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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2023

L'exploration martienne : mission Mars 2020 et rover Perseverance

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 46 questions sur 80. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 55 · PCSI 55 · PTSI 41 · MP2I 40 · BCPST1 34 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Solutions aqueuses et électrochimie, Électromagnétisme · 20 incontournables · 55 questions de première année
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Ce sujet particulièrement complet et motivant s'appuie sur la mission spatiale Mars 2020 et le rover Perseverance. Structuré en trois grandes parties indépendantes et comportant pas moins de 80 questions courtes et très guidées, il balaie un spectre très vaste du programme de physique et de chimie de la filière TSI.

Les thèmes abordés vont de la mécanique de la descente atmosphérique à la transmission radiofréquence, en passant par le filtrage RLC, les équations de Maxwell, l'analyse optique LIBS (spectroscopie et doublets afocaux), l'électrochimie des piles et électrolyseurs à oxyde solide (MOXIE), la sustentation aérodynamique du drone Ingenuity, ainsi que la thermochimie et la cristallographie pour la synthèse de carburant in situ. Il constitue une excellente synthèse d'entraînement aux épreuves écrites courtes et diversifiées.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

20 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

69 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'énoncé donne pour une pale en rotation autour de son extrémité la formule J = \frac{mR^2}{12} (qui correspond au centre d'inertie au lieu de \frac{1}{3}mR^2) ; il faut impérativement utiliser l'expression fournie pour les calculs de Q71 et Q72.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

80 questions
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Partie I : Perseverance

I.1 · L'atterrissage

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique

Le point A étant l'endroit où le parachute est déployé, donner l'expression littérale de l'énergie cinétique de l'ensemble en se limitant à un simple mouvement de translation.

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique d'un solide de masse m animé d'une vitesse v_A en translation.

Voir la réponse courte

Expression de l'énergie cinétique de translation d'un point matériel E_c = \frac{1}{2}m v_A^2.

Voir le corrigé complet

Pour un système de masse m animé d'un mouvement de translation à la vitesse v_A dans le référentiel d'étude martien, l'énergie cinétique s'écrit :

\boxed{E_c(A) = \frac{1}{2} m v_A^2}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique

En appelant B le point de largage et en considérant toujours la même masse, exprimer la variation d'énergie cinétique entre les points A et B.

Voir l'indice

Appliquer la définition de la variation \Delta E_c = E_c(B) - E_c(A).

Voir la réponse courte

Expression de la variation d'énergie cinétique \Delta E_c = \frac{1}{2}m(v_B^2 - v_A^2).

Voir le corrigé complet

La sonde spatiale étant modélisée en translation à la vitesse notée v_B au point B, son énergie cinétique en ce point s'écrit :

E_c(B) = \frac{1}{2} m v_B^2

Par définition, la variation d'énergie cinétique de la sonde entre l'instant de déploiement en A et le point de largage B est :

\begin{aligned} \Delta E_{c} &= E_c(B) - E_c(A) \\ &= \frac{1}{2} m v_B^2 - \frac{1}{2} m v_A^2 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\Delta E_c = \frac{1}{2} m (v_B^2 - v_A^2)}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique

Connaissant la masse de la sonde spatiale de , effectuer le calcul de cette variation d'énergie cinétique.

Voir l'indice

Utiliser la formule factorisée avec (v_B^2 - v_A^2) et s'aider du tableau de calculs approchés.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la variation d'énergie cinétique entre les points A et B.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, la variation d'énergie cinétique entre les points A et B s'écrit :

\Delta E_c = \frac{1}{2} m \left(v_B^2 - v_A^2\right) = -\frac{1}{2} m \left(v_A^2 - v_B^2\right)

En utilisant l'aide au calcul fournie par l'énoncé :

v_A^2 - v_B^2 = 420^2 - 160^2 \approx 1,5 \cdot 10^5\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Avec m = 3\,000\text{ kg} = 3,0 \cdot 10^3\text{ kg}, on obtient :

\begin{aligned} \Delta E_c &\approx -\frac{1}{2} \times 3,0 \cdot 10^3 \times 1,5 \cdot 10^5 \\ \Delta E_c &\approx -2,25 \cdot 10^8\text{ J} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs en accord avec la précision de l'aide au calcul :

\boxed{\Delta E_c \approx -2,3 \cdot 10^8\text{ J}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique

Énoncer le théorème de l'énergie cinétique.

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Énoncer précisément le théorème dans un référentiel galiléen pour un système entre deux états A et B.

Voir la réponse courte

Énoncé complet du théorème de l'énergie cinétique pour un point matériel dans un référentiel galiléen.

Voir le corrigé complet

Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un point matériel (ou d'un solide indéformable en translation) entre deux positions A et B est égale à la somme des travaux de toutes les forces extérieures appliquées à ce système entre ces deux positions :

\boxed{\Delta E_{\mathrm{c}} = E_{\mathrm{c}}(B) - E_{\mathrm{c}}(A) = \sum W_{AB}(\vec{F}_{\mathrm{ext}})}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : travail d'une force, pesanteur

En supposant l'accélération de la pesanteur martienne uniforme et de valeur , calculer la valeur du travail du poids entre les points A et B, noté .

Voir l'indice

Calculer le travail d'une force constante le long d'une dénivellation verticale z_A - z_B.

Voir la réponse courte

Calcul du travail du poids uniforme W_{AB}(\vec{P}) = mg(z_A - z_B) au cours de la descente.

Voir le corrigé complet

Le champ de pesanteur martien étant supposé uniforme, le poids \vec{P} = m\vec{g} est une force constante. Dans un repère muni d'un axe vertical (Oz) ascendant, le travail du poids lors du déplacement du point A (altitude z_A) au point B (altitude z_B) s'écrit :

W_{AB}(\vec{P}) = m g (z_A - z_B)

D'après les données de l'énoncé :

  • m = 3\,000\text{ kg} = 3 \cdot 10^3\text{ kg} ;
  • g = 3,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • z_A = 10,6\text{ km} = 10,6 \cdot 10^3\text{ m} ;
  • z_B = 7,5\text{ km} = 7,5 \cdot 10^3\text{ m}, d'où z_A - z_B = 3,1\text{ km} = 3,1 \cdot 10^3\text{ m}.

Le calcul donne :

\begin{aligned} W_{AB}(\vec{P}) &= 3 \cdot 10^3 \times 3,7 \times 3,1 \cdot 10^3 \\ &= (3 \times 3,7 \times 3,1) \cdot 10^6\text{ J} \end{aligned}

En utilisant l'aide au calcul fournie (3 \times 3,7 \times 3,1 \approx 34) :

\boxed{W_{AB}(\vec{P}) \approx 3,4 \cdot 10^7\text{ J}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : travail moteur et résistant

Ce travail est-il qualifié de moteur ou de résistant ? Justifier.

Voir l'indice

Regarder le signe du travail du poids pour un mouvement descendant.

Voir la réponse courte

Travail moteur car le vecteur poids est dans le sens du déplacement de la sonde.

Voir le corrigé complet

Le travail du poids calculé à la question précédente est strictement positif :

W_{AB}(\vec{P}) > 0

Par conséquent, ce travail est qualifié de moteur.

\boxed{\text{Le travail du poids est moteur car } W_{AB}(\vec{P}) > 0.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique

Montrer, à partir des questions Q4 et Q5, que le travail des forces de frottement noté sur le parachute, dont la résultante sera notée , est d'environ .

Voir l'indice

Isoler le travail de la force de frottement dans le bilan du théorème de l'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique énoncé à la question Q4 à la sonde entre les points A et B.
  2. Isoler le travail de la résultante des forces de frottement W_{AB}(\vec{f}) en utilisant la variation d'énergie cinétique obtenue à la question Q3 et le travail du poids calculé à la question Q5.
Voir la réponse courte

Application du théorème de l'énergie cinétique pour déduire le travail résistant des frottements de l'air.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de l'énergie cinétique appliqué à la sonde entre les points A et B (question Q4), en considérant que seules les forces de pesanteur et les frottements fluides travaillent :

\Delta E_{\mathrm{c}} = W_{AB}(\vec{P}) + W_{AB}(\vec{f})

On en déduit l'expression littérale du travail des forces de frottement :

W_{AB}(\vec{f}) = \Delta E_{\mathrm{c}} - W_{AB}(\vec{P})

À l'aide des résultats des questions Q3 et Q5 :

  • \Delta E_{\mathrm{c}} \approx -2,25 \cdot 10^{8}\text{ J} ;
  • W_{AB}(\vec{P}) \approx 3,4 \cdot 10^{7}\text{ J} = 0,34 \cdot 10^{8}\text{ J}.

L'application numérique donne :

W_{AB}(\vec{f}) \approx -2,25 \cdot 10^{8} - 0,34 \cdot 10^{8} = -2,59 \cdot 10^{8}\text{ J}
\boxed{W_{AB}(\vec{f}) \approx -2,6 \cdot 10^{8}\text{ J} \approx -2,5 \cdot 10^{8}\text{ J}}

On retrouve bien la valeur annoncée par l'énoncé.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force de frottement, ordre de grandeur

Dans la suite du sujet, nous nous limiterons à une étude du mouvement en translation verticale. En supposant cette force de frottement constante, déduire un ordre de grandeur de sa valeur minimale à partir de la question précédente.

Voir l'indice

Écrire W_{AB}(\vec{f}) = -f \cdot d où d est la distance verticale parcourue entre A et B.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail d'une force constante \vec{f} au cours d'un déplacement rectiligne vertical \vec{AB}.
  2. Utiliser l'inégalité de Cauchy-Schwarz (|W_{AB}(\vec{f})| \le f \cdot AB) pour en déduire la valeur minimale de la norme f.
  3. Réaliser l'application numérique pour obtenir l'ordre de grandeur demandé.
Voir la réponse courte

Déduction de la force de frottement moyenne minimale à partir du travail W = -f \Delta z.

Voir le corrigé complet

Le mouvement étant supposé rectiligne et vertical vers le bas, le vecteur déplacement s'écrit :

\vec{AB} = (z_A - z_B)\,\vec{u}_z = d\,\vec{u}_z

où \vec{u}_z est un vecteur unitaire vertical descendant et d la distance verticale parcourue :

d = z_A - z_B = 10{,}6 - 7{,}5 = 3{,}1\text{ km} = 3{,}1 \cdot 10^3\text{ m}

Pour une force \vec{f} constante, le travail le long de ce trajet est :

W_{AB}(\vec{f}) = \vec{f} \cdot \vec{AB}

En notant f = \|\vec{f}\| la norme de cette force et \theta l'angle entre \vec{f} et le vecteur déplacement \vec{AB}, on a :

W_{AB}(\vec{f}) = f \, d \cos\theta

Le travail étant résistant (W_{AB}(\vec{f}) < 0), on a en valeur absolue :

|W_{AB}(\vec{f})| = f \, d \, |\cos\theta| \le f \, d

La norme de la force vérifie donc :

f \ge \frac{|W_{AB}(\vec{f})|}{d} = f_{\min}

Cette valeur minimale est atteinte lorsque la force de frottement est strictement colinéaire et opposée au déplacement (\theta = \pi, force purement verticale ascendante) :

f_{\min} = \frac{|W_{AB}(\vec{f})|}{z_A - z_B}

D'après la question précédente, |W_{AB}(\vec{f})| \approx 2{,}5 \cdot 10^8\text{ J}. L'application numérique donne :

f_{\min} = \frac{2{,}5 \cdot 10^8}{3{,}1 \cdot 10^3} \approx 8{,}1 \cdot 10^4\text{ N}
\boxed{f_{\min} \approx 8 \cdot 10^4\text{ N} \sim 10^5\text{ N}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : bilan des forces, schéma

Soit l'axe , vertical et orienté vers le bas, dont l'origine se situe au point d'ouverture du parachute. Faites un schéma sur lequel figurent la sonde spatiale matérialisée par son centre de gravité à une altitude quelconque après ouverture du parachute, l'axe et les deux forces s'exerçant sur la sonde.

Voir l'indice

Représenter le poids vers le bas et la force de frottement fluide opposée au vecteur vitesse.

Voir la réponse courte

Schéma de la sonde avec son poids \vec{P} dirigé vers le bas et la force de frottement \vec{f} vers le haut.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la sonde spatiale, modélisée par son centre de gravité G en translation dans le référentiel martien supposé galiléen.

On introduit un axe vertical (Oz) orienté vers le bas, de vecteur unitaire \vec{u}_z, dont l'origine O correspond à la position d'ouverture du parachute.

Les deux forces extérieures appliquées à la sonde sont :

  • le poids martien : \vec{P} = m\,\vec{g} = m\,g\,\vec{u}_z, vertical et dirigé vers le bas ;
  • la force de frottement fluide exercée par l'atmosphère martienne : \vec{f} = -h\,\vec{v} = -h\,v\,\vec{u}_z (avec v = \dot{z} > 0 au cours de la descente), verticale et dirigée vers le haut, à l'opposé du mouvement.

Pendant la phase de freinage étudiée, la sonde décélère fortement (\|\vec{f}\| > \|\vec{P}\|).

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre

La descente de la sonde peut-elle être qualifiée de chute libre ? Justifier.

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Se rappeler la définition stricte d'une chute libre (action exclusive de la pesanteur).

Voir la réponse courte

La sonde n'est pas en chute libre car elle est soumise à la force de frottement fluide en plus du poids.

Voir le corrigé complet

Par définition, un système mécanique est en chute libre lorsqu'il n'est soumis qu'à son propre poids \vec{P} (les autres actions mécaniques étant inexistantes ou négligeables).

Or, lors de la descente de la sonde sous parachute, celle-ci subit une force de frottement fluide \vec{f} très intense exercée par l'atmosphère martienne. Le travail de cette force, calculé à la question Q7, est d'environ -2,5 \cdot 10^8\text{ J}, ce qui est prépondérant devant le travail du poids (3,4 \cdot 10^7\text{ J}) et permet un freinage efficace de la sonde.

La force de frottement fluide n'étant absolument pas négligeable devant le poids, on en déduit que :

\boxed{\text{La descente de la sonde ne peut pas être qualifiée de chute libre.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle

À partir de la seconde loi de Newton, établir l'équation différentielle vérifiée par la projection de la vitesse de la sonde sur l'axe vertical et la mettre sous la forme : , où et représentent deux constantes dont on précisera les expressions.

Voir l'indice

Projeter la deuxième loi de Newton sur l'axe (Oz) orienté vers le bas.

Voir la réponse courte

Deuxième loi de Newton projetée sur la verticale donnant l'équation différentielle du premier ordre en vitesse.

Voir le corrigé complet

On étudie la sonde spatiale, modélisée par un point matériel de masse m, dans le référentiel martien supposé galiléen.

D'après les questions précédentes, le repère associé à l'axe vertical descendant est muni du vecteur unitaire \vec{u}_z. Le vecteur vitesse s'écrit \vec{v} = v\,\vec{u}_z.

Les forces extérieures appliquées à la sonde sont :

  • le poids martien : \vec{P} = m g\,\vec{u}_z ;
  • la force de frottement fluide : \vec{f} = -h\vec{v} = -h v\,\vec{u}_z.

La deuxième loi de Newton s'énonce :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{f}

En projetant sur l'axe vertical descendant (Oz) :

\begin{aligned} m\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} &= mg - hv \\ \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{h}{m}v &= g \end{aligned}

Cette relation est bien de la forme demandée \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + Av = B, avec :

\boxed{A = \frac{h}{m}} \quad \text{et} \quad \boxed{B = g}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite

Sans résoudre l'équation, déduire de la question précédente l'expression de la vitesse limite théorique pouvant être atteinte par la sonde avec cette hypothèse, au bout d'un temps infiniment long.

Voir l'indice

Faire \mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0 dans l'équation différentielle pour trouver la vitesse stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le fait que la vitesse limite correspond à un régime stationnaire (vitesse constante au bout d'un temps infiniment long).
  2. Annuler la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} dans l'équation différentielle établie à la question précédente sans l'intégrer.
Voir la réponse courte

Détermination de la vitesse limite en régime stationnaire en annulant la dérivée temporelle dans l'équation différentielle.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, l'équation différentielle régissant la vitesse s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + A\,v = B \quad \text{avec} \quad A = \frac{h}{m} \quad \text{et} \quad B = g

Au bout d'un temps infiniment long (t \to \infty), le système atteint un régime permanent : la vitesse tend vers une valeur limite constante notée v_{\ell}. Sa dérivée temporelle devient donc nulle :

\lim_{t \to \infty} \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0

En injectant cette condition dans l'équation différentielle, on obtient directement :

0 + A\,v_{\ell} = B \implies v_{\ell} = \frac{B}{A}

En remplaçant par les expressions de A et B, il vient :

\boxed{v_{\ell} = \frac{m\,g}{h}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : longueur d'onde, onde électromagnétique

Calculer la longueur d'onde dans le vide, notée , associée à cette fréquence.

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale \lambda_0 = c/f.

Voir la réponse courte

Relation longueur d'onde-fréquence \lambda_0 = c/f pour une onde radar dans le vide.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde dans le vide \lambda_0 d'une onde électromagnétique est reliée à sa fréquence f et à la célérité de la lumière dans le vide c par la relation :

\lambda_0 = \frac{c}{f}

Avec c = 3,00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f = 30\text{ GHz} = 3,0 \cdot 10^{10}\text{ Hz}, on obtient :

\begin{aligned} \lambda_0 &= \frac{3,00 \cdot 10^8}{3,0 \cdot 10^{10}} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m} = 1,0\text{ cm} \end{aligned}
\boxed{\lambda_0 = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m} = 1,0\text{ cm}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : retard temporel, écho

Exprimer l'altitude de la sonde en fonction de la durée mise par l'onde pour effectuer cet aller-retour.

Voir l'indice

Tenir compte du trajet aller-retour de l'onde à la vitesse c pendant la durée \Delta t.

Voir la réponse courte

Expression de l'altitude par télémétrie radar avec aller-retour : H = c \Delta t / 2.

Voir le corrigé complet

L'onde électromagnétique émise par le radar se propage à la célérité c de la lumière (l'atmosphère martienne, très ténue, est assimilée au vide du point de vue de la propagation).

Pour effectuer l'aller-retour entre la sonde située à l'altitude H et le sol martien, l'onde parcourt une distance totale :

d = 2H

En notant \Delta t la durée nécessaire à cet aller-retour, la distance parcourue s'écrit également :

d = c\,\Delta t

On en déduit l'expression de l'altitude H :

\boxed{H = \frac{c\,\Delta t}{2}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : télémétrie

À partir de l'infographie du CNES (document 1), estimer le temps écoulé entre l'émission de l'onde par le radar de la sonde et sa réception après réflexion sur le sol martien, au moment de la séparation du bouclier thermique.

Voir l'indice

Relever l'altitude H de largage du bouclier thermique sur le document 1 et en déduire \Delta t.

Voir la stratégie
  1. Relever l'altitude H de la sonde lors de la séparation du bouclier thermique sur le document 1.
  2. Utiliser la relation établie à la question précédente (Q14) pour en déduire la durée \Delta t = \dfrac{2H}{c}.
Voir la réponse courte

Lecture de l'altitude sur le document puis calcul de la durée d'aller-retour \Delta t.

Voir le corrigé complet

D'après l'infographie du document 1, au moment de la « séparation du bouclier thermique », l'altitude de la sonde est indiquée dans la fourchette :

H \in [7\text{ km} \,,\, 11\text{ km}]

(le texte introductif de la partie I.1 précise une valeur de H \approx 7{,}5\text{ km}).

D'après la relation établie à la question Q14 :

\Delta t = \frac{2H}{c}

Application numérique :

  • Pour la valeur H = 7{,}5\text{ km} = 7{,}5 \cdot 10^3\text{ m} :

    \Delta t = \frac{2 \times 7{,}5 \cdot 10^3}{3{,}00 \cdot 10^8} = 5{,}0 \cdot 10^{-5}\text{ s} = 50\text{ }\mu\text{s}
  • Pour l'intervalle de l'infographie [7\text{ km} \,,\, 11\text{ km}] :

    \begin{aligned} \Delta t_{\min} &= \frac{2 \times 7 \cdot 10^3}{3{,}00 \cdot 10^8} \approx 4{,}7 \cdot 10^{-5}\text{ s} \approx 47\text{ }\mu\text{s} \\ \Delta t_{\max} &= \frac{2 \times 11 \cdot 10^3}{3{,}00 \cdot 10^8} \approx 7{,}3 \cdot 10^{-5}\text{ s} \approx 73\text{ }\mu\text{s} \end{aligned}

Ainsi, le temps écoulé est de l'ordre de grandeur d'une cinquantaine de microsecondes :

\boxed{\Delta t \approx 50\text{ }\mu\text{s}}

Résultat

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I.2 · La communication

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condition initiale, continuité

Déterminer la tension aux bornes du condensateur et l'intensité dans le circuit juste après la fermeture de l'interrupteur. Justifier.

Voir l'indice

Utiliser les lois de continuité de la tension aux bornes du condensateur et du courant dans la bobine.

Voir la stratégie

Pour déterminer les grandeurs électriques juste après la fermeture de l'interrupteur (t = 0^+) :

  1. Identifier l'état du circuit à t = 0^- (avant la fermeture de l'interrupteur).
  2. Appliquer les relations de continuité associées aux composants stockant de l'énergie (le condensateur pour la tension, la bobine pour l'intensité).
Voir la réponse courte

Continuité de la tension aux bornes du condensateur et du courant traversant la bobine à t = 0^+.

Voir le corrigé complet

Avant la fermeture de l'interrupteur (t < 0), le circuit est ouvert, donc aucun courant ne circule :

i(0^-) = 0\text{ A}

De plus, l'énoncé indique que le condensateur est initialement déchargé :

u_c(0^-) = 0\text{ V}

Tension aux bornes du condensateur : L'énergie électrostatique emmagasinée par le condensateur, \mathcal{E}_e = \frac{1}{2}C u_c^2, est une fonction continue du temps pour éviter une puissance échangée infinie. La tension u_c(t) est donc continue en t = 0 :

u_c(0^+) = u_c(0^-) = 0\text{ V}
\boxed{u_c(0^+) = 0\text{ V}}

Intensité du courant dans le circuit : L'énergie magnétique stockée dans la bobine, \mathcal{E}_m = \frac{1}{2}L i^2, est également une fonction continue du temps. L'intensité i(t) traversant la bobine est donc continue en t = 0 :

i(0^+) = i(0^-) = 0\text{ A}
\boxed{i(0^+) = 0\text{ A}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rlc série, équation différentielle

Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes du condensateur .

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles en reliant i(t) à \mathrm{d}u_c/\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles au circuit RLC série pour t > 0, avec les composants R, L et C orientés en convention récepteur.
  2. Exprimer les tensions aux bornes du conducteur ohmique (u_R) et de la bobine (u_L) en fonction de l'intensité i(t), puis relier i(t) à la tension u_c(t) via la relation caractéristique du condensateur.
  3. Réinjecter ces expressions dans la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle du second ordre vérifiée par u_c(t).
Voir la réponse courte

Loi des mailles et relations constitutives pour établir l'équation différentielle du second ordre en u_c(t).

Voir le corrigé complet

Pour t > 0, l'interrupteur est fermé. En choisissant un sens horaire pour le parcours de la maille et pour l'intensité i(t), les dipôles R, L et C sont orientés en convention récepteur. La loi des mailles s'écrit :

E = u_R(t) + u_L(t) + u_c(t)

Les relations caractéristiques des dipôles s'écrivent :

  • pour le conducteur ohmique : u_R(t) = R \, i(t) ;
  • pour la bobine idéale : u_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t) ;
  • pour le condensateur : i(t) = C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}(t).

En reportant l'expression de i(t) dans celles de u_R(t) et u_L(t), on obtient :

\begin{aligned} u_R(t) &= R C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} \\ u_L(t) &= L C \frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} \end{aligned}

En substituant ces tensions dans la loi des mailles, on aboutit à :

L C \frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + R C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = E

En divisant par LC, on met l'équation différentielle sous forme normalisée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + \frac{R}{L} \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC} u_c(t) = \frac{E}{LC}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : pulsation propre, facteur de qualité

En écrivant cette équation sous la forme canonique : , en déduire l'expression de la pulsation propre et du facteur de qualité .

Voir l'indice

Identifier terme à terme l'équation différentielle avec la forme canonique du second ordre.

Voir la réponse courte

Identification de la pulsation propre \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et du facteur de qualité Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'équation différentielle vérifiée par la tension u_c(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + \frac{R}{L}\,\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC}\,u_c = \frac{E}{LC}

Par identification terme à terme avec la forme canonique proposée :

\frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}\,\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2\,u_c = \omega_0^2\,E
  • Pour le terme d'ordre 0 en u_c :

    \omega_0^2 = \frac{1}{LC}

    Comme la pulsation propre \omega_0 est une grandeur strictement positive :

    \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}
  • Pour le terme d'ordre 1 en dérivée première :

    \frac{\omega_0}{Q} = \frac{R}{L} \implies Q = \frac{L\,\omega_0}{R} = \frac{L}{R}\,\frac{1}{\sqrt{LC}}

    Soit finalement :

    \boxed{Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : fréquence propre

Déterminer la valeur de la fréquence propre . Faire l'application numérique à un chiffre significatif (faire l'approximation ).

Voir l'indice

Calculer f_0 = \omega_0 / (2\pi) avec l'approximation proposée pour \pi.

Voir la réponse courte

Calcul numérique approché de la fréquence propre d'oscillation avec \pi \approx 3.

Voir le corrigé complet

La fréquence propre f_0 du circuit est reliée à la pulsation propre \omega_0 déterminée à la question précédente par la relation :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi \sqrt{LC}}

Calculons préalablement la pulsation propre \omega_0 avec les valeurs numériques fournies :

  • L = 40\text{ mH} = 4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ H} ;
  • C = 10\text{ nF} = 1{,}0 \cdot 10^{-8}\text{ F}.

On obtient :

LC = 4{,}0 \cdot 10^{-2} \times 1{,}0 \cdot 10^{-8} = 4{,}0 \cdot 10^{-10}\text{ s}^2

d'où :

\sqrt{LC} = 2{,}0 \cdot 10^{-5}\text{ s} \quad \implies \quad \omega_0 = \frac{1}{2{,}0 \cdot 10^{-5}} = 5{,}0 \cdot 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

En utilisant l'approximation \pi \approx 3, la fréquence propre vaut :

f_0 \approx \frac{5{,}0 \cdot 10^4}{2 \times 3} = \frac{50}{6} \cdot 10^3\text{ Hz} \approx 8{,}3 \cdot 10^3\text{ Hz}

Arrondie à un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé, la fréquence propre est :

\boxed{f_0 = 8\text{ kHz} = 8 \cdot 10^3\text{ Hz}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : facteur de qualité, régime pseudo-périodique

Déterminer la valeur du facteur de qualité . Préciser le régime d'oscillation associé à cette valeur.

Voir l'indice

Calculer Q et comparer sa valeur au seuil critique 1/2.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de Q et identification du régime pseudo-périodique car Q > 1/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le facteur de qualité du circuit RLC série s'exprime par :

Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}

Calculons numériquement ce terme avec les valeurs fournies :

\begin{aligned} \sqrt{\frac{L}{C}} &= \sqrt{\frac{40 \cdot 10^{-3}\text{ H}}{10 \cdot 10^{-9}\text{ F}}} = \sqrt{4,0 \cdot 10^{6}\ \Omega^2} = 2,0 \cdot 10^{3}\ \Omega = 2,0\text{ k}\Omega \end{aligned}

Comme R = 2,0\text{ k}\Omega, on obtient immédiatement :

\boxed{Q = 1{,}0}

L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle canonique s'écrit :

r^2 + \frac{\omega_0}{Q}\,r + \omega_0^2 = 0

Son discriminant s'exprime par :

\Delta = \omega_0^2\left(\frac{1}{4Q^2} - 1\right)

Ici, Q = 1{,}0 > \dfrac{1}{2}, ce qui entraîne \Delta < 0. Les racines sont deux complexes conjugués à partie réelle strictement négative.

Le système est donc dans un régime pseudo-périodique (oscillations amorties).

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance complexe

Sachant que l'impédance équivalente à une association en série des dipôles R et L est donnée par : , déterminer l'expression de l'impédance équivalente à l'association en série des trois dipôles R, L et C.

Voir l'indice

Additionner les trois impédances en série, sachant que \underline{Z}_C = 1/(jC\omega).

Voir la réponse courte

Impédance équivalente du dipôle RLC série : \underline{Z}_{eq} = R + j\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right).

Voir le corrigé complet

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, l'impédance complexe d'un condensateur de capacité C s'écrit :

\underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega}

Pour une association de dipôles passifs branchés en série, l'impédance complexe équivalente est la somme des impédances de chaque dipôle. On en déduit :

\begin{aligned} \underline{Z_{\text{eq}}} &= \underline{Z} + \underline{Z}_C \\ &= R + jL\omega + \frac{1}{jC\omega} \end{aligned}

En utilisant la relation \frac{1}{j} = -j, on peut également écrire :

\boxed{\underline{Z_{\text{eq}}} = R + j\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : notation complexe

Sachant que l'intensité dans le circuit s'écrit où désigne la phase à l'origine, donner l'écriture complexe de la tension aux bornes du générateur et de l'intensité dans le circuit .

Voir l'indice

Passer en notation exponentielle complexe pour le générateur et l'intensité.

Voir la réponse courte

Écriture des grandeurs complexes associées à la tension du générateur et au courant.

Voir le corrigé complet

La tension délivrée par le générateur s'écrit dans le domaine temporel réel :

e(t) = E \cos(\omega t)

Sa phase à l'origine étant nulle, la grandeur complexe associée est :

\boxed{\underline{e}(t) = E \, \mathrm{e}^{j\omega t}}

L'intensité du courant dans le circuit s'écrit sous forme réelle :

i(t) = I \cos(\omega t + \varphi)

Sa grandeur complexe associée s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{i}(t) = I \, \mathrm{e}^{j(\omega t + \varphi)}}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : amplitude complexe, loi d'ohm

Déterminer, grâce aux questions précédentes, l'expression de l'amplitude de l'intensité en fonction de , R, L, C et de .

Voir l'indice

Calculer le module de l'impédance équivalente et appliquer la loi d'Ohm complexe I = E / |\underline{Z}_{\mathrm{eq}}|.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi d'Ohm en représentation complexe pour l'ensemble du circuit RLC série.
  2. Prendre le module de l'égalité afin de relier directement l'amplitude I de l'intensité à l'amplitude E de la tension d'alimentation et au module de l'impédance équivalente \underline{Z_{\text{eq}}}.
Voir la réponse courte

Loi d'Ohm complexe pour déterminer l'amplitude du courant I = E / |\underline{Z}_{eq}|.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'Ohm en régime sinusoïdal forcé, la tension et l'intensité complexes sont reliées par l'impédance équivalente du dipôle RLC série :

\underline{e}(t) = \underline{Z_{\text{eq}}} \, \underline{i}(t)

En prenant le module de chaque membre, sachant que |\underline{e}(t)| = E et |\underline{i}(t)| = I d'après la question Q22, on obtient :

E = |\underline{Z_{\text{eq}}}| \, I \iff I = \frac{E}{|\underline{Z_{\text{eq}}}|}

L'impédance équivalente établie à la question Q21 s'écrit :

\underline{Z_{\text{eq}}} = R + j\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)

Son module vaut ainsi :

|\underline{Z_{\text{eq}}}| = \sqrt{R^2 + \left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)^{\!\!2}}

On en déduit l'expression de l'amplitude I de l'intensité :

\boxed{I = \frac{E}{\sqrt{R^2 + \left(L\omega - \dfrac{1}{C\omega}\right)^{\!\!2}}}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance en intensité

En déduire l'expression de la fréquence d'oscillation pour laquelle l'amplitude de l'intensité qui alimente l'antenne sera maximale. Donner alors l'expression de cette intensité maximale en fonction de et de R.

Voir l'indice

Annuler la partie imaginaire de l'impédance pour minimiser le dénominateur.

Voir la réponse courte

Résonance en intensité à la pulsation propre \omega_0, valeur maximale I_{\text{max}} = E/R.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q23, l'amplitude de l'intensité s'écrit :

I(\omega) = \frac{E}{\sqrt{R^2 + \left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)^2}}

L'amplitude E et les composants R, L, C étant fixés, I(\omega) est maximale lorsque son dénominateur est minimal. Or :

\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)^2 \ge 0

Ce terme quadratique s'annule pour :

L\omega - \frac{1}{C\omega} = 0 \iff \omega^2 = \frac{1}{LC} \iff \omega = \frac{1}{\sqrt{LC}} = \omega_0

La fréquence d'oscillation correspondante, notée f_{\text{max}} (ou f_0), s'exprime donc par :

\boxed{f_{\text{max}} = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}}}

À cette fréquence de résonance, l'impédance équivalente est purement résistive (\underline{Z_{\text{eq}}} = R), et l'amplitude maximale de l'intensité vaut :

\boxed{I_{\text{max}} = \frac{E}{R}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : retard temporel, vitesse de la lumière

Mars s'éloigne de la Terre à la distance maximale d'environ 300 millions de km. Estimer la durée nécessaire à un signal radio pour parcourir cette distance. Conclure.

Voir l'indice

Calculer la durée de propagation \tau = D/c en convertissant la distance en mètres.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée de propagation \tau en fonction de la distance Terre–Mars D et de la célérité c des ondes radio dans le vide.
  2. Convertir les données dans le Système international d'unités pour calculer \tau, puis exprimer ce temps en minutes.
  3. Analyser l'impact de ce délai sur le contrôle et le pilotage du rover depuis la Terre.
Voir la réponse courte

Calcul de la durée de propagation aller d'une onde radio entre Mars et la Terre.

Voir le corrigé complet

Les ondes radio sont des ondes électromagnétiques qui se propagent dans le vide à la célérité c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

La durée \tau mise par le signal pour parcourir la distance D s'écrit :

\tau = \frac{D}{c}

Avec D = 300\text{ millions de km} = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ km} = 3{,}0 \cdot 10^{11}\text{ m} :

\begin{aligned} \tau &= \frac{3{,}0 \cdot 10^{11}}{3{,}00 \cdot 10^8} = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ s} \end{aligned}

En convertissant en minutes :

\tau = \frac{1\,000}{60}\text{ min} \approx 16{,}7\text{ min} \approx 16\text{ min } 40\text{ s}
\boxed{\tau \approx 1\,000\text{ s} \approx 17\text{ min}}

Conclusion : La durée de transmission aller-simple étant d'environ 17 minutes (et plus de 33 minutes pour un aller-retour), aucun téléguidage en temps réel du rover depuis la Terre n'est envisageable. Le rover doit impérativement être autonome dans ses prises de décision, notamment pour la navigation, la détection d'obstacles et les phases critiques telles que l'atterrissage (les fameuses « sept minutes de terreur »).

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonnage, stockage numérique

Calculer le poids d'une image 4K en Mo (on prendra ).

Voir l'indice

Calculer le nombre total de bits, convertir en octets (1\text{ octet} = 8\text{ bits}), puis en mégaoctets.

Voir la réponse courte

Calcul de la taille mémoire d'une image matricielle non compressée en mégaoctets.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, une image 4K est approximée par une matrice de dimensions :

N_{\text{pixels}} = 4\,000 \times 2\,000 = 8{,}0 \cdot 10^6\text{ pixels}

Chaque pixel étant codé sur 32 bits et un octet étant constitué de 8 bits, le codage d'un pixel nécessite :

n_{\text{octets/pixel}} = \frac{32}{8} = 4\text{ octets}

La taille (ou le « poids ») en octets de l'image vaut donc :

\begin{aligned} \mathcal{T}_{\text{octets}} &= N_{\text{pixels}} \times n_{\text{octets/pixel}} \\ &= 8{,}0 \cdot 10^6 \times 4 = 32 \cdot 10^6\text{ octets} \end{aligned}

Avec la convention indiquée par l'énoncé, 1\text{ Mo} = 10^6\text{ octets} :

\mathcal{T}_{\text{Mo}} = \frac{32 \cdot 10^6\text{ octets}}{10^6\text{ octets}\cdot\text{Mo}^{-1}} = 32\text{ Mo}
\boxed{\mathcal{T} = 32\text{ Mo}}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : débit binaire, transmission

Calculer la durée nécessaire pour obtenir une vidéo de 1 seconde avec une cadence de 24 images par seconde envoyée depuis Mars vers la Terre. Commenter.

Voir l'indice

Multiplier le volume d'une image par 24, puis diviser par le débit binaire disponible.

Voir la stratégie
  1. Calculer la quantité totale de données (le volume numérique) correspondant à une seconde de vidéo non compressée à 24 images par seconde, en utilisant le résultat de la question Q26.
  2. Déterminer la durée de transmission des données grâce au débit moyen fourni (D = 0{,}25\text{ Moctet}\cdot\text{s}^{-1}).
  3. Ajouter éventuellement le temps de propagation aller simple calculé en Q25 et commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courte

Calcul du volume de données pour 24 images et estimation de la durée de transfert selon le débit.

Voir le corrigé complet

Une vidéo de durée t_{\text{vidéo}} = 1\text{ s} à la cadence de 24\text{ images}\cdot\text{s}^{-1} est constituée de N = 24\text{ images}.

D'après le résultat de la question Q26, le poids d'une image 4K est de \mathcal{T} = 32\text{ Mo}. Le volume total de données à transférer est donc :

V = N \times \mathcal{T} = 24 \times 32\text{ Mo} = 768\text{ Mo}

Le débit moyen de transmission étant D = 0{,}25\text{ Moctet}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}25\text{ Mo}\cdot\text{s}^{-1}, la durée de transfert (d'émission) de ces données vaut :

\begin{aligned} \Delta t_{\text{transfert}} &= \frac{V}{D} = \frac{768}{0{,}25} = 768 \times 4 \\ &= 3\,072\text{ s} \approx 51\text{ min} \end{aligned}

Pour obtenir l'intégralité de la vidéo sur Terre, il faut compter la durée de transfert ainsi que le temps de propagation du signal radio déterminé à la question Q25 (\tau \approx 1\,000\text{ s} \approx 17\text{ min} à distance maximale) :

\Delta t_{\text{total}} = \Delta t_{\text{transfert}} + \tau \approx 3\,072 + 1\,000 = 4\,072\text{ s} \approx 1\text{ h } 08\text{ min}
\boxed{\Delta t_{\text{transfert}} \approx 3{,}1 \cdot 10^3\text{ s} \approx 51\text{ min} \quad (\text{soit environ } 1\text{ h } 08\text{ min avec le délai de propagation})}

Commentaire : Il faut près d'une heure (environ 51 minutes de téléversement seul, et plus d'une heure au total) pour recevoir seulement une unique seconde de vidéo 4K brute non compressée. Ce résultat explique parfaitement pourquoi la NASA n'a pas installé de caméra vidéo 4K à transmission continue brute : le débit radio interplanétaire est extrêmement restreint. Pour transmettre des images et vidéos, les missions spatiales doivent impérativement recourir à des algorithmes de compression très performants, réduire la définition ou la cadence des prises de vue, et privilégier le relais via les orbiteurs martiens.

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Rappeler les équations de Maxwell dans le vide, en l'absence de charge et courant.

Voir l'indice

Citer les quatre équations de Maxwell avec \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}.

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations de Maxwell dans le vide en l'absence de charges et de courants.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charge (\rho = 0) et de courant (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent sous forme locale :

  • Équation de Maxwell-Gauss (M-G) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday (M-F) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère (M-A) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert

Retrouver l'équation de propagation : .

Voir l'indice

Appliquer le rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la relation d'analyse vectorielle donnée.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide.
  2. Permuter les opérateurs différentiels spatial et temporel, puis injecter l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide.
  3. Utiliser l'identité vectorielle fournie dans les données avec la condition de nullité de la divergence du champ électrique (Maxwell-Gauss).
Voir la réponse courte

Établissement de l'équation de d'Alembert pour le champ électrique par \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\vec{E}).

Voir le corrigé complet

Partons de l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide (établie à la question Q28) :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Prenons le rotationnel de cette relation :

\vec{\mathrm{rot}}\!\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = \vec{\mathrm{rot}}\!\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}\right)

En utilisant l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide sans courant (\vec{\jmath} = \vec{0}) :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

il vient :

\vec{\mathrm{rot}}\!\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

D'après l'identité d'analyse vectorielle donnée en formulaire :

\vec{\mathrm{rot}}\!\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta\vec{E}

Or, en l'absence de charges (\rho = 0), l'équation de Maxwell-Gauss donne \mathrm{div}\,\vec{E} = 0, d'où \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) = \vec{0}. On en déduit :

-\Delta\vec{E} = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

soit finalement :

\boxed{\Delta\vec{E} - \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, onde sonore

Donner l'autre nom de cette équation. Citer précisément un exemple d'ondes autres qu'électromagnétiques suivant cette même équation de propagation.

Voir l'indice

Nommer l'équation de d'Alembert et citer un exemple mécanique (corde vibrante, ondes sonores).

Voir la réponse courte

Nom d'équation de d'Alembert et exemple de l'onde sonore ou de l'onde sur une corde vibrante.

Voir le corrigé complet

Cette équation de propagation porte le nom d'équation de d'Alembert (ou équation des ondes).

\boxed{\text{Équation de d'Alembert}}

Comme exemple d'ondes non électromagnétiques obéissant à cette équation, on peut citer :

  • les ondes sonores (ou acoustiques) se propageant dans un fluide parfait (non visqueux et non conducteur thermique), pour lesquelles la surpression acoustique p(M,t) vérifie l'équation de d'Alembert dans l'approximation acoustique linéaire :

    \Delta p - \frac{1}{c_s^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0
  • les ondes mécaniques transversales le long d'une corde vibrante tendue sans dissipation (modèle de la corde de Melde), où le déplacement transversal y(x,t) vérifie l'équation de d'Alembert à une dimension.
\boxed{\text{Ondes sonores (acoustiques) dans un fluide non visqueux}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : relation de dispersion, célérité de la lumière

Retrouver la relation de dispersion . Préciser l'expression de la célérité de l'onde en fonction de et de .

Voir l'indice

Injecter l'expression du champ électrique dans l'équation de d'Alembert pour trouver k et c.

Voir la stratégie
  1. Calculer le laplacien vectoriel \Delta \vec{E} et la dérivée temporelle seconde \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} du champ électrique proposé.
  2. Injecter ces dérivées dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q29.
  3. Identifier la célérité c en fonction de \varepsilon_0 et \mu_0 pour en déduire la relation de dispersion demandée.
Voir la réponse courte

Injection d'une OPPH dans d'Alembert pour trouver k = \omega/c et c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit \vec{E}(y,t) = E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x.

Calculons ses dérivées partielles :

  • Dérivée temporelle seconde :

    \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = -\omega E_0 \sin(\omega t - ky)\,\vec{u}_x \implies \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = -\omega^2 E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x = -\omega^2 \vec{E}
  • Laplacien vectoriel (le champ ne dépendant spatialement que de la coordonnée y) :

    \Delta \vec{E} = \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial y^2} = -(-k)^2 E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x = -k^2 \vec{E}

D'après la question Q29, le champ électrique vérifie dans le vide l'équation d'onde :

\begin{aligned} \Delta \vec{E} - \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} &= \vec{0} \\ -k^2 \vec{E} - \mu_0 \varepsilon_0 \left(-\omega^2 \vec{E}\right) &= \vec{0} \\ \left(-k^2 + \mu_0 \varepsilon_0 \omega^2\right) \vec{E} &= \vec{0} \end{aligned}

Cette relation étant vraie à tout instant et en tout point, on en déduit :

k^2 = \mu_0 \varepsilon_0 \omega^2

Par identification avec l'équation de d'Alembert sous sa forme standard \Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}, la célérité c de l'onde dans le vide s'exprime par :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}}

Puisque k > 0, \omega > 0 et c > 0, il vient directement :

\boxed{k = \frac{\omega}{c}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde progressive

Cette onde est-elle progressive ? Justifier. Donner, le cas échéant, la direction et le sens de propagation de cette onde.

Voir l'indice

Identifier la phase (\omega t - ky) sous la forme standard d'une onde se propageant selon un axe.

Voir la stratégie
  1. Identifier la dépendance spatiotemporelle du champ électrique pour déterminer la nature de l'onde (progressive ou stationnaire).
  2. Suivre l'évolution d'un plan d'onde (surface à phase constante) au cours du temps pour déterminer la direction et le sens de propagation.
Voir la réponse courte

L'onde dépend de (\omega t - ky), elle est donc progressive selon l'axe (Oy) dans le sens des y croissants.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit sous la forme :

\vec{E}(y,t) = E_0 \cos\left[\omega\left(t - \frac{y}{c}\right)\right]\vec{u}_x

en utilisant la relation de dispersion k = \frac{\omega}{c} établie à la question Q31.

  • Caractère progressif : La dépendance spatiotemporelle est de la forme f(t - y/c) et ne présente pas de factorisation de la forme g(y) \cdot h(t) caractéristique d'une onde stationnaire. Le profil d'onde se propage donc sans déformation dans l'espace au cours du temps : cette onde est bien progressive.
  • Direction de propagation : Le champ ne dépend spatialement que de la coordonnée y, l'onde se propage selon la direction de l'axe (Oy).
  • Sens de propagation : En suivant un point de phase constante \varphi(y,t) = \omega t - ky = \text{C}^{\text{te}}, on obtient par dérivation par rapport au temps :

    \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{k} = c > 0

    La phase se déplace donc dans le sens des y croissants (sens du vecteur unitaire \vec{u}_y).

\boxed{\text{L'onde est progressive, de direction l'axe }(Oy)\text{ et se propageant dans le sens des }y\text{ croissants (selon }+\vec{u}_y\text{).}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur d'onde

Écrire l'expression du vecteur en fonction de la longueur d'onde et des vecteurs de la base.

Voir l'indice

Relier la norme du vecteur d'onde à la longueur d'onde spatiale : k = 2\pi/\lambda.

Voir la réponse courte

Expression du vecteur d'onde \vec{k} = \frac{2\pi}{\lambda}\vec{u}_y.

Voir le corrigé complet

Le vecteur d'onde \vec{k} est colinéaire à la direction de propagation et orienté dans le sens de celle-ci. D'après la question Q32, l'onde se propage selon l'axe (Oy) dans le sens des y croissants, donc :

\vec{k} = k\,\vec{u}_y

Par ailleurs, la norme du vecteur d'onde (ou pulsation spatiale) k est reliée à la longueur d'onde spatiale \lambda par la relation fondamentale :

k = \frac{2\pi}{\lambda}

On en déduit l'expression vectorielle de \vec{k} dans la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) :

\boxed{\vec{k} = \frac{2\pi}{\lambda}\,\vec{u}_y}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane

Cette onde est-elle plane ? Justifier.

Voir l'indice

Vérifier si le champ électrique est uniforme dans tout plan orthogonal à la direction de propagation.

Voir la réponse courte

Onde plane car les champs sont uniformes dans tout plan perpendiculaire à la direction de propagation (Oy).

Voir le corrigé complet

Une onde est dite plane si, à tout instant t, les grandeurs qui la caractérisent (amplitude, phase, direction) sont uniformes sur tout plan perpendiculaire à la direction de propagation.

Ici, la propagation s'effectue selon la direction de l'axe (Oy) (vecteur \vec{u}_y). Le champ électrique s'écrit :

\vec{E}(x,y,z,t) = E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x

Il ne dépend dans l'espace que de la seule coordonnée y et est indépendant des coordonnées transverses x et z. Par conséquent, à chaque instant t, le champ est identique en tout point d'un plan défini par y = \text{cte}, qui est bien orthogonal à la direction de propagation.

\boxed{\text{L'onde est bien une onde plane.}}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : polarisation rectiligne

Quel est le type de polarisation ? Préciser son éventuelle direction.

Voir l'indice

Observer la direction portée par le champ vectoriel \vec{E} au cours du temps.

Voir la réponse courte

Le champ électrique garde une direction fixe, l'onde présente une polarisation rectiligne.

Voir le corrigé complet

La polarisation d'une onde électromagnétique caractérise l'évolution temporelle de la direction du champ électrique \vec{E} en un point donné de l'espace.

D'après l'expression fournie :

\vec{E}(y,t) = E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x

le champ électrique ne possède qu'une composante non nulle, portée en tout point et à tout instant par la direction fixe du vecteur unitaire \vec{u}_x.

Il s'agit donc d'une onde à polarisation rectiligne :

\boxed{\text{L'onde est polarisée rectilignement selon l'axe }(Ox)\text{ (portée par le vecteur }\vec{u}_x\text{).}}

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : structure d'une opph, maxwell-faraday

À partir d'une équation de Maxwell, démontrer que , et forment un trièdre droit direct.

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday sous forme complexe ou spatio-temporelle pour relier \vec{B}, \vec{k} et \vec{E}.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de Maxwell-Faraday locale dans le vide.
  2. Utiliser le formalisme complexe adapté aux ondes planes progressives harmoniques (OPPH) pour relier \vec{B} à \vec{k} et \vec{E}.
  3. Conclure sur l'orthogonalité mutuelle des trois vecteurs et le caractère direct du trièdre grâce aux propriétés du produit vectoriel.
Voir la réponse courte

Relation de structure \vec{B} = \frac{\vec{k} \wedge \vec{E}}{\omega} issue de Maxwell-Faraday pour une OPPH.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell-Faraday dans le vide s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Pour une onde plane progressive harmonique dépendant du temps et de l'espace par le facteur \exp[j(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})], les opérateurs différentiels spatiaux et temporels se traduisent en notation complexe par :

\vec{\nabla} \equiv -j\vec{k} \quad \implies \quad \vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -j\vec{k}\wedge\underline{\vec{E}}
\frac{\partial}{\partial t} \equiv j\omega \quad \implies \quad \frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} = j\omega\underline{\vec{B}}

L'équation de Maxwell-Faraday devient alors :

\begin{aligned} -j\vec{k}\wedge\underline{\vec{E}} &= -j\omega\underline{\vec{B}} \\ \underline{\vec{B}} &= \frac{\vec{k}\wedge\underline{\vec{E}}}{\omega} \end{aligned}

En repassant aux grandeurs réelles :

\vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega}

Analysons les propriétés géométriques de cette relation :

  • Par définition du produit vectoriel, \vec{B} est orthogonal à la fois à \vec{k} et à \vec{E} (\vec{B}\perp\vec{k} et \vec{B}\perp\vec{E}).
  • L'onde est ici polarisée selon \vec{u}_x et se propage selon \vec{u}_y (\vec{k} = k\,\vec{u}_y), on a donc immédiatement :

    \vec{k}\cdot\vec{E} = 0 \quad (\vec{k}\perp\vec{E})

    ce qui découle également de l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (\mathrm{div}\,\vec{E}=0 \implies \vec{k}\cdot\underline{\vec{E}}=0).

  • Comme \omega > 0, le scalaire \frac{1}{\omega} est strictement positif, de sorte que le produit vectoriel \vec{k}\wedge\vec{E} est directement colinéaire et de même sens que \vec{B}.

Les trois vecteurs étant deux à deux orthogonaux et vérifiant \vec{B} \propto \vec{k}\wedge\vec{E} avec un coefficient positif :

\boxed{(\vec{k}, \vec{E}, \vec{B}) \text{ forment un trièdre droit direct.}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : champ magnétique d'une opph

Retrouver l'expression du champ magnétique .

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel \vec{u}_y \wedge \vec{u}_x pour obtenir la direction de \vec{B}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique à l'aide de la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday démontrée en question Q36.
  2. Calculer le produit vectoriel entre le vecteur d'onde \vec{k} et le champ électrique \vec{E} dans la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z).
  3. Conclure en utilisant la relation de dispersion k = \omega / c établie en question Q31.
Voir la réponse courte

Détermination du champ magnétique associé par produit vectoriel \vec{B} = \frac{1}{c}\vec{u}_y \wedge \vec{E}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q36, pour une onde plane progressive harmonique, le champ magnétique est relié au champ électrique par :

\vec{B} = \frac{\vec{k} \wedge \vec{E}}{\omega}

Les expressions des vecteurs sont :

\begin{aligned} \vec{k} &= k\,\vec{u}_y \\ \vec{E} &= E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x \end{aligned}

Dans la base orthonormée directe (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z), le produit vectoriel des vecteurs unitaires vaut :

\vec{u}_y \wedge \vec{u}_x = -\vec{u}_z

En injectant ces expressions dans la relation de structure :

\begin{aligned} \vec{B} &= \frac{1}{\omega} \left( k\,\vec{u}_y \right) \wedge \left( E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x \right) \\ &= -\frac{k E_0}{\omega} \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_z \end{aligned}

En utilisant la relation de dispersion k = \frac{\omega}{c} (question Q31), soit \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c}, on retrouve bien :

\boxed{\vec{B} = -\frac{E_0}{c}\cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting

Déterminer l'expression du vecteur de Poynting , après avoir rappelé sa signification et l'unité de sa norme.

Voir l'indice

Utiliser la définition \vec{\pi} = (\vec{E} \wedge \vec{B})/\mu_0 et préciser l'unité en \mathrm{W\cdot m^{-2}}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition physique et l'unité de la norme du vecteur de Poynting.
  2. Utiliser la définition mathématique \vec{\pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} avec les expressions des champs \vec{E} et \vec{B} issues des questions précédentes.
Voir la réponse courte

Définition, unité (\text{W}\cdot\text{m}^{-2}) et expression de \vec{\pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0}.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting \vec{\pi} représente la densité volumique de flux d'énergie (ou vecteur densité de courant d'énergie électromagnétique) : son flux à travers une surface orientée fermée ou ouverte représente la puissance électromagnétique instantanée traversant cette surface. Il indique la direction et le sens de propagation de l'énergie électromagnétique.

La norme du vecteur de Poynting s'exprime en watt par mètre carré (\mathrm{W\cdot m^{-2}}).

Par définition, dans le vide, le vecteur de Poynting s'écrit :

\vec{\pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs établies aux questions Q31 et Q37 :

\begin{aligned} \vec{E} &= E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x \\ \vec{B} &= -\frac{E_0}{c} \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_z \end{aligned}

Sachant que \vec{u}_x \wedge \vec{u}_z = -\vec{u}_y, le produit vectoriel s'écrit :

\begin{aligned} \vec{E} \wedge \vec{B} &= E_0 \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_x \wedge \left(-\frac{E_0}{c} \cos(\omega t - ky)\,\vec{u}_z\right) \\ &= -\frac{E_0^2}{c} \cos^2(\omega t - ky)\,(\vec{u}_x \wedge \vec{u}_z) \\ &= \frac{E_0^2}{c} \cos^2(\omega t - ky)\,\vec{u}_y \end{aligned}

On en déduit l'expression du vecteur de Poynting :

\boxed{\vec{\pi} = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - ky)\,\vec{u}_y = \varepsilon_0 c E_0^2 \cos^2(\omega t - ky)\,\vec{u}_y}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : flux d'énergie, décroissance géométrique

Justifier que la puissance reçue décroit en dans l'expression (1).

Voir l'indice

Injecter S = 4\pi d^2 dans la formule fournie reliant P_r et P_e.

Voir la réponse courte

Conservation du flux de puissance à travers une sphère de rayon d, la surface augmentant comme d^2.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (1) fournie par l'énoncé, la puissance reçue s'exprime par :

P_r = P_e \, G_e \, \frac{S_r}{S}

En remplaçant la surface S par son expression S = 4\pi d^2, il vient :

P_r = \frac{P_e \, G_e \, S_r}{4\pi d^2}

Les grandeurs P_e, G_e et S_r = \dfrac{\lambda^2}{4\pi} G_r ne dépendent que des caractéristiques des antennes et de l'onde radio émise, et sont donc totalement indépendantes de la distance de transmission d.

On en déduit immédiatement :

\boxed{P_r \propto \frac{1}{d^2}}

La puissance reçue P_r décroît donc bien en 1/d^2.

Résultat

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Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : bilan de puissance, télécommunication

Déterminer l'ordre de grandeur de la puissance reçue par l'antenne terrestre. Commenter.

Voir l'indice

Calculer d'abord la longueur d'onde \lambda à 8\text{ GHz}, puis évaluer numériquement P_r.

Voir la stratégie
  1. Calculer la longueur d'onde \lambda du signal à partir de la fréquence d'émission f = 8{,}0\text{ GHz} et de la célérité c.
  2. Exprimer littéralement P_r à l'aide de la formule établie à la question Q39 (formule de Friis).
  3. Effectuer l'application numérique pour déterminer l'ordre de grandeur de P_r, puis commenter la valeur obtenue au regard des contraintes de télécommunication spatiale.
Voir la réponse courte

Ordre de grandeur de la puissance reçue et commentaire sur la sensibilité extrême des récepteurs terrestres.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde du signal émis à la fréquence f = 8{,}0\text{ GHz} vaut :

\lambda = \frac{c}{f} = \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{8{,}0 \cdot 10^9} = 3{,}75 \cdot 10^{-2}\text{ m} \approx 4 \cdot 10^{-2}\text{ m}

D'après la formule de transmission établie à la question Q39 :

P_r = P_e \, G_e \, G_r \left( \frac{\lambda}{4\pi d} \right)^2

Avec la distance Terre-Mars au plus près d = 56 \cdot 10^6\text{ km} = 5{,}6 \cdot 10^{10}\text{ m} :

\begin{aligned} 4\pi d &\approx 4 \times 3{,}14 \times 5{,}6 \cdot 10^{10} \approx 7{,}0 \cdot 10^{11}\text{ m} \\ \frac{\lambda}{4\pi d} &\approx \frac{3{,}75 \cdot 10^{-2}}{7{,}0 \cdot 10^{11}} \approx 5{,}4 \cdot 10^{-14} \\ \left( \frac{\lambda}{4\pi d} \right)^2 &\approx 2{,}9 \cdot 10^{-27} \end{aligned}

Comme P_e = 10\text{ W}, G_e = 1\,000 = 10^3 et G_r = 1\,000 = 10^3, le préfacteur vaut P_e \, G_e \, G_r = 10^7\text{ W}. On en déduit :

P_r \approx 10^7 \times 2{,}9 \cdot 10^{-27} \approx 3 \cdot 10^{-20}\text{ W}
\boxed{P_r \sim 10^{-20}\text{ W}}

Commentaire : Cette puissance reçue est extrêmement faible (quelques dizaines d'attowatts). Cela met en évidence :

  • la nécessité d'utiliser sur Terre d'immenses antennes réceptrices paraboliques à très fort gain (comme les paraboles de 34 à 70 mètres du Deep Space Network de la NASA) couplées à des amplificateurs cryogéniques à très faible bruit ;
  • l'intérêt d'utiliser les sondes orbitales (orbiters) martiennes comme relais de télécommunication, réduisant considérablement la distance de transmission directe pour le rover et préservant son bilan énergétique.

Résultat

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Partie II : L'expérimentation

II.1 · Le spectromètre imageur SuperCam

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : masse molaire

L'atmosphère martienne est principalement constituée de dioxyde de carbone . Calculer la masse molaire de ce gaz en .

Voir l'indice

Sommer les masses molaires atomiques du carbone et de deux oxygènes, puis convertir en \mathrm{kg\cdot mol^{-1}}.

Voir la réponse courte

Calcul de la masse molaire de \mathrm{CO}_2 : M = 44\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

Voir le corrigé complet

La molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 est constituée d'un atome de carbone et de deux atomes d'oxygène. Sa masse molaire moléculaire M(\mathrm{CO}_2) s'exprime donc par :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O})

D'après les données fournies en fin d'énoncé :

  • M(\mathrm{C}) = 12\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • M(\mathrm{O}) = 16\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} M(\mathrm{CO}_2) &= 12 + 2 \times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Convertie dans l'unité demandée (\text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}), correspondant aux unités du système international (SI) :

\boxed{M(\mathrm{CO}_2) = 44 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} = 4,4 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : célérité du son, gaz parfait

Sachant que la température moyenne sur Mars est de , montrer qu'on retrouve la valeur de la célérité d'une onde sonore sur Mars égale à environ .

Voir l'indice

Convertir la température en kelvins et utiliser les valeurs numériques fournies en aide au calcul.

Voir la stratégie
  1. Convertir la température martienne en kelvins à l'aide de la relation T = t(^\circ\text{C}) + 273.
  2. Appliquer la formule de Laplace fournie dans l'énoncé en utilisant la masse molaire de \mathrm{CO}_2 obtenue en Q41 en unités SI (\text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}).
  3. Réaliser l'application numérique sans calculatrice en encadrant la valeur ou par approximation.
Voir la réponse courte

Formule de Laplace c = \sqrt{\gamma R T / M} pour la vitesse du son dans l'atmosphère martienne.

Voir le corrigé complet

La température absolue de l'atmosphère martienne vaut :

T = -63 + 273 = 210\text{ K}

D'après l'énoncé, la célérité du son dans un gaz parfait est donnée par :

c = \sqrt{\frac{\gamma R T}{M}}

avec d'après la question Q41 :

  • \gamma = 1{,}4 ;
  • R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T = 210\text{ K} ;
  • M = 44\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

Calculons le carré de la célérité :

\begin{aligned} c^2 &= \frac{1{,}4 \times 8{,}31 \times 210}{44 \cdot 10^{-3}} \\ &= \frac{294 \times 8{,}31}{44} \cdot 10^3 \\ &= \frac{147}{22} \times 8{,}31 \cdot 10^3 \end{aligned}

Comme \dfrac{147}{22} \approx 6{,}68 et 6{,}68 \times 8{,}31 \approx 55{,}5 :

c^2 \approx 5{,}55 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Or :

\begin{aligned} 230^2 &= 5{,}29 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ 240^2 &= 5{,}76 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

La racine carrée donne donc c \approx 236\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui conduit bien à la valeur attendue :

\boxed{c \approx 240\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : spectre électromagnétique, laser

Dans quel domaine émet le laser ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer la longueur d'onde de 1\,067\text{ nm} aux bornes du spectre visible (400\text{--}800\text{ nm}).

Voir la réponse courte

Identification du domaine spectral (infrarouge ou visible) à partir de la longueur d'onde émise.

Voir le corrigé complet

D'après le document 2, le laser pulsé émet un rayonnement de longueur d'onde :

\lambda = 1\,067\text{ nm}

Le spectre de la lumière visible par l'œil humain s'étend conventionnellement d'environ 400\text{ nm} (violet) à 750\text{ nm} voire 800\text{ nm} (rouge).

Comme cette longueur d'onde est strictement supérieure à la borne supérieure du visible :

\lambda > 800\text{ nm}

le rayonnement émis par le laser se situe dans le domaine de l'infrarouge (plus précisément dans le proche infrarouge).

\boxed{\text{Le laser émet dans le domaine infrarouge (proche infrarouge).}}

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : onde quasi-monochromatique

Un laser émet une lumière quasi-monochromatique. Définir le terme quasi-monochromatique.

Voir l'indice

Expliquer le caractère presque idéal d'un spectre présentant une largeur spectrale \Delta\lambda extrêmement étroite.

Voir la réponse courte

Définition : onde dont la largeur spectrale \Delta\nu est très faible devant la fréquence centrale \nu_0.

Voir le corrigé complet

Une onde lumineuse rigoureusement monochromatique est un modèle théorique constitué d'une seule fréquence pure (spectre modélisé par un pic de Dirac, correspondant à un train d'ondes de durée infinie).

En pratique, une source de lumière réelle est dite quasi-monochromatique si l'énergie rayonnée est concentrée dans une bande spectrale de largeur très étroite \Delta\nu (ou \Delta\lambda) autour d'une fréquence centrale \nu_0 (ou d'une longueur d'onde centrale \lambda_0), telle que :

\boxed{\frac{\Delta\nu}{\nu_0} \ll 1 \quad \left(\text{soit } \frac{\Delta\lambda}{\lambda_0} \ll 1\right)}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : irradiance, laser impulsionnel

Montrer que les caractéristiques du faisceau laser utilisé par SuperCam permettent bien d'obtenir une irradiance suffisante pour créer un plasma.

Voir l'indice

Calculer la puissance crête P = E/\Delta t puis diviser par l'aire du disque de diamètre D.

Voir la stratégie
  1. Calculer la puissance crête P délivrée par chaque impulsion laser à partir de son énergie et de sa durée.
  2. Calculer la section droite S de la tache focale au niveau de la cible à partir de son diamètre D.
  3. En déduire l'irradiance I = P/S et la comparer au seuil de 1{,}0\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2}.
Voir la réponse courte

Calcul de l'irradiance crête I = P_{\text{crête}}/S et comparaison avec le seuil d'ionisation.

Voir le corrigé complet

D'après le document 2, chaque impulsion laser délivre une énergie E = 15\text{ mJ} pendant une durée \tau = 5\text{ ns}. La puissance moyenne durant l'impulsion (puissance crête) s'écrit :

P = \frac{E}{\tau}

Application numérique :

P = \frac{15 \cdot 10^{-3}\text{ J}}{5 \cdot 10^{-9}\text{ s}} = 3{,}0 \cdot 10^{6}\text{ W} = 3{,}0\text{ MW}

Au niveau de la cible, le faisceau est focalisé sur un disque de diamètre D = 400\ \mu\text{m} = 4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ cm}. La surface éclairée vaut :

S = \frac{\pi D^{2}}{4}

En prenant l'approximation \pi \approx 3{,}14 :

S = \frac{\pi \times (4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ cm})^{2}}{4} = 4{,}0\pi \cdot 10^{-4}\text{ cm}^{2} \approx 1{,}26 \cdot 10^{-3}\text{ cm}^{2}

L'irradiance (puissance par unité de surface) au niveau de la cible est donc :

I = \frac{P}{S} = \frac{3{,}0 \cdot 10^{6}\text{ W}}{1{,}26 \cdot 10^{-3}\text{ cm}^{2}} \approx 2{,}4 \cdot 10^{9}\text{ W}\cdot\text{cm}^{-2} = 2{,}4\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2}

On constate que :

\boxed{I \approx 2{,}4\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2} > I_{\text{seuil}} = 1{,}0\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2}}

L'irradiance obtenue est bien supérieure au seuil requis : les conditions sont réunies pour vaporiser et ioniser la roche afin de former un plasma.

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : niveau d'énergie, spectre de raies

Justifier pourquoi deux atomes (ou ions) différents ne donnent pas le même spectre d'émission. On expliquera notamment la notion de niveaux d'énergie quantifiés grâce au diagramme représentant les niveaux d'énergie de l'ion .

Voir l'indice

Expliquer que chaque élément chimique possède un cortège électronique et un ensemble discret d'énergies propres distincts.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question :

  1. Rappeler la nature discrète (quantifiée) des niveaux d'énergie d'un édifice atomique en s'appuyant sur le document 3.
  2. Exprimer la relation de Planck-Einstein reliant l'énergie du photon émis lors d'une désexcitation à la longueur d'onde de la raie spectrale correspondante.
  3. Expliquer en quoi la structure électronique dépend de l'espèce considérée, conférant à chaque atome ou ion une « signature » spectrale unique.
Voir la réponse courte

Les niveaux d'énergie dépendent de la structure électronique de l'atome, ce qui rend son spectre caractéristique.

Voir le corrigé complet

D'après la physique quantique, l'énergie d'un atome ou d'un ion ne peut pas varier de façon continue : elle ne peut prendre que des valeurs discrètes et bien déterminées, appelées niveaux d'énergie quantifiés.

Comme l'illustre le document 3 pour l'ion \mathrm{Ca}^+, l'espèce possède un état fondamental d'énergie minimale E_0 = 0{,}00\text{ eV} et des états excités d'énergies discrètes E_1 = 1{,}88\text{ eV}, E_2 = 2{,}94\text{ eV}, E_3 = 4{,}68\text{ eV}, etc.

Lorsqu'un ion passe d'un niveau d'énergie excité E_m à un niveau de plus basse énergie E_n (E_m > E_n), il émet un photon d'énergie quantifiée \Delta E selon la relation de Planck-Einstein :

\Delta E = E_m - E_n = h \nu = \frac{h c}{\lambda} \quad \implies \quad \lambda = \frac{h c}{E_m - E_n}

Les longueurs d'onde \lambda associées aux raies d'émission ne dépendent ainsi que des écarts énergétiques entre les niveaux de l'espèce.

Or, la structure électronique et les interactions coulombiennes (déterminées par le numéro atomique Z et le nombre d'électrons) sont propres à chaque espèce chimique. Par conséquent :

  • Deux atomes ou ions différents possèdent des diagrammes énergétiques distincts (niveaux d'énergie et écarts énergétiques différents).
  • Les longueurs d'onde des photons émis sont différentes, conférant à chaque espèce un spectre de raies d'émission unique, qui constitue une véritable « carte d'identité » spectroscopique.
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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, transition énergétique

À quelle transition énergétique du document 3 correspond, pour l'ion , la raie de longueur d'onde . On justifiera précisément la réponse.

Voir l'indice

Calculer l'énergie du photon émis \Delta E = hc/\lambda en joules, convertir en \mathrm{eV} et identifier la transition.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie du photon émis \Delta E à partir de la relation de Planck-Einstein en fonction de h, c et \lambda.
  2. Réaliser l'application numérique en joules puis en électronvolts à l'aide des approximations données en tête de partie.
  3. Comparer l'énergie obtenue aux différences d'énergie E_m - E_n entre les niveaux du diagramme du document 3 afin d'identifier la transition correspondante.
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart d'énergie \Delta E = hc/\lambda et identification de la transition sur le diagramme de \mathrm{Ca}^+.

Voir le corrigé complet

Lors de la désexcitation d'un ion d'un niveau d'énergie E_m vers un niveau inférieur E_n, l'énergie du photon émis est donnée par la relation de Planck-Einstein :

\Delta E = E_m - E_n = \frac{h c}{\lambda}

En utilisant les valeurs numériques fournies dans l'énoncé pour \lambda = 423\text{ nm} = 423 \cdot 10^{-9}\text{ m}, h = 6,63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et c = 3,00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\Delta E = \frac{6,63 \cdot 10^{-34} \times 3,00 \cdot 10^8}{423 \cdot 10^{-9}} = \frac{6,63 \times 3,00}{423} \cdot 10^{-17}\text{ J}

L'aide au calcul indique que \frac{6,63 \times 3,00}{423} \approx 4,7 \cdot 10^{-2}, d'où :

\Delta E \approx 4,7 \cdot 10^{-19}\text{ J}

La conversion en électronvolts (1\text{ eV} = 1,602 \cdot 10^{-19}\text{ J} \approx 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ J}) donne, toujours d'après l'aide au calcul (\frac{4,7}{1,6} \approx 2,9) :

\Delta E = \frac{4,7 \cdot 10^{-19}}{1,6 \cdot 10^{-19}}\text{ eV} \approx 2,9\text{ eV}

Examinons les écarts d'énergie entre les niveaux du document 3 (E_0 = 0,00\text{ eV}, E_1 = 1,88\text{ eV}, E_2 = 2,94\text{ eV}, E_3 = 4,68\text{ eV}) :

  • E_2 - E_0 = 2,94 - 0,00 = 2,94\text{ eV} \approx 2,9\text{ eV} ;
  • E_3 - E_1 = 4,68 - 1,88 = 2,80\text{ eV} ;
  • les autres écarts sont soit bien plus faibles, soit bien plus élevés.

L'écart E_2 - E_0 = 2,94\text{ eV} correspond très précisément à l'énergie du photon de longueur d'onde 423\text{ nm}.

Il s'agit donc de la transition radiative entre le deuxième niveau excité et l'état fondamental :

\boxed{\text{Transition } E_2 \longrightarrow E_0}

Résultat

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Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : spectrométrie d'émission

D'après le document 4, préciser si le plasma issu de la roche témoin contient des ions . Justifier.

Voir l'indice

Rechercher les raies caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+ du tableau 1 sur le spectre de la roche.

Voir la stratégie
  1. Relever les longueurs d'onde caractéristiques des raies d'émission de l'ion \mathrm{Ca}^+ fournies dans le tableau 1.
  2. Comparer ces valeurs aux positions des pics d'intensité observés sur le spectre d'émission de la roche témoin (document 4).
  3. Conclure sur la présence effective de l'ion \mathrm{Ca}^+ dans le plasma.
Voir la réponse courte

Confrontation des raies mesurées avec les raies de référence de l'ion calcium.

Voir le corrigé complet

Le tableau 1 recense les longueurs d'onde des raies d'émission caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+ :

394\text{ nm},\quad 397\text{ nm},\quad 423\text{ nm},\quad 443\text{ nm},\quad 444\text{ nm},\quad 446\text{ nm}.

Sur le spectre d'émission du document 4, on observe des pics d'émission très nets à ces mêmes longueurs d'onde :

  • les pics B et D correspondent respectivement aux raies à 394\text{ nm} et 397\text{ nm} ;
  • le pic F, particulièrement intense, correspond à la raie à 423\text{ nm} (étudiée à la question précédente) ;
  • le groupe de pics J, K et L se situe précisément dans la zone 443\text{--}446\text{ nm}.

L'ensemble des raies caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+ étant retrouvé dans le spectre de la roche témoin :

\boxed{\text{Le plasma issu de la roche témoin contient bien des ions }\mathrm{Ca}^+.}

Résultat

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : condition de gauss, stigmatisme

Le système est utilisé dans les conditions de l'approximation de Gauss, ce qui permet un stigmatisme approché. Énoncer ces conditions et définir la notion de stigmatisme.

Voir l'indice

Préciser les conditions angulaires et de proximité à l'axe, puis définir la correspondance point-objet / point-image.

Voir la réponse courte

Définition du stigmatisme et rappel des conditions de Gauss (rayons paraxiaux et peu inclinés).

Voir le corrigé complet

1. Définition du stigmatisme :

  • Un système optique est dit rigoureusement stigmatique pour un couple de points (A, A') si tout rayon lumineux issu du point objet A (réel ou virtuel) émerge du système en passant par le point image unique A' (ou en semblant provenir de A').
  • Le stigmatisme est approché lorsque l'ensemble des rayons issus d'un point objet A ne convergent pas exactement en un point géométrique unique, mais traversent une zone de dimension suffisamment restreinte (tache image) pour pouvoir être assimilée à un point par le récepteur (œil, détecteur).

2. Conditions de l'approximation de Gauss :

L'approximation de Gauss correspond à l'étude des rayons dits paraxiaux, qui satisfont aux deux conditions suivantes :

  • les rayons sont peu inclinés par rapport à l'axe optique (angles d'incidence faibles : \theta \ll 1\text{ rad}, justifiant les approximations \sin\theta \approx \tan\theta \approx \theta) ;
  • les rayons sont proches de l'axe optique (faible ouverture du système, faisceau intercepté au voisinage du sommet ou du centre optique).

Dans ces conditions, le stigmatisme et l'aplanétisme approchés sont généralement vérifiés pour les systèmes centrés.

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : système afocal, lunette de galilée

Schématiser le modèle optique proposé pour la lunette de Galilée renversée en illustrant la marche du faisceau cylindrique incident (rayons parallèles à l'axe optique) à travers le système des deux lentilles et . On prendra soin d'indiquer la position des foyers utiles de chacune des lentilles, ainsi que les centres de celles-ci. On choisira librement une échelle adaptée.

Voir l'indice

Tracer l'axe, placer les foyers avec F'_1 confondu avec F_2, et construire l'émergence d'un faisceau incident parallèle.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition d'afocalité : un système afocal conjugue l'infini avec l'infini, ce qui impose la coïncidence du foyer image de la première lentille avec le foyer objet de la seconde (F'_1 \equiv F_2).
  2. Déterminer les positions relatives des centres optiques O_1 et O_2 sachant que f'_1 = -20\text{ mm} (lentille divergente) et f'_2 = 100\text{ mm} (lentille convergente).
  3. Tracer la marche des rayons extrêmes du faisceau cylindrique incident : réfraction sur L_1 selon des droites issues virtuellement de F'_1, puis réfraction sur L_2 émergeant parallèles à l'axe optique puisque issues de F_2.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons incidents parallèles émergeant parallèles pour un système afocal à deux lentilles.

Voir le corrigé complet

Un doublet afocal transforme un faisceau de rayons parallèles (objet à l'infini) en un faisceau de rayons parallèles (image à l'infini). Pour cela, le foyer principal image de la première lentille coïncide avec le foyer principal objet de la seconde :

F'_1 \equiv F_2

Positions des éléments sur l'axe optique orienté dans le sens de propagation de la lumière :

  • Pour la lentille divergente L_1 de centre O_1 :

    \overline{O_1 F'_1} = f'_1 = -20\text{ mm} \quad (\text{foyer image situé en amont de } L_1)
  • Pour la lentille convergente L_2 de centre O_2 :

    \overline{F_2 O_2} = f'_2 = 100\text{ mm} \quad (\text{foyer objet situé en amont de } L_2)
  • La distance entre les deux lentilles est donc :

    e = \overline{O_1 O_2} = \overline{O_1 F'_1} + \overline{F_2 O_2} = f'_1 + f'_2 = -20\text{ mm} + 100\text{ mm} = 80\text{ mm}

Marche des rayons lumineux :

  • Les rayons incidents parallèles à l'axe optique rencontrent la lentille divergente L_1 et émergent en divergeant, les prolongements virtuels de ces rayons passant par le foyer image F'_1.
  • Comme F'_1 \equiv F_2, ces rayons semblent provenir du foyer objet F_2 de la lentille convergente L_2. Ils émergent donc de L_2 parallèles entre eux et parallèles à l'axe optique.
  • Le faisceau obtenu est cylindrique et élargi.
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Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : faisceau optique, grandissement

Dans cette configuration, calculer le diamètre du faisceau à la sortie de la lunette de Galilée renversée.

Voir l'indice

Utiliser le grandissement angulaire ou le théorème de Thalès entre les foyers et les diamètres.

Voir la stratégie
  1. Considérer un rayon marginal incident parallèle à l'axe optique, situé au bord du faisceau à la distance r_1 = D_1/2 de l'axe.
  2. Utiliser les propriétés de stigmatisme et le tracé des rayons dans un système afocal où F'_1 \equiv F_2.
  3. Appliquer le théorème de Thalès depuis le sommet commun F'_1 \equiv F_2 pour relier les rayons (ou diamètres) aux distances focales.
Voir la réponse courte

Calcul du diamètre du faisceau émergent à partir du rapport des distances focales.

Voir le corrigé complet

Considérons un rayon incident parallèle à l'axe optique, délimitant le bord du faisceau incident de diamètre D_1, à la distance de l'axe optique :

r_1 = \frac{D_1}{2}

Ce rayon traverse la lentille divergente L_1 en I_1 et émerge selon une droite dont le prolongement vers l'amont passe par le foyer image F'_1.

Le doublet étant afocal, ce point coïncide avec le foyer objet de la seconde lentille (F'_1 \equiv F_2). Le rayon incident sur L_2 semble donc provenir de son foyer objet F_2 : il émerge de L_2 parallèlement à l'axe optique, à une distance radiale :

r_2 = \frac{D_2}{2}

Les points F'_1 \equiv F_2, I_1 (sur L_1) et I_2 (sur L_2) étant alignés, le théorème de Thalès dans les triangles semblables de sommet commun F'_1 donne :

\frac{r_2}{r_1} = \frac{D_2}{D_1} = \frac{| \overline{F'_1 O_2} |}{| \overline{F'_1 O_1} |} = \frac{|\overline{F_2 O_2}|}{|\overline{F'_1 O_1}|} = \frac{f'_2}{|f'_1|}

On en déduit l'expression du diamètre du faisceau émergent :

D_2 = \frac{f'_2}{|f'_1|}\, D_1

Application numérique avec f'_2 = 100\text{ mm}, |f'_1| = 20\text{ mm} et D_1 = 3{,}0\text{ mm} :

\begin{aligned} D_2 &= \frac{100}{20} \times 3{,}0\text{ mm} = 5 \times 3{,}0\text{ mm} = 15\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{D_2 = 15\text{ mm} = 1{,}5\text{ cm}}

Résultat

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II.2 · MOXIE

Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : pile électrochimique, schéma

Réaliser un schéma de la pile électrochimique classique précédente.

Voir l'indice

Schématiser deux béchers avec leurs électrodes respectives reliées par un conducteur et un pont électrolytique.

Voir la réponse courte

Schéma conventionnel d'une pile avec électrodes, électrolytes et pont salin.

Voir le corrigé complet

Il s'agit de la pile Daniell classique. D'après les données fournies en fin d'énoncé :

E^\circ(\mathrm{Cu^{2+}/Cu_{(s)}}) = +0{,}34\text{ V} \quad \text{et} \quad E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn_{(s)}}) = -0{,}76\text{ V}

Le couple au potentiel standard le plus élevé constitue le pôle positif (+) de la pile (l'électrode de cuivre), tandis que le couple au potentiel le plus faible constitue le pôle négatif (-) (l'électrode de zinc).

La pile est donc constituée de :

  • une demi-pile d'oxydation : une lame de zinc solide \mathrm{Zn_{(s)}} plongeant dans une solution contenant des ions \mathrm{Zn^{2+}_{(aq)}} (pôle négatif, anode) ;
  • une demi-pile de réduction : une lame de cuivre solide \mathrm{Cu_{(s)}} plongeant dans une solution contenant des ions \mathrm{Cu^{2+}_{(aq)}} (pôle positif, cathode) ;
  • un pont salin assurant la continuité électrique et l'électroneutralité des solutions ;
  • un circuit extérieur comportant un récepteur (résistance R).
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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : anode, cathode, demi-équation

Écrire les demi-équations se produisant à l'anode et à la cathode en précisant à chaque fois s'il s'agit d'une oxydation ou d'une réduction.

Voir l'indice

Associer l'oxydation à l'anode (libération d'électrons) et la réduction à la cathode (consommation d'électrons).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des réactions aux électrodes grâce aux potentiels standard d'oxydoréduction : le réducteur le plus fort (\mathrm{Zn}) s'oxyde et l'oxydant le plus fort (\mathrm{Cu}^{2+}) se réduit.
  2. Associer chaque réaction à son électrode selon les définitions générales : l'anode est toujours le siège d'une oxydation et la cathode le siège d'une réduction.
Voir la réponse courte

Écriture des demi-équations en associant l'oxydation à l'anode et la réduction à la cathode.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé :

E^\circ(\mathrm{Cu}^{2+}/\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}) = 0{,}34\text{ V} > E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})}) = -0{,}76\text{ V}

Lors du fonctionnement spontané de la pile :

  • À l'anode (pôle négatif), il se produit une oxydation du zinc métallique :

    \boxed{\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-} \quad \text{(oxydation)}
  • À la cathode (pôle positif), il se produit une réduction des ions cuivre(II) :

    \boxed{\mathrm{Cu}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}} \quad \text{(réduction)}

Résultat

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Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : conduction électrique, porteur de charge

Indiquer le sens de circulation et la nature des porteurs de charge dans les fils électriques.

Voir l'indice

Préciser que seuls les électrons circulent dans les fils métalliques, du pôle négatif au pôle positif.

Voir la réponse courte

Conduction électronique dans les fils métalliques du pôle négatif (anode) vers le pôle positif (cathode).

Voir le corrigé complet

Dans les fils conducteurs métalliques du circuit extérieur :

  • Nature des porteurs de charge : ce sont les électrons (ou électrons de conduction).
  • Sens de circulation : les électrons étant chargés négativement (q = -e < 0), ils sont libérés par l'oxydation à l'anode (électrode de zinc, pôle négatif) et sont consommés par la réduction à la cathode (électrode de cuivre, pôle positif).

Dans les fils électriques, les électrons circulent donc :

\boxed{\text{de l'électrode de zinc (anode, pôle } - \text{) vers l'électrode de cuivre (cathode, pôle } + \text{)}.}

Le courant électrique conventionnel I circule, quant à lui, en sens inverse (du cuivre vers le zinc).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : pont salin, électroneutralité

Quelle est la nature des porteurs de charge dans le pont salin ? Préciser le rôle de ce pont.

Voir l'indice

Indiquer que les porteurs sont des ions et rappeler la condition de neutralité électrique des solutions.

Voir la réponse courte

Conduction assurée par les ions dans le pont salin assurant la fermeture du circuit et l'électroneutralité.

Voir le corrigé complet

Nature des porteurs de charge dans le pont salin :

Dans le pont salin (constitué d'un gel imbibé d'une solution d'un électrolyte inerte tel que \mathrm{K^+ + Cl^-} ou \mathrm{K^+ + NO_3^-}), les porteurs de charge sont des ions (anions et cations) :

  • les cations migrent dans le sens conventionnel du courant électrique, c'est-à-dire vers la demi-pile cathodique (pôle +) ;
  • les anions migrent dans le sens inverse du courant, c'est-à-dire vers la demi-pile anodique (pôle -).
\boxed{\text{Les porteurs de charge dans le pont salin sont les ions (cations et anions).}}

Rôles du pont salin :

  1. Fermer le circuit électrique : il permet le passage du courant électrique entre les deux compartiments par conduction ionique (migration des ions).
  2. Assurer l'électroneutralité des solutions :

    • à l'anode, la formation continue d'ions \mathrm{Zn^{2+}} est compensée par l'apport d'anions issus du pont salin (ou le départ de cations vers le pont) ;
    • à la cathode, la disparition d'ions \mathrm{Cu^{2+}} est compensée par l'apport de cations issus du pont salin (ou le départ d'anions vers le pont).
  3. Empêcher le mélange direct des solutions : il évite le contact direct entre les réactifs oxydant et réducteur, ce qui court-circuiterait la pile par une réaction d'oxydoréduction spontanée directe sans circulation d'électrons dans le circuit extérieur.

Résultat

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Question 56

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : pile à combustible

Le réactif oxydé est appelé le combustible de la pile. Parmi les espèces chimiques présentes dans les couples, laquelle constitue le combustible ?

Voir l'indice

Le combustible est l'espèce qui subit l'oxydation (qui "brûle" au sens électrochimique).

Voir la réponse courte

Le combustible est le réducteur oxydé à l'anode, ici le dihydrogène \mathrm{H}_2.

Voir le corrigé complet

La pile à combustible est alimentée par deux réactifs : le dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} et le dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}.

Examinons le rôle de chacun dans les couples d'oxydoréduction mis en jeu :

  • dans le couple \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}, le dihydrogène \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} est la forme réduite (le réducteur). Au cours du fonctionnement de la pile, il cède des électrons et subit donc une oxydation selon la demi-équation :

    \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-
  • dans le couple \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}, le dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} est la forme oxydée (l'oxydant, ou comburant). Il capte des électrons et subit donc une réduction.

Le réactif oxydé étant le combustible de la pile, il s'agit du dihydrogène.

\boxed{\text{Le combustible de la pile est le dihydrogène gazeux } \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.}

Résultat

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Question 57

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : demi-équation rédox

Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction.

Voir l'indice

Écrire l'oxydation de \mathrm{H}_2 en \mathrm{H}^+ et la réduction de \mathrm{O}_2 en \mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir la réponse courte

Demi-équations des couples \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 et \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les deux couples oxydant/réducteur mis en jeu sont \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} et \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}.

  • À l'anode se produit l'oxydation du combustible, le dihydrogène \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} :

    \boxed{\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-}
  • À la cathode se produit la réduction du comburant, le dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} :

    \boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

Résultat

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Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : formule de nernst

Écrire les formules de Nernst associées à ces deux couples (on considérera un fonctionnement à la température ambiante de 298 K).

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst à chaque demi-pile à 298\text{ K} en fonction des pressions partielles.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la formule générale de Nernst à T = 298\text{ K}, où le terme \frac{R\,T\ln 10}{F} vaut environ 0{,}059\text{ V} (souvent arrondi à 0{,}06\text{ V}).
  2. Pour chaque couple, identifier le nombre d'électrons échangés n et exprimer le quotient réactionnel en fonction des activités des espèces (pressions partielles pour les gaz normalisées par P^\circ = 1\text{ bar}, concentrations molaires pour les solutés normalisées par c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et activité unitaire pour le solvant liquide \mathrm{H_2O}).
Voir la réponse courte

Écriture des potentiels d'équilibre de Nernst en fonction des pressions partielles de gaz.

Voir le corrigé complet

À T = 298\text{ K}, le terme préfactoriel s'écrit :

\frac{R\,T\ln 10}{F} \approx 0{,}059\text{ V} \quad (\text{ou } 0{,}06\text{ V})
  • Couple \mathrm{H^+_{(aq)} / H_{2(g)}} :
    La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit (pour 2 électrons échangés) :

    2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}}

    La formule de Nernst associée est :

    E(\mathrm{H^+/H_2}) = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) + \frac{0{,}059}{2}\log\left( \frac{\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right)^2}{\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}} \right)

    Sachant que par convention E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 0\text{ V} et \mathrm{pH} = -\log\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right), elle peut aussi se mettre sous la forme :

    \boxed{E(\mathrm{H^+/H_2}) = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} - \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)}
  • Couple \mathrm{O_{2(g)} / H_2O_{(l)}} :
    La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit (pour 4 électrons échangés) :

    \mathrm{O_{2(g)}} + 4\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

    L'eau étant le solvant, son activité vaut a(\mathrm{H_2O}) = 1. La formule de Nernst s'écrit :

    E(\mathrm{O_2/H_2O}) = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) + \frac{0{,}059}{4}\log\left( \frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ} \cdot \left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right)^4 \right)

    soit de façon équivalente :

    \boxed{E(\mathrm{O_2/H_2O}) = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right)}

Résultat

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Question 59

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : force électromotrice

Déterminer l'expression de la force électromotrice de cette pile.

Voir l'indice

Calculer la différence des potentiels d'électrode e = E_+ - E_-.

Voir la stratégie
  1. Identifier les pôles de la pile : la cathode (lieu de la réduction de \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) constitue le pôle positif de potentiel E_+, et l'anode (lieu de l'oxydation de \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) constitue le pôle négatif de potentiel E_-.
  2. Exprimer la force électromotrice e = E_+ - E_- à l'aide des formules de Nernst établies à la question Q58.
  3. Simplifier l'expression en regroupant les termes logarithmiques et en constatant l'élimination du terme de \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

Force électromotrice de la pile à vide e = E_{\text{cath}} - E_{\text{an}}.

Voir le corrigé complet

La force électromotrice (f.é.m.) e de la pile est égale à la différence de potentiel à vide entre la cathode (pôle positif, siège de la réduction de \mathrm{O}_2) et l'anode (pôle négatif, siège de l'oxydation de \mathrm{H}_2) :

e = E_+ - E_- = E(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) - E(\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})})

D'après les expressions de Nernst obtenues à la question Q58 :

\begin{aligned} E_+ &= E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) \\ E_- &= E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - 0{,}059\,\mathrm{pH} - \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right) \end{aligned}

En effectuant la différence, les termes dépendant du \mathrm{pH} se compensent exactement :

\begin{aligned} e &= E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right) \\ &= E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{0{,}059}{4} \left[ \log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) + 2\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right) \right] \end{aligned}

En posant e^\circ = E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2), il vient :

\boxed{e = e^\circ + \frac{0{,}059}{4}\log\left( \frac{P_{\mathrm{O}_2} \, P_{\mathrm{H}_2}^2}{(P^\circ)^3} \right)}

ou, sous forme littérale complète à la température T :

\boxed{e = E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{R T}{4 F} \ln\left( \frac{P_{\mathrm{O}_2} \, P_{\mathrm{H}_2}^2}{(P^\circ)^3} \right)}

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : cellule à oxydé solide, pile à combustible

Établir la correspondance entre les huit numéros du schéma de la figure 3 et la liste suivante : , air (dont ), , électrons, anode, cathode, , air appauvri.

Voir l'indice

Identifier l'arrivée de chaque gaz, le sens de passage des anions \mathrm{O}^{2-} et le circuit extérieur des électrons.

Voir la stratégie

Pour identifier les éléments de la figure 3 :

  1. Repérer le sens de la flèche 6 dans l'électrolyte : le texte précise que les ions oxyde \mathrm{O}^{2-} migrent de la cathode vers l'anode. La flèche 6 étant orientée de droite à gauche, le compartiment de droite correspond à la cathode et celui de gauche à l'anode.
  2. Associer les flux de matière :

    • Côté anode (gauche) : entrée de combustible \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} (1) et évacuation des produits et réactifs résiduels \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} (4).
    • Côté cathode (droite) : entrée de comburant « air (dont \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) » (2) et rejet d'« air appauvri » (5).
  3. Dans le circuit extérieur (3), les électrons circulent spontanément de l'anode (pôle négatif, lieu d'oxydation) vers la cathode (pôle positif, lieu de réduction).
Voir la réponse courte

Identification des flux de matières et des composants de la cellule à oxyde solide (SOEC).

Voir le corrigé complet

D'après les indications fournies :

  • Les ions oxyde migrent de la cathode vers l'anode à travers l'électrolyte solide (zircone YSZ). La flèche 6 étant orientée de droite à gauche, elle représente la migration des ions \mathbf{O^{2-}}.
  • L'électrode de gauche 8 est donc l'anode, et l'électrode de droite 7 est la cathode.
  • À l'anode, le dihydrogène est injecté par le bas en 1 : \mathbf{H_{2(g)}}. Il s'y oxyde selon \mathrm{H}_2 + \mathrm{O}^{2-} \rightarrow \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^-. Le mélange sortant par le haut en 4 est constitué de \mathbf{H_2O_{(l)} + H_{2(g)}}.
  • À la cathode, le dioxygène de l'air injecté en 2, soit l'air (dont \mathbf{O_{2(g)}}), est réduit selon \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2 + 2\,\mathrm{e}^- \rightarrow \mathrm{O}^{2-}. L'air sortant par le haut en 5 est donc l'air appauvri (en \mathrm{O}_2).
  • Les électrons libérés à l'anode transitent par le circuit extérieur vers la cathode (flèche de gauche à droite) : le repère 3 correspond aux électrons.
\boxed{ \begin{array}{cl} \mathbf{1} : & \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} \\ \mathbf{2} : & \text{air (dont } \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}\text{)} \\ \mathbf{3} : & \text{électrons} \\ \mathbf{4} : & \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} \\ \mathbf{5} : & \text{air appauvri} \\ \mathbf{6} : & \mathrm{O}^{2-} \\ \mathbf{7} : & \text{cathode} \\ \mathbf{8} : & \text{anode} \end{array} }

Résultat

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Question 61

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrolyseur, polarité

La cathode constitue-t-elle le pôle positif ou négatif ? Justifier.

Voir l'indice

Rappeler que dans une pile en décharge, la réduction a toujours lieu au pôle de plus haut potentiel.

Voir la réponse courte

En électrolyse, la cathode est reliée à la borne négative du générateur car il s'y produit une réduction.

Voir le corrigé complet

Dans un générateur électrochimique (pile) en fonctionnement :

  • la cathode est le siège d'une réaction de réduction (ici la réduction du dioxygène en ions oxyde : \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{e}^- \to 2\,\mathrm{O}^{2-}), ce qui consomme des électrons ;
  • dans le circuit électrique extérieur, les électrons sont donc attirés vers la cathode et s'y dirigent, ce qui correspond au sens d'attraction vers le pôle de potentiel le plus élevé.

Le courant conventionnel I sort ainsi de cette électrode pour circuler dans le circuit extérieur.

\boxed{\text{La cathode constitue le pôle positif }(+)\text{ de la pile.}}

Résultat

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Question 62

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : équation d'état des gaz parfaits

En considérant le dihydrogène comme un gaz parfait, calculer la quantité de matière de dihydrogène correspondant à cette masse, puis le volume occupé par cette quantité de gaz à sous pression atmosphérique (). Commenter la valeur obtenue.

Voir l'indice

Calculer n = m/M(\mathrm{H}_2) puis utiliser l'équation des gaz parfaits V = nRT/P.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de matière n(\mathrm{H}_2) à partir de la masse m = 1{,}5\text{ kg} et de la masse molaire moléculaire M(\mathrm{H}_2) = 2\,M(\mathrm{H}).
  2. Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits p_{\text{atm}} V = n R T en convertissant la température en kelvins, et exploiter l'aide au calcul fournie en tête de partie.
  3. Comparer le volume obtenu aux dimensions caractéristiques d'une automobile pour justifier la nécessité de comprimer le dihydrogène.
Voir la réponse courte

Calcul de n = m/M puis V = nRT/P et mise en évidence de l'encombrement volumique du gaz.

Voir le corrigé complet

La masse molaire du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_2 vaut :

M(\mathrm{H}_2) = 2\,M(\mathrm{H}) = 2{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière correspondante pour une masse m = 1{,}5\text{ kg} est donc :

n = \frac{m}{M(\mathrm{H}_2)} = \frac{1{,}5}{2{,}0\cdot 10^{-3}} = 750\text{ mol}
\boxed{n = 750\text{ mol} = 7{,}5\cdot 10^2\text{ mol}}

En assimilant le dihydrogène à un gaz parfait, le volume occupé vérifie :

p_{\text{atm}} V = n R T \implies V = \frac{n R T}{p_{\text{atm}}}

Avec T = 20 + 273 = 293\text{ K}, p_{\text{atm}} = 1{,}0\cdot 10^5\text{ Pa} et l'aide au calcul qui donne 750 \times 8{,}31 \times 293 \approx 1{,}8\cdot 10^6 :

V = \frac{1{,}8\cdot 10^6}{1{,}0\cdot 10^5} = 18\text{ m}^3
\boxed{V = 18\text{ m}^3 = 1{,}8\cdot 10^4\text{ L}}

Commentaire : Un volume de 18\text{ m}^3 (soit 18\,000\text{ L}) est considérable par rapport au volume total d'une voiture (le volume d'un réservoir de carburant standard est d'environ 50\text{ L}). Il est donc impossible d'embarquer le dihydrogène à pression atmosphérique. Pour être utilisable dans un véhicule, le dihydrogène doit être stocké à très haute pression (généralement à 700\text{ bar} = 7\cdot 10^7\text{ Pa}, ce qui réduit le volume à environ 25\text{ L}) ou sous forme cryogénique liquide à 20\text{ K}.

Résultat

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Question 63

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrolyse de l'eau

Donner l'équation de la réaction d'électrolyse de l'eau.

Voir l'indice

Écrire la réaction inverse de la synthèse de l'eau à partir de ses éléments gazeux.

Voir la réponse courte

Équation de réaction globale de l'électrolyse de l'eau : 2\mathrm{H}_2\mathrm{O} \to 2\mathrm{H}_2 + \mathrm{O}_2.

Voir le corrigé complet

L'électrolyse de l'eau correspond à la décomposition de l'eau liquide en dihydrogène et en dioxygène gazeux, soit la réaction inverse de celle se produisant spontanément au sein de la pile à combustible (d'après les demi-équations de la question Q57) :

\boxed{2\,\mathrm{H_2O}_{(\mathrm{l})} = 2\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}}

On peut également l'écrire pour une mole d'eau consommée :

\mathrm{H_2O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}

Résultat

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Question 64

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrolyse du dioxyde de carbone

À partir du document 6, écrire l'équation de la réaction bilan de l'électrolyseur utilisant le de l'atmosphère martienne.

Voir l'indice

Additionner les réactions anodique et cathodique données dans le document 6.

Voir la stratégie

Pour obtenir l'équation de la réaction bilan de l'électrolyseur :

  1. Relever les demi-équations électroniques ayant lieu à chaque électrode d'après le document 6.
  2. Sommer ces deux équations en éliminant les électrons \mathrm{e}^- ainsi que les porteurs de charge intermédiaires (les ions oxyde \mathrm{O}^{2-} migrant à travers l'électrolyte).
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction bilan de dissociation du \mathrm{CO}_2 en \mathrm{CO} et \mathrm{O}_2.

Voir le corrigé complet

D'après le document 6, les processus électrochimiques aux électrodes sont :

  • À l'électrode négative (cathode, siège d'une réduction) :

    2\,\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 2\,\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{O}^{2-}
  • À l'électrode positive (anode, siège d'une oxydation) :

    2\,\mathrm{O}^{2-} \longrightarrow \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{e}^-

En sommant ces deux demi-équations, le bilan global de l'électrolyseur s'écrit :

\boxed{2\,\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}}

(ou sous forme simplifiée : \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{(\mathrm{g})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}).

Résultat

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Question 65

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : production d'oxygène, mission spatiale

Dans quel but l'électrolyse du dioxyde de carbone peut-elle être mise en œuvre sur Mars ou dans la station spatiale internationale ?

Voir l'indice

Évoquer le recyclage de l'air pour la respiration humaine et la production de comburant pour le voyage de retour.

Voir la réponse courte

Intérêt pour la survie des astronautes (respiration) et la production de comburant pour les fusées.

Voir le corrigé complet

L'électrolyse du dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 permet principalement de :

  • Produire du dioxygène respirable (\mathrm{O}_2) indispensable au système de maintien de la vie des équipages humains, que ce soit sur une base martienne ou dans les modules fermés de la station spatiale internationale (ISS) ;
  • Produire le comburant (\mathrm{O}_2 liquide) nécessaire aux moteurs-fusées des vaisseaux spatiaux pour assurer le décollage et le trajet retour vers la Terre depuis la surface de Mars ;
  • Recycler et purifier l'atmosphère confinée en consommant le dioxyde de carbone toxique expiré par les astronautes, évitant ainsi son accumulation dans l'habitacle.
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Question 66

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : conduction ionique, cinétique électrochimique

À partir du document 7, expliquer qualitativement ce qui justifie de devoir effectuer l'électrolyse du à haute température ().

Voir l'indice

Observer sur le graphique la diminution de la composante électrique \Delta G au profit de l'énergie thermique T\Delta S.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans le document 7 les rôles respectifs de l'enthalpie libre \Delta G (énergie électrique) et du terme entropique T\Delta S (énergie thermique).
  2. Décrire l'évolution de ces grandeurs avec la température pour la dissociation du \mathrm{CO}_2.
  3. Conclure sur le compromis énergétique et l'intérêt d'opérer à haute température (800\text{ }^\circ\text{C}).
Voir la réponse courte

Température élevée requise pour assurer la mobilité des ions oxyde dans l'électrolyte céramique solide.

Voir le corrigé complet

D'après le document 7, l'énergie totale nécessaire à la réaction de dissociation du \mathrm{CO}_2 s'écrit sous la forme :

\Delta H = \Delta G + T\Delta S

où :

  • \Delta G représente l'énergie sous forme électrique requise (associée à la tension d'électrolyse) ;
  • T\Delta S représente l'énergie apportée sous forme thermique (chaleur).

Sur le graphique de dissociation de \mathrm{CO}_2, on constate que lorsque la température augmente de la température ambiante jusqu'à 800\text{ }^\circ\text{C} :

  • l'énergie totale \Delta H varie très peu (elle reste voisine de 280\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) ;
  • l'énergie électrique nécessaire \Delta G décroît nettement (la tension réversible passe d'environ 1{,}3\text{ V} à moins de 1{,}0\text{ V}) ;
  • la part thermique T\Delta S augmente corrélativement pour compenser cette baisse.
\boxed{\text{Effectuer l'électrolyse à } 800\text{ }^\circ\text{C} \text{ permet de réduire l'énergie électrique à fournir en lui substituant de l'énergie thermique.}}

Résultat

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II.3 · Ingenuity

Question 67

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Bilans macroscopiques

Notions : modèle de rankine-froude, vol stationnaire

On sait que l'atmosphère martienne est environ 100 fois moins dense que l'atmosphère terrestre et que l'accélération de la pesanteur martienne a pour valeur . À partir des données et du document 8, montrer qu'on retrouve l'ordre de grandeur de la puissance nécessaire pour qu'Ingenuity effectue un vol stationnaire, c'est-à-dire, développe une force de poussée de valeur égale à celle de son propre poids.

Voir l'indice

Calculer la force de sustentation F = mg_{\mathrm{Mars}}, la surface S = \pi R^2, et injecter dans la formule de Rankine-Froude.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de vol stationnaire reliant la poussée F au poids d'Ingenuity sur Mars.
  2. Exprimer la masse volumique de l'atmosphère martienne \rho et la surface S balayée par les pales.
  3. Injecter ces grandeurs dans la formule de Rankine-Froude fournie pour calculer l'ordre de grandeur de la puissance P.
Voir la réponse courte

Application du modèle de la théorie de la quantité de mouvement pour la puissance de sustentation.

Voir le corrigé complet

Pour qu'Ingenuity effectue un vol stationnaire, la force de poussée verticale \vec{F} compense exactement son poids \vec{P}_{\text{poids}} :

F = P_{\text{poids}} = m \, g_{\text{Mars}}

D'après le document 8 et les données :

  • m = 1{,}8\text{ kg} ;
  • g_{\text{Mars}} = 3{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • F = 1{,}8 \times 3{,}7 \approx 6{,}7\text{ N} ;
  • \rho = \frac{\rho_{\text{Terre}}}{100} = \frac{1{,}29}{100} \approx 1{,}3 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • Le rayon des pales est R = 60\text{ cm} = 0{,}60\text{ m}, d'où la surface balayée :

    S = \pi R^2 \approx 3{,}14 \times 0{,}60^2 \approx 1{,}13\text{ m}^2

D'après la formule de Rankine-Froude donnée par l'énoncé, la puissance induite minimale nécessaire s'écrit :

P = \sqrt{\frac{F^3}{2\rho S}} = \sqrt{\frac{(m \, g_{\text{Mars}})^3}{2\rho S}}

En effectuant le calcul numérique :

\begin{aligned} F^3 &\approx 6{,}66^3 \approx 295\text{ N}^3 \approx 3{,}0 \cdot 10^2\text{ N}^3 \\ 2\rho S &\approx 2 \times 1{,}29 \cdot 10^{-2} \times 1{,}13 \approx 2{,}9 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-1} \\ \frac{F^3}{2\rho S} &\approx \frac{295}{2{,}9 \cdot 10^{-2}} \approx 1{,}0 \cdot 10^4\text{ W}^2 \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{P \approx 100\text{ W} \sim 10^2\text{ W}}

Résultat

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Question 68

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : vitesse angulaire

À partir du document 8, évaluer la vitesse angulaire maximale de rotation d'une hélice en .

Voir l'indice

Convertir la fréquence de rotation maximale de \text{tr}\cdot\text{min}^{-1} en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1} (\omega = 2\pi N/60).

Voir la stratégie
  1. Relever la fréquence de rotation maximale N_{\max} exprimée en tours par minute dans le document 8.
  2. Utiliser la relation de conversion entre fréquence de rotation N (en \text{tr}\cdot\text{min}^{-1}) et vitesse angulaire \omega (en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}) : \omega = \frac{2\pi N}{60}.
Voir la réponse courte

Conversion de la vitesse de rotation de tours par minute en radians par seconde.

Voir le corrigé complet

D'après le document 8, la vitesse de rotation des pales est comprise entre 2\,400 et 2\,900\text{ tours par minute}. La vitesse maximale de rotation est donc :

N_{\max} = 2\,900\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}

La vitesse angulaire \omega_{\max} s'exprime en fonction de N_{\max} par :

\omega_{\max} = \frac{2\pi\,N_{\max}}{60} = \frac{\pi\,N_{\max}}{30}

Application numérique :

\begin{aligned} \omega_{\max} &= \frac{2\,900 \times \pi}{30} = \frac{290\,\pi}{3}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

En utilisant \pi \approx 3{,}14 (ou l'approximation sans calculatrice \pi \approx 3) :

\begin{aligned} \omega_{\max} &\approx \frac{290 \times 3{,}14}{3} \approx 304\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 3{,}0 \cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

(ou \omega_{\max} \approx 290\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} en approchant \pi \approx 3).

\boxed{\omega_{\max} \approx 3{,}0 \cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 69

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : vitesse périphérique

En déduire la vitesse correspondante d'un point en bout de pale.

Voir l'indice

Appliquer la relation cinématique v = R\omega pour un mouvement circulaire.

Voir la réponse courte

Calcul de la vitesse linéaire en bout de pale par v = R\omega.

Voir le corrigé complet

Pour un solide en rotation uniforme autour d'un axe fixe à la vitesse angulaire \omega_{\max}, la vitesse d'un point situé à la distance R de l'axe de rotation est donnée par :

v = R\,\omega_{\max}

Le rayon d'une pale d'Ingenuity étant de R = 60\text{ cm} = 0{,}60\text{ m} (document 8) et la vitesse angulaire maximale valant \omega_{\max} \approx 3{,}0 \cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q68) :

v = 0{,}60 \times 3{,}0 \cdot 10^2 = 1{,}8 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v \approx 1{,}8 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 180\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 70

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : écoulement supersonique, vitesse du son

À partir de la question précédente, quel aurait été le problème rencontré si ces pales avaient eu un rayon de ?

Voir l'indice

Comparer la vitesse obtenue avec la vitesse du son martienne calculée à la question Q42.

Voir la stratégie
  1. Calculer la vitesse linéaire v' en bout de pale avec un rayon R' = 1\text{ m} pour la vitesse angulaire maximale déterminée en Q68.
  2. Comparer cette vitesse à la célérité du son dans l'atmosphère martienne calculée en Q42 (c \approx 240\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
  3. En déduire les conséquences physiques et aérodynamiques pour le fonctionnement des rotors.
Voir la réponse courte

Pour R = 1\text{ m}, le bout de pale dépasserait la vitesse du son martienne, créant des ondes de choc néfastes.

Voir le corrigé complet

Si les pales avaient un rayon R' = 1{,}0\text{ m}, la vitesse linéaire maximale d'un point situé en bout de pale serait :

v' = R' \, \omega_{\max}

Avec \omega_{\max} \approx 3{,}0 \cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} (d'après Q68) :

v' = 1{,}0 \times 3{,}0 \cdot 10^2 = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Or, d'après la question Q42, la vitesse du son dans l'atmosphère martienne vaut c \approx 240\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. On aurait ainsi :

v' > c
\boxed{\text{Le bout des pales atteindrait un régime supersonique ($v' > c$).}}

Le franchissement du mur du son engendrerait des conséquences très pénalisantes :

  • formation d'ondes de choc entraînant une chute brutale de portance et une hausse spectaculaire de la traînée aérodynamique ;
  • apparition d'importantes vibrations et contraintes mécaniques risquant d'endommager la structure des pales ;
  • consommation énergétique prohibitive rendant le vol impossible avec la puissance disponible.

Résultat

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Question 71

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment d'inertie

Le moment d'inertie d'une pale par rapport à son axe de rotation est approximativement , où est sa masse et sa longueur. Déterminer le moment d'inertie correspondant à une hélice de l'hélicoptère, constituée de deux pales (chacune ayant une masse de ).

Voir l'indice

Additionner les moments d'inertie des deux pales identiques par rapport à l'axe commun de rotation.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la propriété d'additivité du moment d'inertie par rapport à un même axe de rotation pour sommer les contributions des deux pales identiques.
  2. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies en unités du Système International (m en \text{kg}, R en \text{m}).
Voir la réponse courte

Calcul du moment d'inertie total de l'hélice bipale par additivité.

Voir le corrigé complet

Le moment d'inertie d'un solide constitué de plusieurs parties disjointes par rapport à un axe fixe (\Delta) est égal à la somme des moments d'inertie de chacune des parties par rapport à ce même axe.

L'hélice étant composée de deux pales identiques de masse m et de longueur R, son moment d'inertie total J_{\text{hélice}} s'écrit :

J_{\text{hélice}} = 2\,J = 2\left(\frac{m R^2}{12}\right) = \frac{m R^2}{6}

D'après le préambule de la partie II.3 et les données de l'énoncé :

  • m = 100\text{ g} = 0{,}100\text{ kg} ;
  • R = 60\text{ cm} = 0{,}60\text{ m}.

On en déduit :

\begin{aligned} J_{\text{hélice}} &= \frac{0{,}100 \times (0{,}60)^2}{6} \\ &= \frac{0{,}100 \times 0{,}36}{6} \\ &= 6{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2 \end{aligned}
\boxed{J_{\text{hélice}} = \frac{m R^2}{6} = 6{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2}

Résultat

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Question 72

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment cinétique d'un solide

En déduire le moment cinétique lorsque cette hélice tourne à vitesse maximale.

Voir l'indice

Appliquer la relation L_\Delta = J_{\mathrm{h\acute{e}lice}} \omega.

Voir la réponse courte

Expression et calcul scalaire du moment cinétique de rotation L = J\omega.

Voir le corrigé complet

Pour un solide en rotation autour d'un axe fixe (\Delta), le moment cinétique scalaire par rapport à cet axe s'exprime par :

L_{\Delta} = J_{\text{hélice}} \, \omega_{\max}

où J_{\text{hélice}} est le moment d'inertie de l'hélice par rapport à son axe de rotation et \omega_{\max} la vitesse angulaire maximale.

D'après les résultats obtenus aux questions Q68 et Q71 :

\begin{aligned} J_{\text{hélice}} &= 6{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^2 \\ \omega_{\max} &\approx 3{,}0 \cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

L'application numérique donne :

L_{\Delta} = 6{,}0 \cdot 10^{-3} \times 3{,}0 \cdot 10^2 = 1{,}8\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}

En orientant l'axe de rotation vertical selon le vecteur unitaire \vec{u}_z par la règle de la main droite associée au sens de rotation de l'hélice, le vecteur moment cinétique de l'hélice s'écrit :

\boxed{\vec{L} = L_{\Delta}\,\vec{u}_z \approx 1{,}8\,\vec{u}_z\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}} \quad \text{soit une norme} \quad \boxed{L \approx 1{,}8\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 73

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment cinétique d'un solide

Sur le document 8, on voit deux hélices contrarotatives, c'est-à-dire, pouvant tourner en sens inverse. Quel serait le moment cinétique de la deuxième hélice, tournant en sens contraire ?

Voir l'indice

Changer le signe de la projection du moment cinétique en inversant le sens de rotation.

Voir la stratégie
  1. Les deux hélices étant identiques, elles présentent le même moment d'inertie J_{\text{hélice}}.
  2. La seconde hélice tournant à la même vitesse angulaire mais en sens inverse, son vecteur rotation est opposé à celui de la première hélice.
  3. On en déduit l'expression vectorielle et la valeur algébrique projetée sur l'axe de rotation.
Voir la réponse courte

Moment cinétique opposé L_2 = -J\omega pour l'hélice tournant en sens inverse.

Voir le corrigé complet

Les deux hélices coaxiales possèdent la même géométrie et la même répartition de masse, donc le même moment d'inertie par rapport à leur axe commun de rotation \Delta orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_z :

J_2 = J_1 = J_{\text{hélice}}

Puisque la seconde hélice tourne en sens inverse de la première à la même vitesse angulaire, son vecteur rotation s'écrit :

\vec{\omega}_2 = -\vec{\omega}_1 = -\omega_{\max}\,\vec{u}_z

Le moment cinétique de la seconde hélice par rapport à l'axe \Delta est donc l'opposé de celui de la première hélice :

\vec{L}_2 = J_{\text{hélice}}\,\vec{\omega}_2 = -\vec{L}_1

En projection algébrique sur l'axe \Delta, d'après le résultat de la question Q72 :

L_{\Delta, 2} = - L_{\Delta, 1} \approx -1{,}8\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\vec{L}_2 = -\vec{L}_1 \quad \text{soit} \quad L_{\Delta, 2} \approx -1{,}8\text{ kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 74

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : rotor contrarotatif, couple de réaction

Quelle peut être l'utilité du caractère contrarotatif de ce dispositif ?

Voir l'indice

Appliquer le principe de conservation du moment cinétique global pour éviter la rotation de la carlingue (effet anti-couple).

Voir la stratégie
  1. Faire le lien avec les questions Q72 et Q73 concernant la somme des moments cinétiques des deux hélices.
  2. Invoquer le théorème du moment cinétique appliqué au drone pour analyser le couple de réaction qui tendrait à faire tourner la carlingue.
  3. Conclure sur la suppression de la nécessité d'un rotor anticouple (rotor de queue).
Voir la réponse courte

Annulation du moment cinétique et du couple de réaction pour stabiliser le fuselage en lacet.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q72 et Q73, les deux hélices coaxiales possèdent des vitesses de rotation opposées, si bien que le moment cinétique total des hélices par rapport à l'axe vertical est nul :

\vec{L}_{\text{hélices}} = \vec{L}_1 + \vec{L}_2 = \vec{0}

Ce dispositif présente deux intérêts majeurs :

  • Annulation du couple de réaction : d'après la troisième loi de Newton (ou le théorème du moment cinétique appliqué au système complet en l'absence de couple externe en lacet), la mise en rotation d'un rotor unique exercerait sur le châssis un couple de réaction le faisant tourner en sens inverse. Grâce aux deux hélices contrarotatives, les couples aérodynamiques exercés sur le corps du drone se compensent exactement, ce qui supprime le besoin d'un rotor de queue (anticouple).
  • Contrôle en lacet et compacité : une légère variation différentielle de la vitesse de rotation entre les deux rotors permet de contrôler l'orientation de l'appareil autour de son axe vertical, tout en offrant une compacité et un allègement cruciaux pour un vol sur Mars.
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Partie III : Le retour

Question 75

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
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  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Exprimer l'enthalpie standard de réaction à de la réaction (2), puis calculer sa valeur.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess : \Delta_r H^\circ = \sum \nu_i \Delta_f H^\circ_i.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des constituants de la réaction (2).
  2. Utiliser le fait que l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état standard de référence (\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) est nulle.
Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie standard de la réaction de Sabatier par la loi de Hess.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction de Sabatier s'écrit :

\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} s'exprime par :

\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) - 4\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})})

Le dihydrogène gazeux étant un corps pur simple dans son état standard de référence à 298\text{ K}, on a \Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}. L'expression devient :

\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})})

D'après le tableau des données fourni à 298\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})}) &= -75\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) &= -286\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) &= -394\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

L'application numérique donne :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) &= -75 + 2 \times (-286) - (-394) \\ &= -75 - 572 + 394 \\ &= -253\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = -253\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 76

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de van 't hoff, équilibre chimique

En justifiant, préciser l'influence sur cet équilibre d'une augmentation de température à pression constante.

Voir l'indice

Utiliser la loi de van 't Hoff en reliant le sens de déplacement au signe de \Delta_r H^\circ.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le signe de l'enthalpie standard de réaction calculée à la question Q75 pour caractériser le sens de transfert thermique (exothermique ou endothermique).
  2. Utiliser la loi de van 't Hoff (ou le principe de modération de Le Chatelier) pour déterminer la variation de la constante d'équilibre avec la température.
  3. En déduire le sens de déplacement de l'équilibre chimique lors d'une augmentation de température.
Voir la réponse courte

Réaction exothermique, une élévation de température déplace l'équilibre dans le sens indirect d'après Van 't Hoff.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q75, la réaction de Sabatier présente une enthalpie standard de réaction négative :

\Delta_r H^\circ = -253\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

La réaction est donc exothermique dans le sens direct (sens 1), et endothermique dans le sens indirect (sens -1).

La dépendance de la constante d'équilibre K^\circ(T) en fonction de la température est donnée par la loi de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

Comme \Delta_r H^\circ < 0, on a :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} < 0

Ainsi, une augmentation de la température T entraîne une diminution de la constante d'équilibre K^\circ(T). Le quotient de réaction Q_r, initialement égal à l'ancienne constante d'équilibre, devient alors supérieur à la nouvelle constante d'équilibre (Q_r > K^\circ), ce qui impose une évolution dans le sens indirect.

D'après le principe de modération de Le Chatelier, toute élévation de température à pression constante favorise le sens endothermique afin de modérer la perturbation thermique imposée.

\boxed{\text{Une augmentation de température déplace l'équilibre dans le sens indirect (vers la gauche), défavorable à la formation de }\mathrm{CH}_4.}

Résultat

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Question 77

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : principe de le chatelier, pression

En justifiant, préciser l'influence sur cet équilibre d'une augmentation de pression totale à température constante.

Voir l'indice

Calculer la variation de quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g et appliquer le principe de Le Chatelier.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces gazeuses dans l'équation de la réaction et calculer la variation du nombre de moles de gaz \Delta \nu_g.
  2. Justifier l'effet d'une augmentation de pression totale P à température constante, soit par le principe de modération de Le Chatelier, soit par l'expression du quotient de réaction Q_r vis-à-vis de la constante d'équilibre K^\circ(T).
Voir la réponse courte

Une hausse de pression favorise le sens direct, qui diminue la quantité de matière gazeuse.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction de Sabatier est :

\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

L'eau étant sous forme liquide condensée, son activité est a(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) = 1. La variation du nombre de moles de constituants gazeux s'écrit :

\Delta \nu_g = \sum_{i \in \text{gaz}} \nu_i = 1 - (1 + 4) = -4 < 0

En assimilant le mélange gazeux à un mélange de gaz parfaits à la pression totale P, chaque pression partielle s'écrit P_i = x_i P. Le quotient de réaction s'exprime donc par :

Q_r = \frac{\left(\frac{P_{\mathrm{CH}_4}}{P^\circ}\right)}{\left(\frac{P_{\mathrm{CO}_2}}{P^\circ}\right) \left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)^4} = \frac{x_{\mathrm{CH}_4}}{x_{\mathrm{CO}_2} \, x_{\mathrm{H}_2}^4} \left( \frac{P}{P^\circ} \right)^{-4}

À température fixée, la constante d'équilibre K^\circ(T) est inchangée. Si l'on augmente la pression totale P à partir de l'état d'équilibre :

  • le facteur \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^{-4} diminue, donc Q_r devient inférieur à K^\circ(T) (Q_r < K^\circ) ;
  • le critère d'évolution spontanée impose alors une évolution dans le sens direct (\Delta_r G < 0) afin de rétablir l'égalité Q_r = K^\circ.

Ce résultat est conforme au principe de modération de Le Chatelier : une augmentation de pression à température constante déplace l'équilibre dans le sens qui tend à modérer cette augmentation, c'est-à-dire dans le sens diminuant la quantité de matière totale de gaz (\Delta \nu_g < 0).

\boxed{\text{Une augmentation de pression totale à température constante déplace l'équilibre dans le sens direct.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 78

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : maille cubique à faces centrées, population

Déterminer le nombre d'atomes par maille en le justifiant.

Voir l'indice

Compter les atomes aux 8 sommets (comptant pour 1/8) et aux 6 centres de faces (comptant pour 1/2).

Voir la réponse courte

Dénombrement des atomes en propre pour la maille CFC : 8 \times 1/8 + 6 \times 1/2 = 4.

Voir le corrigé complet

Dans une structure cubique à faces centrées (cfc), les atomes de nickel occupent deux types de sites dans la maille conventionnelle :

  • les 8 sommets du cube, chacun étant partagé par 8 mailles adjacentes, ce qui confère une contribution de :

    8 \times \frac{1}{8} = 1 \text{ atome}
  • les centres des 6 faces du cube, chacun étant partagé par 2 mailles adjacentes, ce qui confère une contribution de :

    6 \times \frac{1}{2} = 3 \text{ atomes}

Le nombre total d'atomes propres à la maille (ou multiplicité de la maille), noté N, est donc :

N = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3
\boxed{N = 4 \text{ atomes par maille}}

Résultat

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Question 79

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : tangence atomique, rayon atomique

Déterminer l'expression littérale du rayon atomique du Nickel en fonction du paramètre de maille .

Voir l'indice

Écrire la condition de contact le long de la diagonale d'une face de la maille cubique : 4R_{\mathrm{Ni}} = a\sqrt{2}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la direction de contact entre plus proches voisins dans le modèle des sphères dures pour une maille cubique à faces centrées (CFC).
  2. Relier la géométrie de cette direction (diagonale d'une face du cube) au rayon atomique R_{\mathrm{Ni}} et au paramètre de maille a.
Voir la réponse courte

Contact selon la diagonale d'une face de la maille : 4R_{\mathrm{Ni}} = a\sqrt{2}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle des sphères dures appliqué à la structure cubique à faces centrées (CFC), les atomes de nickel se touchent le long des diagonales des faces du cube.

Considérons une face carrée de la maille, de côté a. La longueur de sa diagonale d vaut :

d = \sqrt{a^2 + a^2} = a\sqrt{2}

Le long de cette diagonale se succèdent :

  • un rayon atomique issu de l'atome au premier sommet ;
  • un diamètre entier (2 R_{\mathrm{Ni}}) pour l'atome situé au centre de la face ;
  • un rayon atomique issu de l'atome au sommet opposé.

La condition de contact s'écrit donc :

4\,R_{\mathrm{Ni}} = a\sqrt{2}

On en déduit l'expression littérale du rayon atomique du nickel :

\boxed{R_{\mathrm{Ni}} = \frac{a\sqrt{2}}{4} = \frac{a}{2\sqrt{2}}}

Résultat

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Question 80

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique

Déterminer l'expression littérale de la masse volumique du Nickel notée .

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique comme le quotient de la masse des atomes de la maille par son volume a^3.

Voir la réponse courte

Expression littérale de la masse volumique du cristal : \rho = \frac{Z M}{N_A a^3}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la masse volumique \rho_{\mathrm{Ni}} du cristal de nickel est le quotient de la masse m_{\text{maille}} contenue dans une maille élémentaire par le volume V_{\text{maille}} de cette maille :

\rho_{\mathrm{Ni}} = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}}

Pour une maille cubique de paramètre a, le volume s'écrit :

V_{\text{maille}} = a^3

D'après la question Q78, la maille conventionnelle cubique à faces centrées (CFC) contient en propre N = 4 atomes de nickel.

La masse d'un atome de nickel est donnée par le rapport de sa masse molaire atomique M(\mathrm{Ni}) au nombre d'Avogadro N_A :

m_{\text{atome}} = \frac{M(\mathrm{Ni})}{N_A}

La masse de la maille s'exprime donc par :

m_{\text{maille}} = N\, m_{\text{atome}} = \frac{N\, M(\mathrm{Ni})}{N_A} = \frac{4\, M(\mathrm{Ni})}{N_A}

En combinant ces résultats, on obtient l'expression littérale de la masse volumique :

\boxed{\rho_{\mathrm{Ni}} = \frac{4\, M(\mathrm{Ni})}{N_A\, a^3}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (16 % des questions), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (10 %) et Oxydoréduction et piles (10 %). Plus ponctuellement : Mécanique du solide, Électrolyse et accumulateurs, Circuits électriques et régimes transitoires, Photons et dualité onde-corpuscule, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 46 questions sur 80 (57 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q1 à Q15). Avec les autres programmes de première année : 55 en MPSI, 55 en PCSI, 41 en PTSI, 40 en MP2I et 34 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Environ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder. La partie I est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q8 (force de frottement), Q27 (débit binaire), Q29 (équation de d'alembert), Q36 (structure d'une opph), Q45 (irradiance) et Q67 (modèle de rankine-froude).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (énergie cinétique), Q4 (théorème de l'énergie cinétique), Q6 (travail moteur et résistant), Q10 (chute libre), Q16 (condition initiale), Q22 (notation complexe), Q28 (équation de maxwell), Q29 (équation de d'alembert)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (principe fondamental de la dynamique), Q12 (vitesse limite), Q17 (circuit rlc série), Q18 (pulsation propre), Q21 (impédance complexe), Q24 (résonance en intensité), Q31 (relation de dispersion), Q50 (système afocal)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (64 sur 80), par exemple : Q1 à Q6, Q9, Q10, Q12 à Q17, Q19 à Q26, Q28, Q30, Q32 à Q35, Q38, Q39, Q41, Q43…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q11, Q18, Q29, Q31, Q37, Q42, Q45 et Q67.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Moyenne : 10,12/20 (écart-type 3,88, 1 137 présents).

Faut-il connaître la théorie de Froude pour aborder la question Q67 ?

Non : le document 8 fournit directement l'expression de la puissance aérodynamique minimale de sustentation d'un rotor. Il suffit d'extraire la formule et de l'appliquer avec les paramètres martiens donnés dans l'énoncé (masse volumique atmosphérique et pesanteur locale).

L'eau est-elle gazeuse ou liquide lors de l'étude de l'équilibre en Q77 ?

L'eau est sous forme liquide : l'équation de réaction fournie par l'énoncé précise \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}. Elle ne doit donc pas être comptabilisée parmi les constituants gazeux lors du calcul de la variation de quantité de matière gazeuse (\Delta \nu_g = 1 - 5 = -4).

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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0 question réussie sur 80
Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 80 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,12 et d'écart-type 3,88 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.