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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PSI 2025

Médecine et physique

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique des fluides, Ondes mécaniques et acoustiques, Optique géométrique · 33 incontournables · 22 questions de première année
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Ce sujet transversal explore trois facettes concrètes des applications de la physique et de la chimie à la médecine contemporaine : la chirurgie oculaire correctrice par laser femtoseconde et échographie, l'hémodynamique du cœur et des réseaux capillaires, et la chimie du titane pour prothèses articulaires.

L'épreuve est particulièrement équilibrée et représentative des attentes du concours e3a-Polytech en filière PSI. Elle alterne questions de cours très classiques (équations de d'Alembert acoustique, équations de Maxwell dans un plasma neutre, profil d'écoulement de Poiseuille) et estimations numériques d'ordre de grandeur faisant appel au bon sens physique. Sans technicité mathématique excessive, elle constitue un excellent support de révision et d'entraînement pour balayer une grande partie du programme de Spé en situation modélisée.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

33 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 22 questions sur 45, parties I.1 et III.3.

Où gagner des points

34 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    Q8 : L'énoncé demande d'exprimer E_0 uniquement en fonction de \epsilon_0, c et \tau, ce qui est dimensionnellement impossible. Il faut faire intervenir la section S = \pi d^2 / 4 de la tache focale à partir du diamètre d donné dans le texte.

  • Parties indépendantes

    Q1, Q24 et Q34 : Les trois grandes parties du sujet (optique et ondes dans la partie I, hémodynamique dans la partie II, chimie du titane dans la partie III) sont entièrement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

45 questions
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Partie I : Quelques aspects liés à la chirurgie réfractive

I.1 · Étude préliminaire : étude optique de l'œil

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Notions : modèle de l'œil, appareil photographique

La constitution de l'œil présente des analogies avec celle d'un appareil photographique. Regrouper dans un tableau trois éléments de l'œil et de l'appareil photographique pouvant être mis en correspondance.

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Associer chaque fonction optique de l'œil (diaphragme, objectif focalisateur, surface sensible) à son homologue direct dans un appareil photo.

Voir la réponse courte

Correspondance entre diaphragme/pupille-iris, objectif/cristallin et capteur-pellicule/rétine.

Voir le corrigé complet

L'œil et l'appareil photographique sont tous deux des systèmes optiques d'imagerie associant un objectif convergent, un limiteur de flux lumineux et une surface sensible où se forme l'image nette de l'objet observé.

On peut dresser les analogies suivantes :

Élément de l'œilÉlément de l'appareil photoRôle optique commun
Iris (ou pupille)DiaphragmeRègle la quantité de lumière admise dans le système (ouverture numérique).
Ensemble cornée + cristallinObjectif (lentilles convergentes)Réfracte et fait converger les rayons lumineux pour former une image réelle.
RétineCapteur électronique (ou pellicule)Surface photosensible sur laquelle se forme l'image nette.
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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Notions : vergence, lentille mince

En assimilant l'œil emmétrope (c'est-à-dire l'œil sans défaut) au repos à un ensemble lentille mince - écran distants de , donner la valeur correspondante de la vergence de l'œil.

Voir l'indice

Exprimer la vergence comme l'inverse de la distance focale image requise pour former l'image d'un objet situé à l'infini sur la rétine.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition de vision nette pour un œil emmétrope au repos : l'objet est situé à l'infini (\overline{OA} \to -\infty) et son image doit se former sur la rétine (\overline{OA'} = d = 17\text{ mm}).
  2. Utiliser la relation de conjugaison de Descartes pour exprimer la distance focale image f' puis en déduire la vergence V = 1/f'.
Voir la réponse courte

Pour un œil au repos observant à l'infini, f' = d = 17\text{ mm}, d'où V = 1/f' \approx 59\text{ \delta}.

Voir le corrigé complet

Un œil emmétrope au repos n'accommode pas pour observer un objet situé à l'infini (\overline{OA} \to -\infty). L'image nette se forme alors sur la rétine, située à une distance d = 17\text{ mm} du centre optique de la lentille :

\overline{OA'} = d = 17\text{ mm} = 17\times 10^{-3}\text{ m}

D'après la formule de conjugaison avec origine au centre (rappelée en annexe 1) :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{f'} = V

Lorsque \overline{OA} \to -\infty, le foyer image F' coïncide avec la rétine, soit f' = d. La vergence V de l'œil au repos vaut donc :

V = \frac{1}{d}

Application numérique :

\begin{aligned} V &= \frac{1}{17\times 10^{-3}\text{ m}} = \frac{1000}{17}\text{ }\delta \approx 59\text{ }\delta \quad (\text{ou }\text{m}^{-1}) \end{aligned}
\boxed{V \approx 59\text{ }\delta}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Notions : accommodation, vergence

Comment la forme du cristallin est-elle modifiée lors de l'accommodation ? Comment appelle-t-on le point le plus proche que l'œil peut voir en accommodant ? Ce point est typiquement situé à devant l'œil emmétrope. Trouver la valeur de la vergence de l'œil dans ce cas de figure.

Voir l'indice

Considérer l'action de contraction des muscles ciliaires sur le rayon de courbure des faces du cristallin et appliquer la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique.

Voir la réponse courte

Le cristallin se bombe, le point le plus proche est le punctum proximum (PP), et la relation de conjugaison donne V \approx 63\text{ \delta}.

Voir le corrigé complet
  • Modification de la forme du cristallin lors de l'accommodation :
    Sous l'action de la contraction des muscles ciliaires, le cristallin se déforme en augmentant sa courbure (ses faces deviennent plus bombées). Son rayon de courbure diminue, ce qui augmente sa vergence afin de focaliser les rayons issus d'objets proches sur la rétine.
  • Nom du point le plus proche :
    Le point le plus proche qu'un œil peut voir net en accommodant au maximum est appelé le punctum proximum (noté PP).
  • Calcul de la vergence correspondante :
    L'objet se situe au punctum proximum, soit en mesure algébrique :

    \overline{OA} = -25\text{ cm} = -0{,}25\text{ m}

    L'image doit se former sur la rétine située à la distance d = 17\text{ mm}, soit :

    \overline{OA'} = +17\text{ mm} = 17 \times 10^{-3}\text{ m}

    D'après la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre (rappelée en annexe 1) :

    \begin{aligned} V_{\text{acc}} &= \frac{1}{f'} = \frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} \\ &= \frac{1}{17 \times 10^{-3}} - \frac{1}{-0{,}25} \\ &= \frac{1000}{17} + 4{,}0 \approx 58{,}8 + 4{,}0 \end{aligned}

    On obtient :

    \boxed{V_{\text{acc}} \approx 63\text{ }\delta \quad (\text{ou } 62{,}8\text{ }\delta)}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Notions : myopie, punctum remotum

Un œil myope possède un punctum remotum situé à . Quelle est la vergence de la lentille correctrice à utiliser ? Faire un schéma montrant la marche de rayons lumineux incidents sur l'ensemble lentille correctrice - œil. On représentera l'œil par un ensemble lentille mince - écran.

Voir l'indice

Déterminer la vergence de telle sorte que l'image d'un objet à l'infini donnée par la lentille correctrice se forme au punctum remotum de l'œil.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition de vision nette sans fatigue pour l'œil : un objet situé à l'infini doit avoir son image par la lentille correctrice au punctum remotum (R) de l'œil myope.
  2. En déduire la position du foyer image de la lentille correctrice puis sa vergence.
  3. Tracer la marche d'un faisceau de rayons parallèles à l'axe optique traversant successivement la lentille divergente puis le système optique de l'œil (lentille mince convergente et écran).
Voir la réponse courte

La lentille divergente doit rejeter le PR à l'infini : V_{\text{verre}} = -1/PR = -0{,}5\text{ \delta}, tracé des rayons parallèles convergeant sur la rétine.

Voir le corrigé complet

Le punctum remotum (R) est le point le plus éloigné qu'un œil peut voir nettement sans accommoder. Pour l'œil myope étudié, il est situé à une distance finie en avant de l'œil :

\overline{O_{\text{œil}}R} = -2{,}0\text{ m}

En assimilant la lentille correctrice L_c (de centre O_c) à une lentille mince accolée à l'œil (O_c \approx O_{\text{œil}}), celle-ci doit former d'un objet situé à l'infini (A \to -\infty) une image virtuelle A' située au punctum remotum R de l'œil afin que l'œil n'ait pas à accommoder :

A' = R \iff F'_c = R

où F'_c est le foyer principal image de la lentille correctrice. La distance focale image de la lentille correctrice est donc :

f'_c = \overline{O_c F'_c} = -2{,}0\text{ m}

La vergence de la lentille correctrice vaut ainsi :

V_c = \frac{1}{f'_c} = \frac{1}{-2{,}0\text{ m}} = -0{,}50\text{ m}^{-1}
\boxed{V_c = -0{,}50\text{ }\delta}

Il s'agit bien d'une lentille divergente (V_c < 0), caractéristique de la correction de la myopie.

Marche des rayons lumineux :

  • Des rayons incidents parallèles à l'axe optique (provenant d'un point objet à l'infini sur l'axe) émergent de la lentille divergente L_c en semblant provenir de son foyer image F'_c = R.
  • Ces rayons divergents incidents sur l'œil au repos semblent être émis par son punctum remotum : ils sont donc focalisés exactement sur la rétine (l'écran).

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Notions : pouvoir de résolution, récepteur

Donner une estimation, en radians, du pouvoir séparateur de l'œil en supposant que celui-ci est lié à la distance entre deux cônes voisins.

Voir l'indice

Relier la densité surfacique de cellules réceptrices à l'espacement spatial moyen entre deux cônes, puis en déduire l'angle sous-tendu depuis le centre optique.

Voir la stratégie
  1. Estimer la distance spatiale a séparant deux cônes voisins à partir de la densité surfacique de cellules \sigma.
  2. Relier par l'optique géométrique la distance angulaire \alpha séparant deux points à l'infini à l'écart spatial \Delta y entre leurs images formées sur la rétine (placée à la distance d = 17\text{ mm} du centre optique).
  3. En déduire le pouvoir séparateur \alpha sous la condition que \Delta y soit de l'ordre de la distance inter-cônes a.
Voir la réponse courte

Estimation du pouvoir séparateur angulaire par le rapport de l'espacement inter-cônes à la focale : \theta \approx d/f' \approx 10^{-4}\text{ rad}.

Voir le corrigé complet

Chaque cône occupe sur la rétine une surface moyenne S \approx \frac{1}{\sigma}. En modélisant la répartition des récepteurs par un pavage régulier, la distance moyenne a entre deux cônes voisins s'estime par :

a \approx \frac{1}{\sqrt{\sigma}}

Avec \sigma = 2{,}0 \cdot 10^5\text{ cellules}\cdot\text{mm}^{-2} = 2{,}0 \cdot 10^{11}\text{ m}^{-2} :

a \approx \frac{1}{\sqrt{2{,}0 \cdot 10^{11}}} = \frac{1}{\sqrt{20}\cdot 10^5} \approx \frac{1}{4{,}47 \cdot 10^5} \approx 2{,}2 \cdot 10^{-6}\text{ m} = 2{,}2\text{ }\mu\text{m}

Deux points situés à l'infini et séparés d'un angle \alpha forment sur l'écran rétinien deux images ponctuelles séparées d'une distance :

\Delta y \approx d \cdot \alpha

où d = 17\text{ mm} est la distance lentille-écran (distance focale de l'œil au repos).

Si la résolution est limitée par la distance entre deux cônes voisins, la séparation minimale détectable correspond à \Delta y \approx a, d'où :

\alpha \approx \frac{a}{d} = \frac{1}{d\sqrt{\sigma}}

Application numérique :

\begin{aligned} \alpha &\approx \frac{2{,}24 \cdot 10^{-6}\text{ m}}{17 \cdot 10^{-3}\text{ m}} \approx 1{,}3 \cdot 10^{-4}\text{ rad} \end{aligned}
\boxed{\alpha \approx 1{,}3 \cdot 10^{-4}\text{ rad}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : diffraction, critère de rayleigh

(*) La lumière est diffractée lorsqu'elle passe à travers la pupille. L'image d'un point objet à l'infini correspond alors à une tache sur la rétine. Si l'on tient compte du diamètre de la pupille (dont vous estimerez la valeur), peut-on conclure que le pouvoir séparateur est déterminé par la diffraction ?

Voir l'indice

Appliquer le critère de Rayleigh pour une pupille circulaire éclairée en lumière visible (\lambda \approx 500\text{ nm}) et comparer l'écart angulaire trouvé à celui issu de l'échantillonnage rétinien.

Voir la stratégie
  1. Estimer le diamètre typique D de la pupille en vision diurne ainsi que la longueur d'onde centrale \lambda du spectre visible.
  2. Calculer le demi-angle de diffraction (ou la limite de résolution angulaire selon le critère de Rayleigh) associé à la pupille.
  3. Comparer cette valeur angulaire au pouvoir séparateur associé à la mosaïque des cônes obtenu en Q5 pour conclure.
Voir la réponse courte

Calcul du diamètre angulaire de diffraction \theta_{\text{diff}} \approx 1{,}22\lambda/D pour la pupille, puis comparaison avec la résolution anatomique des cônes.

Voir le corrigé complet

La pupille joue le rôle d'un diaphragme d'ouverture circulaire de diamètre D. En conditions de vision diurne (conditions photopiques), ce diamètre est typiquement de :

D \approx 2\text{ à }3\text{ mm} = 3 \cdot 10^{-3}\text{ m}

Pour une onde lumineuse au centre du spectre visible, on prend :

\lambda \approx 550\text{ nm} = 5{,}5 \cdot 10^{-7}\text{ m}

La diffraction à travers une ouverture circulaire de diamètre D produit à l'infini une figure de diffraction (tache d'Airy) dont le premier anneau sombre est atteint pour un demi-angle d'ouverture donné par le critère de Rayleigh :

\theta_{\text{diff}} = 1{,}22\,\frac{\lambda}{D}

En application numérique :

\begin{aligned} \theta_{\text{diff}} &\approx 1{,}22 \times \frac{5{,}5 \cdot 10^{-7}}{3 \cdot 10^{-3}} \approx 2{,}2 \cdot 10^{-4}\text{ rad} \end{aligned}

(ou \theta_{\text{diff}} \approx 3{,}4 \cdot 10^{-4}\text{ rad} si l'on prend D = 2\text{ mm}).

D'après la question Q5, le pouvoir séparateur imposé par l'espacement des cônes sur la rétine est :

\alpha \approx 1{,}3 \cdot 10^{-4}\text{ rad}

On constate que \theta_{\text{diff}} et \alpha sont du même ordre de grandeur :

\theta_{\text{diff}} \sim \alpha \sim 10^{-4}\text{ rad} \approx 1' \text{ d'arc}
\boxed{\text{Oui, le pouvoir séparateur de l'œil est déterminé et limité par le phénomène de diffraction.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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I.2 · Chirurgie LASIK

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive harmonique, vecteur de poynting

Écrire les expressions des champs et , ainsi que du vecteur de Poynting . On donnera les expressions en fonction, notamment, de , , , et .

Voir l'indice

Utiliser la structure d'une onde plane progressive monochromatique dans le vide en reliant l'amplitude du champ magnétique à celle du champ électrique par la relation de structure.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique \vec{E}(M, t) à partir des données de direction de propagation (\vec{u}_x) et de polarisation (\vec{u}_y).
  2. Déduire le champ magnétique \vec{B}(M, t) via la relation de structure d'une onde plane progressive sinusoïdale dans le vide : \vec{B} = \frac{\vec{u}_x \wedge \vec{E}}{c}.
  3. Calculer le vecteur de Poynting instantané à partir des champs réels, en éliminant la perméabilité magnétique du vide \mu_0 au moyen de la relation c^2 \epsilon_0 \mu_0 = 1.
Voir la réponse courte

Écriture des champs \vec{E} et \vec{B} = \vec{u}_k \times \vec{E}/c d'une OPPH et du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \epsilon_0 c E^2 \vec{u}_k.

Voir le corrigé complet

L'onde se propage dans le vide selon +\vec{u}_x et est polarisée linéairement selon \vec{u}_y. En choisissant l'origine des phases nulle, le champ électrique s'écrit en coordonnées réelles :

\boxed{\vec{E}(M, t) = E_0 \cos(\omega t - k x) \vec{u}_y}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide (ou la relation de structure d'une onde plane progressive sinusoïdale), le champ magnétique est transverse et vérifie :

\vec{B}(M, t) = \frac{\vec{u}_x \wedge \vec{E}(M, t)}{c}

Comme \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z, il vient directement :

\boxed{\vec{B}(M, t) = \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - k x) \vec{u}_z}

Le vecteur de Poynting instantané est défini par :

\vec{\Pi}(M, t) = \frac{\vec{E}(M, t) \wedge \vec{B}(M, t)}{\mu_0}

En utilisant la relation liant la célérité de la lumière dans le vide à ses constantes diélectrique et magnétique, \mu_0 = \frac{1}{\epsilon_0 c^2}, on obtient :

\vec{\Pi}(M, t) = \epsilon_0 c^2 \left( E_0 \cos(\omega t - k x)\vec{u}_y \right) \wedge \left( \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - k x)\vec{u}_z \right)

Puisque \vec{u}_y \wedge \vec{u}_z = \vec{u}_x, on aboutit à :

\boxed{\vec{\Pi}(M, t) = \epsilon_0 c E_0^2 \cos^2(\omega t - k x) \vec{u}_x}

En moyenne temporelle sur une période optique, sachant que \langle \cos^2(\omega t - k x) \rangle = \frac{1}{2}, la densité surfacique moyenne de puissance vaut :

\langle \vec{\Pi}(M, t) \rangle = \frac{1}{2}\epsilon_0 c E_0^2 \vec{u}_x

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting, bilan d'énergie électromagnétique

Donner la relation entre l'amplitude du champ électrique et l'énergie d'une impulsion en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle du flux du vecteur de Poynting à travers la section droite du faisceau focalisé, puis multiplier par la durée de l'impulsion.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne transportée par le faisceau à travers la section droite S de la zone de focalisation à l'aide du flux du vecteur de Poynting moyen \langle \vec{\Pi} \rangle.
  2. Relier l'énergie E_{\mathrm{imp}} de l'impulsion de durée \tau à cette puissance, puis en déduire l'amplitude E_0 du champ électrique.
Voir la réponse courte

Intégration du flux du vecteur de Poynting sur la section et la durée de l'impulsion : E_{\mathrm{imp}} = \frac{1}{2}\epsilon_0 c E_0^2 S \tau.

Voir le corrigé complet

L'intensité de l'onde électromagnétique (puissance moyenne par unité de surface) correspond à la norme du vecteur de Poynting moyen déterminé à la question précédente :

I = \|\langle \vec{\Pi} \rangle\| = \frac{1}{2} \epsilon_0 c E_0^2

Pendant la durée \tau d'une impulsion, l'énergie transportée à travers la section droite S du faisceau dans la zone de focalisation (de diamètre d, soit une section S = \frac{\pi d^2}{4}) s'écrit :

E_{\mathrm{imp}} = \mathcal{P}_{\text{moy}} \tau = I S \tau = \frac{1}{2} \epsilon_0 c E_0^2 S \tau

On en déduit l'expression de l'amplitude E_0 du champ électrique en fonction de l'énergie de l'impulsion :

\boxed{E_0 = \sqrt{\frac{2 E_{\mathrm{imp}}}{\epsilon_0 c S \tau}}}

En introduisant le diamètre d de la zone de focalisation (S = \frac{\pi d^2}{4}), cette relation devient :

\boxed{E_0 = \sqrt{\frac{8 E_{\mathrm{imp}}}{\pi \epsilon_0 c d^2 \tau}}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : champ électrostatique, loi de coulomb

Quelle est l'expression du champ créé par le noyau d'un atome d'hydrogène sur son électron ? On notera le rayon de l'orbite de l'électron.

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Appliquer le théorème de Gauss à une sphère de rayon centré sur le proton, ou utiliser directement l'expression de la loi de Coulomb.

Voir la réponse courte

Expression du champ coulombien créé par le proton : E = e / (4\pi\epsilon_0 r_{\mathrm{H}}^2).

Voir le corrigé complet

Le noyau de l'atome d'hydrogène est constitué d'un proton portant une charge ponctuelle +e.

D'après la loi de Coulomb en électrostatique, le champ électrique créé par ce noyau à une distance r_{\mathrm{H}} correspondant à l'orbite de l'électron s'écrit vectoriellement :

\vec{E}_{\text{noyau}} = \frac{e}{4\pi \epsilon_0 r_{\mathrm{H}}^2}\,\vec{u}_r

où \vec{u}_r est le vecteur unitaire radial dirigé du noyau vers l'électron.

L'amplitude (ou norme) de ce champ électrique intra-atomique vaut ainsi :

\boxed{E_{\text{noyau}} = \frac{e}{4\pi \epsilon_0 r_{\mathrm{H}}^2}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : champ électrostatique, ionisation

Comparer les valeurs des champs électriques perçus par un électron. Le champ électrique associé à une impulsion laser femtoseconde permet-il d'effectuer l'ionisation des atomes ? Les valeurs numériques de l'énergie et de la durée caractérisant l'impulsion laser sont données en annexe.

Voir l'indice

Calculer numériquement le champ laser focalisé à partir de la formule établie à la question précédente et comparer son ordre de grandeur au champ coulombien intra-atomique.

Voir la réponse courte

Comparaison de l'amplitude du champ laser avec le champ coulombien atomique pour justifier le claquage optique et l'ionisation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, le champ coulombien créé par le proton sur l'électron à la distance r_{\mathrm{H}} vaut en norme :

E_{\text{noyau}} = \frac{e}{4\pi \epsilon_0 r_{\mathrm{H}}^2}

Avec les valeurs numériques fournies en annexe 1 :

  • e = 1{,}6 \cdot 10^{-19}\text{ C} ;
  • \epsilon_0 = 9 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • r_{\mathrm{H}} = 0{,}5 \cdot 10^{-10}\text{ m}.

Le calcul donne :

\begin{aligned} E_{\text{noyau}} &= \frac{1{,}6 \cdot 10^{-19}}{4\pi \times (9 \cdot 10^{-12}) \times (0{,}5 \cdot 10^{-10})^2} \\ &= \frac{1{,}6 \cdot 10^{-19}}{9\pi \cdot 10^{-32}} \approx \frac{1{,}6}{28{,}3} \cdot 10^{13} \approx 5{,}7 \cdot 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

Soit un ordre de grandeur de :

\boxed{E_{\text{noyau}} \approx 6 \cdot 10^{11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

D'après la question Q8, l'amplitude du champ électrique de l'onde laser vaut :

E_0 = \sqrt{\frac{8 E_{\text{imp}}}{\pi \epsilon_0 c d^2 \tau}}

Avec les données numériques de l'annexe 1 :

  • E_{\text{imp}} = 4{,}0\text{ }\mu\text{J} = 4{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ J} ;
  • \tau = 2\text{ fs} = 2 \cdot 10^{-15}\text{ s} ;
  • d = 1{,}0\text{ }\mu\text{m} = 1{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ m} ;
  • c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • \epsilon_0 = 9 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}.

Le dénominateur s'évalue selon :

\begin{aligned} \pi \epsilon_0 c d^2 \tau &= \pi \times (9 \cdot 10^{-12}) \times (3{,}0 \cdot 10^8) \times (1{,}0 \cdot 10^{-6})^2 \times (2 \cdot 10^{-15}) \\ &= 54\pi \cdot 10^{-31}\text{ SI} \approx 1{,}7 \cdot 10^{-29}\text{ SI} \end{aligned}

D'où l'amplitude du champ laser :

\begin{aligned} E_0^2 &= \frac{8 \times 4{,}0 \cdot 10^{-6}}{54\pi \cdot 10^{-31}} \approx \frac{32 \cdot 10^{-6}}{1{,}70 \cdot 10^{-29}} \approx 1{,}9 \cdot 10^{24}\text{ V}^2\cdot\text{m}^{-2} \\ E_0 &\approx 1{,}4 \cdot 10^{12}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

Soit :

\boxed{E_0 \approx 1{,}4 \cdot 10^{12}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Comparaison et conclusion :

\boxed{E_0 > E_{\text{noyau}}}

L'amplitude du champ électrique de l'impulsion laser est supérieure au champ intra-atomique liant l'électron au noyau (ils sont tous deux de l'ordre de 10^{12}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}).

La force exercée par l'onde électromagnétique sur les électrons est donc suffisante pour déformer fortement la barrière coulombienne du noyau (voire la supprimer), ce qui permet d'arracher les électrons périphériques : le champ électrique permet sans ambiguïté d'effectuer l'ionisation des atomes (claquage optique).

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : plasma, loi d'ohm locale

Montrer que le vecteur densité de courant vérifie en notation complexe la relation : . On donnera l'expression de en fonction de , , et de la charge élémentaire .

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale de la dynamique appliquée à un électron soumis au champ électrique oscillant sans frottement et relier la vitesse au courant volumique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis au champ électrique de l'onde dans le cadre des hypothèses du modèle du plasma dilué.
  2. Passer en notation complexe pour relier la vitesse complexe \underline{\vec{v}} au champ électrique complexe \underline{\vec{E}}.
  3. Exprimer le vecteur densité volumique de courant \underline{\vec{j}} en sommant les contributions des porteurs de charge, puis identifier la conductivité complexe \underline{\gamma}.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à un électron en régime sinusoïdal donnant la vitesse complexe, puis \underline{\vec{j}} = -n e \underline{\vec{v}} = \underline{\gamma}\underline{\vec{E}} avec \underline{\gamma} = n e^2/(j m_e \omega).

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un électron (charge q = -e, masse m_e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Selon les hypothèses de l'énoncé :

  • les interactions entre particules sont négligées (pas de terme de frottement collisionnel) ;
  • la force magnétique est négligée devant la force électrique : \vec{F}_L \approx -e \vec{E}.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E}

En régime sinusoïdal établi, avec la convention \underline{\vec{E}}(M, t) = \underline{\vec{E}}_0 \mathrm{e}^{i(\omega t - kx)}, la dérivation temporelle correspond à une multiplication par i\omega. En notation complexe :

\begin{aligned} i m_e \omega \, \underline{\vec{v}} &= -e \underline{\vec{E}} \\ \underline{\vec{v}} &= -\frac{e}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}} = \frac{ie}{m_e \omega} \underline{\vec{E}} \end{aligned}

Les ions étant immobiles, seuls les électrons libres (densité particulaire n) contribuent au transport de charge. Le vecteur densité de courant volumique s'écrit donc :

\underline{\vec{j}} = n(-e)\underline{\vec{v}} = -n e \left(-\frac{e}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}}\right) = \frac{n e^2}{i m_e \omega}\underline{\vec{E}}

On en déduit la relation de type loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma} \underline{\vec{E}} avec :

\boxed{\underline{\gamma} = \frac{n e^2}{i m_e \omega} = -i \frac{n e^2}{m_e \omega}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell, plasma

Écrire les équations de Maxwell, sous leurs formes locales, dans le plasma.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell locales en tenant compte de la neutralité électrique locale du plasma et du courant électronique.

Voir la réponse courte

Écriture des équations locales de Maxwell avec une densité volumique de charge nulle et la densité de courant \vec{j}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle du plasma dilué, le milieu est assimilé au vide comportant des charges libres (les électrons) et des ions positifs supposés immobiles. D'après les hypothèses de l'énoncé, le plasma est localement neutre, soit une densité volumique de charge macroscopique nulle :

\rho = 0

Le mouvement des électrons libres sous l'action du champ électrique engendre un vecteur densité volumique de courant \vec{j}.

Les équations de Maxwell sous forme locale dans le plasma s'écrivent ainsi :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss (MG) :} \quad & \mathrm{div}\,\vec{E} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson (MT) :} \quad & \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday (MF) :} \quad & \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère (MA) :} \quad & \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{j} + \mu_0 \epsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}
\boxed{ \left\{ \begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E} &= 0 \\ \mathrm{div}\,\vec{B} &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} &= \mu_0 \vec{j} + \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned} \right. }

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : plasma, relation de dispersion

À partir des équations de Maxwell, établir la relation de dispersion. On donnera l'expression de la pulsation plasma .

Voir l'indice

Prendre le rotationnel du rotationnel du champ électrique en utilisant l'identité vectorielle du laplacien vectoriel combinée aux équations de Maxwell.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et développer le double rotationnel à l'aide de l'identité \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta \vec{E}.
  2. Utiliser l'équation de Maxwell-Ampère et la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma}\underline{\vec{E}} établie à la question Q11.
  3. Exploiter la forme de l'onde plane progressive sinusoïdale pour remplacer les opérateurs de dérivation spatiale et temporelle et en déduire la relation liant \omega et k.
Voir la réponse courte

En combinant le rotationnel de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère : \omega^2 = \omega_P^2 + k^2 c^2 avec \omega_P^2 = n e^2 / (\epsilon_0 m_e).

Voir le corrigé complet

Partons de l'équation de Maxwell-Faraday (établie à la question Q12) et prenons son rotationnel :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})

En utilisant l'identité vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta \vec{E} et la neutralité locale du plasma (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0), le membre de gauche se réduit à :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = -\Delta \vec{E}

En injectant l'équation de Maxwell-Ampère dans le membre de droite :

-\Delta \vec{E} = -\mu_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t} - \mu_0 \epsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

Soit, en utilisant la relation c^2 = \frac{1}{\epsilon_0 \mu_0} :

\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \mu_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t}

Passons en notation complexe pour l'onde plane progressive \underline{\vec{E}}(x, t) = \underline{E}_0 e^{i(\omega t - k x)} \vec{u}_y :

\begin{aligned} \Delta \underline{\vec{E}} &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial x^2} = (-i k)^2 \underline{\vec{E}} = -k^2 \underline{\vec{E}} \\ \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} &= (i\omega)^2 \underline{\vec{E}} = -\omega^2 \underline{\vec{E}} \end{aligned}

D'après la loi d'Ohm locale obtenue à la question Q11, \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma} \underline{\vec{E}} = \frac{n e^2}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}}, le terme de source temporelle vaut :

\mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{j}}}{\partial t} = \mu_0 (i \omega) \underline{\vec{j}} = \mu_0 (i \omega) \left(\frac{n e^2}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}}\right) = \frac{\mu_0 n e^2}{m_e} \underline{\vec{E}}

L'équation de propagation devient alors :

-k^2 \underline{\vec{E}} + \frac{\omega^2}{c^2}\underline{\vec{E}} = \frac{\mu_0 n e^2}{m_e}\underline{\vec{E}}

En divisant par \underline{\vec{E}} non nul et en remarquant que \mu_0 = \frac{1}{\epsilon_0 c^2}, il vient :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{n e^2}{\epsilon_0 m_e c^2}

On définit la pulsation plasma \omega_P par :

\boxed{\omega_P = \sqrt{\frac{n e^2}{\epsilon_0 m_e}}}

La relation de dispersion liant le nombre d'onde k à la pulsation \omega s'écrit donc :

\boxed{\omega^2 = \omega_P^2 + k^2 c^2} \quad \text{ou encore} \quad \boxed{k^2 = \frac{\omega^2 - \omega_P^2}{c^2}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde évanescente, plasma

Montrer que l'onde ne peut pas se propager dans le plasma si la pulsation est inférieure à . Quelle est l'expression du champ électrique dans ce cas ? On introduira la distance définie par .

Voir l'indice

Analyser le signe de k^2 dans la relation de dispersion lorsque la pulsation de l'onde est sous-critique, et en déduire le caractère évanescent du profil spatial.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation de dispersion établie à la question Q13 pour déterminer la nature du vecteur d'onde k lorsque \omega < \omega_P.
  2. Justifier l'absence de propagation à partir de la forme du facteur de phase spatiale.
  3. Choisir la détermination physique de k assurant que le champ reste borné pour x \to +\infty, puis en déduire l'expression réelle ou complexe du champ électrique.
Voir la réponse courte

Pour \omega < \omega_P, le vecteur d'onde est imaginaire pur (k = -j/\delta) menant à une onde évanescente atténuée exponentiellement.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q13 :

k^2 = \frac{\omega^2 - \omega_P^2}{c^2}

Pour \omega < \omega_P, le terme \omega^2 - \omega_P^2 est strictement négatif, ce qui donne k^2 < 0. Le nombre d'onde k est par conséquent un imaginaire pur.

En introduisant l'échelle de longueur \delta = \frac{c}{\sqrt{\omega_P^2 - \omega^2}} > 0, on a :

k^2 = -\frac{1}{\delta^2} \implies k = \pm \frac{i}{\delta}

L'onde se propageant initialement vers les x croissants depuis l'interface en x = 0, la condition physique imposant que l'amplitude du champ reste finie lorsque x \to +\infty conduit à éliminer la solution croissante et à retenir :

k = -\frac{i}{\delta}

En reportant cette valeur dans l'expression complexe du champ électrique :

\underline{\vec{E}}(x, t) = \underline{\vec{E}}_0 \exp\left(i\left(\omega t - \left(-\frac{i}{\delta}\right)x\right)\right) = \underline{\vec{E}}_0 \exp\left(-\frac{x}{\delta}\right) \exp(i\omega t)

Le facteur de phase dépend uniquement du temps t et ne comporte plus de terme de la forme (\omega t - k_r x) : il n'y a donc pas de propagation de l'onde dans le plasma. L'onde est dite évanescente.

En posant \underline{\vec{E}}_0 = E_0 \mathrm{e}^{i\varphi}\vec{u}_y, le champ électrique s'écrit sous forme réelle :

\boxed{\vec{E}(x, t) = E_0 \exp\left(-\frac{x}{\delta}\right)\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{u}_y}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : ordre de grandeur

(*) Donner une estimation de la surface du volet cornéen à découper. Quelle est le nombre d'impulsions nécessaires pour effectuer cette découpe ? En prenant une durée de découpe de 10 secondes pour un œil, donner une estimation de la fréquence des impulsions du laser utilisé.

Voir l'indice

Estimer le diamètre du volet cornéen (quelques millimètres) et découper sa périphérie en une juxtaposition de spots focaux élémentaires.

Voir la stratégie
  1. Estimer le diamètre du volet cornéen à partir des dimensions typiques de l'œil fournies dans l'énoncé (diamètre de l'œil de 25\text{ mm}, cornée de diamètre \sim 11\text{ mm}), puis en déduire la surface S du disque découpé.
  2. Évaluer le nombre d'impulsions N : pour pouvoir soulever le volet, le laser doit disséquer le stroma sur toute la surface de la lamelle. On s'appuie sur l'indication de l'énoncé (« production de centaines de milliers de bulles ») et sur la taille attendue des bulles.
  3. En déduire la fréquence de répétition f = N/\Delta t pour une durée de tir \Delta t = 10\text{ s}.
Voir la réponse courte

Estimation de la surface cornéenne circulaire, déduction du nombre d'impulsions par pavage d'impacts et calcul de la fréquence de tir.

Voir le corrigé complet

1. Estimation de la surface du volet cornéen

L'œil a un diamètre d'environ 25\text{ mm}. La cornée occupe la calotte antérieure avec un diamètre de l'ordre de 11\text{ à }12\text{ mm}. Le volet cornéen (ou flap) découpé lors d'une chirurgie LASIK a un diamètre typique légèrement inférieur à celui de la cornée pour conserver une charnière périphérique :

D_{\text{volet}} \approx 8\text{ à }9\text{ mm} \approx 8\text{ mm}.

La surface correspondante à décoller dans le plan stromal est assimilable à un disque :

S \approx \frac{\pi D_{\text{volet}}^2}{4} \approx \frac{\pi \times (8 \cdot 10^{-3}\text{ m})^2}{4} \approx 5 \cdot 10^{-5}\text{ m}^2 = 50\text{ mm}^2.
\boxed{S \approx 50\text{ mm}^2}

(Une valeur comprise entre 40\text{ mm}^2 et 80\text{ mm}^2 est tout à fait acceptable).

2. Nombre d'impulsions nécessaires

Pour créer un volet que l'on peut soulever, le laser ne se contente pas d'une découpe sur le pourtour : il doit réaliser un plan de clivage horizontal (clivage intrastromal) sur l'ensemble de la surface S, ainsi qu'une incision latérale sur la quasi-totalité du périmètre. La découpe surfacique est très largement prépondérante en nombre de points d'impact.

L'énoncé indique explicitement que l'incision est obtenue par la « production de centaines de milliers de bulles ». Chaque impulsion laser produisant une micro-bulle de plasma, on en déduit directement l'ordre de grandeur du nombre d'impulsions :

\boxed{N \sim 2 \cdot 10^5 \text{ à } 5 \cdot 10^5 \text{ impulsions}}

3. Estimation de la fréquence du laser

La durée de découpe étant de \Delta t = 10\text{ s} pour un œil, la fréquence de répétition des tirs laser f s'exprime par :

f = \frac{N}{\Delta t}

Pour N \approx 2 \cdot 10^5 \text{ à } 5 \cdot 10^5, on obtient :

f \approx \frac{2 \cdot 10^5 \text{ à } 5 \cdot 10^5}{10\text{ s}} \approx 20\text{ à }50\text{ kHz}.
\boxed{f \sim 20\text{ à }60\text{ kHz}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : énergie thermique, changement d'état

(*) Déterminer la valeur de , rayon de la zone supposée sphérique de la cornée vaporisée par une impulsion laser.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie en supposant que l'énergie absorbée sert intégralement à chauffer, vaporiser et dissocier la masse d'eau contenue dans la sphère.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'énergie nécessaire pour transformer une mole d'eau liquide en un mélange gazeux de dihydrogène et de dioxygène (\mathrm{H}_2 et \mathrm{O}_2) en combinant la vaporisation de l'eau et sa dissociation thermique à l'aide des données fournies.
  2. Relier l'énergie de l'impulsion laser E_{\text{imp}} à la quantité de matière n, puis à la masse m et au volume sphérique V = \frac{4}{3}\pi R^3 d'eau transformée.
  3. En déduire l'expression littérale puis la valeur numérique du rayon R.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique reliant l'énergie laser à l'échauffement et la vaporisation du volume sphérique d'eau : E_{\mathrm{imp}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho (\Delta h_{\mathrm{vap}} + c \Delta T).

Voir le corrigé complet

La transformation modélisant le claquage optique de l'eau liquide cornéenne en mélange gazeux s'écrit :

\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{H}_{2(g)} + \frac{1}{2}\mathrm{O}_{2(g)}

On décompose cette transformation en deux étapes successives :

  • la vaporisation d'une mole d'eau liquide : \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(g)}, d'enthalpie molaire \Delta_{\text{vap}}H^\circ = M L_{\text{vap}} ;
  • la décomposition d'une mole d'eau gazeuse en ses éléments : \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(g)} \longrightarrow \mathrm{H}_{2(g)} + \frac{1}{2}\mathrm{O}_{2(g)}, d'enthalpie molaire \Delta_{\text{diss}}H^\circ = -\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(g)}).

L'énergie molaire nécessaire à cette transformation est donc :

\Delta H_m = M L_{\text{vap}} - \Delta_f H^\circ

En supposant que l'intégralité de l'énergie d'une impulsion laser E_{\text{imp}} est absorbée pour réaliser cette réaction dans un volume sphérique V = \frac{4}{3}\pi R^3 de masse m = \rho V, la quantité de matière d'eau transformée s'écrit :

n = \frac{m}{M} = \frac{\rho}{M} \cdot \frac{4}{3}\pi R^3

Le bilan énergétique s'écrit :

E_{\text{imp}} = n \Delta H_m = \frac{4}{3}\pi R^3 \frac{\rho}{M} \left(M L_{\text{vap}} - \Delta_f H^\circ\right)

On en déduit l'expression du rayon R :

R = \left( \frac{3\,E_{\text{imp}}\,M}{4\pi\,\rho \left(M L_{\text{vap}} - \Delta_f H^\circ\right)} \right)^{1/3}

Application numérique :

\begin{aligned} M L_{\text{vap}} &= 18\cdot 10^{-3} \times 2{,}0\cdot 10^3 = 36\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ -\Delta_f H^\circ &= 241\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta H_m &= 36 + 241 = 277\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 2{,}77\cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Le rayon au cube vaut :

R^3 = \frac{3 \times 4{,}0\cdot 10^{-6} \times 18\cdot 10^{-3}}{4\pi \times 1{,}0\cdot 10^3 \times 2{,}77\cdot 10^5} \approx \frac{2{,}16\cdot 10^{-7}}{3{,}48\cdot 10^9} \approx 6{,}2\cdot 10^{-17}\text{ m}^3 = 62\cdot 10^{-18}\text{ m}^3

Sachant que 4^3 = 64 \approx 62, on obtient directement :

\boxed{R \approx 4{,}0\text{ }\mu\text{m}}

Résultat

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I.3 · Mesure de l'épaisseur de la cornée

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : approximation acoustique, compressibilité

Donner l'expression du coefficient de compressibilité adiabatique dans le cadre de l'approximation acoustique.

Voir l'indice

Développer la masse volumique au premier ordre par rapport aux fluctuations de pression acoustique en considérant une transformation adiabatique réversible.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression thermodynamique générale de \chi_S et le caractère isentropique des transformations acoustiques.
  2. Effectuer un développement au premier ordre au voisinage de l'état de repos (\rho_0, P_0) en tenant compte de l'approximation acoustique (\rho_0 \gg |\mu| et P_0 \gg |p|).
Voir la réponse courte

Définition thermodynamique du coefficient de compressibilité isentropique linéarisé : \chi_S = \frac{1}{\rho_0}\frac{\partial \rho}{\partial p}.

Voir le corrigé complet

Par définition, le coefficient de compressibilité isentropique (ou adiabatique) est donné par :

\chi_S = \frac{1}{\rho}\left(\frac{\partial \rho}{\partial P}\right)_S

La propagation de l'onde sonore étant suffisamment rapide pour que les transferts thermiques soient négligeables, et les effets dissipatifs (viscosité) étant supposés nuls, l'évolution d'une particule fluide au passage de l'onde est isentropique.

Au voisinage de l'état de repos (\rho_0, P_0), la variation de masse volumique \mu(x,t) = \rho(x,t) - \rho_0 s'exprime au premier ordre en fonction de la surpression acoustique p(x,t) = P(x,t) - P_0 par :

\mu \approx \left(\frac{\partial \rho}{\partial P}\right)_S p

Dans le cadre de l'approximation acoustique, \rho \approx \rho_0, d'où l'expression de \chi_S :

\chi_S \approx \frac{1}{\rho_0} \frac{\mu(x,t)}{p(x,t)}

ce qui fournit la relation constitutive acoustique liant la surmasse volumique à la surpression :

\boxed{\mu(x, t) = \rho_0 \chi_S p(x, t) \quad \text{soit} \quad \chi_S = \frac{\mu}{\rho_0 p}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : approximation acoustique, équation d'euler

Utiliser l'équation associée à la dynamique du fluide appliquée à une particule de celui-ci et simplifier son expression dans le cadre de l'approximation acoustique.

Voir l'indice

Projeter l'équation d'Euler sur l'axe de propagation et négliger le terme convectif non linéaire par rapport au terme d'accélération locale.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation locale de la dynamique pour une particule de fluide (équation d'Euler, le fluide étant modélisé comme parfait).
  2. Projeter cette équation sur l'axe de propagation (Ox).
  3. Linéariser l'équation en ne conservant que les termes du premier ordre vis-à-vis des petites perturbations acoustiques (v, p, \mu).
Voir la réponse courte

Équation d'Euler linéarisée en négligeant le terme convectif quadratique et la pesanteur : \rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\vec{\nabla} p.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant supposé non visqueux et l'action de la pesanteur étant négligeable devant les effets acoustiques, le principe fondamental de la dynamique appliqué à une particule fluide s'exprime par l'équation d'Euler :

\rho \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v} \right) = -\vec{\mathrm{grad}}\,P

L'écoulement étant unidimensionnel le long de l'axe Ox avec \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{u}_x, la projection de l'équation d'Euler sur \vec{u}_x s'écrit :

\rho(x,t) \left( \frac{\partial v}{\partial t} + v \frac{\partial v}{\partial x} \right) = -\frac{\partial P}{\partial x}

Dans le cadre de l'approximation acoustique :

  • le terme convectif d'accélération v \frac{\partial v}{\partial x} est d'ordre 2 en perturbations, donc négligeable devant le terme d'accélération locale \frac{\partial v}{\partial t} (d'ordre 1) ;
  • la masse volumique vaut \rho = \rho_0 + \mu, de sorte que \rho \frac{\partial v}{\partial t} = (\rho_0 + \mu)\frac{\partial v}{\partial t} \approx \rho_0 \frac{\partial v}{\partial t}, le produit \mu \frac{\partial v}{\partial t} étant du second ordre ;
  • la pression non perturbée P_0 étant uniforme et stationnaire, le gradient de pression se réduit à \frac{\partial P}{\partial x} = \frac{\partial p}{\partial x}.

L'équation de la dynamique simplifiée au premier ordre devient ainsi :

\boxed{\rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x}}

ou, sous forme vectorielle :

\boxed{\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\vec{\mathrm{grad}}\,p}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : approximation acoustique, conservation de la masse

Écrire l'équation locale de conservation de la masse et simplifier son expression dans le cadre de l'approximation acoustique.

Voir l'indice

Linéariser l'équation locale de conservation de la masse en ne conservant que les termes du premier ordre en perturbation.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation locale de conservation de la masse (équation de continuité) sous sa forme générale.
  2. L'adapter à l'écoulement unidimensionnel considéré, puis injecter les développements des grandeurs au premier ordre en négligeant le terme du second ordre \mu v \ll \rho_0 v.
Voir la réponse courte

Équation de continuité linéarisée au premier ordre : \frac{\partial \rho}{\partial t} + \rho_0 \mathrm{div}(\vec{v}) = 0.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de conservation de la masse (ou équation de continuité) s'écrit de manière générale :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \mathrm{div}(\rho \vec{v}) = 0

Le champ de vitesse étant unidimensionnel selon l'axe Ox (\vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{u}_x) et la masse volumique ne dépendant que de x et t, cette équation devient :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial(\rho v)}{\partial x} = 0

On introduit les grandeurs acoustiques perturbatives : \rho(x,t) = \rho_0 + \mu(x,t), avec \rho_0 uniforme et stationnaire. Il vient :

\frac{\partial \rho}{\partial t} = \frac{\partial \mu}{\partial t}

Pour le terme de flux massique, on développe le produit :

\rho v = (\rho_0 + \mu) v = \rho_0 v + \mu v

Dans le cadre de l'approximation acoustique, les perturbations sont d'amplitude faible : \mu \ll \rho_0, si bien que le terme non linéaire \mu v est du second ordre par rapport au terme du premier ordre \rho_0 v et peut être négligé (\mu v \ll \rho_0 v). Dès lors :

\frac{\partial(\rho v)}{\partial x} \approx \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x}

L'équation locale de conservation de la masse simplifiée au premier ordre s'écrit donc :

\boxed{\frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0}

ou, sous forme vectorielle intrinsèque :

\boxed{\frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0\,\mathrm{div}\,\vec{v} = 0}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : onde acoustique, équation de d'alembert

En déduire l'équation de propagation vérifiée par en fonction de et de . Donner l'expression de la célérité des ondes sonores. Donner sa valeur numérique dans le cas de la cornée.

Voir l'indice

Combiner les dérivées spatiales et temporelles des équations d'Euler et de continuité linéarisées pour éliminer le champ de vitesse et faire apparaître la célérité du son.

Voir la réponse courte

Combinaison d'Euler, continuité et \mathrm{d}\rho = \rho_0 \chi_S \mathrm{d}p pour obtenir l'équation de d'Alembert et la célérité c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_S}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation constitutive obtenue à la question Q17, on a :

\mu(x,t) = \rho_0 \chi_S p(x,t)

En dérivant cette relation par rapport au temps et en l'injectant dans l'équation de conservation de la masse linéarisée (question Q19) :

\frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0 \implies \rho_0 \chi_S \frac{\partial p}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0

Soit, en simplifiant par \rho_0 :

\chi_S \frac{\partial p}{\partial t} + \frac{\partial v}{\partial x} = 0

Dérivons cette équation par rapport au temps :

\chi_S \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} + \frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{\partial v}{\partial x}\right) = 0

Par ailleurs, l'équation d'Euler linéarisée (question Q18) s'écrit :

\frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{1}{\rho_0}\frac{\partial p}{\partial x}

En la dérivant par rapport à x et en appliquant le théorème de Schwarz aux fonctions régulières (\frac{\partial^2 v}{\partial t \partial x} = \frac{\partial^2 v}{\partial x \partial t}) :

\frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{\partial v}{\partial x}\right) = -\frac{1}{\rho_0}\frac{\partial^2 p}{\partial x^2}

En combinant ces deux relations, on obtient l'équation de d'Alembert vérifiée par la surpression p(x,t) :

\boxed{\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_S \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

Par identification avec la forme canonique de l'équation d'onde à une dimension \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0, la célérité c des ondes ultrasonores s'exprime par :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}}}

Application numérique La cornée étant principalement constituée d'eau, on prend \rho_0 = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, et d'après l'annexe 1, \chi_S = 3{,}6 \cdot 10^{-10}\text{ Pa}^{-1} :

\begin{aligned} c &= \frac{1}{\sqrt{1{,}0 \cdot 10^3 \times 3{,}6 \cdot 10^{-10}}} = \frac{1}{\sqrt{36 \cdot 10^{-8}}} = \frac{1}{6 \cdot 10^{-4}} = \frac{10^4}{6} \approx 1{,}67 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{c \approx 1{,}7 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : impédance acoustique

Donner l'expression de l'impédance acoustique dans le cas d'une onde se propageant dans le sens des positifs, puis dans le cas d'une onde se propageant dans le sens des négatifs.

Voir l'indice

Utiliser la relation liant la surpression et la vitesse pour une onde acoustique plane progressive se propageant dans le sens direct puis dans le sens rétrograde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre la surpression p(x,t) et la vitesse v(x,t) à l'aide de l'équation d'Euler linéarisée issue de la question Q18.
  2. Écrire la forme générale de la surpression pour une onde se propageant dans le sens des x positifs, puis en déduire le rapport Z_+ = \frac{p_+}{v_+}.
  3. Reprendre la démarche pour une onde se propageant dans le sens des x négatifs pour en déduire Z_- = \frac{p_-}{v_-}.
Voir la réponse courte

Définition de l'impédance acoustique caractéristique : Z = p/v = \rho_0 c dans le sens direct et -\rho_0 c en sens rétrograde.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation d'Euler linéarisée obtenue à la question Q18 :

\rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x}

1. Onde se propageant dans le sens des x positifs Une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants s'écrit sous la forme générale :

p_+(x,t) = f\!\left(t - \frac{x}{c}\right)

Sa dérivée spatiale vérifie :

\frac{\partial p_+}{\partial x} = -\frac{1}{c} f'\!\left(t - \frac{x}{c}\right) = -\frac{1}{c} \frac{\partial p_+}{\partial t}

En injectant cette relation dans l'équation d'Euler :

\rho_0 \frac{\partial v_+}{\partial t} = \frac{1}{c} \frac{\partial p_+}{\partial t}

En intégrant par rapport au temps, et compte tenu du fait que la perturbation est nulle au repos (v = 0 lorsque p = 0), on obtient :

v_+(x,t) = \frac{p_+(x,t)}{\rho_0 c}

L'impédance acoustique Z_+ = \frac{p_+}{v_+} s'écrit donc, en utilisant c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}} (établi à la question Q20) :

\boxed{Z_+ = \rho_0 c = \sqrt{\frac{\rho_0}{\chi_S}}}

2. Onde se propageant dans le sens des x négatifs Pour une onde progressive se propageant dans le sens des x décroissants :

p_-(x,t) = g\!\left(t + \frac{x}{c}\right)

Sa dérivée spatiale vérifie cette fois :

\frac{\partial p_-}{\partial x} = \frac{1}{c} g'\!\left(t + \frac{x}{c}\right) = \frac{1}{c} \frac{\partial p_-}{\partial t}

L'équation d'Euler donne alors :

\rho_0 \frac{\partial v_-}{\partial t} = -\frac{1}{c} \frac{\partial p_-}{\partial t} \implies v_-(x,t) = -\frac{p_-(x,t)}{\rho_0 c}

L'impédance acoustique pour l'onde rétrograde est donc :

\boxed{Z_- = -\rho_0 c = -\sqrt{\frac{\rho_0}{\chi_S}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : impédance acoustique, réflexion d'une onde

Expliciter les conditions aux limites à l'interface entre la cornée et l'humeur aqueuse. En déduire les expressions des coefficients de transmission et de réflexion en vitesse en fonction des impédances et . Quelle fraction de la puissance acoustique incidente est réfléchie sur l'interface cornée - humeur aqueuse ? On demande une expression littérale.

Voir l'indice

Écrire la continuité de la pression acoustique et de la vitesse particulaire normale à l'interface, puis exprimer le rapport des flux surfaciques moyens d'énergie acoustique.

Voir la stratégie
  1. Justifier physiquement les deux conditions de continuité à la frontière plane x = 0 séparant la cornée de l'humeur aqueuse.
  2. Exprimer les grandeurs de vitesse et de surpression dans chaque milieu en fonction des ondes incidente, réfléchie et transmise, en utilisant la relation d'impédance de la question précédente.
  3. Résoudre le système obtenu pour expliciter r_v et t_v, puis en déduire le coefficient de réflexion en puissance R.
Voir la réponse courte

Continuité de la pression acoustique et de la vitesse normale à l'interface ; r = (Z_1 - Z_2)/(Z_1 + Z_2) et coefficient de réflexion en puissance R = r^2.

Voir le corrigé complet

On choisit l'interface cornée / humeur aqueuse en x = 0. Le milieu 1 (x < 0) correspond à la cornée d'impédance acoustique Z_1, et le milieu 2 (x > 0) à l'humeur aqueuse d'impédance Z_2.

1. Conditions aux limites en x = 0 :

  • Continuité de la vitesse particulaire normale : les deux milieux restant en contact intime (pas de décollement ni d'interpénétration de la matière à l'interface), la composante normale de la vitesse est continue :

    v(0^-, t) = v(0^+, t)
  • Continuité de la pression acoustique : l'application du principe fondamental de la dynamique à une tranche fluide frontière d'épaisseur infinitésimale (de masse tendant vers zéro) impose l'absence de discontinuité des forces surfaciques de pression :

    p(0^-, t) = p(0^+, t)

2. Coefficients de réflexion et transmission en vitesse :

Dans le milieu 1, le champ de vitesse est la superposition de l'onde incidente (se propageant selon +x) et de l'onde réfléchie (se propageant selon -x) :

v_1(x,t) = v_i(x,t) + v_r(x,t)

Dans le milieu 2, seule se propage l'onde transmise :

v_2(x,t) = v_t(x,t)

D'après la question Q21, l'impédance acoustique vérifie p_+ = Z v_+ et p_- = -Z v_-. Les surpressions associées s'écrivent donc :

p_1(x,t) = Z_1 v_i(x,t) - Z_1 v_r(x,t) \quad \text{et} \quad p_2(x,t) = Z_2 v_t(x,t)

En introduisant les amplitudes complexes (ou en évaluant en x = 0) avec les définitions r_v = \frac{v_r(0,t)}{v_i(0,t)} et t_v = \frac{v_t(0,t)}{v_i(0,t)}, les conditions aux limites deviennent :

\begin{aligned} 1 + r_v &= t_v \\ Z_1(1 - r_v) &= Z_2 t_v \end{aligned}

En substituant t_v = 1 + r_v dans la seconde équation :

Z_1 - Z_1 r_v = Z_2 + Z_2 r_v \iff (Z_1 + Z_2)r_v = Z_1 - Z_2

On en déduit l'expression du coefficient de réflexion en vitesse :

\boxed{r_v = \frac{Z_1 - Z_2}{Z_1 + Z_2}}

Puis le coefficient de transmission en vitesse :

\boxed{t_v = 1 + r_v = \frac{2Z_1}{Z_1 + Z_2}}

3. Fraction de puissance acoustique incidente réfléchie :

La puissance acoustique instantanée traversant une surface S normale à la propagation est donnée par le flux du vecteur de Poynting acoustique \vec{\Pi} = p\,\vec{v}. Pour une onde progressive plane, la puissance moyenne incidente et la puissance moyenne réfléchie valent respectivement :

\langle \mathcal{P}_i \rangle = S Z_1 \langle v_i^2 \rangle \quad \text{et} \quad \langle \mathcal{P}_r \rangle = S Z_1 \langle v_r^2 \rangle

La fraction de puissance incidente réfléchie (facteur de réflexion énergétique R) s'exprime donc par le rapport :

R = \frac{\langle \mathcal{P}_r \rangle}{\langle \mathcal{P}_i \rangle} = \frac{\langle v_r^2 \rangle}{\langle v_i^2 \rangle} = r_v^2

Soit :

\boxed{R = \left(\frac{Z_1 - Z_2}{Z_1 + Z_2}\right)^2}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : acoustique, contrôle non destructif

Expliquer comment obtenir la valeur de l'épaisseur de la cornée à l'aide de ce dispositif.

Voir l'indice

Exploiter l'intervalle de temps séparant les échos ultrasonores réfléchis successivement sur la face antérieure et la face postérieure de la cornée.

Voir la stratégie
  1. Décrire le principe de l'échographie ultrasonore en mode impulsionnel (émission d'une impulsion et détection des échos réfléchis).
  2. Relier le retard temporel entre les signaux réfléchis à la distance parcourue dans la cornée (trajet aller-retour).
  3. Exprimer l'épaisseur e de la cornée en fonction de ce temps de vol et de la célérité c déterminée à la question Q20.
Voir la réponse courte

Mesure du temps d'écho aller-retour \Delta t entre les réflexions sur les faces avant et arrière de la cornée : e = c \Delta t / 2.

Voir le corrigé complet

Le dispositif utilisé est un pachymètre ultrasonore constitué d'un transducteur (émetteur-récepteur piézoélectrique) placé au contact de la face avant de la cornée :

  • Le transducteur émet une impulsion ultrasonore brève qui pénètre dans la cornée par sa face antérieure à un instant t_1.
  • L'onde se propage dans la cornée à la célérité c, puis rencontre l'interface cornée – humeur aqueuse (face postérieure). En raison du saut d'impédance acoustique (Z_1 \neq Z_2, étudié en Q22), une fraction de l'onde est réfléchie.
  • Cette onde réfléchie effectue le trajet retour à travers la cornée et atteint à nouveau le transducteur à un instant t_2.

Pendant la durée \Delta t = t_2 - t_1 (temps de vol), l'onde acoustique a parcouru un aller-retour dans la cornée d'épaisseur e, soit une distance totale 2e :

2e = c\,\Delta t

On en déduit l'expression de l'épaisseur de la cornée :

\boxed{e = \frac{c\,\Delta t}{2}}

La célérité c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}} \approx 1{,}7\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} étant connue d'après la question Q20, la mesure électronique du temps de propagation \Delta t donne un accès direct à l'épaisseur e, permettant de vérifier la condition e > 500\text{ }\mu\text{m}.

Résultat

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Partie II : Quelques aspects relatifs au système vasculaire

II.1 · Modélisation du cœur

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique, écoulement

Déterminer la valeur numérique du débit volumique sanguin moyen . En déduire la valeur numérique de la vitesse du sang dans l'aorte.

Voir l'indice

Multiplier la fréquence cardiaque par le volume d'éjection systolique pour obtenir le débit volumique, puis diviser par la section aortique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit volumique moyen D comme le produit de la fréquence de battement cardiaque par le volume de sang éjecté à chaque systole.
  2. En déduire la vitesse moyenne d'éjection v_s dans l'aorte à partir de la relation D = S v_s, où S est l'aire de la section droite de l'aorte.
Voir la réponse courte

Débit volumique D = V_{\mathrm{éjection}} \times f et vitesse moyenne dans l'aorte v_s = D / (\pi R_{\mathrm{aorte}}^2).

Voir le corrigé complet

À chaque pulsation cardiaque, le cœur éjecte un volume V_0 = 75\text{ cm}^3. Pour une fréquence cardiaque de N = 70\text{ pulsations}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{70}{60}\text{ s}^{-1}, le débit volumique sanguin moyen D s'écrit :

D = \frac{N}{60} \, V_0

Numériquement :

D = \frac{70 \times 75}{60} = \frac{7 \times 75}{6} = \frac{175}{2} = 87{,}5\text{ cm}^3\cdot\text{s}^{-1}

Soit, en unités du système international :

\boxed{D \approx 8{,}8 \cdot 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \quad (\approx 5{,}3\text{ L}\cdot\text{min}^{-1})}

Par conservation du débit volumique en régime permanent dans l'aorte de section S = 3{,}0\text{ cm}^2, la vitesse moyenne du sang en sortie du cœur s'exprime par :

v_s = \frac{D}{S}

Numériquement :

v_s = \frac{87{,}5\text{ cm}^3\cdot\text{s}^{-1}}{3{,}0\text{ cm}^2} = \frac{175}{6}\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} \approx 29\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}

Soit :

\boxed{v_s \approx 0{,}29\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : premier principe, système ouvert

Calculer le travail utile massique fourni par le cœur en supposant que celui-ci fonctionne comme une pompe adiabatique. En déduire la valeur numérique de la puissance fournie.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (bilan d'enthalpie totale) à travers le système cardiaque.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire en système ouvert à travers le cœur (modélisé par une pompe adiabatique sans dénivellation).
  2. Exprimer la variation d'enthalpie massique h_s - h_e à l'aide de l'incompressibilité du fluide et de la constance de l'énergie interne massique u.
  3. Prendre en compte la variation d'énergie cinétique massique et en déduire le travail utile massique w_u, puis la puissance utile \mathcal{P}_u = D_m w_u = \rho_s D w_u.
Voir la réponse courte

Premier principe industriel pour un fluide incompressible : w_u = \Delta P / \rho + \frac{1}{2}\Delta(v^2), puis puissance utile \mathcal{P} = D_{\mathrm{m}} w_u \approx D \Delta P.

Voir le corrigé complet

Considérons le sang s'écoulant en régime permanent à travers le cœur. Le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (formulation massique) s'écrit :

\left( h_s + \frac{1}{2}v_s^2 + g z_s \right) - \left( h_e + \frac{1}{2}v_e^2 + g z_e \right) = w_u + q

où :

  • la pompe est supposée adiabatique, soit q = 0 ;
  • les cotes d'entrée et de sortie sont sensiblement identiques, d'où \Delta e_p = g(z_s - z_e) \approx 0 ;
  • l'enthalpie massique s'exprime par h = u + \frac{P}{\rho_s}. Le sang étant assimilé à un fluide incompressible (\rho = \rho_s = \text{cte}) d'énergie interne massique constante (u_s = u_e), il vient :

    h_s - h_e = (u_s - u_e) + \frac{P_s - P_e}{\rho_s} = \frac{P_s - P_e}{\rho_s}

Avec la condition cinétique v_e = \dfrac{v_s}{2}, la variation d'énergie cinétique massique s'écrit :

\Delta e_c = \frac{1}{2}\left( v_s^2 - v_e^2 \right) = \frac{1}{2}\left( v_s^2 - \frac{v_s^2}{4} \right) = \frac{3}{8}v_s^2

Le travail utile massique fourni par le cœur est donc :

w_u = \frac{P_s - P_e}{\rho_s} + \frac{3}{8}v_s^2

Application numérique :

\begin{aligned} \frac{P_s - P_e}{\rho_s} &= \frac{100 \cdot 10^2\text{ Pa}}{1{,}1 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}} \approx 9{,}09\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} \\ \frac{3}{8}v_s^2 &= \frac{3}{8}\times (0{,}292\text{ m}\cdot\text{s}^{-1})^2 \approx 0{,}032\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

Le terme cinétique représente moins de 0{,}4\,\% du travail de transvasement et s'avère parfaitement négligeable. On obtient ainsi :

\boxed{w_u \approx 9{,}1\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

La puissance utile mécanique fournie par le cœur correspond au produit du débit massique D_m = \rho_s D par le travail massique w_u :

\mathcal{P}_u = D_m w_u = \rho_s D \left( \frac{P_s - P_e}{\rho_s} + \frac{3}{8}v_s^2 \right) \approx D (P_s - P_e)

Application numérique :

\mathcal{P}_u \approx (87{,}5 \cdot 10^{-6}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}) \times (1{,}0 \cdot 10^4\text{ Pa}) \approx 0{,}88\text{ W}
\boxed{\mathcal{P}_u \approx 0{,}88\text{ W}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II.2 · Écoulement sanguin

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire

À quelle condition sur le nombre de Reynolds l'hypothèse d'un écoulement laminaire est-elle vérifiée ?

Voir l'indice

Comparer la valeur du nombre de Reynolds défini dans une conduite cylindrique à la valeur critique usuelle de transition laminaire-turbulent.

Voir la réponse courte

L'écoulement est laminaire pour un nombre de Reynolds inférieur à une valeur critique (typiquement \mathrm{Re} < 2000 dans une conduite cylindrique).

Voir le corrigé complet

Le nombre de Reynolds associé à l'écoulement d'un fluide de masse volumique \rho et de viscosité dynamique \eta, à une vitesse caractéristique v dans une conduite cylindrique de diamètre D = 2R, est défini par le rapport adimensionnel des forces d'inertie sur les forces visqueuses :

Re = \frac{\rho v D}{\eta} = \frac{2\rho v R}{\eta}

Dans une conduite cylindrique, l'écoulement est laminaire tant que les effets visqueux dissipatifs prédominent et empêchent le développement d'instabilités turbulentes, c'est-à-dire lorsque le nombre de Reynolds reste inférieur à un nombre de Reynolds critique Re_c :

\boxed{Re < Re_c \quad \text{avec} \quad Re_c \approx 2\,000}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : écoulement de poiseuille, symétrie

Montrer que la vitesse ne dépend que de la variable . Que vaut la vitesse du fluide en contact avec la paroi ?

Voir l'indice

Exploiter les invariances par translation et rotation du tube, puis la nullité de la composante radiale de la vitesse imposée par l'incompressibilité.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les invariances géométriques de la conduite cylindrique pour éliminer la dépendance angulaire \theta.
  2. Utiliser l'incompressibilité du fluide (\mathrm{div}\,\vec{v} = 0) pour éliminer la dépendance selon l'axe d'écoulement x.
  3. Traduire la condition aux limites mécanique à la paroi pour un fluide visqueux (condition d'adhérence).
Voir la réponse courte

Invariances et symétrie axiale imposent \vec{v} = v(r)\vec{u}_x, et la condition d'adhérence à la paroi donne v(R) = 0.

Voir le corrigé complet

1. Dépendance de la vitesse vis-à-vis des coordonnées d'espace :

  • Invariance par rotation : La conduite est un cylindre de révolution d'axe Ox et de section constante. En l'absence de cause de dissymétrie azimutale pour l'écoulement laminaire, le système est invariant par rotation d'un angle quelconque autour de l'axe Ox. Il en découle que le champ scalaire v ne dépend pas de l'angle polaire \theta :

    \frac{\partial v}{\partial \theta} = 0 \implies v(r,\theta,x) = v(r,x)
  • Incompressibilité du fluide : Le sang est assimilé à un fluide incompressible et homogène, la masse volumique \rho est donc constante. L'équation de conservation de la masse se réduit à la condition d'incompressibilité :

    \mathrm{div}\,\vec{v} = 0

    Le champ de vitesse étant purement axial, \vec{v}(M) = v(r,x)\vec{u}_x (avec v_r = 0 et v_\theta = 0), son expression en coordonnées cylindriques donne :

    \begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{v} &= \frac{1}{r}\frac{\partial (r v_r)}{\partial r} + \frac{1}{r}\frac{\partial v_\theta}{\partial \theta} + \frac{\partial v}{\partial x} \\ &= \frac{\partial v}{\partial x} = 0 \end{aligned}

    La composante v est donc indépendante de la variable axiale x.

On en déduit que le champ de vitesse ne dépend que de la seule variable radiale r :

\boxed{\vec{v}(M) = v(r)\,\vec{u}_x}

2. Vitesse du fluide au contact de la paroi :

Le sang étant un fluide visqueux (\eta \neq 0), les effets de frottement imposent la condition d'adhérence du fluide à la paroi solide. La paroi du vaisseau étant fixe dans le référentiel d'étude en r = R, la vitesse relative du fluide par rapport à la paroi s'annule :

\boxed{v(R) = 0}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : viscosité, force surfacique

La force par unité de surface s'exerçant sur l'élément de fluide considéré a pour expression : . Donner l'expression des forces de viscosité exercées sur cet élément de fluide.

Voir l'indice

Intégrer la contrainte de cisaillement visqueux sur toute la surface latérale du cylindre de fluide de longueur L et de rayon r.

Voir la stratégie
  1. Identifier le système considéré : la portion cylindrique de fluide de rayon r et de longueur L, délimitée par les sections d'abscisses x et x+L et par la surface latérale de rayon r.
  2. Recenser les surfaces sur lesquelles s'exercent les contraintes visqueuses et intégrer la force surfacique donnée par l'énoncé sur la surface latérale.
Voir la réponse courte

Calcul des forces de cisaillement visqueux sur les parois interne et externe du manchon cylindrique fluide : \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{visq}} = \mathrm{d}[\eta 2\pi r L \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}]\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la portion cylindrique de fluide de rayon r (compris entre 0 et R) et de longueur L.

Les forces de viscosité (frottements internes exercés par le fluide extérieur r' > r sur le cylindre de fluide r' \leqslant r) s'exercent sur la surface latérale du cylindre, d'aire :

\mathcal{S}_{\text{lat}} = 2\pi r L

Sur les faces d'entrée et de sortie (sections planes perpendiculaires à \vec{u}_x), le gradient longitudinal de vitesse est nul (\partial v / \partial x = 0), donc les contraintes visqueuses normales sont nulles.

Puisque le rayon r est fixé sur toute la surface latérale, le terme \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \vec{u}_x y est uniforme. La résultante des forces de viscosité s'exerçant sur cet élément de fluide s'écrit donc :

\vec{F}_{\text{visc}} = \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \vec{u}_x \, \mathrm{d}S = \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \vec{u}_x \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \mathrm{d}S

soit :

\boxed{\vec{F}_{\text{visc}} = 2\pi r L \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \vec{u}_x}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : force de pression, fluide

Donner l'expression des forces de pression s'exerçant en amont et en aval du système.

Voir l'indice

Multiplier les pressions amont et aval par la section droite circulaire du cylindre de fluide considéré.

Voir la stratégie

Le système étudié est le cylindre de fluide de rayon r et de longueur L, délimité par deux sections droites planes orthogonales à l'axe (Ox) :

  • la section d'entrée en amont (x), soumise à la pression uniforme P_1 ;
  • la section de sortie en aval (x+L), soumise à la pression uniforme P_2.

La force pressante élémentaire exercée par le fluide extérieur sur un élément de surface \mathrm{d}S de normale extérieure \vec{n}_{\text{ext}} s'écrit \mathrm{d}\vec{F}_p = -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S. Il suffit d'intégrer sur chaque disque de rayon r en précisant l'orientation de la normale extérieure.

Voir la réponse courte

Forces de pression nettes agissant sur les sections droites amont et aval d'un cylindre fluide : \vec{F}_P = (P_1 - P_2)\pi r^2 \vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

La section transverse de la portion cylindrique de fluide considérée est un disque d'aire :

S(r) = \pi r^2
  • En amont (section d'entrée) : le vecteur unitaire normal sortant du système est \vec{n}_{\text{ext}} = -\vec{u}_x. La force de pression exercée par le fluide extérieur sur cette face d'entrée est donc motrice, dirigée dans le sens de l'écoulement :

    \boxed{ \vec{F}_{\text{amont}} = P_1 \pi r^2\,\vec{u}_x }
  • En aval (section de sortie) : le vecteur unitaire normal sortant du système est \vec{n}_{\text{ext}} = +\vec{u}_x. La force de pression exercée par le fluide extérieur sur cette face de sortie est résistante, opposée au sens de l'écoulement :

    \boxed{ \vec{F}_{\text{aval}} = -P_2 \pi r^2\,\vec{u}_x }

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : écoulement de poiseuille, équation de navier-stokes

Montrer que le champ de vitesse vérifie l'équation : . En déduire l'expression littérale du champ de vitesse dans le fluide.

Voir l'indice

Établir l'équilibre statique global du cylindre de fluide projeté selon l'axe d'écoulement, puis intégrer en appliquant la condition aux limites d'adhérence à la paroi.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou théorème de la résultante cinétique) au cylindre de fluide de rayon r et de longueur L en régime stationnaire.
  2. Projeter le bilan des forces (forces de pression obtenues à la question Q29 et force de viscosité obtenue à la question Q28) selon l'axe longitudinal \vec{u}_x pour établir l'équation différentielle en v(r).
  3. Intégrer cette équation et déterminer la constante d'intégration grâce à la condition de non-glissement à la paroi établie en Q27 (v(R) = 0).
Voir la réponse courte

Bilan des forces à l'équilibre sur le cylindre de rayon r, séparation des variables et intégration avec v(R) = 0 pour obtenir le profil parabolique.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique, dans le référentiel d'étude galiléen, au système constitué du cylindre de fluide de rayon r compris entre les abscisses x et x+L.

L'écoulement étant stationnaire et unidirectionnel (\vec{v} = v(r)\vec{u}_x), le terme convectif d'accélération est nul :

(\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} = v(r)\frac{\partial v}{\partial x}\vec{u}_x = \vec{0}

L'accélération de chaque particule fluide est donc nulle. Le système est en équilibre dynamique :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}

En négligeant le poids devant les forces visqueuses et de pression, le bilan des forces extérieures appliquées à ce cylindre s'écrit :

\vec{F}_{\text{amont}} + \vec{F}_{\text{aval}} + \vec{F}_{\text{visc}} = \vec{0}

D'après les résultats des questions Q28 et Q29 :

P_1 \pi r^2 \vec{u}_x - P_2 \pi r^2 \vec{u}_x + 2\pi r L \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\vec{u}_x = \vec{0}

En projetant sur \vec{u}_x et en divisant par 2\pi r \eta L (pour r \neq 0), on obtient :

\begin{aligned} 2\pi r L \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} &= -(P_1 - P_2)\pi r^2 \end{aligned}

d'où l'équation différentielle demandée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} = -\frac{P_1 - P_2}{2\eta L}r}

Par intégration directe par rapport à r, il vient :

v(r) = -\frac{P_1 - P_2}{4\eta L}r^2 + C

où C est une constante d'intégration.

La condition aux limites d'adhérence à la paroi établie en Q27 impose v(R) = 0, soit :

-\frac{P_1 - P_2}{4\eta L}R^2 + C = 0 \implies C = \frac{P_1 - P_2}{4\eta L}R^2

On en déduit l'expression du profil de vitesse :

v(r) = \frac{P_1 - P_2}{4\eta L}\left(R^2 - r^2\right)

Le champ de vitesse dans le fluide s'écrit donc sous forme vectorielle :

\boxed{\vec{v}(M) = \frac{P_1 - P_2}{4\eta L}\left(R^2 - r^2\right)\vec{u}_x}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : écoulement de poiseuille, débit volumique

Montrer que le débit volumique du fluide vérifie : . En déduire l'expression littérale de la vitesse moyenne de l'écoulement en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Calculer l'intégrale du flux de vitesse sur des couronnes élémentaires 2\pi r\,\mathrm{d}r, puis définir la vitesse moyenne comme le rapport du débit à la section droite.

Voir la stratégie
  1. Découper la section circulaire de la conduite en anneaux élémentaires de rayon r et d'épaisseur \mathrm{d}r, puis intégrer le flux de vitesse de r = 0 à r = R en utilisant le profil établi à la question précédente.
  2. Calculer la vitesse moyenne par la relation v_m = \frac{D_v}{S}, où S = \pi R^2 est l'aire de la section droite.
Voir la réponse courte

Intégration du profil de vitesse sur la section pour obtenir la loi de Poiseuille D_v, puis vitesse moyenne v_m = D_v / (\pi R^2) = v_{\max} / 2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, la vitesse du fluide à la distance r de l'axe s'écrit :

v(r) = \frac{P_1 - P_2}{4\eta L} \left(R^2 - r^2\right)

Considérons une couronne circulaire élémentaire comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r. Sa surface vaut \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r. Le débit volumique élémentaire à travers cette surface s'écrit :

\mathrm{d}D_v = v(r)\,\mathrm{d}S = 2\pi r v(r)\,\mathrm{d}r

Le débit volumique total à travers toute la section droite du vaisseau s'obtient par intégration :

\begin{aligned} D_v &= \int_0^R 2\pi r \frac{P_1 - P_2}{4\eta L}\left(R^2 - r^2\right)\mathrm{d}r \\ &= \frac{\pi (P_1 - P_2)}{2\eta L} \int_0^R \left(R^2 r - r^3\right)\mathrm{d}r \\ &= \frac{\pi (P_1 - P_2)}{2\eta L} \left[ \frac{R^2 r^2}{2} - \frac{r^4}{4} \right]_0^R \\ &= \frac{\pi (P_1 - P_2)}{2\eta L} \left(\frac{R^4}{2} - \frac{R^4}{4}\right) \end{aligned}

On en déduit la loi de Poiseuille pour le débit volumique :

\boxed{D_v = \frac{\pi R^4}{8\eta L}\left(P_1 - P_2\right)}

Par définition, la vitesse moyenne v_m de l'écoulement est reliée au débit volumique par la relation D_v = v_m S, avec S = \pi R^2 l'aire de la section transversale du vaisseau :

v_m = \frac{D_v}{\pi R^2}

En remplaçant D_v par son expression, on obtient :

\boxed{v_m = \frac{R^2}{8\eta L}(P_1 - P_2)}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : nombre de reynolds, écoulement de poiseuille

On considère que les vaisseaux capillaires sont assimilables à des cylindres de longueur et de rayon . On supposera par ailleurs que la perte de charge le long d'un capillaire est typiquement de . Vérifier que l'hypothèse d'un écoulement laminaire est validée.

Voir l'indice

Calculer la vitesse moyenne du sang à l'aide de la loi de Poiseuille, en déduire la valeur du nombre de Reynolds dans un capillaire et conclure.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la vitesse moyenne v_m de l'écoulement dans le capillaire en exploitant l'expression établie à la question Q31 avec la perte de charge \Delta P = P_1 - P_2 = 10\text{ kPa}.
  2. Calculer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} = \frac{\rho_s v_m D}{\eta} (avec D = 2R) et le comparer à la valeur critique \mathrm{Re}_c \approx 2000 rappelée à la question Q26.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de Re = \rho v_m 2R / \eta dans le capillaire et vérification de Re \ll 2\,000.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, la vitesse moyenne du fluide dans une conduite cylindrique de section circulaire soumise à un écoulement de Poiseuille s'écrit :

v_m = \frac{R^2}{8\eta L}(P_1 - P_2)

Avec les données de l'énoncé et de l'annexe 2 :

  • R = 5{,}0\,\mu\text{m} = 5{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ m} ;
  • L = 1{,}0\text{ cm} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} ;
  • P_1 - P_2 = 10\text{ kPa} = 1{,}0 \cdot 10^4\text{ Pa} ;
  • \eta = 4{,}0\text{ mPa}\cdot\text{s} = 4{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}.

L'application numérique donne pour la vitesse moyenne :

\begin{aligned} v_m &= \frac{(5{,}0 \cdot 10^{-6})^2 \times 1{,}0 \cdot 10^4}{8 \times 4{,}0 \cdot 10^{-3} \times 1{,}0 \cdot 10^{-2}} \\ &= \frac{25 \cdot 10^{-12} \times 1{,}0 \cdot 10^4}{3{,}2 \cdot 10^{-4}} = \frac{2{,}5 \cdot 10^{-7}}{3{,}2 \cdot 10^{-4}} \approx 7{,}8 \cdot 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0{,}78\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Le nombre de Reynolds associé à cet écoulement en conduite de diamètre D = 2R vaut :

\mathrm{Re} = \frac{\rho_s v_m (2R)}{\eta}

Avec \rho_s = 1{,}1 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, on obtient :

\mathrm{Re} = \frac{1{,}1 \cdot 10^3 \times 7{,}8 \cdot 10^{-4} \times 10 \cdot 10^{-6}}{4{,}0 \cdot 10^{-3}} \approx 2{,}1 \cdot 10^{-3}
\boxed{\mathrm{Re} \approx 2{,}1 \cdot 10^{-3} \ll 2000}

Le nombre de Reynolds étant immensément inférieur au seuil critique de transition (\mathrm{Re}_c \approx 2000), l'hypothèse d'un écoulement laminaire est parfaitement validée.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique, conservation de la masse

En supposant que l'ensemble des capillaires sont en dérivation et que la vitesse du sang dans un capillaire est de l'ordre de , donner une estimation du nombre de capillaires présents dans le système vasculaire.

Voir l'indice

Exprimer la conservation du débit sanguin total entre l'aorte principale et l'ensemble des capillaires montés en parallèle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la conservation du débit volumique en régime permanent pour un fluide incompressible : le débit total D propulsé par le cœur se répartit équitablement entre les N capillaires montés en dérivation (en parallèle).
  2. Calculer le débit individuel d_v d'un capillaire de rayon R parcouru à la vitesse v_{\text{cap}}.
  3. En déduire le nombre N de capillaires et son ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Par conservation du débit total en dérivation : N = D_{\mathrm{total}} / D_{\mathrm{capillaire}} = D_{\mathrm{total}} / (S_{\mathrm{cap}} v_m).

Voir le corrigé complet

Le sang étant modélisé par un fluide incompressible en régime permanent, le débit volumique total D délivré par le cœur (calculé à la question Q24) est conservé à travers l'ensemble des ramifications vasculaires.

Puisque les N capillaires sont supposés montés en parallèle et identiques, le débit total s'écrit :

D = N \, d_v

où d_v est le débit volumique traversant un capillaire de rayon R à la vitesse moyenne v_{\text{cap}} :

d_v = s \, v_{\text{cap}} = \pi R^2 v_{\text{cap}}

On en déduit l'expression du nombre total de capillaires :

N = \frac{D}{\pi R^2 v_{\text{cap}}}

Avec les valeurs numériques suivantes :

  • D = 87{,}5\text{ cm}^3\cdot\text{s}^{-1} = 8{,}75 \cdot 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} (d'après Q24) ;
  • R = 5{,}0\,\mu\text{m} = 5{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ m} (donnée de Q32) ;
  • v_{\text{cap}} \approx 1\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},

le débit d'un capillaire vaut :

d_v = \pi \times \left(5{,}0 \cdot 10^{-6}\right)^2 \times 1{,}0 \cdot 10^{-3} = 25\pi \cdot 10^{-15}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 7{,}85 \cdot 10^{-14}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}

Le nombre de capillaires est donc :

\begin{aligned} N &= \frac{8{,}75 \cdot 10^{-5}}{25\pi \cdot 10^{-15}} = \frac{3{,}5}{\pi} \cdot 10^9 \approx 1{,}1 \cdot 10^9 \end{aligned}
\boxed{N \sim 10^9}

Résultat

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Partie III : Étude d'un matériau biocompatible

III.1 · Propriétés du titane

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : configuration électronique, tableau périodique

Indiquer la position du titane (numéro atomique ) dans le tableau périodique des éléments. Préciser les numéros de la période (ligne) et de la colonne. Dans quel bloc se situe-t-il ?

Voir l'indice

Écrire la configuration électronique fondamentale du titane selon la règle de Klechkowski pour en déduire sa période, sa colonne et son bloc.

Voir la stratégie

Pour déterminer la position d'un élément dans la classification périodique :

  1. Établir la configuration électronique de l'atome dans son état fondamental à l'aide des règles de remplissage (règle de Klechkowski, principe d'exclusion de Pauli, règle de Hund).
  2. Identifier le nombre quantique principal n maximal pour obtenir la période (ligne), la dernière sous-couche en cours de remplissage pour identifier le bloc, et le nombre d'électrons de valence pour déterminer le numéro de colonne.
Voir la réponse courte

Configuration du titane (Z=22) : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^2 ; 4e période, 4e colonne (groupe 4), bloc d.

Voir le corrigé complet

La configuration électronique du titane (Z = 22) à l'état fondamental s'écrit selon la règle de Klechkowski :

1s^2 \, 2s^2 \, 2p^6 \, 3s^2 \, 3p^6 \, 4s^2 \, 3d^2 \quad \text{soit} \quad [\mathrm{Ar}] \, 3d^2 \, 4s^2

On en déduit les caractéristiques de sa position dans la classification périodique :

  • Le nombre quantique principal le plus élevé pour les orbitales occupées est n = 4, donc le titane appartient à la 4^{\text{e}} période (ligne 4).
  • Les derniers électrons ajoutés selon l'ordre de Klechkowski occupent une sous-couche de type d (sous-couche 3d partiellement remplie), le titane appartient donc au bloc d.
  • Le nombre d'électrons de valence (électrons des sous-couches externe 4s et sous-jacente incomplète 3d) vaut 2 + 2 = 4, ce qui place le titane dans la 4^{\text{e}} colonne (groupe 4).
\boxed{\text{Période : 4} \quad ; \quad \text{Colonne : 4} \quad ; \quad \text{Bloc : } d}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : maille cristalline, masse volumique

Donner la population de la maille. On indique que la hauteur de la maille a pour expression . En déduire la valeur de la masse volumique du titane.

Voir l'indice

Compter la contribution des atomes aux sommets, aux arêtes et à l'intérieur du prisme droit élémentaire, puis exprimer le rapport de la masse de la maille à son volume.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la population N de la maille en décomptant les contributions des atomes situés aux sommets du prisme à base losange et de l'atome situé à l'intérieur.
  2. Relier le paramètre de maille a au rayon atomique R grâce à la condition de tangence à la base.
  3. Exprimer le volume V de la maille prismatique en fonction de a, puis en déduire la masse volumique \rho = \frac{N M}{N_A V}.
Voir la réponse courte

Maille hexagonale compacte : population N=2 (pour le prisme droit élémentaire à base losange), volume V = \frac{\sqrt{3}}{2}a^2 c, et \rho = N M / (V N_A).

Voir le corrigé complet

1. Population de la maille

La maille représentée (figures 6 et 7) est un prisme droit dont la base est un losange constitué de deux triangles équilatéraux accolés (angles de 60^\circ et de 120^\circ).

  • Sommets d'angle 60^\circ : il y en a 4 (2 sur la base inférieure, 2 sur la base supérieure). Dans le plan de la base, chaque sommet est partagé entre \frac{360^\circ}{60^\circ} = 6 prismes adjacents. Comme chaque sommet se trouve également à la frontière entre deux mailles superposées le long de l'axe vertical, il est partagé par 6 \times 2 = 12 mailles, soit une multiplicité de \frac{1}{12}.
  • Sommets d'angle 120^\circ : il y en a 4 (2 sur la base inférieure, 2 sur la base supérieure). Dans le plan de la base, chaque sommet est partagé entre \frac{360^\circ}{120^\circ} = 3 prismes adjacents. Avec la superposition verticale, il est partagé par 3 \times 2 = 6 mailles, soit une multiplicité de \frac{1}{6}.
  • Atome intérieur : 1 atome est entièrement situé au sein du prisme (à la hauteur c/2).

La population N (nombre d'atomes en propre) de la maille vaut donc :

N = 4 \times \frac{1}{12} + 4 \times \frac{1}{6} + 1 \times 1 = \frac{1}{3} + \frac{2}{3} + 1 = 2
\boxed{N = 2}

2. Masse volumique du titane

D'après le texte, les quatre atomes situés à la base du losange sont tangents deux à deux le long des arêtes de longueur a. La condition de contact s'écrit donc :

a = 2R

La base étant un losange de côté a et d'angle au sommet 60^\circ, sa surface S_{\text{base}} est la somme des aires de deux triangles équilatéraux de côté a :

S_{\text{base}} = 2 \times \left(\frac{\sqrt{3}}{4}a^2\right) = \frac{\sqrt{3}}{2}a^2

Le volume V du prisme droit de hauteur c = 2\sqrt{\frac{2}{3}}a est :

V = S_{\text{base}} \times c = \left(\frac{\sqrt{3}}{2}a^2\right) \left(2\sqrt{\frac{2}{3}}a\right) = a^3 \sqrt{2}

La masse volumique \rho du titane s'exprime par le rapport de la masse des atomes de la maille sur le volume de celle-ci :

\rho = \frac{N\,M}{N_A\,V} = \frac{2\,M}{N_A\,a^3\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{2}\,M}{N_A\,a^3} = \frac{\sqrt{2}\,M}{8\,N_A\,R^3}

Application numérique :

  • M = 47{,}9\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 47{,}9 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • R = 150\text{ pm} = 1{,}50 \cdot 10^{-10}\text{ m} \implies a = 2R = 3{,}00 \cdot 10^{-10}\text{ m}
  • a^3 = 2{,}70 \cdot 10^{-29}\text{ m}^3
  • V = a^3 \sqrt{2} \approx 2{,}70 \cdot 10^{-29} \times 1{,}414 \approx 3{,}82 \cdot 10^{-29}\text{ m}^3
  • N_A = 6{,}0 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
\rho = \frac{2 \times 47{,}9 \cdot 10^{-3}}{6{,}0 \cdot 10^{23} \times 3{,}82 \cdot 10^{-29}} \approx \frac{95{,}8 \cdot 10^{-3}}{2{,}29 \cdot 10^{-5}} \approx 4{,}18 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
\boxed{\rho \approx 4{,}2 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 4{,}2\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

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III.2 · Production du titane

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : schéma de lewis

Donner les schémas de Lewis de et de . On indique que, dans ces structures, la valence du titane est identique à celle du carbone.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'électrons de valence des atomes et respecter la règle de l'octet pour chaque centre atomique avec des liaisons covalentes simples ou doubles.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer les électrons de valence apportés par chaque atome en utilisant l'indication de l'énoncé (le titane possède 4 électrons de valence, tout comme le carbone).
  2. Déterminer le nombre total de doublets (liants et non liants) pour chaque molécule.
  3. Disposer les liaisons et les doublets non liants de façon à respecter la tétravalence du titane et la règle de l'octet pour les atomes de chlore et d'oxygène.
Voir la réponse courte

Représentation de Lewis de \mathrm{TiCl}_4 (tétraédrique avec 4 liaisons simples et 3 doublets non-liants par \mathrm{Cl}) et \mathrm{TiO}_2 (2 doubles liaisons).

Voir le corrigé complet

L'énoncé précise que dans ces structures, la valence du titane est identique à celle du carbone : le titane est donc tétravalent et apporte 4 électrons de valence (en accord avec sa configuration électronique [\mathrm{Ar}]\,3d^2\,4s^2).

1. Schéma de Lewis de \mathrm{TiCl}_4 :

  • Le titane (\mathrm{Ti}) apporte 4 électrons de valence.
  • Chaque atome de chlore (\mathrm{Cl}, halogène de la colonne 17) apporte 7 électrons de valence.
  • Nombre total d'électrons de valence :

    N_e = 4 + 4 \times 7 = 32\text{ électrons, soit } 16\text{ doublets}.
  • Le titane central forme 4 liaisons simples covalentes avec les quatre atomes de chlore.
  • Chaque atome de chlore s'entoure de 3 doublets non liants pour satisfaire la règle de l'octet.

2. Schéma de Lewis de \mathrm{TiO}_2 :

  • Le titane (\mathrm{Ti}) apporte 4 électrons de valence.
  • Chaque atome d'oxygène (\mathrm{O}, chalcogène de la colonne 16) apporte 6 électrons de valence.
  • Nombre total d'électrons de valence :

    N_e = 4 + 2 \times 6 = 16\text{ électrons, soit } 8\text{ doublets}.
  • Par analogie directe avec le dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2, le titane central engage deux doubles liaisons avec les deux atomes d'oxygène.
  • Chaque atome d'oxygène porte 2 doublets non liants pour satisfaire la règle de l'octet.
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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : grandeur standard de réaction, loi de hess

À l'aide des données thermodynamiques fournies en annexe, calculer les valeurs de et de associées à la réaction (1). Pour quelle raison les valeurs des enthalpies standard de formation du carbone et du dichlore ne sont-elles pas indiquées dans le tableau ? Commenter les signes de et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess pour l'enthalpie standard et l'entropie standard de réaction à l'aide des tables thermodynamiques fournies.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess pour déterminer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ, puis la relation analogue pour l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ.
  2. Justifier l'absence des valeurs de \Delta_f H^\circ pour \mathrm{C}_{(s)} et \mathrm{Cl}_{2(g)} par la convention relative aux états de référence des corps purs simples.
  3. Interpréter physiquement le signe de \Delta_r H^\circ (thermicité) et celui de \Delta_r S^\circ (variation du nombre de moles de gaz).
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess et de l'entropie de réaction standard ; justification de \Delta_f H^0 = 0 pour les corps simples de référence.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction considérée s'écrit :

\mathrm{TiO}_{2(s)} + 2\,\mathrm{C}_{(s)} + 2\,\mathrm{Cl}_{2(g)} = \mathrm{TiCl}_{4(g)} + 2\,\mathrm{CO}_{(g)} \tag{1}

1. Calcul de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des constituants :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{(g)}) - \left[ \Delta_f H^\circ(\mathrm{TiO}_{2(s)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_{(s)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{Cl}_{2(g)}) \right] \end{aligned}

Comme \mathrm{C}_{(s)} (graphite) et \mathrm{Cl}_{2(g)} sont dans leur état de référence, \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_{(s)}) = 0 et \Delta_f H^\circ(\mathrm{Cl}_{2(g)}) = 0. On a donc :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= -763 + 2 \times (-110) - (-945) \\ &= -983 + 945 = -38\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -38\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

2. Calcul de l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ De façon analogue, l'entropie standard de réaction se déduit des entropies molaires standard :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= S_m^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) + 2\,S_m^\circ(\mathrm{CO}_{(g)}) - \left[ S_m^\circ(\mathrm{TiO}_{2(s)}) + 2\,S_m^\circ(\mathrm{C}_{(s)}) + 2\,S_m^\circ(\mathrm{Cl}_{2(g)}) \right] \\ &= 355 + 2 \times 198 - \left( 50 + 2 \times 6 + 2 \times 223 \right) \\ &= 751 - 508 = +243\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ = +243\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

3. Absence de \Delta_f H^\circ pour le carbone et le dichlore Par convention thermodynamique, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état standard de référence à la température considérée (ici 25\ ^\circ\mathrm{C} sous P^\circ = 1\text{ bar}) est fixée arbitrairement à zéro :

\Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_{(s)}) = 0 \quad\text{et}\quad \Delta_f H^\circ(\mathrm{Cl}_{2(g)}) = 0

C'est pourquoi ces valeurs nulles ne figurent pas dans la table de données.

4. Commentaire des signes de \Delta_r H^\circ et de \Delta_r S^\circ

  • \Delta_r H^\circ < 0 : la réaction est exothermique, elle s'accompagne d'une libération d'énergie thermique vers le milieu extérieur à température et pression constantes.
  • \Delta_r S^\circ > 0 : la réaction s'accompagne d'une augmentation du désordre du système réactionnel. Cela est principalement dû à la création nette d'espèces gazeuses : la variation du nombre de moles de gaz vaut \Delta \nu_g = 1 + 2 - 2 = +1\text{ mol}. Le désordre moléculaire des phases gazeuses étant nettement supérieur à celui des solides, \Delta_r S^\circ est fortement positif.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, loi de van 't hoff

Quels sont les effets de la température et de la pression totale sur l'équilibre associé à la réaction (1) ? On précisera de quelle façon une augmentation ou une diminution de la valeur de ces paramètres déplace l'équilibre.

Voir l'indice

Utiliser la loi de van 't Hoff pour le déplacement thermique et analyser la variation du nombre de moles de gaz \Delta\nu_g pour la pression totale.

Voir la stratégie
  1. Pour l'influence de la température T, utiliser le signe de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ déterminé à la question Q37 avec la loi de Van 't Hoff (ou le principe de modération de Le Chatelier).
  2. Pour l'influence de la pression totale P, calculer la variation du nombre stœchiométrique de constituants gazeux \Delta \nu_g et analyser la dépendance en pression du quotient réactionnel Q_r.
Voir la réponse courte

La loi de van 't Hoff relie l'influence de T au signe de \Delta_r H^0 ; le principe de Le Chatelier relie l'influence de P à la variation de moles de gaz.

Voir le corrigé complet

La réaction (1) s'écrit :

\mathrm{TiO}_{2(s)} + 2\,\mathrm{C}_{(s)} + 2\,\mathrm{Cl}_{2(g)} = \mathrm{TiCl}_{4(g)} + 2\,\mathrm{CO}_{(g)}

1. Effet de la température à pression constante :

D'après la question Q37, l'enthalpie standard de la réaction vaut \Delta_r H^\circ = -38\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0 : la réaction est donc exothermique dans le sens direct.

La loi de Van 't Hoff relie la constante d'équilibre K^\circ(T) à la température :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2} < 0

Par conséquent, la constante d'équilibre K^\circ(T) est une fonction strictement décroissante de la température.

  • Une augmentation de température entraîne une diminution de K^\circ(T) ; à composition fixée, Q_r > K^\circ(T), le système évolue donc dans le sens indirect (sens endothermique).
  • Une diminution de température entraîne une augmentation de K^\circ(T) ; le système évolue dans le sens direct (sens exothermique).

2. Effet de la pression totale à température constante :

Déterminons la variation du nombre stœchiométrique de gaz au cours de la réaction :

\Delta \nu_g = \sum_{i \in \text{gaz}} \nu_i = 1 + 2 - 2 = +1 > 0

En exprimant la pression partielle de chaque gaz en fonction de sa fraction molaire x_i dans la phase gazeuse (P_i = x_i P), le quotient réactionnel s'écrit :

Q_r = \frac{\left(\frac{P_{\mathrm{TiCl}_4}}{P^\circ}\right)\left(\frac{P_{\mathrm{CO}}}{P^\circ}\right)^2}{\left(\frac{P_{\mathrm{Cl}_2}}{P^\circ}\right)^2} = \frac{x_{\mathrm{TiCl}_4} \, x_{\mathrm{CO}}^2}{x_{\mathrm{Cl}_2}^2} \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^{\Delta \nu_g} = Q_x \left(\frac{P}{P^\circ}\right)

À l'équilibre, Q_r = K^\circ(T). À température constante, K^\circ(T) est inchangée.

  • Une augmentation de pression totale P entraîne Q_r > K^\circ(T) : l'affinité chimique devient négative, ce qui déplace l'équilibre dans le sens indirect (sens consommant du gaz, \Delta \nu_g < 0).
  • Une diminution de pression totale P entraîne Q_r < K^\circ(T) : cela déplace l'équilibre dans le sens direct (sens produisant du gaz, \Delta \nu_g > 0).
\boxed{ \begin{aligned} T \nearrow &\implies \text{déplacement dans le sens indirect} \\ T \searrow &\implies \text{déplacement dans le sens direct} \\ P \nearrow &\implies \text{déplacement dans le sens indirect} \\ P \searrow &\implies \text{déplacement dans le sens direct} \end{aligned} }

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équation de réaction, oxydoréduction

Écrire la réaction de réduction du tétrachlorure de titane par le magnésium liquide sachant qu'il se forme du chlorure de magnésium liquide.

Voir l'indice

Écrire l'équation-bilan traduisant l'oxydation du magnésium métallique liquide par le chlore du chlorure de titane gazeux.

Voir la stratégie

Pour écrire l'équation de la réaction :

  1. Identifier les réactifs et les produits ainsi que leurs états physiques aux conditions opératoires (température élevée de l'ordre de 1\,100\text{ K}) :

    • le réactif réducteur est le magnésium liquide : \mathrm{Mg}_{(l)} ;
    • le réactif oxydant est le tétrachlorure de titane, gazeux à cette température : \mathrm{TiCl}_{4(g)} ;
    • les produits formés sont le titane métallique solide : \mathrm{Ti}_{(s)} (sa température de fusion étant de 1\,941\text{ K}) et le chlorure de magnésium liquide : \mathrm{MgCl}_{2(l)}.
  2. Ajuster les coefficients stœchiométriques en respectant la conservation des éléments chimiques et des degrés d'oxydation.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction du procédé Kroll : \mathrm{TiCl}_4(g) + 2\,\mathrm{Mg}(l) = \mathrm{Ti}(s) + 2\,\mathrm{MgCl}_2(l).

Voir le corrigé complet

Le titane est réduit du nombre d'oxydation +\mathrm{IV} dans \mathrm{TiCl}_4 au nombre d'oxydation 0 dans \mathrm{Ti}_{(s)}, ce qui nécessite 4 électrons :

\mathrm{Ti}^{\mathrm{IV}} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Ti}_{(s)}

Le magnésium est oxydé du nombre d'oxydation 0 dans \mathrm{Mg}_{(l)} au nombre d'oxydation +\mathrm{II} dans \mathrm{MgCl}_2, en libérant 2 électrons :

\mathrm{Mg}_{(l)} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{\mathrm{II}} + 2\,\mathrm{e}^-

Il faut donc 2 moles de magnésium liquide pour réduire 1 mole de tétrachlorure de titane gazeux.

L'équation de la réaction de réduction (procédé Kroll) s'écrit ainsi :

\boxed{\mathrm{TiCl}_{4(g)} + 2\,\mathrm{Mg}_{(l)} = \mathrm{Ti}_{(s)} + 2\,\mathrm{MgCl}_{2(l)}}

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : affinité chimique, quotient de réaction

Doit-on imposer une condition sur la température pour que la réaction soit thermodynamiquement possible ? On se place à une température de et on maintient la pression partielle en à . Dans quel sens le système évolue-t-il ?

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie libre standard de la réaction à la température considérée, en déduire la constante d'équilibre puis comparer le quotient réactionnel initial à K^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ(T) de la réaction de réduction établie à la question Q39 en combinant les grandeurs thermodynamiques fournies en annexe.
  2. Analyser le signe de \Delta_r G^\circ(T) en fonction de la température pour déterminer s'il existe une condition de température pour la faisabilité thermodynamique.
  3. Calculer le quotient réactionnel Q_r à l'état considéré et l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G = \Delta_r G^\circ + RT \ln Q_r afin de déterminer le sens d'évolution spontanée du système.
Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie libre standard \Delta_r G^0(T), du quotient réactionnel Q = 1/P^*_{\mathrm{TiCl}_4}, puis déduction du sens spontané par \Delta_r G < 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q39, la réaction de réduction du tétrachlorure de titane par le magnésium s'écrit :

\mathrm{TiCl}_{4(g)} + 2\,\mathrm{Mg}_{(l)} = \mathrm{Ti}_{(s)} + 2\,\mathrm{MgCl}_{2(l)}

Cette réaction s'obtient par combinaison linéaire de la réaction de formation de \mathrm{MgCl}_{2(l)} et de celle de \mathrm{TiCl}_{4(g)} :

\begin{aligned} (a) \quad &\mathrm{Mg}_{(l)} + \mathrm{Cl}_{2(g)} = \mathrm{MgCl}_{2(l)} \quad \text{avec} \quad \Delta_r G^\circ_a(T) = -608 - 0{,}132\cdot T \quad (\text{en }\mathrm{kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1}) \\ (b) \quad &\mathrm{Ti}_{(s)} + 2\,\mathrm{Cl}_{2(g)} = \mathrm{TiCl}_{4(g)} \end{aligned}

La réaction globale vaut 2 \times (a) - (b), son enthalpie libre standard est donc :

\Delta_r G^\circ(T) = 2\,\Delta_r G^\circ_a(T) - \Delta_f G^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)})

Calculons \Delta_f G^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) sous l'approximation d'Ellingham :

\begin{aligned} \Delta_f H^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) &= -763\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_f S^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) &= S_m^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) - S_m^\circ(\mathrm{Ti}_{(s)}) - 2\,S_m^\circ(\mathrm{Cl}_{2(g)}) \\ &= 355 - 31 - 2 \times 223 = -122\text{ J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{mol}^{-1} = -0{,}122\text{ kJ}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \end{aligned}

Il vient ainsi :

\Delta_f G^\circ(\mathrm{TiCl}_{4(g)}) = \Delta_f H^\circ - T\,\Delta_f S^\circ = -763 + 0{,}122\cdot T \quad (\text{en }\mathrm{kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1})

On en déduit l'expression de \Delta_r G^\circ(T) de la réaction de réduction :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ(T) &= 2(-608 - 0{,}132\cdot T) - (-763 + 0{,}122\cdot T) \\ &= -1\,216 - 0{,}264\cdot T + 763 - 0{,}122\cdot T \\ &= -453 - 0{,}386\cdot T \quad (\text{en }\mathrm{kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1}) \end{aligned}

Pour toute température absolue T > 0\text{ K}, \Delta_r G^\circ(T) est strictement négatif : la réaction standard est donc thermodynamiquement favorisée à toute température.

\boxed{\text{Il n'y a aucune condition de température à imposer pour que la réaction soit possible.}}

Déterminons maintenant le sens d'évolution à T = 1\,100\text{ K} avec une pression partielle P(\mathrm{TiCl}_4) = 0{,}10\text{ bar}.
Les espèces \mathrm{Mg}_{(l)}, \mathrm{Ti}_{(s)} et \mathrm{MgCl}_{2(l)} constituant des phases condensées pures, leurs activités sont unitaires :

a(\mathrm{Mg}) = a(\mathrm{Ti}) = a(\mathrm{MgCl}_2) = 1

Le gaz \mathrm{TiCl}_{4(g)} étant assimilé à un gaz parfait de pression de référence P^\circ = 1\text{ bar}, son activité vaut :

a(\mathrm{TiCl}_4) = \frac{P(\mathrm{TiCl}_4)}{P^\circ} = 0{,}10

Le quotient réactionnel s'écrit alors :

Q_r = \frac{a(\mathrm{Ti})\,a(\mathrm{MgCl}_2)^2}{a(\mathrm{TiCl}_4)\,a(\mathrm{Mg})^2} = \frac{1 \times 1^2}{0{,}10 \times 1^2} = 10

Calculons l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G à T = 1\,100\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ(1\,100\text{ K}) &= -453 - 0{,}386 \times 1\,100 = -878\text{ kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \\ RT \ln Q_r &= 8{,}314 \times 1\,100 \times \ln(10) \approx 21\text{ kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \\ \Delta_r G &= \Delta_r G^\circ + RT \ln Q_r \approx -878 + 21 = -857\text{ kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1} < 0 \end{aligned}

Puisque \Delta_r G < 0 (soit Q_r \ll K^\circ), l'affinité chimique A = -\Delta_r G > 0 est strictement positive :

\boxed{\text{Le système évolue spontanément dans le sens direct (formation de }\mathrm{Ti}_{(s)}\text{ et de }\mathrm{MgCl}_{2(l)}\text{).}}

Résultat

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III.3 · Stabilité du titane

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : nombre d'oxydation

Donner le degré d'oxydation du titane dans chacune de ces espèces.

Voir l'indice

Appliquer les règles d'attribution des nombres d'oxydation usuels pour l'oxygène (-II) et le chlore (-I) afin d'en déduire celui du titane.

Voir la stratégie

Pour déterminer le nombre (ou degré) d'oxydation (n.o.) d'un élément dans une espèce chimique :

  1. Le nombre d'oxydation d'un corps pur simple sous sa forme élémentaire est nul.
  2. Pour un ion monoatomique, le nombre d'oxydation est égal à sa charge électrique algébrique.
  3. Dans ses composés non peroxydiques, l'oxygène est généralement au degré d'oxydation -\mathrm{II}. La somme des nombres d'oxydation des atomes d'une espèce neutre est nulle.
Voir la réponse courte

Calcul systématique du nombre d'oxydation du titane dans chaque espèce : 0 pour \mathrm{Ti}, +II, +III ou +IV selon les composés.

Voir le corrigé complet

En appliquant les règles usuelles d'attribution des nombres d'oxydation :

  • Pour le titane métallique \mathrm{Ti}_{(s)} (corps simple) :

    \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) = 0
  • Pour l'ion titane(II) \mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} (ion monoatomique de charge +2e) :

    \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) = +\mathrm{II}
  • Pour le monoxyde de titane \mathrm{TiO}_{(s)}, l'oxygène étant au degré d'oxydation -\mathrm{II} et le cristal électriquement neutre :

    \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) + (-\mathrm{II}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) = +\mathrm{II}
  • Pour le trioxyde de dititane \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)} :

    2 \times \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) = +\mathrm{III}
  • Pour le dioxyde de titane \mathrm{TiO}_{2(s)} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) + 2 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ti}) = +\mathrm{IV}

On peut synthétiser ces résultats :

Espèce\mathrm{Ti}_{(s)}\mathrm{TiO}_{(s)}\mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)}\mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)}\mathrm{TiO}_{2(s)}
Degré d'oxydation0+\mathrm{II}+\mathrm{II}+\mathrm{III}+\mathrm{IV}
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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph

Identifier les espèces A à E associées aux domaines de la figure 8. Le candidat présentera sa réponse sous forme de tableau.

Voir l'indice

Classer les degrés d'oxydation croissants le long de l'axe vertical des potentiels et la basicité des formes condensées selon l'axe du pH.

Voir la stratégie

Pour attribuer chaque espèce à son domaine dans le diagramme potentiel-pH :

  1. Le potentiel E augmentant avec le degré d'oxydation, les espèces de plus bas degré d'oxydation se situent en bas du diagramme, et celles de plus haut degré d'oxydation en haut.
  2. À degré d'oxydation identique, l'espèce la plus acide (le cation hydraté \mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)}) prédomine à bas pH, tandis que la forme basique ou précipitée (l'oxyde \mathrm{TiO}_{(s)}) prédomine à pH plus élevé.
Voir la réponse courte

Attribution des domaines par degrés d'oxydation croissants le long de l'axe des potentiels et acidité décroissante (formes protonées/hydratées) en pH.

Voir le corrigé complet

D'après les degrés d'oxydation déterminés à la question Q41 :

  • Le domaine A, situé au potentiel le plus bas sur toute la plage de pH, correspond au degré d'oxydation minimal 0, soit le titane métallique \mathbf{Ti_{(s)}}.
  • Le domaine C, situé au potentiel le plus élevé, correspond au degré d'oxydation maximal +\mathrm{IV}, soit le dioxyde de titane \mathbf{TiO_{2(s)}}.
  • Les domaines intermédiaires correspondent aux degrés d'oxydation +\mathrm{II} (\mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} et \mathrm{TiO}_{(s)}) et +\mathrm{III} (\mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)}) :

    • Pour le degré +\mathrm{II}, la frontière verticale à \mathrm{pH}_1 traduit un équilibre acido-basique/précipitation sans transfert d'électron entre \mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} (forme acide, stable à bas pH) et \mathrm{TiO}_{(s)} (forme précipitée, stable à plus haut pH). Ainsi, le domaine B correspond à \mathbf{Ti^{2+}_{(aq)}} et le domaine D à \mathbf{TiO_{(s)}}.
    • Le domaine E, situé au-dessus de D (d.o. +\mathrm{II}) et en dessous de C (d.o. +\mathrm{IV}), correspond au degré d'oxydation intermédiaire +\mathrm{III}, soit le sesquioxyde de titane \mathbf{Ti_2O_{3(s)}}.

On regroupe les attributions dans le tableau suivant :

DomaineEspèce associéeDegré d'oxydation
A\mathrm{Ti}_{(s)}0
B\mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)}+\mathrm{II}
C\mathrm{TiO}_{2(s)}+\mathrm{IV}
D\mathrm{TiO}_{(s)}+\mathrm{II}
E\mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)}+\mathrm{III}
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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
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  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, corrosion

Le titane métallique est-il stable dans l'eau ? Le pH a-t-il une influence ?

Voir l'indice

Superposer les domaines de prédominance du titane métallique et le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau délimité par les couples de l'hydrogène et de l'oxygène.

Voir la stratégie
  1. Comparer le domaine d'existence du titane métallique \mathrm{Ti}_{(s)} (domaine A) avec le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau, délimité inférieurement par le couple \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(l)}/\mathrm{H}_{2(g)}.
  2. Examiner l'influence du pH sur la nature des espèces formées lors de l'oxydation (ions solubles à \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1 versus oxydes solides à \mathrm{pH} > \mathrm{pH}_1) et sur la passivation cinétique qui en résulte.
Voir la réponse courte

Domaine de stabilité thermodynamique de \mathrm{Ti}(s) situé entièrement sous la droite de réduction de l'eau : instable, le titane s'oxyde à tout pH (passivable).

Voir le corrigé complet

Le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau est limité vers les bas potentiels par la réduction de l'eau en dihydrogène selon le couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_{2(g)} (ou \mathrm{H}_2\mathrm{O}/\mathrm{H}_2) :

E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = 0{,}00 - 0{,}06\,\mathrm{pH}\quad (\text{en V, à } P_{\mathrm{H}_2} = 1\text{ bar})

Sur toute la gamme de pH de l'eau (0 \le \mathrm{pH} \le 14), ce potentiel est compris entre 0\text{ V} et -0{,}84\text{ V}.

D'après le diagramme E\text{-pH} (figure 8), le domaine d'existence du titane métallique \mathrm{Ti}_{(s)} (domaine A) est situé sous la frontière avec \mathrm{Ti}^{2+}_{(\mathrm{aq})} à un potentiel inférieur à -1{,}6\text{ V}, donc :

E(\mathrm{Ti}^{2+}/\mathrm{Ti}) < E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) \quad \forall\,\mathrm{pH}

Le domaine du titane métallique ne présente aucun recouvrement avec celui de l'eau :

\boxed{\text{Le titane métallique n'est thermodynamiquement pas stable dans l'eau, quel que soit le pH.}}

Influence du pH :

  • Sur le plan thermodynamique :

    • À pH acide (\mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1), le titane s'oxyde en formant l'ion soluble \mathrm{Ti}^{2+}_{(\mathrm{aq})} selon la réaction :

      \mathrm{Ti}_{(s)} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Ti}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(g)}

      Il s'agit d'un domaine de corrosion.

    • À pH plus élevé (\mathrm{pH} > \mathrm{pH}_1), le titane s'oxyde en formant des oxydes solides insolubles (\mathrm{TiO}_{(s)}, \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)} puis \mathrm{TiO}_{2(s)}).
  • Sur le plan cinétique : La formation d'une couche continue, adhérente et imperméable de dioxyde de titane \mathrm{TiO}_{2(s)} à la surface du métal isole celui-ci du milieu aqueux. C'est le phénomène de passivation, qui confère au titane une remarquable inertie chimique et explique sa biocompatibilité à pH physiologique (\mathrm{pH} \approx 7{,}4).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
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  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : dismutation, diagramme potentiel-ph

Quelle espèce se dismute en milieu acide ? Écrire l'équation de réaction associée en attribuant un coefficient stœchiométrique égal à 1 pour l'espèce qui se dismute.

Voir l'indice

Identifier sur le diagramme l'espèce dont le domaine est bordé par deux espèces de nombres d'oxydation immédiatement supérieur et inférieur se rejoignant en un point triple acide.

Voir la stratégie
  1. Une réaction de dismutation est une réaction d'oxydoréduction au cours de laquelle une espèce à un degré d'oxydation intermédiaire réagit sur elle-même pour former une espèce de degré d'oxydation supérieur et une espèce de degré d'oxydation inférieur.
  2. Sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} (figure 8), on observe qu'en milieu acide (\mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1), le domaine de \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_3\text{(s)} (domaine E, degré d'oxydation +\mathrm{III}) n'existe plus : les domaines de \mathrm{TiO}_2\text{(s)} (domaine C, +\mathrm{IV}) et de \mathrm{Ti}^{2+}\text{(aq)} (domaine B, +\mathrm{II}) sont directement contigus.
  3. Écrire les demi-équations d'oxydation et de réduction associées, puis les sommer pour obtenir l'équation de dismutation demandée.
Voir la réponse courte

Identification du domaine disjoint ou absent d'un degré intermédiaire en milieu acide et équilibrage de la réaction de dismutation.

Voir le corrigé complet

L'espèce qui se dismute en milieu acide est l'oxyde de titane(III), noté \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_3\text{(s)}.

En effet, pour \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_1, le titane au degré d'oxydation +\mathrm{III} n'a pas de domaine de stabilité thermodynamique et se transforme spontanément en titane(IV) (\mathrm{TiO}_2) et en titane(II) (\mathrm{Ti}^{2+}).

Écrivons les couples redox mis en jeu :

  • Oxydation de \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_3\text{(s)} en \mathrm{TiO}_2\text{(s)} :

    \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(l)} = 2\,\mathrm{TiO}_{2(s)} + 2\,\mathrm{H}^+_{(aq)} + 2\,\mathrm{e}^-
  • Réduction de \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_3\text{(s)} en \mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} :

    \mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 6\,\mathrm{H}^+_{(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(l)}

En sommant ces deux demi-équations électroniques, on obtient :

2\,\mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 4\,\mathrm{H}^+_{(aq)} = 2\,\mathrm{TiO}_{2(s)} + 2\,\mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(l)}

En divisant par 2 pour attribuer un coefficient stœchiométrique égal à 1 pour l'espèce qui se dismute, on aboutit à l'équation de dismutation :

\boxed{\mathrm{Ti}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 2\,\mathrm{H}^+_{(aq)} = \mathrm{TiO}_{2(s)} + \mathrm{Ti}^{2+}_{(aq)} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(l)}}

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
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  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, constante d'équilibre

Écrire l'équation de réaction associée à la frontière entre B et D. On écrira la réaction dans le sens de la formation de B. Sachant que la constante d'équilibre de cette réaction est , déterminer la valeur de l'abscisse de la figure 8.

Voir l'indice

Écrire la réaction acido-basique ou de dissolution reliant les deux espèces de même degré d'oxydation, exprimer sa constante d'équilibre et en déduire la valeur du pH de frontière.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux espèces B et D issues de la question Q42 et écrire l'équation de réaction acido-basique de dissolution de D pour former B.
  2. Exprimer le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction de la concentration de travail en ions titane(II) et de la concentration en ions \mathrm{H}^+.
  3. En déduire la valeur du \mathrm{pH}_1 correspondant à la frontière de précipitation.
Voir la réponse courte

Écriture de la frontière verticale indépendante du potentiel, expression de K en fonction de [\mathrm{H}^+] et calcul de \mathrm{pH}_1.

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D'après la question Q42, l'espèce B correspond à l'ion titane(II) aqueux \mathrm{Ti}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et l'espèce D à l'oxyde de titane(II) solide \mathrm{TiO}_{(\mathrm{s})}. Ces deux espèces étant au même nombre d'oxydation (+\mathrm{II}), la frontière entre B et D correspond à un équilibre sans transfert d'électrons (équilibre de dissolution/précipitation).

L'équation de la réaction dans le sens de la formation de B s'écrit :

\boxed{\mathrm{TiO}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Ti}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

La constante d'équilibre associée s'exprime par :

K = \frac{\left[\mathrm{Ti}^{2+}\right]/c^\circ}{\left(\left[\mathrm{H}^+\right]/c^\circ\right)^2}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} la concentration standard.

À la frontière entre le domaine d'existence du précipité \mathrm{TiO}_{(\mathrm{s})} et le domaine de prédominance de l'ion \mathrm{Ti}^{2+}_{(\mathrm{aq})}, la concentration en titane dissous est égale à la concentration de travail fixée par l'énoncé :

\left[\mathrm{Ti}^{2+}\right] = c_{\text{tr}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

On en déduit :

\begin{aligned} \left(\frac{\left[\mathrm{H}^+\right]}{c^\circ}\right)^2 &= \frac{c_{\text{tr}}/c^\circ}{K} = \frac{10^{-3}}{10^{11}} = 10^{-14} \\ \frac{\left[\mathrm{H}^+\right]}{c^\circ} &= 10^{-7} \end{aligned}

D'où la valeur du \mathrm{pH}_1 à la frontière :

\mathrm{pH}_1 = -\log\left(\frac{\left[\mathrm{H}^+\right]}{c^\circ}\right) = 7{,}0
\boxed{\mathrm{pH}_1 = 7{,}0}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (21 % des questions, partie II), Ondes mécaniques et acoustiques (16 %), Optique géométrique (12 %) et Ondes électromagnétiques dans les milieux (11 %). Plus ponctuellement : Oxydoréduction et électrochimie, Thermodynamique chimique et équilibres, Atomistique, liaisons et cristallographie, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Électrostatique…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 22 questions sur 45 (49 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q1 à Q6) et la sous-partie III.3 (Q41 à Q45). Avec les autres programmes de première année : 13 en MP2I, 12 en TSI1 et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie I est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (modèle de l'œil), Q7 (onde plane progressive harmonique), Q9 (champ électrostatique), Q12 (équation de maxwell), Q17 (approximation acoustique), Q18 (approximation acoustique), Q19 (approximation acoustique), Q21 (impédance acoustique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (vergence), Q3 (accommodation), Q4 (myopie), Q11 (plasma), Q13 (plasma), Q14 (onde évanescente), Q20 (onde acoustique), Q22 (impédance acoustique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (33 sur 45), par exemple : Q1 à Q10, Q12, Q14, Q15, Q17 à Q19, Q21, Q23, Q24, Q26 à Q29, Q32 à Q34, Q36, Q38…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q11, Q22, Q30 et Q31.

Le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2025 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport signale une maîtrise insuffisante de plusieurs concepts fondamentaux et de nombreuses questions qualifiées de mal réussies, très mal réussies ou très peu abordées, notamment les questions ouvertes.

Quel système choisir pour établir l'écoulement de Poiseuille en Q28 ?

Un cylindre plein de fluide de rayon r et de longueur L. L'expression des forces de pression en \pi r^2 demandée en Q29 confirme qu'il ne faut pas choisir une coquille cylindrique élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}r.

Faut-il découper tout le disque cornéen ou son contour en Q15 ?

Toute la surface du disque : pour soulever le volet cornéen, le faisceau laser doit désolidariser les tissus en profondeur sur l'ensemble de la section, et pas seulement découper sa périphérie.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.