WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2025

Quelques aspects liés à l'habitat

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Diffusion thermique et diffusion de particules, Conversion de puissance · 17 incontournables · 6 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Ce sujet aborde quatre problématiques concrètes de l'ingénierie du bâtiment réparties en quatre parties entièrement indépendantes. Il propose un panorama complet et très équilibré des spécificités du programme de PSI : transferts thermiques conductifs et conducto-convectifs dans l'habitat, modélisation acoustique de l'isolation phonique par une paroi mince, physico-chimie de l'eau adoucie avec un problème ouvert de mécanique des fluides, et électronique de puissance appliquée à un onduleur monophasé en pont.

D'une difficulté très abordable et respectant scrupuleusement les attendus des épreuves écrites de CCINP, cette épreuve constitue un support idéal pour des révisions globales de fin d'année. Elle permet de consolider les automatismes de cours (équations locales, bilans, schémas équivalents) tout en évaluant la rigueur d'analyse des chronogrammes et la modélisation physique.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Très partiellement en PCSI, MPSI et PTSI : 6 questions sur 41, partie III.1.

Où gagner des points

30 questions rapides et accessibles
Afficher ou masquer la section

Rapides et accessibles (30) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : à savoir
  • À savoir

    Pour les diagrammes asymptotiques de Q23, l'axe des ordonnées porte \log|r| et \log|t| sans le facteur 20 habituel des décibels : les pentes asymptotiques valent donc \pm 1 par décade et non \pm 20\text{ dB/décade}.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

41 questions
Afficher ou masquer la section

Partie I : Isolation thermique

I.1 · Étude d'une paroi plane

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : loi de fourier, vecteur densité de flux thermique, conductivité thermique

Rappeler la loi de Fourier. Préciser les notations et les unités des grandeurs physiques qui interviennent.

Voir l'indice

Écrire la relation différentielle reliant le vecteur densité de courant thermique au gradient local de température.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier \vec{\jmath}_Q = -\lambda\vec{\nabla}T avec définition rigoureuse des grandeurs physiques et de leurs unités SI.

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier relie localement le vecteur densité de flux thermique au gradient de température dans un milieu conducteur isotrope :

\boxed{\vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \, \vec{\operatorname{grad}}(T)}

Dans le cas unidimensionnel où le champ de température ne dépend que de la coordonnée spatiale x et du temps t, elle s'écrit selon le vecteur unitaire \vec{e}_x :

\vec{j}_{\text{th}}(x,t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}(x,t) \, \vec{e}_x

Les grandeurs physiques intervenant dans cette loi sont :

  • \vec{j}_{\text{th}} : le vecteur densité volumique de flux thermique (ou densité de courant thermique), exprimé en watt par mètre carré (\mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
  • \lambda : la conductivité thermique du matériau, exprimée en watt par mètre et par kelvin (\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}) ;
  • T : la température absolue, exprimée en kelvin (\mathrm{K}) ;
  • \vec{\operatorname{grad}}(T) : le gradient de température, exprimé en kelvin par mètre (\mathrm{K\cdot m^{-1}}).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : équation de diffusion, bilan d'énergie, loi de fourier

On suppose qu'il n'y a pas de source de chaleur interne. Établir pour l'étude de cette paroi, l'équation de la diffusion thermique en coordonnées cartésiennes.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie sur une tranche de milieu comprise entre x et x+\mathrm{d}x pendant une durée \mathrm{d}t, en combinant le premier principe et la loi de Fourier.

Voir la stratégie
  1. Définir une tranche élémentaire de paroi d'épaisseur \mathrm{d}x comme système fermé indéformable.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique entre les instants t et t+\mathrm{d}t en exprimant la variation d'énergie interne et les transferts thermiques conductifs aux frontières.
  3. Injecter la loi de Fourier unidimensionnelle pour aboutir à l'équation aux dérivées partielles régissant T(x,t).
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur une tranche élémentaire de fluide ou solide d'épaisseur \mathrm{d}x combiné à la loi de Fourier pour obtenir l'équation de la chaleur 1D.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche élémentaire de paroi située entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section S_0 orthogonale à l'axe (Ox), et de masse :

\mathrm{d}m = \rho\,S_0\,\mathrm{d}x

Le matériau étant une phase condensée indéformable et en l'absence de source interne, le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système entre les dates t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}U = \delta Q

La variation d'énergie interne s'exprime par :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m\,c\,\left[T(x, t+\mathrm{d}t) - T(x, t)\right] = \rho\,c\,S_0\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial T}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t

Le transfert thermique élémentaire reçu par conduction à travers les faces en x et en x+\mathrm{d}x orientées suivant \vec{e}_x vaut :

\begin{aligned} \delta Q &= \left[\Phi(x,t) - \Phi(x+\mathrm{d}x, t)\right]\mathrm{d}t \\ &= \left[j_{\text{th}}(x,t) - j_{\text{th}}(x+\mathrm{d}x, t)\right] S_0\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\partial j_{\text{th}}}{\partial x}(x,t)\,S_0\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \end{aligned}

D'après la loi de Fourier unidimensionnelle (question Q1), la projection du vecteur densité de flux thermique selon l'axe (Ox) est :

j_{\text{th}}(x,t) = -\lambda\,\frac{\partial T}{\partial x}(x,t)

En supposant la conductivité thermique \lambda uniforme :

-\frac{\partial j_{\text{th}}}{\partial x}(x,t) = \lambda\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x,t)

En égalant les deux expressions de \mathrm{d}U et \delta Q, puis en simplifiant par S_0\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient :

\rho\,c\,\frac{\partial T}{\partial t} = \lambda\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

soit l'équation de la diffusion thermique :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t} = D\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}}

où D = \dfrac{\lambda}{\rho\,c} désigne la diffusivité thermique du matériau (en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : équation de diffusion, profil de température

Déterminer en régime stationnaire le profil de température de cette paroi en fonction de , et de .

Voir l'indice

Intégrer deux fois par rapport à la variable d'espace l'équation de diffusion stationnaire unidimensionnelle en utilisant les conditions aux limites fournies.

Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = 0 avec les conditions aux limites en x=0 et x=e_0 conduisant à un profil de température linéaire.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire (ou permanent), la température est indépendante du temps :

\frac{\partial T}{\partial t} = 0

D'après l'équation de la diffusion établie à la question Q2, le champ de température ne dépend que de x et vérifie :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d} x^2} = 0

Par intégration successive par rapport à x, on obtient une fonction affine :

T(x) = A\,x + B

où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :

\begin{aligned} T(0) &= T_1 \implies B = T_1 \\ T(e_0) &= T_2 \implies A\,e_0 + T_1 = T_2 \implies A = \frac{T_2 - T_1}{e_0} \end{aligned}

On en déduit l'expression du profil de température dans la paroi :

\boxed{T(x) = T_1 + \frac{T_2 - T_1}{e_0}\,x}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : flux thermique, résistance thermique

Donner en régime stationnaire l'expression du flux thermique traversant cette paroi orientée dans le sens des , en fonction de , , , et de . En déduire l'expression de la résistance thermique de cette paroi, en fonction de , et de .

Voir l'indice

Calculer le flux thermique traversant la surface S_0 à partir du gradient de température, puis identifier la résistance thermique par analogie avec la loi d'Ohm.

Voir la réponse courte

Calcul du flux thermique traversant la paroi \Phi = \lambda S_0(T_1-T_2)/e_0 et identification de la résistance thermique conductive R_{th} = e_0/(\lambda S_0).

Voir le corrigé complet

Le flux thermique \Phi traversant une section de surface S_0 orientée par le vecteur unitaire \vec{e}_x s'écrit par définition :

\Phi = \iint_{S_0} \vec{j}_{\text{th}} \cdot \vec{e}_x \, \mathrm{d}S

D'après la loi de Fourier rappelée à la question Q1, le vecteur densité de courant thermique est :

\vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \, \vec{e}_x

En utilisant le profil de température établi à la question Q3, la dérivée spatiale vaut :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = \frac{T_2 - T_1}{e_0}

Comme cette grandeur est uniforme sur toute la section de surface S_0, on obtient :

\Phi = -\lambda \left(\frac{T_2 - T_1}{e_0}\right) S_0
\boxed{\Phi = \frac{\lambda \, S_0}{e_0} (T_1 - T_2)}

Par analogie thermoélectrique avec la loi d'Ohm (U_1 - U_2 = R\,I), la résistance thermique R_{\text{th}} est définie par la relation :

T_1 - T_2 = R_{\text{th}} \, \Phi

On en déduit immédiatement :

\boxed{R_{\text{th}} = \frac{e_0}{\lambda \, S_0}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

I.2 · Étude d'une fenêtre double vitrage

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : résistance thermique, analogie électrothermique, loi de newton

Proposer, en régime stationnaire, un schéma électrique équivalent qui décrit les transferts thermiques associés à cette fenêtre. Précisez les expressions littérales des résistances thermiques qui interviennent en fonction des données de l'énoncé. Vous ferez apparaître sur votre schéma les différentes températures , , et .

Voir l'indice

Représenter en série l'ensemble des résistances conducto-convectives aux parois extrêmes et les résistances conductrices des milieux traversés (verre et argon).

Voir la stratégie
  1. Identifier les différents modes de transfert thermique mis en jeu entre l'air extérieur et l'air intérieur : convection aux deux interfaces solide-fluide, et diffusion (conduction) au sein des trois couches matérielles.
  2. Exprimer la résistance thermique élémentaire de chaque domaine à l'aide des formules établies en Q4 pour la conduction (R = \frac{e}{\lambda S}) et de la loi de Newton pour la convection (R = \frac{1}{h S}).
  3. Justifier la mise en série de ces cinq résistances par la conservation du flux thermique en régime stationnaire unidimensionnel, puis tracer le schéma électrique équivalent avec les températures imposées.
Voir la réponse courte

Schéma équivalent associant en série deux résistances conducto-convectives aux parois et les résistances conductives de chaque couche (verre, air, verre).

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire unidimensionnel (selon l'axe Ox) et sans source interne de chaleur, le flux thermique \Phi traversant les différentes couches est conservé. Les transferts thermiques s'effectuent à travers cinq domaines successifs montés en série :

  • L'interface air extérieur – verre (échange conducto-convectif) :

    R_{cv,e} = \frac{1}{h_e S_f}
  • La première paroi vitrée en 0 \le x \le e (conduction) :

    R_{V} = \frac{e}{\lambda_V S_f}
  • La lame d'argon statique en e \le x \le 2e (conduction) :

    R_{\text{Ar}} = \frac{e}{\lambda_{\text{Ar}} S_f}
  • La seconde paroi vitrée en 2e \le x \le 3e (conduction) :

    R_{V} = \frac{e}{\lambda_V S_f}
  • L'interface verre – air intérieur (échange conducto-convectif) :

    R_{cv,i} = \frac{1}{h_i S_f}

Les résistances thermiques mises en jeu sont ainsi :

\boxed{R_{cv,e} = \frac{1}{h_e S_f} \quad,\quad R_{V} = \frac{e}{\lambda_V S_f} \quad,\quad R_{\text{Ar}} = \frac{e}{\lambda_{\text{Ar}} S_f} \quad,\quad R_{cv,i} = \frac{1}{h_i S_f}}

L'analogie électrothermique associe la différence de température à une tension électrique et le flux thermique \Phi à une intensité de courant. Le schéma électrique équivalent est représenté ci-dessous :

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : profil de température, conductivité thermique

On repère les différentes interfaces par leurs abscisses . L'interface air extérieur – verre se situe en . On suppose . Précisez sans justification parmi les profils de température proposés sur la figure 3 celui qui correspond à cette fenêtre.

Voir l'indice

Comparer les conductivités de l'argon et du verre pour en déduire les pentes locales du profil thermique, sachant que la résistance thermique de l'argon est prépondérante.

Voir la réponse courte

Sélection du profil par continuité du flux : la pente |\mathrm{d}T/\mathrm{d}x| est nettement plus forte dans la couche d'air, moins conductrice que le verre.

Voir le corrigé complet

Le profil de température qui correspond à cette fenêtre double vitrage est le profil b.

\boxed{\text{Profil b}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

I.3 · Étude d'une pièce d'habitation

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : résistance thermique

Donner la valeur numérique de , résistance thermique de la pièce d'habitation.

Voir l'indice

Appliquer la relation stationnaire entre la puissance injectée par le radiateur, l'écart de température final et la résistance thermique globale.

Voir la réponse courte

Calcul numérique direct de la résistance thermique de la pièce à partir des données ou des dimensions de l'habitation.

Voir le corrigé complet

Lorsque la température de la pièce s'est stabilisée à sa valeur finale T_{\text{fin}}, le régime stationnaire est atteint. Le bilan d'énergie thermique sur la pièce s'écrit alors :

P = \Phi_{\text{pertes}}

où P est la puissance fournie par le radiateur et \Phi_{\text{pertes}} le flux thermique perdu vers l'extérieur. Par définition de la résistance thermique globale R_1 de la pièce :

\Phi_{\text{pertes}} = \frac{T_{\text{fin}} - T_{\text{ext}}}{R_1}

On en déduit l'expression de la résistance thermique :

R_1 = \frac{T_{\text{fin}} - T_{\text{ext}}}{P}

Application numérique avec T_{\text{fin}} = 294\text{ K}, T_{\text{ext}} = 274\text{ K} et P = 500\text{ W} :

R_1 = \frac{294 - 274}{500} = \frac{20}{500} = 0{,}040\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_1 = 0{,}040\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : bilan d'énergie, régime transitoire, temps caractéristique

On note la température de la pièce supposée uniforme à un instant et la capacité thermique de la pièce. Cette capacité englobe celle du mobilier, celle de l'air contenu dans la pièce et celle des portions de murs intérieurs, aussi appelés doublages, qui se situent avant l'isolant. Etablir dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires, l'équation différentielle vérifiée par la température . En déduire l'expression de la température en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Écrire le bilan enthalpique global du premier principe pour la pièce entre deux instants voisins t et t+\mathrm{d}t, puis résoudre l'équation différentielle du premier ordre obtenue.

Voir la stratégie
  1. On applique le premier principe de la thermodynamique à la pièce de capacité thermique C sur une durée élémentaire \mathrm{d}t.
  2. Dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), le flux thermique perdu vers l'extérieur s'exprime instantanément à l'aide de la résistance thermique R_1.
  3. On résout l'équation différentielle du premier ordre obtenue en utilisant la condition initiale T(0) = T_{\text{ext}} et la relation liant la puissance P à T_{\text{fin}}.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie global dans l'ARQS C\mathrm{d}T/\mathrm{d}t = (T_{ext}-T)/R_1 et résolution de l'équation différentielle du premier ordre avec condition initiale.

Voir le corrigé complet

On choisit comme système thermodynamique fermé l'intérieur de la pièce (air, mobilier, doublages intérieurs) à la température uniforme T(t), de capacité thermique C.

Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation d'énergie interne du système s'écrit :

\mathrm{d}U = C\,\mathrm{d}T

Le système échange de l'énergie thermique sous deux formes :

  • la puissance fournie par le radiateur : \mathcal{P}_{\text{rad}} = P ;
  • les pertes thermiques vers l'extérieur à travers les parois modélisées par la résistance thermique R_1. Dans le cadre de l'ARQS, le temps de diffusion à travers les parois est très court devant le temps caractéristique d'évolution de la pièce : le profil de température s'adapte instantanément, de sorte que le flux thermique cédé vers l'extérieur s'écrit :

    \Phi_{\text{pertes}}(t) = \frac{T(t) - T_{\text{ext}}}{R_1}

Le premier principe appliqué au système entre t et t + \mathrm{d}t donne :

\mathrm{d}U = \delta Q = \left( P - \Phi_{\text{pertes}}(t) \right)\mathrm{d}t

D'où l'équation différentielle vérifiée par T(t) :

C\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T(t) - T_{\text{ext}}}{R_1} = P

En introduisant la température finale de régime permanent T_{\text{fin}}, pour laquelle \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = 0, on a P = \dfrac{T_{\text{fin}} - T_{\text{ext}}}{R_1} (d'après la question Q7), ce qui permet de réécrire l'équation différentielle sous la forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T(t)}{R_1 C} = \frac{T_{\text{fin}}}{R_1 C}}

Cette équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec second membre constant admet pour solution générale :

T(t) = T_{\text{fin}} + A\,\exp\left(-\frac{t}{R_1 C}\right)

où A est une constante déterminée par la condition initiale : à t = 0, la pièce est à la température extérieure, soit T(0) = T_{\text{ext}}, d'où A = T_{\text{ext}} - T_{\text{fin}}.

L'expression de la température est donc :

\boxed{T(t) = T_{\text{fin}} + (T_{\text{ext}} - T_{\text{fin}})\,\exp\left(-\frac{t}{R_1 C}\right) = T_{\text{ext}} + (T_{\text{fin}} - T_{\text{ext}})\left(1 - \exp\left(-\frac{t}{R_1 C}\right)\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : résistance thermique, association en parallèle

Le plafond a une épaisseur et une conductivité thermique . Donner la valeur numérique de la résistance thermique du plafond notée . Exprimer littéralement la résistance thermique de l'ensemble mur-fenêtre, notée , en fonction de et de . Donner la valeur numérique de . Les déperditions thermiques sont-elles plus importantes par le plafond ou par l'ensemble mur-fenêtre ?

Voir l'indice

Utiliser la formule de la résistance conductive d'une paroi plane pour le plafond, puis considérer l'association en parallèle du plafond et de l'ensemble mur-fenêtre.

Voir la stratégie
  1. Calculer la résistance thermique de conduction du plafond à partir de sa géométrie et de sa conductivité, en utilisant la formule établie en Q4.
  2. Identifier que les déperditions thermiques vers l'extérieur s'effectuent en parallèle par le plafond d'une part, et par l'ensemble mur-fenêtre d'autre part, soumis au même écart de température \Delta T = T_{\text{int}} - T_{\text{ext}}.
  3. En déduire l'expression littérale et numérique de R_{mf}, puis comparer les flux de déperdition associés.
Voir la réponse courte

Calcul de R_{pl}, déduction de R_{mf} via l'association parallèle 1/R_1 = 1/R_{pl} + 1/R_{mf}, puis comparaison des déperditions thermiques respectives.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la résistance thermique conductive du plafond de surface S_p, d'épaisseur e_p et de conductivité \lambda_p s'écrit :

R_{pl} = \frac{e_p}{\lambda_p \, S_p}

Avec e_p = 5\text{ cm} = 5\times 10^{-2}\text{ m}, \lambda_p = 0{,}1\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et S_p = 10\text{ m}^2, on obtient :

R_{pl} = \frac{5\times 10^{-2}}{0{,}1 \times 10} = 0{,}05\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{pl} = 0{,}05\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Le plafond et l'ensemble mur-fenêtre sont tous deux en contact entre l'air intérieur (à la température uniforme T) et le milieu extérieur (à T_{\text{ext}}). Ils sont donc soumis à la même différence de température : les flux thermiques s'additionnent, ce qui correspond à une association en parallèle des résistances thermiques :

\frac{1}{R_1} = \frac{1}{R_{pl}} + \frac{1}{R_{mf}}

On en déduit l'expression littérale de R_{mf} :

\frac{1}{R_{mf}} = \frac{1}{R_1} - \frac{1}{R_{pl}} = \frac{R_{pl} - R_1}{R_1 \, R_{pl}} \implies \boxed{R_{mf} = \frac{R_1 \, R_{pl}}{R_{pl} - R_1}}

D'après la question Q7, R_1 = 0{,}040\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. L'application numérique donne :

R_{mf} = \frac{0{,}040 \times 0{,}050}{0{,}050 - 0{,}040} = \frac{2{,}0\times 10^{-3}}{1{,}0\times 10^{-2}} = 0{,}20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{mf} = 0{,}20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Pour un même écart de température \Delta T, le flux thermique perdu s'écrit \Phi = \frac{\Delta T}{R_{\text{th}}}. Comme :

R_{pl} = 0{,}05\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} < R_{mf} = 0{,}20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

on a :

\Phi_{pl} = \frac{\Delta T}{R_{pl}} > \Phi_{mf} = \frac{\Delta T}{R_{mf}}

Les déperditions thermiques sont donc plus importantes par le plafond que par l'ensemble mur-fenêtre.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : résistance thermique, bilan d'énergie

On ajoute alors au plafond une couche d'isolant thermique d'épaisseur et de conductivité thermique .

Exprimer littéralement la nouvelle résistance thermique de l'ensemble plafond-isolant, notée , en fonction de , , et de .

Soit la nouvelle résistance thermique totale de la pièce. On admettra que .

D'après ce modèle, par quel coefficient a-t-on divisé les pertes d'énergie thermique de la pièce en ajoutant cette couche d'isolant au plafond ?

Voir l'indice

Ajouter la résistance conductive de la couche isolante en série avec celle du plafond, puis comparer les flux de déperdition thermique initiaux et finaux pour un même écart de température.

Voir la stratégie
  1. Associer en série la résistance thermique du plafond et celle de la couche d'isolant, le flux thermique traversant successivement ces deux couches de même section S_p.
  2. Relier le flux thermique des déperditions à la résistance thermique globale de la pièce pour un écart de température donné, puis calculer le rapport des pertes.
Voir la réponse courte

Association en série du plafond et de son isolant (R'_{pl} = R_{pl} + e_{isol}/(\lambda_{isol}S_p)), puis comparaison du flux perdu avant et après isolation.

Voir le corrigé complet

La couche d'isolant, d'épaisseur e_{\mathrm{isol}}, de surface S_p et de conductivité \lambda_{\mathrm{isol}}, présente une résistance thermique conductive :

R_{\mathrm{isol}} = \frac{e_{\mathrm{isol}}}{\lambda_{\mathrm{isol}} \, S_p}

L'isolant étant disposé directement contre le plafond, ces deux parois sont traversées par le même flux thermique surfacique : elles sont donc associées en série. La nouvelle résistance thermique de l'ensemble plafond-isolant est ainsi :

\boxed{R'_{pl} = R_{pl} + \frac{e_{\mathrm{isol}}}{\lambda_{\mathrm{isol}} \, S_p}}

Pour un écart de température fixé \Delta T = T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}} entre l'intérieur et l'extérieur, les pertes thermiques (ou flux de déperdition) de la pièce s'écrivent :

\Phi = \frac{\Delta T}{R_{\mathrm{th}}}

Avant l'ajout de l'isolant, les pertes valent \Phi_1 = \dfrac{\Delta T}{R_1}, et après l'ajout, elles valent \Phi_2 = \dfrac{\Delta T}{R_2}.

Le coefficient multiplicatif de réduction des pertes thermiques est donc le rapport :

\frac{\Phi_1}{\Phi_2} = \frac{R_2}{R_1}

D'après la question Q7, on a R_1 = 0{,}040\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, et l'énoncé donne R_2 = 0{,}12\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} :

\frac{\Phi_1}{\Phi_2} = \frac{0{,}12}{0{,}040} = 3
\boxed{\text{Les pertes d'énergie thermique de la pièce ont été divisées par } 3.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie II : Acoustique d'une cloison

II.1 · Modélisation de l'onde acoustique

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : approximation acoustique

Rappeler en quoi consiste l'approximation acoustique.

Voir l'indice

Préciser les hypothèses sur les amplitudes des perturbations de pression, de masse volumique et de vitesse par rapport aux grandeurs de repos du fluide.

Voir la réponse courte

Présentation des hypothèses de petites perturbations (p \ll P_0, \mu \ll \rho_0, v \ll c_0) et de transformations isentropiques du fluide.

Voir le corrigé complet

L'approximation acoustique consiste à supposer que la perturbation liée au passage de l'onde sonore est de très faible amplitude par rapport à l'état de repos du fluide :

\boxed{|p(x,t)| \ll P_0 \quad , \quad |\mu(x,t)| \ll \rho_0 \quad \text{et} \quad |v(x,t)| \ll c_0}

où c_0 est la célérité du son dans le milieu au repos.

Cette approximation a pour conséquences mathématiques et physiques :

  • de négliger les termes d'ordre supérieur ou égal à deux formés par les produits des grandeurs perturbées (p, \mu, v) et de leurs dérivées ;
  • de négliger le terme convectif d'accélération convective (\vec{v} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v} devant le terme d'accélération locale \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t} dans la dérivée particulaire ;
  • de linéariser l'ensemble des équations locales de la mécanique des fluides (équation d'Euler, équation de conservation de la masse, loi de comportement thermodynamique).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : équation d'euler, approximation acoustique

Soit un volume élémentaire d'air que nous appellerons par la suite particule d'air. Écrire l'équation de la dynamique vérifiée pour cette particule d'air. Projeter cette équation suivant le vecteur , puis linéariser cette équation dans le cadre de l'approximation acoustique.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à une particule fluide soumise aux seules forces de pression, puis négliger le terme convectif devant la dérivée temporelle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à une particule fluide d'air de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}V, en tenant compte des hypothèses de l'énoncé (pesanteur et viscosité négligées).
  2. Projeter la relation vectorielle obtenue (équation d'Euler) selon l'axe (Ox) en développant la dérivée particulaire.
  3. Linéariser l'équation au premier ordre en utilisant les grandeurs perturbatives définies dans l'approximation acoustique.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à une particule fluide, projection sur l'axe de propagation et élimination du terme convectif non linéaire : \rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la particule d'air de volume \mathrm{d}V et de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}V, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

La pesanteur et la viscosité étant négligées, la particule n'est soumise qu'aux forces de pression surfaciques :

\mathrm{d}\vec{F}_p = -\vec{\operatorname{grad}}(P)\,\mathrm{d}V

L'équation de la dynamique (équation d'Euler) s'écrit alors :

\rho\,\mathrm{d}V\,\frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = -\vec{\operatorname{grad}}(P)\,\mathrm{d}V \iff \rho\,\frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = -\vec{\operatorname{grad}}(P)

Pour une onde plane unidimensionnelle se propageant selon (Ox), la vitesse est purement longitudinale : \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{e}_x. En explicitant la dérivée particulaire fournie dans les données :

\frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = \left( \frac{\partial v}{\partial t} + v\,\frac{\partial v}{\partial x} \right) \vec{e}_x

La projection de l'équation du mouvement selon le vecteur unitaire \vec{e}_x donne :

\rho\left(\frac{\partial v}{\partial t} + v\,\frac{\partial v}{\partial x}\right) = -\frac{\partial P}{\partial x}

On injecte les grandeurs décomposées P(x,t) = P_0 + p(x,t) et \rho(x,t) = \rho_0 + \mu(x,t), où P_0 est uniforme :

(\rho_0 + \mu)\left(\frac{\partial v}{\partial t} + v\,\frac{\partial v}{\partial x}\right) = -\frac{\partial p}{\partial x}

Dans le cadre de l'approximation acoustique, on ne conserve que les termes d'ordre 1 par rapport aux petites perturbations v, p et \mu :

  • le terme convectif v\,\frac{\partial v}{\partial x} est du second ordre et est négligé devant l'accélération locale \frac{\partial v}{\partial t} ;
  • le produit \mu\,\frac{\partial v}{\partial t} est également du second ordre et est négligé devant \rho_0\,\frac{\partial v}{\partial t}.

L'équation du mouvement linéarisée devient ainsi :

\boxed{\rho_0\,\frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : conservation de la masse, approximation acoustique

Rappeler l'équation locale de conservation de la masse et la linéariser dans le cadre de l'approximation acoustique.

Voir l'indice

Partir de la forme conservative de l'équation de continuité et ne conserver que les termes d'ordre 1 en perturbation.

Voir la réponse courte

Écriture de l'équation de continuité puis linéarisation au premier ordre : \frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de conservation de la masse (ou équation de continuité) s'écrit de manière générale :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0

Pour un écoulement unidimensionnel où \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{e}_x, elle se réduit à :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial (\rho v)}{\partial x} = 0

On introduit les développements perturbatifs au repos :

\rho(x,t) = \rho_0 + \mu(x,t) \quad \text{et} \quad v(x,t)

où \rho_0 est une constante uniforme et indépendante du temps, et où \mu et v sont des infiniment petits du premier ordre.

  • La dérivée temporelle de la masse volumique devient :

    \frac{\partial \rho}{\partial t} = \frac{\partial \mu}{\partial t}
  • Le produit s'écrit :

    \rho\,v = (\rho_0 + \mu)\,v = \rho_0\,v + \mu\,v

    Le terme \mu\,v, produit de deux grandeurs du premier ordre, est du second ordre et est négligé dans le cadre de l'approximation acoustique :

    \rho\,v \approx \rho_0\,v

En dérivant par rapport à x, puisque \rho_0 est constant :

\frac{\partial (\rho v)}{\partial x} \approx \rho_0\,\frac{\partial v}{\partial x}

On obtient ainsi l'équation de conservation de la masse linéarisée :

\boxed{\frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0\,\frac{\partial v}{\partial x} = 0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de d'alembert, célérité acoustique

On rappelle que, dans l'approximation acoustique, . Montrer que la surpression acoustique vérifie une équation de d'Alembert. En déduire l'expression de la célérité de l'onde en fonction de et de .

Voir l'indice

Éliminer la vitesse et la masse volumique entre l'équation d'Euler linéarisée, la conservation de la masse et la compressibilité isentropique.

Voir la stratégie
  1. Injecter la relation constitutive \mu = \rho_0 \chi_S p dans l'équation de conservation de la masse obtenue à la question Q13.
  2. Dériver l'équation de conservation de la masse par rapport au temps t et l'équation d'Euler (question Q12) par rapport à la position x afin d'éliminer la vitesse particulaire v(x,t).
  3. Mettre l'équation obtenue sous la forme canonique de l'équation de d'Alembert pour en déduire l'expression de la célérité c_0.
Voir la réponse courte

Combinaison d'Euler, de la conservation de la masse et du coefficient de compressibilité \chi_S pour former l'équation de d'Alembert avec c_0 = (\rho_0 \chi_S)^{-1/2}.

Voir le corrigé complet

Rappelons les deux équations locales obtenues précédemment :

  • Équation d'Euler linéarisée (Q12) :

    \rho_0\,\frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x} \tag{1}
  • Équation de conservation de la masse linéarisée (Q13) :

    \frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0\,\frac{\partial v}{\partial x} = 0 \tag{2}

En substituant la relation thermodynamique \mu(x,t) = \rho_0 \chi_S\,p(x,t) dans l'équation (2), et en simplifiant par la masse volumique constante \rho_0 > 0, il vient :

\chi_S\,\frac{\partial p}{\partial t} + \frac{\partial v}{\partial x} = 0 \tag{3}

Dérivons l'équation (3) par rapport au temps t :

\chi_S\,\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} + \frac{\partial^2 v}{\partial t\,\partial x} = 0

D'après le théorème de Schwarz sur l'interversion des dérivées partielles, \frac{\partial^2 v}{\partial t\,\partial x} = \frac{\partial}{\partial x}\left(\frac{\partial v}{\partial t}\right). En dérivant l'équation d'Euler (1) par rapport à x, on obtient :

\frac{\partial}{\partial x}\left(\frac{\partial v}{\partial t}\right) = -\frac{1}{\rho_0}\,\frac{\partial^2 p}{\partial x^2}

En combinant ces deux relations, on aboutit à :

\chi_S\,\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} - \frac{1}{\rho_0}\,\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} = 0 \iff \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_S\,\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0

La surpression acoustique p(x,t) vérifie donc bien une équation de d'Alembert à une dimension spatiale :

\boxed{\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c_0^2}\,\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

Par identification avec le terme \frac{1}{c_0^2} = \rho_0 \chi_S, on déduit la célérité c_0 de l'onde acoustique :

\boxed{c_0 = \frac{1}{\sqrt{\rho_0\,\chi_S}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.2.1 · Onde incidente

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive harmonique, impédance acoustique

Exprimer les expressions des ondes complexes et en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Écrire l'expression spatio-temporelle d'une onde plane progressive se propageant dans le sens des x croissants, et relier l'amplitude de vitesse à celle de pression grâce à l'impédance Z.

Voir la réponse courte

Écriture d'une OPPH se propageant selon +x : \underline{p_i}(x,t) = p_{im}\mathrm{e}^{j(\omega t - kx)} et \underline{v_i}(x,t) = (p_{im}/Z)\mathrm{e}^{j(\omega t - kx)}.

Voir le corrigé complet

L'onde incidente est une onde plane progressive harmonique se propageant dans le sens des x croissants (vers la cloison située en x = 0).

En adoptant la convention usuelle de notation complexe associée à la pulsation \omega (avec \mathrm{j}^2 = -1), la surpression acoustique incidente s'écrit sous la forme :

\boxed{\underline{p_i}(x,t) = p_{im}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)}}

Par définition de l'impédance acoustique de l'onde incidente Z = \dfrac{p_{im}}{v_{im}}, l'amplitude de la vitesse s'exprime par v_{im} = \dfrac{p_{im}}{Z}.

Pour une onde se propageant selon les x croissants, la vitesse particulaire et la surpression sont en phase, d'où :

\boxed{\underline{v_i}(x,t) = \frac{p_{im}}{Z}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : impédance acoustique

On rappelle que . Déterminer l'expression de en fonction de et de .

Voir l'indice

Injecter les expressions des ondes planes dans l'équation d'Euler linéarisée pour expliciter le rapport d'amplitude p/v.

Voir la réponse courte

Injection de l'OPPH dans l'équation d'Euler linéarisée pour établir l'impédance acoustique caractéristique du milieu Z = \rho_0 c_0.

Voir le corrigé complet

L'onde incidente plane progressive harmonique se propageant selon les x croissants s'écrit sous forme complexe, d'après la question Q15 :

\begin{aligned} \underline{p_i}(x,t) &= p_{im}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)} \\ \underline{v_i}(x,t) &= v_{im}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)} = \frac{p_{im}}{Z}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)} \end{aligned}

Injectons ces grandeurs dans l'équation d'Euler linéarisée établie à la question Q12 :

\rho_0\,\frac{\partial \underline{v_i}}{\partial t} = -\frac{\partial \underline{p_i}}{\partial x}

En calculant les dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{v_i}}{\partial t} &= \mathrm{j}\omega\,\underline{v_i} \\ \frac{\partial \underline{p_i}}{\partial x} &= -\mathrm{j}k\,\underline{p_i} \end{aligned}

On obtient :

\rho_0\,(\mathrm{j}\omega)\,\underline{v_i} = -(-\mathrm{j}k)\,\underline{p_i} = \mathrm{j}k\,\underline{p_i} \implies \rho_0\,\omega\,\underline{v_i} = k\,\underline{p_i}

Sachant que k = \dfrac{\omega}{c_0}, cette égalité devient :

\rho_0\,\omega\,\underline{v_i} = \frac{\omega}{c_0}\,\underline{p_i} \implies \underline{p_i} = \rho_0\,c_0\,\underline{v_i}

Par définition de l'impédance acoustique Z = \dfrac{p_{im}}{v_{im}} = \dfrac{\underline{p_i}(x,t)}{\underline{v_i}(x,t)}, on en déduit :

\boxed{Z = \rho_0\,c_0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.2.2 · Onde réfléchie

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive harmonique, impédance acoustique

Exprimer les expressions des ondes complexes et en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Prendre en compte le sens de propagation selon -x pour l'onde réfléchie, ce qui induit un signe moins dans l'expression de la vitesse particulaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de propagation de l'onde réfléchie dans le domaine x < 0 (sens des x décroissants) pour établir sa dépendance spatio-temporelle cohérente avec celle de l'onde incidente.
  2. Relier la vitesse particulaire complexe \underline{v_r}(x,t) à la surpression acoustique complexe \underline{p_r}(x,t) à l'aide de l'équation d'Euler linéarisée ou de l'impédance caractéristique Z.
Voir la réponse courte

Écriture de l'onde réfléchie se propageant selon -x : \underline{p_r} = \underline{p_{rm}}\mathrm{e}^{j(\omega t + kx)} et \underline{v_r} = -(\underline{p_{rm}}/Z)\mathrm{e}^{j(\omega t + kx)}.

Voir le corrigé complet

L'onde réfléchie se propage dans l'air (x < 0) selon l'axe (Ox) dans le sens des x décroissants (sens rétrograde). Compte tenu de la convention adoptée à la question précédente où l'onde progressive incidente est proportionnelle à \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)}, la surpression de l'onde réfléchie s'écrit sous la forme :

\boxed{\underline{p_r}(x,t) = \underline{p_{rm}}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kx)}}

D'après l'équation de la dynamique linéarisée (équation d'Euler projetée sur \vec{e}_x, question Q12) :

\rho_0 \frac{\partial v_r}{\partial t} = -\frac{\partial p_r}{\partial x}

En notation complexe, avec \frac{\partial}{\partial t} \leftrightarrow \mathrm{j}\omega et \frac{\partial}{\partial x} \leftrightarrow \mathrm{j}k pour l'onde rétrograde, cette relation devient :

\mathrm{j}\omega \rho_0\,\underline{v_r}(x,t) = -\mathrm{j}k\,\underline{p_r}(x,t)

Sachant que k = \frac{\omega}{c_0} et Z = \rho_0 c_0 (question Q16), il vient :

\underline{v_r}(x,t) = -\frac{k}{\rho_0 \omega}\,\underline{p_r}(x,t) = -\frac{1}{\rho_0 c_0}\,\underline{p_r}(x,t) = -\frac{1}{Z}\,\underline{p_r}(x,t)

On en déduit l'expression de la vitesse particulaire complexe associée à l'onde réfléchie :

\boxed{\underline{v_r}(x,t) = -\frac{\underline{p_{rm}}}{Z}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kx)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.2.3 · Onde transmise

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive harmonique, impédance acoustique

Exprimer les expressions complexes des ondes et en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Exprimer l'onde transmise comme une onde plane progressive se propageant dans le sens des x croissants au-delà de la cloison.

Voir la réponse courte

Écriture de l'onde transmise se propageant selon +x : \underline{p_t} = \underline{p_{tm}}\mathrm{e}^{j(\omega t - kx)} et \underline{v_t} = (\underline{p_{tm}}/Z)\mathrm{e}^{j(\omega t - kx)}.

Voir le corrigé complet

L'onde acoustique transmise se propage au-delà de la cloison dans le sens des abscisses croissantes (vers les x > 0), dans le même milieu de propagation (l'air, d'impédance acoustique Z = \rho_0 c_0).

Elle s'écrit donc sous la forme d'une onde plane progressive sinusoïdale se propageant selon +\vec{e}_x :

\boxed{\underline{p_t}(x,t) = \underline{p_{tm}}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)}}

La relation liant la surpression et la vitesse particulaire pour une onde plane progressive se propageant dans le sens des x croissants (obtenue à partir de l'équation d'Euler linéarisée, ou directement d'après la définition de l'impédance acoustique caractéristique Z) s'écrit :

\underline{v_t}(x,t) = \frac{\underline{p_t}(x,t)}{Z}

On en déduit l'expression de la vitesse particulaire de l'onde transmise :

\boxed{\underline{v_t}(x,t) = \frac{\underline{p_{tm}}}{Z}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.2.4 · Réponse fréquentielle de la cloison

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : principe fondamental de la dynamique, force de pression

Déterminer une relation liant la surface , la masse , les amplitudes , , , et la pulsation .

Voir l'indice

Projeter la deuxième loi de Newton appliquée à la cloison rigide selon l'axe horizontal en exprimant la force résultante due aux surpressions de part et d'autre.

Voir la stratégie
  1. Isoler la cloison indéformable de masse M_c et de surface S_c soumise aux forces pressantes de l'air sur ses deux faces.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox), en utilisant l'approximation de la cloison mince (e_c \ll \lambda) permettant d'évaluer les pressions acoustiques en x = 0^- et x = 0^+.
  3. Passer en notation complexe pour obtenir la relation algébrique entre les amplitudes.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à la cloison sous l'effet des forces de pression acoustique de chaque côté : (p_{im} + \underline{p_{rm}} - \underline{p_{tm}})S_c = -M_c \omega^2 \underline{X_m}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la cloison indéformable de masse M_c, animée d'un mouvement de translation le long de l'axe (Ox) repéré par X_c(t) :

M_c \frac{\mathrm{d}^2 X_c}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_x = \vec{F}_{\text{gauche}\to\text{cloison}} + \vec{F}_{\text{droite}\to\text{cloison}}

Les forces pressantes exercées par l'air sur les faces gauche (x = 0^-) et droite (x = 0^+) s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{F}_{\text{gauche}\to\text{cloison}} &= P(0^-, t) \, S_c \, \vec{e}_x = \left[ P_0 + p_i(0^-, t) + p_r(0^-, t) \right] S_c \, \vec{e}_x \\ \vec{F}_{\text{droite}\to\text{cloison}} &= - P(0^+, t) \, S_c \, \vec{e}_x = - \left[ P_0 + p_t(0^+, t) \right] S_c \, \vec{e}_x \end{aligned}

La pression au repos P_0 étant uniforme de part et d'autre, elle s'élimine. L'épaisseur étant négligeable devant la longueur d'onde (e_c \ll \lambda), on évalue les surpressions en x = 0. La projection selon \vec{e}_x conduit à :

M_c \frac{\mathrm{d}^2 X_c}{\mathrm{d}t^2} = S_c \left[ p_i(0,t) + p_r(0,t) - p_t(0,t) \right]

En grandeurs complexes associées, avec \underline{X_c}(t) = X_m \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, la dérivée temporelle seconde s'écrit \frac{\mathrm{d}^2 \underline{X_c}}{\mathrm{d}t^2} = -\omega^2 X_m \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}. D'après les expressions établies aux questions Q15, Q17 et Q18, prises en x = 0 :

\begin{aligned} \underline{p_i}(0,t) &= p_{im} \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \\ \underline{p_r}(0,t) &= \underline{p_{rm}} \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \\ \underline{p_t}(0,t) &= \underline{p_{tm}} \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \end{aligned}

En simplifiant par le terme oscillant \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, on obtient :

\boxed{S_c \left( p_{im} + \underline{p_{rm}} - \underline{p_{tm}} \right) = - M_c \, \omega^2 X_m}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : condition aux limites, continuité de la vitesse

En écrivant une première équation de continuité, déterminer une équation liant les amplitudes , et .

Voir l'indice

Écrire la continuité de la vitesse particulaire du fluide de part et d'autre de la cloison mince.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur continue à travers la cloison : la cloison étant indéformable et d'épaisseur négligeable (e_c \ll \lambda), les particules de fluide situées de part et d'autre de celle-ci se déplacent à la même vitesse que la paroi.
  2. Exprimer l'égalité des vitesses particulaires en x = 0^- et x = 0^+ en exploitant les expressions obtenues aux questions Q15, Q17 et Q18.
Voir la réponse courte

Continuité de la vitesse du fluide à la traversée de la cloison : v_i(0) + v_r(0) = v_t(0), conduisant à p_{im} - \underline{p_{rm}} = \underline{p_{tm}}.

Voir le corrigé complet

La cloison étant rigide et non absorbante, d'épaisseur négligeable devant la longueur d'onde acoustique (e_c \ll \lambda), il y a continuité de la composante normale de la vitesse du fluide à la traversée de la paroi afin de maintenir le contact sans vide ni interpénétration :

\underline{v}(0^-, t) = \underline{v}(0^+, t)

En x = 0^-, le champ de vitesse résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :

\underline{v}(0^-, t) = \underline{v_i}(0, t) + \underline{v_r}(0, t) = \left( \frac{p_{im}}{Z} - \frac{\underline{p_{rm}}}{Z} \right) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

En x = 0^+, il s'agit uniquement de la vitesse liée à l'onde transmise :

\underline{v}(0^+, t) = \underline{v_t}(0, t) = \frac{\underline{p_{tm}}}{Z}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

En égalant ces deux expressions à tout instant, on obtient :

\frac{p_{im} - \underline{p_{rm}}}{Z} = \frac{\underline{p_{tm}}}{Z}

D'où la relation de continuité entre les amplitudes :

\boxed{p_{im} - \underline{p_{rm}} = \underline{p_{tm}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : condition aux limites, vitesse particulaire

En écrivant une seconde équation de continuité, déterminer une nouvelle relation liant les amplitudes , , , et .

Voir l'indice

Égaler la vitesse particulaire du fluide au contact de la paroi à la vitesse de déplacement propre de la cloison.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse complexe de déplacement de la cloison \underline{v}_c(t) en dérivant par rapport au temps le déplacement complexe \underline{X_c}(t) = X_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.
  2. Écrire la condition de non-décollement (continuité de la composante normale de la vitesse) à l'interface air-cloison en x = 0.
  3. Identifier les amplitudes complexes pour obtenir la relation demandée liant p_{im}, \underline{p_{rm}}, X_m, Z et \omega.
Voir la réponse courte

Égalité de la vitesse du fluide en x=0 avec celle de la cloison mobile : (p_{im} - \underline{p_{rm}})/Z = j\omega \underline{X_m}.

Voir le corrigé complet

Le déplacement réel de la cloison étant modélisé par X_c(t) = X_m \cos(\omega t), le déplacement complexe associé s'écrit :

\underline{X_c}(t) = X_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

La vitesse de la cloison est donc représentée en notation complexe par :

\underline{v}_c(t) = \frac{\mathrm{d}\underline{X_c}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{j}\omega X_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

À la surface de la cloison située en x = 0, l'air et la paroi restent en contact sans décollement. La vitesse particulaire de l'air doit être égale à celle de la cloison à cet endroit :

\underline{v}(0, t) = \underline{v}_c(t)

D'après les expressions de l'onde incidente (question Q15) et de l'onde réfléchie (question Q17), la vitesse particulaire totale de l'air en amont de la cloison (x = 0^-) s'écrit :

\underline{v}(0, t) = \underline{v}_i(0, t) + \underline{v}_r(0, t) = \frac{p_{im} - \underline{p_{rm}}}{Z}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

L'égalité des vitesses à tout instant donne immédiatement :

\frac{p_{im} - \underline{p_{rm}}}{Z} = \mathrm{j}\omega X_m

soit :

\boxed{p_{im} - \underline{p_{rm}} = \mathrm{j}\omega Z X_m}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Notions : coefficient de réflexion, coefficient de transmission

On pose . À l'aide des relations précédentes, déterminer les expressions complexes des coefficients de réflexion et en fonction de et de .

Voir l'indice

Résoudre le système d'équations reliant les différentes amplitudes pour former les rapports \underline{p_{rm}}/p_{im} et \underline{p_{tm}}/p_{im}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude de déplacement X_m en fonction de la surpression transmise \underline{p_{tm}} grâce aux relations de continuité des questions Q20 et Q21.
  2. Réinjecter cette expression dans la relation dynamique établie à la question Q19 afin d'obtenir une relation liant \underline{p_{rm}} et \underline{p_{tm}}.
  3. Résoudre le système constitué de cette relation et de la relation de continuité p_{im} - \underline{p_{rm}} = \underline{p_{tm}} pour déterminer \underline{r} = \frac{\underline{p_{rm}}}{p_{im}} et \underline{t} = \frac{\underline{p_{tm}}}{p_{im}} en fonction de \omega et de \omega_0 = \frac{2S_c Z}{M_c}.
Voir la réponse courte

Résolution du système linéaire des trois équations précédentes pour exprimer \underline{r} = \frac{j\omega/\omega_0}{1 + j\omega/\omega_0} et \underline{t} = \frac{1}{1 + j\omega/\omega_0}.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q20 et Q21, nous avons :

\begin{aligned} p_{im} - \underline{p_{rm}} &= \underline{p_{tm}} \\ p_{im} - \underline{p_{rm}} &= \mathrm{j}\omega Z X_m \end{aligned}

On en déduit l'expression du déplacement X_m en fonction de l'amplitude transmise \underline{p_{tm}} :

X_m = \frac{\underline{p_{tm}}}{\mathrm{j}\omega Z}

Par ailleurs, la relation de continuité Q20 donne :

p_{im} + \underline{p_{rm}} - \underline{p_{tm}} = p_{im} + \underline{p_{rm}} - (p_{im} - \underline{p_{rm}}) = 2\underline{p_{rm}}

Injectons ces deux résultats dans l'équation de la dynamique obtenue à la question Q19 :

S_c \left( p_{im} + \underline{p_{rm}} - \underline{p_{tm}} \right) = - M_c \, \omega^2 X_m

Il vient :

2 S_c \underline{p_{rm}} = - M_c \, \omega^2 \left( \frac{\underline{p_{tm}}}{\mathrm{j}\omega Z} \right) = \mathrm{j}\frac{M_c \omega}{Z} \underline{p_{tm}}

En introduisant la pulsation caractéristique \omega_0 = \dfrac{2 S_c Z}{M_c}, cette relation s'écrit sous la forme condensée :

\omega_0 \, \underline{p_{rm}} = \mathrm{j}\omega \, \underline{p_{tm}}

En remplaçant \underline{p_{tm}} par p_{im} - \underline{p_{rm}}, on obtient :

\begin{aligned} \omega_0 \, \underline{p_{rm}} &= \mathrm{j}\omega (p_{im} - \underline{p_{rm}}) \\ (\omega_0 + \mathrm{j}\omega) \underline{p_{rm}} &= \mathrm{j}\omega p_{im} \end{aligned}

On en déduit l'expression du coefficient de réflexion complexe \underline{r} :

\boxed{\underline{r} = \frac{\underline{p_{rm}}}{p_{im}} = \frac{\mathrm{j}\dfrac{\omega}{\omega_0}}{1 + \mathrm{j}\dfrac{\omega}{\omega_0}} = \frac{\mathrm{j}\omega}{\omega_0 + \mathrm{j}\omega}}

D'après la relation de continuité \underline{p_{tm}} = p_{im} - \underline{p_{rm}}, le coefficient de transmission complexe vérifie \underline{t} = 1 - \underline{r} :

\underline{t} = 1 - \frac{\mathrm{j}\dfrac{\omega}{\omega_0}}{1 + \mathrm{j}\dfrac{\omega}{\omega_0}} = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\dfrac{\omega}{\omega_0}}

Soit finalement :

\boxed{\underline{t} = \frac{\underline{p_{tm}}}{p_{im}} = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\dfrac{\omega}{\omega_0}} = \frac{\omega_0}{\omega_0 + \mathrm{j}\omega}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Notions : diagramme de bode, comportement asymptotique

Tracer les diagrammes asymptotiques représentant d'une part et d'autre part en fonction de .

Voir l'indice

Identifier les comportements limites à basse et haute fréquence par rapport à \omega_0 pour tracer les asymptotes des fonctions de transfert.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les modules des coefficients de réflexion \underline{r} et de transmission \underline{t} établis à la question Q22 en fonction de la variable adimensionnée u = \frac{\omega}{\omega_0}.
  2. Poser la variable d'abscisse x = \log(u) = \log\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right) et déterminer les équations des asymptotes pour u \ll 1 (x \to -\infty) et pour u \gg 1 (x \to +\infty).
  3. Tracer les diagrammes asymptotiques correspondants (droites brisées) en précisant les pentes et les points de raccordement en x = 0.
Voir la réponse courte

Tracé des diagrammes asymptotiques de type passe-haut pour la réflexion et passe-bas pour la transmission du premier ordre.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q22, avec la pulsation réduite u = \frac{\omega}{\omega_0} :

\underline{r} = \frac{\mathrm{j}u}{1 + \mathrm{j}u} \quad \implies \quad |\underline{r}| = \frac{u}{\sqrt{1 + u^2}}
\underline{t} = \frac{1}{1 + \mathrm{j}u} \quad \implies \quad |\underline{t}| = \frac{1}{\sqrt{1 + u^2}}

On note x = \log(u) = \log\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right) l'abscisse du diagramme.

1. Étude asymptotique du coefficient de réflexion \log|\underline{r}|

  • Basse fréquence (u \ll 1, soit x < 0) :

    |\underline{r}| \underset{u \to 0}{\sim} u \implies \log|\underline{r}| \approx \log(u) = x

    L'asymptote est une droite de pente +1 passant par l'origine (0,0).

  • Haute fréquence (u \gg 1, soit x > 0) :

    |\underline{r}| \underset{u \to +\infty}{\sim} 1 \implies \log|\underline{r}| \approx 0

    L'asymptote est une droite horizontale d'équation \log|\underline{r}| = 0 (pente nulle).

2. Étude asymptotique du coefficient de transmission \log|\underline{t}|

  • Basse fréquence (u \ll 1, soit x < 0) :

    |\underline{t}| \underset{u \to 0}{\sim} 1 \implies \log|\underline{t}| \approx 0

    L'asymptote est une droite horizontale d'équation \log|\underline{t}| = 0 (pente nulle).

  • Haute fréquence (u \gg 1, soit x > 0) :

    |\underline{t}| \underset{u \to +\infty}{\sim} \frac{1}{u} \implies \log|\underline{t}| \approx -\log(u) = -x

    L'asymptote est une droite de pente -1 issue de l'origine (0,0).

3. Tracé des diagrammes asymptotiques

Les équations des diagrammes asymptotiques s'écrivent :

\boxed{\log|\underline{r}|_{\text{asympt}} = \begin{cases} \log\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right) & \text{si } \omega \le \omega_0 \\ 0 & \text{si } \omega \ge \omega_0 \end{cases} \qquad \text{et} \qquad \log|\underline{t}|_{\text{asympt}} = \begin{cases} 0 & \text{si } \omega \le \omega_0 \\ -\log\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right) & \text{si } \omega \ge \omega_0 \end{cases}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : transmission acoustique, filtrage linéaire

On considère que la pulsation se trouve dans la bande passante de l'oreille humaine. Préciser si la cloison transmet plus significativement les nuisances sonores graves ou aiguës. Préciser si l'écho réfléchi est significativement plus intense pour les nuisances sonores graves ou aiguës ?

Voir l'indice

Observer le caractère passe-bas de la transmission acoustique et passe-haut de la réflexion acoustique pour conclure sur le filtrage des fréquences.

Voir la réponse courte

La cloison agit comme un passe-bas en transmission (sons graves mieux transmis) et comme un passe-haut en réflexion (écho plus intense pour les aigus).

Voir le corrigé complet

Les sons graves correspondent aux basses fréquences (\omega \ll \omega_0), tandis que les sons aigus correspondent aux hautes fréquences (\omega \gg \omega_0).

D'après les expressions établies à la question Q22 :

|\underline{t}| = \frac{1}{\sqrt{1 + \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2}} \quad \text{et} \quad |\underline{r}| = \frac{\frac{\omega}{\omega_0}}{\sqrt{1 + \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2}}

1. Transmission du son :

  • Pour les sons graves (\omega \ll \omega_0) : |\underline{t}| \approx 1 ;
  • Pour les sons aigus (\omega \gg \omega_0) : |\underline{t}| \approx \frac{\omega_0}{\omega} \ll 1.

Le coefficient de transmission étant maximal à basse fréquence et atténué à haute fréquence (comportement de filtre passe-bas en transmission), la cloison transmet plus significativement les nuisances sonores graves.

\boxed{\text{La cloison transmet plus significativement les sons graves.}}

2. Écho réfléchi : L'intensité de l'onde réfléchie est proportionnelle au carré du module de l'amplitude de surpression |\underline{p_{rm}}|^2 = |\underline{r}|^2 \, p_{im}^2 :

  • Pour les sons graves (\omega \ll \omega_0) : |\underline{r}| \approx \frac{\omega}{\omega_0} \ll 1 (réflexion quasi nulle) ;
  • Pour les sons aigus (\omega \gg \omega_0) : |\underline{r}| \approx 1 (réflexion quasi totale).

Le coefficient de réflexion étant proche de l'unité pour les hautes fréquences, l'écho réfléchi est significativement plus intense pour les nuisances sonores aiguës.

\boxed{\text{L'écho réfléchi est plus intense pour les sons aigus.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie III : Alimentation en eau

III.1 · Dosage des ions Ca2+ et Mg2+

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'équilibre, réaction totale

En présence d'EDTA, les cations et forment des complexes suivant les réactions bilan (1) et (2) de constantes d'équilibre respectives et :

Ces réactions peuvent-elles être considérées comme quasi-totales ou non ?

Voir l'indice

Comparer les valeurs des constantes d'équilibre de formation des complexes à la valeur seuil usuelle (10^3 ou 10^4).

Voir la réponse courte

Constantes de formation très supérieures à 10^4 (10^{10{,}7} et 10^{8{,}6}), ce qui justifie le caractère quasi-total des deux réactions de complexation.

Voir le corrigé complet

Une réaction chimique en solution aqueuse est usuellement considérée comme quasi-totale (ou quantitative) si sa constante d'équilibre standard vérifie :

K^\circ \ge 10^4

Pour les deux équilibres de complexation considérés, on a :

\begin{aligned} K_1 &= 10^{10,7} \approx 5 \times 10^{10} \gg 10^4 \\ K_2 &= 10^{8,6} \approx 4 \times 10^8 \gg 10^4 \end{aligned}

Les constantes d'équilibre étant très largement supérieures à 10^4, l'équilibre est fortement déplacé dans le sens direct.

\boxed{\text{Les réactions (1) et (2) peuvent donc être considérées comme quasi-totales.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : titrage

Faire un schéma légendé du dispositif de dosage.

Voir l'indice

Représenter le montage classique de titrage volumétrique en légendant précisément la verrerie et les solutions titrante et titrée.

Voir la réponse courte

Schéma légendé usuel : burette graduée (EDTA), erlenmeyer contenant la prise d'essai et l'indicateur, barreau aimanté et agitateur magnétique.

Voir le corrigé complet

Le dispositif expérimental correspond à un titrage volumétrique colorimétrique standard.

Signaler une erreurSommaire

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : solution tampon, réaction de complexation

Justifier le rôle de la solution tampon ammoniacal.

Voir l'indice

Analyser le diagramme de prédominance de l'EDTA afin de s'assurer que l'espèce complexante réactive \mathrm{Y}^{4-} est présente en proportion suffisante sans faire précipiter les hydroxydes.

Voir la stratégie

Pour justifier le rôle d'une solution tampon dans un titrage complexométrique, on examine :

  1. La forme acido-basique du réactif titrant (l'EDTA) et son pouvoir complexant.
  2. La libération de protons au cours de la réaction de dosage et la nécessité de stabiliser le pH.
  3. Le comportement acido-basique de l'indicateur coloré (le NET) pour garantir un virage franc.
  4. Les réactions parasites potentielles (précipitation des hydroxydes métalliques).
Voir la réponse courte

Maintien d'un pH basique (voisin de 10) pour assurer la déprotonation de l'EDTA sous forme \text{Y}^{4-} et un virage net du NET sans précipiter les hydroxydes.

Voir le corrigé complet

La solution tampon ammoniacal (\text{NH}_4^+/\text{NH}_3, \mathrm{pH} = 10{,}3) joue plusieurs rôles essentiels :

  • Maintien d'un pH constant : À \mathrm{pH} = 10{,}3, l'EDTA se trouve principalement sous la forme \mathrm{HY}^{3-} et \mathrm{Y}^{4-}, car \mathrm{p}K_{a}(\mathrm{Y}^{4-}/\mathrm{HY}^{3-}) = 10{,}3. La réaction prépondérante de complexation libère des protons :

    \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HY}^{3-}_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow \mathrm{CaY}^{2-}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}

    En l'absence de solution tampon, le milieu s'acidifierait au fur et à mesure de l'ajout d'EDTA.

  • Efficacité de la complexation : En maintenant un pH basique (\mathrm{pH} = 10{,}3), la proportion de l'espèce chélatante la plus réactive \mathrm{Y}^{4-} reste élevée (\approx 50\,\%), ce qui assure une constante apparente de complexation suffisamment grande pour que les réactions de dosage soient rapides et quantitatives.
  • Netteté du virage de l'indicateur (NET) : Le Noir Ériochrome T est lui-même un indicateur acido-basique. À ce pH (\mathrm{pH} \approx 10), sa forme libre non complexée prédomine sous forme bleue (\mathrm{HIn}^{2-}), ce qui permet d'observer un virage net du rose/rouge (complexe métal–NET) vers le bleu franc à l'équivalence.
  • Prévention de la précipitation : Le pH choisi n'est pas trop élevé (\mathrm{pH} < 11), ce qui évite la précipitation parasite des ions magnésium et calcium sous forme d'hydroxydes (\mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} ou \mathrm{Ca(OH)}_{2(\mathrm{s})}), tout en maintenant ces ions en solution grâce à la faible complexation par l'ammoniac.
Signaler une erreurSommaire

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : indicateur coloré, titrage

Quelle est la couleur de la solution témoin ? Quelle est son utilité ?

Voir l'indice

Examiner la couleur du NET libre en solution basique en l'absence de cations divalents pour identifier la teinte de virage visée.

Voir la réponse courte

Couleur bleue du NET libre en solution après équivalence, servant de teinte témoin pour repérer avec précision la fin du titrage.

Voir le corrigé complet
  1. Couleur de la solution témoin :
    La solution témoin est préparée avec de l'eau distillée, exempte d'ions \mathrm{Ca}^{2+} et \mathrm{Mg}^{2+}, et contient de l'EDTA qui complexerait d'éventuelles traces résiduelles de cations métalliques. Le Noir Ériochrome T s'y trouve donc exclusivement sous sa forme libre. D'après l'énoncé, en l'absence de cations \mathrm{Ca}^{2+} et \mathrm{Mg}^{2+}, la solution est de couleur bleue.

    \boxed{\text{La solution témoin est bleue.}}
  2. Utilité de la solution témoin :
    Elle sert de témoin de couleur (solution étalon de fin de titrage) pour repérer le virage à l'équivalence avec précision :

    • au cours du dosage, la solution passe du rouge (complexe métaux–NET) au bleu (NET libre) en passant par une teinte intermédiaire violacée ;
    • la comparaison visuelle avec la solution témoin permet d'identifier l'instant précis où l'équivalence est atteinte, c'est-à-dire dès l'obtention du même bleu franc, sans risque d'arrêter le titrage trop tôt ou de dépasser l'équivalence.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équivalence, titrage

Exprimer littéralement le degré hydrotimétrique de l'eau étudiée, en fonction des données utiles à choisir parmi : les volumes , , exprimés en mL et les concentrations , exprimées en .

Voir l'indice

Traduire la stœchiométrie à l'équivalence pour la somme des cations calcium et magnésium, puis convertir la concentration molaire totale en degrés hydrotimétriques.

Voir la stratégie
  1. Établir la relation d'équivalence reliant la quantité de matière totale de cations divalents (\mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{Mg^{2+}}) titrés et la quantité d'EDTA versée à l'équivalence.
  2. En déduire la concentration molaire totale en ions \mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{Mg^{2+}} dans l'échantillon d'eau analysée.
  3. Relier cette concentration molaire à la définition du degré hydrotimétrique français (\mathrm{F}) en prenant soin de la conversion d'unités (\mathrm{m^3} en \mathrm{L}).
Voir la réponse courte

Relation d'équivalence ([\text{Ca}^{2+}]+[\text{Mg}^{2+}])V_1 = C_{EDTA}V_{\text{éq}} et conversion dans l'unité du degré hydrotimétrique selon la définition donnée.

Voir le corrigé complet

D'après les équations de complexation (1) et (2), une mole d'EDTA réagit avec une mole de cation métallique (\mathrm{Ca^{2+}} ou \mathrm{Mg^{2+}}). La stœchiométrie du titrage est donc de 1:1 pour chacun des deux ions.

À l'équivalence du dosage, la quantité de matière totale d'ions calcium et magnésium initialement présents dans la prise d'essai de volume V_1 est égale à la quantité d'EDTA versée :

n(\mathrm{Ca^{2+}}) + n(\mathrm{Mg^{2+}}) = n(\text{EDTA})_{\text{éq}} = C_3 \, V_{\text{éq}}

La concentration totale en ions \mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{Mg^{2+}} dans l'eau étudiée s'écrit alors (avec V_1 et V_{\text{éq}} exprimés dans la même unité, en l'occurrence en \mathrm{mL}) :

[\mathrm{Ca^{2+}}] + [\mathrm{Mg^{2+}}] = \frac{C_3 \, V_{\text{éq}}}{V_1} \quad (\text{en }\mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1})

Exprimée en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{m}^{-3} (1\text{ m}^3 = 10^3\text{ L}) :

c_{\text{total}} = 10^3 \times \frac{C_3 \, V_{\text{éq}}}{V_1} \quad (\text{en }\mathrm{mol}\cdot\mathrm{m}^{-3})

Par définition, 1\text{ degré hydrotimétrique (F)} correspond à une concentration de 0{,}1\text{ mol}\cdot\mathrm{m}^{-3} en ions \mathrm{Ca^{2+}} ou \mathrm{Mg^{2+}}, soit 10^{-4}\text{ mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}. Le titre hydrotimétrique d de l'eau est donc le rapport :

d = \frac{c_{\text{total}}}{0{,}1\text{ mol}\cdot\mathrm{m}^{-3}} = \frac{10^3 \, \frac{C_3 \, V_{\text{éq}}}{V_1}}{0{,}1}

Soit finalement :

\boxed{d = 10^4 \, \frac{C_3 \, V_{\text{éq}}}{V_1}}

Les données utiles sont donc V_1, V_{\text{éq}} et C_3. Les paramètres relatifs au tampon ammoniacal (V_2 et C_2) n'interviennent pas dans le calcul.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

III.2 · Dépôt de calcaire

Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de hess, relation de van 't hoff

Déterminer l'enthalpie standard de la réaction (3), supposée indépendante de la température. Justifier que le calcaire se dépose davantage sur les canalisations d'eau chaude que sur les canalisations d'eau froide.

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie standard de réaction à l'aide de la loi de Hess, puis appliquer la loi de van 't Hoff pour déterminer l'effet d'une augmentation de température sur l'équilibre.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation fournies à 298\text{ K} pour calculer \Delta_r H_3^\circ.
  2. Utiliser la loi de van 't Hoff (ou le principe de modération de Le Chatelier) pour déterminer l'effet d'une augmentation de température sur la constante d'équilibre de dissolution du carbonate de calcium.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H_3^\circ par la loi de Hess ; selon Van 't Hoff, l'élévation de température favorise la réaction endothermique de précipitation de \text{CaCO}_3.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (3) :

\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_3^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}

s'exprime par :

\Delta_r H_3^\circ = \Delta_f H^\circ(\mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})}) + \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_3^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})})

Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :

\begin{aligned} \Delta_r H_3^\circ &= -542{,}83 - 677{,}14 - (-1207{,}6) \\ &= -1219{,}97 + 1207{,}6 \\ &= -12{,}37\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

En tenant compte de la précision des données (un chiffre après la virgule pour \Delta_f H^\circ(\mathrm{CaCO}_3)) :

\boxed{\Delta_r H_3^\circ = -12{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

L'enthalpie standard de dissolution est négative (\Delta_r H_3^\circ < 0) : la réaction de dissolution est donc exothermique.

L'évolution de la constante d'équilibre K_3^\circ(T) (produit de solubilité) avec la température est régie par la relation de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K_3^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H_3^\circ}{R T^2} < 0

Une élévation de température entraîne donc une diminution de la constante d'équilibre K_3^\circ, et par conséquent une diminution de la solubilité du calcaire (ou, d'après le principe de modération de Le Chatelier, une élévation de température favorise le sens endothermique, c'est-à-dire le sens indirect de précipitation du calcaire).

L'eau chaude peut ainsi dissoudre moins de carbonate de calcium que l'eau froide, ce qui favorise la précipitation et explique que le calcaire se dépose davantage sur les canalisations d'eau chaude.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réaction acido-basique, dissolution

Justifier que le vinaigre blanc (acide acétique) permet de dissoudre les dépôts de calcaire. Vous appuierez votre raisonnement sur l'utilisation des domaines de prédominance et vous écrirez les bilans des réactions chimiques qui se produisent.

Voir l'indice

Tracer l'échelle des \mathrm{p}K_a des couples de l'acide acétique et de l'acide carbonique pour justifier le déplacement de l'équilibre de dissolution par protonation des ions carbonate.

Voir la stratégie
  1. Représenter les diagrammes de prédominance des couples acide-base du système carbonate et du couple acide acétique / ion acétate sur une échelle de \mathrm{pH}.
  2. Identifier l'incompatibilité thermodynamique entre l'acide acétique apporté par le vinaigre blanc (\mathrm{pH} < 4{,}7) et les ions carbonate stables seulement à \mathrm{pH} > 10{,}3.
  3. Écrire les bilans acido-basiques successifs et en déduire la réaction globale de dissolution du calcaire en appliquant la loi de Le Chatelier.
Voir la réponse courte

Domaines de prédominance de l'acide acétique et des carbonates : apport de \text{H}^+ consommant \text{CO}_3^{2-} sous forme \text{HCO}_3^- et \text{CO}_2, déplaçant la solubilité.

Voir le corrigé complet

Le vinaigre blanc est une solution concentrée d'acide acétique (\mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}, noté \mathrm{AcOH}). D'après les données :

  • \mathrm{p}K_{a1}(\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3/\mathrm{HCO}_3^-) = 6{,}4
  • \mathrm{p}K_{a2}(\mathrm{HCO}_3^-/\mathrm{CO}_3^{2-}) = 10{,}3
  • \mathrm{p}K_a(\mathrm{AcOH}/\mathrm{AcO}^-) = 4{,}7

On trace les domaines de prédominance sur une échelle de \mathrm{pH} :

L'acide acétique \mathrm{CH}_3\mathrm{COOH} et l'ion carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} possèdent des domaines de prédominance disjoints : ils réagissent donc de manière quasi-totale.

L'acide acétique réagit successivement avec les bases conjuguées du carbonate :

\begin{aligned} \mathrm{CO}_3^{2-}(\mathrm{aq}) + \mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}(\mathrm{aq}) &\rightleftharpoons \mathrm{HCO}_3^-(\mathrm{aq}) + \mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-(\mathrm{aq}) \quad K^\circ_1 = 10^{\mathrm{p}K_{a2} - \mathrm{p}K_a} = 10^{5{,}6} \gg 1 \\ \mathrm{HCO}_3^-(\mathrm{aq}) + \mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}(\mathrm{aq}) &\rightleftharpoons \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3(\mathrm{aq}) + \mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-(\mathrm{aq}) \quad K^\circ_2 = 10^{\mathrm{p}K_{a1} - \mathrm{p}K_a} = 10^{1{,}7} > 1 \end{aligned}

L'acide acétique transforme donc quantitativement les ions carbonate en acide carbonique \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 (susceptible de se dégager sous forme de gaz \mathrm{CO}_{2}(\mathrm{g})) :

\mathrm{CO}_3^{2-}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}(\mathrm{aq}) \rightleftharpoons \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-(\mathrm{aq}) \quad K^\circ = K^\circ_1 K^\circ_2 = 10^{7{,}3} \gg 1

En combinant ce résultat avec la réaction de dissolution du calcaire (3) :

\mathrm{CaCO}_3(\mathrm{s}) \rightleftharpoons \mathrm{Ca}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{CO}_3^{2-}(\mathrm{aq})

la consommation permanente des ions \mathrm{CO}_3^{2-} par l'acide acétique déplace l'équilibre de solubilité dans le sens direct (sens de dissolution), d'après le principe de modération de Le Chatelier.

Le bilan global de la dissolution s'écrit :

\boxed{\mathrm{CaCO}_3(\mathrm{s}) + 2\,\mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}(\mathrm{aq}) = \mathrm{Ca}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-(\mathrm{aq})}

(ou \mathrm{Ca}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) + 2\,\mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-(\mathrm{aq}) avec dégagement d'effervescence gazeuse).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

III.3 · Phase de régénération dans un adoucisseur d'eau domestique

Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de bernoulli, effet venturi, débit volumique

Déterminer, en fonction des grandeurs physiques précédentes, l'expression littérale du débit volumique minimal d'eau brute pour que la saumure saturée remonte jusqu'au niveau de l'injecteur.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Bernoulli entre l'entrée et le col de l'injecteur, utiliser la conservation du débit d'eau brute, puis exprimer la condition d'aspiration hydrostatique au col.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition limite pour que la saumure monte jusqu'au col du Venturi en appliquant la loi de la statique des fluides dans la colonne de saumure au repos.
  2. Relier la pression P_2 au niveau du col à la pression d'entrée P_1 et au débit volumique D_v à l'aide de la conservation du débit et du théorème de Bernoulli pour l'eau brute.
  3. En déduire l'inégalité sur le débit volumique D_v et expliciter la valeur minimale D_{v,\min}.
Voir la réponse courte

Théorème de Bernoulli appliqué entre l'entrée et le col, combiné à la statique des fluides dans le tuyau de saumure pour déterminer la vitesse et le débit seuil.

Voir le corrigé complet

1. Condition de montée de la saumure :

Dans le bac à sel, la surface libre de la saumure (cote z = 0) est soumise à la pression atmosphérique P_{\text{atm}}. Lorsque la saumure atteint la hauteur h au niveau du col (section 2) sans encore s'écouler, elle est au repos dans le tube vertical d'aspiration.

D'après la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée à la saumure de masse volumique \rho_s :

P_2 + \rho_s g h = P_{\text{atm}} \implies P_2 = P_{\text{atm}} - \rho_s g h

Pour que la saumure s'élève au moins jusqu'à l'injecteur, la pression P_2 régnant au col doit être suffisamment basse :

P_2 \le P_{\text{atm}} - \rho_s g h

2. Écoulement de l'eau brute dans le Venturi :

L'eau brute est modélisée comme un fluide incompressible de masse volumique \rho_b, parfait, en écoulement stationnaire dans un tube horizontal (z_1 = z_2).

La pression absolue en entrée (1) est liée à la pression effective du réseau P_{\text{rés}} par définition :

P_1 = P_{\text{atm}} + P_{\text{rés}}

La conservation du débit volumique D_v d'eau brute s'écrit :

D_v = S_1 v_1 = S_2 v_2 \quad \text{avec} \quad S_1 = \frac{\pi D^2}{4} \quad \text{et} \quad S_2 = \frac{\pi d^2}{4}

D'où les vitesses moyennes :

v_1 = \frac{4 D_v}{\pi D^2} \quad \text{et} \quad v_2 = \frac{4 D_v}{\pi d^2}

Le théorème de Bernoulli appliqué le long d'une ligne de courant entre l'entrée (1) et le col (2) donne :

P_1 + \frac{1}{2}\rho_b v_1^2 = P_2 + \frac{1}{2}\rho_b v_2^2

Soit :

P_1 - P_2 = \frac{1}{2}\rho_b \left( v_2^2 - v_1^2 \right) = \frac{8 \rho_b D_v^2}{\pi^2} \left( \frac{1}{d^4} - \frac{1}{D^4} \right)

3. Détermination du débit volumique minimal :

En substituant l'expression de P_1 et la condition d'aspiration sur P_2 :

P_1 - P_2 \ge (P_{\text{atm}} + P_{\text{rés}}) - (P_{\text{atm}} - \rho_s g h) = P_{\text{rés}} + \rho_s g h

Il vient :

\frac{8 \rho_b D_v^2}{\pi^2} \left( \frac{1}{d^4} - \frac{1}{D^4} \right) \ge P_{\text{rés}} + \rho_s g h

Comme d < D, la quantité \frac{1}{d^4} - \frac{1}{D^4} est strictement positive. Le débit volumique minimal recherché est donc :

\boxed{D_{v,\min} = \frac{\pi}{4} \sqrt{\frac{2(P_{\text{rés}} + \rho_s g h)}{\rho_b \left(\dfrac{1}{d^4} - \dfrac{1}{D^4}\right)}} = \frac{\pi d^2}{4} \sqrt{\frac{2(P_{\text{rés}} + \rho_s g h)}{\rho_b \left[1 - \left(\dfrac{d}{D}\right)^4\right]}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie IV : Convertisseur de puissance

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : onduleur, redresseur, hacheur

Citer les noms des convertisseurs d'électronique de puissance qui permettent la conversion : a) du continu vers l'alternatif ; b) de l'alternatif vers le continu ; c) du continu vers le continu par modification de la valeur moyenne.

Voir l'indice

Donner le nom usuel des convertisseurs statiques : onduleur, redresseur et hacheur.

Voir la réponse courte

Identification des convertisseurs statiques : a) onduleur, b) redresseur, c) hacheur.

Voir le corrigé complet

Les convertisseurs statiques d'énergie électrique en électronique de puissance assurant ces fonctions sont :

  1. Conversion continu \to alternatif (DC/AC) : un onduleur (ou onduleur de tension/courant).
  2. Conversion alternatif \to continu (AC/DC) : un redresseur (non commandé ou commandé).
  3. Conversion continu \to continu (DC/DC) avec modification de la valeur moyenne : un hacheur.
\boxed{ \begin{aligned} \text{a) } & \text{Onduleur} \\ \text{b) } & \text{Redresseur} \\ \text{c) } & \text{Hacheur} \end{aligned} }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé

Notions : cellule de commutation, diode, transistor

On rappelle la caractéristique courant-tension du transistor (figure 8) ainsi que la convention d'orientation de l'interrupteur . Tracer la caractéristique courant-tension de cet interrupteur .

Voir l'indice

Associer en parallèle les caractéristiques idéalisées du transistor (interrupteur commandable) et de la diode en inverse pour déterminer les quadrants accessibles.

Voir la stratégie
  1. Identifier la constitution de l'interrupteur \text{K}_1 : il est formé de la mise en parallèle du transistor \text{T}_1 et de la diode \text{D}_1 montée en antiparallèle.
  2. Exprimer le courant total i_{\text{K}1} et la tension v_{\text{K}1} en fonction des grandeurs associées aux deux composants avec les conventions du schéma.
  3. Déduire les différents états de fonctionnement possibles (conduction de \text{T}_1, conduction spontanée de \text{D}_1, blocage simultané de \text{T}_1 et \text{D}_1) et tracer la caractéristique globale dans le plan (v_{\text{K}1}, i_{\text{K}1}).
Voir la réponse courte

Caractéristique i_{K1}(v_{K1}) de l'interrupteur réversible en courant et unidirectionnel en tension formé d'un transistor et d'une diode en antiparallèle.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de l'interrupteur \text{K}_1 (convention récepteur avec i_{\text{K}1} entrant par le haut et v_{\text{K}1} fléchée du bas vers le haut) :

  • La tension aux bornes de l'interrupteur est commune aux deux composants en parallèle :

    v_{\text{K}1} = v_{\text{T}1} = - v_{\text{D}1,\text{direct}}
  • Le courant total traversant \text{K}_1 est la somme des courants de chaque branche :

    i_{\text{K}1} = i_{\text{T}1} + i_{\text{D}1,\text{descendant}}

Analysons les différents régimes de fonctionnement selon la commande de \text{T}_1 et le signe des grandeurs :

  1. Commande à la fermeture de \text{T}_1 (CF) : Le transistor conduit un courant positif i_{\text{T}1} > 0 sous une tension nulle v_{\text{T}1} = 0. La diode \text{D}_1 est alors soumise à une tension nulle (bloquée). On a donc :

    v_{\text{K}1} = 0 \quad \text{et} \quad i_{\text{K}1} > 0
  2. Conduction spontanée de la diode \text{D}_1 : La diode étant branchée en antiparallèle (cathode au potentiel haut, anode au potentiel bas), elle devient passante dès que la tension tend à devenir négative (v_{\text{K}1} \le 0). En la supposant idéale, elle conduit alors sous tension nulle (v_{\text{K}1} = 0) en laissant passer un courant ascendant, soit :

    v_{\text{K}1} = 0 \quad \text{et} \quad i_{\text{K}1} < 0
  3. Commande à l'ouverture de \text{T}_1 (CO) et blocage de \text{D}_1 : Le transistor est bloqué (i_{\text{T}1} = 0) et supporte une tension positive v_{\text{T}1} > 0. La diode \text{D}_1 est alors polarisée en inverse (v_{\text{D}1,\text{direct}} < 0) et donc bloquée également. Par conséquent :

    i_{\text{K}1} = 0 \quad \text{et} \quad v_{\text{K}1} > 0

L'interrupteur \text{K}_1 est donc un interrupteur unidirectionnel en tension (v_{\text{K}1} \ge 0) et bidirectionnel en courant (i_{\text{K}1} \in \mathbb{R}). Sa caractéristique courant-tension (v_{\text{K}1}, i_{\text{K}1}) est tracée ci-dessous :

Signaler une erreurSommaire

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : valeur moyenne, valeur efficace, signal créneau

Tracer l'allure de sur une période du convertisseur et déterminer en fonction de , sa valeur moyenne et sa valeur efficace .

Voir l'indice

Construire le chronogramme de la tension aux bornes de la charge par soustraction des potentiels de branches sur chaque intervalle de conduction, puis intégrer pour obtenir la valeur efficace.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état ouvert ou fermé de chaque interrupteur sur chaque sous-intervalle d'une période T à partir de la loi de commande.
  2. En déduire la tension u_{\text{ch}}(t) = V_{\text{gauche}} - V_{\text{droite}} délivrée à la charge pour chaque intervalle et tracer son allure.
  3. Calculer la valeur moyenne U_{\text{moy}} par intégration (ou argument de symétrie) et la valeur efficace U_{\text{eff}} à partir de la définition intégrale.
Voir la réponse courte

Tracé de la tension créneau symétrique aux bornes de la charge : valeur moyenne nulle par symétrie impaire et calcul direct de la valeur efficace.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma du pont en H (figure 7), la tension aux bornes de la charge est orientée de sorte que :

u_{\text{ch}}(t) = V_{\text{gauche}} - V_{\text{droite}}

Les interrupteurs d'un même bras fonctionnent de façon complémentaire sur une période T :

  • Bras gauche : \text{K}_1 est fermé sur \left[\frac{T}{12},\,\frac{7T}{12}\right] (alors V_{\text{gauche}} = U), et \text{K}_3 est fermé sur \left[\frac{7T}{12},\,\frac{13T}{12}\right] (alors V_{\text{gauche}} = 0).
  • Bras droit : \text{K}_4 est fermé sur \left[-\frac{T}{12},\,\frac{5T}{12}\right] (alors V_{\text{droite}} = 0), et \text{K}_2 est fermé sur \left[\frac{5T}{12},\,\frac{11T}{12}\right] (alors V_{\text{droite}} = U).

Déterminons l'état du pont et l'expression de u_{\text{ch}}(t) sur les différents intervalles composant la période [0,\, T] :

  • Pour t \in \left[0,\, \frac{T}{12}\right] : \text{K}_3 et \text{K}_4 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = 0 et V_{\text{droite}} = 0 \implies u_{\text{ch}}(t) = 0 ;
  • Pour t \in \left[\frac{T}{12},\, \frac{5T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_4 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = U et V_{\text{droite}} = 0 \implies u_{\text{ch}}(t) = +U ;
  • Pour t \in \left[\frac{5T}{12},\, \frac{7T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_2 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = U et V_{\text{droite}} = U \implies u_{\text{ch}}(t) = 0 ;
  • Pour t \in \left[\frac{7T}{12},\, \frac{11T}{12}\right] : \text{K}_3 et \text{K}_2 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = 0 et V_{\text{droite}} = U \implies u_{\text{ch}}(t) = -U ;
  • Pour t \in \left[\frac{11T}{12},\, T\right] : \text{K}_3 et \text{K}_4 sont fermés \implies V_{\text{gauche}} = 0 et V_{\text{droite}} = 0 \implies u_{\text{ch}}(t) = 0.

Valeur moyenne : Le signal présente une symétrie de glissement (symétrie de demi-onde) : pour tout t,

u_{\text{ch}}\!\left(t + \frac{T}{2}\right) = -u_{\text{ch}}(t)

L'aire sous la courbe sur une demi-période compense exactement celle sur l'autre demi-période. Par conséquent :

\boxed{U_{\text{moy}} = 0}

Valeur efficace : Par définition de la valeur efficace :

\begin{aligned} U_{\text{eff}}^2 &= \frac{1}{T} \int_0^T u_{\text{ch}}^2(t)\,\mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{T} \left[ \int_{T/12}^{5T/12} U^2\,\mathrm{d}t + \int_{7T/12}^{11T/12} (-U)^2\,\mathrm{d}t \right] \\ &= \frac{U^2}{T} \left( \frac{4T}{12} + \frac{4T}{12} \right) = \frac{U^2}{T} \times \frac{8T}{12} = \frac{2}{3}\,U^2 \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{U_{\text{eff}} = \sqrt{\frac{2}{3}}\,U}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Démarche expérimentale

Notions : multimètre, valeur efficace

Décrire le protocole expérimental de la mesure des tensions et à l'aide d'un multimètre analogue à celui de la figure 9.

Voir l'indice

Préciser la position du commutateur rotatif du multimètre (modes DC et AC RMS) ainsi que le branchement des bornes sur la charge.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le mode de branchement d'un voltmètre dans un circuit électrique (branchement en dérivation).
  2. Associer à chaque grandeur physique le mode de fonctionnement adéquat du multimètre :

    • le mode DC (continu) pour la valeur moyenne ;
    • le mode AC (alternatif) avec détection efficace vraie (TRMS) pour la valeur efficace d'un signal non sinusoïdal.
Voir la réponse courte

Réglage du voltmètre en dérivation sur le calibre DC pour la valeur moyenne, puis sur le calibre AC+DC (True RMS) pour la valeur efficace.

Voir le corrigé complet

1. Branchement du multimètre :

  • Le multimètre doit être branché en dérivation (en parallèle) aux bornes de la charge, là où est définie la tension u_{\text{ch}}(t).
  • Relier la borne COM du multimètre à l'une des bornes de la charge (du côté de la référence de tension) et la borne marquée V à l'autre borne de la charge à l'aide de cordons de mesure.

2. Mesure de la valeur moyenne U_{\text{moy}} :

  • Placer le commutateur rotatif sur la position tension continue (symbole \text{V}_{=} ou \text{V} avec traits continu et discontinu \overline{--}).
  • En mode DC, l'appareil intègre le signal et affiche directement sa valeur moyenne :

    \boxed{U_{\text{moy}} \approx 0\text{ V}}

3. Mesure de la valeur efficace U_{\text{eff}} :

  • Placer le commutateur rotatif sur la position tension alternative (symbole \text{V}_{\sim} ou \text{V}_{\text{AC}}).
  • Le signal u_{\text{ch}}(t) étant un signal créneau non sinusoïdal, le multimètre doit impérativement être de type RMS vrai (True RMS), ce qui est le cas des appareils de laboratoire représentés.
  • Comme la valeur moyenne est nulle (U_{\text{moy}} = 0), le mode AC (qui élimine la composante continue) mesure directement la valeur efficace globale :

    U_{\text{eff}} = \sqrt{U_{\text{moy}}^2 + U_{\text{AC,eff}}^2} = U_{\text{AC,eff}}

    (Si l'appareil dispose de la fonction \text{AC+DC}, on peut également sélectionner ce mode pour mesurer directement la valeur efficace totale).

  • Lire la valeur efficace affichée à l'écran.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : période, fréquence

Évaluer la période du convertisseur. Commenter.

Voir l'indice

Mesurer la durée séparant deux passages par zéro dans le même sens sur la courbe de courant et en déduire la fréquence du réseau domestique standard.

Voir la réponse courte

Lecture graphique de la période T = 20\text{ ms}, correspondant à une fréquence fondamentale de 50\text{ Hz}, identique à celle du réseau de distribution électrique.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 10, le courant i_{\text{ch}}(t) est sinusoïdal. On repère la période T par la durée séparant deux passages consécutifs par zéro par valeurs croissantes :

t_1 \approx 2{,}5\text{ ms} \quad \text{et} \quad t_2 \approx 22{,}5\text{ ms}

ou de façon équivalente entre deux maxima consécutifs situés à 7{,}5\text{ ms} et 27{,}5\text{ ms}. On en déduit :

T = t_2 - t_1 = 22{,}5 - 2{,}5 = 20\text{ ms}
\boxed{T = 20\text{ ms}}

La fréquence correspondante vaut :

f = \frac{1}{T} = \frac{1}{20 \times 10^{-3}} = 50\text{ Hz}

Commentaire : Cette valeur de fréquence correspond exactement à la fréquence normalisée du réseau de distribution électrique européen (50\text{ Hz}). Le convertisseur étudié fonctionne ainsi en onduleur permettant l'injection de l'énergie produite (par exemple par des panneaux photovoltaïques) sur le réseau ou l'alimentation d'appareils domestiques à la fréquence du secteur.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Notions : déphasage, facteur de puissance

La charge est-elle de nature inductive ou capacitive ? Évaluer le déphasage .

Voir l'indice

Observer le retard temporel du courant par rapport à la composante fondamentale de la tension pour déterminer le signe du déphasage.

Voir la stratégie
  1. Comparer le signe du déphasage du courant par rapport au fondamental de la tension pour identifier la nature (inductive ou capacitive) de la charge.
  2. Mesurer graphiquement sur la figure 10 la date d'annulation du courant pour déterminer précisément la valeur numérique de \varphi, puis vérifier la cohérence à l'origine t = 0.
Voir la réponse courte

Le courant est en retard sur la tension (fondamental), ce qui révèle une charge inductive ; mesure du décalage temporel \Delta t pour obtenir \varphi = \omega \Delta t.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente Q35, la tension u_{\text{ch}}(t) est une fonction impaire du temps sur une période centrée en zéro ; son fondamental est donc en phase avec \sin(\omega t) :

u_{\text{ch}, 1}(t) = U_1 \sin(\omega t)

Le courant traversant la charge est donné sous la forme :

i_{\text{ch}}(t) = I_{\max} \sin(\omega t + \varphi)

1. Évaluation du déphasage \varphi

Sur la figure 10, le courant i_{\text{ch}}(t) s'annule avec une dérivée positive à une date t_0 > 0. On a donc :

\omega t_0 + \varphi = 0 \implies \varphi = -\omega t_0 = -\frac{2\pi}{T}\,t_0

La lecture graphique donne t_0 \approx 3{,}3\text{ ms}, ce qui correspond précisément à :

t_0 = \frac{T}{6} = \frac{20\text{ ms}}{6} \approx 3{,}33\text{ ms}

On en déduit la valeur du déphasage :

\varphi = -\frac{2\pi}{T} \times \frac{T}{6} = -\frac{\pi}{3}\text{ rad}
\boxed{\varphi = -\frac{\pi}{3}\text{ rad} \approx -1{,}05\text{ rad} \quad (\text{soit } -60^\circ)}

Vérification : Avec I_{\max} \approx 1{,}8\text{ A}, la valeur à l'origine vaut :

i_{\text{ch}}(0) = I_{\max} \sin\varphi = 1{,}8 \times \left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\right) \approx -1{,}56\text{ A}

ce qui est parfaitement en accord avec la valeur observée sur la figure 10 à t = 0.

2. Nature de la charge

Puisque \varphi < 0, le courant i_{\text{ch}}(t) est en retard de phase par rapport à la tension fondamentale u_{\text{ch}, 1}(t). L'impédance complexe de la charge présente donc une partie imaginaire positive (\operatorname{Im}(\underline{Z}) > 0).

\boxed{\text{La charge est de nature inductive.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : cellule de commutation, diode, transistor

On désigne par , , et , les intensités des courants qui traversent respectivement l'interrupteur , le transistor , la diode et la source d'énergie.

Associer à chacune des grandeurs , , et un des chronogrammes de la figure 11.

Voir l'indice

Confronter le signe du courant dans la charge aux états passants des diodes et transistors imposés par la loi de commande.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'expression du courant i_{K1}(t) traversant l'interrupteur \text{K}_1 en fonction du courant de charge i_{ch}(t) selon l'état des interrupteurs.
  2. Décomposer i_{K1}(t) entre le transistor \text{T}_1 et la diode \text{D}_1 selon le signe de i_{K1}(t) et les conventions d'orientation de la figure 8.
  3. Exprimer le courant source i_S(t) sur chaque intervalle de la période en identifiant les phases actives et les phases de roue libre.
Voir la réponse courte

Identification des chronogrammes selon le signe du courant traversant la branche : conduction de la diode pour i < 0 et du transistor pour i > 0.

Voir le corrigé complet

1. Courant dans l'interrupteur \text{K}_1 : L'interrupteur \text{K}_1 est fermé sur l'intervalle \left[\frac{T}{12}, \frac{7T}{12}\right], soit pour T = 20\text{ ms} sur [1{,}67\text{ ms} \,;\, 11{,}67\text{ ms}]. Sur cet intervalle, la branche supérieure gauche conduit le courant de charge :

i_{K1}(t) = i_{ch}(t)

En dehors de cet intervalle, \text{K}_1 est ouvert, donc i_{K1}(t) = 0.

D'après la question précédente, i_{ch}(t) = I_{\max}\sin(\omega t - \pi/3). Le courant i_{ch}(t) s'annule en t = \frac{T}{6} \approx 3{,}33\text{ ms}. Il est donc :

  • négatif sur \left[\frac{T}{12}, \frac{T}{6}\right] = [1{,}67\text{ ms} \,;\, 3{,}33\text{ ms}] ;
  • positif sur \left[\frac{T}{6}, \frac{7T}{12}\right] = [3{,}33\text{ ms} \,;\, 11{,}67\text{ ms}].

Le courant i_{K1}(t) présente ainsi une première phase négative suivie d'une arche positive, puis s'annule jusqu'à la période suivante. Cela correspond au chronogramme du Cas d.

\boxed{i_{K1}(t) \longleftrightarrow \text{Cas d}}

2. Courants dans le transistor \text{T}_1 et la diode \text{D}_1 : D'après les orientations de la figure 8, la loi des nœuds pour l'interrupteur \text{K}_1 s'écrit :

i_{K1}(t) = i_{T1}(t) - i_{D1}(t)

Les composants étant unidirectionnels en courant avec les flèches choisies dans le sens passant, on a i_{T1}(t) \ge 0 et i_{D1}(t) \ge 0 :

  • Lorsque i_{K1}(t) > 0 (sur [3{,}33\text{ ms} \,;\, 11{,}67\text{ ms}]), la diode est bloquée (i_{D1} = 0) et le transistor conduit :

    i_{T1}(t) = i_{K1}(t) > 0

    Le courant i_{T1}(t) est donc purement positif et correspond à l'arche positive de conduction. Cela correspond au chronogramme du Cas c.

  • Lorsque i_{K1}(t) < 0 (sur [1{,}67\text{ ms} \,;\, 3{,}33\text{ ms}]), le transistor ne peut pas conduire en inverse, c'est la diode \text{D}_1 qui conduit le courant en inverse :

    i_{D1}(t) = -i_{K1}(t) > 0 \quad \text{et} \quad i_{T1}(t) = 0

    La diode étant orientée vers le haut, i_{D1}(t) est une impulsion positive sur cet intervalle. Cela correspond au chronogramme du Cas b.

\boxed{i_{T1}(t) \longleftrightarrow \text{Cas c}}
\boxed{i_{D1}(t) \longleftrightarrow \text{Cas b}}

3. Courant délivré par la source i_S(t) : Par la loi des nœuds au rail d'alimentation supérieur :

  • Sur \left[\frac{T}{12}, \frac{5T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_4 sont fermés, u_{ch} = +U, donc i_S(t) = i_{ch}(t).
  • Sur \left[\frac{5T}{12}, \frac{7T}{12}\right] : \text{K}_1 et \text{K}_2 sont fermés (phase de roue libre haute), u_{ch} = 0 et la charge est court-circuitée par le haut, aucun courant n'est prélevé à la source : i_S(t) = 0.
  • Sur \left[\frac{7T}{12}, \frac{11T}{12}\right] : \text{K}_2 et \text{K}_3 sont fermés, u_{ch} = -U, donc i_S(t) = -i_{ch}(t).
  • Sur \left[\frac{11T}{12}, \frac{13T}{12}\right] : \text{K}_3 et \text{K}_4 sont fermés (phase de roue libre basse), u_{ch} = 0, donc i_S(t) = 0.

Le courant i_S(t) est donc constitué d'arches de conduction séparées par des paliers nuls de durée \frac{T}{6} \approx 3{,}33\text{ ms}, ce qui correspond au chronogramme du Cas e.

\boxed{i_S(t) \longleftrightarrow \text{Cas e}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : commandé rapprochée, diode

Dans le cadre de notre application, est-il absolument nécessaire de commander à la fermeture dès la date ? Sinon à partir de quelle date est-ce nécessaire ?

Voir l'indice

Examiner le sens du courant au début de l'intervalle de fermeture de \mathrm{K}_1 pour identifier quel composant (diode ou transistor) conduit effectivement en premier.

Voir la stratégie
  1. Analyser le signe du courant i_{K1}(t) = i_{ch}(t) qui traverse l'interrupteur \text{K}_1 sur l'intervalle de fermeture [T/12, \, 7T/12].
  2. Identifier quel composant (\text{T}_1 ou \text{D}_1) assure la conduction selon le signe de ce courant.
  3. Déterminer l'instant exact où le courant change de signe pour en déduire la date minimale d'amorçage de \text{T}_1.
Voir la réponse courte

La diode assure spontanément la conduction tant que le courant est négatif ; l'amorçage de T_1 n'est indispensable qu'au moment de l'annulation du courant.

Voir le corrigé complet

1. Nécessité de commander \text{T}_1 dès t = T/12 :

Non, il n'est pas absolument nécessaire d'envoyer l'ordre de fermeture sur la gâchette du transistor \text{T}_1 dès la date t = T/12.

Sur l'intervalle initial de l'état passant de \text{K}_1, le courant dans la charge est négatif :

i_{ch}(t) = I_{\max}\sin(\omega t + \varphi) < 0

Or, d'après les conventions de la figure 7, le courant traversant \text{K}_1 s'écrit :

i_{K1}(t) = i_{T1}(t) - i_{D1}(t) = i_{ch}(t)

Le transistor \text{T}_1 ne pouvant conduire que du courant positif (i_{T1} \ge 0), c'est la diode \text{D}_1 qui entre spontanément en conduction :

i_{D1}(t) = -i_{ch}(t) > 0 \quad \text{et} \quad i_{T1}(t) = 0

Tant que le courant est négatif, la diode assure le passage du courant, que \text{T}_1 soit commandé ou non.

2. Date à partir de laquelle la commande de \text{T}_1 devient nécessaire :

La fermeture de \text{T}_1 devient indispensable dès que le courant i_{ch}(t) s'annule et devient strictement positif, car la diode se bloque alors naturellement. Cette date t_1 correspond à l'annulation du sinus :

\omega t_1 + \varphi = 0 \iff t_1 = -\frac{\varphi}{\omega}

Avec \varphi = -\frac{\pi}{3}\text{ rad} (question Q38) et \omega = \frac{2\pi}{T} :

t_1 = \frac{\pi / 3}{2\pi / T} = \frac{T}{6} = \frac{2T}{12}

Numériquement, avec T = 20\text{ ms} :

t_1 = \frac{20}{6}\text{ ms} \approx 3{,}33\text{ ms}
\boxed{t_1 = \frac{T}{6} \approx 3{,}33\text{ ms}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : puissance moyenne, décomposition harmonique

Déterminer la puissance moyenne délivrée par la source de tension constante en fonction de , et de .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne du courant d'entrée i_S(t) sur une période à partir de son expression issue du courant de charge, puis multiplier par la tension continue U.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance instantanée délivrée par la source à l'aide d'un bilan de puissance, les interrupteurs étant supposés parfaits (sans pertes).
  2. Calculer la puissance moyenne par intégration temporelle sur une période en exploitant les intervalles de conduction et la formule de trigonométrie fournie dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne fournie par la source continue P = \langle U \cdot i_S(t) \rangle = U \langle i_S \rangle à l'aide de l'amplitude I_{\max} et du déphasage \varphi.

Voir le corrigé complet

Les interrupteurs étant idéaux et sans pertes, la puissance instantanée fournie par la source d'alimentation continue est intégralement transmise à la charge à chaque instant :

p(t) = U\,i_S(t) = u_{ch}(t)\,i_{ch}(t)

La puissance moyenne délivrée par la source sur une période T s'écrit donc :

P = \langle p(t) \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T u_{ch}(t)\,i_{ch}(t)\,\mathrm{d}t

D'après la loi de commande établie à la question Q35 :

  • pour t \in \left[\frac{T}{12}, \frac{5T}{12}\right], u_{ch}(t) = +U,
  • pour t \in \left[\frac{7T}{12}, \frac{11T}{12}\right], u_{ch}(t) = -U,
  • sur les autres intervalles, u_{ch}(t) = 0.

Avec i_{ch}(t) = I_{\max}\sin(\omega t + \varphi) et \omega = \frac{2\pi}{T}, l'intégrale se décompose en :

P = \frac{U\,I_{\max}}{T} \left( \int_{T/12}^{5T/12} \sin(\omega t + \varphi)\,\mathrm{d}t - \int_{7T/12}^{11T/12} \sin(\omega t + \varphi)\,\mathrm{d}t \right)

Calculons la première intégrale :

\begin{aligned} I_1 &= \int_{T/12}^{5T/12} \sin(\omega t + \varphi)\,\mathrm{d}t = \left[ -\frac{\cos(\omega t + \varphi)}{\omega} \right]_{T/12}^{5T/12} \\ &= \frac{1}{\omega} \left[ \cos\left(\frac{\pi}{6} + \varphi\right) - \cos\left(\frac{5\pi}{6} + \varphi\right) \right] \end{aligned}

En utilisant la relation trigonométrique de l'énoncé \cos p - \cos q = -2\sin\left(\frac{p+q}{2}\right)\sin\left(\frac{p-q}{2}\right) avec p = \frac{\pi}{6} + \varphi et q = \frac{5\pi}{6} + \varphi :

\begin{aligned} \frac{p+q}{2} &= \frac{\pi}{2} + \varphi \quad \Longrightarrow \quad \sin\left(\frac{p+q}{2}\right) = \cos\varphi \\ \frac{p-q}{2} &= -\frac{\pi}{3} \quad \Longrightarrow \quad \sin\left(\frac{p-q}{2}\right) = -\frac{\sqrt{3}}{2} \end{aligned}

D'où :

I_1 = \frac{1}{\omega} \left( -2 \cos\varphi \left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\right) \right) = \frac{\sqrt{3}}{\omega}\cos\varphi

Calculons la seconde intégrale :

\begin{aligned} I_2 &= -\int_{7T/12}^{11T/12} \sin(\omega t + \varphi)\,\mathrm{d}t = \frac{1}{\omega} \left[ \cos\left(\frac{11\pi}{6} + \varphi\right) - \cos\left(\frac{7\pi}{6} + \varphi\right) \right] \end{aligned}

Avec p = \frac{11\pi}{6} + \varphi et q = \frac{7\pi}{6} + \varphi, on a \frac{p+q}{2} = \frac{3\pi}{2} + \varphi (donc \sin\left(\frac{p+q}{2}\right) = -\cos\varphi) et \frac{p-q}{2} = \frac{\pi}{3}, ce qui donne :

I_2 = \frac{1}{\omega} \left( -2 (-\cos\varphi) \frac{\sqrt{3}}{2} \right) = \frac{\sqrt{3}}{\omega}\cos\varphi

En sommant ces deux contributions et en remplaçant \omega = \frac{2\pi}{T} :

P = \frac{U\,I_{\max}}{T} (I_1 + I_2) = \frac{U\,I_{\max}}{T} \left( \frac{2\sqrt{3}}{\omega}\cos\varphi \right) = \frac{2\sqrt{3}}{2\pi}\,U\,I_{\max}\cos\varphi
\boxed{P = \frac{\sqrt{3}}{\pi}\,U\,I_{\max}\cos\varphi}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (32 % des questions, partie II), Diffusion thermique et diffusion de particules (24 %, partie I), Conversion de puissance (20 %, partie IV) et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (13 %, partie III). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Mécanique des fluides, Cinématique et dynamique du point et Circuits électriques et régimes transitoires.

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

Peu : 6 questions sur 41 (15 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie III.1 (Q25 à Q29), ainsi que Q31.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q22 (coefficient de réflexion) et Q32 (relation de bernoulli).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (loi de fourier), Q11 (approximation acoustique), Q15 (onde progressive harmonique), Q26 (titrage) et Q33 (onduleur). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (équation de diffusion), Q3 (équation de diffusion), Q4 (flux thermique), Q8 (bilan d'énergie), Q12 (équation d'euler), Q13 (conservation de la masse), Q14 (équation de d'alembert), Q16 (impédance acoustique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 41), par exemple : Q1, Q3, Q4, Q6, Q7, Q10 à Q13, Q15 à Q18, Q20, Q21, Q23 à Q29, Q33 à Q38 et Q40. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q14.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2025 ?

Moyenne : 9,7/20 (écart-type 3,78, 5 127 présents).

Pourquoi la pression acoustique n'est-elle pas continue en traversant la cloison en Q20 ?

Non : la cloison possédant une masse non nulle M_c, son accélération dans le principe fondamental de la dynamique impose une différence de pression entre ses deux faces. En revanche, le fluide restant au contact de la paroi indéformable, c'est la vitesse particulaire qui vérifie la continuité.

À quelle date le transistor T1 doit-il impérativement être amorcé en Q40 ?

À partir de t = T/6 : tant que l'intensité i_{\text{ch}}(t) est négative, la diode antiparallèle \text{D}_1 conduit spontanément le courant de roue libre. L'allumage effectif de \text{T}_1 n'est donc indispensable qu'au moment précis où le courant s'annule pour devenir positif.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 41
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 41 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,7 et d'écart-type 3,78 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.