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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PSI 2024

Escale à Fort Boyard

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Optique géométrique, Mécanique des fluides · 9 incontournables · 28 questions de première année
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Ce sujet propose un parcours transversal complet à travers l'univers du jeu télévisé Fort Boyard, articulé en six parties totalement indépendantes. Il aborde de nombreux piliers du programme de physique-chimie de la filière PSI : l'optique géométrique instrumentale, la dynamique des fluides parfaits incompressibles, la mécanique du solide et du point (avec un pendule paramétrique original modélisant la cloche), la diffusion moléculaire en microfluidique, la magnétostatique des milieux ferromagnétiques linéaires doux avec calcul d'efforts électromécaniques, et enfin la chimie du solide alliée à l'oxydoréduction en solution aqueuse.

D'un niveau technique très abordable et fidèle à l'esprit du concours e3a-Polytech, l'épreuve est remarquablement guidée. Elle constitue un support d'entraînement et de révision idéal pour consolider ses réflexes sur les questions de cours incontournables, perfectionner la rigueur des bilans de conservation (masse, énergie, flux) et travailler la précision des applications numériques avec unités.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 22 questions sur 42, parties III et VI.

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    Les valeurs numériques ainsi que les formulaires d'aide (notamment l'intégrale de Gauss en Q28) sont regroupés à la fin de chaque partie respective et non dans le corps des questions.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

42 questions
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Partie I : Observation du Fort

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Rappeler les lois de Snell-Descartes relatives à la réfraction, au moyen d'un schéma faisant apparaître les grandeurs utiles.

Voir l'indice

Tracer un dioptre plan séparant deux milieux d'indices n_1 et n_2, définir la normale et les angles orientés par rapport à celle-ci, puis écrire la relation liant les sinus des angles.

Voir la réponse courte

Schéma d'un dioptre plan et énoncé des deux lois de Snell-Descartes pour la réfraction : n_1 \sin i_1 = n_2 \sin i_2.

Voir le corrigé complet

Soit un dioptre séparant deux milieux transparents, homogènes et isotropes d'indices de réfraction respectifs n_1 et n_2.

Les deux lois de Snell-Descartes relatives à la réfraction s'énoncent ainsi :

  1. Première loi (coplanarité) : le rayon réfracté est situé dans le plan d'incidence, défini par le rayon incident et la normale au dioptre au point d'incidence I.
  2. Seconde loi (relation angulaire) : l'angle d'incidence i_1 et l'angle de réfraction i_2, repérés par rapport à la normale au dioptre au point d'incidence, sont reliés par la relation :
\boxed{n_1 \sin i_1 = n_2 \sin i_2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Bien définir les angles d'incidence et de réfraction, et ne pas oublier que le rayon réfracté appartient au plan d'incidence.

« Peu d’étudiants connaissent les lois de Descartes sur la réfraction. »

« De nombreuses confusions concernant la définition des angles d’incidence et de réfraction ont été observées. L’appartenance du rayon réfracté au plan d’incidence est souvent oubliée. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : réfraction, déviation par un dioptre

La figure 2 représente les lentilles plan convexe et plan concave, taillées dans un verre d'indice optique et plongées dans l'air d'indice optique . Recopier la figure et tracer qualitativement le suivi des rayons au travers du dioptre air/verre, puis du dioptre verre/air. Bien qu'aucun calcul ne soit attendu, d'étailler la démarche adoptée en utilisant la réponse à la question Q1.

Voir l'indice

Sur la face plane normale aux rayons incidents, ceux-ci ne sont pas déviés ; sur la face courbe, déterminer le sens de réfraction par rapport à la normale locale selon que l'on passe d'un milieu plus réfringent à moins réfringent.

Voir la stratégie
  1. Analyser la réfraction sur le premier dioptre (plan) sous incidence normale.
  2. Construire la normale au second dioptre (courbe) au point d'incidence et appliquer la loi de Snell-Descartes pour un passage d'un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent (n > 1).
  3. Déterminer le sens de la déviation des rayons par rapport à l'axe optique pour chaque géométrie.
Voir la réponse courte

Application qualitative de Snell-Descartes à chaque dioptre pour montrer la convergence des rayons au centre et la divergence aux bords.

Voir le corrigé complet

1. Traversée du premier dioptre (air/verre, plan) :

  • Les rayons incidents sont parallèles à l'axe optique et arrivent orthogonalement à la face d'entrée plane ; l'angle d'incidence par rapport à la normale est donc nul : i_1 = 0.
  • D'après la loi de Snell-Descartes (établie en Q1) :

    n_{\text{air}}\sin i_1 = n \sin i_2 \iff 1\times \sin 0 = n \sin i_2 \implies i_2 = 0

    Les rayons pénètrent dans le verre sans subir de déviation et se propagent parallèlement à l'axe optique.

2. Traversée du second dioptre (verre/air, courbe) :

  • En chaque point d'incidence sur la face de sortie, la normale locale au dioptre est la droite passant par le centre de courbure de la surface sphérique.
  • En notant i l'angle d'incidence dans le verre et i' l'angle de réfraction dans l'air, la loi de Snell-Descartes s'écrit :

    n \sin i = n_{\text{air}} \sin i' = \sin i'
  • Comme le verre est plus réfringent que l'air (n > 1), on a :

    \sin i' = n \sin i > \sin i \implies i' > i

    Le rayon émergent s'écarte de la normale au dioptre.

  • Le rayon central passant par le sommet de la lentille est sur l'axe optique ; il arrive sous incidence normale (i=0) et traverse donc la lentille en ligne droite (i'=0).

3. Tracé qualitatif des rayons :

  • Lentille plan-convexe (1) : Le centre de courbure de la face de sortie est situé du côté du verre (vers la gauche). Pour un rayon situé au-dessus de l'axe optique, la normale pointe vers le haut et la droite. En s'écartant de la normale, le rayon est dévié vers l'axe optique (vers le bas). Par symétrie, le rayon situé sous l'axe optique est dévié vers le haut. Les rayons convergent vers l'axe optique.
  • Lentille plan-concave (2) : Le centre de courbure de la face de sortie est situé du côté de l'air (vers la droite). Pour un rayon situé au-dessus de l'axe optique, la normale pointe vers le bas et la droite (vers l'axe). En s'écartant de cette normale, le rayon est dévié vers le haut, s'éloignant ainsi de l'axe optique. Par symétrie, le rayon inférieur s'écarte vers le bas. Les rayons divergent en sortie de la lentille.
Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas dévier un rayon en incidence normale et veiller au sens de déviation à l'interface de sortie.

« Beaucoup de candidats ont buté sur cette question : rayons déviés en incidence normale, rayons réfractés en sortie qui se rapprochent de la normale au lieu de s’en éloigner. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : lentille convergente, lentille divergente

En déduire la nature, convergente ou divergente, de chaque lentille.

Voir l'indice

Observer si un faisceau incident parallèle à l'axe optique ressort convergent vers un foyer réel ou divergent comme s'il provenait d'un foyer virtuel.

Voir la réponse courte

La lentille à bords minces est convergente et la lentille à bords épais est divergente.

Voir le corrigé complet

D'après l'analyse des tracés de rayons effectuée à la question précédente :

  • Pour la lentille (1) (plan-convexe), un faisceau incident de rayons parallèles à l'axe optique émerge en convergeant vers l'axe optique, coupant celui-ci en un foyer principal image réel situé après la lentille. La lentille (1) est donc convergente.
  • Pour la lentille (2) (plan-concave), le faisceau de rayons parallèles émerge en s'écartant de l'axe optique (les prolongements des rayons émergents se coupent en un foyer principal image virtuel situé avant la lentille). La lentille (2) est donc divergente.
\boxed{\text{La lentille (1) est convergente et la lentille (2) est divergente.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La nature de chaque lentille doit obligatoirement être justifiée.

« Réponses données sans justification la plupart du temps. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : système afocal, lunette de galilée

Préciser et justifier la position relative des foyers des lentilles. En déduire l'encombrement en fonction de et de .

Voir l'indice

Traduire le fait qu'un faisceau parallèle entrant ressorte parallèle sous forme de la coïncidence de deux foyers particuliers, puis exprimer la distance algébrique \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{O}_2}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la définition d'un système optique afocal pour déterminer la position de l'image intermédiaire et en déduire la condition de coïncidence des foyers.
  2. Utiliser la relation de Chasles algébrique pour exprimer la distance \ell = \mathrm{O}_1\mathrm{O}_2 en fonction des grandeurs algébriques, puis des grandeurs positives f'_1 et |f'_2|.
Voir la réponse courte

Le système est afocal donc le foyer image F'_1 coïncide avec le foyer objet F_2, d'où l'encombrement \ell = f'_1 - |f'_2|.

Voir le corrigé complet

Un système optique est dit afocal s'il donne d'un objet situé à l'infini une image située à l'infini :

A_\infty \xrightarrow{(\mathrm{L}_1)} A_1 \xrightarrow{(\mathrm{L}_2)} A'_\infty
  • L'objectif (\mathrm{L}_1) forme d'un objet à l'infini une image intermédiaire située dans son plan focal image, le point sur l'axe étant le foyer principal image \mathrm{F}'_1.
  • Pour que l'oculaire (\mathrm{L}_2) donne de cette image intermédiaire une image définitive rejetée à l'infini, elle doit être située dans son plan focal objet, le point sur l'axe étant le foyer principal objet \mathrm{F}_2.

Par conséquent, la condition d'afocalité impose que :

\boxed{\mathrm{F}'_1 \text{ et } \mathrm{F}_2 \text{ sont confondus}}

Calculons l'encombrement \ell = \mathrm{O}_1\mathrm{O}_2 = \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{O}_2} de la lunette en utilisant la relation de Chasles le long de l'axe optique :

\begin{aligned} \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{O}_2} &= \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{F}'_1} + \overline{\mathrm{F}'_1\mathrm{O}_2} \\ &= \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{F}'_1} + \overline{\mathrm{F}_2\mathrm{O}_2} \\ &= \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{F}'_1} - \overline{\mathrm{O}_2\mathrm{F}_2} \end{aligned}

Or, par définition des distances focales pour chaque lentille :

\begin{aligned} \overline{\mathrm{O}_1\mathrm{F}'_1} &= f'_1 \\ \overline{\mathrm{O}_2\mathrm{F}_2} &= -f'_2 = |f'_2| \quad (\text{puisque } f'_2 < 0) \end{aligned}

On en déduit l'expression de l'encombrement :

\boxed{\ell = f'_1 - |f'_2|}

Comme l'énoncé précise que |f'_2| < f'_1, l'encombrement \ell est bien strictement positif.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguer point et longueur, ne pas confondre foyer objet et foyer image, et maîtriser le comportement d'une lentille divergente.

« Des confusions fréquentes entre foyer objet et foyer image, ainsi qu’entre foyer et distance focale. Il faut savoir distinguer un point d’une longueur. »

« Les notions concernant la lentille divergente ne sont pas maîtrisées : la plupart des candidats traitent le système optique {lentille convergente + lentille divergente} comme s’il s’agissait d’un système optique constitué de deux lentilles convergentes et ne remarquent pas l’incohérence de leurs raisonnements. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MP2I

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique ; Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : tracé de rayons, lunette de galilée

Recopier le schéma de la figure 3 et poursuivre le tracé des rayons incidents parallèles faisant un angle avec l'axe optique et émergeant sous un angle avec l'axe optique.

Voir l'indice

Utiliser le fait que le rayon passant par le centre optique de la première lentille n'est pas dévié et définit la position du point focal secondaire intermédiaire, vers lequel pointent les rayons pour attaquer la seconde lentille.

Voir la stratégie

Pour poursuivre le tracé des rayons à travers le système afocal formé par l'objectif (L_1) convergent et l'oculaire (L_2) divergent :

  1. On utilise la propriété du foyer secondaire image B_1 de la lentille (L_1) : les rayons incidents parallèles inclinés de l'angle \alpha convergent dans le plan focal image de (L_1) en un point B_1, intersection du rayon non dévié passant par O_1 et du plan focal image commun \mathcal{P}_{F'_1} = \mathcal{P}_{F_2}.
  2. Ce point B_1 joue le rôle d'objet virtuel pour l'oculaire (L_2). Puisqu'il est situé dans le plan focal objet de (L_2), les rayons émergent de (L_2) parallèlement entre eux.
  3. La direction du faisceau émergent (définissant l'angle \alpha') est donnée par la droite joignant le centre optique O_2 au point B_1.
Voir la réponse courte

Tracé du faisceau incident incliné : foyer secondaire image de l'objectif servant d'objet virtuel pour l'oculaire divergent.

Voir le corrigé complet

1. Construction géométrique :

  • Le rayon incident passant par le centre optique O_1 n'est pas dévié par (L_1) et se propage en ligne droite jusqu'à la lentille (L_2). En prolongeant sa trajectoire en pointillés au-delà de (L_2), il coupe le plan focal image de (L_1) en un foyer secondaire image intermédiaire B_1.
  • Tout autre rayon incident parallèle au premier converge vers ce même foyer intermédiaire B_1. Entre (L_1) et (L_2), il est donc dévié vers B_1 (tracé en trait plein jusqu'à (L_2), puis en pointillés au-delà).
  • Le point B_1 appartient au plan focal objet de (L_2) car la lunette est afocale (F'_1 \equiv F_2). C'est un foyer secondaire objet virtuel pour (L_2).
  • Par conséquent, le faisceau émergeant de (L_2) est constitué de rayons parallèles entre eux, orientés selon la direction de la droite passant par O_2 et B_1, faisant un angle \alpha' avec l'axe optique.

2. Tracé des rayons :

Voir ce qu'a relevé le jury

Les tracés des rayons lumineux à travers les lentilles sont très souvent faux.

« Les tracés de rayons sont très souvent faux (cf remarques à la question précédente). »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : grandissement, image droite

L'image du Fort à travers les jumelles apparaît-elle droite ou renversée par rapport au Fort observé à l'œil nu ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer les signes respectifs des angles \alpha et \alpha' ou utiliser la formule reliant le grossissement aux distances focales des deux lentilles.

Voir la réponse courte

Les rayons émergent avec un angle \alpha' de même signe que \alpha : l'image finale est droite.

Voir le corrigé complet

L'image du Fort à travers les jumelles apparaît droite.

Justification :

  • D'après le tracé des rayons réalisé à la question précédente (Q5), les rayons incidents inclinés d'un angle \alpha vers le haut par rapport à l'axe optique (provenant du haut du Fort) émergent de l'oculaire divergent en faisant un angle \alpha' également orienté vers le haut (\alpha et \alpha' sont de même signe).
  • L'observateur voit donc le sommet du Fort au-dessus de l'axe optique : l'image virtuelle rejetée à l'infini a la même orientation que l'objet observé à l'œ il nu.
\boxed{\text{L'image apparaît droite.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question mal réussie en raison d'erreurs récurrentes sur le tracé des rayons.

« Question mal réussie puisque le tracé des rayons est souvent faux. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : grossissement

En se plaçant dans les conditions de Gauss, les angles et sont petits ; déterminer l'expression du grossissement de la lunette en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer \tan\alpha \approx \alpha et \tan\alpha' \approx \alpha' à partir du segment image intermédiaire formé dans le plan focal commun aux deux lentilles.

Voir la stratégie
  1. Considérer l'image intermédiaire A_1 B_1 donnée par l'objectif (\mathrm{L}_1) d'un objet situé à l'infini sous le diamètre apparent \alpha.
  2. Exprimer \tan\alpha puis \tan\alpha' dans les triangles rectangles faisant intervenir les centres optiques \mathrm{O}_1 et \mathrm{O}_2.
  3. Utiliser l'approximation des petits angles (conditions de Gauss) pour en déduire le grossissement G = \alpha'/\alpha.
Voir la réponse courte

Dans le plan focal intermédiaire \theta = \alpha f'_1 = \alpha' |f'_2|, d'où un grossissement angulaire G = \alpha'/\alpha = f'_1/|f'_2| > 1.

Voir le corrigé complet

Un objet situé à l'infini dans une direction faisant l'angle \alpha avec l'axe optique donne à travers l'objectif (\mathrm{L}_1) une image intermédiaire A_1 B_1 située dans son plan focal image. La lunette étant afocale (\mathrm{F}'_1 \equiv \mathrm{F}_2), cette image est située dans le plan focal objet de l'oculaire (\mathrm{L}_2), soit A_1 \equiv \mathrm{F}'_1 \equiv \mathrm{F}_2.

Dans le triangle rectangle \mathrm{O}_1\mathrm{F}'_1 B_1, le rayon non dévié passant par \mathrm{O}_1 permet d'écrire :

\tan\alpha = \frac{\mathrm{F}'_1 B_1}{\mathrm{O}_1\mathrm{F}'_1} = \frac{\mathrm{F}'_1 B_1}{f'_1}

De même, pour l'oculaire (\mathrm{L}_2), les rayons émergent parallèlement entre eux dans la direction de la droite joignant \mathrm{O}_2 à B_1, sous l'angle \alpha' avec l'axe optique. Dans le triangle rectangle \mathrm{O}_2\mathrm{F}_2 B_1 :

\tan\alpha' = \frac{\mathrm{F}_2 B_1}{\mathrm{O}_2\mathrm{F}_2} = \frac{\mathrm{F}'_1 B_1}{|f'_2|}

puisque \mathrm{O}_2\mathrm{F}_2 = -\overline{\mathrm{O}_2\mathrm{F}'_2} = |f'_2|.

Dans les conditions de Gauss, les angles \alpha et \alpha' sont petits (\tan\alpha \approx \alpha et \tan\alpha' \approx \alpha'), et orientés dans le même sens, d'où :

\alpha \approx \frac{\mathrm{F}'_1 B_1}{f'_1} \quad \text{et} \quad \alpha' \approx \frac{\mathrm{F}'_1 B_1}{|f'_2|}

Le grossissement de la lunette s'écrit donc :

\boxed{G = \frac{\alpha'}{\alpha} = \frac{f'_1}{|f'_2|}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : grossissement, encombrement

Compte tenu des valeurs de grossissement et d'encombrement précisées en fin de partie, calculer la valeur des distances focales et .

Voir l'indice

Poser le système linéaire de deux équations à deux inconnues formé par les relations d'encombrement \ell = f'_1 - |f'_2| et de grossissement G = f'_1 / |f'_2|.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le système de deux équations liant les distances focales à l'encombrement \ell (établi en Q4) et au grossissement G (établi en Q7).
  2. Résoudre ce système pour obtenir les expressions littérales de f'_1 et de |f'_2|, en déduire f'_2 compte tenu de son caractère divergent (f'_2 < 0), puis effectuer les applications numériques.
Voir la réponse courte

Système de deux équations à deux inconnues résolu pour obtenir f'_1 = 12\text{ cm} et f'_2 = -1,5\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q4 et Q7, l'encombrement \ell et le grossissement G de la lunette de Galilée s'écrivent :

\begin{aligned} \ell &= f'_1 - |f'_2| \\ G &= \frac{f'_1}{|f'_2|} \end{aligned}

On en déduit immédiatement f'_1 = G |f'_2|. En injectant cette relation dans l'expression de \ell, il vient :

\ell = (G - 1) |f'_2|

Sachant que la lentille oculaire (L_2) est divergente (f'_2 < 0), on a |f'_2| = -f'_2, d'où les expressions littérales des distances focales :

\begin{aligned} f'_1 &= \frac{G}{G - 1} \, \ell \\ f'_2 &= -\frac{\ell}{G - 1} \end{aligned}

Application numérique : avec G = 20 et \ell = 25\text{ cm} :

\begin{aligned} f'_1 &= \frac{20}{19} \times 25\text{ cm} = \frac{500}{19}\text{ cm} \approx 26\text{ cm} \\ f'_2 &= -\frac{25}{19}\text{ cm} \approx -1{,}3\text{ cm} \end{aligned}
\boxed{f'_1 = 26\text{ cm} \quad \text{et} \quad f'_2 = -1{,}3\text{ cm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question mal réussie due à une mauvaise expression liant l'encombrement aux distances focales.

« Question mal réussie car la relation entre l, f′ 1 et |f′ 2| est souvent fausse. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : condition de gauss, diamètre apparent

Sous quel angle le Fort est-il observé à l'œil nu ? Sous quel angle est-il observé à travers les jumelles ? Vérifier la validité des conditions de Gauss.

Voir l'indice

Calculer \alpha \approx h/d en radians, en déduire \alpha' = G\alpha, puis vérifier si ces valeurs sont très inférieures à 1\text{ rad}.

Voir la réponse courte

Calcul des angles \alpha = H/D puis \alpha' = G \alpha ; validation car \alpha' \ll 1\text{ rad}.

Voir le corrigé complet

1. Angle d'observation à l'œil nu

Le Fort Boyard, de hauteur h, est situé à une distance d \gg h de l'observateur. Le diamètre apparent sous lequel il est vu à l'œil nu, noté \alpha, vérifie :

\tan\alpha = \frac{h}{d} \approx \alpha

Application numérique :

\alpha = \frac{20}{3{,}0 \cdot 10^3} \approx 6{,}7 \cdot 10^{-3}\text{ rad} \quad (\approx 0{,}38^\circ)
\boxed{\alpha = \frac{h}{d} \approx 6{,}7 \cdot 10^{-3}\text{ rad}}

2. Angle d'observation à travers les jumelles

D'après l'expression du grossissement G = \frac{\alpha'}{\alpha} établie à la question Q7, le diamètre apparent à travers les jumelles est :

\alpha' = G\,\alpha = G\,\frac{h}{d}

Application numérique avec G = 20 :

\alpha' = 20 \times \frac{20}{3{,}0 \cdot 10^3} = \frac{2}{15} \approx 0{,}13\text{ rad} \quad (\approx 7{,}6^\circ)
\boxed{\alpha' = G\,\frac{h}{d} \approx 0{,}13\text{ rad}}

3. Validité des conditions de Gauss

Les conditions de Gauss imposent que les rayons soient paraxiaux, c'est-à-dire peu inclinés par rapport à l'axe optique (petits angles devant 1\text{ rad} pour assimiler \sin\theta \approx \tan\theta \approx \theta) et proches de l'axe optique.

  • Pour les rayons incidents : \alpha \approx 6{,}7 \cdot 10^{-3}\text{ rad} \ll 1\text{ rad}, la condition est très largement satisfaite.
  • Pour les rayons émergents : \alpha' \approx 0{,}13\text{ rad} \approx 7{,}6^\circ. L'écart relatif entre \tan\alpha' et \alpha' vaut environ \frac{\alpha'^2}{3} \approx 0{,}6\% \ll 1\%.

Les angles restent suffisamment petits : les conditions de Gauss sont bien vérifiées.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Calculer les deux angles en radians sans confusion d'unités et fournir un critère quantitatif pour valider les conditions de Gauss.

« Quelques confusions entre radians et degrés. Plusieurs candidats déterminent l’angle sous lequel est vu le fort à l’œil nu mais pas celui sous lequel il est vu à travers les jumelles. »

« Donner un critère permettant d’affirmer qu’une grandeur est petite (ou grande) est bienvenu. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie II : Mesure du temps : la clepsydre

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli

Rappeler la relation de Bernoulli ainsi que ses conditions d'application. On suppose ces conditions remplies dans la suite.

Voir l'indice

Préciser les quatre hypothèses requises (fluide parfait, incompressible, écoulement permanent ou quasi-stationnaire, le long d'une ligne de courant) et écrire la constante de Bernoulli.

Voir la réponse courte

Énoncé de la formule de Bernoulli le long d'une ligne de courant pour un écoulement parfait, incompressible et stationnaire.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide de masse volumique \rho soumis au seul champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{e}_z (avec l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut), la relation de Bernoulli s'écrit le long d'une ligne de courant :

\boxed{P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{cte}}

où P est la pression statique, v la vitesse de la particule fluide et z son altitude.

Cette relation s'applique sous les conditions suivantes :

  1. Écoulement stationnaire (ou quasi-stationnaire, sous l'hypothèse de vidange lente) ;
  2. Fluide parfait (viscosité et frottements internes négligeables) ;
  3. Fluide incompressible et homogène (\rho = \text{cte}) ;
  4. La relation est valable le long d'une même ligne de courant (et s'étend à tout le volume si l'écoulement est irrotationnel).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Employer des parenthèses dans la notation des variations de vitesse pour lever toute ambiguïté.

« On conseille aux candidats d’éviter la notation ∆v2 qui est source d’erreur puisque l’on ne sait pas si elle signifie (∆v)2 ou ∆(v2) ; les parenthèses sont donc fortement recommandées dans ce cas. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : formule de torricelli, théorème de bernoulli

En exploitant l'hypothèse , établir l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Bernoulli entre la surface libre et l'orifice à l'air libre en exploitant la condition V(t) \ll v(t) due à s \ll S.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli entre un point de la surface libre et un point situé au niveau de l'orifice de vidange.
  2. Utiliser la conservation du débit en fluide incompressible pour relier la vitesse de descente de la surface libre à la vitesse d'éjection.
  3. Négliger l'énergie cinétique à la surface libre devant celle à l'orifice grâce à l'hypothèse s \ll S pour aboutir à la loi de Torricelli.
Voir la réponse courte

Bernoulli entre la surface libre et l'orifice avec l'approximation des grandes sections : v(t) = \sqrt{2gh(t)}.

Voir le corrigé complet

Considérons une ligne de courant reliant un point A situé à la surface libre du liquide à un point B situé au niveau de l'orifice de sortie :

  • au point A : cote z_A = h(t), pression P_A = P_0 (pression atmosphérique) et vitesse du fluide v_A = V(t) ;
  • au point B : cote z_B = 0, pression P_B = P_0 (jet libre dans l'air ambiant) et vitesse d'éjection v_B = v(t).

Dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires, la relation de Bernoulli rappelée à la question Q10 s'écrit :

P_0 + \frac{1}{2}\rho V(t)^2 + \rho g h(t) = P_0 + \frac{1}{2}\rho v(t)^2 + 0

soit, en simplifiant par P_0 et en divisant par \frac{1}{2}\rho :

v(t)^2 - V(t)^2 = 2gh(t)

L'écoulement étant incompressible, le débit volumique se conserve le long du tube de courant, ce qui donne :

D_v = S\,V(t) = s\,v(t) \implies V(t) = \frac{s}{S}\,v(t)

L'équation devient alors :

v(t)^2\left[1 - \left(\frac{s}{S}\right)^2\right] = 2gh(t)

Comme s \ll S, le terme (s/S)^2 est tout à fait négligeable devant 1 (c'est-à-dire V^2 \ll v^2). On en déduit l'expression de la vitesse d'écoulement à travers l'orifice, connue sous le nom de formule de Torricelli :

\boxed{v(t) = \sqrt{2gh(t)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est impératif de préciser entre quels points est appliquée la relation de Bernoulli.

« Beaucoup de candidats ne précisent pas entre quels points ils appliquent la relation de Bernoulli. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : conservation du débit, vidange

L'écoulement étant supposé incompressible, en déduire l'expression de en fonction de et de . Préciser qualitativement le sens d'évolution de lors de la vidange.

Voir l'indice

Écrire la conservation du débit volumique incompressible entre la section du récipient et celle de l'orifice.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'incompressibilité du fluide pour écrire la conservation du débit volumique entre la surface libre et l'orifice de sortie.
  2. Injecter l'expression de la vitesse d'éjection v(t) établie à la question Q11 afin d'obtenir V(t).
  3. Déduire l'évolution temporelle de V(t) à partir de la décroissance de la hauteur h(t) au cours de la vidange.
Voir la réponse courte

Conservation du débit volumique S V(t) = s v(t) donnant V(t) = (s/S)\sqrt{2gh} ; V(t) diminue au cours de la vidange.

Voir le corrigé complet

L'écoulement étant incompressible et homogène, le débit volumique D_v se conserve à travers toute section droite du tube de courant joignant la surface libre à l'orifice :

D_v = S \, V(t) = s \, v(t)

On en déduit l'expression de la vitesse V(t) de la surface libre :

V(t) = \frac{s}{S} v(t)

En utilisant l'expression de v(t) obtenue à la question Q11 (v(t) = \sqrt{2gh(t)}) :

\boxed{V(t) = \frac{s}{S}\sqrt{2gh(t)}}

Au cours de la vidange, de l'eau s'échappe du récipient, donc la hauteur d'eau h(t) diminue au cours du temps. Puisque V(t) est une fonction strictement croissante de h(t), la vitesse V(t) diminue au cours de la vidange : le niveau d'eau baisse de plus en plus lentement.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre le sens d'évolution temporelle d'une grandeur scalaire avec le sens du vecteur vitesse.

« Plusieurs candidats confondent le sens d’évolution de V (t) et la direction et le sens du vecteur vitesse. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : équation différentielle de vidange

En supposant que l'expression de obtenue à la question Q11 reste valable, montrer que l'évolution de est régie par l'équation différentielle :

Voir l'indice

Exprimer la section horizontale S(h) = \pi [r(h)]^2 en fonction de h, puis égaliser le débit géométrique de baisse du niveau -S(h)\,\mathrm{d}h/\mathrm{d}t au débit sortant s v(t).

Voir la réponse courte

Identification de V = -\mathrm{d}h/\mathrm{d}t et substitution de l'expression de la section S(h) = \pi K^2 h^{2/n}.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant supposé incompressible, le débit volumique se conserve le long de l'écoulement.

À l'instant t, la surface libre se situe à la hauteur z = h(t). Le récipient présentant une symétrie de révolution de profil r(z) = K z^{1/n}, l'aire de la section de la surface libre vaut :

S(h) = \pi [r(h)]^2 = \pi K^2 h^{2/n}

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, la variation du volume d'eau contenu dans le récipient s'écrit de deux manières :

  • par abaissement de la surface libre d'une hauteur \mathrm{d}h < 0 :

    \mathrm{d}V_{\text{eau}} = S(h)\,\mathrm{d}h = \pi K^2 h^{2/n}\,\mathrm{d}h
  • par écoulement à travers l'orifice de section s à la vitesse v(t) :

    \mathrm{d}V_{\text{eau}} = - s\,v(t)\,\mathrm{d}t

En égalant ces deux expressions, il vient :

\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} = -\frac{s\,v(t)}{S(h)}

En utilisant la vitesse d'écoulement issue de la question Q11, v(t) = \sqrt{2gh(t)}, on obtient directement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} = -\frac{s \sqrt{2g}}{\pi K^2} \frac{\sqrt{h}}{h^{2/n}}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : analyse dimensionnelle, clepsydre

Sans chercher à résoudre cette équation différentielle, déterminer la valeur de l'entier en imposant que ne dépende pas du temps. En déduire l'unité de .

Voir l'indice

Regrouper les termes en puissance de h au second membre et imposer que l'exposant total de h soit nul pour que \mathrm{d}h/\mathrm{d}t devienne indépendant de la hauteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le terme dépendant de h(t) dans l'équation différentielle sous la forme d'une puissance unique de h.
  2. Identifier la condition sur l'exposant pour que la vitesse de descente soit indépendante de h(t), donc du temps t.
  3. Effectuer une analyse dimensionnelle sur la loi de profil r(z) = K z^{1/n} (ou sur l'équation différentielle) pour en déduire l'unité SI de K.
Voir la réponse courte

Pour annuler la dépendance en h, l'exposant 1/2 - 2/n doit être nul, d'où n = 4 et K en \mathrm{m}^{1/4}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q13 :

\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} = -\frac{s\sqrt{2g}}{\pi K^2} \, h^{\frac{1}{2} - \frac{2}{n}}

La hauteur d'eau h(t) varie au cours de la vidange. Pour que la vitesse de descente \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} soit constante au cours du temps, elle ne doit pas dépendre de h(t). Il faut donc que l'exposant de h soit nul :

\frac{1}{2} - \frac{2}{n} = 0 \iff \frac{2}{n} = \frac{1}{2}

L'entier recherché vaut donc :

\boxed{n = 4}

Pour déterminer l'unité de K, utilisons l'expression du profil de révolution :

r(z) = K \, z^{1/4} \iff K = \frac{r(z)}{z^{1/4}}

Le rayon r(z) et l'altitude z ont tous deux la dimension d'une longueur ([r] = [z] = \mathrm{L}). Par conséquent :

[K] = \frac{[r]}{[z]^{1/4}} = \mathrm{L}^{1 - 1/4} = \mathrm{L}^{3/4}

Dans le Système International d'unités, K s'exprime ainsi en :

\boxed{\mathrm{m}^{3/4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Expliciter l'analyse dimensionnelle et s'entraîner à déterminer rigoureusement l'unité d'une constante.

« Il ne suffit pas d’affirmer que l’on utilise une analyse dimensionnelle, il faut le montrer. »

« L’unité de K est souvent mal déterminée, même quand la valeur de n est correcte. Les candidats doivent s’entraîner davantage à déterminer l’unité d’une grandeur à partir de son expression littérale. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : débit d'écoulement, clepsydre

Trouver la valeur de permettant d'assurer une vitesse constante .

Voir l'indice

Isoler la constante K dans l'équation simplifiée issue de la question précédente en utilisant la valeur imposée pour la vitesse de vidange.

Voir la réponse courte

Résolution de la constante de vidange pour isoler K = (s\sqrt{2g}/(\pi |\dot{h}|))^{1/2} et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, l'évolution de la hauteur d'eau h(t) est régie par l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} = -\frac{s \sqrt{2g}}{\pi K^2} \frac{\sqrt{h}}{h^{2/n}}

Pour n = 4 (question Q14), le terme dépendant de la hauteur se simplifie :

\frac{\sqrt{h}}{h^{2/4}} = \frac{h^{1/2}}{h^{1/2}} = 1

La vitesse de descente du niveau d'eau est donc constante et a pour norme :

\left|\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}\right| = \frac{s \sqrt{2g}}{\pi K^2}

On en déduit l'expression littérale du paramètre de profil K :

K = \sqrt{\frac{s\sqrt{2g}}{\pi \left|\dfrac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}\right|}}

Application numérique :

  • g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
  • s = 1{,}0\text{ cm}^2 = 1{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ m}^2
  • \left|\dfrac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}\right| = 1{,}0\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\begin{aligned} K &= \sqrt{\frac{1{,}0 \cdot 10^{-4} \times \sqrt{2 \times 9{,}8}}{\pi \times 1{,}0 \cdot 10^{-3}}} \\ &= \sqrt{\frac{4{,}43 \cdot 10^{-4}}{\pi \cdot 10^{-3}}} \approx 0{,}375\text{ m}^{3/4} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs :

\boxed{K \approx 0{,}38\text{ m}^{3/4}}

Résultat

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Partie III : L'épreuve de la cloche

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique en coordonnées polaires

Exprimer les vecteurs vitesse et accélération du point M dans la base polaire .

Voir l'indice

Projeter la position dans la base polaire en tenant compte du fait que le rayon r = \ell_0 est constant pour dériver deux fois par rapport au temps.

Voir la réponse courte

Expression usuelle des vecteurs vitesse et accélération en coordonnées polaires à rayon constant \ell_0.

Voir le corrigé complet

Le point \mathrm{M} est repéré en coordonnées polaires de pôle \mathrm{O} par ses coordonnées (r, \theta) associées à la base orthonormée directe \{\vec{u}_r, \vec{u}_\theta\}. Le fil étant inextensible de longueur \ell_0, on a :

\vec{\mathrm{OM}} = \ell_0 \, \vec{u}_r

avec r = \ell_0 = \text{cte}, soit \dot{r} = 0 et \ddot{r} = 0.

Les vecteurs de la base polaire dérivent selon :

\frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}\vec{u}_\theta}{\mathrm{d}t} = -\dot{\theta}\,\vec{u}_r

On en déduit l'expression du vecteur vitesse du point \mathrm{M} dans le référentiel d'étude :

\vec{v} = \frac{\mathrm{d}\vec{\mathrm{OM}}}{\mathrm{d}t} = \ell_0 \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t}
\boxed{\vec{v} = \ell_0 \dot{\theta} \, \vec{u}_\theta}

Par dérivation temporelle du vecteur vitesse, on obtient le vecteur accélération :

\begin{aligned} \vec{a} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \ell_0 \ddot{\theta} \, \vec{u}_\theta + \ell_0 \dot{\theta} \frac{\mathrm{d}\vec{u}_\theta}{\mathrm{d}t} \\ &= -\ell_0 \dot{\theta}^2 \, \vec{u}_r + \ell_0 \ddot{\theta} \, \vec{u}_\theta \end{aligned}
\boxed{\vec{a} = -\ell_0 \dot{\theta}^2 \, \vec{u}_r + \ell_0 \ddot{\theta} \, \vec{u}_\theta}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle de pesanteur

Expliciter l'énergie potentielle de pesanteur du point M en fonction de et de . On prendra .

Voir l'indice

Exprimer la cote x du point le long de l'axe vertical descendant orienté vers le bas et ajuster la constante d'intégration avec la condition de référence donnée en \theta = \pi/2.

Voir la réponse courte

Intégration du travail du poids avec l'origine choisie : E_{\mathrm{p}}(\theta) = -mg\ell_0 \cos\theta.

Voir le corrigé complet

Le point matériel \mathrm{M} est soumis à son poids \vec{P} = m\vec{g} = mg\,\vec{u}_x, force conservative.

Par définition, la variation élémentaire de l'énergie potentielle de pesanteur s'écrit :

\mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = -\delta W(\vec{P}) = -\vec{P}\cdot \mathrm{d}\vec{\mathrm{OM}}

Le vecteur position du point \mathrm{M} s'exprime dans la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y) par :

\vec{\mathrm{OM}} = \ell_0 \cos\theta\,\vec{u}_x + \ell_0 \sin\theta\,\vec{u}_y

d'où :

\mathrm{d}\vec{\mathrm{OM}} = \mathrm{d}x\,\vec{u}_x + \mathrm{d}y\,\vec{u}_y

On en déduit :

\mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = -mg\,\mathrm{d}x = -mg\,\mathrm{d}(\ell_0\cos\theta) = mg\ell_0\sin\theta\,\mathrm{d}\theta

En intégrant par rapport à \theta, on obtient :

E_{\mathrm{p}}(\theta) = -mg\ell_0\cos\theta + C

où C est une constante d'intégration fixée par la condition de référence :

E_{\mathrm{p}}\!\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0 \iff -mg\ell_0\cos\left(\frac{\pi}{2}\right) + C = 0 \implies C = 0

On obtient finalement :

\boxed{E_{\mathrm{p}}(\theta) = -mg\ell_0\cos\theta}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faire attention aux signes et se rappeler qu'une énergie potentielle est un scalaire et non un vecteur.

« Beaucoup d’erreurs de signe. On rappelle que l’énergie potentielle n’est pas un vecteur. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pendule simple, équation du mouvement

Établir l'équation différentielle vérifiée par . On posera .

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique en O ou dériver l'énergie mécanique totale par rapport au temps.

Voir la stratégie

Pour établir l'équation différentielle du mouvement du pendule :

  1. On effectue le bilan des forces appliquées au point matériel dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
  2. On projette le principe fondamental de la dynamique sur la composante orthoradiale \vec{u}_\theta (en utilisant l'accélération obtenue à la question Q16) ou, de manière équivalente, on applique le théorème du moment cinétique en \mathrm{O}.
Voir la réponse courte

Théorème du moment cinétique en O ou dérivation de l'énergie mécanique : \ddot{\theta} + \omega_0^2 \sin\theta = 0.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le point matériel \mathrm{M} de masse m, dans le référentiel d'étude terrestre \mathcal{R} supposé galiléen.

Les forces appliquées à \mathrm{M} sont :

  • le poids : \vec{P} = m\vec{g} = mg\cos\theta\,\vec{u}_r - mg\sin\theta\,\vec{u}_\theta ;
  • la tension du fil : \vec{T} = -T\,\vec{u}_r (portée par le fil, sans composante selon \vec{u}_\theta).

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\vec{a} = \vec{P} + \vec{T}

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{u}_\theta et en utilisant l'expression de \vec{a} établie à la question Q16 (a_\theta = \ell_0\ddot{\theta}) :

m\ell_0 \ddot{\theta} = -mg\sin\theta

En divisant par m\ell_0 et en introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\dfrac{g}{\ell_0}}, on obtient :

\boxed{\ddot{\theta} + \omega_0^2\sin\theta = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définir système et référentiel, ne pas omettre la tension du fil et préciser qu'elle ne travaille pas si l'on applique l'énergie mécanique.

« On rappelle qu’il faut définir le système et le référentiel avant d’appliquer une loi ou un théorème de mécanique. »

« Pour le théorème du moment cinétique ou celui de la résultante, ils disent qu’il n’existe que la force du poids (le point est donc en chute libre !). Pour le théorème de l’énergie mécanique, ils disent qu’il n’existe que des forces conservatives au lieu de dire que la tension ne travaille pas. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : petite oscillation, période propre

Dans le cas de petits mouvements, déterminer la loi horaire et calculer littéralement, puis numériquement la période du mouvement.

Voir l'indice

Effectuer le développement limité au premier ordre \sin\theta \approx \theta et identifier l'équation d'un oscillateur harmonique pour en déduire pulsation et période.

Voir la stratégie
  1. Linéariser l'équation différentielle établie à la question Q18 dans l'approximation des petits angles (\sin\theta \approx \theta).
  2. Écrire la solution générale de l'oscillateur harmonique et déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales : \theta(0) = \theta_0 et \dot{\theta}(0) = 0.
  3. Exprimer littéralement la période T_0 = 2\pi/\omega_0, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Linéarisation \sin\theta \simeq \theta, solution harmonique avec les conditions initiales et période T_0 = 2\pi\sqrt{\ell_0/g}.

Voir le corrigé complet

Dans l'approximation des petits mouvements (\theta \ll 1\text{ rad}), on effectue le développement limité à l'ordre 1 : \sin\theta \approx \theta. L'équation différentielle obtenue à la question Q18 devient :

\ddot{\theta}(t) + \omega_0^2\,\theta(t) = 0

avec \omega_0 = \sqrt{\dfrac{g}{\ell_0}}.

Il s'agit de l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique linéaire. La solution générale s'écrit :

\theta(t) = A\cos(\omega_0 t) + B\sin(\omega_0 t)

où A et B sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales :

  • \theta(0) = A = \theta_0 ;
  • \dot{\theta}(0) = B\omega_0 = 0 \implies B = 0.

La loi horaire du mouvement s'en déduit :

\boxed{\theta(t) = \theta_0 \cos\left(\sqrt{\frac{g}{\ell_0}}\,t\right)}

La période propre des oscillations libres est donnée par :

\boxed{T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{\ell_0}{g}}}

Application numérique : avec \ell_0 = 7{,}0\text{ m} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2},

T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{7{,}0}{9{,}8}} \approx 5{,}3\text{ s}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Penser à exploiter les conditions initiales pour déterminer complètement les constantes d'intégration.

« Question généralement bien réussie, mais certains candidats ne calculent pas les constantes d’intégration pour déterminer complètement θ(t). »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : théorème du moment cinétique, pendule paramétrique

Montrer que l'équation différentielle du mouvement s'écrit à présent :

Voir l'indice

Reprendre l'expression générale de l'accélération en coordonnées polaires sans considérer \ell constant, puis appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur \vec{u}_\theta.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le vecteur accélération (ou le moment cinétique) du point M en coordonnées polaires en tenant compte du fait que la longueur \ell(t) dépend désormais du temps.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique en projection sur la direction orthoradiale \vec{u}_\theta (ou le théorème du moment cinétique par rapport au point fixe O) pour éliminer la tension du fil.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur \vec{u}_\theta ou théorème du moment cinétique avec \ell(t) dépendant du temps.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le point matériel M de masse m, dans le référentiel terrestre \mathcal{R} supposé galiléen. Il est soumis à deux forces :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} = mg\cos\theta\,\vec{u}_r - mg\sin\theta\,\vec{u}_\theta ;
  • la tension du fil \vec{T} = -T\,\vec{u}_r, portée par la direction radiale.

La position du point M s'écrit \vec{OM} = \ell(t)\,\vec{u}_r. En dérivant par rapport au temps sachant que \ell(t) varie :

\begin{aligned} \vec{v} &= \frac{\mathrm{d}\vec{OM}}{\mathrm{d}t} = \dot{\ell}\,\vec{u}_r + \ell\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta, \\ \vec{a} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \left(\ddot{\ell} - \ell\dot{\theta}^2\right)\vec{u}_r + \left(\ell\ddot{\theta} + 2\dot{\ell}\dot{\theta}\right)\vec{u}_\theta. \end{aligned}

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\vec{a} = \vec{P} + \vec{T}.

En projetant cette relation vectorielle selon le vecteur unitaire orthoradial \vec{u}_\theta, la tension radiale n'intervient pas :

m\left(\ell\ddot{\theta} + 2\dot{\ell}\dot{\theta}\right) = -mg\sin\theta.

Comme la longueur \ell(t) est strictement positive, on peut diviser les deux membres par m\ell(t), ce qui conduit directement à l'équation différentielle recherchée :

\boxed{\ddot{\theta} + \frac{2\dot{\ell}(t)}{\ell(t)}\dot{\theta} + \frac{g}{\ell(t)}\sin\theta = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Privilégier la deuxième loi de Newton ou le théorème du moment cinétique, l'énergie mécanique n'étant plus conservée car la tension travaille.

« Certains candidats veulent utiliser le théorème de l’énergie mécanique, mais dans cette question, l’énergie mécanique n’est plus conservée puisque le mouvement n’est plus uniquement selon ⃗uθ. La tension du fil a donc un travail non nul. »

« Il était plus simple dans cette question d’utiliser la 2e loi de Newton ou le théorème du moment cinétique. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : conservation de l'énergie mécanique

Que dire de l'énergie mécanique entre les points et ? En adaptant le résultat de la question Q17, montrer que la vitesse au point lors du passage du mobile par la verticale peut s'écrire :

Préciser l'expression de en fonction de , ainsi que la valeur de l'exposant .

Voir l'indice

Justifier que le système est conservatif sur cette portion du mouvement et écrire la conservation de l'énergie mécanique entre l'angle maximal et le passage par la verticale.

Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique sur la descente à longueur constante \ell_1 = \ell_0(1+\alpha) avec \beta = 1+\alpha et \gamma = 1/2.

Voir le corrigé complet

Pendant le mouvement entre \mathrm{M}_{n,1} et \mathrm{M}_{n,2}, la longueur du fil est constante et vaut \ell(t) = \ell_0(1+\alpha).

Le système est le mobile de masse m dans le référentiel d'étude terrestre supposé galiléen. Il est soumis à deux forces :

  • son poids \vec{P}, force conservative dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur ;
  • la tension du fil \vec{T}, colinéaire à -\vec{u}_r.

La longueur du fil étant constante sur cet intervalle, la trajectoire est circulaire de rayon \ell_0(1+\alpha). Le vecteur vitesse \vec{v} = \ell_0(1+\alpha)\dot{\theta}\vec{u}_\theta est orthogonal à la tension du fil : la puissance développée par la tension est identiquement nulle (\vec{T}\cdot\vec{v} = 0). En l'absence de frottement, les forces non conservatives ne travaillent pas :

\text{L'énergie mécanique se conserve entre } \mathrm{M}_{n,1} \text{ et } \mathrm{M}_{n,2}.

En adaptant le résultat de la question Q17 avec la longueur \ell = \ell_0(1+\alpha), l'énergie potentielle de pesanteur s'écrit :

E_{\mathrm{p}}(\theta) = -mg\ell_0(1+\alpha)\cos\theta

Écrivons l'énergie mécanique aux deux points :

  • Au point initial \mathrm{M}_{n,1}, le mobile est lâché sans vitesse (v_{n,1}=0) à l'angle \theta_n :

    \mathcal{E}_{\mathrm{m}}(\mathrm{M}_{n,1}) = -mg\ell_0(1+\alpha)\cos\theta_n
  • Au point \mathrm{M}_{n,2}, le mobile passe par la verticale (\theta=0) avec la vitesse v_{n,2} :

    \mathcal{E}_{\mathrm{m}}(\mathrm{M}_{n,2}) = \frac{1}{2}mv_{n,2}^2 - mg\ell_0(1+\alpha)

Par conservation de l'énergie mécanique :

\begin{aligned} \frac{1}{2}mv_{n,2}^2 - mg\ell_0(1+\alpha) &= -mg\ell_0(1+\alpha)\cos\theta_n \\ \frac{1}{2}mv_{n,2}^2 &= mg\ell_0(1+\alpha)(1 - \cos\theta_n) \\ v_{n,2} &= \sqrt{2g\ell_0(1+\alpha)}\,(1 - \cos\theta_n)^{1/2} \end{aligned}

Par identification avec l'expression proposée v_{n,2} = \sqrt{2g\ell_0\beta}\,(1 - \cos\theta_n)^\gamma, on obtient :

\boxed{\beta = 1 + \alpha \quad \text{et} \quad \gamma = \frac{1}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifier rigoureusement la conservation de l'énergie mécanique, sans la confondre avec une valeur nulle.

« Dire que l’énergie mécanique est nulle ne signifie pas la même chose que dire qu’elle est conservée. Il faut penser à justifier sa réponse. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point

Notions : conservation du moment cinétique

Entre les points et , on admet que le moment résultant exercé sur le mobile est nul : son moment cinétique est donc conservé. En déduire la vitesse au point en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire l'égalité du moment cinétique scalaire en O juste avant et juste après le raccourcissement brutal de la corde à la verticale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment cinétique du point matériel M par rapport au point fixe O juste avant et juste après la variation de longueur au passage à la verticale (points \mathrm{M}_{n,2} et \mathrm{M}_{n,3}).
  2. Utiliser la conservation du moment cinétique pour relier les vitesses v_{n,3} et v_{n,2}.
  3. Injecter l'expression de v_{n,2} établie à la question Q21.
Voir la réponse courte

Conservation du moment cinétique lors du raccourcissement instantané du fil : \ell_1 v_{n,2} = \ell_2 v_{n,3}.

Voir le corrigé complet

Le moment cinétique du point matériel \mathrm{M} calculé au point fixe \mathrm{O} s'écrit de manière générale :

\vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{\mathrm{OM}} \wedge m\vec{v}

Au passage par la verticale (\theta = 0), le vecteur vitesse est orthogonal au fil (selon \vec{u}_\theta) :

  • Au point \mathrm{M}_{n,2}, la longueur du fil vaut \ell_2 = \ell_0(1+\alpha) et la vitesse est v_{n,2}, d'où :

    \vec{L}_{\mathrm{O}}(\mathrm{M}_{n,2}) = m\,\ell_0(1+\alpha)\,v_{n,2}\,\vec{u}_z
  • Au point \mathrm{M}_{n,3}, après le raccourcissement instantané, la longueur vaut \ell_3 = \ell_0(1-\alpha) et la vitesse est v_{n,3}, d'où :

    \vec{L}_{\mathrm{O}}(\mathrm{M}_{n,3}) = m\,\ell_0(1-\alpha)\,v_{n,3}\,\vec{u}_z

Le moment résultant exercé sur le système étant supposé nul durant cette transition, le moment cinétique est conservé :

\begin{aligned} \vec{L}_{\mathrm{O}}(\mathrm{M}_{n,2}) = \vec{L}_{\mathrm{O}}(\mathrm{M}_{n,3}) &\implies m\,\ell_0(1+\alpha)\,v_{n,2} = m\,\ell_0(1-\alpha)\,v_{n,3} \\ &\implies v_{n,3} = \frac{1+\alpha}{1-\alpha} \, v_{n,2} \end{aligned}

En utilisant l'expression de v_{n,2} obtenue à la question Q21 :

v_{n,2} = \sqrt{2g\ell_0(1+\alpha)\,(1-\cos\theta_n)}

on en déduit l'expression de v_{n,3} :

\boxed{v_{n,3} = \frac{1+\alpha}{1-\alpha}\sqrt{2g\ell_0(1+\alpha)\left(1-\cos\theta_n\right)} = \frac{(1+\alpha)^{3/2}}{1-\alpha}\sqrt{2g\ell_0\left(1-\cos\theta_n\right)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La conservation du moment cinétique n'implique pas celle de la vitesse : revoir la définition du moment cinétique.

« Pour plusieurs candidats, si le moment cinétique est conservé, alors la vitesse est conservée […] Il faut donc revoir la définition du moment cinétique. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : conservation de l'énergie mécanique

Déterminer alors la relation entre l'angle de montée et l'angle sous la forme :

Donner la valeur de l'exposant .

Voir l'indice

Appliquer à nouveau la conservation de l'énergie mécanique lors de la phase de remontée entre le point bas raccourci et le point d'arrêt haut.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre le point le plus bas \mathrm{M}_{n,3} (juste après le raccourcissement du fil) et le point culminant de la montée \mathrm{M}_{n,4} où la vitesse s'annule, la longueur du fil restant constante et égale à \ell_2 = \ell_0(1 - \alpha).
  2. Exprimer 1 - \cos\theta_{n+1} en fonction de v_{n,3}^2, puis injecter l'expression de v_{n,3} obtenue à la question Q22 pour identifier la valeur de l'exposant \delta.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique pendant la phase de remontée à longueur \ell_2 = \ell_0(1-\alpha), d'où l'exposant \delta = 2.

Voir le corrigé complet

Entre les points \mathrm{M}_{n,3} et \mathrm{M}_{n,4}, le fil a une longueur fixe \ell_2 = \ell_0(1 - \alpha). La tension du fil étant orthogonale au déplacement, elle ne travaille pas ; le poids étant la seule autre force appliquée, l'énergie mécanique se conserve :

E_{\mathrm{m}}(\mathrm{M}_{n,3}) = E_{\mathrm{m}}(\mathrm{M}_{n,4})

En prenant comme à la question Q17 l'énergie potentielle de pesanteur nulle pour \theta = \pi/2, on a :

  • en \mathrm{M}_{n,3} (\theta = 0 et v = v_{n,3}) :

    E_{\mathrm{m}}(\mathrm{M}_{n,3}) = \frac{1}{2}m v_{n,3}^2 - mg\ell_0(1 - \alpha)
  • en \mathrm{M}_{n,4} (\theta = \theta_{n+1} et vitesse nulle v = 0) :

    E_{\mathrm{m}}(\mathrm{M}_{n,4}) = - mg\ell_0(1 - \alpha)\cos\theta_{n+1}

L'égalité des deux énergies mécaniques conduit à :

mg\ell_0(1 - \alpha)(1 - \cos\theta_{n+1}) = \frac{1}{2}m v_{n,3}^2 \implies 1 - \cos\theta_{n+1} = \frac{v_{n,3}^2}{2g\ell_0(1 - \alpha)}

D'après le résultat de la question Q22 :

v_{n,3}^2 = \left(\frac{1 + \alpha}{1 - \alpha}\right)^2 v_{n,2}^2 = \left(\frac{1 + \alpha}{1 - \alpha}\right)^2 \cdot 2g\ell_0(1 + \alpha)(1 - \cos\theta_n)

En reportant cette expression dans la relation précédente, il vient :

\begin{aligned} 1 - \cos\theta_{n+1} &= \frac{\left(\frac{1 + \alpha}{1 - \alpha}\right)^2 \cdot 2g\ell_0(1 + \alpha)(1 - \cos\theta_n)}{2g\ell_0(1 - \alpha)} \\ &= \left(\frac{1 + \alpha}{1 - \alpha}\right)^2 \frac{1 + \alpha}{1 - \alpha} (1 - \cos\theta_n) \\ &= \left(\frac{1 + \alpha}{1 - \alpha}\right)^3 (1 - \cos\theta_n) \end{aligned}

Par identification avec la relation demandée :

\boxed{1 - \cos \theta_{n+1} = \left(\frac{1 + \alpha}{1 - \alpha}\right)^3 (1 - \cos \theta_n)}

soit :

\boxed{\delta = 3}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : amplification paramétrique

Montrer que l'amplitude des balancements augmente.

Voir l'indice

Comparer le facteur multiplicatif (1+\alpha)/(1-\alpha) à l'unité en sachant que 0 < \alpha < 1.

Voir la réponse courte

Le rapport (1+\alpha)/(1-\alpha) > 1, donc 1 - \cos\theta_{n+1} > 1 - \cos\theta_n, ce qui prouve la croissance de l'angle maximal.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q23 :

1 - \cos\theta_{n+1} = \left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right)^3 (1 - \cos\theta_n)

L'énoncé précise que le paramètre \alpha vérifie 0 < \alpha < 1. On a donc :

1 + \alpha > 1 - \alpha > 0 \implies \frac{1+\alpha}{1-\alpha} > 1

Puisque la fonction cube est strictement croissante sur \mathbb{R}^{+*}, il en découle :

\left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right)^3 > 1

Pour une amplitude initiale non nulle (\theta_n \in ]0, \pi[), le terme 1 - \cos\theta_n est strictement positif. On en déduit :

1 - \cos\theta_{n+1} > 1 - \cos\theta_n \iff \cos\theta_{n+1} < \cos\theta_n

La fonction cosinus étant strictement décroissante sur l'intervalle [0, \pi], on obtient :

\boxed{\theta_{n+1} > \theta_n}

L'amplitude des balancements augmente ainsi strictement à chaque demi-oscillation.

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : amplification paramétrique, suite géométrique

En remarquant que la suite est géométrique, exprimer en fonction de et de le nombre d'allers-retours permettant au candidat d'atteindre un angle et ainsi d'attraper l'indice. Calculer numériquement en prenant et .

Voir l'indice

Exprimer u_n en fonction de u_0 et de la raison de la suite géométrique pour une demi-oscillation, en déduire le nombre de demi-périodes pour atteindre u_n = 1, puis diviser par deux pour obtenir le nombre d'allers-retours.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le terme général de la suite géométrique u_n = 1 - \cos\theta_n en fonction de son premier terme u_0 et de sa raison q.
  2. Relier l'indice n, qui compte le nombre de demi-oscillations décrites par le pendule, au nombre N d'allers-retours complets (n = 2N).
  3. Traduire la condition pour atteindre l'angle \theta \ge \pi/2 (u_n \ge 1), en déduire l'expression de N puis calculer sa valeur entière minimale.
Voir la réponse courte

Résolution de la relation de récurrence géométrique pour trouver N = \ln(1/u_0) / [2\ln((1+\alpha)/(1-\alpha))] et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q23, la suite (u_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par u_n = 1 - \cos\theta_n vérifie :

u_{n+1} = q \, u_n \quad \text{avec} \quad q = \left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right)^3

Il s'agit d'une suite géométrique de raison q et de premier terme u_0 = 1 - \cos\theta_0, d'où pour tout n \in \mathbb{N} :

u_n = q^n u_0 = \left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right)^{3n} (1 - \cos\theta_0)

L'indice n représente le nombre de demi-oscillations (un aller correspond au passage de \mathrm{M}_{n,1} à \mathrm{M}_{n,4}, soit une incrémentation de n de 1). Un aller-retour complet correspond donc à deux étapes élémentaires (\Delta n = 2). Après N allers-retours, l'indice atteint est :

n = 2N

L'indice suspendu en hauteur est atteint dès que l'angle maximal dépasse \pi/2, soit :

\theta_{2N} \ge \frac{\pi}{2} \iff 1 - \cos\theta_{2N} \ge 1 - \cos\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1

Ce qui s'écrit :

\begin{aligned} \left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right)^{6N} (1 - \cos\theta_0) &\ge 1 \\ 6N \ln\left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right) &\ge -\ln(1 - \cos\theta_0) \end{aligned}

Comme \alpha \in {]0, 1[}, on a \frac{1+\alpha}{1-\alpha} > 1, d'où le nombre minimal d'allers-retours :

\boxed{N = \left\lceil \frac{-\ln(1 - \cos\theta_0)}{6\ln\left(\frac{1+\alpha}{1-\alpha}\right)} \right\rceil}

où \lceil x \rceil désigne la partie entière par excès.

Application numérique :

  • 1 - \cos(20^\circ) = 1 - \cos\left(\frac{\pi}{9}\right) \approx 0{,}06031 \implies -\ln(1 - \cos 20^\circ) \approx 2{,}808
  • Pour \alpha = 1/20 = 0{,}05 :

    \frac{1+\alpha}{1-\alpha} = \frac{1{,}05}{0{,}95} = \frac{21}{19} \approx 1{,}1053 \implies \ln\left(\frac{21}{19}\right) \approx 0{,}1001

On obtient :

N \ge \frac{2{,}808}{6 \times 0{,}1001} \approx 4{,}68

Le nombre minimal d'allers-retours complets est donc :

\boxed{N = 5}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre le nombre d'allers-retours et le nombre de demi-oscillations.

« De fréquentes confusions entre le nombre d’allers-retours et le nombre de demi-oscillations. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie IV : Utilisation d'un colorant : la fluorescéine

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, vitesse débitante

Calculer numériquement la vitesse débitante (vitesse moyenne) dans le canal, en . Rappeler la définition du nombre de Reynolds , puis estimer sa valeur pour l'écoulement étudié. Qualifier la nature de l'écoulement.

Voir l'indice

Calculer la vitesse débitante par v_{\mathrm{m}} = Q/(\ell h) avec les bonnes conversions d'unités, puis évaluer \mathcal{R}e = \rho v_{\mathrm{m}} D_{\mathrm{h}} / \eta en choisissant une dimension caractéristique adaptée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse débitante v_{\mathrm{m}} à partir de la définition du débit volumique Q = v_{\mathrm{m}} S, en prenant soin de convertir les grandeurs dans le Système International.
  2. Définir le nombre de Reynolds \mathcal{R}e à l'aide d'une dimension caractéristique L_{\mathrm{c}} de la section du canal, puis en calculer un ordre de grandeur.
  3. Comparer \mathcal{R}e aux valeurs critiques usuelles pour qualifier le régime d'écoulement.
Voir la réponse courte

Calcul de v_{\mathrm{m}} = Q/(wh) puis du nombre de Reynolds \mathcal{R}e = \rho v_{\mathrm{m}} D_{\mathrm{h}}/\eta \ll 2000 confirmant un régime laminaire.

Voir le corrigé complet

Par définition du débit volumique à travers la section droite S = \ell h du canal microfluidique :

Q = S\, v_{\mathrm{m}} = \ell h\, v_{\mathrm{m}} \implies v_{\mathrm{m}} = \frac{Q}{\ell h}

Convertissons le débit volumique en unités du Système International :

Q = 10\text{ }\mu\mathrm{L}\cdot\mathrm{min}^{-1} = \frac{10 \cdot 10^{-9}\text{ m}^3}{60\text{ s}} \approx 1{,}67 \cdot 10^{-10}\text{ m}^3\cdot\mathrm{s}^{-1}

La section du canal vaut :

S = (100 \cdot 10^{-6}\text{ m}) \times (80 \cdot 10^{-6}\text{ m}) = 8{,}0 \cdot 10^{-9}\text{ m}^2

D'où l'application numérique pour la vitesse débitante :

v_{\mathrm{m}} = \frac{1{,}67 \cdot 10^{-10}}{8{,}0 \cdot 10^{-9}} \approx 2{,}1 \cdot 10^{-2}\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1}
\boxed{v_{\mathrm{m}} \approx 2{,}1 \cdot 10^{-2}\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1} = 2{,}1\text{ cm}\cdot\mathrm{s}^{-1}}

Le nombre de Reynolds quantifie le rapport des effets inertiels aux effets visqueux au sein de l'écoulement. Il est défini par :

\boxed{\mathcal{R}e = \frac{\rho \, v_{\mathrm{m}} \, L_{\mathrm{c}}}{\eta}}

où L_{\mathrm{c}} est une dimension caractéristique transversale du canal (typiquement le diamètre hydraulique D_{\mathrm{h}} = \frac{4S}{2(\ell + h)} = \frac{2\ell h}{\ell + h} \approx 89\text{ }\mu\mathrm{m}, ou simplement L_{\mathrm{c}} \sim h \sim 80\text{ }\mu\mathrm{m}).

En prenant L_{\mathrm{c}} \approx 100\text{ }\mu\mathrm{m} = 1{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ m} :

\mathcal{R}e \approx \frac{1{,}0 \cdot 10^3 \times 2{,}1 \cdot 10^{-2} \times 1{,}0 \cdot 10^{-4}}{1{,}0 \cdot 10^{-3}} \approx 2
\boxed{\mathcal{R}e \approx 2}

Puisque \mathcal{R}e \ll 2\,000, les effets visqueux sont très largement prépondérants devant les effets inertiels :

\boxed{\text{L'écoulement est strictement laminaire.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Éviter les erreurs de conversion dans le calcul numérique et s'interroger sur le réalisme des grandeurs obtenues.

« Beaucoup d’erreurs de conversion pour l’application numérique. Des valeurs aberrantes devraient interpeler les candidats concernés. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : loi de fick, équation de diffusion

Établir l'équation de diffusion aux dérivées partielles satisfaite par , pour .

Voir l'indice

Réaliser un bilan de matière unidirectionnel sur une tranche de fluide comprise entre x et x+\mathrm{d}x en combinant l'équation de conservation locale et la loi de Fick.

Voir la stratégie

Pour établir une équation de diffusion :

  1. Effectuer un bilan de matière (conservation du nombre de molécules de fluorescéine) sur un volume élémentaire fixe pendant une durée \mathrm{d}t, en l'absence de réaction chimique (pas de terme source ou puits).
  2. Exprimer le vecteur densité de flux de particules à l'aide de la loi de Fick fournie par l'énoncé.
  3. Combiner l'équation locale de conservation et la loi de Fick pour obtenir l'équation aux dérivées partielles régissant C(x,t).
Voir la réponse courte

Bilan unidimensionnel de matière sur une tranche élémentaire combiné à la loi de Fick pour obtenir l'équation de la diffusion.

Voir le corrigé complet

Considérons un volume de contrôle fixe délimité par les abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite d'aire S_{\perp} perpendiculaire à l'axe (\mathrm{O}x), soit un volume élémentaire \mathrm{d}\tau = S_{\perp}\,\mathrm{d}x.

Le nombre de molécules de fluorescéine contenues dans ce volume à l'instant t vaut :

\mathrm{d}N(t) = C(x,t)\,S_{\perp}\,\mathrm{d}x

Pendant la durée \mathrm{d}t, en l'absence de création ou de destruction de fluorescéine, la variation du nombre de molécules résulte exclusivement du flux de particules à travers les parois en x et x+\mathrm{d}x orienté selon \vec{u}_x :

\mathrm{d}N(t+\mathrm{d}t) - \mathrm{d}N(t) = \left[ j_x(x,t) - j_x(x+\mathrm{d}x,t) \right] S_{\perp}\,\mathrm{d}t

où j_x(x,t) = \vec{j}(x,t)\cdot\vec{u}_x désigne la composante selon (\mathrm{O}x) du vecteur densité de courant.

En divisant par S_{\perp}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t et en faisant tendre \mathrm{d}x et \mathrm{d}t vers zéro, on obtient l'équation locale de conservation de la matière :

\frac{\partial C}{\partial t}(x,t) + \frac{\partial j_x}{\partial x}(x,t) = 0

D'après la première loi de Fick (équation 6), le transfert étant unidimensionnel suivant l'axe (\mathrm{O}x) :

\vec{j} = -D\,\frac{\partial C}{\partial x}\,\vec{u}_x \implies j_x(x,t) = -D\,\frac{\partial C}{\partial x}(x,t)

En supposant le coefficient de diffusion D uniforme et constant dans le milieu, on reporte cette expression dans l'équation de conservation :

\frac{\partial C}{\partial t} - \frac{\partial}{\partial x}\left(-D\,\frac{\partial C}{\partial x}\right) = 0

On en déduit l'équation de diffusion unidimensionnelle :

\boxed{\frac{\partial C}{\partial t}(x,t) = D\,\frac{\partial^2 C}{\partial x^2}(x,t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définir le système, réaliser un bilan de particules ou de masse plutôt que de concentration, et surveiller les signes.

« Il faut penser à définir le système étudié par une phrase et/ou un schéma. On n’effectue pas un bilan de concentration mais un bilan de particules (ou de masse). »

« Il y a parfois des problèmes de signe dans l’établissement de l’équation de diffusion. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : intégrale de gauss, condition aux limites

En exploitant les conditions initiales et l'intégrale de Gauss donnée en fin de partie, déterminer les constantes et en fonction de . Que vaut pour ?

Voir l'indice

Faire tendre u vers -\infty puis vers +\infty pour identifier les limites de C(x,t) à t=0 avec l'intégrale de Gauss fournie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la limite de la variable adimensionnée u = \frac{x}{\sqrt{4Dt}} lorsque t \to 0^+ pour x > 0 puis pour x < 0.
  2. Traduire les conditions initiales données par l'énoncé à l'aide de l'intégrale de Gauss fournie pour former un système linéaire en (A, B).
  3. Résoudre ce système pour obtenir A et B, puis évaluer l'expression en x = 0 pour tout t > 0.
Voir la réponse courte

Identification des constantes A = -C_0/\sqrt{\pi} et B = C_0/2 par les limites en l'infini ; valeur centrale C(0,t) = C_0/2.

Voir le corrigé complet

À l'instant t \to 0^+, la variable u = \dfrac{x}{\sqrt{4Dt}} tend vers l'infini :

  • pour x > 0, u \to +\infty ;
  • pour x < 0, u \to -\infty.

En utilisant la forme proposée pour la solution :

C(x, t) = A + B \int_{0}^{u} \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s

et la condition initiale C(x, 0^+) = C_0 pour x > 0 et C(x, 0^+) = 0 pour x < 0, on obtient :

\begin{aligned} A + B \int_{0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s &= C_0 \\ A + B \int_{0}^{-\infty} \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s &= 0 \end{aligned}

D'après les données, \displaystyle\int_{0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s = \frac{\sqrt{\pi}}{2}, et par parité de la fonction gaussienne :

\int_{0}^{-\infty} \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s = -\int_{-\infty}^{0} \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s = -\frac{\sqrt{\pi}}{2}

Le système d'équations s'écrit alors :

\begin{aligned} A + B\frac{\sqrt{\pi}}{2} &= C_0 \\ A - B\frac{\sqrt{\pi}}{2} &= 0 \end{aligned}

En sommant et en soustrayant ces deux équations, on en déduit immédiatement :

\boxed{A = \frac{C_0}{2}} \quad \text{et} \quad \boxed{B = \frac{C_0}{\sqrt{\pi}}}

Pour tout instant t > 0, en x = 0, la variable u est nulle :

u = \frac{0}{\sqrt{4Dt}} = 0

L'intégrale \displaystyle\int_0^0 \mathrm{e}^{-s^2}\,\mathrm{d}s est identiquement nulle, d'où :

\boxed{C(0, t) = \frac{C_0}{2}}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : temps caractéristique de diffusion, longueur de mélange

Comment relie-t-on simplement et ? En utilisant la durée typique du phénomène de diffusion, dont on rappellera l'expression, prévoir l'influence du débit sur la longueur observable de mélange des deux fluides sur la figure 10.

Voir l'indice

Relier la position y au temps de séjour par y = v_{\mathrm{m}} t, rappeler t^* \sim L^2/D et analyser comment la longueur requise pour diffuser transversalement évolue lorsque le débit Q augmente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation cinématique entre la position axiale y et le temps t via la vitesse moyenne d'advection v_{\mathrm{m}} (vitesse débitante).
  2. Rappeler l'expression de la durée caractéristique de diffusion t^* sur une dimension transverse caractéristique L à partir de l'équation de diffusion.
  3. En déduire l'expression de la longueur caractéristique de mélange y^* en fonction du débit volumique Q et en déduire l'effet d'une variation de Q.
Voir la réponse courte

Relation convective y = v_{\mathrm{m}}t et temps diffusif t^* \sim L^2/D : la longueur de mélange y^* = v_{\mathrm{m}} t^* croît linéairement avec le débit.

Voir le corrigé complet

L'écoulement le long de l'axe longitudinal \mathrm{O}y est stationnaire et à section constante. Les particules fluides sont transportées par advection à la vitesse moyenne v_{\mathrm{m}}, ce qui permet de relier la position y et la durée d'écoulement t par :

\boxed{y = v_{\mathrm{m}} \, t = \frac{Q}{\ell h} \, t \quad \Longleftrightarrow \quad t = \frac{\ell h}{Q} \, y}

D'après l'équation de diffusion \dfrac{\partial C}{\partial t} = D \dfrac{\partial^2 C}{\partial x^2}, l'analyse dimensionnelle fournit l'ordre de grandeur de la durée typique de diffusion t^* sur une distance transverse caractéristique L (par exemple la demi-largeur \ell/2 du canal) :

\boxed{t^* \sim \frac{L^2}{D}}

La longueur caractéristique de mélange y^* correspond à la distance parcourue le long du canal pendant cette durée de diffusion :

y^* = v_{\mathrm{m}} t^* \sim \frac{Q}{\ell h} \frac{L^2}{D}

On constate que la longueur de mélange y^* est proportionnelle au débit volumique Q :

  • Si le débit Q augmente, la vitesse d'écoulement augmente, le fluide passe moins de temps dans une section donnée du canal et la diffusion transverse a moins le temps d'agir : la longueur de mélange observable le long de l'axe y augmente (le mélange nécessite une plus grande distance pour s'opérer).
  • Si le débit Q diminue, la longueur de mélange observable diminue et le mélange s'opère sur une plus courte distance le long du canal.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée ayant suscité très peu de réponses correctes.

« Question peu traitée, peu de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie V : Explosion de la cartouche

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : milieu ferromagnétique doux, perméabilité magnétique

Rappeler la définition d'un milieu ferromagnétique linéaire doux. Donner la relation entre les vecteurs et au sein d'un tel milieu.

Voir l'indice

Définir la linéarité, l'isotropie et l'absence de cycle d'hystérésis d'un matériau ferromagnétique doux, puis donner la relation constitutive avec la perméabilité relative \mu_{\mathrm{r}}.

Voir la réponse courte

Absence d'hystérésis et d'aimantation rémanente ; relation linéaire \vec{B} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H} avec \mu_{\mathrm{r}} \gg 1.

Voir le corrigé complet

Un milieu ferromagnétique doux est un matériau magnétique caractérisé par un cycle d'hystérésis très étroit :

  • son champ coercitif H_{\mathrm{c}} et son aimantation rémanente sont très faibles, de sorte qu'il s'aimante et se désaimante aisément sans dissiper d'énergie significative par hystérésis ;
  • sa perméabilité magnétique relative est très élevée (\mu_{\mathrm{r}} \gg 1).

L'hypothèse de comportement linéaire consiste à négliger l'hystérésis et à supposer que le matériau ne s'approche pas de la saturation magnétique : la courbe de première aimantation est modélisée par une droite passant par l'origine.

Au sein d'un tel milieu (supposé de plus linéaire, homogène et isotrope), les vecteurs induction magnétique \vec{B} et excitation magnétique \vec{H} sont colinéaires et proportionnels :

\boxed{\vec{B} = \mu \vec{H} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}}

où \mu_0 est la perméabilité magnétique du vide et \mu_{\mathrm{r}} la perméabilité magnétique relative du matériau (avec \mu_{\mathrm{r}} \gg 1).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Apprendre avec précision les définitions du cours sur les milieux ferromagnétiques.

« Certaines définitions (ferromagnétique doux/dur, aimantation, excitation, champ coercitif, champ rémanent) doivent être mieux apprises. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : théorème d'ampère, circuit magnétique

En d'étaillant les étapes et hypothèses de votre raisonnement, montrer que le champ magnétique dans l'entrefer s'écrit :

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour moyen fermé en exploitant la continuité du flux magnétique à travers chaque section constante S.

Voir la stratégie
  1. Préciser les hypothèses usuelles sur le circuit magnétique (conservation du flux, absence de fuites et d'épanouissement).
  2. Appliquer le théorème d'Ampère à la circulation du champ d'excitation magnétique \vec{H} le long d'une ligne de champ moyenne enlaçant les N spires.
  3. Utiliser les relations constitutives entre \vec{B} et \vec{H} dans le fer et dans l'entrefer pour en déduire l'expression de B(x).
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère sur une ligne de champ moyenne avec conservation du flux magnétique à travers le fer et les entrefers.

Voir le corrigé complet

On formule les hypothèses classiques d'étude d'un circuit magnétique :

  • Absence de fuites magnétiques : les lignes de champ de \vec{B} sont entièrement canalisées à l'intérieur du matériau ferromagnétique et traversent les deux entrefers.
  • Absence d'épanouissement dans les entrefers : les entrefers sont d'épaisseur x faible devant les dimensions transverses de la section (\sqrt{S}), de sorte que la section du faisceau reste égale à S dans l'entrefer.
  • Uniformité : le champ \vec{B} est supposé uniforme sur toute section droite.

D'après l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, le flux du champ magnétique \Phi = \iint_S \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} se conserve le long du tube de flux. La section S étant constante, l'intensité du champ magnétique est identique dans le ferromagnétique et dans les entrefers :

B_{\text{ferro}} = B_{\text{entrefer}} = B(x)

D'après la question Q30, les lois de comportement des milieux s'écrivent :

  • dans le ferromagnétique doux : \vec{B} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}_{\text{ferro}}, soit H_{\text{ferro}} = \dfrac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} ;
  • dans l'air constituant l'entrefer (\mu_{\mathrm{r,air}} \approx 1) : \vec{B} = \mu_0 \vec{H}_{\text{air}}, soit H_{\text{air}} = \dfrac{B(x)}{\mu_0}.

On applique le théorème d'Ampère au vecteur excitation magnétique \vec{H} sur un contour fermé \mathcal{C} suivant la ligne de champ moyenne du circuit, orientée dans le sens de \vec{B} :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} = N I

Le contour \mathcal{C} traverse une longueur \ell de matériau ferromagnétique et deux entrefers de longueur x chacun (voir figure 13). La circulation de \vec{H} se décompose donc selon :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= H_{\text{ferro}} \ell + 2 H_{\text{air}} x \\ &= \frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \ell + 2 \frac{B(x)}{\mu_0} x \\ &= \frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}

En égalant à N I, on obtient :

\frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) = N I

D'où l'expression recherchée :

\boxed{B(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2 \mu_{\mathrm{r}} x}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas oublier les flèches vectorielles, appliquer correctement le théorème d'Ampère et utiliser la conservation du flux magnétique.

« On rappelle qu’il ne faut pas oublier les flèches sur les vecteurs. Certains candidats n’appliquent pas correctement le théorème d’Ampère et/ou ne pensent pas à exploiter la conservation du flux magnétique. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : énergie magnétique, circuit magnétique

Définir l'énergie magnétique du système noyau+entrefer comme la somme de deux intégrales volumiques exprimées en fonction de , puis la calculer en fonction des paramètres du problème.

Voir l'indice

Sommer les énergies volumiques w_{\mathrm{mag}} = B^2/(2\mu) intégrées sur le volume du noyau de longueur \ell et sur les deux entrefers d'épaisseur x.

Voir la réponse courte

Somme des énergies dans le fer et dans les entrefers par intégration de B^2/(2\mu) sur les volumes respectifs.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu magnétique linéaire isotrope de perméabilité magnétique \mu, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :

w_{\mathrm{mag}} = \frac{1}{2} \vec{B} \cdot \vec{H} = \frac{B^2}{2\mu}

Le système {noyau+entrefer} est constitué :

  • du noyau ferromagnétique doux, de perméabilité \mu = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} et de volume \mathcal{V}_{\text{noyau}} = S \ell ;
  • de l'entrefer, constitué de deux lames d'air (assimilé au vide de perméabilité \mu_0) d'épaisseur x chacune, soit un volume total \mathcal{V}_{\text{entrefer}} = 2Sx.

L'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) est donc la somme de deux intégrales volumiques :

\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) = \iiint_{\text{noyau}} \frac{B(x)^2}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \, \mathrm{d}\tau + \iiint_{\text{entrefers}} \frac{B(x)^2}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau

D'après les hypothèses de la question Q31, le champ magnétique B(x) est uniforme dans la section S et identique dans le noyau et dans les entrefers. Les intégrales volumiques se réduisent au produit de la densité d'énergie par le volume correspondant :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) &= \frac{B(x)^2}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} (S \ell) + \frac{B(x)^2}{2\mu_0} (2Sx) \\ &= \frac{S B(x)^2}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}

En injectant l'expression de B(x) = \dfrac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x} obtenue à la question Q31 :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) &= \frac{S}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x} \right)^2 \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}

ce qui se simplifie immédiatement en :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N^2 I^2 S}{2(\ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas oublier le carré sur le champ dans la densité d'énergie magnétique et ne pas intégrer par rapport à la coordonnée spatiale x.

« Il manque souvent le carré sur B dans l’expression des énergies volumiques. Une faute très répandue : les élèves intègrent une formule par rapport à x, ce qui n’a pas de sens ici. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : force électromagnétique, méthode des travaux virtuels

On rappelle que la partie mobile du noyau est soumise à la force :

Expliciter en fonction des paramètres du problème, puis commenter son sens.

Voir l'indice

Dériver l'expression obtenue de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} par rapport à x à courant I maintenu constant et interpréter le signe de la force sur le sens de déplacement de l'équipage mobile.

Voir la réponse courte

Dérivation partielle de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} par rapport à x à courant constant ; force dirigée selon -\vec{u}_x (effet attractif).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q32, l'énergie magnétique du système s'écrit en fonction de l'intensité constante I :

\mathcal{E}_{\text{mag}}(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} N^2 I^2 S}{2(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)}.

En dérivant cette expression par rapport à x à courant I fixé :

\begin{aligned} \left(\frac{\partial \mathcal{E}_{\text{mag}}}{\partial x}\right)_{I} &= \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} N^2 I^2 S}{2} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\left(\frac{1}{\ell + 2\mu_{\text{r}} x}\right) \\ &= \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} N^2 I^2 S}{2} \left(-\frac{2\mu_{\text{r}}}{(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)^2}\right) \\ &= -\frac{\mu_0 \mu_{\text{r}}^2 N^2 I^2 S}{(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)^2}. \end{aligned}

On en déduit l'expression de la force exercée sur la partie mobile :

\boxed{\vec{F} = -\frac{\mu_0 \mu_{\text{r}}^2 N^2 I^2 S}{(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)^2}\,\vec{u}_x}

Commentaire sur le sens de la force : La force est portée par -\vec{u}_x, ce qui signifie qu'elle est dirigée vers la partie fixe (stator). Il s'agit d'une force attractive qui tend à diminuer la largeur x de l'entrefer pour fermer le circuit magnétique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu réussie qui a suscité peu de commentaires pertinents.

« Peu de réussite et de commentaires pertinents. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie VI : Composition chimique du gong

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : réseau cubique à faces centrées, compacité

Représenter la maille conventionnelle, puis déterminer le nombre d'atomes de cuivre par maille. En adoptant le modèle des sphères dures indéformables, expliciter la relation entre le paramètre de maille et le rayon métallique .

Voir l'indice

Dessiner un cube avec des atomes aux sommets et au centre de chaque face ; exprimer le contact le long de la diagonale d'une face.

Voir la réponse courte

Dessin de la maille CFC, calcul de la population N = 4 et tangence selon la diagonale d'une face : a\sqrt{2} = 4 R_{\mathrm{Cu}}.

Voir le corrigé complet

1. Représentation de la maille conventionnelle

Le cuivre cristallise dans le réseau cubique à faces centrées (CFC). Les atomes de cuivre occupent les 8 sommets du cube ainsi que les centres des 6 faces.

2. Nombre d'atomes de cuivre par maille

Chaque atome situé sur un sommet est partagé entre 8 mailles adjacentes, et chaque atome situé au centre d'une face est partagé entre 2 mailles :

\begin{aligned} N_{\mathrm{Cu}} &= 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4 \end{aligned}
\boxed{N_{\mathrm{Cu}} = 4 \text{ atomes par maille}}

3. Relation entre le paramètre de maille a et le rayon métallique R_{\mathrm{Cu}}

Dans le modèle des sphères dures, la direction de plus grand contact (tangence) est la diagonale de chaque face carrée de côté a.

Sur une diagonale de face de longueur d = a\sqrt{2}, les atomes de sommet sont en contact avec l'atome situé au centre de la face :

\begin{aligned} a\sqrt{2} &= R_{\mathrm{Cu}} + 2R_{\mathrm{Cu}} + R_{\mathrm{Cu}} = 4 R_{\mathrm{Cu}} \end{aligned}

On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

\boxed{a = \frac{4 R_{\mathrm{Cu}}}{\sqrt{2}} = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique d'un cristal

Exprimer la masse volumique du cuivre en fonction des données, puis calculer sa valeur.

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique par \rho = N_{\mathrm{at}}\,M_{\mathrm{Cu}} / (\mathcal{N}_{\mathrm{A}}\,a^3) et injecter le lien entre a et R_{\mathrm{Cu}}.

Voir la réponse courte

Formule \rho = 4 M_{\mathrm{Cu}}/(N_{\mathrm{A}} a^3) puis application numérique avec les grandeurs fournies.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho du cuivre s'exprime comme le rapport de la masse contenue dans une maille conventionnelle sur le volume de celle-ci :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}}

La maille contient N = 4 atomes de cuivre (question Q34), soit une masse :

m_{\text{maille}} = \frac{N M_{\mathrm{Cu}}}{\mathcal{N}_{\mathrm{A}}}

Le volume de la maille cubique de paramètre a = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}} vaut :

V_{\text{maille}} = a^3 = \left(2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}\right)^3 = 16\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}^3

On en déduit l'expression littérale de la masse volumique du cuivre :

\boxed{\rho = \frac{M_{\mathrm{Cu}}}{4\sqrt{2}\,\mathcal{N}_{\mathrm{A}}\,R_{\mathrm{Cu}}^3}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • M_{\mathrm{Cu}} = 63{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 63{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • R_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm} = 128 \cdot 10^{-12}\text{ m}
\begin{aligned} \rho &= \frac{63{,}5 \cdot 10^{-3}}{4\sqrt{2} \times 6{,}02 \cdot 10^{23} \times (128 \cdot 10^{-12})^3} \\ \rho &\approx 8{,}89 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 8{,}89\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho = 8{,}89 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre volume atomique et volume de la maille, et s'assurer de la cohérence du résultat numérique.

« Une confusion fréquente entre volume de l’atome et celui de la maille. La valeur numérique correcte n’est pas souvent obtenue. Là encore, une valeur aberrante devrait interpeler les candidats concernés. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : site octaédrique, habitabilité

Repérer, puis dénombrer les sites octaédriques dans cette structure. Évaluer numériquement le rayon maximal d'un atome étranger pouvant occuper un tel site.

Voir l'indice

Localiser les sites au centre des arêtes et au centre du cube, puis calculer l'habitabilité par la condition de contact suivant une arête entre un atome de cuivre et le site.

Voir la stratégie
  1. Identifier les positions géométriques des sites octaédriques dans le réseau cubique à faces centrées (centre de la maille et milieux des arêtes).
  2. Compter leur multiplicité en tenant compte de la contribution des sites partagés entre plusieurs mailles adjacentes.
  3. Écrire la condition de contact sans déformation le long d'une arête pour relier R_{\mathrm{o}}, R_{\mathrm{Cu}} et le paramètre de maille a, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Dénombrement des 4 sites (milieu des arêtes et centre) et condition de non-déformation R_{\mathrm{o}} = (\sqrt{2}-1)R_{\mathrm{Cu}}.

Voir le corrigé complet

Dans une structure cubique à faces centrées (CFC), les sites octaédriques sont entourés de 6 atomes formant un octaèdre régulier. Ils sont situés :

  • au centre du cube (coordonnées réduites \left(\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, \frac{1}{2}\right)), entouré par les 6 atomes situés au centre des faces ;
  • au milieu de chacune des 12 arêtes (coordonnées de type \left(\frac{1}{2}, 0, 0\right)), entouré par 2 atomes aux sommets de l'arête et 4 atomes aux centres des faces partageant cette arête.

Le dénombrement en propre pour une maille donne :

N_{\mathrm{o}} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4 \text{ sites octaédriques par maille}

Un atome sphérique de rayon R_{\mathrm{o}} inséré dans un site octaédrique sans déformer le réseau hôte est au contact des atomes de cuivre voisins situés à une distance a/2. Le long d'une arête (ou d'une médiane joignant deux centres de faces opposées passant par le centre de la maille), la condition de tangence s'écrit :

2\left(R_{\mathrm{Cu}} + R_{\mathrm{o}}\right) = a

D'après la relation de contact établie à la question Q34, a = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}, d'où :

R_{\mathrm{Cu}} + R_{\mathrm{o}} = \sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}} \iff R_{\mathrm{o}} = \left(\sqrt{2}-1\right)R_{\mathrm{Cu}}

Application numérique : avec R_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm},

R_{\mathrm{o}} = \left(\sqrt{2}-1\right) \times 128 \approx 53{,}0\text{ pm}
\boxed{R_{\mathrm{o}} = \left(\sqrt{2}-1\right)R_{\mathrm{Cu}} \approx 53{,}0\text{ pm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Dénombrer impose d'expliciter le décompte des sites octaédriques en tenant compte de leur multiplicité.

« Dénombrer » signifie expliquer comment on compte les sites octaédriques. Plusieurs candidats comptent 13 sites octaédriques alors qu’ils ont bien dénombré le nombre d’atomes de cuivre dans la maille. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : alliage d'insertion, alliage de substitution

Le bronze est-il un alliage d'insertion ou de substitution ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer la taille du rayon de l'étain à celle des sites octaédriques et à celle du rayon atomique du cuivre.

Voir la réponse courte

Comparaison de R_{\mathrm{Sn}} avec R_{\mathrm{o}} et R_{\mathrm{Cu}} : la taille de l'étain impose un alliage de substitution.

Voir le corrigé complet

Pour déterminer la nature de l'alliage, on compare le rayon métallique de l'étain R_{\mathrm{Sn}} :

  • au rayon maximal des sites interstitiels octaédriques déterminé à la question Q36, R_{\mathrm{o}} \approx 53{,}0\text{ pm} :

    R_{\mathrm{Sn}} = 151\text{ pm} \gg R_{\mathrm{o}} \approx 53{,}0\text{ pm}

    L'atome d'étain est bien trop volumineux pour pouvoir s'insérer dans les interstices de la matrice de cuivre sans déstabiliser totalement l'édifice cristallin. L'insertion est donc exclue.

  • au rayon métallique du cuivre hôte, R_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm} : les deux rayons sont comparables (écart relatif d'environ 18\,\%).

Les atomes d'étain se placent ainsi sur certains nœuds du réseau cubique à faces centrées en remplacement (substitution) d'atomes de cuivre.

\boxed{\text{Le bronze est un alliage de substitution.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une réponse argumentée était attendue par le jury.

« Une réponse argumentée était attendue. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph

Calculer le nombre d'oxydation de l'élément Sn dans les différentes espèces, puis attribuer à chacune d'elles son domaine d'existence ou de prédominance indiqué en chiffres romains dans le diagramme -pH.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation de l'étain dans chaque composé en attribuant le degré habituel à l'oxygène et à l'hydrogène, puis classer verticalement selon le degré et horizontalement selon le caractère acide/basique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'étain dans chacune des six espèces en attribuant les nombres d'oxydation usuels \mathrm{n.o.(O) = -II} et \mathrm{n.o.(H) = +I}.
  2. Utiliser les règles de lecture d'un diagramme E-pH : les espèces de nombre d'oxydation plus élevé se trouvent à potentiel plus haut (haut du diagramme) ; à nombre d'oxydation fixé, les espèces les plus acides (moins oxygénées / plus protonées) prédominent à pH plus faible (gauche du diagramme).
  3. Préciser la nature du domaine : domaine d'existence pour les solides et domaine de prédominance pour les espèces dissoutes.
Voir la réponse courte

Calcul des nombres d'oxydation de l'étain (0, +II, +IV) et attribution des domaines par acidité croissante et potentiel croissant.

Voir le corrigé complet

1. Calcul des nombres d'oxydation de l'étain

Dans les composés considérés, l'oxygène est au nombre d'oxydation -\mathrm{II} et l'hydrogène au nombre d'oxydation +\mathrm{I}. La somme des nombres d'oxydation des éléments d'un édifice est égale à sa charge globale :

  • Dans \mathrm{Sn_{(s)}} (corps pur simple) :

    \mathrm{n.o.(Sn)} = 0
  • Dans \mathrm{Sn_{(aq)}^{2+}} (ion monoatomique) :

    \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{II}
  • Dans \mathrm{HSnO_{2(aq)}^{-}} :

    \mathrm{n.o.(Sn)} + \mathrm{n.o.(H)} + 2\,\mathrm{n.o.(O)} = -1 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} + 1 - 4 = -1 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{II}
  • Dans \mathrm{Sn_{(aq)}^{4+}} (ion monoatomique) :

    \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{IV}
  • Dans \mathrm{SnO_{2(s)}} :

    \mathrm{n.o.(Sn)} + 2\,\mathrm{n.o.(O)} = 0 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} - 4 = 0 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{IV}
  • Dans \mathrm{SnO_{3(aq)}^{2-}} :

    \mathrm{n.o.(Sn)} + 3\,\mathrm{n.o.(O)} = -2 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} - 6 = -2 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{IV}

2. Attribution des domaines dans le diagramme E-pH

  • Classement vertical (oxydoréduction) : le potentiel E croît avec le nombre d'oxydation. Le degré 0 se situe donc en bas, le degré +\mathrm{II} à un potentiel intermédiaire, et le degré +\mathrm{IV} en haut du diagramme.
  • Classement horizontal (acidobasique) : à degré d'oxydation fixé, le pH augmente lorsque l'espèce cède des protons ou fixe des ions hydroxyde (forme la plus basique à droite) :

    • Au degré +\mathrm{II} : \mathrm{Sn^{2+}} est la forme acide (à gauche) et \mathrm{HSnO_2^-} est la forme basique (à droite).
    • Au degré +\mathrm{IV} : l'acidité décroît selon la séquence \mathrm{Sn^{4+}} (très acide, à gauche) \to \mathrm{SnO_{2(s)}} (amphotère, domaine central étendu) \to \mathrm{SnO_3^{2-}} (très basique, à droite).

On en déduit l'attribution des domaines :

\boxed{ \begin{aligned} \text{Domaine I} &\;:\; \mathrm{Sn_{(aq)}^{4+}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \\ \text{Domaine II} &\;:\; \mathrm{Sn_{(aq)}^{2+}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \\ \text{Domaine III} &\;:\; \mathrm{SnO_{2(s)}} \quad (\text{domaine d'existence}) \\ \text{Domaine IV} &\;:\; \mathrm{Sn_{(s)}} \quad (\text{domaine d'existence}) \\ \text{Domaine V} &\;:\; \mathrm{HSnO_{2(aq)}^{-}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \\ \text{Domaine VI} &\;:\; \mathrm{SnO_{3(aq)}^{2-}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \end{aligned} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'attribution des domaines de prédominance a été nettement moins bien réussie que le calcul des nombres d'oxydation.

« Assez bien pour les nombres d’oxydation, moins bien pour les domaines de prédominance. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : formule de nernst, potentiel standard

En utilisant le diagramme et la valeur de , estimer la valeur du potentiel standard du couple . Comparer à la valeur donnée en fin de partie.

Voir l'indice

Lire la valeur du potentiel sur la frontière horizontale séparant \mathrm{Sn}^{2+} et \mathrm{Sn}_{(s)} à \mathrm{pH} = 0, et corriger si nécessaire avec la formule de Nernst faisant intervenir c_{\mathrm{T}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} la frontière séparant les domaines de \mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}} (domaine II) et de \mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}} (domaine IV), et lire le potentiel correspondant.
  2. Écrire la demi-équation redox associée au couple \mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}}/\mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}} et appliquer la formule de Nernst en tenant compte de la convention de tracé.
  3. En déduire la valeur du potentiel standard E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) et la confronter à la valeur tabulée de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Lecture de la frontière horizontale E = E^\circ + (0,06/2)\log(c_{\mathrm{T}}) pour extraire le potentiel standard du couple \mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}.

Voir le corrigé complet

Le couple d'oxydoréduction considéré met en jeu l'ion étain(II) et l'étain métallique :

\mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}}

La relation de Nernst donne, à 25\,{^\circ}\mathrm{C} :

E = E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) + \frac{0{,}059}{2} \log \left( \frac{[\mathrm{Sn}^{2+}]}{c^\circ} \right)

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La frontière séparant le domaine d'existence de \mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}} (domaine IV) et le domaine de prédominance de \mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}} (domaine II) est un segment horizontal, car aucun proton \mathrm{H}^+ n'intervient dans l'équilibre.

Sur cette ligne frontière, par convention de tracé pour une espèce dissoute unique en solution, la concentration vaut la concentration totale en espèces dissoutes :

[\mathrm{Sn}^{2+}] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

On lit directement sur l'axe des ordonnées de la figure 15 la valeur du potentiel de cette frontière horizontale :

E_{\text{frontière}} = -0{,}23\text{ V}

On en déduit l'expression du potentiel standard :

E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) = E_{\text{frontière}} - \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{c_{\mathrm{T}}}{c^\circ}\right)

Application numérique :

E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) = -0{,}23 - \frac{0{,}059}{2}\log(10^{-3}) = -0{,}23 + 3 \times 0{,}0295 = -0{,}23 + 0{,}0885 \approx -0{,}14\text{ V}
\boxed{E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) \approx -0{,}14\text{ V}}

Comparaison avec la valeur tabulée :
La table des données fournit E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) = -0{,}137\text{ V}. La valeur estimée à partir de la lecture graphique (-0{,}14\text{ V}) est en excellent accord avec la valeur de référence (écart relatif inférieur à 3\,\%, imputable à l'arrondi de lecture du diagramme à deux chiffres après la virgule).

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : dismutation de l'eau, réaction d'oxydoréduction

Que peut-on dire des domaines de stabilité de et ? En déduire l'équation de la réaction qui va se produire si on introduit un morceau d'étain dans une solution aqueuse très acide et identifier le gaz qui s'en échappe.

Voir l'indice

Examiner la disjonction ou le chevauchement des domaines de prédominance/existence de \mathrm{Sn}_{(s)} et de l'eau en milieu très acide, puis écrire la réaction d'oxydoréduction thermodynamiquement favorisée.

Voir la réponse courte

Disjonction des domaines de \mathrm{Sn}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{H}^+ : réaction d'oxydation spontanée \mathrm{Sn} + 2\mathrm{H}^+ \rightarrow \mathrm{Sn}^{2+} + \mathrm{H}_2(\text{g}).

Voir le corrigé complet

Le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau liquide \mathrm{H_2O_{(\ell)}} correspond à la zone située entre les deux droites en pointillés (associées aux couples \mathrm{O_{2(g)}/H_2O_{(\ell)}} en haut et \mathrm{H^+_{(aq)}/H_{2(g)}} en bas).

Le domaine d'existence de l'étain solide \mathrm{Sn_{(s)}} (domaine IV) est intégralement situé en dessous de la frontière inférieure du domaine de l'eau. Par conséquent, les domaines de stabilité de \mathrm{Sn_{(s)}} et de \mathrm{H_2O_{(\ell)}} sont disjoints. L'étain solide est donc thermodynamiquement instable dans l'eau.

En solution aqueuse très acide (\mathrm{pH} < 1), le réducteur \mathrm{Sn_{(s)}} réagit spontanément avec l'oxydant \mathrm{H^+_{(aq)}} pour donner sa forme oxydée prédominante à ce \mathrm{pH}, à savoir l'ion étain(II) \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} (domaine II). Les demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Sn_{(s)}} &\rightleftharpoons \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- \\ 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- &\rightleftharpoons \mathrm{H_{2(g)}} \end{aligned}

L'équation de la réaction prépondérante s'en déduit :

\boxed{\mathrm{Sn_{(s)}} + 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} \longrightarrow \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} + \mathrm{H_{2(g)}}}

Le gaz qui s'échappe de la solution est le dihydrogène \mathrm{H_{2(g)}}.

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : volume molaire, gaz parfait

Exprimer le volume molaire d'un gaz supposé parfait en fonction de sa température et de sa pression . Calculer numériquement à et .

Voir l'indice

Appliquer la loi des gaz parfaits PV_{\mathrm{m}} = RT en respectant les unités du système international (pression en Pa).

Voir la réponse courte

Calcul direct du volume molaire d'un gaz parfait par la relation V_{\mathrm{m}} = RT/P.

Voir le corrigé complet

L'équation d'état du gaz parfait s'écrit :

P V = n R T

où n est la quantité de matière de gaz occupant le volume V. Le volume molaire V_{\mathrm{m}} = \dfrac{V}{n} s'exprime donc sous la forme :

\boxed{V_{\mathrm{m}} = \frac{R T}{P}}

Application numérique : Avec R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T = 293\text{ K} et P = 1{,}013\text{ bar} = 1{,}013 \cdot 10^5\text{ Pa} :

\begin{aligned} V_{\mathrm{m}} &= \frac{8{,}314 \times 293}{1{,}013 \cdot 10^5} \\ V_{\mathrm{m}} &\approx 2{,}40 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} = 24{,}0\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{V_{\mathrm{m}} = 2{,}40 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} = 24{,}0\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Être très vigilant sur le choix des unités lors de l'application de la loi des gaz parfaits.

« L’application de la formule du gaz parfait pose un problème de choix d’unité. Le calcul de la valeur du volume molaire avec les unités correspondantes n’a pas été réussi par de trop nombreux candidats. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : stœchiométrie, pourcentage massique

En appliquant le protocole proposé, on mesure en fin d'expérience un volume de gaz dégagé . En d'étaillant votre raisonnement, déterminer la masse d'étain dans l'échantillon de bronze étudié, puis son pourcentage massique d'étain .

Voir l'indice

Déterminer la quantité de dihydrogène produit à partir de V_{\mathrm{f}} et V_{\mathrm{m}}, en déduire celle d'étain ayant réagi grâce aux coefficients stœchiométriques, puis calculer sa masse et son pourcentage massique.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'origine du gaz dégagé en exploitant la réactivité de l'étain (question Q40) et l'inertie du cuivre rappelée par l'énoncé.
  2. Vérifier que les ions \mathrm{H}^+ sont introduits en excès afin de s'assurer que la totalité de l'étain de l'échantillon a été consommée.
  3. Relier la quantité de matière d'étain à celle de dihydrogène produit grâce à la stœchiométrie de la réaction, puis en déduire la masse m_{\mathrm{Sn}} et le titre massique w_{\mathrm{Sn}}.
Voir la réponse courte

Calcul de n_{\mathrm{H}_2} = V_{\mathrm{f}}/V_{\mathrm{m}}, déduction de m_{\mathrm{Sn}} = n_{\mathrm{H}_2} M_{\mathrm{Sn}} et détermination de la teneur massique w_{\mathrm{Sn}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le cuivre solide ne réagit pas avec la solution acide. Seul l'étain réagit selon l'équation établie à la question Q40 :

\mathrm{Sn_{(s)}} + 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} \longrightarrow \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} + \mathrm{H_{2(g)}}

Vérifions que les ions \mathrm{H}^+ sont en excès. La quantité initiale d'ions \mathrm{H}^+ apportée par la solution d'acide chlorhydrique est :

n_0(\mathrm{H}^+) = C \cdot V = 0{,}1\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} \times 0{,}5\,\mathrm{L} = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ mol}

La quantité de dihydrogène dégagé vaut, en utilisant le volume molaire V_{\mathrm{m}} calculé à la question Q41 :

n(\mathrm{H}_2) = \frac{V_{\mathrm{f}}}{V_{\mathrm{m}}} = \frac{153 \cdot 10^{-3}\text{ L}}{24{,}05\,\mathrm{L\cdot mol^{-1}}} \approx 6{,}36 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

La consommation d'ions \mathrm{H}^+ correspondante est 2 n(\mathrm{H}_2) \approx 1{,}27 \cdot 10^{-2}\text{ mol} < n_0(\mathrm{H}^+), ce qui confirme que l'étain est le réactif limitant et qu'il est entièrement consommé.

D'après les nombres stœchiométriques de la réaction :

n_{\mathrm{Sn}} = n(\mathrm{H}_2) = \frac{V_{\mathrm{f}}}{V_{\mathrm{m}}}

La masse d'étain contenue dans l'échantillon s'exprime donc par :

m_{\mathrm{Sn}} = n_{\mathrm{Sn}} M_{\mathrm{Sn}} = \frac{V_{\mathrm{f}}}{V_{\mathrm{m}}} M_{\mathrm{Sn}}

Application numérique avec M_{\mathrm{Sn}} = 118{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

m_{\mathrm{Sn}} = \frac{0{,}153}{24{,}05} \times 118{,}7 \approx 0{,}755\text{ g}
\boxed{m_{\mathrm{Sn}} = 0{,}755\text{ g}}

Le pourcentage massique d'étain dans l'échantillon de masse totale m = 3{,}00\text{ g} est :

w_{\mathrm{Sn}} = \frac{m_{\mathrm{Sn}}}{m}
w_{\mathrm{Sn}} = \frac{0{,}755\text{ g}}{3{,}00\text{ g}} \approx 0{,}252 = 25{,}2\%
\boxed{w_{\mathrm{Sn}} = 25{,}2\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée par les candidats, mais assez bien réussie par ceux qui la traitent.

« Question assez bien réussie pour les candidats qui la traitent (ils sont peu nombreux). »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (15 % des questions, partie III), Instruments d'optique (13 %, partie I) et Dynamique des fluides parfaits (13 %, partie II). Plus ponctuellement : Cristallographie, Cinématique et dynamique du point, Diffusion de particules, Ferromagnétisme et circuits magnétiques, Lentilles, miroirs et formation des images…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 22 questions sur 42 (52 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q16 à Q25) et la partie VI en entier (Q34 à Q42), ainsi que Q1 à Q3. Avec les autres programmes de première année : 23 en MP2I, 20 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 50 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q20 (théorème du moment cinétique), Q23 (conservation de l'énergie mécanique), Q25 (amplification paramétrique), Q28 (intégrale de gauss), Q29 (temps caractéristique de diffusion) et Q32 (énergie magnétique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Questions de cours : Q1 (loi de snell-descartes), Q10 (théorème de bernoulli), Q16 (cinématique en coordonnées polaires) et Q30 (milieu ferromagnétique doux). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (formule de torricelli), Q18 (pendule simple), Q27 (loi de fick), Q31 (théorème d'ampère), Q34 (réseau cubique à faces centrées), Q35 (masse volumique d'un cristal), Q36 (site octaédrique) et Q38 (nombre d'oxydation).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (25 sur 42), par exemple : Q1, Q3, Q4, Q6 à Q12, Q14 à Q19, Q24, Q26, Q30, Q34, Q35, Q37 et Q39 à Q41. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q13, Q20, Q21, Q23 et Q31.

Pourquoi ne peut-on pas utiliser l'énergie mécanique à la question Q20 ?

Parce que la longueur \ell(t) varie au cours du mouvement. La vitesse possède désormais une composante radiale non nulle le long du fil : la tension travaille et l'énergie mécanique ne se conserve plus. Il faut appliquer le principe fondamental de la dynamique ou le théorème du moment cinétique en O.

Comment compter les allers-retours dans la question Q25 ?

En divisant par deux le rang n de la suite géométrique. Chaque transition modélisée dans l'énoncé correspond à une seule demi-oscillation entre deux extremums. Un aller-retour complet nécessite ainsi deux étapes consécutives, soit la relation n = 2N.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.