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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2026

Changement climatique et influence humaine

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 32 questions sur 69. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : PCSI 39 · BCPST1 39 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Thermodynamique, Électromagnétisme, Transformations chimiques · 17 incontournables · 40 questions de première année
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Ce sujet très transversal et ancré dans les enjeux sociétaux actuels s'intéresse à l'impact des activités humaines sur le climat à travers trois volets parfaitement indépendants. Il balaye un spectre remarquablement large du programme de la filière TSI : équilibres physico-chimiques et effet de serre, électromagnétisme et bilan radiatif de la Terre, thermodynamique des moteurs thermiques couplée à la mécanique, modélisation électromécanique d'un moteur synchrone de véhicule électrique et électrochimie des accumulateurs Li-ion jusqu'à la cristallographie.

Sans grande difficulté calculatoire, l'épreuve valorise une solide maîtrise des questions de cours canoniques (équations de Maxwell, théorème d'Ampère, cycle de Beau de Rochas, formule de Nernst) tout en testant l'esprit critique du candidat face à des analyses d'ordres de grandeur et d'empreinte carbone sur cycle de vie. C'est un excellent support de révision globale pour les concours.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en TSI1 : 32 questions sur 69, parties II.1, II.2 et II.3.

Où gagner des points

61 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'énoncé indique pour \kappa une valeur en unités « S.I. » alors que la régression a été réalisée avec des vitesses en \text{km}\cdot\text{h}^{-1}. Pour retrouver \mathcal{P} \approx 10\text{ kW} en Q44, il faut conserver v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} sans conversion.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

69 questions
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Partie I : Influence de la présence des gaz à effet de serre dans l'atmosphère

I.1 · Étude des gaz à effet de serre

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : schéma de lewis, règle de l'octet

Donner les schémas de Lewis du dioxyde de carbone et du méthane . En proposer un pour le protoxyde d'azote où l'atome central est un atome d'azote.

Voir l'indice

Dénombrer les électrons de valence de chaque atome pour respecter la règle de l'octet tout en minimisant les charges formelles de \mathrm{N_2O}.

Voir la stratégie

Pour chaque molécule :

  1. Déterminer le nombre d'électrons de valence des atomes à partir de leur numéro atomique Z, puis le nombre total de doublets (liants et non liants).
  2. Répartir les doublets de façon à respecter la règle du duet pour l'hydrogène et de l'octet pour les éléments de la deuxième période (\mathrm{C}, \mathrm{N}, \mathrm{O}).
  3. Attribuer les charges formelles éventuelles, notamment pour \mathrm{N}_2\mathrm{O} en tenant compte de l'électronégativité relative des atomes.
Voir la réponse courte

Schémas de Lewis avec respect de la règle de l'octet pour \mathrm{CO}_2 et \mathrm{CH}_4, et formule mésomère adaptée pour \mathrm{N}_2\mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

À partir des configurations électroniques fondamentales :

  • \mathrm{H}\ (Z=1) : 1\mathrm{s}^1 \implies 1 électron de valence ;
  • \mathrm{C}\ (Z=6) : 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^2 \implies 4 électrons de valence ;
  • \mathrm{N}\ (Z=7) : 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^3 \implies 5 électrons de valence ;
  • \mathrm{O}\ (Z=8) : 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^2\,2\mathrm{p}^4 \implies 6 électrons de valence.

1. Dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 : Le nombre total d'électrons de valence est n_v = 4 + 2 \times 6 = 16, soit 8 doublets. Le carbone central forme deux doubles liaisons avec les oxygènes, et chaque atome d'oxygène possède deux doublets non liants. Chaque atome respecte la règle de l'octet et aucune charge formelle n'apparaît :

2. Méthane \mathrm{CH}_4 : Le nombre total d'électrons de valence est n_v = 4 + 4 \times 1 = 8, soit 4 doublets. Le carbone forme quatre liaisons simples covalentes avec les quatre atomes d'hydrogène :

3. Protoxyde d'azote \mathrm{N}_2\mathrm{O} : L'énoncé précise que l'atome central est un atome d'azote, ce qui correspond à l'enchaînement atomique \mathrm{N}-\mathrm{N}-\mathrm{O}. Le nombre total d'électrons de valence est n_v = 5 + 5 + 6 = 16, soit 8 doublets. Pour respecter la règle de l'octet pour les trois atomes, deux formes mésomères limites principales peuvent être proposées :

  • Forme à triple liaison \mathrm{N}\equiv \mathrm{N} et simple liaison \mathrm{N}-\mathrm{O} :

  • Forme à deux doubles liaisons \mathrm{N}=\mathrm{N}=\mathrm{O} :

Le schéma privilégié (contributeur prépondérant) est le premier, car la charge formelle négative est portée par l'atome d'oxygène, qui est plus électronégatif que l'azote :

\boxed{|\mathrm{N}\equiv \overset{\oplus}{\mathrm{N}}-\underline{\overline{\mathrm{O}}}\,^{\ominus}|}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme de phase, point critique, point triple

On donne, en figure 1, le diagramme de phases en coordonnées de l'eau. Reproduire ce diagramme sur votre copie et le compléter en plaçant les zones des phases gazeuse, liquide et solide. Placer les points de fusion et de vaporisation à pression atmosphérique. Donner les noms des points et du diagramme.

Voir l'indice

Identifier la pente négative typique de la frontière solide-liquide de l'eau, puis placer les points d'ébullition (373\text{ K}) et de fusion (273\text{ K}) à P = 1\text{ bar}. A est le point triple et B le point critique.

Voir la réponse courte

Tracé du diagramme (P, T) de l'eau avec pentes des équilibres, identification du point triple A et du point critique B.

Voir le corrigé complet

Le diagramme de phases (P, T) de l'eau est reproduit ci-dessous :

  • Phases de l'eau :

    • Le domaine solide (glace) se situe à basse température et haute pression (à gauche de la courbe de fusion et au-dessus de la courbe de sublimation).
    • Le domaine liquide se situe à des températures intermédiaires et hautes pressions (entre les courbes de fusion et de vaporisation).
    • Le domaine gazeux (vapeur d'eau) se situe à plus haute température et plus faible pression (en dessous des courbes de sublimation et de vaporisation).
  • Points à pression atmosphérique (P_{\text{atm}} = 1{,}0\text{ bar}) :

    • Le point de fusion se situe à l'intersection de l'isobare P = 1\text{ bar} et de la courbe d'équilibre solide-liquide, soit à la température T_{\text{fus}} = 273{,}15\text{ K} \approx 273\text{ K} (0\text{ }^\circ\text{C}).
    • Le point de vaporisation (ébullition) se situe à l'intersection de l'isobare P = 1\text{ bar} et de la courbe d'équilibre liquide-vapeur, soit à la température T_{\text{eb}} = 373{,}15\text{ K} \approx 373\text{ K} (100\text{ }^\circ\text{C}).
  • Noms des points remarquables :

    \boxed{A \text{ est le point triple}}

    où coexistent les trois phases solide, liquide et vapeur en équilibre thermodynamic (T_A \approx 273{,}16\text{ K} et P_A \approx 6{,}1\times 10^{-3}\text{ bar}).

    \boxed{B \text{ est le point critique}}

    au-delà duquel disparaît la distinction entre la phase liquide et la phase gazeuse (état fluide supercritique, avec T_B \approx 647\text{ K} et P_B \approx 221\text{ bar}).

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : température d'ébullition, état physique

Justifier que les espèces , et soient à l'état gazeux dans toute l'atmosphère.

Voir l'indice

Comparer la température minimale de l'atmosphère (-85\,{^\circ}\mathrm{C} = 188\text{ K}) et la pression atmosphérique maximale avec les courbes d'ébullition et de sublimation de la figure 2.

Voir la stratégie
  1. Définir la plage de température et de pression régnant dans l'atmosphère à partir des données de l'énoncé.
  2. Repérer sur le diagramme (P, T) de la figure 2 la zone correspondant à la phase gazeuse (située à haute température et basse pression, c'est-à-dire sous et à droite des courbes d'équilibre).
  3. Discuter pour chaque espèce (\mathrm{CH}_4, \mathrm{N}_2\mathrm{O} et \mathrm{CO}_2) la position des conditions atmosphériques par rapport à la courbe de changement d'état, en considérant la pression totale (P \le 1{,}0\text{ bar}) ainsi que les pressions partielles.
Voir la réponse courte

Comparaison des températures et pressions atmosphériques aux points d'ébullition ou de sublimation des trois composés.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, la température dans l'atmosphère varie dans le domaine :

T \in [T_{\min}, T_{\max}] = [-85\ ^\circ\mathrm{C}, +15\ ^\circ\mathrm{C}] = [188\text{ K}, 288\text{ K}]

La pression totale décroît avec l'altitude et est donc partout inférieure ou égale à la pression au niveau du sol : P \le P_{\text{atm}} = 1{,}0\text{ bar}.

Sur les diagrammes d'équilibre (P, T) de la figure 2, le domaine de stabilité de la phase gazeuse se situe aux températures les plus élevées et aux pressions les plus faibles (à droite et sous les courbes d'équilibre diphasique) :

  • Pour le méthane \mathrm{CH}_4 : à la pression maximale P = 1\text{ bar}, la température d'ébullition lue sur la courbe en pointillés est d'environ 110\text{ K}. Comme T_{\min} = 188\text{ K} > 110\text{ K}, les conditions atmosphériques se situent systématiquement à droite de la courbe : le méthane est exclusivement à l'état gazeux.
  • Pour le protoxyde d'azote \mathrm{N}_2\mathrm{O} : à P = 1\text{ bar}, la température de vaporisation lue sur la courbe en traits pleins est d'environ 185\text{ K}. On a encore T_{\min} = 188\text{ K} > 185\text{ K}, de sorte que pour toute pression P \le 1\text{ bar}, \mathrm{N}_2\mathrm{O} se trouve dans le domaine gazeux.
  • Pour le dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 : sous P = 1\text{ bar}, la température de sublimation lue sur la courbe en tirets est d'environ 195\text{ K}. Toutefois, la température minimale (188\text{ K}) est atteinte en haute altitude (mésopause), où la pression de l'air est très inférieure à 1\text{ bar}. De surcroît, le changement d'état d'un constituant au sein d'un mélange gazeux est régi par sa pression partielle P_i. Le dioxyde de carbone étant un constituant minoritaire (P_{\mathrm{CO}_2} \ll 0{,}01\text{ bar}), la figure 2 montre que pour P \le 0{,}01\text{ bar}, la température de sublimation est inférieure à 150\text{ K}, valeur bien en dessous de T_{\min} = 188\text{ K}.
\boxed{\text{Les espèces }\mathrm{CO}_2\text{, }\mathrm{CH}_4\text{ et }\mathrm{N}_2\mathrm{O}\text{ sont donc à l'état gazeux dans toute l'atmosphère.}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, corps pur condensé

Exprimer le potentiel chimique de l'eau liquide dans ce mélange en fonction de son potentiel chimique standard et éventuellement d'autres grandeurs pertinentes.

Voir l'indice

Pour un corps pur dans sa phase liquide condensée sous pression modérée, l'activité vaut 1.

Voir la réponse courte

Pour un corps pur en phase condensée idéale, le potentiel chimique s'identifie à son potentiel chimique standard \mu^{\circ}(T).

Voir le corrigé complet

L'eau liquide constitue une phase condensée pure. En faisant l'approximation classique d'une phase condensée idéale, incompressible et indilatable sous pression modérée, l'activité d'un corps pur en phase condensée est égale à l'unité :

a_{\text{eau}}(\ell) = 1

L'expression générale du potentiel chimique s'écrit :

\mu_{\text{eau}}(\ell) = \mu_\ell^\circ(T) + RT \ln\left(a_{\text{eau}}(\ell)\right)

On en déduit donc simplement :

\boxed{\mu_{\text{eau}}(\ell) = \mu_\ell^\circ(T)}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, gaz parfait

Exprimer le potentiel chimique de l'eau vapeur dans ce mélange en fonction de son potentiel chimique standard et éventuellement d'autres grandeurs pertinentes.

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Assimiler la vapeur d'eau à un gaz parfait dans un mélange gazeux idéal : utiliser l'activité a = p_{\text{eau}}/P^\circ.

Voir la réponse courte

Expression du gaz parfait dans un mélange : \mu(T, p) = \mu^{\circ}(T) + RT\ln(p/P^{\circ}).

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En assimilant la phase gazeuse à un mélange idéal de gaz parfaits, le potentiel chimique de l'eau sous forme vapeur à la température T s'exprime en fonction de sa pression partielle p_{\text{eau}} par :

\boxed{\mu_{\text{eau}}(g) = \mu_g^\circ(T) + RT \ln\left(\frac{p_{\text{eau}}}{P^\circ}\right)}

où :

  • \mu_g^\circ(T) est le potentiel chimique standard de l'eau à l'état gazeux à la température T ;
  • p_{\text{eau}} est la pression partielle de la vapeur d'eau dans le mélange gazeux ;
  • P^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard de référence ;
  • R est la constante molaire des gaz parfaits.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : équilibre liquide-vapeur, potentiel chimique

Établir l'expression de la pression partielle en eau sous forme vapeur dans ce mélange en fonction des potentiels chimiques standards de l'eau liquide et de l'eau vapeur.

Voir l'indice

Écrire la condition d'égalité des potentiels chimiques de l'eau dans les deux phases à l'équilibre diphasé.

Voir la réponse courte

Égalité des potentiels chimiques à l'équilibre donnant la pression de vapeur saturante p_{\text{eau}} = P^{\circ}\exp\left(\frac{\mu_{\text{liq}}^{\circ} - \mu_{\text{vap}}^{\circ}}{RT}\right).

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À l'équilibre physico-chimique entre l'eau liquide pure et la vapeur d'eau à la température T, il y a égalité des potentiels chimiques de l'eau dans les deux phases :

\mu_{\text{eau}}(\ell) = \mu_{\text{eau}}(g)

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q4 et Q5, il vient :

\mu_\ell^\circ(T) = \mu_g^\circ(T) + RT \ln\left(\frac{p_{\text{eau}}}{P^\circ}\right)

Soit :

\ln\left(\frac{p_{\text{eau}}}{P^\circ}\right) = \frac{\mu_\ell^\circ(T) - \mu_g^\circ(T)}{RT}

En prenant l'exponentielle, on obtient l'expression de la pression partielle en eau à l'équilibre (qui s'identifie à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T)) :

\boxed{p_{\text{eau}} = P^\circ \exp\left(\frac{\mu_\ell^\circ(T) - \mu_g^\circ(T)}{RT}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : pression de vapeur saturante, équilibre liquide-vapeur

Donner l'état physique de l'eau pure à température ambiante et sous pression atmosphérique. Justifier qualitativement qu'il existe malgré tout de l'eau sous forme vapeur dans l'air.

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À 25\,{^\circ}\mathrm{C} et sous 1\text{ bar}, l'eau pure est liquide ; dans l'air, l'eau s'évapore tant que sa pression partielle n'atteint pas la pression de vapeur saturante.

Voir la réponse courte

L'eau liquide est stable à 1 atm, mais sa pression de vapeur saturante non nulle permet l'évaporation dans l'air sec.

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Sous la pression atmosphérique P_{\text{atm}} = 1{,}0\text{ bar}, la température de fusion de l'eau est T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\mathrm{C} (273\text{ K}) et sa température d'ébullition est T_{\text{eb}} = 100\text{ }^\circ\mathrm{C} (373\text{ K}). À la température ambiante T = 25\text{ }^\circ\mathrm{C} (298\text{ K}), on a T_{\text{fus}} < T < T_{\text{eb}} :

\boxed{\text{L'eau pure se trouve à l'état liquide.}}

Dans l'atmosphère, l'eau n'est pas un corps pur sous la pression totale P_{\text{atm}}, mais un constituant d'un mélange gazeux (l'air). La condition d'équilibre liquide-vapeur ne porte pas sur la pression totale de l'air, mais sur la pression partielle p_{\text{eau}} de la vapeur d'eau :

  • à 25\text{ }^\circ\mathrm{C}, la pression de vapeur saturante vaut P_{\text{sat}} = p_{\text{eau}} = 0{,}04\text{ bar} ;
  • comme cette valeur est strictement positive (bien qu'inférieure à P_{\text{atm}} = 1{,}0\text{ bar}), de l'eau liquide en contact avec l'air s'évapore spontanément jusqu'à ce que sa pression partielle atteigne l'équilibre de saturation (p_{\text{eau}} \le 0{,}04\text{ bar}).

Il existe donc en permanence de l'eau sous forme vapeur dans l'air, en proportion compatible avec l'hygrométrie ambiante (p_{\text{eau}} \le P_{\text{sat}}).

Résultat

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I.2 · Enjeux radiatifs du changement climatique

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique

Notions : conduction thermique, convection, rayonnement thermique

Rappeler les trois types de transferts thermiques. Décrire succinctement chacun d'eux.

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Citer et définir brièvement la conduction, la convection et le rayonnement.

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Définitions concises de la conduction (contact microscopique), de la convection (transport macroscopique de matière) et du rayonnement (ondes électromagnétiques).

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Les trois modes de transfert thermique sont :

  1. La conduction thermique (ou diffusion thermique) : transfert d'énergie thermique de proche en proche au sein de la matière sous l'effet de l'agitation microscopique (chocs intermoléculaires, vibrations du réseau cristallin, électrons libres), sans déplacement macroscopique de matière. Il régit les transferts au sein des solides et des fluides immobiles.
  2. La convection : transfert d'énergie thermique au sein d'un fluide en écoulement, s'effectuant avec déplacement macroscopique de matière. On distingue la convection naturelle (induite par les gradients de masse volumique d'origine thermique) et la convection forcée (mise en mouvement par un dispositif mécanique externe tel qu'un ventilateur ou une pompe).
  3. Le rayonnement thermique : transfert d'énergie thermique par émission et absorption d'ondes électromagnétiques (ou photons) par tout corps à température non nulle. C'est le seul mode de transfert pouvant s'effectuer dans le vide, sans support matériel, à l'image du rayonnement solaire atteignant la Terre.
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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Énoncer les équations locales de Maxwell dans le vide, en l'absence de toute charge et courant, et les nommer.

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Écrire les quatre équations de Maxwell en annulant la densité volumique de charge \rho et le vecteur densité de courant \vec{j}.

Voir la réponse courte

Énoncé des quatre équations de Maxwell dans le vide en l'absence de charges et de courants.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges électriques (\rho = 0) et de courants électriques (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations locales de Maxwell s'écrivent :

  • Équation de Maxwell-Gauss :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (ou conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}} \vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

où \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide et \mu_0 la perméabilité magnétique du vide.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

En s'appuyant sur les équations énoncées à la question Q9, établir l'équation de d'Alembert régissant la propagation du champ électrique dans le vide. On introduira la célérité de la lumière dans le vide et on explicitera son expression.

Voir l'indice

Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la relation vectorielle du formulaire avec \operatorname{div}\vec{E} = 0.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide.
  2. Utiliser l'identité vectorielle du rotationnel du rotationnel et injecter les équations de Maxwell-Gauss et de Maxwell-Ampère sans sources.
  3. Identifier la constante devant la dérivée temporelle seconde avec la célérité c pour obtenir l'équation de d'Alembert.
Voir la réponse courte

Combinaison du rotationnel de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère pour établir l'équation de d'Alembert avec c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, les équations de Maxwell dans le vide en l'absence de charges et de courants s'écrivent :

\begin{aligned} \operatorname{div}\vec{E} &= 0 \quad (\text{M-G}) \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \quad (\text{M-F}) \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} &= \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \quad (\text{M-A}) \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right)

En permutant les dérivations spatiale et temporelle (théorème de Schwarz), puis en injectant l'équation de Maxwell-Ampère :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = -\mu_0\varepsilon_0\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

Par ailleurs, d'après l'identité vectorielle fournie dans l'énoncé :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E}

Or \operatorname{div}\vec{E} = 0 (Maxwell-Gauss dans le vide), d'où :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\vec{\Delta}\vec{E}

En égalant les deux expressions du double rotationnel, on obtient :

\vec{\Delta}\vec{E} - \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

On introduit la célérité de la lumière dans le vide c, définie par :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0\varepsilon_0}}}

Le champ électrique vérifie ainsi l'équation de d'Alembert :

\boxed{\vec{\Delta}\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, polarisation rectiligne

Associer les termes "plane", "progressive", "monochromatique" et "polarisée rectilignement" aux éléments correspondants de l'expression du champ électrique donnée en équation (1).

Voir l'indice

Associer le plan d'onde z = \text{cste}, la dépendance en \omega t - kz, la pulsation unique \omega, et la direction fixe de polarisation selon \vec{e}_x.

Voir la réponse courte

Analyse des dépendances spatiale, temporelle, vectorielle et harmonique dans l'expression du champ électrique.

Voir le corrigé complet

L'expression du champ électrique de l'onde s'écrit :

\vec{E}(M, t) = E_0 \cos(\omega t - kz) \, \vec{e}_x

Chaque terme de la dénomination s'associe à une caractéristique de cette expression :

  • Plane : le champ électrique ne dépend spatialement que de la seule coordonnée z (les plans d'onde équiphases, définis par \omega t - kz = \text{cste}, sont les plans orthogonaux à l'axe (Oz)) ;
  • Progressive : la dépendance en temps et en espace intervient via la combinaison (\omega t - kz), ce qui traduit une propagation selon l'axe (Oz) dans le sens des z croissants à la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} ;
  • Monochromatique : la dépendance temporelle est purement sinusoïdale (fonction \cos) avec une pulsation unique bien définie \omega (fréquence unique f = \frac{\omega}{2\pi}) ;
  • Polarisée rectilignement : la direction du vecteur champ électrique est constante au cours du temps et en tout point de l'espace, fixée par le vecteur unitaire \vec{e}_x (direction de l'axe (Ox)).
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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : relation de structure, onde plane progressive harmonique

Établir l'expression du champ magnétique associé à l'onde électromagnétique étudiée.

Voir l'indice

Utiliser la relation de structure d'une OPPM dans le vide : \vec{B} = \frac{\vec{k}}{\omega} \wedge \vec{E} = \frac{1}{c}\vec{u}_z \wedge \vec{E}.

Voir la stratégie

Pour établir l'expression du champ magnétique associé à l'onde, la méthode la plus directe et rigoureuse consiste à utiliser l'équation locale de Maxwell-Faraday reliant \vec{E} et \vec{B}, puis à intégrer par rapport au temps.

Voir la réponse courte

Utilisation de l'équation de Maxwell-Faraday ou de la relation de structure \vec{B} = \frac{\vec{u} \times \vec{E}}{c}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Maxwell-Faraday énoncée à la question Q9 :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Le champ électrique s'écrit \vec{E}(M, t) = E_x(z, t)\,\vec{e}_x avec E_x(z, t) = E_0 \cos(\omega t - kz). En coordonnées cartésiennes, le rotationnel s'exprime par :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = \left(\frac{\partial E_z}{\partial y} - \frac{\partial E_y}{\partial z}\right)\vec{e}_x + \left(\frac{\partial E_x}{\partial z} - \frac{\partial E_z}{\partial x}\right)\vec{e}_y + \left(\frac{\partial E_y}{\partial x} - \frac{\partial E_x}{\partial y}\right)\vec{e}_z = \frac{\partial E_x}{\partial z}\,\vec{e}_y

On calcule la dérivée spatiale :

\frac{\partial E_x}{\partial z} = \frac{\partial}{\partial z}\big[E_0 \cos(\omega t - kz)\big] = k E_0 \sin(\omega t - kz)

L'équation de Maxwell-Faraday devient alors :

\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = -k E_0 \sin(\omega t - kz)\,\vec{e}_y

En intégrant par rapport au temps t, et en écartant toute composante statique uniforme indépendante de l'onde, il vient :

\vec{B}(M, t) = \frac{k}{\omega} E_0 \cos(\omega t - kz)\,\vec{e}_y

Comme l'onde se propage dans le vide à la célérité c, la relation de dispersion donne \frac{\omega}{k} = c, soit \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c}. On obtient finalement :

\boxed{\vec{B}(M, t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t - kz)\,\vec{e}_y = \frac{k}{\omega}E_0\cos(\omega t - kz)\,\vec{e}_y}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting

Établir l'expression du vecteur de Poynting associé à l'onde électromagnétique étudiée. Exprimer sa moyenne temporelle.

Voir l'indice

Calculer \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} et utiliser \langle \cos^2(\omega t - kz) \rangle = \frac{1}{2}.

Voir la réponse courte

Calcul du vecteur \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \times \vec{B}}{\mu_0} et calcul de sa moyenne temporelle pour une onde harmonique.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting dans le vide est défini par :

\vec{\Pi}(M, t) = \frac{\vec{E}(M, t) \wedge \vec{B}(M, t)}{\mu_0}

En utilisant les expressions du champ électrique (équation (1)) et du champ magnétique obtenues à la question Q12 :

\begin{aligned} \vec{E}(M, t) &= E_0 \cos(\omega t - kz) \vec{e}_x \\ \vec{B}(M, t) &= \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - kz) \vec{e}_y \end{aligned}

Comme \vec{e}_x \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_z, le produit vectoriel s'écrit :

\begin{aligned} \vec{\Pi}(M, t) &= \frac{1}{\mu_0} \left( E_0 \cos(\omega t - kz) \vec{e}_x \right) \wedge \left( \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - kz) \vec{e}_y \right) \\ &= \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz) \vec{e}_z \end{aligned}

En utilisant la relation c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0\varepsilon_0}} établie à la question Q10, soit \frac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c, on peut également écrire :

\boxed{\vec{\Pi}(M, t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz) \vec{e}_z = \varepsilon_0 c E_0^2 \cos^2(\omega t - kz) \vec{e}_z}

La moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} de la fonction \cos^2(\omega t - kz) vaut :

\langle \cos^2(\omega t - kz) \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T \frac{1 + \cos(2(\omega t - kz))}{2} \, \mathrm{d}t = \frac{1}{2}

On en déduit l'expression de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting :

\boxed{\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c} \vec{e}_z = \frac{1}{2} \varepsilon_0 c E_0^2 \vec{e}_z}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : flux radiatif, section efficace

Exprimer la puissance totale reçue par la Terre par rayonnement solaire en fonction de et de , le rayon de la Terre. En évaluer un ordre de grandeur. On pourra faire les approximations suivantes : et .

Voir l'indice

Le rayonnement solaire est intercepté par le disque équatorial terrestre de surface \pi R_T^2 et non par la sphère entière.

Voir la stratégie
  1. La distance Terre-Soleil étant très grande devant le rayon terrestre, le rayonnement solaire incident peut être modélisé par un faisceau de rayons parallèles de vecteur de Poynting moyen uniforme \langle \vec{\Pi}_s \rangle.
  2. La puissance surfacique interceptée correspond au flux de ce vecteur à travers la section droite de la Terre exposée au Soleil, soit un disque de rayon R_T.
  3. Réaliser l'application numérique en utilisant les approximations fournies par le sujet.
Voir la réponse courte

La puissance reçue est le flux de la moyenne de Poynting à travers le disque terrestre de section \pi R_T^2.

Voir le corrigé complet

Le rayonnement solaire arrive sur la Terre sous forme de rayons parallèles. La surface projetée de la Terre orthogonale à la direction de propagation des rayons incidents est un disque de rayon R_T, d'aire :

S_{\text{app}} = \pi R_T^2

Le flux moyen du vecteur de Poynting incident à travers cette section apparente donne la puissance totale reçue par la Terre :

\boxed{P_s = \Pi_{m,s} \pi R_T^2}

Application numérique : D'après les données de l'énoncé :

  • \Pi_{m,s} = 1,4\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 1,4\cdot 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} ;
  • R_T = 6,37\cdot 10^3\text{ km} = 6,37\cdot 10^6\text{ m}.

En utilisant les approximations 6,37^2 \approx 40 et \pi \approx 3 :

\begin{aligned} P_s &\approx 1,4\cdot 10^3 \times 3 \times 40\cdot 10^{12} \\ &\approx 1,4 \times 120\cdot 10^{15} \\ &\approx 168\cdot 10^{15}\text{ W} = 1,7\cdot 10^{17}\text{ W} \end{aligned}

L'ordre de grandeur de la puissance reçue par la Terre est ainsi :

\boxed{P_s \sim 10^{17}\text{ W}} \quad (\text{soit environ } 1,7\cdot 10^{17}\text{ W})

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : bilan radiatif, premier principe

En appliquant le premier principe de la thermodynamique à la planète Terre, établir une relation entre et en régime permanent.

Voir l'indice

En régime permanent, la Terre n'accumule pas d'énergie interne : la puissance thermique réémise P_c compense exactement la puissance solaire absorbée.

Voir la réponse courte

Application du premier principe en régime permanent : la puissance thermique réémise P_c compense la puissance reçue P_s.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la Terre (sans atmosphère).

Le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système entre deux instants t et t + \mathrm{d}t s'écrit sous forme différentielle :

\mathrm{d}E = \mathrm{d}U + \mathrm{d}E_c + \mathrm{d}E_p = \delta W + \delta Q

L'énoncé précise que les variations d'énergie cinétique et potentielle n'interviennent pas dans le bilan thermique (\mathrm{d}E_c = 0, \mathrm{d}E_p = 0). De plus, la Terre n'échange aucun travail mécanique avec l'extérieur (\delta W = 0).

En dérivant par rapport au temps, le bilan d'énergie s'exprime sous forme de bilan de puissances :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_{\text{échangée}}

Les transferts thermiques avec l'espace extérieur sont d'origine radiative :

  • la Terre reçoit la puissance solaire P_s, dont seule une fraction de 70\,\% est absorbée, les 30\,\% restants étant immédiatement réfléchis (albédo) :

    \mathcal{P}_{\text{reçue, abs}} = 0{,}70\,P_s
  • la Terre émet vers l'espace une puissance thermique par rayonnement notée P_c, comptée négativement car cédée par le système :

    \mathcal{P}_{\text{cédée}} = - P_c

En régime permanent, l'état thermodynamique de la planète est stationnaire, donc son énergie interne est constante au cours du temps :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = 0

On en déduit :

0{,}70\,P_s - P_c = 0

d'où la relation demandée :

\boxed{P_c = 0{,}70\,P_s}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi de stefan-boltzmann, température d'équilibre

Établir l'expression de la température de surface en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer P_c = 0{,}70\,P_s avec P_c = \sigma T_S^4 (4\pi R_T^2) et P_s = \Pi_{m,s} \pi R_T^2.

Voir la réponse courte

Égalité des puissances radiative absorbée et émise par la surface sphérique 4\pi R_T^2\sigma T_S^4 = P_s.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, la puissance solaire totale interceptée par la Terre s'écrit :

P_s = \Pi_{m,s} \pi R_T^2

D'après le bilan en régime permanent établi à la question Q15, la puissance thermique émise par la Terre vérifie :

P_c = 0{,}70\,P_s = 0{,}70\,\Pi_{m,s}\pi R_T^2

Par ailleurs, la Terre étant assimilée à une sphère de rayon R_T, sa surface totale d'émission est donnée par le formulaire :

S_T = 4\pi R_T^2

En utilisant la loi de Stefan-Boltzmann donnée par l'équation (2) de l'énoncé, la puissance émise s'exprime également selon :

P_c = \sigma T_S^4 S_T = 4\pi R_T^2 \sigma T_S^4

En égalant les deux expressions de P_c :

4\pi R_T^2 \sigma T_S^4 = 0{,}70\,\Pi_{m,s}\pi R_T^2

Le rayon terrestre R_T se simplifie, ce qui conduit à :

T_S^4 = \frac{0{,}70\,\Pi_{m,s}}{4\sigma}

D'où l'expression de la température de surface :

\boxed{T_S = \left(\frac{0{,}70\,\Pi_{m,s}}{4\sigma}\right)^{1/4}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : effet de serre, bilan radiatif

L'application numérique donne . Conclure qualitativement sur l'influence de la présence d'une atmosphère sur la température de surface de la Terre.

Voir l'indice

Constater que T_S = 257\text{ K} = -16\,{^\circ}\mathrm{C}, ce qui est bien inférieur aux 15\,{^\circ}\mathrm{C} mesurés au sol, confirmant l'effet de réchauffement de l'atmosphère.

Voir la réponse courte

Comparaison de la température sans atmosphère (257 K) à la température réelle (288 K) pour justifier l'effet de serre.

Voir le corrigé complet

La température de surface théorique obtenue en l'absence d'atmosphère est :

T_S = 257\text{ K} \approx -16^\circ\text{C}

Cette valeur est nettement inférieure à la température de fusion de la glace (0^\circ\text{C} = 273\text{ K}) sous la pression atmosphérique usuelle : sans atmosphère, l'eau liquide ne pourrait pas subsister durablement en surface et la Terre serait un astre glacé hostile au vivant.

En réalité, la température moyenne observée à la surface de la Terre est de l'ordre de 15^\circ\text{C} (soit environ 288\text{ K} à 290\text{ K}).

\boxed{\text{L'atmosphère élève la température de surface d'environ } 30\text{ à } 33\text{ K grâce à l'effet de serre naturel.}}

L'atmosphère terrestre, par l'intermédiaire des gaz à effet de serre qui la composent, absorbe une partie du rayonnement infrarouge thermique émis par le sol et en réémet une fraction vers la surface. Cet effet de serre naturel permet de maintenir une température moyenne tempérée compatible avec la présence d'eau liquide et le développement de la vie.

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : domaine spectral, infrarouge

Préciser le domaine d'ondes électromagnétiques correspondant à la gamme de longueurs d'onde de mesure de l'absorbance de ces espèces.

Voir l'indice

Observer l'échelle des abscisses (micromètres) : la gamme de 2 à 20\ \mu\mathrm{m} correspond au domaine infrarouge.

Voir la réponse courte

Identification du domaine infrarouge thermique correspondant aux longueurs d'onde micrométriques indiquées.

Voir le corrigé complet

D'après les spectres fournis en annexe 1, les mesures d'absorbance sont effectuées pour des longueurs d'onde comprises entre environ 2\ \mu\text{m} et 20\ \mu\text{m}.

Le domaine du visible s'étendant d'environ 0{,}4\ \mu\text{m} (400\text{ nm}) à 0{,}8\ \mu\text{m} (800\text{ nm}), ces longueurs d'onde se situent au-delà du rouge. Il s'agit donc du domaine de :

\boxed{\text{l'infrarouge (IR)}}

Plus précisément, cette gamme correspond à l'infrarouge moyen (ou infrarouge thermique).

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : effet de serre, spectre d'absorption

En s'appuyant sur les spectres des gaz à effet de serre fournis en annexe 1, expliquer l'écart observé entre le spectre sans atmosphère et le spectre en surface de l'atmosphère.

Voir l'indice

Les creux observés sur le spectre mesuré coïncident avec les pics d'absorption caractéristiques des molécules \mathrm{CO_2}, \mathrm{O_3} et \mathrm{H_2O}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature physique des deux courbes de la figure 4 : l'émission de la surface terrestre sans atmosphère (courbe en pointillés) et le flux émergeant au sommet de l'atmosphère (courbe en trait plein).
  2. Associer les bandes où le rayonnement transmis est réduit (les creux de la courbe en trait plein) aux bandes d'absorption caractéristiques des gaz à effet de serre données en annexe 1 (\mathrm{CO_2}, \mathrm{H_2O}, \mathrm{CH_4}, \mathrm{N_2O}).
  3. Relever la zone de coïncidence entre 8 et 13\ \mu\mathrm{m} correspondant à la « fenêtre atmosphérique ».
Voir la réponse courte

Identification des bandes d'absorption moléculaires (\mathrm{H}_2\mathrm{O}, \mathrm{CO}_2) bloquant le rayonnement terrestre vers l'espace.

Voir le corrigé complet

Le spectre théorique sans atmosphère (en pointillés) modélise le rayonnement thermique infrarouge émis directement par la surface terrestre. Le spectre mesuré en surface de l'atmosphère (en trait plein) présente une puissance surfacique nettement plus faible sur plusieurs domaines de longueur d'onde.

Cet écart s'explique par l'absorption d'une partie du rayonnement terrestre par les molécules des gaz à effet de serre (GES) présents dans l'atmosphère, visible sur les spectres de l'annexe 1 :

  • Zone de 4 à 8\ µ\mathrm{m} : la puissance émise vers l'espace chute fortement. Cela correspond aux bandes d'absorption de :

    • \mathrm{CO_2} (pic très intense vers 4{,}3\ \mu\mathrm{m}) ;
    • \mathrm{N_2O} (pics vers 4{,}5\ \mu\mathrm{m} et 7{,}8\ \mu\mathrm{m}) ;
    • \mathrm{CH_4} (pic vers 7{,}7\ \mu\mathrm{m}) ;
    • \mathrm{H_2O} (bande d'absorption intense vers 6{,}3\ \mu\mathrm{m}).
  • Zone de 13 à 17\ µ\mathrm{m} : on observe un creux très marqué centré autour de 15\ \mu\mathrm{m}, qui correspond précisément à la large et intense bande d'absorption du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} (centrée à 15\ \mu\mathrm{m}), renforcée par l'absorption de \mathrm{N_2O} (17\ \mu\mathrm{m}) et le continuum d'absorption de la vapeur d'eau \mathrm{H_2O}.
  • Zone au-delà de 17\ µ\mathrm{m} : la transmission reste inférieure à l'émission théorique en raison de l'absorption continue par la vapeur d'eau \mathrm{H_2O}.
  • Zone intermédiaire de 8 à 13\ µ\mathrm{m} : les spectres sans et avec atmosphère coïncident presque parfaitement, car aucun des quatre gaz n'y présente de pic d'absorption notable : c'est la « fenêtre atmosphérique », par laquelle l'infrarouge terrestre s'échappe directement vers l'espace.
\boxed{\text{L'écart provient de l'absorption sélective du rayonnement infrarouge terrestre par les GES ($\mathrm{H_2O}$, $\mathrm{CO_2}$, $\mathrm{CH_4}$, $\mathrm{N_2O}$).}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : intégration numérique, méthode des trapèzes

Présenter le principe d'une méthode numérique de calcul d'une intégrale de la forme . On pourra s'appuyer sur un schéma.

Voir l'indice

Décrire la méthode des rectangles (ou des trapèzes) en subdivisant l'intervalle [a,b] en N sous-intervalles réguliers et en sommant les aires élémentaires.

Voir la stratégie

Pour présenter le principe d'une méthode numérique d'intégration (méthode des rectangles ou des trapèzes) :

  1. Discrétiser l'intervalle d'intégration [a, b] en sous-intervalles élémentaires.
  2. Approcher l'aire sous la courbe sur chaque sous-intervalle par l'aire d'une forme géométrique élémentaire (rectangle ou trapèze).
  3. Sommer l'ensemble de ces contributions pour obtenir une valeur approchée de l'intégrale, et illustrer par un schéma.
Voir la réponse courte

Description de la discrétisation de l'intervalle et de l'approximation par la méthode des rectangles ou des trapèzes avec schéma.

Voir le corrigé complet

Considérons la méthode d'intégration numérique par la méthode des rectangles à gauche (ou méthode du point gauche) pour approcher l'intégrale :

I = \int_a^b f(x)\,\mathrm{d}x

1. Discrétisation du domaine : On subdivise l'intervalle [a, b] en N sous-intervalles de même largeur (le pas d'intégration) :

h = \frac{b - a}{N}

Les points de discrétisation sont définis par :

x_k = a + k\,h \quad \text{pour } k \in \{0, 1, \dots, N\}

2. Approximation locale : Sur chaque tranche [x_k, x_{k+1}], la fonction f est approchée par une constante égale à sa valeur à la borne gauche, f(x_k). L'intégrale élémentaire est alors assimilée à l'aire d'un rectangle de base h et de hauteur f(x_k) :

\int_{x_k}^{x_{k+1}} f(x)\,\mathrm{d}x \approx h\,f(x_k)

3. Sommation globale : L'intégrale totale s'obtient en sommant les aires de tous les rectangles :

\boxed{\int_a^b f(x)\,\mathrm{d}x \approx \sum_{k=0}^{N-1} f(x_k)\,h = \frac{b-a}{N}\sum_{k=0}^{N-1} f(a + k\,h)}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équation fondamentale de la statique des fluides, atmosphère isotherme

Établir l'équation différentielle vérifiée par le champ de pression . On introduira une hauteur caractéristique .

Voir l'indice

Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits pour relier \mu à P et poser H = \frac{RT_0}{M_{\text{air}} g}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \mu(z) de l'air en fonction de la pression locale P(z) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Injecter cette expression dans la relation fondamentale de la statique des fluides (équation 3 de l'énoncé) afin d'obtenir l'équation différentielle régissant P(z).
  3. Définir la hauteur caractéristique H par analyse dimensionnelle pour mettre l'équation sous forme canonique.
Voir la réponse courte

Bilan de statique des fluides combiné à la loi des gaz parfaits pour obtenir \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + \frac{P}{H} = 0.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère est modélisée par un gaz parfait de masse molaire M_{\text{air}}, à la température uniforme T_0. L'équation d'état du gaz parfait s'écrit pour une masse m occupant un volume V sous la pression P(z) :

P V = n R T_0 = \frac{m}{M_{\text{air}}} R T_0

On en déduit l'expression de la masse volumique \mu = \frac{m}{V} :

\mu(z) = \frac{M_{\text{air}} P(z)}{R T_0}

La relation fondamentale de la statique des fluides s'écrit, selon l'axe vertical ascendant Oz (équation 3) :

\frac{\mathrm{d} P}{\mathrm{d} z} = -\mu g

En remplaçant \mu(z) par son expression, on obtient :

\frac{\mathrm{d} P}{\mathrm{d} z} = -\frac{M_{\text{air}} g}{R T_0} P(z)

En introduisant la hauteur caractéristique d'échelle :

H = \frac{R T_0}{M_{\text{air}} g}

l'équation différentielle régissant le champ de pression s'écrit sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d} P}{\mathrm{d} z} + \frac{P(z)}{H} = 0}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, champ de pression

Établir l'expression du champ de pression en fonction de l'altitude , de la hauteur caractéristique et de la pression atmosphérique .

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle séparable du premier ordre avec la condition aux limites P(0) = P_{\text{atm}}.

Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle linéaire du premier ordre : P(z) = P_{\text{atm}}\exp(-z/H).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le champ de pression P(z) vérifie l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 à coefficients constants :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}(z) + \frac{1}{H}P(z) = 0

La solution générale de cette équation différentielle s'écrit sous la forme :

P(z) = C \exp\left(-\frac{z}{H}\right)

où C est une constante d'intégration.
En prenant pour référence au niveau du sol (z = 0) la pression atmosphérique P(0) = P_{\text{atm}}, on détermine la constante :

C = P_{\text{atm}}

On obtient ainsi l'expression du profil de pression (loi du nivellement barométrique) :

\boxed{P(z) = P_{\text{atm}} \exp\left(-\frac{z}{H}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : équation d'état des gaz parfaits, atmosphère isotherme

Montrer que la densité de quantité de matière de l'air s'exprime ainsi en fonction de l'altitude :

Voir l'indice

Exprimer n_v(z) = \frac{\mu(z)}{M_{\text{air}}} = \frac{P(z)}{RT_0} d'après la loi des gaz parfaits.

Voir la réponse courte

Substitution du profil de pression dans la loi des gaz parfaits n_v(z) = \frac{P(z)}{RT_0}.

Voir le corrigé complet

L'air étant modélisé comme un gaz parfait à la température uniforme T_0, l'équation d'état s'écrit pour un volume V contenant une quantité de matière n :

P(z) \, V = n \, R \, T_0

En introduisant la densité molaire (quantité de matière par unité de volume) n_v(z) = \dfrac{n}{V} = \dfrac{\mu(z)}{M_{\text{air}}}, il vient directement :

n_v(z) = \frac{P(z)}{R T_0}

En utilisant l'expression de la pression P(z) établie à la question Q22 :

P(z) = P_{\text{atm}} \exp\left(-\frac{z}{H}\right)

On en déduit l'expression de la densité de quantité de matière en fonction de l'altitude :

\boxed{n_v(z) = \frac{P_{\text{atm}}}{R T_0} \exp\left(-\frac{z}{H}\right)}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : hauteur caractéristique, atmosphère isotherme

Justifier que l'on s'arrête à pour la modélisation numérique.

Voir l'indice

Calculer le rapport z/H pour z = 40\text{ km} (z = 5H) et évaluer \exp(-5) \approx 0{,}007 : plus de 99% de l'air est contenu sous cette altitude.

Voir la réponse courte

À z = 40\text{ km} \approx 5H, l'exponentielle décroissante rend la densité résiduelle inférieure à 1\,\%.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la densité volumique de matière d'air (et donc la densité de chacun des gaz à effet de serre) décroît de façon exponentielle avec l'altitude selon la loi :

n_v(z) = n_v(0) \exp\left(-\frac{z}{H}\right)

avec une hauteur caractéristique d'échelle H \approx 8\text{ km}.

Pour l'altitude maximale retenue z_{\max} = 40\text{ km}, on a :

\frac{z_{\max}}{H} = \frac{40}{8} = 5

Le rapport entre la densité à cette altitude et celle au sol vaut donc :

\frac{n_v(z_{\max})}{n_v(0)} = \exp(-5) \approx \frac{1}{\mathrm{e}^5} \approx \frac{1}{148} \approx 6{,}7 \cdot 10^{-3} < 1\,\%

La fraction de la masse totale de l'atmosphère située entre le sol et l'altitude z_{\max} s'écrit :

\frac{\int_0^{z_{\max}} n_v(z)\,\mathrm{d}z}{\int_0^{+\infty} n_v(z)\,\mathrm{d}z} = 1 - \exp\left(-\frac{z_{\max}}{H}\right) = 1 - \mathrm{e}^{-5} \approx 99{,}3\,\%
\boxed{\text{Plus de } 99\,\% \text{ de la masse de l'atmosphère se situe en dessous de } 40\text{ km} \ (z = 5H).}

Au-delà de cette altitude, l'air est extrêmement raréfié ; la quantité de gaz à effet de serre y est infime et sa contribution à l'absorption du rayonnement thermique terrestre est tout à fait négligeable. Il est donc amplement suffisant de borner l'intégration numérique à z = 40\text{ km}.

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : analyse dimensionnelle, gradient de température

Donner une valeur pour . Préciser la dimension de .

Voir l'indice

Prendre pour T_0 la température moyenne au sol (15\,{^\circ}\mathrm{C} = 288\text{ K}) et remarquer que \alpha z est sans dimension, donc [\alpha] = \mathrm{L^{-1}}.

Voir la réponse courte

Température au sol T_0 \approx 288\text{ K} et dimension de gradient thermique [\alpha] = \mathrm{K}\cdot\mathrm{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi affine de température donnée par l'équation (5) :

T(z) = T_0(1 - \alpha z)

À l'altitude du sol (z = 0), la température vaut :

T(0) = T_0

La température décroissant avec l'altitude dans la troposphère (\alpha > 0), la valeur maximale est atteinte au sol. La rubrique des données fournit la température maximale dans l'atmosphère : T_{\max} = 15\text{ }^\circ\text{C} = 288\text{ K}. On prend donc :

\boxed{T_0 = 288\text{ K} \quad (\text{ou } 15\text{ }^\circ\text{C})}

Remarque : Une valeur usuelle de température de surface telle que T_0 \approx 290\text{ K} ou T_0 = 298\text{ K} (25\text{ }^\circ\text{C}) est également tout à fait recevable.

Pour la dimension de \alpha : le terme 1 - \alpha z est sans dimension car il intervient comme facteur multiplicatif d'une température. Le produit \alpha z est donc adimensionné :

[\alpha z] = 1 \implies [\alpha] \cdot [z] = 1

Comme z est une altitude, sa dimension est celle d'une longueur ([z] = \mathrm{L}). On en déduit :

\boxed{[\alpha] = \mathrm{L}^{-1}}

La grandeur \alpha a la dimension de l'inverse d'une longueur (elle s'exprime en \text{m}^{-1} dans le Système International).

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équation fondamentale de la statique des fluides, séparation des variables

En séparant les variables, résoudre l'équation (6) et établir l'expression de la densité de quantité de matière . On fera à nouveau apparaître la hauteur caractéristique .

Voir l'indice

Séparer les variables sous la forme \frac{\mathrm{d}P}{P} = -\frac{1}{\alpha H}\frac{\alpha\,\mathrm{d}z}{1-\alpha z} puis calculer n_v(z) = \frac{P(z)}{RT(z)}.

Voir la stratégie
  1. Introduire la hauteur caractéristique H = \dfrac{R T_0}{M_{\text{air}} g} établie en question Q21 dans l'équation différentielle (6), puis séparer les variables P et z.
  2. Intégrer entre le sol (z = 0, P(0) = P_{\text{atm}}) et l'altitude z pour déterminer le champ de pression P(z).
  3. Exprimer la densité molaire n_v(z) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits avec le profil thermique T(z) = T_0(1 - \alpha z).
Voir la réponse courte

Séparation des variables dans \frac{\mathrm{d}P}{P} = -\frac{M g}{R(T_0-\alpha z)}\mathrm{d}z puis déduction de n_v(z).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, la hauteur caractéristique d'échelle s'écrit :

H = \frac{R T_0}{M_{\text{air}} g} \quad \implies \quad \frac{M_{\text{air}} g}{R T_0} = \frac{1}{H}

L'équation différentielle (6) devient alors :

\frac{\mathrm{d} P}{\mathrm{d} z} + \frac{1}{H(1 - \alpha z)} P = 0

En séparant les variables :

\frac{\mathrm{d} P}{P} = - \frac{1}{H} \frac{\mathrm{d} z}{1 - \alpha z}

Intégrons cette relation entre le niveau du sol (z' = 0, P = P_{\text{atm}}) et l'altitude z :

\begin{aligned} \int_{P_{\text{atm}}}^{P(z)} \frac{\mathrm{d} P'}{P'} &= - \frac{1}{H} \int_0^z \frac{\mathrm{d} z'}{1 - \alpha z'} \\ \left[ \ln P' \right]_{P_{\text{atm}}}^{P(z)} &= - \frac{1}{H} \left[ - \frac{1}{\alpha} \ln(1 - \alpha z') \right]_0^z \\ \ln\left( \frac{P(z)}{P_{\text{atm}}} \right) &= \frac{1}{\alpha H} \ln(1 - \alpha z) = \ln \left( (1 - \alpha z)^{\frac{1}{\alpha H}} \right) \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, on obtient le profil de pression :

P(z) = P_{\text{atm}} (1 - \alpha z)^{\frac{1}{\alpha H}}

L'air étant modélisé par un gaz parfait, on a à chaque altitude P(z) = n_v(z) R T(z), d'où :

n_v(z) = \frac{P(z)}{R T(z)}

En remplaçant T(z) par son expression T(z) = T_0 (1 - \alpha z) et P(z) par celle trouvée précédemment :

\begin{aligned} n_v(z) &= \frac{P_{\text{atm}} (1 - \alpha z)^{\frac{1}{\alpha H}}}{R T_0 (1 - \alpha z)} \\ n_v(z) &= \frac{P_{\text{atm}}}{R T_0} (1 - \alpha z)^{\frac{1}{\alpha H} - 1} \end{aligned}
\boxed{n_v(z) = \frac{P_{\text{atm}}}{R T_0} (1 - \alpha z)^{\frac{1 - \alpha H}{\alpha H}}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : profil de température, limite d'un modèle

Commenter cette dernière valeur obtenue pour la température. Conclure sur la validité de la modélisation effectuée.

Voir l'indice

Comparer T_s'' = 290\text{ K} \approx 17\,{^\circ}\mathrm{C} à la température moyenne réelle terrestre (\approx 15\,{^\circ}\mathrm{C}).

Voir la réponse courte

Discussion de la température négative irréaliste ou de la rupture d'inversion thermique au-delà de la troposphère.

Voir le corrigé complet

La température de surface obtenue avec ce modèle affiné est :

T_s'' = 290\text{ K} \approx 17^\circ\text{C}.

Commentaire sur la valeur obtenue :

  • Cette valeur est en excellent accord avec la température moyenne réelle mesurée à la surface de la Terre, qui est d'environ 15^\circ\text{C} (soit 288\text{ K}, valeur correspondant à T_{\max} mentionnée dans les données de l'énoncé).
  • Elle permet le maintien de l'eau à l'état liquide sur une grande partie du globe, condition essentielle au développement de la vie.
  • Par rapport au modèle sans atmosphère (T_S = 257\text{ K}, question Q17) et au modèle avec atmosphère isotherme (T_s' = 260\text{ K}), l'introduction d'un gradient thermique réaliste permet de restituer l'élévation de température d'environ +33\text{ K} due à l'effet de serre naturel.

Conclusion sur la validité de la modélisation :

\boxed{\text{La modélisation discrétisée en tranches d'atmosphère avec profil thermique linéaire est validée.}}

La prise en compte conjointe des bandes d'absorption infrarouge des gaz à effet de serre (vapeur d'eau, \mathrm{CO_2}, \mathrm{CH_4}, \mathrm{N_2O}) et de la décroissance de la température avec l'altitude décrit de façon quantitativement satisfaisante le bilan radiatif terrestre.

Résultat

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Partie II : Émissions carbone d'une voiture thermique

II.1 · Fonctionnement de la voiture thermique

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : machine thermique ditherme, source thermique

Identifier les sources chaude et froide, et donner leurs températures.

Voir l'indice

La source chaude est associée aux gaz brûlés lors de la combustion (T_3 = 1\,800\text{ K}) et la source froide à l'air ambiant (T_1 = 300\text{ K}).

Voir la réponse courte

Identification des gaz de combustion comme source chaude et de l'atmosphère ambiante comme source froide.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de la modélisation du cycle de Beau de Rochas (fermé sur les états 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1) :

  • Source chaude : l'apport thermique est fourni au fluide lors de la phase de combustion isochore (2 \to 3). La source chaude est constituée par la réaction chimique de combustion du mélange carburé (gaz en combustion). La température associée à cette source chaude est la température maximale atteinte à l'issue de la combustion :

    \boxed{T_c = T_3 = 1\,800\text{ K}}
  • Source froide : le fluide cède de l'énergie thermique lors du refroidissement isochore (4 \to 1), qui modélise le renouvellement de la charge vers l'extérieur (échappement). La source froide est le milieu extérieur (l'air ambiant). Sa température est la température ambiante :

    \boxed{T_f = T_1 = 300\text{ K}}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : moteur thermique, premier principe

Donner, en justifiant, les signes de , et de .

Voir l'indice

Le cycle étant moteur, le système fournit du travail au milieu extérieur (W < 0), reçoit de la chaleur de la source chaude (Q_c > 0) et en cède à la source froide (Q_f < 0).

Voir la réponse courte

Moteur ditherme : travail net fourni W < 0, chaleur reçue de la source chaude Q_c > 0, chaleur cédée à la source froide Q_f < 0.

Voir le corrigé complet

Le système \{\text{GP}\} décrit un cycle moteur (moteur thermique à allumage commandé) :

  • Signe de Q_c : Lors de la phase de combustion isochore 2 \to 3, le mélange s'échauffe de T_2 = 614\text{ K} à T_3 = 1\,800\text{ K} au contact de la source chaude. Le système reçoit donc de l'énergie thermique de la part de la source chaude :

    \boxed{Q_c > 0}
  • Signe de Q_f : Lors de la phase de refroidissement isochore 4 \to 1, le gaz se refroidit de T_4 = 879\text{ K} à la température ambiante T_1 = 300\text{ K}. Le système cède donc de l'énergie thermique à la source froide :

    \boxed{Q_f < 0}
  • Signe de W : Par définition d'un moteur thermique, le système fournit un travail utile au milieu extérieur (vers le rotor et les roues) au cours d'un cycle. En convention récepteur, le travail reçu par le système sur un cycle complet est donc négatif :

    \boxed{W < 0}

Ces signes sont cohérents avec le premier principe appliqué au cycle (\Delta U = W + Q_c + Q_f = 0, soit -W = Q_c + Q_f > 0) et avec l'inégalité de Clausius (\frac{Q_c}{T_c} + \frac{Q_f}{T_f} \le 0).

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : diagramme de clapeyron, cycle moteur

Représenter le cycle dans le diagramme de Watt . Commenter le sens de parcours du cycle représenté.

Voir l'indice

Tracer deux isochores verticales et deux adiabatiques réversibles plus pentues que des isothermes ; le cycle moteur est parcouru dans le sens horaire.

Voir la réponse courte

Tracé du cycle de Beau de Rochas en coordonnées (P, V) et justification du parcours dans le sens horaire.

Voir le corrigé complet

Le cycle thermodynamique de Beau de Rochas suivi par le mélange \{\text{GP}\} est constitué des transformations suivantes :

  • 1 \to 2 : compression adiabatique réversible (isentropique), le volume passe de V_h à V_b (V_b < V_h) ;
  • 2 \to 3 : combustion isochore au volume V_b, la pression augmente de P_2 à P_3 ;
  • 3 \to 4 : détente adiabatique réversible (isentropique), le volume passe de V_b à V_h ;
  • 4 \to 1 : refroidissement isochore au volume V_h, la pression diminue de P_4 à P_1.

Les phases d'admission (0 \to 1) et d'éjection (1 \to 0), isobares à la pression atmosphérique, se superposent et présentent des bilans de travail opposés qui s'annulent.

Commentaire sur le sens de parcours :

\boxed{\text{Le cycle est parcouru dans le sens horaire.}}

L'intégrale cyclique \oint P\,\mathrm{d}V, correspondant à l'aire géométrique délimitée par le cycle, est donc strictement positive. Par conséquent, le travail total reçu par le fluide sur un cycle :

W = -\oint P\,\mathrm{d}V < 0

est strictement négatif. Le système fournit du travail mécanique utile au milieu extérieur : il s'agit bien d'un cycle moteur.

Résultat

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II.2 · Étude théorique du rendement

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : relation de mayer, capacité thermique

Rappeler la relation de Mayer reliant les capacités thermiques à volume constant et à pression constante de GP.

Voir l'indice

Écrire la relation de Mayer pour un gaz parfait : C_p - C_v = n_e R.

Voir la réponse courte

Rappel de la relation de Mayer pour le gaz parfait : C_p - C_v = n_e R.

Voir le corrigé complet

Pour un système fermé constitué d'une quantité de matière n_e de gaz parfait, la relation de Mayer reliant les capacités thermiques à pression constante C_p et à volume constant C_v s'écrit :

\boxed{C_p - C_v = n_e R}

où R est la constante molaire des gaz parfaits.

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : capacité thermique, gaz parfait

En déduire les expressions de ces capacités thermiques en fonction de , et de , la constante des gaz parfaits.

Voir l'indice

Combiner la relation de Mayer avec la définition du coefficient isentropique \gamma = C_p/C_v.

Voir la réponse courte

Combinaison avec \gamma = C_p/C_v pour exprimer C_v = \frac{n_e R}{\gamma-1} et C_p = \frac{n_e\gamma R}{\gamma-1}.

Voir le corrigé complet

Par définition du coefficient isentropique \gamma, le rapport des capacités thermiques à pression et à volume constants s'écrit :

\gamma = \frac{C_p}{C_v} \iff C_p = \gamma C_v

En injectant cette relation dans la relation de Mayer établie à la question Q31 (C_p - C_v = n_e R), il vient :

\gamma C_v - C_v = n_e R \iff (\gamma - 1) C_v = n_e R

Comme \gamma > 1, on en déduit immédiatement l'expression de C_v :

\boxed{C_v = \frac{n_e R}{\gamma - 1}}

Puis celle de C_p :

\boxed{C_p = \frac{\gamma n_e R}{\gamma - 1}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, transformation isochore

Exprimer , le transfert thermique reçu par GP lors de la phase , en fonction notamment des températures et .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe lors d'une transformation isochore : le travail des forces de pression est nul, donc Q_{23} = \Delta U_{23} = C_v(T_3 - T_2).

Voir la réponse courte

Premier principe sur l'isochore 2 \rightarrow 3 sans travail mécanique : Q_{23} = \Delta U = C_v(T_3 - T_2).

Voir le corrigé complet

Appliquons le premier principe de la thermodynamique au système fermé \{\text{GP}\} lors de la transformation 2 \rightarrow 3 :

\Delta U_{23} = W_{23} + Q_{23}

La transformation étant isochore (V = \text{cte} = V_b), le travail des forces de pression s'annule :

W_{23} = -\int_{V_2}^{V_3} P\,\mathrm{d}V = 0

On en déduit que le transfert thermique s'identifie à la variation d'énergie interne :

Q_{23} = \Delta U_{23}

Le mélange étant modélisé par un gaz parfait, il suit la première loi de Joule (\mathrm{d}U = C_v\,\mathrm{d}T). La capacité thermique C_v étant constante sur la plage de température considérée :

\Delta U_{23} = C_v (T_3 - T_2)

En utilisant l'expression de C_v établie à la question Q32, on obtient :

\boxed{Q_{23} = C_v (T_3 - T_2) = \frac{n_e R}{\gamma - 1}(T_3 - T_2)}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, transformation isochore

Exprimer , le transfert thermique reçu par GP lors de la phase , en fonction notamment des températures et .

Voir l'indice

Procéder de même que pour la question Q33 le long de l'isochore 4 \to 1 : Q_{41} = C_v(T_1 - T_4).

Voir la réponse courte

Premier principe sur l'isochore 4 \rightarrow 1 sans travail mécanique : Q_{41} = \Delta U = C_v(T_1 - T_4).

Voir le corrigé complet

La transformation 4 \rightarrow 1 correspond au refroidissement modélisé par une évolution isochore à volume constant V = V_h.

Le travail des forces de pression reçu par le système \{\text{GP}\} au cours de cette étape est donc nul :

W_{41} = -\int_{V_h}^{V_h} P\,\mathrm{d}V = 0

Le premier principe de la thermodynamique appliqué au système fermé \{\text{GP}\} entre les états 4 et 1 s'écrit :

\Delta U_{41} = W_{41} + Q_{41} = Q_{41}

D'après la première loi de Joule pour un gaz parfait, la variation d'énergie interne s'exprime uniquement à l'aide de la capacité thermique à volume constant C_v :

\Delta U_{41} = C_v(T_1 - T_4)

En utilisant l'expression de C_v établie à la question Q32, on en déduit l'expression du transfert thermique Q_{41} :

\boxed{Q_{41} = C_v(T_1 - T_4) = \frac{n_e R}{\gamma - 1}(T_1 - T_4)}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement thermique, cycle de beau de rochas

En déduire une expression du rendement du moteur en fonction des températures et .

Voir l'indice

Partir de la définition thermodynamique \eta = -\frac{W}{Q_c} = 1 + \frac{Q_f}{Q_c} avec Q_c = Q_{23} et Q_f = Q_{41}.

Voir la réponse courte

Expression du rendement \eta = -\frac{W}{Q_{23}} = 1 + \frac{Q_{41}}{Q_{23}} = 1 - \frac{T_4 - T_1}{T_3 - T_2}.

Voir le corrigé complet

Par définition, le rendement thermodynamique \eta d'un moteur thermique correspond au rapport entre le travail net fourni à l'extérieur -W (énergie utile) et le transfert thermique Q_c = Q_{23} reçu de la source chaude (énergie payante) :

\eta = \frac{-W}{Q_c}

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au système fermé \{\text{GP}\} sur le cycle fermé 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1 :

\Delta U_{\text{cycle}} = W + Q_c + Q_f = 0 \implies -W = Q_c + Q_f = Q_{23} + Q_{41}

Le rendement s'écrit alors :

\eta = \frac{Q_{23} + Q_{41}}{Q_{23}} = 1 + \frac{Q_{41}}{Q_{23}}

En utilisant les expressions des transferts thermiques obtenues aux questions Q33 et Q34 :

Q_{23} = C_v(T_3 - T_2) \quad \text{et} \quad Q_{41} = C_v(T_1 - T_4)

La capacité thermique à volume constant C_v étant supposée constante, elle se simplifie :

\eta = 1 + \frac{T_1 - T_4}{T_3 - T_2} = 1 - \frac{T_4 - T_1}{T_3 - T_2}
\boxed{\eta = 1 - \frac{T_4 - T_1}{T_3 - T_2}}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, détente adiabatique

Exprimer la température en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Laplace sous la forme T V^{\gamma-1} = \text{cste} le long de la détente adiabatique 3 \to 4.

Voir la réponse courte

Application de la loi de Laplace T V^{\gamma-1} = \text{cte} le long de la détente adiabatique 3 \rightarrow 4.

Voir le corrigé complet

La transformation 3 \to 4 est une détente adiabatique réversible subie par le système {GP}, assimilé à un gaz parfait de coefficient isentropique \gamma constant.

D'après la loi de Laplace sous la forme reliant la température et le volume :

T V^{\gamma-1} = \text{cste}

En appliquant cette loi entre l'état 3 (où le volume est V_3 = V_2 = V_b, la combustion 2 \to 3 étant isochore) et l'état 4 (où le volume est V_4 = V_h) :

\begin{aligned} T_3 V_3^{\gamma-1} &= T_4 V_4^{\gamma-1} \\ T_3 V_b^{\gamma-1} &= T_4 V_h^{\gamma-1} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la température T_4 :

\boxed{T_4 = T_3 \left(\frac{V_b}{V_h}\right)^{\gamma - 1}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, compression adiabatique

Exprimer la température en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Laplace le long de la compression adiabatique 1 \to 2.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation 1 \to 2 subie par le gaz parfait {GP}.
  2. Appliquer la loi de Laplace sous la forme faisant intervenir la température T et le volume V.
  3. Exprimer T_1 en fonction de T_2, des volumes aux points morts V_b et V_h, et du rapport des capacités thermiques \gamma.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Laplace le long de la compression adiabatique réversible 1 \rightarrow 2.

Voir le corrigé complet

La phase 1 \to 2 est une compression adiabatique et réversible d'un gaz parfait à capacités thermiques constantes (coefficient isentropique \gamma supposé constant).

Le gaz subit donc une transformation isentropique, ce qui permet d'appliquer la première loi de Laplace reliant température et volume :

T_1 V_1^{\gamma-1} = T_2 V_2^{\gamma-1}

D'après l'énoncé, le volume à l'état 1 (fin d'admission) correspond au volume maximal V_1 = V_h, et le volume à l'état 2 (fin de compression) correspond au volume minimal V_2 = V_b. Il vient ainsi :

T_1 V_h^{\gamma-1} = T_2 V_b^{\gamma-1}

On en déduit l'expression de la température T_1 :

\boxed{T_1 = T_2 \left(\frac{V_b}{V_h}\right)^{\gamma-1}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement thermique, taux de compression

En déduire l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Factoriser les expressions de T_4 et T_1 dans la formule du rendement et injecter le taux de compression \delta = V_h/V_b.

Voir la réponse courte

Factorisation des températures pour déduire \eta = 1 - \delta^{1-\gamma} où \delta = V_b/V_h.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q35, le rendement du cycle de Beau de Rochas s'écrit :

\eta = 1 - \frac{T_4 - T_1}{T_3 - T_2}

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q36 et Q37 :

\begin{aligned} T_4 &= T_3 \left(\frac{V_b}{V_h}\right)^{\gamma - 1} \\ T_1 &= T_2 \left(\frac{V_b}{V_h}\right)^{\gamma - 1} \end{aligned}

On en déduit par soustraction :

T_4 - T_1 = (T_3 - T_2)\left(\frac{V_b}{V_h}\right)^{\gamma - 1}

Par définition du rapport volumétrique de compression \delta = \dfrac{V_h}{V_b}, le rapport des volumes s'écrit :

\frac{V_b}{V_h} = \frac{1}{\delta}

En reportant cette relation dans l'expression de \eta, il vient :

\boxed{\eta = 1 - \frac{1}{\delta^{\gamma - 1}} = 1 - \delta^{1-\gamma}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : théorème de carnot, rendement de carnot

Établir l'expression du rendement de Carnot associé à ce cycle. Faire l'application numérique et commenter.

Voir l'indice

Calculer \eta_c = 1 - T_f/T_c avec les températures extrêmes du cycle et vérifier le théorème de Carnot (\eta < \eta_c).

Voir la stratégie
  1. Appliquer les premier et second principes de la thermodynamique à un système décrivant un cycle ditherme réversible entre la source froide à température T_f et la source chaude à température T_c.
  2. En déduire l'expression du rendement maximal théorique de Carnot \eta_c.
  3. Effectuer l'application numérique avec les températures identifiées à la question Q28, puis comparer cette valeur à celle du rendement du cycle de Beau de Rochas obtenue à la question Q38.
Voir la réponse courte

Expression du théorème de Carnot \eta_c = 1 - T_1/T_3, calcul numérique et vérification de l'inégalité \eta < \eta_c.

Voir le corrigé complet

Considérons un moteur thermique décrivant un cycle réversible en contact avec deux thermostats : une source froide à T_f et une source chaude à T_c (T_c > T_f).

D'après le premier principe de la thermodynamique, l'énergie interne étant une fonction d'état, sur un cycle complet :

\Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 \implies -W = Q_c + Q_f

Le rendement thermodynamique s'écrit alors :

\eta = \frac{-W}{Q_c} = 1 + \frac{Q_f}{Q_c}

D'après le second principe de la thermodynamique, pour un cycle réversible, l'entropie créée est nulle (S_{\text{cr}} = 0) :

\Delta S = \frac{Q_c}{T_c} + \frac{Q_f}{T_f} = 0 \implies \frac{Q_f}{Q_c} = -\frac{T_f}{T_c}

On en déduit l'expression du rendement de Carnot \eta_c :

\boxed{\eta_c = 1 - \frac{T_f}{T_c}}

D'après la question Q28, la source froide est l'air ambiant à T_f = 300\text{ K} et la source chaude est constituée par les gaz de combustion atteignant T_c = T_3 = 1\,800\text{ K}.

\begin{aligned} \eta_c &= 1 - \frac{300}{1\,800} = 1 - \frac{1}{6} = \frac{5}{6} \approx 0{,}83 \end{aligned}
\boxed{\eta_c \approx 0{,}83 = 83\,\%}

Commentaires :

  • Conformément au théorème de Carnot, le rendement d'un moteur thermique est strictement inférieur au rendement de Carnot associé aux deux mêmes températures extrêmes : on vérifie bien que \eta = 0{,}59 < \eta_c \approx 0{,}83.
  • Bien que les quatre temps du cycle de Beau de Rochas soient modélisés par des évolutions réversibles au sein du fluide (adiabatiques et isochores), les transferts thermiques lors des phases isochores se font avec une différence finie de température entre le gaz et les sources, ce qui génère de l'irréversibilité thermique externe et explique pourquoi \eta < \eta_c.

Résultat

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II.3 · Expression de la puissance fournie par le moteur

Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : analyse dimensionnelle, force de traînée

Donner, en justifiant, l'unité du coefficient . On utilisera les unités de base du Système International.

Voir l'indice

Écrire l'égalité dimensionnelle [f] = [\kappa] [v_0]^2 avec [f] = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}}.

Voir la réponse courte

Identification de la dimension d'une traînée quadratique [\kappa] = [\text{force}]/[\text{vitesse}]^2 = \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (7) de l'énoncé, la force de frottement quadratique s'écrit :

\vec{f} = -\kappa \, v_0 \, \vec{v}_0

En projetant sur l'axe du mouvement ou en prenant la norme, on a :

f = \kappa \, v_0^2

Par analyse dimensionnelle :

[\kappa] = \frac{[f]}{[v_0]^2}

Or, d'après la deuxième loi de Newton, une force est homogène au produit d'une masse par une accélération :

[f] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}

La vitesse v_0 a pour dimension :

[v_0] = \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1} \implies [v_0]^2 = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2}

On en déduit la dimension du coefficient \kappa :

[\kappa] = \frac{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2}} = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1}

Dans le Système International, les unités de base associées à la masse et à la longueur sont respectivement le kilogramme (\mathrm{kg}) et le mètre (\mathrm{m}).

L'unité du coefficient \kappa dans les unités de base du Système International est donc :

\boxed{\mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-1}}

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe d'inertie, deuxième loi de newton

En considérant que la voiture se déplace en ligne droite à une vitesse constante, établir l'expression de la force de propulsion .

Voir l'indice

Appliquer la première loi de Newton au véhicule animé d'un mouvement rectiligne uniforme : \vec{F}_p + \vec{f} = \vec{0}.

Voir la réponse courte

Mouvement rectiligne uniforme : compensation de la propulsion et de la traînée \vec{F}_p = \kappa v_0^2 \vec{e}_x.

Voir le corrigé complet

On étudie la voiture, assimilée à un point matériel de masse M, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le véhicule se déplace sur une route horizontale rectiligne à vitesse constante \vec{v}_0 = v_0\vec{e}_x, avec v_0 > 0. Son accélération est donc nulle :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}_0}{\mathrm{d}t} = \vec{0}

Le bilan des forces extérieures appliquées à la voiture s'écrit :

  • le poids du véhicule et la réaction normale du sol, verticaux et dont la résultante est nulle ;
  • la force de frottement fluide quadratique exercée par l'air : \vec{f} = -\kappa v_0 \vec{v}_0 = -\kappa v_0^2 \vec{e}_x ;
  • la force de propulsion \vec{F}_p exercée par la route sur les roues motrices.

D'après le principe fondamental de la dynamique (ou première loi de Newton) appliqué au véhicule en translation rectiligne uniforme :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0} \implies \vec{F}_p + \vec{f} = \vec{0}

On en déduit l'expression de la force de propulsion :

\boxed{\vec{F}_p = \kappa v_0 \vec{v}_0 = \kappa v_0^2 \vec{e}_x}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : puissance d'une force

En déduire l'expression de la puissance fournie par le moteur à la voiture en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer la puissance développée par la force motrice : \mathcal{P} = \vec{F}_p \cdot \vec{v}_0.

Voir la réponse courte

Puissance développée par la force motrice : \mathcal{P} = \vec{F}_p \cdot \vec{v}_0 = \kappa v_0^3.

Voir le corrigé complet

L'énoncé précise que l'intégralité de la puissance fournie par le moteur est transmise aux roues pour générer la force de propulsion \vec{F}_p.

La puissance mécanique \mathcal{P} développée par la force de propulsion \vec{F}_p s'écrit :

\mathcal{P} = \vec{F}_p \cdot \vec{v}_0

En utilisant l'expression établie à la question Q41, \vec{F}_p = \kappa v_0^2 \vec{e}_x, et le vecteur vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x :

\mathcal{P} = \left(\kappa v_0^2 \vec{e}_x\right) \cdot \left(v_0 \vec{e}_x\right)

On en déduit :

\boxed{\mathcal{P} = \kappa v_0^3}

Résultat

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : propagation des incertitudes, incertitude relative

Discuter le fait qu'on puisse considérer les incertitudes sur négligeables par rapport à celles sur dans notre étude.

Voir l'indice

Calculer l'incertitude relative sur v_0^3 via \frac{\Delta(v_0^3)}{v_0^3} = 3\frac{\Delta v_0}{v_0} et la comparer à l'incertitude relative \frac{\Delta\mathcal{P}}{\mathcal{P}}.

Voir la stratégie

Pour comparer l'impact des incertitudes sur deux grandeurs de natures différentes intervenant dans une loi proportionnelle \mathcal{P} = \kappa\,(v_0^3), on compare leurs incertitudes relatives.

  1. Exprimer l'incertitude relative sur v_0^3 en fonction de l'incertitude relative sur v_0.
  2. Évaluer numériquement les incertitudes relatives sur v_0^3 et sur \mathcal{P} pour les différents points du tableau 2.
  3. Conclure sur la pertinence de négliger les incertitudes en abscisse pour réaliser la régression linéaire.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'incertitude relative 3\frac{u(v_0)}{v_0} à l'incertitude relative sur la mesure de puissance.

Voir le corrigé complet

Soit X = v_0^3. Par propagation des incertitudes relatives pour une puissance (ou par différentiation logarithmique \mathrm{d}(\ln X) = 3\,\frac{\mathrm{d}v_0}{v_0}), l'incertitude relative sur v_0^3 s'écrit :

\frac{\Delta(v_0^3)}{v_0^3} \approx 3\,\frac{\Delta v_0}{v_0}

Calculons les incertitudes relatives à partir des mesures du tableau 2 :

  • Sur la vitesse et son cube :

    \begin{aligned} v_0 = 10{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} &\implies \frac{\Delta v_0}{v_0} = \frac{0{,}1}{10{,}0} = 1{,}0\,\% \implies \frac{\Delta(v_0^3)}{v_0^3} \approx 3{,}0\,\% \\ v_0 = 20{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} &\implies \frac{\Delta v_0}{v_0} = \frac{0{,}1}{20{,}0} = 0{,}5\,\% \implies \frac{\Delta(v_0^3)}{v_0^3} \approx 1{,}5\,\% \\ v_0 = 50{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} &\implies \frac{\Delta v_0}{v_0} = \frac{0{,}1}{50{,}0} = 0{,}2\,\% \implies \frac{\Delta(v_0^3)}{v_0^3} \approx 0{,}6\,\% \end{aligned}

    L'incertitude relative sur v_0^3 est donc comprise entre 0{,}6\,\% et 3{,}0\,\%, et devient inférieure à 1\,\% dès les vitesses moyennes.

  • Sur la puissance \mathcal{P} :

    \begin{aligned} \text{À } v_0 = 10{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} : \quad \frac{\Delta \mathcal{P}}{\mathcal{P}} &= \frac{1}{14} \approx 7{,}1\,\% \\ \text{À } v_0 = 30{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} : \quad \frac{\Delta \mathcal{P}}{\mathcal{P}} &= \frac{0{,}1\cdot 10^2}{3{,}4\cdot 10^2} = \frac{1}{34} \approx 2{,}9\,\% \\ \text{À } v_0 = 50{,}0\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} : \quad \frac{\Delta \mathcal{P}}{\mathcal{P}} &= \frac{0{,}1\cdot 10^3}{1{,}3\cdot 10^3} = \frac{1}{13} \approx 7{,}7\,\% \end{aligned}
\boxed{ \text{L'incertitude relative sur } \mathcal{P} \text{ (jusqu'à } 7\text{--}8\,\%\text{)} \text{ est nettement supérieure à celle sur } v_0^3 \text{ (inférieure à } 1\,\% \text{ pour les vitesses élevées).} }

Comme les points de grande vitesse sont ceux qui ont le plus de poids dans la détermination de la pente \kappa, l'incertitude sur la variable explicative v_0^3 peut être légitimement négligée devant celle sur la réponse \mathcal{P}, ce qui justifie l'utilisation d'une régression linéaire ordinaire.

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)
  • Mesures et incertitudes

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : écart normalisé, validation de modèle

La théorie donne une puissance de . Comparer les résultats expérimentaux à cette puissance théorique.

Voir l'indice

Convertir 100\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1} en \text{m}\cdot\mathrm{s}^{-1} et calculer \mathcal{P} = \kappa v_0^3.

Voir la stratégie
  1. Identifier que la puissance théorique \mathcal{P}_{100,\mathrm{th}} = 10\text{ kW} correspond à la puissance nécessaire pour maintenir la vitesse de référence v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}.
  2. Calculer la puissance expérimentale extrapolée à cette même vitesse à l'aide du modèle \mathcal{P} = \kappa v_0^3 et de la valeur issue de la régression linéaire.
  3. Comparer les deux valeurs (écart absolu, écart relatif et prise en compte de l'incertitude).
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart normalisé entre la valeur théorique et le résultat expérimental pour valider le modèle.

Voir le corrigé complet

La notation \mathcal{P}_{100,\mathrm{th}} = 10\text{ kW} désigne la puissance théorique nécessaire pour maintenir le véhicule à la vitesse v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}.

D'après le tableau 2 et la régression linéaire fournie, le coefficient \kappa a été déterminé à partir des vitesses exprimées en \text{km}\cdot\text{h}^{-1}, avec une puissance en watts. À la vitesse v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, la puissance déduite de ce modèle s'écrit :

\mathcal{P}_{100,\mathrm{exp}} = \kappa\,v_0^3

Numériquement :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{100,\mathrm{exp}} &= 0{,}0103 \times (100)^3 = 10\,300\text{ W} = 10{,}3\text{ kW} \end{aligned}

L'incertitude associée à cette estimation vaut :

\Delta \mathcal{P}_{100,\mathrm{exp}} = \Delta\kappa \times v_0^3 = 0{,}0004 \times 10^6 = 400\text{ W} = 0{,}4\text{ kW}

Ainsi, l'expérience extrapolée donne :

\mathcal{P}_{100,\mathrm{exp}} = (10{,}3 \pm 0{,}4)\text{ kW}

L'écart relatif entre la valeur expérimentale et la valeur théorique est de :

\frac{|\mathcal{P}_{100,\mathrm{exp}} - \mathcal{P}_{100,\mathrm{th}}|}{\mathcal{P}_{100,\mathrm{th}}} = \frac{|10{,}3 - 10|}{10} = 3{,}0\,\%
\boxed{\text{La puissance théorique }\mathcal{P}_{100,\mathrm{th}} = 10\text{ kW}\text{ est en excellent accord avec les résultats expérimentaux.}}

Résultat

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II.4 · Émissions du véhicule

Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équation de réaction, combustion

Écrire l'équation-bilan de cette réaction de combustion, tous les constituants étant à l'état gazeux. On prendra un coefficient stœchiométrique égal à 1 pour l'octane.

Voir l'indice

Équilibrer la réaction d'oxydation complète de \mathrm{C_8H_{18}} par \mathrm{O_2} pour former uniquement \mathrm{CO_2} et \mathrm{H_2O}.

Voir la réponse courte

Écriture de la réaction stœchiométrique \mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18(\text{g})} + \frac{25}{2}\mathrm{O}_{2(\text{g})} \rightarrow 8\mathrm{CO}_{2(\text{g})} + 9\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{g})}.

Voir le corrigé complet

La combustion complète d'un hydrocarbure de formule brute \mathrm{C}_x\mathrm{H}_y dans le dioxygène produit exclusivement du dioxyde de carbone et de l'eau :

\mathrm{C}_x\mathrm{H}_y\mathrm{(g)} + \left(x + \frac{y}{4}\right)\mathrm{O}_2\mathrm{(g)} \longrightarrow x\,\mathrm{CO}_2\mathrm{(g)} + \frac{y}{2}\,\mathrm{H}_2\mathrm{O(g)}

Pour l'octane \mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18} (x = 8 et y = 18), en imposant un nombre stœchiométrique algébrique de -1 pour l'octane :

  • conservation de l'élément carbone : 8\,\mathrm{CO}_2\mathrm{(g)} ;
  • conservation de l'élément hydrogène : \frac{18}{2} = 9\,\mathrm{H}_2\mathrm{O(g)} ;
  • conservation de l'élément oxygène : 8 \times 2 + 9 \times 1 = 25 atomes d'oxygène du côté des produits, soit \frac{25}{2} molécules de \mathrm{O}_2\mathrm{(g)}.

Tous les réactifs et produits étant à l'état gazeux, l'équation-bilan s'écrit :

\boxed{\mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18}(\mathrm{g}) + \frac{25}{2}\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) \longrightarrow 8\,\mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 9\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Calculer l'enthalpie standard de réaction de la combustion de l'octane. Commenter son signe.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des réactifs et des produits, à partir de l'équation-bilan établie en Q45.
  2. Effectuer le calcul numérique à l'aide du tableau des grandeurs thermodynamiques à 298\text{ K}.
  3. Interpréter le signe obtenu en lien avec la nature du processus physico-chimique (combustion).
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess avec les enthalpies de formation, signe négatif caractéristique d'une réaction exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation-bilan de la combustion complète de l'octane établie à la question Q45 :

\mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18}(\mathrm{g}) + \frac{25}{2}\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) \longrightarrow 8\,\mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 9\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})

La loi de Hess permet d'exprimer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ à partir des enthalpies standard de formation \Delta_f H^\circ :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \sum_{i} \nu_i \Delta_f H^\circ_i \\ &= 8\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_2(\mathrm{g})) + 9\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18}(\mathrm{g})) - \frac{25}{2}\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_2(\mathrm{g})) \end{aligned}

D'après les données thermodynamiques à 298\text{ K} fournies par l'énoncé :

  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_2(\mathrm{g})) = -400\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})) = -240\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18}(\mathrm{g})) = -210\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_2(\mathrm{g})) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (corps pur simple dans son état standard de référence)

On en déduit :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 8\times (-400) + 9\times (-240) - (-210) - 0 \\ &= -3\,200 - 2\,160 + 210 \\ &= -5\,360 + 210 = -5\,150\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -5\,150\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire du signe :
L'enthalpie standard de réaction est strictement négative (\Delta_r H^\circ < 0) : la réaction de combustion est fortement exothermique. Elle dégage une quantité considérable d'énergie thermique vers l'extérieur (le fluide de travail du moteur), ce qui correspond bien au rôle de combustible de l'octane.

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : premier principe, transfert thermique de réaction

En déduire la valeur du transfert thermique échangé par le milieu réactionnel dans l'hypothèse de la combustion isotherme et isobare totale d'une mole de .

Voir l'indice

À température et pression constantes sans travail autre que les forces pressantes, le transfert thermique reçu s'identifie à la variation d'enthalpie : Q = \xi\,\Delta_r H^\circ.

Voir la réponse courte

Pour une transformation monobare et isotherme avec \xi = 1\text{ mol}, le transfert thermique vaut Q = \Delta_r H^{\circ}.

Voir le corrigé complet

Considérons le milieu réactionnel comme un système thermodynamique fermé subissant une transformation isobare (à la pression standard P^\circ = 1\text{ bar}) et isotherme (à la température T = 298\text{ K}), sans autre travail que celui des forces de pression.

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à une évolution monobare (ou isobare), la variation d'enthalpie du système est égale au transfert thermique Q reçu par celui-ci :

\Delta H = Q

Pour une réaction chimique se déroulant à température constante, la variation d'enthalpie est reliée à l'enthalpie standard de réaction et à l'avancement de la réaction \xi par :

\Delta H = \xi \, \Delta_r H^\circ

D'après l'équation-bilan établie à la question Q45, le nombre stœchiométrique algébrique de l'octane est \nu(\mathrm{C}_8\mathrm{H}_{18}) = -1. La combustion totale d'une quantité initiale n = 1\text{ mol} d'octane correspond donc à un avancement :

\xi = 1\text{ mol}

On en déduit l'expression du transfert thermique échangé par le milieu réactionnel :

Q = \xi \, \Delta_r H^\circ

En utilisant la valeur \Delta_r H^\circ = -5\,150\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} obtenue à la question Q46 :

\begin{aligned} Q &= 1\text{ mol} \times (-5\,150\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) \\ &= -5\,150\text{ kJ} = -5{,}15\cdot 10^6\text{ J} \end{aligned}
\boxed{Q = -5\,150\text{ kJ} = -5{,}15\cdot 10^6\text{ J}}

Résultat

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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : bilan de matière, combustion, émission de carbone

Pour une voiture allant à une vitesse , déterminer la masse de produite pour parcourus en utilisant les résultats numériques donnés dans cette partie. Commenter la valeur obtenue, en sachant qu'une voiture roule en moyenne par an en France.

Voir l'indice

Calculer la masse d'octane consommée pour 100\text{ km} via sa consommation en volume et sa masse volumique, en déduire la quantité de matière de \mathrm{CO_2} produite.

Voir la stratégie
  1. Relier le travail mécanique nécessaire au déplacement à l'énergie thermique apportée par la combustion grâce au rendement thermodynamique \eta = 0{,}59 du cycle (défini à la question Q38).
  2. Exprimer la quantité de matière d'octane consommée lors du trajet à partir du transfert thermique de combustion |\Delta_r H^\circ| déterminé aux questions Q46 et Q47.
  3. En déduire la quantité de matière puis la masse de \mathrm{CO}_2 rejetée pour 100\text{ km}, et évaluer les rejets annuels pour 12\,000\text{ km} afin de les confronter aux objectifs climatiques fixés en préambule.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique liant puissance, consommation de carburant et stœchiométrie pour évaluer les rejets annuels de \mathrm{CO}_2.

Voir le corrigé complet

Pour un trajet de distance d = 100\text{ km} à la vitesse constante v_0 = 100\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1}, la durée de parcours est :

\Delta t = \frac{d}{v_0} = 1{,}0\text{ h} = 3\,600\text{ s}.

D'après la question Q44, la puissance mécanique théorique requise pour maintenir cette vitesse est \mathcal{P}_{100,\text{th}} = 10\text{ kW}. Le travail mécanique fourni au véhicule sur cette durée vaut donc :

|W| = \mathcal{P}_{100,\text{th}}\,\Delta t = 10 \cdot 10^3 \times 3\,600 = 3{,}6 \cdot 10^7\text{ J} = 3{,}6 \cdot 10^4\text{ kJ}.

Le rendement théorique du moteur issu de la modélisation de Beau de Rochas vaut \eta = 0{,}59. La puissance thermique moyenne \mathcal{P}_c devant être fournie par la combustion de l'essence, ainsi que le transfert thermique total Q_c reçu sur la durée \Delta t, s'écrivent :

\begin{aligned} \mathcal{P}_c &= \frac{\mathcal{P}_{100,\text{th}}}{\eta} = \frac{10\text{ kW}}{0{,}59} \approx 17\text{ kW}, \\ Q_c &= \frac{|W|}{\eta} = \frac{3{,}6 \cdot 10^4\text{ kJ}}{0{,}59} \approx 6{,}10 \cdot 10^4\text{ kJ}. \end{aligned}

D'après les questions Q46 et Q47, la combustion complète d'une mole d'octane gazeux libère une énergie thermique |\Delta_r H^\circ| = 5\,150\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}. La quantité de matière d'octane consommée est alors :

n_{\text{oct}} = \frac{Q_c}{|\Delta_r H^\circ|} = \frac{6{,}10 \cdot 10^4}{5\,150} \approx 11{,}8\text{ mol}.

D'après l'équation-bilan établie en Q45, la combustion d'une mole d'octane produit 8 moles de \mathrm{CO}_2 :

n_{\mathrm{CO}_2} = 8\,n_{\text{oct}} = 8 \times 11{,}84 \approx 94{,}8\text{ mol}.

La masse molaire du dioxyde de carbone est :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12{,}0 + 2 \times 16{,}0 = 44{,}0\text{ g}\cdot\mathrm{mol}^{-1}.

La masse de \mathrm{CO}_2 émise pour parcourir 100\text{ km} est donc :

m_{\mathrm{CO}_2} = n_{\mathrm{CO}_2} \cdot M(\mathrm{CO}_2) = 94{,}8 \times 44{,}0 \cdot 10^{-3} \approx 4{,}17\text{ kg}.
\boxed{m_{\mathrm{CO}_2} \approx 4{,}2\text{ kg pour } 100\text{ km}}

Commentaire pour un usage annuel :

Une voiture parcourant en moyenne 12\,000\text{ km} par an émet annuellement une masse de \mathrm{CO}_2 égale à :

m_{\text{annuel}} = \frac{12\,000}{100} \times 4{,}17\text{ kg} \approx 500\text{ kg} \approx 0{,}5\text{ tonne de }\mathrm{CO}_2.

Rapportée à l'objectif fixé pour 2050 par le Haut Conseil pour le Climat (rappelé en introduction) de 2{,}3\text{ tonnes} d'équivalent \mathrm{CO}_2 par habitant et par an tous secteurs confondus, l'utilisation d'un seul véhicule thermique représente à elle seule plus de 20\,\% du budget carbone annuel individuel.

De surcroît, cette valeur théorique est sous-estimée car elle repose sur un cycle réversible idéal au rendement très élevé (\eta = 0{,}59), sans pertes mécaniques additionnelles ni consommations auxiliaires, alors qu'en conditions réelles la consommation est de l'ordre de 10\text{ L}/100\text{ km} (soit plus de 20\text{ kg} de \mathrm{CO}_2 pour 100\text{ km}). L'usage généralisé de voitures thermiques est ainsi structurellement incompatible avec les objectifs de neutralité carbone.

Résultat

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Partie III : Émissions carbone d'une voiture électrique

III.1 · Émissions en fonctionnement

Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : solénoïde infini, approximation de solénoïde long

Justifier qu'il est raisonnable de considérer le solénoïde comme étant infini. On considèrera cela pour la suite.

Voir l'indice

Comparer la longueur du solénoïde L = 1\text{ m} à son rayon R = 5\text{ cm} (L \gg R).

Voir la réponse courte

Justification par la grande longueur du bobinage devant son rayon afin de négliger les effets de bord au centre.

Voir le corrigé complet

Pour pouvoir modéliser un solénoïde de longueur L et de rayon R par un solénoïde infini, il convient de comparer sa longueur à ses dimensions transverses. D'après les données de l'énoncé :

L = 1\text{ m} = 100\text{ cm} \quad \text{et} \quad R = 5\text{ cm},

ce qui conduit au rapport d'aspect :

\frac{L}{R} = \frac{100}{5} = 20 \gg 1 \quad \left(\text{ou } \frac{L}{2R} = 10 \gg 1\right).

La longueur du solénoïde est dix fois supérieure à son diamètre. De plus, le rotor est placé en son centre géographique, c'est-à-dire à une distance L/2 = 50\text{ cm} = 10\,R de chaque extrémité.

Les effets de bord sont donc totalement négligeables dans cette zone centrale, et il est tout à fait raisonnable d'adopter le modèle du solénoïde infini.

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : théorème d'ampère, équation de maxwell-ampère

Énoncer le théorème d'Ampère. L'établir à partir d'une équation de Maxwell en régime stationnaire.

Voir l'indice

Partir de Maxwell-Ampère en régime stationnaire (\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\vec{j}) et appliquer le théorème de Stokes sur une surface ouverte appuyée sur un contour orienté.

Voir la réponse courte

Énoncé sous forme intégrale et démonstration par le théorème de Stokes appliqué à \vec{\mathrm{rot}}\vec{B} = \mu_0\vec{\jmath}.

Voir le corrigé complet

Énoncé du théorème d'Ampère :
La circulation du champ magnétique \vec{B} le long d'un contour fermé orienté \mathcal{C} est égale au produit de la perméabilité magnétique du vide \mu_0 par l'intensité algébrique totale du courant enlacé par ce contour :

\boxed{\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}}}

où I_{\text{enlacé}} est le flux du vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath} à travers une surface quelconque \Sigma s'appuyant sur \mathcal{C} et orientée en accord avec celui-ci selon la règle de la main droite :

I_{\text{enlacé}} = \iint_{\Sigma} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Établissement à partir d'une équation de Maxwell :
En régime stationnaire, les dérivées temporelles sont nulles (\partial/\partial t = 0). L'équation de Maxwell-Ampère locale s'écrit alors :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}

En intégrant les deux membres sur une surface ouverte \Sigma orientée, s'appuyant sur le contour fermé \mathcal{C} :

\iint_{\Sigma} \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 \iint_{\Sigma} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

D'après le théorème de Stokes rappelé dans le formulaire :

\iint_{\Sigma} \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

Par définition, le flux de \vec{\jmath} à travers \Sigma correspond au courant algébrique traversant cette surface, soit le courant enlacé I_{\text{enlacé}} par \mathcal{C} :

\iint_{\Sigma} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = I_{\text{enlacé}}

On en déduit l'expression intégrale du théorème d'Ampère :

\boxed{\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, solénoïde infini

En admettant que le champ créé à l'extérieur du solénoïde est nul, montrer que le champ créé en un point situé à l'intérieur du solénoïde s'exprime par :

où est la perméabilité magnétique du vide.

Voir l'indice

Choisir un contour rectangulaire d'Ampère à cheval sur la paroi du solénoïde et orienter la normale selon l'axe (Ox).

Voir la stratégie
  1. Réaliser l'étude des invariances et des symétries de la distribution de courant afin de déterminer la direction et les variables d'espace dont dépend le champ magnétique \vec{B}_s.
  2. Choisir un contour d'Ampère rectangulaire adapté, s'appuyant à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du solénoïde.
  3. Calculer la circulation de \vec{B}_s le long de ce contour, évaluer le courant algébrique enlacé d'après le sens d'enroulement de la figure 5, et en déduire l'expression vectorielle demandée.
Voir la réponse courte

Application classique du théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire enlaçant N spires.

Voir le corrigé complet

1. Invariances et symétries de la distribution de courant

On utilise les coordonnées cylindriques (x, r, \theta) d'axe (Ox).

  • Invariances : Le solénoïde étant considéré comme infini et invariant par rotation autour de son axe, la distribution de courant est invariante par toute translation selon \vec{e}_x et par toute rotation d'angle \theta autour de (Ox). Par conséquent, le champ magnétique ne dépend que de la coordonnée radiale r :

    \vec{B}_s(M) = \vec{B}_s(r).
  • Symétries : Les spires étant circulaires, les lignes de courant sont orthoradiales (\vec{j} = j_\theta\,\vec{e}_\theta). Tout plan perpendiculaire à l'axe (Ox) est donc un plan de symétrie pour la distribution de courant (une réflexion par rapport à ce plan conserve les vecteurs situés dans le plan).

    Le champ magnétique \vec{B}_s étant un champ axial (pseudovecteur), un plan de symétrie de courants est un plan d'anti-symétrie pour le champ magnétique. En tout point d'un tel plan, \vec{B}_s lui est nécessairement orthogonal. Le champ magnétique est donc purement axial :

    \vec{B}_s(M) = B_x(r)\,\vec{e}_x.

2. Application du théorème d'Ampère

Considérons un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} = M_1 M_2 M_3 M_4 situé dans un plan contenant l'axe (Ox) :

  • un segment intérieur [M_1 M_2] de longueur h, parallèle à l'axe (Ox) et orienté selon +\vec{e}_x ;
  • deux segments radiaux [M_2 M_3] et [M_4 M_1], orthogonaux à l'axe (Ox) ;
  • un segment extérieur [M_3 M_4] de longueur h, parallèle à (Ox) et orienté selon -\vec{e}_x.

Calculons la circulation de \vec{B}_s le long de \mathcal{C} :

  • Sur les segments radiaux, \vec{B}_s \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0 car \vec{B}_s est orthogonal à la direction radiale.
  • Sur le segment extérieur, le champ est nul par hypothèse : \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0}.
  • Sur le segment intérieur, \int_{M_1}^{M_2} \vec{B}_s \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_x(r)\,h.

La circulation totale vaut ainsi :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B}_s \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_x(r)\,h.

3. Courant enlacé et résultat

Le contour de longueur h enlace N = n\,h spires du solénoïde.

D'après la figure 5, le sens d'enroulement et le sens du courant i_s = I_s montrent que le courant traverse la surface orientée par le contour d'Ampère dans le sens négatif (par la règle de la main droite, le champ créé à l'intérieur s'oppose à \vec{e}_x) :

I_{\text{enlacé}} = -n\,h\,I_s.

D'après le théorème d'Ampère établi en Q50 :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B}_s \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}} \implies B_x(r)\,h = -\mu_0 n\,h\,I_s,

soit :

B_x(r) = -\mu_0 n I_s.

Le champ est uniforme à l'intérieur du solénoïde, et son expression vectorielle est :

\boxed{\vec{B}_s(M) = -\mu_0 n I_s\,\vec{e}_x}

Résultat

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment magnétique, spire circulaire

Exprimer le moment magnétique associé à la spire en fonction de , , et des vecteurs unitaires de la base cartésienne définie en figure 5.

Voir l'indice

Exprimer le vecteur surface de la spire en repérant l'orientation de sa normale par rapport aux axes cartésiens (\vec{e}_x, \vec{e}_z).

Voir la réponse courte

Expression vectorielle du moment dipolaire \vec{m} = I_r \pi a^2 \vec{n} projeté sur les axes cartésiens.

Voir le corrigé complet

Par définition, le moment magnétique \vec{m} associé à une spire plane de surface \mathcal{S} parcourue par un courant d'intensité I_r s'écrit :

\vec{m} = I_r \, S \, \vec{n}

où :

  • S = \pi a^2 est l'aire de la spire circulaire de rayon a ;
  • \vec{n} est le vecteur unitaire normal au plan de la spire, orienté selon la règle de la main droite par rapport au sens du courant I_r.

Sur la vue en coupe de la figure 5 (dans le plan (xOz) vu selon l'axe (Oy) orienté vers le lecteur) :

  • l'axe (Ox) est dirigé vers la droite (vecteur unitaire \vec{e}_x) ;
  • l'axe (Oz) est dirigé vers le bas (vecteur unitaire \vec{e}_z), de sorte que la direction vers le haut est repérée par -\vec{e}_z ;
  • le courant I_r sort du plan au niveau de la demi-spire supérieure et y entre au niveau de la demi-spire inférieure, orientant le vecteur normal \vec{n} vers le demi-espace supérieur en faisant un angle \theta avec l'axe (Ox).

La projection du vecteur unitaire \vec{n} dans la base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) s'écrit donc :

\vec{n} = \cos\theta \, \vec{e}_x - \sin\theta \, \vec{e}_z

On en déduit l'expression du moment magnétique \vec{m} :

\boxed{\vec{m} = I_r \pi a^2 \left(\cos\theta\,\vec{e}_x - \sin\theta\,\vec{e}_z\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : cinématique du solide, rotation uniforme

Donner une expression de en notant la valeur initiale de l'angle .

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle d'une rotation à vitesse angulaire constante : \dot{\theta} = \omega_s.

Voir la réponse courte

Intégration de la vitesse angulaire constante pour la rotation uniforme : \theta(t) = \omega t + \theta_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le rotor tourne autour de l'axe (Oy) à une vitesse angulaire constante :

\dot{\theta}(t) = \omega_s = \text{cste}

Par intégration directe entre l'instant initial t=0 et un instant t, en tenant compte de la condition initiale \theta(0) = \theta_0, on obtient :

\boxed{\theta(t) = \omega_s t + \theta_0}

Résultat

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple de laplace, moment magnétique

Déduire de ce qui précède l'expression du couple des actions de Laplace subies par le rotor de la part du stator en fonction de , , , , , , , et de .

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel \vec{\Gamma} = \vec{m} \wedge \vec{B}_s à partir des expressions vectorielles obtenues précédemment.

Voir la réponse courte

Calcul du couple électromagnétique par produit vectoriel \vec{\Gamma} = \vec{m} \times \vec{B}_s.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q51 et l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), le champ magnétique créé par le stator à l'intérieur du solénoïde s'écrit à chaque instant :

\vec{B}_s(t) = -\mu_0 n\,i_s(t)\,\vec{e}_x = -\mu_0 n I_s \cos(\omega t)\,\vec{e}_x

D'après les questions Q52 et Q53, le moment magnétique associé à la spire rotorique s'exprime par :

\vec{m}(t) = I_r \pi a^2 \left[ \cos\theta(t)\,\vec{e}_x - \sin\theta(t)\,\vec{e}_z \right]

avec \theta(t) = \omega_s t + \theta_0.

Le couple des actions de Laplace subi par le rotor est donné par l'équation (8) de l'énoncé :

\begin{aligned} \vec{\Gamma}(t) &= \vec{m}(t) \wedge \vec{B}_s(t) \\ &= I_r \pi a^2 \left[ \cos\theta(t)\,\vec{e}_x - \sin\theta(t)\,\vec{e}_z \right] \wedge \left[ -\mu_0 n I_s \cos(\omega t)\,\vec{e}_x \right] \end{aligned}

Sachant que \vec{e}_x \wedge \vec{e}_x = \vec{0} et que dans la base orthonormée directe (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z), on a \vec{e}_z \wedge \vec{e}_x = \vec{e}_y, il vient :

\begin{aligned} \vec{\Gamma}(t) &= (-\sin\theta(t)) \cdot (-\mu_0 n I_s I_r \pi a^2 \cos(\omega t)) \,(\vec{e}_z \wedge \vec{e}_x) \\ &= \mu_0 n I_r I_s \pi a^2 \cos(\omega t)\sin(\omega_s t + \theta_0)\,\vec{e}_y \end{aligned}

En tenant compte du sens de parcours et de l'orientation de l'axe de rotation du rotor (autour de l'axe (Oy)), le couple exercé par le stator s'écrit :

\boxed{\vec{\Gamma}(t) = \mu_0 n I_r I_s \pi a^2 \cos(\omega t)\sin(\omega_s t + \theta_0)\,\vec{e}_y}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : machine synchrone, condition de synchronisme

Montrer que la moyenne temporelle de ce couple s'annule si . Commenter alors le qualificatif de "synchrone" donné à ce moteur.

Voir l'indice

Transformer le produit de deux fonctions sinusoïdales en somme/différence d'harmoniques et observer la valeur moyenne temporelle.

Voir la réponse courte

Intégration temporelle montrant que la moyenne est nulle sauf à la résonance de synchronisme \omega = \omega_s.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q54, le couple instantané exercé sur le rotor s'écrit selon l'axe (Oy) :

\vec{\Gamma}(t) = \mu_0 n I_r I_s \pi a^2 \cos(\omega t) \sin(\omega_s t + \theta_0)\,\vec{e}_y

En utilisant l'identité trigonométrique fournie dans l'énoncé, \cos a \sin b = \frac{1}{2}[\sin(a+b) - \sin(a-b)], avec a = \omega t et b = \omega_s t + \theta_0, on obtient :

\begin{aligned} \cos(\omega t)\sin(\omega_s t + \theta_0) &= \frac{1}{2}\left[\sin\big((\omega + \omega_s)t + \theta_0\big) - \sin\big((\omega - \omega_s)t - \theta_0\big)\right] \\ &= \frac{1}{2}\left[\sin\big((\omega_s + \omega)t + \theta_0\big) + \sin\big((\omega_s - \omega)t + \theta_0\big)\right] \end{aligned}

Le couple s'exprime donc comme la somme de deux termes oscillants :

\vec{\Gamma}(t) = \frac{\mu_0 n I_r I_s \pi a^2}{2} \left[ \sin\big((\omega_s + \omega)t + \theta_0\big) + \sin\big((\omega_s - \omega)t + \theta_0\big) \right]\vec{e}_y

La moyenne temporelle d'une fonction sinusoïdale de pulsation non nulle \Omega \neq 0 est rigoureusement nulle :

\langle \sin(\Omega t + \phi) \rangle = \lim_{T \to +\infty} \frac{1}{T}\int_0^T \sin(\Omega t + \phi)\,\mathrm{d}t = 0

Si \omega \neq \omega_s, les deux pulsations (\omega_s + \omega) et (\omega_s - \omega) sont non nulles (puisque \omega > 0 et \omega_s > 0). Les deux termes sinusoïdaux ont donc une valeur moyenne temporelle nulle, d'où :

\boxed{\langle \vec{\Gamma} \rangle = \vec{0} \quad \text{si} \quad \omega \neq \omega_s}

Commentaire sur le terme « synchrone » :

Pour qu'un couple moyen utile non nul puisse être développé et ainsi entraîner durablement une charge mécanique, il est impératif que la vitesse angulaire de rotation du rotor \omega_s soit rigoureusement égale à la pulsation électrique \omega des courants statoriques :

\omega_s = \omega

Le rotor tourne donc à la même vitesse (au synchronisme) que le champ magnétique tournant créé par le stator : c'est précisément ce qui justifie l'appellation de moteur synchrone.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 56

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : puissance électromagnétique, machine synchrone

Montrer que la puissance moyenne des actions de Laplace associée à ce couple est donnée par :

Voir l'indice

Calculer la puissance instantanée P_L = \vec{\Gamma} \cdot \vec{\omega}_s et en déduire sa moyenne temporelle en utilisant la formule trigonométrique fournie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance instantanée P_L(t) développée par le couple des actions de Laplace s'exerçant sur le rotor en rotation autour de l'axe (Oy) à la vitesse angulaire \vec{\Omega} = \omega_s \vec{e}_y.
  2. Linéariser le produit trigonométrique à l'aide de la formule fournie par l'énoncé, sous la condition de synchronisme \omega = \omega_s.
  3. Calculer la moyenne temporelle en remarquant que le terme oscillant à la pulsation 2\omega est de moyenne nulle.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne par produit scalaire \langle\mathcal{P}_L\rangle = \langle\vec{\Gamma}\cdot\vec{\omega}\rangle au synchronisme.

Voir le corrigé complet

Le rotor est en rotation autour de l'axe (Oy) à la vitesse angulaire instantanée :

\vec{\Omega} = \omega_s\,\vec{e}_y

La puissance instantanée des actions de Laplace exercées par le stator sur le rotor est donnée par :

P_L(t) = \vec{\Gamma}(t) \cdot \vec{\Omega}

En utilisant l'expression du couple de Laplace avec \vec{B}_s(t) = -\mu_0 n I_s \cos(\omega t)\vec{e}_x et \theta(t) = \omega_s t + \theta_0 :

\begin{aligned} \vec{\Gamma}(t) &= -\mu_0 n I_r I_s \pi a^2 \cos(\omega t) \sin(\omega_s t + \theta_0)\,\vec{e}_y \\ P_L(t) &= - \mu_0 n I_s I_r \pi a^2 \omega_s \cos(\omega t) \sin(\omega_s t + \theta_0) \end{aligned}

À la condition de synchronisme \omega = \omega_s, l'argument du sinus devient \omega t + \theta_0. On utilise la formule trigonométrique de l'énoncé avec a = \omega t et b = \omega t + \theta_0 :

\begin{aligned} \cos(\omega t)\sin(\omega t + \theta_0) &= \frac{1}{2}\left[\sin(2\omega t + \theta_0) - \sin(-\theta_0)\right] \\ &= \frac{1}{2}\left[\sin(2\omega t + \theta_0) + \sin(\theta_0)\right] \end{aligned}

Prenons la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. La fonction \sin(2\omega t + \theta_0) est périodique de valeur moyenne nulle sur une période :

\langle \sin(2\omega t + \theta_0) \rangle = 0

Il ne subsiste donc que le terme constant, ce qui donne directement :

\boxed{\langle P_L \rangle = -\frac{I_s I_r \pi a^2 \mu_0 n \omega_s \sin(\theta_0)}{2}}

Résultat

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : machine synchrone, fonctionnement moteur et générateur

Donner une condition sur pour que le système étudié se comporte comme un moteur. Donner le nom du régime suivi par le système dans le cas où cette condition n'est pas vérifiée.

Voir l'indice

Le système fournit une puissance mécanique au rotor si la puissance reçue des actions de Laplace est motrice (\langle P_L \rangle > 0).

Voir la stratégie

Pour qu'un convertisseur électromécanique fonctionne en régime moteur, la puissance mécanique moyenne développée par les actions de Laplace sur la partie mobile (le rotor) doit être motrice, c'est-à-dire strictement positive : \langle P_L \rangle > 0. On en déduit le signe de \sin(\theta_0), puis la plage de valeurs admissibles pour l'angle de calage \theta_0.

Voir la réponse courte

Condition de puissance motrice cédée au rotor \langle\mathcal{P}_L\rangle > 0, et régime alternateur/générateur sinon.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q56 :

\langle P_L \rangle = -\frac{I_s I_r \pi a^2 \mu_0 n \omega_s \sin(\theta_0)}{2}

Les grandeurs I_s, I_r, a, \mu_0, n et la vitesse angulaire \omega_s étant par convention strictement positives, le système fournit une puissance mécanique motrice au rotor (\langle P_L \rangle > 0) si et seulement si :

-\sin(\theta_0) > 0 \iff \sin(\theta_0) < 0

Soit, modulo 2\pi :

\boxed{\theta_0 \in ]-\pi, 0[ \pmod{2\pi}} \quad \text{(ou encore } \sin(\theta_0) < 0\text{)}

Si cette condition n'est pas vérifiée :

  • Pour \sin(\theta_0) > 0 (\theta_0 \in ]0, \pi[), on a \langle P_L \rangle < 0 : le couple électromagnétique s'oppose au mouvement et reçoit un travail mécanique du rotor pour le convertir en énergie électrique. Le système fonctionne alors en régime générateur (ou alternateur).
  • Pour \sin(\theta_0) = 0, le couple moyen est nul.
\boxed{\text{Régime générateur (ou alternateur)}}

Résultat

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Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : rendement électromécanique, puissance électrique

Calculer numériquement la puissance électrique consommée par le moteur pour une voiture allant à une vitesse . On admettra qu'à cette vitesse la puissance à fournir par le moteur est de .

Voir l'indice

Relier la puissance mécanique utile à la puissance électrique absorbée via le rendement électromécanique : \mathcal{P}_{\text{élec}} = \mathcal{P}_{\text{méc}}/\eta_{\text{él}}.

Voir la réponse courte

Puissance électrique absorbée obtenue en divisant la puissance utile mécanique par le rendement global du moteur.

Voir le corrigé complet

Le rendement électromécanique \eta_{\text{él}} du moteur est défini comme le rapport entre la puissance mécanique fournie au rotor \mathcal{P}_{\text{méc}} et la puissance électrique consommée \mathcal{P}_{\text{élec}} :

\eta_{\text{él}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{méc}}}{\mathcal{P}_{\text{élec}}}

La puissance électrique consommée par le moteur s'exprime donc par :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{méc}}}{\eta_{\text{él}}}

À la vitesse v_0 = 100\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1}, l'énoncé indique que la puissance mécanique à fournir est \mathcal{P}_{\text{méc}} = 12\text{ kW}, avec un rendement \eta_{\text{él}} = 0{,}6 :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{12\text{ kW}}{0{,}6} = 20\text{ kW}
\boxed{\mathcal{P}_{\text{élec}} = 20\text{ kW}}

Résultat

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Question 59

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : empreinte carbone, mix énergétique

Déduire du document 2 un ordre de grandeur de la masse de produite pour parcourus avec cette voiture. Commenter.

Voir l'indice

Calculer l'intensité carbone moyenne du mix français à partir du document 2, puis multiplier par l'énergie consommée pour 100\text{ km} (E = \mathcal{P}_{\text{élec}} \cdot \Delta t).

Voir la stratégie
  1. Calculer l'intensité carbone moyenne du mix électrique français à partir des données du document 2 (tableau 3).
  2. Déterminer l'énergie électrique consommée par la voiture pour parcourir 100\text{ km} à la vitesse v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, connaissant la puissance électrique \mathcal{P}_{\text{élec}} = 20\text{ kW} obtenue en Q58.
  3. En déduire la masse de \mathrm{CO}_2 émise pour 100\text{ km} et la comparer à celle du véhicule thermique de la partie II.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie électrique sur 100\text{ km} puis conversion en masse de \mathrm{CO}_2 via l'intensité carbone du mix.

Voir le corrigé complet

1. Intensité carbone moyenne du mix électrique français :

L'intensité carbone moyenne I_{\text{mix}} s'obtient par la moyenne pondérée des intensités carbone des différentes filières par leur proportion respective dans le mix de production :

\begin{aligned} I_{\text{mix}} &= \sum_i x_i \, I_i \\ &= 0{,}66 \times 4 + 0{,}12 \times 24 + 0{,}11 \times 15 + 0{,}06 \times 490 + 0{,}05 \times 55 + 0{,}002 \times 820 \end{aligned}

En effectuant le calcul :

\begin{aligned} I_{\text{mix}} &= 2{,}64 + 2{,}88 + 1{,}65 + 29{,}4 + 2{,}75 + 1{,}64 \\ &= 40{,}96\text{ g/kWh} \approx 41\text{ g/kWh} \end{aligned}

2. Énergie électrique consommée pour 100\text{ km} :

À la vitesse v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, le parcours de d = 100\text{ km} s'effectue en une durée :

\Delta t = \frac{d}{v_0} = \frac{100\text{ km}}{100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}} = 1\text{ h}

D'après la question Q58, la puissance électrique absorbée par le moteur est \mathcal{P}_{\text{élec}} = 20\text{ kW}. L'énergie consommée vaut donc :

E_{\text{élec}} = \mathcal{P}_{\text{élec}} \, \Delta t = 20\text{ kW} \times 1\text{ h} = 20\text{ kWh}

3. Masse de \mathrm{CO}_2 émise :

La masse de \mathrm{CO}_2 équivalent produite est :

m_{\mathrm{CO}_2} = E_{\text{élec}} \times I_{\text{mix}}
m_{\mathrm{CO}_2} = 20\text{ kWh} \times 41\text{ g/kWh} = 820\text{ g} \approx 0{,}8\text{ kg}
\boxed{m_{\mathrm{CO}_2} \approx 0{,}8\text{ kg pour } 100\text{ km}}

Commentaire :

  • Cette valeur est nettement inférieure à celle obtenue pour la voiture thermique en phase d'utilisation (de l'ordre de 4\text{ kg} à 20\text{ kg} de \mathrm{CO}_2 pour 100\text{ km} selon le modèle retenu à la question Q48).
  • Ce très bon bilan en phase de roulage en France s'explique par un mix électrique très décarboné, assuré à près de 90\,\% par les filières nucléaire et renouvelables (hydraulique, éolien, solaire), très peu émettrices de gaz à effet de serre.

Résultat

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III.2 · Émissions liées à la production des batteries

Question 60

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, séparateur

Préciser le rôle du milieu poreux.

Voir l'indice

Le séparateur poreux assure l'isolation électrique entre les électrodes tout en permettant le transport des ions \mathrm{Li}^+.

Voir la réponse courte

Le séparateur poreux assure l'isolation électronique entre électrodes tout en autorisant le transport des ions \mathrm{Li}^+.

Voir le corrigé complet

Dans une cellule électrochimique (ici un accumulateur Lithium-Ion), le milieu poreux (ou séparateur) joue un double rôle fondamental :

  • Assurer l'isolation électrique entre l'anode et la cathode : étant électriquement isolant, il empêche tout contact physique direct entre les deux matériaux d'électrode conducteurs électroniques, évitant ainsi un court-circuit interne susceptible d'endommager la cellule ou de provoquer un emballement thermique.
  • Permettre la conduction ionique : imprégné d'électrolyte, sa porosité autorise la migration sélective des porteurs de charge ioniques (les ions lithium \mathrm{Li}^+) entre les deux compartiments afin de fermer le circuit électrique et d'assurer le fonctionnement de la pile ou de l'électrolyseur.
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Question 61

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Électrolyse et accumulateurs

Notions : anode, cathode, décharge d'une pile

Justifier l'attribution des noms d'anode et de cathode à chacune des électrodes.

Voir l'indice

Rappeler qu'une oxydation a toujours lieu à l'anode et une réduction à la cathode en décharge (fonctionnement pile).

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale d'une anode et d'une cathode en électrochimie (nature des demi-réactions d'oxydoréduction).
  2. Identifier le sens des demi-réactions lors de la phase de décharge (fonctionnement en générateur/pile) pour chaque électrode à partir des réactions fournies dans le document 4.
Voir la réponse courte

En décharge (générateur), l'anode est le siège de l'oxydation et la cathode est le siège de la réduction.

Voir le corrigé complet

Par définition universelle en électrochimie :

  • l'anode est l'électrode où se produit une oxydation (perte d'électrons) ;
  • la cathode est l'électrode où se produit une réduction (gain d'électrons).

Pour un accumulateur, les appellations d'anode et de cathode sont conventionnellement fixées lors de son fonctionnement en décharge (régime de générateur / pile) :

  • À l'électrode en graphite lithié, la demi-équation observée lors de la décharge est :

    \mathrm{LiC}_6(\mathrm{s}) \longrightarrow \mathrm{Li}^+ + \mathrm{C}_6(\mathrm{s}) + \mathrm{e}^-

    Le lithium inséré subit une oxydation (libération d'électrons). Il s'agit donc bien de l'anode (qui constitue la borne négative \ominus de la cellule).

  • À l'électrode en oxyde de cobalt, la demi-équation observée lors de la décharge est :

    \mathrm{CoO}_2(\mathrm{s}) + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{LiCoO}_2(\mathrm{s})

    Le cobalt passe du degré d'oxydation +\mathrm{IV} dans \mathrm{CoO}_2 à +\mathrm{III} dans \mathrm{LiCoO}_2 en consommant un électron : c'est une réduction. Il s'agit donc bien de la cathode (qui constitue la borne positive \oplus de la cellule).

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Question 62

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Électrolyse et accumulateurs

Notions : réaction d'oxydoréduction, accumulateur au lithium

Établir l'équation-bilan de fonctionnement d'une cellule.

Voir l'indice

Faire la somme des deux demi-équations électroniques en éliminant les électrons et les ions \mathrm{Li}^+.

Voir la réponse courte

Somme des deux demi-équations rédox décrivant l'insertion et la désinsertion des ions lithium.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge (fonctionnement en générateur ou pile), les processus électrochimiques aux électrodes s'écrivent :

  • à l'anode (oxydation) :

    \mathrm{LiC}_6(\mathrm{s}) \longrightarrow \mathrm{Li}^+ + \mathrm{C}_6(\mathrm{s}) + \mathrm{e}^-
  • à la cathode (réduction) :

    \mathrm{CoO}_2(\mathrm{s}) + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{LiCoO}_2(\mathrm{s})

En sommant ces deux demi-équations électroniques, les ions \mathrm{Li}^+ et les électrons s'éliminent du bilan global, ce qui donne l'équation-bilan de fonctionnement d'une cellule en décharge :

\boxed{\mathrm{LiC}_6(\mathrm{s}) + \mathrm{CoO}_2(\mathrm{s}) \longrightarrow \mathrm{LiCoO}_2(\mathrm{s}) + \mathrm{C}_6(\mathrm{s})}

Lors de la phase de charge (fonctionnement en récepteur ou électrolyseur), la réaction a lieu dans le sens inverse :

\mathrm{LiCoO}_2(\mathrm{s}) + \mathrm{C}_6(\mathrm{s}) \longrightarrow \mathrm{LiC}_6(\mathrm{s}) + \mathrm{CoO}_2(\mathrm{s})

Résultat

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Question 63

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : formule de nernst, potentiel d'électrode

Exprimer les potentiels associés à chacun des couples.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst pour chaque demi-pile en considérant les espèces solides pures d'activité unitaire.

Voir la réponse courte

Écriture des potentiels de Nernst en fonction des activités des phases d'insertion et des ions lithium.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Nernst, le potentiel d'électrode d'un couple redox s'exprime à partir de la demi-équation électronique écrite dans le sens de la réduction :

\text{Ox} + n\,\mathrm{e}^- \rightleftharpoons \text{Red} \implies E = E^\circ + \frac{RT}{n\mathcal{F}} \ln\left( \frac{\prod a_{\text{ox}}^{\nu_i}}{\prod a_{\text{red}}^{\nu_j}} \right)
  1. Couple de l'anode : \mathrm{Li}^+/\mathrm{LiC}_6

    La demi-équation de réduction s'écrit :

    \mathrm{Li}^+ + \mathrm{C}_6(\mathrm{s}) + \mathrm{e}^- \rightleftharpoons \mathrm{LiC}_6(\mathrm{s})

    Les solides \mathrm{C}_6(\mathrm{s}) et \mathrm{LiC}_6(\mathrm{s}) étant pris dans leur état standard, leurs activités sont unitaires : a(\mathrm{C}_6) = 1 et a(\mathrm{LiC}_6) = 1. L'activité des ions lithium dans l'électrolyte est notée a(\mathrm{Li}^+). Le nombre d'électrons échangés étant n = 1, il vient :

    \boxed{E_- = E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{LiC}_6) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln a(\mathrm{Li}^+)}
  2. Couple de la cathode : \mathrm{CoO}_2/\mathrm{LiCoO}_2

    La demi-équation de réduction s'écrit :

    \mathrm{CoO}_2(\mathrm{s}) + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- \rightleftharpoons \mathrm{LiCoO}_2(\mathrm{s})

    De même, les espèces solides ont une activité unitaire (a(\mathrm{CoO}_2) = a(\mathrm{LiCoO}_2) = 1) et un seul électron est échangé (n=1) :

    \boxed{E_+ = E^\circ(\mathrm{CoO}_2/\mathrm{LiCoO}_2) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln a(\mathrm{Li}^+)}

Résultat

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Question 64

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Électrolyse et accumulateurs

Notions : tension à vide, association d'éléments de pile

Exprimer, puis calculer la tension à vide d'une cellule. En déduire la valeur de la tension à vide de la batterie .

Voir l'indice

Calculer U = E_+ - E_- à l'équilibre chimique, puis multiplier par le nombre N de cellules connectées en série.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension à vide (ou force électromotrice) U d'une cellule élémentaire comme la différence entre le potentiel de la borne positive (cathode) et celui de la borne négative (anode) : U = E_+ - E_-.
  2. Simplifier l'expression en utilisant les potentiels établis à la question Q63 et réaliser l'application numérique.
  3. Utiliser l'association en série des N = 100 cellules (donnée du document 3) pour en déduire la tension à vide totale de la batterie U_{\text{bat}} = N\,U.
Voir la réponse courte

Différence des potentiels d'équilibre U = E_+ - E_-, puis multiplication par le nombre de cellules en série.

Voir le corrigé complet

La tension à vide U d'une cellule correspond à la différence de potentiel à courant nul entre la cathode (pôle positif) et l'anode (pôle négatif) :

U = E_+ - E_-

En utilisant les expressions des potentiels d'oxydoréduction obtenues à la question Q63 :

\begin{aligned} E_+ &= E^\circ(\mathrm{CoO}_2/\mathrm{LiCoO}_2) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln a(\mathrm{Li}^+) \\ E_- &= E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{LiC}_6) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln a(\mathrm{Li}^+) \end{aligned}

Les termes dépendant de l'activité des ions \mathrm{Li}^+ se compensent exactement, ce qui donne :

\boxed{U = E^\circ(\mathrm{CoO}_2/\mathrm{LiCoO}_2) - E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{LiC}_6)}

Application numérique :

U = 0{,}65 - (-3{,}05) = 3{,}70\text{ V}
\boxed{U = 3{,}70\text{ V}}

D'après le document 4, la batterie est constituée de plusieurs cellules associées en série. Le document 3 précise que la batterie d'une Renault Zoé comporte N = 100 cellules. La tension à vide globale de la batterie s'écrit donc :

U_{\text{bat}} = N \, U

Application numérique :

U_{\text{bat}} = 100 \times 3{,}70\text{ V} = 370\text{ V}
\boxed{U_{\text{bat}} = 370\text{ V}}

Résultat

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Question 65

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : capacité d'une batterie, décharge d'une batterie

Calculer l'intensité du courant délivré par la batterie. En déduire la valeur de la durée de décharge totale de la batterie.

Voir l'indice

Utiliser \mathcal{P} = U_{\text{bat}} I_{\text{bat}}, puis calculer la charge disponible par cellule Q = n(\mathrm{Li})\mathcal{F} pour obtenir \Delta t = Q/I_{\text{bat}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité I_{\text{bat}} à partir de la puissance électrique \mathcal{P} fournie par la batterie et de sa tension à vide U_{\text{bat}}.
  2. Déterminer la quantité maximale d'électrons échangeables n_e par cellule en exploitant la stœchiométrie de l'électrode en graphite lithié (\mathrm{LiC}_6) et la masse de carbone disponible.
  3. Les N = 100 cellules étant associées en série, le courant traversant chaque cellule est égal à I_{\text{bat}} et la capacité globale en coulombs est celle d'une cellule unique. En déduire la durée de décharge \Delta t = \frac{Q_{\text{cell}}}{I_{\text{bat}}}.
Voir la réponse courte

Courant calculé par I_{\text{bat}} = P_{\text{elec}}/U_{\text{bat}} puis durée déduite de la capacité en ampères-heures \Delta t = Q/I_{\text{bat}}.

Voir le corrigé complet

1. Calcul de l'intensité I_{\text{bat}} du courant délivré par la batterie

La puissance électrique fournie par la batterie s'exprime en fonction de sa tension U_{\text{bat}} et de l'intensité I_{\text{bat}} selon :

\mathcal{P} = U_{\text{bat}} \, I_{\text{bat}} \iff I_{\text{bat}} = \frac{\mathcal{P}}{U_{\text{bat}}}

Avec \mathcal{P} = 20\text{ kW} = 20 \cdot 10^3\text{ W} et U_{\text{bat}} = 400\text{ V}, on obtient :

I_{\text{bat}} = \frac{20 \cdot 10^3}{400} = 50\text{ A}
\boxed{I_{\text{bat}} = 50\text{ A}}

2. Détermination de la durée de décharge totale

Les N = 100 cellules étant connectées en série, le courant traversant chaque cellule est identique au courant délivré par l'ensemble de la batterie : I_{\text{cell}} = I_{\text{bat}} = 50\text{ A}. La durée de décharge totale de la batterie est donc celle d'une cellule individuelle.

D'après le document 4, l'oxydation à l'anode lors de la décharge s'écrit :

\mathrm{LiC}_6(\mathrm{s}) = \mathrm{Li}^+ + \mathrm{C}_6(\mathrm{s}) + \mathrm{e}^-

L'insertion/désinsertion réversible d'une mole de lithium nécessite 6\text{ moles} d'atomes de carbone formant le réseau d'accueil du graphite.

Calculons la quantité de matière de carbone présente par cellule (document 3, tableau 4 : m_{\mathrm{C}} = 251\text{ g}) :

n_{\mathrm{C}} = \frac{m_{\mathrm{C}}}{M(\mathrm{C})} = \frac{251}{12{,}0} \approx 20{,}9\text{ mol}

La quantité maximale d'électrons pouvant être échangée par la phase graphite est donc limitée par le carbone à :

n_e = \frac{n_{\mathrm{C}}}{6} = \frac{20{,}9}{6} \approx 3{,}48\text{ mol}

Remarque : la masse totale de lithium indiquée (m_{\mathrm{Li}} = 42\text{ g}, soit n_{\mathrm{Li}} = 6{,}0\text{ mol}) excède cette capacité car elle comprend le lithium dispersé dans l'ensemble de la cellule (électrolyte, cathode et réserves de passivation). Le carbone constitue donc le facteur dimensionnant de la capacité anodique.

La quantité de charge électrique maximale disponible par cellule vaut :

Q_{\text{cell}} = n_e \mathcal{F} \approx 3{,}48 \times 1 \cdot 10^5 \approx 3{,}5 \cdot 10^5\text{ C}

À courant constant I_{\text{bat}}, la durée de décharge totale est :

\Delta t = \frac{Q_{\text{cell}}}{I_{\text{bat}}}

En réalisant l'application numérique :

\begin{aligned} \Delta t &= \frac{3{,}48 \cdot 10^5\text{ C}}{50\text{ A}} \approx 6{,}96 \cdot 10^3\text{ s} \approx 7{,}0 \cdot 10^3\text{ s} \\ \Delta t &= \frac{6\,960}{3\,600}\text{ h} \approx 1{,}9\text{ h} \approx 2\text{ h} \end{aligned}
\boxed{\Delta t \approx 7{,}0 \cdot 10^3\text{ s} \approx 1{,}9\text{ h} \approx 2\text{ h}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 66

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, durée de vie

Pour une vitesse constante de , déterminer la distance totale qui peut être parcourue sur la durée de vie totale de la batterie.

Voir l'indice

Multiplier la distance franchissable par charge complète (d = v_0 \Delta t) par le nombre maximal de cycles réalisables.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la distance d_{\text{cycle}} parcourue au cours d'un cycle complet de décharge à la vitesse v_0.
  2. Utiliser le nombre maximal de cycles N_{\text{cycle}} indiqué dans le document 3 pour obtenir la distance totale franchissable sur la durée de vie de la batterie : D_{\text{tot}} = N_{\text{cycle}} \, d_{\text{cycle}}.
Voir la réponse courte

Distance totale calculée à partir de l'autonomie par cycle et du nombre maximal de cycles de charge-décharge.

Voir le corrigé complet

À la vitesse constante v_0 = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, la distance parcourue lors d'une décharge complète de la batterie de durée \Delta t s'écrit :

d_{\text{cycle}} = v_0 \, \Delta t

D'après le document 3 (tableau 4), la batterie peut effectuer au maximum N_{\text{cycle}} = 1\,000\text{ cycles} avant d'atteindre sa fin de vie.

La distance totale D_{\text{tot}} parcourue sur l'ensemble de la durée de vie de la batterie est donc :

D_{\text{tot}} = N_{\text{cycle}} \, v_0 \, \Delta t

En utilisant la durée de décharge obtenue à la question Q65 (\Delta t \approx 7{,}0 \cdot 10^3\text{ s} \approx 1{,}94\text{ h}) :

d_{\text{cycle}} = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \times \frac{7\,000\text{ s}}{3\,600\text{ s}\cdot\text{h}^{-1}} \approx 194\text{ km}

D'où la distance totale :

D_{\text{tot}} = 1\,000 \times 194\text{ km} \approx 1{,}9 \cdot 10^5\text{ km}
\boxed{D_{\text{tot}} \approx 1{,}9 \cdot 10^5\text{ km} \quad (\approx 2{,}0 \cdot 10^5\text{ km})}

Résultat

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Question 67

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : analyse de cycle de vie, bilan carbone

Préciser à partir de combien de kilomètres parcourus, il est plus intéressant d'utiliser une voiture électrique Zoé qu'une voiture thermique Clio du point de vue des émissions carbone. Conclure sur l'étude menée dans cette partie III, en comparant les phases de production et d'utilisation d'une voiture électrique.

Voir l'indice

Déterminer l'abscisse du point d'intersection des courbes d'émissions cumulées entre la Zoe et la Clio sur la figure 6.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 6 les courbes associées à la Zoé (courbe en pointillés) et à la Clio (courbe en tirets), puis repérer l'abscisse de leur point d'intersection.
  2. Comparer l'impact carbone des deux véhicules lors des deux phases de leur cycle de vie : la fabrication (ordonnée à l'origine) et l'utilisation (pente des droites).
  3. Conclure sur la pertinence environnementale du véhicule électrique en France sur l'ensemble de son cycle de vie.
Voir la réponse courte

Détermination du point kilométrique d'amortissement carbone compensant la dette de fabrication de la batterie.

Voir le corrigé complet

1. Seuil de rentabilité carbone :

D'après la figure 6 :

  • À D_p = 0, les émissions initiales correspondent à la phase de fabrication : environ 5\text{ tonnes} d'équivalent \mathrm{CO}_2 pour la Zoé (dont 2 tonnes pour la batterie) contre environ 3{,}5 à 4\text{ tonnes} pour la Clio thermique.
  • La courbe de la Clio (en tirets) croise celle de la Zoé (en pointillés) pour une distance d'environ :

    \boxed{D_p \approx 10\,000\text{ à }15\,000\text{ km}}

Au-delà de cette distance, les émissions totales cumulées de la Zoé sont inférieures à celles de la Clio. Comme une voiture roule en moyenne 12\,000\text{ km} par an en France, ce seuil est atteint en environ un an d'utilisation.

2. Comparaison des phases de production et d'utilisation :

  • Phase de production : la voiture électrique présente une « dette carbone » initiale supérieure à celle du véhicule thermique en raison des procédés d'extraction et de fabrication de sa batterie Lithium-Ion (qui ajoute environ 2\text{ tonnes} de \mathrm{CO}_2\text{éq}).
  • Phase d'utilisation : grâce à un mix électrique français largement décarboné (faible intensité carbone), les émissions à l'usage de la Zoé sont extrêmement faibles (pente très faible, environ 8\text{ g/km} contre plus de 100\text{ à }200\text{ g/km} pour la Clio).

Conclusion : Sur l'ensemble de sa durée de vie (de l'ordre de 200\,000\text{ km} d'après la question Q66), la Zoé émet au total environ 7\text{ tonnes} de \mathrm{CO}_2, contre environ 26\text{ tonnes} pour la Clio thermique. Le surcoût carbone de production est donc très vite compensé en France, validant l'intérêt écologique de la citadine électrique.

Résultat

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Question 68

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : analyse de cycle de vie, efficacité énergétique

Discuter la pertinence de développer des SUV électriques comme le Cybertruck pour répondre aux enjeux du changement climatique.

Voir l'indice

Analyser l'ordonnée à l'origine élevée de la courbe du Cybertruck (fabrication d'une énorme batterie) et la comparer aux objectifs climatiques.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la figure 6 pour relever l'empreinte carbone initiale (fabrication) et le point de croisement éventuel avec les autres véhicules.
  2. Confronter ces valeurs aux objectifs climatiques rappelés en préambule du sujet (2{,}3\text{ t} de \mathrm{CO}_2\text{éq} par an et par habitant).
  3. Conclure sur la pertinence environnementale de tels véhicules en abordant la notion de sobriété et de dimensionnement des batteries.
Voir la réponse courte

Critique du surdimensionnement des SUV : batterie trop massive allongeant le seuil de rentabilité carbone.

Voir le corrigé complet

La lecture de la figure 6 apporte plusieurs enseignements majeurs sur le profil d'émissions du Cybertruck :

  • Une dette carbone initiale démesurée : À la sortie d'usine (D_p = 0), les émissions liées à la fabrication du Cybertruck s'élèvent à environ 24\text{ tonnes de }\mathrm{CO}_2, soit près de cinq fois celles d'une Zoé (\approx 5\text{ tonnes}) et six fois celles d'une Clio thermique (\approx 4\text{ tonnes}). Cela s'explique par la très grande capacité de la batterie et la masse imposante du véhicule.
  • Un amortissement écologique quasi impossible face à une citadine thermique : La courbe du Cybertruck ne croise celle de la Clio thermique qu'à une distance d'environ D_p \approx 180\,000\text{ km}, soit un kilométrage de l'ordre de grandeur de la durée de vie complète du véhicule (évaluée à 190\,000\text{ km} en question Q66). Avant ce seuil, rouler en Cybertruck électrique est plus émetteur en \mathrm{CO}_2 cumulé que d'utiliser une petite citadine thermique.
  • Un gouffre face à une citadine électrique : Sur toute sa durée de vie (200\,000\text{ km}), une Zoé émet moins de 7\text{ tonnes de }\mathrm{CO}_2, contre plus de 25\text{ tonnes} pour le Cybertruck.

Au regard des enjeux climatiques rappelés dans le préambule :

  • L'objectif national pour 2050 est de fixer le budget carbone individuel à 2{,}3\text{ tonnes de }\mathrm{CO}_2\text{éq} par habitant et par an. La seule fabrication d'un Cybertruck consomme ainsi à elle seule plus de dix années du budget carbone individuel cible d'un citoyen.
  • La fabrication de batteries géantes intensifie la pression sur l'extraction des métaux (lithium, cobalt, nickel) et génère des dégradations environnementales locales sévères.
\boxed{\text{Le développement de SUV électriques massifs n'est pas pertinent face à l'urgence climatique ; l'électrification doit s'accompagner de sobriété et d'allègement des véhicules.}}

Résultat

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III.3 · Des batteries au lithium

Question 69

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie ; Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : masse volumique, compacité, réseau cristallin

En comparant quantitativement leurs masses volumiques, justifier l'utilisation du lithium à la place du nickel pour la réalisation de batteries.

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique \rho = \frac{Z \cdot M}{N_A \cdot a^3} pour chaque réseau cubique (Z = 2 pour CC, Z = 4 pour CFC) et comparer les résultats.

Voir la stratégie
  1. Déterminer pour chaque réseau cristallin la multiplicité Z (nombre d'atomes appartenant en propre à la maille élémentaire).
  2. Exprimer et calculer la masse volumique \rho = \frac{Z\,M}{\mathcal{N}_A\,a^3} pour le lithium et pour le nickel.
  3. Comparer quantitativement les valeurs obtenues et justifier l'intérêt du lithium pour les batteries de traction automobile.
Voir la réponse courte

Calcul des masses volumiques via les paramètres de maille : le lithium procure une densité massique d'énergie bien supérieure.

Voir le corrigé complet

La masse volumique d'un cristal cubique de paramètre de maille a, contenant Z atomes de masse molaire M par maille, s'exprime par :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{Z\,M}{\mathcal{N}_A\,a^3}

1. Cas du lithium (cubique centré) :

  • Multiplicité : les atomes occupent les 8 sommets (comptant pour 1/8) et le centre du cube (comptant pour 1) :

    Z_{\mathrm{Li}} = 8 \times \frac{1}{8} + 1 = 2
  • Masse volumique :

    \begin{aligned} \rho_{\mathrm{Li}} &= \frac{2 \times 7{,}0 \cdot 10^{-3}}{6{,}02 \cdot 10^{23} \times (350 \cdot 10^{-12})^3} \\ &= \frac{14{,}0 \cdot 10^{-3}}{6{,}02 \cdot 10^{23} \times 4{,}29 \cdot 10^{-29}} \approx \frac{14{,}0}{258} \cdot 10^4 \approx 5{,}4 \cdot 10^2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho_{\mathrm{Li}} \approx 5{,}4 \cdot 10^2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 0{,}54\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

2. Cas du nickel (cubique à faces centrées) :

  • Multiplicité : les atomes occupent les 8 sommets (comptant pour 1/8) et les centres des 6 faces (comptant pour 1/2) :

    Z_{\mathrm{Ni}} = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4
  • Masse volumique :

    \begin{aligned} \rho_{\mathrm{Ni}} &= \frac{4 \times 59 \cdot 10^{-3}}{6{,}02 \cdot 10^{23} \times (352 \cdot 10^{-12})^3} \\ &= \frac{236 \cdot 10^{-3}}{6{,}02 \cdot 10^{23} \times 4{,}36 \cdot 10^{-29}} \approx \frac{236}{262} \cdot 10^4 \approx 9{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho_{\mathrm{Ni}} \approx 9{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 9{,}0\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

3. Comparaison et justification : Le rapport des masses volumiques vaut :

\frac{\rho_{\mathrm{Ni}}}{\rho_{\mathrm{Li}}} \approx \frac{9{,}0 \cdot 10^3}{5{,}4 \cdot 10^2} \approx 17

Le nickel est environ 17 fois plus dense que le lithium (qui est d'ailleurs le métal solide le plus léger). Pour des applications de mobilité électrique, la masse embarquée constitue un paramètre critique vis-à-vis de la consommation énergétique et de l'autonomie. L'utilisation du lithium permet ainsi d'obtenir une énergie massique (ou densité d'énergie spécifique, en \mathrm{Wh}\cdot\mathrm{kg}^{-1}) considérablement plus élevée que celle obtenue avec des métaux de transition plus lourds.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 ?

Surtout Thermodynamique chimique et équilibres (13 % des questions). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Statique des fluides, Machines thermiques, Rayonnement thermique, Premier et second principes…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 32 questions sur 69 (46 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie II.1 (Q28 à Q30), la sous-partie II.2 (Q31 à Q39) et la sous-partie II.3 (Q40 à Q44). Avec les autres programmes de première année : 32 en MPSI, 39 en PCSI, 32 en PTSI, 32 en MP2I et 39 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q26 (équation fondamentale de la statique des fluides), Q43 (propagation des incertitudes), Q48 (bilan de matière), Q55 (machine synchrone), Q67 (analyse de cycle de vie) et Q69 (masse volumique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (schéma de lewis), Q2 (diagramme de phase), Q4 (potentiel chimique), Q5 (potentiel chimique), Q8 (conduction thermique), Q9 (équation de maxwell), Q11 (onde plane progressive harmonique), Q13 (vecteur de poynting)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (équation de d'alembert), Q12 (relation de structure), Q14 (flux radiatif), Q21 (équation fondamentale de la statique des fluides), Q30 (diagramme de clapeyron), Q45 (équation de réaction), Q46 (loi de hess) et Q51 (théorème d'ampère).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (59 sur 69), par exemple : Q1 à Q22, Q24, Q25, Q27 à Q42, Q44 à Q47, Q49, Q50, Q52 à Q54, Q57 à Q62, Q64 à Q66 et Q68. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q23, Q51 et Q56.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2026 ?

Moyenne : 9,59/20 (écart-type 3,56, 1 385 présents).

Pourquoi la puissance moyenne des actions de Laplace en Q56 a-t-elle un signe négatif ?

Ce signe découle de l'orientation de l'axe (Oz) vers le bas sur la figure 5. La composante du moment magnétique sur \vec{e}_z vaut -\sin\theta en Q52, ce qui introduit un signe moins dans l'expression du couple puis dans la puissance moyenne.

Faut-il utiliser la consommation du tableau 1 pour traiter la question Q48 ?

Non : il faut exploiter la puissance théorique \mathcal{P}_{100,\text{th}}, le rendement \eta du cycle et l'enthalpie standard de combustion. La consigne demande expressément de s'appuyer sur les grandeurs théoriques déterminées tout au long de la partie.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 69 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,59 et d'écart-type 3,56 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.