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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PC 2024

L'avion SolarStratos

Le sujet en bref

Sujet accessible · Diffusion thermique et diffusion de particules, Cinématique et dynamique du point, Électrostatique · 3 incontournables · 13 questions de première année
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Ce sujet propose une étude pluridisciplinaire complète articulée autour de l'avion solaire expérimental SolarStratos, conçu pour voler à plus de d'altitude. L'épreuve balaie de façon très progressive plusieurs piliers du programme de physique des classes préparatoires : la gravitation et la statique des fluides en atmosphère non isotherme, la mécanique du vol stationnaire avec bilan de puissance, puis la physique des semi-conducteurs abordant la diffusion de matière et l'électrostatique d'une jonction PN.

D'une difficulté très mesurée et très guidé, ce problème constitue un support idéal pour les révisions de concours en filière PC. Il permet de consolider les automatismes fondamentaux (analyses dimensionnelles, bilans infinitésimaux, méthode d'auto-similarité en diffusion) tout en restant connecté à une problématique technologique moderne et concrète.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 1 h 40 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

3 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

16 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (16) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté, parties indépendantes
  • Ambiguïté

    L'énoncé ne précise pas la direction de la force de propulsion dans Q2-Q7. Conformément aux attentes du jury, il convient de la supposer horizontale et colinéaire à la vitesse lors du vol de croisière.

  • Parties indépendantes

    La partie 3 sur les cellules photovoltaïques (Q3-Q13 à Q3-Q20) est totalement indépendante de la mécanique et de la statique des fluides des deux premières parties.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

20 questions
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Partie 1 : Une étude de la stratosphère

Q1-Q1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, champ de gravitation

À l'aide du théorème de Gauss pour la gravitation, établir l'expression du champ de pesanteur à une altitude , dont l'origine sera choisie au niveau du sol et l'axe orienté dans le sens des altitudes croissantes.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et invariances sphériques de la Terre pour caractériser la direction et les variables d'espace du champ de gravitation \vec{g}.
  2. Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à travers une surface fermée adaptée (sphère de rayon r = R_T + z).
  3. Exprimer le champ de pesanteur \vec{g}(z) en fonction de l'altitude z le long de l'axe vertical ascendant.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss appliqué au champ gravitationnel à travers une sphère de rayon R_T + z pour exprimer g(z).

Voir le corrigé complet

On assimile le champ de pesanteur au champ de gravitation terrestre \vec{g}, le terme d'entraînement étant négligé.

Symétries et invariances La Terre est modélisée par une boule de rayon R_T, de masse M_T, à répartition sphérique et homogène de masse. La masse de l'atmosphère étant négligée, la distribution de masse présente une symétrie sphérique par rapport au centre O_T de la Terre :

  • Tout plan passant par le centre O_T est un plan de symétrie de la distribution. En tout point M situé à la distance r de O_T, le champ \vec{g}(M) appartient à l'intersection de tous ces plans : il est purement radial, soit \vec{g}(M) = g(r, \theta, \varphi)\,\vec{e}_r en coordonnées sphériques de centre O_T.
  • La distribution est invariante par rotation autour de tout axe passant par O_T. Le champ ne dépend donc pas des variables angulaires \theta et \varphi :

    \vec{g}(M) = g(r)\,\vec{e}_r.

Application du théorème de Gauss On choisit pour surface de Gauss \Sigma la sphère de centre O_T et de rayon r = R_T + z (avec z \ge 0). Le vecteur surface élémentaire sortant s'écrit \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{e}_r. Le flux sortant du champ \vec{g} à travers \Sigma vaut :

\begin{aligned} \Phi &= \iint_{\Sigma} \vec{g} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \iint_{\Sigma} g(r)\,\vec{e}_r \cdot (\mathrm{d}S\,\vec{e}_r) \\ &= g(r) \iint_{\Sigma} \mathrm{d}S \\ &= g(r) \times 4\pi r^2. \end{aligned}

D'après le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel :

\iint_{\Sigma} \vec{g} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -4\pi G\,M_{\text{int}},

où M_{\text{int}} est la masse intérieure à la surface de Gauss \Sigma. Comme r > R_T et que la masse de l'atmosphère est négligée, la masse totale intérieure est simplement la masse de la Terre : M_{\text{int}} = M_T.

Il vient ainsi :

\begin{aligned} g(r) \times 4\pi r^2 = -4\pi G M_T \implies g(r) = -\frac{G M_T}{r^2}. \end{aligned}

Expression en fonction de l'altitude z L'axe vertical ascendant a pour origine le sol (r = R_T) et est orienté vers le haut, de vecteur unitaire \vec{u}_z = \vec{e}_r. La distance au centre de la Terre s'écrit r = R_T + z.

On obtient finalement l'expression vectorielle du champ de pesanteur à l'altitude z :

\boxed{\vec{g}(z) = -\frac{G M_T}{(R_T + z)^2}\,\vec{u}_z}

ou, sous forme de composante algébrique g_z(z) selon la verticale ascendante :

\boxed{g_z(z) = -\frac{G M_T}{(R_T + z)^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait étudier rigoureusement les symétries et invariances avant d'appliquer le théorème de Gauss pour la gravitation.

« Le théorème de Gauss pour la gravitation est dans l’ensemble très mal connu et, lorsqu’il a été énoncé, dans la plupart des cas, il a été utilisé sans rigueur. »

« Peu de candidats ont identifié les symétries et invariances puis appliqué le théorème de Gauss. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Q1-Q2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : champ de gravitation

Déterminer les valeurs du champ de pesanteur à et à .

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité du champ de pesanteur g(z) = \|\vec{g}(z)\| à partir du résultat établi à la question Q1.
  2. Convertir les distances en mètres (R_T, z_0, z_1).
  3. Réaliser l'application numérique pour z_0 = 20,0\text{ km} et z_1 = 25,0\text{ km} avec un nombre adapté de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Application numérique directe de l'expression de g(z) aux altitudes z_0 et z_1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, le champ de pesanteur à l'altitude z s'écrit :

\vec{g}(z) = -\frac{G M_T}{(R_T + z)^2}\,\vec{u}_z

L'intensité du champ de pesanteur (sa norme) est donc donnée par :

g(z) = \frac{G M_T}{(R_T + z)^2}

Application numérique pour z_0 = 20,0\text{ km} : Avec les données de l'énoncé :

  • G = 6,67 \times 10^{-11}\text{ SI}
  • M_T = 5,96 \times 10^{24}\text{ kg}
  • R_T + z_0 = 6\,370\text{ km} + 20,0\text{ km} = 6\,390\text{ km} = 6,390 \times 10^6\text{ m}
\begin{aligned} g(z_0) &= \frac{6,67 \times 10^{-11} \times 5,96 \times 10^{24}}{(6,390 \times 10^6)^2} \approx 9,736\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}
\boxed{g(z_0) \approx 9,74\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Application numérique pour z_1 = 25,0\text{ km} : Avec R_T + z_1 = 6\,370\text{ km} + 25,0\text{ km} = 6\,395\text{ km} = 6,395 \times 10^6\text{ m} :

\begin{aligned} g(z_1) &= \frac{6,67 \times 10^{-11} \times 5,96 \times 10^{24}}{(6,395 \times 10^6)^2} \approx 9,721\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}
\boxed{g(z_1) \approx 9,72\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

En présence de résultats aberrants, il convient de faire preuve d'esprit critique en signalant l'erreur probable.

« Lorsque les résultats étaient aberrants, très peu de candidats ont précisé qu’il semblait y avoir une erreur. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q1-Q3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : champ de gravitation, incertitude

En déduire que l'on peut considérer le champ de pesanteur uniforme à ces altitudes, à une incertitude que l'on précisera. On prendra par la suite .

Voir la stratégie
  1. Calculer la variation absolue \Delta g = g(z_0) - g(z_1) du champ de pesanteur sur la plage d'altitudes considérée d'après les résultats de la question Q2.
  2. Exprimer l'incertitude relative associée \dfrac{\Delta g}{g} pour justifier l'hypothèse d'un champ de pesanteur uniforme.
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart relatif entre g(z_0) et g(z_1) montrant que g est quasi uniforme.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats obtenus à la question Q2, les valeurs du champ de pesanteur aux altitudes z_0 = 20,0\text{ km} et z_1 = 25,0\text{ km} sont :

g(z_0) \approx 9,736\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \quad \text{et} \quad g(z_1) \approx 9,721\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

La variation absolue du champ de pesanteur sur l'intervalle d'altitude [z_0, z_1] vaut :

\Delta g = g(z_0) - g(z_1) \approx 0,015\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

L'écart relatif correspondant par rapport à la valeur moyenne est :

\frac{\Delta g}{g} \approx \frac{0,015}{9,73} \approx 1,5 \times 10^{-3} = 0,15\%

Cette variation relative étant très faible (inférieure à 0,2\%), on peut légitimement considérer le champ de pesanteur comme uniforme sur toute la zone de vol comprise entre z_0 et z_1, avec une incertitude relative :

\boxed{\frac{\Delta g}{g} \approx 0,15\%}

Par rapport à la valeur approchée retenue pour la suite, g = 9,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, l'écart maximal reste inférieur à 0,4\%.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question a été très mal traitée, avec des justifications vagues et le recours inapproprié à des calculs d'incertitude.

« Une question très mal traitée. L’ensemble des candidats ayant trouvé les deux valeurs a cherché de mauvaises justifications. »

« De nombreux candidats ont utilisé des calculs d’incertitude qui n’avaient pas leur place ici. Les justifications ont été dans l’ensemble très vagues et imprécises. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q1-Q4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, relation fondamentale de l'hydrostatique

Énoncer la relation fondamentale de l'hydrostatique puis la projeter sur l'axe , vertical ascendant. On notera la masse volumique de l'air.

Voir la stratégie
  1. Énoncer la relation fondamentale de la statique des fluides sous sa forme vectorielle locale.
  2. Exprimer le champ de pesanteur projeté sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z et en déduire la projection de l'équation scalaire selon cet axe.
Voir la réponse courte

Énoncé de \vec{\nabla} P = \mu \vec{g} puis projection sur l'axe vertical ascendant donnant \mathrm{d}P/\mathrm{d}z = -\mu g.

Voir le corrigé complet

Dans un référentiel galiléen, pour un fluide au repos soumis au seul champ de pesanteur \vec{g}, la relation fondamentale de l'hydrostatique s'écrit sous forme locale :

\boxed{\vec{\operatorname{grad}} P = \mu \vec{g}}

L'axe z étant vertical ascendant de vecteur unitaire \vec{u}_z, le champ de pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z avec g > 0. La pression ne dépendant que de l'altitude z par invariance par translation horizontale, le gradient de pression se réduit à :

\vec{\operatorname{grad}} P = \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\,\vec{u}_z

Par projection sur l'axe z, la relation fondamentale de l'hydrostatique devient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\mu g}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait donner l'expression locale et non la forme intégrale, tout en veillant au bon choix du signe.

« De nombreux candidats ont confondu l’expression locale, demandée ici, et l’expression intégrale dans un fluide incompressible. »

« Le signe a été souvent choisi de manière aléatoire. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q1-Q5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, gaz parfait

Montrer que l'évolution de la pression en fonction de l'altitude est de la forme avec .

Déterminer les expressions de et en fonction de et de .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \mu de l'air en fonction de la pression P, de la température T et des données du problème grâce à l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Injecter cette expression ainsi que le profil thermique T(z) dans la relation fondamentale de l'hydrostatique établie à la question Q4.
  3. Séparer les variables et intégrer entre z_0 et z pour identifier les constantes b et \alpha.
Voir la réponse courte

Combinaison de la RFH, de la loi des gaz parfaits et de T(z) linéaire, puis intégration par séparation de variables.

Voir le corrigé complet

L'air étant assimilé à un gaz parfait de masse molaire M_{\text{air}}, une masse m occupant un volume V sous la pression P et à la température T vérifie :

P V = n R T = \frac{m}{M_{\text{air}}} R T

On en déduit la masse volumique de l'air :

\mu(z) = \frac{m}{V} = \frac{P(z)\, M_{\text{air}}}{R\, T(z)}

D'après la question Q4, la relation fondamentale de l'hydrostatique projetée sur l'axe vertical ascendant s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\mu(z)\, g = -\frac{M_{\text{air}} g}{R\, T(z)}\, P(z)

En introduisant l'expression de la température T(z) = T_0 + a(z - z_0), on sépare les variables :

\frac{\mathrm{d}P}{P} = -\frac{M_{\text{air}} g}{R} \frac{\mathrm{d}z}{T_0 + a(z - z_0)}

On intègre cette relation différentielle entre l'altitude de référence z_0 (où P(z_0) = P_0) et l'altitude z :

\begin{aligned} \int_{P_0}^{P(z)} \frac{\mathrm{d}P'}{P'} &= -\frac{M_{\text{air}} g}{R} \int_{z_0}^{z} \frac{\mathrm{d}z'}{T_0 + a(z' - z_0)} \\ \ln\left(\frac{P(z)}{P_0}\right) &= -\frac{M_{\text{air}} g}{a R} \left[ \ln\big(T_0 + a(z' - z_0)\big) \right]_{z_0}^z \\ \ln\left(\frac{P(z)}{P_0}\right) &= -\frac{M_{\text{air}} g}{a R} \ln\left( \frac{T_0 + a(z - z_0)}{T_0} \right) = -\frac{M_{\text{air}} g}{a R} \ln\left(1 + \frac{a}{T_0}(z - z_0)\right) \end{aligned}

En appliquant la fonction exponentielle, on obtient :

P(z) = P_0 \left( 1 + \frac{a}{T_0}(z - z_0) \right)^{-\frac{M_{\text{air}} g}{a R}}

Cette expression est bien de la forme recherchée P(z) = P_0 \left(1 + b(z - z_0)\right)^\alpha, avec :

\boxed{b = \frac{a}{T_0}} \quad \text{et} \quad \boxed{\alpha = -\frac{M_{\text{air}} g}{a R}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question réussie par un très petit nombre de candidats.

« La question a été parfois très bien traitée mais par vraiment très peu de candidats. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q1-Q6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : équation d'état, gaz parfait

Déterminer alors l'expression de la masse volumique à l'altitude . Effectuer l'application numérique

Données : et à l'altitude . Commenter le résultat obtenu et donner une explication sur la différence observée avec la valeur réelle .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \mu(z) en tout point à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits, puis évaluer cette expression en z = z_1 en utilisant le profil de pression P(z) établi à la question Q5 et la loi de température T(z).
  2. Calculer numériquement \mu(z_1) avec les grandeurs données dans l'énoncé.
  3. Comparer la valeur calculée à la valeur de référence \mu_1 = 7,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et discuter des origines physiques de cet écart.
Voir la réponse courte

Calcul de \mu(z_1) = P_1 M_{\text{air}} / (R T_1) et discussion sur les approximations du profil de température.

Voir le corrigé complet

D'après l'hypothèse du gaz parfait, la masse volumique \mu(z) de l'air s'exprime en fonction de la pression locale P(z) et de la température T(z) par :

P(z) = \frac{\mu(z)}{M_{\text{air}}} R T(z) \implies \mu(z) = \frac{P(z) M_{\text{air}}}{R T(z)}

En utilisant l'expression de la pression issue de la question Q5, P(z) = P_0\left(1 + b(z - z_0)\right)^\alpha, et la température T(z) = T_0\left(1 + b(z - z_0)\right) avec b = \frac{a}{T_0} et \alpha = -\frac{M_{\text{air}} g}{a R}, il vient :

\mu(z_1) = \frac{P_0 M_{\text{air}}}{R T_0} \left(1 + \frac{a}{T_0}(z_1 - z_0)\right)^{\alpha - 1} = \frac{P(z_1) M_{\text{air}}}{R T(z_1)}
\boxed{\mu(z_1) = \frac{P_0 M_{\text{air}}}{R T_0} \left(1 + \frac{a}{T_0}(z_1 - z_0)\right)^{-\frac{M_{\text{air}} g}{a R} - 1}}

Calculons successivement les grandeurs intervenant à l'altitude z_1 :

  • z_1 - z_0 = 25,0 \times 10^3 - 20,0 \times 10^3 = 5,0 \times 10^3\text{ m} ;
  • T(z_1) = T_0 + a(z_1 - z_0) = 217 + 1,0 \times 10^{-3} \times 5,0 \times 10^3 = 222\text{ K} ;
  • L'exposant vaut :

    \alpha = -\frac{29 \times 10^{-3} \times 9,7}{1,0 \times 10^{-3} \times 8,31} \approx -33,9
  • Le facteur adimensionnel vaut 1 + b(z_1 - z_0) = 1 + \frac{5,0}{217} = \frac{222}{217} \approx 1,0230 ;
  • La pression à l'altitude z_1 est donc :

    P(z_1) = 55 \times 10^2 \times \left(\frac{222}{217}\right)^{-33,9} \approx 2,54 \times 10^3\text{ Pa} = 25,4\text{ hPa}

On en déduit la masse volumique à z_1 = 25,0\text{ km} :

\mu(z_1) = \frac{2,54 \times 10^3 \times 29 \times 10^{-3}}{8,31 \times 222} \approx 4,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\mu(z_1) \approx 4,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Commentaire et analyse de l'écart :

  • La valeur calculée (\mu(z_1) \approx 4,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) est nettement inférieure à la valeur donnée en préambule (\mu_1 = 7,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), soit un écart relatif d'environ 43\,\%.
  • Plusieurs hypothèses simplificatrices expliquent cette divergence :

    1. Modèle thermique idéalisé : Le profil linéaire T(z) = T_0 + a(z-z_0) avec un gradient constant a = 1,0 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{m}^{-1} est une approximation locale. En réalité, le gradient de température dans la stratosphère varie selon l'altitude en raison de l'absorption inhomogène des rayons ultraviolets par la couche d'ozone.
    2. Variabilité atmosphérique réelle : L'atmosphère n'est pas strictement au repos en équilibre hydrostatique statique ; la pression et la température varient fortement selon la latitude, la saison et les conditions météorologiques.
    3. Conditions aux limites : La valeur P_0 = 55\text{ hPa} choisie à z_0 = 20\text{ km} correspond à une atmosphère standard moyenne, qui peut différer des conditions ayant servi à établir la valeur nominale \mu_1.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très peu traitée, où un regard critique sur la loi proposée a été apprécié.

« Cette question a été très peu traitée. Plusieurs candidats ont néanmoins émis un regard critique sur la loi proposée. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie 2 : Le mouvement de l'avion

Q2-Q7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, bilan des forces

Faire le bilan des forces auxquelles est soumis l'avion, puis les représenter sur un schéma.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système matériel et le référentiel d'étude en précisant son caractère galiléen.
  2. Recenser l'action à distance (le poids) et les actions de contact (l'action du moteur et les actions aérodynamiques du fluide).
  3. Représenter l'ensemble des forces sur un schéma clair dans le repère (O, \vec{e}_x, \vec{e}_z).
Voir la réponse courte

Bilan des forces (poids, force de propulsion, traînée et portance) et représentation graphique sur le schéma de l'avion.

Voir le corrigé complet

Système étudié : l'avion SolarStratos, modélisé par son centre de masse de masse M = 450\text{ kg}.

Référentiel d'étude : le référentiel lié au point O fixe à 25,0\text{ km} d'altitude, considéré comme galiléen d'après l'énoncé. On munit ce référentiel de la base orthonormée directe (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) où \vec{e}_x est horizontal orienté dans le sens du mouvement et \vec{e}_z est vertical ascendant.

Bilan des forces extérieures appliquées à l'avion :

  • Le poids de l'avion, vertical et dirigé vers le bas :

    \vec{P} = M\vec{g} = -M g\,\vec{e}_z
  • La force de propulsion fournie par le groupe motopropulseur, modélisée par une force unique dirigée vers l'avant selon l'axe horizontal :

    \vec{F} = F\,\vec{e}_x \quad (F > 0)
  • La force de traînée, action aérodynamique s'opposant au déplacement dans l'air :

    \vec{R}_x = -R_x\,\vec{e}_x = -\frac{1}{2}\mu_1 C_x v^2 S\,\vec{e}_x
  • La force de portance, action aérodynamique perpendiculaire au déplacement, dirigée vers le haut :

    \vec{R}_z = R_z\,\vec{e}_z = \frac{1}{2}\mu_1 C_z v^2 S\,\vec{e}_z

Remarque : La poussée d'Archimède due à l'air ambiant s'écrit \Pi = \mu_1 V_{\text{avion}} g. Compte tenu de la faible masse volumique de l'air à cette altitude (\mu_1 = 7,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) et du faible volume de l'appareil (quelques mètres cubes), on a \Pi \ll Mg \approx 4,4\text{ kN} : la poussée d'Archimède est légitimement négligée.

Voir ce qu'a relevé le jury

Prendre une force de propulsion horizontale était la démarche attendue et très majoritairement adoptée.

« Même si le sujet ne précisait pas la direction de la force de propulsion, la très grande majorité des candidats l’a prise horizontale, ce que l’énoncé pouvait suggérer de manière implicite »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q2-Q8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, coefficient de traînée

Déterminer, à l'aide d'une analyse dimensionnelle, la dimension des coefficients et .

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle des formules de traînée et portance montrant que C_x et C_z sont sans dimension.

Voir le corrigé complet

D'après les expressions fournies dans l'énoncé, les normes des forces de traînée et de portance s'écrivent :

R_x = \frac{1}{2}\,\mu_1 C_x v^2 S \quad \text{et} \quad R_z = \frac{1}{2}\,\mu_1 C_z v^2 S

Le facteur numérique \frac{1}{2} étant sans dimension, l'analyse dimensionnelle donne pour la force de traînée :

[C_x] = \frac{[R_x]}{[\mu_1]\,[v]^2\,[S]}

En explicitant la dimension de chacune des grandeurs dans le système international (\mathrm{M, L, T}) :

  • [R_x] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} (la force est homogène à une masse fois une accélération) ;
  • [\mu_1] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} (masse volumique) ;
  • [v] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1} \implies [v^2] = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2} (vitesse au carré) ;
  • [S] = \mathrm{L}^2 (surface).

Il vient alors :

\begin{aligned} [C_x] &= \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{(\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3})\cdot(\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2})\cdot\mathrm{L}^2} \\ &= \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}} = 1 \end{aligned}

L'expression de la portance R_z étant formellement identique, on obtient de même [C_z] = 1.

\boxed{[C_x] = [C_z] = 1}

Les coefficients de traînée C_x et de portance C_z sont donc des grandeurs adimensionnées (sans dimension).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'analyse dimensionnelle exige rigueur et maîtrise des connaissances fondamentales.

« L’analyse dimensionnelle semble maîtrisée par l’ensemble des candidats même si on peut remarquer un très gros manque de connaissance et de rigueur sur les copies où la question est mal traitée. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q2-Q9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle

Établir les équations différentielles vérifiées par et , en supposant le mouvement dans un plan xOz , avec O un point fixe dans le référentiel arbitrairement choisi.

Voir la réponse courte

Projection du PFD dans le repère cartésien lié au référentiel d'étude pour obtenir les équations sur v_x et v_z.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à l'avion SolarStratos :

  • Système : l'avion, modélisé par un point matériel de masse M = 450\text{ kg} ;
  • Référentiel : référentiel lié au sol à l'altitude de 25,0\text{ km}, considéré comme galiléen ;
  • Repère : (O, \vec{e}_x, \vec{e}_z), où l'axe (Ox) est horizontal dans le sens de l'avancement et l'axe (Oz) est vertical ascendant.

D'après le bilan des forces établi à la question Q7, les forces appliquées à l'avion sont :

  • le poids : \vec{P} = -M g \vec{e}_z ;
  • la force de propulsion : \vec{F} = F \vec{e}_x ;
  • la traînée aérodynamique : \vec{R}_X = - \frac{1}{2} \mu_1 C_X v^2 S \vec{e}_x ;
  • la portance aérodynamique : \vec{R}_Z = \frac{1}{2} \mu_1 C_Z v^2 S \vec{e}_z,

où v = \|\vec{v}\| = \sqrt{v_x^2 + v_z^2} désigne la norme du vecteur vitesse \vec{v} = v_x \vec{e}_x + v_z \vec{e}_z.

La deuxième loi de Newton s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{F} + \vec{R}_X + \vec{R}_Z

En projetant sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_z, on obtient le système d'équations différentielles :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} &= F - \frac{1}{2} \mu_1 C_X \left(v_x^2 + v_z^2\right) S \\ M \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} &= \frac{1}{2} \mu_1 C_Z \left(v_x^2 + v_z^2\right) S - M g \end{aligned}

Soit, sous forme normalisée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = \frac{F}{M} - \frac{\mu_1 C_X S}{2M} \left(v_x^2 + v_z^2\right)}
\boxed{\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = \frac{\mu_1 C_Z S}{2M} \left(v_x^2 + v_z^2\right) - g}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas remplacer le carré de la norme par les composantes lors de la projection.

« trop de candidats ont « adapté » l’énoncé en projetant v2 sur les deux axes en utilisant les composantes à la place de la norme au carré, malgré les notations prises par l’énoncé. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q2-Q10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, équilibre

Lors de son vol, l'avion atteint une vitesse , appelée « vitesse de croisière », et le mouvement devient rectiligne et uniforme.

Déterminer l'expression de cette « vitesse de croisière ». Faire l'application numérique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition de vol de croisière : le mouvement est rectiligne, horizontal et uniforme, de sorte que l'accélération est nulle et v_z = 0.
  2. Utiliser l'équation différentielle selon la verticale issue de Q9 à l'équilibre pour exprimer la vitesse de croisière v_C à partir de la compensation du poids par la portance.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Compensation du poids par la portance et de la traînée par la propulsion : détermination de la vitesse de croisière v_c.

Voir le corrigé complet

Lors du vol de croisière, le mouvement est rectiligne uniforme et s'effectue à altitude constante (vol horizontal dans le plan xOz), ce qui se traduit par :

\vec{v} = v_C\,\vec{e}_x, \quad v_z = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}

La vitesse scalaire de l'avion est donc v = v_C.

D'après l'équation différentielle régissant le mouvement selon l'axe vertical ascendant Oz établie à la question Q9 :

\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = \frac{\mu_1 C_Z S}{2M} v_C^2 - g = 0

La portance équilibre donc exactement le poids de l'avion (R_z = M g) :

\frac{1}{2} \mu_1 C_Z S v_C^2 = M g

On en déduit l'expression de la vitesse de croisière :

\boxed{v_C = \sqrt{\frac{2 M g}{\mu_1 C_Z S}}}

Application numérique : Avec les grandeurs fournies :

  • M = 450\text{ kg} ;
  • g = 9,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (valeur fixée en Q3) ;
  • \mu_1 = 7,0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • C_Z = 1,1 ;
  • S = 24\text{ m}^2.
\begin{aligned} v_C &= \sqrt{\frac{2 \times 450 \times 9,7}{7,0 \times 10^{-2} \times 1,1 \times 24}} \\ &= \sqrt{\frac{8730}{1,848}} \approx 68,73\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs :

\boxed{v_C \approx 69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{soit } \approx 2,5 \times 10^2\text{ km}\cdot\text{h}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les principales erreurs provenaient du choix de la surface de l'avion et de l'utilisation de la calculatrice.

« Les erreurs sont venues du bon choix de la surface de l’avion et de calcul avec l’outil. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q2-Q11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puissance d'une force, principe fondamental de la dynamique

En déduire la force de propulsion, puis la puissance de la force associées à cette vitesse.

Voir la stratégie
  1. En vol de croisière, le mouvement est rectiligne uniforme : l'accélération est nulle. L'équation selon l'axe horizontal établie en Q9 permet d'exprimer la force de propulsion F en fonction des caractéristiques de l'avion.
  2. En injectant l'expression de la vitesse de croisière v_C obtenue en Q10, simplifier l'expression de F pour faire apparaître le rapport C_X / C_Z (inverse de la finesse).
  3. Calculer la puissance mécanique fournie par la force de propulsion : \mathcal{P} = \vec{F} \cdot \vec{v}_C = F v_C.
Voir la réponse courte

Égalité de la propulsion et de la traînée à vitesse constante, puis calcul de la puissance mécanique \mathcal{P} = F_p v_c.

Voir le corrigé complet

Lors du vol de croisière, le mouvement est rectiligne et uniforme selon l'axe horizontal (Ox) à la vitesse v_C (v_x = v_C et v_z = 0). D'après l'équation différentielle selon l'axe horizontal établie à la question Q9 :

\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = 0 \implies F = R_X = \frac{1}{2}\mu_1 C_X v_C^2 S

En remplaçant v_C^2 par son expression obtenue à la question Q10, v_C^2 = \dfrac{2 M g}{\mu_1 C_Z S}, il vient :

\begin{aligned} F &= \frac{1}{2}\mu_1 C_X \left(\frac{2 M g}{\mu_1 C_Z S}\right) S \\ F &= M g \frac{C_X}{C_Z} \end{aligned}
\boxed{F = M g \frac{C_X}{C_Z}}

Application numérique avec M = 450\text{ kg}, g = 9,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, C_X = 2,0 \times 10^{-2} et C_Z = 1,1 :

F = 450 \times 9,7 \times \frac{2,0 \times 10^{-2}}{1,1} \approx 79,4\text{ N}
\boxed{F \approx 79\text{ N}}

La force de propulsion \vec{F} = F\vec{e}_x étant colinéaire et de même sens que la vitesse \vec{v}_C = v_C\vec{e}_x, la puissance mécanique développée par cette force est :

\begin{aligned} \mathcal{P} &= \vec{F} \cdot \vec{v}_C = F v_C = M g \frac{C_X}{C_Z} v_C \end{aligned}
\boxed{\mathcal{P} = M g \frac{C_X}{C_Z} v_C}

Application numérique avec F \approx 79,4\text{ N} et v_C \approx 68,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\mathcal{P} = 79,36 \times 68,73 \approx 5,45 \times 10^3\text{ W}
\boxed{\mathcal{P} \approx 5,5\text{ kW}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il convient de limiter le résultat au nombre pertinent de chiffres significatifs, sans dépasser quatre chiffres.

« Il est néanmoins surprenant de voir assez souvent des résultats de calcul de puissance avec plus de 4 chiffres significatifs. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q2-Q12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan de puissance, rendement

De quelle puissance électrique l'avion doit-il ainsi disposer pendant cette phase de vol? Sachant que la puissance surfacique lumineuse reçue dans la stratosphère est de l'ordre de , de quelle surface minimale de panneaux photovoltaiques l'avion doit-il disposer? Commenter.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance électrique requise \mathcal{P}_{\text{élec}} à partir de la puissance mécanique \mathcal{P} développée par la force de propulsion et du rendement \eta_m du moteur électrique.
  2. Établir la surface minimale S_{\min} de panneaux à partir du flux surfacique incident \Pi et du rendement de conversion photovoltaïque \eta_{\text{pv}}.
  3. Confronter cette valeur à la surface réelle de panneaux de l'avion indiquée dans les données (S_{\text{panneaux}} = 22\text{ m}^2).
Voir la réponse courte

Prise en compte du rendement moteur pour trouver la puissance électrique, puis calcul de la surface minimale de capteurs.

Voir le corrigé complet

1. Puissance électrique nécessaire :

Le moteur électrique convertit la puissance électrique reçue \mathcal{P}_{\text{élec}} en puissance mécanique de propulsion avec un rendement \eta_m = 90\,\% :

\mathcal{P} = \eta_m\,\mathcal{P}_{\text{élec}} \implies \mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{\mathcal{P}}{\eta_m}

En utilisant la puissance de propulsion obtenue à la question Q11 (\mathcal{P} \approx 5{,}46\text{ kW}) :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{5{,}46 \times 10^3}{0{,}90} \approx 6{,}06 \times 10^3\text{ W} \approx 6{,}1\text{ kW}
\boxed{\mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{\mathcal{P}}{\eta_m} \approx 6{,}1\text{ kW}}

2. Surface minimale de panneaux photovoltaïques :

Soit \Pi = 1\,200\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} la puissance surfacique lumineuse reçue. Une surface S_{\min} de cellules photovoltaïques de rendement \eta_{\text{pv}} = 24\,\% fournit une puissance électrique :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \eta_{\text{pv}}\,\Pi\,S_{\min}

On en déduit l'expression de la surface minimale nécessaire :

S_{\min} = \frac{\mathcal{P}_{\text{élec}}}{\eta_{\text{pv}}\,\Pi} = \frac{\mathcal{P}}{\eta_m\,\eta_{\text{pv}}\,\Pi}

Application numérique :

S_{\min} = \frac{6{,}06 \times 10^3}{0{,}24 \times 1\,200} \approx 21{,}0\text{ m}^2
\boxed{S_{\min} \approx 21\text{ m}^2}

3. Commentaire :

La surface minimale théorique calculée (S_{\min} \approx 21\text{ m}^2) est très proche de la surface réelle des panneaux équipant l'avion (S_{\text{panneaux}} = 22\text{ m}^2).

En conditions d'ensoleillement maximal (incidence normale), la puissance solaire suffit tout juste à maintenir le vol de croisière. Cependant, cette marge est extrêmement étroite : l'inclinaison des rayons du Soleil par rapport aux ailes, le rendement aérodynamique de l'hélice (non pris en compte ici) et la consommation des instruments de bord requièrent une source d'énergie d'appoint. Cela justifie pleinement la présence des batteries lithium-ion embarquées, indispensables lors de la phase d'ascension et pour sécuriser l'alimentation électrique du vol.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était nécessaire d'exploiter toutes les données de l'énoncé et de prendre en compte les deux rendements.

« Très peu de candidats a pris en compte les deux rendements pour aboutir au bon résultat. »

« La plupart s’est contenté d’un calcul très simpliste de puissance et n’a pas utilisé les données fournies par l’énoncé. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie 3 : Regardons les panneaux de plus près

Q3-Q13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : photon, relation de planck-einstein

Déterminer les énergies maximale et minimale (en eV ) des photons dans le domaine du visible.

Que se passe-t-il lorsque le matériau est éclairé par de la lumière visible?

Voir la stratégie
  1. Rappeler le domaine spectral de la lumière visible en longueurs d'onde dans le vide, puis relier l'énergie d'un photon à sa longueur d'onde via la relation de Planck-Einstein E = h\nu = \frac{hc}{\lambda}.
  2. Convertir les énergies en électron-volts (\text{eV}) et calculer les valeurs extrêmes correspondant aux bornes du spectre visible.
  3. Comparer ces énergies à l'énergie de bande interdite (gap) du silicium (E_g = 1{,}11\text{ eV}) afin d'interpréter le comportement du matériau sous éclairement visible.
Voir la réponse courte

Utilisation de E = hc/\lambda aux bornes du spectre visible et comparaison avec le gap pour expliquer l'absorption.

Voir le corrigé complet

Le domaine de la lumière visible s'étend conventionnellement de \lambda_{\min} \approx 400\text{ nm} (violet) à \lambda_{\max} \approx 800\text{ nm} (rouge).

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon de longueur d'onde \lambda dans le vide est donnée par :

E = h\nu = \frac{hc}{\lambda}

Exprimée en électron-volts, cette énergie s'écrit :

E\,[\text{eV}] = \frac{hc}{e\lambda}

L'énergie étant inversement proportionnelle à la longueur d'onde :

  • L'énergie maximale correspond à la plus petite longueur d'onde (\lambda_{\min} = 400\text{ nm}) :

    \begin{aligned} E_{\max} &= \frac{hc}{e\lambda_{\min}} = \frac{6{,}63 \times 10^{-34} \times 3{,}00 \times 10^8}{1{,}60 \times 10^{-19} \times 400 \times 10^{-9}} \approx 3{,}11\text{ eV} \end{aligned}
  • L'énergie minimale correspond à la plus grande longueur d'onde (\lambda_{\max} = 800\text{ nm}) :

    \begin{aligned} E_{\min} &= \frac{hc}{e\lambda_{\max}} = \frac{6{,}63 \times 10^{-34} \times 3{,}00 \times 10^8}{1{,}60 \times 10^{-19} \times 800 \times 10^{-9}} \approx 1{,}55\text{ eV} \end{aligned}
\boxed{E_{\min} \approx 1{,}6\text{ eV} \quad \text{et} \quad E_{\max} \approx 3{,}1\text{ eV}}

Comportement sous éclairement visible :

Pour l'ensemble du domaine visible, l'énergie des photons vérifie :

E_{\text{ph}} \ge E_{\min} \approx 1{,}55\text{ eV} > E_g = 1{,}11\text{ eV}

L'énergie de chaque photon visible est donc strictement supérieure à l'énergie de gap du silicium.

Par conséquent, lorsqu'il est éclairé par de la lumière visible, le silicium absorbe ces photons. Chaque photon absorbé transmet son énergie à un électron de la bande de valence, ce qui :

  • fait franchir à cet électron la bande interdite pour passer dans la bande de conduction ;
  • laisse dans la bande de valence une place vacante, appelée trou, assimilable à une charge positive +e mobile ;
  • crée ainsi des porteurs libres de charge (paires électron-trou), augmentant significativement la conductivité électrique du silicium (phénomène de photoconductivité à la base de l'effet photovoltaïque). Le surplus d'énergie E_{\text{ph}} - E_g est cédé au réseau sous forme d'agitation thermique (thermalisation).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux conversions d'unités en eV et à bien justifier la production d'un courant par la lumière visible.

« de nombreuses erreurs ont été dues à des problèmes de conversion en eV. »

« Plusieurs ont « oublié » de justifier le fait que la lumière visible pouvait permettre de produire un courant électrique. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q3-Q14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en BCPST1

Notions : bilan de matière, vecteur densité de flux

En effectuant un bilan de matière dans un volume élémentaire de section S et d'épaisseur , situé entre les abscisses et , traduisant la conservation du nombre d'impuretés, établir une relation entre et .

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par la tranche fixe de semi-conducteur de section S comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x.
  2. Exprimer la variation élémentaire du nombre d'impuretés contenues dans ce volume entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  3. Établir le bilan d'entrée-sortie de matière à travers les frontières en x et x + \mathrm{d}x pendant la durée \mathrm{d}t en l'absence de terme source.
Voir la réponse courte

Bilan de particules sur une tranche élémentaire [x, x+\mathrm{d}x] établissant \partial c/\partial t = -\partial j_d/\partial x.

Voir le corrigé complet

Considérons le volume fixe \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x compris entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x.

Le nombre total d'impuretés contenues dans ce volume à l'instant t s'écrit :

N(t) = c(x, t)\,S\,\mathrm{d}x

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, la variation du nombre d'impuretés dans ce volume s'exprime par :

\mathrm{d}N = N(t + \mathrm{d}t) - N(t) = \frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,\mathrm{d}t\,S\,\mathrm{d}x

La diffusion étant unidirectionnelle suivant l'axe (Ox), le vecteur densité de courant de particules s'écrit \vec{\jmath}_d(x, t) = j_d(x, t)\,\vec{e}_x. Le nombre d'impuretés traversant une section normale orientée selon \vec{e}_x par unité de temps est le flux \Phi = j_d(x, t)\,S.

Pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t :

  • le nombre d'impuretés entrant par la face en x est \delta N_{\text{entré}} = j_d(x, t)\,S\,\mathrm{d}t ;
  • le nombre d'impuretés sortant par la face en x + \mathrm{d}x est \delta N_{\text{sorti}} = j_d(x + \mathrm{d}x, t)\,S\,\mathrm{d}t.

En l'absence de création ou de disparition d'impuretés au sein du réseau cristallin (pas de réaction chimique ni de recombinaison), la conservation de la matière impose :

\begin{aligned} \mathrm{d}N &= \delta N_{\text{entré}} - \delta N_{\text{sorti}} \\ \frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t &= \left[ j_d(x, t) - j_d(x + \mathrm{d}x, t) \right] S\,\mathrm{d}t \\ \frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t &= -\frac{\partial j_d}{\partial x}(x, t)\,\mathrm{d}x\,S\,\mathrm{d}t \end{aligned}

En simplifiant par le volume élémentaire S\,\mathrm{d}x et par \mathrm{d}t, on obtient l'équation locale de conservation de la matière :

\boxed{\frac{\partial c}{\partial t} + \frac{\partial j_d}{\partial x} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury a valorisé les copies qui ont détaillé la démonstration du bilan et justifié leurs choix.

« Beaucoup de candidats ont détaillé la démonstration et justifié leurs choix. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q3-Q15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de fick, équation de diffusion

En utilisant la loi de Fick, établir l'équation de diffusion sous la forme :

Voir la réponse courte

Injection de la loi de Fick j_d = -D \partial c/\partial x dans le bilan conservatif unidimensionnel.

Voir le corrigé complet

La loi de Fick exprime le vecteur densité de courant volumique de particules en fonction du gradient de concentration. Dans le cas d'une diffusion unidirectionnelle selon l'axe (Ox), elle s'écrit :

\vec{\jmath}_d(x, t) = -D \, \frac{\partial c}{\partial x}(x, t) \, \vec{e}_x, \quad \text{soit} \quad j_d(x, t) = -D \frac{\partial c}{\partial x}(x, t)

où D est le coefficient de diffusion des impuretés dans le semi-conducteur.

D'après le bilan de matière établi à la question précédente (Q14), la conservation du nombre d'impuretés se traduit par la relation locale :

\frac{\partial c}{\partial t}(x, t) + \frac{\partial j_d}{\partial x}(x, t) = 0

Le semi-conducteur étant supposé homogène et à température uniforme, le coefficient de diffusion D ne dépend pas de la coordonnée spatiale x. En injectant l'expression de la loi de Fick dans l'équation de conservation, on obtient :

\frac{\partial c}{\partial t} + \frac{\partial}{\partial x}\left(-D \frac{\partial c}{\partial x}\right) = 0 \iff \frac{\partial c}{\partial t} - D \frac{\partial^2 c}{\partial x^2} = 0

soit finalement l'équation de diffusion unidimensionnelle :

\boxed{\frac{\partial c}{\partial t} = D \frac{\partial^{2} c}{\partial x^{2}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut veiller à ne pas mélanger grandeurs vectorielles et composantes scalaires dans une même relation.

« Il est néanmoins à remarquer que beaucoup de candidats confondent encore composante et vecteurs dans la même relation. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q3-Q16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de diffusion, conservation de la matière

On cherche, pour , une solution de l'équation de diffusion de la forme :
et , avec une constante positive.
En exploitant la relation (1) en et en utilisant la conservation de la matière :

  • Déterminer l'expression de en fonction de et de .
  • Montrer que .

Donnée mathématique : .

Voir la stratégie
  1. Calculer les dérivées partielles temporelle et spatiale d'ordre deux de c(x,t) en x=0, puis injecter ces expressions dans l'équation de diffusion (1) pour déterminer la fonction B(t).
  2. Exprimer la conservation du nombre d'impuretés par unité de surface en intégrant la concentration c(x,t) sur le domaine semi-infini x \in [0, +\infty[, et en déduire la constante K.
Voir la réponse courte

Dérivation de la forme d'onde gaussienne dans l'équation de diffusion et intégration spatiale pour relier K à N_0.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de B(t) :

La fonction proposée s'écrit c(x, t) = A(t) \exp\left(-\frac{x^{2}}{B(t)}\right) avec A(t) = \frac{K}{\sqrt{t}}. Calculons les dérivées partielles de c(x, t) :

\begin{aligned} \frac{\partial c}{\partial t}(x, t) &= \left( A'(t) + A(t) \frac{x^2 B'(t)}{B(t)^2} \right) \exp\left(-\frac{x^{2}}{B(t)}\right), \\ \frac{\partial c}{\partial x}(x, t) &= -\frac{2x}{B(t)} A(t) \exp\left(-\frac{x^{2}}{B(t)}\right), \\ \frac{\partial^2 c}{\partial x^2}(x, t) &= A(t) \left( -\frac{2}{B(t)} + \frac{4x^2}{B(t)^2} \right) \exp\left(-\frac{x^{2}}{B(t)}\right). \end{aligned}

En évaluant ces dérivées en x = 0 :

\begin{aligned} \left. \frac{\partial c}{\partial t} \right|_{x=0} &= A'(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left( \frac{K}{\sqrt{t}} \right) = -\frac{K}{2 t^{3/2}} = -\frac{A(t)}{2t}, \\ \left. \frac{\partial^2 c}{\partial x^2} \right|_{x=0} &= -\frac{2 A(t)}{B(t)}. \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de diffusion (1) en x = 0, \left. \frac{\partial c}{\partial t} \right|_{x=0} = D \left. \frac{\partial^2 c}{\partial x^2} \right|_{x=0}, il vient :

-\frac{A(t)}{2t} = -D \frac{2 A(t)}{B(t)}.

Comme A(t) > 0 pour tout t > 0, on simplifie par A(t) :

\frac{1}{2t} = \frac{2D}{B(t)} \implies \boxed{B(t) = 4Dt}

2. Détermination de K :

Le nombre total d'impuretés par unité de surface introduites à t = 0 est noté N_0. En l'absence de perte ou de réaction pour t > 0, la conservation globale de la matière dans le solide semi-infini (x \ge 0) se traduit par :

\int_{0}^{+\infty} c(x, t) \, \mathrm{d}x = N_0.

En remplaçant c(x,t) et B(t) = 4Dt :

\frac{K}{\sqrt{t}} \int_{0}^{+\infty} \exp\left(-\frac{x^2}{4Dt}\right) \mathrm{d}x = N_0.

Effectuons le changement de variable u = \frac{x}{\sqrt{4Dt}} = \frac{x}{2\sqrt{Dt}}, d'où \mathrm{d}x = 2\sqrt{Dt}\,\mathrm{d}u :

N_0 = \frac{K}{\sqrt{t}} \cdot 2\sqrt{Dt} \int_{0}^{+\infty} e^{-u^2} \, \mathrm{d}u.

À l'aide de l'intégrale fournie \int_{0}^{+\infty} e^{-u^2}\,\mathrm{d}u = \frac{\sqrt{\pi}}{2} :

N_0 = 2K\sqrt{D} \cdot \frac{\sqrt{\pi}}{2} = K \sqrt{\pi D}.

On en déduit :

\boxed{K = \frac{N_0}{\sqrt{\pi D}}}

La concentration s'écrit donc finalement c(x,t) = \frac{N_0}{\sqrt{\pi D t}} \exp\left(-\frac{x^2}{4Dt}\right).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Peu de candidats ont mené l'ensemble des calculs à terme, la recherche de B(t) ayant été plus souvent abordée.

« Peu de candidats ont réussi la question entièrement. La détermination de B(t) a été plus traitée. Les calculs ont semblé poser problème. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q3-Q17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en BCPST1

Notions : équation de diffusion, profil de diffusion

Tracer sur un même graphe l'allure de la concentration en fonction de à deux instants et .

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression analytique de c(x,t) obtenue à la question Q16.
  2. Analyser l'évolution du profil avec le temps t : valeur à l'origine x=0, dérivée spatiale en x=0, étalement spatial et conservation de l'intégrale (surface sous la courbe).
  3. Tracer les deux courbes en mettant en évidence leurs propriétés géométriques (tangente horizontale en x=0, aplatissement et étalement pour t_2 > t_1, point d'intersection).
Voir la réponse courte

Tracé de deux profils gaussiens montrant l'étalement spatial et la diminution de l'amplitude au cours du temps.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la concentration en impuretés pour x \ge 0 et t > 0 s'écrit :

c(x, t) = \frac{N_0}{\sqrt{\pi D t}} \exp\left(-\frac{x^2}{4Dt}\right)

Pour tracer l'allure de c(x) aux instants t_1 et t_2 > t_1, dégageons les caractéristiques remarquables du profil :

  • Valeur en surface (x = 0) :

    c(0, t) = \frac{N_0}{\sqrt{\pi D t}}

    Comme la fonction t \mapsto 1/\sqrt{t} est strictement décroissante, on a :

    c(0, t_2) < c(0, t_1)
  • Pente à l'origine (x = 0) :

    \frac{\partial c}{\partial x}(x, t) = -\frac{x}{2Dt}\,c(x, t) \implies \left.\frac{\partial c}{\partial x}\right|_{x=0} = 0

    Chaque profil part donc avec une tangente horizontale en x = 0.

  • Étendue de la diffusion : la longueur caractéristique de pénétration des impuretés est de l'ordre de la longueur de diffusion \ell_d(t) = 2\sqrt{Dt}. Elle augmente au cours du temps : à l'instant t_2 > t_1, les impuretés ont diffusé plus profondément dans le silicium.
  • Conservation de la matière : l'intégrale \int_0^{+\infty} c(x, t)\,\mathrm{d}x = N_0 est constante. Le profil s'aplatit et s'élargit, de sorte que les deux courbes se coupent nécessairement en un point d'abscisse strictement positive.
Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à toujours ajouter des légendes aux courbes tracées.

« Il est cependant à remarquer que plusieurs candidats tracent des courbes sans légende. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q3-Q18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : profil de diffusion, longueur de diffusion

À une date fixée, à quelle profondeur la concentration est-elle moitié de celle en ? Exprimer en fonction de et de . La calculer au bout d'une heure.

Donnée : Le coefficient de diffusion du phosphore dans le silicium à vaut .

Voir la stratégie
  1. Exprimer le profil de concentration en x = \delta et en x = 0 à la date t_0 à l'aide de la solution obtenue à la question Q16.
  2. Traduire la condition c(\delta, t_0) = \frac{1}{2} c(0, t_0) pour en déduire l'expression analytique de la profondeur \delta.
  3. Réaliser l'application numérique en veillant aux conversions d'unités (D en \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} et t_0 en secondes).
Voir la réponse courte

Résolution de c(\delta, t_0) = c(0, t_0)/2 donnant \delta = \sqrt{4 D t_0 \ln 2}, puis application numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la concentration en impuretés à une date t_0 > 0 s'écrit :

c(x, t_0) = A(t_0) \exp\left(-\frac{x^2}{4 D t_0}\right) = c(0, t_0) \exp\left(-\frac{x^2}{4 D t_0}\right)

La condition traduisant que la concentration en x = \delta vaut la moitié de celle en surface s'écrit :

c(\delta, t_0) = \frac{1}{2} c(0, t_0)

ce qui conduit à :

\begin{aligned} \exp\left(-\frac{\delta^2}{4 D t_0}\right) &= \frac{1}{2} \\ -\frac{\delta^2}{4 D t_0} &= \ln\left(\frac{1}{2}\right) = -\ln 2 \\ \delta^2 &= 4 D t_0 \ln 2 \end{aligned}

Comme la profondeur \delta est une grandeur positive (\delta > 0), on en déduit :

\boxed{\delta = 2 \sqrt{D t_0 \ln 2} = \sqrt{4 D t_0 \ln 2}}

Application numérique :

  • D = 3{,}4 \times 10^{-14}\text{ cm}^2\cdot\text{s}^{-1} = 3{,}4 \times 10^{-18}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
  • t_0 = 1\text{ h} = 3\,600\text{ s} ;
  • \ln 2 \approx 0{,}693.
\delta = 2 \times \sqrt{3{,}4 \times 10^{-18} \times 3\,600 \times 0{,}693} \approx 1{,}84 \times 10^{-7}\text{ m}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\delta \approx 1{,}8 \times 10^{-7}\text{ m} = 0{,}18\text{ }\mu\text{m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les erreurs de calcul et vérifiez systématiquement l'homogénéité dimensionnelle de votre résultat.

« Il subsiste tout de même des erreurs de calculs et peu de recul quant à la dimension du résultat. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Q3-Q19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : zone de déplétion, neutralité électrique

Justifier, dans la zone de déplétion, à l'équilibre, les signes des densités volumiques de charge ( et ), puis établir, en exprimant la neutralité de la zone de déplétion, une relation entre et .

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des charges fixes (ions immobiles) et des porteurs libres dans chaque région semi-conductrice pour expliquer l'apparition d'une zone de charge d'espace par diffusion des porteurs mobiles.
  2. Intégrer la densité volumique de charge sur la zone de déplétion pour une section droite quelconque et traduire la neutralité électrique globale du cristal.
Voir la réponse courte

Explication des charges fixes d'ions non compensées par les porteurs libres et bilan de charge globale nulle.

Voir le corrigé complet

1. Signe des densités volumiques de charge

  • Dans la région dopée P (x < 0) : le réseau de silicium comporte des atomes accepteurs (comme le bore). Chaque atome accepteur a capté un électron pour compléter ses liaisons de valence, devenant ainsi un ion fixe chargé négativement, tout en libérant un trou mobile. À la frontière, les trous diffusent vers la région N (gradient de concentration) où ils se recombinent avec les électrons libres. La zone [x_1, 0] se vide donc de ses porteurs libres : il ne subsiste que les charges fixes négatives non compensées des ions accepteurs, d'où :

    \rho_1 < 0
  • Dans la région dopée N (x > 0) : le réseau comporte des atomes donneurs (comme le phosphore). Chaque atome donneur a cédé un électron à la bande de conduction, devenant ainsi un ion fixe chargé positivement. Les électrons libres diffusent vers la région P. La zone [0, x_2] se vide de ses électrons libres mobiles : il ne subsiste que les charges fixes positives non compensées des ions donneurs, d'où :

    \rho_2 > 0

2. Neutralité de la zone de déplétion

Considérons une tranche de la jonction de section droite d'aire S perpendiculaire à l'axe (Ox). La charge totale Q contenue dans la zone de déplétion s'écrit :

\begin{aligned} Q &= \iiint \rho(x)\,\mathrm{d}V = S \int_{x_1}^{x_2} \rho(x)\,\mathrm{d}x \\ &= S \left( \int_{x_1}^{0} \rho_1\,\mathrm{d}x + \int_{0}^{x_2} \rho_2\,\mathrm{d}x \right) \\ &= S \left( \rho_1 (0 - x_1) + \rho_2 (x_2 - 0) \right) \\ &= S (-\rho_1 x_1 + \rho_2 x_2) \end{aligned}

Le cristal étant globalement neutre et les deux régions étant électriquement neutres hors de la zone de déplétion, la zone de déplétion est elle-même globalement neutre (Q = 0) :

-\rho_1 x_1 + \rho_2 x_2 = 0

soit :

\boxed{\rho_1 x_1 = \rho_2 x_2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Q3-Q20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : équation de poisson, théorème de gauss

On admet que le champ électrique peut s'écrire dans la jonction et qu'il est nul dans la zone .

Exprimer le champ électrique en tout point et tracer l'allure de en fonction de .

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'équation locale de Maxwell-Gauss dans le diélectrique sous sa forme unidimensionnelle \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \frac{\rho(x)}{\varepsilon}, avec \varepsilon = \varepsilon_r \varepsilon_0.
  2. Intégrer zone par zone en exploitant la continuité du champ électrique (absence de charges surfaciques) et la condition aux limites E(x) = 0 pour x < x_1.
  3. Utiliser la relation de neutralité issue de la question Q19 pour vérifier que le champ s'annule bien en x \ge x_2.
  4. Tracer la courbe représentative E(x), continue et affine par morceaux.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation de Poisson par morceaux \mathrm{d}E/\mathrm{d}x = \rho/\varepsilon avec continuité en x=0 et tracé de E(x).

Voir le corrigé complet

Le milieu semi-conducteur présente une permittivité diélectrique \varepsilon = \varepsilon_r \varepsilon_0. D'après la donnée mathématique et l'expression admise \vec{E} = E(x)\,\vec{e}_x, l'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :

\operatorname{div}\vec{E} = \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \frac{\rho(x)}{\varepsilon_r \varepsilon_0}

Comme la densité volumique de charge \rho(x) est finie et bornée (absence de charges surfaciques), la composante normale du champ électrique E(x) est continue en tout point x.

1. Pour x < x_1 : L'énoncé indique directement que le champ est nul :

E(x) = 0

2. Pour x \in [x_1, 0] : La densité de charge est uniforme et vaut \rho(x) = \rho_1. L'intégration donne :

E(x) = \frac{\rho_1}{\varepsilon_r \varepsilon_0} x + C_1

Par continuité en x = x_1, E(x_1) = 0, d'où :

E(x) = \frac{\rho_1}{\varepsilon_r \varepsilon_0}(x - x_1)

En x = 0, la valeur atteinte est :

E(0) = -\frac{\rho_1 x_1}{\varepsilon_r \varepsilon_0}

Comme \rho_1 < 0 et x_1 < 0, le produit \rho_1 x_1 est strictement positif, donc E(0) < 0.

3. Pour x \in [0, x_2] : La densité de charge est uniforme et vaut \rho(x) = \rho_2. Par intégration :

E(x) = \frac{\rho_2}{\varepsilon_r \varepsilon_0} x + C_2

Par continuité en x = 0, C_2 = E(0) = -\frac{\rho_1 x_1}{\varepsilon_r \varepsilon_0}. D'après la relation de neutralité établie à la question Q19 (\rho_1 x_1 = \rho_2 x_2), on a C_2 = -\frac{\rho_2 x_2}{\varepsilon_r \varepsilon_0}. On en déduit :

E(x) = \frac{\rho_2}{\varepsilon_r \varepsilon_0}(x - x_2)

En x = x_2, le champ s'annule : E(x_2) = 0.

4. Pour x > x_2 : La zone est neutre (\rho = 0), d'où \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = 0. Par continuité en x = x_2 :

E(x) = 0

En résumé, le champ électrique \vec{E}(x) = E(x)\,\vec{e}_x s'exprime par morceaux :

\boxed{E(x) = \begin{cases} 0 & \text{si } x < x_1 \\ \dfrac{\rho_1}{\varepsilon_r \varepsilon_0}(x - x_1) & \text{si } x_1 \le x \le 0 \\ \dfrac{\rho_2}{\varepsilon_r \varepsilon_0}(x - x_2) & \text{si } 0 \le x \le x_2 \\ 0 & \text{si } x > x_2 \end{cases}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'utilisation de la forme locale avec l'équation de Maxwell-Gauss était bien plus simple que le théorème de Gauss.

« Très peu de candidats ont eu le temps de pouvoir traiter convenablement cette question. »

« La très grande majorité de ceux qui l’ont fait ont utilisé le théorème de Gauss, alors qu’il aurait été plus simple d’utiliser l’équation de Maxwell-Gauss. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PC 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (25 % des questions, partie 3), Cinématique et dynamique du point (22 %, partie 2), Électrostatique (18 %) et Mécanique des fluides (10 %). Plus ponctuellement : Mouvement dans un champ de force centrale, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Premier et second principes de la thermodynamique et Physique quantique.

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PC 2024 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 10 questions sur 20 (50 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q2-Q7 à Q2-Q12), ainsi que Q1-Q4 à Q1-Q6 et Q3-Q13. Avec les autres programmes de première année : 7 en MPSI, 6 en PTSI, 7 en MP2I, 6 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PC 2024 ?

Environ 1 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 3 est la plus longue (environ 45 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PC 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q3-Q16 (équation de diffusion) et Q3-Q20 (équation de poisson).

Quelles questions de cours contient le sujet E3A Physique-Chimie PC 2024 ?

Questions de cours : Q1-Q1 (théorème de gauss), Q1-Q4 (statique des fluides), Q3-Q13 (photon), Q3-Q14 (bilan de matière) et Q3-Q15 (loi de fick).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PC 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (15 sur 20), par exemple : Q1-Q1 à Q1-Q4, Q1-Q6 à Q2-Q9, Q2-Q11 à Q3-Q14 et Q3-Q17 à Q3-Q19. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1-Q5, Q3-Q15 et Q3-Q16.

Quelle méthode privilégier pour déterminer le champ électrique en Q3-Q20 ?

L'intégration de la forme locale de Maxwell-Gauss (\mathrm{d}E/\mathrm{d}x = \rho / (\varepsilon_r \varepsilon_0)). Elle est bien plus rapide et directe que l'application du théorème de Gauss sous forme intégrale dans cette géométrie plane unidimensionnelle.

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