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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2024

Éclipses du Soleil et ondes dans l'atmosphère

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 9 questions sur 39. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 7 · PTSI 7 · MP2I 7 · TSI1 6 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Ondes et signaux, Mécanique des fluides · 8 incontournables · 9 questions de première année
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Ce sujet très complet et élégant s'articule autour des manifestations mécaniques et ondulatoires engendrées par une éclipse solaire. La première partie propose une étude céleste classique du système Terre-Lune-Soleil (barycentre, forces de marée, cinématique de l'ombre). La deuxième partie aborde une variété d'ondes dans les fluides (acoustique, ondes de gravité de surface et sillage de Kelvin supersonique créé par l'ombre). La troisième partie explore l'électromagnétisme des plasmas froids appliqué à l'ionosphère et la détection d'écho radar. C'est un sujet d'une remarquable richesse pour réviser la mécanique céleste, la mécanique des fluides linéaire et la propagation des ondes électromagnétiques dans les milieux dispersifs.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,18/20)
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

22 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (22) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (7) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Q6 : L'énoncé demande d'« exprimer T_1 comme une fraction numérique de T_1 » : il faut lire « exprimer T_1 comme une fraction numérique de T'_1 ».

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

39 questions
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Partie I : Les éclipses du Soleil par la Lune

I.A · Le système Soleil, Terre, Lune

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : centre de masse, barycentre

Calculer la distance entre la Terre et le barycentre du système Terre–Lune (voir figure 1). Quelle remarque peut-on faire, au vu de la valeur de ?

Voir l'indice

Utiliser la définition barycentrique M_T \overrightarrow{GT} + M_L \overrightarrow{GL} = \vec{0} en projetant sur l'axe reliant les deux centres.

Voir la réponse courte

Barycentre du système Terre–Lune : D_{GT} = D_{TL}\frac{M_L}{M_T+M_L} \simeq 4{,}7\cdot 10^3\text{ km}, situé à l'intérieur du globe terrestre.

Voir le corrigé complet

Par définition du barycentre G du système \{\text{Terre}, \text{Lune}\} constitué de points matériels de masses respectives M_T et M_L :

M_T \overrightarrow{GT} + M_L \overrightarrow{GL} = \vec{0}

En introduisant le point T dans le second terme via la relation de Chasles \overrightarrow{GL} = \overrightarrow{GT} + \overrightarrow{TL}, il vient :

(M_T + M_L)\overrightarrow{GT} + M_L \overrightarrow{TL} = \vec{0} \implies \overrightarrow{TG} = \frac{M_L}{M_T + M_L} \overrightarrow{TL}

En prenant la norme de cette relation, la distance D_{GT} = \|\overrightarrow{TG}\| s'exprime en fonction de D_{TL} = \|\overrightarrow{TL}\| par :

\boxed{D_{GT} = \frac{M_L}{M_T + M_L} D_{TL}}

Avec les valeurs numériques fournies :

\begin{aligned} D_{GT} &= \frac{7,4 \cdot 10^{22}}{6,0 \cdot 10^{24} + 7,4 \cdot 10^{22}} \times 3,8 \cdot 10^8 \\ &= \frac{7,4}{607,4} \times 3,8 \cdot 10^8 \approx 4,6 \cdot 10^6\text{ m} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{D_{GT} \simeq 4,6 \cdot 10^6\text{ m} = 4,6 \cdot 10^3\text{ km}}

Remarque : Le rayon de la Terre vaut R_T = 6,4 \cdot 10^6\text{ m} = 6,4 \cdot 10^3\text{ km}. On constate donc que :

D_{GT} < R_T

Le barycentre G du système Terre–Lune se trouve à l'intérieur du globe terrestre, à environ 1,8 \cdot 10^3\text{ km} sous la surface de la Terre.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation barycentrique définissant le centre de masse doit être parfaitement maîtrisée.

« La relation définissant le barycentre de deux points est inconnue d’un certain nombre de candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : loi de kepler, force centrale

Exprimer la pulsation du mouvement de autour du Soleil en fonction de données astronomiques et de . Donner le nom usuel et/ou la valeur numérique de ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à G en orbite circulaire dans le référentiel héliocentrique galiléen pour retrouver la troisième loi de Kepler.

Voir la réponse courte

Troisième loi de Kepler pour G autour du Soleil : \omega_0^2 D_{ST}^3 = \mathcal{G}M_S, correspondant à la période orbitale d'une année sidérale.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement du point matériel G, de masse M_T + M_L, dans le référentiel héliocentrique (\mathcal{R}_0) supposé galiléen.

Le point G est soumis à l'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil, assimilé à un point matériel de masse M_S situé à l'origine O :

\vec{F}_{S \to G} = -\frac{\mathcal{G} M_S (M_T + M_L)}{D_{TS}^2}\,\widehat{e}_r

où \widehat{e}_r = \frac{\overrightarrow{OG}}{\|\overrightarrow{OG}\|} est le vecteur unitaire radial et D_{GO} = D_{TS}.

La deuxième loi de Newton appliquée à G s'écrit :

(M_T + M_L)\,\vec{a}(G) = \vec{F}_{S \to G}

Le mouvement de G étant circulaire uniforme de rayon D_{TS} et de pulsation \omega_0, son accélération est purement centripète :

\vec{a}(G) = -\omega_0^2 D_{TS}\,\widehat{e}_r

En projetant sur \widehat{e}_r, on obtient :

\omega_0^2 D_{TS} = \frac{\mathcal{G} M_S}{D_{TS}^2}

soit :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{\mathcal{G} M_S}{D_{TS}^3}}}

La période associée T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} correspond à la période de révolution de la Terre (plus précisément du barycentre Terre-Lune) autour du Soleil.

  • Nom usuel : l'année (ou année sidérale).
  • Valeur numérique :

    \boxed{T_0 \simeq 365\text{ jours} \simeq 3{,}15 \cdot 10^7\text{ s} \quad (\text{soit } \omega_0 \simeq 2{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait faire intervenir la masse du barycentre et penser à utiliser la durée d'une année pour la période.

« on note quelques erreurs dans la masse apparaissant dans la force gravitationnelle prise différente de la masse de G. »

« De plus, certains candidats se perdent dans l’application numérique de T0 alors qu’il s’agissait d’une année. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie de coriolis, référentiel en translation

Pourquoi ne tient-on pas compte des forces d'inertie de Coriolis dans l'étude des mouvements de et relativement à ?

Voir l'indice

Considérer la nature cinématique du mouvement de (\mathcal{R}_g) par rapport à (\mathcal{R}_0) : s'il s'agit d'une translation, le vecteur rotation est nul.

Voir la réponse courte

Le référentiel (\mathcal{R}_g) est en translation par rapport au référentiel de Copernic galiléen : son vecteur rotation est nul, donc la force de Coriolis s'annule.

Voir le corrigé complet

Par définition donnée par l'énoncé, les axes du référentiel barycentrique (\mathcal{R}_g) = (Gxyz) sont constamment parallèles à ceux du référentiel héliocentrique galiléen (\mathcal{R}_0) = (Oxyz).

Le référentiel (\mathcal{R}_g) est donc en mouvement de translation (curviligne) par rapport au référentiel galiléen (\mathcal{R}_0). Son vecteur rotation instantané est rigoureusement nul :

\vec{\Omega}(\mathcal{R}_g / \mathcal{R}_0) = \vec{0}

La force d'inertie de Coriolis s'exerçant sur un point matériel M de masse m animé d'une vitesse relative \vec{v}_r dans (\mathcal{R}_g) s'écrit :

\vec{f}_{i,c} = -2m\,\vec{\Omega}(\mathcal{R}_g / \mathcal{R}_0) \wedge \vec{v}_r = \vec{0}
\boxed{\text{La force d'inertie de Coriolis est identiquement nulle car }(\mathcal{R}_g)\text{ est en translation par rapport à }(\mathcal{R}_0).}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre mouvement relatif et mouvement du référentiel, et à bien identifier la translation circulaire.

« Des réponses souvent fausses par confusion entre mouvement relatif et mouvement du référentiel. »

« Beaucoup de candidats n’identifient pas ici le mouvement de translation (circulaire) de Rg qui est bien non galiléen. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, champ de gravitation

Pour le mouvement de relativement à , on note la force d'inertie d'entraînement et sa norme. On note de même la force de gravitation exercée par la Terre et . Exprimer en fonction des seules données astronomiques le rapport , calculer l'ordre de grandeur associé puis proposer une brève conclusion (une courte phrase suffit).

Voir l'indice

Calculer l'accélération d'entraînement de G dans (\mathcal{R}_0) pour évaluer \vec{f}_e = -M_L \vec{a}(G), puis exprimer l'attraction gravitationnelle de la Terre sur la Lune.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération d'entraînement du point L dans le référentiel (\mathcal{R}_g) en translation circulaire par rapport à (\mathcal{R}_0), puis en déduire la norme de la force d'inertie d'entraînement f_e.
  2. Exprimer la norme de la force gravitationnelle exercée par la Terre f_T, en déduire le rapport f_e/f_T et calculer son ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport f_e/f_T = (M_S/M_T)(d/D)^2 \simeq 5\cdot 10^{-3} : la force d'entraînement est négligeable devant l'attraction terrestre sur la Lune.

Voir le corrigé complet

Le référentiel (\mathcal{R}_g) étant en translation par rapport au référentiel galiléen (\mathcal{R}_0) (d'après la question Q3), l'accélération d'entraînement en tout point est égale à l'accélération du barycentre G dans (\mathcal{R}_0) :

\vec{a}_e(L) = \vec{a}(G/\mathcal{R}_0) = -\omega_0^2 \,\overrightarrow{OG}

Le mouvement de G étant circulaire uniforme de rayon D_{TS}, on a en norme a_e = \omega_0^2 D_{TS}. En utilisant l'expression de \omega_0 issue de la question Q2 (\omega_0^2 = \frac{\mathcal{G}M_S}{D_{TS}^3}), la force d'inertie d'entraînement sur la Lune L a pour norme :

f_e = M_L a_e = M_L \omega_0^2 D_{TS} = \frac{\mathcal{G} M_S M_L}{D_{TS}^2}

La force de gravitation exercée par la Terre sur la Lune a pour norme :

f_T = \frac{\mathcal{G} M_T M_L}{D_{TL}^2}

On en déduit le rapport :

\boxed{\frac{f_e}{f_T} = \frac{M_S}{M_T}\left(\frac{D_{TL}}{D_{TS}}\right)^2}

Application numérique :

\begin{aligned} \frac{M_S}{M_T} &= \frac{2{,}0 \cdot 10^{30}}{6{,}0 \cdot 10^{24}} = \frac{1}{3} \cdot 10^6 \simeq 3{,}33 \cdot 10^5 \\ \frac{D_{TL}}{D_{TS}} &= \frac{3{,}8 \cdot 10^8}{1{,}5 \cdot 10^{11}} \simeq 2{,}53 \cdot 10^{-3} \implies \left(\frac{D_{TL}}{D_{TS}}\right)^2 \simeq 6{,}42 \cdot 10^{-6} \\ \frac{f_e}{f_T} &\simeq \frac{1}{3} \cdot 10^6 \times 6{,}42 \cdot 10^{-6} \simeq 2{,}1 \end{aligned}

L'ordre de grandeur associé (puissance de 10 la plus proche) est donc :

\boxed{\frac{f_e}{f_T} \sim 10^0}

Conclusion : La force d'inertie d'entraînement est du même ordre de grandeur que l'attraction terrestre (elle lui est même légèrement supérieure), elle n'est donc absolument pas négligeable dans l'étude du mouvement de la Lune relativement à (\mathcal{R}_g).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas oublier la masse, à identifier la bonne distance à l'axe et à vous rappeler qu'une norme est toujours positive.

« Le jury a noté de nombreuses erreurs dans l’expression de la force d’inertie d’entraînement soit par oubli de la masse soit parce que la distance à l’axe de rotation est prise égale à la distance Terre-Lune. »

« De plus, il a été noté que de nombreux candidats proposent des expressions négatives pour fe et fT qui sont pourtant des normes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force de marée, force d'inertie d'entraînement

Toujours pour le mouvement de relativement à , on note la force de gravitation exercée par le Soleil, , et la valeur de dans le cas de l'alignement Soleil, Terre, Lune (dans cet ordre). Comment nomme-t-on ? Exprimer le rapport en fonction des seules données astronomiques, calculer son ordre de grandeur puis proposer une brève conclusion (ici aussi en une phrase).

Voir l'indice

Reconnaître le terme différentiel de gravitation (force de marée) et effectuer un développement limité au premier ordre non nul en D_{TL}/D_{TS} \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Identifier la force \vec{f}_m comme la force différentielle de gravitation, usuellement appelée force de marée exercée par le Soleil.
  2. Exprimer \vec{f}_e et \vec{f}_S dans la configuration d'alignement Soleil–Terre–Lune, puis effectuer un développement limité au premier ordre non nul en D_{TL}/D_{TS} \ll 1 pour obtenir F_m.
  3. Former le rapport F_m / f_T, calculer son ordre de grandeur et commenter la stabilité de l'orbite lunaire autour de la Terre.
Voir la réponse courte

Définition de la force de marée \vec{f}_m due au Soleil : le rapport différentiel F_m/f_T \sim 2(M_S/M_T)(d/D)^3 \simeq 10^{-5} reste très faible.

Voir le corrigé complet

La force \vec{f}_m = \vec{f}_e + \vec{f}_S est la force de gravitation différentielle exercée par le Soleil sur la Lune par rapport au barycentre G (assimilé au centre de la Terre T) : on la nomme force de marée (due au Soleil).

Dans la situation où le Soleil O, la Terre T (ou G) et la Lune L sont alignés dans cet ordre, on note \widehat{u} le vecteur unitaire orienté de O vers G. Les positions relatives s'écrivent :

\overrightarrow{OG} \simeq D_{TS}\,\widehat{u} \quad \text{et} \quad \overrightarrow{OL} \simeq (D_{TS} + D_{TL})\,\widehat{u}

D'après la question précédente, l'accélération d'entraînement est celle du point G dans (\mathcal{R}_0) :

\vec{a}(G/\mathcal{R}_0) = -\omega_0^2 \overrightarrow{OG} = -\frac{\mathcal{G}M_S}{D_{TS}^2}\,\widehat{u} \implies \vec{f}_e = -M_L \vec{a}(G/\mathcal{R}_0) = \frac{\mathcal{G}M_S M_L}{D_{TS}^2}\,\widehat{u}

La force gravitationnelle exercée par le Soleil sur la Lune est :

\vec{f}_S = -\frac{\mathcal{G}M_S M_L}{(D_{TS} + D_{TL})^2}\,\widehat{u}

On en déduit la force de marée :

\vec{f}_m = \mathcal{G}M_S M_L \left[\frac{1}{D_{TS}^2} - \frac{1}{(D_{TS} + D_{TL})^2}\right]\widehat{u} = \frac{\mathcal{G}M_S M_L}{D_{TS}^2}\left[1 - \left(1 + \frac{D_{TL}}{D_{TS}}\right)^{-2}\right]\widehat{u}

Comme D_{TL} \ll D_{TS}, on effectue un développement limité à l'ordre 1 : \left(1 + \frac{D_{TL}}{D_{TS}}\right)^{-2} \simeq 1 - 2\frac{D_{TL}}{D_{TS}}. La norme F_m = \|\vec{f}_m\| s'écrit alors :

F_m \simeq 2\,\frac{\mathcal{G}M_S M_L D_{TL}}{D_{TS}^3}

Sachant que f_T = \dfrac{\mathcal{G}M_T M_L}{D_{TL}^2}, le rapport demandé s'exprime par :

\frac{F_m}{f_T} \simeq 2\,\frac{M_S}{M_T}\left(\frac{D_{TL}}{D_{TS}}\right)^3

On remarque que \dfrac{F_m}{f_T} = 2\,\dfrac{f_e}{f_T}\,\dfrac{D_{TL}}{D_{TS}}. En utilisant le résultat de la question précédente (f_e/f_T \simeq 2{,}1) :

\frac{F_m}{f_T} \simeq 2 \times 2{,}1 \times \frac{3{,}8\cdot 10^8}{1{,}5\cdot 10^{11}} = 4{,}2 \times 2{,}5\cdot 10^{-3} \simeq 1{,}1 \cdot 10^{-2} \sim 10^{-2}
\boxed{\frac{F_m}{f_T} \simeq 2\,\frac{M_S}{M_T}\left(\frac{D_{TL}}{D_{TS}}\right)^3 \sim 10^{-2}}

La force différentielle due au Soleil est faible devant l'attraction terrestre (environ 1\,\%) : dans le référentiel (\mathcal{R}_g), le mouvement de la Lune est donc régi au premier ordre par la seule attraction de la Terre.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un schéma évite de sommer directement les normes de deux forces alors que leurs vecteurs sont de sens opposés.

« la force d’inertie d’entraînement est souvent erronée, car les deux normes des forces sont sommées alors que les forces sont de directions opposées. »

« De plus, le jury rappelle que la norme d’une somme de vecteurs ne correspond pas automatiquement à la somme des normes des vecteurs. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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I.B · Les éclipses du Soleil par la Lune

Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : période synodique, vitesse angulaire

Exprimer la relation liant , et puis, après avoir effectué un développement limité à l'ordre 1 en , exprimer comme une fraction numérique de [ou ]. Pour différentes raisons liées à la simplicité de la modélisation adoptée ici, les éclipses significatives sont en fait bien moins nombreuses.

Voir l'indice

Relier les vitesses angulaires par \omega'_1 = \omega_1 - \omega_0, en déduire la relation liant les inverses des périodes, puis utiliser (1 - \varepsilon)^{-1} \simeq 1 + \varepsilon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse angulaire relative de la Lune par rapport à la direction Soleil-Terre en fonction des vitesses angulaires orbitales \omega_1 et \omega_0 pour en déduire la relation entre les périodes T_1, T'_1 et T_0.
  2. Exprimer T_1 en fonction de T'_1 et du rapport T'_1/T_0, puis effectuer un développement limité à l'ordre 1 pour déterminer T_1 sous forme d'une fraction numérique de T'_1.
  3. Expliquer brièvement pourquoi les éclipses réelles sont beaucoup plus rares que la périodicité synodique T'_1 ne le suggérerait.
Voir la réponse courte

Égalité des pulsations relatives \frac{2\pi}{T_1} = \frac{2\pi}{T'_1} - \frac{2\pi}{T_0} puis développement limité liant les périodes sidérale et synodique.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre les périodes

Dans le référentiel héliocentrique (\mathcal{R}_0), la direction Terre-Soleil tourne à la vitesse angulaire \omega_0 = \frac{2\pi}{T_0} et la direction Terre-Lune tourne à la vitesse angulaire \omega_1 = \frac{2\pi}{T_1} dans le même sens (sens direct).

Une éclipse a lieu lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont alignés (dans cet ordre), c'est-à-dire à chaque fois que la Lune « rattrape » la direction Terre-Soleil. La vitesse angulaire relative de la Lune par rapport à l'axe Terre-Soleil est la pulsation synodique \omega'_1 :

\omega'_1 = \omega_1 - \omega_0

En introduisant les périodes associées T = \frac{2\pi}{\omega}, il vient :

\frac{1}{T'_1} = \frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_0}

d'où la relation liant les trois périodes :

\boxed{\frac{1}{T_1} = \frac{1}{T'_1} + \frac{1}{T_0}}

2. Développement limité et fraction numérique

On exprime T_1 sous la forme :

T_1 = \frac{T'_1}{1 + \dfrac{T'_1}{T_0}} = T'_1 \left(1 + \frac{T'_1}{T_0}\right)^{-1}

Comme T'_1 \ll T_0 (\frac{T'_1}{T_0} = \frac{3}{37} \simeq 0{,}081 \ll 1), un développement limité à l'ordre 1 donne :

T_1 \simeq T'_1 \left(1 - \frac{T'_1}{T_0}\right)

Avec la donnée T'_1/T_0 = 3/37 :

T_1 \simeq T'_1 \left(1 - \frac{3}{37}\right) = \frac{34}{37}\,T'_1
\boxed{T_1 \simeq \frac{34}{37}\,T'_1}

Remarque : La valeur exacte issue du modèle sans approximation est :

T_1 = \frac{T'_1}{1 + \frac{3}{37}} = \frac{37}{40}\,T'_1 = \frac{3}{40}\,T_0 \simeq 27{,}3\text{ j}

Le développement limité donne quant à lui T_1 \simeq \frac{34}{37} \times 29{,}5\text{ j} \simeq 27{,}1\text{ j}, ce qui est très proche de la période orbitale sidérale réelle de la Lune (27{,}3\text{ j}).

3. Rareté des éclipses réelles

Le modèle proposé suppose un mouvement coplanaire du Soleil, de la Terre et de la Lune. En réalité, le plan orbital de la Lune est incliné d'environ 5^\circ par rapport au plan de l'écliptique (plan de l'orbite terrestre). Une éclipse de Soleil ne peut se produire que si la nouvelle Lune a lieu lorsque la Lune est très proche de la ligne des nœuds (l'intersection des deux plans orbitaux), ce qui ne se produit que deux à cinq fois par an.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question assez peu abordée et souvent non réussie.

« Question assez peu abordée et souvent non réussie. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 7

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : diamètre apparent, composition des vitesses

Dans toute cette question on appuiera son raisonnement par des schémas adaptés. Sous quels angles (en degrés, minutes) voit-on respectivement la Lune et le Soleil depuis la surface de la Terre ? Que peut-on en conclure ? On rappelle que . Pendant le passage de l'éclipse autour de son maximum, estimer la vitesse à laquelle se déplace, sur la surface de la Terre, l'ombre de l'éclipse. Si on tient compte en plus de la rotation propre de la Terre en autour de l'axe des pôles (soit ), cette vitesse est-elle diminuée ou augmentée ? dans quelles proportions ?

Voir l'indice

Exprimer le diamètre angulaire apparent \theta \simeq 2R/D. Évaluer la vitesse de l'ombre à la surface sans rotation propre, puis soustraire la vitesse d'entraînement du sol à la latitude considérée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les diamètres apparents sous forme littérale en fonction des rayons et des distances, puis calculer leurs valeurs en radians, degrés et minutes d'arc à l'aide de l'équivalence 1^\circ \simeq 17\text{ mrad}.
  2. Comparer ces deux angles pour discuter des types d'éclipses possibles (totale ou annulaire) et de la taille de la zone d'ombre.
  3. Exprimer géométriquement la vitesse de l'ombre à la surface de la Terre à partir de la vitesse angulaire synodique \omega'_1 de la Lune par rapport à l'axe Soleil-Terre.
  4. Comparer le sens de rotation propre de la Terre à celui du déplacement de l'ombre pour déterminer le signe de la correction et évaluer la vitesse relative au sol.
Voir la réponse courte

Calcul des diamètres apparents voisins (\simeq 0{,}5^\circ), estimation de la vitesse orbitale de l'ombre puis correction par la rotation propre de la Terre.

Voir le corrigé complet

1. Diamètres apparents du Soleil et de la Lune

Depuis la surface de la Terre, les rayons des astres sont très petits devant leurs distances respectives (R_S \ll D_{TS} et R_L \ll D_{TL}). Dans l'approximation des petits angles, les diamètres angulaires apparents \theta_S et \theta_L sous lesquels on voit le Soleil et la Lune s'écrivent :

\theta_S \simeq \frac{2 R_S}{D_{TS}} \quad \text{et} \quad \theta_L \simeq \frac{2 R_L}{D_{TL}}

Applications numériques :

\begin{aligned} \theta_S &= \frac{2 \times 7,0\cdot 10^8}{1,5\cdot 10^{11}} = \frac{1,4}{150} \simeq 9,3\cdot 10^{-3}\text{ rad} = 9,3\text{ mrad} \\ \theta_L &= \frac{2 \times 1,7\cdot 10^6}{3,8\cdot 10^8} = \frac{3,4}{380} \simeq 8,9\cdot 10^{-3}\text{ rad} = 8,9\text{ mrad} \end{aligned}

En utilisant la conversion 1^\circ \simeq 17\text{ mrad} et 1^\circ = 60' :

\begin{aligned} \theta_S &\simeq \frac{9,33}{17}^\circ \simeq 0,55^\circ \simeq 33' \\ \theta_L &\simeq \frac{8,95}{17}^\circ \simeq 0,53^\circ \simeq 32' \end{aligned}
\boxed{\theta_S \simeq 0,55^\circ \simeq 33' \quad \text{et} \quad \theta_L \simeq 0,53^\circ \simeq 32'}

Conclusion : Les deux diamètres apparents sont quasiment identiques (\theta_S \simeq \theta_L \simeq 0,5^\circ \simeq 30'). De ce fait :

  • le sommet du cône d'ombre de la Lune est situé très près de la surface terrestre ;
  • au gré des variations de distance liées à l'excentricité des orbites, la Lune peut apparaître soit légèrement plus grande que le Soleil (éclipse totale), soit légèrement plus petite (éclipse annulaire) ;
  • la tache d'ombre totale au sol est de dimension très réduite (typiquement de quelques dizaines à une centaine de kilomètres de diamètre).

2. Vitesse de déplacement de l'ombre sans rotation propre de la Terre

Le Soleil étant extrêmement éloigné (D_{TS} \gg D_{TL}), les rayons solaires incidents sont quasi parallèles. L'ombre de la Lune projetée sur la Terre se déplace donc à la vitesse transverse de la Lune par rapport à la direction Soleil-Terre. Cette vitesse angulaire relative correspond précisément à la pulsation synodique \omega'_1 = \omega_1 - \omega_0 = 2,5\cdot 10^{-6}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. La vitesse de l'ombre à la surface terrestre s'exprime ainsi par :

v_{\text{ombre}} \simeq D_{TL}\,\omega'_1

Application numérique :

v_{\text{ombre}} \simeq 3,8\cdot 10^8 \times 2,5\cdot 10^{-6} = 950\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 1,0\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_{\text{ombre}} \simeq 950\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 1,0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

3. Prise en compte de la rotation propre de la Terre

La Terre tourne sur elle-même d'ouest en est (sens direct), à la vitesse angulaire \omega_J \simeq 7\cdot 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. La vitesse linéaire d'un point à la surface de la Terre (à l'équateur) est :

v_T = R_T\,\omega_J \simeq 6,4\cdot 10^6 \times 7\cdot 10^{-5} \simeq 4,5\cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Le mouvement orbital de la Lune s'effectue également dans le sens direct (d'ouest en est). L'ombre se déplace donc d'ouest en est, dans le même sens que la surface terrestre.

Par conséquent, la vitesse de l'ombre relativement au sol est diminuée :

v_{\text{sol}} = v_{\text{ombre}} - v_T \cos\lambda = D_{TL}\,\omega'_1 - R_T\,\omega_J\cos\lambda

où \lambda est la latitude du lieu d'observation.

  • À l'équateur (\lambda = 0) :

    v_{\text{sol}} \simeq 950 - 448 \simeq 500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    La vitesse est diminuée de près de moitié (réduction de l'ordre de 45\,\% à 50\,\%).

  • Aux latitudes moyennes (en France par exemple, \lambda \simeq 45^\circ, \cos\lambda \simeq 0,7) :

    v_{\text{sol}} \simeq 950 - 450 \times 0,7 \simeq 630\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    La vitesse est diminuée d'environ un tiers (réduction de l'ordre de 30\,\% à 35\,\%).

\boxed{\text{La vitesse relative est diminuée d'environ } 30\,\% \text{ à } 50\,\% \text{ selon la latitude.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'angle sous lequel est vu un astre est son diamètre angulaire et non son rayon angulaire.

« Le jury a remarqué que les candidats calculent régulièrement le rayon angulaire et pas le diamètre angulaire pour l’angle sous lequel est vu un astre ce qui conduit automatiquement à une erreur de facteur 2 dans le résultat. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Partie II : Ondes dans les fluides

II.A · Le modèle fluide utilisé

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : équation d'euler, force volumique

Préciser la signification éventuelle et l'unité de mesure usuelle (ou la dimension) du terme . Dans toute la suite, on considérera que ce terme est nul.

Voir l'indice

Identifier les autres actions volumiques possibles (viscosité, forces électromagnétiques) et donner la dimension en \mathrm{N\cdot m^{-3}}.

Voir la réponse courte

\vec{f}_{\text{autres}} représente les forces volumiques dissipatives (viscosité) exprimées en \text{N}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler (1) traduit le principe fondamental de la dynamique appliqué à une particule de fluide élémentaire de volume \mathrm{d}\tau et de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}\tau.

Chaque terme de cette équation représente donc une densité volumique de force (force par unité de volume) :

  • \vec{f}_{\text{autres}} désigne la somme des éventuelles autres densités volumiques de forces extérieures appliquées au fluide, distinctes de la pesanteur (\rho\vec{g}) et des forces de pression (-\overrightarrow{\operatorname{grad}} P). Il peut s'agir par exemple de forces électromagnétiques (force de Lorentz ou de Laplace volumique \rho_e \vec{E} + \vec{j}\wedge\vec{B} pour un fluide conducteur ou ionisé), de forces d'inertie (si le référentiel d'étude est non galiléen), ou encore de forces visqueuses volumiques (\eta\Delta\vec{v}) si l'on s'écartait de l'hypothèse du fluide parfait.

Par analyse dimensionnelle :

[\vec{f}_{\text{autres}}] = \frac{[\text{Force}]}{[\text{Volume}]} = \frac{\mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}}}{\mathrm{L}^3} = \mathrm{M\cdot L^{-2}\cdot T^{-2}}

L'unité usuelle dans le Système International est donc :

\boxed{\text{le newton par mètre cube}\quad (\mathrm{N\cdot m^{-3}} \quad\text{ou}\quad \mathrm{kg\cdot m^{-2}\cdot s^{-2}})}

(on peut également l'exprimer en \mathrm{Pa\cdot m^{-1}}).

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : accélération convective, analyse dimensionnelle

Préciser la signification et l'unité de mesure usuelle (ou la dimension) du terme .

Voir l'indice

Utiliser la formule vectorielle liant l'accélération convective (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} au gradient de v^2/2 pour un écoulement irrotationnel.

Voir la réponse courte

Terme d'accélération convective d'un écoulement irrotationnel, homogène à une accélération en \text{m}\cdot\text{s}^{-2}.

Voir le corrigé complet

Dans la description eulérienne, l'accélération d'une particule fluide s'exprime par la dérivée particulaire (ou convective) du champ de vitesse :

\frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v}

D'après l'identité vectorielle relative à l'advection :

(\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(\frac{\vec{v}^2}{2}\right) + (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{v}) \wedge \vec{v}

L'écoulement étant ici supposé irrotationnel (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{v} = \vec{0}), le terme convectif se réduit à :

(\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2}

Ce terme représente donc l'accélération convective (ou advective) de la particule fluide, liée au fait qu'une particule fluide en mouvement explore des régions de l'espace où la vitesse d'écoulement est différente.

Pour la dimension et l'unité :

\left[\overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2}\right] = \frac{[v^2]}{[L]} = \frac{\mathrm{L^2 \cdot T^{-2}}}{\mathrm{L}} = \mathrm{L \cdot T^{-2}}

Il s'agit donc bien de la dimension d'une accélération. Son unité usuelle dans le Système international est le mètre par seconde au carré (\mathrm{m \cdot s^{-2}}).

\boxed{\text{Accélération convective, de dimension }\mathrm{L\cdot T^{-2}}\text{ et d'unité }\mathrm{m\cdot s^{-2}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait justifier la formulation de l'accélération convective par l'irrotationnalité de l'écoulement.

« Si l’accélération convective est souvent identifiée par les candidats, le caractère irrotationnel de l’écoulement justifiant sa forme particulière n’est que rarement évoqué. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : approximation acoustique, accélération convective

Montrer que, lors de la propagation d'une onde de célérité , ce terme est toujours négligeable devant un autre terme de l'équation (1), sous réserve que . Dans toute la suite, on considérera que cette approximation est vérifiée.

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur spatio-temporels : estimer \partial \vec{v}/\partial t \sim \omega v et \vec{\nabla}(v^2/2) \sim k v^2, puis utiliser la relation v_\varphi = \omega/k = c.

Voir la stratégie
  1. Identifier le terme d'accélération auquel comparer le terme convectif \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2} au sein de l'équation d'Euler, à savoir l'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}.
  2. Exprimer les ordres de grandeur de ces deux termes à l'aide des échelles temporelle T et spatiale \lambda associées à l'onde se propageant à la célérité c = \lambda / T.
  3. Établir le rapport de leurs normes pour conclure grâce à l'hypothèse \|\vec{v}\| \ll c.
Voir la réponse courte

Comparaison d'ordres de grandeur : \frac{\|\vec{v}\cdot\vec{\nabla}\vec{v}\|}{\|\partial\vec{v}/\partial t\|} \sim \frac{v/c}{1} \ll 1 justifie la linéarisation acoustique.

Voir le corrigé complet

Considérons une onde se propageant à la célérité c, de période temporelle caractéristique T (ou pulsation \omega = 2\pi/T) et de longueur d'onde spatiale caractéristique \lambda (ou nombre d'onde k = 2\pi/\lambda), reliées par :

c = \frac{\lambda}{T} = \frac{\omega}{k}

Notons v = \|\vec{v}\| l'ordre de grandeur de la vitesse particulaire au passage de l'onde. Évaluons les ordres de grandeur des deux composantes de l'accélération particulaire présentes dans le membre de gauche de l'équation d'Euler (1) :

  • L'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} varie sur l'échelle temporelle T :

    \left\| \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\| \sim \frac{v}{T} \sim \omega v
  • L'accélération convective \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2} varie sur l'échelle spatiale \lambda :

    \left\| \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2} \right\| \sim \frac{v^2}{\lambda} \sim k v^2

Comparons les ordres de grandeur de ces deux termes :

\frac{\left\| \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2} \right\|}{\left\| \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\|} \sim \frac{k v^2}{\omega v} = \frac{k}{\omega} v = \frac{v}{c} = \frac{\|\vec{v}\|}{c}

Sous l'hypothèse \|\vec{v}\| \ll c, ce rapport est très petit devant 1 :

\boxed{\left\| \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2} \right\| \ll \left\| \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\|}

Le terme d'accélération convective est donc négligeable devant l'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas confondre célérité de l'onde et vitesse du fluide, et toute nouvelle notation doit être définie.

« Le jury a noté de nombreuses confusions entre la célérité c de l’onde et la vitesse v du fluide dans les raisonnements. »

« Les candidats introduisant une nouvelle notation (T, L […] ) sont priés de la définir. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : conservation de la masse, équation locale

Rappeler sans démonstration l'équation locale, liant les variations spatio–temporelles de et , qui exprime la conservation de la masse du fluide lors de son mouvement.

Voir l'indice

Écrire le bilan de masse local sous forme conservative faisant intervenir \partial\rho/\partial t et la divergence du flux de masse.

Voir la réponse courte

Équation locale de continuité traduisant la conservation de la masse : \frac{\partial\rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho\vec{v}) = 0.

Voir le corrigé complet

L'équation locale traduisant la conservation de la masse (ou équation de continuité) s'écrit :

\boxed{\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0}

Elle peut également s'écrire sous la forme équivalente :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \vec{\nabla} \cdot (\rho \vec{v}) = 0

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à la forme locale exacte de la conservation de la masse dans un milieu non homogène.

« Un certain nombre de candidats donnent une expression erronée de la relation de conservation de la masse, soit la masse volumique ρ n’est pas multipliée à v soit la masse volumique est en facteur de div(v) sans pour autant que la dérivée de ρ ne soit une dérivée particulaire et ici le milieu n’est pas supposé homogène. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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II.B · Ondes acoustiques

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : compressibilité isentropique, gaz parfait

Lorsque le fluide est un gaz parfait de pression au repos caractérisé par le rapport adiabatique constant, exprimer la compressibilité si la propagation des ondes acoustiques est isentropique. On ne fera pas nécessairement cette hypothèse dans ce qui suit.

Voir l'indice

Différencier la loi de Laplace isentropique P V^\gamma = \text{cste} pour exprimer la dérivée partielle (\partial V/\partial P)_S.

Voir la réponse courte

Exploitation de la loi de Laplace isentropique P V^\gamma = \text{cte} menant à \chi_S = \frac{1}{\gamma P_0}.

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait subissant une transformation isentropique (adiabatique et réversible) avec \gamma = C_P/C_V constant, la loi de Laplace s'écrit :

P V^\gamma = \text{cte}

Par différentiation logarithmique à entropie S fixée, on obtient :

\frac{\mathrm{d}P}{P} + \gamma \frac{\mathrm{d}V}{V} = 0 \quad \implies \quad \left.\frac{\partial V}{\partial P}\right|_S = -\frac{V}{\gamma P}

Par définition du coefficient de compressibilité isentropique évalué à l'état de repos de pression P_0 :

\chi = -\frac{1}{V}\left.\frac{\partial V}{\partial P}\right|_S = \frac{1}{\gamma P_0}
\boxed{\chi = \frac{1}{\gamma P_0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les conditions d'application de la loi de Laplace doivent être explicitement vérifiées.

« Le jury insiste sur le fait que les candidats doivent vérifier explicitement les hypothèses avant d’utiliser la loi de Laplace pour un gaz parfait. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation d'euler, onde plane progressive

On cherche le champ des vitesses . Exprimer, à l'ordre d'approximation cité ici, en fonction de , , et .

Voir l'indice

Injecter les formes harmoniques dans l'équation de conservation de la masse linéarisée au premier ordre.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation locale de conservation de la masse établie à la question Q11.
  2. Linéariser cette équation au premier ordre en négligeant le terme du second ordre \delta\rho\,\vec{v}.
  3. Injecter les formes complexes de \underline{\delta\rho}(x,t) et \underline{\vec{v}}(x,t) pour identifier l'amplitude \underline{V_0}.
Voir la réponse courte

Injection de l'onde progressive dans l'équation d'Euler linéarisée pour relier l'amplitude de vitesse \underline{V_0} à la surpression.

Voir le corrigé complet

L'équation de conservation de la masse rappelée à la question Q11 s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0

En y introduisant \rho(\vec{r},t) = \rho_0 + \delta\rho(\vec{r},t) avec \rho_0 constant et uniforme :

\frac{\partial \delta\rho}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\vec{v} + \operatorname{div}(\delta\rho\,\vec{v}) = 0

À l'ordre 1 de l'approximation acoustique, le terme \delta\rho\,\vec{v}, produit de deux grandeurs perturbatives du premier ordre, est négligeable devant \rho_0 \operatorname{div}\vec{v}. L'équation linéarisée devient :

\frac{\partial \delta\rho}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\vec{v} = 0

Le champ de vitesse étant unidimensionnel selon \widehat{e}_x, la divergence se réduit à :

\operatorname{div}\underline{\vec{v}} = \frac{\partial \underline{v}_x}{\partial x} = -\mathrm{i}k\,\underline{V_0}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kx)}

De plus, la dérivée temporelle de la fluctuation de masse volumique vaut :

\frac{\partial \underline{\delta\rho}}{\partial t} = \mathrm{i}\omega A\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kx)}

En substituant ces dérivées dans l'équation de continuité linéarisée, on obtient :

\mathrm{i}\omega A - \mathrm{i}k \rho_0 \underline{V_0} = 0

On en déduit l'expression de l'amplitude de vitesse :

\boxed{\underline{V_0} = \frac{\omega A}{k\rho_0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est conseillé de linéariser l'équation avant d'utiliser la notation complexe et de respecter les grandeurs demandées.

« Certains candidats veulent ici utiliser l’équation d’Euler, mais n’expriment alors pas V0 en fonction des paramètres demandés par l’énoncé. »

« Afin de ne pas faire d’erreurs, il est conseillé de linéariser l’équation avant de passer en écriture complexe. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : relation de dispersion, célérité du son

Déduire de l'équation d'Euler l'équation de dispersion liant et en fonction de et . La propagation est-elle dispersive ?

Voir l'indice

Projeter l'équation d'Euler linéarisée selon \hat{e}_x en négligeant le terme convectif, puis combiner avec le résultat précédent.

Voir la stratégie
  1. Linéariser l'équation d'Euler au premier ordre acoustique et la projeter selon la direction de propagation \widehat{e}_x.
  2. Exprimer le gradient de pression \frac{\partial \delta P}{\partial x} en fonction de la fluctuation de masse volumique \delta \rho via le coefficient de compressibilité \chi.
  3. Injecter les grandeurs complexes \underline{v} et \delta \underline{\rho} ainsi que l'expression de \underline{V_0} établie en Q13 pour obtenir la relation de dispersion, puis conclure sur la dispersivité à partir de la vitesse de phase.
Voir la réponse courte

Combinaison avec la compressibilité donnant \omega^2 = \frac{k^2}{\rho_0\chi} : milieu non dispersif car la vitesse de phase c est indépendante de \omega.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q8 et Q10, avec \vec{f}_{\text{autres}} = \vec{0} et en négligeant le terme convectif \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2}, l'équation d'Euler (1) s'écrit au premier ordre :

\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \rho_0 \vec{g} - \overrightarrow{\operatorname{grad}} P

À l'équilibre hydrostatique en l'absence d'onde, \vec{0} = \rho_0 \vec{g} - \overrightarrow{\operatorname{grad}} P_{\text{éq}}, d'où \overrightarrow{\operatorname{grad}} P_{\text{éq}} = -\rho_0 g \widehat{e}_z. L'onde acoustique se propageant selon l'axe horizontal (Ox), la projection selon \widehat{e}_x ne fait intervenir que la surpression acoustique \delta P :

\rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = - \frac{\partial \delta P}{\partial x}

La relation thermodynamique donnée dans l'énoncé relie la surpression à la fluctuation de masse volumique :

\delta P = \frac{1}{\rho_0 \chi} \delta \rho \implies \frac{\partial \delta P}{\partial x} = \frac{1}{\rho_0 \chi} \frac{\partial \delta \rho}{\partial x}

En notation complexe, avec \underline{v}(x,t) = \underline{V_0} \exp[\mathrm{i}(\omega t - kx)] et \delta \underline{\rho}(x,t) = A \exp[\mathrm{i}(\omega t - kx)], les dérivées s'écrivent :

\frac{\partial \underline{v}}{\partial t} = \mathrm{i}\omega \underline{v} \quad \text{et} \quad \frac{\partial \delta \underline{\rho}}{\partial x} = -\mathrm{i}k \delta \underline{\rho}

L'équation d'Euler projetée devient alors :

\mathrm{i}\rho_0 \omega \underline{V_0} = \frac{\mathrm{i}k}{\rho_0 \chi} A \iff \rho_0 \omega \underline{V_0} = \frac{k}{\rho_0 \chi} A

En utilisant l'expression de \underline{V_0} = \frac{\omega A}{k \rho_0} obtenue à la question Q13, il vient :

\rho_0 \omega \left(\frac{\omega A}{k \rho_0}\right) = \frac{k}{\rho_0 \chi} A

En simplifiant par A \neq 0, on obtient l'équation de dispersion :

\boxed{\omega^2 = \frac{k^2}{\rho_0 \chi}} \quad \text{soit, pour } \omega > 0 \text{ et } k > 0 : \quad \boxed{\omega = \frac{k}{\sqrt{\rho_0 \chi}}}

La vitesse de phase de l'onde acoustique est définie par :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi}}

La vitesse de phase ne dépend ni de la pulsation \omega, ni du nombre d'onde k. Par conséquent, la propagation n'est pas dispersive.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le caractère dispersif se justifie exclusivement par la dépendance de la vitesse de phase envers la pulsation.

« Le jury a noté un certain nombre d’erreurs dans cette question et dans d’autres sur la justification du caractère dispersif ou non d’un phénomène de propagation. »

« Il est rappelé que seule l’étude de la dépendance (ou non) de la vitesse de phase avec la pulsation peut permettre de conclure sur ce point. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : célérité du son, vitesse de groupe

Calculer la vitesse de groupe des ondes acoustiques dans l'air (gaz parfait, , masse molaire ) au sommet de la stratosphère (, ). On rappelle la valeur de la constante molaire des gaz parfaits, et, à toutes fins utiles, on donne .

Voir l'indice

Utiliser l'expression c = \sqrt{\gamma R T / M} issue de la loi des gaz parfaits et estimer numériquement avec la valeur fournie pour \sqrt{12}.

Voir la réponse courte

Calcul de v_g = c = \sqrt{\frac{\gamma RT}{M}} \simeq 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à la température stratosphérique donnée.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q12 et Q14, la propagation de l'onde acoustique est non dispersive et s'effectue à la célérité :

v_g = v_\varphi = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi}}

avec \chi = \frac{1}{\gamma P_0} pour un gaz parfait en évolution isentropique.

L'équation d'état des gaz parfaits appliquée à l'air au repos donne :

P_0 = \frac{\rho_0}{M} R T \implies \rho_0 \chi = \frac{\rho_0}{\gamma P_0} = \frac{M}{\gamma R T}

On en déduit l'expression de la vitesse du son (formule de Laplace) :

v_g = \sqrt{\frac{\gamma R T}{M}}

Effectuons l'application numérique avec :

  • \gamma = 1{,}4 ;
  • R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • T = 290\text{ K} ;
  • M = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

Le calcul donne :

\begin{aligned} \frac{\gamma R T}{M} &= \frac{1{,}4 \times 8{,}3 \times 290}{29 \cdot 10^{-3}} \\ &= 1{,}4 \times 8{,}3 \times 10^4 \\ &= 11{,}62 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \simeq 12 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

En utilisant l'indication de l'énoncé \sqrt{12} \simeq 3{,}5, il vient :

\boxed{v_g \simeq 3{,}5 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

(Une valeur plus précise donnerait \sqrt{11{,}62}\cdot 10^2 \simeq 3{,}4 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La connaissance de l'ordre de grandeur de la vitesse du son dans l'air permet d'éviter des résultats aberrants.

« Certains candidats trouvent des résultats numériques aberrants pour la vitesse du son dans l’air. »

« Il serait bon que les candidats connaissent des ordres de grandeur usuels afin de se rendre compte de ce type d’erreur. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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II.C · Ondes de gravité

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : écoulement irrotationnel, potentiel des vitesses

Quelle circonstance autorise à négliger les variations de la pression dans l'air ? Pourquoi peut-on choisir de décrire la vitesse de l'eau sous la forme ?

Voir l'indice

Comparer les masses volumiques de l'eau et de l'air pour la continuité des pressions, et utiliser l'irrotationnalité du champ de vitesse pour poser un potentiel scalaire.

Voir la réponse courte

La faible masse volumique de l'air impose la pression atmosphérique en surface ; l'irrotationnalité découle du théorème de Kelvin.

Voir le corrigé complet
  1. Variations de pression dans l'air : La masse volumique de l'air \rho_{\text{air}} \simeq 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est très faible devant celle de l'eau \rho_0 \simeq 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

    \frac{\rho_{\text{air}}}{\rho_0} \sim 10^{-3} \ll 1

    L'inertie de l'air ainsi que les fluctuations de pression associées au déplacement vertical \eta de l'interface (\delta P_{\text{air}} \sim \rho_{\text{air}} g \eta) sont donc totalement négligeables devant celles mises en jeu dans l'eau (\delta P_{\text{eau}} \sim \rho_0 g \eta). Ainsi, la pression de l'air au voisinage immédiat de l'interface peut être considérée comme uniforme et constante, égale à P_0.

  2. Dérivation de la vitesse d'un potentiel scalaire : D'après le préambule de la partie II et l'introduction du modèle fluide en II.A, l'écoulement est supposé irrotationnel :

    \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{v} = \vec{0}

    Dans le domaine fluide, supposé simplement connexe, tout champ vectoriel de rotationnel nul dérive d'un potentiel scalaire (propriété vectorielle rappelée en fin d'énoncé : \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{grad}} A) = \vec{0}). Il existe donc un champ scalaire A(\vec{r},t), appelé potentiel des vitesses, tel que :

    \boxed{\vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}}A(\vec{r},t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une grandeur ne peut être dite faible que par comparaison avec une grandeur de même dimension.

« Le jury tient à rappeler qu’une grandeur ne peut être qualifiée de « faible » qu’en comparaison avec une grandeur de même dimension. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : potentiel des vitesses, équation de bernoulli

Montrer qu'on peut choisir de façon à vérifier l'équation de Laplace (où désigne l'opérateur laplacien) ainsi que l'équation de Bernoulli généralisée (2) :

Voir l'indice

Combiner l'incompressibilité \operatorname{div}\vec{v} = 0 avec \vec{v} = \vec{\nabla}A, puis intégrer spatialement l'équation d'Euler linéarisée avant de dériver par rapport au temps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'incompressibilité à partir de l'équation de conservation de la masse pour obtenir l'équation de Laplace sur le potentiel A.
  2. Intégrer spatialement l'équation d'Euler linéarisée pour établir la relation de Bernoulli instationnaire, en ajustant la constante d'intégration par redéfinition de A.
  3. Dériver par rapport au temps en tenant compte de la vitesse verticale du fluide pour aboutir à l'équation (2).
Voir la réponse courte

L'incompressibilité impose \Delta A = 0 et l'intégration spatiale de l'équation d'Euler instationnaire donne la relation de Bernoulli généralisée.

Voir le corrigé complet

1. Équation de Laplace pour A

L'eau étant modélisée comme un fluide incompressible (\rho = \rho_0 = \mathrm{cste}), l'équation de conservation de la masse (rappelée à la question Q11) se réduit à :

\operatorname{div} \vec{v} = 0

Comme l'écoulement est irrotationnel, la vitesse dérive d'un potentiel des vitesses scalaire : \vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}} A. En utilisant l'identité vectorielle \operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}} A) = \Delta A, on obtient immédiatement :

\boxed{\Delta A = 0}

2. Équation de Bernoulli généralisée

Dans le cadre des petites amplitudes validé à la question Q10 (\|\vec{v}\| \ll c), le terme convectif \overrightarrow{\operatorname{grad}}\frac{\vec{v}^2}{2} est négligeable devant la dérivée temporelle. L'équation d'Euler (1) s'écrit alors (avec \vec{f}_{\text{autres}} = \vec{0} et \vec{g} = -g \widehat{e}_z = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}(gz)) :

\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} P - \rho_0 g \widehat{e}_z

En introduisant \vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}} A et en divisant par \rho_0 :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left( \frac{\partial A}{\partial t} + \frac{P}{\rho_0} + gz \right) = \vec{0}

L'intégration spatiale conduit à :

\frac{\partial A}{\partial t} + \frac{P}{\rho_0} + gz = C(t)

où C(t) est une fonction arbitraire du temps. Le champ des vitesses \vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}} A étant invariant par l'addition à A d'une fonction dépendant uniquement du temps, on peut choisir la jauge de telle sorte que la nouvelle fonction potentiel A - \int C(t)\,\mathrm{d}t (notée encore A) vérifie :

\frac{\partial A}{\partial t} + \frac{P}{\rho_0} + gz = 0

En dérivant cette relation par rapport au temps pour une particule fluide dont la cote verticale varie à la vitesse v_z = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on obtient :

\boxed{\frac{\partial^2 A}{\partial t^2} + \frac{1}{\rho_0} \frac{\partial P}{\partial t} + g v_z = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'intégration spatiale fait apparaître une fonction du temps dont l'élimination doit être explicitée.

« Une intégration par rapport à une variable spatiale, entraîne l’apparition d’une fonction du temps comme les grandeurs dépendent de l’espace et du temps. »

« Cette fonction du temps doit être discutée dans la suite du raisonnement pour que sa dérivée n’apparaisse pas dans la suite. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : potentiel des vitesses, condition aux limites

Exprimer en fonction seulement de et de .

Voir l'indice

Injecter la forme séparée dans l'équation de Laplace bidimensionnelle et imposer la condition limite d'atténuation vers le fond z \to -\infty.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme proposée du potentiel des vitesses \underline{A}(\vec{r},t) dans l'équation de Laplace \Delta A = 0 établie à la question Q17.
  2. Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre obtenue pour la fonction f(z).
  3. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide de la condition aux limites en profondeur (z \to -\infty) et de la valeur en surface f(0) = f_0.
Voir la réponse courte

Résolution de f''(z) - k^2 f(z) = 0 avec atténuation vers le fond infini : f(z) = f_0 \exp(kz).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, le potentiel des vitesses vérifie l'équation de Laplace :

\Delta \underline{A} = 0

Avec \underline{A}(\vec{r},t) = f(z) \exp[\mathrm{i}(\omega t - k x)], en utilisant l'expression du laplacien scalaire en coordonnées cartésiennes :

\Delta \underline{A} = \frac{\partial^2 \underline{A}}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \underline{A}}{\partial z^2} = \left[ -k^2 f(z) + f''(z) \right] \exp[\mathrm{i}(\omega t - k x)] = 0

La fonction f(z) vérifie donc l'équation différentielle :

f''(z) - k^2 f(z) = 0

Pour k > 0, la solution générale s'écrit sous la forme :

f(z) = C_1 \, \mathrm{e}^{kz} + C_2 \, \mathrm{e}^{-kz} \quad (C_1, C_2 \in \mathbb{C})

Le champ des vitesses \vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}} A doit rester borné lorsque l'on s'éloigne de la surface vers le fond (z \to -\infty). Comme \lim_{z \to -\infty} \mathrm{e}^{-kz} = +\infty, on doit nécessairement imposer :

C_2 = 0

Enfin, en z = 0, la condition f(0) = f_0 impose C_1 = f_0. On en déduit :

\boxed{f(z) = f_0 \, \mathrm{e}^{kz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait écarter l'équation de l'oscillateur harmonique et annuler le terme divergeant en moins l'infini.

« Certains candidats donnent la solution attendue par le sujet à une équation différentielle fausse, cette dernière ne pouvait pas physiquement correspondre à une équation d’oscillateur harmonique. »

« De plus, une lecture attentive du sujet permettait d’identifier que c’était le terme qui divergeait en −∞ qu’il fallait annuler et non celui divergeant en +∞. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde de surface, relation de dispersion

Que devient l'équation de Bernoulli au niveau de la surface libre de l'eau ? En déduire l'équation de dispersion . La propagation est-elle dispersive ? On notera que cette équation de dépend pas des propriétés des fluides en contact ; on admettra donc qu'elle s'applique encore dans le cas de l'interface entre deux couches de la haute atmosphère, par exemple.

Voir l'indice

Exprimer la condition de surface libre isobare \partial P/\partial t \simeq 0 en z=0 et relier v_z = \partial A/\partial z à A.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la condition aux limites à la surface libre de l'eau (z \simeq 0) où la pression est fixée par l'atmosphère supposée isobare à la pression P_0, ce qui annule le terme de dérivée temporelle de la pression.
  2. Exprimer v_z = \frac{\partial A}{\partial z} et \frac{\partial^2 A}{\partial t^2} en z = 0 à partir de la forme de \underline{A}(\vec{r},t) établie à la question précédente pour obtenir la relation de dispersion.
  3. Étudier la dépendance de la vitesse de phase v_\varphi vis-à-vis de k (ou de \omega) pour conclure quant au caractère dispersif.
Voir la réponse courte

Continuité de la pression à la surface libre et dérivation temporelle : obtention de \omega^2 = gk, milieu dispersif.

Voir le corrigé complet

À la surface libre de l'eau (z \simeq 0), la continuité de la pression impose P(x, z \simeq 0, t) = P_0. L'air étant supposé isobare, la pression P_0 est constante et uniforme :

\left. \frac{\partial P}{\partial t} \right|_{z = 0} = 0

L'équation de Bernoulli généralisée (2) devient donc au niveau de la surface libre :

\boxed{ \left( \frac{\partial^2 A}{\partial t^2} + g v_z \right)_{z = 0} = 0 }

D'après la question Q16, \vec{v} = \overrightarrow{\operatorname{grad}} A, donc la composante verticale de la vitesse s'écrit :

\underline{v}_z = \frac{\partial \underline{A}}{\partial z}

En utilisant l'expression du potentiel scalaire obtenue à la question Q18, \underline{A}(x,z,t) = f_0 \mathrm{e}^{kz} \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kx)}, on a :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{A}}{\partial t^2} &= -\omega^2 \underline{A} \\ \underline{v}_z &= k f_0 \mathrm{e}^{kz} \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kx)} = k \underline{A} \end{aligned}

En injectant ces relations évaluées en z = 0 dans l'équation de Bernoulli à la surface, on obtient :

-\omega^2 \underline{A}(x, 0, t) + g k \underline{A}(x, 0, t) = 0

Comme l'amplitude de l'onde n'est pas identiquement nulle, on en déduit l'équation de dispersion :

\boxed{ \omega^2 = g k }

La vitesse de phase de l'onde s'écrit alors :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \sqrt{\frac{g}{k}} = \frac{g}{\omega}

La vitesse de phase dépend du vecteur d'onde k (ou de la pulsation \omega) : la propagation est dispersive.

On peut également calculer la vitesse de groupe :

v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{\mathrm{d}\sqrt{gk}}{\mathrm{d}k} = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{k}} = \frac{v_\varphi}{2} \neq v_\varphi

ce qui confirme le caractère dispersif des ondes de gravité en eau profonde.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury sanctionne le forçage des résultats fournis et attend une discussion sur le caractère dispersif.

« Le jury a noté un certain nombre de copies où des calculs faux menaient au bon résultat, le jury insiste sur l’importance de la rigueur et de l’honnêteté dans les copies. »

« Le caractère dispersif n’a souvent pas été discuté par les candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de phase, relation de dispersion

Calculer la fréquence et la longueur d'onde d'une onde de gravité se propageant à la vitesse de phase . Ces données correspondent aux mesures effectuées par des microbarographes (sondes de mesure de faibles variations de pression) installés au sol lors de l'éclipse totale du 11 août 1999 dans le nord de la France.

Voir l'indice

Utiliser la relation de dispersion pour exprimer \omega puis k en fonction de v = \omega/k et g, avant d'en déduire f et \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pulsation \omega et le vecteur d'onde k en fonction de la vitesse de phase v à l'aide de l'équation de dispersion \omega^2 = gk établie à la question Q19.
  2. En déduire les expressions littérales de la fréquence f = \omega / (2\pi) et de la longueur d'onde \lambda = 2\pi / k.
  3. Réaliser les applications numériques avec deux chiffres significatifs en utilisant g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.
Voir la réponse courte

Utilisation de v_\varphi = \sqrt{g/k} = g/\omega pour calculer \lambda = 2\pi v_\varphi^2/g \simeq 256\text{ m} et la fréquence associée.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q19, \omega^2 = gk, la vitesse de phase v = v_\varphi = \frac{\omega}{k} s'écrit :

v = \frac{\omega}{k} = \frac{g}{\omega} = \sqrt{\frac{g}{k}}

On en déduit immédiatement la pulsation \omega et le nombre d'onde k :

\begin{aligned} \omega &= \frac{g}{v} \\ k &= \frac{g}{v^2} \end{aligned}

La fréquence f de l'onde s'exprime alors par :

f = \frac{\omega}{2\pi} = \frac{g}{2\pi v}

Avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et v = 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

f = \frac{9{,}8}{2\pi \times 20} = \frac{9{,}8}{40\pi} \simeq \frac{9{,}8}{126} \simeq 7{,}8\cdot 10^{-2}\text{ Hz}
\boxed{f = \frac{g}{2\pi v} \simeq 7{,}8\cdot 10^{-2}\text{ Hz}}

La longueur d'onde \lambda s'en déduit par \lambda = \frac{v}{f} = \frac{2\pi}{k} :

\lambda = \frac{2\pi v^2}{g}

Application numérique :

\lambda = \frac{2\pi \times (20)^2}{9{,}8} = \frac{800\pi}{9{,}8} \simeq \frac{2{,}51\cdot 10^3}{9{,}8} \simeq 2{,}6\cdot 10^2\text{ m}
\boxed{\lambda = \frac{2\pi v^2}{g} \simeq 2{,}6\cdot 10^2\text{ m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier la nature de l'onde de gravité sans la confondre avec une onde lumineuse.

« Un certain nombre de candidats ont utilisé la célérité de la lumière pour calculer la longueur d’onde de l’onde de gravité. »

« Le jury invite le candidat à s’extraire des calculs pour s’approprier le sujet et identifier de quel type d’onde il est question. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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II.D · Ondes de sillage

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : changement de référentiel, onde progressive

On considère un point de coordonnées relativement au référentiel . Déterminer, à l'instant , ses coordonnées relativement au référentiel lié au bateau. En déduire l'expression de la hauteur de l'eau en ce point.

Voir l'indice

Écrire la loi de composition des positions \vec{r} = \vec{r}_B + \vec{r}' avec \vec{r}_B = V_0 t \hat{e}_x, puis substituer dans la phase complexe de l'onde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation de composition des positions entre le référentiel (\mathcal{R}_0) centré en O et le référentiel (\mathcal{R}) lié au bateau centré en B, sachant que B coïncide avec O à t = 0.
  2. Exprimer les coordonnées (x', y') en fonction de (x, y), V_0 et t.
  3. Substituer l'expression du vecteur position \vec{r} en fonction de \vec{r}' dans l'amplitude complexe Z(\vec{r},t) donnée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Transformation galiléenne des coordonnées \vec{r} = \vec{r}' + \vec{V}t puis expression de la phase mobile de la surface libre.

Voir le corrigé complet

Le bateau B est animé d'un mouvement rectiligne uniforme de vitesse \vec{V} = V_0 \widehat{e}_x dans le référentiel (\mathcal{R}_0). Comme B est en O à l'instant t=0, sa position à l'instant t est donnée par :

\overrightarrow{OB}(t) = \vec{V} t = V_0 t \, \widehat{e}_x

Les axes du référentiel (\mathcal{R}) = (Bxyz) étant parallèles à ceux de (\mathcal{R}_0), la relation de Chasles s'écrit :

\overrightarrow{OP} = \overrightarrow{OB} + \overrightarrow{BP} \iff \vec{r} = \vec{V} t + \vec{r}'

D'où l'expression du vecteur position \vec{r}' de P dans (\mathcal{R}) :

\vec{r}' = \vec{r} - \vec{V} t = (x - V_0 t) \widehat{e}_x + y \widehat{e}_y

Les coordonnées du point P dans le référentiel (\mathcal{R}) sont donc :

\boxed{x' = x - V_0 t \quad \text{et} \quad y' = y}

soit vectoriellement :

\boxed{\vec{r}' = \vec{r} - \vec{V} t}

Dans le référentiel (\mathcal{R}_0), la surface de l'eau oscille selon :

Z(\vec{r},t) = Z_0 \exp\big[\mathrm{i}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})\big]

En y injectant \vec{r} = \vec{r}' + \vec{V} t, on obtient l'amplitude de l'onde exprimée dans le référentiel (\mathcal{R}) du bateau :

\begin{aligned} Z(\vec{r}', t) &= Z_0 \exp\big[\mathrm{i}\big(\omega t - \vec{k}\cdot(\vec{r}' + \vec{V} t)\big)\big] \\ &= Z_0 \exp\big[\mathrm{i}\big((\omega - \vec{k}\cdot\vec{V}) t - \vec{k}\cdot\vec{r}'\big)\big] \end{aligned}
\boxed{Z(\vec{r}', t) = Z_0 \exp\big[\mathrm{i}\big((\omega - \vec{k}\cdot\vec{V}) t - \vec{k}\cdot\vec{r}'\big)\big]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps d'appliquer rigoureusement la loi de composition des mouvements.

« Le jury invite les candidats à prendre garde à ne pas aller trop vite dans l’utilisation de la loi de composition des mouvements ainsi que dans l’établissement de l’expression de Z(−→r ′, t). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde stationnaire, effet doppler

Montrer que l'hypothèse d'un niveau stationnaire définit le sillage par la relation de Kelvin, .

Voir l'indice

Imposer que la phase de l'onde ne dépende pas explicitement du temps t pour un observateur lié au référentiel du bateau.

Voir la réponse courte

Condition d'indépendance du temps de la phase dans le référentiel mobile : \omega - \vec{k}\cdot\vec{V} = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, l'élévation de la surface de l'eau en un point de vecteur position \vec{r}\,' dans le référentiel (\mathcal{R}) lié au bateau s'écrit :

Z(\vec{r}\,', t) = Z_0 \exp\big[\mathrm{i}\big((\omega - \vec{k}\cdot\vec{V})t - \vec{k}\cdot\vec{r}\,'\big)\big]

Pour un observateur lié au bateau, le sillage présente une structure permanente et stationnaire dans le temps. La hauteur d'eau Z(\vec{r}\,', t) en une position \vec{r}\,' donnée de (\mathcal{R}) est donc indépendante de la variable temporelle t :

\left(\frac{\partial Z}{\partial t}\right)_{\vec{r}\,'} = 0

En dérivant l'expression de Z(\vec{r}\,', t) par rapport à t à \vec{r}\,' fixé, il vient :

\mathrm{i}(\omega - \vec{k}\cdot\vec{V})\, Z(\vec{r}\,', t) = 0

Cette condition devant être vérifiée en tout point du sillage et à tout instant, on en déduit immédiatement la relation de Kelvin :

\boxed{\omega = \vec{k}\cdot\vec{V}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les raisonnements faux employés pour retrouver la formule donnée sont sanctionnés.

« Il a été noté qu’un certain nombre de copies arrivent au résultat en usant de raisonnements faux. Une fois encore, le jury tient à insister sur l’importance de la rigueur et de l’honnêteté dans les copies. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 23

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : sillage de kelvin, vitesse de groupe

Montrer que .

Voir l'indice

Constater que le front d'onde circulaire issu de O à t=0 est tangent à la ligne de sillage passant par la proue B à l'instant t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position du bateau \overrightarrow{OB} à l'instant t ainsi que la distance de propagation OQ en fonction de la vitesse de phase v_\varphi.
  2. Relier le vecteur d'onde \vec{k} au vecteur unitaire selon \overrightarrow{OQ}.
  3. Exploiter la condition de stationnarité de Kelvin issue de la question Q22 (\omega = \vec{k}\cdot\vec{V}) pour calculer \overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{OB}, puis en déduire le produit scalaire demandé.
Voir la réponse courte

Propriété cinématique du front d'onde liant vitesse de phase et vitesse de groupe à la géométrie orthogonale de la crête.

Voir le corrigé complet

Le bateau, animé de la vitesse constante \vec{V} = V_0 \widehat{e}_x, passe en O à l'instant t = 0. À l'instant t, sa position B vérifie donc :

\overrightarrow{OB} = \vec{V} t

L'onde émise en O à t = 0 se propage radialement vers le point Q à la vitesse de phase v_\varphi = \omega/k. Le vecteur d'onde associé est colinéaire à la direction de propagation \overrightarrow{OQ} et de même sens :

\vec{k} = k \, \frac{\overrightarrow{OQ}}{OQ} \quad \text{avec} \quad OQ = v_\varphi t

D'après la relation de Kelvin établie à la question Q22, la stationnarité du sillage dans le référentiel du bateau impose :

\omega = \vec{k}\cdot\vec{V}

En multipliant cette relation par la durée t, on obtient :

\omega t = \vec{k}\cdot(\vec{V} t) = \vec{k}\cdot\overrightarrow{OB}

Or, d'une part \omega t = (k v_\varphi) t = k \, OQ, et d'autre part :

\vec{k}\cdot\overrightarrow{OB} = \left(k \, \frac{\overrightarrow{OQ}}{OQ}\right)\cdot\overrightarrow{OB} = \frac{k}{OQ} \left(\overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{OB}\right)

L'égalité de ces deux expressions conduit immédiatement à :

\frac{k}{OQ} \left(\overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{OB}\right) = k \, OQ \implies \overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{OB} = OQ^2 = \overrightarrow{OQ}^2

En décomposant \overrightarrow{QB} = \overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OQ}, on calcule enfin :

\overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{QB} = \overrightarrow{OQ}\cdot\left(\overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OQ}\right) = \overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OQ}^2 = OQ^2 - OQ^2 = 0
\boxed{\overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{QB} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas présupposer que le triangle était rectangle pour en démontrer l'orthogonalité.

« Question régulièrement abordée, mais très peu réussie. »

« Le jury a noté de nombreuses erreurs de raisonnement, beaucoup de candidats présupposent que le triangle est rectangle afin de montrer ce même résultat. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : sillage de kelvin, vitesse de phase

En déduire que la connaissance de l'angle du sillage et de la vitesse de sa source permettent de déterminer la vitesse de phase de l'onde.

Voir l'indice

Exploiter la trigonométrie dans le triangle rectangle OQB pour relier le demi-angle \theta au rapport des longueurs OQ = v_\varphi t et OB = V t.

Voir la réponse courte

Relation trigonométrique dans le triangle rectangle permettant d'isoler v_\varphi = V\sin\theta.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente, le triangle OQB est rectangle en Q :

\overrightarrow{OQ} \cdot \overrightarrow{QB} = 0

Pendant la durée t écoulée depuis le passage de la source en O (t = 0) jusqu'à sa position en B (t) :

  • la source s'est déplacée à la vitesse V, d'où la distance parcourue :

    OB = V t
  • l'onde émise en O a progressé à la vitesse de phase v_\varphi, d'où la distance au front d'onde :

    OQ = v_\varphi t

Par définition, le demi-angle au sommet du sillage est \theta = \widehat{OBQ}, angle formé au niveau de la source B entre la trajectoire du navire et la ligne de crête du sillage (BQ). Dans le triangle OQB rectangle en Q, on a :

\sin\theta = \frac{OQ}{OB} = \frac{v_\varphi t}{V t} = \frac{v_\varphi}{V}

On en déduit directement l'expression de la vitesse de phase de l'onde :

\boxed{v_\varphi = V \sin\theta}

La mesure expérimentale de l'angle d'ouverture du sillage \theta et de la vitesse de déplacement V de la source permet donc de déterminer la vitesse de phase v_\varphi.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs lors de l'application des formules trigonométriques dans le triangle rectangle.

« Malgré une identification du caractère rectangle du triangle, le jury a noté des erreurs régulières dans l’utilisation des fonctions trigonométriques. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : sillage, onde de gravité

Au vu de la figure 5, pouvez-vous déterminer et éventuellement commenter le sens et la vitesse de déplacement de l'éclipse ainsi que la vitesse de phase de l'onde générée et sa nature ?

Voir l'indice

Mesurer la vitesse de l'ombre à partir des isochrones de la carte, déterminer l'angle du cône de sillage et comparer la vitesse de phase à celle du son dans l'air.

Voir la stratégie
  1. Sens et vitesse de déplacement de l'éclipse : repérer la trajectoire de l'ombre à l'aide des isochrones (de 10:15 UT à 10:40 UT) et de l'échelle spatiale pour calculer la vitesse V de déplacement au sol, puis la comparer au résultat de la question 7.
  2. Angle du sillage et vitesse de phase : mesurer le demi-angle \theta du cône de sillage sur la carte, puis en déduire la vitesse de phase v_\varphi = V \sin\theta d'après la relation établie à la question 24.
  3. Nature de l'onde : comparer la valeur obtenue pour v_\varphi aux vitesses caractéristiques des ondes acoustiques (question 15) et des ondes de gravité (question 20) pour conclure sur la nature de l'onde observée sur cette figure.
Voir la réponse courte

Mesure angulaire sur la figure 5 pour déduire la vitesse de déplacement de la zone d'ombre et la vitesse de phase des ondes.

Voir le corrigé complet

1. Sens et vitesse de déplacement de l'éclipse

  • Sens de déplacement : d'après les graduations temporelles indiquées sur la trajectoire (10:15 UT en haut à gauche, jusqu'à 10:40 UT plus à l'est), l'ombre de l'éclipse se déplace d'ouest-nord-ouest vers l'est-sud-est (globalement d'ouest en est), ce qui est matérialisé par le vecteur vitesse \vec{V}.
  • Vitesse de déplacement V : Entre t_1 = 10\text{ h }15\text{ min} et t_2 = 10\text{ h }40\text{ min}, la durée écoulée est :

    \Delta t = 25\text{ min} = 1\,500\text{ s}

    Sur la carte, la distance parcourue par le centre de l'ombre pendant cette durée est d'environ \Delta L \approx 1\,000\text{ km} = 1{,}0\cdot 10^6\text{ m} (mesurée le long de la trajectoire entre les repères d'abscisse). On en déduit :

    V = \frac{\Delta L}{\Delta t} \approx \frac{1{,}0\cdot 10^6}{1\,500} \approx 670\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 7\cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    Commentaire : cette vitesse est en excellent accord avec la vitesse au sol de l'ombre estimée à la question 7 (v_{\text{sol}} \approx 600\text{ à }650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} en tenant compte de la rotation de la Terre).

2. Vitesse de phase de l'onde générée Le sillage forme un cône de Mach en V. D'après la géométrie de la figure 5 (droite), pour une avancée longitudinale de \Delta x \approx 600\text{ km}, le demi-écartement transversal est de \Delta y \approx 300\text{ km}, ce qui correspond à un demi-angle au sommet :

\sin\theta \approx \tan\theta \approx \frac{300}{600} = 0{,}5 \implies \theta \approx 30^\circ

En utilisant la relation établie à la question 24, v_\varphi = V\sin\theta :

v_\varphi \approx 670 \times \sin(30^\circ) \approx 330\text{ à }340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

3. Nature de l'onde

  • La vitesse de phase obtenue (v_\varphi \approx 330\text{--}340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) coïncide remarquablement avec la vitesse du son dans l'air calculée à la question 15 (v_g \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
  • Elle est en revanche totalement incompatible avec la vitesse de phase des ondes de gravité de la question 20 (v \approx 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, qui donnerait un angle \theta \approx \arcsin(20/670) \approx 1{,}7^\circ, bien trop étroit pour correspondre au sillage observé).

Il s'agit donc d'une onde acoustique (ou onde de choc acoustique / onde infrasonore) générée par le déplacement supersonique du spot froid de l'éclipse (V \approx 2\,c_{\text{son}}, soit un nombre de Mach \mathcal{M} \approx 2).

\boxed{ \text{Sens : Ouest}\to\text{Est} \quad ; \quad V \approx 7\cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad ; \quad v_\varphi \approx 3{,}4\cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad ; \quad \text{Onde acoustique} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait aller au bout de la question sans se limiter au seul sens de déplacement de l'éclipse.

« Question très peu abordée entièrement. Les candidats se contentent souvent de donner uniquement le sens de déplacement de l’éclipse. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Les sondages ionosphériques

III.A · Densité électronique et fréquence de plasma

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, densité volumique

Calculer la densité particulaire atmosphérique (nombre de molécules par unité de volume) au niveau du sol.

Voir l'indice

Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits sous la forme P_0 = n^* k_B T_0.

Voir la réponse courte

Application directe de la loi des gaz parfaits au niveau du sol : n^* = \frac{P_0}{k_B T_0} \simeq 2{,}5\cdot 10^{25}\text{ m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère est modélisée au sol comme un gaz parfait à la température T_0 et sous la pression P_0. L'équation d'état des gaz parfaits s'écrit :

P_0 V = N k_{\mathrm{B}} T_0

où N est le nombre total de molécules contenues dans le volume V. La densité particulaire n^* = N/V au niveau du sol vérifie donc :

P_0 = n^* k_{\mathrm{B}} T_0 \implies n^* = \frac{P_0}{k_{\mathrm{B}} T_0}

Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :

  • P_0 = 1\text{ bar} = 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} ;
  • k_{\mathrm{B}} = 1{,}4 \cdot 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T_0 = 270\text{ K} ;

on obtient :

n^* = \frac{1{,}0 \cdot 10^5}{1{,}4 \cdot 10^{-23} \times 270} = \frac{1{,}0 \cdot 10^{28}}{378} \simeq 2{,}6 \cdot 10^{25}\text{ m}^{-3}
\boxed{n^* = \frac{P_0}{k_{\mathrm{B}} T_0} \simeq 2{,}6 \cdot 10^{25}\text{ m}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas densité particulaire et concentration molaire, et vérifiez la cohérence du calcul numérique.

« Le jury invite les candidats à ne pas confondre densité particulaire et concentration molaire. »

« Certaines applications numériques parfois incohérentes devraient faire réagir. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, statique des fluides

Montrer que la pression évolue en fonction de l'altitude sous la forme et exprimer la hauteur caractéristique en fonction de , , et de la masse moyenne des molécules de l'air. Proposer un ordre de grandeur pour .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre hydrostatique dP/dz = -\rho g avec \rho = P m_0 / (k_B T_0) puis intégrer.

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation différentielle vérifiée par la pression P(z) en combinant la relation fondamentale de la statique des fluides et l'équation d'état du gaz parfait isotherme.
  2. Intégrer cette équation avec la condition aux limites au sol (P(0) = P_0) pour identifier l'expression de H.
  3. Estimer numériquement H à partir de la masse molaire de l'air donnée en partie II.B pour en déduire l'ordre de grandeur attendu.
Voir la réponse courte

Intégration de dP = -\rho g dz avec la loi des gaz parfaits : H = \frac{k_B T_0}{m_0 g} \simeq 8\text{ km}.

Voir le corrigé complet

L'air étant au repos dans le champ de pesanteur \vec{g} = -g\widehat{e}_z, la loi de la statique des fluides s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho(z) g

En modélisant l'air comme un gaz parfait isotherme à la température T_0, la masse volumique \rho(z) s'exprime en fonction de la densité particulaire n(z) et de la masse moyenne m_0 d'une molécule d'air :

\rho(z) = n(z)\, m_0 = \frac{P(z)}{k_{\mathrm{B}} T_0}\, m_0

En injectant cette relation dans l'équation de la statique des fluides, il vient :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\frac{m_0 g}{k_{\mathrm{B}} T_0} P(z)

Par intégration avec la condition au niveau du sol P(0) = P_0, on obtient :

\boxed{P(z) = P_0 \exp\left(-\frac{z}{H}\right)} \quad \text{avec} \quad \boxed{H = \frac{k_{\mathrm{B}} T_0}{m_0 g}}

Puisque k_{\mathrm{B}} = R/\mathcal{N}_{\mathrm{A}} et que la masse molaire de l'air vaut M = m_0 \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} (donnée de la question 15), la hauteur d'échelle H s'écrit également :

H = \frac{R T_0}{M g}

Avec R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 = 270\text{ K}, M = 29 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

H \simeq \frac{8{,}3 \times 270}{29 \cdot 10^{-3} \times 9{,}8} \simeq \frac{2{,}24 \cdot 10^3}{0{,}284} \simeq 7{,}9 \cdot 10^3\text{ m} \simeq 8\text{ km}

L'ordre de grandeur de H est ainsi :

\boxed{H \sim 10^4\text{ m} = 10\text{ km}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Connaître l'ordre de grandeur de la hauteur d'échelle évite de valider des valeurs aberrantes.

« Certaines valeurs numériques de H devraient pousser le candidat à revoir son calcul. Le jury invite les candidats à connaître des ordres de grandeur pour éviter ce genre d’erreur. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, profil de densité

Là où la densité particulaire des ions est maximale, on considérera que . En déduire une estimation de la densité particulaire des ions ( et ) à cette altitude.

Voir l'indice

Calculer la densité totale de molécules à cette altitude via le facteur de Boltzmann, puis appliquer la proportion de particules ionisées (1 pour 1000).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité particulaire totale de l'air à cette altitude à partir de la loi barométrique établie en Q27.
  2. Utiliser le taux d'ionisation indiqué dans l'introduction de la partie III (environ 1 molécule sur 1 000 ionisée) pour en déduire la densité particulaire des ions n_{\max}.
Voir la réponse courte

Évaluation numérique de la densité ionique maximale n_{\max} \simeq n^* \cdot 10^{-10} \simeq 2{,}5\cdot 10^{15}\text{ m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi barométrique obtenue à la question Q27, pour une atmosphère isotherme à température T_0, la densité particulaire totale de l'air n(z) = P(z)/(k_{\mathrm{B}}T_0) s'écrit en fonction de la densité au sol n^* (calculée en Q26) :

n(z) = n^* \exp\left(-\frac{z}{H}\right)

À l'altitude où la densité particulaire des ions est maximale, on a \exp(-z/H) \simeq 10^{-10}, d'où :

n(z) \simeq 2{,}6\cdot 10^{25} \times 10^{-10} = 2{,}6\cdot 10^{15}\text{ m}^{-3}

D'après l'introduction de la partie III, à cette altitude, environ une particule d'air sur 1\,000 est ionisée par le rayonnement solaire :

n_{\max} \simeq \frac{n(z)}{1\,000} = 10^{-3}\, n^* \exp\left(-\frac{z}{H}\right)

Numériquement :

n_{\max} \simeq \frac{2{,}6\cdot 10^{15}}{10^3} \simeq 2{,}6\cdot 10^{12}\text{ m}^{-3}
\boxed{n_{\max} \simeq 3\cdot 10^{12}\text{ m}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à prendre en compte le taux d'ionisation d'un millième précisé par le texte.

« L’hypothèse de l’énoncé comme quoi une molécule sur 1000 est ionisée est très souvent oubliée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, régime stationnaire

Montrer que le champ magnétique est nécessairement statique. On négligera ce champ dans toute la suite de cette partie III.A.

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday avec un champ électrique indépendant des coordonnées d'espace (\vec{\nabla}\wedge\vec{E} = \vec{0}).

Voir la réponse courte

Justification de l'absence de terme temporel pour \vec{B} via Maxwell-Faraday sous les symétries et hypothèses posées.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique associé aux oscillations spontanées du plasma est de la forme :

\vec{E}(\vec{r}, t) = \underline{E}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\,\widehat{e}_x

où l'amplitude vectorielle \underline{E}_0\,\widehat{e}_x est uniforme dans l'espace (le milieu est supposé homogène et les électrons oscillent en bloc).

Calculons le rotationnel du champ électrique à l'aide de l'expression fournie en fin de sujet :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} = \left(\frac{\partial E_z}{\partial y} - \frac{\partial E_y}{\partial z}\right)\widehat{e}_x + \left(\frac{\partial E_x}{\partial z} - \frac{\partial E_z}{\partial x}\right)\widehat{e}_y + \left(\frac{\partial E_y}{\partial x} - \frac{\partial E_x}{\partial y}\right)\widehat{e}_z

Puisque le champ électrique n'a de composante que selon \widehat{e}_x et que celle-ci ne dépend ni de y ni de z, il vient immédiatement :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} = \vec{0}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \implies \frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = \vec{0}

Le champ magnétique \vec{B} ne dépend donc pas du temps :

\boxed{\vec{B}(\vec{r}, t) = \vec{B}_0(\vec{r}) \quad \text{est nécessairement statique.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La divergence nulle n'implique pas un champ statique, et il ne faut pas confondre indépendance spatiale et temporelle.

« Le jury a noté que bien souvent l’équation de Maxwell flux div−→ B = −→0 était utilisée à tort pour justifier que le champ B est statique. »

« Le jury invite les candidats à bien séparer champ statique (ne dépendant pas du temps) et champ uniforme (ne dépendant pas des variables spatiales). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, conductivité électrique

Expliciter la seconde loi de Newton pour un des électrons mobiles. En déduire que la densité volumique de courant vérifie la relation et exprimer la conductivité électronique en fonction de , , et .

Voir l'indice

Écrire la relation m_e d\vec{v}/dt = -e\vec{E} en notation complexe, puis identifier \vec{j} = -n_0 e \vec{v} = \underline{\gamma}\vec{E}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis au seul champ électrique \vec{E} (le champ magnétique \vec{B} étant négligé d'après la question Q29, et le poids étant totalement négligeable devant la force électrostatique).
  2. Passer en notation complexe à la pulsation \omega pour exprimer le champ de vitesse \vec{v} en fonction de \vec{E}.
  3. Relier la vitesse moyenne des porteurs mobiles à la densité volumique de courant \vec{j} = -n_0 e \vec{v} et identifier la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega).
Voir la réponse courte

PFD sur un électron sous champ \vec{E} harmonique : \vec{j} = -n_0 e \vec{v} donne \underline{\gamma}(\omega) = \frac{n_0 e^2}{\mathrm{i} m_e \omega}.

Voir le corrigé complet

On étudie un électron de charge q = -e et de masse m_e dans le référentiel d'étude supposé galiléen (lié aux ions immobiles). En négligeant le champ magnétique ainsi que le poids de l'électron devant la force électrique, la seconde loi de Newton s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E}

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, en notation complexe avec la convention adoptée \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle devient \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \equiv \mathrm{i}\omega :

\mathrm{i}m_e\omega\,\vec{v} = -e\vec{E} \implies \vec{v} = -\frac{e}{\mathrm{i}m_e\omega}\vec{E} = \frac{\mathrm{i}e}{m_e\omega}\vec{E}

Les ions étant immobiles, seuls les électrons de densité volumique n_0 contribuent au courant électrique. La densité volumique de courant s'écrit :

\vec{j} = -n_0 e \vec{v}

En remplaçant l'expression de la vitesse, on obtient :

\vec{j} = \frac{n_0 e^2}{\mathrm{i}m_e\omega}\vec{E}

Cette relation est bien de la forme de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \underline{\gamma}(\omega)\vec{E}, avec :

\boxed{\underline{\gamma}(\omega) = \frac{n_0 e^2}{\mathrm{i}m_e\omega} = -\mathrm{i}\frac{n_0 e^2}{m_e\omega}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : pulsation plasma, équation de maxwell-ampère

Rappeler l'équation de Maxwell–Ampère ; on notera la permittivité électronique du vide et sa perméabilité magnétique. En déduire que les électrons et le champ électrique oscillent spontanément à la pulsation que l'on exprimera en fonction de et de constantes fondamentales.

Voir l'indice

Appliquer l'équation de Maxwell-Ampère sans terme magnétique pour relier la dérivée temporelle du champ électrique à la densité de courant.

Voir la réponse courte

Équation de Maxwell-Ampère avec courant convectif montrant l'oscillation à la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{\frac{n_0 e^2}{m_e\varepsilon_0}}.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell–Ampère locale s'écrit :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

D'après la question Q29, le champ magnétique \vec{B} est négligé dans cette partie, ce qui implique \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B} = \vec{0}. L'équation de Maxwell–Ampère impose donc l'annulation de la densité de courant totale (courant de conduction et courant de déplacement) :

\vec{j} + \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}

En adoptant la notation complexe avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, la dérivée temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \rightarrow \mathrm{i}\omega. En utilisant l'expression de la loi d'Ohm locale obtenue à la question Q30, \vec{j} = \underline{\gamma}(\omega)\vec{E}, il vient :

\begin{aligned} \left(\underline{\gamma}(\omega) + \mathrm{i}\varepsilon_0\omega\right)\vec{E} &= \vec{0} \\ \left(\frac{n_0 e^2}{\mathrm{i}m_e\omega} + \mathrm{i}\varepsilon_0\omega\right)\vec{E} &= \vec{0} \\ \mathrm{i}\left(\varepsilon_0\omega - \frac{n_0 e^2}{m_e\omega}\right)\vec{E} &= \vec{0} \end{aligned}

Pour obtenir une oscillation spontanée non triviale du champ électrique et des électrons (\vec{E} \neq \vec{0} et \vec{v} \neq \vec{0}), le terme entre parenthèses doit s'annuler, soit :

\varepsilon_0\omega^2 - \frac{n_0 e^2}{m_e} = 0

On en déduit la pulsation propre des oscillations, notée \omega_p et appelée pulsation plasma :

\boxed{\omega_p = \sqrt{\frac{n_0 e^2}{\varepsilon_0 m_e}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait exploiter l'hypothèse de nullité du champ et ne pas confondre champ statique et rotationnel nul.

« De nombreux candidats n’utilisent pas la nullité du champ supposée plus tôt ou à défaut supposent de manière erronée que le champ est statique et en déduisent que son rotationnel est nul. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : pulsation plasma, fréquence de coupure

Dans la suite, on adoptera la formulation numérique où . Quel est le domaine de fréquence maximal de ces oscillations de plasma dans la haute atmosphère terrestre ?

Voir l'indice

Calculer numériquement \omega_p pour la densité électronique maximale fournie, puis convertir en fréquence f_p = \omega_p / (2\pi).

Voir la stratégie
  1. Utiliser la borne supérieure de la densité particulaire d'électrons dans la haute atmosphère n_0 \leqslant 10^{12}\text{ m}^{-3} donnée dans l'énoncé pour déterminer la pulsation de plasma maximale \omega_{p,\max}.
  2. Convertir cette pulsation en fréquence f_{p,\max} = \omega_{p,\max} / (2\pi) et préciser l'intervalle de fréquences ainsi que le domaine spectral associé.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la fréquence de plasma maximale f_p = \frac{\alpha\sqrt{n_{\max}}}{2\pi} \simeq 4{,}5\text{ MHz} (gamme HF).

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la densité volumique des électrons dans la haute atmosphère vérifie en tout point :

n_0 \leqslant n_{0,\max} = 10^{12}\text{ m}^{-3}

La pulsation de plasma maximale correspondante vaut ainsi :

\omega_{p,\max} = \alpha \sqrt{n_{0,\max}} = 56 \times \sqrt{10^{12}} = 5{,}6 \cdot 10^{7}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

La fréquence maximale f_{p,\max} associée à ces oscillations de plasma est :

f_{p,\max} = \frac{\omega_{p,\max}}{2\pi} = \frac{\alpha \sqrt{n_{0,\max}}}{2\pi}

Numériquement, avec 2\pi \simeq 6{,}28 :

f_{p,\max} = \frac{56 \cdot 10^{6}}{2\pi} \simeq \frac{28}{\pi} \cdot 10^{6} \simeq 8{,}9 \cdot 10^{6}\text{ Hz} = 8{,}9\text{ MHz}

La densité électronique variant de n_0 \approx 0 à la base de l'ionosphère jusqu'à sa valeur maximale, le domaine de fréquence des oscillations de plasma s'étend donc de 0 à la valeur maximale :

\boxed{f_p \leqslant 8{,}9\text{ MHz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une fréquence de 10 MHz correspond au domaine radio, qu'il était indispensable de nommer explicitement.

« Beaucoup de candidats se contentent de donner la valeur de f sans préciser le domaine auquel appartient l’onde. »

« Le jury rappelle aux candidats que des fréquences de l’ordre de 10 MHz correspondent aux ondes radio, et pas aux ultraviolets ou aux infrarouges. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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III.B · Propagation d'ondes électromagnétiques dans l'atmosphère

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, force de lorentz

Décrire en quelques mots l'origine de chacun des termes de l'équation (3). Pourquoi n'y a-t-il aucun terme lié au champ magnétique ? Quelle est la signification physique de la constante ? Quelle est la particularité du modèle si ? On se placera dans ce cas dans toute la suite.

Voir l'indice

Identifier respectivement le terme d'inertie, la force électrique, la force de rappel élastique et le terme de frottement fluide (amortissement collisionnel).

Voir la stratégie
  1. Identifier la seconde loi de Newton régissant le mouvement d'un électron élastiquement lié (modèle de Drude-Lorentz) en régime sinusoïdal forcé en reliant position et vitesse par \underline{\vec{r}} = \underline{\vec{v}} / (\mathrm{i}\omega).
  2. Comparer l'ordre de grandeur de la composante magnétique de la force de Lorentz à sa composante électrique.
  3. Interpréter physiquement le temps caractéristique \tau et la limite \tau \to \infty.
Voir la réponse courte

Identification du terme de rappel, frottement fluide de temps \tau ; force magnétique négligée car v \ll c.

Voir le corrigé complet

L'équation (3) provient de l'application de la seconde loi de Newton à un électron de masse m_e et de charge -e dans le référentiel d'étude :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E} - m_e \omega_0^2 \vec{r} - \frac{m_e}{\tau} \vec{v}

En adoptant la notation complexe à la pulsation \omega et en régime forcé, avec \vec{v} = \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{i}\omega \vec{r}, soit \vec{r} = \frac{\vec{v}}{\mathrm{i}\omega}, on identifie l'origine de chaque terme :

  • \mathrm{i} m_e \omega \vec{v} = m_e \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} : terme d'inertie (masse multipliée par l'accélération) ;
  • -e \vec{E} : force d'interaction coulombienne, c'est-à-dire la force électrique exercée par l'onde électromagnétique sur l'électron ;
  • -m_e \frac{\omega_0^2}{\mathrm{i} \omega} \vec{v} = -m_e \omega_0^2 \vec{r} : force de rappel élastique exercée par le reste de l'atome ou de la molécule sur l'électron optique lié (pulsation propre de résonance \omega_0) ;
  • -\frac{m_e}{\tau} \vec{v} : force de frottement fluide phénoménologique modélisant l'amortissement du mouvement par collisions ou rayonnement.

Absence de terme lié au champ magnétique :

La force de Lorentz complète subie par l'électron comprend une composante magnétique \vec{F}_m = -e(\vec{v} \wedge \vec{B}). Pour une onde électromagnétique se propageant dans le milieu à la vitesse v_\varphi \sim c, la relation de structure donne B \sim E/c. Par conséquent :

\frac{\|\vec{F}_m\|}{\|\vec{F}_e\|} \sim \frac{e v B}{e E} \sim \frac{v}{c} \ll 1

car le mouvement des électrons est très largement non relativiste (v \ll c). La composante magnétique est donc tout à fait négligeable devant la composante électrique.

Signification physique de \tau :

La constante \tau est le temps de relaxation (ou temps libre moyen entre deux collisions successives subies par un électron). Elle caractérise l'échelle de temps nécessaire pour dissiper l'énergie cinétique acquise sous l'action de l'onde.

Particularité du modèle si \tau \to \infty :

Lorsque \tau \to \infty, la force de frottement s'annule : le milieu est modélisé comme un milieu sans collisions, non dissipatif (l'onde électromagnétique s'y propage sans absorption ni pertes d'énergie par effet Joule).

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait reconnaître la force de rappel de l'électron lié et invoquer le caractère non relativiste pour négliger la force magnétique.

« Si les termes de force électrique et force de collision des électrons sont souvent identifiés, le terme représentant le modèle de l’électron élastiquement lié n’a que rarement été trouvé. »

« Le jury regrette que le caractère non relativiste des électrons pour justifier de négliger la force magnétique est très peu souvent évoqué. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde transverse, relation de dispersion

Montrer que les ondes électromagnétiques dans un tel milieu sont transverses puis établir leur équation de dispersion exprimant en fonction de la célérité de la lumière dans le vide, , et de la constante définie dans la partie III.B.

Voir l'indice

Utiliser \operatorname{div}\vec{E} = 0 pour établir la transversalité, puis combiner Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère pour former l'équation de d'Alembert avec terme source.

Voir la stratégie
  1. Établir la transversalité des ondes électromagnétiques à l'aide des équations de Maxwell de structure (\operatorname{div}\vec{E}=0 et \operatorname{div}\vec{B}=0) associées à l'absence de charges volumiques libres.
  2. Exprimer la vitesse \vec{v} des électrons puis la densité de courant \vec{j} en fonction de \vec{E} à partir de l'équation diélectrique sans amortissement (\tau \to \infty).
  3. Combiner l'équation de Maxwell-Faraday et l'équation de Maxwell-Ampère pour déduire l'équation de propagation et la relation de dispersion liant \vec{k}^2, \omega, \omega_0 et \omega_p.
Voir la réponse courte

Équation de d'Alembert avec terme de polarisation dipolaire : transversalité puis obtention de la relation de dispersion k^2(\omega).

Voir le corrigé complet

1. Caractère transverse des ondes :

Le milieu possède une densité volumique de charge nulle (\rho = 0). D'après l'équation de Maxwell-Gauss et l'équation de conservation du flux magnétique :

\operatorname{div}\vec{E} = 0 \quad \text{et} \quad \operatorname{div}\vec{B} = 0

Pour une onde plane progressive harmonique où les champs dépendent de l'espace par le facteur \exp\left[\mathrm{i}\left(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}\right)\right], l'opérateur divergence se traduit par -\mathrm{i}\vec{k}\cdot :

\begin{aligned} -\mathrm{i}\vec{k}\cdot\vec{E} = 0 &\implies \vec{k}\cdot\vec{E} = 0 \\ -\mathrm{i}\vec{k}\cdot\vec{B} = 0 &\implies \vec{k}\cdot\vec{B} = 0 \end{aligned}

De plus, l'équation de Maxwell-Faraday donne :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \implies -\mathrm{i}\vec{k}\wedge\vec{E} = -\mathrm{i}\omega\vec{B} \implies \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega}

Les champs \vec{E} et \vec{B} sont donc tous deux orthogonaux au vecteur d'onde \vec{k} : l'onde électromagnétique est transverse (à la fois transverse électrique et transverse magnétique).

2. Relation constitutive du milieu :

Dans l'approximation non collisionnelle (\tau \to \infty), l'équation dynamique (3) s'écrit :

\mathrm{i} m_e \omega \vec{v} = -e\vec{E} - m_e \frac{\omega_0^2}{\mathrm{i}\omega}\vec{v} \iff \mathrm{i} m_e \left(\omega - \frac{\omega_0^2}{\omega}\right)\vec{v} = -e\vec{E}

D'où l'expression du champ de vitesse des électrons :

\vec{v} = \frac{-e\omega}{\mathrm{i} m_e (\omega^2 - \omega_0^2)}\vec{E} = \frac{\mathrm{i}e\omega}{m_e(\omega^2 - \omega_0^2)}\vec{E}

La densité volumique de courant associée est alors :

\vec{j} = -n_0 e \vec{v} = -\frac{\mathrm{i}n_0 e^2 \omega}{m_e(\omega^2 - \omega_0^2)}\vec{E}

En introduisant la pulsation de plasma \omega_p^2 = \frac{n_0 e^2}{\varepsilon_0 m_e} définie à la question Q31 :

\vec{j} = -\mathrm{i}\varepsilon_0 \frac{\omega\,\omega_p^2}{\omega^2 - \omega_0^2}\vec{E}

3. Équation de dispersion :

Injectons \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega} dans l'équation de Maxwell-Ampère :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j} + \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

Le membre de gauche s'écrit, compte tenu de \vec{k}\cdot\vec{E}=0 :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B} = -\mathrm{i}\vec{k}\wedge\left(\frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega}\right) = -\frac{\mathrm{i}}{\omega}\left[(\vec{k}\cdot\vec{E})\vec{k} - \vec{k}^2\vec{E}\right] = \mathrm{i}\frac{\vec{k}^2}{\omega}\vec{E}

Le membre de droite s'exprime, sachant que \mu_0\varepsilon_0 = 1/c^2 :

\mu_0 \vec{j} + \frac{\mathrm{i}\omega}{c^2}\vec{E} = -\mathrm{i}\mu_0\varepsilon_0 \frac{\omega\,\omega_p^2}{\omega^2 - \omega_0^2}\vec{E} + \frac{\mathrm{i}\omega}{c^2}\vec{E} = \mathrm{i}\frac{\omega}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2 - \omega_0^2}\right)\vec{E}

En identifiant les deux termes pour une amplitude non nulle \vec{E} \neq \vec{0}, on obtient :

\mathrm{i}\frac{\vec{k}^2}{\omega} = \mathrm{i}\frac{\omega}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2 - \omega_0^2}\right)
\boxed{\vec{k}^2 = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2 - \omega_0^2}\right) = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2 - \omega^2}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée ou menant à des calculs lourds et souvent non menés à terme.

« Question peu abordée ou donnant lieu à des calculs longs et lourds souvent peu concluants. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : indice de réfraction, relation de dispersion

Exprimer en fonction de , et au premier ordre non nul en du développement limité. Commenter le résultat obtenu.

Voir l'indice

Partir de N^2 = k^2 c^2 / \omega^2, effectuer un développement limité en \omega/\omega_0 \ll 1 et identifier une loi de dispersion de type Cauchy.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'indice optique N = c/v_\varphi = kc/\omega à partir de l'équation de dispersion établie à la question précédente.
  2. Réaliser le développement limité de N pour \omega \ll \omega_0. La parité de la fonction annulant le terme d'ordre 1, le premier ordre non nul en \omega dépendant de \omega est le second ordre \omega^2.
  3. Commenter la loi obtenue en faisant le lien avec la formule empirique de Cauchy et le phénomène de dispersion normale.
Voir la réponse courte

Développement limité de l'indice optique N(\omega) = \frac{kc}{\omega} aux basses fréquences montrant un comportement diélectrique statique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, l'équation de dispersion en l'absence d'amortissement (\tau \to \infty) s'écrit :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2 - \omega^2}\right)

Par définition de l'indice optique N, la vitesse de phase est v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{c}{N}, ce qui donne :

N^2 = \frac{k^2 c^2}{\omega^2} = 1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2 - \omega^2} = 1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2}\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^{-1}

Sous la condition \omega \ll \omega_0, effectuons un développement limité au second ordre en \omega/\omega_0 (le terme d'ordre 1 étant nul par parité) :

\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^{-1} = 1 + \frac{\omega^2}{\omega_0^2} + o\left(\frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)

Par ailleurs, la condition \omega_p \ll \omega \ll \omega_0 implique \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2} \ll 1. On peut alors développer la racine carrée (1+u)^{1/2} = 1 + \frac{u}{2} + o(u) :

\begin{aligned} N(\omega) &= \left(1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2} + \frac{\omega_p^2 \omega^2}{\omega_0^4}\right)^{1/2} \\ &= 1 + \frac{1}{2}\left(\frac{\omega_p^2}{\omega_0^2} + \frac{\omega_p^2 \omega^2}{\omega_0^4}\right) + o(\omega^2) \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{N(\omega) \simeq 1 + \frac{\omega_p^2}{2\omega_0^2}\left(1 + \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)}

Remarque : Sans faire l'approximation \omega_p \ll \omega_0, le développement en \omega au premier ordre non nul s'écrit de façon équivalente N(\omega) \simeq \sqrt{1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2}}\left(1 + \frac{\omega_p^2 \omega^2}{2\omega_0^2(\omega_0^2 + \omega_p^2)}\right).

Commentaires sur le résultat obtenu :

  • Loi de Cauchy : En reliant la pulsation à la longueur d'onde dans le vide \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}, l'indice se met sous la forme :

    N(\lambda) = A + \frac{B}{\lambda^2} \quad \text{avec} \quad A = 1 + \frac{\omega_p^2}{2\omega_0^2} > 1 \quad \text{et} \quad B = \frac{2\pi^2 c^2 \omega_p^2}{\omega_0^4} > 0

    Le modèle de l'électron élastiquement lié permet ainsi de retrouver théoriquement la loi phénoménologique de Cauchy pour les milieux transparents.

  • Dispersion normale : Comme B > 0, l'indice N augmente avec la fréquence \omega (ou diminue quand \lambda augmente : \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}\lambda} < 0). La lumière bleue est donc davantage réfractée que la lumière rouge dans la basse atmosphère.
  • Ordre de grandeur : Comme \omega_p \ll \omega_0, l'indice N est supérieur à 1 mais reste extrêmement proche de 1, ce qui est conforme à la valeur de l'indice de réfraction de l'air (N_{\text{air}} \simeq 1{,}0003).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier la formule de Cauchy et maîtriser les calculs de développements limités successifs.

« La forme particulière de N s’identifiant à la loi de Cauchy, au programme d’optique, a été extrêmement rarement évoquée. »

« Le jury a noté un grand nombre d’erreurs de calcul dans les développements limités successifs. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde dans un plasma, domaine de transparence

Que devient ici l'équation de dispersion ? Dans quel domaine de fréquence le milieu est-il transparent ? La propagation est-elle dispersive ?

Voir l'indice

Poser \omega_0 = 0 dans l'équation de dispersion, examiner le signe de k^2 selon la position de \omega par rapport à \omega_p et vérifier si la vitesse de phase dépend de \omega.

Voir la réponse courte

Pour un plasma sans rappel, \omega^2 = \omega_p^2 + k^2 c^2 : milieu transparent et dispersif pour \omega > \omega_p.

Voir le corrigé complet

En posant \omega_0 = 0 dans l'équation de dispersion établie à la question Q34, on obtient immédiatement l'équation de dispersion d'un plasma non magnétisé et sans collisions :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right)

soit sous la forme canonique :

\boxed{\omega^2 = \omega_p^2 + k^2 c^2}
  • Domaine de transparence : Le milieu est transparent si l'onde se propage sans atténuation, ce qui correspond à un vecteur d'onde k réel non nul, soit k^2 > 0. Cela impose :

    \omega^2 > \omega_p^2 \iff \omega > \omega_p

    En termes de fréquence f = \omega / (2\pi), le domaine de transparence est donc :

    \boxed{f > f_p = \frac{\omega_p}{2\pi}}

    Pour f < f_p, k^2 < 0 : le vecteur d'onde est imaginaire pur (k = -\mathrm{i}\alpha), l'onde est évanescente et le milieu est opaque (réflexion totale).

  • Caractère dispersif : Dans le domaine de transparence, la vitesse de phase s'écrit :

    v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{c}{\sqrt{1 - \dfrac{\omega_p^2}{\omega^2}}}

    La vitesse de phase dépend explicitement de la pulsation \omega (ou de façon équivalente, la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c \sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}} \neq v_\varphi). La propagation est donc dispersive.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu réussie en raison de sa dépendance directe envers le résultat de la précédente.

« Question peu réussie nécessitant la réponse de la question précédente. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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III.C · Écho ionosphérique

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : coefficient de fresnel, relation de passage

Exprimer les champs magnétiques , et associés respectivement à chacune des ondes incidente, réfléchie et transmise en fonction, suivant les cas, de , , , , , , ou . En déduire l'expression de en fonction de , et puis en fonction de et .

Voir l'indice

Utiliser la structure de l'onde plane ou Maxwell-Faraday \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega} pour chaque onde, puis appliquer la continuité des composantes tangentielles en z=0.

Voir la stratégie
  1. Relier le champ magnétique au champ électrique pour chaque onde plane progressive monochromatique à l'aide de la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday : \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega}.
  2. Appliquer les conditions de passage à l'interface z = 0 (continuité des composantes tangentielles des champs électrique et magnétique en l'absence de charges et courants surfaciques).
  3. Exprimer \underline{\rho} en éliminant \underline{\beta}, puis injecter la relation de dispersion k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2 selon que \omega > \omega_p ou \omega < \omega_p.
Voir la réponse courte

Continuité des composantes tangentielles des champs en z=0 pour exprimer le coefficient de réflexion en amplitude \underline{\rho}.

Voir le corrigé complet

1. Expression des champs magnétiques

Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant selon un vecteur d'onde \vec{k}, l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\nabla}\wedge\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} conduit à la relation :

\vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega}
  • Pour l'onde incidente, \vec{k}_i = \frac{\omega}{c}\widehat{e}_z et \vec{E}_i = E_0 \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_x :

    \boxed{\vec{B}_i = \frac{E_0}{c} \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_y}
  • Pour l'onde réfléchie, \vec{k}_r = -\frac{\omega}{c}\widehat{e}_z et \vec{E}_r = \underline{\rho} E_0 \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_x :

    \boxed{\vec{B}_r = -\frac{\underline{\rho} E_0}{c} \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_y}
  • Pour l'onde transmise, \vec{k}_t = k\widehat{e}_z et \vec{E}_t = \underline{\beta} E_0 \exp[\mathrm{i}(\omega t - kz)]\widehat{e}_x :

    \boxed{\vec{B}_t = \frac{k\underline{\beta} E_0}{\omega} \exp[\mathrm{i}(\omega t - kz)]\widehat{e}_y}

2. Détermination du coefficient de réflexion \underline{\rho}

En l'absence de charges ou de courants superficiels en z = 0, les composantes tangentielles \vec{E}\cdot\widehat{e}_x et \vec{B}\cdot\widehat{e}_y sont continues à l'interface pour tout t :

\begin{aligned} \vec{E}_i(0,t) + \vec{E}_r(0,t) = \vec{E}_t(0,t) &\implies 1 + \underline{\rho} = \underline{\beta} \\ \vec{B}_i(0,t) + \vec{B}_r(0,t) = \vec{B}_t(0,t) &\implies \frac{1}{c}(1 - \underline{\rho}) = \frac{k}{\omega}\underline{\beta} \end{aligned}

En substituant \underline{\beta} = 1 + \underline{\rho} dans la seconde relation :

\begin{aligned} 1 - \underline{\rho} &= \frac{kc}{\omega}(1 + \underline{\rho}) \\ \underline{\rho}\left(1 + \frac{kc}{\omega}\right) &= 1 - \frac{kc}{\omega} \end{aligned}

D'où l'expression de \underline{\rho} en fonction de \omega, c et k :

\boxed{\underline{\rho} = \frac{\omega - kc}{\omega + kc}}

3. Expression en fonction de \omega et \omega_p

La relation de dispersion dans l'ionosphère est k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2. Deux situations physiques se présentent :

  • Si \omega > \omega_p (milieu transparent), l'onde transmise est propagative vers les z > 0, donc kc = \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} > 0 :

    \boxed{\underline{\rho} = \frac{\omega - \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}}{\omega + \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}}}
  • Si \omega < \omega_p (milieu réactif), l'onde est évanescente dans l'ionosphère (z > 0). Pour assurer la décroissance physique du champ quand z \to +\infty, le terme spatial \exp(-\mathrm{i}kz) impose d'adopter la racine kc = -\mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2} :

    \boxed{\underline{\rho} = \frac{\omega + \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}}{\omega - \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux signes dans la relation de structure et à adapter le vecteur d'onde à chaque milieu.

« Cependant, cette dernière est souvent mal utilisée : erreur dans les signes, dans les valeurs de k, ω ou c selon le milieu. »

« Le jury regrette que beaucoup de candidats prennent le même vecteur d’onde k pour les deux milieux. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : réflexion totale, onde évanescente

Quelle est la signification de la grandeur ? Sans étudier la fonction, tracer l'allure qualitative de la courbe , en distinguant les deux cas et . Dans quel cas observe-t-on un écho ionosphérique ?

Voir l'indice

Interpréter R comme le coefficient de réflexion en puissance (flux d'énergie), puis étudier son module selon que le vecteur d'onde k est réel ou imaginaire pur.

Voir la réponse courte

R=1 pour \omega < \omega_p (réflexion totale, onde évanescente) et R < 1 pour \omega > \omega_p : l'écho a lieu sous \omega_p.

Voir le corrigé complet

1. Signification physique de la grandeur R

Le vecteur de Poynting moyen associé à l'onde incidente dans le vide (z < 0) est :

\langle \vec{\Pi}_i \rangle = \frac{1}{2\mu_0} \operatorname{Re}\left( \vec{E}_i \wedge \vec{B}_i^* \right) = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\,\widehat{e}_z

De même, pour l'onde réfléchie se propageant selon -\widehat{e}_z :

\langle \vec{\Pi}_r \rangle = -\frac{|\underline{\rho}|^2 E_0^2}{2\mu_0 c}\,\widehat{e}_z

La grandeur R = |\underline{\rho}|^2 représente ainsi le facteur de réflexion énergétique (ou coefficient de réflexion en puissance) : c'est le rapport entre le flux de puissance électromagnétique moyen réfléchi et le flux de puissance moyen incident à travers le plan z = 0.

2. Allure qualitative de la courbe \omega \mapsto R(\omega)

D'après les résultats de la question Q37 :

  • Pour \omega \leqslant \omega_p, le vecteur d'onde dans le plasma est imaginaire pur (kc = -\mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}), d'où :

    \underline{\rho} = \frac{\omega + \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}}{\omega - \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}} \implies |\underline{\rho}| = 1 \implies R(\omega) = 1

    Il y a réflexion totale : l'onde est évanescente dans l'ionosphère et aucune puissance moyenne n'y pénètre.

  • Pour \omega > \omega_p, kc = \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} est réel, donc \underline{\rho} est réel :

    R(\omega) = \left( \frac{\omega - \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}}{\omega + \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}} \right)^2

    Pour \omega = \omega_p, R(\omega_p) = 1. Lorsque \omega \gg \omega_p, \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} \simeq \omega \left(1 - \frac{\omega_p^2}{2\omega^2}\right), ce qui conduit à \underline{\rho} \simeq \frac{\omega_p^2}{4\omega^2} \to 0, d'où R(\omega) \to 0. La fonction R(\omega) décroît de façon monotone de 1 à 0.

3. Condition d'observation d'un écho ionosphérique

On observe un écho ionosphérique franc et de forte intensité lorsque l'onde est totalement réfléchie par la couche ionisée, c'est-à-dire dans le domaine des pulsations inférieures à la pulsation de coupure du plasma :

\boxed{\omega \leqslant \omega_p \quad (\text{soit } f \leqslant f_p)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas le coefficient de réflexion en amplitude avec le coefficient de réflexion en puissance.

« Le jury a noté une confusion fréquente entre coefficient de réflexion en amplitude et en énergie. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : écho, temps de vol

Comment choisir pour que la mesure de la durée séparant l'émission du signal et la réception de l'écho permette de mesurer l'altitude de la surface de réflexion ?

Voir l'indice

Encadrer la durée \Delta t : elle doit être suffisamment longue pour comporter plusieurs oscillations, mais nettement plus courte que le temps de vol aller-retour 2h/c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée d'aller-retour \tau de l'impulsion électromagnétique entre le sol et l'ionosphère à l'altitude h.
  2. Identifier la condition de non-chevauchement temporel et de précision de mesure sur \tau (borne supérieure sur \Delta t).
  3. Formuler la condition de quasi-monochromaticité de l'impulsion pour que la pulsation \omega soit précisément définie (borne inférieure sur \Delta t), puis proposer des ordres de grandeur numériques.
Voir la réponse courte

Compromis sur \Delta t : impulsion assez brève pour résoudre l'aller-retour (\Delta t \ll 2h/c) et assez longue pour préserver la monochromaticité.

Voir le corrigé complet

La basse atmosphère étant assimilée au vide, l'onde s'y propage à la vitesse c. Pour atteindre la surface de réflexion située à l'altitude h et revenir au sol, le signal parcourt un trajet aller-retour de distance 2h. La durée de ce parcours vaut :

\tau = \frac{2h}{c}

Pour que la mesure de la durée séparant l'émission et la réception permette de déterminer précisément l'altitude h, le choix de la durée \Delta t de l'impulsion doit satisfaire un double critère :

  • Résolution temporelle et séparation des signaux (borne supérieure) : L'écho ne doit pas se superposer au signal émis afin d'éviter tout chevauchement (ce qui permet notamment d'utiliser la même antenne en émission et en réception) et pour garantir une incertitude spatiale sur l'altitude \delta h \sim \frac{c\,\Delta t}{2} petite devant h. Il faut donc :

    \Delta t \ll \tau = \frac{2h}{c}
  • Définition spectrale de la pulsation de sonde (borne inférieure) : La réflexion à l'altitude h repose sur la condition de coupure locale \omega = \omega_p(h) (d'après les questions Q36 à Q38). Pour que le signal sonde sélectivement cette altitude, sa largeur spectrale \Delta\omega \sim \frac{1}{\Delta t} doit être très faible devant \omega, ce qui implique que l'impulsion contienne un grand nombre d'oscillations de la porteuse :

    \Delta t \gg T = \frac{2\pi}{\omega}

En synthèse, la durée de l'impulsion \Delta t doit respecter l'encadrement :

\boxed{\frac{2\pi}{\omega} \ll \Delta t \ll \frac{2h}{c}}

Application numérique : Pour une altitude ionosphérique typique h \sim 100\text{ km}, le temps de vol vaut :

\tau = \frac{2 \times 10^5}{3\cdot 10^8} \simeq 0{,}7\text{ ms}

Pour des ondes radio du domaine HF de fréquence f \sim 5\text{ MHz} (compatible avec la fréquence de plasma maximale f_{p,\max} \simeq 8{,}9\text{ MHz} trouvée à la question Q32), la période propre de l'onde vaut T = 1/f \simeq 0{,}2\ \mu\text{s}.

Une valeur de \Delta t de l'ordre de 10\text{ à }100\ \mu\text{s} satisfait idéalement ce compromis.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (18 % des questions, partie III), Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (14 %), Référentiels non galiléens et forces d'inertie (10 %) et Ondes acoustiques (10 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Dynamique des fluides parfaits, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, Cinématique des fluides, Description d'un système thermodynamique…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 dès la première année (PCSI) ?

Peu : 9 questions sur 39 (23 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q1, Q2, Q6, Q7, Q12, Q21 et Q26 à Q28.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 ?

Q7 (diamètre apparent) et Q23 (sillage de kelvin), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 ?

Questions de cours : Q2 (loi de kepler), Q3 (force d'inertie de coriolis), Q5 (force de marée), Q8 (équation d'euler), Q9 (accélération convective), Q11 (conservation de la masse), Q12 (compressibilité isentropique), Q16 (écoulement irrotationnel)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (approximation acoustique), Q14 (relation de dispersion) et Q30 (modèle de drude).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (20 sur 39), par exemple : Q1 à Q3, Q8 à Q16, Q18, Q20, Q21, Q24, Q26, Q28, Q32 et Q36. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q17, Q19, Q22, Q23, Q27, Q30, Q31, Q34 et Q37.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury a apprécié qu'une majorité de copies soient bien rédigées et présentées, et qu'une majorité de candidats aient bien avancé dans le sujet, même si de nombreuses erreurs spécifiques sont relevées question par question. Moyenne : 11,18/20 (écart-type 4,21, 3 549 présents).

L'angle de vue d'un astre en Q7 correspond-il au rayon ou au diamètre ?

Au diamètre angulaire. Prendre le rayon angulaire conduit à une erreur d'un facteur 2 pénalisée par le jury.

Comment démontrer l'orthogonalité demandée en Q23 ?

Par le calcul direct du produit scalaire \overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{QB}. Le jury sanctionne les copies qui présupposent que le triangle est rectangle pour mener la démonstration.

Quel résultat classique doit-on reconnaître au développement limité de Q35 ?

La loi de dispersion de Cauchy. Le jury regrette qu'elle n'ait presque jamais été identifiée pour commenter l'expression de l'indice en fonction de la fréquence.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 39
Position estimée
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des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 39 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,18 et d'écart-type 4,21 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.