Corrigé détaillé ENS Physique BCPST 2025
Éruptions volcaniques : risques et prévention
- 56 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en BCPST1 : 22 questions sur 56, parties 1.1, 2.2.1 et 2.2.2
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet difficile · Mécanique des fluides, Interférences lumineuses, Mouvement dans un champ de force centrale · 17 incontournables · 44 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'une remarquable élégance applique des concepts fondamentaux de physique à la volcanologie moderne. Le premier problème traite de l'écoulement d'une nuée ardente modélisée comme un courant de gravité granulaire turbulent : gravité effective, vidange de particules par sédimentation et portée maximale de la coulée. Le second problème, ancré dans l'observation satellitaire contemporaine (mission Sentinel-1), étudie la télédétection radar active par impulsions modulées en fréquence (chirp) puis l'interférométrie radar différentielle (DInSAR) permettant de mesurer les déformations millimétriques de l'édifice volcanique avant éruption.
Très formateur et progressif, ce problème constitue une excellente synthèse reliant mécanique des fluides, traitement du signal radar, mécanique céleste et optique interférentielle. Les questions sont guidées tout en exigeant une réelle rigueur dans les bilans physiques, les approximations d'ordres de grandeur et les développements limités géométriques.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,02/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides38 %
- Interférences lumineuses24 %
- Mouvement dans un champ de force centrale7 %
- Cinématique et dynamique du point7 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
17 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en BCPST1 : 22 questions sur 56, parties 1.1, 2.2.1 et 2.2.2.
Où gagner des points
53 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (53) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : parties indépendantes, à savoir
Parties indépendantes
À savoir
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Sommaire
56 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
56 questionsPartie 1 : Premier problème : Étude d'une nuée ardente
1.1 · Gravité effective
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi des gaz parfaits, masse volumique
Rappeler la loi des gaz parfaits. En supposant qu'elle est applicable aux gaz du nuage, calculer la valeur de la masse volumique de ces gaz (sous la pression atmosphérique ).
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Utiliser p_0 V = n R T avec n = m/M et \rho_{\mathrm{g}} = m/V pour exprimer la masse volumique en fonction de p_0, M, R et T.
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Expression de la loi des gaz parfaits puis calcul de la masse volumique \rho_{\mathrm{g}} = p_0 M / (R T).
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La loi des gaz parfaits relie la pression p, le volume V, la quantité de matière n et la température absolue T d'un gaz :
où R est la constante des gaz parfaits.
La masse du gaz occupant le volume V est m = n M, où M est la masse molaire du mélange gazeux. La masse volumique \rho_{\mathrm{g}} s'exprime donc par :
En introduisant le rapport n/V = p_0 / (R T) sous la pression ambiante p_0, on obtient l'expression littérale :
Application numérique avec les données de l'énoncé :
- p_0 = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}
- M = 40\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 40 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
- T = 750\text{ K}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : masse volumique, fraction volumique
Dans le nuage, la fraction volumique solide est définie comme le volume occupé par les particules solides contenues dans un volume total , ramené au volume total considéré, soit : . Exprimer la masse volumique du nuage en fonction de , et .
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Écrire la masse totale du nuage comme la somme des masses de solide et de gaz : m_{\mathrm{c}} = \rho_{\mathrm{s}} V_{\mathrm{s}} + \rho_{\mathrm{g}} V_{\mathrm{g}}, puis diviser par le volume total V sachant que V_{\mathrm{g}} = (1-\phi)V.
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Bilan de masse sur le mélange diphasique donnant la masse volumique moyenne \rho_{\mathrm{c}} = \phi \rho_{\mathrm{s}} + (1-\phi)\rho_{\mathrm{g}}.
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Considérons un volume V de nuage pyroclastique. Ce volume est constitué du volume V_{\mathrm{s}} occupé par les particules solides et du volume V_{\mathrm{g}} occupé par le gaz, de sorte que l'additivité des volumes s'écrit :
La fraction volumique solide étant \phi = \dfrac{V_{\mathrm{s}}}{V}, la fraction occupée par la phase gazeuse vaut :
La masse totale m contenue dans ce volume est la somme des masses des deux phases :
La masse volumique \rho_{\mathrm{c}} du nuage est alors donnée par le rapport de la masse totale au volume total :
Soit finalement :
ou encore \rho_{\mathrm{c}} = \rho_{\mathrm{g}} + \phi(\rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}).
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : poussée d'archimède, gravité effective
On appelle gravité effective la grandeur définie par la relation suivante :
Exprimer en fonction de . Calculer sa valeur pour .
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Remplacer \rho_{\mathrm{c}} par l'expression trouvée en Q2 dans la formule de g' et factoriser par \phi.
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Remplacement de \rho_{\mathrm{c}} dans la définition de g' puis calcul numérique pour \phi = 1\%.
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D'après la question Q2, la masse volumique du nuage pyroclastique s'écrit en fonction de la fraction volumique solide \phi :
En substituant cette relation dans la définition de la gravité effective donnée par l'équation (1), il vient :
Application numérique : Pour \phi = 1\% = 0{,}01, avec \rho_{\mathrm{s}} = 900\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \rho_{\mathrm{g}} \simeq 0{,}64\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} (obtenu à la question Q1), \rho_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
La gravité effective vaut donc :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : poussée d'archimède, flottabilité
Exprimer la fraction volumique solide minimale pour laquelle . Calculer sa valeur.
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Résoudre l'équation \rho_{\mathrm{c}} = \rho_0, ce qui traduit l'équilibre de flottabilité entre le nuage et l'air ambiant.
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Condition de flottabilité neutre \rho_{\mathrm{c}} = \rho_0 conduisant à \phi_{\min} = (\rho_0 - \rho_{\mathrm{g}})/(\rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}).
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D'après la définition de la gravité effective donnée par l'équation (1), g' = 0 équivaut à :
En utilisant l'expression de la masse volumique du nuage obtenue à la question 2, \rho_{\mathrm{c}} = \rho_{\mathrm{g}} + \phi(\rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}), la condition g' = 0 se traduit par :
On en déduit l'expression de la fraction volumique solide minimale :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- \rho_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \rho_{\mathrm{s}} = 900\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \rho_{\mathrm{g}} \simeq 0{,}64\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} (valeur déterminée à la question 1).
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gravité effective, poussée d'archimède
Nous définissons les grandeurs suivantes : et (appelée fraction volumique solide d'excès). Établir que l'on peut écrire sous la forme suivante :
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Exprimer \rho_{\mathrm{c}} - \rho_0 en introduisant \phi_{\min} défini à la question précédente et factoriser par \Delta\rho = \rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}.
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Réarrangement algébrique de l'expression de g' en factorisant par \Delta\rho/\rho_0 et en introduisant \psi.
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D'après la question Q2, la masse volumique du nuage s'exprime sous la forme :
où l'on a posé \Delta\rho = \rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}.
Par définition de la fraction volumique minimale \phi_{\min} établie à la question Q4, on a :
Le numérateur de la gravité effective définie à la relation (1) s'écrit alors :
où \psi = \phi - \phi_{\min} est la fraction volumique solide d'excès.
En réinjectant cette expression dans la définition de g', on obtient bien :
Résultat
1.2 · Effondrement du nuage sous l'action de la pesanteur
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : nombre de reynolds, écoulement inertiel
Nous notons la viscosité dynamique de la suspension de particules solides qui constitue le nuage. Indiquer à quelle condition, portant sur , , et , il devient possible de négliger les effets visqueux devant les effets inertiels, dans l'écoulement du nuage. Dans toute la suite, nous supposerons que cette condition reste vérifiée.
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Former le nombre de Reynolds macroscopique de l'écoulement \mathrm{Re} = \rho_{\mathrm{c}} u h / \eta_{\mathrm{c}} et écrire la condition traduisant la prépondérance de l'inertie.
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Les effets visqueux sont négligeables devant les effets inertiels lorsque le nombre de Reynolds vérifie \mathrm{Re} = \rho_{\mathrm{c}} u h / \eta_{\mathrm{c}} \gg 1.
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Dans l'équation de Navier-Stokes décrivant l'écoulement d'un fluide de masse volumique \rho_{\mathrm{c}} et de viscosité dynamique \eta_{\mathrm{c}}, les ordres de grandeur du terme convectif d'inertie et du terme de diffusion visqueuse s'écrivent respectivement, à l'échelle de la hauteur h et de la vitesse u :
Le rapport de ces deux grandeurs définit le nombre de Reynolds de l'écoulement :
Les effets visqueux sont négligeables devant les effets inertiels lorsque ce nombre sans dimension est très supérieur à l'unité, soit :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : analyse dimensionnelle, célérité d'onde
Des expériences analogiques ont permis d'établir que la vitesse du front, dans ce régime d'écoulement, prend la forme suivante :
où est une constante sans dimension.
Par analyse dimensionnelle, déterminer la valeur de chacun des exposants et .
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Poser l'équation aux dimensions sur les grandeurs u, g' et h sachant que [u] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1} et [g'] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}.
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Pour déterminer les exposants \alpha et \beta, on exprime la dimension de chaque grandeur intervenant dans l'équation (3) dans le système international d'unités (longueur \mathrm{L} et temps \mathrm{T}), puis on identifie les puissances de chaque dimension fondamentale de part et d'autre de l'égalité.
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Identification dimensionnelle sur [u] = [g']^\alpha [h]^\beta conduisant à \alpha = 1/2 et \beta = 1/2.
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Déterminons la dimension de chacune des grandeurs intervenant dans l'expression (3) :
La vitesse du front u a pour dimension celle d'une vitesse :
[u] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}- La constante F est sans dimension par hypothèse : [F] = 1.
La gravité effective g' est homogène à l'accélération de la pesanteur g (puisque (\rho_{\mathrm{c}}-\rho_0)/\rho_0 est un rapport de masses volumiques, donc sans dimension) :
[g'] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}La hauteur h du nuage est une longueur :
[h] = \mathrm{L}
En appliquant le principe d'homogénéité à la relation u = F \, (g')^{\alpha} \, h^{\beta}, on obtient :
Par identification des exposants de chaque grandeur fondamentale :
On en déduit donc les valeurs des deux exposants :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gravité effective, vitesse d'écoulement
Utiliser l'équation (2) pour exprimer la vitesse du nuage en fonction de , , , , et .
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Substituer simplement l'expression de g' issue de la relation (2) dans l'équation donnant u avec les exposants déterminés en Q7.
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Substitution de g' dans la loi de vitesse : u = F \sqrt{g h \psi \Delta\rho / \rho_0}.
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D'après le résultat de la question 7, la vitesse du front du nuage s'écrit :
En substituant l'expression de la gravité effective g' donnée par l'équation (2) :
on obtient directement l'expression de la vitesse u du nuage :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse d'écoulement, ordre de grandeur
Application numérique : Estimer la vitesse d'une nuée ardente de hauteur et pour . Commenter brièvement ce résultat.
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Faire l'application numérique directe et convertir le résultat en \mathrm{km}\cdot\mathrm{h}^{-1} pour apprécier la dangerosité extrême du front.
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Vitesse de l'ordre de plusieurs dizaines de mètres par seconde, illustrant la violence destructrice d'une nuée ardente.
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D'après l'expression établie à la question Q8, la vitesse du front s'écrit :
avec \Delta\rho = \rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}} \simeq 900 - 0{,}64 \simeq 899{,}4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
Avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- F \simeq 1{,}2 ;
- g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- \Delta\rho \simeq 900\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \rho_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \psi = 1\% = 1{,}0 \times 10^{-2} ;
- h = 200\text{ m}.
Le terme sous la racine vaut :
d'où :
Soit, en kilomètres par heure :
Commentaire : La vitesse obtenue est considérable (de l'ordre de 500\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, supérieure à celle d'un TGV en service commercial). Une telle vitesse explique le caractère foudroyant et dévastateur des nuées ardentes : le front progresse beaucoup trop vite pour permettre une quelconque fuite ou évacuation des populations à son approche (ce qui corrobore le lourd bilan de la catastrophe de la Montagne Pelée rappelé dans l'introduction).
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de la masse, cinématique du front
Nous supposons que le volume du nuage reste constant. Établir alors que la longueur du nuage vérifie l'équation différentielle suivante :
On donnera l'expression de la constante en fonction de , , , , et .
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Traduire la conservation du volume V(t) = L(t) h(t) W_0 = L_0 h_0 W_0 pour exprimer h(t) en fonction de L(t), puis substituer dans u = \mathrm{d}L/\mathrm{d}t.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la conservation du volume du nuage pyroclastique pour relier la hauteur instantanée h(t) à la longueur L(t) et aux conditions initiales h_0 et L_0.
- Injecter cette relation dans l'expression de la vitesse du front u(t) = \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} établie à la question Q8 afin d'identifier l'équation différentielle et la constante A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du volume bidimensionnel h L = h_0 L_0 combinée à u = \mathrm{d}L/\mathrm{d}t, avec A = F\sqrt{g h_0 L_0 \Delta\rho / \rho_0}.
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Le nuage est modélisé par un parallélépipède de largeur constante W_0, de longueur L(t) et de hauteur h(t). Son volume à l'instant t s'écrit :
Puisque le volume du nuage reste constant au cours de l'écoulement, il est égal à sa valeur initiale à t = 0 :
D'après le résultat de la question Q8, la vitesse du front s'exprime par :
En remplaçant h(t) par son expression en fonction de L(t), on obtient :
En multipliant par L^{1/2}, on retrouve l'équation différentielle proposée :
avec :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation différentielle, intégration
Intégrer cette équation différentielle afin de déterminer la fonction .
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Séparer les variables L^{1/2}\mathrm{d}L = A \psi^{1/2}\mathrm{d}t et intégrer entre t=0 (où L=L_0) et t en supposant \psi constant.
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Séparation des variables et intégration directe menant à L(t) = \left(L_0^{3/2} + \frac{3}{2}A\psi^{1/2}t\right)^{2/3}.
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L'équation différentielle (4) régissant la longueur L(t) du nuage s'écrit :
La fraction volumique solide d'excès \psi étant supposée constante dans cette section, cette équation différentielle non linéaire est à variables séparables :
En intégrant entre l'instant initial t = 0, où L(0) = L_0, et un instant t quelconque :
On en déduit l'expression de L(t)^{3/2} :
Puis, en élevant à la puissance 2/3 :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : allure de courbe, loi de puissance
Représenter l'allure graphique de la fonction . Cette fonction a-t-elle une limite pour ?
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Tracer une fonction en puissance t^{2/3} démarrant à L_0 et étudier sa limite lorsque le temps tend vers l'infini.
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- Analyser l'expression mathématique de L(t) obtenue à la question précédente : valeur initiale en t=0, sens de variation, concavité et comportement asymptotique.
- Tracer l'allure de la courbe L(t) en faisant apparaître les grandeurs caractéristiques (L_0 et la pente initiale).
- Conclure sur l'existence d'une limite pour t \to +\infty.
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Tracé d'une puissance t^{2/3} à concavité vers le bas ; la longueur tend vers +\infty, ce qui est non physique.
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D'après le résultat de la question Q11, la longueur du nuage s'écrit :
avec A > 0 et \psi > 0 constants dans ce modèle.
Étude de la fonction L(t) :
- Valeur initiale : à t = 0, on retrouve bien L(0) = L_0.
Vitesse d'expansion :
\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} = A \psi^{1/2} L(t)^{-1/2} > 0La fonction L(t) est donc strictement croissante. La pente à l'origine vaut u(0) = A \psi^{1/2} L_0^{-1/2}.
Concavité :
\frac{\mathrm{d}^2 L}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{1}{2} A \psi^{1/2} L(t)^{-3/2} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{2} A^2 \psi L(t)^{-2} < 0La fonction est strictement concave (la progression du nuage ralentit continûment au fur et à mesure qu'il s'étale et que sa hauteur h(t) diminue).
Allure graphique :
Comportement quand t \to +\infty : Lorsque t \to +\infty, le terme linéaire domine largement le terme initial :
Par conséquent :
La fonction L(t) n'admet donc aucune limite finie : dans le cadre de ce modèle sans dépôt de matière, le nuage s'étend indéfiniment.
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : sédimentation, dépôt particulaire
Dans la réalité, on observe que atteint une longueur limite. Indiquer comment devrait alors se comporter pour . En déduire quel phénomène il est donc nécessaire de prendre en compte pour compléter ce premier modèle.
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Constater que pour arrêter le front (u \to 0), il faut que le moteur gravitaire g' s'annule, ce qui nécessite une déplétion des particules solides.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour que la vitesse s'annule, il faut \psi \to 0 : le modèle doit incorporer la sédimentation des particules solides.
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Si la longueur du nuage atteint une valeur finie L_{\infty} = \lim_{t \to +\infty} L(t), la vitesse d'avancée du front doit nécessairement s'annuler en temps long :
D'après l'équation différentielle (4) issue de la question Q10 :
Comme L(t) tend vers une limite finie non nulle L_\infty, le membre de gauche tend vers 0 lorsque t \to +\infty. La constante A étant strictement positive, cela implique que :
Lorsque \psi \to 0, la fraction volumique solide tend vers sa valeur critique \phi_{\min}, ce qui annule la gravité effective g' (d'après l'équation (2)) : la masse volumique du nuage devient égale à celle de l'air ambiant (\rho_{\mathrm{c}} \to \rho_0), de sorte que la poussée d'Archimède compense exactement le poids du nuage, éteignant le moteur gravitaire de l'écoulement.
Dans la réalité, les particules solides en suspension ne restent pas indéfiniment dans le nuage : sous l'action de la pesanteur, elles tombent et se déposent sur le sol. Le phénomène physique indispensable à prendre en compte pour compléter ce modèle est donc la sédimentation (ou le dépôt gravitaire) des particules solides.
Résultat
1.3 · Sédimentation des particules solides présentes dans le nuage
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : force de traînée, coefficient de traînée
Nous supposons qu'une particule tombe verticalement à la vitesse (comptée positivement vers le bas) et que nous pouvons négliger la présence des autres particules (). Donner l'expression générale de la force de traînée (verticale) exercée par le gaz sur la particule, en faisant intervenir le coefficient de traînée .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition du maître-couple de la sphère S = \pi d^2 / 4 dans l'expression standard de la force de traînée aérodynamique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Force de traînée aérodynamique sur une sphère : F_{\mathrm{T}} = \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{g}} \pi (d/2)^2 C_x v^2.
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La force de traînée exercée par un fluide de masse volumique \rho_{\mathrm{g}} sur un obstacle se déplaçant à la vitesse v a pour norme :
où S est le maître-couple (section droite frontale perpendiculaire à l'écoulement) et C_x le coefficient de traînée.
Pour une particule sphérique de diamètre d, le maître-couple correspond à la surface d'un disque de diamètre d :
La force de traînée s'oppose au mouvement de la particule ; la particule chutant vers le bas, la force est donc dirigée verticalement vers le haut. En norme (ou intensité), elle s'écrit :
En projection sur un axe vertical orienté vers le bas (dans le sens de la vitesse v), sa composante algébrique est :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : traînée de stokes, nombre de reynolds
La dépendance du coefficient de traînée vis-à-vis du nombre de Reynolds particulaire , pour un objet sphérique, est représentée sur la figure (2).
Justifier, en précisant la méthode choisie, que dans la limite (approximation correspondant à la ligne en tirets), il devient acceptable d'exprimer le coefficient de traînée par la relation suivante :
On précisera la valeur du coefficient .
Voir l'indiceIndice
Reconnaître une échelle logarithmique où \log_{10}(C_x) = \log_{10}(C_1) - \log_{10}(\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}) et relever l'ordonnée à l'origine ou pour \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 1.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter la représentation en coordonnées bi-logarithmiques (\log_{10}(C_x) en fonction de \log_{10}(\mathrm{Re}_{\mathrm{p}})) : une droite correspond à une loi de puissance.
- Déterminer la pente de la droite en tirets pour justifier l'exposant -1 associé à \mathrm{Re}_{\mathrm{p}}^{-1}.
- Lire l'ordonnée à l'abscisse \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 1 (ou pour toute autre valeur remarquable) pour en déduire la constante C_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification avec la force de Stokes F_{\mathrm{T}} = 3\pi\eta_{\mathrm{g}} d v ou lecture de pente -1 en log-log, donnant C_1 = 24.
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Le graphique de la figure (2) est tracé en coordonnées logarithmiques (\log_{10} - \log_{10}).
Dans ce repère, une fonction de la forme C_x = \frac{C_1}{\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}} = C_1\,\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}^{-1} conduit à la relation affine :
Il s'agit donc d'une droite de pente -1.
Justification de la forme de la loi :
- Sur le domaine \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} \lesssim 1, la courbe expérimentale se confond avec la droite en tirets.
Mesurons la pente de cette droite en tirets à l'aide de deux points remarquables :
- pour \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 10^{-1}, on lit C_x \simeq 2{,}4 \times 10^2 ;
- pour \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 10^0 = 1, on lit C_x \simeq 2{,}4 \times 10^1 = 24.
La pente vaut :
a = \frac{\log_{10}(24) - \log_{10}(240)}{\log_{10}(1) - \log_{10}(10^{-1})} = \frac{-1}{1} = -1La dépendance affine de pente -1 en coordonnées logarithmiques justifie pleinement l'expression C_x = \frac{C_1}{\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}}.
Valeur du coefficient C_1 : Pour \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 1, on a directement \log_{10}(\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}) = 0, d'où C_x(1) = C_1.
Sur la grille logarithmique, à \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 1, la droite coupe l'axe entre la deuxième et la troisième ligne secondaire de la décade [10^1, 10^2] (correspondant à 20 et 30), très précisément à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : vitesse limite, traînée de stokes
Établir l'expression, dans le cadre de cette approximation, de la vitesse limite de sédimentation d'une particule solide dans le nuage, soumise à l'accélération de la pesanteur . On exprimera cette vitesse en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan vertical des forces à vitesse limite (poids effectif incluant la poussée d'Archimède compensé par la traînée de Stokes).
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre entre poids apparent et traînée de Stokes conduisant à v_{\mathrm{s}} = \frac{\Delta\rho g d^2}{18\eta_{\mathrm{g}}} = \frac{4\Delta\rho g d^2}{3 C_1 \eta_{\mathrm{g}}}.
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Considérons une particule solide sphérique de diamètre d, de volume V_{\mathrm{s}} = \frac{\pi d^3}{6} et de masse m = \rho_{\mathrm{s}} V_{\mathrm{s}}, en chute verticale dans le gaz du nuage à la vitesse limite v_{\mathrm{s}} (orientée vers le bas).
Le bilan des forces projeté selon l'axe vertical descendant s'écrit :
le poids de la particule :
P = m g = \rho_{\mathrm{s}} \frac{\pi d^3}{6} gla poussée d'Archimède exercée par le gaz du nuage :
\Pi_{\mathrm{A}} = \rho_{\mathrm{g}} \frac{\pi d^3}{6} gla force de traînée fluide (résultante vers le haut), d'après la question Q14 :
F_{\mathrm{T}} = \frac{1}{2} C_x \rho_{\mathrm{g}} S v_{\mathrm{s}}^2 = \frac{1}{2} C_x \rho_{\mathrm{g}} \left( \frac{\pi d^2}{4} \right) v_{\mathrm{s}}^2
Dans le régime \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} \lesssim 1, en utilisant l'expression du coefficient de traînée C_x = \frac{C_1}{\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}} et celle du nombre de Reynolds particulaire \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = \frac{\rho_{\mathrm{g}} d v_{\mathrm{s}}}{\eta_{\mathrm{g}}} :
À la vitesse limite de sédimentation v_{\mathrm{s}}, l'accélération de la particule est nulle. Le principe fondamental de la dynamique se réduit à l'équilibre des forces :
En introduisant \Delta\rho = \rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}, il vient :
En simplifiant par \pi d, on obtient :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : nombre de reynolds, validité de modèle
Calculer la valeur de , pour . En déduire celle du nombre de Reynolds particulaire puis celle de (issue de la relation (5)), qui lui correspondent. Commenter ces résultats vis-à-vis de l'hypothèse adoptée ().
Voir l'indiceIndice
Calculer v_{\mathrm{s}}, injecter le résultat dans la formule de \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} et vérifier si la condition \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} \lesssim 1 est strictement respectée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique montrant que \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} > 1, ce qui met en défaut le régime de Stokes strict.
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D'après le résultat de la question Q16 avec C_1 = 24, la vitesse limite de sédimentation s'écrit :
avec \Delta\rho = \rho_{\mathrm{s}} - \rho_{\mathrm{g}}.
- Calcul de la vitesse limite de sédimentation v_{\mathrm{s}} :
Avec les données numériques fournies :
- \rho_{\mathrm{s}} = 900\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \rho_{\mathrm{g}} = 0,6\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, soit \Delta\rho = 899{,}4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 900\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2},
- d = 300\;\mu\text{m} = 3,0 \times 10^{-4}\text{ m},
- \eta_{\mathrm{g}} = 4 \times 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s}.
On obtient :
- Calcul du nombre de Reynolds particulaire \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} :
Par définition :
- Calcul du coefficient de traînée C_x issu de la relation (5) :
- Commentaire vis-à-vis de l'hypothèse \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} \lesssim 1 :
La valeur obtenue pour le nombre de Reynolds particulaire (\mathrm{Re}_{\mathrm{p}} \simeq 5) est supérieure à 1. L'hypothèse de l'écoulement rampant de Stokes (\mathrm{Re}_{\mathrm{p}} \lesssim 1) n'est donc pas strictement vérifiée : les effets inertiels locaux dans le sillage de la particule ne sont plus totalement négligeables devant les effets visqueux.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : coefficient de traînée, vitesse limite
À l'aide du graphe représenté sur la figure (2), déterminer la nouvelle valeur de (correspondant à la valeur de précédemment déterminée). La vitesse de sédimentation correspondante est-elle alors plus faible ou plus élevée que celle calculée en réponse à la question (17) ? Une argumentation est attendue.
Voir l'indiceIndice
Lire la valeur expérimentale de C_x sur la courbe pleine de la figure 2 pour le Reynolds trouvé, puis comparer la force de traînée résultante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture sur la courbe réelle : C_x est supérieur à 24/\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}, donc la traînée est accrue et la vitesse réelle est plus faible.
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1. Détermination graphique de C_x :
D'après la question Q17, le nombre de Reynolds particulaire associé à la vitesse calculée dans l'approximation de Stokes vaut :
Sur la figure 2 (tracée en échelle logarithmique \log_{10}-\log_{10}) :
- on repère sur l'axe des abscisses la graduation correspondant à \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 5 (cinquième graduation secondaire entre 10^0 = 1 et 10^1 = 10) ;
- à cette abscisse, la courbe en tirets (loi de Stokes C_x = 24/\mathrm{Re}_{\mathrm{p}}) donne bien C_x \simeq 4{,}8, mais la courbe en trait plein (comportement réel de la sphère) s'en écarte vers le haut ;
- sur la courbe réelle en trait plein, on lit sur l'axe des ordonnées une valeur comprise entre 6,5 et 7 :
2. Comparaison des vitesses de sédimentation :
À la vitesse limite de sédimentation v_{\mathrm{s}}, le bilan des forces verticales projeté selon la verticale descendante s'écrit :
En exprimant la force de traînée selon la formule générale donnée à la question Q14 :
Le second membre étant fixé uniquement par les caractéristiques de la particule et du fluide :
- la nouvelle valeur du coefficient de traînée (C_x \simeq 7) est supérieure à celle issue de la formule de Stokes (C_x \simeq 4{,}8) ;
- la force de freinage exercée par le fluide à vitesse donnée est donc plus grande que dans le modèle visqueux pur ;
- pour équilibrer le poids apparent, la vitesse de sédimentation réelle doit donc être plus faible.
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : flux de particules, sédimentation
Exprimer le nombre de particules solides du nuage qui atteignent le sol (), entre les instants et . On fera apparaître, en particulier, les grandeurs et .
Voir l'indiceIndice
Considérer le volume balayé par les particules qui sédimentent pendant \mathrm{d}t sur la surface au sol L(t) W_0, soit \mathrm{d}V_{\mathrm{s}} = \phi(t) L(t) W_0 v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}t, et diviser par le volume d'une sphère.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le volume élémentaire \mathrm{d}V de la tranche de nuage adjacente au sol dont les particules atteignent la surface z = 0 pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t.
- Utiliser l'uniformité spatiale de la fraction volumique solide \phi(t) pour en déduire le volume total de matière solide \mathrm{d}V_{\mathrm{s}} déposé.
- Relier ce volume au volume individuel v_{\mathrm{p}} d'une particule sphérique de diamètre d pour obtenir le nombre de particules \mathrm{d}N_{\mathrm{s}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Nombre de particules contenues dans le volume déposé au sol pendant \mathrm{d}t : \mathrm{d}N_{\mathrm{s}} = \frac{\phi}{V_{\mathrm{p}}} W L(t) v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}t.
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Le nuage est modélisé par un pavé droit de longueur L(t), de largeur constante W_0 selon l'axe (\mathrm{O}y) et de hauteur h(t). La surface de contact entre la base du nuage et le sol horizontal (z=0) est donc :
Chaque particule solide chute verticalement vers le sol à la vitesse constante v_{\mathrm{s}}. Pendant la durée infinitésimale \mathrm{d}t, les particules qui atteignent le sol sont celles qui se trouvaient initialement à une altitude z \le v_{\mathrm{s}} \mathrm{d}t. Elles sont donc issues d'un volume élémentaire adjacent au sol :
Comme la turbulence maintient la fraction volumique solide \phi(t) spatialement uniforme dans tout le nuage, le volume total de solide contenu dans cette tranche s'écrit :
Les particules étant des sphères identiques de diamètre d, le volume propre d'une particule est :
Le nombre \mathrm{d}N_{\mathrm{s}} de particules solides atteignant le sol entre t et t + \mathrm{d}t est le rapport de ces volumes :
d'où l'expression recherchée :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : bilan particulaire, sédimentation
Nous considérons que le volume du nuage reste constant. Établir un bilan sur le nombre de particules présentes dans le nuage. En déduire que la fraction volumique de solide vérifie l'équation différentielle suivante :
On exprimera la constante en fonction des paramètres , et .
Reformuler cette équation en la faisant maintenant porter sur la variable (fraction volumique solide d'excès).
Voir l'indiceIndice
Relier la variation du nombre total de particules \mathrm{d}N = \mathrm{d}(\phi V / v_{\mathrm{p}}) au nombre de particules perdues -\mathrm{d}N_{\mathrm{s}}, puis remplacer \phi par \psi + \phi_{\min}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan sur le stock de particules à volume constant donnant B = v_{\mathrm{s}}/(L_0 h_0), puis \mathrm{d}\psi/\mathrm{d}t = -B L(t)(\psi + \phi_{\min}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le volume total du nuage est supposé constant au cours de l'écoulement :
Soit v_{\mathrm{p}} = \frac{\pi d^3}{6} le volume d'une particule solide. Le volume total occupé par les particules dans le nuage est V_{\mathrm{s}}(t) = \phi(t) V, de sorte que le nombre total de particules solides présentes dans le nuage à l'instant t s'écrit :
Entre les instants t et t+\mathrm{d}t, les particules qui se déposent au sol ne participent plus à la dynamique du nuage. Le bilan sur le nombre de particules s'écrit donc :
En utilisant l'expression de \mathrm{d}N_{\mathrm{s}} établie à la question Q19 (\mathrm{d}N_{\mathrm{s}} = \frac{\phi(t)\, L(t)\, W_0\, v_{\mathrm{s}}\, \mathrm{d}t}{v_{\mathrm{p}}}), il vient :
En divisant par \mathrm{d}t et en simplifiant par v_{\mathrm{p}}, on obtient :
On identifie ainsi l'expression de la constante B :
Par définition (question Q5), la fraction volumique solide d'excès s'écrit \psi(t) = \phi(t) - \phi_{\min}, où \phi_{\min} est une constante. On a donc :
En injectant ces relations dans l'équation différentielle (6), on obtient :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : arrêt d'écoulement, équation différentielle
En s'appuyant sur la structure de l'équation différentielle portant sur la variable , et sur le fait que , représenter l'allure graphique de la dépendance de vis-à-vis du temps (il s'agit d'un tracé qualitatif). Justifier qu'il existe alors une longueur d'arrêt de la coulée.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que \mathrm{d}\psi/\mathrm{d}t < 0 tant que \psi \ge 0 et que le front s'arrête dès que \psi s'annule (vitesse u \propto \psi^{1/2} = 0).
Voir la stratégieStratégie
- Analyser le signe et les propriétés de la dérivée \dfrac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}t} à partir de l'équation différentielle établie à la question précédente.
- En déduire le comportement monotone de \psi(t) et montrer que \psi s'annule en un temps fini compte tenu de la condition \psi \ge 0.
- Tracer l'allure de la courbe \psi(t).
- Relier l'annulation de \psi à celle de la vitesse du front u = \dfrac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} pour justifier l'existence d'une longueur d'arrêt.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé qualitatif montrant l'annulation de \psi en temps fini, annulant g' et la vitesse, ce qui impose une portée maximale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, la fraction volumique d'excès \psi(t) vérifie l'équation différentielle :
avec B = \dfrac{v_{\mathrm{s}}}{L_0 h_0} > 0.
1. Sens de variation et annulation en temps fini :
- Pour tout t \ge 0, le nuage s'étale donc sa longueur vérifie L(t) \ge L_0 > 0.
- Puisque la fraction volumique d'excès est positive ou nulle (\psi(t) \ge 0) et que \phi_{\min} > 0, la parenthèse reste strictement positive : \psi(t) + \phi_{\min} \ge \phi_{\min} > 0.
Par conséquent, la dérivée temporelle est strictement négative et majorée par une constante strictement négative :
\frac{\mathrm{d}\psi(t)}{\mathrm{d}t} \le -B L_0 \phi_{\min} < 0
La fonction \psi(t) est donc strictement décroissante. De plus, sa dérivée ne s'annulant pas au voisinage de \psi = 0, \psi(t) atteint nécessairement la valeur 0 en un instant fini t_{\text{arrêt}} (avec t_{\text{arrêt}} \le \dfrac{\psi_0}{B L_0 \phi_{\min}}). La condition physique \psi \ge 0 impose ensuite \psi(t) = 0 pour tout t \ge t_{\text{arrêt}}.
2. Justification de l'existence d'une longueur d'arrêt : D'après l'équation (4), la vitesse de progression du front s'écrit :
Lorsque \psi(t) s'annule à l'instant t_{\text{arrêt}} :
- la gravité effective s'annule : g' = g \dfrac{\Delta\rho}{\rho_0} \psi = 0 ;
la force motrice d'étalement disparaît, entraînant l'annulation de la vitesse du front :
\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t}(t_{\text{arrêt}}) = 0
La longueur de la coulée cesse alors de croître et plafonne à une valeur finie :
Il existe donc bien une longueur d'arrêt (ou extension maximale) pour la nuée ardente.
Résultat
1.4 · Distance d'arrêt de la nuée ardente
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : séparation de variables, équation différentielle
Pendant l'intervalle de temps , la longueur du nuage progresse de et son excès de fraction volumique solide varie de . À partir des équations (4) et (6), établir que et sont liées selon l'équation différentielle suivante :
où est une constante dont on donnera l'expression en fonction des constantes et précédemment introduites.
On rappelle la relation suivante : .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rapport (\mathrm{d}L/\mathrm{d}t)/(\mathrm{d}\psi/\mathrm{d}t) = \mathrm{d}L/\mathrm{d}\psi à l'aide des équations (4) et (6) et isoler les termes en L d'un côté et en \psi de l'autre.
Voir la stratégieStratégie
Pour éliminer le paramètre temporel t et relier directement la longueur L à l'excès de fraction volumique \psi :
- Exprimer \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} à partir de l'équation d'avancement du front (4) et \frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}t} à partir du bilan de sédimentation (6) reformulé à la question Q20.
- Relier \mathrm{d}L et \mathrm{d}\psi via la dérivée \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\psi} = \frac{\mathrm{d}L/\mathrm{d}t}{\mathrm{d}\psi/\mathrm{d}t}.
- Séparer les variables pour identifier la constante K en fonction de A et B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de \mathrm{d}t entre les deux équations différentielles via \mathrm{d}L/\mathrm{d}\psi = \dot{L}/\dot{\psi}, avec K = A/B.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (4) régissant la propagation du front :
D'après l'équation (6) reformulée en fonction de la fraction volumique d'excès \psi à la question Q20 :
En utilisant la relation rappelée par l'énoncé :
En séparant les variables L et \psi, on obtient :
Cette équation s'identifie bien à la relation (7) de l'énoncé :
avec :
En rappelant les expressions obtenues aux questions Q10 et Q20 (A = F \sqrt{g \frac{\Delta\rho}{\rho_0} L_0 h_0} et B = \frac{v_{\mathrm{s}}}{L_0 h_0}), on a également :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : longueur d'arrêt, intégration
Établir que la longueur d'extension maximale du nuage s'exprime selon la relation suivante :
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle séparable entre l'état initial (L_0, \psi_0) et l'arrêt de la coulée (L_{\max}, \psi = 0) en utilisant l'intégrale G(x,b).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les bornes d'intégration correspondant à l'état initial (t = 0) et à l'arrêt complet de la nuée ardente (t = t_{\text{arrêt}}).
- Intégrer la relation différentielle reliant L et \psi établie à la question Q22 entre ces deux états.
- Identifier l'intégrale obtenue à l'aide de la fonction G(x, b) définie par l'énoncé et en déduire l'expression de L_{\max}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation différentielle séparable entre l'état initial (\psi_0, L_0) et l'arrêt (\psi = 0, L_{\max}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q21, la coulée pyroclastique s'arrête lorsque sa fraction volumique solide d'excès s'annule, soit \psi(t_{\text{arrêt}}) = 0. À cet instant, la longueur du nuage atteint sa valeur maximale L(t_{\text{arrêt}}) = L_{\max}.
À l'instant initial t = 0, la longueur est L(0) = L_0 et la fraction volumique d'excès vaut \psi(0) = \psi_0.
En intégrant l'équation différentielle (7) obtenue à la question Q22 entre l'instant initial et l'instant d'arrêt, il vient :
Le membre de gauche s'intègre immédiatement :
En utilisant la définition de la fonction G(x, b) donnée par l'équation (8) :
le membre de droite s'écrit simplement K \, G(\psi_0, \phi_{\min}). On obtient donc :
Soit, en isolant L_{\max} :
D'où l'expression de la longueur d'extension maximale :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Notions : longueur d'arrêt, ordre de grandeur
Application numérique : Calculer la distance parcourue par une nuée ardente pour les valeurs suivantes (comparables au cas de l'éruption du Mont Saint-Helens en 1980) : ; ; ; (obtenue avec la valeur ).
Voir l'indiceIndice
Calculer la variable X = (\psi_0/\phi_{\min})^{1/2}, lire ou calculer \Gamma(X) = X - \arctan(X), puis en déduire G(\psi_0,\phi_{\min}) et L_{\max}.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la variable sans dimension X = \sqrt{\psi_0 / \phi_{\min}} et en déduire la valeur de \Gamma(X) = X - \arctan(X) (soit par lecture graphique sur la figure 3, soit par calcul direct).
- Évaluer la fonction G(\psi_0, \phi_{\min}) = 2 \sqrt{\phi_{\min}}\,\Gamma(X).
- Appliquer la relation (9) établie à la question précédente pour calculer L_{\max}, en veillant à exprimer L_0 en mètres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique de la formule intégrale donnant une distance d'arrêt de l'ordre d'une vingtaine de kilomètres.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (8), la fonction G(\psi_0, \phi_{\min}) s'écrit :
où la variable X vaut :
Sur la figure 3, pour X \simeq 3{,}16, on lit sur l'axe des ordonnées :
Le calcul direct confirme cette valeur :
On en déduit la valeur de G(\psi_0, \phi_{\min}) :
Calculons à présent les deux termes intervenant dans la relation (9) :
Avec L_0 = 1\text{ km} = 10^3\text{ m} :
L_0^{5/2} = (10^3)^{5/2} = 10^{7{,}5} \simeq 3{,}16 \times 10^7\text{ m}^{5/2}Pour le second terme, avec K = 10^{11}\text{ m}^{5/2} :
\frac{5K}{2} G(\psi_0, \phi_{\min}) = 2{,}5 \times 10^{11} \times 0{,}120 = 3{,}0 \times 10^{10}\text{ m}^{5/2}
On constate que L_0^{5/2} \ll \frac{5K}{2} G(\psi_0, \phi_{\min}) (le terme initial est inférieur au second d'un facteur 1000). Il vient ainsi :
Résultat
Partie 2 : Étude des déformations de la surface terrestre par interférométrie radar
2.1 · Orbite du satellite
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : coordonnée polaire, mouvement circulaire
Exprimer, dans la base polaire , la vitesse puis l'accélération du point S relativement au référentiel .
Voir l'indiceIndice
Dériver le vecteur position \vec{r}(t) = r\vec{e}_r par rapport au temps à rayon constant en utilisant les dérivées des vecteurs unitaires polaires.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver le vecteur position \vec{r}(t) = r \vec{e}_r par rapport au temps dans le référentiel \mathcal{R}_0 en exploitant le caractère circulaire de la trajectoire (r = \text{Cste}).
- Dériver à nouveau le vecteur vitesse obtenu par rapport au temps à l'aide des relations de dérivation de la base polaire fournies pour en déduire l'accélération \vec{\gamma}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Cinématique polaire à rayon constant : \vec{v} = r\dot{\theta}\vec{e}_\theta et \vec{\gamma} = -r\dot{\theta}^2\vec{e}_r + r\ddot{\theta}\vec{e}_\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le satellite \mathrm{S} est astreint à une orbite circulaire de rayon fixe r = R_{\mathrm{T}} + H = \text{Cste} dans le plan (\mathrm{O}, x, y). Son vecteur position s'écrit :
La vitesse de \mathrm{S} dans le référentiel \mathcal{R}_0 est la dérivée temporelle de son vecteur position :
Comme r est constant, \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = 0, et d'après l'équation (11), \frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\vec{e}_\theta. On en déduit :
L'accélération \vec{\gamma} du point matériel \mathrm{S} dans \mathcal{R}_0 s'obtient en dérivant le vecteur vitesse :
En utilisant la relation \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} = -\dot{\theta}\vec{e}_r, il vient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : principe fondamental de la dynamique, vitesse angulaire
Appliquer, dans le référentiel , le principe fondamental de la dynamique au satellite. Projeter l'égalité vectorielle obtenue dans la base polaire . En déduire que la vitesse angulaire du satellite est constante (nous la supposerons positive). Donner son expression.
Dans la suite, nous noterons .
Voir l'indiceIndice
Projeter la relation fondamentale \vec{F} = m\vec{\gamma} sur \vec{e}_\theta pour prouver la constance de \dot{\theta}, puis sur \vec{e}_r pour déterminer \omega.
Voir la stratégieStratégie
- Isoler le système constitué par le satellite et inventorier l'unique force exercée (interaction gravitationnelle terrestre) dans le référentiel géocentrique galiléen \mathcal{R}_0.
- Projeter le principe fondamental de la dynamique sur les axes radial \vec{e}_r et orthoradial \vec{e}_\theta en utilisant l'accélération issue de la question Q25.
- Conclure sur la nullité de \ddot{\theta} (vitesse angulaire constante) puis déterminer \omega = \dot{\theta}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection radiale et orthoradiale du PFD : \ddot{\theta} = 0 donc \omega = \dot{\theta} = \sqrt{\mathcal{G} M_{\mathrm{T}}/r^3} est constante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le principe fondamental de la dynamique (PFD) au satellite S de masse m, assimilé à un point matériel, dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_0 supposé galiléen :
où \vec{F} = -\mathcal{G}\dfrac{m M_{\mathrm{T}}}{r^2}\vec{e}_r est la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre.
En utilisant l'expression de l'accélération obtenue à la question Q25 pour une trajectoire circulaire de rayon constant r, le PFD s'écrit :
Par projection dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), on obtient le système d'équations scalaires :
Comme m \neq 0 et r = R_{\mathrm{T}} + H \neq 0, la projection sur \vec{e}_\theta donne immédiatement :
La vitesse angulaire du satellite est donc constante : le mouvement orbital est circulaire et uniforme.
En supposant cette vitesse angulaire positive (\dot{\theta} > 0), la projection radiale donne :
On en déduit l'expression de la vitesse angulaire \omega = \dot{\theta} :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : troisième loi de kepler, période orbitale
Exprimer la période de révolution du satellite autour de la Terre, en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de définition de la période T = 2\pi/\omega et injecter l'expression de la pulsation orbitale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Troisième loi de Kepler pour une orbite circulaire : T = 2\pi/\omega = 2\pi\sqrt{r^3/(\mathcal{G} M_{\mathrm{T}})}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mouvement du satellite étant circulaire uniforme à la vitesse angulaire constante \omega = \dot{\theta} (d'après la question 26), la période de révolution T est la durée nécessaire pour parcourir un tour complet, soit un angle de 2\pi\text{ rad} :
En remplaçant \omega par son expression obtenue à la question 26, \omega = \sqrt{\dfrac{\mathcal{G} M_{\mathrm{T}}}{r^3}}, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : orbite circulaire, satellite terrestre
Application numérique : Calculer la valeur de la période de révolution du satellite autour de la Terre puis celle de sa vitesse de déplacement .
Voir l'indiceIndice
Prendre garde à la valeur du rayon orbital r = R_{\mathrm{T}} + H en mètres dans le calcul de T, puis utiliser v = r\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la période T \approx 98\text{ min} et de la vitesse orbitale v \approx 7{,}5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rayon de l'orbite circulaire du satellite s'écrit :
D'après le résultat de la question Q27, la période de révolution s'exprime par :
Avec les données numériques de l'énoncé :
- \mathcal{G} = 6{,}7 \times 10^{-11}\text{ N}\cdot\text{m}^2\cdot\text{kg}^{-2} ;
- M_{\mathrm{T}} = 6{,}0 \times 10^{24}\text{ kg} ;
- r = 7{,}1 \times 10^6\text{ m}.
Le calcul numérique donne :
En ne conservant que deux chiffres significatifs :
La vitesse orbitale scalaire du satellite vaut :
L'application numérique donne :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : tracé au sol, rotation terrestre
Exprimer l'angle de rotation de la Terre sur elle-même pendant que le satellite parcourt une orbite entière (se reporter à la figure (5b)). En déduire l'expression, en fonction de , de la distance (c'est-à-dire la longueur de l'arc ) qui sépare deux points et de l'équateur, successivement survolés par le satellite (en orbite descendante).
Voir l'indiceIndice
Multiplier la vitesse angulaire terrestre \Omega par la durée d'une révolution orbitale T, puis calculer la longueur d'arc équatorial L = R_{\mathrm{T}}\Delta\varphi.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'angle de rotation de la Terre \Delta\varphi en reliant la vitesse angulaire \Omega = 2\pi/T_0 à la durée d'une révolution orbitale T, puis utiliser la relation (13).
- Relier la longueur d'arc équatorial L au rayon terrestre R_{\mathrm{T}} et à l'angle au centre \Delta\varphi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rotation propre de la Terre pendant une révolution : \Delta\varphi = 2\pi T/T_0 d'où l'arc équatorial L = 2\pi R_{\mathrm{T}} T/T_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La Terre tourne autour de l'axe des pôles (\mathrm{O}y) à la vitesse angulaire constante \Omega = \frac{2\pi}{T_0} par rapport au référentiel géocentrique \mathcal{R}_0.
Pendant que le satellite parcourt une orbite complète, il s'écoule une durée égale à sa période orbitale T. L'angle de rotation de la Terre sur elle-même durant cette durée s'écrit :
En utilisant la relation (13) donnée par l'énoncé, T = \frac{12}{175} T_0, on obtient :
Soit numériquement \Delta\varphi \simeq 0{,}431\text{ rad} \simeq 24{,}7^\circ.
Le plan de l'orbite étant fixe dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_0, le satellite franchit le plan équatorial en un point de longitude fixe dans \mathcal{R}_0. Pendant la durée T, la Terre a tourné d'un angle \Delta\varphi d'ouest en est, de sorte que le nouveau point équatorial survolé M_2 est décalé vers l'ouest par rapport à M_1.
L'équateur étant un cercle de rayon R_{\mathrm{T}}, la longueur L de l'arc de cercle (M_2 M_1) sous-tendu par l'angle au centre \Delta\varphi vaut :
Soit, en fonction de R_{\mathrm{T}} :
Application numérique : Avec R_{\mathrm{T}} = 6\,400\text{ km}, on trouve :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : cycle orbital, tracé au sol
On appelle cycle orbital le nombre (minimal) de jours qui séparent deux passages, en orbite descendante, du satellite au-dessus d'un même point de la surface terrestre. Exprimer sa durée (en fonction de ou de ) et le nombre d'orbites que le satellite parcourt pendant ce cycle.
Voir l'indiceIndice
Identifier la plus petite période temporelle multiple commun de T et T_0 à partir de la fraction irréductible T/T_0 = 12/175.
Voir la stratégieStratégie
- Pour que le satellite survole à nouveau exactement le même point de la surface terrestre dans la même configuration (orbite descendante), il faut qu'un nombre entier d'orbites corresponde à un nombre entier de rotations complètes de la Terre sur elle-même.
- Traduire cette condition sous la forme T_{\mathrm{c}} = k\,T_0 = N_{\mathrm{c}}\,T, avec k et N_{\mathrm{c}} entiers naturels non nuls minimaux.
- Utiliser la relation T = \frac{12}{175}\,T_0 et le fait que les entiers 12 et 175 sont premiers entre eux pour en déduire k et N_{\mathrm{c}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la récurrence exacte par concordance entière entre le nombre de jours et le nombre d'orbites N_{\mathrm{c}} T = T_{\mathrm{c}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le plan de l'orbite étant fixe dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_0 et la Terre effectuant un tour complet en une durée T_0, le satellite repasse au zénith d'un même point de la Terre (dans le même sens de défilement, ici descendant) au bout d'une durée T_{\mathrm{c}} correspondant à la fois à :
- un nombre entier k \in \mathbb{N}^* de rotations complètes de la Terre (soit k jours terrestres) ;
- un nombre entier N_{\mathrm{c}} \in \mathbb{N}^* de révolutions orbitales du satellite.
On a donc :
En introduisant la relation (13) donnée par l'énoncé, T = \dfrac{12}{175}\,T_0, cette égalité devient :
Décomposons 12 et 175 en facteurs premiers :
Les entiers 12 et 175 sont donc premiers entre eux (\mathrm{PGCD}(12, 175) = 1).
D'après le lemme de Gauss, 12 divise 175\,k et étant premier avec 175, 12 divise nécessairement k. La valeur minimale non nulle de k est donc :
On en déduit immédiatement le nombre d'orbites N_{\mathrm{c}} :
La durée du cycle orbital vaut ainsi :
et le nombre d'orbites parcourues pendant ce cycle est :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : tracé au sol, satellite terrestre
En déduire l'expression, en fonction de , de la distance minimale séparant deux points survolés sur l'équateur. Calculer la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Remarquer qu'en un cycle de N_{\mathrm{c}} orbites, les traces équatoriales se répartissent uniformément sur le périmètre terrestre 2\pi R_{\mathrm{T}}.
Voir la stratégieStratégie
- Recenser le nombre de passages à l'équateur effectués par le satellite au cours d'un cycle orbital complet.
- Utiliser la propriété arithmétique de la relation de résonance orbitale (\mathrm{pgcd}(12, 175) = 1) pour en déduire la répartition spatiale de ces traces sur le périmètre équatorial.
- Exprimer puis calculer la distance minimale d_{\mathrm{c}} entre deux traces équatoriales adjacentes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Espacement minimal entre deux traces consécutives à l'équateur : d_{\mathrm{c}} = 2\pi R_{\mathrm{T}}/N_{\mathrm{c}} et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au cours d'un cycle orbital complet de durée T_{\mathrm{c}} = 12 \, T_0 = 175 \, T, le satellite effectue N_{\mathrm{c}} = 175 orbites et coupe ainsi N_{\mathrm{c}} fois l'équateur en orbite descendante.
À chaque orbite, la trace équatoriale se décale vers l'ouest d'une distance L telle que :
Les entiers 12 et 175 étant premiers entre eux (\mathrm{pgcd}(12, 175) = 1), les multiples successifs de 12 modulo 175 balaient l'ensemble des entiers \{0, 1, \dots, 174\}. Les N_{\mathrm{c}} = 175 traces équatoriales descendantes sont donc réparties de façon parfaitement régulière le long du cercle équatorial de circonférence 2\pi R_{\mathrm{T}}.
L'écartement minimal (le pas de la grille de traces à l'équateur) s'obtient donc en divisant le périmètre équatorial par le nombre total d'orbites du cycle :
D'où l'expression recherchée :
Application numérique : Avec R_{\mathrm{T}} = 6\,400\text{ km} :
Résultat
2.2 · Principe de l'imagerie radar
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : longueur d'onde, spectre électromagnétique
L'antenne du satellite Sentinel-1 émet des ondes électromagnétiques de fréquence . Calculer la longueur d'onde correspondante. Préciser à quel domaine du spectre électromagnétique ce signal appartient.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation de dispersion dans le vide \lambda = c/f_0 et situer la longueur d'onde obtenue dans les micro-ondes (domaine radar).
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation \lambda = c/f_0 = 6\text{ cm}, appartenant au domaine des micro-ondes (hyperfréquences).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La longueur d'onde \lambda dans le vide d'une onde électromagnétique de fréquence f_0 se propageant à la célérité c est donnée par la relation :
Avec c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f_0 = 5\text{ GHz} = 5{,}0 \times 10^9\text{ Hz}, on obtient :
Cette onde, dont la longueur d'onde est de l'ordre du centimètre (fréquence de quelques gigahertz), appartient au domaine des micro-ondes (ou hyperfréquences, au sein des ondes radio/hertziennes, plus précisément la « bande C » des radars spatiaux).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fauchée, trigonométrie
L'antenne du satellite émet, latéralement, en direction de la surface terrestre, un faisceau d'onde délimité par les angles et , comme le représente la figure (6). Calculer la largeur de fauchée du satellite. Commenter ce résultat au regard de la réponse à la question (31).
Voir l'indiceIndice
Exprimer y(\theta) = H\tan\theta dans le repère local pour obtenir y_{\max} et y_{\min}, puis comparer la largeur couverte à la distance inter-trace d_{\mathrm{c}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les coordonnées y_{\min} et y_{\max} en fonction de l'altitude H et des angles d'incidence \theta_{\min} et \theta_{\max} dans le triangle rectangle formé par le satellite, le point sous trace et la cible.
- Calculer numériquement la largeur de fauchée \Delta y = y_{\max} - y_{\min}.
- Comparer \Delta y à la distance minimale entre deux traces équatoriales d_{\mathrm{c}} obtenue à la question Q31 et interpréter en termes de couverture surfacique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Largeur de fauchée \Delta y = H(\tan\theta_{\max} - \tan\theta_{\min}) \approx 250\text{ km}, supérieure à d_{\mathrm{c}}, assurant un recouvrement global.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la figure (6), le satellite se trouve à l'altitude H au-dessus du point \mathrm{O}. Dans le triangle rectangle reliant le satellite \mathrm{S}, l'origine \mathrm{O} et une cible au sol d'abscisse y, on a :
Les limites de la zone éclairée par le faisceau (la fauchée) sont données par :
La largeur de la fauchée s'exprime donc par :
Application numérique : Avec H = 700\text{ km}, \theta_{\min} = 20^\circ et \theta_{\max} = 50^\circ :
Commentaire : À la question Q31, la distance minimale séparant deux passages consécutifs au niveau de l'équateur (où l'écart entre traces est maximal) a été évaluée à d_{\mathrm{c}} \simeq 230\text{ km}. On constate que :
La largeur de la fauchée est largement supérieure à l'écartement maximal entre deux traces descendantes. Cela assure une couverture intégrale de la surface terrestre en un cycle orbital (12 jours), sans zone d'ombre (« trou » de fauchée), avec un recouvrement notable entre deux bandes adjacentes qui facilite les raccords cartographiques et l'interférométrie.
Résultat
2.2.1 · Localisation d'une cible
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : retard temporel, télémétrie
Relier l'intervalle de temps mesuré à l'angle , l'altitude du satellite et la célérité . Relier également l'abscisse de la cible à , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la distance oblique satellite-cible R = H/\cos\theta, relier au temps de vol aller-retour 2R = c\Delta t, et appliquer Pythagore pour Y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relations géométriques du radar : \Delta t = 2H/(c\cos\theta) et Y = \sqrt{(c\Delta t/2)^2 - H^2} = H\tan\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal radar effectue un trajet aller-retour en ligne droite entre le satellite \mathrm{S} et la cible \mathrm{C} à la célérité c. La distance parcourue par l'onde électromagnétique entre l'émission à l'instant t_{\mathrm{i}} et la réception de l'écho à l'instant t_{\mathrm{e}} est donc 2 \times \mathrm{SC}. L'intervalle de temps mesuré s'écrit :
D'après la figure (6), dans le triangle \mathrm{SOC} rectangle en \mathrm{O}, l'angle au sommet \mathrm{S} entre la verticale descendante (\mathrm{SO}) et la ligne de visée (\mathrm{SC}) est l'angle de visée \theta. On a ainsi :
On en déduit l'expression de l'intervalle de temps \Delta t :
Par application du théorème de Pythagore dans le triangle rectangle \mathrm{SOC}, la distance de la cible à l'aplomb du satellite vérifie :
Sachant que \mathrm{SC} = \dfrac{c\Delta t}{2} et que Y > 0, il vient :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résolution spatiale, calcul différentiel
Nous envisageons la situation où les deux cibles sont voisines et telles que . Exprimer, en fonction de , et , la distance entre les deux cibles en dessous de laquelle leurs échos ne sont plus disjoints, à la réception. Cette distance minimale peut être assimilée à la résolution spatiale du dispositif d'imagerie, ou encore à la largeur d'un pixel-terrain, dans la direction . Commenter sa dépendance vis-à-vis de (ou de ).
Indication : Un calcul différentiel est suggéré.
Voir l'indiceIndice
Différencier la relation Y = \sqrt{(c\Delta t/2)^2 - H^2} par rapport à \Delta t et poser que l'écart temporel minimal séparable est de l'ordre de la durée d'impulsion \tau.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la relation différentielle entre la distance au sol Y et le délai de parcours \Delta t à l'aide des relations géométriques obtenues à la question précédente.
- Déterminer, d'après la figure 8, l'écart temporel minimal (t_{\mathrm{e}}' - t_{\mathrm{e}}) pour que les deux échos reçus soient disjoints.
- Exprimer la résolution spatiale (\Delta Y)_{\min} et commenter son évolution en fonction de l'angle d'incidence \theta (et de l'abscisse Y).
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation de Y^2 + H^2 = R^2 avec \delta R = c\tau/2 donnant la résolution au sol (\Delta Y)_{\min} = \frac{c\tau}{2\sin\theta}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, la distance à la cible R et son abscisse Y sont reliées à l'altitude H et au temps d'aller-retour \Delta t par :
L'altitude H du satellite étant constante au cours de la mesure, la différentiation de cette relation par rapport aux variables Y et \Delta t donne :
Or, d'après la géométrie de la visée (figure 6), on a \sin\theta = \dfrac{Y}{R}, d'où :
Pour deux cibles très proches telles que \left|\dfrac{Y'-Y}{Y}\right| \ll 1, on effectue l'approximation des petits accroissements au premier ordre :
D'après la figure 8, le signal traité issu de chaque cible présente une base temporelle totale de durée 2\tau (le pic s'étend sur [t_{\mathrm{e}} - \tau,\, t_{\mathrm{e}} + \tau]). Pour que les deux échos soient disjoints à la réception, l'intervalle entre leurs sommets doit être supérieur ou égal à la largeur totale de la base :
On en déduit l'expression de la résolution spatiale minimale au sol :
Remarque : Si l'on adopte le critère de résolution usuel fondé sur la durée \tau du pulse non traité (ou la largeur à mi-hauteur du pic corrélé), la condition de séparation temporelle s'écrit \Delta(\Delta t)_{\min} = \tau, ce qui conduit à l'expression :
Commentaire sur la dépendance vis-à-vis de \theta et de Y :
- Comme \sin\theta = \dfrac{Y}{\sqrt{H^2 + Y^2}}, la fonction \theta \mapsto \sin\theta est strictement croissante sur [0, \pi/2]. Par conséquent, (\Delta Y)_{\min} est une fonction strictement décroissante de \theta (ou de Y) : la résolution spatiale s'améliore (le pixel-terrain devient plus étroit) à mesure que l'on s'éloigne de la trace du satellite (vers le bord lointain de la fauchée, far range).
- À l'aplomb du satellite (\theta \to 0, soit Y \to 0), \sin\theta \to 0, ce qui implique (\Delta Y)_{\min} \to +\infty : la discrimination spatiale par mesure du temps de vol devient impossible à la verticale directe (au nadir). C'est pourquoi un radar imageur fonctionne obligatoirement en visée latérale (side-looking radar).
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résolution spatiale, ordre de grandeur
En pratique, l'antenne émet un pulse de durée . Calculer la valeur de pour . Commenter brièvement ce résultat dans le contexte du relevé d'un relief volcanique.
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique de (\Delta Y)_{\min} et commenter la résolution médiocre (plusieurs kilomètres) au regard des d'étails géologiques d'un cratère.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution brute (\Delta Y)_{\min} = 12\text{ km}, bien trop grossière pour résoudre un édifice volcanique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la résolution spatiale établie à la question Q35 :
(ou \displaystyle (\Delta Y)_{\min} = \frac{c\,\tau}{2\sin\theta} si l'on retient la durée \tau du pulse non traité).
Avec les valeurs numériques fournies :
- c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \tau = 40\;\mu\text{s} = 4{,}0 \times 10^{-5}\text{ s} ;
- \theta = 30^{\circ}, d'où \sin\theta = 0{,}50.
On obtient :
(ou 12\text{ km} avec la convention du pulse de durée \tau).
Commentaire :
Un édifice ou cratère volcanique possède typiquement une extension spatiale de l'ordre de quelques kilomètres (à l'image de la caldeira du Kilauea dont l'échelle est de 2\text{ km}, voir figure 13). Une résolution de 12 à 24\text{ km} est bien trop grossière : l'ensemble de l'édifice volcanique serait contenu dans un seul ou deux pixels-terrain, rendant impossible toute cartographie du relief ou suivi des déformations locales. Ce résultat justifie la mise en œuvre de signaux modulés en fréquence (chirp) pour comprimer temporellement l'impulsion et améliorer drastiquement la résolution.
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fréquence instantanée, modulation de fréquence
Nous définissons la fréquence instantanée du signal par la relation . Exprimer cette fréquence. Représenter son allure graphique sur l'intervalle temporel . Représenter, en correspondance, celle du signal .
Voir l'indiceIndice
Dériver l'argument de phase \phi(t) par rapport au temps pour trouver une fréquence croissant linéairement de f_0 à f_0 + \Delta f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de la phase : f(t) = f_0 + \mu t (rampe linéaire), et tracé d'un signal chirp aux oscillations se resserrant dans le temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La phase instantanée du signal s'écrit, d'après l'équation (15), pour t \in [0, \tau] :
La fréquence instantanée f(t) est définie par 2\pi f(t) = \dfrac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}t}, ce qui donne :
En dérivant terme à terme par rapport au temps, on obtient :
Allures graphiques en correspondance :
- Sur l'intervalle [0, \tau], la fréquence instantanée f(t) varie de façon affine et croissante : elle part de f(0) = f_0 à l'instant initial pour atteindre f(\tau) = f_0 + \Delta f en fin d'impulsion, avec une pente constante égale à \dfrac{\Delta f}{\tau}.
- Le signal s(t) = s_0 \sin(\phi(t)) \, \Pi(t/\tau) est strictement nul en dehors de [0, \tau]. Sur l'intervalle [0, \tau], il oscille entre -s_0 et +s_0. Puisque sa fréquence instantanée augmente, la pseudo-période T(t) \simeq \dfrac{1}{f(t)} diminue : les oscillations se resserrent continûment au cours du temps (modulation linéaire de fréquence montante ou « chirp »).
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : compression d'impulsion, résolution spatiale
La figure (9) présente l'aspect, après traitement, du signal d'écho du chirp renvoyé par une cible. La largeur du pic central est égale à . Exprimer la nouvelle résolution en fonction de et du produit .
La bande passante du satellite Sentinel-1 est égale à . Calculer la valeur pour . Commenter ce résultat en comparaison à celui obtenu en réponse à la question (36).
Voir l'indiceIndice
Remplacer la durée temporelle effective \tau par la largeur temporelle comprimée 1/\Delta f dans l'expression de la résolution spatiale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la nouvelle résolution spatiale (\Delta Y)_{\min,\mathrm{c}} en remplaçant la durée temporelle du pulse non modulé par la largeur temporelle 1/\Delta f du pic après traitement (compression d'impulsion).
- Identifier le facteur de réduction de la résolution en faisant intervenir le produit sans dimension \tau \Delta f.
- Effectuer l'application numérique et analyser le gain de résolution obtenu vis-à-vis des dimensions typiques d'un édifice volcanique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compression d'un facteur \tau\Delta f donnant (\Delta Y)_{\min,\mathrm{c}} \approx 20\text{ m}, excellente résolution adaptée à la géomorphologie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Après traitement par corrélation (filtrage adapté), l'écho présente un pic central dont la largeur temporelle vaut désormais :
au lieu de la durée caractéristique initiale \tau. La résolution spatiale étant directement proportionnelle à la largeur temporelle du signal traité (d'après la question 35), la nouvelle résolution (\Delta Y)_{\min,\mathrm{c}} s'obtient simplement en substituant \tau par \tau_{\mathrm{c}} = \frac{1}{\Delta f} :
(ou \frac{c}{2\Delta f \sin\theta} si l'on a retenu le demi-écartement à la question 35).
Application numérique : Le produit bande-durée (facteur de compression d'impulsion) vaut :
Avec \Delta f = 15\text{ MHz}, c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \theta = 30^{\circ} (\sin 30^{\circ} = 0{,}5) :
(ou 20\text{ m} selon la convention de la question 35).
Commentaire : La résolution est améliorée d'un facteur 600. Alors qu'une résolution kilométrique (24\text{ km} ou 12\text{ km}) ne permettait pas de distinguer un édifice volcanique (une caldeira mesurant typiquement quelques kilomètres, comme l'échelle de 2\text{ km} indiquée sur la figure 13), une résolution de quelques dizaines de mètres (20 à 40\text{ m}) est parfaitement adaptée à la cartographie fine du relief et au suivi des déformations locales.
Résultat
2.2.2 · Puissance de l'écho détecté
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance surfacique, ouverture d'antenne
Exprimer, en fonction de , , et de la distance , la puissance par unité de surface traversant la portion de surface sphérique de rayon du cône d'émission.
Voir l'indiceIndice
Diviser la puissance totale émise P_0 par la surface de la calotte sphérique interceptée par le faisceau, soit S_{\mathrm{cone}} = 4\pi R^2 / G.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de flux dans le cône de diffraction d'angle solide \Omega \sim \lambda^2/S_{\mathrm{a}} : p_0(R) = P_0 S_{\mathrm{a}} / (\lambda^2 R^2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La surface totale d'une sphère de rayon R centrée sur l'émetteur \mathrm{S} vaut :
D'après l'énoncé, le cône d'émission intercepte une fraction 1/G de cette surface sphérique. L'aire de la calotte sphérique traversée par le faisceau à la distance R est donc :
La puissance totale émise P_0 étant répartie uniformément sur cette portion de sphère, la puissance par unité de surface s'écrit :
En remplaçant le gain géométrique G par son expression donnée par l'équation (16), G = \dfrac{4\pi S_{\mathrm{a}}}{\lambda^2}, on obtient :
d'où finalement :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation radar, surface équivalente radar
L'antenne émettrice sert également de récepteur du signal diffusé par la cible C. La normale à sa surface est supposée orientée selon la direction (SC). Exprimer, en fonction de , , , et , la puissance que l'antenne reçoit, en écho, de la cible.
Voir l'indiceIndice
Calculer la puissance réémise P_{\mathrm{d}} = \sigma p_0(R_{\mathrm{C}}), la répartir uniformément sur le demi-espace supérieur de surface 2\pi R_{\mathrm{C}}^2, puis intercepter avec l'aire S_{\mathrm{a}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance P_{\mathrm{d}} diffusée par la cible à partir de la puissance surfacique incidente p_0(R_{\mathrm{C}}) obtenue à la question 39.
- Déterminer la puissance surfacique de l'écho arrivant au niveau du satellite, en tenant compte de la répartition uniforme de P_{\mathrm{d}} dans le demi-espace supérieur (demi-sphère de rayon R_{\mathrm{C}}).
- En déduire la puissance P_{\mathrm{e}} interceptée par l'antenne réceptrice de surface S_{\mathrm{a}} orientée vers la cible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance interceptée par la cible puis rediffusée vers l'antenne : P_{\mathrm{e}} = P_0 S_{\mathrm{a}}^2 \sigma / (4\pi \lambda^2 R_{\mathrm{C}}^4).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question 39, la puissance par unité de surface de l'onde incidente au niveau de la cible C située à la distance R_{\mathrm{C}} vaut :
La puissance totale renvoyée par la cible de surface effective \sigma s'écrit alors :
Cette puissance P_{\mathrm{d}} est réémise de manière isotrope dans toutes les directions orientées vers le haut, c'est-à-dire dans un angle solide de 2\pi\text{ sr}. À la distance R_{\mathrm{C}}, elle se répartit donc uniformément sur une demi-sphère de surface :
La puissance par unité de surface p_{\mathrm{d}}(R_{\mathrm{C}}) du signal d'écho parvenant au niveau du satellite est donc :
L'antenne du satellite ayant pour surface géométrique S_{\mathrm{a}} et sa normale étant orientée selon la direction (\mathrm{SC}), la surface apparente interceptant l'écho est exactement S_{\mathrm{a}}. La puissance reçue P_{\mathrm{e}} par l'antenne vaut donc :
Soit finalement :
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation radar, bilan de liaison
Application numérique : Estimer l'ordre de grandeur du rapport de la puissance reçue de l'écho à la puissance émise par l'antenne. Nous adopterons les valeurs suivantes : et . Commenter brièvement ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Calculer la distance oblique R_{\mathrm{C}} = H/\cos\theta puis évaluer le ratio P_{\mathrm{e}}/P_0 pour souligner l'extrême sensibilité requise pour le récepteur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la distance radar R_{\mathrm{C}} en fonction de l'altitude H et de l'angle de visée \theta.
- Évaluer numériquement le rapport K = P_{\mathrm{e}}/P_0 à partir de l'expression établie à la question précédente.
- Commenter physiquement l'ordre de grandeur obtenu en lien avec la dépendance en 1/R_{\mathrm{C}}^4 et les exigences technologiques sur la chaîne de réception radar.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport K \sim 10^{-14} (-140 dB), soulignant l'extrême atténuation de l'écho et la nécessité d'un récepteur très sensible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la géométrie de la visée (figure 10), la distance de la cible au satellite s'exprime par :
Pour H = 700\text{ km} = 7{,}0 \times 10^5\text{ m} et \theta = 30^{\circ} :
D'après le résultat de la question Q40, le rapport de puissance s'écrit :
Avec les valeurs numériques fournies :
- S_{\mathrm{a}} = 10\text{ m}^2 ;
- \sigma = 10^3\text{ m}^2 ;
- \lambda = 6{,}0\text{ cm} = 6{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} (déterminée à la question Q32) ;
- R_{\mathrm{C}} \simeq 8{,}08 \times 10^5\text{ m}.
On calcule le numérateur et le dénominateur :
On en déduit :
Commentaire : La puissance reçue par le satellite est extraordinairement faible : pour une puissance émise P_0 = 4\text{ kW}, la puissance de l'écho n'est que de :
Cette atténuation drastique (de l'ordre de -170\text{ dB}) découle de la décroissance géométrique en 1/R_{\mathrm{C}}^4, caractéristique d'un aller-retour en onde sphérique sur une distance orbitale considérable (R_{\mathrm{C}} \simeq 800\text{ km}). La détection d'un signal aussi ténu nécessite des récepteurs à très faible bruit thermique (amplificateurs cryogéniques ou LNA) ainsi que des méthodes de filtrage adapté et de compression d'impulsion afin d'extraire l'écho du bruit de fond.
Résultat
2.3.1 · Étude de la phase du signal
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : retard de propagation, déphasage
À une distance de l'antenne (située au point S), le signal prend la forme suivante :
À cause du retard lié à la propagation de l'onde sur la distance , à la vitesse , la phase du signal vérifie la condition suivante :
En déduire l'expression de (que nous appellerons déphasage) en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'égalité des phases \psi(t,R) = \psi(t - R/c, 0), développer 2\pi f_0(t - R/c) et identifier le déphasage \phi(R) en introduisant \lambda = c/f_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Retard temporel de propagation R/c identifié dans la phase : \phi(R) = 2\pi f_0 R/c = 2\pi R/\lambda.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (17), le signal émis en R = 0 s'écrit :
Par identification avec l'expression générale (18) prise en R = 0, soit \psi(t, 0) = 2\pi f_0 t - \phi(0), on en déduit que la phase à l'origine est :
En appliquant la condition de retard temporel due à la propagation sans dispersion à la vitesse c (équation (19)), la phase à la distance R vaut :
En identifiant cette forme avec l'équation (18), \psi(t, R) = 2\pi f_0 t - \phi(R), on obtient l'expression du déphasage :
Comme la longueur d'onde dans le milieu de propagation est reliée à la fréquence par \lambda = \frac{c}{f_0}, il vient finalement :
Résultat
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : déphasage, chemin optique
La diffusion de l'onde par la cible ajoute un déphasage propre aléatoire () à celui introduit par la distance parcourue par l'onde. Exprimer le déphasage du signal reçu par l'antenne pour une cible située à la distance . On notera que ce signal a parcouru un aller et retour depuis son émission.
Voir l'indiceIndice
Additionner le déphasage géométrique aller-retour pour un trajet de longueur 2R_{\mathrm{C}} et le déphasage propre aléatoire \phi_{\mathrm{cible}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Trajet aller-retour sur 2R_{\mathrm{C}} additionné au déphasage aléatoire : \phi_{\text{récep}} = \frac{4\pi R_{\mathrm{C}}}{\lambda} + \phi_{\text{cible}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat établi à la question Q42, la propagation d'une onde sur une distance d induit un déphasage lié au temps de parcours :
Pour une cible située à la distance R_{\mathrm{C}}, le signal effectue un trajet aller-retour complet entre le satellite et la cible, soit une distance totale parcourue :
Le déphasage associé à la propagation s'élève donc à :
La diffusion par la cible introduisant un déphasage supplémentaire \phi_{\text{cible}}, le déphasage total \phi_{\text{récep}} du signal reçu à l'antenne s'écrit :
Résultat
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : formule de fresnel, puissance moyenne
Établir que la puissance prend la forme suivante :
Voir l'indiceIndice
Calculer le carré du signal somme A(t) = A_1(t) + A_2(t), linéariser les produits trigonométriques et utiliser les valeurs moyennes temporelles fournies en annexe.
Voir la stratégieStratégie
Pour calculer la puissance moyenne P = \langle A^2(t) \rangle_T du signal résultant de la superposition A(t) = A_1(t) + A_2(t) :
- On développe le carré A^2(t) = A_1^2(t) + A_2^2(t) + 2 A_1(t) A_2(t) en exploitant la linéarité de la moyenne temporelle ;
- On calcule la valeur moyenne de chaque terme sur une période T = 1/f_0 à l'aide des formules trigonométriques fournies en annexe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moyenne temporelle du carré de la somme de deux signaux cohérents de même amplitude : P = A_0^2(1 + \cos\Delta\phi).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal total reçu par l'antenne s'écrit :
En développant le carré, il vient :
Par linéarité de l'opération de moyenne temporelle sur une période T = 1/f_0 :
Calculons successivement chacun des termes :
Pour les termes d'auto-corrélation, d'après le résultat rappelé en annexe \langle (\cos \theta)^2 \rangle_{2\pi} = \frac{1}{2} :
\begin{aligned} \langle A_1^2(t) \rangle_T &= A_0^2 \langle \cos^2(2\pi f_0 t - \phi_1) \rangle_T = \frac{1}{2} A_0^2 \\ \langle A_2^2(t) \rangle_T &= A_0^2 \langle \cos^2(2\pi f_0 t - \phi_2) \rangle_T = \frac{1}{2} A_0^2 \end{aligned}Pour le terme croisé d'interférence, on utilise la formule trigonométrique :
\cos a \cos b = \frac{\cos(a - b) + \cos(a + b)}{2}avec a = 2\pi f_0 t - \phi_1 et b = 2\pi f_0 t - \phi_2. On a donc :
a - b = -(\phi_1 - \phi_2) = -\Delta\phi \quad \text{et} \quad a + b = 4\pi f_0 t - (\phi_1 + \phi_2)Le produit s'exprime alors comme :
A_1(t) A_2(t) = \frac{A_0^2}{2} \left[ \cos(-\Delta\phi) + \cos(4\pi f_0 t - (\phi_1 + \phi_2)) \right]La parité du cosinus donne \cos(-\Delta\phi) = \cos(\Delta\phi), terme constant dans le temps, tandis que \cos(4\pi f_0 t - (\phi_1 + \phi_2)) oscille à la fréquence double 2f_0 et a donc une valeur moyenne nulle sur la période T (\langle \cos \theta \rangle_{2\pi} = 0). Il en résulte :
2 \langle A_1(t) A_2(t) \rangle_T = 2 \times \frac{A_0^2}{2} \cos(\Delta\phi) = A_0^2 \cos(\Delta\phi)
En sommant ces trois contributions :
On obtient bien la relation demandée :
Résultat
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : interférence constructive, interférence destructive
Représenter l'allure de la dépendance de la puissance vis-à-vis de . Indiquer brièvement pourquoi on parle d'interférences constructives et destructives entre les deux signaux quand, respectivement, et où .
Voir l'indiceIndice
Tracer la courbe 1+\cos(\Delta\phi) et expliquer que l'amplitude résultante est maximale (2A_0) quand les ondes sont en phase et nulle en opposition de phase.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé sinusoïdal oscillant entre 0 et 2A_0^2 ; les ondes sont en phase (constructif) ou en opposition de phase (destructif).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question précédente, la puissance reçue s'écrit :
Il s'agit d'une fonction paire, 2\pi-périodique en \Delta\phi, qui oscille de façon sinusoïdale entre une valeur minimale P_{\min} = 0 et une valeur maximale P_{\max} = 2A_0^2.
Interprétation physique des deux régimes :
Interférences constructives (\Delta\phi = 2q\pi, avec q \in \mathbb{Z}) : les deux signaux oscillent en phase (A_2(t) = A_1(t)). Le signal résultant a pour amplitude 2A_0, soit la somme directe des deux amplitudes :
A(t) = 2A_0 \cos(2\pi f_0 t - \phi_1)Les deux ondes se renforcent mutuellement et la puissance atteint sa valeur maximale possible :
\boxed{P = 2A_0^2 = P_{\max}}Interférences destructives (\Delta\phi = (2q + 1)\pi, avec q \in \mathbb{Z}) : les deux signaux oscillent en opposition de phase (A_2(t) = -A_1(t)). Leurs contributions se compensent exactement à chaque instant :
A(t) = A_1(t) + A_2(t) = 0Les deux ondes s'annihilent mutuellement et la puissance s'annule complètement :
\boxed{P = 0 = P_{\min}}
Résultat
2.3.2 · Franges de terrain plat
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : approximation des petits angles, géométrie de visée
Dans toute la suite, le satellite est supposé observer une zone de la surface terrestre d'extension , délimitée angulairement par les angles et (). Vérifier que toute cible située dans cette zone est vue selon un angle tel que .
Voir l'indiceIndice
Différencier y = H\tan\theta pour relier \Delta y à la dispersion angulaire \beta_{\max} \simeq \Delta y \cos^2\theta_0 / H et vérifier numériquement qu'elle est très petite devant 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'abscisse au sol y en fonction de l'angle de visée \theta et de l'altitude H du satellite.
- Déterminer l'écart angulaire maximal \beta_{\max} = \theta_1 - \theta_0 associé à l'extension spatiale \Delta y = 30\text{ km}.
- Comparer \beta_{\max} (exprimé en radians) à 1 pour valider l'approximation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation de Y = H\tan\theta montrant que \beta \approx \Delta y \cos^2\theta_0 / H \approx 0{,}03\text{ rad} \ll 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère local de la figure (6), l'abscisse au sol d'une cible vue sous l'angle \theta depuis le satellite situé à l'altitude H s'écrit :
La zone observée s'étend de y_0 = H \tan\theta_0 à y_1 = H \tan\theta_1, de sorte que l'extension spatiale vaut :
On en déduit :
Avec H = 700\text{ km}, \Delta y = 30\text{ km} et \theta_0 = 30^\circ :
L'écart angulaire maximal est donc :
Remarque (calcul différentiel) : À l'ordre 1, \Delta y \simeq \dfrac{H}{\cos^2\theta_0} \beta_{\max}, soit :
Puisque toute cible de cette zone est vue sous un angle \theta = \theta_0 + \beta avec 0 \le \beta \le \beta_{\max}, on a bien :
L'approximation au premier ordre en \beta est donc pleinement justifiée pour la suite.
Résultat
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : différence de marche, projection géométrique
Exprimer, en fonction de , et , la projection définie sur la figure (11).
Voir l'indiceIndice
Déterminer l'angle entre le vecteur de base \vec{B} et la direction de visée (S_1C), puis projeter par produit scalaire : \delta R = \vec{B}\cdot\vec{u}.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le vecteur unitaire \vec{u} de la ligne de visée (S_1C) orienté de S_1 vers la cible C, dans la base cartésienne (\vec{e}_y, \vec{e}_z) du plan vertical d'observation.
- Exprimer les composantes du vecteur de base orbitale \vec{B} = \overrightarrow{S_1S_2} en fonction de sa norme B et de l'angle \alpha.
- Obtenir la projection algébrique \delta R = (S_1Q) par le produit scalaire \vec{B} \cdot \vec{u} et simplifier à l'aide d'une formule d'addition trigonométrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de la ligne de base sur l'axe de visée : \delta R = B\sin(\theta - \alpha).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère cartésien (O, y, z), la position de la première antenne est S_1(0, H) et celle de la cible est C(Y, 0).
D'après la géométrie de la visée (figures 6 et 11), l'angle \theta est repéré par rapport à la verticale descendante -\vec{e}_z. Les coordonnées de la cible s'écrivent :
où R_1 = \|\overrightarrow{S_1C}\|. Le vecteur unitaire \vec{u} orienté le long de la ligne de visée de S_1 vers C s'exprime donc par :
Par définition de l'angle \alpha = \text{Angle}(\vec{e}_y, \vec{B}), le vecteur \vec{B} = \overrightarrow{S_1S_2} reliant les deux positions orbitales du satellite a pour composantes :
Le point Q étant le projeté orthogonal de S_2 sur la droite (S_1C), la projection algébrique \delta R = (S_1Q) est donnée par le produit scalaire :
En utilisant la formule trigonométrique fournie en annexe :
avec a = \theta et b = \alpha, on obtient :
Résultat
Question 48
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : approximation de fraunhofer, rayon parallèle
Justifier que .
En conséquence, nous considérerons que les directions et sont parallèles et donc que .
Voir l'indiceIndice
Évaluer l'ordre de grandeur de l'angle \varepsilon \sim B/R_1 en comparant la ligne de base de 100 m à la distance oblique de plus de 800 km.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer géométriquement l'angle \varepsilon sous-tendu par la base \vec{B} = \overrightarrow{\mathrm{S}_1\mathrm{S}_2} depuis la cible \mathrm{C}.
- Majorer cet angle à l'aide de la distance satellite-cible R_1 et de la longueur de la ligne de base B.
- Effectuer l'application numérique pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écart angulaire \varepsilon \sim B/R_1 \sim 10^{-4}\text{ rad} négligeable devant 1 : les deux visées sont quasi-parallèles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le triangle \mathrm{S}_1\mathrm{S}_2\mathrm{C}, la ligne de base \overrightarrow{\mathrm{S}_1\mathrm{S}_2} de longueur B = \|\vec{B}\| est vue depuis la cible \mathrm{C} sous l'angle \varepsilon = \mathrm{Angle}(\overrightarrow{\mathrm{CS}_2}, \overrightarrow{\mathrm{CS}_1}).
D'après la loi des sinus dans ce triangle :
Sachant que la distance R_1 vérifie R_1 = \dfrac{H}{\cos\theta} \ge H, on en déduit la majoration :
Avec B = 100\text{ m} et H = 700\text{ km} = 7{,}0 \times 10^5\text{ m} :
Puisque cette borne supérieure est très petite devant 1, on a :
L'angle \varepsilon étant extrêmement faible (environ 0{,}008^\circ), les directions (\mathrm{S}_1\mathrm{C}) et (\mathrm{S}_2\mathrm{C}) peuvent être considérées comme rigoureusement parallèles. Par conséquent, en projetant orthogonalement \mathrm{S}_2 en \mathrm{Q} sur (\mathrm{S}_1\mathrm{C}), on a bien R_2 = \mathrm{CS}_2 \simeq \mathrm{CQ} = R_1 - \delta R.
Résultat
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : déphasage, interférométrie radar
Nous supposons qu'entre les deux images radar, prises successivement depuis les positions et du satellite, le déphasage propre (définie à la question (43)) reste inchangé. En utilisant le résultat établi en réponse à la question (43), exprimer, en fonction de , , et , la différence de phase des deux signaux réceptionnés.
Voir l'indiceIndice
Exprimer \Delta\phi_{\mathrm{tp}} = \phi_{\mathrm{récep},1} - \phi_{\mathrm{récep},2} = \frac{4\pi}{\lambda}(R_1 - R_2) en constatant la simplification du déphasage propre de la cible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination du déphasage propre constant de la cible : \Delta\phi_{\mathrm{tp}} = \frac{4\pi}{\lambda}\delta R = \frac{4\pi B}{\lambda}\sin(\theta - \alpha).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat établi à la question Q43, le déphasage d'un signal radar après un trajet aller-retour jusqu'à une cible située à une distance R de l'antenne s'écrit :
Pour chacune des deux prises de vue, aux positions \mathrm{S}_1 et \mathrm{S}_2, les distances à la cible sont respectivement R_1 et R_2. Le déphasage propre à la cible \phi_{\text{cible}} étant supposé inchangé entre les deux passages, les déphasages des signaux reçus s'écrivent :
La différence de phase entre les deux signaux réceptionnés s'exprime donc par :
En utilisant la relation issue de l'approximation des rayons parallèles établie à la question Q48, soit R_1 - R_2 = \delta R, et l'expression de la projection obtenue à la question Q47, \delta R = B\sin(\theta - \alpha), on obtient :
Résultat
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : interfrange, interférométrie radar
Caractériser l'angle de vue d'une cible qui conduit à des interférences constructives entre les signaux reçus par le satellite successivement dans les positions et (on tiendra compte de la réponse donnée à la question (46)). Nous rappelons que cette situation correspond à la condition ().
En déduire que la différence des abscisses de deux telles cibles et s'exprime selon la relation suivante :
où la fonction est à expliciter.
Application numérique : Calculer la valeur de dans le cas où , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition \Delta\phi_{\mathrm{tp}} = 2q\pi, différentier par rapport à \theta, puis exprimer \mathrm{d}Y = (H/\cos^2\theta)\mathrm{d}\theta pour aboutir au pas de frange w.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écart angulaire pour \Delta(\Delta\phi_{\mathrm{tp}}) = 2\pi et différentiation de Y(\theta) avec Q = \frac{1}{\cos^2\theta_0 \cos(\theta_0-\alpha)} ; w \approx 280\text{ m}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La condition d'interférences constructives pour la cible \mathrm{C}_n vue sous l'angle \theta_n = \theta_0 + \beta_n s'écrit, d'après le résultat de la question Q49 :
D'après la question Q46, la zone observée vérifie \beta_n \ll 1. En utilisant le développement limité au premier ordre fourni en annexe :
La condition d'interférences constructives devient :
ce qui caractérise l'écart angulaire \beta_n associé à l'ordre d'interférence q :
L'écart angulaire entre deux franges constructives consécutives (associées à des ordres entiers consécutifs \Delta q = 1) est donc :
L'abscisse de la cible au sol est reliée à son angle de visée par Y = H \tan\theta. Au premier ordre en \beta_n, d'après le formulaire :
La distance entre deux cibles consécutives conduisant à des interférences constructives (pas du réseau de franges au sol, ou interfrange) s'en déduit :
On identifie ainsi l'expression demandée :
Application numérique : Pour \theta_0 = 30^{\circ}, \alpha = 0, \lambda = 6\text{ cm} = 0{,}060\text{ m}, H = 700\text{ km} = 7{,}0 \times 10^5\text{ m} et B = 100\text{ m} :
D'où :
Résultat
2.3.3 · Effet de la topographie
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : distorsion géométrique, effet de relief
Établir, qu'au premier ordre relativement à l'écart , ce dernier est lié à selon la relation suivante :
Comparer les distances apparentes entre chacun des deux pieds (d'altitude nulle) et le sommet d'une montagne (que l'on supposera de profil triangulaire), par rapport aux distances réelles. On peut appuyer son raisonnement sur une figure.
Voir l'indiceIndice
Écrire les relations géométriques de distance dans le repère local : R_1^2 = H^2 + Y'^2 = (H-h)^2 + Y^2, puis développer au premier ordre en h et \delta Y.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les coordonnées de la position du satellite S_1, de la cible réelle C et de la cible apparente C' dans le repère cartésien local \mathcal{R}(O, x, y, z).
- Traduire la condition d'égalité des distances radiales S_1C = S_1C' = R_1, puis mener un développement au premier ordre en négligeant les termes d'ordre 2 (h^2 et \delta Y^2) devant les termes croisés.
- Considérer une montagne de profil triangulaire avec deux pieds d'altitude nulle et un sommet d'altitude h > 0, puis comparer les distances réelles et apparentes séparant les pieds du sommet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Raccourcissement de pente (« foreshortening ») : la face amont tournée vers le satellite apparaît plus courte que la réalité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère local \mathcal{R}(O, x, y, z), le satellite S_1 se trouve à l'altitude H à l'aplomb de l'origine : S_1\,(0, 0, H).
La cible réelle C a pour coordonnées (0, Y, h) et la cible apparente C' a pour coordonnées (0, Y', 0) avec Y' = Y - \delta Y.
La distance mesurée par le radar étant identique pour C et C' (R_1 = \|\overrightarrow{S_1 C}\| = \|\overrightarrow{S_1 C'}\|), écrivons l'égalité des carrés des distances :
En égalant les deux expressions et en simplifiant par Y^2 + H^2 :
Puisque le relief est de faible dimension devant l'altitude et la distance horizontale (h \ll H et \delta Y \ll Y), les termes quadratiques (\delta Y)^2 et h^2 sont négligeables au premier ordre devant les termes linéaires :
On en déduit immédiatement la relation demandée :
Comparaison des distances pour une montagne de profil triangulaire. Considérons une montagne triangulaire posée sur le sol (z = 0) entre un pied avant P_1\,(Y_1, 0) (le plus proche du satellite, Y_1 < Y) et un pied arrière P_2\,(Y_2, 0) (Y_2 > Y), avec un sommet S\,(Y_S, h) d'altitude h > 0.
Les pieds P_1 et P_2 étant d'altitude nulle (h = 0), leur position apparente coïncide avec leur position réelle : Y'_{P_1} = Y_1 et Y'_{P_2} = Y_2.
En revanche, le sommet d'altitude h > 0 subit un décalage vers le satellite :
On compare alors les distances apparentes au sol aux distances réelles horizontales :
Versant avant (face au radar, P_1 \to S) :
d'_{\text{avant}} = Y'_S - Y_1 = (Y_S - Y_1) - \delta Y = d_{\text{avant}} - \delta Y < d_{\text{avant}}La distance apparente est inférieure à la distance réelle : le versant avant apparaît raccourci (phénomène de foreshortening).
Versant arrière (opposé au radar, S \to P_2) :
d'_{\text{arrière}} = Y_2 - Y'_S = (Y_2 - Y_S) + \delta Y = d_{\text{arrière}} + \delta Y > d_{\text{arrière}}La distance apparente est supérieure à la distance réelle : le versant arrière apparaît étiré (allongé).
Résultat
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : phase topographique, interférométrie radar
À l'instar de la situation en terrain plat, la cible est observée par le satellite une première fois lorsqu'il est en position puis une seconde fois lorsqu'il se trouve en position . La cible apparente est telle que alors que les distances et sont, en général, différentes (se reporter à la figure (12)). Cette remarque est à prendre en compte dans le calcul du déphasage.
Établir que le déphasage total du signal reçu par le satellite en position , par rapport à celui reçu en position , attribué à la cible apparente , s'exprime par la relation suivante :
On pourra s'appuyer directement sur la relation suivante :
Voir l'indiceIndice
Exprimer la différence des chemins optiques en tenant compte du fait que la cible réelle est en (Y,h) lors du survol S_2 et utiliser un développement au premier ordre de l'angle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage effectif mesuré entre les signaux reçus en \mathrm{S}_1 et \mathrm{S}_2 pour la cible réelle \mathrm{C} à l'aide de la relation (26).
- Exprimer l'écart angulaire \delta\theta = \theta - \theta' en fonction de l'altitude h et de l'abscisse apparente Y' en reliant les coordonnées de \mathrm{C} et \mathrm{C}'.
- Effectuer un développement limité au premier ordre par rapport à \delta\theta pour faire apparaître la composante de terrain plat \Delta\phi_{\mathrm{tp}}(Y') et en déduire l'expression de \Delta\phi_{\mathrm{topo}}(Y').
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre en h du terme interférométrique faisant émerger la phase topographique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal reçu provient de la cible réelle \mathrm{C}, située aux distances R_1 = \|\overrightarrow{\mathrm{S}_1\mathrm{C}}\| et R_2 = \|\overrightarrow{\mathrm{S}_2\mathrm{C}}\|. D'après les questions 43 et 49, en supposant que le déphasage propre \phi_{\mathrm{cible}} est invariable entre les deux passages, la différence de phase mesurée s'écrit :
En utilisant la relation (26) fournie par l'énoncé, R_2 = R_1 - B\sin(\theta - \alpha), on a :
Ce signal est attribué par le système d'imagerie au pixel de terrain plat correspondant à la cible apparente \mathrm{C}', repérée par l'angle \theta' et d'abscisse Y'. Posons :
Déterminons l'écart angulaire \delta\theta. Par définition des angles \theta et \theta' dans le triangle rectangle projeté :
Au premier ordre par rapport au petit angle \delta\theta, le formulaire fournit :
On en déduit :
Or, d'après la question 51, \delta Y = \dfrac{H}{Y}h \simeq \dfrac{H}{Y'}h au premier ordre, et la géométrie de la visée de \mathrm{C}' donne \cos\theta' = \dfrac{H}{R_1}. Il vient donc :
Développons maintenant l'expression du déphasage au premier ordre en \delta\theta :
En injectant cette relation dans \Delta\phi, on obtient :
On reconnaît dans le premier terme la contribution de terrain plat évaluée en Y' (question 49) :
Le second terme constitue la phase topographique \Delta\phi_{\mathrm{topo}}(Y'). En remplaçant \delta\theta = \dfrac{h}{Y'}, on parvient au résultat attendu :
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : sensibilité de mesure, précision altimétrique
La composante de phase peut être soustraite du déphasage puisque l'abscisse est déduite de la mesure du temps de parcours (qui donne ) et est donc connue. En raison notamment des perturbations atmosphériques, la précision de la mesure du déphasage est de l'ordre de . Estimer la précision attendue d'une mesure d'altitude basée sur la mesure de pour une visée à et .
Rappel des données : ; ; .
Voir l'indiceIndice
Différencier la relation reliant \Delta\phi_{\mathrm{topo}} à h et isoler l'incertitude sur l'altitude \delta h correspondant au bruit de phase \Delta\phi_{\mathrm{bruit}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'abscisse apparente Y' en fonction de la hauteur orbitale H et de l'angle de visée apparent \theta'.
- Inverser la relation (25) pour exprimer l'altitude h en fonction de la composante topographique \Delta\phi_{\mathrm{topo}}.
- En déduire l'incertitude sur l'altitude \delta h induite par le bruit de phase \Delta\phi_{\text{bruit}}, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution altimétrique déduite du bruit de phase : \Delta h \approx 10\text{ m}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la géométrie de la visée radar (figure 12), la cible apparente \mathrm{C}' située au sol (z = 0) est repérée par l'angle \theta' tel que :
En injectant cette relation dans l'expression (25) de la composante topographique du déphasage :
On en déduit l'expression de l'altitude h :
Pour \alpha = 0, cette relation se simplifie en :
La précision \delta h sur la détermination de l'altitude découle directement de la précision de mesure du déphasage \Delta\phi_{\text{bruit}} \simeq \frac{\pi}{4} :
Application numérique : Avec H = 700\text{ km} = 7{,}0 \times 10^5\text{ m}, \lambda = 6\text{ cm} = 0{,}06\text{ m}, B = 100\text{ m} et \theta' = 30^{\circ} (\sin 30^{\circ} = 1/2, \cos^2 30^{\circ} = 3/4, soit \frac{\sin 30^{\circ}}{\cos^2 30^{\circ}} = \frac{2}{3}) :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
2.3.4 · Mesure de la déformation d'un volcan
Question 54
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : déphasage, interférométrie différentielle
Établir que ce déplacement induit le déphasage supplémentaire suivant :
On se souviendra que les direction et sont quasi-parallèles (objet de la question (48)).
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation de distance oblique induite par un déplacement vertical pur : \mathrm{d}R = -\mathrm{d}z \cos\theta = -\eta\cos\theta, puis en déduire le déphasage aller-retour.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation de la distance satellite-cible R_2 sous l'effet du déplacement vertical \vec{\delta \mathrm{C}} = \eta \vec{e}_z, en exploitant la quasi-parallélisme des visées établi à la question Q48.
- En déduire la variation du déphasage aller-retour du second signal, puis le déphasage différentiel supplémentaire \Delta\phi_{\mathrm{d}} qui en résulte.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du déplacement vertical sur la visée \delta R = \eta\cos\theta conduisant à \Delta\phi_{\mathrm{d}} = \frac{4\pi}{\lambda}\eta\cos\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Entre la première et la seconde prise de vue, la cible \mathrm{C} subit un déplacement vertical \vec{\delta \mathrm{C}} = \eta \vec{e}_z.
D'après la question Q48, les directions (\mathrm{CS}_1) et (\mathrm{CS}_2) sont quasi-parallèles et font un angle \theta avec la verticale descendante -\vec{e}_z. Le vecteur unitaire orienté du satellite vers la cible s'écrit dans le repère (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) :
Au premier ordre en \eta / R_2, la variation de la distance R_2 = \|\overrightarrow{\mathrm{S}_2\mathrm{C}}\| induite par le déplacement \vec{\delta \mathrm{C}} s'obtient par projection :
Un soulèvement vertical (\eta > 0) rapproche donc la cible du satellite d'une quantité \eta \cos\theta.
Le déphasage du signal reçu lors du second passage est donné par la relation établie à la question Q43 :
La variation de ce déphasage induite par le déplacement s'écrit :
La première acquisition n'étant pas affectée par cette déformation ultérieure, la variation du déphasage interférométrique \Delta\phi = \phi_{\text{récep}, 1} - \phi_{\text{récep}, 2} est :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 55
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : sensibilité de mesure, interférométrie différentielle
Estimer la valeur du déplacement minimal décelable pour une précision sur la mesure du déphasage de l'ordre de et pour .
Voir l'indiceIndice
Inverser la formule de la question précédente en remplaçant \Delta\phi_{\mathrm{d}} par l'incertitude de mesure \Delta\phi_{\mathrm{bruit}} = \pi/4.
Voir la stratégieStratégie
- Associer le déplacement vertical minimal décelable \eta_{\min} à la condition où la variation de phase induite dépasse le niveau de bruit de mesure : \Delta\phi_{\mathrm{d}} \simeq \Delta\phi_{\text{bruit}}.
- Inverser la relation établie à la question précédente (Q54) pour obtenir l'expression littérale de \eta_{\min}.
- Réaliser l'application numérique avec la longueur d'onde \lambda = 6\text{ cm} du radar Sentinel-1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déplacement vertical minimal décelable : \eta_{\min} = \frac{\lambda \Delta\phi_{\text{bruit}}}{4\pi\cos\theta} \approx 4\text{ mm} (sensibilité millimétrique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation (27) établie à la question Q54, le déphasage induit par un déplacement vertical \eta vaut :
Pour que ce déplacement soit mesurable, le déphasage qu'il engendre doit être au moins de l'ordre du bruit de mesure sur la phase, soit \Delta\phi_{\mathrm{d}} \ge \Delta\phi_{\text{bruit}}. Le déplacement vertical minimal décelable vérifie donc :
En injectant \Delta\phi_{\text{bruit}} \simeq \frac{\pi}{4}, on obtient l'expression littérale :
Application numérique : Avec \lambda = 6{,}0\text{ cm} = 6{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} et \theta = 30^{\circ} (\cos 30^{\circ} = \frac{\sqrt{3}}{2} \simeq 0{,}866) :
Résultat
Question 56
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : interférométrie différentielle, comptage de franges
La figure (13) représente les franges d'interférences résultant de la somme de deux images (une image est une collection de signaux issus de tous les pixels-terrain qui constituent la surface explorée) du volcan Kilauea (cratère Halema'uma'u) à Hawaii. Elles ont été prises à un mois d'intervalle, sous un angle de visée . La longueur d'onde utilisée est ici égale à (elle diffère donc de celle que nous avons considérée jusqu'alors).
Estimer la surrection (ou soulèvement) du volcan.
Voir l'indiceIndice
Compter le nombre de cycles de phase de 2\pi du centre du motif vers l'extérieur sur la figure 13 et multiplier par la surrection associée à une frange.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le soulèvement \eta en fonction du déphasage mesuré \Delta\phi_{\mathrm{d}} en inversant la relation (27) établie à la question précédente.
- Calculer le déplacement vertical associé à l'écartement d'une frange d'interférence complète (\Delta\phi = 2\pi).
- Dénombrer le nombre de franges N entre la périphérie non déformée (\Delta\phi = 0) et le centre de la déformation sur la figure (13), puis en déduire une estimation de la surrection \eta_{\mathrm{s}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comptage des N franges concentriques sur le volcan et calcul de la surrection totale via \eta_{\mathrm{s}} = N \frac{\lambda}{2\cos\theta} (quelques centimètres).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation (27) établie à la question précédente, le déphasage différentiel \Delta\phi_{\mathrm{d}} lié à un déplacement vertical \eta vaut :
Le déplacement vertical \eta s'exprime donc en fonction du déphasage par :
Un cycle complet de déphasage \delta(\Delta\phi) = 2\pi (correspondant à une frange d'interférence complète, soit la répétition d'un motif coloré) est associé à un déplacement élémentaire :
Avec \lambda = 3\text{ cm} = 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} et \theta = 44^\circ :
Sur la figure (13), les franges forment des anneaux concentriques centrés sur la caldera du volcan Kilauea. Les annotations indiquent :
- \Delta\phi = 0 en bordure extérieure non déformée ;
- \Delta\phi = 2\pi sur le premier anneau vers l'intérieur (1re frange) ;
- \Delta\phi = 4\pi sur le deuxième anneau (2e frange).
En poursuivant le comptage vers le centre du gonflement (au niveau du lac de lave et de la caldera), on dénombre encore 2 à 3 franges supplémentaires (soit un total de N \simeq 4\text{ à }5 franges, correspondant à un déphasage maximal au centre \Delta\phi_{\max} \simeq 8\pi\text{ à }10\pi).
Le soulèvement maximal (surrection) \eta_{\mathrm{s}} du volcan au centre de la déformation vaut donc :
- Pour N = 4 franges : \eta_{\mathrm{s}} \simeq 4 \times 2{,}09\text{ cm} \simeq 8{,}4\text{ cm} ;
- Pour N = 5 franges : \eta_{\mathrm{s}} \simeq 5 \times 2{,}09\text{ cm} \simeq 10{,}5\text{ cm}.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique BCPST 2025 ?
Surtout 2 chapitres : Mécanique des fluides (38 % des questions, partie 1) et Interférences lumineuses (24 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Mouvement dans un champ de force centrale, Ondes mécaniques et acoustiques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Optique géométrique…
Peut-on travailler le sujet ENS Physique BCPST 2025 dès la première année (BCPST1) ?
En partie : 22 questions sur 56 (39 %) ne demandent que le programme de BCPST1. Blocs abordables : la sous-partie 1.1 (Q1 à Q5), la sous-partie 2.2.1 (Q34 à Q38) et la sous-partie 2.2.2 (Q39 à Q41). Avec les autres programmes de première année : 44 en MPSI, 44 en PCSI, 44 en PTSI, 44 en MP2I et 29 en TSI1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique BCPST 2025 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique BCPST 2025 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q52 (phase topographique).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique BCPST 2025 ?
Questions de cours : Q1 (loi des gaz parfaits), Q6 (nombre de reynolds), Q14 (force de traînée), Q15 (traînée de stokes), Q25 (coordonnée polaire), Q32 (longueur d'onde) et Q44 (formule de fresnel). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (analyse dimensionnelle), Q16 (vitesse limite), Q26 (principe fondamental de la dynamique), Q27 (troisième loi de kepler), Q42 (retard de propagation), Q45 (interférence constructive), Q47 (différence de marche), Q49 (déphasage)….
Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique BCPST 2025 ?
Le sujet ENS Physique BCPST 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne obtenue est de 8,02/20 avec un écart-type de 3,48, et le rapport précise que le sujet est long, les meilleures copies n'ayant répondu qu'à environ 3/5 des questions. Écart-type : 3,48 (791 présents).
Comment déterminer la valeur de C_1 à la question Q15 ?
Par lecture graphique sur la figure 2 à \mathrm{Re}_{\mathrm{p}} = 1 (où C_x = C_1), ou par identification entre l'expression de la traînée F_{\mathrm{T}} = \frac{1}{8}\pi C_x \rho_{\mathrm{g}} d^2 v^2 et la formule de Stokes F_{\mathrm{T}} = 3\pi \eta_{\mathrm{g}} d v. Les deux approches donnent C_1 \simeq 24.
Pourquoi la nuée ardente s'arrête-t-elle en un temps fini en Q21 ?
Car la dérivée \mathrm{d}\psi/\mathrm{d}t ne s'annule pas lorsque \psi \to 0 : le second membre contient le terme constant non nul -B L(t) \phi_{\min} < 0. La décroissance n'est pas asymptotique mais atteint \psi = 0 à un instant fini, fixant ainsi la portée maximale.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 56 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 8,02 et d'écart-type 3,48 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.