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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2023

Cyclisme

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 34, partie III en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 4 · MP2I 7 · TSI1 4 · BCPST1 14 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Conversion de puissance, Solutions aqueuses et électrochimie, Électrocinétique et électronique · 7 incontournables · 18 questions de première année
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Ce sujet aborde la pratique du cyclisme sous quatre angles physiques et chimiques complémentaires et totalement indépendants. La première partie propose un modèle thermique simple du coureur par analogie électrique (thermorégulation et évaporation de la sueur), couplé à une étude thermochimique de la dépense énergétique en glucose et à son dosage indirect par iodométrie (diagramme -pH). La deuxième partie explore la mesure de la vitesse instantanée par effet Doppler acoustique et traite en d'étail la chaîne de détection synchrone, articulée autour d'un filtre actif passe-bas d'ordre 2 de type Rauch. La troisième partie, conçue sous forme de résolution de problème ouverte, compare deux coureurs aux profils morphologiques distincts sur le plat et en côte à partir de lectures graphiques de traînée aérodynamique. Enfin, la quatrième partie est une étude approfondie de machine synchrone inversée (à rotor externe) à une puis plusieurs paires de pôles, modélisant le moteur d'un vélo à assistance électrique (VAE).

Très guidé et représentatif du concours CCINP en filière PSI, ce sujet constitue un support de révision complet et stimulant pour balayer transferts thermiques, filtrage actif, cinématique ondulatoire, mécanique énergétique et conversion électromécanique de puissance.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,57/20)
Temps estimé
≈ 2 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

34 questions
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Partie I : Hydratation du cycliste

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, analogie électrothermique, flux thermique

À quelles grandeurs thermodynamiques correspondent les grandeurs électriques : , , , , , et . Préciser l'expression de en fonction de grandeurs définies dans la présentation de ce problème.

Voir l'indice

Établir les correspondances habituelles entre grandeurs thermiques et électriques : flux de puissance thermique / intensité du courant, température / potentiel, résistance thermique / résistance électrique. Identifier l'expression de R_2 via la loi de Newton P_{cc} = hS(T_s - T_a).

Voir la stratégie

Dans le cadre de l'analogie électro-thermique, la température joue le rôle du potentiel électrique, le flux (ou puissance) thermique celui de l'intensité du courant électrique, et la résistance thermique celui de la résistance électrique. On identifie chaque grandeur électrique à son homologue thermique décrit dans l'énoncé.

Voir la réponse courte

Les potentiels sont les températures, les courants les flux thermiques ; la résistance d'interface vaut R_2 = 1/(hS).

Voir le corrigé complet

Par analogie entre la conduction thermique et la conduction électrique :

  • Potentiels électriques :

    • V_1 correspond à la température interne du corps du cycliste, notée T_c ;
    • V_2 correspond à la température de surface des vêtements du cycliste, notée T_s ;
    • V_3 correspond à la température de l'air ambiant, notée T_a.
  • Courants électriques :

    • I_1 correspond à la puissance thermique interne générée par le métabolisme, notée P_\text{int} ;
    • I_2 correspond à la puissance thermique évacuée par échange conducto-convectif avec l'air, notée P_{cc} ;
    • I_3 correspond à la puissance thermique évacuée par vaporisation de l'eau issue de la sudation, notée P_\text{vap}.
  • Résistance électrique R_1 : elle correspond à la résistance thermique globale de la couche dermique et des vêtements, notée R_d.

D'après la loi de Newton pour le transfert conducto-convectif :

P_{cc} = hS\,(T_s - T_a) \iff T_s - T_a = \frac{1}{hS}\,P_{cc}

Par analogie avec la loi d'Ohm V_2 - V_3 = R_2\,I_2, on identifie directement l'expression de la résistance thermique conducto-convective :

\boxed{R_2 = \frac{1}{hS}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez explicitement la température ou le flux thermique correspondant à chaque grandeur électrique du schéma équivalent.

« Il convenait de préciser pour chaque potentiel et chaque intensité électrique quelles en étaient la température et la puissance thermique analogue. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, température d'équilibre

Évaluer la température en °C.

Voir l'indice

Appliquer la relation constitutive régissant la conduction à travers la résistance R_1 = R_d pour relier T_c, T_s et la puissance métabolique interne P_{\text{int}}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'analogie électrothermique établie à la question précédente au niveau de la branche contenant la résistance thermique R_d.
  2. Exprimer l'écart de température T_c - T_s en fonction de la puissance métabolique P_\text{int} et de la résistance thermique R_d, puis en déduire la température de surface T_s.
Voir la réponse courte

Application du pont diviseur de tension thermique pour déduire la température de peau T_{\mathrm{s}} à partir des résistances.

Voir le corrigé complet

D'après l'analogie électrothermique (loi d'Ohm thermique appliquée à la couche dermique et aux vêtements modélisés par la résistance R_1 = R_d) :

V_1 - V_2 = R_1 I_1 \iff T_c - T_s = R_d P_\text{int}

On en déduit l'expression de la température de surface des vêtements :

T_s = T_c - R_d P_\text{int}

Application numérique :

  • T_c = 37\text{ }^\circ\mathrm{C}
  • R_d = 3\cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\mathrm{W}^{-1}
  • P_\text{int} = 400\text{ W}

La chute de température à travers les tissus et vêtements vaut :

R_d P_\text{int} = 3\cdot 10^{-2} \times 400 = 12\text{ }^\circ\mathrm{C}

D'où :

\boxed{T_s = 25\text{ }^\circ\mathrm{C}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : résistance thermique, enthalpie de vaporisation, bilan thermique

Déterminer l'expression de en fonction de , , , et de . Puis, exprimer la masse d'eau, notée , consommée pendant cette sortie en fonction de , et de , puis en donner une valeur numérique avec un chiffre significatif.

Voir l'indice

Écrire la loi des nœuds au potentiel V_2 pour exprimer I_3, puis relier l'énergie totale nécessaire à la vaporisation de la sueur pendant la durée \Delta t à l'enthalpie massique l_{\text{vap}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des nœuds au potentiel V_2, puis exprimer le courant I_2 à l'aide de la loi d'Ohm et de la résistance R_2 = \frac{1}{hS} établie à la question Q1.
  2. Relier l'énergie thermique nécessaire à la vaporisation de la sueur pendant la durée \Delta t à la masse d'eau m_{\text{eau}} vaporisée et à l'enthalpie massique de vaporisation l_{\text{vap}}.
Voir la réponse courte

Bilan de nœud pour déterminer le flux évaporatoire I_3, puis masse d'eau évaporée via m_{\text{eau}} = I_3\Delta t / l_{\text{vap}}.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma électrique équivalent de la figure 1, la loi des nœuds appliquée au potentiel V_2 donne :

I_1 = I_2 + I_3 \implies I_3 = I_1 - I_2

Or le courant I_2 traversant la résistance R_2 s'écrit, en utilisant R_2 = \frac{1}{hS} :

I_2 = \frac{V_2 - V_3}{R_2} = hS(V_2 - V_3)

On en déduit l'expression de I_3 :

\boxed{I_3 = I_1 - hS(V_2 - V_3)}

La puissance I_3 correspond à la puissance thermique de vaporisation de l'eau P_{\text{vap}}. Durant la durée \Delta t, le transfert thermique associé à la sudation s'écrit :

Q_{\text{vap}} = I_3 \Delta t = m_{\text{eau}} \, l_{\text{vap}}

On en déduit :

\boxed{m_{\text{eau}} = \frac{I_3 \, \Delta t}{l_{\text{vap}}} = \frac{\big[I_1 - hS(V_2 - V_3)\big]\Delta t}{l_{\text{vap}}}}

Application numérique :

  • I_1 = P_{\text{int}} = 400\text{ W} ;
  • hS = 36 \times 2 = 72\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • V_2 - V_3 = T_s - T_a = 25 - 30 = -5\text{ }^\circ\mathrm{C} = -5\text{ K} ;
  • I_3 = 400 - 72 \times (-5) = 400 + 360 = 760\text{ W} ;
  • \Delta t = 4\text{ h} = 4 \times 3\,600 = 14\,400\text{ s} ;
  • l_{\text{vap}} = 2{,}4\cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 2{,}4\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}.
\begin{aligned} m_{\text{eau}} &= \frac{760 \times 14\,400}{2{,}4\cdot 10^6} = \frac{760 \times 6\cdot 10^{-3}}{1} = 4{,}56\text{ kg} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{m_{\text{eau}} \approx 5\text{ kg}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : réaction de combustion, enthalpie de réaction, loi de hess

Écrire la réaction de combustion d'une mole de glucose avec le dioxygène qui libère du dioxyde de carbone et de l'eau . Puis, déterminer la bonne valeur numérique de son enthalpie standard de réaction parmi celles proposées : ; ; ; .

Voir l'indice

Écrire la réaction de combustion complète équilibrée d'une mole de glucose et calculer son enthalpie standard de réaction à l'aide de la loi de Hess et des enthalpies standard de formation fournies.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de la réaction de combustion complète pour une mole de glucose et ajuster les nombres stœchiométriques des éléments carbone, hydrogène puis oxygène.
  2. Exprimer l'enthalpie standard de réaction à l'aide de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation fournies, puis effectuer le calcul pour identifier la valeur correcte.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction équilibrée de combustion du glucose et sélection de la valeur fortement exothermique de \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.

Voir le corrigé complet

L'équation de combustion complète d'une mole de glucose solide \mathrm{C_6H_{12}O_6(s)} par le dioxygène gazeux \mathrm{O_2(g)} s'écrit :

\boxed{\mathrm{C_6H_{12}O_6(s)} + 6\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow 6\,\mathrm{CO_2(g)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)}}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ des espèces chimiques mises en jeu :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ &= \sum_{i} \nu_i \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(A_i) \\ &= 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO_2(g)}) + 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H_2O(l)}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{C_6H_{12}O_6(s)}) - 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O_2(g)}) \end{aligned}

Par convention, pour un corps pur simple dans son état standard de référence à la température considérée, l'enthalpie standard de formation est nulle : \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O_2(g)}) = 0.

L'expression devient ainsi :

\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO_2(g)}) + 6\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H_2O(l)}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{C_6H_{12}O_6(s)})

En effectuant l'application numérique avec les données :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ &= 6 \times (-393{,}5) + 6 \times (-285{,}8) - (-1\,274) \\ &= -2\,361{,}0 - 1\,714{,}8 + 1\,274 \\ &= -4\,075{,}8 + 1\,274 \\ &= -2\,801{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Parmi les quatre valeurs proposées, la bonne valeur numérique est donc :

\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -2\,802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à équilibrer rigoureusement la réaction de combustion, notamment le nombre de moles de dioxygène.

« Le coefficient stœchiométrique devant le dioxygène est parfois faux. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : rendement, enthalpie de réaction, bilan d'énergie

Un cycliste développe lors d'une sortie d'une durée d'environ une puissance moyenne . En considérant que son rendement musculaire vaut , exprimer en fonction de , , , et de la masse molaire du glucose , la masse de glucose qu'il doit consommer pour ne pas puiser dans ses réserves. Puis, déterminer la bonne valeur numérique parmi celles proposées : ; ; .

Voir l'indice

Relier le travail mécanique développé par le cycliste pendant \Delta t à l'énergie chimique consommée en tenant compte du rendement musculaire \eta, puis convertir en masse de glucose via sa masse molaire.

Voir la stratégie
  1. Relier le travail mécanique produit par le cycliste à l'énergie chimique consommée grâce au rendement musculaire \eta = \frac{W_{\text{méca}}}{E_{\text{chim}}}.
  2. Exprimer l'énergie chimique libérée par la combustion de n_{\text{gluc}} moles de glucose à partir de l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.
  3. Calculer la masse molaire du glucose M_{\text{gluc}} et en déduire la masse m_{\text{gluc}} correspondante.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique liant l'énergie mécanique fournie, le rendement musculaire \eta, l'enthalpie de combustion et la masse molaire.

Voir le corrigé complet

Le travail mécanique fourni par le cycliste pendant la durée \Delta t à puissance moyenne constante s'écrit :

W_{\text{méca}} = P_{\text{méca}} \, \Delta t

Par définition du rendement musculaire \eta, l'énergie chimique E_{\text{chim}} consommée par l'organisme vaut :

E_{\text{chim}} = \frac{W_{\text{méca}}}{\eta} = \frac{P_{\text{méca}} \, \Delta t}{\eta}

La combustion du glucose étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ < 0), la quantité de chaleur libérée à pression constante par la consommation d'une quantité de matière n_{\text{gluc}} de glucose est :

E_{\text{chim}} = - n_{\text{gluc}} \, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = - \frac{m_{\text{gluc}}}{M_{\text{gluc}}} \, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ

En égalant les deux expressions de E_{\text{chim}}, on obtient :

\boxed{ m_{\text{gluc}} = - \frac{P_{\text{méca}} \, \Delta t \, M_{\text{gluc}}}{\eta \, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ} }

Application numérique :

  • Masse molaire du glucose :

    M_{\text{gluc}} = 6\,M(\mathrm{C}) + 12\,M(\mathrm{H}) + 6\,M(\mathrm{O}) = 6 \times 12 + 12 \times 1 + 6 \times 16 = 180\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Durée de la sortie : \Delta t = 4\text{ h} = 4 \times 3\,600\text{ s} = 14\,400\text{ s} ;
  • P_{\text{méca}} = 180\text{ W}, \eta = 0{,}25, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -2\,802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -2{,}802 \cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}.

Calculons l'énergie chimique nécessaire :

E_{\text{chim}} = \frac{180 \times 14\,400}{0{,}25} = 4 \times 2{,}592 \cdot 10^6 = 10{,}37 \cdot 10^6\text{ J} = 10\,370\text{ kJ}

La quantité de matière de glucose requise est :

n_{\text{gluc}} = \frac{10\,370}{2\,802} \approx 3{,}70\text{ mol}

D'où la masse :

m_{\text{gluc}} \approx 3{,}70 \times 180 \approx 666\text{ g}

La valeur numérique correcte parmi celles proposées est :

\boxed{ m_{\text{gluc}} = 670\text{ g} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à intégrer correctement le rendement musculaire et à maîtriser la relation liant énergie, puissance et durée.

« La place du rendement musculaire dans l’expression finale a pu poser problème. La relation entre la puissance, le temps et l’énergie est parfois erronée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph

Déterminer le nombre d'oxydation de l'iode dans chacune de ces espèces, puis associer un domaine à chacune de ces espèces.

Voir l'indice

Calculer le degré d'oxydation de l'élément iode dans \mathrm{I^-}, \mathrm{I_2} et \mathrm{IO_3^-} pour attribuer chaque domaine du diagramme E-pH en ordonnant les espèces selon leur caractère oxydant.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'iode dans chacune des trois espèces chimiques en utilisant les règles usuelles (n.o. de l'oxygène égal à -\mathrm{II}).
  2. Associer chaque domaine du diagramme potentiel-pH en utilisant le fait que les espèces de nombre d'oxydation plus élevé prédominent aux potentiels les plus hauts.
Voir la réponse courte

Calcul des degrés d'oxydation de l'iode (-1, 0, +1, +5) et attribution des domaines de prédominance par potentiel croissant.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation de l'iode :

  • Pour l'ion iodure \mathrm{I^-} :

    \text{n.o.}(\mathrm{I}) = -\mathrm{I}
  • Pour le diiode \mathrm{I_2} (corps simple neutre) :

    \text{n.o.}(\mathrm{I}) = 0
  • Pour l'ion iodate \mathrm{IO_3^-} :

    \text{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -\mathrm{I} \implies \text{n.o.}(\mathrm{I}) = +\mathrm{V}

2. Attribution des domaines du diagramme E\text{--pH} :

Dans un diagramme potentiel-pH, l'axe vertical correspond au potentiel d'oxydoréduction : les formes les plus oxydées (degré d'oxydation le plus élevé) se situent vers le haut, et les formes les plus réduites (degré d'oxydation le plus faible) vers le bas.

  • L'ion iodate \mathrm{IO_3^-} possède le degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{V}) : il correspond au domaine situé aux potentiels les plus hauts, soit le domaine III.
  • L'ion iodure \mathrm{I^-} possède le degré d'oxydation le plus faible (-\mathrm{I}) : il correspond au domaine situé aux potentiels les plus bas, soit le domaine I.
  • Le diiode \mathrm{I_2} possède un degré d'oxydation intermédiaire (0) : il correspond au domaine intermédiaire aux pH acides, soit le domaine II.
\boxed{\text{Domaine I : } \mathrm{I^-} \quad ; \quad \text{Domaine II : } \mathrm{I_2} \quad ; \quad \text{Domaine III : } \mathrm{IO_3^-}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, pente de frontière, formule de nernst

En prenant à , en V, déterminer la pente du segment BD.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation redox associée au couple \mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} en milieu acide ou basique, appliquer la formule de Nernst et isoler le coefficient directeur devant la variable pH.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux espèces dont la frontière correspond au segment BD à l'aide des résultats de la question Q6.
  2. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée à ce couple.
  3. Appliquer la formule de Nernst pour en déduire l'équation de la frontière E = f(\mathrm{pH}) et identifier sa pente.
Voir la réponse courte

Demi-équation rédox entre les espèces du segment BD puis application de la formule de Nernst pour trouver la pente en -0{,}06(p/n)\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

D'après l'attribution des domaines réalisée à la question Q6, le segment BD sépare le domaine III (\mathrm{IO_3^-}) du domaine I (\mathrm{I^-}).

La demi-équation électronique du couple redox \mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} s'écrit :

\mathrm{IO_3^-} + 6\,\mathrm{H^+} + 6\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons \mathrm{I^-} + 3\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :

E = E^\circ(\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-}) + \frac{0{,}06}{6}\log\left( \frac{[\mathrm{IO_3^-}]\,[\mathrm{H^+}]^6}{[\mathrm{I^-}]\,(c^\circ)^6} \right)

En développant le terme logarithmique :

E = E^\circ(\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-}) + \frac{0{,}06}{6}\log\left(\frac{[\mathrm{IO_3^-}]}{[\mathrm{I^-}]}\right) - 0{,}06\,\mathrm{pH}

Sur la frontière BD, la convention adoptée est [\mathrm{IO_3^-}] = [\mathrm{I^-}] = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit \log\left(\frac{[\mathrm{IO_3^-}]}{[\mathrm{I^-}]}\right) = 0. Le potentiel le long du segment BD vérifie donc :

E(\mathrm{pH}) = E^\circ(\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-}) - 0{,}06\,\mathrm{pH}

La pente du segment BD vaut par conséquent :

\boxed{\text{Pente} = -0{,}06\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -60\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : dismutation, réaction d'oxydoréduction

Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 2. Comment nomme-t-on ce type de réaction chimique ?

Voir l'indice

Identifier la réaction de dismutation du diiode en milieu basique conduisant simultanément aux ions iodure et iodate.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactifs en présence lors de l'opération 2 : le diiode \mathrm{I_2} et les ions hydroxyde \mathrm{HO^-} apportés par les pastilles de soude.
  2. Consulter le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} établi aux questions précédentes : pour \mathrm{pH} > 7{,}4, le diiode n'est plus stable et se transforme en ions iodure \mathrm{I^-} et iodate \mathrm{IO_3^-}.
  3. Établir l'équation de la réaction à partir des demi-équations d'oxydoréduction en milieu basique, puis qualifier le type de réaction.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction de dismutation du diiode en milieu basique conduisant aux ions iodure et iodate.

Voir le corrigé complet

Lors de l'opération 2, l'ajout d'une base forte (\mathrm{NaOH}) augmente le \mathrm{pH}. D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} (au-delà du point triple \mathrm{B} à \mathrm{pH} = 7{,}4), le domaine du diiode disparaît : le diiode devient instable et réagit avec les ions hydroxyde \mathrm{HO^-}.

Les couples redox mis en jeu sont \mathrm{I_2(aq)}/\mathrm{I^-(aq)} et \mathrm{IO_3^-(aq)}/\mathrm{I_2(aq)}. Les demi-équations électroniques associées s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Réduction :}\quad & \mathrm{I_2(aq)} + 2\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-(aq)} \quad (\times 5) \\ \text{Oxydation :}\quad & \mathrm{I_2(aq)} + 12\,\mathrm{HO^-(aq)} \rightleftharpoons 2\,\mathrm{IO_3^-(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)} + 10\,\mathrm{e^-} \quad (\times 1) \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations et en simplifiant par 2, on obtient l'équation de la réaction :

\boxed{3\,\mathrm{I_2(aq)} + 6\,\mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow 5\,\mathrm{I^-(aq)} + \mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)}}

L'élément iode au nombre d'oxydation 0 dans \mathrm{I_2} joue à la fois le rôle d'oxydant (réduit en \mathrm{I^-} au n.o. -\mathrm{I}) et de réducteur (oxydé en \mathrm{IO_3^-} au n.o. +\mathrm{V}).

\boxed{\text{Il s'agit d'une réaction de dismutation.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous sur le diagramme E-pH et écrivez des équations de réaction équilibrées ne faisant pas intervenir d'électrons.

« Les étudiants n’ont pas pensé à s’appuyer sur le diagramme E-pH établi précédemment. Les réactions proposées sont souvent non-équilibrées et comportent souvent des électrons. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : cinétique chimique, réaction d'oxydoréduction

Pourquoi faut-il attendre 20 minutes lors de l'opération 3 ? Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 3.

Voir l'indice

Considérer la cinétique lente de l'oxydation ménagée du glucose par les ions iodate en milieu alcalin pour justifier le délai imposé, puis équilibrer l'équation de réaction d'oxydoréduction.

Voir la stratégie
  1. Justifier la durée d'attente par des considérations de cinétique chimique pour une oxydation de molécule organique.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction des deux couples mis en jeu (\mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} et \mathrm{C_6H_{11}O_7^-}/\mathrm{C_6H_{12}O_6}) en milieu basique, puis sommer pour obtenir l'équation de la réaction.
Voir la réponse courte

Justification de la durée par la lenteur de la cinétique d'oxydation du glucose, puis écriture de la réaction rédox associée.

Voir le corrigé complet

1. Rôle du temps d'attente

L'oxydation d'une molécule organique (le glucose) par les ions iodate est une réaction cinétiquement lente à température ambiante. Il est nécessaire d'attendre 20 minutes afin de s'assurer que la réaction soit complète (consommation totale du glucose présent) avant de procéder aux étapes ultérieures du dosage.

2. Équation de la réaction

En milieu basique apporté par la soude à l'opération 2, les deux demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

  • Pour le couple \mathrm{IO_3^-}/\mathrm{I^-} (réduction de l'oxydant) :

    \mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)} + 6\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons \mathrm{I^-(aq)} + 6\,\mathrm{HO^-(aq)}
  • Pour le couple \mathrm{C_6H_{11}O_7^-}/\mathrm{C_6H_{12}O_6} (oxydation du réducteur) :

    \mathrm{C_6H_{12}O_6(aq)} + 3\,\mathrm{HO^-(aq)} \rightleftharpoons \mathrm{C_6H_{11}O_7^-(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 2\,\mathrm{e^-}

En multipliant la demi-équation d'oxydation par 3 afin d'échanger 6\,\mathrm{e^-}, on obtient l'équation de la réaction bilan :

\mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)} + 3\,\mathrm{C_6H_{12}O_6(aq)} + 9\,\mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow \mathrm{I^-(aq)} + 6\,\mathrm{HO^-(aq)} + 3\,\mathrm{C_6H_{11}O_7^-(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)}

Après simplification des molécules d'eau et des ions hydroxyde :

\boxed{\mathrm{IO_3^-(aq)} + 3\,\mathrm{C_6H_{12}O_6(aq)} + 3\,\mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow \mathrm{I^-(aq)} + 3\,\mathrm{C_6H_{11}O_7^-(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(l)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : médiamutation, réaction d'oxydoréduction

Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 4.

Voir l'indice

Prévoir la réaction inverse de la dismutation (médiamutation) entre les ions iodate n'ayant pas réagi et les ions iodure dès lors que la solution est réacidifiée.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces chimiques présentes en solution avant l'acidification : les ions iodate \mathrm{IO_3^-} n'ayant pas réagi avec le glucose (introduits en excès) et les ions iodure \mathrm{I^-} (issus de la dismutation initiale du diiode et de la réduction des iodates par le glucose).
  2. Établir la réaction d'oxydoréduction favorisée en milieu acide entre ces deux espèces à partir des demi-équations redox, qui conduit à la reformation de diiode \mathrm{I_2(aq)} responsable de la couleur jaune brunâtre.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction de médiamutation entre iodate et iodure en milieu acide régénérant le diiode.

Voir le corrigé complet

Lors de l'opération 4, l'apport d'ions \mathrm{H^+} (milieu acide) permet la réaction de médiamutation (ou synproportionation) entre les ions iodate \mathrm{IO_3^-} résiduels et les ions iodure \mathrm{I^-} présents en excès.

Les demi-équations d'oxydoréduction associées sont :

\begin{aligned} \mathrm{2\,IO_3^-(aq) + 12\,H^+(aq) + 10\,e^-} &\rightleftharpoons \mathrm{I_2(aq) + 6\,H_2O(l)} \\ \mathrm{2\,I^-(aq)} &\rightleftharpoons \mathrm{I_2(aq) + 2\,e^-} \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations (la première avec un coefficient 1, la seconde avec un coefficient 5), on obtient :

\mathrm{2\,IO_3^-(aq) + 10\,I^-(aq) + 12\,H^+(aq) \longrightarrow 6\,I_2(aq) + 6\,H_2O(l)}

Soit, en simplifiant par 2 :

\boxed{\mathrm{IO_3^-(aq) + 5\,I^-(aq) + 6\,H^+(aq) \longrightarrow 3\,I_2(aq) + 3\,H_2O(l)}}

Cette réaction explique la réapparition de la coloration jaune brunâtre caractéristique du diiode en solution aqueuse.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : titrage d'oxydoréduction, constante d'équilibre

Écrire la réaction chimique qui s'est produite lors de l'opération 6. Justifier qualitativement que cette réaction est quasi-totale.

Voir l'indice

Écrire la réaction de titrage du diiode reformé par le thiosulfate de sodium et comparer les potentiels standard des deux couples pour justifier quantitativement le caractère quasi-total.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu lors du titrage : \mathrm{I_2(aq)/I^-(aq)} et \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)/S_2O_3^{2-}(aq)}.
  2. Écrire les demi-équations électroniques puis l'équation bilan de la réaction de dosage.
  3. Justifier le caractère quantitatif (quasi-total) à partir de l'écart entre les potentiels standard fournis dans les données.
Voir la réponse courte

Réaction support du titrage entre le diiode et le thiosulfate, totale grâce au fort écart de potentiels standard.

Voir le corrigé complet

Lors de l'opération 6, le diiode \mathrm{I_2(aq)} régénéré à l'opération 4 est titré par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)}. Les deux couples rédox impliqués sont :

  • \mathrm{I_2(aq)/I^-(aq)} : \mathrm{I_2(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-(aq)} ;
  • \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)/S_2O_3^{2-}(aq)} : 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)} \rightleftharpoons \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^-.

L'équation de la réaction support du titrage s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{I_2(aq)} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)} \longrightarrow 2\,\mathrm{I^-(aq)} + \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)}}

Justification qualitative du caractère quasi-total : D'après les données fournies à 298\text{ K} :

\begin{aligned} E^\circ(\mathrm{I_2(aq)/I^-}) &= 0{,}68\text{ V}, \\ E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-}/S_2O_3^{2-}}) &= 0{,}09\text{ V}. \end{aligned}

L'écart entre les potentiels standard est :

\Delta E^\circ = E^\circ(\mathrm{I_2(aq)/I^-}) - E^\circ(\mathrm{S_4O_6^{2-}/S_2O_3^{2-}}) = 0{,}68 - 0{,}09 = 0{,}59\text{ V}.

L'oxydant le plus fort (\mathrm{I_2}) réagit sur le réducteur le plus fort (\mathrm{S_2O_3^{2-}}). Cet écart de potentiel standard très nettement supérieur à 0{,}2\text{ V} (pour une réaction échangeant n = 2 électrons) conduit à une constante d'équilibre :

K^\circ = 10^{\frac{n\,\Delta E^\circ}{0{,}06}} = 10^{\frac{2 \times 0{,}59}{0{,}06}} \approx 10^{20} \gg 10^4.

La constante d'équilibre est extrêmement grande, ce qui garantit que la réaction est quasi-totale.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : titrage en retour, équivalence

En déduire la concentration en glucose de la boisson isotonique en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Dresser le bilan de matière liant la quantité initiale de diiode, la quantité consommée par l'oxydation du glucose et la quantité restante titrée par le thiosulfate, sans oublier le facteur de dilution initial.

Voir la stratégie
  1. Suivre l'évolution des quantités de matière d'espèces iodées à chaque étape du protocole (dismutation, oxydation du glucose, médiamutation).
  2. Exploiter la relation à l'équivalence du titrage final par les ions thiosulfate.
  3. Remonter à la quantité de matière de glucose dans le prélèvement, puis à la concentration C_0 de la boisson isotonique en tenant compte du facteur de dilution.
Voir la réponse courte

Bilan de matière du dosage indirect en retour pour relier la concentration en glucose au volume équivalent de thiosulfate.

Voir le corrigé complet

Détaillons les bilans de matière successifs :

  • Opération 1 : La quantité initiale de diiode introduite vaut :

    n_0(\mathrm{I_2}) = C_1 V_1
  • Opération 2 : Lors de la dismutation en milieu basique (question Q8) :

    3\,\mathrm{I_2} + 6\,\mathrm{HO^-} \longrightarrow 5\,\mathrm{I^-} + \mathrm{IO_3^-} + 3\,\mathrm{H_2O}

    les quantités d'ions formés sont :

    \begin{aligned} n_0(\mathrm{IO_3^-}) &= \frac{1}{3} n_0(\mathrm{I_2}) = \frac{1}{3} C_1 V_1 \\ n_0(\mathrm{I^-}) &= \frac{5}{3} n_0(\mathrm{I_2}) = \frac{5}{3} C_1 V_1 \end{aligned}
  • Opération 3 : La boisson de concentration C_0 est diluée d'un facteur 10, soit une concentration C_2 = \dfrac{C_0}{10}. Le volume V_2 apporte une quantité de glucose :

    n_{\text{gluc}} = C_2 V_2 = \frac{C_0 V_2}{10}

    D'après la stœchiométrie de la réaction d'oxydation (question Q9) :

    \mathrm{IO_3^-} + 3\,\mathrm{C_6H_{12}O_6} + 3\,\mathrm{HO^-} \longrightarrow \mathrm{I^-} + 3\,\mathrm{C_6H_{11}O_7^-} + 3\,\mathrm{H_2O}

    le glucose étant le réactif limitant, la quantité d'ions iodate restante s'écrit :

    n_{\text{rest}}(\mathrm{IO_3^-}) = n_0(\mathrm{IO_3^-}) - \frac{1}{3} n_{\text{gluc}} = \frac{1}{3} C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{30}
  • Opération 4 : En milieu acide, la réaction de médiamutation (question Q10) régénère le diiode :

    \mathrm{IO_3^-} + 5\,\mathrm{I^-} + 6\,\mathrm{H^+} \longrightarrow 3\,\mathrm{I_2} + 3\,\mathrm{H_2O}

    Comme les ions \mathrm{I^-} sont en large excès par rapport aux ions \mathrm{IO_3^-}, le réactif limitant est \mathrm{IO_3^-}. La quantité de diiode régénéré est donc :

    n(\mathrm{I_2}) = 3\,n_{\text{rest}}(\mathrm{IO_3^-}) = C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{10}
  • Opération 6 : Le titrage par le thiosulfate (question Q11) selon la réaction :

    \mathrm{I_2} + 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}} \longrightarrow 2\,\mathrm{I^-} + \mathrm{S_4O_6^{2-}}

    conduit à l'équivalence à :

    n(\mathrm{I_2}) = \frac{1}{2} n_{\text{éq}}(\mathrm{S_2O_3^{2-}}) = \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}}

En égalant les deux expressions de n(\mathrm{I_2}), on obtient :

\begin{aligned} C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{10} &= \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \\ \frac{C_0 V_2}{10} &= C_1 V_1 - \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \end{aligned}

D'où l'expression de la concentration en glucose de la boisson :

\boxed{C_0 = \frac{10}{V_2} \left( C_1 V_1 - \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \right)}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : titrage en retour, réactif limitant

Quelle inégalité doivent vérifier les grandeurs , , et pour que ce dosage soit valide ?

Voir l'indice

Exprimer la condition d'excès d'iodate par rapport au glucose lors de la première étape pour que le dosage en retour soit chimiquement réalisable.

Voir la stratégie
  1. Identifier le principe d'un titrage indirect (ou en retour) : le réactif oxydant doit être introduit en excès par rapport à l'analyte (le glucose) pour garantir l'oxydation totale de ce dernier et permettre la présence d'un surplus dosable.
  2. Exprimer cette condition soit à partir de la stœ chiométrie des réactions (ions iodate en excès par rapport au glucose), soit à partir de l'expression du volume équivalent V_{\text{éq}} > 0.
Voir la réponse courte

Condition d'excès initial du réactif oxydant par rapport au glucose pour permettre un dosage en retour valide.

Voir le corrigé complet

Le principe d'un dosage indirect repose sur l'oxydation intégrale de l'espèce à doser par un réactif en excès, suivi du titrage du surplus.

Pour que la totalité du glucose présent soit oxydée et qu'il subsiste une quantité non nulle de diiode à doser lors de l'opération 6, le volume équivalent doit être strictement positif :

V_{\text{éq}} > 0

D'après la relation établie à la question précédente :

C_0 = \frac{10}{V_2}\left( C_1 V_1 - \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} \right) \iff \frac{1}{2} C_3 V_{\text{éq}} = C_1 V_1 - \frac{C_0 V_2}{10}

La condition V_{\text{éq}} > 0 impose directement :

\boxed{C_1 V_1 > \frac{C_0 V_2}{10}} \quad \text{soit} \quad \boxed{10\,C_1 V_1 > C_0 V_2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comprenez bien l'enchaînement des étapes pour formuler la condition de validité du dosage.

« Cette sous-partie a été la moins bien traitée de l’épreuve. L’enchaînement des réactions semble poser problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie II : Mesure de vitesse par effet Doppler

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : effet doppler, retard, onde progressive

En considérant que la première impulsion a été émise en E à la date , exprimer en fonction de , et de , la date à laquelle cette première impulsion est reçue en R. Sachant que la deuxième impulsion a été émise en E, à la date , exprimer la date à laquelle est reçue en R la deuxième impulsion en fonction de , , et de ?

Voir l'indice

Écrire les lois horaires de propagation de chaque front d'onde émis et la loi horaire de position du récepteur x_R(t) = x_0 + vt pour déterminer les instants d'interception t_1 et t_2.

Voir la réponse courte

Cinématique des trajets de propagation des impulsions successives émises par la source mobile en approche.

Voir le corrigé complet

Le récepteur \mathrm{R} est animé d'un mouvement rectiligne uniforme selon l'axe (Ox), de vitesse v et d'abscisse initiale x_0. Sa loi horaire s'écrit :

x_{\mathrm{R}}(t) = x_0 + v\,t

1. Date t_1 de réception de la première impulsion

La première impulsion est émise en x=0 à t=0. Elle se propage à la célérité c_0, donc sa position à l'instant t est :

x_1(t) = c_0\,t

L'impulsion atteint le récepteur à la date t_1 vérifiant x_1(t_1) = x_{\mathrm{R}}(t_1) :

\begin{aligned} c_0\,t_1 &= x_0 + v\,t_1 \\ (c_0 - v)\,t_1 &= x_0 \end{aligned}

En supposant c_0 > v, on obtient :

\boxed{t_1 = \frac{x_0}{c_0 - v}}

2. Date t_2 de réception de la deuxième impulsion

La deuxième impulsion est émise en x=0 à la date t = T_{\mathrm{E}}. Pour t \ge T_{\mathrm{E}}, son abscisse vaut :

x_2(t) = c_0(t - T_{\mathrm{E}})

Elle est reçue par \mathrm{R} à la date t_2 telle que x_2(t_2) = x_{\mathrm{R}}(t_2) :

\begin{aligned} c_0(t_2 - T_{\mathrm{E}}) &= x_0 + v\,t_2 \\ (c_0 - v)\,t_2 &= x_0 + c_0\,T_{\mathrm{E}} \end{aligned}

D'où l'expression de t_2 :

\boxed{t_2 = \frac{x_0 + c_0\,T_{\mathrm{E}}}{c_0 - v}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas se contenter d'ajouter la période d'émission pour déterminer la date de réception de la seconde impulsion.

« Par la suite, beaucoup se sont contentés d’ajouter la période d’émission pour trouver la date de réception de la seconde impulsion. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : effet doppler, fréquence sonore

En déduire la fréquence du train d'impulsions reçue en R en fonction de , et de .

Voir l'indice

Calculer la période de réception T_R = t_2 - t_1, puis prendre son inverse pour exprimer la fréquence perçue f_R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la période de réception T_{\mathrm{R}} comme l'intervalle temporel séparant la réception de deux impulsions successives : T_{\mathrm{R}} = t_2 - t_1.
  2. En déduire la fréquence reçue f_{\mathrm{R}} = \frac{1}{T_{\mathrm{R}}} en fonction de la fréquence d'émission f_{\mathrm{E}} = \frac{1}{T_{\mathrm{E}}}.
Voir la réponse courte

Détermination de la période reçue T_{\mathrm{R}} = t_2 - t_1 puis expression de la fréquence reçue f_{\mathrm{R}} = f_{\mathrm{E}}/(1 - v/c_0).

Voir le corrigé complet

La période de réception T_{\mathrm{R}} correspond à la durée séparant la réception de deux impulsions successives par le récepteur \mathrm{R}. En utilisant les expressions établies à la question Q14 :

\begin{aligned} T_{\mathrm{R}} &= t_2 - t_1 \\ &= \frac{x_0 + c_0 T_{\mathrm{E}}}{c_0 - v} - \frac{x_0}{c_0 - v} \\ &= \frac{c_0}{c_0 - v} T_{\mathrm{E}} \\ &= \frac{T_{\mathrm{E}}}{1 - \dfrac{v}{c_0}} \end{aligned}

Comme les fréquences sont liées aux périodes par f_{\mathrm{R}} = \frac{1}{T_{\mathrm{R}}} et f_{\mathrm{E}} = \frac{1}{T_{\mathrm{E}}}, on obtient directement :

\boxed{f_{\mathrm{R}} = f_{\mathrm{E}} \left( 1 - \frac{v}{c_0} \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à vérifier la concordance de votre résultat avec l'expression donnée par l'énoncé.

« L’erreur précédente conduisait à une expression de la fréquence reçue en désaccord avec celle proposée par l’énoncé ce qui n’a pas perturbé certains candidats. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie mécanique, chute libre

En négligeant tout frottement, déterminer l'expression de la vitesse de la voiturette une fois arrivée sur la portion horizontale de la piste, en fonction de et de . Évaluer cette vitesse avec un chiffre significatif en prenant .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie mécanique à la voiturette lâchée sans vitesse initiale sur la rampe sans frottement entre le départ et le bas de pente.

Voir la stratégie
  1. Définir le système et appliquer le théorème de l'énergie mécanique entre le point de lâcher et le bas de la pente.
  2. Exprimer la vitesse en fonction de g et h, puis réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique le long de la pente donnant v = \sqrt{2gh} et application numérique directe.

Voir le corrigé complet

On étudie la voiturette, assimilée à un point matériel de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le système est soumis à deux forces au cours de sa descente :

  • son poids \vec{P}, force conservative dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur E_{\mathrm{p}} = mgz (avec l'axe Oz vertical ascendant et l'origine z = 0 choisie sur le plan horizontal) ;
  • la réaction du support \vec{R}, orthogonale à chaque instant à la trajectoire en l'absence de frottement, qui ne travaille donc pas (\delta W(\vec{R}) = 0).

L'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} est donc conservée au cours du mouvement :

E_{\mathrm{m}}(\text{départ}) = E_{\mathrm{m}}(\text{bas})

Au point de départ, la voiturette est lâchée sans vitesse initiale à l'altitude z = h :

E_{\mathrm{m}}(\text{départ}) = 0 + mgh = mgh

Sur la portion horizontale (z = 0), la vitesse est notée v :

E_{\mathrm{m}}(\text{bas}) = \frac{1}{2}mv^2 + 0 = \frac{1}{2}mv^2

L'égalité des énergies mécaniques conduit à :

\frac{1}{2}mv^2 = mgh \implies v = \sqrt{2gh}
\boxed{v = \sqrt{2gh}}

Application numérique : Avec h = 50\text{ cm} = 0{,}50\text{ m} et g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}), on a :

v = \sqrt{2 \times 9{,}8 \times 0{,}50} = \sqrt{9{,}8} \approx 3{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{ou } \sqrt{10} \approx 3{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1})

Avec un seul chiffre significatif demandé par l'énoncé :

\boxed{v \approx 3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à mobiliser le théorème de l'énergie cinétique pour déterminer la vitesse.

« Cette question a été bien traitée à partir du moment où les candidats ont pensé au théorème de l’énergie cinétique. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : célérité du son, détection synchrone, effet doppler

Rappeler l'ordre de grandeur de la célérité des ondes sonores dans l'air à température ambiante. Quelle est la fréquence des ondes réfléchies par les obstacles fixes ? Justifier l'utilisation du montage à détection synchrone.

Voir l'indice

Donner la valeur usuelle de la célérité du son dans l'air (\approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), évaluer l'écart Doppler relatif 2v/c_0 et comparer cette valeur au seuil de résolution de 20% de l'oscilloscope.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la valeur usuelle de la célérité du son dans l'air.
  2. Appliquer la formule de l'effet Doppler pour un obstacle immobile (v=0).
  3. Calculer l'écart relatif de fréquence induit par le déplacement de la voiturette et le comparer au critère de résolution de 20\,\% de l'oscilloscope pour justifier la détection synchrone.
Voir la réponse courte

Célérité de l'air (340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), fréquence inchangée pour une cible fixe, intérêt du battement en basse fréquence par détection synchrone.

Voir le corrigé complet
  • Célérité des ondes sonores dans l'air :
    À température ambiante (environ 20\text{ }^\circ\mathrm{C}), la célérité des ondes sonores dans l'air est :

    \boxed{c_0 \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
  • Fréquence des ondes réfléchies par les obstacles fixes :
    Pour un obstacle fixe, la vitesse relative est nulle (v = 0). D'après la formule du cinémomètre f_{\mathrm{R}} = f_{\mathrm{E}}\!\left(1 - 2\frac{v}{c_0}\right), la fréquence réfléchie est rigoureusement égale à la fréquence d'émission :

    \boxed{f_{\text{fixe}} = f_{\mathrm{E}} = 40\text{ kHz}}
  • Justification de la détection synchrone :
    Pour la voiturette se déplaçant à la vitesse v \approx 3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q16), l'écart relatif entre la fréquence réfléchie f_{\mathrm{R}} et la fréquence incidente f_{\mathrm{E}} vaut :

    \frac{|\Delta f|}{f_{\mathrm{E}}} = \frac{|f_{\mathrm{R}} - f_{\mathrm{E}}|}{f_{\mathrm{E}}} = 2\,\frac{v}{c_0} \approx 2 \times \frac{3}{340} \approx 1{,}8\,\%

    Cet écart relatif est très inférieur au seuil de 20\,\% requis par l'oscilloscope pour distinguer deux fréquences. Il est donc impossible de séparer directement à l'écran l'onde utile de celle issue des obstacles fixes.

    La détection synchrone (multiplication par le signal d'émission suivie d'un filtrage passe-bas) permet d'extraire la composante basse fréquence à la fréquence de battement \Delta f = 2\frac{v}{c_0}f_{\mathrm{E}} \approx 700\text{ Hz}, directement mesurable sur l'oscilloscope.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas célérités acoustique et lumineuse, et appuyez-vous sur la résolution de l'oscilloscope pour justifier la détection synchrone.

« Il y a quelques confusions avec la célérité de la lumière. »

« Peu d’étudiants ont pensé à exploiter l’indication concernant la résolution en fréquence d’un oscilloscope. L’intérêt de la détection synchrone est alors rarement bien justifié »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, fonction de transfert, comportement asymptotique

Déterminer sans calcul la nature du filtre et préciser parmi les deux fonctions de transfert et , laquelle correspond à ce montage :

Voir l'indice

Examiner le comportement des condensateurs en basse fréquence (circuits ouverts) et en haute fréquence (courts-circuits) afin de trancher immédiatement entre passe-bas et passe-haut.

Voir la stratégie
  1. Étudier le comportement asymptotique des composants réactifs (condensateurs) en basse fréquence (\omega \to 0) et en haute fréquence (\omega \to \infty) pour déterminer la transmittance asymptotique du filtre.
  2. Conclure sur la nature du filtre (passe-bas ou passe-haut) et identifier la fonction de transfert correspondante parmi \underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) et \underline{H}_2(\mathrm{j}\omega).
Voir la réponse courte

Analyse des comportements limites des condensateurs en haute et basse fréquences pour identifier le filtre passe-bas \underline{H}_1.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré (A.Li.) fonctionne en régime linéaire avec rétroaction sur la borne inverseuse, d'où V^- = V^+ = 0\text{ V} (masse virtuelle).

  • À basse fréquence (\omega \to 0) : L'impédance d'un condensateur \underline{Z}_C = \frac{1}{\mathrm{j}C\omega} tend vers l'infini : les deux condensateurs C_1 et C_2 se comportent comme des circuits ouverts.

    • Le condensateur C_2 étant en circuit ouvert et l'entrée inverseuse ne prélevant aucun courant (i^- = 0), aucun courant ne traverse la résistance R_1 reliée à la borne (-). Le nœud intermédiaire est donc au potentiel de la masse virtuelle : V_{\text{nœ ud}} = V^- = 0.
    • Le courant issu de l'entrée V_e traverse la première résistance R_1, puis est intégralement dérivé à travers la résistance R_2 vers la sortie V_s.
    • La sortie est donc non nulle : le gain statique n'est pas nul (V_s \neq 0).
  • À haute fréquence (\omega \to \infty) : L'impédance d'un condensateur tend vers zéro : les condensateurs C_1 et C_2 se comportent comme des courts-circuits (fils idéaux).

    • Le condensateur C_1 relie le nœud intermédiaire directement à la masse (V_{\text{nœ ud}} \to 0), ce qui court-circuite le signal d'entrée.
    • Le condensateur C_2 relie directement la sortie V_s à l'entrée inverseuse (-), ce qui impose V_s = V^- = 0.
    • Le signal de sortie s'annule : V_s \to 0.

Le montage transmet les composantes basse fréquence et atténue les composantes haute fréquence : il s'agit donc d'un filtre passe-bas du second ordre (structure de Rauch passe-bas).

Examinons les limites des deux fonctions de transfert proposées :

\begin{aligned} \lim_{\omega \to 0} \underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) &= G_0 \neq 0 \quad \text{et} \quad \lim_{\omega \to \infty} \underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) = 0 \quad \Longrightarrow \quad \text{comportement passe-bas} \\ \lim_{\omega \to 0} \underline{H}_2(\mathrm{j}\omega) &= 0 \quad \text{et} \quad \lim_{\omega \to \infty} \underline{H}_2(\mathrm{j}\omega) = -G_0 \neq 0 \quad \Longrightarrow \quad \text{comportement passe-haut} \end{aligned}

La fonction de transfert décrivant ce montage est donc :

\boxed{\underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) = \frac{G_0}{1 + 2\mathrm{j}m \frac{\omega}{\omega_0} - \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez le type de filtre à l'aide des schémas équivalents BF et HF en remplaçant le condensateur par un interrupteur.

« Une bonne justification repose sur la construction des circuits équivalents en basse et haute fréquence en remplaçant le condensateur par un interrupteur ouvert ou fermé. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur inverseur, gain statique

Déterminer le gain de ce filtre en fonction de et .

Voir l'indice

Étudier le montage en régime continu (\omega \to 0) où les deux condensateurs sont déconnectés, et reconnaître un amplificateur inverseur classique.

Voir la stratégie
  1. Se placer en régime continu (\omega \to 0) où le gain du filtre passe-bas s'identifie directement à G_0 = \underline{H}_1(0).
  2. Remplacer les condensateurs par des circuits ouverts et appliquer le comportement de l'amplificateur linéaire intégré (A.Li.) idéal en régime linéaire (i_+ = i_- = 0 et V_+ = V_- = 0).
  3. Relier la tension de sortie V_s à la tension d'entrée V_e pour en déduire G_0.
Voir la réponse courte

Comportement continu où les condensateurs sont des circuits ouverts : gain d'un montage amplificateur inverseur G_0 = -R_2/R_1.

Voir le corrigé complet

À basse fréquence (\omega \to 0), les condensateurs C_1 et C_2 se comportent comme des circuits ouverts (impédance infinie). Le schéma équivalent en continu présente les caractéristiques suivantes :

  • La branche contenant C_1 est déconnectée de la masse ;
  • La branche de contre-réaction contenant C_2 est ouverte ;
  • L'A.Li. étant supposé parfait et fonctionnant en régime linéaire, les courants d'entrée sont nuls (i_+ = i_- = 0) et la tension différentielle d'entrée est nulle (V_- = V_+). L'entrée non inverseuse étant reliée à la masse, on a :

    V_+ = 0 \implies V_- = 0 \quad \text{(masse virtuelle)}.

Puisque le courant d'entrée i_- est nul et que la branche C_2 est coupée, aucun courant ne traverse la seconde résistance R_1 située entre le nœud intermédiaire A et l'entrée inverseuse. Par la loi d'Ohm, la d.d.p. à ses bornes est nulle :

V_A - V_- = 0 \implies V_A = V_- = 0\text{ V}.

Le courant i débité par l'entrée à travers la première résistance R_1 vaut donc :

i = \frac{V_e - V_A}{R_1} = \frac{V_e}{R_1}.

Ce courant ne pouvant ni s'écouler vers C_1 ni vers l'entrée inverseuse, il traverse intégralement la résistance R_2 vers la sortie :

i = \frac{V_A - V_s}{R_2} = -\frac{V_s}{R_2}.

En égalant les deux expressions du courant i, on obtient :

\frac{V_e}{R_1} = -\frac{V_s}{R_2} \iff V_s = -\frac{R_2}{R_1} V_e.

Par identification avec l'expression de la fonction de transfert à pulsation nulle \underline{H}_1(0) = G_0, on en déduit :

\boxed{G_0 = -\frac{R_2}{R_1}}

(ou |G_0| = \dfrac{R_2}{R_1} si l'on s'intéresse au gain statique en valeur absolue).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du gain statique a présenté des difficultés pour de nombreux candidats.

« Le calcul du gain statique a posé plus de problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électronique numérique

Notions : pulsation de coupure, détection synchrone, filtrage

Préciser le sens concret de la pulsation . Exprimer, sous la forme de deux inégalités fortes faisant intervenir les grandeurs , et , les deux contraintes que doivent vérifier la pulsation . Proposer en fonction de , et de , une expression de qui satisfasse le compromis précédent.

Voir l'indice

Identifier \omega_0 comme la pulsation de coupure du filtre. Elle doit être très supérieure à la pulsation Doppler basse fréquence pour la transmettre, mais très inférieure à la pulsation haute fréquence à éliminer.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle de la pulsation propre \omega_0 pour un filtre passe-bas du second ordre, en particulier pour l'amortissement m = \frac{\sqrt{2}}{2}.
  2. Analyser le spectre du signal issu du multiplieur pour exprimer la pulsation utile (effet Doppler) et la pulsation parasite (haute fréquence), puis en déduire les deux inégalités fortes.
  3. Proposer un compromis naturel basé sur la moyenne géométrique de ces deux pulsations extrêmes.
Voir la réponse courte

Choix de la pulsation de coupure \omega_0 pour couper la composante HF à 2\omega_{\mathrm{E}} tout en conservant le décalage Doppler BF.

Voir le corrigé complet

1. Sens concret de la pulsation \omega_0

La pulsation \omega_0 est la pulsation propre (ou caractéristique) du filtre passe-bas du second ordre. Pour la valeur particulière m = \frac{\sqrt{2}}{2} (réponse maximale plate de Butterworth), le gain vérifie :

|\underline{H}_1(\mathrm{j}\omega_0)| = \frac{|G_0|}{\sqrt{1 + \left(2m^2 - 2\right) + 1}} = \frac{|G_0|}{\sqrt{2}}

\omega_0 représente donc exactement la pulsation de coupure à -{3\,\mathrm{dB}}. Elle délimite la bande passante du filtre :

  • les signaux de pulsation \omega \ll \omega_0 sont transmis avec le gain statique |G_0| ;
  • les composantes de pulsation \omega \gg \omega_0 sont fortement atténuées (asymptote à -{40\,\mathrm{dB\cdot decade}}).

2. Contraintes sur la pulsation \omega_0

Le signal en sortie du multiplieur s'écrit s_{\mathrm{m}}(t) = k\,s_{\mathrm{E}}(t)\,s_{\mathrm{R}}(t). En modélisant les signaux par des sinusoïdes de fréquences respectives f_{\mathrm{E}} et f_{\mathrm{R}} = f_{\mathrm{E}}\!\left(1 - 2\frac{v}{c_0}\right) :

s_{\mathrm{m}}(t) \propto \cos\left(2\pi(f_{\mathrm{E}} - f_{\mathrm{R}})t\right) + \cos\left(2\pi(f_{\mathrm{E}} + f_{\mathrm{R}})t\right)

Ce signal contient deux composantes fréquentielles :

  • la composante basse fréquence utile, associée au décalage Doppler :

    \omega_{\mathrm{D}} = 2\pi(f_{\mathrm{E}} - f_{\mathrm{R}}) = 4\pi\,\frac{v}{c_0}f_{\mathrm{E}}
  • la composante haute fréquence parasite :

    \omega_+ = 2\pi(f_{\mathrm{E}} + f_{\mathrm{R}}) \approx 4\pi f_{\mathrm{E}} \quad \left(\text{car } \frac{v}{c_0} \ll 1\right)

Le filtre passe-bas doit transmettre la composante Doppler sans l'atténuer et éliminer complètement la composante haute fréquence, ce qui impose les deux inégalités fortes :

\boxed{4\pi\,\frac{v}{c_0}f_{\mathrm{E}} \ll \omega_0 \ll 4\pi f_{\mathrm{E}}}

3. Expression de compromis pour \omega_0

Pour se placer au centre de l'intervalle sur une échelle logarithmique (compromis optimal d'atténuation et de transmission), on choisit la moyenne géométrique des deux pulsations :

\omega_0 = \sqrt{\omega_{\mathrm{D}}\,\omega_+} = \sqrt{\left(4\pi\,\frac{v}{c_0}f_{\mathrm{E}}\right)\left(4\pi f_{\mathrm{E}}\right)}
\boxed{\omega_0 = 4\pi f_{\mathrm{E}}\sqrt{\frac{v}{c_0}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La pulsation est une pulsation de coupure : décomposez le signal de sortie du multiplieur en fréquence pour identifier les contraintes.

« 0 est parfois interprété comme une pulsation de résonance au lieu d’une pulsation de coupure. »

« Beaucoup d’étudiants n’ont pas pensé à calculer le signal en sortie du multiplieur et à le décomposer en fréquence. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : gain statique, lecture d'oscillogramme

Qu'est ce qui permet de qualifier cet essai d'essai en basse fréquence ? Déterminer, à l'aide de l'oscillogramme 1, la valeur numérique de la résistance .

Voir l'indice

Comparer la période observée sur l'oscillogramme 1 à la constante de temps propre du filtre pour justifier le régime basse fréquence, puis calculer le gain en tension crête-à-crête pour déterminer R_2.

Voir la stratégie
  1. Lire la fréquence du signal sur l'oscillogramme (ou calculer sa période T) et la comparer à la fréquence propre f_0 du filtre déduite des valeurs des composants. Observer également le déphasage entre la sortie et l'entrée.
  2. Mesurer les amplitudes (ou valeurs crête-à-crête) des signaux d'entrée v_e(t) et de sortie v_s(t) pour en déduire le gain en basse fréquence |G_0|, puis calculer R_2 sachant que |G_0| = R_2/R_1.
Voir la réponse courte

Exploitation de la sortie en régime statique pour déduire la valeur de R_2 via le rapport d'amplitudes |G_0| = R_2/R_1.

Voir le corrigé complet

1. Qualification de l'essai en basse fréquence

Deux éléments permettent de qualifier cet essai d'essai en basse fréquence :

  • Mesure de la fréquence : Sur l'oscillogramme 1, la période correspond à 5\text{ divisions} avec une base de temps de 1\text{ ms/div}, soit :

    T = 5 \times 1\text{ ms} = 5\text{ ms} \quad \implies \quad f = \frac{1}{T} = 200\text{ Hz}

    (valeur confirmée par l'indication en bas à droite de l'écran : f \approx 200\text{ Hz}).
    Or, avec les valeurs des composants du filtre (R_1 = 1\text{ k}\Omega, C_1 = 3{,}2\text{ nF}, C_2 = 1{,}2\text{ nF}), la fréquence propre du filtre est de l'ordre de plusieurs kilohertz (f_0 \sim 8\text{ kHz}). On a donc :

    f \ll f_0
  • Déphasage : Les signaux v_e(t) (voie 1) et v_s(t) (voie 2) sont en opposition de phase parfaite (\Delta\varphi = \pi). Dans le domaine des basses fréquences (\omega \ll \omega_0), la fonction de transfert se réduit à son gain statique :

    \underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) \approx G_0 = -\frac{R_2}{R_1}

    Le filtre se comporte comme un simple amplificateur inverseur de gain constant négatif, sans retard de phase dynamique lié aux condensateurs.

2. Détermination de la résistance R_2

D'après l'oscillogramme 1 :

  • Voie 1 (tension d'entrée v_e) : sensibilité de 100\text{ mV/div}, amplitude crête-à-crête de 2\text{ divisions}, soit une amplitude :

    V_{e,\mathrm{m}} = 1\text{ div} \times 100\text{ mV/div} = 100\text{ mV} = 0{,}10\text{ V}
  • Voie 2 (tension de sortie v_s) : sensibilité de 5\text{ V/div}, amplitude crête-à-crête de 4\text{ divisions}, soit une amplitude :

    V_{s,\mathrm{m}} = 2\text{ div} \times 5\text{ V/div} = 10\text{ V}

Le module du gain statique s'écrit :

|G_0| = \frac{V_{s,\mathrm{m}}}{V_{e,\mathrm{m}}} = \frac{10\text{ V}}{0{,}10\text{ V}} = 100

D'après la question Q19, |G_0| = \dfrac{R_2}{R_1}, d'où :

R_2 = |G_0| \, R_1

Application numérique avec R_1 = 1\text{ k}\Omega :

\boxed{R_2 = 100\text{ k}\Omega}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La qualification en basse fréquence devait être justifiée par l'observation du déphasage entre les signaux.

« Une fréquence n’est basse que comparée à une autre ! Il fallait ici considérer le déphasage des courbes. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : régime sinusoïdal forcé, déphasage, atténuation

Deux autres essais ont été réalisés en envoyant les tensions sinusoïdales suivantes en entrée du filtre : - ; - .

Déterminer les expressions analytiques des tensions et recueillies en sortie du filtre.

Voir l'indice

Calculer le gain et le déphasage de la fonction de transfert \underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) pour \omega = \omega_0 (en exploitant m = \sqrt{2}/2) et pour la pulsation très atténuée \omega = 100\omega_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fonction de transfert harmonique \underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) pour chacune des deux pulsations testées (\omega = \omega_0 puis \omega = 100\,\omega_0), en utilisant les paramètres établis précédemment : G_0 = -R_2/R_1 = -100 et m = \sqrt{2}/2.
  2. Déterminer le module et l'argument de la fonction de transfert pour en déduire l'amplitude et le déphasage de la réponse sinusoïdale en régime permanent.
Voir la réponse courte

Calcul des réponses harmoniques : quadrature retard à la pulsation propre \omega_0 et forte réjection à 100\omega_0.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q18 et Q19, la fonction de transfert du filtre s'écrit :

\underline{H}_1(\mathrm{j}\omega) = \frac{G_0}{1 + 2\mathrm{j}m \dfrac{\omega}{\omega_0} - \left(\dfrac{\omega}{\omega_0}\right)^2} \quad \text{avec} \quad G_0 = -\frac{R_2}{R_1} = -100 \quad \text{et} \quad m = \frac{\sqrt{2}}{2}

1. Réponse au premier signal : e_1(t) = E_{01}\cos(\omega_0 t)

Pour la pulsation \omega = \omega_0, la fonction de transfert devient :

\underline{H}_1(\mathrm{j}\omega_0) = \frac{G_0}{1 + 2\mathrm{j}m - 1} = \frac{G_0}{2\mathrm{j}m} = \frac{-R_2/R_1}{\mathrm{j}\sqrt{2}} = \mathrm{j}\,\frac{R_2}{\sqrt{2}R_1}

Le gain en amplitude et le déphasage introduits par le filtre sont :

\begin{aligned} |\underline{H}_1(\mathrm{j}\omega_0)| &= \frac{R_2}{\sqrt{2}R_1} = \frac{|G_0|}{\sqrt{2}} = 50\sqrt{2} \approx 71 \\ \varphi_1 &= \arg\left(\underline{H}_1(\mathrm{j}\omega_0)\right) = +\frac{\pi}{2} \end{aligned}

En régime sinusoïdal établi, la tension de sortie s'écrit :

s_1(t) = \frac{R_2}{\sqrt{2}R_1} E_{01} \cos\left(\omega_0 t + \frac{\pi}{2}\right) = - \frac{R_2}{\sqrt{2}R_1} E_{01} \sin(\omega_0 t)
\boxed{s_1(t) = - 50\sqrt{2}\,E_{01}\sin(\omega_0 t) \approx -71\,E_{01}\sin(\omega_0 t)}

2. Réponse au second signal : e_2(t) = E_{02}\cos(100\,\omega_0 t)

Pour la pulsation \omega = 100\,\omega_0 \gg \omega_0, le filtre fonctionne dans son comportement asymptotique à haute fréquence :

\underline{H}_1(100\mathrm{j}\omega_0) = \frac{G_0}{1 + 2\mathrm{j}m \times 100 - (100)^2} \approx \frac{G_0}{-(100)^2} = -\frac{G_0}{10^4}

En remplaçant G_0 = -R_2/R_1 = -100 :

\underline{H}_1(100\mathrm{j}\omega_0) \approx \frac{100}{10^4} = 10^{-2}

Le gain en amplitude est |\underline{H}_1| \approx 10^{-2} et le déphasage est nul (\varphi_2 \approx 0). La tension de sortie s'écrit donc :

\boxed{s_2(t) \approx 10^{-2}\,E_{02}\cos(100\,\omega_0 t) \approx 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas d'évaluer le déphasage induit par le filtre en plus de la modification d'amplitude.

« L’impact du filtre sur l’amplitude du signal est souvent là. Le traitement du déphasage l’est beaucoup moins. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : effet doppler, lecture d'oscillogramme

À l'aide des oscillogrammes 2 et 3, évaluer avec un seul chiffre significatif, la vitesse de la voiturette, lorsqu'elle roule sur le support horizontal.

Voir l'indice

Mesurer la période du signal sinusoïdal sur l'oscillogramme 3 pour en déduire la fréquence Doppler mesurée, puis calculer la vitesse v à l'aide de la relation de double effet Doppler.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du signal visualisé : la détection synchrone suivie du filtrage passe-bas permet d'extraire la composante basse fréquence issue de la multiplication des signaux émis et reçu, correspondant au décalage Doppler.
  2. Déterminer la fréquence f_{\mathrm{D}} de ce signal de battement à partir des mesures de l'oscillogramme 3.
  3. Exprimer la vitesse v de la voiturette en fonction de f_{\mathrm{D}}, c_0 et f_{\mathrm{E}}, puis réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Mesure de la période du signal Doppler basse fréquence filtré sur l'oscillogramme pour calculer la vitesse v du mobile.

Voir le corrigé complet

Le signal issu du multiplieur s'écrit :

\begin{aligned} s_{\mathrm{m}}(t) &= k\,s_{\mathrm{E}}(t)\,s_{\mathrm{R}}(t) \\ &= k \, S_{\mathrm{E}0} \cos(2\pi f_{\mathrm{E}} t) \times S_{\mathrm{R}0} \cos(2\pi f_{\mathrm{R}} t + \phi) \\ &= \frac{k S_{\mathrm{E}0} S_{\mathrm{R}0}}{2} \left[ \cos\big(2\pi(f_{\mathrm{E}} - f_{\mathrm{R}})t - \phi\big) + \cos\big(2\pi(f_{\mathrm{E}} + f_{\mathrm{R}})t + \phi\big) \right] \end{aligned}

Le filtre passe-bas élimine la composante haute fréquence à f_{\mathrm{E}} + f_{\mathrm{R}} \approx 2f_{\mathrm{E}} \approx 80\text{ kHz} et conserve la composante basse fréquence (signal Doppler) de fréquence :

f_{\mathrm{D}} = |f_{\mathrm{E}} - f_{\mathrm{R}}| = 2 f_{\mathrm{E}} \frac{v}{c_0}

L'oscillogramme 2 montre le paquet d'ondes lors du passage de la voiturette, tandis que l'oscillogramme 3 en constitue un agrandissement temporel permettant la mesure de la période du signal filtré.

D'après le menu des curseurs affiché sur l'oscillogramme 3 :

  • L'écart temporel entre deux crêtes successives vaut \Delta t = T_{\mathrm{D}} = 1{,}720\text{ ms} ;
  • La fréquence associée lue directement est f_{\mathrm{D}} = \frac{1}{T_{\mathrm{D}}} = 581{,}4\text{ Hz}.

On en déduit la vitesse de la voiturette :

v = \frac{f_{\mathrm{D}}\,c_0}{2\,f_{\mathrm{E}}}

Avec f_{\mathrm{D}} \approx 581\text{ Hz}, c_0 \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f_{\mathrm{E}} = 40\text{ kHz} = 4{,}0\cdot 10^4\text{ Hz} :

v = \frac{581 \times 340}{2 \times 4{,}0\cdot 10^4} = \frac{1{,}98\cdot 10^5}{8{,}0\cdot 10^4} \approx 2{,}47\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

En arrondissant avec un seul chiffre significatif :

\boxed{v \approx 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie III : Morphologie et puissance du cycliste

Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : bilan de puissance, traînée aérodynamique, puissance mécanique

Déterminer le vainqueur de chacune des deux courses. Évaluer, avec un chiffre significatif, le temps en heure qu'a mis le vainqueur de la course 1.

Voir l'indice

Établir l'équation de bilan de puissance du cycliste P = P_T(v) + (F_{\text{frot}} + mg\sin\alpha)v ; sur le plat, négliger la pente et lire la vitesse à l'intersection avec la courbe de puissance motrice ; en côte, évaluer la part prépondérante liée à la gravité.

Voir la stratégie
  1. Bilan de puissance en régime permanent : À vitesse constante v, la puissance développée par le cycliste compense la somme des puissances dissipées par les forces résistantes (frottements mécaniques, gravité en montée et traînée aérodynamique) :

    P_{\text{cycliste}} = P_T(v) + F_{\text{frot}} \, v + m g v \sin\alpha
  2. Course 1 (route plate) : \alpha = 0, la masse n'intervient pas directement. On compare les vitesses atteintes grâce aux figures pour P_A = 220\text{ W} et P_B = 240\text{ W}, puis on évalue la durée t_1 = L_1 / v.
  3. Course 2 (montée) : \sin\alpha = 0{,}07, la composante du poids le long de la pente m g \sin\alpha devient prépondérante et dépend de la masse de chaque cycliste. On détermine les vitesses v_A et v_B pour désigner le vainqueur.
Voir la réponse courte

Comparaison de la puissance motrice face à la pente et aux frottements aérodynamiques selon la morphologie du coureur.

Voir le corrigé complet

À vitesse constante v le long de la route, le théorème de l'énergie cinétique (ou le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du mouvement) conduit au bilan de puissance suivant :

P = P_T(v) + \left( F_{\text{frot}} + m g \sin\alpha \right) v

où P_T(v) est la puissance liée à la traînée aérodynamique (lue sur les figures 13a et 13b), F_{\text{frot}} = 6\text{ N} et g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

1. Course 1 : Route plate (\alpha = 0, L_1 = 90\text{ km}) En l'absence de pente (\sin\alpha = 0), l'équation devient :

P = P_T(v) + F_{\text{frot}} \, v

Les caractéristiques aérodynamiques des deux cyclistes étant similaires, la courbe P_T(v) est identique pour A et B.

  • Pour le cycliste A (P_A = 220\text{ W}) : Pour v \approx 8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on lit sur la figure 13a P_T(8) \approx 180\text{ W}, et F_{\text{frot}} \, v = 6 \times 8 = 48\text{ W}, soit :

    P_{\text{tot}} \approx 180 + 48 = 228\text{ W} \approx 220\text{ W} \implies v_A \approx 7{,}9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • Pour le cycliste B (P_B = 240\text{ W}) : La puissance disponible est supérieure (P_B > P_A) pour une même résistance à l'avancement, donc sa vitesse est supérieure :

    v_B \approx 8{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} > v_A

Le cycliste B roule plus vite que le cycliste A sur le plat.

\boxed{\text{Vainqueur de la course 1 : Cycliste B}}

Calculons le temps t_1 mis par le vainqueur pour parcourir les L_1 = 90\text{ km} = 90 \cdot 10^3\text{ m} à la vitesse v_B \approx 8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} t_1 &= \frac{L_1}{v_B} \approx \frac{90 \cdot 10^3}{8} = 11\,250\text{ s} = \frac{11\,250}{3\,600}\text{ h} \approx 3{,}1\text{ h} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{t_1 \approx 3\text{ h}}

2. Course 2 : Montée à 7 % (\sin\alpha = 0{,}07, L_2 = 14\text{ km}) La force exercée par la gravité le long de la pente vaut F_{\text{pente}} = m g \sin\alpha :

  • Pour le cycliste A (m_A = 70\text{ kg}) :

    F_{\text{pente}, A} = 70 \times 10 \times 0{,}07 = 49\text{ N} \implies F_{\text{lin}, A} = 6 + 49 = 55\text{ N}

    Le bilan de puissance s'écrit P_T(v_A) + 55 v_A = 220\text{ W}.
    Pour v \approx 3{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on lit sur la figure 13b P_T(3{,}7) \approx 16\text{ W}, et 55 \times 3{,}7 = 203{,}5\text{ W}, d'où P_{\text{tot}} \approx 220\text{ W} :

    v_A \approx 3{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • Pour le cycliste B (m_B = 90\text{ kg}) :

    F_{\text{pente}, B} = 90 \times 10 \times 0{,}07 = 63\text{ N} \implies F_{\text{lin}, B} = 6 + 63 = 69\text{ N}

    Le bilan de puissance s'écrit P_T(v_B) + 69 v_B = 240\text{ W}.
    Pour v \approx 3{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on lit P_T(3{,}3) \approx 12\text{ W}, et 69 \times 3{,}3 = 227{,}7\text{ W}, d'où P_{\text{tot}} \approx 240\text{ W} :

    v_B \approx 3{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On constate que v_A > v_B.

\boxed{\text{Vainqueur de la course 2 : Cycliste A}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Privilégiez une approche énergétique plutôt que dynamique, et intégrez la réaction du sol dans le bilan des actions mécaniques.

« Les copies présentent souvent une résolution basée sur l’application du principe fondamental de la dynamique alors qu’une approche énergétique était plus pertinente. »

« Attention, il ne faut pas oublier la réaction du sol. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie IV : Assistance électrique

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, moment d'une force

Exprimer, en fonction de , et de , l'expression de la force de Laplace qui s'exerce sur un conducteur aller de longueur du rotor. En notant la distance entre les conducteurs du rotor et l'axe de rotation de la machine, déterminer, en fonction de , , et de , le moment de la force de Laplace qui s'exerce sur un conducteur aller du rotor.

Voir l'indice

Utiliser l'expression élémentaire de la force de Laplace \vec{F}_L = I\vec{L}\wedge\vec{B}_s sur le brin axial et exprimer son moment par rapport à l'axe Oz comme le produit vectoriel du rayon vecteur par la force.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément de courant associé au conducteur aller dans la base cylindrique (\vec{\mathrm{e}}_r, \vec{\mathrm{e}}_\theta, \vec{\mathrm{e}}_z), puis intégrer la force élémentaire de Laplace \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{L}} = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_{\mathrm{s}} sur la longueur L.
  2. Calculer le moment de cette force par rapport à l'axe de rotation (Oz) de la machine en utilisant le bras de levier R.
Voir la réponse courte

Calcul de la force de Laplace \mathrm{d}\vec{F} = I\mathrm{d}\vec{l}\times\vec{B} sur un brin actif et de son moment par rapport à l'axe.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, pour un conducteur aller, le courant d'intensité I circule selon le vecteur +\vec{\mathrm{e}}_z. L'élément de longueur orienté s'écrit donc :

\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}z\,\vec{\mathrm{e}}_z

Le champ magnétique statorique dans l'entrefer étant radial, \vec{B}_{\mathrm{s}} = B_{\mathrm{s}}\,\vec{\mathrm{e}}_r, la force de Laplace élémentaire s'exerçant sur une portion de conducteur s'écrit :

\mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{L}} = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_{\mathrm{s}} = I\,\mathrm{d}z\,\vec{\mathrm{e}}_z \wedge B_{\mathrm{s}}\,\vec{\mathrm{e}}_r = I B_{\mathrm{s}}\,\mathrm{d}z\,(\vec{\mathrm{e}}_z \wedge \vec{\mathrm{e}}_r)

La base cylindrique (\vec{\mathrm{e}}_r, \vec{\mathrm{e}}_\theta, \vec{\mathrm{e}}_z) étant directe, on a \vec{\mathrm{e}}_z \wedge \vec{\mathrm{e}}_r = \vec{\mathrm{e}}_\theta. Le champ B_{\mathrm{s}} étant uniforme le long du conducteur, l'intégration sur la longueur L donne directement :

\boxed{\vec{F}_{\mathrm{L}} = I L B_{\mathrm{s}}\,\vec{\mathrm{e}}_\theta}

Chaque point du conducteur rotorique est situé à la distance R de l'axe de rotation (Oz), c'est-à-dire à une position repérée par \vec{r} = R\,\vec{\mathrm{e}}_r + z\,\vec{\mathrm{e}}_z. Le moment élémentaire de la force de Laplace par rapport à l'axe (Oz) vaut :

\mathrm{d}\vec{M}_{(Oz)} = \left[ (R\,\vec{\mathrm{e}}_r) \wedge \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{L}} \right] \cdot \vec{\mathrm{e}}_z\,\vec{\mathrm{e}}_z = R\,\vec{\mathrm{e}}_r \wedge (I B_{\mathrm{s}}\,\mathrm{d}z\,\vec{\mathrm{e}}_\theta) = R I B_{\mathrm{s}}\,\mathrm{d}z\,\vec{\mathrm{e}}_z

En intégrant le long du conducteur de longueur L, on obtient le moment de la force de Laplace s'exerçant sur le conducteur aller :

\boxed{\vec{M} = R I L B_{\mathrm{s}}\,\vec{\mathrm{e}}_z}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : machine synchrone, moteur électrique

Expliquer l'intérêt d'une machine inversée dans le cadre du VAE.

Voir l'indice

Comparer le rayon d'implantation des conducteurs d'un rotor externe par rapport à un rotor interne à encombrement total identique, et relier ce bras de levier accru à la valeur du couple moteur disponible.

Voir la stratégie
  1. Relier la géométrie de la machine inversée (rotor externe) à l'expression du moment établie à la question précédente.
  2. En déduire les conséquences sur le couple moteur et la vitesse de rotation.
  3. Identifier les bénéfices pour le cahier des charges d'un vélo à assistance électrique (VAE).
Voir la réponse courte

Intérêt mécanique d'une machine à rotor externe intégrable directement dans le moyeu de roue ou le pédalier.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, le moment de la force de Laplace exercée sur les conducteurs du rotor est proportionnel au rayon R :

M_z = R \, I \, L \, B_{\mathrm{s}}

Dans une machine synchrone inversée, le rotor est externe (situé en périphérie) et entoure le stator interne :

  • Augmentation du couple : À encombrement global fixé, le rayon R des conducteurs (ou des aimants) du rotor est maximalisé, ce qui permet de développer un couple moteur \Gamma nettement plus important qu'avec une machine conventionnelle à rotor interne de même taille.
  • Vitesse de rotation adaptée au pédalage : Pour une puissance mécanique donnée (P_{\text{méca}} = \Gamma\,\Omega), l'obtention d'un couple élevé autorise une vitesse de rotation \Omega plus faible, directement compatible avec la cadence de pédalage d'un cycliste (de l'ordre de 60 à 100\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}).
  • Suppression du réducteur mécanique : Cette adéquation directe entre la vitesse du moteur et celle du pédalier permet de s'affranchir d'un réducteur mécanique à engrenages (ou de l'alléger considérablement).

Pour le VAE, les bénéfices directs sont :

  • un gain de masse significatif, limitant l'alourdissement du vélo ;
  • une compacité accrue (intégration aisée dans le moyeu de roue ou le pédalier) ;
  • un meilleur rendement énergétique (absence de pertes par frottement mécanique dans le réducteur) ;
  • une plus grande fiabilité et une maintenance réduite (moins de pièces mécaniques en mouvement).
Voir ce qu'a relevé le jury

Établissez le lien avec le résultat précédent pour mettre en évidence l'augmentation du rayon du rotor.

« Il fallait ici faire le lien avec la question précédente et l’augmentation du rayon du rotor. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : théorème d'ampère, bobinage

Dessiner en fonction de la fonction pour et proposer, à l'aide d'une figure, une répartition des conducteurs qui permette de créer un champ magnétique décrit sur la figure 17.

Voir l'indice

Représenter le signal créneau bipolaire B_1(\theta), puis disposer plusieurs spires décalées angulairement le long de la circonférence pour superposer leurs contributions et former un profil étagé.

Voir la stratégie
  1. Tracer B_1(\theta) à partir de sa définition par morceaux sur l'intervalle ]{-\pi}, \pi[, en mettant en évidence le créneau symétrique de valeur +B_0 pour |\theta| < \pi/2 et -B_0 pour |\theta| > \pi/2.
  2. Analyser les discontinuités de la fonction B_3(\theta) de la figure 17 : chaque saut d'amplitude \pm 2B_0 correspond au franchissement d'un conducteur parcouru par un courant d'intensité I. Un saut positif correspond à un conducteur aller (\vec{\jmath} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z > 0, noté \odot), un saut négatif à un conducteur retour (\vec{\jmath} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z < 0, noté \otimes).
  3. En déduire les positions angulaires des conducteurs aller et retour et proposer un schéma clair en coupe de la répartition spatiale de ces conducteurs dans l'entrefer.
Voir la réponse courte

Tracé du profil créneau du champ dipolaire et proposition d'une répartition spatiale adaptée des conducteurs.

Voir le corrigé complet

1. Tracé de la fonction B_1(\theta) :

D'après les données de l'énoncé, le champ magnétique créé par une spire unique vaut :

B_1(\theta) = \begin{cases} +B_0 & \text{pour } \theta \in \left]-\dfrac{\pi}{2}, \dfrac{\pi}{2}\right[ \\[6pt] -B_0 & \text{pour } \theta \in \left]-\pi, -\dfrac{\pi}{2}\right[ \cup \left]\dfrac{\pi}{2}, \pi\right[ \end{cases}

2. Répartition des conducteurs pour créer \vec{B}_3 = B_3(\theta)\vec{\mathrm{e}}_r :

D'après le théorème d'Ampère appliqué à un contour traversant l'entrefer, le franchissement d'un conducteur parcouru par un courant d'intensité I impose une discontinuité du champ magnétique radial :

  • un conducteur aller (\odot, orienté selon +\vec{\mathrm{e}}_z) provoque une augmentation de champ \Delta B = +2B_0 lorsque \theta croît ;
  • un conducteur retour (\otimes, orienté selon -\vec{\mathrm{e}}_z) provoque une diminution de champ \Delta B = -2B_0 lorsque \theta croît.

Sur la figure 17, les sauts de champ s'effectuent par paliers d'amplitude 2B_0 aux abscisses angulaires suivantes :

  • en \theta = -\dfrac{2\pi}{3} : saut de -3B_0 à -B_0 (\Delta B = +2B_0) \longrightarrow conducteur aller ;
  • en \theta = -\dfrac{\pi}{2} : saut de -B_0 à +B_0 (\Delta B = +2B_0) \longrightarrow conducteur aller ;
  • en \theta = -\dfrac{\pi}{3} : saut de +B_0 à +3B_0 (\Delta B = +2B_0) \longrightarrow conducteur aller ;
  • en \theta = +\dfrac{\pi}{3} : saut de +3B_0 à +B_0 (\Delta B = -2B_0) \longrightarrow conducteur retour ;
  • en \theta = +\dfrac{\pi}{2} : saut de +B_0 à -B_0 (\Delta B = -2B_0) \longrightarrow conducteur retour ;
  • en \theta = +\dfrac{2\pi}{3} : saut de -B_0 à -3B_0 (\Delta B = -2B_0) \longrightarrow conducteur retour.

On en déduit la répartition des conducteurs dans l'entrefer :

Il s'agit d'un bobinage réparti d'axe horizontal Ox, constitué de trois spires (connectées en série) dont les conducteurs sont logés dans les encoches à ces six positions angulaires.

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : champ tournant, théorème de ferraris, machine synchrone

Déterminer, en fonction de , , , et de , l'expression du champ magnétique créé dans l'entrefer par les deux bobines du stator. Justifier qu'il s'agit d'un champ tournant et préciser sa vitesse et son sens de rotation.

Voir l'indice

Appliquer le principe de superposition en sommant les deux champs magnétiques radiaux créés par les deux phases et employer la formule d'addition trigonométrique \cos(a-b).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour sommer les champs magnétiques radiaux créés par chacune des deux bobines statoriques dans l'entrefer.
  2. Remplacer les expressions temporelles des courants i_a(t) et i_b(t) et simplifier à l'aide de la formule trigonométrique d'addition.
  3. Suivre la position angulaire d'un extremum du champ au cours du temps pour identifier le caractère tournant, la vitesse angulaire et le sens de rotation.
Voir la réponse courte

Superposition de deux champs pulsés orthogonaux dans l'espace et déphasés dans le temps générant un champ tournant à pulsation \omega_{\mathrm{s}}.

Voir le corrigé complet

Le milieu étant linéaire, le champ magnétique total créé dans l'entrefer par les deux bobines du stator s'obtient par le principe de superposition :

\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = \vec{B}_{a,p=1}(\theta, t) + \vec{B}_{b,p=1}(\theta, t)

En remplaçant les expressions des champs créés par chaque bobine :

\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = K \left[ i_a(t) \cos(\theta) + i_b(t) \sin(\theta) \right] \vec{\mathrm{e}}_r

En injectant les expressions des courants d'alimentation i_a(t) = I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\cos(\omega_{\mathrm{s}}t) et i_b(t) = I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(\omega_{\mathrm{s}}t) :

\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = K I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2} \left[ \cos(\omega_{\mathrm{s}}t)\cos(\theta) + \sin(\omega_{\mathrm{s}}t)\sin(\theta) \right] \vec{\mathrm{e}}_r

D'après la formule trigonométrique \cos(a-b) = \cos(a)\cos(b) + \sin(a)\sin(b), il vient :

\boxed{\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = K I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\cos(\omega_{\mathrm{s}}t - \theta)\,\vec{\mathrm{e}}_r}

Caractère tournant, vitesse et sens de rotation Un point d'amplitude maximale (ou de phase constante \varphi) du champ magnétique radial vérifie la condition :

\omega_{\mathrm{s}}t - \theta(t) = \varphi = \text{cte} \quad \implies \quad \theta(t) = \omega_{\mathrm{s}}t - \varphi

La répartition spatiale du champ conserve une forme sinusoïdale invariable qui se déplace le long de l'entrefer : il s'agit donc bien d'un champ tournant.

  • Sa vitesse angulaire de rotation est :

    \boxed{\Omega_{\mathrm{s}} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_{\mathrm{s}}}

    ce qui correspond à une fréquence de rotation N_{\mathrm{s}} = \dfrac{\omega_{\mathrm{s}}}{2\pi} = f_{\mathrm{s}}.

  • Puisque \theta(t) croît avec le temps t, le champ tourne dans le sens trigonométrique (sens direct, orienté par +\vec{\mathrm{e}}_z, de la bobine a vers la bobine b).

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : inductance mutuelle, flux magnétique

Proposer en fonction de et de l'expression de la mutuelle-inductance . Que vaut la mutuelle-inductance ?

Voir l'indice

Remarquer que la bobine (b) est décalée spatialement d'un angle \pi/2 par rapport à la bobine (a), et exploiter la disposition géométrique orthogonale des deux bobines statoriques pour M_{ab}.

Voir la réponse courte

Expression géométrique de la mutuelle en quadrature spatiale M_{bR} = M_0\sin\theta_{\mathrm{R}} et nullité de M_{ab} par orthogonalité.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la mutuelle-inductance M_{bR} :

La bobine statorique (b) est identique à la bobine (a), mais décalée spatialement d'un angle de +\frac{\pi}{2} dans le sens trigonométrique (son axe magnétique est dirigé selon l'axe \mathrm{O}y).

L'angle relatif entre l'axe de la bobine du rotor et celui de la bobine (b) est donc \theta_{\mathrm{R}} - \frac{\pi}{2}. Sachant que M_{a\mathrm{R}} = M_0 \cos(\theta_{\mathrm{R}}), la mutuelle-inductance entre la bobine (b) et la bobine rotorique s'obtient par déphasage spatial :

M_{b\mathrm{R}} = M_0 \cos\left(\theta_{\mathrm{R}} - \frac{\pi}{2}\right)

En utilisant la relation trigonométrique \cos\left(x - \frac{\pi}{2}\right) = \sin(x), on obtient :

\boxed{M_{b\mathrm{R}} = M_0 \sin(\theta_{\mathrm{R}})}

En effet, pour \theta_{\mathrm{R}} = \frac{\pi}{2}, l'axe du rotor coïncide avec celui de la bobine (b), ce qui correspond bien à un couplage magnétique maximal positif (M_{b\mathrm{R}} = M_0).

2. Valeur de la mutuelle-inductance M_{ab} :

Les deux bobines statoriques (a) et (b) possèdent des axes magnétiques orthogonaux (\mathrm{O}x et \mathrm{O}y). Par raison de symétrie, le flux du champ magnétique créé par l'une des bobines à travers les spires de la seconde est rigoureusement nul :

\boxed{M_{ab} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez bien en compte la géométrie du dispositif pour établir les inductances mutuelles.

« Quelques erreurs sur les expressions des inductances mutuelles. Il fallait tenir compte de la géométrie du système. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : énergie magnétique, couple électromagnétique, machine synchrone

a) Exprimer, en fonction de , , , , et des courants et , l'énergie magnétique notée stockée dans la machine.

b) Exprimer le couple électromagnétique en fonction de , , , , et de . On rappelle que le couple électromagnétique exercé par la machine est donné par l'expression :

Voir l'indice

a) Exprimer l'énergie magnétique totale d'un système à trois circuits en sommant les termes d'auto-inductance et de mutuelle-inductance. b) Dériver partiellement cette énergie par rapport à \theta_R à courants constants.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie magnétique d'un ensemble de trois circuits couplés en sommant les termes d'énergie propre et les termes de couplage mutuel, en tenant compte du fait que M_{ab} = 0.
  2. Calculer la dérivée partielle de l'énergie magnétique par rapport à la position angulaire \theta_{\mathrm{R}} du rotor (à courants constants), puis injecter les expressions temporelles des courants polyphasés i_a(t) et i_b(t) avant de simplifier à l'aide d'une relation trigonométrique usuelle.
Voir la réponse courte

Expression de l'énergie magnétique totale puis dérivation par rapport à \theta_{\mathrm{R}} pour obtenir le couple instantané.

Voir le corrigé complet

a) Énergie magnétique stockée dans la machine

Le système est constitué de trois circuits couplés en régime magnétique linéaire : les deux bobines statoriques (a et b) et la bobine rotorique (R). L'énergie magnétique s'écrit de manière générale :

\begin{aligned} W_{\text{magn}} &= \frac{1}{2}L_a i_a^2(t) + \frac{1}{2}L_b i_b^2(t) + \frac{1}{2}L_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{R}}^2 + M_{ab}\,i_a(t)\,i_b(t) + M_{a\mathrm{R}}\,i_a(t)\,I_{\mathrm{R}} + M_{b\mathrm{R}}\,i_b(t)\,I_{\mathrm{R}} \end{aligned}

En utilisant les données du problème ainsi que les résultats de la question Q29 :

  • L_a = L_b = L_{\mathrm{S}} ;
  • M_{ab} = 0 (bobines statoriques en quadrature spatiale) ;
  • M_{a\mathrm{R}} = M_0 \cos(\theta_{\mathrm{R}}) ;
  • M_{b\mathrm{R}} = M_0 \sin(\theta_{\mathrm{R}}).

Il vient ainsi :

\boxed{W_{\text{magn}} = \frac{1}{2}L_{\mathrm{S}}\left(i_a^2(t) + i_b^2(t)\right) + \frac{1}{2}L_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{R}}^2 + M_0 I_{\mathrm{R}}\left(i_a(t)\cos(\theta_{\mathrm{R}}) + i_b(t)\sin(\theta_{\mathrm{R}})\right)}

b) Couple électromagnétique \Gamma_{\mathrm{em}}

Le couple électromagnétique s'obtient par dérivation partielle de l'énergie magnétique par rapport à la variable d'espace \theta_{\mathrm{R}}, à courants constants :

\begin{aligned} \Gamma_{\mathrm{em}} &= \frac{\partial W_{\text{magn}}}{\partial \theta_{\mathrm{R}}} \\ &= M_0 I_{\mathrm{R}}\left( -i_a(t)\sin(\theta_{\mathrm{R}}) + i_b(t)\cos(\theta_{\mathrm{R}}) \right) \end{aligned}

Injectons les expressions des courants statoriques :

\begin{aligned} i_a(t) &= I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\cos(\omega_{\mathrm{s}}t) \\ i_b(t) &= I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(\omega_{\mathrm{s}}t) \end{aligned}

Le terme entre parenthèses devient :

\begin{aligned} -i_a(t)\sin(\theta_{\mathrm{R}}) + i_b(t)\cos(\theta_{\mathrm{R}}) &= I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2} \left[ \sin(\omega_{\mathrm{s}}t)\cos(\theta_{\mathrm{R}}) - \cos(\omega_{\mathrm{s}}t)\sin(\theta_{\mathrm{R}}) \right] \end{aligned}

À l'aide de la formule trigonométrique \sin(a-b) = \sin a \cos b - \cos a \sin b, on reconnaît :

\begin{aligned} \sin(\omega_{\mathrm{s}}t)\cos(\theta_{\mathrm{R}}) - \cos(\omega_{\mathrm{s}}t)\sin(\theta_{\mathrm{R}}) = \sin(\omega_{\mathrm{s}}t - \theta_{\mathrm{R}}) \end{aligned}

On en déduit l'expression du couple électromagnétique :

\boxed{\Gamma_{\mathrm{em}} = M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2} \sin(\omega_{\mathrm{s}}t - \theta_{\mathrm{R}})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites attention aux signes dans l'expression de l'énergie magnétique.

« Quelques problèmes de signes dans cette série de questions. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : condition de synchronisme, couple électromagnétique

On considère ici que le rotor tourne à la vitesse angulaire constante , de sorte que . Écrire la condition de synchronisme, qui définit la valeur particulière de , notée , pour laquelle le couple électromagnétique moyen délivré par la machine est non nul. Exprimer ce couple moyen en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Injecter \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0 dans le couple instantané pour isoler le terme pulsant, et énoncer la condition d'annulation de sa pulsation pour obtenir une valeur moyenne temporelle non nulle.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de la loi horaire angulaire \theta_{\mathrm{R}}(t) = \Omega t + \theta_0 dans le couple électromagnétique instantané obtenu à la question précédente.
  2. Identifier la condition sur \Omega pour que le terme sinusoïdal devienne indépendant du temps, garantissant une valeur moyenne temporelle non nulle (condition de synchronisme).
  3. En déduire l'expression du couple électromagnétique moyen sous cette condition.
Voir la réponse courte

Condition \Omega_1 = \omega_{\mathrm{s}} pour obtenir un terme continu non nul lors de l'intégration temporelle du couple électromagnétique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30.b, le couple électromagnétique instantané s'écrit :

\Gamma_{\mathrm{em}}(t) = M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(\omega_{\mathrm{s}}t - \theta_{\mathrm{R}}(t))

En introduisant la loi horaire \theta_{\mathrm{R}}(t) = \Omega t + \theta_0, il vient :

\Gamma_{\mathrm{em}}(t) = M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin\left((\omega_{\mathrm{s}} - \Omega)t - \theta_0\right)

La valeur moyenne temporelle du couple électromagnétique est définie par :

\langle \Gamma_{\mathrm{em}} \rangle = \lim_{T \to +\infty} \frac{1}{T} \int_0^T \Gamma_{\mathrm{em}}(t)\,\mathrm{d}t

Pour toute pulsation \omega_{\mathrm{s}} - \Omega \neq 0, le signal est purement alternatif sinusoïdal et sa moyenne temporelle est strictement nulle : \langle \Gamma_{\mathrm{em}} \rangle = 0.

Pour obtenir un couple moyen non nul, l'argument du sinus doit être indépendant du temps, ce qui impose la condition de synchronisme :

\omega_{\mathrm{s}} - \Omega_1 = 0 \iff \boxed{\Omega_1 = \omega_{\mathrm{s}}}

À cette vitesse de synchronisme, le couple instantané devient constant au cours du temps et coïncide avec sa valeur moyenne :

\Gamma_{\mathrm{em}}(t) = M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(-\theta_0) = - M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(\theta_0)

soit :

\boxed{\langle \Gamma_{\mathrm{em}} \rangle = - M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(\theta_0)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple maximal, machine synchrone

Pour quelle valeur de ce couple est-il maximum ? Préciser l'expression de ce couple maximum en fonction de , et de .

Voir l'indice

Identifier la valeur de l'angle mécanique de calage \theta_0 qui rend maximale la fonction sinus intervenant dans l'expression du couple moyen.

Voir la stratégie
  1. Repartir de l'expression du couple moyen établi à la question précédente en régime de synchronisme.
  2. Déterminer la condition sur l'angle de calage \theta_0 pour que la fonction trigonométrique soit égale à +1 dans l'expression du couple moteur.
  3. En déduire l'expression analytique du couple électromagnétique maximal.
Voir la réponse courte

Maximisation du couple moyen par calage angulaire optimal \theta_0 et calcul de la valeur maximale correspondante.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, le couple électromagnétique moyen à la pulsation de synchronisme \Omega = \Omega_1 = \omega_{\mathrm{s}} s'écrit :

\langle \Gamma_{\mathrm{em}} \rangle = - \sqrt{2}\,M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sin(\theta_0)

Ce couple moteur est maximal lorsque la fonction \sin(\theta_0) est minimale, c'est-à-dire :

\sin(\theta_0) = -1 \iff \boxed{\theta_0 = -\frac{\pi}{2} \pmod{2\pi}}

Ce couple maximal, noté \Gamma_{\mathrm{em,max}}, vaut alors :

\boxed{\Gamma_{\mathrm{em,max}} = \sqrt{2}\,M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux erreurs de signe lors du calcul du couple maximal.

« Quelques problèmes de signes dans cette série de questions. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : machine synchrone, paire de pôles, condition de synchronisme

Quelle est alors la nouvelle condition de synchronisme qui définit la valeur particulière de , notée , pour laquelle le couple moyen délivré par la machine est non nul. Exprimer le couple électromagnétique moyen développé par la machine en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Identifier la pulsation angulaire dans l'argument de la fonction sinusoïdale de \Gamma_{\text{em},p}(t) pour déduire la nouvelle condition de synchronisme \Omega_p reliant pulsation électrique et vitesse mécanique.

Voir la stratégie
  1. Réécrire le couple électromagnétique instantané \Gamma_{\mathrm{em},p}(t) donné par l'énoncé en isolant la dépendance temporelle dans l'argument de la fonction sinus.
  2. Identifier la condition sur \Omega pour que cet argument ne dépende plus du temps, condition indispensable pour que la valeur moyenne temporelle du signal sinusoïdal soit non nulle.
  3. Calculer alors la valeur moyenne \langle \Gamma_{\mathrm{em},p} \rangle.
Voir la réponse courte

Généralisation à p paires de pôles : vitesse de synchronisme divisée par p et couple moyen proportionnel à p.

Voir le corrigé complet

L'expression du couple électromagnétique instantané fournie par l'énoncé est :

\Gamma_{\mathrm{em},p}(t) = p\,M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin\bigl(\omega_{\mathrm{s}}t - p(\Omega t - \theta_0)\bigr)

En regroupant les termes dépendant du temps t dans l'argument du sinus, on obtient :

\Gamma_{\mathrm{em},p}(t) = p\,M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin\bigl( (\omega_{\mathrm{s}} - p\Omega)t + p\theta_0 \bigr)

1. Condition de synchronisme :

  • Si \omega_{\mathrm{s}} - p\Omega \neq 0, le couple instantané \Gamma_{\mathrm{em},p}(t) est une fonction purement sinusoïdale du temps de pulsation |\omega_{\mathrm{s}} - p\Omega| \neq 0. Sa valeur moyenne sur une période est nulle :

    \langle \Gamma_{\mathrm{em},p} \rangle = 0
  • Pour obtenir un couple moyen non nul, la pulsation apparente doit s'annuler, ce qui impose que l'argument soit indépendant du temps :

    \omega_{\mathrm{s}} - p\Omega = 0 \iff \Omega = \frac{\omega_{\mathrm{s}}}{p}

La nouvelle condition de synchronisme s'écrit donc :

\boxed{\Omega_p = \frac{\omega_{\mathrm{s}}}{p}}

2. Expression du couple électromagnétique moyen :

À la vitesse de synchronisme \Omega = \Omega_p, le couple électromagnétique instantané est indépendant du temps et rigoureusement égal à sa valeur moyenne :

\boxed{\langle \Gamma_{\mathrm{em},p} \rangle = p\,M_0 I_{\mathrm{R}} I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(p\theta_0)}

Remarque : si l'on remplaçait strictement \theta_{\mathrm{R}}(t) = \Omega t + \theta_0 dans une expression physique du type \sin(\omega_{\mathrm{s}}t - p\theta_{\mathrm{R}}), l'argument contiendrait -p\theta_0, conduisant à un signe moins supplémentaire. En s'en tenant rigoureusement à la formule donnée dans le texte avec -(\Omega t - \theta_0), le terme de phase s'écrit bien +p\theta_0.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : paire de pôles, fréquence d'alimentation, machine synchrone

Expliquer en quoi la conception d'une machine à plusieurs paires de pôles permet de s'affranchir ou d'alléger le réducteur placé entre le moteur synchrone et le pédalier avant d'un VAE. La fréquence de pédalage d'un cycliste est de l'ordre de . Proposer une valeur numérique de la fréquence d'alimentation d'une machine synchrone à paires de pôles, directement raccordée sur le pédalier avant d'un VAE.

Voir l'indice

Relier la vitesse de rotation du pédalier en tours par seconde à la fréquence électrique des courants statoriques pour p = 10, et conclure sur l'inutilité d'un réducteur mécanique encombrant.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation de synchronisme établie à la question Q33 reliant la vitesse angulaire mécanique \Omega à la pulsation électrique des courants statoriques \omega_{\mathrm{s}} et au nombre de paires de pôles p, ainsi que l'expression du couple moteur.
  2. Exprimer la fréquence d'alimentation f_{\mathrm{s}} en fonction de la fréquence de rotation mécanique N (en \mathrm{tr}\cdot\mathrm{s}^{-1}) et de p, puis effectuer l'application numérique demandée.
Voir la réponse courte

Réduction du réducteur mécanique grâce à la faible vitesse de rotation synchrone \Omega = \omega_{\mathrm{s}}/p, puis calcul de f_{\mathrm{s}} = p N.

Voir le corrigé complet

D'après la condition de synchronisme établie à la question Q33, la vitesse angulaire de rotation du rotor s'écrit :

\Omega = \frac{\omega_{\mathrm{s}}}{p} \iff N = \frac{f_{\mathrm{s}}}{p}

où N est la vitesse de rotation mécanique en tours par seconde et f_{\mathrm{s}} = \frac{\omega_{\mathrm{s}}}{2\pi} la fréquence d'alimentation électrique.

Le choix d'un nombre élevé de paires de pôles p présente un double intérêt majeur :

  • Réduction de la vitesse de rotation : à fréquence d'alimentation f_{\mathrm{s}} fixée, la vitesse de rotation mécanique est divisée par p, devenant directement compatible avec les faibles cadences de pédalage d'un cycliste ;
  • Augmentation du couple développé : à courants d'alimentation constants, le couple électromagnétique moyen est proportionnel à p (\langle \Gamma_{\mathrm{em},p} \rangle \propto p), permettant de délivrer un couple important à basse vitesse.

Cette architecture à entraînement direct (« direct drive ») supprime le réducteur mécanique à engrenages (ou en réduit fortement le rapport de réduction), ce qui allège le vélo, diminue l'encombrement, élimine les frottements et l'usure mécanique, et supprime les bruits d'engrenage.

Pour une cadence de pédalage de N_{\text{péd}} = 90\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}, la fréquence de rotation du pédalier en tours par seconde est :

N = \frac{90}{60} = 1{,}5\text{ tr}\cdot\text{s}^{-1}

Si la machine synchrone est directement accouplée au pédalier avant, son rotor tourne à cette même vitesse (N = 1{,}5\text{ tr}\cdot\text{s}^{-1}). La fréquence des courants statoriques d'alimentation doit alors être :

f_{\mathrm{s}} = p N

Pour p = 10 paires de pôles, on obtient :

f_{\mathrm{s}} = 10 \times 1{,}5 = 15\text{ Hz}
\boxed{f_{\mathrm{s}} = 15\text{ Hz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rattachez votre analyse à la question précédente en constatant l'augmentation du couple avec le nombre de paires de pôles.

« Ici également, il fallait faire le lien avec la question précédente et voir l’augmentation du couple avec le nombre de paires de pôles. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Surtout 2 chapitres : Conversion électromécanique (24 % des questions, partie IV) et Régime sinusoïdal forcé et filtrage (13 %). Plus ponctuellement : Oxydoréduction et piles, Ondes acoustiques, Diffusion thermique, Titrages, Thermodynamique chimique et équilibres…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 15 questions sur 34 (44 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q6 à Q13, Q16, Q18, Q19, Q21, Q22, Q24 et Q25. Avec les autres programmes de première année : 7 en MP2I et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q20 (pulsation de coupure), Q24 (bilan de puissance), Q27 (théorème d'ampère) et Q30 (énergie magnétique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (résistance thermique), Q4 (réaction de combustion), Q6 (nombre d'oxydation), Q8 (dismutation), Q11 (titrage d'oxydoréduction), Q16 (théorème de l'énergie mécanique), Q17 (célérité du son), Q18 (filtre passe-ba)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (diagramme potentiel-ph) et Q12 (titrage en retour).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (25 sur 34), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q11, Q13, Q15 à Q19, Q21, Q22, Q25, Q26, Q29 et Q31 à Q34. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q30.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury décrit un sujet de longueur raisonnable, comportant beaucoup de questions simples aux réponses rapides, dont la dernière partie a été la mieux résolue. Moyenne : 9,57/20 (écart-type 3,73, 5 103 présents).

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.