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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2023

Cyclisme

Ce sujet aborde la pratique du cyclisme sous quatre angles physiques et chimiques complémentaires et totalement indépendants. La première partie propose un modèle thermique simple du coureur par analogie électrique (thermorégulation et évaporation de la sueur), couplé à une étude thermochimique de la dépense énergétique en glucose et à son dosage indirect par iodométrie (diagramme -pH). La deuxième partie explore la mesure de la vitesse instantanée par effet Doppler acoustique et traite en d'étail la chaîne de détection synchrone, articulée autour d'un filtre actif passe-bas d'ordre 2 de type Rauch. La troisième partie, conçue sous forme de résolution de problème ouverte, compare deux coureurs aux profils morphologiques distincts sur le plat et en côte à partir de lectures graphiques de traînée aérodynamique. Enfin, la quatrième partie est une étude approfondie de machine synchrone inversée (à rotor externe) à une puis plusieurs paires de pôles, modélisant le moteur d'un vélo à assistance électrique (VAE).

Très guidé et représentatif du concours CCINP en filière PSI, ce sujet constitue un support de révision complet et stimulant pour balayer transferts thermiques, filtrage actif, cinématique ondulatoire, mécanique énergétique et conversion électromécanique de puissance.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,57/20)
Temps estimé
≈ 2 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Partie I : Hydratation du cycliste

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : analogie électrothermique, résistance thermique, loi de newton

À quelles grandeurs thermodynamiques correspondent les grandeurs électriques : , , , , , et . Préciser l'expression de en fonction de grandeurs définies dans la présentation de ce problème.

Voir l'indice

Établir les correspondances habituelles entre grandeurs thermiques et électriques : flux de puissance thermique / intensité du courant, température / potentiel, résistance thermique / résistance électrique. Identifier l'expression de R_2 via la loi de Newton P_{cc} = hS(T_s - T_a).

Voir la stratégie

Dans le cadre de l'analogie électro-thermique, la température joue le rôle du potentiel électrique, le flux (ou puissance) thermique celui de l'intensité du courant électrique, et la résistance thermique celui de la résistance électrique. On identifie chaque grandeur électrique à son homologue thermique décrit dans l'énoncé.

Voir la réponse courte

Analogie électrothermique : les courants représentent des flux thermiques, les tensions des températures, et la résistance convective s'écrit R_2 = 1/(hS).

Voir le corrigé complet

Par analogie entre la conduction thermique et la conduction électrique :

  • Potentiels électriques :

    • V_1 correspond à la température interne du corps du cycliste, notée T_c ;
    • V_2 correspond à la température de surface des vêtements du cycliste, notée T_s ;
    • V_3 correspond à la température de l'air ambiant, notée T_a.
  • Courants électriques :

    • I_1 correspond à la puissance thermique interne générée par le métabolisme, notée P_\text{int} ;
    • I_2 correspond à la puissance thermique évacuée par échange conducto-convectif avec l'air, notée P_{cc} ;
    • I_3 correspond à la puissance thermique évacuée par vaporisation de l'eau issue de la sudation, notée P_\text{vap}.
  • Résistance électrique R_1 : elle correspond à la résistance thermique globale de la couche dermique et des vêtements, notée R_d.

D'après la loi de Newton pour le transfert conducto-convectif :

P_{cc} = hS\,(T_s - T_a) \iff T_s - T_a = \frac{1}{hS}\,P_{cc}

Par analogie avec la loi d'Ohm V_2 - V_3 = R_2\,I_2, on identifie directement l'expression de la résistance thermique conducto-convective :

\boxed{R_2 = \frac{1}{hS}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez explicitement la température ou le flux thermique correspondant à chaque grandeur électrique du schéma équivalent.

« Il convenait de préciser pour chaque potentiel et chaque intensité électrique quelles en étaient la température et la puissance thermique analogue. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : résistance thermique, équilibre thermique

Évaluer la température en °C.

Voir l'indice

Appliquer la relation constitutive régissant la conduction à travers la résistance R_1 = R_d pour relier T_c, T_s et la puissance métabolique interne P_{\text{int}}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'analogie électrothermique établie à la question précédente au niveau de la branche contenant la résistance thermique R_d.
  2. Exprimer l'écart de température T_c - T_s en fonction de la puissance métabolique P_\text{int} et de la résistance thermique R_d, puis en déduire la température de surface T_s.
Voir la réponse courte

Calcul de la température de peau T_s à l'aide de la loi des nœuds en potentiel dans le circuit thermique équivalent.

Voir le corrigé complet

D'après l'analogie électrothermique (loi d'Ohm thermique appliquée à la couche dermique et aux vêtements modélisés par la résistance R_1 = R_d) :

V_1 - V_2 = R_1 I_1 \iff T_c - T_s = R_d P_\text{int}

On en déduit l'expression de la température de surface des vêtements :

T_s = T_c - R_d P_\text{int}

Application numérique :

  • T_c = 37\text{ }^\circ\mathrm{C}
  • R_d = 3\cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\mathrm{W}^{-1}
  • P_\text{int} = 400\text{ W}

La chute de température à travers les tissus et vêtements vaut :

R_d P_\text{int} = 3\cdot 10^{-2} \times 400 = 12\text{ }^\circ\mathrm{C}

D'où :

\boxed{T_s = 25\text{ }^\circ\mathrm{C}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : flux thermique, enthalpie de vaporisation

Déterminer l'expression de en fonction de , , , et de . Puis, exprimer la masse d'eau, notée , consommée pendant cette sortie en fonction de , et de , puis en donner une valeur numérique avec un chiffre significatif.

Voir l'indice

Écrire la loi des nœuds au potentiel V_2 pour exprimer I_3, puis relier l'énergie totale nécessaire à la vaporisation de la sueur pendant la durée \Delta t à l'enthalpie massique l_{\text{vap}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des nœuds au potentiel V_2, puis exprimer le courant I_2 à l'aide de la loi d'Ohm et de la résistance R_2 = \frac{1}{hS} établie à la question Q1.
  2. Relier l'énergie thermique nécessaire à la vaporisation de la sueur pendant la durée \Delta t à la masse d'eau m_{\text{eau}} vaporisée et à l'enthalpie massique de vaporisation l_{\text{vap}}.
Voir la réponse courte

Expression du flux de sudation I_3 par bilan aux nœuds, puis masse d'eau évaporée via m_{\text{eau}} = I_3 \Delta t / l_{\text{vap}}.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma électrique équivalent de la figure 1, la loi des nœuds appliquée au potentiel V_2 donne :

I_1 = I_2 + I_3 \implies I_3 = I_1 - I_2

Or le courant I_2 traversant la résistance R_2 s'écrit, en utilisant R_2 = \frac{1}{hS} :

I_2 = \frac{V_2 - V_3}{R_2} = hS(V_2 - V_3)

On en déduit l'expression de I_3 :

\boxed{I_3 = I_1 - hS(V_2 - V_3)}

La puissance I_3 correspond à la puissance thermique de vaporisation de l'eau P_{\text{vap}}. Durant la durée \Delta t, le transfert thermique associé à la sudation s'écrit :

Q_{\text{vap}} = I_3 \Delta t = m_{\text{eau}} \, l_{\text{vap}}

On en déduit :

\boxed{m_{\text{eau}} = \frac{I_3 \, \Delta t}{l_{\text{vap}}} = \frac{\big[I_1 - hS(V_2 - V_3)\big]\Delta t}{l_{\text{vap}}}}

Application numérique :

  • I_1 = P_{\text{int}} = 400\text{ W} ;
  • hS = 36 \times 2 = 72\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • V_2 - V_3 = T_s - T_a = 25 - 30 = -5\text{ }^\circ\mathrm{C} = -5\text{ K} ;
  • I_3 = 400 - 72 \times (-5) = 400 + 360 = 760\text{ W} ;
  • \Delta t = 4\text{ h} = 4 \times 3\,600 = 14\,400\text{ s} ;
  • l_{\text{vap}} = 2{,}4\cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 2{,}4\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}.
\begin{aligned} m_{\text{eau}} &= \frac{760 \times 14\,400}{2{,}4\cdot 10^6} = \frac{760 \times 6\cdot 10^{-3}}{1} = 4{,}56\text{ kg} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{m_{\text{eau}} \approx 5\text{ kg}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : réaction de combustion, enthalpie standard de réaction

Écrire la réaction de combustion d'une mole de glucose avec le dioxygène qui libère du dioxyde de carbone et de l'eau . Puis, déterminer la bonne valeur numérique de son enthalpie standard de réaction parmi celles proposées : ; ; ; .

Voir l'indice

Écrire la réaction de combustion complète équilibrée d'une mole de glucose et calculer son enthalpie standard de réaction à l'aide de la loi de Hess et des enthalpies standard de formation fournies.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de la réaction de combustion complète pour une mole de glucose et ajuster les nombres stœchiométriques des éléments carbone, hydrogène puis oxygène.
  2. Exprimer l'enthalpie standard de réaction à l'aide de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation fournies, puis effectuer le calcul pour identifier la valeur correcte.
Voir la réponse courte

Écriture de la combustion \mathrm{C_6H_{12}O_6 + 6 O_2 \to 6 CO_2 + 6 H_2O} et identification de la valeur fortement exothermique -2\,802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'équation de combustion complète d'une mole de glucose solide \mathrm{C_6H_{12}O_6(s)} par le dioxygène gazeux \mathrm{O_2(g)} s'écrit :

\boxed{\mathrm{C_6H_{12}O_6(s)} + 6\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow 6\,\mathrm{CO_2(g)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)}}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ des espèces chimiques mises en jeu :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ &= \sum_{i} \nu_i \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(A_i) \\ &= 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO_2(g)}) + 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H_2O(l)}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{C_6H_{12}O_6(s)}) - 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O_2(g)}) \end{aligned}

Par convention, pour un corps pur simple dans son état standard de référence à la température considérée, l'enthalpie standard de formation est nulle : \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O_2(g)}) = 0.

L'expression devient ainsi :

\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO_2(g)}) + 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H_2O(l)}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{C_6H_{12}O_6(s)})

En effectuant l'application numérique avec les données :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ &= 6 \times (-393{,}5) + 6 \times (-285{,}8) - (-1\,274) \\ &= -2\,361{,}0 - 1\,714{,}8 + 1\,274 \\ &= -4\,075{,}8 + 1\,274 \\ &= -2\,801{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Parmi les quatre valeurs proposées, la bonne valeur numérique est donc :

\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -2\,802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à équilibrer rigoureusement la réaction de combustion, notamment le nombre de moles de dioxygène.

« Le coefficient stœchiométrique devant le dioxygène est parfois faux. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan énergétique, rendement

Un cycliste développe lors d'une sortie d'une durée d'environ une puissance moyenne . En considérant que son rendement musculaire vaut , exprimer en fonction de , , , et de la masse molaire du glucose , la masse de glucose qu'il doit consommer pour ne pas puiser dans ses réserves. Puis, déterminer la bonne valeur numérique parmi celles proposées : ; ; .

Voir l'indice

Relier le travail mécanique développé par le cycliste pendant \Delta t à l'énergie chimique consommée en tenant compte du rendement musculaire \eta, puis convertir en masse de glucose via sa masse molaire.

Voir la stratégie
  1. Relier le travail mécanique produit par le cycliste à l'énergie chimique consommée grâce au rendement musculaire \eta = \frac{W_{\text{méca}}}{E_{\text{chim}}}.
  2. Exprimer l'énergie chimique libérée par la combustion de n_{\text{gluc}} moles de glucose à partir de l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.
  3. Calculer la masse molaire du glucose M_{\text{gluc}} et en déduire la masse m_{\text{gluc}} correspondante.
Voir la réponse courte

La conservation de l'énergie impose m_{\text{gluc}} = \frac{P_{\text{méca}}\Delta t}{\eta |\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ|} M_{\text{gluc}}, conduisant à 670\text{ g}.

Voir le corrigé complet

Le travail mécanique fourni par le cycliste pendant la durée \Delta t à puissance moyenne constante s'écrit :

W_{\text{méca}} = P_{\text{méca}} \, \Delta t

Par définition du rendement musculaire \eta, l'énergie chimique E_{\text{chim}} consommée par l'organisme vaut :

E_{\text{chim}} = \frac{W_{\text{méca}}}{\eta} = \frac{P_{\text{méca}} \, \Delta t}{\eta}

La combustion du glucose étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ < 0), la quantité de chaleur libérée à pression constante par la consommation d'une quantité de matière n_{\text{gluc}} de glucose est :

E_{\text{chim}} = - n_{\text{gluc}} \, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = - \frac{m_{\text{gluc}}}{M_{\text{gluc}}} \, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ

En égalant les deux expressions de E_{\text{chim}}, on obtient :

\boxed{ m_{\text{gluc}} = - \frac{P_{\text{méca}} \, \Delta t \, M_{\text{gluc}}}{\eta \, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ} }

Application numérique :

  • Masse molaire du glucose :

    M_{\text{gluc}} = 6\,M(\mathrm{C}) + 12\,M(\mathrm{H}) + 6\,M(\mathrm{O}) = 6 \times 12 + 12 \times 1 + 6 \times 16 = 180\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Durée de la sortie : \Delta t = 4\text{ h} = 4 \times 3\,600\text{ s} = 14\,400\text{ s} ;
  • P_{\text{méca}} = 180\text{ W}, \eta = 0{,}25, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -2\,802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -2{,}802 \cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}.

Calculons l'énergie chimique nécessaire :

E_{\text{chim}} = \frac{180 \times 14\,400}{0{,}25} = 4 \times 2{,}592 \cdot 10^6 = 10{,}37 \cdot 10^6\text{ J} = 10\,370\text{ kJ}

La quantité de matière de glucose requise est :

n_{\text{gluc}} = \frac{10\,370}{2\,802} \approx 3{,}70\text{ mol}

D'où la masse :

m_{\text{gluc}} \approx 3{,}70 \times 180 \approx 666\text{ g}

La valeur numérique correcte parmi celles proposées est :

\boxed{ m_{\text{gluc}} = 670\text{ g} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à intégrer correctement le rendement musculaire et à maîtriser la relation liant énergie, puissance et durée.

« La place du rendement musculaire dans l’expression finale a pu poser problème. La relation entre la puissance, le temps et l’énergie est parfois erronée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph

Déterminer le nombre d'oxydation de l'iode dans chacune de ces espèces, puis associer un domaine à chacune de ces espèces.

Voir l'indice

Calculer le degré d'oxydation de l'élément iode dans \mathrm{I^-}, \mathrm{I_2} et \mathrm{IO_3^-} pour attribuer chaque domaine du diagramme E-pH en ordonnant les espèces selon leur caractère oxydant.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'iode dans chacune des trois espèces chimiques en utilisant les règles usuelles (n.o. de l'oxygène égal à -\mathrm{II}).
  2. Associer chaque domaine du diagramme potentiel-pH en utilisant le fait que les espèces de nombre d'oxydation plus élevé prédominent aux potentiels les plus hauts.
Voir la réponse courte

Calcul des nombres d'oxydation de l'iode puis attribution des espèces aux domaines selon le pH et le potentiel d'oxydoréduction.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation de l'iode :

  • Pour l'ion iodure \mathrm{I^-} :

    \text{n.o.}(\mathrm{I}) = -\mathrm{I}
  • Pour le diiode \mathrm{I_2} (corps simple neutre) :

    \text{n.o.}(\mathrm{I}) = 0
  • Pour l'ion iodate \mathrm{IO_3^-} :

    \text{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -\mathrm{I} \implies \text{n.o.}(\mathrm{I}) = +\mathrm{V}

2. Attribution des domaines du diagramme E\text{--pH} :

Dans un diagramme potentiel-pH, l'axe vertical correspond au potentiel d'oxydoréduction : les formes les plus oxydées (degré d'oxydation le plus élevé) se situent vers le haut, et les formes les plus réduites (degré d'oxydation le plus faible) vers le bas.

  • L'ion iodate \mathrm{IO_3^-} possède le degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{V}) : il correspond au domaine situé aux potentiels les plus hauts, soit le domaine III.
  • L'ion iodure \mathrm{I^-} possède le degré d'oxydation le plus faible (-\mathrm{I}) : il correspond au domaine situé aux potentiels les plus bas, soit le domaine I.
  • Le diiode \mathrm{I_2} possède un degré d'oxydation intermédiaire (0) : il correspond au domaine intermédiaire aux pH acides, soit le domaine II.
\boxed{\text{Domaine I : } \mathrm{I^-} \quad ; \quad \text{Domaine II : } \mathrm{I_2} \quad ; \quad \text{Domaine III : } \mathrm{IO_3^-}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : formule de nernst, diagramme potentiel-ph

En prenant à , en V, déterminer la pente du segment BD.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation redox associée au couple \mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} en milieu acide ou basique, appliquer la formule de Nernst et isoler le coefficient directeur devant la variable pH.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux espèces dont la frontière correspond au segment BD à l'aide des résultats de la question Q6.
  2. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée à ce couple.
  3. Appliquer la formule de Nernst pour en déduire l'équation de la frontière E = f(\mathrm{pH}) et identifier sa pente.
Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation redox associée à la frontière BD et calcul de la pente en -0{,}06 \times (p/n)\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

D'après l'attribution des domaines réalisée à la question Q6, le segment BD sépare le domaine III (\mathrm{IO_3^-}) du domaine I (\mathrm{I^-}).

La demi-équation électronique du couple redox \mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} s'écrit :

\mathrm{IO_3^-} + 6\,\mathrm{H^+} + 6\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons \mathrm{I^-} + 3\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :

E = E^\circ(\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-}) + \frac{0{,}06}{6}\log\left( \frac{[\mathrm{IO_3^-}]\,[\mathrm{H^+}]^6}{[\mathrm{I^-}]\,(c^\circ)^6} \right)

En développant le terme logarithmique :

E = E^\circ(\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-}) + \frac{0{,}06}{6}\log\left(\frac{[\mathrm{IO_3^-}]}{[\mathrm{I^-}]}\right) - 0{,}06\,\mathrm{pH}

Sur la frontière BD, la convention adoptée est [\mathrm{IO_3^-}] = [\mathrm{I^-}] = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit \log\left(\frac{[\mathrm{IO_3^-}]}{[\mathrm{I^-}]}\right) = 0. Le potentiel le long du segment BD vérifie donc :

E(\mathrm{pH}) = E^\circ(\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-}) - 0{,}06\,\mathrm{pH}

La pente du segment BD vaut par conséquent :

\boxed{\text{Pente} = -0{,}06\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -60\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : réaction d'oxydoréduction, médiamutation

Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 2. Comment nomme-t-on ce type de réaction chimique ?

Voir l'indice

Identifier la réaction de dismutation du diiode en milieu basique conduisant simultanément aux ions iodure et iodate.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactifs en présence lors de l'opération 2 : le diiode \mathrm{I_2} et les ions hydroxyde \mathrm{HO^-} apportés par les pastilles de soude.
  2. Consulter le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} établi aux questions précédentes : pour \mathrm{pH} > 7{,}4, le diiode n'est plus stable et se transforme en ions iodure \mathrm{I^-} et iodate \mathrm{IO_3^-}.
  3. Établir l'équation de la réaction à partir des demi-équations d'oxydoréduction en milieu basique, puis qualifier le type de réaction.
Voir la réponse courte

Réaction de médiamutation entre les ions iodate et iodure en milieu acide générant du diiode \mathrm{I_2}.

Voir le corrigé complet

Lors de l'opération 2, l'ajout d'une base forte (\mathrm{NaOH}) augmente le \mathrm{pH}. D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} (au-delà du point triple \mathrm{B} à \mathrm{pH} = 7{,}4), le domaine du diiode disparaît : le diiode devient instable et réagit avec les ions hydroxyde \mathrm{HO^-}.

Les couples redox mis en jeu sont \mathrm{I_2(aq)}/\mathrm{I^-(aq)} et \mathrm{IO_3^-(aq)}/\mathrm{I_2(aq)}. Les demi-équations électroniques associées s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Réduction :}\quad & \mathrm{I_2(aq)} + 2\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-(aq)} \quad (\times 5) \\ \text{Oxydation :}\quad & \mathrm{I_2(aq)} + 12\,\mathrm{HO^-(aq)} \rightleftharpoons 2\,\mathrm{IO_3^-(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)} + 10\,\mathrm{e^-} \quad (\times 1) \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations et en simplifiant par 2, on obtient l'équation de la réaction :

\boxed{3\,\mathrm{I_2(aq)} + 6\,\mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow 5\,\mathrm{I^-(aq)} + \mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)}}

L'élément iode au nombre d'oxydation 0 dans \mathrm{I_2} joue à la fois le rôle d'oxydant (réduit en \mathrm{I^-} au n.o. -\mathrm{I}) et de réducteur (oxydé en \mathrm{IO_3^-} au n.o. +\mathrm{V}).

\boxed{\text{Il s'agit d'une réaction de dismutation.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous sur le diagramme E-pH et écrivez des équations de réaction équilibrées ne faisant pas intervenir d'électrons.

« Les étudiants n’ont pas pensé à s’appuyer sur le diagramme E-pH établi précédemment. Les réactions proposées sont souvent non-équilibrées et comportent souvent des électrons. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : cinétique chimique, oxydation du glucose

Pourquoi faut-il attendre 20 minutes lors de l'opération 3 ? Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 3.

Voir l'indice

Considérer la cinétique lente de l'oxydation ménagée du glucose par les ions iodate en milieu alcalin pour justifier le délai imposé, puis équilibrer l'équation de réaction d'oxydoréduction.

Voir la stratégie
  1. Justifier la durée d'attente par des considérations de cinétique chimique pour une oxydation de molécule organique.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction des deux couples mis en jeu (\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} et \mathrm{C_6H_{11}O_7^-}/\mathrm{C_6H_{12}O_6}) en milieu basique, puis sommer pour obtenir l'équation de la réaction.
Voir la réponse courte

Attente justifiée par la lenteur cinétique de l'oxydation, puis écriture de l'oxydation du glucose en ion gluconate par le diiode.

Voir le corrigé complet

1. Rôle du temps d'attente

L'oxydation d'une molécule organique (le glucose) par les ions iodate est une réaction cinétiquement lente à température ambiante. Il est nécessaire d'attendre 20 minutes afin de s'assurer que la réaction soit complète (consommation totale du glucose présent) avant de procéder aux étapes ultérieures du dosage.

2. Équation de la réaction

En milieu basique apporté par la soude à l'opération 2, les deux demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

  • Pour le couple \mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} (réduction de l'oxydant) :

    \mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)} + 6\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons \mathrm{I^-(aq)} + 6\,\mathrm{HO^-(aq)}
  • Pour le couple \mathrm{C_6H_{11}O_7^-}/\mathrm{C_6H_{12}O_6} (oxydation du réducteur) :

    \mathrm{C_6H_{12}O_6(aq)} + 3\,\mathrm{HO^-(aq)} \rightleftharpoons \mathrm{C_6H_{11}O_7^-(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 2\,\mathrm{e^-}

En multipliant la demi-équation d'oxydation par 3 afin d'échanger 6\,\mathrm{e^-}, on obtient l'équation de la réaction bilan :

\mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)} + 3\,\mathrm{C_6H_{12}O_6(aq)} + 9\,\mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow \mathrm{I^-(aq)} + 6\,\mathrm{HO^-(aq)} + 3\,\mathrm{C_6H_{11}O_7^-(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)}

Après simplification des molécules d'eau et des ions hydroxyde :

\boxed{\mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{C_6H_{12}O_6(aq)} + 3\,\mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow \mathrm{I^-(aq)} + 3\,\mathrm{C_6H_{11}O_7^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : réaction d'oxydoréduction, médiamutation

Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 4.

Voir l'indice

Prévoir la réaction inverse de la dismutation (médiamutation) entre les ions iodate n'ayant pas réagi et les ions iodure dès lors que la solution est réacidifiée.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces chimiques présentes en solution avant l'acidification : les ions iodate \mathrm{IO_3^-} n'ayant pas réagi avec le glucose (introduits en excès) et les ions iodure \mathrm{I^-} (issus de la dismutation initiale du diiode et de la réduction des iodates par le glucose).
  2. Établir la réaction d'oxydoréduction favorisée en milieu acide entre ces deux espèces à partir des demi-équations redox, qui conduit à la reformation de diiode \mathrm{I_2(aq)} responsable de la couleur jaune brunâtre.
Voir la réponse courte

Réaction d'acidification reformant le diiode à partir de l'hypoiodite ou des iodures et iodates résiduels.

Voir le corrigé complet

Lors de l'opération 4, l'apport d'ions \mathrm{H^+} (milieu acide) permet la réaction de médiamutation (ou synproportionation) entre les ions iodate \mathrm{IO_3^-} résiduels et les ions iodure \mathrm{I^-} présents en excès.

Les demi-équations d'oxydoréduction associées sont :

\begin{aligned} \mathrm{2\,IO_3^-(aq) + 12\,H^+(aq) + 10\,e^-} &\rightleftharpoons \mathrm{I_2(aq) + 6\,H_2O(l)} \\ \mathrm{2\,I^-(aq)} &\rightleftharpoons \mathrm{I_2(aq) + 2\,e^-} \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations (la première avec un coefficient 1, la seconde avec un coefficient 5), on obtient :

\mathrm{2\,IO_3^-(aq) + 10\,I^-(aq) + 12\,H^+(aq) \longrightarrow 6\,I_2(aq) + 6\,H_2O(l)}

Soit, en simplifiant par 2 :

\boxed{\mathrm{IO_3^-(aq) + 5\,I^-(aq) + 6\,H^+(aq) \longrightarrow 3\,I_2(aq) + 3\,H_2O(l)}}

Cette réaction explique la réapparition de la coloration jaune brunâtre caractéristique du diiode en solution aqueuse.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : titrage d'oxydoréduction, potentiel standard

Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 6. Justifier qualitativement que cette réaction est quasi-totale.

Voir l'indice

Écrire la réaction de titrage du diiode reformé par le thiosulfate de sodium et comparer les potentiels standard des deux couples pour justifier quantitativement le caractère quasi-total.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu lors du titrage : \mathrm{I_2(aq)/I^-(aq)} et \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)/S_2O_3^{2-}(aq)}.
  2. Écrire les demi-équations électroniques puis l'équation bilan de la réaction de dosage.
  3. Justifier le caractère quantitatif (quasi-total) à partir de l'écart entre les potentiels standard fournis dans les données.
Voir la réponse courte

Réaction standard du titrage du diiode par le thiosulfate \mathrm{I_2 + 2 S_2O_3^{2-} \to 2 I^- + S_4O_6^{2-}}, quantitative vu l'écart des potentiels standards.

Voir le corrigé complet

Lors de l'opération 6, le diiode \mathrm{I_2(aq)} régénéré à l'opération 4 est titré par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)}. Les deux couples rédox impliqués sont :

  • \mathrm{I_2(aq)/I^-(aq)} : \mathrm{I_2(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-(aq)} ;
  • \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)/S_2O_3^{2-}(aq)} : 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)} \rightleftharpoons \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^-.

L'équation de la réaction support du titrage s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{I_2(aq)} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)} \longrightarrow 2\,\mathrm{I^-(aq)} + \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)}}

Justification qualitative du caractère quasi-total : D'après les données fournies à 298\text{ K} :

\begin{aligned} E^\circ(\mathrm{I_2(aq)/I^-}) &= 0{,}68\text{ V}, \\ E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-}/S_2O_3^{2-}}) &= 0{,}09\text{ V}. \end{aligned}

L'écart entre les potentiels standard est :

\Delta E^\circ = E^\circ(\mathrm{I_2(aq)/I^-}) - E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-}/S_2O_3^{2-}}) = 0{,}68 - 0{,}09 = 0{,}59\text{ V}.

L'oxydant le plus fort (\mathrm{I_2}) réagit sur le réducteur le plus fort (\mathrm{S_2O_3^{2-}}). Cet écart de potentiel standard très nettement supérieur à 0{,}2\text{ V} (pour une réaction échangeant n = 2 électrons) conduit à une constante d'équilibre :

K^\circ = 10^{\frac{n\,\Delta E^\circ}{0{,}06}} = 10^{\frac{2 \times 0{,}59}{0{,}06}} \approx 10^{20} \gg 10^4.

La constante d'équilibre est extrêmement grande, ce qui garantit que la réaction est quasi-totale.

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : titrage en retour, équivalence

En déduire la concentration en glucose de la boisson isotonique en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Dresser le bilan de matière liant la quantité initiale de diiode, la quantité consommée par l'oxydation du glucose et la quantité restante titrée par le thiosulfate, sans oublier le facteur de dilution initial.

Voir la stratégie
  1. Suivre l'évolution des quantités de matière d'espèces iodées à chaque étape du protocole (dismutation, oxydation du glucose, médiamutation).
  2. Exploiter la relation à l'équivalence du titrage final par les ions thiosulfate.
  3. Remonter à la quantité de matière de glucose dans le prélèvement, puis à la concentration C_0 de la boisson isotonique en tenant compte du facteur de dilution.
Voir la réponse courte

Bilan molaire du dosage en retour : la quantité de glucose consommée correspond à la différence entre le diiode initial et dosé.

Voir le corrigé complet

Détaillons les bilans de matière successifs :

  • Opération 1 : La quantité initiale de diiode introduite vaut :

    n_0(\mathrm{I_2}) = C_1 V_1
  • Opération 2 : Lors de la dismutation en milieu basique (question Q8) :

    3\,\mathrm{I_2} + 6\,\mathrm{HO^-} \longrightarrow 5\,\mathrm{I^-} + \mathrm{IO_3^-} + 3\,\mathrm{H_2O}

    les quantités d'ions formés sont :

    \begin{aligned} n_0(\mathrm{IO_3^-}) &= \frac{1}{3} n_0(\mathrm{I_2}) = \frac{1}{3} C_1 V_1 \\ n_0(\mathrm{I^-}) &= \frac{5}{3} n_0(\mathrm{I_2}) = \frac{5}{3} C_1 V_1 \end{aligned}
  • Opération 3 : La boisson de concentration C_0 est diluée d'un facteur 10, soit une concentration C_2 = \dfrac{C_0}{10}. Le volume V_2 apporte une quantité de glucose :

    n_{\text{gluc}} = C_2 V_2 = \frac{C_0 V_2}{10}

    D'après la stœchiométrie de la réaction d'oxydation (question Q9) :

    \mathrm{IO_3^-} + 3\,\mathrm{C_6H_{12}O_6} + 3\,\mathrm{HO^-} \longrightarrow \mathrm{I^-} + 3\,\mathrm{C_6H_{11}O_7^-} + 3\,\mathrm{H_2O}

    le glucose étant le réactif limitant, la quantité d'ions iodate restante s'écrit :

    n_{\text{rest}}(\mathrm{IO_3^-}) = n_0(\mathrm{IO_3^-}) - \frac{1}{3} n_{\text{gluc}} = \frac{1}{3} C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{30}
  • Opération 4 : En milieu acide, la réaction de médiamutation (question Q10) régénère le diiode :

    \mathrm{IO_3^-} + 5\,\mathrm{I^-} + 6\,\mathrm{H^+} \longrightarrow 3\,\mathrm{I_2} + 3\,\mathrm{H_2O}

    Comme les ions \mathrm{I^-} sont en large excès par rapport aux ions \mathrm{IO_3^-}, le réactif limitant est \mathrm{IO_3^-}. La quantité de diiode régénéré est donc :

    n(\mathrm{I_2}) = 3\,n_{\text{rest}}(\mathrm{IO_3^-}) = C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{10}
  • Opération 6 : Le titrage par le thiosulfate (question Q11) selon la réaction :

    \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} \longrightarrow 2\,\mathrm{I^-} + \mathrm{S_4O_6^{2-}}

    conduit à l'équivalence à :

    n(\mathrm{I_2}) = \frac{1}{2} n_{\text{éq}}(\mathrm{S_2O_3^{2-}}) = \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}}

En égalant les deux expressions de n(\mathrm{I_2}), on obtient :

\begin{aligned} C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{10} &= \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \\ \frac{C_0 V_2}{10} &= C_1 V_1 - \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \end{aligned}

D'où l'expression de la concentration en glucose de la boisson :

\boxed{C_0 = \frac{10}{V_2} \left( C_1 V_1 - \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \right)}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : titrage en retour, stœchiométrie

Quelle inégalité doivent vérifier les grandeurs , , et pour que ce dosage soit valide ?

Voir l'indice

Exprimer la condition d'excès d'iodate par rapport au glucose lors de la première étape pour que le dosage en retour soit chimiquement réalisable.

Voir la stratégie
  1. Identifier le principe d'un titrage indirect (ou en retour) : le réactif oxydant doit être introduit en excès par rapport à l'analyte (le glucose) pour garantir l'oxydation totale de ce dernier et permettre la présence d'un surplus dosable.
  2. Exprimer cette condition soit à partir de la stœ chiométrie des réactions (ions iodate en excès par rapport au glucose), soit à partir de l'expression du volume équivalent V_{\text{éq}} > 0.
Voir la réponse courte

Condition d'excès de diiode par rapport au glucose pour assurer la validité du titrage en retour : C_1 V_1 > C_0 V_2.

Voir le corrigé complet

Le principe d'un dosage indirect repose sur l'oxydation intégrale de l'espèce à doser par un réactif en excès, suivi du titrage du surplus.

Pour que la totalité du glucose présent soit oxydée et qu'il subsiste une quantité non nulle de diiode à doser lors de l'opération 6, le volume équivalent doit être strictement positif :

V_{\text{éq}} > 0

D'après la relation établie à la question précédente :

C_0 = \frac{10}{V_2}\left( C_1 V_1 - \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \right) \iff \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} = C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{10}

La condition V_{\text{éq}} > 0 impose directement :

\boxed{C_1 V_1 > \frac{C_0 V_2}{10}} \quad \text{soit} \quad \boxed{10\,C_1 V_1 > C_0 V_2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comprenez bien l'enchaînement des étapes pour formuler la condition de validité du dosage.

« Cette sous-partie a été la moins bien traitée de l’épreuve. L’enchaînement des réactions semble poser problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Conversion de puissance (21 % des questions, partie IV), Oxydoréduction et électrochimie (19 %, partie I) et Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (12 %). Plus ponctuellement : Ondes mécaniques et acoustiques, Diffusion thermique et diffusion de particules, Thermodynamique chimique et équilibres, Induction électromagnétique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 17 questions sur 34 (50 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q6 à Q16, Q18, Q19, Q21, Q22, Q24 et Q25. Avec les autres programmes de première année : 10 en MP2I, 11 en TSI1 et 15 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (analogie électrothermique), Q4 (réaction de combustion), Q6 (nombre d'oxydation), Q8 (réaction d'oxydoréduction), Q11 (titrage d'oxydoréduction), Q17 (célérité du son), Q18 (filtre passe-ba), Q25 (force de laplace)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (formule de nernst), Q16 (conservation de l'énergie mécanique) et Q30 (énergie magnétique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (28 sur 34), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q11, Q13 à Q22, Q25, Q26, Q28, Q29 et Q31 à Q34. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q30.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury décrit un sujet de longueur raisonnable, comportant beaucoup de questions simples aux réponses rapides, dont la dernière partie a été la mieux résolue. Moyenne : 9,57/20 (écart-type 3,73, 5 103 présents).

Où placer le rendement musculaire dans le calcul de masse de glucose en Q5 ?

Au dénominateur : l'énergie métabolique requise vaut E_{\text{chim}} = P_{\text{méca}}\Delta t / \eta, car seule une fraction \eta = 25\,\% de l'énergie chimique libérée par la combustion est convertie en travail mécanique.

Faut-il prendre en compte la dilution de la boisson lors du titrage en Q13 ?

Oui : la boisson subit une dilution au dixième lors de l'opération 3. La concentration introduite vaut C_0/10, ce qui impose la condition d'excès en diiode 10\,C_1 V_1 > C_0 V_2.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.