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Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2025

Production et caractérisation d'impulsions laser attosecondes

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 31 questions sur 41, partie III en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 32 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique, Physique quantique, Électromagnétisme · 8 incontournables · 32 questions de première année
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Ce sujet d'un très grand intérêt d'actualité est consacré aux fondements théoriques et expérimentaux de la science attoseconde, récompensée par le prix Nobel de physique en 2023 (attribué à Anne L'Huillier, Pierre Agostini et Ferenc Krausz). Il balaye avec élégance la physique microscopique et ondulatoire contemporaine : focalisation extrême d'un faisceau laser femtoseconde impulsionnel, physique des champs forts et modèle semi-classique en trois étapes de Corkum pour la génération d'harmoniques élevées (HHG), synthèse temporelle d'impulsions ultrabrèves par interférence d'harmoniques, caractérisation par métrologie quantique interférométrique pompe-sonde (protocole RABITT), et spectrométrie des photoélectrons par guidage magnétique adiabatique. C'est un sujet formateur, complet et très valorisant pour réviser l'articulation entre mécanique classique, optique physique et modélisation quantique.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,42/20)
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

21 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (21) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie III (Q36 à Q41) est totalement indépendante des deux premières et repose exclusivement sur l'étude mécanique du mouvement d'une particule chargée dans un champ magnétique stationnaire.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

41 questions
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Questions

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : modèle de bohr, moment cinétique

Dans le cadre du modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène, déterminer l'expression de la période de révolution de l'électron dans son niveau fondamental, qu'on notera , en fonction de , de la constante réduite de Planck et de la masse de l'électron .

Voir l'indice

Associer le principe fondamental de la dynamique sur orbite circulaire à la condition de quantification du moment cinétique orbital de Bohr L_n = n\hbar avec n=1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire sous l'effet de l'interaction coulombienne avec le proton supposé fixe à l'origine.
  2. Utiliser la condition de quantification du moment cinétique orbital de Bohr dans l'état fondamental (n=1) pour déterminer le rayon de l'orbite et la vitesse de l'électron.
  3. En déduire la période de révolution T_e = 2\pi r/v.
Voir la réponse courte

Quantification du moment cinétique L = n\hbar = m v r et PFD m v^2/r = q^2/(4\pi\varepsilon_0 r^2) donnent r_1, v_1 puis T_e = 2\pi r_1 / v_1.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de Bohr, le proton est considéré comme fixe à l'origine en raison de sa masse très supérieure à celle de l'électron. L'électron, de masse m et de charge -e, décrit une orbite circulaire de rayon r à la vitesse scalaire constante v.

Il subit la force d'attraction coulombienne exercée par le noyau :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r = -\frac{q^2}{r^2}\,\vec{u}_r

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe normal centripète \vec{u}_n = -\vec{u}_r donne :

m\frac{v^2}{r} = \frac{q^2}{r^2} \implies mv^2 r = q^2

D'après le postulat de Bohr, le moment cinétique orbital est quantifié selon L = mvr = n\hbar. Pour le niveau fondamental, n = 1, soit :

mvr = \hbar

En combinant ces deux relations, on obtient la vitesse et le rayon (rayon de Bohr a_0) de l'électron :

\begin{aligned} v &= \frac{q^2}{\hbar} \\ r &= \frac{\hbar}{mv} = \frac{\hbar^2}{mq^2} \end{aligned}

La période de révolution de l'électron est donnée par T_e = \frac{2\pi r}{v}. On en déduit :

T_e = \frac{2\pi\left(\dfrac{\hbar^2}{mq^2}\right)}{\dfrac{q^2}{\hbar}}

soit finalement :

\boxed{T_e = \frac{2\pi\hbar^3}{m q^4}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie I : Production de l'impulsion lumineuse

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : spectre électromagnétique, proche infrarouge

On utilise un laser de longueur d'onde . Dans quel domaine du spectre électromagnétique se trouve-t-il ?

Voir l'indice

Situer \lambda = 800\text{ nm} par rapport au domaine du spectre visible [400\text{ nm}, 750\text{ nm}].

Voir la réponse courte

La longueur d'onde de 800\text{ nm} se situe dans le proche infrarouge, immédiatement au-delà du spectre visible.

Voir le corrigé complet

Le domaine du spectre visible par l'œil humain s'étend approximativement de 400\text{ nm} (violet) à 750\text{ nm} (rouge extrême).

La longueur d'onde \lambda = 800\text{ nm} étant supérieure à la limite supérieure du domaine visible, ce rayonnement appartient au domaine du proche infrarouge (PIR).

\boxed{\text{Le laser émet dans le domaine de l'infrarouge (proche infrarouge).}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : période temporelle, harmonique

Calculer numériquement la période de l'onde émise par le laser, et le rang minimum des harmoniques de période inférieure à .

Voir l'indice

Relier la période T à la longueur d'onde et à la célérité de la lumière dans le vide (T = \lambda/c), puis chercher le plus petit entier n tel que T/n < T_e.

Voir la réponse courte

Calcul direct de la période T = \lambda/c \approx 2{,}67\text{ fs}, puis condition n > T/T_e pour fixer le rang minimal.

Voir le corrigé complet

La période T de l'onde émise par le laser dans le vide est reliée à sa longueur d'onde \lambda par la célérité de la lumière c :

T = \frac{\lambda}{c}

Avec \lambda = 800\text{ nm} = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} et c = 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :

T = \frac{8{,}0 \times 10^{-7}}{3 \times 10^8} \approx 2{,}7 \times 10^{-15}\text{ s}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{T \approx 3 \times 10^{-15}\text{ s} = 3\text{ fs}}

L'harmonique de rang n (où n \in \mathbb{N}^*) possède une fréquence \nu_n = n\nu, donc une période :

T_n = \frac{T}{n}

La condition T_n < T_e s'écrit alors :

\frac{T}{n} < T_e \iff n > \frac{T}{T_e}

Numériquement, avec T \approx \frac{8}{3} \times 10^{-15}\text{ s} et T_e = 1{,}5 \times 10^{-16}\text{ s} = \frac{3}{2} \times 10^{-16}\text{ s} :

\frac{T}{T_e} = \frac{8/3 \times 10^{-15}}{3/2 \times 10^{-16}} = \frac{160}{9} \approx 17{,}8

Le rang n étant un entier, le rang minimum recherché est :

\boxed{n_{\min} = 18}

Résultat

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : faisceau gaussien, longueur de rayleigh

Le faisceau incident a un waist dont la valeur numérique est . Déterminer l'ordre de grandeur de sa longueur de Rayleigh. Justifier que sur une longueur de l'ordre du mètre au voisinage de , le faisceau peut être considéré comme étant cylindrique.

Voir l'indice

Calculer z_R à l'aide de la relation fournie et évaluer l'écart relatif entre le rayon du faisceau w(z) et le waist w_0 pour |z| \sim 1\text{ m}.

Voir la réponse courte

Évaluation de z_R = \pi w_0^2/\lambda \approx 63\text{ m} \gg 1\text{ m}, ce qui justifie un rayon de faisceau quasi constant sur un mètre.

Voir le corrigé complet

D'après la formule (1) donnée dans l'énoncé, la longueur de Rayleigh s'écrit :

z_R = \frac{\pi w_0^2}{\lambda}

Avec w_0 = 4\text{ mm} = 4\times 10^{-3}\text{ m} et \lambda = 800\text{ nm} = 8\times 10^{-7}\text{ m} :

z_R = \frac{\pi \times (4\times 10^{-3})^2}{8\times 10^{-7}} = 20\pi\text{ m} \approx 60\text{ m}
\boxed{z_R \sim 6\times 10^1\text{ m}}

Sur une distance de l'ordre du mètre autour de z = 0, on a |z| \sim 1\text{ m} \ll z_R. La largeur du faisceau varie selon :

w(z) = w_0 \sqrt{1 + \left(\frac{z}{z_R}\right)^2} \approx w_0 \left(1 + \frac{1}{2}\left(\frac{z}{z_R}\right)^2\right)

Pour |z| \le 1\text{ m}, l'écart relatif sur le rayon du faisceau vaut :

\frac{\Delta w}{w_0} \approx \frac{1}{2}\left(\frac{z}{z_R}\right)^2 \sim \frac{1}{2}\left(\frac{1}{60}\right)^2 \sim 10^{-4}

Cette variation est totalement négligeable (de l'ordre de 0{,}01\,\%) : le rayon du faisceau est rigoureusement quasi-constant et égal à w_0, ce qui justifie que le faisceau peut être assimilé à un cylindre de rayon w_0 sur une échelle de l'ordre du mètre.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : condition de gauss, stigmatisme

On focalise ce faisceau cylindrique au moyen d'une lentille mince de focale , dont le plan est perpendiculaire à la direction de propagation . L'axe de la lentille et l'axe du faisceau sont identiques. Vérifier que les conditions de l'approximation de Gauss sont satisfaites.

Voir l'indice

Comparer l'inclinaison angulaire maximale des rayons issus du waist incident par rapport à l'axe optique (\theta \sim w_0/f) à l'unité en radians.

Voir la réponse courte

Les rayons sont paraxiaux car la largeur du faisceau reste très petite devant la distance focale (w_0/f = 4\times 10^{-3} \ll 1).

Voir le corrigé complet

Les conditions de l'approximation de Gauss imposent que les rayons lumineux soient paraxiaux, c'est-à-dire :

  • proches de l'axe optique : la distance r d'un rayon à l'axe doit être très petite devant les dimensions caractéristiques du système optique, ici la distance focale f ;
  • peu inclinés par rapport à l'axe optique : l'angle \theta formé par les rayons avec l'axe doit vérifier \theta \ll 1\text{ rad} (de sorte que \sin\theta \approx \tan\theta \approx \theta).

Pour le faisceau incident, l'essentiel de la puissance lumineuse est confiné dans un cylindre de rayon w_0 = 4\text{ mm} autour de l'axe optique. On a donc :

\frac{w_0}{f} = \frac{4\times 10^{-3}\text{ m}}{1\text{ m}} = 4\times 10^{-3} \ll 1

Les rayons traversent donc la lentille à une distance de l'axe très faible devant la distance focale.

Par ailleurs :

  • avant la lentille, le faisceau étant assimilé à un cylindre d'axe Oz, les rayons sont parallèles à l'axe (\theta \approx 0) ;
  • après la lentille, les rayons convergent vers le foyer situé à une distance f = 1\text{ m}. L'angle maximal \theta_{\max} avec l'axe optique correspond aux rayons marginaux situés à r \approx w_0 :

    \theta_{\max} \approx \frac{w_0}{f} = 4\times 10^{-3}\text{ rad} \ll 1\text{ rad}

Les conditions de Gauss sont donc très largement satisfaites.

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : faisceau gaussien, waist

On admet que le faisceau émergent est également un faisceau gaussien. Dessiner l'allure de ce faisceau. Exprimer la largeur de son waist, qu'on notera , en fonction de , et . Estimer la valeur numérique de .

Voir l'indice

Identifier la zone focale au nouveau waist et appliquer la relation de diffraction liant la divergence angulaire géométrique \theta \approx w_0/f à l'angle de diffraction \theta \approx \lambda/(\pi w'_0).

Voir la stratégie
  1. Schématiser la focalisation du faisceau gaussien par la lentille mince convergente : le faisceau incident, de demi-largeur w_0, converge vers un nouveau col (waist) de demi-largeur w'_0 situé au foyer image de la lentille (z' \approx f), puis diverge à nouveau.
  2. Établir l'expression de w'_0 en reliant le demi-angle de convergence géométrique \theta' \approx w_0/f au demi-angle de divergence dans le demi-espace émergent \theta' = \lambda / (\pi w'_0) issu de l'équation (1).
  3. Effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Tracé convergent vers le col focal ; par conservation de l'angle d'ouverture, w'_0 \approx \lambda f/(\pi w_0) \approx 64\,\mu\text{m}.

Voir le corrigé complet

Le faisceau incident quasi-parallèle de waist w_0 est focalisé par la lentille convergente de distance focale f. Le waist du faisceau émergent est situé au voisinage immédiat du foyer image F' (z \approx f) car la longueur de Rayleigh incidente z_R \approx 60\text{ m} est très supérieure à f = 1\text{ m}.

D'après les relations données en (1), dans la zone de champ lointain (z \gg z'_R), le demi-angle de divergence du faisceau émergent s'écrit :

\theta' = \lim_{z \to \infty} \frac{w(z)}{z} = \frac{w'_0}{z'_R} = \frac{\lambda}{\pi w'_0}

Par ailleurs, dans les conditions de Gauss (Q5), les rayons périphériques émergent de la lentille avec une inclinaison par rapport à l'axe optique donnée par :

\theta' \approx \frac{w_0}{f}

En identifiant ces deux expressions, on obtient :

\frac{w_0}{f} = \frac{\lambda}{\pi w'_0}

d'où l'expression du waist émergent :

\boxed{w'_0 = \frac{\lambda f}{\pi w_0}}

Application numérique :

w'_0 = \frac{800 \times 10^{-9} \times 1}{\pi \times 4 \times 10^{-3}} = \frac{2 \times 10^{-4}}{\pi}\text{ m} \approx 6 \times 10^{-5}\text{ m} = 60\ \mu\text{m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{w'_0 \approx 6 \times 10^{-5}\text{ m}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : puissance surfacique, impulsion laser

Le laser délivre des impulsions d'énergie pendant une durée . Déterminer l'ordre de grandeur littéral puis numérique de la puissance par unité de surface au foyer de la lentille, qu'on notera .

Voir l'indice

Exprimer la puissance moyenne crête de l'impulsion \mathcal{P} \sim \mathcal{E}_L / T_L, puis la diviser par la surface de focalisation de l'ordre de \pi {w'_0}^2.

Voir la réponse courte

Puissance crête \mathcal{P} \sim \mathcal{E}_L/T_L = 25\text{ GW} puis densité de flux focalisée P_L \sim \mathcal{P}/(\pi {w'_0}^2) \sim 2\times 10^{18}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée d'une impulsion T_L, la puissance moyenne délivrée par le laser s'écrit :

\mathcal{P} \sim \frac{\mathcal{E}_L}{T_L}

Au foyer de la lentille, le faisceau est concentré sur une section efficace d'aire de l'ordre de S \sim \pi {w'_0}^2. La puissance par unité de surface P_L (ou éclairement crête) s'exprime donc littéralement par :

P_L \sim \frac{\mathcal{E}_L}{\pi {w'_0}^2 T_L} = \frac{\pi w_0^2 \mathcal{E}_L}{\lambda^2 f^2 T_L}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :

  • \mathcal{E}_L = 1\text{ mJ} = 10^{-3}\text{ J} ;
  • T_L = 40\text{ fs} = 4\times 10^{-14}\text{ s} ;
  • w'_0 \approx 6\times 10^{-5}\text{ m}, d'où S \sim \pi {w'_0}^2 \approx \pi \times (6{,}4\times 10^{-5})^2 \approx 1\times 10^{-8}\text{ m}^2.

On obtient :

P_L \sim \frac{10^{-3}}{1\times 10^{-8} \times 4\times 10^{-14}} \approx 2\times 10^{18}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}
\boxed{P_L \sim \frac{\mathcal{E}_L}{\pi {w'_0}^2 T_L} \sim 2\times 10^{18}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, onde plane progressive

Déterminer l'ordre de grandeur littéral de l'amplitude maximale du champ électrique de l'onde électromagnétique, qu'on exprimera en fonction de , et de la perméabilité magnétique du vide .

Voir l'indice

Utiliser l'expression du vecteur de Poynting moyen pour une onde plane dans le vide : P_L \sim \langle \|\vec{\Pi}\| \rangle = E_0^2 / (2\mu_0 c).

Voir la réponse courte

En onde plane, la moyenne temporelle du vecteur de Poynting vaut \langle \Pi \rangle = E_0^2/(2\mu_0 c) = P_L, d'où E_0 = \sqrt{2\mu_0 c P_L}.

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Dans le vide, une onde électromagnétique se propageant selon la direction z possède un champ électrique \vec{E} = E(t)\,\vec{u}_x et un champ magnétique \vec{B} = \frac{E(t)}{c}\,\vec{u}_y.

Le vecteur de Poynting instantané s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \times \vec{B}}{\mu_0} = \frac{E(t)^2}{\mu_0 c}\,\vec{u}_z

Pour une onde sinusoïdale de pulsation \omega et d'amplitude maximale E_0, E(t) = E_0 \cos(\omega t + \phi), la puissance moyenne par unité de surface transportée par l'onde est donnée par la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting :

\langle \|\vec{\Pi}\| \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}

En identifiant cette puissance surfacique à P_L, on obtient l'ordre de grandeur de l'amplitude maximale du champ électrique :

\boxed{E_0 = \sqrt{2\mu_0 c P_L} \sim \sqrt{\mu_0 c P_L}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, proportionnalité

Le flux énergétique surfacique que la Terre reçoit du Soleil au-dessus de l'atmosphère est celui d'une onde plane dont l'amplitude du champ électrique vaut . En déduire, par un argument de proportionnalité, l'ordre de grandeur de , défini à la question précédente.

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Exploiter la relation de proportionnalité E_0 \propto \sqrt{P_L} en comparant la densité de flux solaire P_\odot \approx 1\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} à la puissance surfacique laser P_L.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'ordre de grandeur usuel du flux énergétique surfacique reçu du Soleil au sommet de l'atmosphère (constante solaire).
  2. Utiliser la proportionnalité entre le flux surfacique de puissance et le carré de l'amplitude du champ électrique établie à la question précédente : P \propto E^2.
  3. En déduire l'ordre de grandeur de E_0 par rapport à celui du champ associé au rayonnement solaire.
Voir la réponse courte

Le champ électrique variant comme la racine carrée du flux énergétique, on en déduit E_0 = E_{\text{sol}}\sqrt{P_L/P_{\text{sol}}} \sim 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la puissance surfacique transportée par une onde électromagnétique plane est proportionnelle au carré de l'amplitude de son champ électrique :

P \propto E^2 \implies \frac{E_0}{E_{\odot}} = \sqrt{\frac{P_L}{P_{\odot}}}

où P_{\odot} désigne la constante solaire (flux surfacique solaire hors atmosphère), d'ordre de grandeur connu :

P_{\odot} \sim 1 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \quad (\text{ou } 1{,}4 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2})

Le champ électrique associé donné par l'énoncé vaut E_{\odot} = 700\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \sim 7 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}.

Avec la valeur obtenue à la question Q7, P_L \approx 2 \times 10^{18}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} :

\begin{aligned} \frac{P_L}{P_{\odot}} &\sim \frac{2 \times 10^{18}}{10^3} \sim 2 \times 10^{15} = 20 \times 10^{14} \\ \sqrt{\frac{P_L}{P_{\odot}}} &\sim \sqrt{20} \times 10^7 \approx 4{,}5 \times 10^7 \end{aligned}

On en déduit l'amplitude E_0 :

E_0 = E_{\odot} \sqrt{\frac{P_L}{P_{\odot}}} \approx 700 \times (4{,}5 \times 10^7) \approx 3 \times 10^{10}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{E_0 \sim 3 \times 10^{10}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \quad (\text{soit } \sim 10^{10}\text{ à } 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1})}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ coulombien, analyse dimensionnelle

On note l'énergie d'ionisation de l'atome d'argon (). On rappelle que les énergies d'ionisation des atomes sont de l'ordre de . Rappeler l'ordre de grandeur de la taille d'un atome. En déduire, par un argument dimensionnel, l'ordre de grandeur du champ électrique vu par un électron périphérique. Comment se compare-t-il au champ ?

Voir l'indice

Estimer l'ordre de grandeur du champ intra-atomique par l'analyse dimensionnelle E_{\text{at}} \sim I_P / (e\,a) avec a \sim 0{,}1\text{ nm}, puis comparer la valeur numérique obtenue à E_0.

Voir la réponse courte

Avec a \sim 0{,}1\text{ nm}, le champ atomique E_{\text{at}} \sim I_P/(e a) \sim 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} est du même ordre que E_0.

Voir le corrigé complet

L'ordre de grandeur de la taille caractéristique d'un atome (rayon atomique ou rayon de Bohr) est :

a \sim 1\text{ \AA} = 10^{-10}\text{ m}

Par analyse dimensionnelle, un champ électrique est homogène à une tension par unité de longueur, soit [E] = \mathrm{V\cdot m^{-1}}. Sachant que l'énergie d'ionisation est de l'ordre de I_P \sim 10\text{ eV}, le potentiel électrostatique interne à l'échelle de l'électron périphérique vaut V_{\text{at}} \sim \frac{I_P}{e} \sim 10\text{ V}.

Le champ électrique intra-atomique E_{\text{at}} vu par cet électron s'estime donc par :

E_{\text{at}} \sim \frac{I_P}{e\,a}

Numériquement, avec I_P / e \sim 10\text{ V} et a \sim 10^{-10}\text{ m}, on obtient :

\boxed{E_{\text{at}} \sim 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

D'après la question Q9, l'amplitude du champ électrique laser au foyer est E_0 \sim 3\times 10^{10}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \sim 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}. Le champ électrique laser au foyer est donc du même ordre de grandeur que le champ de liaison coulombien :

\boxed{E_0 \sim E_{\text{at}}}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, champ électrique uniforme

On assimile pour simplifier l'atome d'argon à un atome d'hydrogène, comme à la question 1. Lorsque l'atome est éclairé par le laser, l'électron voit le champ électrique du noyau et celui du laser. Pour étudier son mouvement dans la superposition de ces deux champs, nous considérons un modèle classique à une dimension, où l'électron se déplace sur un axe , étant la position du noyau, et la direction du champ électrique du laser, , où l'amplitude est supposée uniforme et constante. Exprimer l'énergie potentielle de l'électron, de charge , en fonction de , et , et tracer l'allure de sa variation en fonction de .

Voir l'indice

Intégrer le champ électrostatique total \vec{E}_{\text{tot}} = \frac{q^2}{x|x|}\vec{e}_x - E_0\vec{e}_x pour obtenir E_p(x), puis étudier les variations et repérer le maximum local pour x>0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer séparément la force coulombienne exercée par le noyau et la force électrique due au champ laser.
  2. Intégrer les forces pour obtenir l'énergie potentielle totale E_p(x) associée à ces deux actions conservatives.
  3. Établir le tableau de variations de E_p(x) sur \mathbb{R}^* et tracer son allure, en mettant en évidence le maximum local qui forme la barrière de potentiel.
Voir la réponse courte

Intégration de la force totale pour E_p(x) = -q^2/|x| + eE_0 x ; tracé montrant la barrière de potentiel abaissée du côté x>0.

Voir le corrigé complet

L'électron de charge -e est soumis à deux forces électrostatiques conservatives le long de l'axe Ox :

  • L'attraction coulombienne du noyau (de charge +e en O) :

    \vec{F}_{\text{coul}} = -\frac{q^2}{x|x|}\vec{e}_x = -\frac{\mathrm{d}E_{p,\text{coul}}}{\mathrm{d}x}\vec{e}_x \quad \implies \quad E_{p,\text{coul}}(x) = -\frac{q^2}{|x|}

    avec la convention E_{p,\text{coul}} \to 0 lorsque |x| \to +\infty.

  • L'action du champ électrique uniforme \vec{E} = -E_0 \vec{e}_x du laser :

    \vec{F}_{\text{laser}} = -e\vec{E} = +eE_0 \vec{e}_x = -\frac{\mathrm{d}E_{p,\text{laser}}}{\mathrm{d}x}\vec{e}_x \quad \implies \quad E_{p,\text{laser}}(x) = -eE_0 x

    en choisissant la référence E_{p,\text{laser}}(0) = 0.

L'énergie potentielle totale de l'électron s'écrit donc :

\boxed{E_p(x) = -\frac{q^2}{|x|} - eE_0 x}

Étudions la variation de E_p(x) :

  • Pour x < 0 : E_p(x) = \dfrac{q^2}{x} - eE_0 x, d'où :

    \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}x} = -\frac{q^2}{x^2} - eE_0 < 0

    La fonction est strictement décroissante de +\infty (en x \to -\infty) à -\infty (en x \to 0^-).

  • Pour x > 0 : E_p(x) = -\dfrac{q^2}{x} - eE_0 x, d'où :

    \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}x} = \frac{q^2}{x^2} - eE_0

    La dérivée s'annule en un point x_{\max} = \sqrt{\dfrac{q^2}{eE_0}} > 0. E_p(x) croît de -\infty (en x \to 0^+) jusqu'à un maximum local :

    E_p(x_{\max}) = -2\sqrt{eE_0 q^2}

    puis décroît vers -\infty lorsque x \to +\infty.

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : barrière de potentiel, état lié

L'électron est dans un état d'énergie mécanique . Montrer que si dépasse une valeur dite de « saturation » et notée , l'électron échappe à l'attraction du noyau et part à l'infini. Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire la condition pour laquelle le sommet de la barrière de potentiel descend sous le niveau d'énergie -I_P de l'électron.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition classique de confinement : l'électron d'énergie mécanique E_m = -I_P reste piégé dans le puits coulombien déformé tant que son énergie est inférieure au sommet de la barrière de potentiel E_{p,\max}.
  2. Traduire le franchissement direct (ionisation par suppression de barrière) par l'inégalité E_m \ge E_{p,\max} et en déduire la valeur du champ seuil E_{\text{sat}}.
Voir la réponse courte

Recherche du maximum local de l'énergie potentielle E_{p,\max} = -2\sqrt{eE_0 q^2} et égalisation avec -I_P pour trouver E_{\text{sat}} = I_P^2/(4eq^2).

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q11, l'énergie potentielle de l'électron pour x > 0 présente un maximum local en x_{\max} = \sqrt{\frac{q^2}{eE_0}}, valant :

E_{p,\max} = -2\sqrt{eE_0 q^2}

L'énergie cinétique de l'électron s'écrit E_c(x) = E_m - E_p(x) = -I_P - E_p(x).

  • Tant que -I_P < E_{p,\max}, il existe une zone spatialement interdite au sens classique (E_c < 0) autour de x_{\max} : l'électron est piégé au voisinage du noyau dans un puits de potentiel.
  • Dès lors que le sommet de la barrière s'abaisse en deçà de l'énergie mécanique de l'électron, c'est-à-dire :

    E_m \ge E_{p,\max} \iff -I_P \ge -2\sqrt{eE_0 q^2} \iff 2\sqrt{eE_0 q^2} \ge I_P

    la barrière de potentiel disparaît pour l'électron. L'énergie cinétique reste alors strictement positive pour tout x supérieur à l'unique point de rebroussement interne (x \ge x_{\text{reb}}) : l'électron peut s'échapper continûment vers x \to +\infty sans aucune restriction classique.

En élevant au carré (les deux membres étant strictement positifs), cette condition de libération classique s'écrit :

4 e E_0 q^2 \ge I_P^2 \iff E_0 \ge \frac{I_P^2}{4 e q^2}

Le champ électrique critique de saturation s'exprime donc par :

\boxed{E_{\text{sat}} = \frac{I_P^2}{4 e q^2}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : effet tunnel

Nommer l'effet quantique qui permet à l'électron de s'échapper, selon une certaine probabilité, même si .

Voir l'indice

Penser au franchissement non classique d'une barrière de potentiel d'épaisseur finie par une particule quantique.

Voir la réponse courte

Il s'agit de l'effet tunnel, qui permet le franchissement de la barrière de potentiel avec une probabilité non nulle.

Voir le corrigé complet

Lorsque E_0 < E_{\text{sat}}, l'énergie mécanique de l'électron vérifie E_m = -I_P < E_{p,\max} : la particule fait face à une barrière de potentiel d'épaisseur finie qu'elle ne peut franchir classiquement.

L'effet quantique qui permet à l'électron de traverser cette barrière d'énergie potentielle et de s'échapper avec une probabilité non nulle est :

\boxed{\text{l'effet tunnel (ou ionisation par effet tunnel)}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle

On reprend le modèle unidimensionnel de la question 11, mais avec un champ extérieur qui varie au cours du temps selon . Écrire l'équation du mouvement de l'électron dans la superposition des deux champs, sous la forme d'une équation différentielle pour . On écrira séparément deux équations différentielles suivant que ou .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis à la force coulombienne centrale et à la force électrique oscillante du laser en distinguant le signe de x.

Voir la stratégie
  1. Identifier le système (l'électron de masse m et de charge -e), le référentiel d'étude (supposé galiléen) et faire le bilan des forces appliquées selon l'axe Ox.
  2. Exprimer soigneusement la force de rappel coulombienne exercée par le noyau selon le signe de la position x(t) de l'électron.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour obtenir l'équation différentielle dans chacun des deux cas.
Voir la réponse courte

Projection du PFD sur Ox : m\ddot{x} = -\mathrm{sgn}(x)\frac{q^2}{x^2} + eE_0\sin\omega t.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement de l'électron, assimilé à un point matériel de masse m et de charge -e, dans le référentiel galiléen lié au noyau situé en O.

L'électron est soumis à deux forces électrostatiques :

  • la force due au champ du laser :

    \vec{F}_{\text{laser}}(t) = -e \vec{E}(t) = e E_0 \sin(\omega t) \, \vec{e}_x
  • la force coulombienne attractive exercée par le noyau, toujours dirigée vers l'origine O :

    \vec{F}_{\text{noyau}} = -\frac{q^2}{x^2}\operatorname{sgn}(x) \, \vec{e}_x = \begin{cases} -\dfrac{q^2}{x^2} \, \vec{e}_x & \text{si } x > 0 \\[8pt] +\dfrac{q^2}{x^2} \, \vec{e}_x & \text{si } x < 0 \end{cases}

D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe Ox :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = F_{x,\text{noyau}} + F_{x,\text{laser}}

On obtient donc les deux équations différentielles suivantes :

  • Pour x(t) > 0 :

    \boxed{m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \frac{q^2}{x^2} = e E_0 \sin(\omega t)}
  • Pour x(t) < 0 :

    \boxed{m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} - \frac{q^2}{x^2} = e E_0 \sin(\omega t)}

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : symétrie temporelle, parité

On s'intéresse au mouvement forcé, défini comme une solution de cette équation qui soit périodique, et de même période que le champ électrique. Sans chercher à déterminer , justifier succinctement que cette solution vérifie aussi .

Voir l'indice

Remarquer l'invariance de l'équation différentielle par la transformation simultanée t \mapsto t + T/2 et x \mapsto -x, compte tenu de la propriété du forçage sinusoïdal.

Voir la stratégie

Pour montrer une propriété de symétrie d'une solution d'équation différentielle sans la résoudre :

  1. On pose la fonction transformée y(t) = -x\left(t + \frac{T}{2}\right).
  2. On injecte y(t) dans l'équation différentielle établie à la question 14 en utilisant les propriétés de parité de la force coulombienne et la demi-période du terme source \sin(\omega t + \pi) = -\sin(\omega t).
  3. L'unicité de la solution forcée T-périodique permet de conclure que y(t) = x(t).
Voir la réponse courte

La force coulombienne est impaire en x et le champ laser vérifie \vec{E}(t+T/2) = -\vec{E}(t), assurant l'antisymétrie de la réponse forcée.

Voir le corrigé complet

D'après la question 14, l'équation différentielle régissant le mouvement de l'électron s'écrit de façon condensée :

m\,\ddot{x}(t) + \frac{q^2}{x(t)^2}\,\mathrm{sgn}(x(t)) = e E_0 \sin(\omega t)

où la force d'attraction coulombienne exercée par le noyau est une fonction impaire de la position x.

Soit x(t) la solution T-périodique du mouvement forcé (avec T = 2\pi/\omega). Évaluons l'équation du mouvement à l'instant t + \frac{T}{2} :

m\,\ddot{x}\left(t + \frac{T}{2}\right) + \frac{q^2}{x\left(t + \frac{T}{2}\right)^2}\,\mathrm{sgn}\!\left(x\left(t + \frac{T}{2}\right)\right) = e E_0 \sin\left(\omega t + \pi\right) = -e E_0 \sin(\omega t)

En multipliant l'ensemble de cette équation par -1, on obtient :

m\left(-\ddot{x}\left(t + \frac{T}{2}\right)\right) - \frac{q^2}{x\left(t + \frac{T}{2}\right)^2}\,\mathrm{sgn}\!\left(x\left(t + \frac{T}{2}\right)\right) = e E_0 \sin(\omega t)

Considérons la fonction y(t) = -x\left(t + \frac{T}{2}\right). Ses dérivées temporelles vérifient \ddot{y}(t) = -\ddot{x}\left(t + \frac{T}{2}\right), et par imparité de la force coulombienne :

-\frac{q^2}{(-y(t))^2}\,\mathrm{sgn}(-y(t)) = +\frac{q^2}{y(t)^2}\,\mathrm{sgn}(y(t))

La fonction y(t) satisfait donc exactement la même équation différentielle que x(t) :

m\,\ddot{y}(t) + \frac{q^2}{y(t)^2}\,\mathrm{sgn}(y(t)) = e E_0 \sin(\omega t)

Étant de plus T-périodique, l'unicité de la réponse forcée périodique impose que y(t) = x(t), d'où :

\boxed{x\left(t + \frac{T}{2}\right) = -x(t)}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, harmonique impaire

Dans la décomposition de en série de Fourier, quelles sont les harmoniques compatibles avec cette condition ?

Voir l'indice

Développer la condition de symétrie de demi-période x(t + T/2) = -x(t) sur les coefficients de Fourier de pulsations n\omega.

Voir la réponse courte

La relation x(t+T/2) = -x(t) annule toutes les composantes paires et la valeur moyenne : seules subsistent les harmoniques impaires.

Voir le corrigé complet

La fonction x(t) étant T-périodique, elle admet un développement en série de Fourier sous forme complexe :

x(t) = \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega t}

où \omega = \dfrac{2\pi}{T}. En appliquant la condition établie à la question 15, x\!\left(t + \dfrac{T}{2}\right) = -x(t), et sachant que \omega \dfrac{T}{2} = \pi, on a :

\begin{aligned} x\!\left(t + \frac{T}{2}\right) &= \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega \left(t + \frac{T}{2}\right)} \\ &= \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \pi} \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega t} \\ &= \sum_{n=-\infty}^{+\infty} (-1)^n c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega t} \end{aligned}

L'égalité x\!\left(t + \dfrac{T}{2}\right) = -x(t) impose donc, par unicité des coefficients de Fourier :

(-1)^n c_n = - c_n \iff c_n \left[1 + (-1)^n\right] = 0 \quad \forall n \in \mathbb{Z}
  • Si n est pair (en incluant la valeur moyenne n = 0), 1 + (-1)^n = 2, ce qui impose c_n = 0.
  • Si n est impair, 1 + (-1)^n = 0, le coefficient c_n peut être non nul.
\boxed{\text{Seules les harmoniques de rangs impairs }(n = 1, 3, 5, \dots)\text{ sont compatibles avec cette condition.}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, intégration

On s'intéresse aux trajectoires pour lesquelles l'électron s'échappe de l'atome. On reprend l'équation du mouvement déterminée à la question 14, dans laquelle on néglige désormais le champ du noyau. Déterminer la solution générale de cette équation.

Voir l'indice

Intégrer successivement deux fois par rapport au temps l'équation simplifiée m\ddot{x} = eE_0\sin(\omega t) en introduisant deux constantes d'intégration.

Voir la réponse courte

Double intégration de m\ddot{x} = eE_0\sin\omega t pour obtenir x(t) = -\frac{eE_0}{m\omega^2}\sin\omega t + v_0 t + x_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation du mouvement établie à la question 14, en négligeant la force d'attraction coulombienne exercée par le noyau, le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron selon l'axe Ox s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = e E_0 \sin(\omega t)

soit pour l'accélération :

\ddot{x}(t) = \frac{e E_0}{m} \sin(\omega t)

Une première intégration par rapport au temps donne la vitesse :

\dot{x}(t) = -\frac{e E_0}{m\omega} \cos(\omega t) + v_0

où v_0 est une constante d'intégration homogène à une vitesse.

Une seconde intégration par rapport au temps fournit la position générale :

x(t) = -\frac{e E_0}{m\omega^2} \sin(\omega t) + v_0 t + x_0

où x_0 est une seconde constante d'intégration homogène à une position.

La solution générale de l'équation du mouvement est donc :

\boxed{x(t) = -\frac{e E_0}{m\omega^2} \sin(\omega t) + C_1 t + C_2 \quad (C_1, C_2 \in \mathbb{R})}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique moyenne, énergie de pondéromotrice

Calculer l'énergie cinétique moyenne de l'électron, notée , en régime sinusoïdal forcé où est périodique. On exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle sur une période du terme d'énergie cinétique associé à la vitesse oscillante \dot{x}(t) de moyenne nulle.

Voir la réponse courte

En régime périodique la vitesse de dérive s'annule, donnant la vitesse oscillante puis l'énergie de pondéromotrice U_P = \frac{e^2E_0^2}{4m\omega^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la vitesse générale d'un électron libre soumis au champ électrique \vec{E}(t) = -E_0\sin(\omega t)\,\vec{e}_x s'écrit :

\dot{x}(t) = -\frac{eE_0}{m\omega}\cos(\omega t) + C_1

Pour que le mouvement x(t) soit purement périodique (régime sinusoïdal forcé sans vitesse de dérive moyenne), la constante d'intégration doit être nulle :

C_1 = 0

La vitesse de l'électron se réduit alors à :

v(t) = -\frac{eE_0}{m\omega}\cos(\omega t)

L'énergie cinétique instantanée s'en déduit :

E_c(t) = \frac{1}{2}m v(t)^2 = \frac{(eE_0)^2}{2m\omega^2}\cos^2(\omega t)

L'énergie cinétique moyenne U_P est obtenue par moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. Sachant que \langle\cos^2(\omega t)\rangle = \frac{1}{2}, on obtient :

\boxed{U_P = \frac{(eE_0)^2}{4m\omega^2}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : condition initiale, cinématique

Intégrer l'équation du mouvement de la question 17 pour un électron partant de l'origine sans vitesse initiale à un temps .

Voir l'indice

Déterminer les deux constantes d'intégration de la solution générale en imposant les conditions initiales x(t_i)=0 et \dot{x}(t_i)=0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle du mouvement sans l'attraction coulombienne et préciser les conditions initiales à l'instant d'ionisation t_i.
  2. Intégrer une première fois pour obtenir la vitesse \dot{x}(t) en déterminant la constante d'intégration grâce à \dot{x}(t_i) = 0.
  3. Intégrer une seconde fois pour obtenir la position x(t) avec la condition x(t_i) = 0.
Voir la réponse courte

Intégration avec conditions initiales nulles en t_i : x(t) = \frac{eE_0}{m\omega^2}[\omega(t-t_i)\cos\omega t_i - \sin\omega t + \sin\omega t_i].

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle du mouvement de l'électron libre soumis uniquement au champ électrique du laser s'écrit :

\ddot{x}(t) = \frac{e E_0}{m}\sin(\omega t)

avec les conditions initiales en t = t_i :

x(t_i) = 0 \quad \text{et} \quad \dot{x}(t_i) = 0

Une première intégration par rapport au temps donne :

\dot{x}(t) = -\frac{e E_0}{m\omega}\cos(\omega t) + C_1

La condition \dot{x}(t_i) = 0 fixe la constante d'intégration :

C_1 = \frac{e E_0}{m\omega}\cos(\omega t_i)

d'où la vitesse de l'électron pour t \ge t_i :

\dot{x}(t) = \frac{e E_0}{m\omega} \left(\cos(\omega t_i) - \cos(\omega t)\right)

Une seconde intégration donne :

x(t) = \frac{e E_0}{m\omega} \cos(\omega t_i)\,(t - t_i) - \frac{e E_0}{m\omega^2}\sin(\omega t) + C_2

La condition x(t_i) = 0 impose C_2 = \frac{e E_0}{m\omega^2}\sin(\omega t_i), ce qui conduit finalement à :

\boxed{x(t) = \frac{e E_0}{m\omega^2} \left[ \sin(\omega t_i) - \sin(\omega t) + \omega(t - t_i)\cos(\omega t_i) \right]}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : trajectoire, tracé de courbes

Tracer sur un même graphique l'allure de la variation de en fonction de pour , et , pour variant entre et .

Voir l'indice

Tracer x(t) pour les trois valeurs proposées en constatant que pour t_i \ge T/4, la fonction ne repasse jamais par zéro (l'électron dérive sans retour).

Voir la stratégie
  1. Partir de la trajectoire obtenue à la question Q19 en posant x_0 = \frac{eE_0}{m\omega^2} et la variable réduite u = t/T avec \omega t = 2\pi u.
  2. Expliciter analytiquement l'expression adimensionnée x(t)/x_0 pour chacune des trois valeurs de t_i.
  3. Tracer les trois courbes sur l'intervalle u \in [u_i \,;\, 1{,}5] en précisant les extrema et les comportements limites.
Voir la réponse courte

Tracé de x(t) : trajectoire fuyante avec dérive pour t_i = 0 et t_i = T/2, et oscillation pure sans dérive séculaire pour t_i = T/4.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, la position de l'électron s'écrit, en notant x_0 = \dfrac{e E_0}{m\omega^2} et u = \dfrac{t}{T} (soit \omega t = 2\pi u) :

\frac{x(t)}{x_0} = \sin(2\pi u_i) - \sin(2\pi u) + 2\pi(u - u_i)\cos(2\pi u_i)

Étudions les trois cas demandés :

  • Pour t_i = 0 (u_i = 0) : \sin(0) = 0 et \cos(0) = 1, d'où :

    \frac{x(t)}{x_0} = 2\pi u - \sin(2\pi u)

    La vitesse \dot{x}(t) \propto 1 - \cos(2\pi u) \ge 0 est toujours positive ou nulle. Le mouvement est une dérive moyenne uniforme vers les x > 0 superposée à une oscillation. Pour u \in [0 \,;\, 1{,}5], la trajectoire part de l'origine avec une tangente horizontale et croît continûment sans jamais revenir en x = 0 (x/x_0 = 3\pi \approx 9{,}4 en u = 1{,}5).

  • Pour t_i = T/4 (u_i = 0{,}25) : \sin(\pi/2) = 1 et \cos(\pi/2) = 0, d'où :

    \frac{x(t)}{x_0} = 1 - \sin(2\pi u)

    La vitesse de dérive moyenne est nulle : le mouvement est purement oscillatoire entre 0 et 2x_0. L'électron part de x=0 à u=0{,}25, atteint son maximum 2x_0 en u=0{,}75, puis revient tangentiellement à l'origine en u = 1{,}25 (t = 5T/4).

  • Pour t_i = T/2 (u_i = 0{,}5) : \sin(\pi) = 0 et \cos(\pi) = -1, d'où :

    \frac{x(t)}{x_0} = -2\pi(u - 0{,}5) - \sin(2\pi u)

    La vitesse \dot{x}(t) \propto -1 - \cos(2\pi u) \le 0 est toujours négative ou nulle. L'électron dérive vers les x < 0 et ne revient jamais à l'origine (x/x_0 = -2\pi \approx -6{,}3 en u = 1{,}5).

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : temps de retour, équation transcendante

La figure 1 donne l'allure de la variation de pour quatre autres valeurs de . On remarque que pour ces valeurs, l'électron revient en à un temps de retour qu'on notera . Écrire l'équation reliant à , sans chercher à la résoudre.

Voir l'indice

Écrire la condition d'annulation de la position x(t_r) = 0 à un instant t_r > t_i à partir de l'équation de trajectoire trouvée en Q19.

Voir la réponse courte

L'annulation de la position x(t_r) = 0 conduit à la relation transcendante \omega(t_r-t_i)\cos\omega t_i - \sin\omega t_r + \sin\omega t_i = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, la position de l'électron libéré en x(t_i) = 0 à la date t_i sans vitesse initiale s'écrit, pour tout t \ge t_i :

x(t) = \frac{e E_0}{m\omega^2}\Big[\sin(\omega t_i) - \sin(\omega t) + \omega(t - t_i)\cos(\omega t_i)\Big]

Par définition, l'instant de retour t_r > t_i correspond au retour de l'électron à sa position initiale en x=0, soit x(t_r) = 0. Comme \frac{e E_0}{m\omega^2} \neq 0, cela conduit directement à :

\sin(\omega t_i) - \sin(\omega t_r) + \omega(t_r - t_i)\cos(\omega t_i) = 0

ou, sous forme équivalente :

\boxed{\sin(\omega t_r) - \sin(\omega t_i) = \omega(t_r - t_i)\cos(\omega t_i)}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, génération d'harmoniques

Lorsque l'électron revient au point de départ, il peut se recombiner avec le noyau. Ce modèle est connu sous le nom de « modèle en trois étapes » : l'électron est arraché de l'atome, puis fait une excursion dans le champ du laser, puis se recombine avec l'atome. L'énergie libérée dans la recombinaison est la somme de l'énergie d'ionisation, , et de l'énergie cinétique de l'électron à . Cette énergie est rayonnée sous forme d'un unique photon. Exprimer la pulsation de l'onde électromagnétique correspondant à ce photon.

Voir l'indice

Exprimer la conservation de l'énergie lors du processus de recombinaison radiative menant à l'émission d'un photon d'énergie \hbar\Omega.

Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie lors de la recombinaison : \hbar\omega_{\text{ph}} = I_P + E_c(t_r), d'où \omega_{\text{ph}} = (I_P + E_c(t_r))/\hbar.

Voir le corrigé complet

Lors de la recombinaison de l'électron avec l'ion parent en t = t_r, la conservation de l'énergie impose que l'énergie totale libérée par le système soit intégralement cédée au photon émis.

D'après l'énoncé, l'énergie du photon émis, notée E_{\text{ph}}, vaut :

E_{\text{ph}} = I_P + E_c(t_r)

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon est reliée à la pulsation \Omega de l'onde électromagnétique associée par :

E_{\text{ph}} = \hbar \Omega

On en déduit l'expression de la pulsation de l'onde émise :

\boxed{\Omega = \frac{I_P + E_c(t_r)}{\hbar}}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : vitesse de retour, énergie cinétique

Sur la figure 1, indiquer la courbe pour laquelle l'énergie cinétique est maximale. Quelle est la courbe pour laquelle elle est minimale ?

Voir l'indice

Relier la vitesse au retour à la pente de la tangente de x(t) en t = t_r sur la figure 1 pour identifier la courbe de vitesse maximale et celle de vitesse minimale.

Voir la stratégie
  1. Relier l'énergie cinétique au temps de retour E_c(t_r) à la pente de la trajectoire x(t) en ce point.
  2. Comparer visuellement la valeur absolue des pentes des différentes courbes au moment où elles recoupent l'axe x=0.
Voir la réponse courte

Lecture graphique : l'énergie cinétique est maximale là où la pente en x=0 est la plus forte, et minimale quand la courbe revient tangentiellement.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique de l'électron au moment de son retour en x=0 (t = t_r) s'écrit :

E_c(t_r) = \frac{1}{2}m\,\dot{x}(t_r)^2 = \frac{1}{2}m \left(\left.\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\right|_{t_r}\right)^2

Elle est donc directement proportionnelle au carré de la pente (en valeur absolue) de la courbe x(t) à l'instant d'intersection avec l'axe des abscisses x=0.

  • Énergie cinétique maximale : Au point de retour, la pente en valeur absolue est la plus grande pour la courbe en trait plein, correspondant à :

    \boxed{t_i = 0{,}30\,T}

    (le retour s'effectue vers t_r \approx 0{,}95\,T).

  • Énergie cinétique minimale : La pente en valeur absolue est la plus faible pour la courbe en tirets, où la trajectoire s'aplatit au voisinage de son retour vers t_r \approx 1{,}22\,T, correspondant à :

    \boxed{t_i = 0{,}26\,T}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique, énergie de pondéromotrice

Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Injecter l'expression de la vitesse instantanée \dot{x}(t_r) dans la formule E_c(t_r) = \frac{1}{2}m\dot{x}(t_r)^2 et faire apparaître l'énergie pondéromotrice U_P.

Voir la réponse courte

Calcul de v(t_r) = \frac{eE_0}{m\omega}(\cos\omega t_i - \cos\omega t_r) puis mise sous la forme E_c(t_r) = 2U_P(\cos\omega t_i - \cos\omega t_r)^2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q19, la vitesse de l'électron à l'instant de retour t_r au noyau s'écrit :

\dot{x}(t_r) = \frac{e E_0}{m\omega} \left[ \cos(\omega t_i) - \cos(\omega t_r) \right]

L'énergie cinétique de l'électron à cet instant est donc :

\begin{aligned} E_c(t_r) &= \frac{1}{2}m\dot{x}(t_r)^2 \\ &= \frac{1}{2}m \left(\frac{e E_0}{m\omega}\right)^2 \left[ \cos(\omega t_i) - \cos(\omega t_r) \right]^2 \\ &= \frac{(e E_0)^2}{2 m \omega^2} \left[ \cos(\omega t_r) - \cos(\omega t_i) \right]^2 \end{aligned}

Or, d'après la question Q18, l'énergie pondéromotrice vaut U_P = \dfrac{(e E_0)^2}{4 m \omega^2}, d'où \dfrac{(e E_0)^2}{2 m \omega^2} = 2 U_P. On obtient ainsi :

\boxed{E_c(t_r) = 2 U_P \left[ \cos(\omega t_r) - \cos(\omega t_i) \right]^2}

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : modèle en trois étapes, temps d'ionisation

La figure 2 représente la variation de en fonction de . Recopiez sommairement cette courbe sur votre copie et indiquez les valeurs de en différents points, en vous appuyant sur les résultats précédents.

Voir l'indice

Identifier sur la courbe le maximum E_c \approx 3{,}17\,U_P et faire le lien avec les instants de départ t_i des trajectoires courtes et longues de la figure 1.

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque valeur de t_i donnée sur la figure 1 le temps de retour t_r correspondant à l'annulation de x(t) (x(t_r)=0).
  2. Calculer l'énergie cinétique adimensionnée E_c(t_r)/U_P = 2\left[\cos(\omega t_r)-\cos(\omega t_i)\right]^2 pour ces couples (t_i, t_r) afin de repérer précisément les points remarquables sur la figure 2.
  3. Identifier les cas limites aux bornes (t_i \to T/2 et t_i \to T/4) et le maximum de la courbe (t_i \approx 0{,}30\,T).
Voir la réponse courte

Report de la courbe et identification des dates d'ionisation remarquables : pic à 3{,}17\,U_P pour t_i \approx 0{,}05\,T et annulation pour t_i \to 0{,}25\,T.

Voir le corrigé complet

D'après l'analyse de la figure 1 et la formule établie à la question 24 :

\frac{E_c(t_r)}{U_P} = 2 \left[ \cos(\omega t_r) - \cos(\omega t_i) \right]^2

avec la condition de retour \sin(\omega t_r) - \sin(\omega t_i) = \omega(t_r - t_i)\cos(\omega t_i) (question 21) :

  • Borne inférieure (E_c = 0) : pour un départ en t_i = 0{,}50\,T = T/2, l'électron subit une force qui le ramène immédiatement vers l'origine lors de la seconde demi-période, d'où un retour quasi-instantané t_r \to 0{,}50\,T avec une vitesse nulle, soit \dfrac{E_c}{U_P} = 0.
  • Point t_i = 0{,}40\,T : la figure 1 montre que la courbe s'annule en t_r \approx 0{,}70\,T. Avec \omega t_i = 0{,}8\pi et \omega t_r = 1{,}4\pi, on obtient :

    \frac{E_c}{U_P} = 2\left[\cos(1{,}4\pi) - \cos(0{,}8\pi)\right]^2 \approx 0{,}5
  • Point t_i = 0{,}35\,T : la figure 1 donne un retour en t_r \approx 0{,}80\,T. Avec \omega t_i = 0{,}7\pi et \omega t_r = 1{,}6\pi, on a :

    \frac{E_c}{U_P} = 2\left[\cos(1{,}6\pi) - \cos(0{,}7\pi)\right]^2 \approx 1{,}6
  • Maximum (E_c \approx 3{,}17\,U_P) : pour t_i \approx 0{,}30\,T, le retour a lieu en t_r \approx 0{,}95\,T. On calcule :

    \frac{E_c}{U_P} = 2\left[\cos(1{,}9\pi) - \cos(0{,}6\pi)\right]^2 \approx 3{,}17

    ce qui correspond parfaitement au sommet de la figure 2.

  • Point t_i = 0{,}26\,T : la figure 1 donne un retour plus tardif, en t_r \approx 1{,}15\,T, avec :

    \frac{E_c}{U_P} \approx 0{,}6
  • Borne supérieure (E_c = 0) : lorsque t_i \to 0{,}25\,T = T/4, \cos(\omega t_i) = 0, l'équation de retour impose \sin(\omega t_r) = 1, d'où t_r \to 1{,}25\,T, avec \cos(\omega t_r) = 0 et donc \dfrac{E_c}{U_P} \to 0.

On reproduit ainsi l'allure de la courbe en y reportant les valeurs correspondantes de t_i :

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Question 26

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : génération d'harmoniques, fréquence de coupure

La figure 3 représente, sur une échelle des ordonnées logarithmique, la variation de l'intensité de la lumière rayonnée lors de la recombinaison électron-noyau en fonction de la fréquence, cette dernière étant en unité de la fréquence du laser. Comment interprétez-vous l'allure de cette variation ? La condition de la question 3 est-elle vérifiée ? En utilisant le résultat de la question 22 et la figure 2, donner une expression approximative du rang maximal des harmoniques en fonction de , , et .

Voir l'indice

Commenter la présence d'un plateau d'harmoniques impaires suivi d'une coupure brutale, et traduire cette énergie de coupure maximale à l'aide de Q22 et du maximum de la figure 2.

Voir la stratégie
  1. Décrire les trois zones caractéristiques du spectre d'émission d'harmoniques d'ordres élevés (HHG) et justifier la présence exclusive des harmoniques impaires.
  2. Comparer l'étendue du spectre à la valeur seuil n_{\min} = 18 obtenue à la question 3.
  3. Relier la pulsation maximale \Omega_{\max} = n_{\max}\omega du photon émis à l'énergie cinétique maximale de retour E_{c,\max} lue sur la figure 2.
Voir la réponse courte

Reconnaissance du plateau et de la loi de coupure n_{\max}\hbar\omega \approx I_P + 3{,}17 U_P ; la condition de période de Q3 est largement satisfaite.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation de l'allure du spectre (figure 3)

Le spectre d'intensité présente plusieurs caractéristiques remarquables :

  • Pics discrets impairs : seuls les ordres harmoniques impairs (q = 3, 5, \dots, 31) sont présents, en accord avec l'invariance par demi-période démontrée à la question 16 (x(t+T/2) = -x(t)).
  • Allure globale en trois régimes :

    • une décroissance initiale rapide aux tout premiers ordres (q \le 7), correspondant au régime d'optique non linéaire perturbative ;
    • un plateau d'ordres d'harmoniques (7 \lesssim q \lesssim 29) où l'intensité reste sensiblement du même ordre de grandeur ;
    • une coupure (cutoff) abrupte au-delà de q \approx 31, où l'intensité chute de plusieurs ordres de grandeur.

2. Vérification de la condition de la question 3

À la question 3, il a été établi que les harmoniques de période inférieure à la période atomique T_e devaient vérifier n \ge n_{\min} = 18.

Le plateau s'étend ici jusqu'à des ordres q \approx 31 > 18 : la condition T_n < T_e est donc parfaitement vérifiée pour une large plage d'harmoniques du plateau (19 \le q \le 31).

3. Expression du rang maximal n_{\max}

D'après la question 22, un photon émis lors de la recombinaison possède une énergie :

\hbar \Omega = I_P + E_c(t_r)

Pour une harmonique de rang n, la pulsation vaut \Omega = n\omega, de sorte que :

n\,\hbar\omega = I_P + E_c(t_r)

Le rang maximal n_{\max} correspond à l'énergie cinétique maximale de retour E_{c,\max}. D'après la figure 2 (question 25), le maximum vaut E_{c,\max} \approx 3{,}17\,U_P (ou \approx 3{,}2\,U_P). On en déduit :

\boxed{n_{\max} \approx \frac{I_P + 3{,}2\,U_P}{\hbar\omega}}

Résultat

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Partie II : Mesure de la durée de l'impulsion

Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : interférence temporelle, phase relative

Exprimer la puissance instantanée (à une constante multiplicative globale près) en fonction des et des . Expliquer pourquoi elle ne dépend des phases qu'à travers leurs différences .

Voir l'indice

Écrire le carré du champ scalaire réel E(t) = \sum_q A_q \cos(q\omega t + \varphi_q) et linéariser les produits de cosinus pour isoler les termes d'interférence croisés.

Voir la stratégie
  1. Représenter l'onde scalaire sous forme complexe en sommant les contributions de chaque harmonique.
  2. Définir la puissance instantanée (ou intensité) I(t) comme proportionnelle au carré du module du champ complexe \underline{E}(t), puis développer le double produit.
  3. Justifier la dépendance exclusive en \varphi_q - \varphi_{q'} par le produit de chaque composante par le conjugué d'une autre, ainsi que par l'invariance de jauge vis-à-vis d'une phase globale.
Voir la réponse courte

Développement du carré du champ : les termes d'interférence font intervenir les cosinus des battements dépendants uniquement des différences \varphi_q - \varphi_{q'}.

Voir le corrigé complet

L'onde lumineuse est une superposition d'harmoniques de pulsations q\omega. En représentation complexe, le champ scalaire associé s'écrit :

\underline{E}(t) = \sum_q A_q \, \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)}

La puissance instantanée I(t) (intensité lumineuse) est proportionnelle au carré du module du champ complexe :

I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2 = \underline{E}(t)\,\underline{E}^*(t)

En développant le produit des deux sommes, à une constante multiplicative globale près (qu'on peut poser égale à 1) :

\begin{aligned} I(t) &= \left( \sum_q A_q \, \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} \right) \left( \sum_{q'} A_{q'} \, \mathrm{e}^{-i(q'\omega t + \varphi_{q'})} \right) \\ &= \sum_q \sum_{q'} A_q A_{q'} \, \mathrm{e}^{i\left[(q-q')\omega t + (\varphi_q - \varphi_{q'})\right]} \end{aligned}

I(t) étant une grandeur réelle, on peut regrouper les termes deux à deux (ou prendre la partie réelle) :

\boxed{I(t) \propto \sum_q \sum_{q'} A_q A_{q'} \cos\big((q - q')\omega t + \varphi_q - \varphi_{q'}\big)}

ce qui peut également s'écrire sous la forme :

I(t) \propto \sum_q A_q^2 + 2\sum_{q < q'} A_q A_{q'} \cos\big((q - q')\omega t + \varphi_q - \varphi_{q'}\big)

Dépendance vis-à-vis des phases :

  • Mathématiquement, le calcul de |\underline{E}(t)|^2 = \underline{E}(t)\underline{E}^*(t) fait intervenir le produit d'un terme en \mathrm{e}^{i\varphi_q} par un terme en \mathrm{e}^{-i\varphi_{q'}}, de sorte que les phases n'apparaissent que sous la forme du déphasage relatif \varphi_q - \varphi_{q'}.
  • Physiquement, I(t) résulte de l'interférence entre les différentes composantes spectrales. L'interférence entre l'harmonique q et l'harmonique q' ne dépend que de leur déphasage relatif \varphi_q - \varphi_{q'}. Une translation globale de toutes les phases d'une même constante \phi_0 (\underline{E} \to \underline{E}\,\mathrm{e}^{i\phi_0}) laisse le module au carré |\underline{E}(t)|^2 invariant.

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : interférence à n ondes, peigne de dirac

On considère d'abord le cas où l'onde est composée de harmoniques successives de à , d'amplitude et de phase identique. Montrer que dans le cas , la puissance instantanée présente une série de pics étroits identiques espacés de . Déterminer la demi-largeur des pics en fonction de et .

Voir l'indice

Sommer la progression géométrique des amplitudes complexes sous l'hypothèse de phases nulles ou identiques, puis déterminer la largeur à mi-hauteur ou le premier zéro du sinus cardinal.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ scalaire complexe \underline{E}(t) sous la forme d'une somme géométrique de N termes de même amplitude A et même phase \varphi.
  2. Sommer la suite géométrique et en déduire la puissance instantanée I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2, analogue à la fonction de diffraction/interférence d'un réseau à N fentes.
  3. Étudier la périodicité de I(t) pour identifier l'espacement des maxima principaux, puis déterminer la position du premier zéro pour obtenir la demi-largeur du pic.
Voir la réponse courte

Sommation géométrique d'amplitudes menant à une fonction d'Airy temporelle \sin^2(N\omega t/2)/\sin^2(\omega t/2) de demi-largeur \Delta t = T/N.

Voir le corrigé complet

Toutes les amplitudes étant égales à A_q = A et toutes les phases étant identiques à \varphi_q = \varphi, le champ complexe s'écrit :

\underline{E}(t) = \sum_{q=n}^{n+N-1} A \,\mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi)} = A \,\mathrm{e}^{i(n\omega t + \varphi)} \sum_{k=0}^{N-1} \mathrm{e}^{i k \omega t}

Il s'agit de la somme des termes d'une suite géométrique de raison \mathrm{e}^{i\omega t} \neq 1 (pour \omega t \not\equiv 0 \pmod{2\pi}) :

\sum_{k=0}^{N-1} \mathrm{e}^{i k \omega t} = \frac{1 - \mathrm{e}^{i N\omega t}}{1 - \mathrm{e}^{i\omega t}} = \frac{\mathrm{e}^{i\frac{N\omega t}{2}}}{\mathrm{e}^{i\frac{\omega t}{2}}} \times \frac{\mathrm{e}^{-i\frac{N\omega t}{2}} - \mathrm{e}^{i\frac{N\omega t}{2}}}{\mathrm{e}^{-i\frac{\omega t}{2}} - \mathrm{e}^{i\frac{\omega t}{2}}} = \mathrm{e}^{i\frac{(N-1)\omega t}{2}} \frac{\sin\left(\frac{N\omega t}{2}\right)}{\sin\left(\frac{\omega t}{2}\right)}

Le champ complexe s'exprime donc sous la forme :

\underline{E}(t) = A \,\mathrm{e}^{i\left[\left(n + \frac{N-1}{2}\right)\omega t + \varphi\right]} \frac{\sin\left(\frac{N\omega t}{2}\right)}{\sin\left(\frac{\omega t}{2}\right)}

La puissance instantanée I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2 vaut alors :

I(t) = I_1 \, \frac{\sin^2\left(\frac{N\omega t}{2}\right)}{\sin^2\left(\frac{\omega t}{2}\right)}

où I_1 \propto A^2 est l'intensité due à une harmonique isolée.

1. Périodicité et espacement des pics : Lorsque t varie de T = \frac{2\pi}{\omega}, la quantité \frac{\omega t}{2} varie de \pi et \frac{N\omega t}{2} varie de N\pi. Par conséquent :

\sin^2\left(\frac{\omega(t+T)}{2}\right) = \sin^2\left(\frac{\omega t}{2} + \pi\right) = \sin^2\left(\frac{\omega t}{2}\right)
\sin^2\left(\frac{N\omega(t+T)}{2}\right) = \sin^2\left(\frac{N\omega t}{2} + N\pi\right) = \sin^2\left(\frac{N\omega t}{2}\right)

La fonction I(t) est donc strictement périodique de période :

\boxed{T = \frac{2\pi}{\omega}}

Les maxima principaux ont lieu lorsque le dénominateur s'annule, c'est-à-dire pour \frac{\omega t}{2} = p\pi, soit :

t_p = p T = p \frac{2\pi}{\omega} \quad (p \in \mathbb{Z})

À ces instants, par équivalent usuel \sin(u) \sim u, la valeur maximale vaut :

I_{\max} = N^2 I_1

Les pics sont donc espacés de la période T du laser fondamental.

2. Demi-largeur des pics : Au voisinage du pic situé en t = 0, pour t \ll T :

\sin\left(\frac{\omega t}{2}\right) \approx \frac{\omega t}{2} \implies I(t) \approx I_{\max} \, \mathrm{sinc}^2\left(\frac{N\omega t}{2}\right)

Le premier zéro de part et d'autre du maximum correspond à une annulation du numérateur sans que le dénominateur ne s'annule :

\frac{N\omega \Delta t}{2} = \pi \implies \Delta t = \frac{2\pi}{N\omega} = \frac{T}{N}

La demi-largeur au premier zéro (distance temporelle séparant le centre du pic de son premier minimum) est donc :

\boxed{\Delta t = \frac{T}{N}}

Comme N \gg 1, on a \Delta t \ll T : les pics de puissance sont extrêmement étroits devant leur période de répétition T.

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : déphasage, retard temporel

Montrer que la position temporelle des pics de puissance se décale si les phases sont en progression arithmétique, les amplitudes restant identiques.

Voir l'indice

Poser \varphi_q = \varphi_0 + q\,\Delta\varphi et effectuer un changement de variable temporel t' = t + \Delta\varphi/\omega dans la somme.

Voir la stratégie
  1. Exprimer mathématiquement la condition selon laquelle les phases \varphi_q sont en progression arithmétique de raison \Delta\varphi.
  2. Réécrire la phase totale de chaque harmonique q\omega t + \varphi_q sous la forme q\omega (t - t_0) + \text{cste}.
  3. En déduire que la puissance instantanée I(t) subit une translation temporelle t \mapsto t - t_0, ce qui décale la position de tous les pics temporels.
Voir la réponse courte

Une phase affine \varphi_q = \varphi_0 + q\Delta\varphi se factorise en un retard global t_0 = -\Delta\varphi/\omega, décalant simplement les pics temporels.

Voir le corrigé complet

Puisque les amplitudes sont identiques (A_q = A) et que les phases \varphi_q forment une progression arithmétique, il existe une constante \varphi_0 et une raison \Delta\varphi (telle que \Delta\varphi = \varphi_{q+1} - \varphi_q) vérifiant :

\varphi_q = \varphi_0 + q\,\Delta\varphi

L'expression de la phase associée à l'harmonique q devient alors :

q\omega t + \varphi_q = q\omega t + q\,\Delta\varphi + \varphi_0 = q\omega \left(t + \frac{\Delta\varphi}{\omega}\right) + \varphi_0

Le champ électrique scalaire complexe s'écrit donc :

\underline{E}(t) = \sum_{q=n}^{n+N-1} A\,\mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} = \mathrm{e}^{i\varphi_0} \sum_{q=n}^{n+N-1} A\,\mathrm{e}^{iq\omega (t - t_0)} \quad \text{avec} \quad t_0 = -\frac{\Delta\varphi}{\omega}

Ainsi, à un facteur de phase globale \mathrm{e}^{i\varphi_0} près (qui n'affecte pas l'intensité), le champ à l'instant t est identique au champ \underline{E}_0 sans déphasage relatif calculé à l'instant décalé t - t_0 :

\underline{E}(t) = \mathrm{e}^{i\varphi_0}\,\underline{E}_0(t - t_0)

La puissance instantanée I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2 vaut par conséquent :

\boxed{I(t) = I_0(t - t_0) \quad \text{avec} \quad t_0 = -\frac{\varphi_{q+1} - \varphi_q}{\omega}}

où I_0(t) est le profil temporel obtenu à la question Q28.

Les pics d'intensité, initialement situés aux instants t_p = p\,T (p \in \mathbb{Z}), sont tous décalés de la même quantité temporelle :

\boxed{t_p = p\,T - \frac{\Delta\varphi}{\omega}}

La forme globale du train d'impulsions (forme et largeur des pics) est rigoureusement conservée, seule leur position temporelle est translatée.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, quantum d'énergie

Rappeler l'expression de l'énergie d'un photon dans l'harmonique de rang .

Voir l'indice

Appliquer la relation de Planck-Einstein pour un harmonique d'ordre q oscillant à la pulsation \omega_q = q\omega.

Voir la réponse courte

L'énergie portée par un quantum de l'harmonique de rang q s'écrit E_q = q\hbar\omega = q h \nu.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon associé à une onde de pulsation \omega_q et de fréquence \nu_q est donnée par :

E_q = \hbar \omega_q = h \nu_q

Pour l'harmonique de rang q, la fréquence est un multiple entier de celle du laser incident, soit \nu_q = q\nu et \omega_q = q\omega. On en déduit l'expression de l'énergie du photon :

\boxed{E_q = q\hbar\omega = q h\nu}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : produit de cosinus, transition à deux photons

D'après la figure 3, le faisceau d'harmoniques ne comprend que les harmoniques impaires, et deux pics successifs et ont des amplitudes approximativement égales. En un point donné, l'amplitude du champ électrique associé à ces deux pics est proportionnelle à . L'amplitude du champ électrique du faisceau sonde est, elle, proportionnelle à , où est un retard ajustable. On admet que l'amplitude de probabilité du processus quantique de transition à deux photons est proportionnelle au produit de ces amplitudes, . En utilisant une représentation complexe, isoler dans ce produit les composantes proportionnelles à , correspondant à l'éjection d'un électron d'énergie .

Voir l'indice

Développer le produit des deux cosinus en utilisant les formules d'Euler et regrouper les termes oscillant précisément à la pulsation (q+1)\omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les signaux réels A_p(t) et A_s(t) sous forme de sommes d'exponentielles complexes à l'aide des formules d'Euler.
  2. Développer le produit A_p(t)A_s(t) et repérer les termes oscillant à la pulsation (q+1)\omega, correspondant au processus d'absorption à deux photons conduisant à l'énergie E_{q+1}.
Voir la réponse courte

Linéarisation complexe pour extraire les termes à pulsation (q+1)\omega issus de l'absorption d'un harmonique q plus un photon sonde, ou q+2 moins un photon sonde.

Voir le corrigé complet

À l'aide des formules d'Euler, exprimons les amplitudes réelles sous forme de combinaisons d'exponentielles complexes :

\begin{aligned} A_p(t) &= \frac{1}{2} \left[ \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} + \mathrm{e}^{-i(q\omega t + \varphi_q)} + \mathrm{e}^{i((q+2)\omega t + \varphi_{q+2})} + \mathrm{e}^{-i((q+2)\omega t + \varphi_{q+2})} \right] \\ A_s(t) &= \frac{1}{2} \left[ \mathrm{e}^{i(\omega t + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{-i(\omega t + \omega\tau)} \right] \end{aligned}

Développons le produit A_p(t) A_s(t). Les pulsations temporelles résultantes sont de la forme (\pm q \pm 1)\omega et (\pm (q+2) \pm 1)\omega.

Parmi ces termes, ceux qui oscillent à la pulsation positive (q+1)\omega, soit en \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}, proviennent exclusivement de deux contributions :

  • le produit de \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} et de \mathrm{e}^{i(\omega t + \omega\tau)} :

    \frac{1}{4} \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}
  • le produit de \mathrm{e}^{i((q+2)\omega t + \varphi_{q+2})} et de \mathrm{e}^{-i(\omega t + \omega\tau)} :

    \frac{1}{4} \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}

En sommant ces deux termes, la composante proportionnelle à \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t} dans le produit A_p(t)A_s(t) s'écrit :

\boxed{\big[A_p(t) A_s(t)\big]_{(q+1)\omega} = \frac{1}{4} \left[ \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \right] \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}}

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Question 32

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : interférence quantique, battement

Exprimer la probabilité correspondante, et tracer sa variation en fonction de . Pourquoi parle-t-on d'interférence de transitions à deux photons ? Exprimer l'intervalle entre deux maximums de probabilité.

Voir l'indice

Calculer le carré du module de l'amplitude complexe obtenue pour évaluer la probabilité de transition, et identifier la période en fonction du retard \tau.

Voir la stratégie
  1. Calculer le module au carré de l'amplitude complexe obtenue à la question Q31 pour obtenir la probabilité de transition \mathcal{P}(\tau).
  2. Interpréter physiquement les deux termes de l'amplitude comme deux chemins quantiques indistinguables menant au même état final (absorption ou émission stimulée d'un photon sonde).
  3. Déduire la période de modulation temporelle et tracer l'allure de \mathcal{P}(\tau).
Voir la réponse courte

Calcul du carré du module donnant une modulation en \cos(2\omega\tau + \Delta\varphi) : deux chemins quantiques indiscernables interfèrent avec une périodicité T/2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, l'amplitude complexe associée à l'éjection d'un électron d'énergie E_{q+1}-I_P s'écrit :

\mathcal{A}(\tau) \propto \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)}

La probabilité de transition \mathcal{P}(\tau) est proportionnelle au module au carré de cette amplitude de probabilité :

\begin{aligned} \mathcal{P}(\tau) &\propto \left| \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \right|^2 \\ &\propto \left| \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} \right|^2 + \left| \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \right|^2 + 2\operatorname{Re}\left( \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \mathrm{e}^{-i(\varphi_q + \omega\tau)} \right) \\ &\propto 1 + 1 + 2\cos\big( 2\omega\tau - (\varphi_{q+2} - \varphi_q) \big) \end{aligned}

En introduisant le déphasage \Delta\varphi_q = \varphi_{q+2} - \varphi_q et une constante de proportionnalité \mathcal{P}_0, on obtient :

\boxed{\mathcal{P}(\tau) = \mathcal{P}_0 \left[ 1 + \cos\big( 2\omega\tau - (\varphi_{q+2} - \varphi_q) \big) \right] = 2\mathcal{P}_0 \cos^2\left( \omega\tau - \frac{\varphi_{q+2}-\varphi_q}{2} \right)}

Origine du terme « interférence de transitions à deux photons » :
L'état final de l'électron (d'énergie cinétique E_{q+1} - I_P) peut être atteint par deux voies quantiques distinctes et indistinguables mettant chacune en jeu deux photons :

  • l'absorption d'un photon harmonique d'énergie E_q = q\hbar\omega suivie de l'absorption d'un photon sonde d'énergie \hbar\omega (E_q + \hbar\omega = E_{q+1}) ;
  • l'absorption d'un photon harmonique d'énergie E_{q+2} = (q+2)\hbar\omega suivie de l'émission stimulée d'un photon sonde d'énergie \hbar\omega (E_{q+2} - \hbar\omega = E_{q+1}).

Comme ces deux processus mènent au même état quantique final sans que l'on puisse déterminer la voie empruntée, leurs amplitudes de probabilité s'additionnent de manière cohérente, donnant lieu à des interférences quantiques constructives ou destructives selon le retard \tau.

Intervalle entre deux maximums de probabilité :
La fonction \cos(2\omega\tau - \Delta\varphi_q) est périodique en retard \tau, de pulsation 2\omega. L'intervalle séparant deux maximums successifs est donc :

\boxed{\Delta\tau = \frac{2\pi}{2\omega} = \frac{\pi}{\omega} = \frac{T}{2}}

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : technique rabitt, interférence quantique

La mesure de l'énergie cinétique de l'électron donne accès à la valeur de (voir la fin du problème). La figure 4 représente le nombre d'électrons émis en fonction de et . Commenter cette figure à la lueur de la figure 3 et des deux dernières questions, en distinguant les valeurs de paires et impaires. Vérifier que la valeur de déduite de cette figure est compatible avec celle obtenue à la question 3.

Voir l'indice

Interpréter le signal constant en \tau pour les harmoniques impaires et le réseau de franges d'interférence oscillant en 2\omega pour les bandes latérales paires.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la dépendance en \tau selon la parité de q en reliant les observations aux processus physiques décrits dans les questions précédentes (ionisation directe à un photon vs transition à deux photons).
  2. Mesurer la pseudo-période d'oscillation \Delta\tau des bandes paires sur la figure 4 et en déduire la période optique T = 2\Delta\tau pour la confronter à celle obtenue à la question 3.
Voir la réponse courte

Constat de bandes impaires continues et de bandes paires modulées à période T/2 \approx 1{,}3\text{ fs}, cohérent avec T \approx 2{,}7\text{ fs} de Q3.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire de la figure 4 selon la parité de q :

  • Pour q impair : ces signaux correspondent à l'ionisation directe par absorption d'un seul photon du faisceau d'harmoniques d'énergie E_q = q\hbar\omega (seules les harmoniques impaires sont produites, d'après les questions 16 et 26). Ce processus n'implique pas le faisceau sonde : le nombre de photoélectrons éjectés est donc indépendant du retard \tau, ce qui se traduit par des bandes horizontales d'intensité continue.
  • Pour q pair : ces signaux (appelés « bandes latérales » ou sidebands) proviennent d'une transition à deux photons faisant intervenir le faisceau sonde (absorption d'un photon d'harmonique q-1 et absorption d'un photon sonde \omega, ou absorption d'un photon d'harmonique q+1 et émission stimulée d'un photon sonde \omega). Conformément aux questions 31 et 32, l'interférence entre ces deux chemins quantiques produit une probabilité d'ionisation oscillant sinusoïdalement avec le retard \tau : on observe ainsi une alternance périodique de zones sombres et claires.

2. Détermination de la période T du laser :

D'après la question 32, l'intervalle entre deux maxima successifs de probabilité pour une harmonique paire vaut :

\Delta\tau = \frac{T}{2}

Sur la figure 4, entre \tau = 0\text{ fs} et \tau = 10\text{ fs} (intervalle de 10\text{ fs}), on dénombre environ 7{,}5 périodes d'oscillation complètes, d'où :

\Delta\tau \approx \frac{10\text{ fs}}{7{,}5} \approx 1{,}3\text{ fs}

On en déduit la période du laser fondamental :

\boxed{T = 2\,\Delta\tau \approx 2{,}7\text{ fs} \approx 3\text{ fs}}

Cette valeur expérimentale est en parfait accord avec le calcul théorique de la question 3 (T = \lambda/c \approx 2{,}7\text{ fs}).

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : phase spectrale, alignement des franges

Comment, sur la figure 4, peut-on vérifier si est indépendant de ?

Voir l'indice

Observer l'alignement des maxima d'intensité des franges oscillantes pour les différents ordres pairs sur le spectrogramme bidimensionnel en fonction de \tau.

Voir la stratégie
  1. Relier la position des maxima d'intensité des bandes latérales (valeurs paires de q) à la différence de phase \varphi_{q+2} - \varphi_q d'après le résultat de la question 32.
  2. Déterminer le critère visuel correspondant sur le diagramme bi-dimensionnel de la figure 4.
Voir la réponse courte

Vérification visuelle que les franges d'intensité maximale des différents ordres pairs q+1 sont verticalement alignées à la même valeur de retard \tau.

Voir le corrigé complet

D'après la question 32, la probabilité d'éjection d'un photoélectron pour une bande latérale d'ordre pair (située entre les harmoniques impaires q et q+2) varie selon :

\mathcal{P}(\tau) \propto 1 + \cos\big(2\omega\tau - (\varphi_{q+2} - \varphi_q)\big)

Les maxima de signal (zones claires sur la figure 4) sont obtenus pour :

2\omega\tau_{\max} - (\varphi_{q+2} - \varphi_q) = 2k\pi \quad (k \in \mathbb{Z})

soit pour des retards :

\tau_{\max} = \frac{\varphi_{q+2} - \varphi_q}{2\omega} + k\,\frac{T}{2}

Par conséquent, la différence de phase \Delta\varphi_q = \varphi_{q+2} - \varphi_q se traduit par un décalage temporel des oscillations :

  • Si \varphi_{q+2} - \varphi_q est indépendant de q, les positions \tau_{\max} des maxima sont identiques pour tous les ordres pairs successifs.
  • Sur la figure 4, cela se vérifie en observant que les maxima d'intensité (zones les plus claires pour les ordres q pairs : 18, 20, 22, 24) sont verticalement alignés à des valeurs de retard \tau identiques.
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Question 35

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : durée d'impulsion, relation temps-fréquence

Dans ce cas, donner une estimation de la durée de l'impulsion du faisceau d'harmoniques.

Voir l'indice

Appliquer le principe d'incertitude temps-fréquence ou la largeur du paquet d'ondes \Delta t \sim T/N en dénombrant les harmoniques du plateau observées sur le spectre.

Voir la stratégie
  1. Relier la durée temporelle de l'impulsion à la largeur de son spectre en exploitant le résultat de la question 28 (impulsion limitée par transformée de Fourier).
  2. Estimer la largeur spectrale \Delta\omega = \Delta q\,\omega à partir des harmoniques résolues sur la figure 4.
  3. Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif comme imposé par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Estimation par \Delta t \approx T/N \approx 1/\Delta\nu sur le plateau d'harmoniques, conduisant à une durée d'impulsion ultracourte de l'ordre de 100\text{--}300\text{ as}.

Voir le corrigé complet

Lorsque la différence de phase \varphi_{q+2} - \varphi_q est indépendante de q, les phases des harmoniques sont en progression arithmétique. D'après le résultat de la question 29, cela induit uniquement un retard global sans affecter la durée de l'impulsion. L'impulsion est alors limitée par transformée de Fourier (harmoniques en phase au sommet de l'impulsion).

D'après la question 28, la durée (largeur à mi-hauteur ou demi-largeur) \Delta t d'un paquet d'ondes de largeur spectrale totale \Delta\omega est reliée à la période T = 2\pi/\omega du laser fondamental par la relation d'incertitude temps-fréquence :

\Delta t \sim \frac{2\pi}{\Delta\omega} = \frac{T}{\Delta q}

où \Delta q = q_{\max} - q_{\min} représente la plage des ordres harmoniques contribuant de façon cohérente à l'impulsion.

Sur la figure 4, les bandes latérales et harmoniques clairement mesurées et synchronisées s'étendent de q \approx 17 à q \approx 25 (soit environ 5 harmoniques impaires), ce qui correspond à :

\Delta q \approx 25 - 17 = 8 \sim 10

En utilisant la valeur de la période fondamentale obtenue à la question 3, T \approx 2{,}7\times 10^{-15}\text{ s}, on obtient pour la durée de l'impulsion :

\Delta t \sim \frac{2{,}7\times 10^{-15}\text{ s}}{10} \approx 3\times 10^{-16}\text{ s}
\boxed{\Delta t \sim 3\times 10^{-16}\text{ s} = 300\text{ as}}

Résultat

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Partie III : Spectromètre magnétique

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
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Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, rayon cyclotron

On considère d'abord le mouvement d'un électron dans un champ magnétique uniforme, la vitesse initiale de l'électron étant orthogonale à . Déterminer le rayon de la trajectoire en fonction de , , , et de la vitesse, notée .

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale de la dynamique en coordonnées de Frenet pour un mouvement circulaire uniforme soumis à la seule composante normale de Lorentz.

Voir la réponse courte

Égalité entre force de Lorentz et masse fois accélération centripète m v_\perp^2/r = e v_\perp B, d'où r = m v_\perp / (e B).

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un électron, de masse m et de charge -e, dans un champ magnétique uniforme et stationnaire \vec{B} = B\,\vec{e}_z (avec B = \|\vec{B}\|), dans un référentiel galiléen de laboratoire.

La seule force agissant sur l'électron est la force magnétique de Lorentz :

\vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}

Cette force ne travaille pas car \vec{F}\cdot\vec{v} = 0. Le théorème de la puissance cinétique assure donc que la norme de la vitesse est constante au cours du mouvement :

v(t) = v(0) = v_\perp

La projection du principe fondamental de la dynamique suivant l'axe de \vec{B} donne \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0, et comme v_z(0) = 0, la trajectoire est contenue dans le plan orthogonal à \vec{B}.

Dans la base de Frenet (\vec{\tau}, \vec{n}) associée à la trajectoire plane, l'accélération tangentielle est nulle (\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0), de sorte que l'accélération est purement normale :

\vec{a} = \frac{v_\perp^2}{r}\,\vec{n}

où r est le rayon de courbure de la trajectoire. Le principe fondamental de la dynamique projeté sur la normale rentrante \vec{n} s'écrit :

m\,\frac{v_\perp^2}{r} = e\,v_\perp B

Le rayon de courbure est donc constant, ce qui correspond à un mouvement circulaire uniforme de rayon :

\boxed{r = \frac{m\,v_\perp}{e\,B}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, mouvement circulaire

En déduire la valeur absolue du moment cinétique de l'électron par rapport au centre de la trajectoire, qu'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer la norme du moment cinétique J = \|\vec{r} \times m\vec{v}_\perp\| = m\,v_\perp\,r et remplacer v_\perp par son expression issue de Q36.

Voir la réponse courte

Expression du moment cinétique J = m r v_\perp puis substitution de v_\perp par sa valeur cyclotron pour obtenir J = e B r^2.

Voir le corrigé complet

Soit C le centre de la trajectoire circulaire de l'électron. Le moment cinétique de l'électron par rapport à ce centre s'écrit :

\vec{J} = \vec{CM} \wedge (m \vec{v}_\perp)

La trajectoire étant un cercle de rayon r, le vecteur position \vec{CM} et le vecteur vitesse \vec{v}_\perp sont constamment orthogonaux. La valeur absolue du moment cinétique est donc :

J = \|\vec{J}\| = m\, r\, v_\perp

D'après la relation obtenue à la question 36, la vitesse s'exprime en fonction du rayon sous la forme :

v_\perp = \frac{e B r}{m}

En injectant cette relation dans l'expression de J, on obtient :

J = m\, r \left(\frac{e B r}{m}\right)

soit finalement :

\boxed{J = e B r^2}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
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Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : trajectoire hélicoïdale, composante perpendiculaire

On considère maintenant le cas d'une vitesse initiale quelconque. On note l'angle entre et . Le mouvement dans un plan perpendiculaire au champ est toujours un cercle. Exprimer son rayon en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Remplacer la vitesse v_\perp orthogonale aux lignes de champ par sa projection v\sin\theta dans le plan cyclotronique.

Voir la réponse courte

En remplaçant la vitesse transverse par v_\perp = v\sin\theta, le rayon de giration s'écrit directement r = \frac{mv\sin\theta}{eB}.

Voir le corrigé complet

Soit \vec{B} le champ magnétique supposé uniforme. Décomposons le vecteur vitesse initiale \vec{v} en ses composantes parallèle et perpendiculaire à \vec{B} :

\vec{v} = \vec{v}_\parallel + \vec{v}_\perp

L'angle entre \vec{v} et \vec{B} étant noté \theta, la norme de la composante orthogonale au champ s'écrit :

v_\perp = v \sin\theta

La force de Lorentz s'exprime par :

\vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} = -e\,\vec{v}_\perp\wedge\vec{B}

Elle est purement orthogonale à \vec{B} et ne dépend que de \vec{v}_\perp. Le mouvement dans le plan perpendiculaire au champ magnétique est donc identique à celui étudié à la question Q36 avec la vitesse v_\perp.

En remplaçant v_\perp par son expression dans le résultat de la question Q36, on obtient le rayon de la trajectoire circulaire projetée :

\boxed{r = \frac{m v \sin\theta}{e B}}

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : ligne de champ, divergence du champ magnétique

Indiquer comment varie la norme du champ magnétique de gauche à droite le long d'une ligne de champ.

Voir l'indice

Utiliser la divergence nulle du champ magnétique \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 et l'évasement des lignes de champ le long de l'axe z vers la droite.

Voir la réponse courte

L'évasement des lignes de champ de gauche à droite implique, d'après la conservation du flux de \vec{B}, une diminution de sa norme.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, les lignes de champ magnétique s'écartent les unes des autres en allant de gauche à droite : leur densité spatiale diminue.

D'après l'équation de conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), le flux à travers la section droite \mathcal{S} d'un tube de champ se conserve :

\Phi \approx B\,\mathcal{S} = \text{cte}

La section d'un tube de champ augmentant de gauche à droite, la norme B = \|\vec{B}\| du champ magnétique diminue en conséquence (B_f < B_i).

\boxed{\text{La norme du champ magnétique décroît de gauche à droite le long d'une ligne de champ.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : invariant adiabatique, miroir magnétique

Lorsque le champ vu par l'électron varie lentement le long de sa trajectoire, son mouvement dans le plan perpendiculaire reste approximativement circulaire, mais avec un rayon qui varie peu à peu. On admet que la variation de ce rayon est telle que le moment cinétique déterminé à la question 37 reste constant. On considère pour simplifier que le champ est uniforme sur chacune des surfaces d'entrée et de sortie du spectromètre, et on note et les normes correspondantes. Déterminer la relation entre l'inclinaison initiale et finale de la trajectoire.

Voir l'indice

Écrire la conservation de la norme totale de la vitesse v (force magnétique conservative) et l'invariance adiabatique du moment cinétique J \propto \frac{v^2\sin^2\theta}{B}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment cinétique J en fonction de la vitesse v, de l'angle \theta et de la norme du champ B à l'aide des résultats des questions 37 et 38.
  2. Utiliser la conservation de l'énergie cinétique (la force de Lorentz magnétique ne travaille pas) pour constater que la vitesse v de l'électron reste constante.
  3. Égaler les moments cinétiques initial J_i et final J_f pour en déduire la relation liant \theta_f à \theta_i, B_i et B_f.
Voir la réponse courte

La vitesse se conserve dans un champ magnétique stationnaire ; l'invariance de J \propto \sin^2\theta/B donne \frac{\sin^2\theta_f}{B_f} = \frac{\sin^2\theta_i}{B_i}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions 37 et 38, le rayon cyclotronique s'écrit r = \frac{m v \sin\theta}{e B} et le moment cinétique vaut :

J = e B r^2 = e B \left(\frac{m v \sin\theta}{e B}\right)^2 = \frac{m^2 v^2 \sin^2\theta}{e B}

La seule force s'exerçant sur l'électron est la force de Lorentz magnétique \vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}, qui est à chaque instant orthogonale à la vitesse \vec{v}. Sa puissance est donc identiquement nulle :

\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = 0

Le théorème de la puissance cinétique assure que l'énergie cinétique est conservée, si bien que la norme de la vitesse v reste constante tout au long de la trajectoire :

v_i = v_f = v

Puisque le moment cinétique J est conservé (J_i = J_f), on a :

\frac{m^2 v^2 \sin^2\theta_i}{e B_i} = \frac{m^2 v^2 \sin^2\theta_f}{e B_f}

En simplifiant par la quantité non nulle \frac{m^2 v^2}{e}, on obtient la relation cherchée :

\boxed{\frac{\sin^2\theta_f}{B_f} = \frac{\sin^2\theta_i}{B_i} \quad \Longleftrightarrow \quad \sin\theta_f = \sqrt{\frac{B_f}{B_i}}\,\sin\theta_i}

(où les angles \theta_i, \theta_f \in [0, \pi/2] sont pris par convention par rapport au sens du champ).

Résultat

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Question 41

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : spectromètre à temps de vol, incertitude relative

Les électrons produits par l'effet photoélectrique ont des directions aléatoires. Le but est de recueillir tous ceux qui entrent dans le spectromètre, et d'aligner rapidement leur trajectoires avec l'axe . On choisit donc des valeurs de et telles que soit petit, et on fabrique un spectromètre suffisamment long pour que la plus grande partie de la trajectoire se fasse dans un champ uniforme . On mesure le temps séparant l'impulsion laser, qui produit les électrons, et leur détection à la sortie du spectromètre. Connaissant la longueur du spectromètre, on en déduit leur vitesse, et donc leur énergie cinétique. Du fait de l'inclinaison non nulle, la longueur parcourue par les électrons n'est pas exactement . En déduire l'incertitude relative sur la vitesse en fonction du rapport .

Voir l'indice

Exprimer le temps de vol t = L / v_z avec v_z = v\cos\theta_f, effectuer un développement limité au second ordre pour \theta_f \ll 1 et utiliser la relation de Q40.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de vol t des électrons le long de la région de dérive de longueur L en fonction de leur vitesse v et de l'angle \theta_f.
  2. Relier la vitesse mesurée (supposant un vol purement longitudinal) à la vitesse réelle pour en déduire l'écart relatif sur la vitesse.
  3. Utiliser le résultat de la question Q40 reliant \theta_f au rapport B_f/B_i pour obtenir la majoration de l'incertitude relative.
Voir la réponse courte

Trajet effectif L/\cos\theta_f \approx L(1+\theta_f^2/2), induisant une incertitude relative sur la vitesse bornée par \frac{\Delta v}{v} \approx \frac{\theta_f^2}{2} \le \frac{B_f}{2B_i}.

Voir le corrigé complet

Dans la zone de dérive de longueur L, le champ magnétique \vec{B}_f est quasiment uniforme et dirigé selon l'axe Oz. L'électron y effectue un mouvement hélicoïdal à vitesse scalaire constante v. Sa composante de vitesse longitudinale le long de l'axe Oz vaut :

v_z = v\cos\theta_f

Le temps de vol mis par l'électron pour parcourir la distance L le long de l'axe est donc :

t = \frac{L}{v_z} = \frac{L}{v\cos\theta_f}

L'expérimentateur, mesurant ce temps de parcours t sur la distance axiale L, évalue la vitesse de l'électron par la relation :

v_{\text{est}} = \frac{L}{t} = v\cos\theta_f

L'incertitude (ou erreur systématique par défaut) commise sur la vitesse est donc :

\frac{\Delta v}{v} = \frac{v - v_{\text{est}}}{v} = 1 - \cos\theta_f

Puisque les angles \theta_f sont petits (\theta_f \ll 1), on effectue un développement limité à l'ordre 2 :

1 - \cos\theta_f \approx \frac{\theta_f^2}{2} \approx \frac{\sin^2\theta_f}{2}

D'après la relation établie à la question Q40, \sin\theta_f = \sqrt{\dfrac{B_f}{B_i}}\sin\theta_i. On en déduit :

\frac{\Delta v}{v} \approx \frac{1}{2}\frac{B_f}{B_i}\sin^2\theta_i

Les photoélectrons étant émis dans des directions aléatoires, la valeur de \sin\theta_i n'est pas connue a priori mais vérifie au plus \sin\theta_i \le 1. L'incertitude relative maximale sur la vitesse vaut ainsi :

\boxed{\left(\frac{\Delta v}{v}\right)_{\max} = \frac{1}{2}\frac{B_f}{B_i}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique B PC 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (18 % des questions), Photons et dualité onde-corpuscule (15 %, partie II), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %) et Mouvement d'une particule chargée dans E et B (11 %, partie III). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Modèle scalaire de la lumière et cohérence, Signaux et propagation, Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Diffraction et réseaux…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique B PC 2025 dès la première année (PCSI) ?

En grande partie : 31 questions sur 41 (76 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q36 à Q41). Avec les autres programmes de première année : 32 en MPSI, 31 en PTSI, 31 en MP2I, 31 en TSI1 et 31 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique B PC 2025 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique B PC 2025 ?

Q25 (modèle en trois étapes), Q26 (génération d'harmoniques), Q32 (interférence quantique), Q35 (durée d'impulsion) et Q41 (spectromètre à temps de vol), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique B PC 2025 ?

Questions de cours : Q2 (spectre électromagnétique), Q5 (condition de gauss), Q13 (effet tunnel), Q16 (série de fourier) et Q30 (relation de planck-einstein). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (modèle de bohr), Q8 (vecteur de poynting), Q17 (principe fondamental de la dynamique), Q18 (énergie cinétique moyenne), Q28 (interférence à n ondes), Q36 (force de lorentz) et Q38 (trajectoire hélicoïdale).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique B PC 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (21 sur 41), par exemple : Q1 à Q3, Q5, Q7 à Q10, Q13, Q14, Q16 à Q19, Q21, Q22, Q30 et Q36 à Q39.

Le sujet X-ENS Physique B PC 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que le sujet s'est révélé particulièrement sélectif et que la majorité des candidats n'a traité qu'un peu moins de la moitié des questions proposées. Moyenne : 9,42/20 (écart-type 3,37, 1 340 présents).

Faut-il connaître la théorie des faisceaux gaussiens pour aborder la partie I ?

Non : l'énoncé fournit ou guide toutes les relations spécifiques, notamment l'estimation de la longueur de Rayleigh en Q4 et la taille du faisceau au foyer en Q6, sans exiger de formule hors programme sur la propagation gaussienne.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 41 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,42 et d'écart-type 3,37 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.