Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2024
À propos du télescope spatial James Webb
- 38 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MP2I et MPSI : 20 questions sur 38, partie I
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Ondes mécaniques et acoustiques, Référentiels non galiléens, Cinématique et dynamique du point · 11 incontournables · 20 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Le télescope spatial James Webb (JWST), déployé fin 2021, constitue l'un des instruments scientifiques les plus sophistiqués jamais conçus pour sonder l'Univers lointain dans le domaine infrarouge. Ce sujet explore de façon très complète et progressive les fondements physiques de son fonctionnement et de ses observations.
L'épreuve s'articule autour de trois piliers thématiques complémentaires : la cosmologie observationnelle (effet Doppler, décalage spectral vers le rouge et modélisation de la loi de Hubble-Lemaître couplée à du traitement de données en Python), l'optique et la thermique de l'instrument (chemin optique des miroirs, loi de Planck, quantification de l'énergie et refroidissement cryogénique), et enfin la mécanique céleste non galiléenne appliquée au point de Lagrange et à la stabilité de l'orbite du satellite.
Ce problème est particulièrement représentatif des sujets actuels de concours : il concilie rigueur calculatoire, esprit critique face aux incertitudes de mesure et physique moderne du rayonnement. C'est un support de révision incontournable pour maîtriser la mécanique en référentiel tournant et les bilans quantiques du rayonnement thermique.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,5/20)
- Temps estimé
- ≈ 1 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes mécaniques et acoustiques22 %
- Référentiels non galiléens18 %
- Cinématique et dynamique du point17 %
- Rayonnement thermique16 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MP2I et MPSI : 20 questions sur 38, partie I.
Où gagner des points
36 questions rapides et accessiblesAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Les trois parties (redshift et loi de Hubble, optique et thermique des miroirs, mécanique du point L_2 en référentiel non galiléen) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
38 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
38 questionsPartie I : Voir l'Univers en infrarouge
A · Décalage vers le rouge
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, retard temporel
Déterminer l'expression de l'instant auquel l'observateur reçoit ce pic.
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Exprimer simplement le temps de propagation de l'onde se déplaçant à la célérité c sur la distance initiale d.
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Le pic émis à t=0 parcourt la distance d à la célérité c, donc t_1 = d/c.
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On se place dans le référentiel d'étude lié à l'observateur (récepteur).
À l'instant d'émission t = 0, la source se trouve à la distance d de l'observateur. L'onde électromagnétique se propageant dans le vide en ligne droite vers l'observateur à la célérité c, la durée de propagation du premier pic est :
Le pic ayant été émis à l'instant initial t=0, l'observateur le reçoit à l'instant :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, retard temporel
L'émetteur émet ensuite un nouveau pic au bout d'une période . Donner de même l'expression de l'instant de réception de ce nouveau pic.
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Tenir compte du retard à l'émission T_0 ainsi que de la nouvelle distance séparant la source de l'observateur à cet instant, soit d + v T_0.
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- Déterminer la distance séparant l'émetteur de l'observateur à l'instant d'émission t = T_0.
- Calculer la durée de trajet du pic lumineux se propageant à la célérité c.
- Sommer l'instant d'émission et la durée de propagation pour obtenir l'instant de réception t_2.
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Émis à T_0 à la distance d + vT_0, le second pic est reçu à t_2 = T_0 + (d+vT_0)/c.
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Le second pic est émis à l'instant t_{\text{ém}} = T_0.
L'émetteur s'éloignant en mouvement rectiligne uniforme à la vitesse v depuis sa position initiale située à la distance d, la distance séparant l'émetteur de l'observateur à l'instant t = T_0 vaut :
L'onde électromagnétique se propageant à la célérité c dans le vide vers l'observateur, la durée de parcours de ce second pic est :
L'instant de réception t_2 par l'observateur s'écrit donc :
En faisant apparaître t_1 = \frac{d}{c} établi à la question Q1, on peut également l'écrire sous la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler
Montrer que .
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Calculer la période apparente de réception T_{\text{mes}} = t_2 - t_1, puis prendre son inverse pour déduire la fréquence mesurée f_{\text{mes}}.
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- Exprimer la période T_{\text{mes}} du signal mesuré par l'observateur comme la durée séparant la réception de deux pics successifs, soit T_{\text{mes}} = t_2 - t_1.
- Relier les périodes aux fréquences respectives (f_0 = 1/T_0 et f_{\text{mes}} = 1/T_{\text{mes}}) pour établir l'expression demandée.
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La période mesurée est T_{\text{mes}} = t_2 - t_1 = T_0(1+v/c), d'où par inversion f_{\text{mes}} = f_0/(1+v/c).
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La période temporelle T_{\text{mes}} de l'onde mesurée par l'observateur correspond à la durée séparant la réception de deux pics successifs émis à un intervalle T_0 d'intervalle :
D'après les résultats des questions Q1 et Q2 :
Ainsi, la période apparente reçue s'écrit :
Les fréquences émise f_0 et mesurée f_{\text{mes}} étant les inverses des périodes correspondantes (f_0 = 1/T_0 et f_{\text{mes}} = 1/T_{\text{mes}}), on obtient directement :
ce qui conduit bien à :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, longueur d'onde
En déduire la relation entre la longueur d'onde émise par l'émetteur et celle mesurée par l'observateur .
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Relier la longueur d'onde et la fréquence par la relation de dispersion du vide \lambda = c / f pour la source et pour le récepteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
En utilisant \lambda = c/f, on déduit directement \lambda_{\text{mes}} = \lambda_0(1+v/c).
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L'onde électromagnétique se propageant dans le vide à la célérité c, les longueurs d'onde émise \lambda_0 et mesurée \lambda_{\text{mes}} sont reliées aux fréquences correspondantes par la relation générale de dispersion dans le vide :
D'après le résultat de la question Q3, la fréquence mesurée s'exprime sous la forme :
En substituant les fréquences par les longueurs d'onde associées, il vient :
On en déduit immédiatement la relation entre \lambda_{\text{mes}} et \lambda_0 :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, analyse dimensionnelle
Donner la dimension de .
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Examiner le rapport de grandeurs présent dans la formule de définition de la quantité adimensionnée z.
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Rapport de deux longueurs d'onde de même dimension, le décalage spectral z est adimensionné.
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Par définition, le décalage vers le rouge est donné par :
Les longueurs d'onde \lambda_{\text{mes}} et \lambda_0 ont la dimension d'une longueur :
Par conséquent :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, spectre électromagnétique
Justifier le terme de « décalage vers le rouge ». Expliquer l'intérêt pour JWST d'avoir un maximum de sensibilité dans l'infrarouge et non pas dans le visible afin d'observer des astres très éloignés dont le spectre de la lumière émise présente pourtant un maximum d'amplitude dans le visible.
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Constater que l'éloignement de la source (v > 0) augmente la longueur d'onde reçue vers le rouge, déplaçant un spectre d'émission visible vers l'infrarouge lointain.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'éloignement décale \lambda vers les grandes longueurs d'onde (rouge/IR) ; le visible émis est décalé dans l'infrarouge à réception.
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1. Justification du terme « décalage vers le rouge »
Lorsque la source s'éloigne de l'observateur (v > 0), la relation établie à la question précédente conduit à :
La longueur d'onde reçue par l'observateur est donc supérieure à la longueur d'onde émise. Dans le spectre visible, les longueurs d'onde les plus grandes correspondent aux radiations rouges (\sim 700\text{ nm}), tandis que les plus courtes correspondent au violet (\sim 400\text{ nm}). L'augmentation de la longueur d'onde se traduit donc par un déplacement des raies spectrales vers la partie rouge du spectre, d'où l'expression « décalage vers le rouge » (redshift).
2. Intérêt d'une sensibilité dans l'infrarouge pour le JWST
En raison de l'expansion de l'Univers, les astres très éloignés s'éloignent de la Terre avec des vitesses de récession considérables, conduisant à des valeurs de décalage vers le rouge z importantes.
La longueur d'onde mesurée par un observateur terrestre vaut :
Pour des objets extrêmement distants (z \gtrsim 1), le rayonnement émis au voisinage du maximum d'émission dans le domaine visible (\lambda_0 \in [400\text{ nm}, 750\text{ nm}]) est décalé vers des longueurs d'onde nettement plus grandes :
Ces radiations parviennent donc sur les détecteurs du télescope dans le domaine de l'infrarouge. Pour observer ces galaxies primitives et collecter le maximum d'énergie lumineuse émise, il est par conséquent indispensable que le JWST dispose d'un maximum de sensibilité dans l'infrarouge.
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler
Déterminer l'expression de en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Remplacer directement le rapport \lambda_{\text{mes}} / \lambda_0 par son expression obtenue à la question précédente.
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Par définition de z = (\lambda_{\text{mes}}-\lambda_0)/\lambda_0 et avec le résultat précédent, on a z = v/c.
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D'après la définition du décalage vers le rouge rappelée dans l'énoncé :
En utilisant la relation obtenue à la question Q4, \lambda_{\text{mes}} = \lambda_0 \left(1 + \frac{v}{c}\right), il vient :
D'où l'expression recherchée :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, développement limité
Montrer que cette expression permet de retrouver celle obtenue précédemment dans le cas où . On indiquera les valeurs de pour lesquelles l'expression simplifiée est valide.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité au premier ordre en v/c de l'expression relativiste au voisinage de zéro.
Voir la stratégieStratégie
- Poser le paramètre sans dimension \beta = \dfrac{v}{c} \ll 1 et effectuer un développement limité à l'ordre 1 au voisinage de zéro de l'expression relativiste de z+1.
- Comparer le résultat obtenu au décalage vers le rouge non relativiste z = \dfrac{v}{c} trouvé à la question Q7.
- En déduire le domaine de validité sur z imposé par l'hypothèse non relativiste.
Voir la réponse courteRéponse courte
Un développement limité d'ordre 1 pour v \ll c redonne z \approx v/c, approximation valide pour z \ll 1 (z \lesssim 0{,}1).
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L'expression relativiste du décalage vers le rouge est donnée par :
Dans la limite non relativiste où v \ll c, posons \beta = \dfrac{v}{c} \ll 1. Effectuons un développement limité à l'ordre 1 en \beta :
En effectuant le produit de ces deux développements :
On en déduit :
On retrouve bien l'expression z = \dfrac{v}{c} obtenue à la question Q7.
Puisque cette approximation repose sur v \ll c, et que dans ce régime z \approx \dfrac{v}{c}, l'expression simplifiée est valide pour :
Résultat
B · Loi de Hubble
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : incertitude-type, régression linéaire
En exploitant les résultats fournis dans le script ci-dessus, écrire sous forme normalisée la valeur de extraite des données, accompagnée de son incertitude-type.
Voir l'indiceIndice
Extraire la moyenne et évaluer l'incertitude-type de la moyenne par u(H) = \text{std} / \sqrt{N} à partir du tableau récapitulatif df.describe().
Voir la stratégieStratégie
- Identifier dans la sortie de
df.describe()le nombre de mesures N, la moyenne empirique \bar{H} et l'écart-type expérimental s (notéstd). - Calculer l'incertitude-type sur la moyenne u(\bar{H}) = \frac{s}{\sqrt{N}} conformément aux règles d'évaluation de type A.
- Écrire le résultat sous forme normalisée \bar{H} \pm u(\bar{H}) avec un nombre adapté de chiffres significatifs et son unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture des coefficients de la régression et écriture normalisée avec arrondi cohérent de la constante de Hubble et de son incertitude-type.
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D'après la table issue de la commande df.describe() pour la colonne H :
- le nombre de galaxies mesurées est N = 24 ;
- la moyenne empirique vaut \bar{H} = 812{,}04\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} ;
- l'écart-type expérimental de l'échantillon vaut s = 1988{,}81\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}.
L'incertitude-type associée à la valeur moyenne (évaluation de type A) s'écrit :
Numériquement :
En arrondissant l'incertitude-type à un ou deux chiffres significatifs, la valeur de H sous forme normalisée s'écrit :
Résultat
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, analyse dimensionnelle
Justifier que, dans le cadre d'un modèle d'univers en expansion continue depuis son origine localisée en un point de l'espace, l'inverse de la constante de Hubble peut être interprété comme étant l'âge de l'univers.
Voir l'indiceIndice
Assimiler l'expansion à un mouvement rectiligne uniforme où chaque galaxie a parcouru sa distance d à la vitesse constante v depuis l'instant initial.
Voir la stratégieStratégie
- Vérifier la cohérence dimensionnelle de la grandeur \frac{1}{H}.
- Modéliser la cinématique de l'expansion en supposant la vitesse de récession de chaque galaxie constante depuis l'origine de l'Univers.
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À vitesse constante depuis l'origine, d = v t_0 ; avec v = H d, on identifie l'âge de l'Univers à t_0 = 1/H.
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D'après la loi de Hubble-Lemaître, la constante de Hubble vérifie :
Sa dimension est donc :
Par conséquent, la grandeur inverse \frac{1}{H} a la dimension d'un temps.
Considérons un modèle simple dans lequel l'Univers est issu d'un point initial unique il y a une durée t_{\text{univ}} (l'âge de l'Univers). Si l'on fait l'hypothèse que l'éloignement d'une galaxie s'est effectué à vitesse de récession v constante au cours du temps, la distance d parcourue depuis l'origine s'écrit :
En injectant la loi de Hubble v = H d, il vient :
On en déduit :
Ainsi, sous l'hypothèse d'une vitesse d'expansion constante depuis une origine ponctuelle, l'inverse de la constante de Hubble (appelé « temps de Hubble ») s'interprète directement comme l'âge de l'Univers.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, ordre de grandeur
Évaluer l'âge de l'univers sur la base des résultats précédents et commenter la valeur obtenue sachant que l'âge du système solaire est estimé à 4,5 milliards d'années.
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Convertir la constante de Hubble dans les unités du système international (en \text{s}^{-1}) en convertissant les mégaparsecs en kilomètres pour en déduire l'âge en années.
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- Exprimer l'âge de l'Univers t_{\text{univ}} = \frac{1}{H} d'après le résultat de la question Q10.
- Convertir la constante de Hubble H déterminée à la question Q9 dans le Système international (\text{s}^{-1}), en convertissant les mégaparsecs en mètres et les kilomètres en mètres à partir des données de l'énoncé.
- Exprimer t_{\text{univ}} en milliards d'années et confronter cette valeur à l'âge du Système solaire.
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Conversion de H en \mathrm{s}^{-1} puis calcul de 1/H \approx 14\times 10^9 ans, bien supérieur à l'âge du système solaire (4,5 Ga).
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D'après la question Q10, l'âge de l'Univers dans le modèle d'expansion linéaire s'écrit :
D'après la question Q9, la valeur moyenne issue des données de 1929 est H \approx 812\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}.
Convertissons cette valeur dans le Système international à l'aide des données de l'énoncé :
- 1\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- 1\text{ Mpc} = 10^6\text{ pc} = 10^6 \times 3,08 \times 10^{16}\text{ m} = 3,08 \times 10^{22}\text{ m}.
Ainsi :
On en déduit l'âge estimé de l'Univers en secondes :
En prenant une année julienne (1\text{ an} = 365,25 \times 86400\text{ s} \approx 3,156 \times 10^7\text{ s}, cohérente avec 1\text{ al} = c \times 1\text{ an} = 9,46 \times 10^{15}\text{ m}) :
Commentaire :
L'âge ainsi obtenu pour l'Univers (1,2\text{ Ga}) est nettement inférieur à l'âge du Système solaire (4,5\text{ Ga}).
Physiquement, cela constitue une contradiction majeure : le « contenant » (l'Univers) ne peut pas être plus jeune que les objets qu'il contient (la Terre et le Système solaire). Ce paradoxe historique s'explique par la surestimation considérable de la constante de Hubble en 1929 (H \approx 800\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} contre environ 67\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} aujourd'hui), due notamment à une sous-estimation systématique des distances extragalactiques à cette époque.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : régression linéaire, incertitude
En argumentant la réponse, expliquer lequel des deux traitements proposés (calcul de la valeur moyenne de la distribution des valeurs de ou régression linéaire de la vitesse par la distance) paraît le plus pertinent du point de vue de la démarche scientifique.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le calcul direct de la moyenne v/d surévalue dramatiquement les erreurs sur les galaxies très proches pour lesquelles la vitesse propre l'emporte sur la vitesse d'expansion.
Voir la stratégieStratégie
Pour comparer la pertinence scientifique de ces deux méthodes :
- Analyser l'impact de la division par d dans le calcul galaxie par galaxie de H_i = v_i / d_i (sensibilité aux faibles valeurs de d et aux vitesses propres).
- Examiner le principe de la régression linéaire au regard du modèle théorique v = H d et de la répartition du bruit expérimental.
- Conclure sur la méthode la plus rigoureuse et représentative.
Voir la réponse courteRéponse courte
La régression linéaire par moindres carrés est plus robuste qu'une moyenne de ratios car elle minimise les écarts globaux et évite d'amplifier le bruit.
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La régression linéaire de la vitesse v par la distance d est nettement plus pertinente que le calcul de la moyenne de H, pour plusieurs raisons majeures :
- Instabilité numérique et biais liés aux faibles distances :
Dans le premier traitement, on calcule H_i = v_i / d_i. Pour les galaxies très proches (d faible, par exemple d \approx 0{,}03\text{ Mpc} pour les Nuages de Magellan), une faible distance au dénominateur amplifie de façon disproportionnée les incertitudes de mesure et les vitesses propres des galaxies (mouvements gravitationnels locaux indépendants de l'expansion cosmique). Cela conduit à des valeurs extrêmes et aberrantes de H (jusqu'à plus de 8\,500\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}), ce qui tire artificiellement la moyenne vers le haut et donne un écart-type gigantesque (\sigma \approx 1\,989\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} > \text{moyenne}). - Adéquation avec le modèle physique :
La loi de Hubble-Lemaître prédit une relation linéaire v = H d. La régression linéaire (méthode des moindres carrés) recherche la droite minimisant la somme des résidus au carré sur la vitesse \sum (v_i - (H d_i + v_0))^2. Chaque mesure de vitesse intervient avec un poids équitable, sans amplification artificielle aux petites distances. - Validation globale du modèle :
La régression linéaire fournit une pente de 454\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} et une ordonnée à l'origine faible (-40{,}8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}), cohérente avec une droite passant au voisinage de l'origine (les écarts à zéro s'expliquant par les vitesses propres locales).
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, cinématique
Exprimer la loi de Hubble (equation I.1) en faisant intervenir le décalage vers le rouge .
Voir l'indiceIndice
Combiner la relation non relativiste v \approx c z avec la relation linéaire de Hubble v = H d.
Voir la stratégieStratégie
La loi de Hubble-Lemaître relie la vitesse de récession v à la distance d. Pour exprimer cette loi en fonction du décalage vers le rouge z, on utilise la relation z = \frac{v}{c} obtenue à la question Q7 dans le cadre non relativiste (v \ll c).
Voir la réponse courteRéponse courte
En substituant v = cz, la loi de Hubble s'exprime sous la forme cz = Hd.
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D'après l'équation (I.1), la loi de Hubble-Lemaître s'écrit :
Par ailleurs, dans le domaine des vitesses non relativistes (v \ll c), le décalage vers le rouge s'exprime selon le résultat de la question Q7 sous la forme :
En substituant cette expression de la vitesse de récession v dans la relation de Hubble, on obtient :
Cette relation permet de déduire directement la distance d d'un astre à partir de la mesure spectroscopique de son décalage vers le rouge z via d = \frac{c z}{H}.
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, lecture de spectre
À partir du spectre fourni (voir figure 5), estimer la distance en années-lumière à laquelle se trouve la galaxie ayant émis ce rayonnement.
Voir l'indiceIndice
Calculer le décalage spectral moyen z = (\lambda_{\text{mes}} - \lambda_0) / \lambda_0 sur les raies d'émission du tableau de la figure 5, puis en déduire la distance d.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le décalage vers le rouge z à l'aide des longueurs d'onde du tableau de la figure 5 (par exemple pour la raie prépondérante \mathrm{H}_\alpha, ou par moyenne).
- Vérifier que la condition z \ll 1 est satisfaite afin d'utiliser la relation non relativiste établie en Q13.
- Exprimer puis calculer la distance d = \frac{c z}{H}, puis convertir la distance en années-lumière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de raies spectrales décalées, calcul de z, déduction de la distance d = cz/H et conversion numérique en années-lumière.
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À partir du tableau associé au spectre de la figure 5, calculons le décalage vers le rouge pour la raie la plus intense, la raie d'émission \mathrm{H}_\alpha :
Un calcul similaire sur l'ensemble des raies du tableau conduit à des valeurs très resserrées, dont la moyenne vaut :
Puisque z \approx 0{,}06 \ll 1, le régime non relativiste est pleinement vérifié.
D'après la loi de Hubble établie à la question Q13 :
Calculons d'abord la distance en mégaparsecs avec H = 67\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1} et c \approx 3{,}00 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} :
D'après les données de l'énoncé, 1\text{ pc} = 3{,}26\text{ al}, soit 1\text{ Mpc} = 3{,}26 \times 10^6\text{ al} :
En tenant compte des deux chiffres significatifs sur la constante de Hubble (67\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{Mpc}^{-1}) :
Résultat
Partie II : Les miroirs
A · Optique du télescope
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Notions : approximation de gauss, stigmatisme
Rappeler les conditions de l'approximation de Gauss qui permettent de considérer un stigmatisme approché du système optique.
Voir l'indiceIndice
Énoncer les deux conditions relatives aux rayons paraxiaux : faible inclinaison sur l'axe optique et proximité immédiate à cet axe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rayons paraxiaux : faiblement inclinés sur l'axe optique et interceptant le système au voisinage de son centre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'approximation de Gauss (ou approximation des rayons paraxiaux) repose sur la sélection de rayons lumineux qui vérifient deux conditions géométriques conjointes :
- Rayons peu inclinés sur l'axe optique : l'angle d'inclinaison \theta de chaque rayon lumineux par rapport à l'axe optique du système reste très petit devant 1\text{ rad} (\theta \ll 1\text{ rad}), ce qui autorise les approximations au premier ordre \sin\theta \approx \tan\theta \approx \theta.
- Rayons proches de l'axe optique : les rayons interceptent les surfaces optiques (dioptres, miroirs) à une distance de l'axe optique très faible devant les rayons de courbure des surfaces et les dimensions caractéristiques du système (faible ouverture).
Dans ces conditions, les aberrations géométriques d'ouverture et d'inclinaison deviennent négligeables, ce qui assure un stigmatisme approché et un aplanétisme approché.
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
Notions : miroir sphérique, tracé de rayon
Tracer le schéma optique du télescope sans souci d'échelle et y représenter le trajet d'un rayon lumineux venant de l'infini, intercepté par le miroir primaire avec une incidence qui lui permet d'atteindre le capteur après réflexion sur le miroir primaire et le miroir secondaire.
Voir l'indiceIndice
Tracer deux miroirs plans modélisés face à face et suivre la réflexion d'un rayon venant de l'infini vers le miroir secondaire qui converge sur le capteur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'architecture optique du télescope James Webb : il s'agit d'une configuration de type Cassegrain comprenant un miroir primaire collecteur percé en son centre, un miroir secondaire placé sur l'axe optique face au primaire, et un capteur situé au niveau de l'ouverture centrale du primaire.
- Positionner les éléments sur un axe optique commun : miroir primaire, miroir secondaire et capteur.
- Tracer le trajet d'un rayon lumineux incident issu de l'infini, subissant une première réflexion sur le miroir primaire vers le miroir secondaire, puis une seconde réflexion sur le miroir secondaire en direction du capteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la marche d'un faisceau incident parallèle convergeant vers le foyer primaire, réfléchi par le miroir secondaire vers le détecteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système optique du télescope spatial James Webb adopte une configuration réflectrice à deux miroirs (type Cassegrain) :
- le miroir primaire (M_1), concave (ou composé de facettes inclinées), collecte la lumière venant de l'infini et la converge vers le miroir secondaire ;
- le miroir secondaire (M_2), placé sur l'axe optique en avant du miroir primaire, renvoie le faisceau convergent vers le centre du miroir primaire ;
- le capteur (détecteur) est situé au centre du miroir primaire pour enregistrer le signal focalisé.
Le schéma optique de principe est représenté ci-dessous :
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : miroir sphérique, champ de vision
En s'appuyant sur un schéma soigné, proposer une estimation du champ de vision du capteur. Comparer cette estimations à la valeur donnée dans l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la trigonométrie élémentaire dans le triangle rectangle reliant le rayon du capteur R_3 à la distance focale équivalente ou inter-miroirs.
Voir la stratégieStratégie
- Estimer la distance L séparant le miroir primaire (portant le capteur en son centre) et le miroir secondaire à l'aide des cotes de la figure 7.
- Réaliser un tracé d'optique géométrique délimitant le faisceau issu du miroir secondaire M_2 (rayon R_2 = D_2/2) atteignant le capteur (rayon R_3).
- Exprimer le demi-angle limite d'admission \alpha, calculer le champ de vision angulaire total 2\alpha en minutes d'arc, puis analyser l'origine de l'écart avec la valeur de l'énoncé (2{,}2').
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma optique équivalent, calcul de l'angle de champ \theta \approx L/f'_{\text{éq}} à partir des dimensions du capteur et comparaison à l'énoncé.
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D'après la figure 7, la longueur totale du bouclier thermique est de 22\text{ m}. La flèche du mât supportant le miroir secondaire en avant du miroir primaire peut être estimée à :
Dans le modèle simplifié imposé par l'énoncé, tous les miroirs sont modélisés par des miroirs plans. Le miroir secondaire M_2 possède un diamètre D_2 = 74\text{ cm} (soit un rayon R_2 = D_2/2 = 37\text{ cm} = 0{,}37\text{ m}) et le capteur circulaire placé au centre de M_1 a un rayon R_3 = 3\text{ cm} = 0{,}03\text{ m}.
Un rayon réfléchi par le bord supérieur de M_2 (ordonnée +R_2) et atteignant le bord opposé du capteur (ordonnée -R_3) présente avec l'axe optique un angle d'inclinaison maximal \alpha délimitant le champ total :
Remarque : pour le champ de pleine lumière (l'ensemble du capteur est éclairé par M_2), on aurait de même \alpha_{\text{pl}} = \frac{R_2 - R_3}{L}.
Application numérique :
Sachant que 1\text{ rad} = \frac{180 \times 60}{\pi} \approx 3\,438', le demi-angle vaut \alpha \approx 180' (et \alpha_{\text{pl}} \approx 154').
Le champ de vision angulaire total du télescope 2\alpha estimé par ce modèle vaut donc :
Comparaison avec la valeur de l'énoncé : L'énoncé indique un champ de vision de 2{,}2'. L'estimation obtenue ici est environ 150 fois plus grande.
Résultat
B.1 · Le rayonnement d'équilibre thermique et la loi de Planck
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
Notions : corps noir, analyse dimensionnelle
Préciser l'unité dans le système international de la densité spectrale d'énergie qui intervient dans l'équation II.1.
Voir l'indiceIndice
Établir l'analyse dimensionnelle de u(\nu) à partir de la relation différentielle \mathrm{d}\mathcal{E} = u(\nu) V \mathrm{d}\nu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégrée sur les fréquences, la densité volumique est en \mathrm{J}\cdot\mathrm{m}^{-3}, donc u(\nu) s'exprime en \mathrm{J}\cdot\mathrm{m}^{-3}\cdot\mathrm{Hz}^{-1} ou \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}\cdot\mathrm{m}^{-3}.
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L'équation (II.1) relie l'énergie électromagnétique élémentaire \mathrm{d}\mathcal{E} contenue dans le volume V pour la tranche de fréquence [\nu, \nu + \mathrm{d}\nu] :
En analysant la dimension de chaque terme intervenant dans cette relation :
- \mathrm{d}\mathcal{E} est une énergie, son unité SI est le joule (\mathrm{J}) ;
- V est un volume, son unité SI est le mètre cube (\mathrm{m}^3) ;
- \mathrm{d}\nu est un intervalle de fréquence, son unité SI est le hertz (\mathrm{Hz}), équivalent à \mathrm{s}^{-1}.
On en déduit la dimension et l'unité de la densité spectrale volumique d'énergie u(\nu) :
Dans le Système international, l'unité de u(\nu) s'exprime donc en :
En explicitant le joule à partir des unités de base du SI (\mathrm{J} = \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-2}), cette unité s'écrit également :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : relation de planck-einstein, photon
Rappeler l'expression (relation de Planck-Einstein) du quantum d'énergie porté par un photon de fréquence associée .
Voir l'indiceIndice
Donner la relation de Planck-Einstein reliant l'énergie du photon à sa fréquence au moyen de la constante h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie d'un photon de fréquence \nu : \epsilon = h\nu.
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D'après l'hypothèse des quanta de Planck reprise et généralisée par Einstein, l'énergie d'un photon associé à une onde électromagnétique de fréquence \nu est quantifiée et s'écrit :
où h désigne la constante de Planck.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : longueur d'onde, fréquence
Calculer les valeurs des fréquences et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation \nu = c / \lambda aux longueurs d'onde extrêmes en prenant garde d'associer la plus petite longueur d'onde à la fréquence maximale.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la fréquence \nu à la longueur d'onde dans le vide \lambda par la relation de dispersion \nu = \frac{c}{\lambda}.
- Associer chaque borne de fréquence à la longueur d'onde correspondante en tenant compte de la condition \nu_2 \geqslant \nu_1 (la fréquence étant inversement proportionnelle à la longueur d'onde).
- Effectuer l'application numérique avec la célérité c fournie et le nombre de chiffres significatifs adéquat.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul immédiat des fréquences par \nu_i = c/\lambda_i pour les longueurs d'onde limites fournies.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide, la fréquence \nu d'une onde électromagnétique est reliée à sa longueur d'onde \lambda par :
D'après l'énoncé (section II.B), le domaine de sensibilité spectrale des instruments du télescope s'étend de \lambda_{\min} = 0{,}6\ \mu\text{m} à \lambda_{\max} = 28\ \mu\text{m}.
Comme la fonction \lambda \mapsto \frac{c}{\lambda} est strictement décroissante et que l'on impose \nu_2 \geqslant \nu_1, les fréquences extrêmes s'écrivent :
Avec c = 299\,792\,458\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \lambda_{\max} = 28 \times 10^{-6}\text{ m} et \lambda_{\min} = 0{,}6 \times 10^{-6}\text{ m}, on obtient numériquement :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi de planck, changement de variable
Montrer que l'énergie du rayonnement électromagnétique prisonnier de la cavité et de fréquences comprises entre et , s'exprime comme suit, moyennant un changement de variable :
où .
Voir l'indiceIndice
Effectuer le changement de variable sans dimension \xi = h\nu / (k_{\mathrm{B}}T) dans l'intégrale de la densité d'énergie de Planck.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie totale \mathcal{E}_{12} en intégrant la distribution spectrale \mathrm{d}\mathcal{E} = u(\nu) V\,\mathrm{d}\nu entre les fréquences \nu_1 et \nu_2.
- Poser le changement de variable adimensionné suggéré par l'argument de l'exponentielle : \xi = \frac{h\nu}{k_{\mathrm{B}} T}.
- Exprimer \nu et \mathrm{d}\nu en fonction de \xi, adapter les bornes et factoriser les constantes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de V u(\nu)\mathrm{d}\nu avec le changement de variable \xi = h\nu/(k_{\mathrm{B}}T) faisant émerger le préfacteur en T^4.
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L'énergie électromagnétique \mathcal{E}_{12} contenue dans la cavité pour les fréquences comprises entre \nu_1 et \nu_2 s'obtient en sommant les contributions élémentaires \mathrm{d}\mathcal{E} fournies par l'équation (II.1) :
Effectuons le changement de variable :
Les bornes d'intégration deviennent :
Le produit \nu^3\,\mathrm{d}\nu s'écrit alors :
En reportant cette expression dans l'intégrale, on obtient :
On retrouve bien l'expression demandée :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi de planck, photon
Établir que le nombre de photons contenus dans la cavité, et dont la fréquence associée est comprise entre et , s'exprime comme suit :
où .
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le nombre élémentaire de photons est donné par \mathrm{d}N = \mathrm{d}\mathcal{E} / (h\nu) et intégrer sur le même intervalle spectral.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre élémentaire de photons \mathrm{d}N compris dans la tranche de fréquence [\nu, \nu + \mathrm{d}\nu] à partir de l'énergie élémentaire \mathrm{d}\mathcal{E} et du quantum de Planck-Einstein \epsilon = h\nu rappelé à la question Q19.
- Intégrer sur l'intervalle [\nu_1, \nu_2] et poser le même changement de variable sans dimension \xi = \frac{h\nu}{k_{\mathrm{B}}T} qu'à la question Q21.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du nombre de photons V u(\nu)\mathrm{d}\nu/(h\nu) avec la même variable \xi, abaissant d'un degré la puissance de \xi et de T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de Planck-Einstein (question Q19), chaque photon associé à la fréquence \nu transporte une énergie \epsilon = h\nu. Le nombre de photons \mathrm{d}N présents dans la cavité de volume V dont la fréquence est comprise dans l'intervalle [\nu, \nu + \mathrm{d}\nu] s'écrit donc :
En injectant l'expression de la densité spectrale d'énergie u(\nu) donnée par l'équation (II.1) :
Le nombre total de photons N_{12} de fréquences comprises entre \nu_1 et \nu_2 s'obtient par intégration :
On effectue le changement de variable sans dimension introduit à la question Q21 :
Les bornes d'intégration deviennent \xi_1 = \frac{h\nu_1}{k_{\mathrm{B}}T} et \xi_2 = \frac{h\nu_2}{k_{\mathrm{B}}T}, et le produit \nu^2 \mathrm{d}\nu s'écrit :
En reportant dans l'intégrale :
On en déduit l'expression demandée :
avec
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de planck, énergie moyenne
Déduire des équations II.2 et II.3 une expression de l'énergie moyenne individuelle des photons contenus dans la cavité et dont les fréquences associées sont comprises entre et . Préciser comment cette énergie moyenne dépend de la température.
Voir l'indiceIndice
Calculer le quotient \langle \epsilon \rangle = \mathcal{E}_{12} / N_{12} et factoriser par k_{\mathrm{B}}T.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie moyenne individuelle d'un photon dans la bande de fréquences [\nu_1, \nu_2] comme le quotient de l'énergie totale \mathcal{E}_{12} par le nombre total de photons N_{12}.
- Effectuer les simplifications à l'aide des expressions établies aux questions Q21 et Q22.
- Analyser la dépendance en température : identifier le facteur direct en k_{\mathrm{B}} T et préciser le rôle joué par les bornes d'intégration, en perspective des questions suivantes (Q24 et Q26).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le quotient \langle\epsilon\rangle = \mathcal{E}_{12}/N_{12} = k_{\mathrm{B}}T (I/J) met en évidence une dépendance linéaire en T à bornes adimensionnées fixées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie moyenne individuelle d'un photon contenu dans la cavité, notée \langle \epsilon \rangle, s'obtient en divisant l'énergie totale du rayonnement dans la bande [\nu_1, \nu_2] par le nombre de photons correspondants :
En injectant les équations (II.2) et (II.3) :
on simplifie le préfacteur géométrique et fondamental :
Dépendance vis-à-vis de la température :
- L'énergie moyenne comporte un facteur explicite k_{\mathrm{B}} T, directement proportionnel à la température absolue T.
- En toute rigueur, une dépendance additionnelle existe via les bornes adimensionnées \xi_1 = \dfrac{h\nu_1}{k_{\mathrm{B}}T} et \xi_2 = \dfrac{h\nu_2}{k_{\mathrm{B}}T}.
- Toutefois, si la bande spectrale couvre l'essentiel du spectre d'émission (ou si l'on intègre sur tout le spectre de 0 à +\infty), le rapport des intégrales \dfrac{I_{[\xi_1, \xi_2]}}{J_{[\xi_1, \xi_2]}} est une constante sans dimension : l'énergie moyenne individuelle d'un photon est alors proportionnelle à la température T (\langle \epsilon \rangle \propto T). C'est cette dépendance linéaire qui est retenue pour la suite de l'étude (questions Q24 et Q26).
Résultat
B.2 · Réduction du rayonnement par refroidissement
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de stefan-boltzmann, corps noir
Au regard des résultats établis aux questions 21 à 23, justifier qualitativement que la puissance émise par chacun des éléments du télescope, dans l'intervalle de fréquences considéré, est proportionnelle à sa température à la puissance 4.
Voir l'indiceIndice
Justifier que le flux d'énergie émis par unité de surface dépend principalement du terme en facteur T^4 intervenant dans la densité volumique totale.
Voir la stratégieStratégie
Pour relier la puissance émise à la température T à partir des questions Q21 à Q23, deux raisonnements qualitatifs équivalents peuvent être menés :
- Exprimer la puissance comme le produit du flux de photons (débit) par leur énergie moyenne individuelle.
- Relier le flux d'énergie émis par l'ouverture à la densité volumique d'énergie électromagnétique dans la cavité.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'intégrale spectrale saturant pour une large bande, l'énergie contenue et la puissance émise suivent la loi de Stefan en T^4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les photons s'échappent de la cavité à travers une petite ouverture de surface S à la célérité c. Le débit de photons émis \dot{N}_{12} est proportionnel à la densité volumique de photons n_{12} = \frac{N_{12}}{V} et à la vitesse c :
D'après la question Q22, en supposant que l'intégrale sans dimension J_{[\xi_1, \xi_2]} varie peu avec la température dans le domaine considéré, la densité volumique de photons varie comme :
D'après la question Q23, chaque photon transporte en moyenne une énergie individuelle proportionnelle à la température :
La puissance électromagnétique émise P_{12} correspond au flux total d'énergie, c'est-à-dire au produit du débit de photons par leur énergie moyenne :
On en déduit que la puissance émise est proportionnelle à la température à la puissance 4 :
Ce résultat est également cohérent avec l'énergie totale calculée à la question Q21 : la puissance rayonnée est proportionnelle à la densité volumique d'énergie \frac{\mathcal{E}_{12}}{V} \propto T^4.
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : loi de stefan-boltzmann
En déduire une estimation de la valeur du facteur de réduction de la puissance émise dans l'infrarouge par les différents éléments du télescope lorsque la température de celui-ci passe de la valeur 333 K à la valeur 39 K.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport de températures élevé à la puissance 4 : (T_{\text{chaud}} / T_{\text{froid}})^4.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la loi d'échelle établie à la question précédente : la puissance rayonnée varie comme T^4.
- Exprimer le facteur de réduction comme le rapport des puissances rayonnées aux températures T_1 = 333\text{ K} et T_2 = 39\text{ K}.
- Réaliser l'application numérique avec le nombre de chiffres significatifs adapté (deux chiffres significatifs d'après la donnée de température 39\text{ K}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport des puissances thermiques émises égal à (T_1/T_2)^4 = (333/39)^4 \approx 5{,}3\times 10^3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q24, la puissance rayonnée dans le domaine infrarouge est modélisée par une loi proportionnelle à T^4 :
Le facteur de réduction F de la puissance thermique émise lorsque la température passe de la valeur initiale T_1 = 333\text{ K} à la température finale de fonctionnement T_2 = 39\text{ K} s'écrit :
En effectuant l'application numérique :
La puissance rayonnée par les éléments du télescope est donc atténuée d'un facteur supérieur à 5\,000 (elle est divisée par environ 5{,}3 \times 10^3, ce qui correspond à une émission résiduelle d'environ 1{,}9 \times 10^{-4} de sa valeur à température ambiante).
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de stefan-boltzmann, photon
Le refroidissement a pour effet de réduire à la fois le nombre de photons émis et leur énergie moyenne. Identifier, parmi ces deux effets, celui qui a l'influence la plus importante sur la réduction de la puissance émise.
Voir l'indiceIndice
Comparer la puissance de la température régissant le nombre total de photons (T^3) à celle régissant l'énergie moyenne (T^1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le facteur de réduction du nombre de photons varie en T^3 (\approx 620) alors que l'énergie moyenne varie en T (\approx 8{,}5) : le nombre domine.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q22 et Q23, la puissance émise s'exprime comme le produit du débit de photons émis (directement relié au nombre de photons N_{12}) par leur énergie moyenne individuelle \langle \epsilon \rangle :
Sous l'approximation où les intégrales adimensionnées dépendent peu de la température (ou sur l'ensemble du spectre thermique) :
- le nombre de photons émis varie comme T^3 ;
- l'énergie moyenne par photon varie comme T.
Lors du passage de la température T_1 = 333\text{ K} à T_2 = 39\text{ K}, le rapport des températures vaut :
Les facteurs de réduction respectifs sont donc :
- pour le nombre de photons : \left(\dfrac{T_1}{T_2}\right)^3 \approx 8{,}5^3 \approx 6{,}2 \times 10^2 ;
- pour l'énergie moyenne : \dfrac{T_1}{T_2} \approx 8{,}5.
La puissance en T^3 l'emportant nettement sur la dépendance linéaire en T, c'est la diminution du nombre de photons émis qui a l'influence prépondérante sur la réduction de la puissance rayonnée.
Résultat
Partie III : Point de Lagrange L₂
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : référentiel héliocentrique
Rappeler le nom usuellement attribué au référentiel .
Voir l'indiceIndice
Identifier le référentiel lié au centre du Soleil et orienté vers trois étoiles lointaines supposées fixes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Référentiel héliocentrique (ou de Kepler), centré sur le Soleil et lié à des directions d'étoiles lointaines.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le référentiel \mathcal{R}_h, dont l'origine est le centre de masse du Soleil S et dont les axes pointent vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes, est usuellement appelé le référentiel héliocentrique (ou référentiel de Copernic).
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : référentiel galiléen, référentiel non galiléen
Rappeler la définition d'un référentiel galiléen et justifier que le référentiel est non galiléen.
Voir l'indiceIndice
Rappeler l'invariance galiléenne du principe d'inertie et justifier le caractère non galiléen par la rotation d'ensemble du repère.
Voir la réponse courteRéponse courte
Un référentiel galiléen vérifie le principe d'inertie. \mathcal{R} tourne à vitesse angulaire uniforme par rapport à l'héliocentrique, il est donc non galiléen.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe d'inertie (première loi de Newton) est vérifié : tout point matériel isolé ou pseudo-isolé (c'est-à-dire soumis à des forces dont la somme vectorielle est nulle) y est soit au repos, soit en mouvement de translation rectiligne uniforme :
D'après le préambule, le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h est considéré comme galiléen. Or, tout référentiel galiléen doit être animé d'un mouvement de translation rectiligne et uniforme par rapport à un autre référentiel galiléen.
Le référentiel \mathcal{R} est en rotation uniforme autour de l'axe (Sz) par rapport à \mathcal{R}_h, avec un vecteur rotation non nul \vec{\omega} = \omega\,\vec{e}_z.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
Notions : force d'inertie d'entraînement, équilibre
On considère que le télescope JWST, positionné au point , n'est soumis qu'à l'action gravitationnelle du Soleil et de la Terre. En adoptant le point de vue du référentiel , écrire la relation vectorielle qui traduit l'immobilité en du télescope JWST dans ce référentiel.
Voir l'indiceIndice
Écrire la nullité de la somme vectorielle de la force gravitationnelle du Soleil, de celle de la Terre et de la force d'inertie d'entraînement centrifuge.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système (télescope de masse m en L_2) et le référentiel d'étude non galiléen \mathcal{R} en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\omega} = \omega\,\vec{e}_z autour de l'axe (Sz) par rapport à \mathcal{R}_h.
- Effectuer le bilan des actions mécaniques : forces réelles (attractions gravitationnelles du Soleil et de la Terre) et forces d'inertie (entraînement et Coriolis).
- Appliquer la condition d'équilibre statique dans \mathcal{R}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre relatif dans \mathcal{R} : somme de l'attraction du Soleil, de celle de la Terre et de la force d'inertie d'entraînement centrifuge égale à zéro.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le télescope JWST, assimilé à un point matériel de masse m immobile en L_2, dans le référentiel non galiléen \mathcal{R}.
Le télescope est soumis à :
la force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil :
\vec{F}_S = -\frac{\mathcal{G} M_S m}{SL_2^2}\,\vec{e}_x = -\frac{\mathcal{G} M_S m}{(d_{TS} + r_{L_2})^2}\,\vec{e}_xla force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre :
\vec{F}_T = -\frac{\mathcal{G} M_T m}{TL_2^2}\,\vec{e}_x = -\frac{\mathcal{G} M_T m}{r_{L_2}^2}\,\vec{e}_xla force d'inertie de Coriolis, nulle car le télescope est immobile dans \mathcal{R} (\vec{v}_r = \vec{0}) :
\vec{F}_{ic} = -2m\,\vec{\omega}\wedge \vec{v}_r = \vec{0}la force d'inertie d'entraînement centrifuge (le repère étant en rotation uniforme autour de l'axe (Sz) passant par l'origine fixe S) :
\vec{F}_{ie} = -m\,\vec{\omega}\wedge(\vec{\omega}\wedge\vec{SL_2}) = m \omega^2 (d_{TS} + r_{L_2})\,\vec{e}_x
La condition d'immobilité du télescope en L_2 dans le référentiel \mathcal{R} se traduit par le principe fondamental de la statique (ou principe fondamental de la dynamique avec \vec{a}_r = \vec{0}) :
En explicitant chaque terme, la relation vectorielle s'écrit :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : méthode dichotomique, étude de fonction
Proposer une procédure préalable à mettre en œuvre pour déterminer un jeu de valeurs adaptées des bornes Rmin et Rmax de l'intervalle dans lequel rechercher la solution. La réponse à cette question ne nécessite pas l'écriture d'un code Python, ni de connaître l'équation à résoudre.
Voir l'indiceIndice
Évoquer le théorème des valeurs intermédiaires en recherchant deux valeurs pour lesquelles la fonction F change de signe.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le prérequis mathématique fondamental de l'algorithme
brentq(changement de signe aux bornes). - Définir une plage d'exploration pertinente en s'appuyant sur des arguments physiques.
- Proposer une méthode concrète (tracé de courbe ou balayage discret) permettant d'extraire R_{\min} et R_{\max}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de la fonction aux bornes pour s'assurer d'un changement de signe (théorème des valeurs intermédiaires) ou tracé graphique préalable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'algorithme brentq repose sur une méthode de dichotomie combinée à des interpolations (méthode de Brent) pour la recherche de racine d'une fonction continue. Il requiert impérativement une condition de changement de signe aux bornes de l'intervalle de recherche :
Pour déterminer un tel couple (R_{\min}, R_{\max}), la procédure préalable recommandée est la suivante :
- Ciblage de la zone d'exploration par des considérations physiques : le point L_2 est situé au-delà de l'orbite terrestre (R > 0) mais reste sous l'influence gravitationnelle directe de la Terre, ce qui implique une distance bien plus petite que la distance Soleil-Terre (R \ll 1). Un intervalle d'exploration large tel que R \in [0{,}001 \,;\, 0{,}1] est tout à fait adapté.
Tracé graphique ou balayage numérique :
- Approche graphique : tracer la courbe R \mapsto F(R, \alpha) sur cet intervalle et observer l'intersection avec l'axe des abscisses.
- Approche par échantillonnage (tabulation) : évaluer la fonction F(R, \alpha) sur une grille de valeurs de R régulièrement espacées dans cette plage (par exemple avec un pas \Delta R = 10^{-3}) et détecter deux points consécutifs où F change de signe.
- Sélection des bornes : retenir les deux valeurs encadrant le zéro détecté pour définir [R_{\min}, R_{\max}], en s'assurant qu'aucune divergence de F n'apparaît dans l'intervalle (éviter notamment R = 0).
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
Notions : point de lagrange, ordre de grandeur
La résolution numérique conduit à la valeur . En déduire la valeur de la distance qui sépare la Terre du point .
Voir l'indiceIndice
Calculer la distance physique à partir de la définition de la variable adimensionnée R = r_{L_2} / d_{TS}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la distance d = R \times d_{ST} \approx 0{,}009 \times 1{,}5\times 10^8\text{ km} \approx 1{,}5\times 10^6\text{ km}.
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Par définition de la variable adimensionnée R introduite dans l'énoncé :
La distance séparant la Terre du point de Lagrange L_2 est donc :
Avec les données numériques de l'énoncé :
- R = 0{,}009 ;
- d_{TS} = 1{,}50 \times 10^8\text{ km} = 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m}.
On obtient :
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : pfd en référentiel non galiléen, force de coriolis
Rappeler la loi fondamentale de la physique qui permet d'aboutir au système différentiel ci-dessus, ainsi que les précautions à prendre dans son écriture.
Voir l'indiceIndice
Citer le principe fondamental de la dynamique en référentiel non galiléen en insistant sur la prise en compte des forces d'inertie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Principe fondamental de la dynamique en référentiel non galiléen, en intégrant les forces d'inertie d'entraînement et de Coriolis avec vitesse relative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi fondamentale de la physique mise en jeu est le principe fondamental de la dynamique (ou deuxième loi de Newton), appliqué au télescope JWST assimilé à un point matériel de masse m dans le référentiel d'étude \mathcal{R}.
L'énoncé de cette loi dans le référentiel \mathcal{R} s'écrit :
Les précautions indispensables à prendre lors de son écriture sont les suivantes :
Caractère non galiléen du référentiel d'étude : Le référentiel \mathcal{R} étant en rotation à la vitesse angulaire \vec{\omega} = \omega\,\vec{e}_z par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_h, il convient d'ajouter au bilan des forces réelles (attractions gravitationnelles du Soleil et de la Terre) les deux forces d'inertie :
- la force d'inertie d'entraînement : \vec{F}_{\text{ie}} = -m\,\vec{\omega} \wedge (\vec{\omega} \wedge \overrightarrow{SM}) = m\,\omega^2 (x\,\vec{e}_x + y\,\vec{e}_y) ;
- la force d'inertie de Coriolis : \vec{F}_{\text{ic}} = -2m\,\vec{\omega} \wedge \vec{v}(M/\mathcal{R}).
Dérivation dans le référentiel relatif : La vitesse \vec{v}(M/\mathcal{R}) et l'accélération \vec{a}(M/\mathcal{R}) doivent être obtenues en dérivant les coordonnées du vecteur position \overrightarrow{SM} par rapport au temps dans la base liée à \mathcal{R} :
\vec{a}(M/\mathcal{R}) = \ddot{\varepsilon}_x(t)\,\vec{e}_x + \ddot{\varepsilon}_y(t)\,\vec{e}_y + \ddot{\varepsilon}_z(t)\,\vec{e}_z- Linéarisation au voisinage de la position d'équilibre : Pour aboutir au système différentiel linéaire proposé, il est nécessaire d'effectuer un développement limité au premier ordre des forces gravitationnelles en fonction des petits déplacements \varepsilon_x, \varepsilon_y, \varepsilon_z (puisque |\varepsilon| \ll r_{L_2}), et d'utiliser la relation d'équilibre vérifiée en L_2 établie à la question Q29.
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : force de coriolis, produit vectoriel
Vérifier que les termes et proviennent des projections respectives sur les axes et de la force d'inertie de Coriolis.
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit vectoriel -2m \vec{\omega} \wedge \vec{v}_{\text{rel}} avec \vec{\omega} = \omega \vec{e}_z et projeter sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_y.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur vitesse relative du télescope \vec{v}(M/\mathcal{R}) à partir de l'expression de \overrightarrow{SM} donnée par l'équation (III.1).
- Exprimer le vecteur rotation \vec{\omega} du référentiel d'étude \mathcal{R} par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_h.
- Calculer la force d'inertie de Coriolis par unité de masse, \frac{\vec{F}_{\text{ic}}}{m} = -2\vec{\omega}\wedge\vec{v}(M/\mathcal{R}), et projeter sur les axes (Sx) et (Sy).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \vec{F}_{ic}/m = -2\vec{\omega}\wedge\vec{v}_r avec \vec{\omega} = \omega\vec{u}_z et projection sur (Sx) et (Sy).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur position du télescope au voisinage de L_2 est donné par :
La base (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant fixe dans le référentiel \mathcal{R}, le vecteur vitesse de M par rapport à \mathcal{R} s'écrit :
Le référentiel \mathcal{R} est en rotation uniforme autour de l'axe (Sz) à la vitesse angulaire \omega par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_h, d'où :
La force d'inertie de Coriolis exercée sur le télescope de masse m est donnée par :
Soit, en divisant par la masse m :
En projetant la relation fondamentale de la dynamique écrite dans \mathcal{R} (m\vec{a}(M/\mathcal{R}) = \sum \vec{F}_{\text{ext}} + \vec{F}_{\text{ie}} + \vec{F}_{\text{ic}}), les contributions de la force de Coriolis à l'accélération relative \ddot{\varepsilon}_x(t) et \ddot{\varepsilon}_y(t) sont :
On retrouve bien identiquement les termes figurant dans les deux premières équations du système différentiel (III.2).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : stabilité, position d'équilibre
Expliquer pourquoi on peut se limiter aux mouvements dans le plan si l'on souhaite étudier la stabilité de l'équilibre au point de Lagrange .
Voir l'indiceIndice
Constater que l'équation différentielle selon l'axe (Sz) est découplée des autres et admet des solutions sinusoïdales bornées (oscillateur harmonique de pulsation 2\omega).
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier la restriction de l'étude au plan orbital (Sxy), il convient d'analyser l'équation différentielle selon la direction (Sz) :
- Montrer que la composante \varepsilon_z(t) est entièrement découplée des composantes \varepsilon_x(t) et \varepsilon_y(t).
- Résoudre ou caractériser la nature de l'évolution de \varepsilon_z(t) pour constater qu'elle est bornée (mouvement purement oscillatoire).
- Conclure qu'une éventuelle instabilité ne peut provenir que du couplage dans le plan (Sxy).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'équation selon z est découplée de x et y et correspond à celle d'un oscillateur harmonique, intrinsèquement stable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le système différentiel (III.2), la coordonnée \varepsilon_z(t) vérifie l'équation :
On constate immédiatement deux propriétés fondamentales :
- L'équation selon (Sz) est découplée des variables \varepsilon_x(t) et \varepsilon_y(t) (aucune interférence de la force de Coriolis ni du gradient de potentiel lié au plan orbital).
Cette équation est celle d'un oscillateur harmonique linéaire non amorti de pulsation propre \Omega_z = 2\omega > 0. Sa solution s'écrit sous la forme :
\varepsilon_z(t) = C_1 \cos(2\omega t) + C_2 \sin(2\omega t)où C_1 et C_2 sont des constantes réelles fixées par les conditions initiales.
La trajectoire selon l'axe (Sz) est donc purement oscillatoire et bornée pour toute perturbation initiale : l'équilibre est inconditionnellement stable selon la direction perpendiculaire au plan orbital.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : équation différentielle, système linéaire
On cherche des solutions, en utilisant la notation complexe, sous la forme : et , où . Déterminer le système des deux équations vérifiées par les amplitudes complexes et .
Voir l'indiceIndice
Injecter les formes complexes dans les deux premières équations différentielles et factoriser par \mathrm{e}^{pt}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les dérivées temporelles premières et secondes des fonctions d'essai complexes \underline{\varepsilon}_x(t) et \underline{\varepsilon}_y(t).
- Les injecter dans les deux premières équations couplées du système différentiel (III.2) régissant le mouvement dans le plan (Sxy).
- Factoriser et simplifier par le terme non nul \mathrm{e}^{pt} pour aboutir à un système algébrique linéaire en \underline{A}_x et \underline{A}_y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement des dérivées par des puissances de p, aboutissant à un système linéaire homogène d'inconnues \underline{A}_x et \underline{A}_y.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les fonctions d'essai recherchées s'écrivent sous la forme :
En dérivant par rapport au temps, on obtient :
D'après le système différentiel (III.2), les deux premières équations s'écrivent :
En substituant les expressions complexes dans ces deux équations :
Puisque \mathrm{e}^{pt} \neq 0 pour tout t \in \mathbb{R}, on obtient le système linéaire vérifié par les amplitudes (\underline{A}_x, \underline{A}_y) :
Ce système s'écrit de manière équivalente sous forme matricielle :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : stabilité, équation caractéristique
En déduire les valeurs acceptables de . Conclure quant à la stabilité de l'équilibre au point de Lagrange dans le référentiel .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'annulation du déterminant du système linéaire pour obtenir une équation bicarrée en p, puis observer qu'au moins une solution réelle est strictement positive.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la condition d'existence de solutions non triviales pour le système linéaire homogène établi à la question Q35 en annulant son déterminant.
- Résoudre l'équation bicarrée en p ainsi obtenue pour déterminer les quatre valeurs acceptables de p.
- Examiner le signe de la partie réelle des solutions pour conclure sur la stabilité de la position d'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation du déterminant donnant une équation bicarrée avec une racine réelle strictement positive, démontrant l'instabilité de l'équilibre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q35, les amplitudes complexes vérifient le système linéaire homogène :
Pour admettre des solutions non nulles, le déterminant de ce système doit être nul :
Il s'agit d'une équation du second degré en X = p^2 :
Le discriminant réduit vaut :
Les deux racines pour X = p^2 sont donc :
On en déduit les quatre valeurs acceptables de p :
Numériquement, avec \sqrt{1+2\sqrt{7}} \approx 2{,}51 et \sqrt{2\sqrt{7}-1} \approx 2{,}07, ces valeurs valent environ p \approx \pm 2{,}51\,\omega et p \approx \pm 2{,}07\,\mathrm{i}\omega.
Conclusion quant à la stabilité : L'une des solutions est réelle et strictement positive (p_1 = +\omega\sqrt{1+2\sqrt{7}} > 0). Par conséquent, la solution générale contient un terme proportionnel à \mathrm{e}^{p_1 t} qui diverge exponentiellement au cours du temps lorsqu'un écart infinitésimal est introduit.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Notions : constante de temps, ordre de grandeur
Estimer la valeur de la durée à partir de laquelle il convient de repositionner le télescope au voisinage du point .
Voir l'indiceIndice
Définir le temps caractéristique d'instabilité par \tau = 1/p associé à la valeur propre réelle positive dominante.
Voir la stratégieStratégie
- Associer l'instabilité du point de Lagrange L_2 au temps caractéristique d'amplification exponentielle \tau = 1/p_+ du mode instable identifié à la question Q36.
- Calculer la vitesse angulaire orbitale \omega à partir de la formule fournie dans l'énoncé.
- En déduire l'ordre de grandeur de la durée \tau au bout de laquelle une correction de trajectoire s'avère indispensable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du temps de divergence \tau = 1/p_{\text{réel}}, de l'ordre de quelques semaines à quelques mois.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, la solution du système différentiel présente un mode divergent exponentiel associé à la racine réelle positive :
L'écart \varepsilon(t) par rapport à la position d'équilibre L_2 croît ainsi comme \mathrm{e}^{t/\tau}, où le temps caractéristique de divergence vaut :
Au bout d'une durée de l'ordre de \tau, la perturbation initiale est multipliée par un facteur \mathrm{e} \approx 2{,}7, ce qui remet rapidement en cause la condition de petitesse des déplacements (|\varepsilon| \ll r_{L_2}) et éloigne le télescope du point L_2. Il convient donc d'effectuer une manœuvre de repositionnement sur une durée de l'ordre de \tau.
Calculons la pulsation \omega à l'aide de l'expression fournie par l'énoncé :
On remarque que cette valeur correspond bien à la pulsation orbitale de la Terre autour du Soleil (\omega = 2\pi/T_{\text{orb}} avec T_{\text{orb}} = 1\text{ an} \approx 3{,}16 \times 10^7\text{ s}).
Le temps caractéristique s'évalue alors par :
En convertissant cette durée en jours (1\text{ jour} = 86\,400\text{ s}) :
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Notions : point de lagrange, bilan thermique
Donner au moins un argument qui justifie que le télescope JWST ait été placé au point .
Voir l'indiceIndice
Mettre en avant le rôle d'écran thermique permanent conféré par l'alignement Soleil-Terre, permettant de tourner constamment le bouclier vers les sources chaudes.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'alignement permanent Soleil-Terre-JWST permet à un bouclier thermique unique de masquer Soleil et Terre pour refroidir passivement le télescope.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Plusieurs arguments complémentaires justifient le choix du point de Lagrange L_2 pour le télescope JWST :
- Alignement géométrique et protection thermique (argument majeur) :
Au point L_2, le Soleil, la Terre et la Lune se trouvent en permanence dans la même direction vue du télescope (vers l'intérieur de l'orbite terrestre). Un unique bouclier thermique déployable suffit donc à occulter simultanément ces trois sources majeures de rayonnement parasite. Cela permet un refroidissement radiatif passif efficace jusqu'à environ 39\text{ K}, condition indispensable pour observer dans l'infrarouge sans être ébloui par la propre émission thermique du télescope (étudiée en partie II.B). - Stabilité de l'environnement thermique et absence d'éclipses :
Contrairement à un télescope en orbite terrestre basse (comme Hubble), le JWST n'entre jamais dans le cône d'ombre de la Terre et n'est soumis à aucun cycle thermique d'alternance jour/nuit, ce qui garantit une stabilité thermique et mécanique optimale de ses miroirs et détecteurs. - Visibilité continue de l'espace profond :
En pointant en permanence à l'opposé du Soleil et de la Terre, le télescope bénéficie d'un champ d'observation de l'Univers profond sans obstruction périodique par la Terre.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 ?
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Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
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Faut-il connaître la formule de l'effet Doppler relativiste ?
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L'existence d'au moins une solution p à partie réelle strictement positive suffit à prouver l'instabilité. La composante divergente en \mathrm{e}^{pt} écarte inexorablement le satellite de sa position d'équilibre en cas de perturbation dans le plan orbital.
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