WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2024

À propos du télescope spatial James Webb

Le télescope spatial James Webb (JWST), déployé fin 2021, constitue l'un des instruments scientifiques les plus sophistiqués jamais conçus pour sonder l'Univers lointain dans le domaine infrarouge. Ce sujet explore de façon très complète et progressive les fondements physiques de son fonctionnement et de ses observations.

L'épreuve s'articule autour de trois piliers thématiques complémentaires : la cosmologie observationnelle (effet Doppler, décalage spectral vers le rouge et modélisation de la loi de Hubble-Lemaître couplée à du traitement de données en Python), l'optique et la thermique de l'instrument (chemin optique des miroirs, loi de Planck, quantification de l'énergie et refroidissement cryogénique), et enfin la mécanique céleste non galiléenne appliquée au point de Lagrange et à la stabilité de l'orbite du satellite.

Ce problème est particulièrement représentatif des sujets actuels de concours : il concilie rigueur calculatoire, esprit critique face aux incertitudes de mesure et physique moderne du rayonnement. C'est un support de révision incontournable pour maîtriser la mécanique en référentiel tournant et les bilans quantiques du rayonnement thermique.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,5/20)
Temps estimé
≈ 1 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (36) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties (redshift et loi de Hubble, optique et thermique des miroirs, mécanique du point L_2 en référentiel non galiléen) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Voir l'Univers en infrarouge

A · Décalage vers le rouge

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, retard temporel

Déterminer l'expression de l'instant auquel l'observateur reçoit ce pic.

Voir l'indice

Exprimer simplement le temps de propagation de l'onde se déplaçant à la célérité c sur la distance initiale d.

Voir la réponse courte

Le pic émis à t=0 parcourt la distance d à la célérité c, donc t_1 = d/c.

Voir le corrigé complet

On se place dans le référentiel d'étude lié à l'observateur (récepteur).

À l'instant d'émission t = 0, la source se trouve à la distance d de l'observateur. L'onde électromagnétique se propageant dans le vide en ligne droite vers l'observateur à la célérité c, la durée de propagation du premier pic est :

\Delta t_1 = \frac{d}{c}

Le pic ayant été émis à l'instant initial t=0, l'observateur le reçoit à l'instant :

\boxed{t_1 = \frac{d}{c}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, retard temporel

L'émetteur émet ensuite un nouveau pic au bout d'une période . Donner de même l'expression de l'instant de réception de ce nouveau pic.

Voir l'indice

Tenir compte du retard à l'émission T_0 ainsi que de la nouvelle distance séparant la source de l'observateur à cet instant, soit d + v T_0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la distance séparant l'émetteur de l'observateur à l'instant d'émission t = T_0.
  2. Calculer la durée de trajet du pic lumineux se propageant à la célérité c.
  3. Sommer l'instant d'émission et la durée de propagation pour obtenir l'instant de réception t_2.
Voir la réponse courte

Émis à T_0 à la distance d + vT_0, le second pic est reçu à t_2 = T_0 + (d+vT_0)/c.

Voir le corrigé complet

Le second pic est émis à l'instant t_{\text{ém}} = T_0.

L'émetteur s'éloignant en mouvement rectiligne uniforme à la vitesse v depuis sa position initiale située à la distance d, la distance séparant l'émetteur de l'observateur à l'instant t = T_0 vaut :

d(T_0) = d + v T_0

L'onde électromagnétique se propageant à la célérité c dans le vide vers l'observateur, la durée de parcours de ce second pic est :

\Delta t_2 = \frac{d(T_0)}{c} = \frac{d + v T_0}{c}

L'instant de réception t_2 par l'observateur s'écrit donc :

\begin{aligned} t_2 &= t_{\text{ém}} + \Delta t_2 \\ &= T_0 + \frac{d + v T_0}{c} \end{aligned}

En faisant apparaître t_1 = \frac{d}{c} établi à la question Q1, on peut également l'écrire sous la forme :

\boxed{t_2 = \frac{d}{c} + T_0 \left(1 + \frac{v}{c}\right) = t_1 + T_0 \left(1 + \frac{v}{c}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler

Montrer que .

Voir l'indice

Calculer la période apparente de réception T_{\text{mes}} = t_2 - t_1, puis prendre son inverse pour déduire la fréquence mesurée f_{\text{mes}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la période T_{\text{mes}} du signal mesuré par l'observateur comme la durée séparant la réception de deux pics successifs, soit T_{\text{mes}} = t_2 - t_1.
  2. Relier les périodes aux fréquences respectives (f_0 = 1/T_0 et f_{\text{mes}} = 1/T_{\text{mes}}) pour établir l'expression demandée.
Voir la réponse courte

La période mesurée est T_{\text{mes}} = t_2 - t_1 = T_0(1+v/c), d'où par inversion f_{\text{mes}} = f_0/(1+v/c).

Voir le corrigé complet

La période temporelle T_{\text{mes}} de l'onde mesurée par l'observateur correspond à la durée séparant la réception de deux pics successifs émis à un intervalle T_0 d'intervalle :

T_{\text{mes}} = t_2 - t_1

D'après les résultats des questions Q1 et Q2 :

t_2 - t_1 = T_0 + \frac{d + vT_0}{c} - \frac{d}{c} = T_0 \left(1 + \frac{v}{c}\right)

Ainsi, la période apparente reçue s'écrit :

T_{\text{mes}} = T_0 \left(1 + \frac{v}{c}\right)

Les fréquences émise f_0 et mesurée f_{\text{mes}} étant les inverses des périodes correspondantes (f_0 = 1/T_0 et f_{\text{mes}} = 1/T_{\text{mes}}), on obtient directement :

\frac{1}{f_{\text{mes}}} = \frac{1}{f_0}\left(1 + \frac{v}{c}\right)

ce qui conduit bien à :

\boxed{f_{\text{mes}} = \frac{f_0}{1 + v/c}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, longueur d'onde

En déduire la relation entre la longueur d'onde émise par l'émetteur et celle mesurée par l'observateur .

Voir l'indice

Relier la longueur d'onde et la fréquence par la relation de dispersion du vide \lambda = c / f pour la source et pour le récepteur.

Voir la réponse courte

En utilisant \lambda = c/f, on déduit directement \lambda_{\text{mes}} = \lambda_0(1+v/c).

Voir le corrigé complet

L'onde électromagnétique se propageant dans le vide à la célérité c, les longueurs d'onde émise \lambda_0 et mesurée \lambda_{\text{mes}} sont reliées aux fréquences correspondantes par la relation générale de dispersion dans le vide :

\lambda_0 = \frac{c}{f_0} \quad \text{et} \quad \lambda_{\text{mes}} = \frac{c}{f_{\text{mes}}}

D'après le résultat de la question Q3, la fréquence mesurée s'exprime sous la forme :

f_{\text{mes}} = \frac{f_0}{1 + \frac{v}{c}}

En substituant les fréquences par les longueurs d'onde associées, il vient :

\frac{c}{\lambda_{\text{mes}}} = \frac{\frac{c}{\lambda_0}}{1 + \frac{v}{c}}

On en déduit immédiatement la relation entre \lambda_{\text{mes}} et \lambda_0 :

\boxed{\lambda_{\text{mes}} = \lambda_0 \left( 1 + \frac{v}{c} \right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, analyse dimensionnelle

Donner la dimension de .

Voir l'indice

Examiner le rapport de grandeurs présent dans la formule de définition de la quantité adimensionnée z.

Voir la réponse courte

Rapport de deux longueurs d'onde de même dimension, le décalage spectral z est adimensionné.

Voir le corrigé complet

Par définition, le décalage vers le rouge est donné par :

z = \frac{\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0}{\lambda_0}

Les longueurs d'onde \lambda_{\text{mes}} et \lambda_0 ont la dimension d'une longueur :

[\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0] = \mathrm{L} \quad \text{et} \quad [\lambda_0] = \mathrm{L}

Par conséquent :

[z] = \frac{[\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0]}{[\lambda_0]} = \frac{\mathrm{L}}{\mathrm{L}} = 1
\boxed{\text{La grandeur } z \text{ est sans dimension (adimensionnée).}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, spectre électromagnétique

Justifier le terme de « décalage vers le rouge ». Expliquer l'intérêt pour JWST d'avoir un maximum de sensibilité dans l'infrarouge et non pas dans le visible afin d'observer des astres très éloignés dont le spectre de la lumière émise présente pourtant un maximum d'amplitude dans le visible.

Voir l'indice

Constater que l'éloignement de la source (v > 0) augmente la longueur d'onde reçue vers le rouge, déplaçant un spectre d'émission visible vers l'infrarouge lointain.

Voir la réponse courte

L'éloignement décale \lambda vers les grandes longueurs d'onde (rouge/IR) ; le visible émis est décalé dans l'infrarouge à réception.

Voir le corrigé complet

1. Justification du terme « décalage vers le rouge »

Lorsque la source s'éloigne de l'observateur (v > 0), la relation établie à la question précédente conduit à :

\lambda_{\text{mes}} = \lambda_0\left(1 + \frac{v}{c}\right) > \lambda_0 \quad \iff \quad z > 0

La longueur d'onde reçue par l'observateur est donc supérieure à la longueur d'onde émise. Dans le spectre visible, les longueurs d'onde les plus grandes correspondent aux radiations rouges (\sim 700\text{ nm}), tandis que les plus courtes correspondent au violet (\sim 400\text{ nm}). L'augmentation de la longueur d'onde se traduit donc par un déplacement des raies spectrales vers la partie rouge du spectre, d'où l'expression « décalage vers le rouge » (redshift).

2. Intérêt d'une sensibilité dans l'infrarouge pour le JWST

En raison de l'expansion de l'Univers, les astres très éloignés s'éloignent de la Terre avec des vitesses de récession considérables, conduisant à des valeurs de décalage vers le rouge z importantes.

La longueur d'onde mesurée par un observateur terrestre vaut :

\lambda_{\text{mes}} = (1 + z)\,\lambda_0

Pour des objets extrêmement distants (z \gtrsim 1), le rayonnement émis au voisinage du maximum d'émission dans le domaine visible (\lambda_0 \in [400\text{ nm}, 750\text{ nm}]) est décalé vers des longueurs d'onde nettement plus grandes :

\lambda_{\text{mes}} > 800\text{ nm}

Ces radiations parviennent donc sur les détecteurs du télescope dans le domaine de l'infrarouge. Pour observer ces galaxies primitives et collecter le maximum d'énergie lumineuse émise, il est par conséquent indispensable que le JWST dispose d'un maximum de sensibilité dans l'infrarouge.

Signaler une erreurSommaire

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler

Déterminer l'expression de en fonction de .

Voir l'indice

Remplacer directement le rapport \lambda_{\text{mes}} / \lambda_0 par son expression obtenue à la question précédente.

Voir la réponse courte

Par définition de z = (\lambda_{\text{mes}}-\lambda_0)/\lambda_0 et avec le résultat précédent, on a z = v/c.

Voir le corrigé complet

D'après la définition du décalage vers le rouge rappelée dans l'énoncé :

z = \frac{\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0}{\lambda_0} = \frac{\lambda_{\text{mes}}}{\lambda_0} - 1

En utilisant la relation obtenue à la question Q4, \lambda_{\text{mes}} = \lambda_0 \left(1 + \frac{v}{c}\right), il vient :

z = \left(1 + \frac{v}{c}\right) - 1

D'où l'expression recherchée :

\boxed{z = \frac{v}{c}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, développement limité

Montrer que cette expression permet de retrouver celle obtenue précédemment dans le cas où . On indiquera les valeurs de pour lesquelles l'expression simplifiée est valide.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre en v/c de l'expression relativiste au voisinage de zéro.

Voir la stratégie
  1. Poser le paramètre sans dimension \beta = \dfrac{v}{c} \ll 1 et effectuer un développement limité à l'ordre 1 au voisinage de zéro de l'expression relativiste de z+1.
  2. Comparer le résultat obtenu au décalage vers le rouge non relativiste z = \dfrac{v}{c} trouvé à la question Q7.
  3. En déduire le domaine de validité sur z imposé par l'hypothèse non relativiste.
Voir la réponse courte

Un développement limité d'ordre 1 pour v \ll c redonne z \approx v/c, approximation valide pour z \ll 1 (z \lesssim 0{,}1).

Voir le corrigé complet

L'expression relativiste du décalage vers le rouge est donnée par :

z + 1 = \sqrt{\frac{1+v/c}{1-v/c}} = \left(1 + \frac{v}{c}\right)^{1/2}\left(1 - \frac{v}{c}\right)^{-1/2}

Dans la limite non relativiste où v \ll c, posons \beta = \dfrac{v}{c} \ll 1. Effectuons un développement limité à l'ordre 1 en \beta :

\begin{aligned} (1 + \beta)^{1/2} &= 1 + \frac{1}{2}\beta + \mathcal{O}(\beta^2) \\ (1 - \beta)^{-1/2} &= 1 + \frac{1}{2}\beta + \mathcal{O}(\beta^2) \end{aligned}

En effectuant le produit de ces deux développements :

\begin{aligned} z + 1 &= \left(1 + \frac{1}{2}\beta + \mathcal{O}(\beta^2)\right)\left(1 + \frac{1}{2}\beta + \mathcal{O}(\beta^2)\right) \\ &= 1 + \frac{1}{2}\beta + \frac{1}{2}\beta + \mathcal{O}(\beta^2) \\ &= 1 + \beta + \mathcal{O}(\beta^2) \end{aligned}

On en déduit :

z = \beta + \mathcal{O}(\beta^2) \approx \frac{v}{c}

On retrouve bien l'expression z = \dfrac{v}{c} obtenue à la question Q7.

Puisque cette approximation repose sur v \ll c, et que dans ce régime z \approx \dfrac{v}{c}, l'expression simplifiée est valide pour :

\boxed{z \ll 1 \quad (\text{typiquement } z \lesssim 0{,}1)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B · Loi de Hubble

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : incertitude-type, régression linéaire

En exploitant les résultats fournis dans le script ci-dessus, écrire sous forme normalisée la valeur de extraite des données, accompagnée de son incertitude-type.

Voir l'indice

Extraire la moyenne et évaluer l'incertitude-type de la moyenne par u(H) = \text{std} / \sqrt{N} à partir du tableau récapitulatif df.describe().

Voir la stratégie
  1. Identifier dans la sortie de df.describe() le nombre de mesures N, la moyenne empirique \bar{H} et l'écart-type expérimental s (noté std).
  2. Calculer l'incertitude-type sur la moyenne u(\bar{H}) = \frac{s}{\sqrt{N}} conformément aux règles d'évaluation de type A.
  3. Écrire le résultat sous forme normalisée \bar{H} \pm u(\bar{H}) avec un nombre adapté de chiffres significatifs et son unité.
Voir la réponse courte

Lecture des coefficients de la régression et écriture normalisée avec arrondi cohérent de la constante de Hubble et de son incertitude-type.

Voir le corrigé complet

D'après la table issue de la commande df.describe() pour la colonne H :

  • le nombre de galaxies mesurées est N = 24 ;
  • la moyenne empirique vaut \bar{H} = 812{,}04\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} ;
  • l'écart-type expérimental de l'échantillon vaut s = 1988{,}81\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}.

L'incertitude-type associée à la valeur moyenne (évaluation de type A) s'écrit :

u(\bar{H}) = \frac{s}{\sqrt{N}}

Numériquement :

u(\bar{H}) = \frac{1988{,}81}{\sqrt{24}} \approx 405{,}96\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} \approx 4{,}1 \times 10^2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}

En arrondissant l'incertitude-type à un ou deux chiffres significatifs, la valeur de H sous forme normalisée s'écrit :

\boxed{H = (8{,}1 \pm 4{,}1) \times 10^2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} \quad \text{ou} \quad H = (8 \pm 4) \times 10^2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique, analyse dimensionnelle

Justifier que, dans le cadre d'un modèle d'univers en expansion continue depuis son origine localisée en un point de l'espace, l'inverse de la constante de Hubble peut être interprété comme étant l'âge de l'univers.

Voir l'indice

Assimiler l'expansion à un mouvement rectiligne uniforme où chaque galaxie a parcouru sa distance d à la vitesse constante v depuis l'instant initial.

Voir la stratégie
  1. Vérifier la cohérence dimensionnelle de la grandeur \frac{1}{H}.
  2. Modéliser la cinématique de l'expansion en supposant la vitesse de récession de chaque galaxie constante depuis l'origine de l'Univers.
Voir la réponse courte

À vitesse constante depuis l'origine, d = v t_0 ; avec v = H d, on identifie l'âge de l'Univers à t_0 = 1/H.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hubble-Lemaître, la constante de Hubble vérifie :

H = \frac{v}{d}

Sa dimension est donc :

[H] = \frac{[v]}{[d]} = \frac{\mathrm{L\cdot T^{-1}}}{\mathrm{L}} = \mathrm{T^{-1}}

Par conséquent, la grandeur inverse \frac{1}{H} a la dimension d'un temps.

Considérons un modèle simple dans lequel l'Univers est issu d'un point initial unique il y a une durée t_{\text{univ}} (l'âge de l'Univers). Si l'on fait l'hypothèse que l'éloignement d'une galaxie s'est effectué à vitesse de récession v constante au cours du temps, la distance d parcourue depuis l'origine s'écrit :

d = v \, t_{\text{univ}}

En injectant la loi de Hubble v = H d, il vient :

d = (H d) \, t_{\text{univ}} \implies H \, t_{\text{univ}} = 1

On en déduit :

\boxed{t_{\text{univ}} = \frac{1}{H}}

Ainsi, sous l'hypothèse d'une vitesse d'expansion constante depuis une origine ponctuelle, l'inverse de la constante de Hubble (appelé « temps de Hubble ») s'interprète directement comme l'âge de l'Univers.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique, ordre de grandeur

Évaluer l'âge de l'univers sur la base des résultats précédents et commenter la valeur obtenue sachant que l'âge du système solaire est estimé à 4,5 milliards d'années.

Voir l'indice

Convertir la constante de Hubble dans les unités du système international (en \text{s}^{-1}) en convertissant les mégaparsecs en kilomètres pour en déduire l'âge en années.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'âge de l'Univers t_{\text{univ}} = \frac{1}{H} d'après le résultat de la question Q10.
  2. Convertir la constante de Hubble H déterminée à la question Q9 dans le Système international (\text{s}^{-1}), en convertissant les mégaparsecs en mètres et les kilomètres en mètres à partir des données de l'énoncé.
  3. Exprimer t_{\text{univ}} en milliards d'années et confronter cette valeur à l'âge du Système solaire.
Voir la réponse courte

Conversion de H en \mathrm{s}^{-1} puis calcul de 1/H \approx 14\times 10^9 ans, bien supérieur à l'âge du système solaire (4,5 Ga).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, l'âge de l'Univers dans le modèle d'expansion linéaire s'écrit :

t_{\text{univ}} = \frac{1}{H}

D'après la question Q9, la valeur moyenne issue des données de 1929 est H \approx 812\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}.

Convertissons cette valeur dans le Système international à l'aide des données de l'énoncé :

  • 1\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • 1\text{ Mpc} = 10^6\text{ pc} = 10^6 \times 3,08 \times 10^{16}\text{ m} = 3,08 \times 10^{22}\text{ m}.

Ainsi :

\begin{aligned} H &= \frac{812 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}{3,08 \times 10^{22}\text{ m}} \approx 2,64 \times 10^{-17}\text{ s}^{-1} \end{aligned}

On en déduit l'âge estimé de l'Univers en secondes :

t_{\text{univ}} = \frac{1}{2,636 \times 10^{-17}\text{ s}^{-1}} \approx 3,79 \times 10^{16}\text{ s}

En prenant une année julienne (1\text{ an} = 365,25 \times 86400\text{ s} \approx 3,156 \times 10^7\text{ s}, cohérente avec 1\text{ al} = c \times 1\text{ an} = 9,46 \times 10^{15}\text{ m}) :

t_{\text{univ}} = \frac{3,79 \times 10^{16}}{3,156 \times 10^7}\text{ ans} \approx 1,20 \times 10^9\text{ ans}
\boxed{t_{\text{univ}} \approx 1,2\text{ milliard d'années}}

Commentaire :
L'âge ainsi obtenu pour l'Univers (1,2\text{ Ga}) est nettement inférieur à l'âge du Système solaire (4,5\text{ Ga}).

Physiquement, cela constitue une contradiction majeure : le « contenant » (l'Univers) ne peut pas être plus jeune que les objets qu'il contient (la Terre et le Système solaire). Ce paradoxe historique s'explique par la surestimation considérable de la constante de Hubble en 1929 (H \approx 800\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} contre environ 67\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} aujourd'hui), due notamment à une sous-estimation systématique des distances extragalactiques à cette époque.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : régression linéaire, incertitude

En argumentant la réponse, expliquer lequel des deux traitements proposés (calcul de la valeur moyenne de la distribution des valeurs de ou régression linéaire de la vitesse par la distance) paraît le plus pertinent du point de vue de la démarche scientifique.

Voir l'indice

Remarquer que le calcul direct de la moyenne v/d surévalue dramatiquement les erreurs sur les galaxies très proches pour lesquelles la vitesse propre l'emporte sur la vitesse d'expansion.

Voir la stratégie

Pour comparer la pertinence scientifique de ces deux méthodes :

  1. Analyser l'impact de la division par d dans le calcul galaxie par galaxie de H_i = v_i / d_i (sensibilité aux faibles valeurs de d et aux vitesses propres).
  2. Examiner le principe de la régression linéaire au regard du modèle théorique v = H d et de la répartition du bruit expérimental.
  3. Conclure sur la méthode la plus rigoureuse et représentative.
Voir la réponse courte

La régression linéaire par moindres carrés est plus robuste qu'une moyenne de ratios car elle minimise les écarts globaux et évite d'amplifier le bruit.

Voir le corrigé complet

La régression linéaire de la vitesse v par la distance d est nettement plus pertinente que le calcul de la moyenne de H, pour plusieurs raisons majeures :

  • Instabilité numérique et biais liés aux faibles distances :
    Dans le premier traitement, on calcule H_i = v_i / d_i. Pour les galaxies très proches (d faible, par exemple d \approx 0{,}03\text{ Mpc} pour les Nuages de Magellan), une faible distance au dénominateur amplifie de façon disproportionnée les incertitudes de mesure et les vitesses propres des galaxies (mouvements gravitationnels locaux indépendants de l'expansion cosmique). Cela conduit à des valeurs extrêmes et aberrantes de H (jusqu'à plus de 8\,500\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}), ce qui tire artificiellement la moyenne vers le haut et donne un écart-type gigantesque (\sigma \approx 1\,989\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} > \text{moyenne}).
  • Adéquation avec le modèle physique :
    La loi de Hubble-Lemaître prédit une relation linéaire v = H d. La régression linéaire (méthode des moindres carrés) recherche la droite minimisant la somme des résidus au carré sur la vitesse \sum (v_i - (H d_i + v_0))^2. Chaque mesure de vitesse intervient avec un poids équitable, sans amplification artificielle aux petites distances.
  • Validation globale du modèle :
    La régression linéaire fournit une pente de 454\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} et une ordonnée à l'origine faible (-40{,}8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}), cohérente avec une droite passant au voisinage de l'origine (les écarts à zéro s'expliquant par les vitesses propres locales).
\boxed{\text{La régression linéaire de } v \text{ par } d \text{ est le traitement le plus pertinent.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, cinématique

Exprimer la loi de Hubble (equation I.1) en faisant intervenir le décalage vers le rouge .

Voir l'indice

Combiner la relation non relativiste v \approx c z avec la relation linéaire de Hubble v = H d.

Voir la stratégie

La loi de Hubble-Lemaître relie la vitesse de récession v à la distance d. Pour exprimer cette loi en fonction du décalage vers le rouge z, on utilise la relation z = \frac{v}{c} obtenue à la question Q7 dans le cadre non relativiste (v \ll c).

Voir la réponse courte

En substituant v = cz, la loi de Hubble s'exprime sous la forme cz = Hd.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (I.1), la loi de Hubble-Lemaître s'écrit :

v = H d

Par ailleurs, dans le domaine des vitesses non relativistes (v \ll c), le décalage vers le rouge s'exprime selon le résultat de la question Q7 sous la forme :

z = \frac{v}{c} \iff v = c z

En substituant cette expression de la vitesse de récession v dans la relation de Hubble, on obtient :

\boxed{c z = H d \quad \text{soit} \quad z = \frac{H}{c} d}

Cette relation permet de déduire directement la distance d d'un astre à partir de la mesure spectroscopique de son décalage vers le rouge z via d = \frac{c z}{H}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, lecture de spectre

À partir du spectre fourni (voir figure 5), estimer la distance en années-lumière à laquelle se trouve la galaxie ayant émis ce rayonnement.

Voir l'indice

Calculer le décalage spectral moyen z = (\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0) / \lambda_0 sur les raies d'émission du tableau de la figure 5, puis en déduire la distance d.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le décalage vers le rouge z à l'aide des longueurs d'onde du tableau de la figure 5 (par exemple pour la raie prépondérante \mathrm{H}_\alpha, ou par moyenne).
  2. Vérifier que la condition z \ll 1 est satisfaite afin d'utiliser la relation non relativiste établie en Q13.
  3. Exprimer puis calculer la distance d = \frac{c z}{H}, puis convertir la distance en années-lumière.
Voir la réponse courte

Identification de raies spectrales décalées, calcul de z, déduction de la distance d = cz/H et conversion numérique en années-lumière.

Voir le corrigé complet

À partir du tableau associé au spectre de la figure 5, calculons le décalage vers le rouge pour la raie la plus intense, la raie d'émission \mathrm{H}_\alpha :

z = \frac{\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0}{\lambda_0} = \frac{6970{,}19 - 6562{,}82}{6562{,}82} = \frac{407{,}37}{6562{,}82} \approx 0{,}0621

Un calcul similaire sur l'ensemble des raies du tableau conduit à des valeurs très resserrées, dont la moyenne vaut :

\bar{z} \approx 0{,}0615 \approx 0{,}062

Puisque z \approx 0{,}06 \ll 1, le régime non relativiste est pleinement vérifié.

D'après la loi de Hubble établie à la question Q13 :

c z = H d \implies d = \frac{c z}{H}

Calculons d'abord la distance en mégaparsecs avec H = 67\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} et c \approx 3{,}00 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} :

d = \frac{299\,792 \times 0{,}0615}{67} \approx 275\text{ Mpc}

D'après les données de l'énoncé, 1\text{ pc} = 3{,}26\text{ al}, soit 1\text{ Mpc} = 3{,}26 \times 10^6\text{ al} :

d = 275 \times 3{,}26 \times 10^6\text{ al} \approx 8{,}97 \times 10^8\text{ al}

En tenant compte des deux chiffres significatifs sur la constante de Hubble (67\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}) :

\boxed{d \approx 9{,}0 \times 10^8\text{ al}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (22 % des questions, partie I), Référentiels non galiléens (18 %, partie III), Cinématique et dynamique du point (17 %) et Rayonnement thermique (16 %). Plus ponctuellement : Optique géométrique, Physique quantique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Mouvement dans un champ de force centrale et Circuits électriques et régimes transitoires.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 20 questions sur 38 (53 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q14), ainsi que Q15, Q19, Q20, Q27, Q28 et Q30. Avec les autres programmes de première année : 20 en PCSI, 20 en PTSI, 20 en TSI1 et 20 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q17 (miroir sphérique) et Q36 (stabilité).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 ?

Questions de cours : Q5 (effet doppler), Q15 (approximation de gauss), Q18 (corps noir), Q19 (relation de planck-einstein), Q27 (référentiel héliocentrique), Q28 (référentiel galiléen) et Q32 (pfd en référentiel non galiléen). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (effet doppler), Q2 (effet doppler), Q3 (effet doppler), Q21 (loi de planck), Q29 (force d'inertie d'entraînement) et Q33 (force de coriolis).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 38), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q7, Q9 à Q16, Q18 à Q20, Q23 à Q32, Q34, Q35, Q37 et Q38. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q8, Q21, Q22 et Q33.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le sujet était de longueur raisonnable et bien réussi en mécanique et en thermodynamique du rayonnement, mais le rapport signale que le calcul des incertitudes de mesure n'est pas maîtrisé par la majorité des candidats. Moyenne : 9,5/20 (écart-type 3,99, 709 présents).

Faut-il connaître la formule de l'effet Doppler relativiste ?

Non : l'expression relativiste exacte est directement fournie par l'énoncé en Q8. Il suffit d'effectuer un développement limité au premier ordre en v/c pour retrouver le résultat classique établi en Q7.

Quel critère utiliser pour conclure à l'instabilité en Q36 ?

L'existence d'au moins une solution p à partie réelle strictement positive suffit à prouver l'instabilité. La composante divergente en \mathrm{e}^{pt} écarte inexorablement le satellite de sa position d'équilibre en cas de perturbation dans le plan orbital.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.

Note estimée
–
0 question réussie sur 38
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 38 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,5 et d'écart-type 3,99 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.