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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2026

Cahier de bord d'une expédition sur la planète X

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 23 questions sur 51. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : BCPST1 14 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Mécanique, Physique quantique · 11 incontournables · 23 questions de première année
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Ce sujet original et très complet met en scène le scientifique Major Tom explorant une planète inconnue. Il balaie un spectre particulièrement large du programme de MP à travers trois parties totalement indépendantes : de la mécanique du point et non galiléenne couplée au traitement du signal (sismomètre) et à une thermodynamique élastocalorique originale, jusqu'à l'interaction rayonnement-matière (modèle de l'électron élastiquement lié, dispersion et absorption) et la spectroscopie (puits de potentiel quantique 1D et réfractométrie interférentielle d'Young).

D'un niveau technique très abordable et conforme au format CCINP, l'épreuve valorise la rigueur rédactionnelle, la maîtrise des ordres de grandeur et l'analyse de scripts Python. C'est un excellent support pour des révisions transversales de fin d'année couvrant la quasi-totalité des grands thèmes de la filière MP.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,64/20)
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

42 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (42) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'énoncé demande d'exprimer g en fonction de \omega_{\mathrm{o}}, h et \beta, or g = \omega_{\mathrm{o}}^2 h est indépendant de \beta (voir Q9). Il faut exprimer g avec la pulsation réelle mesurée \Gamma, soit g = \Gamma^2 h (1+\beta).

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

51 questions
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Partie I : Le ressort, couteau-suisse de la physique

I.1 · Mesures du champ de pesanteur de la planète

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : gravitation universelle, pesanteur

a) Montrer que l'intensité de la force de gravitation se met sous la forme , avec à exprimer en fonction de et de la constante universelle de gravitation . b) Calculer l'altitude maximale pour que la variation relative de l'intensité de cette force reste inférieure à . On donne . Commenter.

Voir l'indice

Écrire la force de gravitation newtonienne à la distance R_{\mathrm{p}}+z puis effectuer un développement limité à l'ordre un en z/R_{\mathrm{p}} \ll 1.

Voir la réponse courte

Développement limité de 1/(1+z/R_{\mathrm{p}})^2 à l'ordre un, puis calcul de l'altitude où l'écart atteint 1\,\%.

Voir le corrigé complet

a) D'après le théorème de Gauss pour le champ de gravitation (ou le théorème de Newton pour une distribution sphérique homogène de masse), le champ créé à l'extérieur de la planète par une sphère de masse M_{\mathrm{p}} est identique à celui d'une masse ponctuelle M_{\mathrm{p}} située en son centre.

À l'altitude z au-dessus du sol, la masse ponctuelle m se trouve à une distance r = R_{\mathrm{p}} + z du centre de la planète. L'intensité de la force de gravitation s'écrit donc :

F_{\text{grav}} = \frac{G M_{\mathrm{p}} m}{(R_{\mathrm{p}} + z)^2} = \frac{G M_{\mathrm{p}} m}{R_{\mathrm{p}}^2} \left(1 + \frac{z}{R_{\mathrm{p}}}\right)^{-2}

Comme z \ll R_{\mathrm{p}}, on effectue un développement limité à l'ordre 1 en \frac{z}{R_{\mathrm{p}}} :

\left(1 + \frac{z}{R_{\mathrm{p}}}\right)^{-2} \simeq 1 - \frac{2z}{R_{\mathrm{p}}}

On obtient bien la forme recherchée :

\boxed{F_{\text{grav}} \simeq m g_{\mathrm{o}}\left(1 - \frac{2z}{R_{\mathrm{p}}}\right)}

avec le champ de gravitation au niveau du sol (z=0) :

\boxed{g_{\mathrm{o}} = \frac{G M_{\mathrm{p}}}{R_{\mathrm{p}}^2}}

b) La variation relative de l'intensité de la force de gravitation par rapport à sa valeur au sol vaut :

\frac{|\Delta F_{\text{grav}}|}{F_{\text{grav}}(0)} = \frac{F_{\text{grav}}(0) - F_{\text{grav}}(z)}{F_{\text{grav}}(0)} \simeq \frac{2z}{R_{\mathrm{p}}}

La condition pour que cette variation reste inférieure à 1\,\% = 10^{-2} s'écrit :

\frac{2 z_{\max}}{R_{\mathrm{p}}} \le 10^{-2} \iff z_{\max} = \frac{10^{-2} \, R_{\mathrm{p}}}{2}

Application numérique avec R_{\mathrm{p}} = 4\,000\text{ km} :

z_{\max} = \frac{10^{-2} \times 4\,000\text{ km}}{2} = 20\text{ km}
\boxed{z_{\max} = 20\text{ km}}

Commentaire : Une altitude de 20\text{ km} est considérable par rapport aux dimensions caractéristiques d'une expérience de laboratoire (où le pendule oscille sur quelques dizaines de centimètres, soit z \sim 1\text{ m}) et dépasse même l'épaisseur usuelle de la troposphère. À l'échelle de l'expérience du pendule, la variation du champ de gravitation est donc de l'ordre de 2z/R_{\mathrm{p}} \sim 5 \cdot 10^{-7}, ce qui justifie parfaitement de considérer le champ \vec{g}_{\mathrm{o}} comme rigoureusement uniforme au voisinage de la surface.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : pendule simple, période propre

Déterminer l'équation différentielle vérifiée par . Indiquer comment mesurer la valeur de l'intensité du champ de gravitation grâce à un chronomètre.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique en O ou projeter le PFD dans la base polaire, puis linéariser pour de petits angles afin d'en déduire la période propre.

Voir la stratégie
  1. Définir le système, le référentiel et le bilan des forces appliquées à la masse ponctuelle.
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique par rapport au point fixe O (ou projeter le principe fondamental de la dynamique sur la base polaire) pour établir l'équation différentielle du mouvement.
  3. Se placer dans le cadre de l'approximation des petites oscillations pour exprimer la période propre T_0 en fonction de g_0 et \ell, puis proposer un protocole de mesure minimisant les incertitudes expérimentales.
Voir la réponse courte

Théorème du moment cinétique projeté pour obtenir l'équation différentielle, puis déduction de g_{\mathrm{o}} par mesure de la période propre.

Voir le corrigé complet

1. Équation différentielle du mouvement

On étudie le système constitué de la masse ponctuelle m dans le référentiel lié au sol, supposé galiléen.

On repère la position de la masse dans le plan vertical d'oscillation à l'aide des coordonnées polaires de centre O et de base locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta) :

\vec{OM} = \ell\,\vec{u}_r \quad \text{et} \quad \vec{v} = \ell\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta

Le moment cinétique de la masse m par rapport au point fixe O s'écrit :

\vec{L}_O(m) = \vec{OM} \wedge m\vec{v} = m\ell^2\dot{\theta}\,\vec{u}_y

où \vec{u}_y = \vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta est le vecteur unitaire perpendiculaire au plan d'oscillation.

La masse est soumise à deux actions mécaniques :

  • la tension du fil : \vec{T} = -T\,\vec{u}_r, dont le moment en O est nul car sa ligne d'action passe par O :

    \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{T}) = \vec{OM} \wedge \vec{T} = \vec{0}
  • la force de gravitation : \vec{F} = m\vec{g}_0 = -m g_0 \vec{u}_z = mg_0(\cos\theta\,\vec{u}_r - \sin\theta\,\vec{u}_\theta), d'où :

    \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \ell\,\vec{u}_r \wedge m\vec{g}_0 = -m g_0 \ell \sin\theta\,\vec{u}_y

En appliquant le théorème du moment cinétique en O dans le référentiel galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{T}) + \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) \implies m\ell^2\ddot{\theta}\,\vec{u}_y = -m g_0 \ell \sin\theta\,\vec{u}_y

On obtient l'équation différentielle non linéaire exacte :

\boxed{\ddot{\theta} + \frac{g_0}{\ell}\sin\theta = 0}

2. Mesure de g_0 au chronomètre

Dans l'approximation des petites oscillations (\theta \ll 1\text{ rad}, soit \sin\theta \simeq \theta), l'équation devient celle d'un oscillateur harmonique :

\ddot{\theta} + \omega_0^2\,\theta = 0 \quad \text{avec} \quad \omega_0 = \sqrt{\frac{g_0}{\ell}}

La période propre des oscillations est alors indépendante de l'amplitude (isochronisme des petites oscillations) :

T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g_0}} \implies g_0 = \frac{4\pi^2\ell}{T_0^2}

Pour mesurer g_0 avec précision à l'aide d'un chronomètre :

  1. On écarte le pendule d'un angle faible (typiquement \theta_{\max} \lesssim 10^\circ) sans vitesse initiale.
  2. Pour s'affranchir de l'incertitude liée au temps de réaction de l'expérimentateur lors du déclenchement et de l'arrêt du chronomètre, on mesure la durée \Delta t correspondant à un nombre entier N élevé d'oscillations complètes (par exemple N = 10 ou 20).
  3. On en déduit la période propre T_0 = \frac{\Delta t}{N}.
  4. Connaissant par ailleurs la longueur \ell du pendule (mesurée préalablement avec une règle), on calcule la valeur de l'accélération de la pesanteur :
\boxed{g_0 = \frac{4\pi^2 \ell N^2}{(\Delta t)^2}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, accélération d'entraînement

Écrire la force d'inertie d'entraînement , s'exerçant sur un corps ponctuel au repos relatif par rapport au référentiel lié au sol, de masse situé à une distance du centre de la planète en fonction de la vitesse angulaire de rotation de la planète sur elle-même, la latitude par rapport au plan équatorial et de le vecteur unitaire perpendiculaire à l'axe de rotation (figure 2).

Voir l'indice

Exprimer l'accélération d'entraînement pour une rotation uniforme autour de l'axe des pôles : \vec{a}_{\mathrm{e}} = -\Omega^2 \vec{HM} où HM = R_{\mathrm{p}}\cos\lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération d'entraînement d'un point lié au référentiel en rotation uniforme autour d'un axe fixe.
  2. Exprimer géométriquement la distance à l'axe de rotation HM en fonction du rayon R_{\mathrm{p}} et de la latitude \lambda.
  3. En déduire l'expression vectorielle de la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} = -m\vec{a}_e.
Voir la réponse courte

Expression de la force centrifuge \vec{F}_{ie} = m \Omega^2 R_{\mathrm{p}} \cos\lambda\,\vec{u} dans le référentiel tournant lié à la planète.

Voir le corrigé complet

Le référentiel lié au sol est en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} par rapport au référentiel galiléen de la planète. L'accélération d'entraînement d'un point M fixe dans le référentiel relatif s'écrit :

\vec{a}_e(M) = \vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \vec{OM}) = -\Omega^2 \vec{HM}

où H est le projeté orthogonal du point M sur l'axe de rotation de la planète.

D'après la figure 2, la latitude \lambda est définie par rapport au plan équatorial, de sorte que la distance à l'axe de rotation vaut :

HM = R_{\mathrm{p}} \cos\lambda

Le vecteur unitaire \vec{u} étant orthogonal à l'axe de rotation et dirigé vers l'extérieur, on a \vec{HM} = R_{\mathrm{p}} \cos\lambda \, \vec{u}.

La force d'inertie d'entraînement (ou force centrifuge) s'en déduit directement :

\vec{F}_{ie} = -m \vec{a}_e(M) = m \Omega^2 \vec{HM}

soit :

\boxed{\vec{F}_{ie} = m R_{\mathrm{p}} \Omega^2 \cos\lambda \, \vec{u}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : champ de pesanteur, force centrifuge

a) Exprimer le champ de pesanteur en fonction de et de . b) Donner la condition sur et pour laquelle on peut considérer que à toute latitude.

Voir l'indice

Définir le champ de pesanteur effectif par \vec{g} = \vec{g}_{\mathrm{o}} + \vec{F}_{ie}/m et comparer l'ordre de grandeur de l'accélération centrifuge à g_{\mathrm{o}}.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la définition du poids donnée par l'énoncé, \vec{P} = \vec{F}_{\text{grav}} + \vec{F}_{ie}, avec \vec{P} = m\vec{g} et \vec{F}_{\text{grav}} = m\vec{g}_{\mathrm{o}} au voisinage de la surface, pour en déduire le champ de pesanteur \vec{g}.
  2. Exprimer le rapport de l'accélération d'entraînement maximale à g_{\mathrm{o}} en fonction des paramètres fondamentaux R_{\mathrm{p}}, \Omega, M_{\mathrm{p}} et G pour formuler la condition de validité de l'approximation g \simeq g_{\mathrm{o}}.
Voir la réponse courte

Somme du champ gravitationnel et de l'accélération d'entraînement, négligeable si R_{\mathrm{p}} \Omega^2 \ll G M_{\mathrm{p}} / R_{\mathrm{p}}^2.

Voir le corrigé complet

a) D'après le rappel de l'énoncé, le poids \vec{P} = m\vec{g} d'un corps ponctuel de masse m au repos à la surface de la planète est la résultante de la force d'attraction gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement :

m\vec{g} = m\vec{g}_{\mathrm{o}} + \vec{F}_{ie}

En utilisant l'expression de \vec{F}_{ie} obtenue à la question Q3, il vient :

m\vec{g} = m\vec{g}_{\mathrm{o}} + m R_{\mathrm{p}} \Omega^2 \cos\lambda \, \vec{u}

En simplifiant par la masse m, on obtient :

\boxed{\vec{g} = \vec{g}_{\mathrm{o}} + R_{\mathrm{p}} \Omega^2 \cos\lambda \, \vec{u}}

b) Pour que l'on puisse considérer g \simeq g_{\mathrm{o}} à toute latitude \lambda, la norme de l'accélération axifuge d'entraînement a_{ie} = R_{\mathrm{p}}\Omega^2\cos\lambda doit être négligeable devant celle du champ gravitationnel g_{\mathrm{o}}, en particulier à l'équateur (\lambda = 0) où elle est maximale :

R_{\mathrm{p}} \Omega^2 \ll g_{\mathrm{o}}

En remplaçant g_{\mathrm{o}} par son expression issue de la question Q1, g_{\mathrm{o}} = \dfrac{G M_{\mathrm{p}}}{R_{\mathrm{p}}^2}, la condition s'écrit :

R_{\mathrm{p}}\Omega^2 \ll \frac{G M_{\mathrm{p}}}{R_{\mathrm{p}}^2}

Soit sous forme adimensionnée :

\boxed{\frac{R_{\mathrm{p}}^3 \Omega^2}{G M_{\mathrm{p}}} \ll 1 \quad \text{ou} \quad \Omega^2 \ll \frac{G M_{\mathrm{p}}}{R_{\mathrm{p}}^3}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre mécanique, force de rappel élastique

Exprimer la norme du champ de pesanteur en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique de la masse ponctuelle soumise à son poids et à la tension de Hooke.

Voir la réponse courte

Bilan des forces à l'équilibre statique vertical : m g = k h, d'où g = k h / m.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse quasi ponctuelle m dans le référentiel du laboratoire lié au sol, supposé galiléen.

À l'équilibre, le système est soumis à deux forces :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g}, dirigé vers le bas ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{F}_{\text{él}} = -k(\ell_{\text{éq}} - \ell_{\mathrm{o}})\vec{u}_{z} = -k h \vec{u}_{z}, dirigée vers le haut, avec \vec{u}_{z} un vecteur unitaire vertical descendant et h = \ell_{\text{éq}} - \ell_{\mathrm{o}} l'allongement à l'équilibre.

La masse du ressort m_{\mathrm{o}} étant négligée devant m, la condition d'équilibre statique de la masse m s'écrit :

\vec{P} + \vec{F}_{\text{él}} = \vec{0}

En projetant sur la verticale descendante \vec{u}_{z}, il vient :

mg - kh = 0

D'où l'expression de la norme g de l'accélération de la pesanteur :

\boxed{g = \frac{k h}{m}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)
  • Mesures et incertitudes

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : incertitude-type, propagation des incertitudes

Application numérique : pour , Major Tom mesure . Déterminer et estimer son incertitude-type relative.

Voir l'indice

Calculer g=kh/m et évaluer l'incertitude-type relative par la formule de propagation des incertitudes indépendantes ou la lecture du nombre de chiffres significatifs.

Voir la stratégie
  1. Calculer la valeur numérique de g à partir de l'expression établie à la question précédente (g = \frac{kh}{m}).
  2. Exprimer l'incertitude-type relative de g par la formule de propagation des incertitudes pour des grandeurs non corrélées.
  3. Identifier la source d'incertitude dominante (la mesure de l'allongement h à la règle graduée) et estimer numériquement le résultat.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de g et combinaison quadratique des incertitudes relatives sur la masse, la raideur et l'élongation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, la pesanteur s'exprime par :

g = \frac{k\,h}{m}

1. Application numérique

Avec les données fournies :

  • k = 50{,}0\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • h = 2{,}0\text{ cm} = 2{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} ;
  • m = 0{,}200\text{ kg}.

On obtient :

\begin{aligned} g &= \frac{50{,}0 \times 2{,}0 \cdot 10^{-2}}{0{,}200} = \frac{1{,}00}{0{,}200} = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}
\boxed{g = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

2. Estimation de l'incertitude-type relative

Les grandeurs k, h et m étant mesurées indépendamment, la loi de propagation des incertitudes donne :

\begin{aligned} \left(\frac{u(g)}{g}\right)^2 &= \left(\frac{u(k)}{k}\right)^2 + \left(\frac{u(h)}{h}\right)^2 + \left(\frac{u(m)}{m}\right)^2 \end{aligned}

Estimons l'ordre de grandeur de chaque terme :

  • La mesure de l'allongement h = 2{,}0\text{ cm} est réalisée à l'aide d'une règle millimétrée (résolution \Delta = 1\text{ mm} = 0{,}1\text{ cm}). Pour une double lecture (repérage de l'origine et de l'extrémité), l'évaluation de type B donne une incertitude-type :

    \begin{aligned} u(h) &= \frac{\Delta}{\sqrt{6}} \simeq \frac{1\text{ mm}}{2{,}45} \simeq 0{,}4\text{ mm} \end{aligned}

    soit une incertitude relative de :

    \begin{aligned} \frac{u(h)}{h} &\simeq \frac{0{,}4\text{ mm}}{20\text{ mm}} \simeq 2\% \end{aligned}
  • Les valeurs de k et de m étant données avec trois chiffres significatifs, leurs incertitudes-types relatives sont de l'ordre de quelques pour mille (\sim 0{,}2\% pour k et \sim 0{,}3\% pour m), donc négligeables devant celle sur h.

L'incertitude sur la mesure de h est donc largement dominante :

\frac{u(g)}{g} \simeq \frac{u(h)}{h}
\boxed{\frac{u(g)}{g} \simeq 2\%}

(On trouve \frac{u(g)}{g} \simeq 1{,}5\% dans l'hypothèse d'une simple lecture avec u(h) = \frac{\Delta}{\sqrt{12}}, ce qui confirme un ordre de grandeur d'environ 2\%.)

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, principe fondamental de la dynamique

Écrire l'équation différentielle du mouvement de la masse .

Voir l'indice

Poser X = \ell_{\mathrm{éq}} + x et appliquer le PFD selon la verticale descendante en tenant compte de la compensation du poids à l'équilibre.

Voir la réponse courte

Application du principe fondamental de la dynamique le long de la verticale pour obtenir l'équation de l'oscillateur harmonique.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse quasi ponctuelle m dans le référentiel du laboratoire lié au sol, supposé galiléen.

On repère la position de la masse le long d'un axe vertical (Ox) orienté vers le bas, dont l'origine O coïncide avec la position d'équilibre de la masse. La longueur instantanée du ressort s'écrit alors :

\ell(t) = \ell_{\text{éq}} + x(t) = \ell_0 + h + x(t)

Le système \{m\} est soumis à deux forces :

  • son poids : \vec{P} = m g \, \vec{u}_x ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{F} = -k(\ell(t) - \ell_0) \, \vec{u}_x = -k(h + x(t)) \, \vec{u}_x.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse m en projection sur l'axe (Ox) :

m \ddot{x}(t) = mg - k\bigl(h + x(t)\bigr)

À l'équilibre, la masse vérifie mg - kh = 0 (d'après la question Q5). Il reste donc :

m \ddot{x}(t) + k x(t) = 0

Soit finalement :

\boxed{\ddot{x}(t) + \frac{k}{m}x(t) = 0}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pulsation propre, oscillateur harmonique

Résoudre cette équation et identifier la pulsation propre en fonction des paramètres du modèle.

Voir l'indice

Reconnaître l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti et injecter les conditions initiales sans vitesse.

Voir la stratégie
  1. Mettre l'équation différentielle obtenue à la question Q7 sous la forme canonique de l'oscillateur harmonique afin d'identifier la pulsation propre \omega_{\mathrm{o}}.
  2. Exprimer la solution générale de l'équation différentielle, puis appliquer les conditions initiales en position et en vitesse fournies par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Résolution sinusoïdale de l'équation différentielle et identification de \omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{k/m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, l'équation différentielle régissant le mouvement de la masse m s'écrit :

\ddot{x}(t) + \frac{k}{m} x(t) = 0

En identifiant à la forme canonique d'un oscillateur harmonique non amorti \ddot{x}(t) + \omega_{\mathrm{o}}^2 x(t) = 0, on identifie la pulsation propre :

\boxed{\omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{\frac{k}{m}}}

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants est :

x(t) = A \cos(\omega_{\mathrm{o}} t) + B \sin(\omega_{\mathrm{o}} t)

où A et B sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales. La vitesse de la masse s'écrit alors :

\dot{x}(t) = -A \omega_{\mathrm{o}} \sin(\omega_{\mathrm{o}} t) + B \omega_{\mathrm{o}} \cos(\omega_{\mathrm{o}} t)

Les conditions initiales imposent :

  • à t = 0, x(0) = x_{\mathrm{o}}, d'où A = x_{\mathrm{o}} ;
  • le lâcher étant sans vitesse initiale, \dot{x}(0) = 0, d'où B \omega_{\mathrm{o}} = 0, soit B = 0.

On en déduit l'expression de la loi horaire du mouvement :

\boxed{x(t) = x_{\mathrm{o}} \cos(\omega_{\mathrm{o}} t)}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pulsation propre, mesure de pesanteur

a) Exprimer en fonction de et de . b) Application numérique : pour , Major Tom compte allers-retours en . Calculer . Commenter.

Voir l'indice

Rapprocher g = kh/m et \omega_{\mathrm{o}}^2 = k/m pour relier directement g à h et \omega_{\mathrm{o}}, puis relier \omega_{\mathrm{o}} à la période T_{10}/10.

Voir la stratégie
  1. Relier la condition d'équilibre statique (qui donne g en fonction de k/m et h) à l'expression de la pulsation propre des oscillations libres.
  2. Exprimer la période propre T_{\mathrm{o}} à partir de la durée de N oscillations, en déduire \omega_{\mathrm{o}} puis g, et comparer la valeur obtenue à celle de la mesure statique (question Q6).
Voir la réponse courte

Relation g = \omega_{\mathrm{o}}^2 h déduite de l'équilibre et calcul de g à partir du comptage de dix oscillations.

Voir le corrigé complet

a) D'après la question Q5, la condition d'équilibre statique s'écrit :

g = \frac{k}{m} h

D'après la question Q8, la pulsation propre des oscillations libres est \omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{\frac{k}{m}}, d'où \frac{k}{m} = \omega_{\mathrm{o}}^2. On en déduit :

\boxed{g = \omega_{\mathrm{o}}^2 h}

b) La durée de N allers-retours correspond à N périodes d'oscillation T_{\mathrm{o}} :

T_{\mathrm{o}} = \frac{T_{10}}{N}

La pulsation propre s'exprime donc par :

\omega_{\mathrm{o}} = \frac{2\pi}{T_{\mathrm{o}}} = \frac{2\pi N}{T_{10}}

Ce qui conduit à l'expression littérale de g :

g = \left(\frac{2\pi N}{T_{10}}\right)^2 h = \frac{4\pi^2 N^2 h}{T_{10}^2}

Application numérique :

\begin{aligned} N &= 10 \\ T_{10} &= 4\text{ s} \implies T_{\mathrm{o}} = \frac{4}{10} = 0{,}4\text{ s} \\ \omega_{\mathrm{o}} &= \frac{2\pi}{0{,}4} = 5\pi\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \implies \omega_{\mathrm{o}}^2 = 25\pi^2 \end{aligned}

En utilisant la donnée de l'énoncé \pi^2 \simeq 10 :

\begin{aligned} \omega_{\mathrm{o}}^2 &\simeq 25 \times 10 = 250\text{ rad}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ g &= 250 \times 2{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}
\boxed{g = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Commentaire : La valeur obtenue par cette méthode dynamique est strictement identique à celle issue de la mesure purement statique de la question Q6 (g = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}). Cependant, la méthode dynamique présente un intérêt métrologique majeur : le comptage de N périodes permet de diviser l'incertitude liée au temps de réaction de l'expérimentateur par N, conférant une bien meilleure précision à la mesure de \omega_{\mathrm{o}}, et donc à la détermination de g.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique, masse du ressort

a) Un élément de masse , à l'abscisse , a une énergie cinétique égale à

Déterminer l'énergie cinétique du ressort nu en fonction de et de . b) En déduire l'expression de l'énergie cinétique maximale au cours du mouvement en fonction de et de .

Voir l'indice

Dériver la loi de déplacement par rapport au temps pour avoir la vitesse locale, puis intégrer \mathrm{d}E_c de \tau = 0 à \tau = \ell.

Voir la réponse courte

Intégration spatiale de l'énergie cinétique du ressort en supposant une déformation homogène, puis évaluation du maximum temporel.

Voir le corrigé complet

a) D'après l'énoncé, le déplacement d'un point du ressort situé à l'abscisse \tau \in [0, \ell] est donné par :

\xi(t, \tau) = \frac{\tau}{\ell} x_{\mathrm{o}} \cos(\Gamma t)

La vitesse de cet élément s'obtient par dérivation temporelle à \tau fixé :

\frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t} = - \frac{\tau}{\ell} x_{\mathrm{o}} \Gamma \sin(\Gamma t)

L'énergie cinétique élémentaire associée à la tranche de masse \delta m = \frac{m_{\mathrm{o}}}{\ell}\,\mathrm{d}\tau vaut donc :

\begin{aligned} \mathrm{d}E_c &= \frac{1}{2}\delta m \left(\frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\right)^2 \\ &= \frac{1}{2}\left(\frac{m_{\mathrm{o}}}{\ell}\,\mathrm{d}\tau\right)\left(\frac{\tau}{\ell}\right)^2 x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t) \\ &= \frac{m_{\mathrm{o}} x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)}{2 \ell^3} \tau^2\,\mathrm{d}\tau \end{aligned}

L'énergie cinétique totale du ressort nu s'obtient en intégrant sur toute la longueur du ressort, pour \tau variant de 0 à \ell :

\begin{aligned} E_c(t) &= \int_{\tau=0}^{\ell} \mathrm{d}E_c \\ &= \frac{m_{\mathrm{o}} x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)}{2 \ell^3} \left[ \frac{\tau^3}{3} \right]_0^{\ell} \\ &= \frac{m_{\mathrm{o}} x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)}{2 \ell^3} \times \frac{\ell^3}{3} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{E_c(t) = \frac{1}{6} m_{\mathrm{o}} x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)}

b) La fonction \sin^2(\Gamma t) oscillant entre 0 et 1, l'énergie cinétique maximale au cours du mouvement est atteinte lorsque \sin^2(\Gamma t) = 1, d'où :

\boxed{E_{c,\max} = \frac{1}{6} m_{\mathrm{o}} x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : conservation de l'énergie, pulsation propre

En utilisant la conservation de l'énergie totale de l'ensemble ressort pesant + masse, vérifier que la pulsation propre se met sous la forme avec à exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique totale du système (masse + ressort) à son maximum et égaler à l'énergie potentielle élastique maximale pour identifier la masse effective équivalente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique totale du système {ressort pesant + masse} en sommant l'énergie cinétique de la masse ponctuelle m et celle du ressort calculée à la question précédente.
  2. Exprimer l'énergie potentielle totale du système repérée par rapport à sa position d'équilibre.
  3. Utiliser la conservation de l'énergie mécanique totale pour en déduire la pulsation propre \Gamma et identifier le paramètre \beta.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique totale masse-ressort, donnant une pulsation corrigée par la fraction de masse du ressort.

Voir le corrigé complet

L'extrémité inférieure du ressort (\tau = \ell) porte la masse ponctuelle m. Son déplacement par rapport à l'équilibre est :

x(t) = \xi(t, \ell) = x_{\mathrm{o}} \cos(\Gamma t)

Sa vitesse est alors :

\dot{x}(t) = - x_{\mathrm{o}} \Gamma \sin(\Gamma t)

L'énergie cinétique de la masse m s'écrit :

E_{c,m}(t) = \frac{1}{2} m \dot{x}(t)^2 = \frac{1}{2} m x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)

D'après la question Q10, l'énergie cinétique du ressort nu vaut :

E_{c,\text{ressort}}(t) = \frac{1}{6} m_{\mathrm{o}} x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)

L'énergie cinétique totale de l'ensemble {ressort pesant + masse} est donc :

E_c(t) = E_{c,m}(t) + E_{c,\text{ressort}}(t) = \frac{1}{2} \left(m + \frac{m_{\mathrm{o}}}{3}\right) x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t)

Par ailleurs, les forces conservatives appliquées au système sont le poids et les forces élastiques. L'énergie potentielle totale (élastique et de pesanteur) repérée à partir de la position d'équilibre statique (pour laquelle la résultante des forces est nulle) s'écrit au second ordre :

E_p(t) = \frac{1}{2} k x(t)^2 + \text{cste} = \frac{1}{2} k x_{\mathrm{o}}^2 \cos^2(\Gamma t) + \text{cste}

En l'absence de frottements, l'énergie mécanique totale E_m = E_c + E_p est conservée au cours du mouvement :

E_m = \frac{1}{2} \left(m + \frac{m_{\mathrm{o}}}{3}\right) x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 \sin^2(\Gamma t) + \frac{1}{2} k x_{\mathrm{o}}^2 \cos^2(\Gamma t) = \text{cste}

Pour que cette somme soit constante à tout instant t, les amplitudes des termes en \sin^2 et \cos^2 doivent être égales, ce qui revient à égaler l'énergie cinétique maximale et l'énergie potentielle maximale :

\frac{1}{2} \left(m + \frac{m_{\mathrm{o}}}{3}\right) x_{\mathrm{o}}^2 \Gamma^2 = \frac{1}{2} k x_{\mathrm{o}}^2

On en déduit :

\Gamma^2 = \frac{k}{m + \frac{m_{\mathrm{o}}}{3}} = \frac{\frac{k}{m}}{1 + \frac{m_{\mathrm{o}}}{3m}}

Sachant que \omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{\frac{k}{m}} (question Q8), on obtient :

\Gamma = \frac{\omega_{\mathrm{o}}}{\sqrt{1 + \beta}}

avec :

\boxed{\beta = \frac{m_{\mathrm{o}}}{3m}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, pesanteur

En supposant que l'expression de la loi de la force de rappel (loi de Hooke) reste inchangée, réécrire en fonction de , et de .

Voir l'indice

Substituer la pulsation propre corrigée \Gamma dans la relation dynamique établie à la question Q9.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation établie à l'équilibre statique en Q9a, g = \omega_{\mathrm{o}}^2 h, issue de la loi de Hooke supposée inchangée (m g = k h).
  2. Exprimer \omega_{\mathrm{o}} en fonction de la pulsation propre réelle du système \Gamma et du paramètre \beta déterminés à la question Q11.
  3. Identifier la coquille de l'énoncé (qui mentionne \omega_{\mathrm{o}} au lieu de la pulsation mesurée \Gamma) afin d'obtenir une relation permettant de corriger la valeur de g à partir des mesures dynamiques.
Voir la réponse courte

Réécriture de la pesanteur en tenant compte du facteur correctif \beta = m_{\mathrm{o}}/(3m) sur la pulsation observée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9a, lorsque la loi de force de rappel élastique (loi de Hooke) reste inchangée à l'équilibre statique, la condition d'équilibre s'écrit toujours :

m g = k h \implies g = \frac{k}{m} h = \omega_{\mathrm{o}}^2 h

Cette relation ne dépend pas du paramètre inertiel \beta. Or, expérimentalement, la méthode dynamique (mesure de la période d'oscillation par chronométrage en Q9b) mesure la pulsation propre effective \Gamma des oscillations du système pesant, et non la pulsation théorique \omega_{\mathrm{o}}.

D'après le résultat de la question Q11, la pulsation propre effective \Gamma est reliée à \omega_{\mathrm{o}} par :

\Gamma = \frac{\omega_{\mathrm{o}}}{\sqrt{1+\beta}} \iff \omega_{\mathrm{o}}^2 = \Gamma^2(1+\beta)

L'énoncé présente ici une légère coquille : pour pouvoir recalculer g en Q13 à partir des données de la mesure dynamique, il s'agit d'exprimer g en fonction de la pulsation réelle \Gamma, de h et de \beta. En substituant \omega_{\mathrm{o}}^2, on obtient :

\boxed{g = \Gamma^2 h (1+\beta)}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : correction de masse, pesanteur

Recalculer pour . Commenter.

Voir l'indice

Évaluer numériquement la correction induite par \beta = m_{\mathrm{o}}/(3m) = 1/30 sur l'estimation de la pesanteur g.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la valeur corrigée de g et comparaison avec l'estimation obtenue pour un ressort sans masse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, le rapport d'inertie adimensionné s'écrit :

\beta = \frac{m_{\mathrm{o}}}{3m}

Pour m_{\mathrm{o}} = \dfrac{m}{10}, on a :

\beta = \frac{1}{30}

D'après la relation établie en Q12, la valeur corrigée de l'accélération de la pesanteur est liée à la pulsation propre mesurée \Gamma par :

g = \Gamma^2 h \, (1+\beta)

En utilisant la valeur brute obtenue à la question Q9.b (g_{\text{brut}} = \Gamma^2 h = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :

\begin{aligned} g &= 5{,}0 \times \left(1 + \frac{1}{30}\right) = 5{,}0 \times \frac{31}{30} = \frac{31}{6} \simeq 5{,}17\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs cohérents avec les données expérimentales (h = 2{,}0\text{ cm}) :

\boxed{g \simeq 5{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Commentaire :

  • La prise en compte de la masse du ressort induit une correction relative positive :

    \frac{\Delta g}{g} = \beta = \frac{1}{30} \simeq 3{,}3\,\%
  • L'inertie non négligeable du ressort ralentit le mouvement d'oscillation (\Gamma < \omega_{\mathrm{o}}). Si l'on néglige cette masse, on sous-estime l'accélération de la pesanteur g.
  • Cette correction de 3{,}3\,\% est du même ordre de grandeur que l'incertitude relative sur la mesure statique estimée en Q6 (\simeq 2\,\%) : elle est donc significative et indispensable si l'on cherche une mesure gravimétrique de précision.

Résultat

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I.2 · Que tremble la planète !

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : onde longitudinale, onde transversale, célérité

a) Rappeler les définitions d'une onde longitudinale et d'une onde transversale. Citer un exemple de chacune de ces ondes. b) Préciser la signification de .

Voir l'indice

Distinguer la direction de la perturbation par rapport à la direction de propagation du front d'onde.

Voir la réponse courte

Définitions et exemples selon la direction de vibration par rapport à la propagation, et interprétation de c_{\mathrm{s}} comme vitesse du son.

Voir le corrigé complet
  1. Définitions et exemples :

    • Une onde longitudinale est une onde pour laquelle la direction de la perturbation (déplacement de matière, déformation) est parallèle à la direction de propagation de l'onde.

      \text{\textit{Exemples} : une onde sonore dans un fluide, une onde de compression le long d'un ressort, ou les ondes sismiques primaires (ondes P).}
    • Une onde transversale est une onde pour laquelle la direction de la perturbation est perpendiculaire à la direction de propagation de l'onde.

      \text{\textit{Exemples} : la vibration d'une corde de Melde, une onde électromagnétique dans le vide, ou les ondes sismiques secondaires de cisaillement (ondes S).}
  2. Signification de c_{\mathrm{s}} :

    Dans l'équation de D'Alembert unidimensionnelle \dfrac{\partial^2 \underline{s}}{\partial z^2} - \dfrac{1}{c_{\mathrm{s}}^2} \dfrac{\partial^2 \underline{s}}{\partial t^2} = 0, la constante réelle positive c_{\mathrm{s}} représente la célérité (ou vitesse de propagation) de l'onde sismique dans le milieu considéré.

    \boxed{c_{\mathrm{s}} \text{ est la célérité de propagation de l'onde mécanique dans le sol (en }\mathrm{m\cdot s^{-1}}\text{).}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, onde progressive

a) Indiquer la direction et le sens de propagation de l'onde. b) Établir la relation de dispersion, reliant et .

Voir l'indice

Identifier le signe devant le terme spatial dans l'argument de l'exponentielle et injecter la forme d'onde plane dans l'équation de d'Alembert.

Voir la réponse courte

Propagation selon +z et injection de la forme harmonique dans l'équation d'onde pour obtenir \omega(k).

Voir le corrigé complet

a) L'onde harmonique s'écrit sous forme complexe :

\underline{s}(z, t) = S_{\mathrm{o}} e^{\iota(\omega t - kz)}

La phase de cette onde est \phi(z,t) = \omega t - kz. Les surfaces d'onde correspondent à une phase constante (\phi = \text{cte}), ce qui donne par différentiation :

\omega\,\mathrm{d}t - k\,\mathrm{d}z = 0 \implies \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{k} > 0

La vitesse de déplacement des surfaces d'onde étant positive le long de l'axe (Oz), la propagation a lieu :

  • selon la direction de l'axe (Oz) ;
  • dans le sens des z croissants (sens positif de l'axe).

b) L'onde vérifie l'équation de d'Alembert :

\frac{1}{c_{\mathrm{s}}^2} \frac{\partial^2 \underline{s}}{\partial t^2} = \frac{\partial^2 \underline{s}}{\partial z^2}

Calculons les dérivées partielles d'ordre deux de \underline{s}(z, t) :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{s}}{\partial t^2} &= (\iota \omega)^2 \underline{s} = -\omega^2 \underline{s} \\ \frac{\partial^2 \underline{s}}{\partial z^2} &= (-\iota k)^2 \underline{s} = -k^2 \underline{s} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de propagation, il vient :

-\frac{\omega^2}{c_{\mathrm{s}}^2}\underline{s} = -k^2 \underline{s}

Comme l'amplitude n'est pas identiquement nulle et que les constantes \omega, k et c_{\mathrm{s}} sont réelles et positives, on aboutit à la relation de dispersion :

\boxed{\omega = c_{\mathrm{s}} k}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde amortie, longueur d'atténuation, relation de dispersion

a) Déterminer la relation reliant et . On se place dans le cas où . b) En développant à l'ordre un en et en écrivant , exprimer et en fonction de et de . c) Écrire la représentation réelle de l'onde sous la forme avec et à exprimer en fonction de et de . d) Préciser la signification de . Tracer, à fixé, l'allure de la courbe en faisant apparaître et .

Voir l'indice

Remplacer \partial/\partial t par \iota\omega et \partial/\partial z par -\iota k dans l'équation aux dérivées partielles avant d'effectuer un développement de Taylor de la racine carrée.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'onde plane progressive sinusoïdale \underline{s}(z,t) = S_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - kz)} dans l'équation de propagation modifiée pour en déduire la relation de dispersion k^2(\omega).
  2. Effectuer un développement limité au premier ordre pour extraire les parties réelle et imaginaire du nombre d'onde k.
  3. Identifier les grandeurs spatiales a et b à partir de la forme réelle s(z,t) = \mathrm{Re}(\underline{s}(z,t)), puis représenter l'onde amortie modulée par son enveloppe exponentielle.
Voir la réponse courte

Développement limité du vecteur d'onde complexe, identification de l'exponentielle spatiale décroissante et tracé du profil spatial amorti.

Voir le corrigé complet

a) En notation complexe, les dérivées partielles temporelles et spatiales appliquées à \underline{s}(z,t) = S_{\mathrm{o}}\mathrm{e}^{\iota(\omega t - kz)} s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{s}}{\partial t} &= \iota \omega \underline{s}, \qquad \frac{\partial^2 \underline{s}}{\partial t^2} = -\omega^2 \underline{s}, \qquad \frac{\partial^2 \underline{s}}{\partial z^2} = (-\iota k)^2 \underline{s} = -k^2 \underline{s} \end{aligned}

L'équation de propagation \dfrac{1}{c_{\mathrm{s}}^2} \dfrac{\partial^2 \underline{s}}{\partial t^2} + \eta \dfrac{\partial \underline{s}}{\partial t} = \dfrac{\partial^2 \underline{s}}{\partial z^2} devient ainsi :

\begin{aligned} -\frac{\omega^2}{c_{\mathrm{s}}^2} + \iota \eta \omega = -k^2 \end{aligned}
\boxed{k^2 = \frac{\omega^2}{c_{\mathrm{s}}^2} - \iota \eta \omega}

b) On factorise par \dfrac{\omega^2}{c_{\mathrm{s}}^2} dans l'expression de k^2 :

\begin{aligned} k^2 = \frac{\omega^2}{c_{\mathrm{s}}^2}\left(1 - \iota \frac{\eta c_{\mathrm{s}}^2}{\omega}\right) \end{aligned}

Comme \dfrac{\omega}{c_{\mathrm{s}}^2} \gg \eta, on a \varepsilon = \dfrac{\eta c_{\mathrm{s}}^2}{\omega} \ll 1. En prenant la racine avec une partie réelle positive (propagation vers les z croissants) :

\begin{aligned} k = \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} \left(1 - \iota \frac{\eta c_{\mathrm{s}}^2}{\omega}\right)^{1/2} \simeq \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} \left(1 - \frac{\iota}{2}\frac{\eta c_{\mathrm{s}}^2}{\omega}\right) = \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} - \iota \frac{\eta c_{\mathrm{s}}}{2} \end{aligned}

Par identification avec k = k_r + \iota k_i :

\boxed{k_r = \Re\mathrm{e}(k) = \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} \quad \text{et} \quad k_i = \Im\mathrm{m}(k) = -\frac{\eta c_{\mathrm{s}}}{2}}

c) En réinjectant k = k_r + \iota k_i dans l'expression de l'onde complexe :

\begin{aligned} \underline{s}(z,t) &= S_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - (k_r + \iota k_i)z)} = S_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{k_i z} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - k_r z)} = S_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-\frac{\eta c_{\mathrm{s}}}{2} z} \mathrm{e}^{\iota\left(\omega t - \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} z\right)} \end{aligned}

L'onde réelle associée est donnée par la partie réelle :

\begin{aligned} s(z,t) = \Re\mathrm{e}(\underline{s}(z,t)) = S_{\mathrm{o}} \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} z\right) \mathrm{e}^{-\frac{\eta c_{\mathrm{s}}}{2} z} \end{aligned}

Par identification avec la forme s(z,t) = S_{\mathrm{o}} \cos(\omega t - az) \mathrm{e}^{-\frac{z}{b}}, on obtient :

\boxed{a = \frac{\omega}{c_{\mathrm{s}}} \quad \text{et} \quad b = \frac{2}{\eta c_{\mathrm{s}}}}

d) La constante b représente la longueur d'atténuation (ou profondeur de pénétration) de l'onde sismique : c'est la distance de propagation au bout de laquelle l'amplitude de l'onde est divisée par \mathrm{e} \simeq 2{,}72.

À un instant t fixé (choisi ici tel que \cos(\omega t) = 1 pour fixer l'origine des phases spatiales à son maximum), le profil spatial est contenu dans l'enveloppe \pm S_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-z/b} avec une périodicité spatiale (longueur d'onde) \lambda = \dfrac{2\pi}{a} = \dfrac{2\pi c_{\mathrm{s}}}{\omega} :

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : oscillateur amorti, référentiel non galiléen, facteur de qualité

Montrer que l'équation différentielle vérifiée par se met sous la forme :

avec et à déterminer en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer le PFD dans le référentiel non galiléen du bâti en ajoutant la force d'inertie d'entraînement -M\vec{A}, puis identifier les formes canoniques \Omega_{\mathrm{o}} et Q.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse M dans le référentiel \mathcal{R}_{\mathrm{b}} lié au bâti, non galiléen en translation rectiligne par rapport au référentiel galiléen de la planète.
  2. Établir la condition d'équilibre relatif pour simplifier la contribution conjointe du poids et de la tension statique du ressort.
  3. Mettre l'équation sous forme canonique pour identifier la pulsation propre \Omega_{\mathrm{o}} et le facteur de qualité Q.
Voir la réponse courte

PFD dans le référentiel accéléré du sol avec prise en compte de la force d'inertie d'entraînement -\ddot{X}.

Voir le corrigé complet

On étudie le solide de masse M, assimilé à un point matériel, dans le référentiel \mathcal{R}_{\mathrm{b}} lié au bâti, muni de l'axe vertical (Ox) orienté vers le bas selon le vecteur unitaire \vec{e}_x.

Le référentiel \mathcal{R}_{\mathrm{b}} est en translation par rapport au référentiel de la planète (supposé galiléen), avec une accélération d'entraînement :

\vec{a}_e = \vec{A} = \ddot{X}(t)\,\vec{e}_x

Puisqu'il n'y a pas de rotation propre du bâti, l'accélération de Coriolis est nulle (\vec{a}_c = \vec{0}).

Le bilan des forces appliquées à la masse M dans \mathcal{R}_{\mathrm{b}} comprend :

  • le poids : \vec{P} = M g\,\vec{e}_x ;
  • la force de rappel du ressort : \vec{F}_r = -k(\ell(t) - \ell_{\mathrm{o}})\,\vec{e}_x ;
  • la force de frottement fluide : \vec{F}_f = -\alpha \vec{v}_r = -\alpha \dot{\ell}\,\vec{e}_x = -\alpha \dot{u}\,\vec{e}_x ;
  • la force d'inertie d'entraînement : \vec{F}_{ie} = -M\vec{a}_e = -M\ddot{X}(t)\,\vec{e}_x ;
  • la force d'inertie de Coriolis, identiquement nulle : \vec{F}_{ic} = \vec{0}.

À l'équilibre relatif, en l'absence de vibration (\ddot{X} = 0, u = 0, \dot{u} = 0 et \ell = \ell_{eq}) :

M g - k(\ell_{eq} - \ell_{\mathrm{o}}) = 0

En exprimant la longueur du ressort par \ell(t) = \ell_{eq} + u(t), la force de rappel s'écrit :

\vec{F}_r = -\big[k(\ell_{eq} - \ell_{\mathrm{o}}) + k u(t)\big]\vec{e}_x = -M g\,\vec{e}_x - k u(t)\,\vec{e}_x

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à M dans \mathcal{R}_{\mathrm{b}} donne :

M \vec{a}_r = \vec{P} + \vec{F}_r + \vec{F}_f + \vec{F}_{ie}

En projetant sur l'axe \vec{e}_x avec \vec{a}_r = \ddot{u}\,\vec{e}_x :

\begin{aligned} M \ddot{u} &= M g - M g - k u - \alpha \dot{u} - M \ddot{X} \\ M \ddot{u} + \alpha \dot{u} + k u &= -M \ddot{X} \end{aligned}

En divisant par M, on obtient l'équation différentielle canonique :

\ddot{u} + \frac{\alpha}{M}\dot{u} + \frac{k}{M}u = -\ddot{X}

Par identification avec la forme demandée \ddot{u} + \left(\frac{\Omega_{\mathrm{o}}}{Q}\right)\dot{u} + \Omega_{\mathrm{o}}^2 u = -\ddot{X}, on en déduit :

\boxed{\Omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{\frac{k}{M}}} \qquad\text{et}\qquad \boxed{Q = \frac{M\Omega_{\mathrm{o}}}{\alpha} = \frac{\sqrt{k M}}{\alpha}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : régime transitoire, régime sinusoïdal forcé

Préciser la signification de , de et de . On ne demande pas ici leur expression.

Voir l'indice

Identifier A et B comme des amplitudes réelles de déplacement et \phi comme le déphasage de la réponse par rapport à l'excitation.

Voir la réponse courte

Identification du terme transitoire amorti régi par les conditions initiales et du terme forcé permanent de pulsation \omega.

Voir le corrigé complet

D'après les expressions données en notation complexe :

  • A est l'amplitude (ou l'élongation maximale) des oscillations du sol (et donc du bâti solidaire du sol) associées à l'onde sismique, exprimée en mètres.
  • B est l'amplitude (ou l'élongation maximale) du mouvement relatif de la masse M par rapport à sa position d'équilibre relatif dans le référentiel du bâti, exprimée en mètres.
  • \phi est le déphasage (ou l'avance de phase) de la réponse relative de la masse u(t) par rapport à l'excitation imposée par le sol X(t), exprimé en radians.
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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, réponse fréquentielle

Déterminer l'expression de la fonction de transfert en fonction de et de .

Voir l'indice

Passer l'équation différentielle en régime harmonique complexe pour obtenir le rapport \underline{u}/\underline{X} puis en prendre le module.

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque dérivée temporelle le facteur \iota\omega en régime sinusoïdal forcé pour transformer l'équation différentielle de la question Q17 en une équation algébrique.
  2. Exprimer le rapport complexe \underline{H}(\omega) = \frac{\underline{u}}{\underline{X}}, puis en calculer le module pour obtenir H(\omega).
Voir la réponse courte

Passage en notation complexe dans l'équation différentielle pour extraire le module du rapport des amplitudes.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, le déplacement relatif u(t) vérifie l'équation différentielle :

\ddot{u}(t) + \frac{\Omega_{\mathrm{o}}}{Q}\,\dot{u}(t) + \Omega_{\mathrm{o}}^2\,u(t) = -\ddot{X}(t)

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, les grandeurs s'écrivent en notation complexe \underline{u}(t) = B e^{\iota(\omega t + \phi)} et \underline{X}(t) = A e^{\iota\omega t}. La dérivation temporelle correspond à la multiplication par \iota\omega :

\begin{aligned} \dot{\underline{u}} &= \iota\omega\,\underline{u} \\ \ddot{\underline{u}} &= -\omega^2\,\underline{u} \\ \ddot{\underline{X}} &= -\omega^2\,\underline{X} \end{aligned}

L'équation différentielle devient ainsi :

\left(-\omega^2 + \iota\,\frac{\Omega_{\mathrm{o}}\omega}{Q} + \Omega_{\mathrm{o}}^2\right)\underline{u} = \omega^2\,\underline{X}

On en déduit la fonction de transfert complexe :

\underline{H}(\omega) = \frac{\underline{u}}{\underline{X}} = \frac{\omega^2}{\Omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2 + \iota\,\frac{\Omega_{\mathrm{o}}\omega}{Q}} = \frac{\left(\frac{\omega}{\Omega_{\mathrm{o}}}\right)^2}{1 - \left(\frac{\omega}{\Omega_{\mathrm{o}}}\right)^2 + \iota\,\frac{\omega}{Q\Omega_{\mathrm{o}}}}

Le gain de cette fonction de transfert s'obtient en prenant le module :

\boxed{H(\omega) = \frac{\omega^2}{\sqrt{\left(\Omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2\right)^2 + \left(\frac{\Omega_{\mathrm{o}}\omega}{Q}\right)^2}} = \frac{\left(\frac{\omega}{\Omega_{\mathrm{o}}}\right)^2}{\sqrt{\left(1 - \left(\frac{\omega}{\Omega_{\mathrm{o}}}\right)^2\right)^2 + \left(\frac{\omega}{Q\,\Omega_{\mathrm{o}}}\right)^2}}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diagramme de bode, fonction de transfert

Compléter sur votre copie les lignes 11, 12 et 18 du script 2 (figure 5).

Voir l'indice

Traduire les relations physiques en syntaxe Python : \omega_{\mathrm{o}} = 2\pi f_{\mathrm{o}}, le frottement \alpha via la définition de Q, et le gain en décibels G_{\mathrm{dB}} = 20\log_{10}(g(f/f_{\mathrm{o}}, Q)).

Voir la réponse courte

Définition de la pulsation réduite, expression vectorisée du gain en décibels et tracé de la courbe asymptotique.

Voir le corrigé complet
  1. Ligne 11 :

    La pulsation propre \Omega_0 (notée omega0) est reliée à la fréquence propre f_0 (notée f0) par la relation \Omega_0 = 2\pi f_0 :

    omega0 = 2 * np.pi * f0

  2. Ligne 12 :

    Le coefficient du terme d'amortissement de l'équation différentielle \ddot{u} + \left(\frac{\Omega_0}{Q}\right)\dot{u} + \Omega_0^2 u = -\ddot{X} s'écrit \frac{\Omega_0}{Q}. Dans le contexte du filtre, la variable alpha représente ce coefficient d'amortissement (ou alternativement le facteur d'amortissement adimensionné 1/Q) :

    alpha = omega0 / Q   (ou   alpha = 1 / Q)

  3. Ligne 18 :

    Le gain en décibels est défini par G_{\mathrm{dB}} = 20 \log_{10}(H) = 20 \log_{10}\left(g\left(\frac{f}{f_0}, Q\right)\right).

    En réutilisant la fonction g définie dans le script 1 :

    gain_db = 20 * np.log10(g(frequencies / f0, Q))

    Sans faire appel à la fonction g, on peut également expliciter directement le calcul :

    gain_db = 20 * np.log10((frequencies / f0)**2 / np.sqrt((1 - (frequencies / f0)**2)**2 + (frequencies / (f0 * Q))**2))

\boxed{ \begin{aligned} &\text{Ligne 11 : } \texttt{omega0 = 2 * np.pi * f0} \\ &\text{Ligne 12 : } \texttt{alpha = omega0 / Q} \\ &\text{Ligne 18 : } \texttt{gain\_db = 20 * np.log10(g(frequencies / f0, Q))} \end{aligned} }

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diagramme de bode, filtre passe-haut, résonance

a) Déterminer les expressions asymptotiques de en haute et basse fréquences. b) En déduire les expressions des droites asymptotiques du gain en décibels en fonction de . c) Déterminer les coordonnées du point d'intersection de ces deux asymptotes. d) Déterminer la nature du filtre ainsi que son ordre. e) Calculer la pulsation de résonance . f) Déterminer numériquement et estimer proposé par Major Tom.

Voir l'indice

Étudier le comportement de H pour f \ll f_{\mathrm{o}} et f \gg f_{\mathrm{o}}, identifier le filtre passe-haut du second ordre et exploiter l'ordonnée au sommet de résonance pour extraire Q.

Voir la stratégie
  1. Pour les questions a) à d), on utilise la variable adimensionnée x = \frac{\omega}{\Omega_{\mathrm{o}}} = \frac{f}{f_{\mathrm{o}}} dans l'expression de la fonction de transfert H obtenue à la question Q19.
  2. Pour la question e), on étudie l'extremum de la fonction g(x) = H(x) en recherchant le minimum de son inverse au carré.
  3. Pour la question f), on extrait les valeurs de Q et de f_{\mathrm{o}} depuis les courbes des figures 6 et 7, puis on applique les relations issues de la question Q17 avec les données numériques fournies.
Voir la réponse courte

Équations des asymptotes, filtre passe-haut du second ordre, pulsation de résonance et déduction graphique de Q et \alpha.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, le gain en tension s'écrit en fonction de la variable réduite x = \frac{\omega}{\Omega_{\mathrm{o}}} = \frac{f}{f_{\mathrm{o}}} :

H(f) = \frac{x^2}{\sqrt{\left(1 - x^2\right)^2 + \left(\frac{x}{Q}\right)^2}}

a) Comportements asymptotiques de H :

  • En basse fréquence (f \ll f_{\mathrm{o}}, soit x \ll 1) :

    \left(1 - x^2\right)^2 + \left(\frac{x}{Q}\right)^2 \underset{x \to 0}{\sim} 1 \implies \boxed{H_{\mathrm{BF}}(f) \sim x^2 = \left(\frac{f}{f_{\mathrm{o}}}\right)^2}
  • En haute fréquence (f \gg f_{\mathrm{o}}, soit x \gg 1) :

    \left(1 - x^2\right)^2 + \left(\frac{x}{Q}\right)^2 \underset{x \to +\infty}{\sim} x^4 \implies \boxed{H_{\mathrm{HF}}(f) \sim \frac{x^2}{\sqrt{x^4}} = 1}

b) Droites asymptotiques du gain en décibels G_{\mathrm{dB}} = 20\log_{10} H :

  • En basse fréquence :

    \boxed{G_{\mathrm{dB, BF}} = 40 \log_{10}\left(\frac{f}{f_{\mathrm{o}}}\right)}

    Il s'agit d'une droite de pente +40\text{ dB/décade}.

  • En haute fréquence :

    \boxed{G_{\mathrm{dB, HF}} = 0\text{ dB}}

    Il s'agit d'une droite horizontale d'ordonnée 0\text{ dB} (pente 0\text{ dB/décade}).

c) Coordonnées du point d'intersection des deux asymptotes : L'intersection est définie par G_{\mathrm{dB, BF}} = G_{\mathrm{dB, HF}}, soit :

40 \log_{10}\left(\frac{f}{f_{\mathrm{o}}}\right) = 0 \iff \log_{10}\left(\frac{f}{f_{\mathrm{o}}}\right) = 0 \iff f = f_{\mathrm{o}}

Les coordonnées du point d'intersection dans le plan de Bode \left(\log_{10}\left(\frac{f}{f_{\mathrm{o}}}\right),\, G_{\mathrm{dB}}\right) sont donc :

\boxed{\left(0 \,,\, 0\text{ dB}\right) \quad \text{soit pour } f = f_{\mathrm{o}} \text{ et } G_{\mathrm{dB}} = 0\text{ dB}}

d) Nature et ordre du filtre : Le gain s'annule en basse fréquence et tend vers 1 en haute fréquence : il s'agit d'un filtre passe-haut. Le comportement asymptotique à basse fréquence présente une pente de +40\text{ dB/décade} et le dénominateur de la fonction de transfert est du second degré en pulsation : il s'agit d'un filtre du second ordre.

e) Calcul de la pulsation de résonance \omega_{\text{rés}} : Le maximum de H correspond au minimum de la fonction \psi(x) = \frac{1}{H(x)^2} :

\psi(x) = \frac{\left(1 - x^2\right)^2 + \frac{x^2}{Q^2}}{x^4} = \left(\frac{1}{x^2} - 1\right)^2 + \frac{1}{Q^2 x^2}

En effectuant le changement de variable u = \frac{1}{x^2} > 0 :

\tilde{\psi}(u) = (u - 1)^2 + \frac{u}{Q^2} = u^2 + \left(\frac{1}{Q^2} - 2\right)u + 1

Ce trinôme admet un extremum pour :

\frac{\mathrm{d}\tilde{\psi}}{\mathrm{d}u} = 2u + \frac{1}{Q^2} - 2 = 0 \iff u_{\text{rés}} = 1 - \frac{1}{2Q^2}

Une pulsation de résonance n'existe que si u_{\text{rés}} > 0, c'est-à-dire pour Q > \frac{1}{\sqrt{2}}. On en déduit :

x_{\text{rés}} = \frac{1}{\sqrt{u_{\text{rés}}}} = \frac{1}{\sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}}}

Soit, en revenant à la pulsation \omega = \Omega_{\mathrm{o}} x :

\boxed{\omega_{\text{rés}} = \frac{\Omega_{\mathrm{o}}}{\sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}}}}

f) Détermination numérique de Q et estimation de \alpha :

  • Au maximum de résonance, la valeur de H vaut :

    H_{\max} = \frac{1}{\sqrt{\tilde{\psi}(u_{\text{rés}})}} = \frac{Q}{\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}}} \underset{Q \gg 1}{\simeq} Q

    Sur la figure 6, le pic de g(x) atteint g_{\max} = 100. Sur la figure 7, le diagramme de Bode présente un pic à G_{\mathrm{dB, \max}} = 40\text{ dB}, ce qui donne 10^{40/20} = 100. On lit ainsi directement :

    \boxed{Q = 100}
  • Sur la figure 7, la fréquence propre est repérée par l'asymptote verticale :

    f_{\mathrm{o}} = 10^1\text{ Hz} = 10\text{ Hz} \implies \Omega_{\mathrm{o}} = 2\pi f_{\mathrm{o}} = 20\pi\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

    D'après la question Q17, \Omega_{\mathrm{o}}^2 = \frac{k}{M}, ce qui permet d'évaluer la masse M à l'aide de l'approximation \pi^2 \simeq 10 :

    M = \frac{k}{4\pi^2 f_{\mathrm{o}}^2} \simeq \frac{50{,}0}{4 \times 10 \times 10^2} = \frac{50{,}0}{4000} = 1{,}25 \cdot 10^{-2}\text{ kg}

    Toujours d'après Q17, Q = \frac{\sqrt{k M}}{\alpha}, d'où :

    \alpha = \frac{\sqrt{k M}}{Q}

    Avec k M = 50{,}0 \times 1{,}25 \cdot 10^{-2} = 0{,}625 = \frac{2{,}5}{4}, et la donnée \sqrt{2{,}5} \simeq 1{,}6 :

    \sqrt{k M} = \frac{\sqrt{2{,}5}}{2} \simeq \frac{1{,}6}{2} = 0{,}80\text{ N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}

    On obtient finalement :

    \alpha = \frac{0{,}80}{100} \implies \boxed{\alpha \simeq 8{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1} \quad (\text{ou kg}\cdot\text{s}^{-1})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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I.3 · Température de l’atmosphère

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, transformation isentropique, gaz parfait

a) Préciser combien vaut pour une transformation adiabatique réversible. b) Montrer que pour une telle transformation, on obtient : . c) En déduire la relation entre volume et température pour une telle transformation et préciser sous quel nom est connue cette loi.

Voir l'indice

Appliquer le second principe pour une transformation réversible adiabatique (\mathrm{d}S=0) et utiliser l'équation d'état des gaz parfaits pour éliminer P/T.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le second principe de la thermodynamique pour une transformation adiabatique et réversible afin d'obtenir la valeur de \mathrm{d}S.
  2. Injecter l'équation d'état du gaz parfait dans la différentielle de l'entropie fournie pour simplifier le terme en volume.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue pour retrouver la relation entre T et V et identifier la loi correspondante.
Voir la réponse courte

\mathrm{d}S = 0 pour une transformation isentropique, différentiation de l'entropie du gaz parfait et obtention de la loi de Laplace.

Voir le corrigé complet

a) D'après le second principe de la thermodynamique, la variation élémentaire d'entropie s'écrit :

\mathrm{d}S = \delta S_{\text{e}} + \delta S_{\text{c}}
  • la transformation étant adiabatique, le transfert thermique est nul : \delta Q = 0, soit \delta S_{\text{e}} = \frac{\delta Q}{T} = 0 ;
  • la transformation étant réversible, la création d'entropie est nulle : \delta S_{\text{c}} = 0.

On en déduit :

\boxed{\mathrm{d}S = 0}

Une transformation adiabatique réversible est donc isentropique.

b) L'expression de la différentielle de l'entropie donnée par l'énoncé est :

\mathrm{d}S(T, V) = \frac{nR}{\gamma - 1} \frac{\mathrm{d}T}{T} + \frac{P}{T} \mathrm{d}V

Pour un gaz parfait vérifiant l'équation d'état P V = n R T, on a :

\frac{P}{T} = \frac{nR}{V}

Puisque la transformation est isentropique (\mathrm{d}S = 0), il vient :

\frac{nR}{\gamma - 1} \frac{\mathrm{d}T}{T} + \frac{nR}{V} \mathrm{d}V = 0

En multipliant cette équation par \frac{\gamma - 1}{nR} \neq 0, on obtient bien :

\boxed{\frac{\mathrm{d}T}{T} + (\gamma - 1) \frac{\mathrm{d}V}{V} = 0}

c) En intégrant cette relation différentielle, le coefficient \gamma étant constant :

\ln(T) + (\gamma - 1) \ln(V) = \text{cte} \iff \ln\left(T V^{\gamma - 1}\right) = \text{cte}

On en déduit la relation :

\boxed{T V^{\gamma - 1} = \text{cte}}

Cette relation est connue sous le nom de loi de Laplace.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : capacité thermique, transformation isentropique

a) Donner la signification physique de . b) De façon isentropique, le système passe de à . Exprimer en fonction de et de . c) Proposer à Major Tom un protocole pour mesurer la température compte tenu du résultat précédent.

Voir l'indice

Identifier C_\ell comme une capacité thermique par analogie avec les gaz, puis intégrer la condition \mathrm{d}S=0 entre l'état initial et l'état final.

Voir la stratégie
  1. Identifier la signification physique de C_\ell en se plaçant à longueur constante (\mathrm{d}\ell = 0), par analogie avec la capacité thermique à volume constant C_V d'un gaz parfait.
  2. Exploiter le caractère isentropique de la transformation (\mathrm{d}S = 0) et intégrer la forme différentielle de l'entropie entre l'état initial et l'état final pour exprimer T_f.
  3. Proposer un protocole expérimental complet (équilibre thermique préalable, transformation rapide et quasi-statique, mesure de la grandeur accessible et inversion de la relation théorique).
Voir la réponse courte

Capacité thermique à longueur fixée, calcul de l'écart thermique par intégration isentropique et protocole thermométrique par détente rapide.

Voir le corrigé complet

a) Signification physique de C_\ell

Lors d'une transformation réversible élémentaire à longueur constante (\mathrm{d}\ell = 0), le transfert thermique élémentaire reçu par le ressort s'écrit :

\delta Q_{\text{rev}} = T\,\mathrm{d}S = C_\ell\,\mathrm{d}T

Par analogie directe avec la capacité thermique isochore C_V du gaz parfait, C_\ell représente la capacité thermique du ressort à longueur constante. Elle s'exprime en \mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1} et correspond à l'énergie thermique qu'il faut fournir au ressort pour élever sa température d'un kelvin en maintenant sa longueur constante.

b) Expression de T_f pour une transformation isentropique

Pour une transformation isentropique, l'entropie du ressort reste constante : \mathrm{d}S(T, \ell) = 0. Il vient :

C_\ell \frac{\mathrm{d}T}{T} + D(\ell - \ell_{\mathrm{o}})\,\mathrm{d}\ell = 0 \iff \frac{\mathrm{d}T}{T} = -\frac{D}{C_\ell}(\ell - \ell_{\mathrm{o}})\,\mathrm{d}\ell

C_\ell et D étant indépendants de T et de \ell, on intègre entre l'état initial (T_i, \ell_i) et l'état final (T_f, \ell_f) :

\begin{aligned} \int_{T_i}^{T_f} \frac{\mathrm{d}T}{T} &= -\frac{D}{C_\ell} \int_{\ell_i}^{\ell_f} (\ell - \ell_{\mathrm{o}})\,\mathrm{d}\ell \\ \ln\left(\frac{T_f}{T_i}\right) &= -\frac{D}{2C_\ell} \left[ (\ell_f - \ell_{\mathrm{o}})^2 - (\ell_i - \ell_{\mathrm{o}})^2 \right] \\ \ln\left(\frac{T_f}{T_i}\right) &= \frac{D}{2C_\ell} \left[ (\ell_i - \ell_{\mathrm{o}})^2 - (\ell_f - \ell_{\mathrm{o}})^2 \right] \end{aligned}

En passant à l'exponentielle, on obtient :

\boxed{T_f = T_i \exp\left( \frac{D}{2C_\ell} \left[ (\ell_i - \ell_{\mathrm{o}})^2 - (\ell_f - \ell_{\mathrm{o}})^2 \right] \right)}

c) Protocole de mesure de la température atmosphérique

Compte tenu du résultat précédent, Major Tom peut exploiter l'effet élastocalorique du ressort selon le protocole suivant :

  1. Mise à l'équilibre thermique initial : Laisser le ressort au repos à sa longueur à vide \ell_i = \ell_{\mathrm{o}} (ou à une longueur fixée \ell_i) en contact avec l'atmosphère suffisamment longtemps pour que l'équilibre thermique soit atteint ; ainsi, la température initiale du ressort est la température atmosphérique recherchée : T_i = T_{\text{atm}}.
  2. Déformation isentropique : Étirer (ou relâcher) le ressort jusqu'à une longueur mesurée \ell_f de façon suffisamment rapide pour que les transferts thermiques avec l'air ambiant restent négligeables (condition adiabatique), mais suffisamment lente devant le temps de propagation des ondes acoustiques dans le ressort pour que le mouvement soit quasi-statique (donc réversible, ce qui assure \mathrm{d}S = 0).
  3. Mesure de la température finale : Mesurer immédiatement la température T_f atteinte par le ressort au moyen d'un capteur thermique (thermocouple ou caméra infrarouge) avant que la rééquilibration thermique avec l'atmosphère ne s'opère.
  4. Calcul de la température atmosphérique : Connaissant les paramètres étalonnés du ressort (C_\ell, D et \ell_{\mathrm{o}}) et les longueurs \ell_i, \ell_f, remonter à T_{\text{atm}} en inversant la formule établie :

    T_{\text{atm}} = T_f \exp\left( \frac{D}{2C_\ell} \left[ (\ell_f - \ell_{\mathrm{o}})^2 - (\ell_i - \ell_{\mathrm{o}})^2 \right] \right)

Résultat

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Partie II : Interaction lumière-matière

II.1 · Modèle de l’électron élastiquement lié et propagation du rayonnement

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : inertie, modèle de l'atome

Motiver le choix de ne pas considérer la dynamique du noyau chargé positivement.

Voir l'indice

Comparer les masses respectives du noyau et des électrons pour justifier le cadre d'un noyau infiniment lourd au repos.

Voir la réponse courte

Justification par le rapport de masse élevé entre le noyau et l'électron, rendant le noyau quasi immobile.

Voir le corrigé complet

Le noyau atomique est constitué de nucléons (protons et neutrons) dont la masse individuelle vaut m_p \simeq 1{,}67 \cdot 10^{-27}\text{ kg}. Même pour le plus léger des noyaux (le proton pour l'hydrogène), le rapport entre la masse du noyau M_{\text{noyau}} et la masse m de l'électron vaut :

\frac{M_{\text{noyau}}}{m} \ge \frac{m_p}{m} \simeq \frac{1{,}67 \cdot 10^{-27}}{9{,}1 \cdot 10^{-31}} \simeq 1\,836 \gg 1.

Pour des atomes plus lourds, ce rapport est encore plus grand (de l'ordre de 10^4 à 10^5).

D'après le principe fondamental de la dynamique, sous l'action de forces d'interaction électrostatique d'intensités comparables, l'accélération subie par une particule est inversement proportionnelle à sa masse :

\|\vec{a}_{\text{noyau}}\| = \frac{\|\vec{F}\|}{M_{\text{noyau}}} \ll \frac{\|\vec{F}\|}{m} = \|\vec{a}_e\|.

Le noyau possède ainsi une inertie considérablement plus grande que celle des électrons : son déplacement en réponse aux sollicitations électromagnétiques est négligeable devant celui des électrons.

Il est donc tout à fait légitime de considérer le noyau comme immobile au centre de l'atome (approximation du noyau fixe).

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, symétrie et invariances, force de rappel

a) On considère une boule de rayon , de charge chargée uniformément en volume. Elle crée un champ électrique en un point M situé à une distance du centre. Justifier la dépendance et la direction du champ électrique en coordonnées sphériques. b) Exprimer le champ électrique pour un point M à l'intérieur de la distribution en fonction de et de . c) Identifier ce que modélise la force de rappel. Préciser l'expression de .

Voir l'indice

Utiliser les invariances par rotation pour la dépendance radiale et les plans de symétrie passant par le centre pour la direction radiale, puis appliquer le théorème de Gauss sur une sphère de rayon r < R_{\mathrm{o}}.

Voir la réponse courte

Champ radial par symétrie sphérique, théorème de Gauss sur une sphère de rayon r < R_{\mathrm{o}} et identification de \kappa.

Voir le corrigé complet

a) Soit un point M repéré en coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) de pôle O, centre de la boule chargée.

  • Direction du champ : Tout plan passant par le centre O et le point M est un plan de symétrie de la distribution de charges. En particulier, les plans (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta) et (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\varphi) sont des plans de symétrie. Le champ électrostatique \vec{E}(M) appartient à l'intersection de ces plans, il est donc purement radial :

    \vec{E}(M) = E(r, \theta, \varphi)\,\vec{u}_r
  • Dépendance du champ : La distribution de charge présente une invariance par toute rotation autour de son centre O. Les coordonnées angulaires \theta et \varphi n'influencent donc pas le champ, qui ne dépend que de la distance radiale r :

    \vec{E}(M) = E(r)\,\vec{u}_r

b) On applique le théorème de Gauss à une surface sphérique fermée \mathcal{S}_G de centre O et de rayon r \leqslant R_{\mathrm{o}}, orientée vers l'extérieur.

  • Le flux du champ électrique à travers \mathcal{S}_G s'écrit :

    \Phi = \iint_{\mathcal{S}_G} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \iint_{\mathcal{S}_G} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)
  • La distribution étant uniforme en volume, la densité volumique de charge est :

    \rho = \frac{Q_{\mathrm{o}}}{\frac{4}{3}\pi R_{\mathrm{o}}^3}

    La charge intérieure à la sphère de Gauss de rayon r vaut donc :

    Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = Q_{\mathrm{o}}\left(\frac{r}{R_{\mathrm{o}}}\right)^3
  • D'après le théorème de Gauss, \Phi = \dfrac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_{\mathrm{o}}}, soit :

    \begin{aligned} 4\pi r^2 E(r) &= \frac{Q_{\mathrm{o}} r^3}{\varepsilon_{\mathrm{o}} R_{\mathrm{o}}^3} \\ E(r) &= \frac{Q_{\mathrm{o}} r}{4\pi\varepsilon_{\mathrm{o}} R_{\mathrm{o}}^3} \end{aligned}

On en déduit l'expression vectorielle du champ électrique à l'intérieur de la boule (r \leqslant R_{\mathrm{o}}) :

\boxed{\vec{E}(M) = \frac{Q_{\mathrm{o}}}{4\pi\varepsilon_{\mathrm{o}} R_{\mathrm{o}}^3}\,\vec{r}}

c) Un électron de charge q = -e, situé en M (avec \vec{r} = \overrightarrow{OM}), subit de la part de cette distribution de charge positive la force de Coulomb :

\vec{f}_{\text{coul}} = -e\,\vec{E}(M) = -\frac{e Q_{\mathrm{o}}}{4\pi\varepsilon_{\mathrm{o}} R_{\mathrm{o}}^3}\,\vec{r}

La force de rappel \vec{f}_r = -\kappa \vec{r} modélise donc l'attraction électrostatique exercée par la sphère de charge positive sur l'électron lorsqu'il s'écarte du centre de l'atome.

Par identification terme à terme, la constante de raideur \kappa s'écrit :

\boxed{\kappa = \frac{e Q_{\mathrm{o}}}{4\pi\varepsilon_{\mathrm{o}} R_{\mathrm{o}}^3}}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Comparer ces équations de Maxwell à celles dans le vide.

Voir l'indice

Constater que les équations sont formellement identiques à celles du vide en remplaçant la permittivité du vide \varepsilon_{\mathrm{o}} par la permittivité effective \varepsilon_{\mathrm{o}}\varepsilon_r.

Voir la réponse courte

Comparaison des termes sources : absence de charge macroscopique mais présence du courant microscopique de polarisation.

Voir le corrigé complet

Dans le vide dépourvu de charges et de courants (\rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \operatorname{div}(\vec{B}) &= 0 \\ \operatorname{div}(\vec{E}) &= 0 \\ \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{E}) &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{B}) &= \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

La comparaison avec les équations données dans le milieu isolant montre que :

  • Les équations de Maxwell-Thomson, de Maxwell-Gauss et de Maxwell-Faraday sont strictement identiques à celles dans le vide (absence de charges libres et loi d'induction inchangée).
  • L'équation de Maxwell-Ampère est modifiée : la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 est remplacée par la permittivité diélectrique complexe du milieu :

    \boxed{\varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_r}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, vecteur d'onde, polarisation

Indiquer la direction de propagation de l'onde, son vecteur d'onde et sa direction de polarisation.

Voir l'indice

Lire le terme d'espace dans l'exponentielle pour la direction de propagation et observer la direction du vecteur unitaire pour la polarisation.

Voir la réponse courte

Propagation selon l'axe Oz, vecteur d'onde \vec{k} = k \vec{u}_z et polarisation rectiligne le long de \vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

L'expression complexe du champ électrique est donnée par :

\underline{\vec{E}}(z,t) = E_{\mathrm{o}} \, \mathrm{e}^{\iota(\omega t - kz)} \, \vec{u}_x
  • Direction et sens de propagation : la dépendance spatio-temporelle de la phase est de la forme \omega t - kz = \omega t - \vec{k} \cdot \vec{r}. Pour \mathrm{Re}(k) > 0, les plans d'onde se déplacent vers les z croissants. L'onde se propage donc suivant la direction de l'axe (Oz), dans le sens de \vec{u}_z (sens des z croissants).
  • Vecteur d'onde : par identification du produit scalaire \vec{k}\cdot\vec{r} = kz, on en déduit :

    \boxed{\vec{k} = k\,\vec{u}_z}
  • Direction de polarisation : par convention, l'état de polarisation d'une onde électromagnétique est déterminé par la direction d'oscillation de son champ électrique. Le vecteur \underline{\vec{E}} étant constamment colinéaire au vecteur unitaire \vec{u}_x, l'onde présente une polarisation rectiligne suivant la direction de l'axe (Ox), portée par \vec{u}_x.

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde transverse, équation de maxwell-gauss

Montrer que le champ électrique est transverse.

Voir l'indice

Calculer la divergence spatiale du champ électrique complexe à l'aide de l'opérateur gradient complexe \vec{\nabla} \equiv -\iota\vec{k}.

Voir la réponse courte

Équation de Maxwell-Gauss en milieu neutre : \text{div}\vec{E} = -i \vec{k}\cdot\vec{E} = 0, d'où le caractère transverse.

Voir le corrigé complet

Une onde électromagnétique est dite transverse pour le champ électrique lorsque ce dernier est orthogonal à la direction de propagation de l'onde.

D'après la question Q27 :

  • la direction de propagation de l'onde est portée par le vecteur unitaire \vec{u}_z (vecteur d'onde \vec{k} = k\,\vec{u}_z) ;
  • le champ électrique est polarisé rectilignement suivant l'axe (Ox) :

    \underline{\vec{E}}(z,t) = E_0 e^{\iota(\omega t - kz)}\,\vec{u}_x.

Comme (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) forme une base orthonormée, on a :

\vec{k} \cdot \underline{\vec{E}} = (k\,\vec{u}_z) \cdot \left(E_0 e^{\iota(\omega t - kz)}\,\vec{u}_x\right) = k E_0 e^{\iota(\omega t - kz)} (\vec{u}_z \cdot \vec{u}_x) = 0.

Le champ électrique \underline{\vec{E}} est orthogonal à la direction de propagation :

\boxed{\underline{\vec{E}} \perp \vec{k}}

Le champ électrique est donc bien transverse.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, structure d'une oppm

Exprimer le champ magnétique de l'onde lumineuse en fonction de et de . Montrer qu'il est également transverse.

Voir l'indice

Utiliser la relation de Maxwell-Faraday en notation complexe : \vec{B} = (\vec{k}\wedge\vec{E})/\omega.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'équation de Maxwell-Faraday à l'onde plane progressive harmonique en notation complexe pour relier \underline{\vec{B}} à \underline{\vec{E}}, \vec{k} et \omega.
  2. Montrer la transversalité du champ magnétique soit par les propriétés du produit vectoriel, soit à l'aide de l'équation de Maxwell-Thomson \operatorname{div}(\underline{\vec{B}}) = 0.
Voir la réponse courte

Relation de Maxwell-Faraday \underline{\vec{B}} = (\vec{k}\wedge\underline{\vec{E}})/\omega, montrant l'orthogonalité de \vec{B} avec \vec{k}.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell-Faraday s'écrit dans le milieu :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\underline{\vec{E}}) = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t}

Pour une onde plane progressive harmonique dépendant des variables d'espace et de temps sous la forme e^{\iota(\omega t - \vec{k} \cdot \vec{r})}, les opérateurs différentiels spatio-temporels se traduisent en notation complexe par :

\frac{\partial}{\partial t} \longleftrightarrow \iota\omega \quad \text{et} \quad \vec{\nabla} \wedge \longleftrightarrow -\iota \vec{k} \wedge

L'équation de Maxwell-Faraday devient donc :

-\iota \vec{k} \wedge \underline{\vec{E}} = -\iota \omega \underline{\vec{B}}

En simplifiant par -\iota\omega (avec \omega \neq 0), on obtient :

\boxed{\underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}}

Avec \vec{k} = k\vec{u}_z et \underline{\vec{E}} = E_0 e^{\iota(\omega t - kz)}\vec{u}_x, on a explicitement :

\underline{\vec{B}} = \frac{k}{\omega} E_0 e^{\iota(\omega t - kz)} (\vec{u}_z \wedge \vec{u}_x) = \frac{k}{\omega} E_0 e^{\iota(\omega t - kz)} \vec{u}_y

Une onde est dite transverse pour le champ magnétique si ce dernier est orthogonal à la direction de propagation repérée par \vec{k}.

D'après l'expression précédente, \underline{\vec{B}} est proportionnel au produit vectoriel \vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}, donc par propriété fondamentale du produit vectoriel :

\vec{k} \cdot \underline{\vec{B}} = \frac{1}{\omega} \vec{k} \cdot (\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}) = 0

(On vérifie également de façon directe : \vec{u}_z \cdot \vec{u}_y = 0).

Par ailleurs, cela est en parfait accord avec l'équation de Maxwell-Thomson \operatorname{div}(\underline{\vec{B}}) = 0, qui impose -\iota \vec{k} \cdot \underline{\vec{B}} = 0.

Le champ magnétique \underline{\vec{B}} est donc bien transverse.

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : force de lorentz, approximation non relativiste

Préciser les conditions pour que la force magnétique du rayonnement soit négligeable devant la force électrique. On considèrera cette condition respectée dans la suite.

Voir l'indice

Comparer les amplitudes des forces électrique et magnétique via le rapport vB/E = v/c en se plaçant dans l'approximation non relativiste.

Voir la réponse courte

Rapport des forces F_{\mathrm{mag}}/F_{\text{élec}} \sim v/c \ll 1 vérifié en régime non relativiste.

Voir le corrigé complet

La force électromagnétique exercée par le rayonnement sur l'électron (de charge q_e = -e) est donnée par la force de Lorentz :

\vec{f}_{em} = -e\left(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}\right)

Elle se décompose en une composante électrique \vec{f}_E = -e\vec{E} et une composante magnétique \vec{f}_B = -e(\vec{v}\wedge\vec{B}).

En ordre de grandeur, les normes de ces deux forces vérifient :

\frac{\|\vec{f}_B\|}{\|\vec{f}_E\|} \leqslant \frac{v B}{E}

D'après la relation établie à la question Q29, le champ magnétique de l'onde vérifie \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}. Les amplitudes des champs sont donc liées par :

B \sim \frac{|k|}{\omega} E = \frac{E}{v_\varphi}

où v_\varphi = \frac{\omega}{\mathrm{Re}(k)} est la vitesse de phase de l'onde. Dans un milieu matériel peu dense, l'indice optique est proche de l'unité et la vitesse de phase est de l'ordre de la célérité de la lumière dans le vide : v_\varphi \simeq c. Le rapport des forces s'écrit donc :

\frac{\|\vec{f}_B\|}{\|\vec{f}_E\|} \sim \frac{v}{c}

Pour que la force magnétique soit négligeable devant la force électrique (\|\vec{f}_B\| \ll \|\vec{f}_E\|), les conditions requises sont :

\boxed{v \ll c}

c'est-à-dire que le mouvement de l'électron au sein de l'atome doit être non relativiste.

En pratique, cela implique :

  • que le champ incident ne soit pas trop intense (faible irradiance lumineuse), afin de ne pas conférer à l'électron une vitesse proche de c ;
  • que les vitesses électroniques intra-atomiques d'origine quantique restent petites devant c (valable pour les électrons de valence des atomes légers, où v/c \sim \alpha \simeq 1/137).

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : approximation dipolaire, taille de l'atome

Rappeler l'ordre de grandeur de la taille d'un atome et montrer que, pour une radiation dans l'UV (longueur d'onde du rayonnement de l'ordre de 200 nm), le champ électrique est uniforme à l'échelle atomique.

Voir l'indice

Comparer le rayon de Bohr (a_{\mathrm{o}} \sim 0{,}1\text{ nm}) à la longueur d'onde de l'onde pour valider l'approximation dipolaire électrique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'ordre de grandeur de la dimension spatiale d'un atome (rayon de Bohr ou diamètre atomique).
  2. Comparer cette dimension caractéristique à la longueur d'onde spatiale de l'onde incidente pour évaluer la variation relative du champ électrique sur l'étendue spatiale de l'atome.
Voir la réponse courte

Taille atomique (\sim 0{,}1\text{ nm}) très inférieure à \lambda (200\text{ nm}), d'où un champ spatialement homogène sur l'atome.

Voir le corrigé complet

L'ordre de grandeur de la taille d'un atome (diamètre typique ou dimension du cortège électronique) est :

a_{\text{atome}} \sim 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm}\quad (1\text{ \AA}).

Pour un rayonnement ultra-violet de longueur d'onde dans le vide \lambda \sim 200\text{ nm} = 2\cdot 10^{-7}\text{ m}, le rapport des échelles spatiales vaut :

\frac{a_{\text{atome}}}{\lambda} \sim \frac{10^{-10}}{2\cdot 10^{-7}} \approx 5\cdot 10^{-4} \ll 1.

La variation spatiale de la phase du champ électrique sur une distance de l'ordre de la taille atomique \Delta z \sim a_{\text{atome}} s'écrit :

\Delta \varphi = k\,\Delta z \sim \frac{2\pi}{\lambda}\,a_{\text{atome}} \approx 2\pi \times 5\cdot 10^{-4} \approx 3\cdot 10^{-3}\text{ rad} \ll 1.

Par conséquent, sur toute l'étendue de l'atome, le terme spatial d'onde vérifie :

e^{-\iota k z} \simeq 1 \quad \text{soit} \quad \vec{E}(z,t) \simeq \vec{E}(0,t).
\boxed{\text{Le champ électrique est spatialement uniforme à l'échelle atomique.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : modèle de l'électron lié, principe fondamental de la dynamique

Déterminer l'équation différentielle du mouvement de l'électron vérifiée par .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis à la force de rappel élastique, au frottement fluide et à la force électrique de Lorentz.

Voir la réponse courte

PFD sur l'électron soumis à la force de rappel élastique, au frottement phénoménologique et au champ électrique.

Voir le corrigé complet

On applique la deuxième loi de Newton à l'électron dans le référentiel lié au noyau atomique fixe (Q24), supposé galiléen :

  • Système : électron de masse m, de charge q_e = -e, de vecteur position \vec{r}(t) = \overrightarrow{OM}.
  • Bilan des forces :

    • force de rappel élastique modélisant l'attraction du nuage de charges positives : \vec{f}_r = -\kappa \vec{r} ;
    • force d'amortissement fluide : \vec{f}_f = -\alpha \vec{v} = -\alpha \dfrac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} ;
    • force de Lorentz exercée par l'onde électromagnétique : \vec{f}_{em} = -e(\vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B}) \simeq -e \vec{E}(t), où la composante magnétique est négligée (Q30) et où le champ électrique est uniforme à l'échelle de l'atome (approximation dipolaire électrique, Q31) ;
    • le poids est totalement négligeable devant les forces électrostatiques.

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{f}_r + \vec{f}_f + \vec{f}_{em} = -\kappa \vec{r} - \alpha \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} - e\vec{E}(t)

En réorganisant les termes, on obtient l'équation différentielle du mouvement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\alpha}{m}\frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} + \frac{\kappa}{m}\vec{r} = -\frac{e}{m}\vec{E}(t)}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de l'électron lié, régime sinusoïdal forcé

En se plaçant en régime sinusoïdal forcé de pulsation , montrer que la représentation complexe du déplacement de l'électron se met sous la forme

avec et à exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Passer l'équation différentielle en régime sinusoïdal forcé avec \vec{r}(t) = \underline{\vec{r}}\mathrm{e}^{\iota\omega t} et identifier les paramètres réduits.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q32.
  2. Passer en notation complexe pour le régime sinusoïdal forcé établi à la pulsation \omega, avec la convention temporelle en \mathrm{e}^{\iota \omega t} adoptée par l'énoncé.
  3. Factoriser l'expression et identifier la pulsation propre \omega_{\mathrm{o}} et le facteur de qualité Q par identification des coefficients.
Voir la réponse courte

Résolution en régime sinusoïdal forcé et identification de la pulsation propre \omega_{\mathrm{o}} et du facteur de qualité Q.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q32, l'équation différentielle régissant le déplacement \vec{r}(t) de l'électron lié s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\alpha}{m}\frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} + \frac{\kappa}{m}\vec{r} = -\frac{e}{m}\vec{E}(t)

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, avec la convention adoptée dans l'énoncé \underline{\vec{E}} \propto \mathrm{e}^{\iota \omega t}, les dérivées temporelles se traduisent en notation complexe par :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \longleftrightarrow \iota\omega \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2} \longleftrightarrow -\omega^2

L'équation différentielle devient ainsi :

\left(-\omega^2 + \iota \frac{\alpha}{m}\omega + \frac{\kappa}{m}\right)\underline{\vec{r}} = -\frac{e}{m}\underline{\vec{E}}

En introduisant la pulsation propre \omega_{\mathrm{o}} et le facteur de qualité Q définis classiquement par :

\omega_{\mathrm{o}}^2 = \frac{\kappa}{m} \quad \text{et} \quad \frac{\omega_{\mathrm{o}}}{Q} = \frac{\alpha}{m}

l'expression entre parenthèses se réécrit :

\left(\omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2 + \iota \frac{\omega\omega_{\mathrm{o}}}{Q}\right)\underline{\vec{r}} = -\frac{e}{m}\underline{\vec{E}}

On en déduit directement la forme demandée :

\boxed{\underline{\vec{r}} = \frac{-\dfrac{e}{m}}{\omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2 + \iota \dfrac{\omega \omega_{\mathrm{o}}}{Q}} \underline{\vec{E}}}

avec :

\boxed{\omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{\frac{\kappa}{m}}} \quad \text{et} \quad \boxed{Q = \frac{\sqrt{m\kappa}}{\alpha} = \frac{m\omega_{\mathrm{o}}}{\alpha}}

Résultat

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II.2 · Solution des équations de Maxwell et aspect énergétique

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, permittivité relative

En déduire la relation de dispersion reliant et .

Voir l'indice

Injecter l'expression du champ électrique d'onde plane dans l'équation d'onde vectorielle en remplaçant le laplacien par -k^2.

Voir la stratégie

Il suffit d'injecter la forme de l'onde plane progressive monochromatique \underline{\vec{E}}(z,t) dans l'équation de propagation fournie et d'expliciter les dérivées spatiales et temporelles.

Voir la réponse courte

Combinaison du rotationnel de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère pour obtenir k^2 = (\omega/c)^2 \varepsilon_r.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit sous forme complexe :

\underline{\vec{E}}(z,t) = E_0 \, \mathrm{e}^{\iota(\omega t - kz)} \, \vec{u}_x

Comme le champ ne dépend spatialement que de la coordonnée z, le laplacien vectoriel se réduit à la dérivée seconde par rapport à z :

\begin{aligned} \Delta \underline{\vec{E}} &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial z^2} = (-\iota k)^2 \, \underline{\vec{E}} = -k^2 \, \underline{\vec{E}} \end{aligned}

De même, pour la dépendance temporelle harmonique :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} &= (\iota \omega)^2 \, \underline{\vec{E}} = -\omega^2 \, \underline{\vec{E}} \end{aligned}

En injectant ces deux expressions dans l'équation de propagation \Delta \underline{\vec{E}} = \frac{\varepsilon_r}{c^2} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2}, on obtient :

-k^2 \, \underline{\vec{E}} = -\frac{\varepsilon_r \omega^2}{c^2} \, \underline{\vec{E}}

Comme cette relation est vérifiée pour tout point (z,t) où l'onde n'est pas identiquement nulle, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{k^2 = \frac{\omega^2}{c^2} \, \varepsilon_r}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : indice complexe, permittivité diélectrique

Établir le lien entre et sans chercher leurs expressions explicites.

Voir l'indice

Développer le carré (k_1 - \iota k_2)^2 et identifier séparément les parties réelles et imaginaires avec (\omega^2/c^2)(\varepsilon_1 - \iota\varepsilon_2).

Voir la réponse courte

Égalité des parties réelles et imaginaires du carré du vecteur d'onde complexe avec la permittivité diélectrique.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion établie à la question Q34 :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}\varepsilon_r

En utilisant la décomposition de la norme du vecteur d'onde k(\omega) = k_1(\omega) - \iota k_2(\omega) avec (k_1, k_2) \in \mathbb{R}^2, on développe le membre de gauche :

k^2 = \big(k_1 - \iota k_2\big)^2 = k_1^2 - k_2^2 - 2\iota k_1 k_2

Par ailleurs, la constante diélectrique relative s'écrit \varepsilon_r(\omega) = \varepsilon_1(\omega) - \iota \varepsilon_2(\omega) avec (\varepsilon_1, \varepsilon_2) \in \mathbb{R}^2. Le membre de droite s'écrit donc :

\frac{\omega^2}{c^2}\varepsilon_r = \frac{\omega^2}{c^2}\varepsilon_1 - \iota \frac{\omega^2}{c^2}\varepsilon_2

Par identification des parties réelle et imaginaire, on obtient le système liant (k_1, k_2) à (\varepsilon_1, \varepsilon_2) :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} k_1^2(\omega) - k_2^2(\omega) &= \frac{\omega^2}{c^2}\,\varepsilon_1(\omega) \\[6pt] 2 k_1(\omega) k_2(\omega) &= \frac{\omega^2}{c^2}\,\varepsilon_2(\omega) \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : onde atténuée, onde progressive

Réécrire le champ électrique réel en fonction de et d'un vecteur unitaire de base.

Voir l'indice

Prendre la partie réelle de la forme complexe en factorisant l'exponentielle réelle d'atténuation.

Voir la réponse courte

Prise de la partie réelle du champ complexe : terme de propagation cosinusoidal modulé par l'atténuation \mathrm{e}^{-k_2 z}.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique complexe s'écrit :

\underline{\vec{E}}(z,t) = E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - k z)} \vec{u}_x

En introduisant l'écriture de k(\omega) = k_1(\omega) - \iota k_2(\omega) définie dans l'énoncé, l'exposant se développe sous la forme :

\begin{aligned} \iota(\omega t - k z) &= \iota \big(\omega t - (k_1 - \iota k_2)z\big) \\ &= -k_2 z + \iota(\omega t - k_1 z) \end{aligned}

Il vient ainsi pour la forme complexe :

\underline{\vec{E}}(z,t) = E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - k_1 z)} \vec{u}_x

Le champ électrique réel \vec{E}(z,t) s'obtient en prenant la partie réelle de \underline{\vec{E}}(z,t), la constante E_{\mathrm{o}} étant réelle :

\boxed{\vec{E}(z,t) = E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \cos(\omega t - k_1 z) \vec{u}_x}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : longueur d'atténuation, effet de peau

Préciser la signification de .

Voir l'indice

Interpréter \delta comme la distance caractéristique sur laquelle l'amplitude de l'onde est divisée par \mathrm{e} (profondeur de pénétration).

Voir la réponse courte

Interprétation physique de \delta comme épaisseur de pénétration ou distance d'atténuation de l'amplitude par un facteur \mathrm{e}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente, l'amplitude du champ électrique s'écrit en fonction de la profondeur de pénétration z sous la forme :

E(z) = E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} = E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-\frac{z}{\delta}}

La grandeur \delta = \frac{1}{k_2} s'exprime en mètres (\mathrm{m}) et représente la longueur d'atténuation (ou épaisseur de peau, ou profondeur de pénétration) de l'onde électromagnétique dans le milieu diélectrique absorbant.

\boxed{\delta = \frac{1}{k_2} \text{ est la distance sur laquelle l'amplitude du champ électrique est divisée par } \mathrm{e} \ (\approx 2{,}72).}

Après la traversée d'une épaisseur z = \delta, l'amplitude du champ est réduite à environ 37\,\% de sa valeur incidente, et l'intensité lumineuse (proportionnelle au carré du champ) est divisée par \mathrm{e}^2 \approx 7{,}4.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : milieu peu absorbant, indice complexe

Dans l'hypothèse où la matière est peu absorbante, exprimer et en fonction de et de .

Voir l'indice

Utiliser l'hypothèse d'absorption faible \varepsilon_2 \ll \varepsilon_1 pour effectuer un développement limité de la racine carrée de \varepsilon_r.

Voir la stratégie
  1. Traduire l'hypothèse d'un milieu peu absorbant par la condition \varepsilon_2 \ll \varepsilon_1 (ou k_2 \ll k_1).
  2. Utiliser la relation de dispersion k = \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_r} et effectuer un développement limité au premier ordre, ou exploiter directement le système d'équations établi à la question Q35.
  3. Identifier la partie réelle k_1 et le terme d'atténuation k_2.
Voir la réponse courte

Développement à l'ordre un pour \varepsilon_2 \ll \varepsilon_1, donnant les expressions explicites approchées de k_1 et k_2.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q34 :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}\varepsilon_r = \frac{\omega^2}{c^2}(\varepsilon_1 - \iota\varepsilon_2)

Pour une onde se propageant dans le sens des z croissants, on choisit la racine carrée de partie réelle positive :

k = \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_1 - \iota\varepsilon_2} = \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_1}\left(1 - \iota\frac{\varepsilon_2}{\varepsilon_1}\right)^{1/2}

L'hypothèse d'un milieu peu absorbant signifie que la composante dissipative est négligeable devant la composante dispersive, soit \varepsilon_2 \ll \varepsilon_1.

En effectuant un développement limité au premier ordre de (1 - u)^{1/2} \simeq 1 - \frac{u}{2} pour u = \iota\frac{\varepsilon_2}{\varepsilon_1} \ll 1, il vient :

k \simeq \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_1}\left(1 - \frac{\iota}{2}\frac{\varepsilon_2}{\varepsilon_1}\right) = \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_1} - \iota\,\frac{\omega}{2c}\frac{\varepsilon_2}{\sqrt{\varepsilon_1}}

Par identification avec l'écriture k = k_1 - \iota k_2 imposée à la question Q35, on obtient :

\boxed{k_1(\omega) \simeq \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_1(\omega)}} \quad \text{et} \quad \boxed{k_2(\omega) \simeq \frac{\omega}{2c}\frac{\varepsilon_2(\omega)}{\sqrt{\varepsilon_1(\omega)}}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de phase, milieu dispersif

Définir la vitesse de phase et l'exprimer en fonction de et de . Le milieu est-il dispersif ?

Voir l'indice

Rappeler la définition v_\varphi = \omega/k_1 et examiner sa dépendance explicite avec la pulsation \omega pour statuer sur le caractère dispersif.

Voir la réponse courte

Définition v_\varphi = \omega/k_1 \simeq c/\sqrt{\varepsilon_1}, dépendant de \omega donc le milieu est dispersif.

Voir le corrigé complet

La vitesse de phase v_\varphi est la vitesse de déplacement d'une surface d'équiphase (front d'onde). Pour une onde se propageant selon (Oz), la phase s'écrit \varphi(z, t) = \omega t - k_1 z. Le maintien d'une phase constante le long de la propagation impose :

\mathrm{d}\varphi = \omega\,\mathrm{d}t - k_1\,\mathrm{d}z = 0 \implies \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{k_1}

d'où la définition générale :

\boxed{v_\varphi = \frac{\omega}{k_1}}

D'après le résultat de la question Q38, dans l'approximation d'un milieu peu absorbant, on a k_1(\omega) \simeq \frac{\omega}{c}\sqrt{\varepsilon_1(\omega)}. On en déduit :

\boxed{v_\varphi(\omega) = \frac{c}{\sqrt{\varepsilon_1(\omega)}}}

Un milieu est dit dispersif si la vitesse de phase dépend de la pulsation \omega. Or, l'expression de \varepsilon_1(\omega) établie à la question Q33 dépend explicitement de \omega :

\varepsilon_1(\omega) = 1 + \frac{\Omega^2(\omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2)}{(\omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2)^2 + \left(\frac{\omega\omega_{\mathrm{o}}}{Q}\right)^2}

Par conséquent, la vitesse de phase v_\varphi dépend de \omega : le milieu est dispersif.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, bilan d'énergie électromagnétique

Exprimer la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting en fonction de et d'un vecteur unitaire de base.

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting en notation complexe : \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2}\mathrm{Re}(\underline{\vec{E}}\wedge\underline{\vec{B}}^*).

Voir la stratégie

Pour calculer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting \langle\vec{\Pi}\rangle = \left\langle \frac{1}{\mu_{\mathrm{o}}} \vec{E} \wedge \vec{B} \right\rangle, deux méthodes sont envisageables :

  1. Utiliser le formalisme complexe adapté aux moyennes temporelles de produits de grandeurs harmoniques : \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_{\mathrm{o}}} \mathrm{Re}\left( \underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^* \right).
  2. Exprimer les composantes réelles des champs \vec{E} et \vec{B}, former le produit direct puis moyenner sur une période temporelle.

La méthode complexe est particulièrement rapide et élégante.

Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du flux d'énergie \frac{1}{2}\mathrm{Re}(\underline{\vec{E}}\wedge\underline{\vec{B}}^*) décroissant exponentiellement en \mathrm{e}^{-2k_2 z}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q27, Q29 et Q35, le champ électrique complexe s'écrit :

\underline{\vec{E}}(z, t) = E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - k_1 z)} \vec{u}_x

et le champ magnétique associé est donné par :

\underline{\vec{B}}(z, t) = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega} = \frac{k}{\omega} \vec{u}_z \wedge \underline{\vec{E}} = \frac{k_1 - \iota k_2}{\omega} E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - k_1 z)} \vec{u}_y

Le complexe conjugué du champ magnétique s'exprime donc sous la forme :

\underline{\vec{B}}^*(z, t) = \frac{k_1 + \iota k_2}{\omega} E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \mathrm{e}^{-\iota(\omega t - k_1 z)} \vec{u}_y

Calculons le produit vectoriel \underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^* en utilisant \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^* &= \left( E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \mathrm{e}^{\iota(\omega t - k_1 z)} \vec{u}_x \right) \wedge \left( \frac{k_1 + \iota k_2}{\omega} E_{\mathrm{o}} \mathrm{e}^{-k_2 z} \mathrm{e}^{-\iota(\omega t - k_1 z)} \vec{u}_y \right) \\ &= \frac{k_1 + \iota k_2}{\omega} E_{\mathrm{o}}^2 \mathrm{e}^{-2 k_2 z} \, \vec{u}_z \end{aligned}

La valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting est alors :

\langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_{\mathrm{o}}} \mathrm{Re}\left( \underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^* \right) = \frac{1}{2\mu_{\mathrm{o}}} \mathrm{Re}\left( \frac{k_1 + \iota k_2}{\omega} E_{\mathrm{o}}^2 \mathrm{e}^{-2 k_2 z} \right) \vec{u}_z

Comme k_1, k_2, E_{\mathrm{o}}, \mu_{\mathrm{o}} et \omega sont réels, on obtient :

\boxed{\langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{k_1(\omega) E_{\mathrm{o}}^2}{2\mu_{\mathrm{o}} \omega} \mathrm{e}^{-2 k_2(\omega) z} \, \vec{u}_z}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : absorbance, loi de beer-lambert

Montrer qu'à pulsation fixée, est proportionnelle à .

Voir l'indice

Injecter l'expression du flux de Poynting à z et z+L dans la définition de l'absorbance pour simplifier le rapport.

Voir la réponse courte

Définition de l'absorbance par le logarithme du rapport des flux, reliant directement \mathcal{A}_L au terme d'atténuation 2 k_2 L.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q40, la norme de la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting s'écrit :

\|\langle\vec{\Pi}(z)\rangle\| = \frac{k_1(\omega) E_0^2}{2\mu_0 \omega} \mathrm{e}^{-2 k_2(\omega) z}

En évaluant cette grandeur en z+L, le rapport des intensités moyennes vaut :

\frac{\|\langle\vec{\Pi}(z+L)\rangle\|}{\|\langle\vec{\Pi}(z)\rangle\|} = \frac{\mathrm{e}^{-2 k_2 (z+L)}}{\mathrm{e}^{-2 k_2 z}} = \mathrm{e}^{-2 k_2 L}

En injectant ce rapport dans la définition de l'absorbance \mathcal{A}_L donnée par l'énoncé :

\begin{aligned} \mathcal{A}_L &= -\log_{10}\left( \frac{\|\langle\vec{\Pi}(z+L)\rangle\|}{\|\langle\vec{\Pi}(z)\rangle\|} \right) \\ &= -\log_{10}\left(\mathrm{e}^{-2 k_2 L}\right) \\ &= -\frac{\ln\left(\mathrm{e}^{-2 k_2 L}\right)}{\ln 10} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\mathcal{A}_L = \frac{2 L}{\ln 10} \, k_2}

À pulsation \omega fixée et pour une longueur de cuve L donnée, les grandeurs L et \ln 10 sont des constantes : \mathcal{A}_L est donc bien proportionnelle à k_2.

Résultat

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : spectroscopie d'absorption, pulsation de résonance

Déduire l'information que Major Tom pourrait extraire de l'absorbance.

Voir l'indice

Relier l'absorbance à la concentration molaire de l'échantillon ou à sa composition chimique via la loi de Beer-Lambert.

Voir la stratégie
  1. Relier l'absorbance \mathcal{A}_L aux caractéristiques microscopiques du milieu via le coefficient d'atténuation k_2(\omega) et la partie imaginaire de la permittivité diélectrique \varepsilon_2(\omega).
  2. Analyser le spectre d'absorption \mathcal{A}_L(\omega) pour distinguer les informations qualitatives (identification chimique) et quantitatives (dosage / concentration).
Voir la réponse courte

Identification des résonances d'absorption permettant de déterminer la composition chimique et la densité du gaz atmosphérique.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q41 et Q38, l'absorbance sur une longueur L s'écrit :

\mathcal{A}_L(\omega) = \frac{2L}{\ln 10} k_2(\omega) \simeq \frac{L}{c\ln 10}\frac{\omega\,\varepsilon_2(\omega)}{\sqrt{\varepsilon_1(\omega)}}

Or, l'expression de \varepsilon_2(\omega) établie au II.1 présente une résonance très piquée autour de la pulsation propre \omega \simeq \omega_{\mathrm{o}} :

\varepsilon_2(\omega) = \frac{\Omega^2 \frac{\omega\omega_{\mathrm{o}}}{Q}}{\left(\omega_{\mathrm{o}}^2 - \omega^2\right)^2 + \left(\frac{\omega\omega_{\mathrm{o}}}{Q}\right)^2}

En mesurant le spectre d'absorption \mathcal{A}_L en fonction de la pulsation \omega (ou de la fréquence f), Major Tom peut ainsi extraire :

  • Une information qualitative (identification des espèces) : la position du maximum d'absorption fournit la pulsation de résonance \omega_{\mathrm{o}} = \sqrt{\kappa/m}, caractéristique des liaisons et de la structure électronique de l'atome ou de la molécule étudiée (spectroscopie d'identification).
  • Une information quantitative (concentration) : l'amplitude du pic d'absorbance est directement proportionnelle à \Omega^2, grandeur reliée à la densité volumique N d'oscillateurs (ou à la concentration molaire C, conformément à la loi de Beer-Lambert \mathcal{A}_L \propto C).
  • Une information sur la dissipation : la largeur de la bande d'absorption à mi-hauteur renseigne sur le facteur de qualité Q et le coefficient d'amortissement \alpha (durée de vie des états excités, collisions dans le milieu).
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Partie III : Mesure optique et spectroscopie

III.1 · Spectroscopie Ultra-Violette/Visible (UV/Vis)

Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : état stationnaire, fonction d'onde

Définir un état stationnaire en physique quantique.

Voir l'indice

Préciser l'indépendance temporelle des grandeurs observables et de la densité de probabilité de présence pour un état propre du hamiltonien.

Voir la réponse courte

État d'énergie définie dont la densité de probabilité de présence est indépendante du temps.

Voir le corrigé complet

En physique quantique, un état stationnaire est un état dont toutes les grandeurs mesurables sont invariantes au cours du temps. En particulier, la densité de probabilité de présence est indépendante du temps :

\rho(\vec{r},t) = |\Psi(\vec{r},t)|^2 = \rho(\vec{r})

De manière équivalente :

  • C'est un état d'énergie parfaitement déterminée E, c'est-à-dire un état propre du hamiltonien \hat{H} associé à la valeur propre E :

    \hat{H} \varphi(\vec{r}) = E \varphi(\vec{r})
  • La fonction d'onde spatio-temporelle se factorise sous la forme :

    \boxed{\Psi(\vec{r}, t) = \varphi(\vec{r}) \, \mathrm{e}^{-\iota \frac{E t}{\hbar}}}

    où le terme temporel n'est qu'un facteur de phase sans influence sur les densités de probabilité ni sur les valeurs moyennes d'observables indépendantes du temps.

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger

Rappeler l'équation de Schrödinger dépendante du temps.

Voir l'indice

Écrire la forme générale de l'équation de Schrödinger dépendant du temps avec la dérivée temporelle d'ordre 1.

Voir la réponse courte

Citation de l'équation de Schrödinger unidimensionnelle i\hbar \frac{\partial \Psi}{\partial t} = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2 \Psi}{\partial x^2} + V(x)\Psi.

Voir le corrigé complet

Pour une particule quantique non relativiste de masse m évoluant à une dimension le long de l'axe (Ox) sous l'action d'une énergie potentielle V(x,t), l'équation de Schrödinger dépendante du temps s'écrit :

\boxed{\iota \hbar \frac{\partial \Psi}{\partial t}(x,t) = -\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\partial^2 \Psi}{\partial x^2}(x,t) + V(x,t) \Psi(x,t)}

Elle peut également s'écrire sous forme opérationnelle :

\iota \hbar \frac{\partial \Psi}{\partial t} = \hat{H}\Psi

où \hat{H} = -\dfrac{\hbar^2}{2m}\dfrac{\partial^2}{\partial x^2} + V(x,t) est l'opérateur hamiltonien du système.

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : puits de potentiel infini, fonction d'onde

Pour , écrire la forme générale des solutions . On pose .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle du second ordre à coefficients constants sur l'intervalle où le potentiel V(x) est identiquement nul.

Voir la stratégie
  1. Injecter V(x) = 0 pour x \in ]0, a[ dans l'équation de Schrödinger stationnaire fournie par l'énoncé.
  2. Exprimer l'équation différentielle sous forme canonique à l'aide de la grandeur \kappa^2 = \frac{2mE}{\hbar^2}.
  3. Donner la solution générale sous forme d'oscillateur harmonique spatial.
Voir la réponse courte

Équation différentielle d'oscillateur spatial libre à l'intérieur du puits : solution \varphi(x) = A\cos(\kappa x) + B\sin(\kappa x).

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle x \in ]0, a[, l'énergie potentielle est nulle (V(x) = 0). L'équation de Schrödinger stationnaire se réduit à :

-\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\mathrm{d}^2 \varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) = E \varphi(x)

Comme E > 0, en posant \kappa^2 = \frac{2mE}{\hbar^2} avec \kappa = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar} > 0, l'équation devient :

\frac{\mathrm{d}^2 \varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \kappa^2 \varphi(x) = 0

Il s'agit de l'équation différentielle linéaire scalaire d'ordre 2 à coefficients constants régissant un oscillateur harmonique spatial. La forme générale des solutions sur ]0, a[ s'écrit donc :

\boxed{\varphi(x) = A \cos(\kappa x) + B \sin(\kappa x)}

où A et B sont deux constantes complexes d'intégration (qui s'écrit de manière équivalente sous la forme \varphi(x) = C_1 \mathrm{e}^{\imath \kappa x} + C_2 \mathrm{e}^{-\imath \kappa x} avec C_1, C_2 \in \mathbb{C}).

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : quantification de l'énergie, puits de potentiel infini

En écrivant les conditions limites de la fonction d'onde en et , en déduire l'expression des énergies. Écrire en particulier l'énergie de l'état fondamental et exprimer l'énergie d'un état excité pour en fonction de et de .

Voir l'indice

Imposer l'annulation de la fonction d'onde en x=0 puis en x=a pour discrétiser les valeurs permises du vecteur d'onde \kappa.

Voir la stratégie
  1. Imposer les conditions aux limites issues du confinement de la particule : la fonction d'onde s'annule aux frontières du domaine spatial accessible (x=0 et x=a).
  2. Identifier les valeurs permises pour le paramètre \kappa, puis déduire les niveaux d'énergie quantifiés E_n.
  3. Exprimer l'énergie du fondamental E_1 (n=1) et relier l'énergie de chaque état E_n à E_1.
Voir la réponse courte

Annulation de la fonction d'onde aux parois imposant \kappa a = n\pi, d'où la loi d'énergie E_n = n^2 E_1.

Voir le corrigé complet

L'espace accessible à la particule étant strictement limité au segment ]0, a[, la probabilité de présence est identiquement nulle à l'extérieur (x < 0 et x > a). Par continuité de la fonction d'onde en x = 0 et x = a, on impose les conditions aux limites :

\varphi(0) = 0 \quad \text{et} \quad \varphi(a) = 0

D'après la forme générale établie à la question Q45, \varphi(x) = A \cos(\kappa x) + B \sin(\kappa x) :

  • En x = 0 :

    \varphi(0) = A = 0

    La solution spatiale se réduit à \varphi(x) = B \sin(\kappa x).

  • En x = a :

    \varphi(a) = B \sin(\kappa a) = 0

Pour décrire un état physique non nul (B \neq 0), il faut :

\sin(\kappa a) = 0 \iff \kappa a = n\pi, \quad n \in \mathbb{Z}^*

Puisque E > 0, on a \kappa = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar} > 0. De plus, changer le signe de n ne fait que changer le signe global de la fonction d'onde (absorbé dans la constante de normalisation B). On restreint donc aux entiers strictement positifs :

\kappa_n = \frac{n\pi}{a}, \quad n \in \mathbb{N}^*

Sachant que \kappa^2 = \dfrac{2mE}{\hbar^2}, l'énergie de la particule est quantifiée selon :

E_n = \frac{\hbar^2 \kappa_n^2}{2m} = \frac{n^2 \pi^2 \hbar^2}{2m a^2} = \frac{n^2 h^2}{8 m a^2}

L'état fondamental correspond au niveau de plus basse énergie, soit n = 1 :

\boxed{E_1 = \frac{\pi^2 \hbar^2}{2m a^2} = \frac{h^2}{8 m a^2}}

Pour tout état de niveau n \in \mathbb{N}^*, l'énergie s'exprime en fonction de E_1 sous la forme :

\boxed{E_n = n^2 E_1}

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : boîte quantique, modèle des électrons libres, transition optique

a) En notant la distance moyenne entre deux carbones, écrire l'expression de en fonction de . b) Établir la relation entre la longueur d'onde associée à la transition et la distance entre deux atomes de carbone . c) Application numérique : pour , déterminer l'ordre de grandeur de qui sert de référence à Major Tom.

Voir l'indice

Décompter le nombre de liaisons carbone-carbone sur la chaîne linéaire du butadiène, puis calculer l'écart énergétique entre le niveau n=N/2 et n=N/2+1.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie de la chaîne carbonée du but-1,3-diène pour relier la largeur du puits a à la distance intercarbone d_{\mathrm{cc}}.
  2. Déterminer les numéros quantiques des niveaux HOMO et LUMO pour N = 4 atomes de carbone, calculer le saut d'énergie \Delta E à l'aide des résultats de la question Q46, puis utiliser la relation de Planck-Einstein.
  3. Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé et identifier le domaine spectral correspondant.
Voir la réponse courte

Modélisation de la chaîne conjuguée, calcul de l'écart d'énergie fondamental-excité et estimation numérique de la longueur d'onde absorbée.

Voir le corrigé complet

a) Le but-1,3-diène possède un squelette composé de N = 4 atomes de carbone alignés. L'intervalle accessible aux électrons délocalisés s'étend du premier carbone au dernier, ce qui correspond à 3 liaisons carbone-carbone consécutives de longueur moyenne d_{\mathrm{cc}}. La largeur du puits de potentiel s'écrit donc :

\boxed{a = 3\,d_{\mathrm{cc}}} \quad (\text{ou de façon générale } a = (N-1)d_{\mathrm{cc}})

b) D'après l'énoncé, pour une molécule à N atomes de carbone, les N/2 premiers niveaux d'énergie sont occupés par les électrons à l'état fondamental. Pour le but-1,3-diène (N = 4) :

  • le dernier niveau occupé (HOMO) correspond au niveau quantique n_1 = \frac{N}{2} = 2 ;
  • le premier niveau vacant (LUMO) correspond au niveau quantique n_2 = \frac{N}{2} + 1 = 3.

D'après la question Q46, l'énergie d'un niveau quantique vaut E_n = n^2 E_1 avec E_1 = \frac{h^2}{8 m a^2}. La variation d'énergie lors de la transition HOMO-LUMO s'écrit :

\begin{aligned} \Delta E &= E_3 - E_2 = (3^2 - 2^2) E_1 = 5 E_1 = 5\,\frac{h^2}{8 m a^2} \end{aligned}

De façon générale pour un nombre N pair d'atomes de carbone :

\Delta E = \left[\left(\frac{N}{2}+1\right)^2 - \left(\frac{N}{2}\right)^2\right] E_1 = (N+1)E_1 = (N+1)\frac{h^2}{8 m a^2}

La relation de Planck-Einstein reliant la pulsation (ou fréquence) du photon absorbé à la différence d'énergie est \Delta E = \frac{h c}{\lambda}, d'où :

\begin{aligned} \frac{h c}{\lambda} &= (N+1)\frac{h^2}{8 m a^2} \implies \lambda = \frac{8 m c a^2}{(N+1)h} \end{aligned}

En injectant a = 3\,d_{\mathrm{cc}} et N = 4 :

\boxed{\lambda = \frac{72\,m c\,d_{\mathrm{cc}}^2}{5\,h}}

c) Données de l'énoncé :

  • m = 9{,}1 \cdot 10^{-31}\text{ kg},
  • c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
  • h = 6{,}6 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s},
  • d_{\mathrm{cc}} \simeq 10^{-10}\text{ m}.

Calcul de l'ordre de grandeur de \lambda :

\begin{aligned} \lambda &= \frac{72 \times 9{,}1 \cdot 10^{-31} \times 3{,}0 \cdot 10^8 \times (10^{-10})^2}{5 \times 6{,}6 \cdot 10^{-34}} \\ &= \frac{72 \times 27{,}3}{33} \cdot 10^{-9}\text{ m} \simeq \frac{1966}{33} \cdot 10^{-9}\text{ m} \simeq 60 \cdot 10^{-9}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\lambda \simeq 60\text{ nm}}

Cette longueur d'onde se situe dans l'ultraviolet lointain (UV extrême).

Résultat

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III.2 · Interféromètre d’Young : mesure de l’indice optique

Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : collimateur, condition de gauss, interférence à deux ondes

Expliquer l'intérêt de placer la source dans le plan focal objet de la première lentille.

Voir l'indice

Rappeler la propriété de collimation d'une lentille convergente pour produire un faisceau parallèle sous incidence normale sur les fentes.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'action d'une lentille convergente sur une onde issue d'un point de son plan focal objet (formation d'un faisceau parallèle, c'est-à-dire d'une onde plane).
  2. Analyser les conséquences sur les surfaces d'onde atteignant le plan des fentes d'Young et sur la différence de chemin optique en amont des fentes.
Voir la réponse courte

Émergence d'un faisceau parallèle en onde plane éclairant les deux fentes sous incidence normale.

Voir le corrigé complet

La source ponctuelle S étant située au foyer principal objet F_1 de la lentille convergente (\mathcal{L}_1), les rayons issus de S émergent de la lentille parallèlement à l'axe optique (Oz). L'onde transmise par (\mathcal{L}_1) est donc une onde plane se propageant selon l'axe optique sous incidence normale.

Cette configuration présente deux intérêts majeurs :

  • Égalité des chemins optiques en amont : les plans perpendiculaires à l'axe optique sont des surfaces d'onde (surfaces équiphases). Le plan des fentes d'Young étant perpendiculaire à l'axe (Oz), les deux fentes sont atteintes en phase par l'onde incidente :

    [S S_1] = [S S_2] \implies \delta_{\text{amont}} = 0

    Aucune différence de marche parasite n'est donc introduite en amont du dispositif interférentiel.

  • Rendement lumineux : la lentille permet de collecter un cône de lumière important issu de la source S et de le diriger vers les fentes sous la forme d'un faisceau collimaté, augmentant ainsi nettement l'éclairement sur l'écran par rapport à une source placée à l'infini sans optique de collimation.
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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : différence de marche, trou d'young

Déterminer la différence de marche en un point (figure 10) sur l'écran en fonction de la distance entre les fentes, et . On se placera dans les conditions de Gauss.

Voir l'indice

Calculer la différence de chemin optique entre les deux rayons émergeant des fentes et convergeant au point M du plan focal image.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la différence de marche \delta(M) = [S M]_1 - [S M]_2 en amont et en aval des fentes.
  2. Exploiter le fait que la source est au foyer de (\mathcal{L}_1) et que les deux cuves sont initialement identiques pour simplifier la contribution en amont.
  3. Appliquer le théorème de Malus au niveau de la seconde lentille (\mathcal{L}_2) pour ramener le calcul du chemin optique en aval à un problème géométrique simple dans l'approximation de Gauss.
Voir la réponse courte

Calcul du chemin optique dans le plan focal image de la lentille : \delta = a x / f'_1.

Voir le corrigé complet

Notons S_1 la fente inférieure située en x_1 = -a/2 et S_2 la fente supérieure située en x_2 = +a/2. La différence de marche totale au point M(x,y,0) de l'écran s'écrit :

\delta(M) = [S S_1 M] - [S S_2 M] = \left([S S_1] - [S S_2]\right) + \left([S_1 M] - [S_2 M]\right)

1. En amont des fentes :

  • La source ponctuelle S est au foyer principal objet de la lentille (\mathcal{L}_1) (question Q48) : l'onde incidente sur les fentes est plane, à fronts d'onde perpendiculaires à l'axe optique (Oz), donc [S S_1]_{\text{lentille}} = [S S_2]_{\text{lentille}}.
  • Les deux cuves C_1 et C_2 sont géométriquement identiques et remplies initialement du même gaz à la même pression, donc elles introduisent le même chemin optique :

    [S S_1] - [S S_2] = 0

2. En aval des fentes : L'écran est situé dans le plan focal image de la lentille (\mathcal{L}_2) de distance focale image f'_1. Par conséquent, les rayons qui interfèrent au point M(x,y,0) de l'écran correspondent à deux rayons parallèles en amont de (\mathcal{L}_2), inclinés d'un angle \theta par rapport à l'axe optique (Oz) tel que :

\tan\theta = \frac{x}{f'_1}

D'après le théorème de Malus, la lentille (\mathcal{L}_2) assure le stigmatisme entre une onde plane incidente inclinée d'angle \theta et le point image focal M : le chemin optique séparant un front d'onde plan \Sigma (orthogonal aux rayons émergents inclinés) du foyer M est constant pour tous les rayons.

En projetant la fente S_2 orthogonalement sur le rayon issu de S_1 en un point noté H, la différence de marche géométrique s'écrit :

[S_1 M] - [S_2 M] = S_1 H = a \sin\theta

Dans l'approximation paraxiale de Gauss, l'angle \theta est petit (\theta \ll 1), de sorte que :

\sin\theta \simeq \tan\theta \simeq \frac{x}{f'_1}

On en déduit l'expression de la différence de marche au point M :

\boxed{\delta(M) = \frac{a x}{f'_1}}

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : frange centrale, ordre d'interférence

Identifier la position initiale de la frange d'ordre d'interférence nul.

Voir l'indice

Examiner la symétrie du montage lorsque les deux cuves sont remplies du même gaz sous des conditions identiques.

Voir la réponse courte

Annulation de la différence de marche pour le rayon passant par l'axe optique, d'où x = 0.

Voir le corrigé complet

L'ordre d'interférence p(M) en un point M de l'écran est défini par :

p(M) = \frac{\delta(M)}{\lambda}

La frange d'ordre d'interférence nul correspond à p = 0, soit une différence de marche nulle :

\delta(M) = 0

À l'état initial, les deux cuves C_1 et C_2 sont identiques, de même longueur \ell, et contiennent le même gaz à la même pression (pression atmosphérique). Elles introduisent donc exactement le même chemin optique sur le faisceau issu de chaque fente :

\delta_{\text{cuves}} = [C_2] - [C_1] = n_{\text{gaz}}\ell - n_{\text{gaz}}\ell = 0

La différence de marche totale se réduit donc à la différence de marche établie à la question Q49 :

\delta(x) = \frac{a\,x}{f'_1}

La condition \delta(x) = 0 donne immédiatement :

\boxed{x = 0}

Initialement, la frange d'ordre d'interférence nul est donc située au centre du système de franges, c'est-à-dire sur l'axe optique au foyer principal image F'_2 de la lentille \mathcal{L}_2. Il s'agit d'une frange brillante.

Résultat

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Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : chemin optique, mesure d'indice, trou d'young

a) Lorsque la pression dans est considérée comme nulle, déterminer la position sur l'écran de la frange d'ordre nul. b) Déterminer l'expression de l'indice du gaz de l'atmosphère à la pression atmosphérique et la valeur numérique déterminée par Major Tom.

Voir l'indice

Exprimer la variation de chemin optique introduite par le vidage de la cuve C_2 (\Delta\delta = (n_{\mathrm{gaz}}-1)\ell) et la relier au défilement des franges N\lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique le long de chacun des deux trajets en tenant compte de la présence du gaz d'indice n_{\mathrm{gaz}} dans la cuve C_1 et du vide (n=1) dans la cuve C_2.
  2. Établir la nouvelle différence de marche sur l'écran en sommant la différence de marche géométrique établie à la question Q49 et le déphasage optique introduit par la différence d'indice entre les cuves.
  3. Déterminer l'abscisse de la frange centrale d'ordre nul correspondant à une différence de marche totale nulle.
  4. Relier la variation de différence de marche au centre de l'écran (x=0) au nombre N de franges qui ont défilé, puis en déduire l'expression et la valeur numérique de l'indice n_{\mathrm{gaz}}.
Voir la réponse courte

Déplacement du zéro d'interférence dû au déphasage géométrique (n_{\mathrm{gaz}}-1)e, d'où l'expression et la valeur de l'indice.

Voir le corrigé complet

a) Position de la frange d'ordre nul lorsque la cuve C_2 est vide

Notons S_2 la fente supérieure (x_2 = +a/2, associée à la cuve C_2) et S_1 la fente inférieure (x_1 = -a/2, associée à la cuve C_1).

D'après la question Q48, la source S étant au foyer objet de la première lentille, l'onde incidente arrive en phase sur le plan des fentes : [S S_1] = [S S_2].

Lorsque la cuve C_2 est vidée (milieu intérieur assimilé au vide, d'indice n=1), tandis que la cuve C_1 contient toujours le gaz à pression atmosphérique d'indice n_{\mathrm{gaz}}, la différence de chemin optique introduite par les cuves s'écrit :

\delta_{\text{cuves}} = [C_1] - [C_2] = n_{\mathrm{gaz}}\ell - 1\cdot\ell = (n_{\mathrm{gaz}} - 1)\ell

En ajoutant la différence de marche géométrique déterminée à la question Q49, la différence de marche totale au point M(x) de l'écran s'écrit :

\delta(M) = [S S_1 M] - [S S_2 M] = (n_{\mathrm{gaz}} - 1)\ell + \frac{a x}{f'_1}

La frange d'ordre nul est le lieu géométrique des points où la différence de marche est nulle, \delta(M) = 0, soit :

\frac{a x_0}{f'_1} + (n_{\mathrm{gaz}} - 1)\ell = 0

On en déduit la position de la frange centrale :

\boxed{x_0 = -\frac{(n_{\mathrm{gaz}} - 1)\ell f'_1}{a}}

La frange d'ordre nul s'est donc déplacée vers les x négatifs, c'est-à-dire vers le bas, du côté de la fente où le milieu est le plus réfringent (C_1).

b) Expression et calcul de l'indice n_{\mathrm{gaz}}

Au niveau du capteur placé sur l'axe optique en x = 0 :

  • À l'état initial, les deux cuves contiennent le même gaz, d'où \delta_{\mathrm{initial}}(0) = 0 (frange brillante centrale).
  • À l'état final, la cuve C_2 est sous vide, donc la différence de marche vaut :

    \delta_{\mathrm{final}}(0) = (n_{\mathrm{gaz}} - 1)\ell

Pendant le vidage continu de la cuve, l'ordre d'interférence en ce point varie continûment. Le passage de N franges brillantes successives, avec une intensité maximale à l'état final, traduit une variation de différence de marche égale à un multiple entier de la longueur d'onde :

\Delta \delta(0) = \delta_{\mathrm{final}}(0) - \delta_{\mathrm{initial}}(0) = (n_{\mathrm{gaz}} - 1)\ell = N \lambda

On en déduit l'expression littérale de l'indice du gaz :

\boxed{n_{\mathrm{gaz}} = 1 + \frac{N \lambda}{\ell}}

Application numérique :

  • N = 100
  • \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}00 \cdot 10^{-7}\text{ m}
  • \ell = 20{,}0\text{ cm} = 0{,}200\text{ m}
n_{\mathrm{gaz}} - 1 = \frac{100 \times 6{,}00 \cdot 10^{-7}\text{ m}}{0{,}200\text{ m}} = 3{,}00 \cdot 10^{-4}

D'où :

\boxed{n_{\mathrm{gaz}} = 1{,}000300}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (19 % des questions, partie II), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (18 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (11 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Interférences par division du front d'onde, Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Quantification et confinement, Référentiels non galiléens et forces d'inertie…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2026 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 23 questions sur 51 (45 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie III.2 (Q48 à Q51). Avec les autres programmes de première année : 23 en PCSI, 23 en PTSI, 23 en MP2I, 23 en TSI1 et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2026 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q11 (conservation de l'énergie), Q16 (onde amortie), Q21 (diagramme de bode), Q23 (capacité thermique), Q47 (boîte quantique) et Q51 (chemin optique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2026 ?

Questions de cours : Q3 (force d'inertie d'entraînement), Q8 (pulsation propre), Q14 (onde longitudinale), Q22 (loi de laplace), Q25 (théorème de gauss), Q26 (équation de maxwell), Q27 (onde plane progressive harmonique), Q29 (équation de maxwell-faraday)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (pendule simple), Q7 (oscillateur harmonique), Q17 (oscillateur amorti), Q32 (modèle de l'électron lié), Q46 (quantification de l'énergie) et Q49 (différence de marche).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (38 sur 51), par exemple : Q2 à Q10, Q12 à Q15, Q18 à Q20, Q24, Q26 à Q32, Q34 à Q39, Q42 à Q46 et Q48 à Q50. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q11, Q16, Q17, Q22, Q33 et Q41.

Le sujet CCINP Physique MP 2026 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet à nombreuses questions proches du cours avec une progression des difficultés, mais plusieurs questions de fin de partie (Q11 à Q13, Q42, Q51 et Q52) n'ont pas été abordées. Moyenne : 9,64/20 (écart-type 3,88, 6 790 présents).

Quelle longueur de puits retenir pour le butadiène en Q47 ?

a = 3 d_{\mathrm{cc}} : les quatre atomes de carbone consécutifs définissent trois liaisons interatomiques. Comme l'énoncé indique que le domaine accessible s'étend du premier au dernier carbone, l'espace vaut trois intervalles.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.