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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2020

Au temps des Mayas

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 17 questions sur 29. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 11 · MP2I 12 · TSI1 12 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes et signaux, Optique géométrique, Électrocinétique et électronique · 7 incontournables · 18 questions de première année
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Ce sujet très original propose d'interpréter deux phénomènes physiques naturels au cœur de la mythologie maya : l'écho en « gazouillement de quetzal » produit par un claquement de mains devant la pyramide de Chichén Itzá, puis la teinte cuivrée de la Lune lors d'une éclipse totale. La première partie constitue une excellente mise en pratique des outils de traitement du signal (échantillonnage, sonogramme, résolution spectrale) couplée à un modèle d'interférences constructives par diffraction sur un réseau d'arêtes de marches. La seconde partie mobilise la statique des fluides isotherme, les propriétés des ondes électromagnétiques planes progressives harmoniques, puis propose un bilan d'atténuation (diffusion Rayleigh et absorption) et le calcul de la réfraction des rayons solaires rasant l'atmosphère terrestre. Sujet fluide, bien guidé et formateur, particulièrement représentatif de l'esprit Mines-Ponts.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 25 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

19 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (19) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    La partie II (questions Q15 à Q29) est totalement indépendante de la partie I et peut être abordée directement.

  • Données en annexe

    Une feuille réponse fournie avec le sujet doit obligatoirement être complétée et rendue avec la copie pour les tracés demandés en Q13 et Q29.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

29 questions
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Partie I : Écho de la grande pyramide de Chichén Itzá

A · Sonogramme

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : analyse spectrale, fréquence fondamentale

Déterminer la fréquence du fondamental (pic 1) de cette note ainsi que l'amplitude du pic 2. On donne .

Voir l'indice

Lire directement la position du pic 1 sur l'abscisse fréquentielle. Pour le pic 2, relever l'atténuation en dB par rapport au pic 1 et utiliser la définition 20\log_{10}(a_2/a_1).

Voir la stratégie
  1. Pour la fréquence f_1, effectuer une lecture graphique de l'abscisse du pic 1 sur le spectre d'amplitude (figure 3).
  2. Pour l'amplitude a_2, repérer le niveau en décibels du pic 2 par rapport à celui du pic 1 (qui est à 0\text{ dB} pour a_1 = 100\text{ mV}), puis utiliser la définition de l'échelle logarithmique en tension/amplitude pour remonter à a_2.
Voir la réponse courte

Lecture du pic fondamental f_1 sur le spectre en fréquence et conversion du niveau en dB pour obtenir l'amplitude a_2.

Voir le corrigé complet

Fréquence du fondamental f_1 :

Sur l'axe des fréquences de la figure 3, l'intervalle entre 0 et 5\text{ kHz} est divisé en 5 graduations principales, soit 1\text{ kHz} par division. Le pic 1 est situé entre 1\text{ kHz} et 2\text{ kHz}, à environ :

\boxed{f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz}}

Remarque : On observe que le pic 2 est situé à une fréquence f_2 \approx 3{,}4\text{ kHz} \approx 2f_1, ce qui confirme qu'il s'agit bien du deuxième harmonique.

Amplitude a_2 du pic 2 :

L'échelle verticale représente un niveau en décibels d'amplitude, défini par :

L_{\text{dB}} = 20\log_{10}\!\left(\frac{a}{a_{\text{ref}}}\right)

Le pic 1 est au sommet de l'échelle à 0\text{ dB}, ce qui signifie que l'amplitude de référence est prise égale à celle du fondamental : a_{\text{ref}} = a_1 = 100\text{ mV}.

Chaque graduation verticale correspond à 10\text{ dB}. Le pic 2 culmine à 3 divisions sous la ligne 0\text{ dB}, soit au niveau :

L_{2,\text{dB}} = -30\text{ dB}

On en déduit :

\begin{aligned} 20\log_{10}\!\left(\frac{a_2}{a_1}\right) &= -30 \\ \log_{10}\!\left(\frac{a_2}{a_1}\right) &= -1{,}5 = -2 + 0{,}5 \\ a_2 &= a_1 \times 10^{-2} \times 10^{0{,}5} \end{aligned}

Avec la donnée 10^{0{,}5} \approx 3{,}16 et a_1 = 100\text{ mV} :

\begin{aligned} a_2 &\approx 100 \times 10^{-2} \times 3{,}16\text{ mV} = 3{,}16\text{ mV} \end{aligned}
\boxed{a_2 \approx 3{,}2\text{ mV}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très mal réussie en raison d'un manque de maîtrise du calcul d'amplitude à partir d'un spectre en décibels.

« Question très mal réussie. Le calcul d’amplitude du pic 2 après exploitation du spectre d’amplitudes en dB n’est pas maîtrisé par la majorité des candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon, résolution spectrale

Calculer numériquement la plus petite valeur de respectant la condition de Nyquist-Shannon, et la durée d'acquisition donnant une résolution spectrale de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Nyquist-Shannon reliant f_e à la fréquence maximale présente dans le spectre (f_2). Utiliser ensuite la relation liant durée de mesure et résolution fréquentielle : \delta f = 1/T_a.

Voir la réponse courte

Application directe de Nyquist-Shannon f_e \ge 2 f_{\max} et de la résolution spectrale \delta f = 1/T_a.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le signal est modélisé par la seule présence des pics 1 et 2, tout autre contenu spectral étant négligé. La fréquence maximale contenue dans le signal est donc celle du second harmonique :

f_{\max} = f_2 \approx 3{,}4\text{ kHz}

D'après le théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon, pour éviter tout phénomène de repliement de spectre (ou repliement spectral), la fréquence d'échantillonnage f_e doit être au moins égale au double de la fréquence maximale du spectre :

f_e \ge 2 f_{\max}

La plus petite valeur de f_e respectant cette condition est donc :

\begin{aligned} f_{e,\min} &= 2 f_2 \\ f_{e,\min} &= 2 \times 3{,}4\text{ kHz} = 6{,}8\text{ kHz} \end{aligned}
\boxed{f_{e,\min} \approx 6{,}8\text{ kHz}}

Par ailleurs, la résolution spectrale \delta f est liée à la durée d'acquisition T_a par la relation donnée dans l'énoncé :

\delta f = \frac{1}{T_a} \iff T_a = \frac{1}{\delta f}

Pour une résolution spectrale souhaitée de \delta f = 100\text{ Hz}, on obtient :

\begin{aligned} T_a &= \frac{1}{100\text{ s}^{-1}} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ s} = 10\text{ ms} \end{aligned}
\boxed{T_a = 10\text{ ms}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le critère de Shannon doit être réellement compris et appliqué avec recul critique, sans se limiter à une formule mal assimilée.

« Le critère de Shannon est majoritairement mal compris des candidats. Il ne s’agit pas de réciter une formule aux termes interchangeables. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : sonogramme, résolution spectrale, échantillonnage

On note la durée totale de l'enregistrement sonore. La résolution spectrale du sonogramme dépend-elle de ou de ? Combien de pixels (rectangles élémentaires composant le sonogramme) comporte un sonogramme de fréquence maximale et de durée ? Effectuer l'application numérique lorsque et .

Voir l'indice

Distinguer la durée d'une fenêtre d'analyse élémentaire de la durée totale d'enregistrement. Le nombre de cases élémentaires (pixels) du pavage temps-fréquence s'obtient par le produit de la durée totale par la bande passante utile.

Voir la stratégie
  1. Identifier la durée sur laquelle est réalisée chaque analyse de Fourier élémentaire pour déterminer de quelle grandeur dépend \delta f.
  2. Exprimer le nombre de pas temporels et le nombre de canaux fréquentiels pour en déduire le nombre total de pixels du sonogramme.
  3. Réaliser l'application numérique avec les valeurs données.
Voir la réponse courte

La résolution dépend de la durée de la fenêtre d'analyse T_a, calcul du nombre total de cases temporelles et fréquentielles.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le sonogramme est constitué d'une succession de spectres calculés sur des tranches temporelles de durée T_a comprises entre n T_a et (n+1)T_a. La durée d'acquisition de chaque tranche étant T_a, la résolution spectrale vaut :

\delta f = \frac{1}{T_a}

Elle dépend donc exclusivement de la durée de la fenêtre élémentaire T_a, et non de la durée totale de l'enregistrement \tau.

Un pixel (ou rectangle élémentaire du sonogramme) a pour dimensions temporelle \Delta t = T_a et fréquentielle \Delta f = \delta f = \frac{1}{T_a}.

Sur la durée totale \tau, le nombre de tranches temporelles vaut :

N_t = \frac{\tau}{T_a}

Sur la plage de fréquence [0, f_M], le nombre de canaux fréquentiels vaut :

N_f = \frac{f_M}{\delta f} = f_M T_a

Le nombre total de pixels N_p composant le sonogramme est donc le produit :

\begin{aligned} N_p &= N_t \times N_f = \frac{\tau}{T_a} \times (f_M T_a) \end{aligned}

On constate que la durée T_a se simplifie :

\boxed{N_p = f_M \tau}

Application numérique : Pour f_M = 3{,}5\text{ kHz} = 3{,}5 \times 10^3\text{ Hz} et \tau = 500\text{ ms} = 0{,}500\text{ s} :

N_p = 3{,}5 \times 10^3 \times 0{,}500 = 1750
\boxed{N_p = 1750\text{ pixels}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le nombre de pixels d'un écran doit nécessairement être un entier supérieur ou égal à un.

« Il est cependant bon de retenir que le nombre de pixels d’un écran est a priori entier, et en aucune façon plus faible que l’unité. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : sonogramme, résolution temporelle

Quelle condition doit vérifier afin que l'on puisse suivre l'évolution temporelle de la fréquence du fondamental sur le sonogramme ? Construire le sonogramme simplifié de dans l'intervalle temporel . On prendra soin de mentionner sur le graphique toutes les informations connues.

Voir l'indice

Pour pouvoir considérer la fréquence comme constante sur chaque tranche d'analyse, comparer la constante de décroissance \tau_d à la durée d'acquisition T_a. Tracer des segments affines décroissants pour le fondamental et son harmonique.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'échelle temporelle de variation du signal \tau_d à la résolution temporelle de l'analyse spectrale par fenêtrage T_a.
  2. Déterminer les expressions temporelles des deux composantes fréquentielles (fondamental f_1'(t) et harmonique de rang 2, f_2'(t) = 2f_1'(t)) sur l'intervalle [0\,;\, 0{,}5\tau_d].
  3. Tracer le sonogramme simplifié en indiquant les valeurs caractéristiques aux bornes de l'intervalle.
Voir la réponse courte

Condition de compromis temps-fréquence T_a \ll \tau_d puis tracé de la droite de fréquence instantanée sur le plan temps-fréquence.

Voir le corrigé complet

1. Condition sur \tau_d :

Le sonogramme est élaboré en découpant le signal en tranches temporelles successives de durée T_a. Pour pouvoir suivre l'évolution temporelle de la fréquence du fondamental, la durée caractéristique de variation \tau_d doit être très grande devant la durée d'une fenêtre d'acquisition élémentaire T_a :

\boxed{\tau_d \gg T_a}

De manière équivalente, la variation de fréquence du fondamental sur une fenêtre temporelle T_a, soit \Delta f'_1 \approx f_1 \frac{T_a}{\tau_d}, doit rester inférieure ou de l'ordre de la résolution spectrale \delta f = \frac{1}{T_a}, ce qui conduit à \tau_d \gg f_1 T_a^2. Avec T_a = 10\text{ ms} et f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz}, cela donne \tau_d \gg 170\text{ ms}.

2. Évolution des fréquences et tracé du sonogramme :

Le son s_b(t) possède deux composantes harmoniques :

  • Le fondamental :

    f_1'(t) = f_1 \left(1 - \frac{t}{\tau_d}\right)

    En t = 0, f_1'(0) = f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz}. En t = 0{,}5\,\tau_d, f_1'(0{,}5\,\tau_d) = 0{,}5\,f_1 \approx 0{,}85\text{ kHz}.

  • Le second harmonique (de rang 2), de fréquence double de celle du fondamental :

    f_2'(t) = 2 f_1'(t) = 2 f_1 \left(1 - \frac{t}{\tau_d}\right)

    En t = 0, f_2'(0) = 2 f_1 \approx 3{,}4\text{ kHz}. En t = 0{,}5\,\tau_d, f_2'(0{,}5\,\tau_d) = f_1 \approx 1{,}7\text{ kHz}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il convient de bien maîtriser le lien entre le fondamental et ses harmoniques pour réussir le tracé du sonogramme.

« Le tracé du sonogramme simplifié a posé problème. Le lien entre le fondamental (y compris variable dans le temps) et les harmoniques est souvent mal compris. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : sonogramme, fréquence fondamentale, harmonique

Déterminer la durée approximative du chant du quetzal puis mesurer, à la date , la fréquence du fondamental du chant ainsi que celles ( entier) des autres harmoniques visibles sur le sonogramme.

Voir l'indice

Relever la largeur temporelle globale du motif sur la figure 5 pour obtenir \tau_q, puis lire verticalement les ordonnées des bandes d'énergie à t = 140\text{ ms}.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur l'axe temporel de la figure 5 l'intervalle où le signal acoustique du chant est présent afin d'en déduire sa durée \tau_q = t_{\text{fin}} - t_{\text{début}}.
  2. Se placer à l'abscisse temporelle t = 140\text{ ms} (deuxième graduation secondaire après 100\text{ ms}, l'axe comportant une graduation tous les 20\text{ ms}).
  3. Mesurer les ordonnées des différentes composantes spectrales (taches sombres) et vérifier la cohérence avec la relation harmonique f_{q, i} \approx i \, f_{q, 1}.
Voir la réponse courte

Lecture directe sur le sonogramme fourni de la durée du chant et des fréquences du fondamental et de ses harmoniques.

Voir le corrigé complet

1. Durée approximative du chant du quetzal :

L'axe des abscisses de la figure 5 comporte 5 subdivisions entre 0 et 100\text{ ms}, soit un pas de graduation de 20\text{ ms}.

Le signal sonore émis par le quetzal débute vers t_{\text{début}} \approx 60\text{ à }70\text{ ms} et s'éteint vers t_{\text{fin}} \approx 200\text{ à }210\text{ ms}. La durée approximative du chant est donc :

\tau_q = t_{\text{fin}} - t_{\text{début}} \approx 210 - 70 \approx 140\text{ ms}

Compte tenu de la précision de lecture (de l'ordre de \pm 10\text{ ms}), on retient :

\boxed{\tau_q \approx 140\text{ à }150\text{ ms}}

2. Fréquences à la date t = 140\text{ ms} :

À l'abscisse t = 140\text{ ms}, on observe trois composantes harmoniques distinctes réparties verticalement :

  • Fondamental (i = 1) : la branche de plus basse fréquence se situe juste au niveau de la graduation 1\text{ kHz} :

    \boxed{f_{q, 1} \approx 1{,}0\text{ kHz}} \quad (\text{valeurs admises entre } 0{,}9\text{ et } 1{,}1\text{ kHz})
  • Deuxième harmonique (i = 2) : la branche intermédiaire se situe un peu en dessous de 2\text{ kHz} :

    \boxed{f_{q, 2} \approx 1{,}9\text{ à }2{,}0\text{ kHz}} \quad (\text{valeurs admises entre } 1{,}8\text{ et } 2{,}1\text{ kHz})
  • Troisième harmonique (i = 3) : la branche supérieure se situe entre 2{,}6 et 2{,}8\text{ kHz} :

    \boxed{f_{q, 3} \approx 2{,}7\text{ kHz}} \quad (\text{valeurs admises entre } 2{,}5\text{ et } 2{,}9\text{ kHz})

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas inverser l'ordre des harmoniques lors de la lecture graphique.

« Une erreur fréquente a consisté à inverser l’ordre des harmoniques. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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B · Diffraction du son par une marche de l'escalier

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : onde progressive, retard de propagation

Exprimer puis en fonction notamment de la fonction .

Voir l'indice

Exprimer le retard de propagation aller \tau_n = d_n/c_s pour l'onde incidente en S_n, puis appliquer le facteur de réflexion \kappa et le retard retour supplémentaire pour parvenir en S.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le retard acoustique pour le trajet aller de S à S_n à la célérité c_s et en déduire la forme de l'onde incidente \Psi(S_n, t) sans atténuation.
  2. Appliquer la relation constitutive donnée par l'énoncé pour l'onde diffractée en S_n.
  3. Prendre en compte le retard acoustique identique pour le trajet retour de S_n à S pour exprimer \Psi'(S, t).
Voir la réponse courte

Expression des ondes incidente et réfléchie avec les retards de propagation aller-retour d_n/c_s et l'atténuation géométrique.

Voir le corrigé complet

La propagation de l'onde incidente le long du trajet rectiligne reliant S à S_n est modélisée comme unidimensionnelle, linéaire, non dispersive et sans atténuation d'amplitude. Le signal émis en S à la date t est \Psi(S, t) = s(t).

Le temps de propagation sur la distance d_n = SS_n à la célérité c_s vaut :

\tau_n = \frac{d_n}{c_s}

L'onde incidente arrivant au point S_n à la date t a donc été émise en S à la date t - \tau_n, d'où :

\boxed{\Psi(S_n, t) = s\left(t - \frac{d_n}{c_s}\right)}

Lors de l'interaction avec l'arête S_n, le signal diffracté dans la direction S_n S s'écrit en S_n :

\Psi'(S_n, t) = \kappa\,\Psi(S_n, t) = \kappa\,s\left(t - \frac{d_n}{c_s}\right)

L'onde retour \Psi' effectue ensuite le trajet en sens inverse de S_n à S. Selon les mêmes hypothèses de propagation unidimensionnelle sans atténuation, elle subit à nouveau le retard \tau_n = d_n / c_s :

\Psi'(S, t) = \Psi'\left(S_n, t - \frac{d_n}{c_s}\right)

En remplaçant l'argument temporel, on obtient finalement pour l'onde reçue en S :

\boxed{\Psi'(S, t) = \kappa\,s\left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez au signe du retard de phase et n'oubliez pas le facteur 2 associé au trajet aller-retour de l'onde.

« Erreurs de signe récurrentes pour comptabiliser correctement le retard de phase dû à la propagation de l’onde acoustique. Le facteur 2 lié à l’aller-retour de l’onde est rarement pris en compte. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : onde progressive harmonique, déphasage

Exprimer la phase à l'instant de la composante harmonique de pulsation de l'onde retour en diffractée en , en fonction notamment de .

Voir l'indice

Remplacer l'argument de la fonction temporelle par le temps retardé correspondant à l'aller-retour 2d_n/c_s.

Voir la réponse courte

Calcul de la phase instantanée en intégrant le déphasage de propagation \phi'_n(t) = \omega(t - 2d_n/c_s).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q6, l'onde retour reçue au point d'émission S après diffraction sur l'arête S_n subit un retard de propagation \tau_n correspondant à l'aller-retour sur la distance d_n à la célérité c_s :

\tau_n = \frac{2d_n}{c_s}

Pour la composante harmonique considérée, le signal émis en S s'écrit :

s_\omega(t) = s_m \cos[\phi(t)] = s_m \cos(\omega t)

La composante harmonique correspondante de l'onde retour en S s'obtient donc en appliquant ce retard :

s'_{\omega, n}(t) = \kappa \, s_\omega(t - \tau_n) = \kappa \, s_m \cos\left[ \omega \left( t - \frac{2d_n}{c_s} \right) \right]

Par identification avec l'expression générale sous la forme d'un cosinus de phase \phi'_n(t), on en déduit la phase de cette onde retour à l'instant t :

\boxed{\phi'_n(t) = \omega \left( t - \frac{2d_n}{c_s} \right) = \omega t - \frac{2\omega d_n}{c_s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde au signe du déphasage de propagation et pensez au facteur 2 lié à l'aller-retour.

« Erreurs de signe récurrentes pour comptabiliser correctement le retard de phase dû à la propagation de l’onde acoustique. Le facteur 2 lié à l’aller-retour de l’onde est rarement pris en compte. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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C · Superposition constructive en S

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : différence de phase, chemin acoustique

Exprimer en fonction notamment des distances et .

Voir l'indice

Calculer la différence des phases instantanées \phi'_n(t) - \phi'_{n+1}(t) établies à la question précédente en factorisant par la pulsation \omega.

Voir la réponse courte

Différence de phase entre les ondes issues de deux marches successives \Delta\phi'_n = 2\omega(d_{n+1} - d_n)/c_s.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la phase en S à l'instant t de la composante harmonique de pulsation \omega renvoyée par l'arête S_n s'écrit :

\phi'_n(t) = \omega \left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)

De même, pour l'onde renvoyée par l'arête suivante S_{n+1} située à la distance d_{n+1}, la phase en S s'écrit :

\phi'_{n+1}(t) = \omega \left(t - \frac{2d_{n+1}}{c_s}\right)

Par définition donnée par l'énoncé, la différence de phase entre ces deux ondes reçues en S est :

\begin{aligned} \Delta\phi'_n &= \phi'_n(t) - \phi'_{n+1}(t) \\ &= \omega \left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right) - \omega \left(t - \frac{2d_{n+1}}{c_s}\right) \\ &= \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n) \end{aligned}
\boxed{\Delta\phi'_n = \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe sur le déphasage et à l'oubli fréquent du facteur 2 dû à l'aller-retour.

« Erreurs de signe récurrentes pour comptabiliser correctement le retard de phase dû à la propagation de l’onde acoustique. Le facteur 2 lié à l’aller-retour de l’onde est rarement pris en compte. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : interférence constructive, condition d'interférence

Déduire de cette hypothèse l'ensemble des fréquences entendues lors du retour du son diffracté par les marches et , en fonction notamment des distances et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'interférence totalement constructive : le déphasage doit être un multiple entier positif de 2\pi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de superposition constructive en termes de déphasage entre les deux signaux.
  2. Relier la pulsation \omega à la fréquence \nu, puis isoler les fréquences discrètes \nu_m.
Voir la réponse courte

Condition d'interférences constructives \Delta\phi'_n = 2m\pi pour extraire le peigne de fréquences sélectionnées \nu_m.

Voir le corrigé complet

Les ondes de pulsation \omega = 2\pi \nu issues des marches consécutives S_n et S_{n+1} se superposent constructivement en S si et seulement si leur différence de phase \Delta\phi'_n est un multiple entier de 2\pi :

\Delta\phi'_n = 2m\pi \quad \text{avec } m \in \mathbb{N}^*

En utilisant l'expression du déphasage obtenue à la question Q8 :

\Delta\phi'_n = \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n) = \frac{4\pi \nu}{c_s}(d_{n+1} - d_n)

On en déduit l'ensemble des fréquences discrètes audibles :

\frac{4\pi \nu_m}{c_s}(d_{n+1} - d_n) = 2m\pi

soit :

\boxed{\nu_m = m \, \frac{c_s}{2(d_{n+1} - d_n)} \quad (m \in \mathbb{N}^*)}

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : approximation géométrique, fréquence

Exprimer en fonction de , et . Calculer l'expression exacte de . On admet que la condition de l'expérience permet d'écrire : en déduire l'expression approchée suivante où est une fonction que l'on explicitera.

Voir l'indice

Exprimer d_n^2 par le théorème de Pythagore à partir de la position de la marche S_n. Factoriser la différence des carrés sous la forme (d_{n+1}-d_n)(d_{n+1}+d_n) et utiliser l'approximation fournie.

Voir la stratégie
  1. Choisir un repère cartésien dont l'origine est la source S au sol, avec l'axe horizontal dirigé vers la pyramide et l'axe vertical ascendant.
  2. Exprimer les coordonnées de l'arête S_n pour en déduire la distance d_n = SS_n.
  3. Développer d_{n+1}^2 - d_n^2 pour obtenir sa valeur exacte, puis utiliser l'approximation d_{n+1} + d_n \simeq 2d_n pour exprimer la fréquence fondamentale \nu_1.
Voir la réponse courte

Calcul de la différence de marche avec le théorème de Pythagore sur les marches et développement limité pour obtenir \nu_1.

Voir le corrigé complet

Soit un repère orthonormé (S, \boldsymbol{e}_x, \boldsymbol{e}_z) centré en S, où l'axe (Sx) est horizontal dans le plan de symétrie de l'escalier et (Sz) vertical ascendant.

Le pied de l'escalier S_0 est situé à la distance a de S, donc S_0 = (a, 0). Les marches ayant pour hauteur et pour profondeur b, les coordonnées de l'arête S_n de la n-ième marche (n \in \{0, \dots, N\}) sont données par :

x_n = a + n b \quad \text{et} \quad z_n = n b

La distance d_n = SS_n vaut donc :

d_n = \sqrt{x_n^2 + z_n^2} = \sqrt{(a + nb)^2 + (nb)^2}
\boxed{d_n = \sqrt{a^2 + 2nab + 2n^2 b^2}}

Calculons l'expression exacte de la quantité d_{n+1}^2 - d_n^2 :

\begin{aligned} d_{n+1}^2 - d_n^2 &= \left[(a + (n+1)b)^2 + ((n+1)b)^2\right] - \left[(a + nb)^2 + (nb)^2\right] \\ &= a^2 + 2(n+1)ab + 2(n+1)^2 b^2 - \left(a^2 + 2nab + 2n^2 b^2\right) \\ &= 2ab + 2(2n+1)b^2 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{d_{n+1}^2 - d_n^2 = 2b\left[a + (2n+1)b\right]}

D'après le résultat de la question Q9, la fréquence fondamentale associée à deux marches consécutives S_n et S_{n+1} s'écrit :

\nu_1 = \frac{c_s}{2(d_{n+1} - d_n)}

En remarquant que d_{n+1}^2 - d_n^2 = (d_{n+1} - d_n)(d_{n+1} + d_n), et en utilisant l'approximation fournie d_{n+1} + d_n \simeq 2d_n (car a \gg b), il vient :

d_{n+1} - d_n \simeq \frac{d_{n+1}^2 - d_n^2}{2d_n}

Par conséquent :

\nu_1 \simeq \frac{c_s d_n}{d_{n+1}^2 - d_n^2} = \frac{c_s d_n}{2b\left[a + (2n+1)b\right]} = \frac{c_s}{2ab} \cdot \frac{a}{a + (2n+1)b} \cdot d_n

On identifie ainsi l'expression sous la forme demandée \nu_1 \simeq \dfrac{c_s}{2ab} g(n) d_n avec :

\boxed{g(n) = \frac{a}{a + (2n+1)b} = \frac{1}{1 + (2n+1)\dfrac{b}{a}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'onde se propage en ligne droite : il ne faut pas sommer les distances le long des marches mais appliquer correctement le théorème de Pythagore.

« Cette question a été très discriminante, notamment sur le bon usage du théorème de Pythagore. »

« Un grand nombre de candidats calculent la distance SSn parcourue par l’onde en sommant SS0 et S0Sn, comme si la surpression ne se propageait pas en ligne droite de S0 à Sn, mais en montant les marches de la pyramide une par une. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : retard de propagation, écho acoustique

En exploitant la figure 7 déterminer la distance entre le sommet de l'escalier et . On fixe l'origine temporelle à l'instant du clap. Calculer numériquement la date d'arrivée du début de l'écho en , puis celle de fin de l'écho. Combien de temps l'écho dure-t-il ?

Voir l'indice

Identifier l'abscisse maximale sur la figure 7 pour n=N. Calculer les temps d'aller-retour acoustique associés au bas et au sommet de l'escalier.

Voir la stratégie
  1. La figure 7 représente la grandeur g(n)d_n pour les 91 valeurs de n, depuis la première marche (n=1) jusqu'au sommet (n=N=91). La distance d_N correspond donc à l'abscisse du point le plus à droite de la courbe.
  2. Le son effectuant un trajet aller-retour à la célérité c_s entre l'émetteur S et la marche S_n, le temps de vol est donné par t_n = \frac{2 d_n}{c_s}.
  3. La durée totale de l'écho s'en déduit par différence : \Delta t = t_N - t_1.
Voir la réponse courte

Lecture géométrique de d_N et calcul des temps d'aller-retour t_1 = 2d_1/c_s et t_N = 2d_N/c_s, d'où la durée de l'écho.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la distance d_N

La figure 7 trace l'évolution en fonction de d_n pour les N = 91 marches de l'escalier. Le point d'abscisse maximale sur la courbe correspond au sommet de l'escalier (n = N). Une lecture graphique sur l'axe des abscisses donne immédiatement :

\boxed{d_N \approx 50\text{ m}}

2. Dates d'arrivée t_1 et t_N

Le clap étant émis en S à t = 0, l'onde sonore se propage vers les marches à la célérité c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, y est diffractée, puis revient vers S. Le temps de propagation aller-retour pour la marche n s'écrit :

t_n = \frac{2 d_n}{c_s}

Pour la première marche (n=1), avec d_1 \approx a = 20\text{ m} (car b \ll a) :

t_1 = \frac{2 d_1}{c_s} \approx \frac{2 \times 20}{340} = \frac{2}{17}\text{ s} \approx 0{,}118\text{ s}
\boxed{t_1 \approx 118\text{ ms} \approx 0{,}12\text{ s}}

Pour la dernière marche (n=N), avec d_N \approx 50\text{ m} :

t_N = \frac{2 d_N}{c_s} \approx \frac{2 \times 50}{340} = \frac{5}{17}\text{ s} \approx 0{,}294\text{ s}
\boxed{t_N \approx 294\text{ ms} \approx 0{,}29\text{ s}}

3. Durée de l'écho

La durée totale pendant laquelle l'écho est perçu en S est :

\begin{aligned} \Delta t &= t_N - t_1 = \frac{2(d_N - d_1)}{c_s} \\ &= 294\text{ ms} - 118\text{ ms} = 176\text{ ms} \end{aligned}
\boxed{\Delta t \approx 176\text{ ms} \approx 0{,}18\text{ s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exploitez soigneusement le graphe et ne donnez pas les applications numériques sous forme de fraction.

« Trop peu de candidats ont tiré profit de l’exploitation du graphe fourni. »

« Le jury rappelle qu’une application numérique (notamment tirée d’une exploitation graphique) ne doit pas être fournie sous forme de fraction. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : fréquence fondamentale

Calculer numériquement les fréquences et .

Voir l'indice

Lire les valeurs de l'ordonnée g(n)d_n sur la figure 7 aux abscisses d_1 et d_N, puis appliquer l'expression approchée de \nu_1.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression approchée de la fréquence fondamentale \nu_1 établie à la question Q10 en fonction de la quantité g(n)d_n.
  2. Calculer numériquement le préfacteur constant \dfrac{c_s}{2ab}.
  3. Déterminer graphiquement sur la figure 7 la valeur du produit g(n)d_n aux deux instants extrêmes : au début de l'écho (t_1, première marche d_1 \approx 20\text{ m}) et à la fin de l'écho (t_N, sommet de l'escalier d_N \approx 50\text{ m}).
  4. En déduire les valeurs numériques des fréquences \nu_1(t_1) et \nu_1(t_N).
Voir la réponse courte

Évaluation numérique de la formule approchée établie précédemment aux dates extrêmes de début et fin de l'écho.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la fréquence fondamentale de l'onde sonore diffractée s'écrit sous la forme approchée :

\nu_1 \simeq \frac{c_s}{2ab}\, g(n)d_n

Calculons préalablement le préfacteur constant avec c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, a = 20\text{ m} et b = 26{,}3\text{ cm} = 0{,}263\text{ m} :

\frac{c_s}{2ab} = \frac{340}{2 \times 20 \times 0{,}263} = \frac{340}{10{,}52} \approx 32{,}3\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}

1. Fréquence au début de l'écho \nu_1(t_1) :

Le début de l'écho correspond à la diffraction par la première marche, soit pour une distance d_1 \approx a = 20\text{ m}. Sur la figure 7, pour d_n = 20\text{ m}, on lit :

[g(n)d_n]_{t_1} \approx 19{,}7\text{ m}

On en déduit :

\begin{aligned} \nu_1(t_1) &\simeq 32{,}3 \times 19{,}7 \approx 6{,}4 \times 10^2\text{ Hz} \end{aligned}
\boxed{\nu_1(t_1) \approx 640\text{ Hz}}

2. Fréquence à la fin de l'écho \nu_1(t_N) :

La fin de l'écho correspond au sommet de l'escalier, pour lequel la distance vaut d_N \approx 50\text{ m} (déterminée à la question Q11). Sur la figure 7, pour d_N = 50\text{ m}, on lit :

[g(n)d_n]_{t_N} \approx 14{,}7\text{ m}

On en déduit :

\begin{aligned} \nu_1(t_N) &\simeq 32{,}3 \times 14{,}7 \approx 4{,}75 \times 10^2\text{ Hz} \end{aligned}
\boxed{\nu_1(t_N) \approx 475\text{ Hz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une application numérique ne doit pas être laissée sous forme de fraction.

« Trop peu de candidats ont tiré profit de l’exploitation du graphe fourni. »

« Le jury rappelle qu’une application numérique (notamment tirée d’une exploitation graphique) ne doit pas être fournie sous forme de fraction. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : sonogramme, harmonique

Sur la feuille réponse, tracer l'allure du sonogramme simplifié de l'écho comportant le fondamental du son ainsi que les trois harmoniques qui le suivent. On marquera d'une croix bien visible les points du sonogramme d'abscisses et .

Voir l'indice

Reporter les points calculés pour le fondamental et multiplier ces fréquences par les entiers 2, 3 et 4 pour tracer les trois harmoniques supérieurs entre t_1 et t_N.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'intervalle temporel de l'écho [t_1\,;\,t_N] déterminé à la question 11, en dehors duquel aucun son n'est réfléchi par l'escalier.
  2. Calculer pour chaque harmonique (du fondamental m=1 au rang m=4) les fréquences extrêmes aux dates t_1 et t_N en utilisant \nu_m(t) = m\,\nu_1(t).
  3. Déduire l'allure de la décroissance temporelle de chaque harmonique à partir du profil de g(n)d_n donné sur la figure 7, puis tracer le sonogramme simplifié conformément à la feuille réponse.
Voir la réponse courte

Tracé de la décroissance temporelle de la fréquence fondamentale et de ses trois premiers harmoniques multiples.

Voir le corrigé complet

L'écho perçu en S ne dure que pendant l'intervalle de temps mis par l'onde pour revenir des différentes marches de l'escalier, soit entre les dates déterminées à la question 11 :

t_1 \approx 118\text{ ms} \quad \text{et} \quad t_N \approx 294\text{ ms}

Pour t < t_1 et t > t_N, le sonogramme ne comporte aucune composante liée à l'écho de l'escalier.

D'après les questions 9 et 12, les fréquences entendues vérifient \nu_m(t) = m\,\nu_1(t) avec :

\nu_1(t_1) \approx 640\text{ Hz} = 0{,}64\text{ kHz} \quad \text{et} \quad \nu_1(t_N) \approx 475\text{ Hz} = 0{,}48\text{ kHz}

Le sonogramme simplifié de l'écho comporte le fondamental (m=1) et les trois harmoniques qui le suivent (m=2, 3, 4). Les fréquences aux bornes t_1 et t_N valent donc :

ComposanteFréquence en t_1Fréquence en t_N
Fondamental (m=1)\nu_1(t_1) \approx 0{,}64\text{ kHz}\nu_1(t_N) \approx 0{,}48\text{ kHz}
Harmonique 2 (m=2)\nu_2(t_1) = 2\nu_1(t_1) \approx 1{,}28\text{ kHz}\nu_2(t_N) = 2\nu_1(t_N) \approx 0{,}95\text{ kHz}
Harmonique 3 (m=3)\nu_3(t_1) = 3\nu_1(t_1) \approx 1{,}92\text{ kHz}\nu_3(t_N) = 3\nu_1(t_N) \approx 1{,}43\text{ kHz}
Harmonique 4 (m=4)\nu_4(t_1) = 4\nu_1(t_1) \approx 2{,}56\text{ kHz}\nu_4(t_N) = 4\nu_1(t_N) \approx 1{,}90\text{ kHz}

Puisque le temps d'arrivée est relié linéairement à la distance parcourue par t = 2d_n/c_s, la variation temporelle des fréquences \nu_m(t) \propto g(n)d_n reproduit fidèlement la courbe de la figure 7 : les fréquences décroissent d'abord rapidement entre 118\text{ ms} et environ 180\text{ ms}, puis s'infléchissent plus doucement jusqu'à t_N (courbure tournée vers le haut).

Voir ce qu'a relevé le jury

Abordez les tracés de courbes et évitez de simplifier excessivement l'allure par de simples droites.

« Question relativement peu abordée, alors que les tracés de courbes et leur exploitation sont toujours payants. Les tracés proposés étaient souvent exagérément simplifiés par des droites. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : sonogramme, analyse spectrale

Comparer le sonogramme construit à la question précédente, au sonogramme du quetzal (Fig. 5). L'écart fréquentiel est-il négligeable ? L'écart se réduirait-il si l'enregistrement du quetzal était celui d'un oiseau adulte ?

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur et le sens de variation des fréquences obtenues avec ceux relevés à la question 5. Conclure sur la hauteur relative du chant d'un oiseau adulte par rapport à un jeune.

Voir la stratégie
  1. Comparer la morphologie générale des deux sonogrammes : durée du signal, structure harmonique et évolution temporelle des fréquences (sens de variation).
  2. Évaluer quantitativement l'écart entre les fréquences fondamentales et discuter de son caractère perceptible par l'oreille humaine.
  3. Utiliser des considérations de biomécanique acoustique pour relier la taille des organes vocaux d'un oiseau adulte à la hauteur de son chant.
Voir la réponse courte

Confrontation visuelle de l'écho simulé avec le sonogramme réel du quetzal et discussion de l'effet de l'âge de l'oiseau.

Voir le corrigé complet

1. Comparaison des sonogrammes

  • Durée : L'écho calculé a une durée totale \Delta t \approx 176\text{ ms}, très proche de la durée du cri du quetzal mesurée à la question Q5 (\tau_q \approx 140\text{ à }150\text{ ms}).
  • Structure spectrale : Les deux signaux sont polyharmoniques, formés d'une fréquence fondamentale et d'harmoniques multiples.
  • Dynamique fréquentielle : Dans les deux cas, les fréquences décroissent au cours du temps de manière monotone, produisant l'effet caractéristique d'un gazouillement descendant (« chirp » acoustique).

2. Écart fréquentiel

D'après la question Q5, le fondamental du jeune quetzal à t = 140\text{ ms} vaut f_{q,1} \approx 1{,}0\text{ kHz}, tandis que le fondamental de l'écho de la pyramide est compris entre 640\text{ Hz} et 475\text{ Hz} (question Q12).

L'écart relatif sur la fréquence fondamentale est de l'ordre de :

\frac{|f_{q,1} - \nu_1|}{f_{q,1}} \approx \frac{1000 - 550}{1000} \approx 45\,\%

Cet écart correspond à près d'une octave (facteur 2). L'oreille humaine étant capable de discriminer des variations de hauteur inférieures à 1\,\%, l'écart fréquentiel n'est pas négligeable.

3. Influence de l'âge de l'oiseau

Un oiseau adulte possède des organes phonateurs (syrinx et voies aériennes associées) de dimensions géométriques plus grandes que celles d'un juvénile. Les longueurs caractéristiques des cavités résonantes et des membranes vibrantes étant plus grandes, les fréquences propres associées sont plus basses (plus graves).

La fréquence fondamentale émise par un quetzal adulte est donc plus basse que celle d'un jeune (< 1\text{ kHz}) et se rapproche nettement de la plage de fréquences de l'écho de la pyramide (475\text{ à }640\text{ Hz}).

\boxed{\text{L'écart fréquentiel se réduirait donc effectivement pour un oiseau adulte.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les comparaisons trop sommaires lors du traitement des questions qualitatives.

« Question qualitative ; la comparaison proposée était souvent sommaire, mais la discussion avec le quetzal adulte plutôt cohérente. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Partie II : Couleur de la Lune totalement éclipsée

A · Sources de lumière éclairant la Lune

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : éclipse de lune, ombre propre et portée

Situer la photographie de la figure 9 dans la chronologie de la figure 8b.

Voir l'indice

Observer la zone d'ombre et la partie encore éclairée du disque lunaire pour repérer l'entrée ou la sortie du cône d'ombre terrestre.

Voir la stratégie
  1. Identifier la phase de l'éclipse visible sur la photographie de la figure 9 à l'aide des indications du texte (disque lunaire entier visible et mention explicite de l'éclipse totale).
  2. Associer cette phase aux étapes repérées sur le schéma chronologique de la figure 8b.
Voir la réponse courte

Identification de la phase de totalité sur le schéma géométrique de l'alignement Soleil-Terre-Lune.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la photographie de la figure 9 a été prise lors de la phase d'éclipse totale de Lune : l'ensemble du disque lunaire est entièrement immergé dans le cône d'ombre de la Terre (il reste néanmoins visible en raison de la lumière réfractée et diffusée par l'atmosphère terrestre).

Dans la chronologie définie sur la figure 8b :

  • Le point 2 correspond au premier contact intérieur, c'est-à-dire au début de la totalité ;
  • Le point 3 correspond au dernier contact intérieur, c'est-à-dire à la fin de la totalité.

Par conséquent, la photographie de la figure 9 se situe :

\boxed{\text{Entre les étapes 2 et 3 de la figure~8b (phase de totalité de l'éclipse).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à bien argumenter votre réponse même sur une question simple.

« Question majoritairement réussie, mais peu argumentée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : diffraction, tache d'airy, ordre de grandeur

Proposer un ordre de grandeur de l'angle caractéristique de la diffraction de la lumière solaire par la Terre, en admettant que cet angle est identique au phénomène de diffraction produit par une ouverture circulaire de même diamètre que la Terre, éclairé par une onde plane de direction . En déduire la taille caractéristique de la figure de diffraction dans le plan d'observation . La diffraction peut-elle éclairer le disque lunaire durant la phase de totalité ? Citer, dans le contexte de l'hypothèse envisagée, d'autres sources possibles d'éclairage du disque lunaire.

Voir l'indice

Estimer l'angle de diffraction par \theta_d \sim \lambda / (2R_T). Calculer la tache associée à la distance Terre-Lune et comparer son étendue à la taille de la Lune.

Voir la stratégie
  1. Estimer l'angle caractéristique \theta_d de diffraction par un diaphragme circulaire de diamètre D_T = 2R_T pour une longueur d'onde du spectre visible (\lambda \approx 500\text{ nm}).
  2. En déduire l'étalement spatial transversal a_d = r_L \theta_d dans le plan \mathscr{P}_e situé à la distance Terre-Lune r_L, puis le comparer aux dimensions géométriques de la Lune (R_L) et du cône d'ombre.
  3. Identifier les sources lumineuses célestes extérieures susceptibles d'éclairer la Lune en l'absence d'atmosphère terrestre.
Voir la réponse courte

Estimation de \theta_d \approx 1,22\lambda/D_T et de la tache a_d \approx \theta_d d_{TL}, bien trop petite pour éclairer la Lune.

Voir le corrigé complet

1. Angle caractéristique de diffraction \theta_d

Pour une onde plane de longueur d'onde \lambda diffractée par un obstacle circulaire de diamètre D_T = 2R_T, l'angle caractéristique du faisceau diffracté (demi-angle au sommet du cône de diffraction ou angle d'Airy) est donné par :

\theta_d \approx \frac{\lambda}{D_T} = \frac{\lambda}{2R_T} \quad \left(\text{ou } 1{,}22\frac{\lambda}{2R_T}\right)

En choisissant pour le domaine visible \lambda \approx 500\text{ nm} = 5\times 10^{-7}\text{ m} et avec R_T \approx 6{,}37\times 10^6\text{ m} :

\theta_d \approx \frac{5\times 10^{-7}}{2 \times 6{,}37\times 10^6} \approx \frac{5\times 10^{-7}}{1{,}27\times 10^7} \approx 4\times 10^{-14}\text{ rad}
\boxed{\theta_d \sim 10^{-14}\text{ à } 10^{-13}\text{ rad}}

2. Taille caractéristique a_d dans le plan d'observation \mathscr{P}_e

Dans le plan \mathscr{P}_e, situé à la distance r_L = TL \approx 3{,}84\times 10^8\text{ m} de la Terre, l'étalement transverse induit par la diffraction vaut :

\begin{aligned} a_d &\approx r_L \, \theta_d \\ a_d &\approx 3{,}84\times 10^8 \times 4\times 10^{-14} \approx 1{,}5\times 10^{-5}\text{ m} = 15\ \mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{a_d \sim 10^{-5}\text{ m} = 10\ \mu\text{m}}

3. Éclairement du disque lunaire durant la totalité

Cette zone d'étalement de l'ordre de quelques dizaines de micromètres est infinitésimale devant le rayon de la Lune (R_L \approx 1{,}74\times 10^6\text{ m}) ainsi que devant les dimensions du cône d'ombre terrestre (plusieurs milliers de kilomètres).

Les effets de diffraction sont cantonnés à l'extrême limite géométrique de l'ombre : aucune intensité lumineuse significative n'est déviée vers le cœur du cône d'ombre où se trouve la Lune.

\boxed{\text{La diffraction ne peut en aucun cas éclairer le disque lunaire durant la phase de totalité.}}

4. Autres sources possibles d'éclairage

En l'absence d'atmosphère terrestre, d'autres sources de lumière célestes pourraient résiduellement éclairer la Lune :

  • la couronne solaire, dont l'étendue angulaire dépasse largement le disque solaire et qui n'est pas intégralement masquée par la Terre ;
  • le fond stellaire (la lumière des étoiles et de la Voie Lactée) ;
  • la lumière zodiacale (diffusion de la lumière solaire par les poussières interplanétaires) ;
  • les autres planètes du Système solaire (notamment Vénus et Jupiter).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous sur un schéma et maîtrisez l'expression de l'angle caractéristique de diffraction pour estimer les ordres de grandeur.

« Les candidats qui ont spontanément proposé un schéma ont généralement mieux saisi les enjeux de l’hypothèse testée. »

« L’angle de diffraction qu’il fallait estimer est inconnu de beaucoup de candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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B · Modèle d'atmosphère isotherme

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, échelle de hauteur, statique des fluides

Déterminer le profil altimétrique de masse volumique en fonction de et d'une hauteur caractéristique que l'on exprimera et dont on calculera la valeur numérique.

Voir l'indice

Partir de l'équation fondamentale de la statique des fluides \mathrm{d}P/\mathrm{d}Z = -\rho_a g couplée à l'équation d'état du gaz parfait pour intégrer et identifier l'échelle de hauteur H_c = RT/(M_a g).

Voir la stratégie
  1. Écrire la relation fondamentale de la statique des fluides selon l'axe vertical ascendant \boldsymbol{e}_Z.
  2. Exprimer la pression P en fonction de la masse volumique \rho_a à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait, puis différentier à température T constante.
  3. Établir l'équation différentielle vérifiée par \rho_a(Z), l'intégrer et identifier la hauteur d'échelle H_c, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}P/\mathrm{d}Z = -\rho g couplée au gaz parfait pour trouver la hauteur d'échelle H_c = RT/(M g) \approx 8\text{ km}.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère est en équilibre mécanique dans le référentiel terrestre supposé galiléen. La loi fondamentale de la statique des fluides projetée sur l'axe vertical ascendant s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}Z} = -\rho_a(Z)\, g

L'air étant modélisé par un gaz parfait de masse molaire M_a, l'équation d'état s'écrit :

P V = n R T = \frac{m}{M_a} R T \implies P = \frac{\rho_a R T}{M_a}

La température T étant uniforme et stationnaire (atmosphère isotherme), la dérivation par rapport à Z conduit à :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}Z} = \frac{R T}{M_a} \frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z}

En injectant cette relation dans l'équation de la statique des fluides, on obtient l'équation différentielle :

\begin{aligned} \frac{R T}{M_a} \frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z} + \rho_a g &= 0 \\ \frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z} + \frac{\rho_a}{H_c} &= 0 \quad \text{avec} \quad H_c = \frac{R T}{M_a g} \end{aligned}

L'intégration entre l'altitude 0 et Z donne immédiatement la loi de nivellement barométrique :

\boxed{\rho_a(Z) = \rho_a(0) \exp\left(-\frac{Z}{H_c}\right)}

avec :

\boxed{H_c = \frac{R T}{M_a g}}

Application numérique : Avec T = 20^\circ\text{C} = 293\text{ K}, M_a = 29\times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et g = 9{,}80\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\begin{aligned} H_c &= \frac{8{,}31 \times 293}{29 \times 10^{-3} \times 9{,}80} \approx \frac{2435}{0{,}284} \approx 8{,}57 \times 10^3\text{ m} \end{aligned}

Soit :

\boxed{H_c \approx 8{,}6\text{ km}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez et chiffrez avec soin la hauteur caractéristique de l'atmosphère isotherme.

« Attention cependant à la définition et au chiffrage de la longueur caractéristique du profil de masse volumique dans l’atmosphère isotherme. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, loi des gaz parfaits

Évaluer numériquement la masse volumique de l'air au niveau de la mer (pression d'environ 1 bar) puis en déduire celle de l'air au sommet du mont Everest (8 848 m d'altitude) : on indique que . Les valeurs moyennes annuelles de pression et de température relevées au sommet de l'Everest sont respectivement 321 hPa et . Le modèle isotherme est-il réaliste ?

Voir l'indice

Calculer \rho_a(0) = P_0 M_a / (RT) avec les données de l'énoncé, puis appliquer la loi exponentielle à l'altitude de l'Everest. Comparer la pression obtenue à celle mesurée expérimentalement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique au sol \rho_a(0) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits avec P(0) \approx 1\text{ bar} et T \approx 20^\circ\text{ C}.
  2. Évaluer le rapport Z_E / H_c pour le sommet de l'Everest afin d'exploiter l'approximation \exp(-1) \approx 1/3 et en déduire la masse volumique prédite.
  3. Comparer les prédictions du modèle (pression et masse volumique) aux valeurs expérimentales fournies, puis discuter la validité physique de l'hypothèse isotherme dans la troposphère.
Voir la réponse courte

Calcul de \rho_a par décroissance exponentielle, comparaison aux mesures réelles et critique de l'hypothèse isotherme.

Voir le corrigé complet

L'air étant modélisé par un gaz parfait, sa masse volumique au niveau de la mer s'écrit :

\rho_a(0) = \frac{P(0) M_a}{R T}

Avec P(0) = 1{,}0\times 10^5\text{ Pa}, M_a = 29\times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et T = 20 + 273{,}15 \approx 293\text{ K} :

\rho_a(0) = \frac{1{,}0\times 10^5 \times 29\times 10^{-3}}{8{,}31 \times 293} = \frac{2\,900}{2\,435} \approx 1{,}19\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho_a(0) \approx 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

D'après le profil établi à la question Q17, la masse volumique à l'altitude de l'Everest Z_E = 8\,848\text{ m} vaut :

\rho_a(Z_E) = \rho_a(0) \exp\left(-\frac{Z_E}{H_c}\right)

Avec H_c \approx 8{,}6\text{ km} (obtenu en Q17), le rapport vaut \frac{Z_E}{H_c} \approx \frac{8{,}85}{8{,}57} \approx 1{,}03 \approx 1. En utilisant l'approximation fournie \exp(-1) \approx \frac{1}{3} :

\rho_a(Z_E) \approx \frac{\rho_a(0)}{3} \approx \frac{1{,}19}{3} \approx 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho_a(Z_E) \approx 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Calculons la masse volumique réelle à partir des conditions mesurées au sommet (P_E = 321\text{ hPa} = 3{,}21\times 10^4\text{ Pa} et T_E = -23^\circ\text{ C} = 250\text{ K}) :

\rho_{a,\text{réel}}(Z_E) = \frac{P_E M_a}{R T_E} = \frac{3{,}21\times 10^4 \times 29\times 10^{-3}}{8{,}31 \times 250} = \frac{930{,}9}{2\,077{,}5} \approx 0{,}45\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

De même, la pression théorique prédite par le modèle isotherme est P_{\text{modèle}}(Z_E) \approx \frac{1\,000\text{ hPa}}{3} \approx 333\text{ hPa}, très proche de la valeur mesurée de 321\text{ hPa} (écart de moins de 4\,\%, et environ 11\,\% sur la masse volumique).

Cependant, le modèle isotherme n'est pas réaliste sur le plan thermique : la température réelle chute de 20^\circ\text{ C} au niveau de la mer à -23^\circ\text{ C} au sommet, soit un écart de plus de 40\text{ K}. L'atmosphère basse (troposphère) présente un gradient thermique vertical d'environ -6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}, lié aux mouvements convectifs, mieux décrit par un modèle d'atmosphère adiabatique ou polytropique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez le calcul numérique lié à la hauteur caractéristique du profil de masse volumique.

« Attention cependant à la définition et au chiffrage de la longueur caractéristique du profil de masse volumique dans l’atmosphère isotherme. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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C · Onde électromagnétique incidente

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, structure d'une opph

Donner les expressions réelles des champs de vecteur électrique et magnétique puis exprimer en fonction notamment de . Représenter sur un même graphique, à une date donnée, l'évolution spatiale du champ électrique ainsi que celle du champ magnétique.

Voir l'indice

Écrire l'onde plane progressive se propageant selon +e_x, relier \boldsymbol{B} à \boldsymbol{E} via la relation de structure dans le vide \boldsymbol{B} = \frac{1}{c} \boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{E}.

Voir la réponse courte

Écriture des composantes réelles transverses avec B_m = E_m/c et tracé classique de la structure spatiale de l'OPPH.

Voir le corrigé complet

L'onde se propage dans le vide selon la direction et le sens de l'axe (O, \boldsymbol{e}_x) avec la célérité c. Le vecteur d'onde s'écrit donc :

\boldsymbol{k} = k\,\boldsymbol{e}_x = \frac{\omega}{c}\,\boldsymbol{e}_x

Le champ électrique est polarisé rectilignement selon \boldsymbol{e}_y, avec une phase nulle à l'origine (x=0, t=0) et une amplitude E_m > 0. Son expression réelle est donc :

\boxed{ \boldsymbol{E}(x,t) = E_m \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right)\boldsymbol{e}_y }

D'après la structure d'une onde plane progressive monochromatique dans le vide (issue de l'équation de Maxwell-Faraday \boldsymbol{\nabla}\wedge\boldsymbol{E} = -\frac{\partial \boldsymbol{B}}{\partial t}), le champ magnétique est relié au champ électrique par :

\boldsymbol{B}(x,t) = \frac{\boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{E}(x,t)}{c}

Comme la base (\boldsymbol{e}_x, \boldsymbol{e}_y, \boldsymbol{e}_z) est orthonormée directe, on a \boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{e}_y = \boldsymbol{e}_z. L'expression réelle du champ magnétique s'écrit ainsi :

\boxed{ \boldsymbol{B}(x,t) = B_m \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right)\boldsymbol{e}_z }

avec pour relation entre les amplitudes :

\boxed{ B_m = \frac{E_m}{c} }

À une date t fixée (par exemple t = 0), les champs \boldsymbol{E} et \boldsymbol{B} sont sinusoïdaux en fonction de la position x, en phase spatiale, orthogonaux entre eux et transverses (perpendiculaires à la direction de propagation \boldsymbol{e}_x). La période spatiale est la longueur d'onde dans le vide \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez les hypothèses de la relation de structure et prêtez attention à tracer l'évolution spatiale et non temporelle des champs.

« Les hypothèses d’utilisation de la relation de structure, bien que restrictives, sont rarement évoquées. De même pour la relation entre les amplitudes des champs électrique et magnétique. »

« Le tracé de l’évolution spatiale (et non temporelle) des champs a donné lieu à des réponses très variées, parfois étonnantes »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, intensité lumineuse

Exprimer le vecteur de Poynting en fonction notamment de . Calculer l'ordre de grandeur de pour une onde électromagnétique véhiculant une intensité .

Voir l'indice

Calculer le vecteur de Poynting \boldsymbol{R} = (\boldsymbol{E}\wedge\boldsymbol{B})/\mu_0 et relier l'intensité moyenne temporelle I_0 = \langle\|\boldsymbol{R}\|\rangle à l'amplitude E_m.

Voir la réponse courte

Expression de \boldsymbol{R} = (\boldsymbol{E}\wedge\boldsymbol{B})/\mu_0, moyenne temporelle I_0 = E_m^2/(2\mu_0 c) et calcul de l'amplitude E_m.

Voir le corrigé complet

Par définition, le vecteur de Poynting dans le vide s'écrit :

\boldsymbol{R}(x, t) = \frac{\boldsymbol{E}(x, t) \wedge \boldsymbol{B}(x, t)}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs électrique et magnétique établies à la question Q19 :

\boldsymbol{E}(x, t) = E_m \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \boldsymbol{e}_y \quad \text{et} \quad \boldsymbol{B}(x, t) = \frac{E_m}{c} \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \boldsymbol{e}_z

avec \boldsymbol{e}_y \wedge \boldsymbol{e}_z = \boldsymbol{e}_x, on obtient directement :

\boxed{\boldsymbol{R}(x, t) = \frac{E_m^2}{\mu_0 c} \cos^2\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \boldsymbol{e}_x}

L'intensité I_0 d'une onde électromagnétique correspond à la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting :

I_0 = \langle \|\boldsymbol{R}(x, t)\| \rangle = \frac{E_m^2}{\mu_0 c} \langle \cos^2\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \rangle

Comme la moyenne d'un cosinus au carré sur une période vaut \frac{1}{2}, il vient :

I_0 = \frac{E_m^2}{2 \mu_0 c} \implies E_m = \sqrt{2 \mu_0 c I_0}

Application numérique : Avec les données du sujet :

  • \mu_0 \approx 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1},
  • c \approx 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
  • I_0 = 1\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2},

on calcule :

E_m = \sqrt{2 \times 10^{-6} \times 3 \times 10^8 \times 10^3} = \sqrt{6 \times 10^5} = \sqrt{60} \times 10^2 \approx 7{,}7 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

L'ordre de grandeur de l'amplitude du champ électrique est donc :

\boxed{E_m \approx 8 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \sim 10^3\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le vecteur de Poynting est réel, l'opération de moyenne temporelle doit être maîtrisée et l'unité du champ électrique connue.

« Le jury rappelle par ailleurs qu’en tant que grandeur énergétique, il s’agit d’une grandeur réelle, bien que son calcul puisse se faire avec des champs réels ou complexes. »

« La question du moyennage dans le calcul d’intensité est parfois mal comprise. L’unité du champ électrique est très souvent méconnue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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D · Transfert du rayonnement solaire à travers l'atmosphère terrestre

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : densité volumique, masse molaire

Exprimer en fonction notamment de la masse volumique du gaz atmosphérique au point d'abscisse .

Voir l'indice

Relier le nombre de molécules par unité de volume \eta_a(x) à la masse volumique locale \rho_a(x) en divisant par la masse d'une molécule (ou via la quantité de matière et le nombre d'Avogadro).

Voir la réponse courte

Relation entre densité volumique de molécules et masse volumique : \eta_a = \rho_a \mathcal{N}_A / M_{air}.

Voir le corrigé complet

Considérons un volume mésoscopique \mathrm{d}V de gaz atmosphérique situé à l'abscisse x. Il contient un nombre \mathrm{d}N_a de molécules d'air, soit une quantité de matière :

\mathrm{d}n_a = \frac{\mathrm{d}N_a}{\mathscr{N}_A}

où \mathscr{N}_A désigne la constante d'Avogadro.

La masse correspondante de ce volume d'air s'écrit en fonction de la masse molaire de l'air M_a :

\mathrm{d}m_a = M_a\,\mathrm{d}n_a = \frac{M_a}{\mathscr{N}_A}\,\mathrm{d}N_a

Par définition de la masse volumique \rho_a(x) = \frac{\mathrm{d}m_a}{\mathrm{d}V} et de la densité volumique moléculaire \eta_a(x) = \frac{\mathrm{d}N_a}{\mathrm{d}V}, on obtient :

\rho_a(x) = \eta_a(x)\,\frac{M_a}{\mathscr{N}_A}

On en déduit l'expression de \eta_a(x) :

\boxed{\eta_a(x) = \frac{\rho_a(x)\,\mathscr{N}_A}{M_a}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous fiez pas aveuglément à la seule analyse dimensionnelle, qui a parfois conduit à une erreur d'un facteur 10 puissance 23.

« Cependant certains candidats se reposant uniquement sur l’analyse dimensionnelle ont proposé des expressions erronées d’un facteur 1023. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : atténuation d'une onde, loi de beer-lambert, bilan de puissance

Effectuer un bilan unidimensionnel de puissance électromagnétique moyenne pour une tranche d'air limitée par les plans d'abscisse et ; en déduire la relation liant l'intensité de l'onde en en fonction notamment de l'intensité en : il faudra prendre en compte les deux phénomènes, de diffusion et d'absorption.

Voir l'indice

Établir le bilan d'énergie stationnaire sur une tranche de section droite S et d'épaisseur \mathrm{d}x en comptabilisant les puissances diffusée et absorbée par tranche de volume.

Voir la stratégie
  1. Définir un volume de contrôle mésoscopique : une tranche d'air de section plane S orthogonale à la direction de propagation et d'épaisseur \mathrm{d}x.
  2. Exprimer les puissances moyennes entrant en x, sortant en x+\mathrm{d}x, ainsi que les puissances diffusées et absorbées par les constituants présents dans ce volume.
  3. Établir le bilan énergétique en régime stationnaire pour obtenir la relation liant I(x+\mathrm{d}x) à I(x).
Voir la réponse courte

Bilan de flux sur la tranche \mathrm{d}I = -I(\eta_a \sigma_a + \eta_p \sigma_p)\mathrm{d}x prenant en compte absorption et diffusion.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche d'atmosphère comprise entre les plans d'abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite d'aire S orthogonale à l'axe (Ox) de propagation de l'onde. Le volume de cette tranche est \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x.

Le nombre de molécules de gaz atmosphérique et le nombre de poussières contenus dans cette tranche s'écrivent respectivement :

\mathrm{d}N_a = \eta_a(x)\,\mathrm{d}V = \eta_a(x)\,S\,\mathrm{d}x \quad \text{et} \quad \mathrm{d}N_p = \eta_p(x)\,\mathrm{d}V = \eta_p(x)\,S\,\mathrm{d}x

Pendant la propagation, l'onde perd de la puissance par deux mécanismes indépendants :

  • la puissance moyenne totale diffusée par les molécules de la tranche :

    \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{diff}} = \mathscr{P}_a\,\mathrm{d}N_a = k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 I(x)\,\eta_a(x)\,S\,\mathrm{d}x
  • la puissance moyenne totale absorbée par les poussières de la tranche :

    \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{abs}} = \mathscr{P}_p\,\mathrm{d}N_p = k_p I(x)\,\eta_p(x)\,S\,\mathrm{d}x

En régime permanent, le bilan de puissance électromagnétique moyenne pour le système ouvert délimité par la tranche s'écrit :

\mathscr{P}_{\text{entrante}} = \mathscr{P}_{\text{sortante}} + \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{diff}} + \mathrm{d}\mathscr{P}_{\text{abs}}

avec \mathscr{P}_{\text{entrante}} = I(x)\,S et \mathscr{P}_{\text{sortante}} = I(x+\mathrm{d}x)\,S. En substituant :

I(x)\,S = I(x+\mathrm{d}x)\,S + \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] I(x)\,S\,\mathrm{d}x

En simplifiant par S, on obtient la relation liant I(x+\mathrm{d}x) à I(x) :

\boxed{I(x+\mathrm{d}x) = I(x)\left\{ 1 - \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] \mathrm{d}x \right\}}

ce qui correspond sous forme différentielle à :

\mathrm{d}I = I(x+\mathrm{d}x) - I(x) = -\left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] I(x)\,\mathrm{d}x

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Construisez le bilan à l'aide d'un schéma et attribuez le bon signe aux termes responsables de l'atténuation de l'intensité.

« La majorité des candidats ne maîtrise pas la méthodologie de construction d’un bilan, mélangeant parfois aléatoirement les différents termes fournis par l’énoncé, plutôt que de procéder à l’analyse physique claire de la situation à l’aide d’un schéma. »

« En particulier, beaucoup de candidats affectent un signe différent à deux termes responsables de la diminution de l’intensité. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : densité optique, loi de beer-lambert

Montrer qu'il est possible d'écrire sous la forme suivante :

où est un facteur, appelé « densité optique », que l'on exprimera en fonction des quantités intégrales :

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle séparable du premier ordre obtenue pour l'intensité lumineuse entre 0 et x.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation différentielle du premier ordre vérifiée par l'intensité I(x), établie à la question précédente.
  2. Intégrer par séparation des variables entre l'abscisse d'entrée 0 et l'abscisse x, en introduisant une variable muette d'intégration \xi.
  3. Identifier l'expression de la densité optique d_o(x) par comparaison avec la forme demandée.
Voir la réponse courte

Intégration directe de l'équation différentielle linéaire du premier ordre pour expliciter la densité optique intégrée d_o(x).

Voir le corrigé complet

D'après le bilan effectué à la question Q22, l'intensité lumineuse I(x) satisfait l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}x}(x) = - \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p \eta_p(x) \right] I(x)

En séparant les variables, il vient pour I(x) > 0 :

\frac{\mathrm{d}I}{I} = - \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(\xi) + k_p \eta_p(\xi) \right] \mathrm{d}\xi

Par intégration entre \xi = 0 et \xi = x :

\begin{aligned} \int_{I(0)}^{I(x)} \frac{\mathrm{d}I}{I} &= - \int_0^x \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(\xi) + k_p \eta_p(\xi) \right] \mathrm{d}\xi \\ \ln\left( \frac{I(x)}{I(0)} \right) &= - k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \int_0^x \eta_a(\xi)\,\mathrm{d}\xi - k_p \int_0^x \eta_p(\xi)\,\mathrm{d}\xi \end{aligned}

En prenant l'exponentielle de cette relation, on obtient bien la forme de la loi de Beer-Lambert :

I(x) = I(0) \exp\left[ - d_o(x) \right]

avec pour expression de la densité optique :

\boxed{d_o(x) = k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \int_0^x \eta_a(\xi)\,\mathrm{d}\xi + k_p \int_0^x \eta_p(\xi)\,\mathrm{d}\xi}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez l'analyse du bilan avec rigueur physique afin d'obtenir correctement la densité optique.

« La majorité des candidats ne maîtrise pas la méthodologie de construction d’un bilan, mélangeant parfois aléatoirement les différents termes fournis par l’énoncé, plutôt que de procéder à l’analyse physique claire de la situation à l’aide d’un schéma. »

« En particulier, beaucoup de candidats affectent un signe différent à deux termes responsables de la diminution de l’intensité. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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E · Réfraction atmosphérique

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réfraction atmosphérique, gradient d'indice

Pourquoi l'atmosphère terrestre réfracte-t-elle les rayons lumineux qui la traversent ?

Voir l'indice

Invoquer l'hétérogénéité de l'atmosphère : le gradient vertical de masse volumique induit un gradient vertical d'indice optique n(Z), ce qui incurve continûment la trajectoire des rayons lumineux.

Voir la réponse courte

La variation d'altitude induit un gradient de masse volumique, donc un gradient d'indice optique selon la loi de Gladstone.

Voir le corrigé complet

La réfraction de la lumière par l'atmosphère s'explique par les points suivants :

  • Inhomogénéité de la masse volumique : sous l'effet de la pesanteur, la masse volumique de l'air \rho_a(Z) décroît avec l'altitude Z, comme modélisé à la question Q17 par le profil \rho_a(Z) = \rho_a(0)\exp(-Z/H_c).
  • Variation de l'indice optique : l'indice de réfraction de l'air dépend directement de la masse volumique locale selon la relation de Gladstone-Dale fournie par l'énoncé :

    n(Z) = 1 + \varepsilon_\lambda \frac{\rho_a(Z)}{\rho_a(0)}

    L'indice n(Z) décroît donc de façon continue lorsque l'altitude Z augmente.

  • Déviation des rayons : l'atmosphère forme un milieu transparent inhomogène à gradient d'indice vertical (\boldsymbol{\nabla} n \neq \boldsymbol{0}, orienté vers le sol). D'après les lois de l'optique géométrique (ou le principe de Fermat), la trajectoire d'un rayon lumineux s'incurve continûment vers les régions où l'indice de réfraction est le plus élevé, c'est-à-dire vers le bas : c'est le phénomène de réfraction atmosphérique.
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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : gradient d'indice, développement limité

En tenant compte des ordres de grandeur du problème, précisément et , exprimer en fonction de . Exprimer en fonction de puis en fonction de , , et .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre en u/R_T sous le radical. Différencier l'expression de l'indice n(Z) puis celle de la masse volumique exponentielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport r/r_0 à l'aide de la variable u = Z - Z_0 et effectuer un développement limité au premier ordre sachant que Z \ll R_T et Z_0 \ll R_T.
  2. Différencier la loi d'indice de l'air n(Z) pour relier \mathrm{d}n à \mathrm{d}\rho_a.
  3. Réécrire le profil de masse volumique isotherme en faisant apparaître \rho_a(Z_0) et la variable u, puis le différencier.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre en u/R_T sous le radical et différentiation de la loi de Gladstone couplée au profil exponentiel.

Voir le corrigé complet

1. Expression de \sqrt{\frac{r^2}{r_0^2}-1} :

Par définition, r = R_T + Z et r_0 = R_T + Z_0. Avec u = Z - Z_0, on a :

\frac{r}{r_0} = \frac{R_T + Z_0 + u}{R_T + Z_0} = 1 + \frac{u}{R_T + Z_0}

Comme Z_0 \ll R_T et u \le Z \ll R_T, on a \frac{u}{R_T + Z_0} \simeq \frac{u}{R_T} \ll 1. Au premier ordre :

\frac{r^2}{r_0^2} = \left(1 + \frac{u}{R_T}\right)^2 \simeq 1 + \frac{2u}{R_T}

Il vient ainsi :

\boxed{\sqrt{\frac{r^2}{r_0^2} - 1} \simeq \sqrt{\frac{2u}{R_T}}}

2. Expression de \mathrm{d}n en fonction de \mathrm{d}\rho_a :

La loi reliant l'indice de réfraction à la masse volumique est :

n(Z) = 1 + \varepsilon_\lambda \frac{\rho_a(Z)}{\rho_a(0)}

Pour une longueur d'onde fixée (\varepsilon_\lambda = \text{cte}), la différentiation donne directement :

\boxed{\mathrm{d}n = \frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)} \, \mathrm{d}\rho_a}

3. Expression de \mathrm{d}\rho_a :

D'après le modèle d'atmosphère isotherme établi à la question Q17 :

\rho_a(Z) = \rho_a(0) \exp\left(-\frac{Z}{H_c}\right)

En substituant Z = Z_0 + u, on factorise par la masse volumique au point le plus bas de la trajectoire M_0 :

\rho_a(u) = \rho_a(0) \exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right) \exp\left(-\frac{u}{H_c}\right) = \rho_a(Z_0) \exp\left(-\frac{u}{H_c}\right)

Pour un rayon donné, Z_0 est constant. En différenciant par rapport à u, on obtient :

\boxed{\mathrm{d}\rho_a = -\frac{\rho_a(Z_0)}{H_c} \exp\left(-\frac{u}{H_c}\right) \mathrm{d}u}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une grande rigueur de calcul est requise pour mener à bien ce développement guidé.

« Beaucoup de candidats ont abordé cette dernière partie de l’épreuve, mais peu ont fait preuve de la rigueur nécessaire pour mener à bien ces trois questions calculatoires guidées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : déviation d'un rayon, mirage

Déduire des expressions obtenues à la question précédente que l'angle de déviation totale, d'un rayon monochromatique passant en , s'écrit :

où est une fonction de que l'on exprimera en fonction de et et . Pour quelle valeur particulière de , notée , la déviation d'un rayon lumineux est-elle maximale ?

Voir l'indice

Effectuer le changement de variable v = u/H_c dans l'intégrale pour faire apparaître l'intégrale de Gauss fournie. Discuter la dépendance en Z_0 pour trouver l'altitude rendant la déviation maximale.

Voir la stratégie
  1. Injecter les approximations obtenues à la question précédente (Q25) dans l'intégrale définissant l'angle de déviation totale \theta_d(Z_0, \lambda).
  2. Effectuer le changement de variable v = u/H_c pour utiliser l'intégrale fournie et identifier la fonction \Theta(Z_0).
  3. Étudier la monotonie de \Theta(Z_0) sur son domaine de définition physique (Z_0 \geqslant 0) pour trouver l'altitude d'approche minimale Z_m correspondant à la déviation maximale.
Voir la réponse courte

Intégration de l'élément de déviation le long de la trajectoire à l'aide de l'intégrale fournie et recherche du maximum en Z_m = 0.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q25, on a :

\left[ \left(\frac{r(n)}{r_0(n_0)}\right)^2 - 1 \right]^{-1/2} \simeq \sqrt{\frac{R_T}{2u}}

et

\mathrm{d}n = \frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\,\mathrm{d}\rho_a = -\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)\exp\left(-\frac{u}{H_c}\right)\mathrm{d}u

Les bornes d'intégration s'expriment en fonction de u = Z - Z_0 :

  • lorsque n = 1 (milieu non réfractif, hors de l'atmosphère), Z \to +\infty donc u \to +\infty ;
  • lorsque n = n_0 = n(Z_0) (au point d'approche minimale M_0), Z = Z_0 donc u = 0.

En injectant ces expressions dans la formule de la déviation totale et en utilisant le signe moins de \mathrm{d}n pour rétablir l'ordre croissant des bornes :

\begin{aligned} \theta_d(Z_0, \lambda) &\approx 2 \int_{+\infty}^0 \sqrt{\frac{R_T}{2u}} \left[ -\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)\exp\left(-\frac{u}{H_c}\right) \right] \mathrm{d}u \\ &= 2 \frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right) \sqrt{\frac{R_T}{2}} \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-u/H_c}}{\sqrt{u}}\,\mathrm{d}u \end{aligned}

On effectue le changement de variable sans dimension v = \frac{u}{H_c}, d'où u = H_c v, \mathrm{d}u = H_c\,\mathrm{d}v et \sqrt{u} = \sqrt{H_c}\sqrt{v} :

\begin{aligned} \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-u/H_c}}{\sqrt{u}}\,\mathrm{d}u &= \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-v}}{\sqrt{H_c}\sqrt{v}}\,H_c\,\mathrm{d}v \\ &= \sqrt{H_c} \int_0^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-v}}{\sqrt{v}}\,\mathrm{d}v = \sqrt{\pi H_c} \end{aligned}

On en déduit :

\begin{aligned} \theta_d(Z_0, \lambda) &\approx 2 \frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right) \sqrt{\frac{R_T}{2}} \sqrt{\pi H_c} \\ &= \varepsilon_\lambda \sqrt{\frac{2\pi R_T}{H_c}} \exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right) \end{aligned}

On identifie ainsi l'expression sous la forme \theta_d(Z_0, \lambda) \approx \Theta(Z_0)\varepsilon_\lambda avec :

\boxed{\Theta(Z_0) = \sqrt{\frac{2\pi R_T}{H_c}}\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)}

La fonction \Theta(Z_0) est une fonction exponentielle strictement décroissante de l'altitude minimale Z_0. Or, pour qu'un rayon traverse l'atmosphère sans être occulté par la Terre solide, son altitude doit vérifier Z_0 \geqslant 0. La déviation est donc maximale pour le rayon rasant le sol terrestre :

\boxed{Z_m = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites preuve de rigueur calculatoire pour conduire l'intégration menant à l'angle de déviation.

« Beaucoup de candidats ont abordé cette dernière partie de l’épreuve, mais peu ont fait preuve de la rigueur nécessaire pour mener à bien ces trois questions calculatoires guidées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : dispersion, réfraction atmosphérique

Exprimer l'écart de déviation correspondant à deux rayons incidents passant au même point (et donc caractérisés par le même ) mais possédant des longueurs d'ondes qui diffèrent de .

Voir l'indice

Différencier l'expression de \theta_d par rapport à la longueur d'onde \lambda en dérivant le facteur chromatique \varepsilon_\lambda.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de l'angle de déviation totale obtenue à la question Q26 : \theta_d(Z_0, \lambda) \approx \Theta(Z_0)\varepsilon_\lambda.
  2. Différencier cette expression par rapport à la longueur d'onde \lambda à altitude minimale Z_0 fixée, en utilisant la loi de Cauchy pour \varepsilon_\lambda.
Voir la réponse courte

Différentiation de la déviation par rapport à la longueur d'onde via la dépendance chromatique de l'indice de l'air.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q26, l'angle de déviation totale s'écrit :

\theta_d(Z_0, \lambda) \approx \Theta(Z_0)\varepsilon_\lambda

où la fonction \Theta(Z_0) = \sqrt{\dfrac{2\pi R_T}{H_c}}\exp\left(-\dfrac{Z_0}{H_c}\right) ne dépend que de la géométrie de la trajectoire (caractérisée par Z_0).

La dépendance chromatique intervient uniquement dans le terme \varepsilon_\lambda, donné par :

\varepsilon_\lambda = a + \left(\frac{\lambda_r}{\lambda}\right)^2

En différenciant \varepsilon_\lambda par rapport à \lambda :

\frac{\mathrm{d}\varepsilon_\lambda}{\mathrm{d}\lambda} = -2\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}

Pour deux rayons incidents passant par le même point M_0 (même Z_0) et dont les longueurs d'onde diffèrent d'une petite variation \delta\lambda, la variation au premier ordre de l'angle de déviation \delta\theta_d s'obtient par différentiation :

\begin{aligned} \delta\theta_d &\approx \Theta(Z_0)\,\mathrm{d}\varepsilon_\lambda \\ &= -2\,\Theta(Z_0)\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}\,\delta\lambda \end{aligned}

On peut également exprimer cet écart en fonction de la déviation \theta_d(Z_0,\lambda) elle-même :

\boxed{\delta\theta_d \approx -2\,\Theta(Z_0)\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}\,\delta\lambda = -\frac{2}{\varepsilon_\lambda}\left(\frac{\lambda_r}{\lambda}\right)^2 \theta_d(Z_0,\lambda)\,\frac{\delta\lambda}{\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces questions calculatoires nécessitent rigueur et précision dans les approximations.

« Beaucoup de candidats ont abordé cette dernière partie de l’épreuve, mais peu ont fait preuve de la rigueur nécessaire pour mener à bien ces trois questions calculatoires guidées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 28

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réfraction atmosphérique, tracé de rayons

L'angle sous lequel le rayon terrestre est vu depuis est d'environ tandis que celui sous lequel le rayon solaire est vu depuis la Terre vaut environ . L'atmosphère terrestre est-elle capable de dévier la lumière solaire pour éclairer le point ? On justifiera quantitativement la réponse en s'appuyant sur un schéma.

Voir l'indice

Tracer un schéma avec le cône d'ombre géométrique et vérifier si l'angle de déviation maximale de l'atmosphère permet de rabattre les rayons solaires vers l'axe de symétrie ST.

Voir la stratégie
  1. Exprimer géométriquement la condition angulaire pour qu'un rayon lumineux passant au voisinage de la Terre (à une distance de l'ordre de R_T de l'axe ST) atteigne le point N situé sur l'axe à la distance r_L.
  2. Prendre en compte l'étendue angulaire finie de la source solaire : les rayons incidents font un angle avec l'axe ST compris entre -\theta_S et +\theta_S.
  3. Déterminer la plage de déviation \theta_d requise pour atteindre N et la comparer à la déviation maximale permise par l'atmosphère terrestre \theta_{d,M} \approx 70'.
Voir la réponse courte

Comparaison angulaire de la déviation maximale de l'atmosphère avec le demi-diamètre apparent pour prouver l'illumination du cône d'ombre.

Voir le corrigé complet

Considérons le plan contenant l'axe ST passant par le centre du Soleil S, le centre de la Terre T et le point N (centre du disque lunaire éclipsé).

1. Angle sous lequel le limbe terrestre est vu depuis N :

Pour un rayon passant à une altitude Z_0 \ll R_T au-dessus de la Terre, la distance à l'axe ST est r_0 = R_T + Z_0 \approx R_T. Pour que ce rayon atteigne le point N, son inclinaison finale vers l'axe ST doit valoir :

\theta_T \approx \frac{R_T}{r_L} \approx 57'

2. Inclinaison des rayons incidents :

Le Soleil étant une source étendue sous-tendant un demi-angle \theta_S \approx 16' depuis la Terre, les rayons incidents frappant le haut de l'atmosphère font un angle \alpha avec la direction de l'axe ST compris dans l'intervalle :

\alpha \in [-\theta_S\,,\,+\theta_S]

où \alpha > 0 correspond à un rayon convergeant initialement vers l'axe.

3. Déviation atmosphérique requise :

Après traversée de l'atmosphère, le rayon subit une déviation vers les zones plus denses (vers la Terre, donc vers l'axe ST) d'un angle \theta_d \ge 0. L'angle final du rayon par rapport à l'axe ST est donc :

\theta_{\text{final}} = \alpha + \theta_d

Pour que le rayon atteigne le point N, il faut \theta_{\text{final}} = \theta_T, soit :

\theta_d = \theta_T - \alpha

Selon le point d'émission sur le disque solaire, la déviation nécessaire est donc comprise entre :

\begin{aligned} \theta_{d,\min} &= \theta_T - \theta_S = 57' - 16' = 41' \quad \text{(bord du Soleil le plus favorable)} \\ \theta_{d} &= \theta_T = 57' \quad \text{(centre du Soleil, rayons parallèles à } ST\text{)} \\ \theta_{d,\max} &= \theta_T + \theta_S = 57' + 16' = 73' \quad \text{(bord opposé du Soleil)} \end{aligned}

Or, d'après les données de l'énoncé, la déviation atmosphérique maximale vaut \theta_{d,M} \approx 70' au ras du sol (Z_0 = 0) et varie continûment jusqu'à 0' à haute altitude :

\theta_d(Z_0) \in [0'\,,\, 70']

Comme \theta_{d,\min} = 41' \le 70', il existe un intervalle d'altitudes Z_0 pour lesquelles la déviation est suffisante pour envoyer la lumière solaire en N :

\boxed{\text{L'atmosphère terrestre est capable de dévier la lumière solaire pour éclairer le point } N.}

Résultat

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F · Prévision du spectre de la lumière reçue par la Lune

Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : diffusion rayleigh, spectre d'absorption

À l'aide des deux schémas de la figure 12, déterminer quelques points du spectre de la lumière reçue par la Lune en permettant de représenter la courbe correspondante sur la feuille réponse. Conclure sur la couleur de la Lune totalement occultée.

Voir l'indice

Multiplier point par point l'intensité incidente I_\lambda par le facteur de transmission \exp(-d_o) pour différentes longueurs d'onde du visible et identifier la zone spectrale prédominante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité spectrale I_{\lambda, N}(\lambda) de la lumière parvenant en N à partir du spectre solaire incident I_\lambda(\lambda) et du facteur d'atténuation spectrale \exp[-d_o(\lambda)].
  2. Relever sur les deux graphes de la figure 12 plusieurs points pour différentes longueurs d'onde \lambda du spectre visible (400\text{ nm} \le \lambda \le 800\text{ nm}) et calculer le produit I_{\lambda, N}(\lambda) = I_\lambda(\lambda)\exp[-d_o(\lambda)].
  3. Tracer l'allure du spectre obtenu sur le modèle de la feuille réponse et en déduire la couleur perçue de la Lune totalement éclipsée.
Voir la réponse courte

La diffusion Rayleigh en 1/\lambda^4 éteint le bleu ; seule la composante rouge traverse l'atmosphère pour teinter la Lune.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de transfert radiatif établie à la question Q23, l'intensité spectrale reçue au point N s'écrit :

I_{\lambda, N}(\lambda) = I_\lambda(\lambda) \, \exp\bigl[-d_o(\lambda)\bigr]

où I_\lambda(\lambda) est l'éclairement spectral solaire hors atmosphère (graphe de gauche) et \exp[-d_o(\lambda)] le facteur d'atténuation spectrale lié à la traversée atmosphérique (graphe de droite).

À l'aide des deux courbes de la figure 12, on relève plusieurs couples de valeurs dans le domaine du visible et du proche infrarouge :

\lambda\ (\text{nm})I_\lambda\ (\text{W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1})\exp(-d_o)I_{\lambda, N}\ (\text{W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1})
4001{,}450{,}00\mathbf{0{,}00}
5002{,}000{,}00\mathbf{0{,}00}
5501{,}90< 0{,}005\approx \mathbf{0{,}01}
6001{,}800{,}012\approx \mathbf{0{,}02}
6501{,}550{,}040\approx \mathbf{0{,}06}
7001{,}300{,}080\approx \mathbf{0{,}10}
7501{,}150{,}130\approx \mathbf{0{,}15}
7801{,}050{,}170\approx \mathbf{0{,}18}

On reporte ces points sur le repère fourni par le document réponse :

Conclusion sur la couleur de la Lune : Le spectre de la lumière transmise et réfractée vers le centre du cône d'ombre N est rigoureusement nul pour les courtes et moyennes longueurs d'onde (\lambda \lesssim 550\text{ nm}), qui correspondent au violet, au bleu et au vert : ces radiations sont quasi intégralement éliminées par la diffusion de Rayleigh (\mathscr{P}_a \propto \lambda^{-4}).

Seules les plus grandes longueurs d'onde du spectre visible (\lambda \gtrsim 600\text{ nm}), correspondant au rouge et au proche infrarouge, parviennent à traverser la basse atmosphère terrestre sans être totalement diffusées.

\boxed{\text{La Lune totalement occultée présente ainsi une couleur rouge cuivrée (<< Lune rousse >> ou << Lune de sang >>).}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Signaux et propagation (28 % des questions, partie I), Réflexion, réfraction et fibres optiques (22 %) et Électronique numérique (21 %). Plus ponctuellement : Ondes électromagnétiques dans les milieux, Statique des fluides, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Diffraction et réseaux et Description d'un système thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 17 questions sur 29 (59 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie II.E (Q24 à Q28). Avec les autres programmes de première année : 11 en MPSI, 11 en PTSI, 12 en MP2I, 12 en TSI1 et 17 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 ?

Q28 (réfraction atmosphérique), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 ?

Questions de cours : Q19 (onde plane progressive harmonique) et Q24 (réfraction atmosphérique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (critère de shannon), Q9 (interférence constructive), Q16 (diffraction), Q17 (atmosphère isotherme), Q20 (vecteur de poynting) et Q22 (atténuation d'une onde).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (18 sur 29), par exemple : Q1, Q2, Q5 à Q9, Q11 à Q15, Q18 à Q21, Q24 et Q27. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q10, Q23 et Q26.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle déviation minimale un rayon solaire doit-il subir pour éclairer N en Q28 ?

Environ 41' (soit \theta_T - \theta_S) : le Soleil n'étant pas une source ponctuelle à l'infini, les rayons issus du bord de son disque possèdent déjà une inclinaison initiale favorable de \theta_S \approx 16' vers l'axe optique, ce qui réduit d'autant la réfraction nécessaire.

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