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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2026

Du spectre à la structure de l'hydrogène

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 14 questions sur 25, parties I et II en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 9 · MP2I 11 · TSI1 9 · BCPST1 8 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Les raies d'émission de l'hydrogène atomique5/5Faisable
  • Partie II : Le modèle de Bohr pour l'atome d'hydrogène7/7Faisable
  • Partie III : Ondes de matière en physique microscopique2/13En partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Physique quantique, Mécanique, Électromagnétisme · 5 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet propose une fresque historique et pédagogique remarquable retraçant la genèse de la mécanique quantique, depuis les lois empiriques de la spectroscopie atomique au XIXe siècle jusqu'à la résolution tridimensionnelle de l'équation de Schrödinger pour l'état fondamental de l'hydrogène.

L'épreuve est particulièrement équilibrée, fluide et guidée. Elle balaye avec clarté les incontournables du programme : analyse graphique de régressions spectroscopiques, dynamique newtonienne à force centrale coulombienne, hypothèse de quantification de Bohr, puits infini unidimensionnel, diffraction d'ondes de matière (Davisson et Germer) et manipulation des densités radiales de probabilité en coordonnées sphériques. Il constitue un sujet de révision absolument indispensable pour consolider le cours de physique quantique et de mécanique du point.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

12 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (12) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie III peut être traitée sans avoir résolu les parties I et II, les comparaisons avec le modèle de Bohr intervenant seulement comme mise en perspective qualitative dans les questions Q15 et Q24.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

25 questions
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Partie I : Les raies d'émission de l'hydrogène atomique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, photon, longueur d'onde

Exprimer la longueur d'onde en fonction de , de la constante de PLANCK et de la célérité de la lumière dans le vide.

Voir l'indice

Associer l'énergie du photon émis \epsilon = E_i - E_f à sa fréquence \nu = c/\lambda_0 par la relation de Planck-Einstein.

Voir la réponse courte

Expression de \lambda_0 = hc/(E_i - E_f) issue de la relation de Planck-Einstein pour une transition radiative.

Voir le corrigé complet

Lors de la désexcitation de l'électron du niveau d'énergie initial E_i vers le niveau d'énergie final E_f < E_i, la conservation de l'énergie impose que le photon émis emporte une énergie :

\epsilon = E_i - E_f

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon associé à une onde électromagnétique de fréquence \nu et de longueur d'onde dans le vide \lambda_0 s'écrit :

\epsilon = h\nu = \frac{hc}{\lambda_0}

On en déduit immédiatement :

\boxed{\lambda_0 = \frac{hc}{E_i - E_f}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, formule de balmer, spectre d'émission

Montrer que la relation de BALMER exprimée figure 1 par la droite en pointillés, est compatible avec l'expression :

où l'état initial est et l'état final est et une constante positive.

Voir l'indice

Exprimer la différence d'énergie E_i - E_f avec n_i = k+2 et n_f = 2, puis injecter l'expression dans celle de 1/\lambda_0 pour identifier une équation de droite affine en fonction de 1/(k+2)^2.

Voir la réponse courte

Identification de la relation affine 1/\lambda_0 = (E_0/hc)(1/4 - 1/(k+2)^2) avec la droite de Balmer.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q1, la longueur d'onde \lambda_0 du photon émis lors de la transition d'un état d'énergie E_i vers un état d'énergie E_f vérifie :

\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_i - E_f}{hc}

En utilisant l'expression proposée pour l'énergie des niveaux E_n = -\dfrac{E_0}{n^2}, avec l'état initial n_i = k+2 et l'état final n_f = 2, les énergies respectives s'écrivent :

\begin{aligned} E_i &= -\frac{E_0}{(k+2)^2} \\ E_f &= -\frac{E_0}{2^2} = -\frac{E_0}{4} \end{aligned}

La différence d'énergie emportée par le photon s'exprime donc sous la forme :

E_i - E_f = E_0 \left( \frac{1}{4} - \frac{1}{(k+2)^2} \right)

On en déduit l'expression de l'inverse de la longueur d'onde :

\boxed{\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_0}{4hc} - \frac{E_0}{hc} \, \frac{1}{(k+2)^2}}

En posant y = \dfrac{1}{\lambda_0} et x = \dfrac{1}{(k+2)^2}, cette relation est de la forme affine :

y = y_0 - S\,x \quad \text{avec} \quad S = \frac{E_0}{hc} \quad \text{et} \quad y_0 = \frac{E_0}{4hc} = \frac{S}{4}

La grandeur 1/\lambda_0 est donc une fonction affine décroissante de 1/(k+2)^2, ce qui correspond bien à la droite représentée en pointillés sur la figure 1.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : formule de balmer, constante de rydberg, électron-volt

En déduire la valeur numérique de la constante en électronvolt.

Voir l'indice

Déterminer la pente ou l'ordonnée à l'origine de la droite de régression sur la figure 1 et utiliser la valeur de hc fournie en données numériques pour en déduire E_0 en électronvolts.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'ordonnée à l'origine (ou la pente) de la droite tracée sur la figure 1 à partir de l'expression établie à la question précédente.
  2. Effectuer la lecture graphique de l'ordonnée à l'origine y_0 ou de la pente.
  3. Calculer E_0 en utilisant la valeur numérique fournie par l'énoncé pour le produit hc.
Voir la réponse courte

Détermination graphique de la constante E_0 \approx 13{,}6\text{ eV} à partir de la pente de la droite.

Voir le corrigé complet

D'après la question 2, la relation de Balmer s'écrit sous la forme :

\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_0}{4hc} - \frac{E_0}{hc} \frac{1}{(k+2)^2}

En posant y = \frac{1}{\lambda_0} (en \mu\text{m}^{-1}) et x = \frac{1}{(k+2)^2}, la droite représentée en pointillés a pour équation :

y = y_0 + a\,x \quad \text{avec} \quad y_0 = \frac{E_0}{4hc} \quad \text{et} \quad a = -\frac{E_0}{hc}

Par lecture graphique sur la figure 1 :

  • L'ordonnée à l'origine (pour x = 0) se lit directement :

    y_0 \simeq 2{,}73\text{ }\mu\text{m}^{-1}
  • On peut vérifier la cohérence avec la pente a en relevant un second point, par exemple en x = 0{,}10, où y \simeq 1{,}64\text{ }\mu\text{m}^{-1} :

    a = \frac{1{,}64 - 2{,}73}{0{,}10} = -10{,}9\text{ }\mu\text{m}^{-1} \simeq -4\,y_0

On en déduit l'expression de la constante E_0 :

E_0 = 4\,hc\,y_0

L'énoncé donne hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}, d'où l'application numérique avec deux chiffres significatifs :

\begin{aligned} E_0 &= 4 \times 1{,}2 \times 2{,}73 \\ &\simeq 13\text{ eV} \end{aligned}
\boxed{E_0 \simeq 13\text{ eV}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de rydberg, constante de rydberg, relation de planck-einstein

Montrer la relation de RYDBERG :

et relier la constante de RYDBERG à la valeur de puis calculer numériquement en nanomètres.

Voir l'indice

Mettre en facteur la constante R_\infty = E_0/(hc) dans la différence des inverses des carrés et calculer 1/R_\infty = hc/E_0 en nanomètres.

Voir la réponse courte

Établissement de la formule de Rydberg avec R_\infty = E_0/(hc), d'où 1/R_\infty \approx 91\text{ nm}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, lors de la transition d'un état d'énergie E_i vers un état d'énergie E_f < E_i, la longueur d'onde émise vérifie :

\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_i - E_f}{h c}

En utilisant la quantification des niveaux d'énergie de l'hydrogène donnée par la relation (2) de l'énoncé, E_n = -\dfrac{E_0}{n^2}, avec n_i > n_f, la différence d'énergie s'écrit :

E_i - E_f = \left(-\frac{E_0}{n_i^2}\right) - \left(-\frac{E_0}{n_f^2}\right) = E_0\left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)

On en déduit :

\frac{1}{\lambda_0} = \frac{E_0}{h c}\left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)

Ceci démontre la relation de Rydberg :

\boxed{\frac{1}{\lambda_0} = R_\infty \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)}

par identification de la constante de Rydberg :

\boxed{R_\infty = \frac{E_0}{h c}}

Pour calculer numériquement 1/R_\infty en nanomètres, on exprime :

\frac{1}{R_\infty} = \frac{h c}{E_0}

Avec h c \simeq 1,2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} = 1,2 \times 10^3\text{ eV}\cdot\text{nm} et E_0 \simeq 13\text{ eV} d'après la question Q3 :

\frac{1}{R_\infty} \simeq \frac{1,2 \times 10^3}{13} \simeq 92\text{ nm}
\boxed{\frac{1}{R_\infty} \simeq 92\text{ nm}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : spectre de raies, série de balmer, domaine spectral

Lorsque l'état final est , montrer que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Lorsque l'état final est , montrer que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Finalement, quelles sont les seules raies du spectre d'émission d'une lampe à vapeurs d'hydrogène atomique observables dans le visible ?

Voir l'indice

Analyser les bornes spectrales en faisant varier n_i entre n_f+1 et l'infini pour n_f=1 (ultraviolet) et n_f \geqslant 3 (infrarouge), puis conclure sur la spécificité du domaine visible (n_f=2).

Voir la stratégie
  1. Pour n_f = 1 puis n_f \geqslant 3, encadrer la quantité \frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2} en utilisant n_i > n_f afin d'en déduire les bornes sur \lambda_0.
  2. Effectuer les applications numériques de \lambda_{\text{max}} et \lambda_{\text{min}} à l'aide de la valeur de 1/R_\infty obtenue à la question Q4, et situer ces longueurs d'onde par rapport aux limites usuelles du spectre visible (400\text{ nm} - 800\text{ nm}).
  3. Conclure sur la valeur de n_f et identifier les raies observables dans le visible.
Voir la réponse courte

Encadrement montrant que la série de Lyman est dans l'UV, Paschen dans l'IR et seule Balmer dans le visible.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de Rydberg établie à la question Q4 :

\frac{1}{\lambda_0} = R_\infty \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right) \quad \text{avec } n_i > n_f

1. Cas n_f = 1 (série de Lyman) : L'entier n_i vérifie n_i \geqslant 2, donc \frac{1}{n_i^2} \leqslant \frac{1}{4}. Il vient :

\frac{1}{\lambda_0} = R_\infty \left(1 - \frac{1}{n_i^2}\right) \geqslant R_\infty \left(1 - \frac{1}{4}\right) = \frac{3}{4} R_\infty

La longueur d'onde vérifie donc \lambda_0 \leqslant \lambda_{\text{max}} avec :

\boxed{\lambda_{\text{max}} = \frac{4}{3 R_\infty}}

Numériquement, avec 1/R_\infty \simeq 92\text{ nm} :

\lambda_{\text{max}} = \frac{4}{3} \times 92\text{ nm} \simeq 1,2 \times 10^2\text{ nm} = 120\text{ nm}

Toutes les raies de cette série vérifient \lambda_0 \leqslant 120\text{ nm} < 400\text{ nm} : elles appartiennent au domaine des ultraviolets (UV).

2. Cas n_f > 2 soit n_f \geqslant 3 (séries de Paschen, Brackett, etc.) : Comme n_i > n_f \geqslant 3, on a \frac{1}{n_i^2} > 0 et n_f^2 \geqslant 9, d'où :

\frac{1}{\lambda_0} = R_\infty \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right) < \frac{R_\infty}{n_f^2} \leqslant \frac{R_\infty}{9}

On en déduit que \lambda_0 > \lambda_{\text{min}} (ou \lambda_0 \geqslant \lambda_{\text{min}} au sens large) avec :

\boxed{\lambda_{\text{min}} = \frac{9}{R_\infty}}

Numériquement :

\lambda_{\text{min}} = 9 \times 92\text{ nm} \simeq 8,3 \times 10^2\text{ nm} = 830\text{ nm}

Toutes ces raies vérifient \lambda_0 \geqslant 830\text{ nm} > 800\text{ nm} : elles se situent dans le domaine de l'infrarouge (IR).

3. Raies observables dans le visible : Le domaine visible s'étendant d'environ 400\text{ nm} à 800\text{ nm} :

  • les transitions vers n_f = 1 sont toutes dans l'UV ;
  • les transitions vers n_f \geqslant 3 sont toutes dans l'IR.

Par conséquent, les seules raies du spectre d'émission de l'hydrogène atomique observables dans le visible correspondent nécessairement à un état final :

\boxed{n_f = 2}

Il s'agit de la série de Balmer, et plus précisément des cinq premières raies présentées dans le tableau de l'énoncé : \mathrm{H}_\alpha, \mathrm{H}_\beta, \mathrm{H}_\gamma, \mathrm{H}_\delta et \mathrm{H}_\epsilon (pour n_i allant de 3 à 7).

Résultat

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Partie II : Le modèle de Bohr pour l'atome d'hydrogène

II.A · Énergie potentielle effective

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle électrostatique, force de coulomb

Établir l'expression de l'énergie potentielle d'interaction entre l'électron et le noyau en prenant l'origine des énergies potentielles en .

Voir l'indice

Intégrer le travail élémentaire de la force électrostatique attractive de Coulomb \vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\vec{u}_r en fixant la constante d'intégration par la condition E_p(\infty) = 0.

Voir la réponse courte

Intégration de la force de Coulomb attractive donnant E_p(r) = -e^2/(4\pi\varepsilon_0 r) avec l'origine à l'infini.

Voir le corrigé complet

Le noyau ponctuel situé en O, de charge +e, exerce sur l'électron situé en M, de charge -e, la force électrostatique de Coulomb :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\vec{u}_r

où \vec{u}_r = \frac{\vec{r}}{r} désigne le vecteur unitaire radial dirigé de O vers M.

Cette force centrale conservative dérive d'une énergie potentielle E_p(r) telle que \vec{F} = -\vec{\nabla} E_p. En coordonnées sphériques, la composante radiale s'écrit :

\begin{aligned} F_r &= -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \\ \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} &= \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \end{aligned}

Par intégration par rapport à r, on obtient :

E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r} + \text{cte}

La convention imposant E_p(r \to \infty) = 0 fixe la constante d'intégration à zéro, d'où :

\boxed{E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, force centrale, mouvement plan

Montrer que le moment cinétique est une constante du mouvement. En déduire que ce mouvement est plan et que le plan du mouvement contient la position du noyau. Dans la suite on étudiera le mouvement dans ce plan et en coordonnées polaires .

Voir l'indice

Calculer la dérivée temporelle de \vec{s} en utilisant le principe fondamental de la dynamique et la colinéarité de la force centrale avec le vecteur position \vec{r}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique (ou dériver directement \vec{s} par rapport au temps) dans le référentiel galiléen lié au noyau O.
  2. Exploiter le caractère central de la force électrostatique pour montrer l'annulation du couple en O.
  3. Utiliser l'orthogonalité de \vec{r} avec le vecteur constant \vec{s} pour caractériser le plan du mouvement.
Voir la réponse courte

Le couple de la force centrale en O est nul, d'où la conservation de \vec{s} et le mouvement plan.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel galiléen d'origine O, l'électron ponctuel M de masse m_e et d'impulsion \vec{p} = m_e \vec{v} = m_e \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} n'est soumis qu'à la force coulombienne exercée par le noyau :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r

où \vec{u}_r = \frac{\vec{r}}{r}. La force est donc centrale de centre O, colinéaire à \vec{r}.

Dérivons le moment cinétique \vec{s} = \vec{r} \wedge \vec{p} par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{s}}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} \wedge \vec{p} + \vec{r} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \\ &= \vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) + \vec{r} \wedge \vec{F} \end{aligned}

Or, le produit vectoriel d'un vecteur avec lui-même est nul (\vec{v} \wedge \vec{v} = \vec{0}) et \vec{F} est colinéaire à \vec{r} (\vec{r} \wedge \vec{F} = \vec{0}). Il vient ainsi :

\frac{\mathrm{d}\vec{s}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}
\boxed{\vec{s} = \vec{r} \wedge \vec{p} = \vec{\text{cste}}}

Le moment cinétique par rapport à l'origine O est donc une constante du mouvement.

Nature du mouvement : Par propriété du produit vectoriel, le vecteur position \vec{r}(t) = \overrightarrow{OM}(t) est orthogonal à tout instant au moment cinétique :

\vec{r}(t) \cdot \vec{s} = \vec{r}(t) \cdot (\vec{r}(t) \wedge \vec{p}) = 0
  • Si \vec{s} \neq \vec{0}, le vecteur \vec{s} fixe une direction invariable de l'espace. Le point M(t) reste confiné dans le plan orthogonal à \vec{s} passant par O.
  • Si \vec{s} = \vec{0}, \vec{r} et \vec{v} sont colinéaires à tout instant : le mouvement est purement rectiligne suivant une droite passant par O (qui appartient à une infinité de plans contenant O).

Dans tous les cas, le mouvement est plan et le plan de la trajectoire contient la position O du noyau.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, énergie mécanique, coordonnée polaire

On note . Montrer l'existence d'une fonction permettant d'exprimer l'énergie mécanique de l'électron sous la forme et exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse en coordonnées polaires, remplacer la composante orthoradiale r\dot{\theta} à l'aide de la norme du moment cinétique s = m_e r^2 \dot{\theta}, et regrouper les termes ne dépendant que de r au sein de U(r).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique en coordonnées polaires (r, \theta) dans le plan du mouvement.
  2. Exprimer la vitesse angulaire \dot{\theta} en fonction de la norme s du moment cinétique déterminé à la question précédente.
  3. Écrire l'énergie mécanique totale E = E_c + E_p(r) en utilisant l'énergie potentielle E_p(r) obtenue à la question Q6, puis identifier la fonction d'énergie potentielle effective U(r).
Voir la réponse courte

Vitesse en coordonnées polaires et conservation de s, d'où U(r) = \frac{s^2}{2m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de l'électron a lieu dans le plan (Oxy). En coordonnées polaires planes (r, \theta), le vecteur vitesse de l'électron s'écrit :

\vec{v} = \dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta

L'énergie cinétique de l'électron vaut donc :

E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 = \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 + \frac{1}{2}m_e r^2 \dot{\theta}^2

Le moment cinétique par rapport à O s'exprime par :

\vec{s} = \vec{r} \wedge (m_e \vec{v}) = r\,\vec{u}_r \wedge m_e\big(\dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta\big) = m_e r^2 \dot{\theta}\,\vec{u}_z

En prenant la norme de cette grandeur constante (d'après la question Q7), on a :

s = \|\vec{s}\| = m_e r^2 |\dot{\theta}| \implies r|\dot{\theta}| = \frac{s}{m_e r}

Le terme d'énergie cinétique orthoradiale s'exprime donc exclusivement en fonction de r et de la constante s :

\frac{1}{2}m_e r^2 \dot{\theta}^2 = \frac{s^2}{2 m_e r^2}

L'énergie potentielle d'interaction électrostatique s'écrit, d'après la question Q6 :

E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

L'énergie mécanique totale de l'électron est alors :

E = E_c + E_p(r) = \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 + \frac{s^2}{2 m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

Cette énergie se met bien sous la forme demandée E = \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 + U(r), où l'énergie potentielle effective U(r) est définie par :

\boxed{U(r) = \frac{s^2}{2 m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, trajectoire circulaire, état lié

Esquisser l'allure de la courbe représentative de . Indiquer sur la courbe, les niveaux d'énergie correspondants aux 4 types d'orbites possibles. On décrira le comportement et le type de trajectoire associée à chacune de ces orbites en précisant les rayons caractéristiques. À partir de l'étude de cette courbe déterminer les expressions du rayon , de l'impulsion et de l'énergie des trajectoires circulaires (figure 2) en fonction de et .

Voir l'indice

Tracer la somme du terme répulsif centrifuge en 1/r^2 et du terme attractif coulombien en -1/r ; trouver le minimum de U(r) par dérivation pour caractériser l'orbite circulaire stable.

Voir la stratégie
  1. Étudier la fonction U(r) issue de la question précédente (limites, dérivée, extremum) pour tracer son allure et positionner les différents régimes selon le signe et la valeur de l'énergie mécanique E.
  2. Discuter les trajectoires possibles à l'aide de la condition cinématiquement admissible E \geqslant U(r), en identifiant les états liés et les états de diffusion ainsi que leurs rayons caractéristiques (points d'arrêt radial).
  3. Déterminer le minimum de U(r) correspondant à l'orbite circulaire pour exprimer r_c(s), E_c(s) et en déduire p_c(s) via le moment cinétique.
Voir la réponse courte

Tracé de U(r), identification des types d'orbites et calcul de l'extremum pour le rayon circulaire r_c(s).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, l'énergie potentielle effective s'écrit :

U(r) = \frac{s^2}{2 m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

1. Étude et allure de U(r)

  • Lorsque r \to 0^+, le terme répulsif centrifuge domine : U(r) \sim \frac{s^2}{2 m_e r^2} \to +\infty.
  • Lorsque r \to +\infty, le terme attractif coulombien domine : U(r) \sim -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r} \to 0^-.
  • La dérivée première s'annule en un unique extremum r_c :

    \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{s^2}{m_e r^3} + \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} = 0 \iff r_c = \frac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}

    Cette valeur correspond au minimum absolu de potentiel : U_{\min} = U(r_c) < 0.

2. Description des 4 types d'orbites

L'énergie cinétique radiale \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 = E - U(r) \geqslant 0 impose que le mouvement s'effectue dans le domaine E \geqslant U(r) :

  1. Niveau E = U_{\min} < 0 : \dot{r} = 0 à chaque instant, le rayon reste fixe r = r_c. La trajectoire est un cercle centré en O (état lié). Le rayon caractéristique est le rayon de l'orbite circulaire r_c.
  2. Niveau U_{\min} < E < 0 : le mouvement radial est borné entre deux points tournants r_{\min} \leqslant r \leqslant r_{\max} où \dot{r}=0. La trajectoire est une ellipse dont O est un foyer (état lié). Les rayons caractéristiques sont les distances au périastre r_{\min} et à l'apoastre r_{\max}.
  3. Niveau E = 0 : le domaine accessible est r \in [r_{\min}, +\infty[ avec une vitesse à l'infini nulle. La trajectoire est une parabole (état de diffusion). Le rayon caractéristique est la distance minimale d'approche r_{\min}.
  4. Niveau E > 0 : le domaine accessible est r \in [r_{\min}, +\infty[ avec une vitesse non nulle à l'infini. La trajectoire est une branche d'hyperbole (état de diffusion). Le rayon caractéristique est la distance minimale d'approche r_{\min}.

3. Expressions pour les trajectoires circulaires

Pour une trajectoire circulaire de rayon constant r_c(s), le potentiel effectif est minimal :

\boxed{r_c(s) = \frac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}}

L'énergie mécanique E_c(s) correspond au minimum du potentiel effectif :

\begin{aligned} E_c(s) = U(r_c) &= \frac{s^2}{2 m_e r_c^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_c} \\ &= \frac{s^2}{2 m_e r_c^2} - \frac{s^2}{m_e r_c^2} = -\frac{s^2}{2 m_e r_c^2} \end{aligned}

En remplaçant r_c par son expression :

\boxed{E_c(s) = -\frac{m_e e^4}{32 \pi^2 \varepsilon_0^2 s^2}}

Pour un mouvement circulaire, le vecteur position \vec{r} et la quantité de mouvement \vec{p}_c sont orthogonaux à chaque instant, donc s = \|\vec{r} \wedge \vec{p}_c\| = r_c p_c, d'où :

p_c(s) = \frac{s}{r_c(s)}
\boxed{p_c(s) = \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 s}}

Résultat

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II.B · L'hypothèse de quantification de Bohr

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : modèle de bohr, quantification du moment cinétique

Exprimer le lien entre , le nombre entier et la constante de Planck.

Voir l'indice

Traduire la condition d'interférence constructive sur l'orbite circulaire : la circonférence 2\pi r_c doit être égale à un nombre entier n de longueurs d'onde de De Broglie \lambda = h/p.

Voir la réponse courte

Postulat de quantification du moment cinétique orbital selon Bohr : s = n\hbar = nh/(2\pi).

Voir le corrigé complet

D'après l'hypothèse de quantification énoncée, le périmètre 2\pi r_c d'une orbite circulaire stable doit être un multiple entier de la longueur d'onde de de Broglie associée à l'électron, \lambda = \frac{h}{p_c} :

2\pi r_c = n \lambda = n \frac{h}{p_c} \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*

Pour une trajectoire circulaire centrée en O, la vitesse (et donc l'impulsion \vec{p}) est orthogonale au rayon vecteur \vec{r}, ce qui implique :

s = \|\vec{r} \wedge \vec{p}\| = r_c p_c

En injectant cette relation dans la condition de quantification, on obtient :

2\pi r_c p_c = n h \iff 2\pi s = n h

soit :

\boxed{s = n \frac{h}{2\pi} = n\hbar}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, rayon de bohr, niveau d'énergie

En déduire les relations exprimant et en fonction de et de et . Comparer à la relation (2).

Voir l'indice

Substituer la quantification de s = n\hbar dans les relations trouvées en Q9 pour exprimer r_c(n), p_c(n) et E_c(n), puis identifier la constante E_0.

Voir la stratégie
  1. Injecter la condition de quantification du moment cinétique s = n \dfrac{h}{2\pi} (obtenue en Q10) dans les expressions classiques de r_c(s), p_c(s) et E_c(s) établies à la question Q9.
  2. Exprimer et simplifier chaque grandeur en fonction des paramètres imposés : n, h, e, m_e et \varepsilon_0.
  3. Comparer l'expression de l'énergie mécanique E_c(n) à la relation empirique (2) pour identifier la constante E_0.
Voir la réponse courte

Remplacement de s = n\hbar dans les grandeurs circulaires, retrouvant r_n \propto n^2 et E_n = -E_0/n^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le moment cinétique est quantifié selon :

s = n \frac{h}{2\pi}

En substituant cette relation dans les expressions du rayon r_c(s), de l'impulsion p_c(s) et de l'énergie E_c(s) obtenues à la question Q9, on déduit :

  • Rayon des orbites circulaires :

    \begin{aligned} r_c(n) &= \frac{4\pi\varepsilon_0}{m_e e^2} \left(n\frac{h}{2\pi}\right)^2 = \frac{4\pi\varepsilon_0 n^2 h^2}{4\pi^2 m_e e^2} \end{aligned}
    \boxed{r_c(n) = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2} \, n^2}
  • Impulsion sur ces orbites :

    \begin{aligned} p_c(n) &= \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 \left(n\dfrac{h}{2\pi}\right)} \end{aligned}
    \boxed{p_c(n) = \frac{m_e e^2}{2 \varepsilon_0 h} \, \frac{1}{n}}
  • Énergie mécanique des états quantifiés :

    \begin{aligned} E_c(n) &= -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \left(n\dfrac{h}{2\pi}\right)^2} = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \dfrac{n^2 h^2}{4\pi^2}} \end{aligned}
    \boxed{E_c(n) = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2} \, \frac{1}{n^2}}

Comparaison avec la relation (2) :

La relation empirique (2) s'écrit E_n = -\dfrac{E_0}{n^2}. L'expression de E_c(n) obtenue par le modèle semi-classique de Bohr reproduit exactement cette dépendance en -1/n^2, avec une constante E_0 exprimée à partir des constantes fondamentales de la physique :

\boxed{E_0 = \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : rayon de bohr, ordre de grandeur

Quel est, dans ce modèle, le rayon minimal d'une trajectoire circulaire ? Calculer numériquement, avec un seul chiffre significatif, ce rayon minimal ; commenter. Le modèle semi-classique de BOHR a été ensuite abandonné au profit de la résolution de l'équation de SCHRÖDINGER.

Voir l'indice

Prendre le niveau fondamental n=1 pour évaluer le rayon minimal de Bohr a_0, et comparer cet ordre de grandeur à la dimension caractéristique usuelle d'un atome (l'angström).

Voir la réponse courte

Calcul du rayon de Bohr r_{c,\text{min}} = a_0 \approx 5\cdot 10^{-11}\text{ m} = 0{,}05\text{ nm}, taille caractéristique d'un atome.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression obtenue à la question Q11 :

r_c(n) = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2} n^2 \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*

La suite (r_c(n)) étant strictement croissante avec n, le rayon minimal correspond au plus petit entier non nul, soit n = 1 :

\boxed{r_{c,\text{min}} = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}}

Ce rayon minimal correspond au rayon de la première orbite de Bohr (souvent noté a_0).

Procédons à l'application numérique avec les données de l'énoncé :

  • au numérateur :

    \varepsilon_0 h^2 \simeq 8{,}9 \times 10^{-12} \times (6{,}6 \times 10^{-34})^2 \simeq 8{,}9 \times 10^{-12} \times 43{,}6 \times 10^{-68} \simeq 3{,}9 \times 10^{-78}\; \text{F}\cdot\text{J}^2\cdot\text{s}^2
  • au dénominateur :

    \pi m_e e^2 \simeq 3{,}14 \times 9{,}1 \times 10^{-31} \times (1{,}6 \times 10^{-19})^2 \simeq 3{,}14 \times 2{,}33 \times 10^{-68} \simeq 7{,}3 \times 10^{-68}\; \text{kg}\cdot\text{C}^2

On en déduit :

r_{c,\text{min}} \simeq \frac{3{,}9 \times 10^{-78}}{7{,}3 \times 10^{-68}} \simeq 5{,}3 \times 10^{-11}\; \text{m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{r_{c,\text{min}} \simeq 5 \times 10^{-11}\; \text{m} = 0{,}05\; \text{nm} = 0{,}5\; \text{Å}}

Commentaire : Cette valeur, de l'ordre de 10^{-10}\; \text{m} (1\; \text{Å} de diamètre), correspond bien à l'ordre de grandeur attendu pour la dimension typique d'un atome dans la matière condensée.

Résultat

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Partie III : Ondes de matière en physique microscopique

III.A · États quantiques stationnaires

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : densité de probabilité, équation de schrödinger indépendante du temps, état stationnaire

Quelle est l'interprétation physique de ? En déduire la dimension de . Quelle est l'équation différentielle vérifiée par ? Donner l'expression de l'énergie de la particule. Ici, et dans toute la suite, on s'intéresse aux situations telles que est une constante.

Voir l'indice

Utiliser l'interprétation probabiliste de Born (probabilité totale égale à 1 dans le volume considéré) pour obtenir la dimension de \underline{\Psi}, puis dériver par rapport au temps pour séparer variables spatiale et temporelle.

Voir la réponse courte

Probabilité de présence, dimension \mathrm{L}^{-3/2}, et obtention de l'équation différentielle spatiale pour \underline{\psi}(x).

Voir le corrigé complet
  1. L'élément de volume du domaine cylindrique de section droite S est \mathrm{d}\tau = S\,\mathrm{d}x. La quantité |\underline{\Psi}(x,t)|^2 représente la densité volumique de probabilité de présence de la particule. L'intégrale

    \int_{\mathscr{D}} |\underline{\Psi}(x,t)|^2 S\,\mathrm{d}x

    représente donc la probabilité de trouver la particule dans tout le domaine \mathscr{D} à l'instant t. Si la particule est confinée dans ce domaine, la condition de normalisation impose que cette probabilité vaille 1.

  2. Une probabilité étant sans dimension ([1]), la relation précédente donne :

    \left[|\underline{\Psi}|^2\right] [S\,\mathrm{d}x] = 1 \implies \left[|\underline{\Psi}|^2\right] L^3 = 1 \implies [\underline{\Psi}]^2 = L^{-3}

    d'où la dimension de la fonction d'onde :

    \boxed{[\underline{\Psi}(x,t)] = L^{-3/2}}
  3. En injectant la forme stationnaire \underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans le membre spatial de l'équation de Schrödinger (4) :

    -\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\partial^2 \underline{\Psi}}{\partial x^2} + V(x)\underline{\Psi}(x,t) = E\underline{\Psi}(x,t)

    on obtient, après dérivation par rapport à x et simplification par le facteur temporel \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} non nul :

    \boxed{-\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\underline{\psi}(x) = E\,\underline{\psi}(x)}

    soit encore sous forme canonique :

    \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m}{\hbar^2}\big(E - V(x)\big)\underline{\psi}(x) = 0
  4. En utilisant l'égalité temporelle de l'équation (4) :

    \mathrm{i}\hbar \frac{\partial \underline{\Psi}}{\partial t} = E\underline{\Psi}

    et sachant que \dfrac{\partial \underline{\Psi}}{\partial t} = -\mathrm{i}\omega\,\underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = -\mathrm{i}\omega\,\underline{\Psi}(x,t), il vient :

    \mathrm{i}\hbar(-\mathrm{i}\omega)\underline{\Psi} = \hbar\omega\underline{\Psi} = E\underline{\Psi}

    L'énergie de la particule s'exprime donc par la relation de Planck-Einstein :

    \boxed{E = \hbar\omega}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : particule libre, relation de de broglie, onde plane progressive

À quelle condition y a-t-il propagation sans atténuation ? Déterminer alors la forme générale de et la longueur d'onde associée. En déduire l'impulsion de la particule dans le cas d'un sens unique de propagation. La relation entre impulsion et énergie cinétique est-elle la même qu'en physique classique ?

Voir l'indice

Chercher des solutions sous forme d'ondes planes harmoniques \mathrm{e}^{\pm \mathrm{i}kx} ; la propagation sans atténuation impose un vecteur d'onde k purement réel, ce qui exige E > V_0.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de Schrödinger stationnaire obtenue à la question Q13 avec un potentiel constant V(x) = V_0.
  2. Identifier le signe du terme devant \underline{\psi} pour discuter de la nature des solutions (oscillantes ou évanescentes).
  3. Écrire la forme générale de \underline{\psi}(x), exprimer le vecteur d'onde k puis la longueur d'onde \lambda.
  4. Relier \lambda à l'impulsion p via la relation de De Broglie et comparer la relation K(p) à celle de la mécanique classique.
Voir la réponse courte

Condition E > V_0, onde progressive de pulsation spatiale k, et identification de la relation classique K = p^2/(2m).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, la fonction spatiale \underline{\psi}(x) vérifie pour un potentiel constant V(x) = V_0 :

-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + V_0 \underline{\psi}(x) = E \underline{\psi}(x) \iff \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + \frac{2m(E - V_0)}{\hbar^2} \underline{\psi}(x) = 0

1. Condition de propagation sans atténuation
Pour obtenir des solutions purement oscillantes (non évanescentes), l'équation caractéristique associée doit posséder des racines imaginaires pures, ce qui impose un coefficient strictement positif :

\boxed{E > V_0}

L'énergie de la particule doit être strictement supérieure à l'énergie potentielle.

2. Forme générale de \underline{\psi}(x) et longueur d'onde associée
En introduisant le vecteur d'onde réel k > 0 défini par :

k = \frac{\sqrt{2m(E - V_0)}}{\hbar}

l'équation différentielle s'écrit \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2} + k^2\underline{\psi} = 0. La forme générale de la solution est une superposition d'ondes progressives se propageant en sens opposés :

\boxed{\underline{\psi}(x) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}kx} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}kx} \quad \text{avec } (\underline{A}, \underline{B}) \in \mathbb{C}^2}

En tenant compte du facteur temporel \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, la période spatiale associée définit la longueur d'onde de l'onde de matière :

\lambda = \frac{2\pi}{k} = \frac{2\pi\hbar}{\sqrt{2m(E - V_0)}}

soit, avec \hbar = \frac{h}{2\pi} :

\boxed{\lambda = \frac{h}{\sqrt{2m(E - V_0)}}}

3. Impulsion de la particule pour une onde se propageant dans un sens unique
Si l'onde se propage dans un sens unique (par exemple vers les x croissants avec \underline{B} = 0), la relation de De Broglie \lambda = \frac{h}{p} (relation 1 de l'énoncé) donne immédiatement :

\boxed{p = \frac{h}{\lambda} = \hbar k = \sqrt{2m(E - V_0)}}

4. Relation entre impulsion et énergie cinétique
L'énergie cinétique est définie par K = E - V(x) = E - V_0. En élevant au carré l'expression précédente de p :

p^2 = 2m(E - V_0) = 2mK \iff K = \frac{p^2}{2m}

Oui, la relation entre impulsion et énergie cinétique est rigoureusement identique à la relation de la mécanique classique non relativiste.

Résultat

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III.B · Ondes stationnaires et états liés

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : confinement quantique, onde stationnaire, modèle de bohr

La condition d'onde stationnaire représentée sur la figure 4 est-elle identique à celle proposée par BOHR pour l'étude de l'atome d'hydrogène (figure 3) ?

Voir l'indice

Distinguer la condition aux limites spatiales d'un segment fermé (nœuds stricts aux deux extrémités, onde stationnaire cartésienne) de la condition de périodicité angulaire circulaire de Bohr.

Voir la réponse courte

Distinction entre la condition de nœuds aux limites L = n\lambda/2 et la condition circulaire de Bohr 2\pi r = n\lambda.

Voir le corrigé complet

Ces deux conditions d'ondes stationnaires ne sont pas identiques :

  • Modèle de Bohr (figure 3) : le domaine spatial est une trajectoire fermée (cercle de rayon r et de périmètre 2\pi r), dépourvue d'extrémités ou de parois physiques. La condition de stabilité correspond à une condition aux limites de périodicité (interférence constructive de l'onde avec elle-même après un tour complet) : le périmètre doit contenir un nombre entier de longueurs d'onde entières :

    2\pi r = n \lambda \quad (n \in \mathbb{N}^*).
  • Particule confinée sur un segment (figure 4) : le domaine [0, \ell] possède deux extrémités fixes où la fonction d'onde s'annule obligatoirement (\underline{\Psi}(0,t) = \underline{\Psi}(\ell,t) = 0, conditions de Dirichlet). La formation de cette onde stationnaire impose la présence d'un nœud à chaque bord, si bien que la longueur \ell du segment contient un nombre entier de demi-longueurs d'onde :

    \ell = n \frac{\lambda}{2} \quad (n \in \mathbb{N}^*).

    Pour n=4 (cas illustré sur la figure 4), le segment contient 4 \times \frac{\lambda}{2} = 2\lambda, avec n-1 = 3 nœuds intermédiaires.

\boxed{\text{Les deux conditions diffèrent : quantification en longueurs d'onde entières chez Bohr, en demi-longueurs d'onde sur le segment.}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : puits de potentiel infini, niveau d'énergie, quantification

Déduire de l'équation (4) l'expression de l'énergie de la particule en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer les conditions aux limites \underline{\psi}(0) = \underline{\psi}(\ell) = 0 pour quantifier le vecteur d'onde sous la forme k_n = n\pi/\ell, puis relier k_n à l'énergie cinétique stationnaire.

Voir la réponse courte

Application des conditions aux limites k_n = n\pi/\ell, conduisant à l'énergie quantifiée E_n = n^2 h^2/(8m\ell^2).

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle [0, \ell], le potentiel est nul (V(x) = 0). D'après l'équation (4) et le résultat de la question Q13, la partie spatiale \underline{\psi}(x) de la fonction d'onde vérifie l'équation de Schrödinger stationnaire :

-\frac{\hbar^2}{2m} \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2}(x) = E \underline{\psi}(x) \iff \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2}(x) + k^2 \underline{\psi}(x) = 0

où l'on a posé k^2 = \frac{2mE}{\hbar^2}, avec E > 0 pour un état non trivial. La solution générale s'écrit :

\underline{\psi}(x) = \underline{A}\sin(kx) + \underline{B}\cos(kx)

Les conditions aux limites imposées aux deux extrémités du segment sont :

\begin{aligned} \underline{\psi}(0) = 0 &\implies \underline{B} = 0 \\ \underline{\psi}(\ell) = 0 &\implies \underline{A}\sin(k\ell) = 0 \end{aligned}

Pour obtenir une solution non identiquement nulle (\underline{A} \neq 0), il vient :

k\ell = n\pi \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*

L'entier n correspond bien au mode présentant n-1 nœuds intermédiaires sur ]0, \ell[. On en déduit l'expression du vecteur d'onde quantifié :

k_n = \frac{n\pi}{\ell}

L'énergie de la particule au niveau n vaut alors :

E_n = \frac{\hbar^2 k_n^2}{2m} = \frac{\hbar^2}{2m} \left(\frac{n\pi}{\ell}\right)^2

En introduisant la constante de Planck h = 2\pi\hbar, on obtient :

\boxed{E_n = \frac{n^2 h^2}{8m\ell^2}}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : confinement quantique, ordre de grandeur, interaction forte

La particule est un neutron ; l'écart entre état fondamental et premier état excité est . Estimer la dimension du segment où le nucléon est confiné. Commenter en précisant la situation physique décrite et la nature de l'interaction qui confine le neutron.

Voir l'indice

Exprimer la différence d'énergie \Delta E = E_2 - E_1 en fonction de la masse du neutron m_n et de la largeur \ell, puis isoler \ell et relier l'échelle obtenue à l'interaction forte au sein du noyau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'écart énergétique \Delta E = E_2 - E_1 à partir de l'expression de E_n établie à la question Q16.
  2. En déduire l'expression littérale de la dimension \ell du segment de confinement, puis réaliser l'application numérique à l'aide des constantes données.
  3. Interpréter l'ordre de grandeur obtenu en identifiant la structure nucléaire et l'interaction fondamentale responsable du confinement.
Voir la réponse courte

Estimation de la taille de confinement \ell \approx 1\text{ fm} pour un nucléon soumis à l'interaction forte.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, les énergies quantifiées de la particule de masse m_n confinée dans le puits de potentiel s'écrivent :

E_n = \frac{n^2 h^2}{8 m_n \ell^2} \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*

L'état fondamental correspond à n=1 et le premier état excité à n=2. L'écart d'énergie entre ces deux niveaux est donc :

\Delta E = E_2 - E_1 = (2^2 - 1^2) \frac{h^2}{8 m_n \ell^2} = \frac{3 h^2}{8 m_n \ell^2}

On en déduit l'expression de la dimension de confinement \ell :

\ell = \sqrt{\frac{3 h^2}{8 m_n \Delta E}}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :

\begin{aligned} \Delta E &= 30\text{ MeV} = 30 \times 10^6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ J} = 4{,}8 \times 10^{-12}\text{ J} \\ 8 m_n \Delta E &= 8 \times 1{,}7 \times 10^{-27} \times 4{,}8 \times 10^{-12} = 65{,}3 \times 10^{-39}\text{ kg}\cdot\text{J} \\ 3 h^2 &= 3 \times (6{,}6 \times 10^{-34})^2 = 3 \times 43{,}56 \times 10^{-68} = 130{,}7 \times 10^{-68}\text{ J}^2\cdot\text{s}^2 \end{aligned}

On remarque le rapport remarquable :

\ell^2 = \frac{130{,}7 \times 10^{-68}}{65{,}3 \times 10^{-39}} \simeq 2{,}0 \times 10^{-29}\text{ m}^2 = 20 \times 10^{-30}\text{ m}^2

En utilisant la donnée \sqrt{5} = 2{,}2, il vient :

\ell = \sqrt{20} \times 10^{-15}\text{ m} = 2\sqrt{5} \times 10^{-15}\text{ m} = 4{,}4 \times 10^{-15}\text{ m}
\boxed{\ell \simeq 4{,}4 \times 10^{-15}\text{ m} = 4{,}4\text{ fm}}

Commentaire physique :

  • Situation physique : La dimension trouvée, de l'ordre de quelques femtomètres (ou fermis), correspond précisément à la taille caractéristique d'un noyau atomique. Le système modélise donc le confinement d'un nucléon au sein du noyau.
  • Nature de l'interaction : Le neutron étant électriquement neutre, il est insensible à l'interaction électromagnétique. Son confinement est assuré par l'interaction forte (interaction nucléaire résiduelle), attractive à très courte portée (environ 1 à 2\text{ fm}).

Résultat

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III.C · Ondes progressives et diffraction

Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, déviation de particules

Aussi peu intense qu'il soit, le faisceau d'électrons finirait par charger le cristal métallique si son support était isolé électriquement. Pourquoi n'est-ce pas souhaitable ? Pour le décharger, faut-il le relier électriquement à la masse ou bien aux électrodes A et B ? Justifier.

Voir l'indice

Considérer l'accumulation de charges négatives qui créerait un potentiel répulsif parasite et dévierait le faisceau incident ; raccorder le cristal au potentiel de référence V_A = V_B pour préserver une zone équipotentielle sans champ.

Voir la réponse courte

La charge accumulée modifierait le potentiel accélérateur ; il faut relier le cristal à l'anode pour évacuer les électrons.

Voir le corrigé complet

1. Conséquences de la charge du cristal

Si le cristal métallique n'était pas déchargé, l'accumulation continue d'électrons conduirait à l'apparition d'une charge électrique négative nette à sa surface, ce qui n'est pas souhaitable pour deux raisons physiques majeures :

  • Modification du potentiel et de la longueur d'onde : la charge accumulée diminuerait le potentiel électrique du cristal au cours du temps. L'énergie cinétique des électrons atteignant le réseau cristallin ne serait plus fixée de manière reproductible par la seule tension accélératrice ; par suite, l'impulsion p et la longueur d'onde de De Broglie \lambda = h/p dériveraient continûment, empêchant toute condition d'interférence stable.
  • Déflexion du faisceau : la répulsion coulombienne créée par cette charge négative freinerait, voire dévierait les électrons incidents, modifiant l'angle d'incidence et dispersant le faisceau.

2. Choix de la liaison électrique

D'après l'énoncé, les électrons ne doivent subir « aucune interaction » dans l'espace compris entre la grille B et le cristal. Le champ électrostatique doit donc y être nul, ce qui impose que cette région soit équipotentielle :

V_{\text{cristal}} = V_{\text{B}} = V_{\text{A}}

Si le cristal était relié à la masse (V = 0), les électrons, initialement émis par la cathode K au potentiel V_{\text{K}} = 0 avec une vitesse négligeable, subiraient un freinage électrostatique total entre B et le cristal et l'atteindraient avec une énergie cinétique nulle.

\boxed{\text{Il faut relier électriquement le cristal aux électrodes A et B.}}

Cette liaison maintient le cristal au potentiel V_{\text{A}} tout en permettant l'évacuation des électrons incidents sous forme d'un courant de retour vers le circuit d'alimentation.

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique, potentiel accélérateur, quantité de mouvement

Par l'étude du mouvement des électrons entre K et A, exprimer et en fonction de et .

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Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre la cathode au repos (V_K = 0) et l'anode accélératrice au potentiel V_A, en déduire la vitesse puis l'impulsion p = \sqrt{2m_e e V_A}.

Voir la réponse courte

Théorème de l'énergie cinétique E = e V_{\mathrm{A}}, d'où l'impulsion p = \sqrt{2m_e e V_{\mathrm{A}}}.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un électron de masse m_e et de charge q = -e dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, entre la cathode K et l'anode A. Le poids de l'électron est totalement négligeable devant la force électrostatique \vec{F} = -e\vec{E}.

Appliquons le théorème de l'énergie cinétique à l'électron entre K (où le potentiel est V_{\mathrm{K}} = 0 et la vitesse initiale est négligeable, soit E_c(\mathrm{K}) \simeq 0) et la grille A (au potentiel V_{\mathrm{A}}) :

\Delta E_c = E_c(\mathrm{A}) - E_c(\mathrm{K}) = W_{\mathrm{K} \to \mathrm{A}}(\vec{F}) = -e(V_{\mathrm{K}} - V_{\mathrm{A}}) = e V_{\mathrm{A}}

L'énergie cinétique de l'électron à son arrivée en A vaut donc :

E_c = e V_{\mathrm{A}}

Entre les grilles AB et le cristal, l'énoncé précise que les électrons ne subissent aucune interaction. L'énergie potentielle d'interaction est donc nulle dans cette région (V(x) = 0). L'énergie totale E associée à l'onde de matière s'identifie ainsi à l'énergie cinétique :

\boxed{E = e V_{\mathrm{A}}}

Dans le cadre non relativiste (vérifié pour les tensions usuelles de quelques dizaines à centaines de volts), la relation entre l'impulsion p et l'énergie cinétique E s'écrit E = \frac{p^2}{2m_e}. Comme p > 0, on en déduit :

\boxed{p = \sqrt{2 m_e e V_{\mathrm{A}}}}

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : courant de probabilité, densité de flux de probabilité

Quelles sont la dimension et l'interprétation physique du vecteur ? En déduire l'expression de en fonction de et . Y a-t-il eu perte de généralité en supposant ?

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Identifier \vec{J} au vecteur densité de flux de probabilité (relié au flux de particules incidentes \Phi_0), analyser sa dimension physique et interpréter le choix de phase arbitraire de \psi_0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension de \vec{J} à partir de celle de la fonction d'onde tridimensionnelle (ou volumique) et de la vitesse \vec{v} = \vec{p}/m_e, puis donner son sens physique.
  2. Calculer le vecteur \vec{J} associé à l'onde incidente plane progressive \underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) et identifier sa norme au flux incident de particules \Phi_0 pour exprimer \psi_0.
  3. Discuter l'arbitraire de la phase globale d'une fonction d'onde pour conclure sur l'hypothèse \psi_0 > 0.
Voir la réponse courte

Vecteur densité de courant de probabilité en \mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1}, relié au flux \Phi_0 avec choix d'une phase globale arbitraire.

Voir le corrigé complet

La fonction d'onde \underline{\Psi} décrit une particule dans l'espace à trois dimensions, de sorte que |\underline{\Psi}|^2 représente une densité volumique de probabilité de présence, de dimension [|\underline{\Psi}|^2] = L^{-3}.

Le terme \frac{\vec{p}}{m_e} s'identifie à la vitesse classique \vec{v} de l'électron, de dimension L \cdot T^{-1}. Par conséquent, la dimension du vecteur \vec{J} est :

[\vec{J}] = [|\underline{\Psi}|^2] \cdot \left[\frac{\vec{p}}{m_e}\right] = L^{-3} \cdot L \cdot T^{-1} = L^{-2} \cdot T^{-1}

Interprétation physique : \vec{J} est le vecteur densité de courant de probabilité (analogue à un vecteur densité de courant volumique de particules). À travers une surface élémentaire orientée \mathrm{d}\vec{S}, le flux \vec{J}\cdot\mathrm{d}\vec{S} représente le taux de passage (ou nombre d'électrons par unité de temps) traversant cette surface.

Pour l'onde incidente se propageant selon l'axe (Ox) :

\underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) = \psi_0 \exp\left[-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(px - Et)\right] \implies |\underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t)|^2 = \psi_0^2

L'impulsion étant dirigée selon \vec{u}_x, \vec{p} = p\,\vec{u}_x, le vecteur densité de courant s'écrit :

\vec{J} = \psi_0^2 \frac{p}{m_e}\vec{u}_x

Le flux d'électrons par unité de section droite et par unité de temps est donné par \Phi_0. En identifiant la norme de \vec{J} à ce flux surfacique incident \Phi_0 :

J = \psi_0^2 \frac{p}{m_e} = \Phi_0 \implies \psi_0^2 = \frac{m_e \Phi_0}{p}

Puisque \psi_0 > 0, on en déduit :

\boxed{\psi_0 = \sqrt{\frac{m_e \Phi_0}{p}}}

Perte de généralité : En toute rigueur, l'amplitude pourrait être un nombre complexe \underline{\psi}_0 = \psi_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi_0}. Une phase constante \phi_0 correspond à un simple choix de l'origine des temps ou des phases, sans conséquence physique sur les densités de probabilité |\underline{\Psi}|^2 ni sur le courant de probabilité \vec{J}. Il n'y a donc aucune perte de généralité à choisir \psi_0 réel positif.

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : loi de bragg, différence de marche, diffraction de matière

Exprimer, en fonction de et , la différence de marche entre deux « rayons électroniques » diffractés par deux plans réticulaires consécutifs du réseau. En déduire une relation liant la longueur d'onde du faisceau électronique, et l'ordre d'interférence pour observer un faisceau diffracté intense.

Voir l'indice

Calculer le retard géométrique entre deux ondes réfléchies spéculairement sur deux plans réticulaires successifs séparés de la distance a, en faisant attention à la définition de l'angle \theta sur le schéma.

Voir la stratégie
  1. Identifier les angles d'incidence et de réflexion par rapport aux plans réticulaires à partir de la géométrie de la figure 6.
  2. Calculer la différence de chemin optique (ici géométrique, le milieu entre plans étant le vide où l'indice vaut 1) entre deux ondes réfléchies par deux plans consécutifs distants de a.
  3. Écrire la condition d'interférences constructives reliant la différence de marche \delta, la longueur d'onde de De Broglie \lambda et l'ordre d'interférence q.
Voir la réponse courte

Calcul de la différence de marche \delta = 2a\sin\theta entre plans réticulaires, aboutissant à la loi de Bragg 2a\sin\theta = q\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après le texte et la figure 6, le faisceau incident et le faisceau réfléchi font entre eux l'angle \theta. La réflexion sur les plans réticulaires obéit aux lois de Snell-Descartes de la réflexion : la normale aux plans est la bissectrice de l'angle entre le faisceau incident et le faisceau réfléchi. Par conséquent :

  • L'angle d'incidence par rapport à la normale aux plans réticulaires est :

    i = \frac{\theta}{2}
  • L'angle d'attaque (ou angle de glissement) avec le plan réticulaire est donc \alpha = \frac{\pi}{2} - i = \frac{\pi}{2} - \frac{\theta}{2}.

Considérons deux rayons électroniques parallèles consécutifs réfléchis par deux plans distants de a. Le second rayon parcourt un trajet supplémentaire dans l'espace interréticulaire par rapport au premier. La situation géométrique est strictement analogue à celle d'une lame à faces parallèles d'épaisseur a d'indice n=1 éclairée sous l'angle d'incidence i :

\delta = 2 a \cos i

En remplaçant i par \theta/2, la différence de marche entre deux rayons consécutifs s'écrit :

\boxed{\delta = 2a\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)}

Pour observer un faisceau diffracté intense dans la direction \theta, les ondes diffusées par tous les plans consécutifs doivent interférer de manière constructive. Cela se traduit par le fait que la différence de marche doit être un multiple entier de la longueur d'onde \lambda de De Broglie :

\delta = q \lambda \quad \text{avec } q \in \mathbb{N}^*

D'où la relation de Bragg adaptée à la géométrie de l'expérience :

\boxed{2a\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) = q\lambda}

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
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Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : relation de de broglie, loi de bragg, longueur d'onde de de broglie

Expliquer le choix de pour l'axe des abcsisses ; en déduire une estimation du paramètre avec un seul chiffre significatif ; commenter cette valeur.

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Relier la longueur d'onde de De Broglie à 1/\sqrt{V_A}, exploiter la position du pic d'intensité principal en fonction de \sqrt{V} sur le graphique expérimental pour extraire a à l'ordre q=1, et comparer à la distance interatomique usuelle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de Bragg (établie à la question Q21) en faisant intervenir la tension accélératrice V via l'impulsion p (question Q19) et la relation de De Broglie, pour justifier le choix de la variable \sqrt{V}.
  2. Mesurer sur la figure 7 l'écart périodique \Delta(\sqrt{V}) entre deux maxima successifs d'intensité.
  3. En déduire la valeur du paramètre de réseau a avec un chiffre significatif, puis commenter son ordre de grandeur au regard de la structure de la matière condensée.
Voir la réponse courte

Justification de \lambda \propto 1/\sqrt{V}, puis détermination graphique du paramètre de maille a \approx 0{,}1\text{ nm}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, l'impulsion des électrons accélérés sous la tension V (avec V = V_{\mathrm{A}}) est :

p = \sqrt{2 m_e e V}

La longueur d'onde de De Broglie associée s'écrit donc :

\lambda = \frac{h}{p} = \frac{h}{\sqrt{2 m_e e V}}

En injectant cette expression dans la condition d'interférence constructive obtenue à la question Q21, 2 a \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) = q \lambda avec q \in \mathbb{N}^*, on obtient :

\sqrt{V} = q \, \frac{h}{2 a \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \sqrt{2 m_e e}}

À angle \theta fixé, les pics de diffraction (correspondant aux ordres successifs q) apparaissent à des valeurs de \sqrt{V} régulièrement espacées d'un pas constant :

\Delta(\sqrt{V}) = \frac{h}{2 a \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \sqrt{2 m_e e}}

Le choix de \sqrt{V} en abscisse permet donc d'obtenir une distribution périodique des maxima d'intensité, ce qui rend l'identification des ordres d'interférence directe et linéaire.

Sur la figure 7, on relève des maxima d'intensité bien marqués aux abscisses :

\sqrt{V} \approx 7{,}4 \text{ V}^{1/2} \quad (q=2) \,;\quad 11{,}1 \text{ V}^{1/2} \quad (q=3) \,;\quad 14{,}8 \text{ V}^{1/2} \quad (q=4) \,;\quad 18{,}5 \text{ V}^{1/2} \quad (q=5)

L'écart moyen entre deux pics consécutifs vaut ainsi :

\Delta(\sqrt{V}) \approx 3{,}7 \text{ V}^{1/2}

On en déduit l'expression de la distance interréticulaire a :

a = \frac{h}{2 \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \sqrt{2 m_e e} \, \Delta(\sqrt{V})}

Avec \theta = 50^\circ, on a \theta/2 = 25^\circ et la valeur fournie \cos(25^\circ) = 0{,}91. Calculons le terme indépendant de a :

\sqrt{2 m_e e} = \sqrt{2 \times 9{,}1 \times 10^{-31} \times 1{,}6 \times 10^{-19}} = \sqrt{29{,}1 \times 10^{-50}} \approx 5{,}4 \times 10^{-25} \text{ kg}\cdot\text{C}^{1/2}
\frac{h}{\sqrt{2 m_e e}} \approx \frac{6{,}6 \times 10^{-34}}{5{,}4 \times 10^{-25}} \approx 1{,}22 \times 10^{-9} \text{ J}\cdot\text{s}\cdot\text{kg}^{-1/2}\cdot\text{C}^{-1/2} = 1{,}22 \text{ nm}\cdot\text{V}^{1/2}

On en déduit :

a = \frac{1{,}22 \times 10^{-9}}{2 \times 0{,}91 \times 3{,}7} = \frac{1{,}22 \times 10^{-9}}{6{,}73} \approx 0{,}18 \times 10^{-9} \text{ m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{a \approx 0{,}2 \text{ nm} = 2 \times 10^{-10} \text{ m}}

Cette valeur de l'ordre de quelques dixièmes de nanomètre (soit environ 2 \text{ \AA}) est tout à fait caractéristique de la distance entre plans atomiques dans un cristal métallique (distance interatomique). L'expérience de Davisson et Germer confirme ainsi de manière éclatante la nature ondulatoire des électrons, diffractés par un réseau cristallin de la même façon que les rayons X.

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III.D · Retour sur l'atome d'hydrogène

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : densité radiale de probabilité, atome d'hydrogène

Exprimer en fonction de et puis tracer la courbe représentative de cette fonction. Quelle est l'interprétation géométrique de ?

Voir l'indice

Exprimer l'élément de volume sphérique 4\pi r^2\mathrm{d}r pour écrire la densité de probabilité radiale \rho(r), chercher son extremum par dérivation pour interpréter R comme le rayon le plus probable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la probabilité élémentaire dans une coquille sphérique de volume \mathrm{d}^3\tau = 4\pi r^2\,\mathrm{d}r pour relier \rho(r) à la fonction d'onde.
  2. Utiliser la condition de normalisation \int_0^\infty \rho(r)\,\mathrm{d}r = 1 et l'intégrale fournie en annexe pour déterminer la constante \psi_0.
  3. Dériver \rho(r) pour localiser son extremum, tracer son allure et donner l'interprétation géométrique de R.
Voir la réponse courte

Densité volumique intégrée sur une coquille spherique \rho(r) \propto r^2 e^{-2r/R}, maximale en r = R.

Voir le corrigé complet

La probabilité de trouver l'électron dans un élément de volume \mathrm{d}^3\tau centré en \vec{r} vaut :

\mathrm{d}\mathbb{P} = |\underline{\Psi}(\vec{r},t)|^2\,\mathrm{d}^3\tau = |f(r)|^2\,\mathrm{d}^3\tau

En coordonnées sphériques, l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}^3\tau = r^2\sin\theta\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi. En intégrant sur toutes les directions angulaires pour une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r :

\mathrm{d}\mathbb{P} = |f(r)|^2 r^2\,\mathrm{d}r \int_{\theta=0}^\pi \sin\theta\,\mathrm{d}\theta \int_{\varphi=0}^{2\pi}\mathrm{d}\varphi = 4\pi r^2 |f(r)|^2\,\mathrm{d}r

Par identification avec \mathrm{d}\mathbb{P} = \rho(r)\,\mathrm{d}r, on obtient la densité radiale de probabilité :

\rho(r) = 4\pi r^2 \psi_0^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}

La probabilité totale de présence de l'électron dans tout l'espace doit être égale à 1 :

\int_0^\infty \rho(r)\,\mathrm{d}r = 4\pi \psi_0^2 \int_0^\infty r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r = 1

À l'aide du changement de variable x = \frac{2r}{R} (soit r = \frac{R}{2}x et \mathrm{d}r = \frac{R}{2}\,\mathrm{d}x), l'intégrale se met sous la forme :

\int_0^\infty r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r = \left(\frac{R}{2}\right)^3 \int_0^\infty x^2\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x

D'après les intégrales données en fin d'énoncé, \int_0^\infty x^2\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 2, d'où :

4\pi \psi_0^2 \cdot \frac{R^3}{8} \cdot 2 = \pi \psi_0^2 R^3 = 1 \implies \psi_0 = \frac{1}{\sqrt{\pi R^3}}

On en déduit l'expression normalisée de la densité radiale de probabilité :

\boxed{\rho(r) = \frac{4}{R^3}\,r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}}

Étudions les variations de \rho(r) pour r \geqslant 0 :

\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}r}(r) = \frac{4}{R^3}\left(2r - \frac{2r^2}{R}\right)\mathrm{e}^{-2r/R} = \frac{8r}{R^3}\left(1 - \frac{r}{R}\right)\mathrm{e}^{-2r/R}
  • En r = 0, \rho(0) = 0 et la tangente est horizontale (\rho'(0) = 0) ;
  • Pour 0 < r < R, \rho'(r) > 0, la fonction est strictement croissante ;
  • Pour r > R, \rho'(r) < 0, la fonction est strictement décroissante ;
  • Lorsque r \to +\infty, \rho(r) \to 0 par croissance comparée.

La fonction \rho(r) admet donc un unique maximum en r = R, de valeur \rho(R) = \frac{4}{\mathrm{e}^2 R}.

Interprétation géométrique de R : Le paramètre R représente le rayon le plus probable, c'est-à-dire la distance au noyau pour laquelle la probabilité de trouver l'électron dans une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r est maximale.

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : atome d'hydrogène, rayon de bohr, énergie de l'état fondamental

Exprimer et l'énergie de l'électron en fonction des constantes physiques et ; comparer au modèle de BOHR.

Voir l'indice

Injecter f(r) = \psi_0 \mathrm{e}^{-r/R} dans l'équation de Schrödinger radiale avec le laplacien sphérique et le potentiel coulombien, puis regrouper les termes en 1/r et les termes constants pour identifier R et E.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le laplacien de la fonction d'onde radiale f(r) à l'aide de la formule fournie.
  2. Injecter f(r) et le potentiel coulombien V(r) dans l'équation de Schrödinger stationnaire tridimensionnelle.
  3. Identifier terme à terme (terme en 1/r et terme indépendant de r) pour en déduire R puis E.
  4. Comparer les grandeurs obtenues avec le rayon minimal r_{c,\text{min}} et l'énergie du fondamental E_c(1) du modèle de Bohr (questions Q11 et Q12).
Voir la réponse courte

Identification de R = a_0 et de l'énergie fondamentale E = -E_0, identiques aux résultats semi-classiques de Bohr.

Voir le corrigé complet

L'état stationnaire \underline{\Psi}(\vec{r}, t) = f(r) \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} vérifie l'équation de Schrödinger stationnaire :

-\frac{\hbar^2}{2m_e} \Delta f(r) + V(r) f(r) = E f(r)

avec l'énergie potentielle coulombienne établie à la question Q6 :

V(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

La fonction f(r) = \psi_0 \mathrm{e}^{-r/R} ne dépend que de r. Le laplacien en coordonnées sphériques se réduit à sa partie radiale :

\Delta f = \frac{1}{r^2} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r^2 \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r}\right) = \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}r^2} + \frac{2}{r}\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r}

Or :

\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r} = -\frac{1}{R}f(r) \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}r^2} = \frac{1}{R^2}f(r)

D'où :

\Delta f(r) = \left(\frac{1}{R^2} - \frac{2}{rR}\right) f(r)

En reportant dans l'équation de Schrödinger et en simplifiant par f(r) \neq 0 :

-\frac{\hbar^2}{2m_e R^2} + \frac{1}{r}\left(\frac{\hbar^2}{m_e R} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0}\right) = E

Cette égalité devant être vérifiée pour tout r > 0, le coefficient du terme en 1/r doit s'annuler identiquement, ce qui fixe la valeur de R :

\frac{\hbar^2}{m_e R} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} = 0 \implies R = \frac{4\pi\varepsilon_0 \hbar^2}{m_e e^2}

En remplaçant \hbar = \frac{h}{2\pi}, on obtient :

\boxed{R = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}}

Le terme constant fournit alors l'énergie E de l'électron :

E = -\frac{\hbar^2}{2m_e R^2} = -\frac{\hbar^2}{2m_e} \left(\frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 \hbar^2}\right)^2 = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \hbar^2}

Soit, en fonction de h :

\boxed{E = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

Comparaison avec le modèle de Bohr :

  • Pour le rayon caractéristique : on retrouve exactement le rayon de la première orbite circulaire de Bohr (rayon de Bohr a_0) calculé aux questions Q11 et Q12 :

    R = r_{c,\text{min}} = r_c(1)

    Cependant, la signification physique est radicalement différente : dans le modèle de Bohr, l'électron décrit une orbite circulaire classique de rayon fixe R ; dans l'approche ondulatoire de Schrödinger, l'électron est délocalisé dans tout l'espace et R correspond à la distance au noyau pour laquelle la densité radiale de probabilité de présence est maximale.

  • Pour l'énergie : l'énergie de l'état fondamental coïncide rigoureusement avec l'énergie E_c(1) = -E_0 obtenue dans le modèle semi-classique de Bohr :

    E = E_c(1) = -E_0 \simeq -13\text{ eV}

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : valeur moyenne, théorème du viriel, atome d'hydrogène

Déterminer l'énergie potentielle moyenne de l'électron . En déduire son énergie cinétique moyenne à partir de la valeur de son énergie totale ; commenter.

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne \langle V \rangle par intégration radiale à l'aide des intégrales données en annexe, puis utiliser l'égalité E = \langle K \rangle + \langle V \rangle pour retrouver la relation du viriel \langle K \rangle = -\langle V \rangle / 2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \langle V \rangle par intégration de l'énergie potentielle V(r) pondérée par la densité radiale de probabilité \rho(r) obtenue à la question Q23, en exploitant l'intégrale donnée en fin d'énoncé.
  2. Relier \langle V \rangle à l'énergie totale E établie à la question Q24.
  3. Utiliser la linéarité de la moyenne \langle E \rangle = E = \langle K \rangle + \langle V \rangle pour déduire l'énergie cinétique moyenne \langle K \rangle.
  4. Commenter les relations obtenues au regard du théorème du viriel et de la comparaison avec le modèle classique de Bohr.
Voir la réponse courte

Calcul d'intégrale donnant \langle V \rangle = 2E, puis déduction de \langle K \rangle = -E, vérifiant le théorème du viriel.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle de l'électron dans le champ coulombien du noyau est donnée par (question Q6) :

V(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

Par définition de la densité radiale de probabilité de présence \rho(r) (question Q23), la valeur moyenne de l'énergie potentielle s'écrit :

\begin{aligned} \langle V \rangle &= \int_0^{+\infty} V(r)\,\rho(r)\,\mathrm{d}r \\ &= \int_0^{+\infty} \left(-\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}\right) \left(\frac{4}{R^3}\,r^2\,\mathrm{e}^{-2r/R}\right)\mathrm{d}r \\ &= -\frac{e^2}{\pi\varepsilon_0 R^3} \int_0^{+\infty} r\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r \end{aligned}

Effectuons le changement de variable sans dimension x = \dfrac{2r}{R}, d'où r = \dfrac{R}{2}x et \mathrm{d}r = \dfrac{R}{2}\mathrm{d}x :

\int_0^{+\infty} r\,\mathrm{e}^{-2r/R}\,\mathrm{d}r = \left(\frac{R}{2}\right)^2 \int_0^{+\infty} x\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x

En utilisant l'intégrale fournie dans les données, \displaystyle\int_0^{+\infty} x\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 1, il vient :

\langle V \rangle = -\frac{e^2}{\pi\varepsilon_0 R^3} \times \frac{R^2}{4} \times 1 = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R}

En remplaçant le rayon de Bohr R = \dfrac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2} par son expression (question Q24) :

\langle V \rangle = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} \frac{\pi m_e e^2}{\varepsilon_0 h^2} = -\frac{m_e e^4}{4\varepsilon_0^2 h^2}
\boxed{\langle V \rangle = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R} = -\frac{m_e e^4}{4\varepsilon_0^2 h^2} = 2E}

L'état fondamental étant un état stationnaire d'énergie totale bien déterminée E, on a pour l'énergie mécanique E = \langle E \rangle = \langle K \rangle + \langle V \rangle. On en déduit l'énergie cinétique moyenne :

\langle K \rangle = E - \langle V \rangle = E - 2E = -E

Soit, en utilisant l'expression de E = -\dfrac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2} :

\boxed{\langle K \rangle = -E = \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2} = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 R}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Photons et dualité onde-corpuscule (38 % des questions, partie I), Quantification et confinement (16 %), Mouvement dans un champ de force centrale (14 %, partie II) et Fonction d'onde et équation de Schrödinger (14 %). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Électrostatique, Mouvement d'une particule chargée dans E et B et Diffraction et réseaux.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 14 questions sur 25 (56 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q5) et la partie II en entier (Q6 à Q12), ainsi que Q18 et Q19. Avec les autres programmes de première année : 14 en MPSI, 9 en PTSI, 11 en MP2I, 9 en TSI1 et 8 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 ?

Q25 (valeur moyenne), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 ?

Questions de cours : Q1 (relation de planck-einstein), Q6 (énergie potentielle électrostatique), Q7 (moment cinétique), Q10 (modèle de bohr), Q13 (densité de probabilité) et Q20 (courant de probabilité). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q8 (énergie potentielle effective), Q16 (puits de potentiel infini), Q21 (loi de bragg) et Q23 (densité radiale de probabilité).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1, Q3, Q6 à Q8, Q10, Q12, Q15, Q16 et Q19. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2 et Q4.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet cohérent et relativement dense, de difficulté croissante, dont la dernière partie, plus délicate, a été peu abordée.

Comment justifier la dimension de la fonction d'onde en Q13 ?

Par l'intégrale volumique fournie : l'élément d'intégration est un volume S\,\mathrm{d}x. La probabilité étant sans dimension, la densité volumique |\Psi|^2 s'exprime en \mathrm{m}^{-3}, ce qui impose la dimension [\Psi] = \mathrm{L}^{-3/2}, à la différence d'un problème strictement unidimensionnel où [\Psi] = \mathrm{L}^{-1/2}.

Pourquoi ne pas relier la cible à la masse en Q18 ?

Pour éviter tout champ décélérateur parasite : une mise à la masse fixerait le potentiel de la cible à 0 V, freinant les électrons sortant de la grille B portée à V_{\mathrm{A}}. La relier aux électrodes A et B assure un espace de vol libre équipotentiel tout en évacuant les charges accumulées.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.