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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2024

À propos de la structure de la Terre

Ce sujet transverse s'intéresse à la géophysique interne de la Terre à travers plusieurs prismes fondamentaux de la physique et de la chimie. Il aborde successivement la propagation des ondes sismiques de volume (ondes de compression P et de cisaillement S) en confrontant approches continues et discrètes, la gravimétrie interne par analogie électrostatique, la structure cristalline du noyau métallique à très haute pression, le bilan thermique du noyau terrestre et enfin la modélisation géochimique de la différenciation magmatique par la loi de Rayleigh.

Très formateur pour les épreuves de Centrale-Supélec, ce problème équilibré mobilise des compétences variées : mise en équation rigoureuse d'ondes de d'Alembert et de chaînes d'oscillateurs, symétries et théorèmes intégraux, bilans d'énergie en géométrie sphérique stationnaire, ainsi qu'une exploitation fine du traitement des incertitudes via une simulation Monte-Carlo en langage Python. C'est une excellente synthèse des outils de modélisation physique appliqués aux sciences de la Terre.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,32/20)
Temps estimé
≈ 3 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

18 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 14 questions sur 40, parties III et V.B.

Où gagner des points

Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les cinq parties traitent de domaines physiques et chimiques bien distincts (ondes, gravitation, cristallographie, transferts thermiques, géochimie) et peuvent être abordées indépendamment les unes des autres.

  • Données en annexe

    Le code Python support de la question Q37 sur la méthode Monte-Carlo figure en annexe 1 à la toute fin du sujet.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Des informations sur la structure de la Terre issues des ondes

I.A.1 · Ondes longitudinales dans les fluides et solides homogènes

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : approximation acoustique, équation de conservation de la masse

On rappelle que l'équation locale de conservation de la masse s'écrit . En la linéarisant par rapport aux variables et dans le cadre de l'approximation acoustique, établir l'équation aux dérivées partielles liant les variations temporelles de aux variations spatiales de .

Voir l'indice

Injecter les décompositions à l'ordre 1 dans l'équation de continuité et négliger le produit de perturbations \mu_1 v_1.

Voir la réponse courte

Linéarisation de la conservation de la masse au premier ordre : \frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0.

Voir le corrigé complet

L'équation de conservation de la masse s'écrit sous forme locale :

\frac{\partial \mu}{\partial t} + \operatorname{div}(\mu \vec{v}) = 0

L'écoulement étant unidimensionnel selon l'axe (Ox), le vecteur vitesse s'écrit \vec{v}(x,t) = v_1(x,t)\,\vec{e}_x, d'où :

\operatorname{div}(\mu \vec{v}) = \frac{\partial (\mu v_1)}{\partial x}

En introduisant les grandeurs perturbées \mu(x,t) = \mu_0 + \mu_1(x,t) et v(x,t) = v_1(x,t), et sachant que la masse volumique à l'équilibre \mu_0 est uniforme et indépendante du temps :

\begin{aligned} \frac{\partial \mu}{\partial t} &= \frac{\partial \mu_1}{\partial t} \\ \mu v_1 &= (\mu_0 + \mu_1)v_1 = \mu_0 v_1 + \mu_1 v_1 \end{aligned}

Dans le cadre de l'approximation acoustique, le produit \mu_1 v_1 est un infiniment petit du second ordre que l'on néglige devant les termes du premier ordre. L'équation locale linéarisée s'écrit donc :

\boxed{\frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les termes d'ordre 2 doivent être clairement identifiés lors de la linéarisation.

« Les termes d’ordre 2 doivent être clairement identifiés. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation d'euler, approximation acoustique

Écrire la projection sur du principe fondamental de la dynamique appliqué à une particule de fluide. Toujours dans le cadre de l'approximation acoustique, la linéariser par rapport à la vitesse et à la surpression.

Voir l'indice

Projeter l'équation d'Euler en négligeant le terme convectif d'ordre 2 ainsi que la pesanteur devant les gradients de pression.

Voir la réponse courte

Projection du PFD sur \vec{e}_x et linéarisation au premier ordre : \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial P_1}{\partial x}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à une particule fluide de volume \mathrm{d}\tau, de masse \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}\tau, dans le référentiel d'étude galiléen. Les forces de viscosité et de pesanteur étant négligées, le bilan des forces appliquées se résume aux forces de pression :

\mathrm{d}\vec{F}_P = -\vec{\operatorname{grad}} P\,\mathrm{d}\tau

L'équation d'Euler s'écrit alors :

\mu \frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = -\vec{\operatorname{grad}} P

Compte tenu de l'écoulement unidimensionnel suivant l'axe (Ox), le champ de vitesse s'écrit \vec{v}(x,t) = v_1(x,t)\,\vec{e}_x et la pression P(x,t) = P_0 + P_1(x,t) où la pression d'équilibre P_0 est uniforme. La projection sur \vec{e}_x donne :

\mu(x,t) \left( \frac{\partial v_1}{\partial t} + v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} \right) = -\frac{\partial P}{\partial x}

En introduisant \mu(x,t) = \mu_0 + \mu_1(x,t) et P(x,t) = P_0 + P_1(x,t), on obtient :

\big(\mu_0 + \mu_1(x,t)\big) \left( \frac{\partial v_1}{\partial t} + v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} \right) = -\frac{\partial P_1}{\partial x}

Dans le cadre de l'approximation acoustique, les perturbations \mu_1, P_1 et v_1 sont des infiniment petits du premier ordre. Les termes convectif v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} et mixte \mu_1 \frac{\partial v_1}{\partial t} sont donc du second ordre et sont négligés. L'équation linéarisée devient :

\boxed{\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial P_1}{\partial x}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les termes d'ordre 2 doivent être clairement identifiés lors de la projection du PFD.

« Les termes d’ordre 2 doivent être clairement identifiés. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : compressibilité isentropique, approximation acoustique

Établir une relation linéaire entre et .

Voir l'indice

Exprimer la différentielle de masse volumique \mathrm{d}\mu en fonction de \mathrm{d}P via le coefficient de compressibilité isentropique \chi_s.

Voir la stratégie
  1. L'écoulement acoustique est supposé isentropique. On exprime donc la différentielle de la masse volumique \mu à entropie S constante au voisinage de l'état d'équilibre (P_0, \mu_0).
  2. On relie cette dérivée partielle au coefficient de compressibilité isentropique \chi_s fourni par l'énoncé pour obtenir la relation linéaire recherchée au premier ordre.
Voir la réponse courte

Relation thermodynamique acoustique isentropique : P_1 = \frac{\mu_1}{\mu_0 \chi_s} via le coefficient de compressibilité isentropique \chi_s.

Voir le corrigé complet

L'évolution du fluide étant supposée isentropique, la masse volumique \mu peut être considérée comme une fonction de la seule pression P (à entropie S fixée).

Au voisinage de l'état d'équilibre caractérisé par (P_0, \mu_0), un développement de Taylor au premier ordre donne :

\mu(x, t) = \mu(P_0) + \left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_{\!S} \big(P(x, t) - P_0\big)

En introduisant les grandeurs perturbées du premier ordre \mu(x,t) = \mu_0 + \mu_1(x,t) et P(x,t) = P_0 + P_1(x,t), il vient :

\mu_1(x, t) = \left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_{\!S} P_1(x, t)

D'après la définition du coefficient de compressibilité isentropique donnée dans l'énoncé :

\chi_s \approx \frac{1}{\mu_0}\left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_{\!S} \quad \implies \quad \left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_{\!S} = \mu_0 \chi_s

On en déduit la relation linéaire entre la surpression P_1(x, t) et la surmasse volumique \mu_1(x, t) :

\boxed{\mu_1(x, t) = \mu_0 \chi_s P_1(x, t) \quad \iff \quad P_1(x, t) = \frac{\mu_1(x, t)}{\mu_0 \chi_s}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, célérité acoustique

En déduire l'équation aux dérivées partielles, de propagation, satisfaite par et expliciter l'expression de la célérité des ondes longitudinales de pression dans le fluide.

Voir l'indice

Dériver temporellement l'équation de conservation de la masse linéarisée et y injecter la dérivée spatiale de l'équation d'Euler.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation de conservation de la masse (Q1) en fonction de P_1 grâce à la relation thermodynamique (Q3).
  2. Éliminer le champ de vitesse v_1 en combinant la dérivée temporelle de cette équation avec la dérivée spatiale de l'équation d'Euler linéarisée (Q2).
  3. Identifier l'équation d'onde de d'Alembert pour en déduire l'expression de la célérité c.
Voir la réponse courte

Combinaison des équations linéarisées pour obtenir l'équation de d'Alembert avec c = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_s}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, la relation thermodynamique s'écrit :

\mu_1(x, t) = \mu_0 \chi_s P_1(x, t)

En injectant cette expression dans l'équation de conservation de la masse linéarisée (question Q1) :

\mu_0 \chi_s \frac{\partial P_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0 \iff \chi_s \frac{\partial P_1}{\partial t} + \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0

En dérivant cette relation par rapport au temps t :

\chi_s \frac{\partial^2 P_1}{\partial t^2} + \frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x} = 0 \tag{1}

Par ailleurs, l'équation d'Euler linéarisée (question Q2) fournit :

\frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial P_1}{\partial x}

En dérivant celle-ci par rapport à l'espace x et en appliquant le théorème de Schwarz (\frac{\partial^2 v_1}{\partial x \partial t} = \frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x}) :

\frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x} = -\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial^2 P_1}{\partial x^2} \tag{2}

En substituant (2) dans (1), on obtient l'équation de propagation satisfaite par la surpression :

\boxed{\frac{\partial^2 P_1}{\partial x^2} - \mu_0 \chi_s \frac{\partial^2 P_1}{\partial t^2} = 0}

Il s'agit d'une équation de d'Alembert unidimensionnelle \frac{\partial^2 P_1}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 P_1}{\partial t^2} = 0, où la célérité c s'identifie par :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_s}}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : célérité acoustique, gaz parfait, loi de laplace

Déterminer l'expression de la célérité de ces ondes dans l'air (assimilé à un gaz parfait) en fonction de sa température , de son rapport entre capacités thermiques à pression et volume constants, de sa masse molaire moyenne et de la constante des gaz parfaits . Faire l'application numérique pour , , et .

Voir l'indice

Calculer le coefficient isentropique \chi_s = 1/(\gamma P_0) pour la loi de Laplace d'un gaz parfait et exprimer P_0/\mu_0 via l'équation d'état.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le coefficient de compressibilité isentropique \chi_s pour un gaz parfait vérifiant la loi de Laplace (P V^\gamma = \text{cte}).
  2. Exprimer la masse volumique à l'équilibre \mu_0 à partir de l'équation d'état des gaz parfaits, puis injecter ces deux grandeurs dans la relation c = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_s} issue de la question Q4.
  3. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs converties dans le système international d'unités (notamment la masse molaire en \text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}).
Voir la réponse courte

Utilisation de \chi_s = 1/(\gamma P_0) pour obtenir c_1 = \sqrt{\frac{\gamma R T_0}{M_{\text{air}}}} \approx 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait subissant une transformation isentropique, la loi de Laplace s'écrit :

P V^\gamma = \text{cte}

Par différentiation logarithmique à entropie S fixée, on obtient :

\frac{\mathrm{d}P}{P} + \gamma \frac{\mathrm{d}V}{V} = 0 \implies \left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S = -\frac{V}{\gamma P}

Le coefficient de compressibilité isentropique s'en déduit à l'état d'équilibre :

\chi_s = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S = \frac{1}{\gamma P_0}

Par ailleurs, l'équation d'état du gaz parfait pour une masse m de volume V donne :

P_0 V = \frac{m}{M_{\text{air}}} R T_0 \implies \mu_0 = \frac{m}{V} = \frac{P_0 M_{\text{air}}}{R T_0}

D'après l'expression établie à la question Q4, la célérité c_1 des ondes acoustiques dans l'air s'écrit :

c_1 = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_s}} = \frac{1}{\sqrt{\dfrac{P_0 M_{\text{air}}}{R T_0} \times \dfrac{1}{\gamma P_0}}}

soit finalement :

\boxed{c_1 = \sqrt{\frac{\gamma R T_0}{M_{\text{air}}}}}

Application numérique :

  • T_0 = 293\text{ K}
  • \gamma = 1{,}40
  • M_{\text{air}} = 29{,}0 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
c_1 = \sqrt{\frac{1{,}40 \times 8{,}31 \times 293}{29{,}0 \times 10^{-3}}} \approx 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c_1 = 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est nécessaire de rappeler les conditions d'application de la loi de Laplace.

« Les conditions d’application de la loi de Laplace doivent être rappelées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : célérité acoustique, compressibilité isentropique

Déterminer à présent la célérité de ces ondes dans l'eau liquide à avec et .

Voir l'indice

Appliquer directement la formule c = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_s} avec les valeurs numériques de l'eau.

Voir la réponse courte

Calcul direct c_2 = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_s} \approx 1{,}43 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q4, la célérité d'une onde acoustique longitudinale dans un fluide s'écrit en fonction de la masse volumique \mu_0 et du coefficient de compressibilité isentropique \chi_s :

c_2 = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_s}}

Avec les données numériques fournies pour l'eau liquide à 293\text{ K} :

\begin{aligned} \mu_0 &= 1{,}00 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \\ \chi_s &= 4{,}90 \times 10^{-10}\text{ Pa}^{-1} \end{aligned}

On en déduit :

c_2 = \frac{1}{\sqrt{1{,}00 \times 10^3 \times 4{,}90 \times 10^{-10}}} = \frac{1}{\sqrt{49{,}0 \times 10^{-8}}} = \frac{10^4}{7} \approx 1{,}43 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c_2 = 1{,}43 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}43\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : onde longitudinale, module d'young

En déduire l'expression de la célérité des ondes longitudinales de compression-dilatation dans le barreau en fonction de et de la masse volumique . La calculer pour le fer à et sous pression atmosphérique sachant que, dans ces conditions, et .

Voir l'indice

Faire l'analogie formelle entre la surpression acoustique -P_1 et la contrainte T_c, puis identifier \chi_s à l'inverse du module d'Young 1/E.

Voir la stratégie
  1. Établir l'analogie entre les grandeurs du fluide et celles du barreau solide à une dimension : identifier le terme équivalent à la surpression et celui équivalent à la compressibilité isentropique.
  2. Transposer l'expression de la célérité c = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_s} obtenue à la question Q4 au cas du solide.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données fournies pour le fer.
Voir la réponse courte

Par analogie élastique, c_\ell = \sqrt{E/\mu}, ce qui donne c_\ell \approx 4{,}99 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} pour le fer.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la contrainte mécanique interne T_c joue le rôle de -P_1, de sorte que \mathrm{d}T_c \leftrightarrow -\mathrm{d}P.

Pour une déformation purement longitudinale selon l'axe (Ox), la variation relative de longueur \frac{\mathrm{d}\ell}{\ell} correspond à la variation relative de volume \frac{\mathrm{d}V}{V} du tronçon de barreau. En comparant la définition du module d'Young :

\frac{1}{E} = \frac{1}{\ell}\left(\frac{\partial \ell}{\partial T_c}\right)_S

à celle du coefficient de compressibilité isentropique :

\chi_s = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S \approx \frac{1}{\ell}\left(\frac{\partial \ell}{\partial T_c}\right)_S,

on identifie directement :

\chi_s \longleftrightarrow \frac{1}{E}.

En transposant la formule de la célérité acoustique c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_s}} établie à la question Q4, on en déduit l'expression de la célérité c_\ell des ondes longitudinales dans le barreau :

\boxed{c_\ell = \sqrt{\frac{E}{\mu}}}

Application numérique : Pour le fer à 293\text{ K}, avec E = 196\text{ GPa} = 196 \times 10^9\text{ Pa} et \mu_{\text{Fe}} = 7{,}87 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

c_\ell = \sqrt{\frac{196 \times 10^9}{7{,}87 \times 10^3}} \approx 4{,}99 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c_\ell = 4{,}99 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : célérité acoustique, compressibilité

Proposer une interprétation physique pour les différences observées entre les célérités des ondes longitudinales , et .

Voir l'indice

Relier la rigidité du milieu (faible compressibilité liée à l'intensité des forces de cohésion intermoléculaires ou atomiques) à la valeur de la célérité.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les valeurs obtenues aux questions précédentes pour mettre en évidence la hiérarchie c_1 < c_2 < c_\ell.
  2. Interpréter la célérité comme le rapport entre un terme de rappel élastique (rigidité microscopique) et un terme d'inertie (masse volumique).
  3. Conclure sur le rôle prédominant du renforcement des interactions interatomiques/intermoléculaires lors du passage de l'état gazeux à l'état liquide, puis solide.
Voir la réponse courte

La célérité croît de l'air au solide car la rigidité (incompressibilité) augmente beaucoup plus vite que la masse volumique.

Voir le corrigé complet

Les résultats numériques obtenus aux questions précédentes révèlent la hiérarchie suivante :

c_1 \approx 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{air, gaz}) \quad < \quad c_2 \approx 1{,}43 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{eau, liquide}) \quad < \quad c_\ell \approx 4{,}99 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{fer, solide})

D'un point de vue mécanique, la célérité d'une onde élastique dépend de deux propriétés antagonistes du milieu :

  • un terme de raideur ou de rappel élastique, caractérisé par le module d'incompressibilité K_s = 1/\chi_s (pour les fluides) ou le module d'Young E (pour le solide), qui favorise une propagation rapide de la perturbation ;
  • un terme d'inertie, caractérisé par la masse volumique \mu_0, qui tend à freiner la propagation.

La célérité s'exprime génériquement sous la forme :

c = \sqrt{\frac{\text{terme élastique}}{\text{terme d'inertie}}}

Lorsqu'on passe de l'air à l'eau, puis au fer :

  • la masse volumique augmente considérablement : d'environ 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} pour l'air à 1{,}00 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} pour l'eau, puis 7{,}87 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} pour le fer ;
  • en contrepartie, la cohésion microscopique et la force des interactions interatomiques augmentent dans des proportions encore bien plus spectaculaires :

    • dans l'air (gaz), les molécules sont quasi-libres sans interaction à distance : K_{s,\text{air}} = \gamma P_0 \approx 1{,}4 \times 10^5\text{ Pa} ;
    • dans l'eau (liquide), la matière est condensée avec de fortes liaisons intermoléculaires (liaisons hydrogène, interactions de van der Waals) : K_{s,\text{eau}} \approx 2{,}0 \times 10^9\text{ Pa}, soit un facteur 10^4 par rapport au gaz ;
    • dans le fer (solide cristallin), les atomes sont liés par des liaisons métalliques très rigides au sein d'un réseau cristallin : E \approx 196 \times 10^9\text{ Pa}, soit un facteur 10^2 supplémentaire par rapport à l'eau.
\boxed{ c_1 < c_2 < c_\ell \quad : \quad \text{l'augmentation considérable de la rigidité microscopique (rappel élastique) l'emporte largement sur l'effet de l'inertie volumique.} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas contredire la formule établie en affirmant que les ondes se propagent plus vite dans les milieux denses.

« La plupart des candidats contredisent l’expression de la célérité qu’ils viennent d’établir, en affirmant que « les ondes se propagent plus vite dans les milieux denses ». »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024

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I.A.2 · Ondes transversales dans un solide homogène

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : oscillateur couplé, équation différentielle

Établir l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle du déplacement du plan de rang en fonction notamment de , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique selon l'axe (Oz) au plan atomique n soumis aux forces de rappel élastiques de ses deux voisins immédiats.

Voir la stratégie
  1. Définir le système constitué par le plan atomique de rang n et faire le bilan des forces qui lui sont appliquées par ses deux plus proches voisins (plans n-1 et n+1).
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Oz) dans le référentiel d'étude galiléen.
Voir la réponse courte

PFD appliqué au plan n soumis aux forces de rappel transversales des plans voisins : m\ddot{\xi}_n = C(\xi_{n+1} + \xi_{n-1} - 2\xi_n).

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique au plan atomique de rang n, de masse m, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

Le mouvement étant purement transverse selon la direction (Oz), le vecteur accélération s'écrit :

\vec{a}_n(t) = \frac{\mathrm{d}^2 \xi_n}{\mathrm{d}t^2}(t)\,\vec{e}_z

Le plan de rang n est soumis uniquement aux forces de rappel élastique exercées par ses deux plus proches voisins, les plans de rang n+1 et n-1 :

  • le plan n+1 exerce la force donnée par l'énoncé :

    \vec{F}_{n+1\to n} = C \big(\xi_{n+1}(t) - \xi_n(t)\big)\,\vec{e}_z
  • le plan n-1 exerce, d'après le principe des actions réciproques ou par invariance par translation/symétrie d'indice, la force :

    \vec{F}_{n-1\to n} = C \big(\xi_{n-1}(t) - \xi_n(t)\big)\,\vec{e}_z

En projetant la relation fondamentale de la dynamique m \vec{a}_n = \vec{F}_{n+1\to n} + \vec{F}_{n-1\to n} sur le vecteur unitaire \vec{e}_z, on obtient :

\begin{aligned} m \frac{\mathrm{d}^2 \xi_n}{\mathrm{d}t^2} &= C \big(\xi_{n+1}(t) - \xi_n(t)\big) + C \big(\xi_{n-1}(t) - \xi_n(t)\big) \\ &= C \big(\xi_{n+1}(t) + \xi_{n-1}(t) - 2\xi_n(t)\big) \end{aligned}

L'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de \xi_n(t) est donc :

\boxed{m \frac{\mathrm{d}^2 \xi_n}{\mathrm{d}t^2}(t) = C \big(\xi_{n+1}(t) + \xi_{n-1}(t) - 2\xi_n(t)\big)}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, onde progressive

Obtenir la relation de dispersion entre et . L'écrire sous la forme avec .

Voir l'indice

Injecter la forme proposée dans l'équation différentielle et factoriser par une exponentielle imaginaire pour faire émerger un sinus au carré.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme d'onde progressive harmonique \underline{\xi}_n(t) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(nkd - \omega t)} dans l'équation différentielle établie à la question Q9.
  2. Factoriser par \underline{\xi}_n(t) et transformer la combinaison d'exponentielles imaginaires à l'aide des formules d'Euler et de trigonométrie.
  3. En déduire l'expression explicite de la pulsation temporelle strictement positive \omega en fonction de k, d et \omega_0 = \sqrt{C/m}.
Voir la réponse courte

Injection d'une onde plane progressive monochromatique : \omega = 2\omega_0 \left|\sin(kd/2)\right|.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, l'équation régissant le déplacement du plan de rang n s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2 \xi_n}{\mathrm{d}t^2} = C \big(\xi_{n+1}(t) + \xi_{n-1}(t) - 2\xi_n(t)\big)

En injectant la solution cherchée sous forme complexe \underline{\xi}_n(t) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(nkd - \omega t)}, la dérivée temporelle seconde vaut :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{\xi}_n}{\mathrm{d}t^2} = (-\mathrm{i}\omega)^2 \underline{\xi}_n(t) = -\omega^2 \underline{\xi}_n(t)

Le membre de droite s'exprime quant à lui sous la forme :

\begin{aligned} \underline{\xi}_{n+1}(t) + \underline{\xi}_{n-1}(t) - 2\underline{\xi}_n(t) &= \underline{\xi}_n(t) \left( \mathrm{e}^{\mathrm{i}kd} + \mathrm{e}^{-\mathrm{i}kd} - 2 \right) \\ &= \underline{\xi}_n(t) \big( 2\cos(kd) - 2 \big) \\ &= -4\sin^2\left(\frac{kd}{2}\right) \underline{\xi}_n(t) \end{aligned}

Comme \underline{A} \neq 0, l'équation du mouvement implique, pour tout t :

-m \omega^2 = -4C \sin^2\left(\frac{kd}{2}\right) \implies \omega^2 = 4\,\frac{C}{m}\sin^2\left(\frac{kd}{2}\right) = 4\omega_0^2 \sin^2\left(\frac{kd}{2}\right)

avec \omega_0 = \sqrt{C/m}. La pulsation \omega étant par définition une constante réelle strictement positive, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\omega = 2\omega_0 \left|\sin\left(\frac{kd}{2}\right)\right|}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : relation de dispersion, pulsation de coupure

Tracer l'allure de la courbe donnant en fonction de pour . Montrer que le cristal se comporte comme un filtre passe-bas dont on déterminera la pulsation de coupure .

Voir l'indice

Tracer la branche acoustique |\sin(kd/2)| sur la première zone de Brillouin et déterminer son maximum absolu.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation de dispersion établie à la question Q10 pour tracer la courbe \omega(k) sur l'intervalle ]-\pi/d, \pi/d[ (première zone de Brillouin), en relevant les tangentes à l'origine et aux bornes.
  2. Analyser l'existence de solutions purement réelles pour le vecteur d'onde k : si \omega \le \omega_c, l'onde se propage sans atténuation ; pour \omega > \omega_c, k devient complexe, ce qui conduit à une onde évanescente (bande atténuée). En déduire le comportement passe-bas et la pulsation de coupure.
Voir la réponse courte

Tracé de la courbe sinusoïdale sur la zone de Brillouin ; le cristal filtre au-delà de \omega_c = 2\omega_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la pulsation \omega > 0 vérifie pour tout k \in ]-\pi/d, \pi/d[ :

\omega(k) = 2\omega_0 \left|\sin\left(\frac{kd}{2}\right)\right|

La fonction est paire. Au voisinage de k = 0, \omega(k) \sim \omega_0 d |k|, ce qui correspond à une vitesse de groupe finie \pm \omega_0 d avec un point anguleux en k = 0. Lorsque |k| \to \pi/d, \omega atteint sa borne supérieure 2\omega_0 avec une tangente horizontale puisque :

\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \omega_0 d \cos\left(\frac{kd}{2}\right) \xrightarrow[k \to \pm \pi/d]{} 0

Comportement de filtre passe-bas :

  • Pour une pulsation \omega \le 2\omega_0, l'équation \sin(kd/2) = \omega/(2\omega_0) admet des solutions k \in \mathbb{R}. L'onde \underline{\xi}_n(t) = \underline{A}\exp(\mathrm{i}(nkd - \omega t)) se propage sans atténuation spatiale le long de la chaîne : le signal est transmis.
  • Pour une pulsation imposée \omega > 2\omega_0, il n'existe aucune solution réelle pour k. On a alors \sin(kd/2) > 1, ce qui impose à k d'être complexe avec une partie imaginaire non nulle : k = \pm \pi/d - \mathrm{i}\kappa (\kappa > 0). L'onde présente une décroissance spatiale exponentielle en \mathrm{e}^{-n\kappa d} : il s'agit d'une onde évanescente (bande interdite). L'onde ne peut pas se propager dans le réseau sans être amortie exponentiellement.

Le cristal filtre donc les hautes pulsations et laisse passer sans atténuation les ondes de pulsations inférieures à une pulsation de coupure \omega_c. Il se comporte comme un filtre passe-bas de pulsation de coupure :

\boxed{\omega_c = 2\omega_0 = 2\sqrt{\frac{C}{m}}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe

Établir les expressions littérales de la vitesse de phase et de la vitesse de groupe en fonction de , et pour .

Voir l'indice

Appliquer strictement les définitions différentielles v_\varphi = \omega/k et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la relation de dispersion obtenue à la question Q10 sur l'intervalle k \in \left]0, \frac{\pi}{d}\right[ afin de lever la valeur absolue.
  2. Appliquer la définition de la vitesse de phase : v_\varphi = \frac{\omega}{k}.
  3. Appliquer la définition de la vitesse de groupe : v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.
Voir la réponse courte

Calcul des quotients v_\varphi = \omega/k et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k = \omega_0 d \cos(kd/2).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la relation de dispersion s'écrit :

\omega(k) = 2\omega_0 \left|\sin\left(\frac{kd}{2}\right)\right|

Pour k \in \left]0, \frac{\pi}{d}\right[, on a \frac{kd}{2} \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[, d'où \sin\left(\frac{kd}{2}\right) > 0. La pulsation s'écrit donc simplement :

\omega(k) = 2\omega_0 \sin\left(\frac{kd}{2}\right)

Vitesse de phase Par définition, la vitesse de phase est donnée par :

v_\varphi = \frac{\omega}{k}

En injectant l'expression de \omega(k), on obtient :

\boxed{v_\varphi = \frac{2\omega_0}{k}\sin\left(\frac{kd}{2}\right) = \omega_0 d \, \frac{\sin(kd/2)}{kd/2}}

Vitesse de groupe Par définition, la vitesse de groupe correspond à la dérivée de la pulsation par rapport au vecteur d'onde :

\begin{aligned} v_g &= \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} \\ &= 2\omega_0 \times \frac{d}{2} \cos\left(\frac{kd}{2}\right) \end{aligned}

Soit :

\boxed{v_g = \omega_0 d \cos\left(\frac{kd}{2}\right)}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : approximation des milieux continus, relation de dispersion

Déduire la célérité des ondes transversales dans le cadre de cette approximation en fonction de , et .

Voir l'indice

Réaliser un développement limité au premier ordre pour kd \ll 1 dans l'expression de la pulsation ou de la vitesse de phase.

Voir la stratégie
  1. Traduire l'approximation des milieux continus (\lambda \gg d) en une condition sur la grandeur sans dimension kd.
  2. Effectuer un développement limité de la relation de dispersion \omega(k) ou des vitesses v_\varphi et v_g obtenues à la question Q12 lorsque kd \to 0.
  3. Identifier la célérité c_t des ondes dans ce régime non dispersif en fonction de d, C et m.
Voir la réponse courte

Limite des grandes longueurs d'onde (k \to 0) où v_\varphi = v_g = c_t = \omega_0 d = d\sqrt{C/m}.

Voir le corrigé complet

L'approximation des milieux continus correspond à une longueur d'onde grande devant la distance interatomique :

\lambda \gg d \iff k = \frac{2\pi}{\lambda} \ll \frac{2\pi}{d} \iff kd \ll 1

Pour kd \ll 1, effectuons un développement limité à l'ordre 1 de la relation de dispersion obtenue à la question Q10 :

\omega(k) = 2\omega_0 \sin\left(\frac{kd}{2}\right) \approx 2\omega_0 \left(\frac{kd}{2}\right) = \omega_0 d \, k

La pulsation \omega devient proportionnelle au nombre d'onde k. Dès lors, la vitesse de phase et la vitesse de groupe sont égales et indépendantes de la pulsation :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} \xrightarrow[kd \to 0]{} \omega_0 d \quad \text{et} \quad v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} \xrightarrow[kd \to 0]{} \omega_0 d

Le milieu se comporte donc comme un milieu non dispersif, et les ondes transversales s'y propagent à une célérité c_t constante. En rappelant que \omega_0 = \sqrt{C/m}, on obtient :

\boxed{c_t = d \sqrt{\frac{C}{m}}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde transversale, célérité

Discuter la relation compte tenu du résultat de la question précédente. Calculer pour le fer à et à pression atmosphérique.

Voir l'indice

Identifier la masse par plan et la raideur C aux grandeurs macroscopiques volumiques L et \mu, puis effectuer l'application numérique pour le fer.

Voir la stratégie
  1. Relier l'expression macroscopique c_t = \sqrt{L/\mu} à l'expression microscopique c_t = d\sqrt{C/m} obtenue en Q13 en exprimant la masse d'un plan et la force de rappel transverse pour une section \Sigma.
  2. Comparer la structure de cette formule à celle de la célérité des ondes longitudinales c_\ell = \sqrt{E/\mu} (Q7).
  3. Effectuer l'application numérique pour le fer à 293\text{ K} à l'aide de la relation L \approx 0{,}4\,E et des données de la question Q7.
Voir la réponse courte

Identification dimensionnelle des paramètres microscopiques avec le module de cisaillement L et calcul de c_t pour le fer.

Voir le corrigé complet

1. Discussion de la relation c_t = \sqrt{L/µ} :

À la question Q13, l'approche microscopique dans l'approximation des milieux continus a conduit à :

c_t = d\sqrt{\frac{C}{m}} = \sqrt{\frac{C\,d^2}{m}}

Considérons une tranche de solide de section \Sigma orthogonale à (Ox) et d'épaisseur d (associée à un plan atomique). Sa masse est :

m = \mu\,\Sigma\,d

Par ailleurs, dans le cadre de l'élasticité linéaire, la contrainte de cisaillement s'écrit \sigma = L\,\frac{\partial \xi}{\partial x}. La force nette transverse s'exerçant sur une tranche comprise entre x et x+d est :

\mathrm{d}F_z = \Sigma\,\mathrm{d}\sigma = \Sigma\,L\,\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}\,d

En identifiant cette expression à la force de rappel discrète au second ordre C\,d^2\,\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}, on obtient la correspondance microscopique-macroscopique :

C = \frac{L\,\Sigma}{d}

En injectant ces relations dans l'expression microscopique :

c_t = \sqrt{\frac{\left(\frac{L\,\Sigma}{d}\right)d^2}{\mu\,\Sigma\,d}} = \sqrt{\frac{L}{\mu}}

L'expression macroscopique est donc en parfaite cohérence avec le modèle microscopique. De plus, elle présente une structure analogue à celle des ondes longitudinales établie à la question Q7 (c_\ell = \sqrt{E/\mu}), où le module d'Young E (associé à une élongation/compression axiale) est remplacé par le module de cisaillement L (associé au glissement relatif des couches).

2. Calcul de c_t pour le fer à 293\text{ K} :

On a L \approx 0{,}4\,E, d'où :

c_t = \sqrt{\frac{0{,}4\,E}{\mu_{\mathrm{Fe}}}}

Avec E = 196\text{ GPa} = 196 \times 10^9\text{ Pa} et \mu_{\mathrm{Fe}} = 7{,}87 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

L \approx 0{,}4 \times 196 \times 10^9 = 78{,}4 \times 10^9\text{ Pa} = 78{,}4\text{ GPa}
c_t = \sqrt{\frac{78{,}4 \times 10^9}{7{,}87 \times 10^3}} \approx 3{,}16 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c_t \approx 3{,}16 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 3{,}16\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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I.B · Ondes P et S dans la Terre et modèle PREM

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : onde sismique, onde transversale

En explicitant la démarche, attribuer aux vitesses des ondes P et S les profils en tirets ou en pointillés de la figure 3. Discuter la cohérence de cette figure avec la structure interne de la Terre décrite dans l'introduction du sujet.

Voir l'indice

Noter que les ondes transversales de cisaillement S ne peuvent pas se propager dans un liquide (L = 0 \implies v_S = 0), ce qui identifie immédiatement le profil nul dans le noyau externe.

Voir la stratégie
  1. Comparer les expressions théoriques des célérités v_P et v_S dans un solide et dans un fluide pour en déduire les critères d'attribution : v_P > v_S partout, et v_S = 0 dans un milieu fluide.
  2. Relier les discontinuités observées sur les profils de vitesse et de masse volumique aux différentes enveloppes terrestres et discontinuités présentées à la figure 1.
Voir la réponse courte

v_P > v_S attribue les profils ; disparition des ondes S dans le noyau externe car c'est un milieu liquide.

Voir le corrigé complet

D'après les expressions fournies par l'énoncé :

v_P = \sqrt{\frac{K + \frac{4}{3}L}{\mu}} \quad \text{et} \quad v_S = \sqrt{\frac{L}{\mu}}

Les modules élastiques K et L étant strictement positifs dans un milieu solide, on a :

v_P > v_S \quad \text{dans tout milieu solide}

Dans un fluide, le module de cisaillement est nul (L = 0), ce qui entraîne :

v_S = 0 \quad \text{et} \quad v_P = \sqrt{\frac{K}{\mu}} > 0

Sur la figure 3 :

  • Le profil en tirets présente toujours les valeurs les plus élevées et ne s'annule jamais : il correspond à la vitesse des ondes P (v_P).
  • Le profil en pointillés présente des valeurs plus faibles et s'annule complètement entre r \approx 1\,220\text{ km} et r \approx 3\,480\text{ km} : il correspond à la vitesse des ondes S (v_S).
\boxed{\text{Tirets : ondes P } (v_P) \qquad ; \qquad \text{Pointillés : ondes S } (v_S)}

Cohérence avec la structure interne de la Terre :

  • Graine (noyau interne, 0 \le r \lesssim 1\,220\text{ km}) : Les ondes S s'y propagent (v_S \approx 3{,}5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}), ce qui confirme le caractère solide de la graine. La masse volumique y est maximale (\mu \approx 13\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}).
  • Discontinuité de Lehmann (C, à r \approx 1\,216\text{ km}) : Elle sépare nettement la graine solide du noyau externe liquide, marquée par l'annulation brutale de v_S et une chute de v_P.
  • Noyau externe (1\,220\text{ km} \lesssim r \lesssim 3\,486\text{ km}) : L'absence d'ondes S (v_S = 0) prouve que cette couche est un fluide liquide. Son épaisseur correspond bien à 2\,270\text{ km} (1\,216 + 2\,270 = 3\,486\text{ km}).
  • Discontinuité de Gutenberg (B, à r = R_T - 2\,885\text{ km} \approx 3\,486\text{ km}) : Elle marque la frontière noyau-manteau par un saut très net de la masse volumique (chute brutale de \sim 10 à \sim 5{,}5\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}), la réapparition des ondes S et un bond de la vitesse v_P (qui passe de 8 à près de 14\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}).
  • Manteau (3\,486\text{ km} \lesssim r \lesssim 6\,340\text{ km}) : v_S > 0, le manteau est donc entièrement solide (comportement élastique aux échelles de temps des ondes sismiques), de masse volumique intermédiaire (\mu entre 3{,}5 et 5{,}5\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}).
  • Croûte terrestre et discontinuité de Mohorovičić (A) : Au voisinage immédiat de la surface (r > 6\,300\text{ km}), on observe une forte décroissance des vitesses et une baisse de \mu vers \approx 2{,}7\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}.

Le modèle PREM est donc en accord remarquable avec la structure en couches concentriques présentée en introduction.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'argumentation doit valider la nature liquide du noyau externe et confirmer la structure en couches grâce à la discontinuité de vP.

« La réponse doit être fondée sur des arguments convaincants. »

« La discussion sur la cohérence de la figure 3 avec la structure interne de la Terre doit mettre en évidence les éléments les plus importants : la validation de la nature liquide du noyau externe et la confirmation de la structure en couches grâce à la discontinuité de la vitesse vP. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (35 % des questions, partie I), Mouvement dans un champ de force centrale (12 %, partie II), Atomistique, liaisons et cristallographie (12 %, partie III) et Thermodynamique chimique et équilibres (12 %, partie V). Plus ponctuellement : Diffusion thermique et diffusion de particules, Électrostatique, Mécanique des fluides, Changements d'état du corps pur et Premier et second principes de la thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 14 questions sur 40 (35 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q23 à Q27) et la sous-partie V.B (Q36 à Q38), ainsi que Q9, Q19, Q21, Q22, Q34 et Q35. Avec les autres programmes de première année : 9 en MP2I, 12 en TSI1 et 8 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 ?

Questions de cours : Q1 (approximation acoustique), Q2 (équation d'euler), Q3 (compressibilité isentropique), Q4 (équation de d'alembert), Q16 (théorème de gauss), Q23 (liaison métallique), Q24 (réseau cfc) et Q28 (loi de fourier). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (célérité acoustique), Q9 (oscillateur couplé), Q10 (relation de dispersion), Q11 (relation de dispersion), Q12 (vitesse de phase), Q17 (théorème de gauss), Q18 (champ de gravitation), Q25 (réseau cfc)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 40), par exemple : Q1 à Q9, Q11 à Q14, Q16, Q18 à Q20, Q23 à Q28, Q30, Q31, Q33, Q34, Q36 et Q38 à Q40. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q32 et Q35.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury parle d'un niveau raisonnable : toutes les questions ont été abordées et la note maximale a été approchée dans chaque section, mais le bilan de la partie III est décevant. Moyenne : 9,32/20 (écart-type 4,1, 4 159 présents).

Que faire si l'on bloque sur l'établissement de la loi de Rayleigh en Q35 ?

Admettre la formule fournie par l'énoncé (w_L^i = \beta f^{D_i - 1}) pour aborder sans attendre la sous-partie V.B. Les questions Q36 et Q38 s'appuient directement sur ce résultat sans exiger sa démonstration préalable.

Qu'attend le jury pour la présentation de la méthode Monte-Carlo en Q37 ?

Expliciter le principe statistique concret en liant chaque variable du script à la physique du problème : tirages aléatoires selon une loi normale simulant les incertitudes expérimentales, régressions linéaires répétées et extraction de l'écart-type de la pente.

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