Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2023
Mesure de la constante de structure fine
- 45 questions corrigées
- Vérifié question par question
Ce sujet d'une remarquable élégance explore les frontières de la métrologie quantique moderne à travers la mesure ultra-précise de la constante de structure fine . L'approche développée au laboratoire Kastler-Brossel repose sur la détermination du quotient d'un atome de rubidium 87 par interférométrie atomique à ondes de matière de type Ramsey-Bordé couplée à des oscillations de Bloch.
L'épreuve commence par des rappels historiques accessibles sur le modèle de Bohr avant de plonger dans le formalisme des transitions stimulées à deux photons et la manipulation cohérente des paquets d'ondes atomiques. La seconde partie constitue une analyse approfondie des effets systématiques limitant l'exactitude expérimentale, en particulier la courbure des fronts d'onde d'un faisceau laser gaussien (déphasage de Gouy) et les perturbations locales d'intensité. C'est un sujet incontournable pour appréhender la physique des atomes froids et l'interférométrie quantique, très formateur pour les épreuves des ENS et de l'École Polytechnique.
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Questions
Question 1
Comparer les deux valeurs de données par les Éq. (2) et Éq. (3) en calculant leur écart normalisé (que l'on comparera à 2). La théorie du Modèle Standard semble-t-elle valide au regard de ces deux valeurs ?
Voir l'indiceIndice
Calculer l'écart normalisé E_n = \frac{|x_1 - x_2|}{\sqrt{u_1^2 + u_2^2}} et vérifier s'il est strictement inférieur à 2 pour conclure à la compatibilité.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale de l'écart normalisé entre deux mesures indépendantes affectées d'incertitudes-types.
- Réaliser l'application numérique sans calculatrice en utilisant des approximations judicieuses pour la racine carrée.
- Conclure sur la compatibilité des deux valeurs au seuil habituel de 2 et statuer sur la validité du Modèle Standard.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Notons x_1 et x_2 les deux valeurs mesurées de 1/\alpha, accompagnées de leurs incertitudes-types respectives u_1 et u_2 :
- D'après l'Éq. (2) : x_1 = 137{,}035\,999\,206 et u_1 = 11 \times 10^{-9} ;
- D'après l'Éq. (3) : x_2 = 137{,}035\,999\,15 et u_2 = 3 \times 10^{-8} = 30 \times 10^{-9}.
L'écart normalisé E_n entre deux grandeurs indépendantes est défini par :
Calculons la différence des valeurs centrales :
Calculons l'incertitude composée :
Comme 32^2 = 1024 \simeq 1021, on a :
On en déduit :
Puisque E_n < 2, la différence entre les deux déterminations est inférieure à deux écarts-types combinés. Les deux résultats sont donc statistiquement compatibles au niveau de confiance de 95 % : la théorie du Modèle Standard semble pleinement valide au regard de ces deux valeurs.
Résultat
Partie I : Principe de la mesure de la constante de structure fine α
I.1 · Lien entre la constante de structure fine α et la constante de Rydberg R∞
Q2.a
Pourquoi un tel modèle est-il qualifié de semi-classique ?
Voir l'indiceIndice
Souligner la coexistence d'un cadre classique (mécanique newtonienne, force coulombienne) et d'une hypothèse quantique ad hoc (quantification du moment cinétique orbital).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène est qualifié de semi-classique car il juxtapose des notions de physique classique et des postulats quantiques :
- Aspect classique : l'électron est décrit comme une particule ponctuelle possédant une trajectoire bien déterminée (une orbite circulaire) et obéissant aux lois de la mécanique newtonienne (principe fondamental de la dynamique) sous l'effet de l'interaction électrostatique coulombienne classique.
Aspect quantique :
une règle de discrétisation non classique est postulée de manière ad hoc, à savoir la quantification du moment cinétique orbital :
L = n\hbar \quad (n \in \mathbb{N}^*)- les orbites correspondantes sont postulées stables et non rayonnantes, ce qui contredit directement l'électromagnétisme classique selon lequel toute charge accélérée perd continûment son énergie par rayonnement (formule de Larmor).
Q2.b
Exprimer les vitesses associées à chaque orbite. Sur quelle orbite la vitesse maximale est-elle atteinte ? Exprimer sa valeur en fonction de et de . Est-il alors légitime de considérer que l'électron est non relativiste dans le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique en orbite circulaire uniforme combiné à la condition m_e v_n r_n = n\hbar pour exprimer v_n.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire sous la seule force coulombienne attractive du proton fixe.
- Combiner l'expression obtenue avec la condition de quantification du moment cinétique orbital L = n\hbar afin d'éliminer le rayon de l'orbite et d'isoler la vitesse v_n.
- Déterminer l'entier n qui maximise v_n, exprimer cette vitesse maximale en fonction de \alpha et c, puis comparer le rapport v_{\max}/c à 1 pour évaluer la validité du caractère non relativiste.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel lié au proton, supposé galiléen, l'électron décrit un mouvement circulaire uniforme de rayon r_n à la vitesse v_n. Il est soumis à la force électrostatique coulombienne exercée par le proton :
L'accélération dans la base de Frenet s'écrit \vec{a} = -\frac{v_n^2}{r_n}\,\vec{u}_r. Le principe fondamental de la dynamique donne :
Par ailleurs, la quantification du moment cinétique orbital de l'électron s'écrit :
En effectuant le quotient membre à membre de ces deux relations, on élimine r_n :
D'après l'équation (1), \alpha = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0\hbar c}, d'où l'expression de la vitesse sur l'orbite n :
Comme n \in \mathbb{N}^*, la suite (v_n) est strictement décroissante avec n. La vitesse maximale est donc atteinte sur la première orbite (n = 1), appelée orbite fondamentale de Bohr :
Avec \alpha \simeq \frac{1}{137}, le rapport de la vitesse maximale à la vitesse de la lumière vaut :
Le facteur de Lorentz associé vérifie \gamma - 1 \simeq \frac{1}{2}\left(\frac{v_{\max}}{c}\right)^2 \simeq \frac{\alpha^2}{2} \simeq 2{,}7 \times 10^{-5} \ll 1. La vitesse de l'électron restant toujours très inférieure à c, il est tout à fait légitime de traiter l'électron de manière non relativiste dans le modèle de Bohr.
Résultat
Q2.c
Calculer l'énergie mécanique de l'électron en fonction de . Retrouver la formule de Rydberg (Éq. (4)) et en déduire l'expression de en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie mécanique E_n = E_c + E_p = -E_c par le théorème du viriel, puis identifier \Delta E = hc/\lambda avec la formule empirique de Rydberg.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique E_n = E_c + E_p en exploitant la relation entre énergie cinétique et énergie potentielle issue du principe fondamental de la dynamique (théorème du viriel).
- Exprimer la conservation de l'énergie lors de la désexcitation d'un électron du niveau n_2 vers le niveau n_1 avec émission d'un photon de longueur d'onde \lambda.
- Identifier avec la formule phénoménologique de Rydberg pour obtenir l'expression de R_\infty.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie mécanique de l'électron sur l'orbite de rang n est la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle électrostatique (en choisissant la référence E_p(\infty) = 0) :
D'après l'équation du mouvement circulaire issue du principe fondamental de la dynamique :
L'énergie mécanique s'écrit donc simplement (théorème du viriel) :
En utilisant l'expression de v_n obtenue à la question 2.b, v_n = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 n \hbar} = \frac{e^2}{2\epsilon_0 n h} (car \hbar = \frac{h}{2\pi}), on obtient :
où E_I = \frac{m_e e^4}{8 \epsilon_0^2 h^2} \simeq 13{,}6\text{ eV} est l'énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène.
Lors d'une transition entre un état initial de niveau n_2 et un état final de niveau inférieur n_1 (n_2 > n_1), l'atome émet un photon de longueur d'onde \lambda. La conservation de l'énergie s'écrit :
En remplaçant par l'expression de E_n :
d'où :
On retrouve ainsi la formule empirique de Rydberg (Éq. (4)) en identifiant :
Résultat
Q3.a
Montrer
avec la masse d'un atome de Rubidium.
Voir l'indiceIndice
Partir de la définition de \alpha, élever au carré puis faire apparaître l'expression de R_\infty en multipliant et divisant judicieusement par m et h.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante de structure fine \alpha en fonction de h (en remplaçant \hbar = h/2\pi) et calculer \alpha^2.
- Exprimer le terme sous le radical de l'équation (5) en utilisant l'expression de la constante de Rydberg R_\infty établie à la question 2.c.
- Conclure par identification.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (1) de l'énoncé, la constante de structure fine s'écrit :
En utilisant la relation \hbar = \frac{h}{2\pi}, cette expression devient :
En élevant au carré, on obtient :
Par ailleurs, d'après la question 2.c, la constante de Rydberg s'exprime sous la forme :
Calculons le terme sous le radical de l'équation (5), où la masse m de l'atome de rubidium se simplifie :
\alpha étant une grandeur réelle strictement positive, on en déduit en prenant la racine carrée :
Résultat
Q3.b
On note l'incertitude-type sur . Donner la formule reliant l'incertitude relative sur la mesure de à celle des autres grandeurs , et qui interviennent dans son expression d'après l'Éq. (5). Pourquoi aucune incertitude ne doit être associée à la valeur de et de ? Vérifier que l'on a :
Voir l'indiceIndice
Utiliser la différentielle logarithmique sur \alpha = (2 R_\infty c^{-1} (m/m_e) (h/m))^{1/2} ; rappeler que c et h sont des constantes définissant le SI depuis 2019 (incertitude nulle).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différentielle logarithmique de \alpha à partir de l'équation (5) pour établir la relation de propagation des incertitudes relatives en supposant les mesures indépendantes.
- Justifier l'absence d'incertitude sur c et h à l'aide des définitions du Système International d'unités (SI).
- Isoler l'incertitude relative u(m)/m et réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies dans le texte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (5), la constante de structure fine s'écrit :
En prenant le logarithme népérien :
Les grandeurs c et h étant supposées sans incertitude, la différentielle s'écrit :
En supposant les déterminations expérimentales de R_\infty, de m/m_e et de m indépendantes et non corrélées, la loi de composition des incertitudes-types donne :
Incertitudes sur c et h : Dans le Système International d'unités (SI révisé en 2019, et dès 1983 pour c), la célérité de la lumière dans le vide (c = 299\,792\,458\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et la constante de Planck (h = 6{,}626\,070\,15 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}) sont des constantes de référence fixées de manière exacte par définition. Leurs incertitudes-types sont donc strictement nulles :
Vérification numérique de u(m)/m : En inversant la formule de propagation des incertitudes :
Les données fournies dans le texte sont :
- \dfrac{u(\alpha)}{\alpha} \simeq 8{,}0 \times 10^{-11} (obtenu à partir de l'Éq. (2) : \frac{11 \times 10^{-9}}{137{,}04} \simeq 8{,}03 \times 10^{-11}) ;
- \dfrac{u(m/m_e)}{m/m_e} = 7 \times 10^{-11} ;
- \dfrac{u(R_\infty)}{R_\infty} = 2 \times 10^{-12} (négligeable devant les autres termes).
On effectue le calcul numérique :
D'où :
Résultat
I.2.1 · Transitions à un ou à deux photons et effet de recul
Q4.a
Usuellement, on néglige la variation de quantité de mouvement et la variation d'énergie cinétique lors de la transition (aussi appelée "énergie de recul"). Quelle est alors l'énergie du photon nécessaire pour effectuer la transition ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation de Bohr élémentaire reliant l'énergie du photon à l'écart entre les niveaux électroniques sans variation d'énergie cinétique.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer le bilan de l'énergie totale pour le système isolé formé par l'atome et le photon incident.
- Appliquer l'approximation de l'énoncé en négligeant l'énergie cinétique acquise par l'atome lors de l'absorption.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système isolé constitué de l'atome de rubidium et du photon absorbé, dans le référentiel d'étude :
État initial : l'atome est au repos (E_c = 0) dans son état électronique fondamental d'énergie E_a, et l'énergie potentielle E_p est constante. L'énergie du photon incident est notée E_{\text{ph}} = \hbar \omega. L'énergie totale du système est :
E_{\text{tot, initial}} = E_a + E_p + \hbar\omegaÉtat final : le photon a été absorbé. L'atome est dans l'état électronique d'énergie E_i (i = b ou i = c) et possède une énergie cinétique de recul E_{c,\text{fin}}. L'énergie totale du système est :
E_{\text{tot, final}} = E_i + E_p + E_{c,\text{fin}}
La conservation de l'énergie totale s'écrit alors :
En négligeant la variation d'énergie cinétique de recul (\Delta E_c = E_{c,\text{fin}} \simeq 0), on en déduit l'énergie du photon nécessaire pour effectuer la transition :
avec i = b ou i = c.
Résultat
Q4.b
On prend en compte l'« effet de recul ». Donner les relations de conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement lors du processus d'absorption du photon, en notant la variation de vitesse de l'atome (appelée "vitesse de recul").
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de la quantité de mouvement vectorielle \vec{p}_{\text{initial}} + \hbar\vec{k} = \vec{p}_{\text{final}} et le bilan d'énergie totale incluant l'énergie cinétique de recul.
Voir la stratégieStratégie
- On isole le système \{\text{atome} + \text{photon}\} lors du processus élémentaire d'absorption.
- On applique le principe de conservation de la quantité de mouvement en tenant compte de l'état de repos initial de l'atome.
- On applique le principe de conservation de l'énergie totale (somme de l'énergie électronique, de l'énergie potentielle, de l'énergie cinétique et de l'énergie du photon).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système \{\text{atome} + \text{photon}\} est isolé.
1. Conservation de la quantité de mouvement : Initialement, l'atome est au repos (\vec{p}_{\text{atome}} = \vec{0}) et le photon incident possède la quantité de mouvement \hbar\vec{k}. Après absorption, l'atome possède la vitesse \vec{v}_r (la variation de vitesse est donc \vec{v}_r) et une quantité de mouvement m\vec{v}_r. La conservation de la quantité de mouvement s'écrit :
2. Conservation de l'énergie : L'énergie totale du système avant absorption est la somme de l'énergie du photon \hbar\omega et de l'énergie initiale de l'atome au repos (E_a + E_p). Après absorption, l'énergie du photon est entièrement cédée à l'atome, qui se trouve dans l'état électronique E_i avec une vitesse de recul \vec{v}_r (soit une énergie cinétique de recul \frac{1}{2}mv_r^2, le mouvement étant non relativiste) et une énergie potentielle E_p constante :
La conservation de l'énergie (E_{\text{initial}} = E_{\text{final}}) donne donc :
Résultat
Q4.c
À l'aide des deux relations précédentes, se ramener à une équation sur et montrer que . En déduire la variation de vitesse subie par l'atome lors de la transition. Effectuer l'application numérique pour pour chacune des transitions et .
Voir l'indiceIndice
Injecter la vitesse de recul \vec{v}_r = \hbar\vec{k}/m dans la conservation de l'énergie et négliger le terme du second ordre en vitesse devant l'énergie lumineuse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de recul v_r en fonction de k grâce à la relation de conservation de la quantité de mouvement obtenue en 4.b, puis l'injecter dans la conservation de l'énergie avec \omega = kc.
- Établir l'équation du second degré en k, justifier que le terme quadratique associé au recul cinétique est négligeable devant le terme linéaire, et en déduire l'expression approchée de k.
- En déduire v_r = \hbar k / m \simeq (E_i - E_a)/(mc) et effectuer les applications numériques avec les valeurs fournies par l'énoncé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 4.b, la conservation de la quantité de mouvement donne :
En injectant cette relation ainsi que \omega = kc dans le bilan énergétique de la question 4.b, il vient :
soit l'équation du second degré en k :
Pour estimer l'ordre de grandeur du terme de recul par rapport au terme linéaire, formons le rapport :
Comme la vitesse de recul v_r d'un atome massif est infime devant la célérité de la lumière (v_r \ll c), ce terme quadratique est totalement négligeable. On obtient ainsi au premier ordre :
On en déduit la vitesse de recul v_r subie par l'atome :
Applications numériques : Les données numériques de l'énoncé sont c \simeq 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, e \simeq 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ C} et m \simeq 1{,}5 \times 10^{-25}\text{ kg}, d'où :
Pour la transition a \rightarrow b : d'après la figure 1(a), E_b - E_a = 2 \times 10^{-5}\text{ eV} = 2 \times 10^{-5} \times 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ J} = 3{,}0 \times 10^{-24}\text{ J} :
\boxed{v_r(a \rightarrow b) \simeq \frac{3{,}0 \times 10^{-24}}{4{,}5 \times 10^{-17}} \simeq 6{,}7 \times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 7 \times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}Pour la transition a \rightarrow c : d'après la figure 1(a), E_c - E_a = 2\text{ eV} = 2 \times 1{,}5 \times 10^{-19}\text{ J} = 3{,}0 \times 10^{-19}\text{ J} :
\boxed{v_r(a \rightarrow c) \simeq \frac{3{,}0 \times 10^{-19}}{4{,}5 \times 10^{-17}} \simeq 6{,}7 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 7\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}}
Résultat
Q4.d
Comme nous le verrons plus loin, on tire profit de l'effet de recul en interférométrie atomique pour séparer la fonction d'onde : plus cet effet est important, mieux on sépare la fonction d'onde et meilleure est la sensibilité sur la mesure. Quels sont l'avantage et l'inconvénient associés à chaque transition ( ou ) pour transférer de la quantité de mouvement à un atome ?
Voir l'indiceIndice
Mettre en balance l'amplitude du recul (liée à l'écart d'énergie) et le temps de vie de l'état excité (durée de cohérence nécessaire à l'interférométrie).
Voir la stratégieStratégie
Pour comparer les deux transitions, on confronte les résultats obtenus à la question 4.c (valeurs de la vitesse de recul v_r) aux propriétés de durée de vie des états b et c données dans le préambule de la partie I.2.1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Transition a \rightarrow c :
- Avantage : L'écart énergétique élevé (E_c - E_a \simeq 2\text{ eV}) confère une vitesse de recul importante (v_r \simeq 6{,}7\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}). Cela permet une séparation spatiale rapide et marquée des fonctions d'onde, assurant une grande sensibilité interférométrique.
- Inconvénient : L'état c a une durée de vie courte. Il se désexcite rapidement par émission spontanée, ce qui détruit la cohérence de phase de la fonction d'onde (décohérence) et altère le motif d'interférence.
Transition a \rightarrow b :
- Avantage : L'état b possède une durée de vie considérée comme infinie (état hyperfin métastable). L'atome ne subit pas d'émission spontanée gênante, préservant ainsi parfaitement la cohérence quantique au cours de l'expérience.
- Inconvénient : La vitesse de recul est extrêmement faible (v_r \simeq 6{,}7 \times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), ce qui ne permet pas d'obtenir une séparation spatiale appréciable des paquets d'onde et limite drastiquement la sensibilité du dispositif.
Question 5
On fait l'approximation et on note alors et avec . Justifier que la variation de vitesse de l'atome est alors , où l'on précisera à quelle transition est associée la vitesse de recul . Donner la valeur numérique de , valeur que l'on retiendra pour la suite du problème.
Voir l'indiceIndice
Faire le bilan de quantité de mouvement pour l'absorption d'un photon de vecteur \vec{k}_1 = \vec{k} suivie de l'émission stimulée d'un photon opposé \vec{k}_2 = -\vec{k}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe de conservation de la quantité de mouvement au système atome-photons pour une absorption suivie d'une émission stimulée.
- Identifier l'ordre de grandeur de l'énergie des photons mis en jeu pour relier la vitesse \vec{v}_r à l'une des transitions étudiées à la question 4.
- Calculer la valeur numérique de k à partir des données de l'énoncé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors du processus de transition Raman à deux photons :
- l'atome absorbe un photon issu du premier laser de vecteur d'onde \vec{k}_1 = \vec{k}, ce qui lui confère une variation d'impulsion +\hbar\vec{k}_1 = +\hbar\vec{k} ;
- l'atome émet ensuite, par émission stimulée, un photon dans le mode du second laser se propageant en sens opposé, de vecteur d'onde \vec{k}_2 = -\vec{k}. Par conservation de la quantité de mouvement, l'atome reçoit une impulsion de recul opposée à celle du photon émis, soit -\hbar\vec{k}_2 = -(-\hbar\vec{k}) = +\hbar\vec{k}.
La variation totale de quantité de mouvement de l'atome est donc :
Comme \Delta\vec{p} = m\Delta\vec{v}, la variation de vitesse de l'atome s'écrit :
L'énergie des photons absorbé et émis est :
puisque E_b - E_a \simeq 2 \times 10^{-5}\text{ eV} \ll E_c - E_a. La vitesse de recul \vec{v}_r est donc celle associée à la transition optique a \to c déterminée à la question 4.c.
D'après le résultat de la question 4.c :
Avec E_c - E_a = 2\text{ eV} = 2 \times (1{,}5 \times 10^{-19}\text{ J}) = 3{,}0 \times 10^{-19}\text{ J}, \hbar \simeq 1 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et c \simeq 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
I.2.2 · Séparatrices atomiques
Q6.a
Donner les équations différentielles vérifiées par les coefficients ().
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation de Schrödinger dépendante du temps sur chacun des états propres non perturbés d'énergies E_1 et E_2.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation de Schrödinger régissant l'évolution temporelle de la fonction d'onde de l'atome en l'absence d'interaction avec un champ extérieur.
- Utiliser le fait que chaque composante spatiale \varphi_i(\vec{r}) est associée à un état d'énergie mécanique totale E_i bien déterminée (état stationnaire, état propre du hamiltonien \hat{H} de valeur propre E_i).
- En déduire par identification l'équation différentielle du premier ordre satisfaite par chaque partie temporelle a_i(t) pour i \in \{1, 2\}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évolution temporelle de la fonction d'onde \Psi(\vec{r}, t) de l'atome est régie par l'équation de Schrödinger indépendante du temps de perturbation (hors impulsions laser) :
où \hat{H} est le hamiltonien de l'atome.
Chaque fonction d'onde spatiale \varphi_i(\vec{r}) (i = 1, 2) est associée à un état stationnaire d'énergie totale E_i, c'est-à-dire un état propre du hamiltonien :
En injectant la décomposition \Psi(\vec{r}, t) = a_1(t)\varphi_1(\vec{r}) + a_2(t)\varphi_2(\vec{r}) dans l'équation de Schrödinger, il vient :
Les états spatiaux \varphi_1(\vec{r}) et \varphi_2(\vec{r}) étant orthogonalement distincts (ils correspondent à deux impulsions différentes m\vec{v}_0 et m(\vec{v}_0 + 2\vec{v}_r)), on identifie terme à terme, ce qui conduit aux deux équations différentielles non couplées :
Comme j^2 = -1 \iff 1/j = -j, on obtient :
Résultat
Q6.b
Résoudre ces équations, et mettre les solutions sous la forme :
avec et une matrice diagonale dont les coefficients diagonaux (que l'on explicitera) dépendent du temps.
Voir l'indiceIndice
Résoudre les équations différentielles scalaires d'ordre un obtenues et identifier les coefficients exponentiels diagonaux de la matrice A(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, chaque coefficient a_i(t) (i \in \{1, 2\}) vérifie une équation différentielle linéaire d'ordre 1 à coefficients constants :
L'intégration immédiate donne :
En adoptant la représentation vectorielle sous forme de vecteur colonne \vec{a}(t) = \begin{pmatrix} a_1(t) \\ a_2(t) \end{pmatrix}, le système s'écrit sous la forme matricielle :
soit :
avec la matrice diagonale d'évolution libre :
Les coefficients diagonaux de A(t) sont donc :
Résultat
Q6.c
Initialement on a , autrement dit l'atome est dans l'état stationnaire d'énergie . Justifier que l'atome demeure dans cet état d'énergie à tous les instants ultérieurs.
Voir l'indiceIndice
Constater que la matrice A(t) est diagonale : en l'absence de laser de couplage, aucune transition n'est induite entre les états 1 et 2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question 6.b, l'évolution temporelle du vecteur \vec{a}(t) est régie par la relation matricielle :
On en déduit les composantes à tout instant t :
La fonction d'onde de l'atome s'écrit donc pour tout instant t :
La probabilité de trouver l'atome dans l'état 2 est nulle à tout instant (|a_2(t)|^2 = 0), tandis que celle de le trouver dans l'état 1 vaut |a_1(t)|^2 = 1.
La fonction d'onde ne diffère de son état initial \varphi_1(\vec{r}) que par un facteur de phase globale \mathrm{e}^{-j E_1 t/\hbar}, sans conséquence physique : la densité volumique de probabilité de présence |\Psi(\vec{r}, t)|^2 = |\varphi_1(\vec{r})|^2 est stationnaire. L'atome reste donc dans l'état propre d'énergie E_1 pour tout t \ge 0.
Résultat
Question 7
Exprimer pour une "impulsion ", c'est-à-dire à une impulsion laser de durée avec . Donner également l'expression de cette matrice pour une "impulsion " (qui correspond à ).
Voir l'indiceIndice
Évaluer directement la matrice R(\Omega\tau) pour les deux valeurs particulières de l'angle d'impulsion \Omega\tau = \pi/2 puis \Omega\tau = \pi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La matrice R(\Omega\tau) modélisant l'interaction avec le champ laser est donnée par l'équation (10) de l'énoncé :
Pour une « impulsion \pi/2 », l'aire de l'impulsion vérifie \Omega\tau = \frac{\pi}{2}, soit un demi-angle \frac{\Omega\tau}{2} = \frac{\pi}{4}.
Sachant que \cos\left(\frac{\pi}{4}\right) = \sin\left(\frac{\pi}{4}\right) = \frac{1}{\sqrt{2}}, on obtient :\boxed{R(\pi/2) = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 1 & -j\,\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] -j\,\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 1 \end{pmatrix}}Pour une « impulsion \pi », l'aire de l'impulsion vérifie \Omega\tau = \pi, soit \frac{\Omega\tau}{2} = \frac{\pi}{2}.
Sachant que \cos\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0 et \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1, la matrice devient :\boxed{R(\pi) = \begin{pmatrix} 0 & -j\,\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] -j\,\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 0 \end{pmatrix} = -j\begin{pmatrix} 0 & \mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}} \\[6pt] \mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}} & 0 \end{pmatrix}}
Résultat
Q8.a
Initialement on a . À on soumet l'atome à une "impulsion " de durée . Exprimer la fonction d'onde à l'instant , et donner l'évolution de la fonction d'onde pour . Montrer ainsi qu'une telle impulsion présente une analogie optique avec une lame séparatrice de coefficient de réflexion en amplitude et de coefficient de transmission en amplitude , comme suggéré sur la Fig. 2 où la trajectoire d'un atome est représentée. C'est pourquoi une impulsion est appelée "séparatrice atomique".
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule (9) avec la matrice R(\pi/2) pour obtenir le vecteur d'état à t=\tau, puis propager librement pour t>\tau avec A(t-\tau).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi d'évolution sous l'impulsion laser donnée par l'équation (9) à la condition initiale \vec{a}(0) = (1,0) avec la matrice R(\pi/2) obtenue à la question Q7 pour déterminer \vec{a}(\tau), puis écrire la fonction d'onde \Psi(\vec{r}, \tau).
- Pour t > \tau, l'atome évolue librement : appliquer la matrice de propagation libre A(t-\tau) à l'état à l'instant \tau.
- Identifier dans la fonction d'onde les deux composantes (voie non déviée \vec{v}_0 et voie déviée \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r) et faire l'analogie avec les faisceaux transmis et réfléchi par une lame séparatrice optique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Fonction d'onde à l'instant t = \tau :
D'après la question Q6.b, la matrice d'évolution libre est :
En t = 0, A(0) = I_2, d'où A^{-1}(0) = I_2. Avec l'état initial \vec{a}(0) = \begin{pmatrix} 1 \\ 0 \end{pmatrix} et la matrice d'impulsion \pi/2 déterminée à la question Q7 :
la relation (9) donne pour le vecteur \vec{a}(\tau) :
En utilisant la décomposition (7), la fonction d'onde à l'instant t = \tau s'écrit :
2. Évolution de la fonction d'onde pour t > \tau :
Pour t > \tau, l'impulsion laser est éteinte et l'atome est à nouveau soumis à l'évolution libre. D'après l'équation (8), l'évolution temporelle depuis l'instant \tau est régie par :
Comme A(t-\tau) A(\tau) = A(t), on obtient directement pour tout t > \tau :
La fonction d'onde pour t > \tau s'écrit donc :
3. Analogie avec une lame séparatrice optique :
Avant l'impulsion, l'atome est dans l'état stationnaire pur 1 d'impulsion m\vec{v}_0 avec une amplitude unité. Pour t > \tau, la fonction d'onde est la superposition cohérente de deux paquets d'ondes :
une composante dans l'état électronique a qui conserve sa vitesse \vec{v}_0 (non déviée), de coefficient d'amplitude :
\boxed{t_a = \frac{1}{\sqrt{2}}}une composante ayant effectué la transition vers l'état b et ayant acquis une vitesse \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r (déviée), de coefficient d'amplitude :
\boxed{r_a = -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{-j\phi_{\text{laser}}}}
Cette impulsion scinde donc l'onde atomique incidente en deux ondes de trajectoires spatiales distinctes, avec des amplitudes relatives t_a et r_a, de la même façon qu'une lame séparatrice semi-réfléchissante en optique sépare un faisceau incident en un faisceau transmis et un faisceau réfléchi.
Résultat
Q8.b
Toujours dans le cas d'une "impulsion ", exprimer les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude dans le cas où on a initialement .
Voir l'indiceIndice
Reprendre le produit matriciel de la question précédente en prenant cette fois le vecteur initial \vec{a}(0) = (0, 1)^T.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la relation d'évolution sous l'impulsion laser \pi/2 au vecteur d'état initial \vec{a}(0) = (0, 1)^T.
- Prolonger l'évolution libre pour t > \tau et identifier, par analogie avec l'optique, la voie transmise (l'atome reste dans l'état b, trajectoire non déviée) et la voie réfléchie (l'atome effectue la transition vers l'état a, trajectoire déviée).
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'instant initial, l'atome est dans l'état 2 (état électronique b) :
Sachant que A(0) = \mathcal{I}_2 (matrice identité), l'état à l'issue de l'impulsion de durée \tau s'écrit d'après l'équation (9) :
En utilisant la matrice R(\pi/2) obtenue à la question 7 :
En appliquant la matrice d'évolution libre A(\tau) :
Pour t > \tau, l'atome évolue librement selon \vec{a}(t) = A(t-\tau)\vec{a}(\tau), ce qui donne :
Par analogie avec une lame séparatrice :
La voie transmise correspond à la conservation de l'état électronique et de l'impulsion (l'atome reste dans l'état b, avec la vitesse \vec{v}_0 + 2\vec{v}_r, trajectoire rectiligne) ; son amplitude est modulée par le coefficient de transmission t_b :
\boxed{t_b = \frac{1}{\sqrt{2}}}La voie réfléchie correspond à la transition vers l'état fondamental a par émission stimulée (la vitesse varie de -2\vec{v}_r, la trajectoire est déviée) ; son amplitude est modulée par le coefficient de réflexion r_b :
\boxed{r_b = -\frac{j}{\sqrt{2}}\mathrm{e}^{j\phi_{\text{laser}}}}
Résultat
Q8.c
Quel est l'élément optique analogue à une "impulsion " ?
Voir l'indiceIndice
Observer l'action de R(\pi) qui échange totalement les populations entre les états 1 et 2, à l'image d'un miroir parfait.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q7, la matrice d'interaction associée à une impulsion \pi (\Omega\tau = \pi) s'écrit :
Ses coefficients diagonaux étant nuls, les coefficients de transmission en amplitude sont nuls (t_a = t_b = 0). Les coefficients de transfert d'état (coefficients de réflexion) vérifient quant à eux :
L'impulsion \pi inverse totalement les populations des deux états :
- un atome incident dans l'état 1 est intégralement dévié vers l'état 2 avec une variation d'impulsion +2m\vec{v}_r ;
- un atome incident dans l'état 2 est intégralement renvoyé vers l'état 1 avec une variation d'impulsion -2m\vec{v}_r.
Il n'y a aucune composante transmise sans déviation (T = |t|^2 = 0) et la réflexion est totale (R = |r|^2 = 1).
L'élément optique analogue à une impulsion \pi est donc un miroir (miroir plan parfaitement réfléchissant).
Résultat
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 45
- Position estimée
- –
- des copies sous cette note
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : toutes les questions comptent autant, sur les 45 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,47 et d'écart-type 3,69 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.