte

Expression pour un soluté idéalement dilué : \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T, c) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) + RT \ln\left(\frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ}\right).

Voir le corrigé complet

Pour un soluté i au sein d'une solution supposée infiniment diluée (solution idéale), l'activité a_i s'identifie au rapport de sa concentration molaire c_i = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] sur la concentration molaire standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

a_{\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}} = \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ}.

En négligeant l'influence de la pression sur les phases condensées peu compressibles, le potentiel chimique du dioxyde de carbone dissous à la température T s'exprime sous la forme :

\boxed{\mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T, [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) + R T \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ} \right)}

où :

  • \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) est le potentiel chimique standard du soluté \mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})} à la température T (dans l'état standard de référence du soluté infiniment dilué sous la pression standard p^\circ = 1\text{ bar}) ;
  • c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration molaire standard ;
  • R est la constante des gaz parfaits.

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : potentiel chimique, loi de henry

Montrer alors, lorsque l'équilibre (1) est établi à la température et sous une pression totale fixée, qu'il est possible d'écrire :

où est une constante ne dépendant que de la température dont vous donnerez l'expression littérale.

Voir l'indice

Égaler les deux potentiels chimiques à l'équilibre \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}} = \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}} pour expliciter la constante de Henry k(T).

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'équilibre physico-chimique entre la phase gazeuse et la solution par l'égalité des potentiels chimiques du dioxyde de carbone.
  2. Remplacer les potentiels chimiques par leurs expressions obtenues aux questions Q28 et Q29.
  3. Isoler la concentration [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] pour identifier la constante k(T).
Voir la réponse courte

Égalité des potentiels chimiques à l'équilibre : [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = \frac{c^\circ}{P^\circ}\exp\left(-\frac{\Delta_r G^\circ}{RT}\right) p_{\mathrm{CO}_2} = k(T) p_{\mathrm{CO}_2}.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre physico-chimique entre les deux phases à la température T et sous la pression P, le potentiel chimique du dioxyde de carbone est identique dans les deux phases :

\mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T, p_{\mathrm{CO}_2}) = \mu_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T, [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}])

En utilisant les expressions établies aux questions Q28 et Q29 :

\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) + R T \ln\left( \frac{p_{\mathrm{CO}_2}}{p^\circ} \right) = \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) + R T \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{c^\circ} \right)

En regroupant les termes logarithmiques :

\begin{aligned} R T \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] / c^\circ}{p_{\mathrm{CO}_2} / p^\circ} \right) &= \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T) \\ \ln\left( \frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{p_{\mathrm{CO}_2}} \cdot \frac{p^\circ}{c^\circ} \right) &= \frac{\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T)}{R T} \end{aligned}

En prenant l'exponentielle :

\frac{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]}{p_{\mathrm{CO}_2}} = \frac{c^\circ}{p^\circ} \exp\left( \frac{\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T)}{R T} \right)

On obtient bien une relation de proportionnalité de la forme :

\boxed{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = k \, p_{\mathrm{CO}_2}}

avec la constante k, qui ne dépend que de la température T :

\boxed{k(T) = \frac{c^\circ}{p^\circ} \exp\left( \frac{\mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}}(T) - \mu^\circ_{\mathrm{CO}_2,\mathrm{aq}}(T)}{R T} \right) = \frac{c^\circ}{p^\circ} K^\circ(T)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : équilibre chimique, loi de henry

Calculer la valeur de la concentration en quantité de matière en dioxyde de carbone dissous, à 298 K, en équilibre avec une phase gazeuse dont la pression partielle en est égale à 4,0 bar.

Voir l'indice

Appliquer directement la relation [\mathrm{CO_{2(aq)}}] = k\,p_{\mathrm{CO}_2} avec les valeurs numériques fournies.

Voir la réponse courte

Application numérique directe de la relation de proportionnalité [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = k(298\text{ K})\, p_{\mathrm{CO}_2}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi établie à la question Q30, à l'équilibre chimique à la température T = 298\text{ K} :

[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = k \, p_{\mathrm{CO}_2}

où la constante de Henry est donnée par k = 0{,}025\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{bar}^{-1} et la pression partielle en dioxyde de carbone vaut p_{\mathrm{CO}_2} = 4{,}0\text{ bar}.

L'application numérique donne directement :

[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = 0{,}025 \times 4{,}0 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : masse molaire, concentration

En déduire la masse de contenue dans 1,0 L d'eau.

Voir l'indice

Multiplier la quantité de matière dissoute dans un litre par la masse molaire du dioxyde de carbone.

Voir la réponse courte

Calcul de la masse par m = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \cdot V \cdot M(\mathrm{CO}_2) pour V = 1{,}0\text{ L}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, la concentration en dioxyde de carbone dissous vaut [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La quantité de matière de dioxyde de carbone contenue dans un volume V = 1{,}0\text{ L} d'eau s'écrit :

n(\mathrm{CO}_2) = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \, V

La masse correspondante est donc :

m(\mathrm{CO}_2) = n(\mathrm{CO}_2) \, M(\mathrm{CO}_2) = [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \, V \, M(\mathrm{CO}_2)

D'après les données du sujet :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12 + 2 \times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

Application numérique :

\begin{aligned} m(\mathrm{CO}_2) &= 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 1{,}0\text{ L} \times 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ &= 4{,}4\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m(\mathrm{CO}_2) = 4{,}4\text{ g}}

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II.3 · pH de l'eau gazéifiée

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : ph, acide faible

En considérant que la concentration en dioxyde de carbone dissous de l'eau gazéifiée est égale à , déterminer le pH de la solution.

Voir l'indice

Dresser un tableau d'avancement pour l'équilibre acide-base faible en négligeant l'autoprotolyse de l'eau, et exprimer le pH sous la forme \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_2^\circ - \log C_0).

Voir la stratégie
  1. Écrire la constante d'équilibre K_2^\circ associée à la réaction de dissociation acide de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}.
  2. Formuler les hypothèses classiques (solution suffisamment acide pour négliger l'autoprotolyse de l'eau et acide faiblement dissocié) afin d'exprimer [\mathrm{H_3O}^+] en fonction de K_2^\circ et de la concentration [\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}].
  3. Calculer numériquement le pH et vérifier la validité des hypothèses.
Voir la réponse courte

Équilibre d'un monoacide faible : \mathrm{pH} = \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_{a1} - \log C), puis vérification de la validité de l'approximation.

Voir le corrigé complet

L'équilibre acido-basique considéré est :

\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} \rightleftharpoons \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{H_3O}^+_{(\mathrm{aq})}

La constante d'équilibre thermodynamique associée s'écrit, en assimilant les activités des solutés à leurs concentrations réduites par c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et en prenant l'eau liquide comme solvant (a_{\mathrm{H_2O}} = 1) :

K_2^\circ = \frac{[\mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^-]\,[\mathrm{H_3O}^+]}{[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}]\,c^\circ} = 10^{-6{,}4}

Dans l'eau pure, en négligeant l'autoprotolyse de l'eau devant la réaction de dissociation du dioxyde de carbone (ce qui sera vérifié si \mathrm{pH} \leqslant 6{,}5), la conservation de la charge électrique impose :

[\mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^-] \approx [\mathrm{H_3O}^+]

D'autre part, la constante d'acidité étant très faible (K_2^\circ \ll 1), le dioxyde de carbone dissous est un acide très peu dissocié, d'où :

[\mathrm{CO}_{2(\mathrm{aq})}] \approx c_0 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

En reportant ces relations dans l'expression de la constante d'équilibre, il vient :

\begin{aligned} K_2^\circ &= \frac{[\mathrm{H_3O}^+]^2}{c_0\,c^\circ} \\ [\mathrm{H_3O}^+] &= \sqrt{K_2^\circ\,c_0\,c^\circ} \end{aligned}

On en déduit l'expression littérale du \mathrm{pH} :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= -\log\left(\frac{[\mathrm{H_3O}^+]}{c^\circ}\right) = \frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_2 - \log\left(\frac{c_0}{c^\circ}\right)\right) \end{aligned}

où \mathrm{p}K_2 = -\log K_2^\circ = 6{,}4 et \log(c_0/c^\circ) = \log(10^{-1}) = -1{,}0.

Application numérique :

\mathrm{pH} = \frac{6{,}4 - (-1{,}0)}{2} = \frac{7{,}4}{2} = 3{,}7
\boxed{\mathrm{pH} = 3{,}7}

Vérification des hypothèses :

  • [\mathrm{H_3O}^+] = 10^{-3{,}7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \approx 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit un taux de dissociation \alpha = \frac{[\mathrm{H_3O}^+]}{c_0} = \frac{2{,}0\cdot 10^{-4}}{0{,}10} \approx 0{,}2\,\% \ll 5\,\% : le CO_2 dissous est effectivement très peu dissocié.
  • \mathrm{pH} = 3{,}7 \leqslant 6{,}5 : [\mathrm{HO}^-] = 10^{-10{,}3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll [\mathrm{H_3O}^+], l'autoprotolyse de l'eau est tout à fait négligeable.

Résultat

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II.4 · Thé glacé pétillant

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan d'énergie, enthalpie de fusion

En d'étaillant la démarche suivie, déterminer la masse de glaçons à ajouter pour obtenir une température finale de 10 °C. Commenter.

Voir l'indice

Écrire le bilan enthalpique global adiabatique du système {thé + glaçons} : réchauffement de la glace de -15\,^\circ\mathrm{C} à 0\,^\circ\mathrm{C}, fusion de la glace, puis réchauffement de l'eau formée jusqu'à 10\,^\circ\mathrm{C}.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé {thé liquide + glaçons}, modéliser les échanges avec l'extérieur (thermos calorifugé, pression atmosphérique constante).
  2. Exprimer la variation d'enthalpie globale \Delta H comme la somme de la variation d'enthalpie du thé et de celle des glaçons (échauffement du solide, fusion complète à 0\ ^\circ\mathrm{C}, puis échauffement du liquide obtenu).
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique (\Delta H = 0) pour isoler la masse totale de glaçons m_{\mathrm{g}}, puis en déduire le nombre de glaçons nécessaires et commenter le résultat.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique : \Delta H = m_{\text{glaçons}} \ell_f + m_{\text{glaçons}} c_{\text{eau}} (T_f - 0) + m_{\text{thé}} c_{\text{eau}} (T_f - T_i) = 0.

Voir le corrigé complet

On choisit pour système thermodynamique fermé l'ensemble :

\{\text{thé pétillant} + \text{glaçons}\}

L'opération se déroulant dans un thermos, les échanges thermiques avec l'extérieur sont négligés (Q = 0). De plus, la transformation s'effectue à l'air libre sous la pression atmosphérique constante P_0, sans travail utile autre que celui des forces de pression (W' = 0).

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à une transformation monobare adiabatique, la variation d'enthalpie du système est nulle :

\Delta H = Q = 0 \iff \Delta H_{\text{thé}} + \Delta H_{\text{glace}} = 0

La masse de thé est donnée par :

m_{\text{thé}} = \rho \, V = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1} \times 1{,}00\text{ L} = 1{,}0\text{ kg}

Le thé liquide se refroidit de sa température initiale T_{\text{i}} = 20\ ^\circ\mathrm{C} à la température finale T_{\text{f}} = 10\ ^\circ\mathrm{C} :

\Delta H_{\text{thé}} = m_{\text{thé}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{f}} - T_{\text{i}})

La température finale étant de 10\ ^\circ\mathrm{C} > 0\ ^\circ\mathrm{C}, la totalité des glaçons introduits fond. La transformation subie par une masse m_{\mathrm{g}} de glace comporte trois étapes successives :

  • réchauffement de la glace de T_{\mathrm{g}} = -15\ ^\circ\mathrm{C} à sa température de fusion T_{\text{fus}} = 0\ ^\circ\mathrm{C} :

    \Delta H_1 = m_{\mathrm{g}} \, c_{\mathrm{g}} \, (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}})
  • changement d'état (fusion complète) à T_{\text{fus}} = 0\ ^\circ\mathrm{C} :

    \Delta H_2 = m_{\mathrm{g}} \, L_{\text{fus}}
  • réchauffement de l'eau liquide issue de la fonte des glaçons de T_{\text{fus}} = 0\ ^\circ\mathrm{C} à T_{\text{f}} = 10\ ^\circ\mathrm{C} :

    \Delta H_3 = m_{\mathrm{g}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}})

Ainsi, la variation d'enthalpie associée à la glace s'écrit :

\Delta H_{\text{glace}} = m_{\mathrm{g}} \left[ c_{\mathrm{g}} (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}}) + L_{\text{fus}} + c_{\text{liq}} (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}}) \right]

En appliquant le bilan global \Delta H = 0, on obtient :

m_{\mathrm{g}} = \frac{m_{\text{thé}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{i}} - T_{\text{f}})}{c_{\mathrm{g}} (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}}) + L_{\text{fus}} + c_{\text{liq}} (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}})}

Application numérique :

  • m_{\text{thé}} \, c_{\text{liq}} \, (T_{\text{i}} - T_{\text{f}}) = 1{,}0 \times 4{,}0 \times (20 - 10) = 40\text{ kJ} ;
  • c_{\mathrm{g}} (T_{\text{fus}} - T_{\mathrm{g}}) = 2{,}0 \times (0 - (-15)) = 30\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • L_{\text{fus}} = 3{,}3 \times 10^2\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 330\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • c_{\text{liq}} (T_{\text{f}} - T_{\text{fus}}) = 4{,}0 \times (10 - 0) = 40\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • dénominateur : 30 + 330 + 40 = 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

On en déduit :

m_{\mathrm{g}} = \frac{40}{400} = 0{,}10\text{ kg} = 100\text{ g}
\boxed{m_{\mathrm{g}} = 100\text{ g}}

Sachant qu'un glaçon a une masse unitaire d'environ m \approx 10\text{ g}, le nombre de glaçons nécessaires est :

N = \frac{m_{\mathrm{g}}}{m} = \frac{100}{10} = \mathbf{10\text{ glaçons}}

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.