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Corrigé détaillé Mines Physique 1 MP 2020

Au temps des Mayas

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Optique géométrique, Électronique numérique : échantillonnage et modulation · 7 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet original et élégant aborde deux énigmes physiques associées à la civilisation maya : la lueur rougeâtre caractéristique de la Lune lors d'une éclipse totale et l'écho en gazouillis de quetzal produit par les marches de la pyramide de Chichén Itzá.

La première partie mobilise l'optique ondulatoire, la thermodynamique de l'atmosphère, la propagation d'ondes électromagnétiques dans un milieu diffusant ainsi que la réfraction en milieu d'indice inhomogène pour expliquer la couleur cuivrée de la Lune. La seconde partie traite des bases du traitement du signal (échantillonnage de Shannon, sonogramme) et d'un modèle d'interférences constructives d'ondes sonores diffractées par un escalier périodique. C'est un sujet très complet, classique dans ses outils mais appliqué à des contextes captivants, idéal pour des révisions transversales.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

23 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (23) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    Une feuille réponse séparée est fournie avec le sujet pour y reporter les tracés demandés aux questions Q15 et Q28.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

29 questions
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Partie I : Couleur de la Lune totalement éclipsée

I.A · Sources de lumière éclairant la Lune

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : éclipse de lune, ombre et pénombre

Situer la photographie de la figure 2 dans la chronologie de la figure 1b.

Voir l'indice

Observer la forme et l'orientation de la zone de pénombre sur le disque lunaire pour déterminer si la Lune entre ou sort de la totalité.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état d'éclairement de la Lune sur la photographie (figure 2) : l'intégralité du disque lunaire est perceptible, sans zone directement éblouie par le rayonnement solaire direct, ce qui caractérise la Lune entièrement immergée dans le cône d'ombre.
  2. Faire le lien avec les étapes repérées sur la chronologie de la figure 1b.
Voir la réponse courte

Identifier la phase de totalité entre les dates t_2 et t_3 où la Lune est entièrement immergée dans le cône d'ombre terrestre.

Voir le corrigé complet

Sur la photographie de la figure 2, l'ensemble du disque lunaire est visible et présente une luminosité diffuse et atténuée, sans le contraste extrême (facteur supérieur à 10^4) qu'induirait la présence d'une fraction directement éclairée par le Soleil.

Le disque lunaire est donc entièrement plongé dans le cône d'ombre de la Terre : la photographie a été prise durant la phase d'éclipse totale, c'est-à-dire :

\boxed{\text{entre le premier contact intérieur (étape 2) et le dernier contact intérieur (étape 3).}}

Remarque : Le gradient de luminosité visible sur le disque (la partie supérieure étant plus lumineuse) indique que la Lune ne se trouve pas exactement au centre N du cône d'ombre à cet instant, mais plus proche de sa périphérie supérieure.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les positions 3 et 4 pour situer la Lune étaient refusées par le jury.

« Les réponses situant la Lune soit à la position 3, soit à la position 4 n’ont pas été acceptées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : angle caractéristique de diffraction, tache de diffraction

Proposer un ordre de grandeur de l'angle caractéristique de la diffraction de la lumière solaire par la Terre, en admettant que cet angle est identique au phénomène de diffraction produit par une ouverture de même taille caractéristique que le diamètre de la Terre, éclairé par une onde plane de direction . En déduire la taille caractéristique de la figure de diffraction dans le plan d'observation . La diffraction peut-elle éclairer le disque lunaire durant la phase de totalité ? Citer, dans le contexte de l'hypothèse envisagée, d'autres sources possibles d'éclairage du disque lunaire.

Voir l'indice

Assimiler la Terre à un diaphragme circulaire de diamètre 2R_T pour estimer \theta_d \sim \lambda/(2R_T), puis calculer la tache correspondante à la distance Terre-Lune r_L.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la Terre par un obstacle circulaire (ou une ouverture équivalente par le principe de Babinet) de diamètre D_T = 2 R_T pour estimer l'angle caractéristique de diffraction \theta_d \sim \lambda / D_T.
  2. En déduire l'étalement spatial a_d \sim r_L \theta_d dans le plan d'observation \mathcal{P}_e situé à la distance r_L = TL.
  3. Comparer a_d aux dimensions de la Lune et du cône d'ombre, puis recenser les autres sources astronomiques potentielles (étoiles, planètes, couronne solaire).
Voir la réponse courte

Angle \theta_d \sim \lambda/D_T \sim 10^{-14}\text{ rad} et taille a_d \ll R_L : diffraction négligeable, d'autres sources sont la réfraction atmosphérique et la lumière stellaire.

Voir le corrigé complet

1. Ordre de grandeur de l'angle de diffraction \theta_d :

Pour une ouverture circulaire (ou un disque opaque, d'après le théorème de Babinet) de diamètre caractéristique D_T = 2 R_T, l'angle de diffraction caractéristique dans le domaine visible (\lambda \approx 500\text{ nm} = 5 \cdot 10^{-7}\text{ m}) est donné par :

\theta_d \sim \frac{\lambda}{2 R_T}

Numériquement, avec R_T \approx 6{,}37 \cdot 10^6\text{ m} :

\theta_d \sim \frac{5 \cdot 10^{-7}}{2 \times 6{,}37 \cdot 10^6} \approx \frac{5 \cdot 10^{-7}}{1{,}27 \cdot 10^7} \approx 4 \cdot 10^{-14}\text{ rad}
\boxed{\theta_d \sim 10^{-14}\text{ à } 10^{-13}\text{ rad}}

2. Taille caractéristique a_d dans le plan \mathcal{P}_e :

Le plan d'observation \mathcal{P}_e se trouve à la distance r_L = TL \approx 3{,}84 \cdot 10^8\text{ m} du centre de la Terre. L'étalement spatial de la figure de diffraction (zone de pénétration de la lumière dans l'ombre géométrique) est :

a_d \sim r_L \theta_d \sim \frac{\lambda \, r_L}{2 R_T}

Numériquement :

a_d \sim 3{,}84 \cdot 10^8 \times 4 \cdot 10^{-14} \approx 1{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ m} = 15\,\mu\text{m}
\boxed{a_d \sim 10\,\mu\text{m}}

3. La diffraction peut-elle éclairer le disque lunaire ?

Le rayon de la Lune vaut R_L \approx 1{,}74 \cdot 10^6\text{ m} et le rayon de l'ombre terrestre au niveau de l'orbite lunaire est de l'ordre de R_{\text{ombre}} \approx 4{,}6 \cdot 10^6\text{ m}. L'empiètement de la lumière diffractée dans le cône d'ombre (a_d \sim 10\,\mu\text{m}) est extraordinairement négligeable devant ces dimensions kilométriques :

a_d \ll R_L \ll R_{\text{ombre}}

Par conséquent, la diffraction ne peut en aucun cas éclairer le disque lunaire durant la phase de totalité.

4. Autres sources possibles d'éclairage :

Dans l'hypothèse d'une Terre sans atmosphère, les sources envisageables pouvant éclairer la face visible de la Lune sont :

  • la lumière des étoiles (fond stellaire, Voie lactée) ;
  • la lumière réfléchie par les autres planètes du système solaire (notamment Vénus et Jupiter) ;
  • la couronne solaire externe (qui s'étend au-delà du disque solaire géométrique) ;
  • la lumière zodiacale (diffusion par les poussières interplanétaires).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La moitié des candidats a proposé à tort la relation θd = rL/TL.

« La moitié des copies propose θd = rL/TL. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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I.B · Modèle d'atmosphère isotherme

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : atmosphère isotherme, échelle de hauteur, statique des fluides

Déterminer le profil altimétrique de masse volumique en fonction de et d'une hauteur caractéristique que l'on exprimera et dont on calculera la valeur numérique.

Voir l'indice

Combiner la relation fondamentale de la statique des fluides \mathrm{d}P/\mathrm{d}Z = -\rho_a g avec l'équation d'état des gaz parfaits pour identifier la hauteur d'échelle H_c = RT/(M_a g).

Voir la stratégie
  1. Écrire la relation fondamentale de la statique des fluides appliquée à une tranche d'atmosphère à l'altitude Z.
  2. Exprimer la pression en fonction de la masse volumique à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits, à température T uniforme.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue pour expliciter \rho_a(Z) et la hauteur caractéristique d'échelle H_c, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Équilibre hydrostatique et gaz parfait conduisant au profil exponentiel avec H_c = \frac{RT}{M_a g} \approx 8{,}5\text{ km}.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère étant en équilibre mécanique dans le référentiel terrestre supposé galiléen, la condition de la statique des fluides s'écrit, en projection sur l'axe vertical ascendant défini par \boldsymbol{e}_Z :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}Z} = -\rho_a(Z)\,g

L'air est assimilé à un gaz parfait de masse molaire M_a à température T uniforme. L'équation d'état P V = n R T = \frac{m}{M_a} R T donne le lien entre la pression P et la masse volumique \rho_a = \frac{m}{V} :

P(Z) = \frac{\rho_a(Z)\,R\,T}{M_a}

La température T étant constante dans ce modèle isotherme, la dérivation par rapport à l'altitude Z conduit à :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}Z} = \frac{R\,T}{M_a}\,\frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z} = -\rho_a(Z)\,g

On en déduit l'équation différentielle vérifiée par \rho_a(Z) :

\frac{\mathrm{d}\rho_a}{\mathrm{d}Z} + \frac{1}{H_c}\,\rho_a(Z) = 0 \quad \text{avec} \quad H_c = \frac{R\,T}{M_a\,g}

L'intégration de cette équation différentielle linéaire du premier ordre donne directement :

\boxed{\rho_a(Z) = \rho_a(0)\,\exp\!\left(-\frac{Z}{H_c}\right)}

avec la hauteur d'échelle :

\boxed{H_c = \frac{R\,T}{M_a\,g}}

Application numérique : Avec T \approx 20^\circ\mathrm{C} = 293\,\mathrm{K}, M_a \approx 29\times 10^{-3}\,\mathrm{kg}\cdot\mathrm{mol}^{-1}, g \approx 9,80\,\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-2} et R \approx 8,31\,\mathrm{J}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1} :

\begin{aligned} H_c &= \frac{8,31 \times 293}{29 \times 10^{-3} \times 9,80} \approx \frac{2{,}43 \times 10^3}{0{,}284} \approx 8{,}6 \times 10^3\,\mathrm{m} \end{aligned}
\boxed{H_c \approx 8{,}6\,\mathrm{km}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Loi de l'hydrostatique et facteur de Boltzmann étaient admis ; attention à l'erreur récurrente d'un facteur mille sur Hc.

« Dans le cadre du programme de la filière MP, on pouvait traiter le début de la réponse de deux manières : soit en invoquant la loi de l’hydrostatique, soit le facteur de Boltzmann. »

« L’estimation de la hauteur Hc a régulièrement été erronée d’un facteur mille. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : gaz parfait, atmosphère isotherme

Évaluer numériquement la masse volumique de l'air au niveau de la mer (pression d'environ 1 bar) puis en déduire celle de l'air au sommet du mont Everest ( d'altitude) : on indique que . Les valeurs moyennes annuelles de pression et de température au sommet de l'Everest sont respectivement et . Le modèle isotherme est-il réaliste ?

Voir l'indice

Calculer \rho_a(0) = P_0 M_a / (RT), en déduire \rho_a(Z_E) = \rho_a(0)\exp(-Z_E/H_c) avec Z_E/H_c \approx 1, puis confronter avec la loi des gaz parfaits appliquée aux données réelles de l'Everest.

Voir la stratégie
  1. Exprimer et calculer la masse volumique de l'air au niveau du sol \rho_a(0) à partir de l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Appliquer la loi barométrique exponentielle établie en Q3 à l'altitude Z_E = 8\,848\text{ m} en exploitant l'approximation Z_E \approx H_c et la donnée \exp(-1) \approx 1/3.
  3. Comparer cette valeur à celle déduite des conditions réelles (P_E, T_E) et discuter de la pertinence de l'hypothèse isotherme.
Voir la réponse courte

Calcul de \rho_a(0) \approx 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} puis \rho_a(Z_E) \approx 0{,}4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et discussion de l'écart avec les valeurs réelles montrant les limites du modèle isotherme.

Voir le corrigé complet

1. Masse volumique de l'air au niveau de la mer :

L'air étant modélisé par un gaz parfait, son équation d'état s'écrit :

P_0 V = \frac{m}{M_a} R T \implies \rho_a(0) = \frac{P_0 M_a}{R T}

Avec P_0 = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}, M_a = 29\times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, T = 20\,^{\circ}\text{C} = 293\text{ K} et R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :

\rho_a(0) = \frac{10^5 \times 29\times 10^{-3}}{8{,}31 \times 293} = \frac{2\,900}{2\,435} \approx 1{,}19\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho_a(0) \approx 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

2. Masse volumique au sommet du mont Everest selon le modèle isotherme :

D'après le profil altimétrique déterminé en Q3, avec H_c \approx 8{,}6\text{ km} = 8\,600\text{ m} :

\frac{Z_E}{H_c} = \frac{8\,848}{8\,600} \approx 1{,}03 \approx 1

En utilisant l'indication \exp(-1) \approx 1/3 :

\rho_a(Z_E) = \rho_a(0) \exp\left(-\frac{Z_E}{H_c}\right) \approx \frac{\rho_a(0)}{3} \approx \frac{1{,}19}{3} \approx 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho_a(Z_E) \approx 0{,}40\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

3. Discussion du modèle isotherme :

Calculons la masse volumique réelle au sommet de l'Everest à partir des données fournies (P_E = 321\text{ hPa} = 3{,}21\times 10^4\text{ Pa} et T_E = -23\,^{\circ}\text{C} = 250\text{ K}) :

\rho_{\text{réelle}} = \frac{P_E M_a}{R T_E} = \frac{3{,}21\times 10^4 \times 29\times 10^{-3}}{8{,}31 \times 250} = \frac{930{,}9}{2\,077{,}5} \approx 0{,}45\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

De même, la pression prédite par le modèle isotherme est :

P(Z_E) = P_0 \exp\left(-\frac{Z_E}{H_c}\right) \approx \frac{1\,000\text{ hPa}}{3} \approx 333\text{ hPa}

On constate que :

  • Les ordres de grandeur de la pression et de la masse volumique sont bien reproduits (écart relatif de l'ordre de 4\% sur la pression et d'environ 11\% sur la masse volumique).
  • En revanche, l'hypothèse de température uniforme n'est pas réaliste : la température chute de 20\,^{\circ}\text{C} au niveau de la mer à -23\,^{\circ}\text{C} à 8{,}8\text{ km}, soit un gradient thermique moyen d'environ -5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}, caractéristique de la troposphère (modèle polytropique ou atmosphère standard).

Le modèle isotherme fournit ainsi une bonne approximation globale des profils de pression et de densité, mais échoue à décrire le gradient thermique vertical.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il convient de bien analyser la validité du modèle isotherme au lieu de le rejeter trop hâtivement.

« Beaucoup de copies proposent une estimation correcte des masses volumiques, comparent les valeurs obtenues au sommet de l’Éverest, mais concluent que le modèle de l’atmosphère isotherme est irréaliste, considérant que 20°C et -20°C sont des températures bien différentes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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I.C · Onde électromagnétique incidente

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : onde plane progressive monochromatique, champ électromagnétique, relation de structure

Donner les expressions réelles des champs de vecteur électrique et magnétique puis exprimer en fonction notamment de . Représenter sur un même graphique, à une date donnée, l'évolution spatiale du champ électrique ainsi que celle du champ magnétique.

Voir l'indice

Écrire les composantes d'une OPPM polarisée selon \boldsymbol{e}_y se propageant vers les x croissants, relier les amplitudes par la relation de structure dans le vide \boldsymbol{B} = \frac{1}{c}\boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{E}.

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Écritures réelles de \boldsymbol{E} et \boldsymbol{B} reliés par B_m = E_m/c, trièdre direct et tracé sinusoïdal spatial en phase à date fixée.

Voir le corrigé complet

L'onde est plane, progressive, monochromatique, se propage dans le vide selon +\boldsymbol{e}_x et son champ électrique est polarisé rectilignement selon \boldsymbol{e}_y. Avec une phase à l'origine spatio-temporelle nulle, le champ électrique s'écrit sous forme réelle :

\boxed{\boldsymbol{E}(x,t) = E_m \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right)\boldsymbol{e}_y}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide :

\boldsymbol{\nabla} \wedge \boldsymbol{E} = -\frac{\partial \boldsymbol{B}}{\partial t}

Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant dans la direction du vecteur d'onde \boldsymbol{k} = \frac{\omega}{c}\boldsymbol{e}_x, cette relation se traduit par la structure caractéristique de l'onde transverse électromagnétique :

\boldsymbol{B}(x,t) = \frac{\boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{E}(x,t)}{c}

Le trièdre (\boldsymbol{e}_x, \boldsymbol{e}_y, \boldsymbol{e}_z) étant orthonormé direct, on a \boldsymbol{e}_x \wedge \boldsymbol{e}_y = \boldsymbol{e}_z. Il vient alors :

\boxed{\boldsymbol{B}(x,t) = B_m \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right)\boldsymbol{e}_z}

avec la relation entre amplitudes :

\boxed{B_m = \frac{E_m}{c}}

À une date t fixée (par exemple t = 0), les deux champs varient sinusoïdalement selon x avec la longueur d'onde spatiale \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}. Ils oscillent en phase, dans des plans orthogonaux : \boldsymbol{E} selon \boldsymbol{e}_y et \boldsymbol{B} selon \boldsymbol{e}_z.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Donner les expressions réelles, justifier la relation entre amplitudes et veiller au trièdre direct avec des champs en phase.

« Quelques copies donnent des champs complexes, sans en déduire leur expression réelle, pourtant explicitement demandée par l’énoncé. »

« Une justification, même sommaire, à la relation Bm = Em/c était attendue. »

« les champs n’y sont pas toujours en phase »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : vecteur de poynting, intensité électromagnétique

Exprimer le vecteur de Poynting en fonction notamment de . Calculer l'ordre de grandeur de pour une onde électromagnétique véhiculant une intensité .

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Calculer \boldsymbol{R} = \frac{1}{\mu_0}\boldsymbol{E}\wedge\boldsymbol{B} puis exprimer l'intensité comme la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting : I_0 = \langle\|\boldsymbol{R}\|\rangle = E_m^2 / (2\mu_0 c).

Voir la réponse courte

Vecteur de Poynting \boldsymbol{R} = \frac{\boldsymbol{E}\times\boldsymbol{B}}{\mu_0}, moyenne temporelle \langle R \rangle = \frac{E_m^2}{2\mu_0 c} = I_0, d'où E_m = \sqrt{2\mu_0 c I_0} \approx 870\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Par définition, le vecteur de Poynting \boldsymbol{R}(x, t) s'écrit :

\boldsymbol{R}(x, t) = \frac{\boldsymbol{E}(x, t) \wedge \boldsymbol{B}(x, t)}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs électrique et magnétique obtenues à la question Q5 :

\begin{aligned} \boldsymbol{E}(x, t) &= E_m \cos\!\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \boldsymbol{e}_y \\ \boldsymbol{B}(x, t) &= \frac{E_m}{c} \cos\!\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \boldsymbol{e}_z \end{aligned}

et sachant que \boldsymbol{e}_y \wedge \boldsymbol{e}_z = \boldsymbol{e}_x, il vient :

\boxed{\boldsymbol{R}(x, t) = \frac{E_m^2}{\mu_0 c} \cos^2\!\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \boldsymbol{e}_x}

L'intensité I_0 de l'onde correspond à la moyenne temporelle du flux surfacique d'énergie (norme du vecteur de Poynting) :

I_0 = \langle \|\boldsymbol{R}(x, t)\| \rangle = \frac{E_m^2}{\mu_0 c} \left\langle \cos^2\!\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \right\rangle = \frac{E_m^2}{2 \mu_0 c}

On en déduit l'amplitude E_m du champ électrique :

\boxed{E_m = \sqrt{2 \mu_0 c I_0}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • \mu_0 \approx 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}
  • c \approx 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • I_0 = 1\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}
E_m = \sqrt{2 \times 10^{-6} \times 3 \times 10^8 \times 10^3} = \sqrt{6 \times 10^5} \approx 7{,}7 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

L'ordre de grandeur de l'amplitude du champ électrique est donc :

\boxed{E_m \sim 10^3\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas utiliser la notation complexe pour le vecteur de Poynting et expliciter clairement l'unité du champ électrique.

« Les candidats ayant utilisé la notation complexe dans la question précédente ont rarement conscience que cette notation ne peut pas être utilisée pour exprimer le vecteur de Poynting. »

« Les unités du champ électrique sont incorrectes dans la moitié des copies. La mention « USI » n’est pas assez explicite pour être acceptée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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I.D · Transfert du rayonnement solaire à travers l'atmosphère terrestre

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : concentration molaire, masse volumique

Exprimer en fonction notamment de la masse volumique du gaz atmosphérique au point d'abscisse .

Voir l'indice

Relier le nombre de molécules par unité de volume à la quantité de matière par \eta_a = \mathcal{N}_A n_V, puis exprimer la concentration molaire n_V en fonction de \rho_a et M_a.

Voir la réponse courte

Expression de la densité particulaire volumique de l'air \eta_a(x) = \frac{\mathcal{N}_A \rho_a(x)}{M_a}.

Voir le corrigé complet

Considérons un volume mésoscopique V d'air situé au point d'abscisse x. La masse de gaz contenue dans ce volume s'écrit :

m = \rho_a(x) \, V

La quantité de matière correspondante est n = \frac{m}{M_a}, où M_a est la masse molaire de l'air. Le nombre total de molécules présentes dans ce volume vaut donc :

N = n \mathcal{N}_A = \frac{\rho_a(x) \, \mathcal{N}_A}{M_a} V

où \mathcal{N}_A désigne la constante d'Avogadro.

La densité volumique moléculaire \eta_a(x) = \frac{N}{V} s'exprime ainsi selon :

\boxed{\eta_a(x) = \frac{\mathcal{N}_A}{M_a} \rho_a(x)}

On peut également l'écrire sous la forme \eta_a(x) = \frac{\rho_a(x)}{m_a}, où m_a = \frac{M_a}{\mathcal{N}_A} représente la masse moyenne d'une molécule d'air.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La moitié des copies a proposé une formule non homogène reliant le nombre d'Avogadro, Ma et ρa.

« Une moitié des copies propose une combinaison du nombre d’Avogadro, Ma et ρa non homogène. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : bilan d'énergie, atténuation d'une onde, loi de beer-lambert

Effectuer un bilan unidimensionnel de puissance électromagnétique moyenne pour une tranche d'air limitée par les plans d'abscisse et ; en déduire la relation liant l'intensité de l'onde en en fonction notamment de l'intensité en : il faudra prendre en compte les deux phénomènes, de diffusion et d'absorption.

Voir l'indice

Écrire le bilan de puissance sur une tranche d'épaisseur \mathrm{d}x et de section S : la perte de flux \mathrm{d}I \times S compense la puissance totale diffusée et absorbée par les particules présentes dans le volume S\,\mathrm{d}x.

Voir la stratégie
  1. Considérer une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x et de section droite S perpendiculaire à la direction de propagation (Ox).
  2. Exprimer les puissances électromagnétiques moyennes incidente en x et sortante en x+\mathrm{d}x.
  3. Comptabiliser la puissance totale diffusée par les molécules et la puissance totale absorbée par les poussières dans cette tranche.
  4. Établir le bilan d'énergie en régime stationnaire pour obtenir I(x+\mathrm{d}x) en fonction de I(x).
Voir la réponse courte

Bilan de flux de Poynting sur la tranche d'épaisseur \mathrm{d}x menant à \mathrm{d}I = -I(x)(\sigma_d\eta_a + \sigma_a\eta_p)\mathrm{d}x.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche d'air comprise entre les plans d'abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite d'aire S. Le volume de cette tranche s'écrit :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x

En moyenne temporelle, la puissance électromagnétique transportée par l'onde qui entre dans la tranche à l'abscisse x vaut :

\mathcal{P}_{\text{ent}} = I(x)\,S

La puissance électromagnétique qui en ressort à l'abscisse x+\mathrm{d}x vaut :

\mathcal{P}_{\text{sort}} = I(x+\mathrm{d}x)\,S

Durant la traversée de cette tranche, deux phénomènes atténuent la puissance de l'onde :

  • La diffusion atmosphérique : la tranche contient \mathrm{d}N_a = \eta_a(x)\,\mathrm{d}V = \eta_a(x)\,S\,\mathrm{d}x molécules de gaz, chacune diffusant une puissance moyenne \mathscr{P}_a = k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 I(x). La puissance totale diffusée s'écrit :

    \mathrm{d}\mathcal{P}_{\text{diff}} = \mathscr{P}_a\,\mathrm{d}N_a = k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x)\,I(x)\,S\,\mathrm{d}x
  • L'absorption par les poussières : la tranche contient \mathrm{d}N_p = \eta_p(x)\,\mathrm{d}V = \eta_p(x)\,S\,\mathrm{d}x particules de poussière, chacune absorbant une puissance moyenne \mathscr{P}_p = k_p I(x). La puissance totale absorbée s'écrit :

    \mathrm{d}\mathcal{P}_{\text{abs}} = \mathscr{P}_p\,\mathrm{d}N_p = k_p \eta_p(x)\,I(x)\,S\,\mathrm{d}x

En régime stationnaire, la conservation de l'énergie moyenne s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{ent}} = \mathcal{P}_{\text{sort}} + \mathrm{d}\mathcal{P}_{\text{diff}} + \mathrm{d}\mathcal{P}_{\text{abs}}

soit :

I(x)\,S = I(x+\mathrm{d}x)\,S + \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p \eta_p(x) \right] I(x)\,S\,\mathrm{d}x

En simplifiant par la section S, on obtient la relation liant I(x+\mathrm{d}x) à I(x) :

\boxed{I(x+\mathrm{d}x) = I(x) - \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p \eta_p(x) \right] I(x)\,\mathrm{d}x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question réussie par plus de la moitié des candidats malgré les difficultés rencontrées sur le bilan énergétique.

« Correctement traitée par plus de la moitié des copies. Le bilan énergétique a été cependant difficile. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : densité optique, atténuation d'une onde

Montrer qu'il est possible d'écrire sous la forme suivante :

où est un facteur, appelé « densité optique », que l'on exprimera en fonction des quantités intégrales :

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle séparable obtenue en Q8 entre les abscisses 0 et x pour identifier l'expression intégrale de la densité optique d_o(x).

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation différentielle établie à la question 8 en séparant les variables.
  2. Intégrer cette relation entre l'abscisse d'entrée 0 et la position courante x.
  3. Identifier par identification directe la forme demandée et exprimer la densité optique d_o(x).
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle linéaire à variables séparables pour exprimer la densité optique d_o(x) sous forme d'intégrales spatiales.

Voir le corrigé complet

D'après la question 8, le bilan de puissance conduit à l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}x}(x) = -\left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(x) + k_p\,\eta_p(x) \right] I(x)

En séparant les variables pour une intensité I(x) > 0 :

\frac{\mathrm{d}I}{I} = -\left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(\xi) + k_p\,\eta_p(\xi) \right] \mathrm{d}\xi

L'intégration entre la position incidente \xi = 0 d'intensité I(0) et l'abscisse \xi = x d'intensité I(x) donne :

\begin{aligned} \int_{I(0)}^{I(x)} \frac{\mathrm{d}I}{I} &= -\int_0^x \left[ k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \eta_a(\xi) + k_p\,\eta_p(\xi) \right] \mathrm{d}\xi \\ \ln\left(\frac{I(x)}{I(0)}\right) &= - k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \int_0^x \eta_a(\xi)\,\mathrm{d}\xi - k_p \int_0^x \eta_p(\xi)\,\mathrm{d}\xi \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, on obtient la forme requise :

I(x) = I(0)\exp[-d_o(x)]

avec :

\boxed{d_o(x) = k_a \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4 \int_0^x \eta_a(\xi)\,\mathrm{d}\xi + k_p \int_0^x \eta_p(\xi)\,\mathrm{d}\xi}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veiller à la cohérence de signe entre l'expression de la densité optique et l'équation différentielle établie.

« un nombre significatif de copies propose une expression de d0 dont le signe (global) n’est pas en accord avec l’équation différentielle obtenue dans la copie, ce qui a été pénalisé. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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I.E · Réfraction atmosphérique

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : indice optique, réfraction, gradient d'indice

Pourquoi l'atmosphère terrestre réfracte-t-elle les rayons lumineux qui la traversent ?

Voir l'indice

Invoquer la décroissance de la masse volumique de l'air avec l'altitude, qui entraîne un gradient vertical d'indice de réfraction d'après la loi de Gladstone-Dale.

Voir la réponse courte

La diminution de la masse volumique de l'air avec l'altitude induit un gradient vertical d'indice optique responsable de la courbure des rayons.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère terrestre constitue un milieu d'indice optique continûment variable (milieu inhomogène) :

  • sous l'effet de la pesanteur, la masse volumique de l'air \rho_a(Z) diminue avec l'altitude Z, comme modélisé dans la partie I.B (\rho_a(Z) = \rho_a(0)\,\mathrm{e}^{-Z/H_c}) ;
  • d'après la relation fournie par l'énoncé (loi de Gladstone-Dale), l'indice optique n(Z) dépend linéairement de la masse volumique du gaz :

    n(Z) = 1 + \varepsilon_\lambda\,\frac{\rho_a(Z)}{\rho_a(0)}

    L'indice optique décroît donc avec l'altitude, ce qui crée un gradient d'indice non nul dirigé vers le bas :

    \boldsymbol{\nabla}n = \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}Z}\,\boldsymbol{e}_Z \quad \text{avec} \quad \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}Z} < 0

D'après le principe de Fermat ou les lois de Snell-Descartes appliquées à un empilement continu de couches d'air, les rayons lumineux s'incurvent vers les zones de plus fort indice de réfraction : les rayons traversant l'atmosphère subissent donc une réfraction continue qui courbe leur trajectoire vers la Terre.

Voir ce qu'a relevé le jury

Invoquer un écart ou un gradient d'indice optique ; la dispersion ou l'humidité atmosphérique ne constituent pas des justifications valides.

« Tout argument relatif explicitement à une différence d’indice optique entre le vide et l’atmosphère, ou à la non-uniformité de l’indice optique de l’air dans l’atmosphère, a été accepté. »

« En revanche, la dispersion ou la présence d’eau dans l’atmosphère ne constituent pas une justification valide. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : développement limité, gradient d'indice

En tenant compte des ordres de grandeur du problème, précisément et , exprimer en fonction de . Exprimer en fonction de puis en fonction de , , et .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité de (r/r_0)^2 - 1 en posant r = r_0 + u avec u \ll r_0 \approx R_T, puis différentier la loi liant n à \rho_a et enfin exprimer \rho_a(Z) = \rho_a(Z_0)\exp(-u/H_c).

Voir la réponse courte

Développement limité en u/R_T donnant \sqrt{\frac{r^2}{r_0^2}-1} \approx \sqrt{\frac{2u}{R_T}} puis différentiation de l'indice optique via \mathrm{d}\rho_a.

Voir le corrigé complet

1. Expression approchée du terme géométrique

Par définition, r = R_T + Z et r_0 = R_T + Z_0. En introduisant la variable u = Z - Z_0, il vient :

r = r_0 + u

Comme l'atmosphère utile a une épaisseur de l'ordre de quelques dizaines de kilomètres, on a u \ll r_0. De plus, Z_0 \ll R_T, si bien que r_0 = R_T + Z_0 \simeq R_T. On peut ainsi effectuer un développement limité au premier ordre en u/r_0 :

\begin{aligned} \frac{r^2}{r_0^2} - 1 &= \left(1 + \frac{u}{r_0}\right)^2 - 1 \\ &= 1 + \frac{2u}{r_0} + \mathcal{O}\left(\frac{u^2}{r_0^2}\right) - 1 \\ &\simeq \frac{2u}{r_0} \simeq \frac{2u}{R_T} \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{\sqrt{\frac{r^2}{r_0^2}-1} \simeq \sqrt{\frac{2u}{R_T}}}

2. Expression de \mathrm{d}n en fonction de \mathrm{d}\rho_a

À longueur d'onde \lambda fixée, la loi reliant l'indice à la masse volumique est :

n(Z) = 1 + \varepsilon_\lambda \frac{\rho_a(Z)}{\rho_a(0)}

Par différentiation immédiate :

\boxed{\mathrm{d}n = \frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\,\mathrm{d}\rho_a}

3. Expression de \mathrm{d}\rho_a en fonction de H_c, \rho_a(Z_0), u et \mathrm{d}u

D'après le profil isotherme établi à la question Q3, la masse volumique s'écrit \rho_a(Z) = \rho_a(0)\exp(-Z/H_c). Avec Z = Z_0 + u, on a :

\rho_a(Z) = \rho_a(0)\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}\,\mathrm{e}^{-u/H_c} = \rho_a(Z_0)\,\mathrm{e}^{-u/H_c}

En différentiant cette relation par rapport à la variable u, on obtient :

\boxed{\mathrm{d}\rho_a = -\frac{\rho_a(Z_0)}{H_c}\,\mathrm{e}^{-u/H_c}\,\mathrm{d}u}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs dans le développement limité, à l'oubli du facteur 1/Hc et au signe lors de la dérivation.

« Les erreurs les plus fréquentes ont été observées : sur le calcul du développement limité ; sur le calcul de la troisième relation, qui a donné lieu à des oublis de facteur 1/Hc (ce qui conduit à une expression pourtant non homogène) ; sur le signe lors de la dérivation de l’exponentielle. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : réfraction atmosphérique, intégrale de déviation

Déduire des expressions obtenues à la question précédente que l'angle de déviation totale, d'un rayon monochromatique passant en , s'écrit :

où est une fonction de que l'on exprimera en fonction de et et . Pour quelle valeur particulière de , notée , la déviation d'un rayon lumineux est-elle maximale ?

Voir l'indice

Effectuer le changement de variable v = u/H_c dans l'intégrale de déviation, utiliser la valeur fournie pour l'intégrale de Gauss, et chercher le maximum de \Theta(Z_0) en examinant la décroissance exponentielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément différentiel \mathrm{d}n et le terme de courbure \left[\left(\frac{r}{r_0}\right)^2 - 1\right]^{-1/2} en fonction de la variable d'altitude relative u = Z - Z_0.
  2. Réécrire l'intégrale de déviation avec la variable u, puis effectuer le changement de variable sans dimension v = u/H_c pour utiliser l'intégrale de Gauss fournie.
  3. Identifier la fonction \Theta(Z_0) et étudier sa monotonie pour déterminer l'altitude Z_m conférant la déviation maximale.
Voir la réponse courte

Intégration de la formule de Snell-Descartes à symétrie sphérique menant à \Theta(Z_0) \propto \sqrt{\frac{R_T}{H_c}}\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}, maximale au niveau du sol (Z_m = 0).

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question 11, au voisinage de la Terre (Z, Z_0 \ll R_T) et avec u = Z - Z_0 :

\begin{aligned} \left[\left(\frac{r(n)}{r_0(n_0)}\right)^2 - 1\right]^{-1/2} &\simeq \sqrt{\frac{R_T}{2 u}} \\ \mathrm{d}n &= \frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\,\mathrm{d}\rho_a = -\frac{\varepsilon_\lambda}{\rho_a(0)}\frac{\rho_a(Z_0)}{H_c} \mathrm{e}^{-u/H_c}\,\mathrm{d}u \end{aligned}

Sachant que d'après le modèle isotherme (question 3), \frac{\rho_a(Z_0)}{\rho_a(0)} = \mathrm{e}^{-Z_0/H_c}, il vient :

\mathrm{d}n = -\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}\mathrm{e}^{-u/H_c}\,\mathrm{d}u

Lorsque l'indice varie de 1 (hors de l'atmosphère, u \to +\infty) à n_0 (au point M_0, u = 0), la formule de la déviation totale s'écrit :

\begin{aligned} \theta_d(Z_0,\lambda) &\approx 2 \int_{1}^{n_0} \left\{\left[\frac{r(n)}{r_0(n_0)}\right]^2 - 1\right\}^{-1/2}\mathrm{d}n \\ &\approx 2 \int_{+\infty}^{0} \sqrt{\frac{R_T}{2 u}} \left(-\frac{\varepsilon_\lambda}{H_c}\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}\mathrm{e}^{-u/H_c}\right)\mathrm{d}u \\ &\approx \varepsilon_\lambda \sqrt{\frac{2 R_T}{H_c^2}}\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c} \int_{0}^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-u/H_c}}{\sqrt{u}}\,\mathrm{d}u \end{aligned}

En effectuant le changement de variable v = u/H_c, on a u = H_c v, \mathrm{d}u = H_c \mathrm{d}v et \sqrt{u} = \sqrt{H_c}\sqrt{v} :

\int_{0}^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-u/H_c}}{\sqrt{u}}\,\mathrm{d}u = \sqrt{H_c} \int_{0}^{+\infty} \frac{\mathrm{e}^{-v}}{\sqrt{v}}\,\mathrm{d}v = \sqrt{\pi H_c}

En reportant cette valeur dans l'expression de \theta_d(Z_0, \lambda) :

\theta_d(Z_0,\lambda) \approx \sqrt{\frac{2\pi R_T}{H_c}}\,\mathrm{e}^{-Z_0/H_c}\,\varepsilon_\lambda

On identifie ainsi l'expression demandée \theta_d(Z_0,\lambda) \approx \Theta(Z_0)\varepsilon_\lambda avec :

\boxed{\Theta(Z_0) = \sqrt{\frac{2\pi R_T}{H_c}}\,\exp\left(-\frac{Z_0}{H_c}\right)}

La fonction \Theta(Z_0) est une fonction exponentielle strictement décroissante de l'altitude Z_0. Un rayon lumineux ne pouvant traverser le sol terrestre, l'altitude minimale accessible pour le point M_0 est le sol, soit Z_0 \ge 0. La déviation maximale est donc atteinte pour un rayon rasant la surface terrestre :

\boxed{Z_m = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait une justification, même brève, du choix des bornes d'intégration 0 et l'infini.

« Une justification (même succincte), rarement proposée, sur le choix des bornes à 0 et ∞, était attendue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : dispersion, différentielle

Exprimer l'écart de déviation correspondant à deux rayons incidents passant au même point (et donc caractérisés par le même ) mais possédant des longueurs d'ondes qui diffèrent de .

Voir l'indice

Différentier l'expression de \theta_d par rapport à \lambda à Z_0 fixé, en utilisant l'expression explicite de \varepsilon_\lambda.

Voir la réponse courte

Différentiation de \theta_d par rapport à \lambda pour exprimer l'étalement angulaire chromatique \delta\theta_d = \Theta(Z_0)\frac{\mathrm{d}\varepsilon_\lambda}{\mathrm{d}\lambda}\delta\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q12, l'angle de déviation totale d'un rayon monochromatique de longueur d'onde \lambda passant au point de plus basse altitude Z_0 s'écrit :

\theta_d(Z_0, \lambda) \approx \Theta(Z_0)\,\varepsilon_\lambda

où l'expression de \varepsilon_\lambda est donnée par :

\varepsilon_\lambda = a + \left(\frac{\lambda_r}{\lambda}\right)^2 = a + \lambda_r^2 \lambda^{-2}

Les deux rayons considérés passant au même point M_0, l'altitude Z_0 est identique, de sorte que le facteur géométrique \Theta(Z_0) demeure constant. Par différentiation au premier ordre par rapport à \lambda :

\delta\theta_d = \Theta(Z_0)\,\frac{\mathrm{d}\varepsilon_\lambda}{\mathrm{d}\lambda}\,\delta\lambda

En calculant la dérivée de \varepsilon_\lambda :

\frac{\mathrm{d}\varepsilon_\lambda}{\mathrm{d}\lambda} = -2\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}

on obtient directement l'expression de l'écart de déviation :

\boxed{\delta\theta_d = -2\,\Theta(Z_0)\,\frac{\lambda_r^2}{\lambda^3}\,\delta\lambda}

En introduisant l'expression de \Theta(Z_0) établie à la question Q12 ou sous forme relative, on peut également écrire :

\frac{\delta\theta_d}{\theta_d} = -\frac{2}{\varepsilon_\lambda}\left(\frac{\lambda_r}{\lambda}\right)^2 \frac{\delta\lambda}{\lambda}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Développement au premier ordre ou soustraction étaient acceptés dès lors que le calcul restait rigoureux et cohérent.

« Le jury s’est adapté et les points ont été attribués à condition que le résultat soit cohérent avec la méthode choisie (signe, facteur numérique, puissance). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : réfraction atmosphérique, éclipse de lune, tracé de rayons

L'angle sous lequel le rayon terrestre est vu depuis est d'environ tandis que celui sous lequel le rayon solaire est vu depuis la Terre vaut environ . L'atmosphère terrestre est-elle capable de dévier la lumière solaire pour éclairer le point ? On justifiera quantitativement la réponse en s'appuyant sur un schéma.

Voir l'indice

Tracer le cône d'ombre et déterminer géométriquement l'intervalle de déviation nécessaire [\theta_T - \theta_S, \theta_T + \theta_S] pour rabattre les rayons solaires vers l'axe en N, puis le comparer à la déviation maximale \theta_{d,M}.

Voir la stratégie
  1. Représenter la géométrie de propagation d'un rayon solaire rasant l'atmosphère terrestre et convergeant vers le point N situé sur l'axe optique ST dans le plan de l'orbite lunaire.
  2. Exprimer l'angle de déviation atmosphérique nécessaire \theta_d pour atteindre N en fonction de l'angle sous lequel le rayon terrestre est vu depuis N (\theta_T) et de la direction d'incidence des rayons solaires (\pm \theta_S).
  3. Comparer l'intervalle des déviations requises à la plage de déviation offerte par l'atmosphère terrestre [0, \theta_{d,M}] pour conclure.
Voir la réponse courte

Schéma géométrique montrant que la déviation maximale d'environ 1^\circ excède \theta_T - \theta_S \approx 41', permettant d'éclairer le cône d'ombre.

Voir le corrigé complet

Considérons un rayon lumineux issu du Soleil qui traverse l'atmosphère terrestre au voisinage du limbe (altitude minimale Z_0 \ll R_T, soit une distance à l'axe ST pratiquement égale à R_T) :

1. Direction des rayons incidents :
Le Soleil ayant un demi-diamètre angulaire apparent \theta_S \approx 16', les rayons solaires incidents atteignant le sommet de l'atmosphère font avec l'axe ST un angle \alpha compris entre -\theta_S (bord inférieur du Soleil, fuyant l'axe) et +\theta_S (bord supérieur du Soleil, déjà incliné vers l'axe) :

-\theta_S \le \alpha \le +\theta_S

2. Condition pour atteindre le point N :
Pour qu'un rayon rasant la Terre à la distance R_T de l'axe ST atteigne le point N situé sur cet axe à la distance r_L = TL, sa direction finale après traversée de l'atmosphère doit faire avec l'axe ST un angle égal à l'angle sous lequel le rayon terrestre est vu depuis N :

\theta_T \approx \frac{R_T}{r_L} \approx 57'

La déviation totale \theta_d imprimée par l'atmosphère rabat le rayon vers l'axe ST. L'angle de déviation nécessaire pour atteindre N s'écrit donc :

\theta_d = \theta_T - \alpha

Ainsi, la déviation nécessaire pour qu'un rayon solaire atteigne le centre de l'ombre en N est comprise dans l'intervalle :

\theta_T - \theta_S \le \theta_d \le \theta_T + \theta_S

3. Application numérique et conclusion :
Avec \theta_T \approx 57' et \theta_S \approx 16' :

\begin{aligned} \theta_{d,\min} &= 57' - 16' = 41' \\ \theta_{d,\max} &= 57' + 16' = 73' \end{aligned}

D'après l'énoncé, la déviation maximale permise par l'atmosphère terrestre (obtenue pour des rayons rasant le sol, Z_0 = 0) vaut :

\theta_{d,M} \approx 70'

La déviation décroissant continûment de \theta_{d,M} à 0' lorsque l'altitude minimale de survol Z_0 augmente, l'atmosphère peut réaliser n'importe quelle déviation dans l'intervalle [0', 70'].

Cet intervalle recouvre la quasi-totalité de la plage nécessaire [41', 73'] (notamment tous les rayons issus de la majeure partie du disque solaire pour lesquels \theta_d \in [41', 70'], correspondant à des altitudes de passage Z_0 comprises entre 0 et environ 4\text{ km}).

\boxed{\text{L'atmosphère terrestre est donc tout à fait capable de dévier la lumière solaire pour éclairer le point } N.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective valorisant un schéma soigné représentant correctement les angles de l'énoncé.

« Question sélective. Les copies ayant fait l’effort de proposer un schéma représentant correctement les angles θS et θT ont été bonifiées, même si la conclusion n’était pas bonne. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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I.F · Prévision du spectre de la lumière reçue par la Lune

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : diffusion de rayleigh, spectre d'émission, réfraction atmosphérique

À l'aide des deux schémas de la figure 5, déterminer quelques points du spectre de la lumière reçue par la Lune en permettant de représenter la courbe correspondante sur la feuille réponse. Conclure sur la couleur de la Lune totalement occultée.

Voir l'indice

Pour plusieurs longueurs d'onde du visible (ex. 450, 550, 650 nm), multiplier l'éclairement incident issu du graphe de gauche par le facteur de transmission \exp(-d_o) du graphe de droite.

Voir la stratégie
  1. L'intensité spectrale reçue par la Lune en N s'obtient en multipliant le spectre solaire incident I_\lambda(\text{Soleil}) (figure 5, gauche) par le facteur de transmission atmosphérique \exp[-d_o(\lambda)] (figure 5, droite) :

    I_{\lambda,\text{Lune}}(\lambda) = I_\lambda(\text{Soleil}) \times \exp[-d_o(\lambda)]
  2. On relève les valeurs des deux grandeurs pour plusieurs longueurs d'onde caractéristiques réparties sur le domaine visible (400, 500, 600, 700\text{ nm}).
  3. On en déduit l'allure du spectre transmis et la couleur perçue de la Lune éclipsée.
Voir la réponse courte

Diffusion préférentielle des courtes longueurs d'onde en \lambda^{-4} par l'atmosphère : seules les composantes rouges sont transmises jusqu'à la Lune.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'intensité spectrale transmise à travers l'atmosphère s'écrit :

I_{\lambda,\text{Lune}}(\lambda) = I_\lambda(\lambda) \exp[-d_o(\lambda)]

Par lecture graphique sur la figure 5 :

  • À \lambda = 400\text{ nm} (bleu-violet) :

    I_\lambda \approx 1{,}5\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1} \quad \text{et} \quad \exp(-d_o) \approx 0{,}00 \implies I_{\lambda,\text{Lune}}(400\text{ nm}) \approx 0{,}00\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1}
  • À \lambda = 500\text{ nm} (vert) :

    I_\lambda \approx 2{,}0\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1} \quad \text{et} \quad \exp(-d_o) \approx 0{,}01 \implies I_{\lambda,\text{Lune}}(500\text{ nm}) \approx 0{,}02\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1}
  • À \lambda = 600\text{ nm} (orange) :

    I_\lambda \approx 1{,}8\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1} \quad \text{et} \quad \exp(-d_o) \approx 0{,}05 \implies I_{\lambda,\text{Lune}}(600\text{ nm}) \approx 0{,}09\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1}
  • À \lambda = 700\text{ nm} (rouge) :

    I_\lambda \approx 1{,}4\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1} \quad \text{et} \quad \exp(-d_o) \approx 0{,}15 \implies I_{\lambda,\text{Lune}}(700\text{ nm}) \approx 0{,}21\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{nm}^{-1}

Ces valeurs permettent de tracer sur la feuille réponse une courbe d'intensité spectrale quasi nulle dans le bleu et le vert, qui croît fortement à partir de 550\text{ nm} pour atteindre un maximum dans le rouge (\ge 700\text{ nm}).

\boxed{\text{La lumière transmise est très largement dominée par les longueurs d'onde rouges : la Lune totalement éclipsée prend une teinte rouge cuivrée.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une copie sur deux a affirmé à tort que la Lune totalement occultée apparaissait bleue.

« Une moitié des copies indique que la Lune totalement occultée est bleue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Partie II : Écho de la grande pyramide de Chichén Itzá

II.A · Sonogramme

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : décomposition de fourier, spectre en décibels, harmonique

Déterminer la fréquence du fondamental (pic 1) de cette note ainsi que l'amplitude du pic 2. On donne .

Voir l'indice

Lire directement la position fréquentielle du pic 1 sur l'abscisse, puis utiliser la relation L_{dB} = 20\log_{10}(a_2/a_1) pour déduire l'amplitude du pic 2 situé à -50\text{ dB}.

Voir la stratégie
  1. Lire la fréquence f_1 du pic 1 (fondamental) sur l'axe des abscisses de la figure 8, en observant également la figure 9a qui confirme la position des pics.
  2. Relever le niveau en décibels du pic 1 (L_1 = 0\text{ dB}) et du pic 2 (L_2 = -50\text{ dB}).
  3. Utiliser la définition du décibel pour une amplitude de tension : \Delta L = 20\log_{10}(a_2/a_1), puis calculer numériquement a_2 à l'aide de l'indication fournie par l'énoncé (10^{0,5} \approx 3,16).
Voir la réponse courte

Lecture directe de la fréquence fondamentale f_1 et conversion du niveau en décibels du pic 2 pour déterminer son amplitude linéaire a_2.

Voir le corrigé complet

1. Fréquence du fondamental f_1

Sur la figure 8, le spectre d'amplitude présente un premier pic très marqué (pic 1) dont l'abscisse se situe entre 1\text{ kHz} et 2\text{ kHz}, légèrement au-delà du milieu de l'intervalle :

\boxed{f_1 \approx 1{,}6\text{ kHz}} \quad (\text{ou } 1{,}55\text{ kHz})

Cette valeur est cohérente avec la figure 9a (sonogramme) où la fréquence du pic 1 se situe autour de 1{,}6\text{ kHz} et celle du pic 2 (son premier harmonique) au voisinage de f_2 \approx 2 f_1 \approx 3{,}1\text{ à } 3{,}2\text{ kHz}.

2. Amplitude a_2 du pic 2

Sur la figure 8, l'ordonnée est le spectre d'amplitude gradué en décibels :

  • Le pic 1 culmine à L_1 = 0\text{ dB}, ce qui correspond à l'amplitude de référence a_1 = 100\text{ mV} ;
  • Le sommet du pic 2 atteint précisément le niveau L_2 = -50\text{ dB}.

S'agissant d'un spectre d'amplitude (grandeur de champ/tension), l'écart en décibels s'écrit :

L_2 - L_1 = 20\log_{10}\left(\frac{a_2}{a_1}\right)

On en déduit :

\begin{aligned} \log_{10}\left(\frac{a_2}{a_1}\right) &= \frac{-50}{20} = -2{,}5 = -3 + 0{,}5 \\ \frac{a_2}{a_1} &= 10^{-2{,}5} = 10^{0{,}5} \times 10^{-3} \end{aligned}

Avec la donnée 10^{0{,}5} \approx 3,16 :

\frac{a_2}{a_1} \approx 3{,}16 \times 10^{-3}

D'où l'amplitude a_2 du pic 2 :

a_2 = 100\text{ mV} \times 3{,}16 \times 10^{-3} = 0{,}316\text{ mV}
\boxed{a_2 \approx 0{,}32\text{ mV}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La fréquence fondamentale est bien déterminée, mais la lecture de l'amplitude du deuxième pic a souvent posé problème.

« Si l’estimation de la fréquence du fondamental est quasiment toujours bonne, l’amplitude du pic 2 est plus délicate. Beaucoup de copies proposent 20 log(a2)=-50. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Notions : critère de shannon, échantillonnage, résolution fréquentielle

Calculer numériquement la plus petite valeur de respectant la condition de Nyquist-Shannon, et la durée d'acquisition donnant une résolution spectrale de .

Voir l'indice

Appliquer la condition de Shannon-Nyquist f_e \ge 2 f_{\max} avec la fréquence du deuxième harmonique, et utiliser la relation liant résolution spectrale et durée du créneau \delta f = 1/T_a.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fréquence maximale contenue dans le spectre du signal d'après le texte, puis appliquer le critère d'échantillonnage de Nyquist-Shannon.
  2. Exprimer la durée d'acquisition T_a à partir de la relation fournie liant la résolution spectrale \delta f à T_a.
Voir la réponse courte

Fréquence minimale f_e = 2f_{\max} selon Nyquist-Shannon et durée de fenêtre T_a = 1/\delta f = 10\text{ ms}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, tout contenu spectral autre que les pics 1 et 2 est négligé. Le pic 2 correspond à l'harmonique 2 du fondamental (pic 1), de fréquence :

f_2 = 2 f_1 \approx 3{,}2\text{ kHz}

La fréquence maximale présente dans le signal est donc f_{\max} = f_2.

D'après le théorème de Shannon (ou condition de Nyquist-Shannon), pour éviter le repliement de spectre lors de l'échantillonnage, la fréquence d'échantillonnage f_e doit vérifier :

f_e \ge 2 f_{\max}

La plus petite valeur de f_e permettant de respecter cette condition est donc :

f_{e,\min} = 2 f_{\max} = 2 f_2 \approx 4 f_1

Numériquement, avec f_2 \approx 3{,}2\text{ kHz} :

\boxed{f_{e,\min} \approx 6{,}4\text{ kHz}}

Par ailleurs, l'énoncé précise que la résolution spectrale est l'inverse de la durée d'acquisition du signal, soit :

\delta f = \frac{1}{T_a} \iff T_a = \frac{1}{\delta f}

Pour une résolution spectrale souhaitée \delta f = 100\text{ Hz} :

T_a = \frac{1}{100\text{ s}^{-1}} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ s} = 10\text{ ms}
\boxed{T_a = 10\text{ ms}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Bien appliquer le critère de Shannon en tenant compte de la fréquence maximale sans diviser par deux.

« La formule de Shannon a posé plus de difficultés. Les valeurs erronées, fréquemment proposées, ont été 3 kHz (en ne considérant que le pic 1) ou 1,5 kHz (en divisant par 2 la fréquence du pic 2, par mauvaise connaissance de la formule de Shannon). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : sonogramme, échantillonnage, transformée de fourier à court terme

On note la durée totale de l'enregistrement sonore. La résolution spectrale du sonogramme dépend-elle de ou de ? Combien de pixels (rectangles élémentaires composant le sonogramme) comporte un sonogramme de fréquence maximale et de durée ? Effectuer l'application numérique lorsque et .

Voir l'indice

Distinguer la résolution temporelle de chaque tranche T_a de la durée totale \tau. Le nombre de pixels élémentaires s'obtient par le produit du nombre d'intervalles temporels par le nombre d'intervalles fréquentiels.

Voir la stratégie
  1. Identifier la durée sur laquelle chaque spectre individuel est calculé d'après la définition du sonogramme pour en déduire la dépendance de \delta f.
  2. Exprimer le nombre d'intervalles temporels N_t et de pas fréquentiels N_f, puis en déduire le nombre total de pixels N en utilisant la relation \delta f = 1/T_a.
  3. Réaliser l'application numérique avec les valeurs données.
Voir la réponse courte

La résolution dépend de la durée de découpage temporel T_a ; produit du nombre de tranches temporelles par le nombre de canaux fréquentiels pour trouver le total de pixels.

Voir le corrigé complet

Le sonogramme est constitué d'une succession de spectres calculés sur des tranches temporelles consécutives d'intervalles [n T_a,\, (n+1)T_a]. Chaque analyse spectrale porte donc sur un signal de durée T_a. D'après l'énoncé, la résolution spectrale associée est \delta f = 1/T_a.

Par conséquent, la résolution spectrale \delta f dépend de la durée d'acquisition élémentaire T_a, et non de la durée totale \tau de l'enregistrement.

Chaque pixel (ou cellule temps-fréquence) correspond à une case de largeur temporelle \Delta t = T_a et de hauteur fréquentielle \Delta f = \delta f. Le sonogramme, d'étendue temporelle \tau et fréquentielle [0,\, f_M], se découpe en :

\begin{aligned} N_t &= \frac{\tau}{T_a} \quad \text{pixels selon l'axe des temps}, \\ N_f &= \frac{f_M}{\delta f} = f_M T_a \quad \text{pixels selon l'axe des fréquences}. \end{aligned}

Le nombre total de pixels N composant le sonogramme s'écrit alors :

\begin{aligned} N &= N_t \times N_f = \frac{\tau}{T_a} \times (f_M T_a) \end{aligned}

soit :

\boxed{N = f_M \tau}

Application numérique : Pour f_M = 3,5\text{ kHz} = 3,5 \times 10^3\text{ Hz} et \tau = 500\text{ ms} = 0,500\text{ s} :

\begin{aligned} N &= 3,5 \times 10^3 \times 0,500 = 1750 \end{aligned}
\boxed{N = 1750 \text{ pixels}}

À titre de vérification avec les conditions de la question 17 (T_a = 10\text{ ms} et \delta f = 100\text{ Hz}), on a bien N_t = \frac{500}{10} = 50 tranches et N_f = \frac{3500}{100} = 35 canaux, soit N = 50 \times 35 = 1750 pixels.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question mal traitée : affirmer que le nombre de pixels vaut le produit τfM sans justification retire une partie des points.

« Question assez mal traitée. Les copies, se limitant à affirmer que le nombre de pixels est égal au produit τfM sans justification, ne se sont vu attribuer qu’une partie des points. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : sonogramme, résolution temps-fréquence

Quelle condition doit vérifier afin que l'on puisse suivre l'évolution temporelle de la fréquence du fondamental sur le sonogramme ? Construire le sonogramme simplifié de dans l'intervalle temporel . On prendra soin de mentionner sur le graphique toutes les informations connues.

Voir l'indice

Exprimer que la variation de fréquence sur une durée élémentaire de calcul T_a doit être inférieure à la résolution spectrale \delta f, puis tracer une droite affine décroissante pour chaque harmonique.

Voir la stratégie
  1. Pour qu'un sonogramme puisse suivre fidèlement l'évolution temporelle d'une fréquence, le pas de temps élémentaire d'analyse T_a doit être suffisamment court par rapport au temps caractéristique \tau_d de variation du signal (condition de quasi-stationnarité sur la fenêtre temporelle).
  2. Exprimer les fréquences des deux composantes harmoniques en t = 0 et t = 0{,}5\,\tau_d.
  3. Tracer les droites correspondantes sur un diagramme temps-fréquence en précisant les valeurs remarquables.
Voir la réponse courte

Condition \tau_d \gg T_a pour une résolution temporelle convenable et tracé du profil de fréquence linéaire par morceaux sur [0; 0{,}5\tau_d].

Voir le corrigé complet

1. Condition sur le temps caractéristique \tau_d

Pour construire le sonogramme, le signal est découpé en tranches temporelles de durée T_a. Pour que la fréquence puisse être considérée comme quasi constante au cours d'une fenêtre d'analyse et que l'évolution temporelle soit échantillonnée avec une bonne résolution temporelle, il faut que le temps caractéristique de décroissance \tau_d soit très grand devant la durée d'une fenêtre temporelle :

\boxed{\tau_d \gg T_a}

De manière équivalente, la variation de fréquence |\Delta f'_1| du fondamental pendant la durée d'acquisition élémentaire T_a doit rester inférieure ou de l'ordre de la résolution spectrale \delta f = 1/T_a :

|\Delta f'_1|_{T_a} = \frac{f_1}{\tau_d} T_a \ll \delta f = \frac{1}{T_a} \iff \tau_d \gg f_1 T_a^2

Avec f_1 \approx 1{,}6\text{ kHz} et T_a = 10\text{ ms}, cette condition donne \tau_d \gg 160\text{ ms}, ce qui est tout à fait compatible avec \tau_d \gg T_a = 10\text{ ms}.

2. Fréquences des deux composantes harmoniques

Le son s_b(t) possède deux composantes harmoniques :

  • Le fondamental (pic 1) :

    f'_1(t) = f_1 \left(1 - \frac{t}{\tau_d}\right)

    Aux bornes de l'intervalle [0\,;\,0{,}5\,\tau_d] :

    \begin{aligned} f'_1(0) &= f_1 \approx 1{,}6\text{ kHz} \\ f'_1(0{,}5\,\tau_d) &= 0{,}5\,f_1 \approx 0{,}8\text{ kHz} \end{aligned}
  • Le deuxième harmonique (pic 2) :

    f'_2(t) = 2\,f'_1(t) = 2\,f_1 \left(1 - \frac{t}{\tau_d}\right)

    Aux bornes de l'intervalle [0\,;\,0{,}5\,\tau_d] :

    \begin{aligned} f'_2(0) &= 2\,f_1 \approx 3{,}2\text{ kHz} \\ f'_2(0{,}5\,\tau_d) &= f_1 \approx 1{,}6\text{ kHz} \end{aligned}

3. Tracé du sonogramme simplifié

Les deux composantes décroissent de manière affine dans l'intervalle [0\,;\,0{,}5\,\tau_d] :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comparer précisément les ordres de grandeur pour τd, tracer les deux segments obliques et préciser les fréquences clés.

« La condition sur τd a été assez peu correctement proposée. On ne pouvait pas se contenter d’affirmer « il faut τd très grand » (sans préciser par rapport à quoi). La condition « τd > Ta » n’est pas non plus suffisante. »

« Le deuxième pic donne souvent lieu à un segment horizontal alors que le premier était bien associé à un segment oblique. Les fréquences en t = 0s et t = 0, 5τd n’étaient pas toujours indiquées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : sonogramme, harmonique, fréquence fondamentale

Déterminer la durée approximative du chant du quetzal puis mesurer, à la date , la fréquence du fondamental du chant ainsi que celles ( entier) des autres harmoniques visibles sur le sonogramme.

Voir l'indice

Relever la largeur temporelle du motif sur la figure 10 pour \tau_q, puis lire sur l'axe vertical les fréquences des lignes spectrales à l'abscisse t = 140\text{ ms}.

Voir la stratégie
  1. Pour estimer la durée \tau_q, repérer sur l'axe temporel de la figure 10 la date de début t_{\text{début}} et la date d'extinction t_{\text{fin}} de l'émission sonore, puis calculer \tau_q = t_{\text{fin}} - t_{\text{début}}.
  2. À l'abscisse t = 140\text{ ms} (située à 40\,\% de l'intervalle entre 100\text{ ms} et 200\text{ ms}), relever verticalement les ordonnées des différentes traces sombres correspondant au fondamental et aux harmoniques visibles.
Voir la réponse courte

Relevé graphique de la durée \tau_q et lecture des fréquences du fondamental et des harmoniques successifs à t = 140\text{ ms}.

Voir le corrigé complet

1. Durée approximative du chant :

Sur le sonogramme (figure 10), les premières composantes spectrales apparaissent vers t_{\text{début}} \approx 40\text{ à } 50\text{ ms} et le signal s'estompe vers t_{\text{fin}} \approx 220\text{ à } 230\text{ ms}. La durée totale du chant est donc :

\tau_q = t_{\text{fin}} - t_{\text{début}} \approx 220 - 50 \approx 170\text{ ms}

Compte tenu de l'incertitude de lecture, on retient une durée de l'ordre de :

\boxed{\tau_q \approx 170\text{ ms} \quad (\text{soit entre } 150\text{ et } 200\text{ ms})}

2. Fréquences des harmoniques à t = 140\text{ ms} :

En traçant la verticale à t = 140\text{ ms} :

  • La première trace sombre (fondamental) se situe en dessous de 1\text{ kHz} :

    \boxed{f_{q,1} \approx 0{,}75\text{ kHz} = 750\text{ Hz} \quad (\text{accepté entre } 0{,}7\text{ et } 0{,}8\text{ kHz})}
  • La deuxième trace sombre (harmonique 2, i = 2) se situe à mi-chemin entre 1 et 2\text{ kHz} :

    \boxed{f_{q,2} \approx 1{,}5\text{ kHz} \quad (\text{accepté entre } 1{,}4\text{ et } 1{,}6\text{ kHz})}
  • Une troisième trace sombre (harmonique 3, i = 3) est visible au-dessus de 2\text{ kHz} :

    \boxed{f_{q,3} \approx 2{,}2\text{ à } 2{,}3\text{ kHz} \quad (\text{accepté entre } 2{,}1\text{ et } 2{,}4\text{ kHz})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prendre en compte le début de l'émission à 70 ms et ne pas intervertir le fondamental avec l'harmonique 4.

« Les erreurs courantes ont été : une surestimation de la durée du chant (les candidats n’ayant pas pris en compte que l’émission débute vers 70ms) ; une inversion des fréquences (les copies proposent la fréquence du fondamentale à 2, 2kHz et l’harmonique 4 à 0, 6kHz). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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II.B · Diffraction du son par une marche de l'escalier

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde sphérique, retard temporel, atténuation géométrique

Exprimer puis en fonction notamment de la fonction .

Voir l'indice

Tenir compte des retards de propagation à la vitesse c_s : l'aller prend la durée d_n/c_s et le retour depuis l'arête prend également d_n/c_s.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'onde incidente en S_n en tenant compte du temps de trajet aller entre S et S_n pour une onde se propageant sans déformation ni atténuation à la célérité c_s.
  2. Appliquer la relation de diffraction en S_n pour définir la source de l'onde retour.
  3. Prendre en compte le temps de trajet retour entre S_n et S pour obtenir le signal observé en S.
Voir la réponse courte

Prise en compte de la célérité c_s, du retard aller-retour 2d_n/c_s et de la décroissance géométrique en 1/d_n.

Voir le corrigé complet

La propagation le long de l'axe S S_n est modélisée comme une onde unidimensionnelle progressive, non dispersive et sans atténuation d'amplitude.

1. Onde incidente en S_n :
Le signal émis en S à la date t est \Psi(S, t) = s(t). Pour atteindre l'arête S_n située à la distance d_n = S S_n, l'onde met une durée :

\tau_n = \frac{d_n}{c_s}

L'onde incidente en S_n à l'instant t s'écrit donc :

\boxed{\Psi(S_n, t) = s\left(t - \frac{d_n}{c_s}\right)}

2. Onde diffractée retour en S :
D'après l'énoncé, l'onde retour engendrée par diffraction au niveau de l'obstacle S_n vérifie :

\Psi'(S_n, t) = \kappa\,\Psi(S_n, t) = \kappa\,s\left(t - \frac{d_n}{c_s}\right)

Cette onde retour se propage selon le même modèle le long du segment S_n S de longueur d_n, subissant à nouveau un retard de propagation \tau_n = d_n/c_s :

\Psi'(S, t) = \Psi'\left(S_n, t - \frac{d_n}{c_s}\right)

On en déduit l'expression de l'onde retour en S :

\boxed{\Psi'(S, t) = \kappa\,s\left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Éviter les erreurs de signe sur le retard de phase et ne pas oublier le facteur 2 associé au trajet aller-retour.

« Les fautes courantes ont été une erreur de signe dans la phase « t + dn/cs », l’oubli du facteur 2 dans ψ′. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déphasage, onde progressive

Exprimer la phase à l'instant de la composante harmonique de pulsation de l'onde retour en diffractée en , en fonction notamment de .

Voir l'indice

Remplacer t par le temps retardé correspondant au trajet aller-retour complet 2d_n/c_s dans l'argument de la composante harmonique.

Voir la réponse courte

Expression de la phase de l'harmonique réfléchi en tenant compte du temps de propagation \phi'_n(t) = \omega(t - 2d_n/c_s) + \phi_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, l'onde retour diffractée par la marche S_n et parvenue en S à l'instant t s'exprime à partir du signal émis selon :

\Psi'(S, t) = \kappa\, s\!\left(t - \frac{2 d_n}{c_s}\right)

Appliquée à la composante harmonique incidente s_\omega(t) = s_m \cos(\phi(t)) avec \phi(t) = \omega t, la composante harmonique correspondante de l'onde retour en S s'écrit :

\Psi'_\omega(S, t) = \kappa\, s_m \cos\left[\omega\!\left(t - \frac{2 d_n}{c_s}\right)\right] = \kappa\, s_m \cos[\phi'_n(t)]

Par identification de la phase instantanée, on obtient :

\boxed{\phi'_n(t) = \omega\left(t - \frac{2 d_n}{c_s}\right) = \omega t - \frac{2\omega d_n}{c_s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question réussie par la moitié des copies avec les mêmes erreurs de signe et d'oubli du facteur 2 qu'à la question précédente.

« Bien traitée également par la moitié des copies avec les mêmes fautes que pour la question précédente. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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II.C · Superposition constructive en S

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déphasage, différence de marche acoustique

Exprimer en fonction notamment des distances et .

Voir l'indice

Calculer directement la différence des phases obtenues en Q22 pour deux indices de marche successifs n et n+1.

Voir la réponse courte

Différence de phase entre deux marches successives \Delta\phi'_n = \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 22, la phase à l'instant t de l'onde de pulsation \omega diffractée par la marche S_n et parvenue en S est :

\phi'_n(t) = \omega \left(t - \frac{2d_n}{c_s}\right)

De même, pour l'arête consécutive S_{n+1}, située à la distance d_{n+1} de la source S, la phase s'écrit :

\phi'_{n+1}(t) = \omega \left(t - \frac{2d_{n+1}}{c_s}\right)

La différence de phase en S définie par l'énoncé vaut donc :

\begin{aligned} \Delta\phi'_n &= \phi'_n(t) - \phi'_{n+1}(t) \\ &= \left(\omega t - \frac{2\omega d_n}{c_s}\right) - \left(\omega t - \frac{2\omega d_{n+1}}{c_s}\right) \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\Delta\phi'_n = \frac{2\omega}{c_s}(d_{n+1} - d_n)}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : interférence constructive, condition d'interférence

Déduire de cette hypothèse l'ensemble des fréquences entendues lors du retour du son diffracté par les marches et , en fonction notamment des distances et .

Voir l'indice

Traduire la condition d'interférences constructives en imposant un déphasage multiple entier de 2\pi : \Delta\phi'_n = 2m\pi, puis isoler les fréquences \nu_m = \omega_m / (2\pi).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'interférences constructives en termes de déphasage modulo 2\pi.
  2. Relier la pulsation \omega à la fréquence \nu (\omega = 2\pi\nu) et expliciter la condition sur les fréquences \nu_m.
  3. Identifier le fondamental (m=1) et ses harmoniques (m \ge 2).
Voir la réponse courte

Condition de constructive \Delta\phi'_n = 2m\pi menant à la quantification des fréquences \nu_m = \frac{m c_s}{2(d_{n+1}-d_n)}.

Voir le corrigé complet

Deux ondes de même pulsation \omega interfèrent de manière purement constructive au point S si et seulement si leur différence de phase est un multiple entier de 2\pi :

\Delta\phi'_n = 2m\pi \quad \text{avec } m \in \mathbb{Z}

Une fréquence étant positive par définition, et la pulsation étant reliée à la fréquence \nu par \omega = 2\pi\nu, on a d'après le résultat de la question Q23 :

\Delta\phi'_n = \frac{2(2\pi\nu_m)}{c_s}(d_{n+1} - d_n) = \frac{4\pi\nu_m}{c_s}(d_{n+1} - d_n)

L'égalité avec 2m\pi conduit directement à :

\frac{2\nu_m}{c_s}(d_{n+1} - d_n) = m

On en déduit l'ensemble des fréquences constructives :

\boxed{\nu_m = m\,\frac{c_s}{2(d_{n+1} - d_n)} \quad (m \in \mathbb{N})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La condition d'interférences constructives impose un déphasage multiple de 2π et non le rappel du spectre audible.

« Quelques copies indiquent cependant que le déphasage doit être un multiple de π. »

« Certaines autres, n’ayant pas bien perçu le sens de la question, répondent en donnant un intervalle de valeurs correspondant aux fréquences du domaine audible pour l’oreille humaine. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : différence de marche, géométrie de l'escalier

Exprimer en fonction de , et . Calculer l'expression exacte de . On admet que la condition de l'expérience permet d'écrire : en déduire l'expression approchée suivante où est une fonction que l'on explicitera.

Voir l'indice

Exprimer les coordonnées cartésiennes de S_n dans un repère lié à S, utiliser le théorème de Pythagore pour d_n^2, factoriser d_{n+1}^2 - d_n^2 = (d_{n+1}-d_n)(d_{n+1}+d_n), puis injecter l'approximation d_{n+1}+d_n \simeq 2d_n.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les coordonnées de l'arête S_n dans un repère orthonormé adapté lié au sol pour en déduire la distance d_n = SS_n.
  2. Calculer la différence d_{n+1}^2 - d_n^2 par développement algébrique direct.
  3. Relier d_{n+1} - d_n à cette différence de carrés en utilisant l'approximation d_{n+1} + d_n \simeq 2d_n, puis injecter le résultat dans la formule de \nu_1 établie en question Q24 pour identifier g(n).
Voir la réponse courte

Calcul géométrique des distances d_n, différence de carrés factorisée par 2d_n pour établir l'expression approchée de \nu_1 et la fonction g(n).

Voir le corrigé complet

Choisissons un repère orthonormé dans le plan vertical contenant l'axe de l'escalier, dont l'origine est la position de la source S au niveau du sol, l'axe horizontal étant dirigé vers la pyramide et l'axe vertical ascendant.

Le point S_0, situé au bas des marches, a pour coordonnées (a, 0). Chaque marche ayant une hauteur et une profondeur égales à b, les coordonnées de l'arête S_n pour n \in \{0, \dots, N\} sont :

x_n = a + n b \quad \text{et} \quad y_n = n b

La distance d_n = SS_n s'écrit donc :

d_n = \sqrt{x_n^2 + y_n^2} = \sqrt{(a + nb)^2 + (nb)^2}

Soit, en développant :

\boxed{d_n = \sqrt{a^2 + 2nab + 2n^2 b^2}}

Calculons l'expression exacte de la différence des carrés :

\begin{aligned} d_{n+1}^2 - d_n^2 &= \left[(a + (n+1)b)^2 + ((n+1)b)^2\right] - \left[(a + nb)^2 + (nb)^2\right] \\ &= \left[(a + (n+1)b)^2 - (a + nb)^2\right] + \left[((n+1)b)^2 - (nb)^2\right] \end{aligned}

En utilisant l'identité u^2 - v^2 = (u - v)(u + v) pour chacun des deux termes :

\begin{aligned} (a + (n+1)b)^2 - (a + nb)^2 &= b\,(2a + (2n+1)b) = 2ab + (2n+1)b^2 \\ ((n+1)b)^2 - (nb)^2 &= b\,(2n+1)b = (2n+1)b^2 \end{aligned}

En sommant ces deux contributions, on obtient :

\boxed{d_{n+1}^2 - d_n^2 = 2ab + 2(2n+1)b^2 = 2b\left(a + (2n+1)b\right)}

Par identité remarquable :

d_{n+1}^2 - d_n^2 = (d_{n+1} - d_n)(d_{n+1} + d_n)

En utilisant l'approximation d_{n+1} + d_n \simeq 2d_n justifiée par a \gg b, il vient :

d_{n+1} - d_n \simeq \frac{d_{n+1}^2 - d_n^2}{2d_n} = \frac{b\left(a + (2n+1)b\right)}{d_n}

D'après la question Q24, la fréquence fondamentale (m=1) entendue lors du retour diffracté par deux marches consécutives s'écrit :

\nu_1 = \frac{c_s}{2(d_{n+1} - d_n)}

En remplaçant d_{n+1} - d_n par son expression approchée :

\nu_1 \simeq \frac{c_s d_n}{2b\left(a + (2n+1)b\right)} = \frac{c_s}{2ab}\,\frac{a}{a + (2n+1)b}\,d_n

On en déduit l'expression approchée souhaitée :

\boxed{\nu_1 \simeq \frac{c_s}{2ab}\,g(n)\,d_n \quad \text{avec} \quad g(n) = \frac{1}{1 + (2n+1)\dfrac{b}{a}} = \frac{a}{a + (2n+1)b}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application géométrique du théorème de Pythagore pour calculer dn a posé d'importantes difficultés.

« le calcul de dn a posé de grandes difficultés pour beaucoup de copies, qui invoquent effectivement le théorème de Pythagore, mais en proposent une application erronée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : célérité, temps de vol, écho sonore

En exploitant la figure 12 déterminer la distance entre le sommet de l'escalier et . On fixe l'origine temporelle à l'instant du clap. Calculer numériquement la date d'arrivée du début de l'écho en , puis celle de fin de l'écho. Combien de temps l'écho dure-t-il ?

Voir l'indice

Repérer l'abscisse correspondant à la dernière marche sur la courbe de la figure 12, puis relier la date de réception d'un écho à la distance de l'arête par t_n = 2d_n/c_s.

Voir la stratégie
  1. Lire l'abscisse maximale sur la figure 12, qui correspond à la dernière marche de l'escalier (n = N = 91).
  2. Exprimer les dates d'arrivée t_1 et t_N en tenant compte du trajet aller-retour du son à la célérité c_s.
  3. Calculer la durée totale de l'écho \Delta t = t_N - t_1.
Voir la réponse courte

Détermination de d_N puis calcul des temps de vol aller-retour t_1 = 2d_1/c_s et t_N = 2d_N/c_s ainsi que la durée totale de l'écho.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la distance d_N :

La courbe de la figure 12 représente g(n)d_n en fonction de d_n pour les N = 91 marches de l'escalier. L'extrémité droite de la courbe correspond donc à la dernière marche (n = N), située au sommet de la pyramide.

Sur l'axe des abscisses, chaque petite graduation vaut 2\text{ m}. Le point final de la courbe se situe à mi-chemin entre la graduation 50\text{ m} et la graduation 52\text{ m}, soit :

\boxed{d_N \approx 51\text{ m}}

Remarque : Un calcul direct donne d_N = \sqrt{(a + Nb)^2 + (Nb)^2} \approx \sqrt{44^2 + 24^2} \approx 50{,}1\text{ m}, tout à fait compatible avec la lecture graphique.

2. Date t_1 d'arrivée du début de l'écho :

Le son diffracté par la première marche (n=1) effectue un trajet aller-retour entre S et S_1 à la célérité c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Comme b = 0{,}263\text{ m} \ll a = 20\text{ m}, la distance à la première marche est d_1 \approx a = 20\text{ m} (valeur minimale lue à l'extrémité gauche de la courbe).

La date d'arrivée en S du début de l'écho est donc :

t_1 = \frac{2 d_1}{c_s} \approx \frac{2 \times 20}{340} = \frac{2}{17}\text{ s} \approx 0{,}118\text{ s}
\boxed{t_1 \approx 120\text{ ms} = 0{,}12\text{ s}}

3. Date t_N d'arrivée de la fin de l'écho :

L'écho prend fin lorsque le son diffracté par la marche du sommet S_N atteint à son tour le point S :

t_N = \frac{2 d_N}{c_s} \approx \frac{2 \times 51}{340} = \frac{102}{340} = 0{,}300\text{ s}
\boxed{t_N = 300\text{ ms} = 0{,}30\text{ s}}

4. Durée de l'écho :

L'écho est perçu entre les dates t_1 et t_N. Sa durée totale est :

\Delta t = t_N - t_1 \approx 300 - 118 = 182\text{ ms}
\boxed{\Delta t \approx 180\text{ ms} = 0{,}18\text{ s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exploiter attentivement le texte et la figure associée pour éviter les erreurs de calcul sur dN.

« L’exploitation de la figure et du texte l’accompagnant ont pu poser des difficultés. Quelques erreurs sur l’estimation de dN. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fréquence fondamentale, dispersion acoustique

Calculer numériquement les fréquences et .

Voir l'indice

Utiliser la formule approchée établie en Q25 en relevant les valeurs du produit g(n)d_n sur la figure 12 pour d_1 \approx a et pour d_N.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le préfacteur constant \dfrac{c_s}{2ab} intervenant dans la fréquence fondamentale \nu_1 \simeq \dfrac{c_s}{2ab} g(n)d_n établie à la question Q25.
  2. Lire sur la figure 12 les valeurs du produit g(n)d_n aux deux extrémités de l'escalier :

    • au début de l'écho (t = t_1), pour la première marche n=1 où d_1 \approx 20\text{ m} ;
    • à la fin de l'écho (t = t_N), pour la dernière marche n=N où d_N \approx 51\text{ m} (déterminée à la question Q26).
  3. Effectuer les applications numériques pour obtenir \nu_1(t_1) et \nu_1(t_N).
Voir la réponse courte

Évaluation numérique de \nu_1(t_1) et \nu_1(t_N) illustrant la diminution continue de la fréquence perçue au fil de l'écho.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la fréquence du fondamental s'écrit :

\nu_1(t_n) \simeq \frac{c_s}{2ab} \, g(n)d_n

Calculons tout d'abord le facteur multiplicatif avec les données de l'énoncé (c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, a = 20\text{ m} et b = 0{,}263\text{ m}) :

\frac{c_s}{2ab} = \frac{340}{2 \times 20 \times 0{,}263} = \frac{340}{10{,}52} \approx 32{,}3\text{ m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}

Fréquence au début de l'écho \nu_1(t_1) : L'écho débute à la date t_1 avec l'onde diffractée par la première marche (n = 1), pour laquelle d_1 \approx a = 20\text{ m}. Sur la figure 12, à l'abscisse d_1 \approx 20\text{ m}, on lit :

g(1)d_1 \approx 19{,}6\text{ m}

On en déduit la fréquence fondamentale au début de l'écho :

\nu_1(t_1) \approx 32{,}3 \times 19{,}6 \approx 633\text{ Hz}
\boxed{\nu_1(t_1) \approx 6{,}3 \times 10^2\text{ Hz}}

Fréquence en fin d'écho \nu_1(t_N) : L'écho se termine à la date t_N avec l'onde diffractée par la dernière marche (n = N = 91), pour laquelle la distance vaut d_N \approx 51\text{ m} (d'après la question Q26). Sur la figure 12, à l'abscisse d_N \approx 51\text{ m}, on lit :

g(N)d_N \approx 14{,}6\text{ m}

On en déduit la fréquence fondamentale à la fin de l'écho :

\nu_1(t_N) \approx 32{,}3 \times 14{,}6 \approx 472\text{ Hz}
\boxed{\nu_1(t_N) \approx 4{,}7 \times 10^2\text{ Hz}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Notions : sonogramme, harmonique, chirp acoustique

Sur la feuille réponse, tracer l'allure du sonogramme simplifié de l'écho comportant le fondamental du son ainsi que les trois harmoniques qui le suivent. On marquera d'une croix bien visible les points du sonogramme d'abscisses et .

Voir l'indice

Tracer l'allure décroissante de la fréquence fondamentale \nu_1(t) entre t_1 et t_N, puis tracer les harmoniques \nu_m(t) = m\,\nu_1(t) pour m \in \{2, 3, 4\}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les quatre composantes spectrales à représenter : le fondamental (m = 1) et les trois harmoniques qui le suivent (m = 2, 3, 4), reliés par la relation harmonique \nu_m(t) = m\,\nu_1(t).
  2. Définir le domaine temporel de tracé : l'écho sonore n'est perçu qu'entre les dates d'arrivée de la première marche t_1 \approx 120\text{ ms} et de la dernière marche t_N \approx 300\text{ ms}.
  3. Calculer les fréquences extrêmes à t_1 et t_N pour chaque harmonique à partir des résultats de la question Q27, puis tracer les branches spectrales décroissantes en marquant les points terminaux d'une croix.
Voir la réponse courte

Tracé des quatre courbes descendantes m\,\nu_1(t) entre t_1 et t_N sur la grille temps-fréquence de la feuille réponse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, les fréquences constructives vérifient \nu_m(t) = m\,\nu_1(t) avec m \in \mathbb{N}^*. Le sonogramme simplifié de l'écho comporte donc :

  • le fondamental (m = 1) ;
  • l'harmonique 2 (m = 2) ;
  • l'harmonique 3 (m = 3) ;
  • l'harmonique 4 (m = 4).

L'écho n'existe que pour t \in [t_1\,;\,t_N], soit de t_1 \approx 120\text{ ms} à t_N \approx 300\text{ ms} (question Q26). En dehors de cet intervalle temporel, le sonogramme ne présente aucun signal.

En exploitant les valeurs obtenues à la question Q27 :

\begin{aligned} \nu_1(t_1) &\approx 630\text{ Hz} = 0{,}63\text{ kHz} \quad \text{et} \quad \nu_1(t_N) \approx 470\text{ Hz} = 0{,}47\text{ kHz} \end{aligned}

On en déduit les fréquences des harmoniques aux dates extrêmes :

  • pour m = 2 : \nu_2(t_1) = 2\nu_1(t_1) \approx 1{,}26\text{ kHz} et \nu_2(t_N) = 2\nu_1(t_N) \approx 0{,}94\text{ kHz} ;
  • pour m = 3 : \nu_3(t_1) = 3\nu_1(t_1) \approx 1{,}89\text{ kHz} et \nu_3(t_N) = 3\nu_1(t_N) \approx 1{,}41\text{ kHz} ;
  • pour m = 4 : \nu_4(t_1) = 4\nu_1(t_1) \approx 2{,}52\text{ kHz} et \nu_4(t_N) = 4\nu_1(t_N) \approx 1{,}88\text{ kHz}.

Puisque t = 2d_n/c_s, le temps t est proportionnel à la distance d_n. La fréquence \nu_m(t) varie proportionnellement à la fonction g(n)d_n, qui est strictement décroissante et convexe d'après la figure 12 de l'énoncé. Les quatre branches spectrales décroissent donc continûment au cours du temps avec une légère courbure vers le haut.

Voir ce qu'a relevé le jury

Représenter de simples segments de droite sur le sonogramme a entraîné une pénalité.

« Les copies présentant des segments de droite ont été un peu pénalisées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : sonogramme, interprétation physique

Comparer le sonogramme construit à la question précédente, au sonogramme du quetzal (Fig. 10). L'écart fréquentiel est-il négligeable ? L'écart se réduirait-il si l'enregistrement du quetzal était celui d'un oiseau adulte ?

Voir l'indice

Comparer la gamme de fréquences balayée par l'écho à celle mesurée sur le sonogramme du quetzal jeune, et analyser qualitativement l'effet de la taille du syrinx chez un adulte.

Voir la stratégie
  1. Comparer point par point les caractéristiques des deux sonogrammes : durée du signal, allure de la modulation temporelle de fréquence (chirp), présence d'harmoniques et valeurs des fréquences.
  2. Chiffrer l'écart relatif entre la fréquence fondamentale de l'écho et celle du jeune quetzal, puis juger de son caractère négligeable sur les plans physique et psychoacoustique.
  3. Relier la taille de l'oiseau aux fréquences acoustiques émises (dimension du conduit vocal et résonances) pour prévoir l'effet de l'âge (adulte versus juvénile).
Voir la réponse courte

Comparaison visuelle des modulations descendantes de fréquence et justification de l'analogie entre l'écho de la pyramide et le chant de l'oiseau.

Voir le corrigé complet

1. Comparaison des sonogrammes

  • Durée : L'écho a une durée \Delta t = t_N - t_1 \approx 180\text{ ms} (d'après la question Q26), remarquablement proche de la durée du cri du quetzal \tau_q \approx 170\text{ ms} (mesurée à la question Q20).
  • Modulation temporelle : Dans les deux cas, le fondamental présente une pente négative (fréquence décroissante avec le temps) : il s'agit d'un « chirp » descendant vers les graves.
  • Structure spectrale : Les deux spectres présentent une structure harmonique bien visible (multiples entiers du fondamental).

2. Écart fréquentiel

  • Pour l'écho de la pyramide, le fondamental décroît de \nu_1(t_1) \approx 630\text{ Hz} à \nu_1(t_N) \approx 470\text{ Hz} (question Q27).
  • Pour le jeune quetzal (figure 10 et question Q20), le fondamental se situe autour de f_{q,1} \approx 750\text{ Hz} à t = 140\text{ ms} (et balaie approximativement la plage 900\text{ Hz} \to 650\text{ Hz}).
  • À un instant intermédiaire comparable (vers t = 140\text{ ms}), la fréquence de l'écho vaut environ 600\text{ Hz}, ce qui conduit à un écart relatif :

    \frac{|f_{q,1} - \nu_1|}{f_{q,1}} \approx \frac{750 - 600}{750} \approx 20\,\%

    Sur le plan psychoacoustique, l'oreille humaine possédant un pouvoir de discrimination fréquentielle très fin (de l'ordre du pourcent, soit moins d'un demi-ton), un écart de 20\,\% (environ trois demi-tons) est parfaitement perceptible : l'écart fréquentiel n'est donc pas négligeable.

3. Cas d'un oiseau adulte

  • Les cavités résonnantes de l'appareil phonatoire (syrinx, conduit vocal) d'un oiseau adulte sont de dimensions géométriques caractéristiques L plus grandes que celles d'un jeune (L_{\text{adulte}} > L_{\text{jeune}}).
  • Les fréquences propres de résonance étant inversement proportionnelles à ces dimensions caractéristiques (f \propto c_s / L), un quetzal adulte émet des sons plus graves que le jeune, donc de fréquences plus basses :

    f_{q,\text{adulte}} < f_{q,\text{jeune}}
  • La fréquence du jeune quetzal (750\text{ Hz}) étant supérieure à celle de l'écho (\sim 500\text{ à } 600\text{ Hz}), la diminution de fréquence chez l'adulte le rapproche de celle de l'escalier.
\boxed{\text{L'écart fréquentiel n'est pas négligeable, mais il se réduirait avec un quetzal adulte.}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (26 % des questions, partie II), Optique géométrique (22 %) et Électronique numérique : échantillonnage et modulation (17 %). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Premier et second principes de la thermodynamique, Diffraction et réseaux, Mécanique des fluides…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 11 questions sur 29 (38 %) ne demandent que le programme de MPSI : Q1, Q7, Q10, Q16 et Q21 à Q27. Avec les autres programmes de première année : 14 en PCSI, 11 en PTSI, 11 en MP2I, 11 en TSI1 et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q12 (réfraction atmosphérique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 ?

Questions de cours : Q3 (atmosphère isotherme), Q5 (onde plane progressive monochromatique), Q6 (vecteur de poynting), Q10 (indice optique) et Q17 (critère de shannon). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q8 (bilan d'énergie), Q23 (déphasage) et Q24 (interférence constructive).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (22 sur 29), par exemple : Q1, Q3 à Q7, Q10, Q13, Q15 à Q24 et Q26 à Q29. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q9, Q12 et Q25.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 MP 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Comment exprimer la distance dₙ à la marche n en Q25 ?

Appliquer le théorème de Pythagore dans le repère vertical. La marche n se situe à l'abscisse horizontale a + n b et à l'altitude n b, ce qui donne d_n^2 = (a + nb)^2 + (nb)^2 = a^2 + 2nab + 2n^2 b^2.

Faut-il tracer des segments de droite sur le sonogramme en Q28 ?

Non : il faut tracer des allures courbes décroissantes. Le rapport du jury indique que les copies ayant représenté de simples segments rectilignes ont été pénalisées, la fréquence ne variant pas linéairement avec le temps.

Que faire en cas de blocage sur le calcul de ν₁ en Q25 ?

Admettre la formule approchée \nu_1 \simeq \frac{c_s}{2ab} g(n) d_n donnée par le texte. Elle suffit pour exploiter la figure 12 et aborder de manière autonome l'ensemble des questions Q26 à Q29.

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