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Corrigé détaillé Mines Physique 1 MPI 2025

Impulsion mécanique et mesures optiques

  • 25 questions corrigées
  • Difficulté estimée : classique (2 / 4)
  • Faisable en Sup (en MP2I et MPSI : 8 questions sur 25, parties I et II)
  • Vérifié question par question

Ce sujet propose une synthèse remarquable autour de la notion d'impulsion, explorée depuis la mécanique relativiste jusqu'à la physique quantique ondulatoire, en passant par la métrologie optique de haute précision. L'épreuve commence par des rappels formels sur l'impulsion relativiste et l'effet de recul lors de l'émission photonique, avant d'aborder la spectroscopie de l'hydrogène et son étude interférométrique sur un interféromètre de Michelson en configuration lame d'air. La dernière partie invite le candidat à comparer les prédictions non relativistes de l'équation de Schrödinger aux comportements relativistes de l'équation de Klein–Gordon face à une haute barrière de potentiel (paradoxe de Klein).

Très progressif et pédagogique, le problème constitue un support idéal pour réviser à la fois le Michelson (battements, visibilité, cohérence temporelle) et les bases de la mécanique ondulatoire en filière MPI ou MP/PC. Les calculs restent guidés et demandent un soin particulier quant aux approximations et aux ordres de grandeur.

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Partie I : Impulsion de particules élémentaires

Question 1

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : énergie relativiste, impulsion, dimension

Quel est, à votre avis, la nature du « triangle relativiste » évoqué par la relation (1) ? Représenter celui-ci. Quelle est l'unité usuelle, dans le système international, de l'impulsion ? du produit ?

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Remarquer l'analogie entre l'égalité E^2 = (pc)^2 + (mc^2)^2 et le théorème de Pythagore dans un triangle rectangle dont l'hypoténuse est E.

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  1. Identifier la relation de Pythagore dans l'équation E^2 = (pc)^2 + (m c^2)^2 pour en déduire la nature géométrique du triangle et le représenter.
  2. Déterminer par analyse dimensionnelle les unités usuelles dans le Système international (SI) pour l'impulsion p puis pour le produit pc.
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La relation (1) s'écrit sous la forme :

E^2 = (pc)^2 + (mc^2)^2

Par identification avec le théorème de Pythagore, le « triangle relativiste » est un triangle rectangle. Son hypoténuse est l'énergie totale E, et les deux côtés adjacents à l'angle droit sont le terme d'impulsion pc et l'énergie de masse au repos mc^2.

Unités dans le système international (SI) :

  • L'impulsion p est homogène à une quantité de mouvement ([p] = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-1}}). Son unité usuelle dans le SI est le kilogramme-mètre par seconde :

    \boxed{\mathrm{kg\cdot m\cdot s^{-1}} \quad (\text{ou } \mathrm{N\cdot s})}
  • Le produit pc a la dimension d'une quantité de mouvement multipliée par une vitesse, soit une énergie ([pc] = \mathrm{M\cdot L^2\cdot T^{-2}}). Son unité dans le SI est le joule :

    \boxed{\mathrm{J}}

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Question 2

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : énergie de masse, proton

On appelle énergie de repos d'une particule la valeur de l'énergie de celle-ci lorsque son impulsion est nulle. Exprimer pour un proton et calculer sa valeur numérique.

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Appliquer la relation générale d'Einstein dans le cas où l'impulsion p est nulle, en utilisant la valeur de m_p c^2 fournie en MeV.

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D'après la relation du triangle relativiste (1), lorsque l'impulsion de la particule est nulle (p = 0), son énergie totale E_0 vérifie :

E_0^2 = m_p^2 c^4

L'énergie étant une grandeur positive, on en déduit l'expression de l'énergie de repos du proton :

\boxed{E_0 = m_p c^2}

L'énoncé précise que dans la partie I, l'énergie s'exprime en \mathrm{MeV} et donne directement m_p c^2 = 940\text{ MeV}.

Dans le Système international, avec 1\text{ eV} = 1,6\times 10^{-19}\text{ J} :

E_0 = 940\times 10^6 \times 1,6\times 10^{-19} = 1,504\times 10^{-10}\text{ J}

En conservant deux chiffres significatifs conformément aux consignes :

\boxed{E_0 = 940\text{ MeV} = 1,5\times 10^{-10}\text{ J}}

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Question 3

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : énergie cinétique, impulsion, limite classique

On s'intéresse d'abord aux particules vérifiant la relation (1) dans le cas de la limite classique, lorsque . En vous limitant au premier ordre non nul, donner dans ce cas une expression de en fonction de l'impulsion et de la masse de la particule. Quelle est alors la relation entre l'impulsion et la vitesse d'une particule ? Quelle vitesse maximale peut-on donner à un proton pour rester dans la limite classique telle que ? Même question pour un électron.

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Effectuer un développement limité au premier ordre non nul de E = mc^2 \sqrt{1 + p^2/(m^2 c^2)} pour p \ll mc, puis exploiter la définition de l'énergie cinétique.

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D'après la relation du triangle relativiste (1), l'énergie totale s'écrit :

E = \sqrt{p^2 c^2 + m^2 c^4} = m c^2 \sqrt{1 + \left(\frac{p}{mc}\right)^2}

Dans la limite classique, l'énergie cinétique est négligeable devant l'énergie de repos (E_c \ll E_0), ce qui implique p \ll mc. En effectuant un développement limité au premier ordre non nul en (p/mc)^2 :

E \approx mc^2 \left(1 + \frac{1}{2}\frac{p^2}{m^2 c^2}\right) = E_0 + \frac{p^2}{2m}

L'énergie cinétique E_c = E - E_0 s'exprime donc par :

\boxed{E_c = \frac{p^2}{2m}}

En identifiant cette expression à celle de l'énergie cinétique classique E_c = \frac{1}{2}m v^2, on obtient p = mv. Les vecteurs impulsion et vitesse étant colinéaires et de même sens, on retrouve la relation classique :

\boxed{\vec{p} = m\vec{v}}

Le rapport de l'énergie cinétique sur l'énergie de repos s'exprime alors en fonction de la vitesse v :

\frac{E_c}{E_0} \approx \frac{\frac{1}{2}mv^2}{mc^2} = \frac{1}{2}\left(\frac{v}{c}\right)^2

La condition \frac{E_c}{E_0} < 1\% = 10^{-2} conduit à :

\left(\frac{v}{c}\right)^2 < 2 \times 10^{-2} \iff v < v_{\max} = c\sqrt{0{,}02} = \frac{\sqrt{2}}{10}c

Avec c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \sqrt{2} \approx 1{,}41 :

v_{\max} = 3{,}0 \times 10^8 \times \frac{1{,}41}{10} \approx 4{,}2 \times 10^7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Ce rapport étant strictement indépendant de la masse m, la vitesse maximale est rigoureusement identique pour un électron :

\boxed{v_{\max} \approx 4{,}2 \times 10^7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \quad \text{(pour le proton comme pour l'électron, soit environ } 14\,\% \text{ de } c\text{)}

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Question 4

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : énergie relativiste, facteur de lorentz

En déduire l'expression générale de l'énergie totale d'une particule de masse .

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Injecter l'expression relativiste de \vec{p} dans la formule du triangle relativiste et factoriser par E_0 = mc^2.

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D'après la relation du triangle relativiste (1) et la définition de l'énergie de repos E_0 = mc^2 (question Q2), l'énergie totale s'écrit :

E^2 = p^2 c^2 + E_0^2

En utilisant l'expression générale de l'impulsion admise en (3), la norme p = \|\vec{p}\| vaut :

p = \frac{m v}{\sqrt{1 - v^2/c^2}}

d'où :

\begin{aligned} p^2 c^2 &= \frac{m^2 c^2 v^2}{1 - v^2/c^2} = E_0^2 \, \frac{v^2/c^2}{1 - v^2/c^2} \end{aligned}

En injectant cette relation dans l'expression de E^2, il vient :

\begin{aligned} E^2 &= E_0^2 \left( \frac{v^2/c^2}{1 - v^2/c^2} + 1 \right) \\ &= E_0^2 \, \frac{v^2/c^2 + 1 - v^2/c^2}{1 - v^2/c^2} \\ &= \frac{E_0^2}{1 - v^2/c^2} \end{aligned}

Comme l'énergie E d'une particule libre est positive, on en déduit l'expression générale de l'énergie totale :

\boxed{E = \frac{E_0}{\sqrt{1 - v^2/c^2}}}

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Question 5

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : photon, relation de planck-einstein

Un photon est une particule associée à une onde électromagnétique dans le vide et dont la vitesse est donc égale à . Que peut-on en déduire, pour sa masse, de la relation établie à la question précédente ? Déduire de (2) l'expression de l'énergie d'un photon en fonction de la longueur d'onde puis de la fréquence de l'onde. Faire l'application numérique dans les cas des ondes lumineuses des domaines bleu () puis rouge (). On pourra exploiter le fait que et on exprimera en eV.

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Examiner le comportement de l'énergie E lorsque v \to c pour en déduire la masse au repos imposée, puis combiner E = pc et \lambda = h/p.

Voir la stratégie
  1. Analyser le comportement de la relation E = \frac{E_0}{\sqrt{1 - v^2/c^2}} lorsque la vitesse v tend vers la célérité de la lumière c pour une énergie E finie.
  2. Exprimer l'impulsion p en fonction de l'énergie pour une particule de masse nulle (E = pc), puis injecter la relation de De Broglie \lambda = h/p et la relation d'onde c = \lambda \nu.
  3. Réaliser les applications numériques en utilisant l'équivalence hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}.
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D'après la relation obtenue à la question 4 :

E = \frac{E_0}{\sqrt{1 - \frac{v^2}{c^2}}}

Pour un photon se propageant dans le vide, la vitesse est v = c. Le dénominateur \sqrt{1 - v^2/c^2} s'annule. Pour que l'énergie E du photon reste finie et non nulle, il est nécessaire que le numérateur s'annule également, soit E_0 = 0. Comme E_0 = m c^2, on en déduit que :

\boxed{m = 0}

La masse au repos d'un photon est rigoureusement nulle.

En injectant m = 0 dans la relation du triangle relativiste (1), il vient :

E^2 = p^2 c^2 \implies E = pc

D'après la relation de De Broglie (2), \lambda = \frac{h}{p}, soit p = \frac{h}{\lambda}. On obtient l'expression de l'énergie en fonction de la longueur d'onde :

\boxed{E = \frac{hc}{\lambda}}

Pour une onde électromagnétique dans le vide, la fréquence \nu et la longueur d'onde sont liées par \nu = \frac{c}{\lambda}, d'où la relation de Planck-Einstein :

\boxed{E = h\nu}

Applications numériques : En utilisant la valeur fournie hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} :

  • Domaine bleu (\lambda \sim 400\text{ nm} = 0{,}40\ \mu\text{m}) :

    E_{\text{bleu}} = \frac{1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}}{0{,}40\ \mu\text{m}} \implies \boxed{E_{\text{bleu}} \simeq 3{,}0\text{ eV}}
  • Domaine rouge (\lambda \sim 600\text{ nm} = 0{,}60\ \mu\text{m}) :

    E_{\text{rouge}} = \frac{1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}}{0{,}60\ \mu\text{m}} \implies \boxed{E_{\text{rouge}} \simeq 2{,}0\text{ eV}}

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Partie II : Le spectre d’émission des atomes d’hydrogène

Question 6

Difficulté estimée 3 sur 4 : ExigeantFaisable en Sup

Notions : conservation de l'énergie, impulsion, émission de photon

On admet que l'énergie totale du système après émission est identique à celle de l'atome au repos avant l'émission. En déduire la relation et exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'impulsion totale pour relier la quantité de mouvement de l'atome à celle du photon, puis traduire la conservation de l'énergie globale sous la forme d'une équation du second degré en E.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la conservation de la quantité de mouvement totale du système isolé \{\text{atome} + \text{photon}\} pour exprimer l'énergie cinétique de recul de l'atome en fonction de l'énergie E du photon.
  2. Écrire le bilan d'énergie totale entre l'état initial et l'état final, puis résoudre l'équation du second degré en E obtenue pour identifier \eta.
Voir le corrigé complet

Le système isolé \{\text{atome} + \text{photon}\} est initialement au repos, son impulsion totale avant l'émission est donc nulle. D'après le principe de conservation de la quantité de mouvement :

\vec{p}_{\text{tot}} = m\vec{v} + \vec{p} = \vec{0} \implies mv = p

Comme le photon a pour impulsion p = \frac{E}{c}, la vitesse de recul de l'atome s'écrit v = \frac{E}{mc}. L'énergie cinétique classique de recul de l'atome vaut donc :

E_{c} = \frac{1}{2}mv^2 = \frac{p^2}{2m} = \frac{E^2}{2mc^2}

La conservation de l'énergie totale du système s'écrit :

E_{\text{avant}} = E_{\text{après}}

soit, en décomposant l'énergie de l'atome en son énergie interne et son énergie cinétique :

E_i = E_f + E_{c} + E

En introduisant \Delta E = E_i - E_f, il vient :

\Delta E = E + \frac{E^2}{2mc^2} \iff E^2 + 2mc^2 E - 2mc^2\Delta E = 0

On reconnaît une équation polynomiale du second degré en E, que l'on peut mettre sous forme canonique :

\left(E + mc^2\right)^2 = (mc^2)^2 + 2mc^2\Delta E = (mc^2)^2\left(1 + \frac{2\Delta E}{mc^2}\right)

L'énergie E du photon étant positive, la seule solution physiquement acceptable est :

E = mc^2\left(\sqrt{1 + \frac{2\Delta E}{mc^2}} - 1\right)

Cette expression s'identifie à la relation proposée E = mc^2\left(\sqrt{1+2\eta} - 1\right) en posant :

\boxed{\eta = \frac{\Delta E}{mc^2}}

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Question 7

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : recul de l'atome, approximation

Dans le cas de l'atome d'hydrogène, est de l'ordre de quelques électrons–volts. En déduire qu'on peut négliger l'énergie de recul de l'atome et conclure quant à la relation entre et l'énergie du photon émis.

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Calculer l'ordre de grandeur du paramètre \eta = \Delta E / (mc^2) pour un atome d'hydrogène et en déduire un développement au premier ordre de l'expression obtenue en Q6.

Voir la stratégie
  1. Évaluer numériquement l'ordre de grandeur du paramètre sans dimension \eta = \dfrac{\Delta E}{m c^2} introduit à la question Q6.
  2. Effectuer un développement limité de l'expression de l'énergie du photon E pour \eta \ll 1 afin de quantifier l'énergie de recul et de conclure sur la relation entre E et \Delta E.
Voir le corrigé complet

La masse de l'atome d'hydrogène est essentiellement concentrée dans son noyau (le proton), d'où m \simeq m_p, soit :

m c^2 \simeq m_p c^2 \approx 940\text{ MeV} \approx 10^9\text{ eV}

Pour une transition électronique dans l'atome d'hydrogène, \Delta E est de l'ordre de quelques électrons-volts (\Delta E \sim 1\text{ à }10\text{ eV}). On en déduit l'ordre de grandeur de \eta défini à la question Q6 :

\eta = \frac{\Delta E}{m c^2} \sim \frac{1\text{ eV}}{10^9\text{ eV}} = 10^{-9} \ll 1

Comme \eta \ll 1, effectuons un développement limité au premier ordre de l'expression de E établie à la question Q6 :

\begin{aligned} E &= mc^2 \left( \sqrt{1 + 2\eta} - 1 \right) \\ &= mc^2 \left( 1 + \eta + \mathcal{O}(\eta^2) - 1 \right) \\ &= mc^2 \eta + \mathcal{O}(\eta^2) \\ &= \Delta E + \mathcal{O}(\eta \Delta E) \end{aligned}

L'énergie cinétique de recul de l'atome vaut :

E_c = \Delta E - E \simeq \frac{1}{2} \eta \Delta E \sim 10^{-9}\text{ eV}

Elle est totalement négligeable devant \Delta E (fraction relative de l'ordre de 10^{-9}).

Toute l'énergie libérée lors de la désexcitation est donc emportée par le photon :

\boxed{E \simeq \Delta E = E_i - E_f}

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Question 8

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : spectre de l'hydrogène, série de balmer

Lorsque l'état final est , montrer qu'il existe une telle que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Lorsque l'état final est , montrer qu'il existe une que l'on estimera, telle que . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Les raies d'émission de l'hydrogène dans le domaine visible (les raies de BALMER) ont été étudiées à partir de 1853 par ÅNGSTRØM ; à quelles valeurs de correspondent-elles ?

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Exprimer \lambda en fonction de n_i et n_f via la relation d'Einstein–Planck, puis déterminer les extrema lorsque n_i \to \infty ou n_i = n_f + 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur d'onde \lambda du photon émis lors d'une transition n_i \to n_f à l'aide de la formule de conservation de l'énergie (question Q7) et de la quantification des niveaux d'énergie E_n.
  2. Étudier la fonction n_i \mapsto \Delta E pour n_f = 1 afin de trouver le minimum d'énergie, correspondant à la longueur d'onde maximale \lambda_{\max}, puis identifier le domaine spectral.
  3. Réitérer l'analyse pour n_f > 2 (soit n_f \geqslant 3) en cherchant le maximum d'énergie pour déterminer \lambda_{\min}, puis identifier le domaine spectral et conclure pour la série de Balmer.
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D'après la question Q7, l'énergie du photon émis est E \simeq \Delta E = E_{n_i} - E_{n_f}, avec n_i > n_f. En utilisant l'expression des niveaux d'énergie E_n = -\frac{H}{2n^2} et la relation de Planck-Einstein E = \frac{hc}{\lambda} (question Q5), il vient :

\frac{hc}{\lambda} = \frac{H}{2}\left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right) \implies \lambda = \frac{2hc}{H} \left(\frac{1}{n_f^2} - \frac{1}{n_i^2}\right)^{-1}

1. Cas n_f = 1 :

L'état initial le plus proche est n_i = 2. La fonction n_i \mapsto \Delta E est strictement croissante, donc l'écart énergétique est minimal pour n_i = 2 :

\Delta E_{\min} = \frac{H}{2}\left(1 - \frac{1}{4}\right) = \frac{3H}{8}

Puisque \lambda = \frac{hc}{\Delta E} est une fonction décroissante de l'énergie, la longueur d'onde est maximale pour cette transition :

\lambda \leqslant \lambda_{\max} = \frac{8hc}{3H}

Avec hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} = 1{,}2\times 10^3\text{ eV}\cdot\text{nm} et H = 27{,}2\text{ eV} :

\lambda_{\max} = \frac{8 \times 1{,}2\times 10^3}{3 \times 27{,}2} \approx 1{,}2\times 10^2\text{ nm}
\boxed{\lambda \leqslant \lambda_{\max} \simeq 120\text{ nm}}

Comme \lambda \leqslant 120\text{ nm} < 400\text{ nm}, toutes ces raies se situent dans le domaine de l'ultraviolet (série de Lyman).

2. Cas n_f > 2 (soit n_f \geqslant 3) :

L'écart énergétique maximal correspond à la limite d'ionisation n_i \to \infty pour la plus petite valeur possible de n_f, c'est-à-dire n_f = 3 :

\Delta E < \frac{H}{2n_f^2} \leqslant \frac{H}{2 \times 3^2} = \frac{H}{18}

On en déduit l'existence d'une borne inférieure pour la longueur d'onde :

\lambda \geqslant \lambda_{\min} = \frac{18hc}{H}

Numériquement :

\lambda_{\min} = \frac{18 \times 1{,}2\times 10^3\text{ nm}}{27{,}2} \approx 7{,}9\times 10^2\text{ nm} \approx 800\text{ nm}
\boxed{\lambda \geqslant \lambda_{\min} \simeq 0{,}79\text{ }\mu\text{m} \approx 800\text{ nm}}

Puisque \lambda \geqslant 800\text{ nm} > 700\text{ nm}, ces raies d'émission appartiennent toutes au domaine de l'infrarouge (séries de Paschen, Brackett, Pfund, etc.).

3. Raies du domaine visible (raies de Balmer) :

Les transitions vers n_f = 1 sont entièrement situées dans l'ultraviolet (\lambda \leqslant 120\text{ nm}) et celles vers n_f \geqslant 3 dans l'infrarouge (\lambda \geqslant 800\text{ nm}). Le domaine visible (400\text{ nm} \lesssim \lambda \lesssim 750\text{ nm}) ne peut donc correspondre qu'à l'unique valeur :

\boxed{n_f = 2}

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.