Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2017
Voyage au cœur du Soleil
- 26 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 4 questions sur 26
- Vérifié question par question
Ce sujet propose une traversée physique complète du Soleil, depuis les manifestations magnétiques spectaculaires de sa surface jusqu'aux réactions de fusion thermonucléaire de son noyau. Les trois parties sont totalement indépendantes et balaient un large spectre du programme de physique de la filière PC.
La première partie modélise le confinement magnétique au sein des taches et des boucles coronales en introduisant la notion fondamentale de pression magnétique. La deuxième partie s'intéresse à l'héliosismologie : après un rappel classique sur les ondes acoustiques unidimensionnelles, elle aborde avec clarté la propagation guidée d'ondes d'étoile (modes de pression et modes de gravité ). La troisième partie est une étude remarquable de l'équilibre gravitationnel stellaire via l'équation polytropique de Lane-Emden. C'est un sujet d'entraînement incontournable, particulièrement élégant, progressif et très formateur pour les épreuves de concours.
En bref sur ce sujet
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes mécaniques et acoustiques37 %
- Mécanique des fluides23 %
- Magnétostatique19 %
- Premier et second principes de la thermodynamique10 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 4 questions sur 26.
Où gagner des points
Rapides et accessibles (12) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Comment utiliser ce corrigé
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Partie I : La surface du Soleil
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Notions : loi de stefan-boltzmann, corps noir, flux radiatif
Le flux radiatif surfacique à la surface du Soleil, considéré comme un corps noir, est donné par la loi de Stéfan où est la constante de Stéfan-Boltzmann et la température de sa surface. On définit la luminosité d'une étoile comme la quantité d'énergie qu'elle rayonne par seconde. Déterminer l'expression de la luminosité du Soleil et calculer sa valeur numérique.
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Intégrer le flux de Stefan \phi = \sigma T_s^4 sur toute l'aire de la sphère solaire de rayon R_\odot.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance totale rayonnée (luminosité L_\odot) en intégrant le flux surfacique \phi uniforme sur la surface sphérique de l'étoile de rayon R_\odot.
- Réaliser l'application numérique en exploitant l'indication sur la température de surface T_s \simeq 1000^{1/4} \cdot 10^3\text{ K} pour calculer T_s^4 sans calculatrice.
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Expression du flux total par intégration sur la sphère solaire : L_\odot = 4\pi R_\odot^2 \sigma T^4, puis application numérique directe.
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La luminosité L_\odot correspond à la puissance totale rayonnée par le Soleil à travers toute sa surface. En assimilant le Soleil à une sphère de rayon R_\odot émettant de façon isotrope et uniforme à la température de surface T_s, on intègre le flux radiatif surfacique \phi sur la sphère solaire :
En utilisant la loi de Stefan-Boltzmann \phi = \sigma T_s^4, on obtient :
Application numérique : D'après les données de l'énoncé :
- R_\odot = 7 \cdot 10^8\text{ m},
- \sigma = 6 \cdot 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4},
- T_s \simeq 1000^{1/4}\cdot 10^3\text{ K} \implies T_s^4 \simeq 1000 \times (10^3)^4 = 10^{15}\text{ K}^4.
On effectue le calcul :
Avec \pi \simeq \frac{22}{7}, on a 1176 \times \frac{22}{7} = 168 \times 22 = 3696 \simeq 3{,}7\cdot 10^3. Avec au maximum deux chiffres significatifs, on trouve :
Résultat
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Attention à la formule de la surface d'une sphère et au soin apporté à l'application numérique sans calculatrice.
« Quelques erreurs sur la surface d’une sphère et beaucoup d’erreurs pour l’application numérique. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
I.A · Les taches solaires
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : force de laplace, densité de courant, pression magnétique
On considère un volume élémentaire supposé neutre du plasma solaire constitué de sortes de particules élémentaires de charges , en nombre par unité de volume et de vitesses . Donner l'expression de la densité volumique de courant puis celle de la résultante des forces électromagnétiques en fonction de , et . En déduire que l'on peut écrire cette résultante sous la forme dans laquelle on précisera l'expression de .
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Sommer les forces de Lorentz individuelles pour un volume globalement neutre (\sum n_k q_k = 0) puis exprimer (\vec{\mathrm{rot}}\vec{B})\times\vec{B} en coordonnées cylindriques avec \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité volumique de courant \vec{j} par sommation sur l'ensemble des porteurs de charge, puis en déduire la force de Lorentz volumique en exploitant la neutralité électrique locale du plasma.
- Utiliser l'équation de Maxwell-Ampère en régime stationnaire pour relier \vec{j} à \vec{B}, puis expliciter \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} dans la géométrie cylindrique du problème pour calculer le produit vectoriel \vec{j} \times \vec{B}.
- Identifier l'expression obtenue à un gradient pour faire apparaître la densité volumique d'énergie magnétique \epsilon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de \vec{j}, calcul de la force volumique \vec{j}\wedge\vec{B}, puis gradient de pression magnétique \epsilon = B^2/(2\mu_0).
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Par définition, la densité volumique de courant \vec{j} transportée par les N espèces de particules s'écrit :
Chaque particule de l'espèce k subit la force de Lorentz \vec{f}_{L,k} = q_k (\vec{E} + \vec{v}_k \times \vec{B}). La résultante des forces électromagnétiques \mathrm{d}\vec{F} s'exerçant sur le volume élémentaire \mathrm{d}\tau est la somme des forces subies par les particules présentes dans ce volume :
Le plasma étant supposé localement neutre, la densité volumique de charge est nulle (\rho_{\text{el}} = \sum_{k=1}^N n_k q_k = 0), d'où :
En régime stationnaire (ou dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires magnétiques), l'équation de Maxwell-Ampère donne :
Le champ magnétique étant de la forme \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z, son rotationnel en coordonnées cylindriques s'obtient à partir de la formule du formulaire :
Calculons à présent la force volumique de Laplace :
Comme \vec{\mathrm{grad}}\,\phi = \frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}r}\,\widehat{u}_r pour un champ ne dépendant que de r, on en déduit :
(à une constante additive près, que l'on choisit classiquement nulle).
Résultat
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La force volumique de Laplace est sue, mais il faut penser au théorème d'Ampère pour aboutir.
« La force volumique de Laplace est souvent connue, mais la relation d’Ampère manque pour conclure. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : équilibre hydrostatique, pression magnétique
Montrer que la grandeur est uniforme si on reste proche de la surface du Soleil. A la surface du Soleil, mais à l'extérieur d'une tache solaire, la valeur de la pression est et celle de la température , le champ magnétique est quant à lui négligeable. Ce n'est plus le cas au centre d'une tache solaire où la valeur du champ magnétique est . Calculer la pression et la température au centre d'une tache solaire.
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Écrire l'équilibre mécanique radial en combinant le gradient de pression cinétique et la force magnétique volumique issue de la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la condition d'équilibre mécanique du plasma soumis aux forces de pression, de pesanteur et aux forces magnétiques établies à la question Q2.
- Projeter cet équilibre dans le plan horizontal de la surface pour en déduire l'invariance spatiale de la pression totale (somme de la pression cinétique et de la pression magnétique).
- Exploiter l'égalité de cette grandeur entre l'extérieur et le centre de la tache pour déterminer p_{\text{int}}, puis utiliser le modèle du gaz parfait à masse volumique uniforme pour en déduire T_{\text{int}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre magnétohydrostatique assurant p + B^2/(2\mu_0) = \mathrm{cste} ; calcul de la chute de pression puis de la température au centre de la tache.
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1. Uniformité de la pression totale
À l'équilibre hydrostatique, le bilan volumique des forces s'écrit :
D'après le résultat de la question Q2, \vec{f}_{\text{mag}} = -\vec{\mathrm{grad}}\left(\frac{B^2}{2\mu_0}\right). Le champ de pesanteur local est vertical, dirigé selon -\widehat{u}_z : \vec{g} = -g\,\widehat{u}_z. L'équation d'équilibre devient :
En projetant dans le plan horizontal (xOy) de la surface (selon \widehat{u}_r et \widehat{u}_\theta), les composantes horizontales du gradient sont nulles :
Par conséquent, à altitude z fixée à la surface du Soleil, la quantité p + \frac{B^2}{2\mu_0} est uniforme.
2. Calcul de la pression au centre de la tache
En comparant le centre de la tache (B = B_{\text{int}}) et une région non magnétisée située à la même altitude (B \simeq 0, p = p_{\text{ext}}), la conservation de la pression totale donne :
Calculons la pression magnétique :
Avec 32\pi \simeq 32 \times 3{,}14 \simeq 100{,}5 \simeq 1{,}0 \cdot 10^2 :
On en déduit la pression au centre de la tache :
3. Calcul de la température au centre de la tache
Le plasma est modélisé par un gaz parfait d'équation d'état :
L'énoncé précise que le plasma est uniquement constitué d'ions \mathrm{H}^+ et d'électrons libres et que sa masse volumique \rho_s est uniforme au voisinage de la surface. La masse molaire moyenne \mathscr{M} et la masse volumique \rho_s étant les mêmes au centre et à l'extérieur de la tache, la température est directement proportionnelle à la pression :
Application numérique :
Résultat
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Il ne fallait pas oublier la force de pesanteur dans le bilan, tout en restant vigilant sur l'application numérique.
« La force de pesanteur n’est que très rarement évoquée. Des erreurs dans les applications numériques. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : loi de stefan-boltzmann, flux radiatif
Calculer la valeur du rapport du flux radiatif d'une tache solaire sur celui d'une zone normale. Commenter ce résultat.
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Relier le flux radiatif à la température locale par la loi de Stefan, puis utiliser la relation gaz parfait à masse volumique \rho_s fixée.
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Rapport des flux proportionnel à (T_{\text{int}}/T_{\text{ext}})^4 ; la tache apparaît sombre par contraste car elle est plus froide.
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D'après la loi de Stéfan rappelée à la question Q1, le flux radiatif surfacique émis par le plasma assimilé à un corps noir s'écrit \phi = \sigma T^4.
Le rapport du flux radiatif au centre de la tache solaire \phi_{\text{int}} sur celui d'une zone normale \phi_{\text{ext}} s'exprime ainsi :
D'après la question Q3, la masse volumique étant supposée uniforme, la loi des gaz parfaits donne \frac{T_{\text{int}}}{T_{\text{ext}}} = \frac{p_{\text{int}}}{p_{\text{ext}}}. On en déduit :
Avec p_{\text{int}} \simeq 0{,}3\text{ bar} et p_{\text{ext}} = 1{,}3\text{ bar} :
Commentaire : Le flux radiatif issu du centre de la tache ne représente qu'environ 0{,}3\,\% du flux émis par la surface normale du Soleil. En raison de ce contraste d'intensité lumineuse très marqué, la tache apparaît noire sur les clichés de la surface solaire, bien que sa température (T_{\text{int}} \simeq 1\,300\text{ K}) reste élevée.
Résultat
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Le commentaire attendu ne doit pas être une simple reformulation textuelle du résultat numérique obtenu.
« Des erreurs numériques. Une phrase qui n’est que la restitution avec des mots de l’application numérique ne peut constituer un commentaire valorisé par le correcteur. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
I.B · Les boucles magnétiques
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : pression magnétique, force de laplace
On admet que est une fonction décroissante. Justifier le fait que le tube de champ a tendance à se dilater sous le seul effet du champ magnétique .
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Calculer la composante radiale de la force magnétique volumique en tenant compte du fait que \mathrm{d}B/\mathrm{d}r < 0.
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Pour analyser l'action mécanique exercée par le champ magnétique seul sur le tube, on utilise l'expression de la résultante des forces de Laplace établie à la question Q2 sous forme de gradient d'une densité d'énergie magnétique (ou pression magnétique).
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Décroissance de B(r) créant un gradient de pression magnétique centrifuge, induisant une dilatation radiale du tube de flux.
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D'après la question Q2, la résultante des forces électromagnétiques exercée sur un élément de volume \mathrm{d}\tau soumis au champ magnétique \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z s'écrit :
La fonction \epsilon ne dépendant que de la variable radiale r, son gradient en coordonnées cylindriques est :
La force volumique magnétique \vec{f}_{\mathrm{mag}} = \frac{\mathrm{d}\vec{F}}{\mathrm{d}\tau} s'exprime donc sous la forme :
L'énoncé précise que :
- B(r) > 0 ;
- B(r) décroît avec r depuis l'axe vers la périphérie, d'où \dfrac{\mathrm{d}B}{\mathrm{d}r} < 0.
On en déduit :
La force volumique exercée par le champ magnétique est dirigée radialement vers l'extérieur (dans le sens de +\widehat{u}_r) : elle a donc bien tendance à repousser le plasma vers l'extérieur, ce qui provoque la dilatation du tube de champ.
Résultat
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Évitez d'invoquer à tort la conservation du flux et la confusion avec un champ qui dépendrait de z.
« La conservation du flux est souvent évoquée à tort, confusion avec un champ magnétique Bz (z) qui serait décroissant suivant z. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : théorème d'ampère, force de laplace
En fait, le tube de champ est également parcouru par un courant électrique provenant de l'intérieur du Soleil et dont la densité est de la forme . En supposant que la longueur du tube est grande devant son rayon, déterminer l'expression du champ magnétique créé par en fonction de , et de l'intensité du courant traversant un disque de rayon . En déduire l'expression de la force de Laplace correspondante exercée sur un élément de volume du tube, en fonction de , de sa dérivée et des autres grandeurs du problème. En admettant que est une fonction positive et croissante, quel est l'effet du champ magnétique sur le tube de champ ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle d'axe (Oz) pour trouver \vec{B}_t, puis relier j_t(r) à \mathrm{d}I/\mathrm{d}r avant de calculer \vec{j}_t \times \vec{B}_t.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les symétries et les invariances de la distribution de courant pour déterminer la direction et les dépendances du champ \vec{B}_t, puis lui appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle d'axe (Oz).
- Exprimer la densité de courant j_t(r) à partir de la dérivée de I(r), puis calculer le produit vectoriel \vec{j}_t \times \vec{B}_t pour obtenir la force de Laplace \mathrm{d}\vec{F}_t.
- Analyser le signe de la force volumique pour en déduire l'effet mécanique (confinement ou dilatation) sur le tube de champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème d'Ampère pour obtenir \vec{B}_t, puis calcul de la force de Laplace centripète provoquant un confinement magnétique (effet pinch).
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1. Expression du champ magnétique \vec{B}_t :
Le tube étant supposé de longueur très grande devant son rayon R, on le modélise par un cylindre infini d'axe (Oz).
- Invariances : La distribution de courant \vec{j}_t = j_t(r)\,\widehat{u}_z est invariante par translation le long de (Oz) et par rotation autour de (Oz) : le champ ne dépend que de la coordonnée radiale r.
Symétries : Tout plan contenant l'axe (Oz) est un plan de symétrie de la distribution de courant. En tout point de ce plan, le champ magnétique lui est orthogonal, donc selon \widehat{u}_\theta :
\vec{B}_t(r) = B_t(r)\,\widehat{u}_\theta
Appliquons le théorème d'Ampère le long d'un cercle \mathcal{C} d'axe (Oz), de rayon r, orienté selon +\widehat{u}_\theta :
Par définition, le courant traversant le disque de rayon r est I_{\text{enlacé}} = I(r). On en déduit :
2. Force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_t :
Le courant I(r) à travers le disque de rayon r s'exprime par :
En dérivant par rapport à r, on relie j_t(r) à la dérivée de l'intensité :
La force de Laplace subie par l'élément de volume \mathrm{d}\tau s'écrit alors :
En remplaçant j_t(r) par son expression en fonction de I'(r) = \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}r}, il vient :
3. Effet du champ magnétique \vec{B}_t sur le tube de champ :
Comme I(r) > 0 et que I est une fonction croissante (\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}r} > 0), la force volumique associée est portée par -\widehat{u}_r :
Cette force est centripète : elle est dirigée vers l'axe du cylindre. Le champ magnétique propre \vec{B}_t a donc pour effet de comprimer le tube vers son axe (phénomène de striction magnétique ou pincement de Bennett).
Résultat
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Veillez à la cohérence du contour d'Ampère avec la direction du champ et pensez à relier la densité de courant à dI/dr.
« On trouve cependant des grosses erreurs de rigueur : incohérence entre la direction du champ et le contour d’Ampère notamment. Très rares sont les candidats qui ont relié le vecteur densité de courant et dI/dr. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équilibre magnétohydrodynamique, force de laplace
On se place maintenant dans la situation réelle en superposant les deux champs magnétiques régnant dans le tube . Etablir une condition portant sur les composantes du champ et de la densité de courant, traduisant l'équilibre du tube de champ. En déduire que dans un tube de champ à l'équilibre, la densité de courant est colinéaire au champ magnétique.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la force de Laplace totale \vec{j} \times \vec{B}_{\text{tot}} à l'équilibre en l'absence de gradient de pression axial et radial, ou projeter sur \widehat{u}_r et \widehat{u}_\theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique total \vec{B}_{\text{tot}} et la densité volumique de courant \vec{j} associée dans le tube en coordonnées cylindriques.
- Calculer la force volumique de Laplace résultante \vec{f}_L = \vec{j} \times \vec{B}_{\text{tot}}.
- Écrire la condition d'équilibre mécanique traduisant la compensation entre dilatation et striction radiale, et en déduire la colinéarité entre \vec{j} et \vec{B}_{\text{tot}}.
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Compensation des forces de Laplace assurée par \vec{j}\wedge\vec{B} = \vec{0}, soit un champ de force libre avec \vec{j} colinéaire à \vec{B}.
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Le champ magnétique total régnant dans le tube résulte de la superposition du champ axial \vec{B} = B(r)\,\widehat{u}_z et du champ orthoradial \vec{B}_t = B_t(r)\,\widehat{u}_\theta créé par le courant axial :
D'après le théorème d'Ampère sous forme locale en régime stationnaire, \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\text{tot}} = \mu_0 \vec{j}, la densité volumique de courant s'écrit (en utilisant le formulaire du rotationnel) :
La résultante des forces de Laplace exercée sur un élément de volume \mathrm{d}\tau est donnée par :
Sachant que \widehat{u}_\theta \times \widehat{u}_z = \widehat{u}_r et \widehat{u}_z \times \widehat{u}_\theta = -\widehat{u}_r, le calcul du produit vectoriel donne :
Le terme j_\theta B\,\widehat{u}_r correspond à la tendance à la dilatation (due au gradient de pression magnétique axiale, question 5), tandis que le terme -j_t B_t\,\widehat{u}_r correspond à l'effet de striction (question 6).
Pour que le tube de champ soit à l'équilibre radial sous l'effet de ces seules forces magnétiques, la force de Laplace résultante doit s'annuler, ce qui impose la condition :
soit encore :
Comme les composantes radiales de \vec{j} et de \vec{B}_{\text{tot}} sont nulles (j_r = 0 et B_r = 0), cette condition est strictement équivalente à :
On en déduit qu'à l'équilibre, la densité de courant \vec{j} est colinéaire au champ magnétique \vec{B}_{\text{tot}}.
Résultat
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Question peu abordée, dont la résolution s'appuyait sur les résultats établis aux questions précédentes.
« Peu de réponses, les résultats aux questions précédentes étaient nécessaires. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : trajectoire, champ magnétique
On constate sur les clichés du Soleil (partie droite de la figure 1) que les tubes de champ ont tendance à former des boucles, en connectant deux points de la surface du Soleil. Ce que l'on voit sur la photo est en fait le rayonnement des particules chargées présentes dans la boucle et dont la vitesse varie le long de celle-ci. Quelle hypothèse de l'énoncé faudrait-il modifier pour rendre compte de ce phénomène ?
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le modèle supposait une géométrie cylindrique infinie rectiligne le long de (Oz), ce qui est incompatible avec une courbure arquée reconnectant deux points de la photosphère.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les hypothèses géométriques et cinématiques formulées dans l'énoncé qui s'opposent à l'observation d'arches fermées sur la surface.
- Analyser la raison pour laquelle les particules chargées rayonnent et voient leur vitesse varier le long d'une ligne de champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte de la courbure des lignes de champ et de l'accélération centripète des particules chargées guidées le long de la boucle.
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Pour rendre compte de l'existence de boucles connectant deux points de la surface solaire et du rayonnement des particules le long de celles-ci, il convient principalement de modifier :
- L'hypothèse géométrique du tube cylindrique rectiligne : L'énoncé modélise le tube de champ par un cylindre de révolution rectiligne d'axe vertical (O,\widehat{u}_z) avec un champ magnétique indépendant de z. Dans un tel modèle, les lignes de champ s'éloignent indéfiniment vers la couronne solaire sans jamais revenir vers la photosphère. Pour rendre compte des boucles coronales, il faut abandonner la géométrie cylindrique rectiligne au profit d'un tube courbé en arche (géométrie toroïdale ou dipolaire) refermant les lignes de champ entre deux régions de polarités magnétiques opposées de la photosphère.
- L'invariance axiale du champ magnétique \vec{B} : Le long d'un tube courbé, l'intensité du champ magnétique n'est plus constante le long d'une ligne de champ (\partial B / \partial s \neq 0, où s est l'abscisse curviligne le long de la ligne). Ce gradient longitudinal de champ magnétique entraîne, par conservation du premier invariant adiabatique (moment magnétique), une conversion d'énergie cinétique entre composantes parallèle et perpendiculaire (effet de miroir magnétique) ; couplé à la pesanteur variable le long de l'arche et aux gradients de pression, il explique que la vitesse des particules varie le long de la trajectoire.
Résultat
Partie II : Modes de vibration des étoiles
II.A · Ondes acoustiques dans un fluide à une dimension
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de d'alembert, onde acoustique, célérité
Etablir l'équation de propagation vérifiée par la pression à partir de trois équations locales à linéariser. Vous nommerez et expliciterez les approximations et/ou hypothèses réalisées. En déduire l'expression de la célérité de l'onde acoustique en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Linéariser l'équation d'Euler sans viscosité, l'équation de conservation de la masse et la relation thermodynamique différentielle \mathrm{d}\rho = \rho_0 \chi_S\,\mathrm{d}p.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer les trois équations locales décrivant le fluide (conservation de la masse, bilan de quantité de mouvement, relation thermodynamique).
- Formuler et justifier les approximations de l'acoustique linéaire pour obtenir des équations au premier ordre en perturbations.
- Combiner ces trois équations linéarisées en éliminant la vitesse v_1 et la masse volumique \rho_1 pour aboutir à l'équation de d'Alembert sur la surpression p_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison d'Euler linéarisée, de la conservation de la masse et de la compressibilité isentropique pour établir l'équation de d'Alembert et la célérité.
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Le fluide est décrit au repos par (p_0, \rho_0, \vec{v}_0 = \vec{0}). Au passage de l'onde unidimensionnelle selon l'axe (Ox), les grandeurs s'écrivent :
1. Hypothèses et approximations :
- Approximation acoustique (linéarité) : les perturbations sont de faible amplitude : p_1 \ll p_0, \rho_1 \ll \rho_0 et v_1 \ll c. On néglige tout produit de grandeurs perturbées (termes du second ordre).
- Fluide parfait : on néglige les phénomènes dissipatifs visqueux et les frottements aux parois.
- Évolution isentropique : la fréquence de l'onde est suffisamment élevée pour négliger la diffusion thermique sur une demi-période (transformation adiabatique), tout en restant assez basse pour maintenir l'équilibre thermodynamique local (transformation réversible).
- Pesanteur négligée : les variations spatiales de pression hydrostatique sont négligeables devant les gradients de pression acoustique.
2. Équations locales et linéarisation :
Équation de conservation de la masse :
\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial(\rho v)}{\partial x} = 0En linéarisant, le terme \rho_1 v_1 étant du second ordre, il vient :
\frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0 \tag{1}Équation d'Euler (bilan de quantité de mouvement) :
\rho \left( \frac{\partial v}{\partial t} + v \frac{\partial v}{\partial x} \right) = -\frac{\partial p}{\partial x}Le terme convectif v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} est du second ordre, et \rho \simeq \rho_0 au premier ordre :
\rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x} \tag{2}Équation d'état isentropique : Par définition du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S = \frac{1}{\rho_0}\left.\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}P}\right|_S, la variation de masse volumique au premier ordre s'écrit :
\rho_1 = \rho_0 \chi_S\, p_1 \tag{3}
3. Obtention de l'équation de propagation : En injectant (3) dans (1), on élimine \rho_1 :
Dérivons (4) par rapport au temps t et (2) par rapport à x :
D'après le théorème de Schwarz, l'égalité des dérivées croisées donne :
On obtient ainsi l'équation de d'Alembert :
avec la célérité c définie par :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question de cours classique exigeait une grande rigueur dans les justifications pour obtenir tous les points.
« Question de cours, abordée par de nombreux candidats où le manque de rigueur a souvent été sanctionné. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde stationnaire, mode propre, condition aux limites
On se place à présent dans le cas d'un tuyau fermé en et ouvert en . Justifier que ces conditions aux limites imposent et . Justifier ensuite que l'on peut chercher les solutions de l'équation précédente sous la forme et en déduire l'expression de . Etablir la relation de dispersion de ces ondes, puis déterminer l'expression des fréquences propres , pour . Calculer l'écart entre deux fréquences propres consécutives. Que pouvez-vous en dire ?
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La paroi rigide impose l'immobilité des particules (v_1=0) et l'extrémité ouverte impose la continuité de la pression avec l'atmosphère extérieure (p_1=0). Injecter la forme proposée dans l'équation d'Euler pour relier v_1 à p_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les conditions aux limites physiques à une extrémité fermée (imperméabilité) et ouverte (continuité de la pression avec l'extérieur).
- Utiliser la méthode de séparation des variables pour justifier la forme stationnaire de p_1(x,t), puis relier la vitesse v_1 au gradient de pression via l'équation d'Euler linéarisée.
- Réinjecter la forme d'onde dans l'équation de propagation pour obtenir la relation de dispersion, puis appliquer les conditions aux limites pour quantifier le vecteur d'onde k_n et les fréquences propres f_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application des conditions aux limites en 0 et L aux modes stationnaires : obtention du peigne de fréquences équidistantes \Delta f = c/(2L).
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1. Justification des conditions aux limites
En x = 0, le tuyau est fermé par une paroi rigide et fixe. Le fluide ne pouvant pas traverser la paroi (condition cinématique d'imperméabilité), sa vitesse normale doit être nulle :
v_1(0,t) = 0En x = L, le tuyau est ouvert sur l'extérieur où règne la pression de repos constante p_0. Le fluide étant libre d'osciller sans contrainte mécanique à l'embouchure, la pression totale s'égalise avec la pression extérieure (p(L,t) = p_0), d'où une surpression acoustique nulle :
p_1(L,t) = 0
2. Forme de la solution et expression de v_1 L'équation de d'Alembert établie à la question Q9 est linéaire et invariante par translation dans le temps. Avec des conditions aux limites stationnaires, on cherche des modes propres sous la forme d'ondes stationnaires à variables séparées : p_1(x,t) = X(x)\,T(t). Pour une pulsation \omega, en choisissant l'origine des dates de sorte que la phase temporelle soit nulle, T(t) \propto \cos(\omega t). La dépendance spatiale vérifie X''(x) + k^2 X(x) = 0, ce qui donne X(x) = p_0 \cos(kx+\phi). On peut donc légitimement chercher la solution sous la forme :
L'équation d'Euler linéarisée selon \widehat{u}_x s'écrit :
En intégrant par rapport au temps (la vitesse moyenne au repos étant nulle) :
En utilisant la relation \omega = c k, on obtient :
3. Relation de dispersion En substituant p_1(x,t) dans l'équation de d'Alembert \dfrac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} - \dfrac{1}{c^2}\dfrac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = 0, il vient :
ce qui conduit à la relation de dispersion non dispersive :
4. Fréquences propres et quantification La condition en x = 0 impose pour tout t :
On choisit \phi = 0 (quitte à redéfinir le signe de l'amplitude p_0). Ainsi :
La condition en x = L impose alors pour tout t :
Les pulsations propres valent donc \omega_n = c k_n = (2n+1)\dfrac{\pi c}{2L}, soit pour les fréquences propres f_n = \dfrac{\omega_n}{2\pi} :
5. Écart entre deux fréquences consécutives L'écart entre deux modes consécutifs est donné par :
Cet écart est strictement constant, indépendant de l'ordre harmonique n. Le spectre de résonance forme donc un peigne régulier de fréquences espacées de \Delta f = \frac{c}{2L}. Le tuyau quart d'onde ne sélectionne que les harmoniques impairs de la fréquence fondamentale f_0 = \frac{c}{4L} (on a f_n = (2n+1)f_0 et \Delta f = 2f_0).
Résultat
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Prenez garde au caractère stationnaire de l'onde, maniez l'impédance acoustique avec soin et revoyez les zéros du cosinus.
« Des justifications souvent incomplètes. L’expression de la vitesse est souvent fausse, car l’onde est stationnaire et non progressive. L’utilisation de l’impédance acoustique est ici délicate et très souvent source d’erreurs. »
« Curieusement, pour de nombreux candidats, cos(θ)=0 pour θ=n(π/2). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
Notions : onde stationnaire, mode propre
Représenter les modes et sur un schéma montrant les ondes de pression et de vitesse, dans deux couleurs (ou styles de traits) différentes.
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Tracer pour chaque mode les nœuds et ventres de p_1(x) et v_1(x) en respectant le déphasage spatial d'un quart de longueur d'onde entre les deux grandeurs.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les profils spatiaux de la surpression p_1(x,t) et de la vitesse acoustique v_1(x,t) établis à la question Q10 pour le mode d'entier n \in \mathbb{N}.
- Déterminer les positions des nœuds et des ventres pour les modes n=1 (k_1 = \frac{3\pi}{2L}) et n=2 (k_2 = \frac{5\pi}{2L}).
- Tracer les amplitudes spatiales correspondantes le long du tuyau (x \in [0, L]) en distinguant clairement la surpression et la vitesse (couleurs et styles de traits distincts).
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Tracé des profils spatiaux pour la pression (nœud en L) et la vitesse (nœud en 0) sur les modes n=1 et n=2.
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D'après la question Q10, avec la convention de numérotation adoptée où n \in \mathbb{N} (le fondamental correspondant à n=0), les solutions pour le mode propre d'indice n sont associées au vecteur d'onde :
Les dépendances spatiales associées aux amplitudes maximales s'écrivent :
Dans tous les cas :
- en x = 0 (extrémité fermée) : nœud de vitesse (v_1 = 0) et ventre de pression ;
- en x = L (extrémité ouverte) : nœud de pression (p_1 = 0) et ventre de vitesse.
Mode n = 1 : k_1 = \dfrac{3\pi}{2L} (longueur L = \frac{3\lambda_1}{4}).
- Pression p_1(x) \propto \cos\left(\frac{3\pi x}{2L}\right) : ventres en x = 0 et x = \frac{2L}{3} ; nœuds en x = \frac{L}{3} et x = L.
- Vitesse v_1(x) \propto \sin\left(\frac{3\pi x}{2L}\right) : nœuds en x = 0 et x = \frac{2L}{3} ; ventres en x = \frac{L}{3} et x = L.
Mode n = 2 : k_2 = \dfrac{5\pi}{2L} (longueur L = \frac{5\lambda_2}{4}).
- Pression p_1(x) \propto \cos\left(\frac{5\pi x}{2L}\right) : ventres en x = 0, x = \frac{2L}{5} et x = \frac{4L}{5} ; nœuds en x = \frac{L}{5}, x = \frac{3L}{5} et x = L.
- Vitesse v_1(x) \propto \sin\left(\frac{5\pi x}{2L}\right) : nœuds en x = 0, x = \frac{2L}{5} et x = \frac{4L}{5} ; ventres en x = \frac{L}{5}, x = \frac{3L}{5} et x = L.
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Évitez la confusion entre les modes n=0 et n=1 et n'oubliez pas de dessiner les fuseaux de l'onde stationnaire.
« Confusion fréquente entre n=0 et n=1, les fuseaux représentant l’onde stationnaire ne sont pas toujours dessinés. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
II.B · Ondes mécaniques dans une étoile
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde évanescente, relation de dispersion, onde acoustique
On se place dans un premier temps dans le régime des hautes fréquences dans lequel . Simplifier l'expression de et montrer que l'on retrouve la relation de dispersion correspondant aux ondes acoustiques de la sous-partie II.A. Etablir la condition d'existence d'ondes acoustiques harmoniques radiales selon le signe de . En exploitant la figure 2, déterminer l'intervalle des rayons de l'étoile dans lequel une onde harmonique de fréquence et de degré peut exister.
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Dans le terme k_r^2, négliger (2\pi N/\omega)^2 devant 1, puis identifier k^2 = k_r^2 + k_h^2. Une onde progressive se propage là où k_r^2 > 0.
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- Utiliser l'approximation haute fréquence \omega \gg 2\pi N pour simplifier le terme contenant la fréquence de Brunt-Väisälä, puis relier la fréquence de Lamb S_\ell(r) au vecteur d'onde horizontal k_h(r) pour retrouver la relation de dispersion acoustique \omega = c k.
- Analyser la nature des solutions de l'équation différentielle en \xi_r : oscillante (propagative) si k_r^2 > 0, évanescente si k_r^2 < 0.
- Convertir la fréquence f = 1\text{ mHz} = 1000\text{ }\mu\text{Hz} et repérer sur la figure 2 l'intersection avec la courbe de Lamb associée à \ell = 5 pour obtenir le rayon de retournement interne r_1, la limite externe r_2 étant la surface du Soleil.
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Condition de propagation k_r^2 > 0 imposant \omega > 2\pi S_\ell ; identification graphique des rayons de retournement définissant la cavité résonante.
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1. Simplification de k_r et relation de dispersion
Dans le régime des hautes fréquences tel que \omega \gg 2\pi N, le premier facteur entre parenthèses se simplifie :
L'expression de k_r^2 devient alors :
D'après les définitions de la fréquence de Lamb S_\ell(r) et de la norme du vecteur d'onde horizontal k_h(r) fournies par l'énoncé :
Il vient ainsi :
Comme la norme totale du vecteur d'onde tridimensionnel vérifie k^2 = k_r^2 + k_h^2, on aboutit à :
On retrouve bien la relation de dispersion non dispersive des ondes acoustiques établie à la question Q9.
2. Condition d'existence des ondes harmoniques radiales
L'équation spatiale régissant le déplacement radial est :
- Si k_r^2 > 0, k_r est réel : les solutions spatiales sont sinusoïdales (oscillantes). L'onde acoustique se propage radialement.
- Si k_r^2 < 0, k_r est imaginaire pur (k_r = \pm \mathrm{i}\kappa) : les solutions sont exponentielles. L'onde est évanescente (atténuée sans propagation).
La condition d'existence d'ondes acoustiques harmoniques radiales propagatives est donc :
3. Détermination de l'intervalle [r_1, r_2]
Pour une onde de fréquence f = 1\text{ mHz} = 1000\text{ }\mu\text{Hz} et de degré \ell = 5 :
- Le tracé en trait continu de la figure 2 montre que la fréquence de Brunt-Väisälä reste inférieure à 450\text{ }\mu\text{Hz} dans toute l'étoile : l'hypothèse de hautes fréquences f \gg N est bien respectée.
Sur la figure 2, la courbe en pointillés correspondant à \ell = 5 décroît depuis le centre vers la surface. L'horizontale à f = 1000\text{ }\mu\text{Hz} coupe la courbe \ell = 5 en un rayon interne :
r_1 \simeq 0{,}22\,R_\odot \quad (\text{compris entre } 0{,}20\,R_\odot \text{ et } 0{,}25\,R_\odot)- Pour r > r_1, on a f > S_5(r), de sorte que k_r^2 > 0 : l'onde se propage radialement vers la surface.
- La propagation s'étend jusqu'à la surface du Soleil où la chute brutale de densité provoque la réflexion de l'onde : r_2 \simeq R_\odot.
L'intervalle de propagation radiale recherché est donc :
Résultat
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Lisez attentivement l'énoncé pour poser les bonnes approximations et exploitez rigoureusement le graphique.
« Une lecture trop superficielle de l’énoncé a souvent conduit à des mauvaises approximations, et donc des conclusions incohérentes. L’exploitation du graphe n’est pas toujours rigoureuse. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : mode propre, relation de dispersion
Dans le cas où et , exprimer la fréquence des modes p en fonction de , et d'une intégrale que l'on exprimera mais que l'on ne cherchera pas à calculer. Déterminer l'écart entre deux fréquences consécutives et commenter. Quelle critique peut-on faire concernant la validité de cette approximation ?
Voir l'indiceIndice
Sous ces approximations, k_r \simeq \omega/c(r). Appliquer directement la condition de résonance intégrale et isoler la fréquence propre f_{n,\mathrm{p}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'onde radial k_r en utilisant les deux approximations de hautes fréquences \omega \gg 2\pi S_\ell et \omega \gg 2\pi N.
- Injecter cette forme simplifiée de k_r dans la condition de résonance pour expliciter la fréquence propre f_{n,\mathrm{p}} et faire apparaître l'intégrale \beta.
- Calculer la différence \Delta f = f_{n+1,\mathrm{p}} - f_{n,\mathrm{p}}, interpréter physiquement le résultat par analogie avec la cavité 1D, et examiner les limites physiques de l'approximation (notamment au voisinage du centre où S_\ell \to +\infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'approximation haute fréquence dans la condition de quantification WKB ; fréquences équidistantes en n et discussion des limites de validité.
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Sous les deux hypothèses de hautes fréquences \omega \gg 2\pi N et \omega \gg 2\pi S_\ell, les termes correctifs dans l'expression de k_r^2 sont négligeables devant 1 :
En introduisant la relation \omega = 2\pi f_{n,\mathrm{p}}, la condition de résonance s'écrit :
En posant l'intégrale \beta (homogène à un temps) :
on obtient directement l'expression de la fréquence propre :
L'écart entre deux fréquences consécutives s'en déduit immédiatement :
Commentaire : L'écart \Delta f est indépendant de l'ordre n. Le spectre des modes p forme donc un peigne régulier de fréquences équidistantes. Ce résultat est directement analogue à celui obtenu pour le tuyau acoustique à la question Q10 (\Delta f = c/(2L)), où l'intégrale \beta s'interprète comme le temps de parcours d'un aller simple de l'onde acoustique entre les deux points de réflexion r_1 et r_2.
Critique de l'approximation :
- Pour tout mode non radial (\ell \ge 1), la fréquence de Lamb S_\ell(r) \propto 1/r diverge lorsque r \to 0 (voir figure 2). L'approximation \omega \gg 2\pi S_\ell ne peut donc pas être valable sur l'ensemble de l'étoile : elle tombe nécessairement en défaut au voisinage du point de retournement interne r_1, précisément défini par \omega = 2\pi S_\ell(r_1).
- Par conséquent, la borne inférieure d'intégration r_1 dépend elle-même de la pulsation \omega (donc de n), de sorte que l'intégrale \beta n'est pas rigoureusement constante avec n.
Résultat
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : poussée d'archimède, équilibre hydrostatique, onde de gravité
On s'intéresse maintenant au régime des basses fréquences, dans lequel pour chaque entier on a . Etablir la condition d'existence d'ondes harmoniques radiales dans cette situation. En exploitant la figure 2, discuter de la région du Soleil dans laquelle elles peuvent exister en fonction de leur fréquence. Ces ondes sont appelées « ondes de gravité ». En établissant un bilan des forces sur un élément de fluide à cet endroit de l'étoile, proposer une explication du mécanisme à l'origine de ces ondes.
Voir l'indiceIndice
Examiner le signe du produit des parenthèses dans k_r^2 sachant que \omega < 2\pi S_\ell. Pour le mécanisme physique, penser à la flottabilité (poussée d'Archimède) d'une parcelle déplacée verticalement dans un milieu stratifié.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la définition de k_r^2 donnée dans l'énoncé et déterminer le signe du second facteur sous l'hypothèse \omega \ll 2\pi S_\ell, afin d'en déduire la condition k_r^2 > 0.
- Analyser le profil de la fréquence de Brunt-Väisälä N(r) sur la figure 2 (zone radiative interne vs zone convective externe) et déduire la gamme de fréquences et la zone de propagation autorisées.
- Établir l'équilibre d'une parcelle de fluide déplacée adiabatiquement pour identifier la force de rappel (poids et poussée d'Archimède).
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Condition de propagation \omega < 2\pi N dans la zone radiative ; la poussée d'Archimède agit comme force de rappel sur les poches de fluide déplacées.
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1. Condition d'existence des ondes harmoniques radiales
Le vecteur d'onde radial vérifie :
Dans le régime des basses fréquences considéré, on a \omega \ll 2\pi S_\ell, ce qui implique :
L'onde est propagative (harmonique dans la direction radiale) si et seulement si k_r^2 > 0. Le second facteur étant strictement négatif, le premier facteur doit impérativement l'être aussi :
2. Région de propagation d'après la figure 2
D'après la figure 2 (courbe en trait plein représentant N(r)) :
- La fréquence de Brunt-Väisälä N(r) est strictement positive dans la partie interne du Soleil, du centre jusqu'à la base de la zone convective située à r \simeq 0{,}71\,R_\odot. Elle y atteint un maximum N_{\max} \simeq 450\,\mu\text{Hz} au voisinage de r \simeq 0{,}1\,R_\odot.
- Pour r \gtrsim 0{,}71\,R_\odot, le profil chute à zéro : N(r) = 0 dans toute la zone convective externe.
On en déduit la discussion suivante :
- Si f > N_{\max} \simeq 450\,\mu\text{Hz}, la condition f < N(r) n'est satisfaite nulle part dans l'étoile : aucune onde de gravité ne peut se propager.
- Si f < N_{\max}, l'onde peut se propager dans une cavité radiale [r_3, r_4] située exclusivement dans la zone radiative (r \le 0{,}71\,R_\odot), délimitée par les points de rebroussement où f = N(r).
3. Bilan des forces et mécanisme physique à l'origine des ondes
Considérons une particule fluide de volume V, initialement à l'équilibre à l'altitude r_0 (où règnent la pression p_0(r_0) et la masse volumique \rho_0(r_0)), subissant un déplacement radial virtuel \delta r > 0 vers le haut.
Le bilan des forces s'exerçant sur cette particule comprend :
- Son poids : \vec{P} = -\rho\,V\,g\,\widehat{u}_r, où \rho est la masse volumique acquise par la particule après détente adiabatique ;
- La résultante des forces de pression exercées par le fluide environnant, équivalente à la poussée d'Archimède : \vec{\Pi}_A = \rho_0(r_0 + \delta r)\,V\,g\,\widehat{u}_r.
La force radiale nette par unité de volume s'écrit donc :
Le déplacement s'effectuant à l'équilibre mécanique local de pression avec le milieu extérieur (\delta p = \frac{\partial p_0}{\partial r}\delta r), mais de manière isentropique pour la particule (\mathrm{d}\rho = \frac{\mathrm{d}p}{c^2}), on a :
En injectant ces relations et en utilisant c^2 = \frac{\gamma p_0}{\rho_0} :
Dans une région où N^2 > 0 (stratification convectivement stable), la particule déplacée vers le haut devient plus dense que le milieu environnant : son poids l'emporte sur la poussée d'Archimède, générant une force de rappel élastico-gravitaire vers sa position d'équilibre. Ce mécanisme oscillatoire est à l'origine des ondes de gravité.
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde de gravité, mode propre
Dans le cas des très basses fréquences , montrer que ces modes g ne sont plus espacés régulièrement en fréquence mais qu'une autre grandeur est régulière. Laquelle ?
Voir l'indiceIndice
Former l'approximation de k_r lorsque \omega \ll 2\pi N : constater que k_r est proportionnel à 1/\omega. En déduire que c'est la période P = 1/f qui est quantifiée avec un pas régulier \Delta P.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'onde radial k_r dans la limite des très basses fréquences \omega \ll 2\pi N et \omega \ll 2\pi S_\ell.
- Injecter cette expression simplifiée dans la condition de résonance \displaystyle\int_{r_3}^{r_4} k_r\,\mathrm{d}r = \pi(n + \alpha_{\mathrm{g}}).
- Exprimer la fréquence propre f_{n,\mathrm{g}} ou la période propre P_{n,\mathrm{g}} = 1/f_{n,\mathrm{g}} pour identifier la grandeur régulièrement espacée.
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Comportement asymptotique k_r \propto 1/\omega montrant que les périodes de vibration T_n sont régulièrement espacées pour les modes de gravité.
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Dans le régime des très basses fréquences, on a simultanément \omega \ll 2\pi S_\ell et \omega \ll 2\pi N. Les deux termes entre parenthèses dans l'expression de k_r^2 sont donc dominés par leurs composantes négatives :
Il vient ainsi pour le produit :
En utilisant l'expression de la fréquence de Lamb S_\ell(r) = \dfrac{\sqrt{\ell(\ell+1)}\,c}{r}, on a :
Sachant que \omega = 2\pi f, la norme du vecteur d'onde radial s'écrit alors :
En reportant cette expression dans la condition de quantification des modes g :
On en déduit l'expression de la période P_{n,\mathrm{g}} = \dfrac{1}{f_{n,\mathrm{g}}} du mode g d'ordre n :
La fréquence propre f_{n,\mathrm{g}} \propto \dfrac{1}{n + \alpha_{\mathrm{g}}} n'est pas espacée régulièrement en n. En revanche, la période temporelle P_{n,\mathrm{g}} est une fonction affine de n. L'écart entre deux périodes consécutives est constant :
La grandeur régulièrement espacée est donc la période temporelle P de l'oscillation.
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde longitudinale, onde acoustique
D'une manière générale, les ondes acoustiques sont-elles longitudinales ou transversales ? On justifiera sa réponse par une explication qualitative basée sur un schéma si nécessaire.
Voir l'indiceIndice
Comparer la direction de déplacement des tranches de fluide (parallèle au gradient de pression) à la direction de propagation de l'onde sonore.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la nature longitudinale ou transversale d'une onde d'après l'orientation relative de la grandeur vibratoire (vitesse particulaire ou déplacement) et de la direction de propagation.
- Justifier la nature de l'onde acoustique dans un fluide par le mécanisme physique de propagation (compressions et dilatations locales, absence de résistance au cisaillement).
- Illustrer par un schéma simple représentant la distribution des zones de surpression/dépression et le champ de déplacement.
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Caractère longitudinal des ondes acoustiques fluides car l'ébranlement de vitesse et les gradients de pression s'effectuent selon la direction de propagation.
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Dans un fluide (gaz ou liquide), les ondes acoustiques sont de nature longitudinale : la perturbation locale (vitesse du fluide \vec{v}_1 ou déplacement \vec{\xi}) s'effectue parallèlement à la direction de propagation de l'onde (portée par le vecteur d'onde \vec{k}).
Cette propriété découle des propriétés mécaniques des fluides :
- La force de rappel élastique provient du gradient de pression (-\vec{\mathrm{grad}}\,p_1), qui s'exerce parallèlement à la direction de variation spatiale, donc le long du vecteur d'onde \vec{k}. L'onde se propage sous la forme d'une alternance de tranches de fluide comprimées (p_1 > 0, \rho_1 > 0) et détendues (p_1 < 0, \rho_1 < 0).
- Un fluide n'oppose aucune force de rappel élastique au cisaillement statique (son module de rigidité ou de cisaillement est nul, contrairement à un solide). Par conséquent, il ne peut pas supporter ni propager d'ondes de cisaillement (ondes transversales).
Résultat
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Le jury pénalisait toute affirmation brute non étayée par l'explication qualitative demandée.
« Les réponses sans justification ont été pénalisées. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2017
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : vitesse de groupe, onde transversale
Dans le cadre du Soleil à symétrie sphérique, la vitesse de groupe est un vecteur qui s'exprime sous la forme dans la base locale. En déduire la nature longitudinale ou transversale des ondes de gravité.
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Calculer les dérivées partielles de \omega par rapport à k_r et k_h à partir de la relation de dispersion des ondes de gravité, puis effectuer le produit scalaire \vec{v}_g \cdot \vec{k}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pulsation \omega en fonction des composantes k_r et k_h du vecteur d'onde \vec{k} dans le régime des ondes de gravité (\omega \ll 2\pi S_\ell).
- Calculer le vecteur vitesse de groupe \vec{v}_g et évaluer le produit scalaire \vec{v}_g \cdot \vec{k}.
- En déduire l'orientation du déplacement du fluide par rapport au vecteur d'onde et conclure sur la nature transversale des ondes de gravité.
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Orthogonalité de la vitesse de groupe et du vecteur d'onde (\vec{v}_g \cdot \vec{k} = 0) prouvant la nature transversale des ondes de gravité.
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D'après l'équation de propagation établie en II.B, la relation de dispersion s'écrit :
Or, par définition de la fréquence de Lamb et du vecteur d'onde horizontal, on a :
Dans le domaine des ondes de gravité (\omega \ll 2\pi S_\ell = c k_h), le second terme entre parenthèses se simplifie en -\frac{c^2 k_h^2}{\omega^2}. L'expression de k_r^2 devient :
En regroupant les termes en k_r^2 + k_h^2 = k^2, on obtient la relation de dispersion des ondes de gravité :
Calculons les composantes du vecteur vitesse de groupe \vec{v}_g = \frac{\partial\omega}{\partial k_r}\widehat{u}_r + \frac{\partial\omega}{\partial k_h}\widehat{u}_\theta :
Le vecteur d'onde étant \vec{k} = k_r \widehat{u}_r + k_h \widehat{u}_\theta, formons le produit scalaire \vec{v}_g \cdot \vec{k} :
La vitesse de groupe \vec{v}_g (qui donne la direction de propagation de l'énergie) est donc orthogonale au vecteur d'onde \vec{k} (qui définit la direction de propagation des surfaces d'onde équiphases).
Par ailleurs, pour ces ondes de basse fréquence, le fluide se comporte comme incompressible (\operatorname{div}\vec{v} = 0 \implies \vec{k} \cdot \vec{v}_1 = 0), de sorte que les particules de fluide oscillent parallèlement aux surfaces d'onde (c'est-à-dire le long de \vec{v}_g) et donc perpendiculairement à la direction de propagation de la phase \vec{k}.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : onde évanescente, spectre
Dans quelles bandes spectrales s'attend-on à trouver les modes p d'une part et le mode g d'autre part ? Quels modes sont les plus visibles sur la figure 3 ? Les données expérimentales sont le résultat d'une observation de la surface du soleil, proposer une explication pour cette différence de visibilité. Commenter la cohérence entre les données expérimentales et les résultats théoriques obtenus dans cette partie.
Voir l'indiceIndice
Situer les domaines de fréquences sur la figure 2 : les modes p correspondent aux fréquences supérieures à 1\,\mathrm{mHz} (3000\,\mu\mathrm{Hz}) tandis que les modes g sont sous 450\,\mu\mathrm{Hz}. Réfléchir à la zone où les ondes g sont confinées (le cœur radiatif) par rapport à la zone convective externe.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les bandes spectrales théoriques des modes p et g d'après les conditions de propagation établies aux questions Q12, Q13 et Q14 et la figure 2.
- Analyser la figure 3 pour déterminer quels modes émergent nettement du bruit de fond.
- Expliquer la différence de visibilité à partir de la structure de l'enveloppe solaire (nature évanescente des ondes de gravité dans la zone convective externe).
- Comparer les caractéristiques spectrales observées (espacement régulier en fréquence) aux prédictions théoriques de la question Q13.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les modes p dominent le spectre de surface car les modes g sont évanescents dans la zone convective enveloppant le cœur radiatif.
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1. Bandes spectrales attendues :
Modes g : d'après la question Q14, les ondes de gravité se propagent pour f < N(r). La figure 2 montre que la fréquence de Brunt-Väisälä atteint un maximum de l'ordre de N_{\max} \simeq 450\text{ à }500\,\mu\mathrm{Hz}. On s'attend donc à trouver les modes g dans la bande des basses fréquences :
f_{\mathrm{g}} \lesssim 450\,\mu\mathrm{Hz} \quad (\text{typiquement } 50\text{ à }400\,\mu\mathrm{Hz}).- Modes p : d'après la question Q12, les ondes acoustiques se propagent pour f > S_\ell(r) et f > N(r). On s'attend donc à observer les modes p dans le domaine des hautes fréquences, typiquement entre 1\,\mathrm{mHz} et 5\,\mathrm{mHz} (soit 1000\text{ à }5000\,\mu\mathrm{Hz}, centré autour de la fameuse oscillation à 5 minutes, f \simeq 3{,}3\,\mathrm{mHz}).
2. Modes les plus visibles sur la figure 3 : Sur la figure 3, la puissance spectrale présente un massif très proéminent centré autour de 3000\,\mu\mathrm{Hz}, avec des pics très nets et intenses (amplitude atteignant 10^4 à 10^5\,\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-2}\cdot\mathrm{Hz}^{-1}, agrandissement supérieur droit). En revanche, dans le domaine des basses fréquences (agrandissement inférieur droit entre 216 et 222\,\mu\mathrm{Hz}), aucun pic n'émerge clairement du bruit de fond solaire. Ce sont donc incontestablement les modes p qui sont les plus visibles.
3. Explication de la différence de visibilité en surface :
- L'observation est effectuée à la surface du Soleil (r \approx R_\odot).
- Or, pour r \gtrsim 0{,}71\,R_\odot, le Soleil est le siège d'une zone convective externe où le gradient thermique entraîne N(r) \approx 0 (zone convective instable ou neutre). Dans cette région, la condition de propagation des ondes de gravité n'est plus satisfaite : k_r^2 < 0.
- Les ondes de gravité sont donc évanescentes dans toute l'enveloppe convective (0{,}71\,R_\odot \le r \le R_\odot). Leur amplitude décroît exponentiellement vers la surface, ce qui rend leur signature photométrique ou cinématique extrêmement faible et quasiment indétectable depuis l'extérieur.
- À l'inverse, les ondes acoustiques (modes p) se propagent librement à travers la zone convective jusqu'à la photosphère (où la brutale chute de densité forme une surface réfléchissante) : leurs ventres de déplacement se situent au voisinage de la surface, les rendant facilement observables.
4. Cohérence entre expérience et théorie :
L'agrandissement du spectre des modes p (haut à droite) montre un peigne de pics régulièrement espacés en fréquence, ce qui est en parfait accord avec le résultat de la question Q13 prédisant un grand espacement constant :
\Delta f = \frac{1}{2\beta} = \text{cste}.Sur la figure, on compte environ 7 espacements sur 1000\,\mu\mathrm{Hz}, soit un écart \Delta f \approx 135\text{ à }140\,\mu\mathrm{Hz}, parfaitement cohérent avec la valeur théorique pour le Soleil.
- Le domaine de résonance des modes p est bien situé à des fréquences nettement supérieures à N_{\max} \simeq 450\,\mu\mathrm{Hz}, validant l'approximation des hautes fréquences \omega \gg 2\pi N.
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 ?
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Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2017 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique une longueur raisonnable ayant permis à chacun d'aborder la quasi-totalité des questions, mais relève de nombreuses erreurs de rigueur et de calcul sur la plupart des questions.
Que faire si l'on bloque sur la question Q23 ?
Passer directement à la question Q24. L'énoncé y donne explicitement la valeur numérique du facteur -\xi_s/(3\Psi'_s) = 112, ce qui permet de déterminer immédiatement la masse volumique centrale \rho_c puis la pression p_c.
Faut-il compter les électrons dans la masse molaire du plasma en Q25 ?
Oui : dans un plasma totalement ionisé modélisé par la loi des gaz parfaits, chaque particule libre (ion ou électron) contribue de façon identique à la pression cinétique. Les électrons doivent donc être comptabilisés dans le nombre total de moles au dénominateur.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.