Corrigé détaillé ENAC Physique QCM MPSI 2020
Physique générale : Ondes, Optique, RLC, Képler, Cycle d'Otto et Induction
- 36 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 et BCPST1 : 30 questions sur 36, parties II, III, IV et V
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 30 questions sur 36, parties II, III, IV, V et VI en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : MP2I 24 · TSI1 24 · BCPST1 12 questions.
Détail par partie
- Partie I : Ondes0/62e année
- Partie II : Optique géométrique6/6Faisable
- Partie III : Régime transitoire6/6Faisable
- Partie IV : Mécanique6/6Faisable
- Partie V : Thermodynamique6/6Faisable
- Partie VI : Électromagnétisme6/6Faisable
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique, Électrocinétique et électronique, Ondes et signaux · 8 incontournables · 30 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet de concours de l'ENAC se présente sous la forme de 36 questions à choix multiples balayant un large spectre du programme de physique des classes préparatoires. Structuré en six parties totalement indépendantes, il aborde successivement les ondes acoustiques stationnaires, l'optique instrumentale (étude d'une loupe et modélisation de l'œil), le régime transitoire d'un circuit oscillant , la mécanique céleste képlérienne avec calcul des durées saisonnières, la thermodynamique d'un moteur à explosion (cycle de Beau de Rochas) et enfin un problème d'induction électromécanique associant un pendule pesant et un condensateur.
D'un niveau technique très abordable mais exigeant une grande rapidité d'exécution et une rigueur sans faille dans les applications numériques, ce sujet constitue un support idéal d'entraînement pour les révisions de première année ainsi que pour la préparation aux épreuves de type QCM des concours d'ingénieurs (ENAC, CCINP, banques de QCM).
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 et BCPST1 : 30 questions sur 36, parties II, III, IV et V.
Où gagner des points
31 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : erreur d'énoncé
Erreur d'énoncé
La proposition C redonne la longueur d'onde fondamentale \lambda_1 = 4L obtenue en Q5 pour m = 0, ce qui contredit la condition « m > 0 » du texte. Il faut retenir que la formule s'applique pour m \ge 0.
Erreur d'énoncé
Q16 : L'énoncé omet la tension continue finale +E dans l'expression de u_C(t). Il faut rétablir u_C(t) = E + \exp(-t/2\tau_e)[A\cos(\omega_a t) + B\sin(\omega_a t)] pour déduire A = -E de la condition initiale u_C(0^+) = 0.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
36 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
36 questionsPartie I : Ondes
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, condition aux limites
En introduisant une constante spatiale et temporelle , indiquer l'expression correcte de cette onde stationnaire: A) B) C) D)
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Traduire les conditions aux limites \Psi_f(0, t) = 0 et \Psi_f(x, 0) = 0 sous forme d'une séparation des variables spatiales et temporelles en sinus.
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- Une onde stationnaire résulte de la superposition de deux ondes progressives de sens opposés et se caractérise mathématiquement par la factorisation de la dépendance spatiale et de la dépendance temporelle : \Psi(x,t) = g(x) \cdot h(t).
- La condition aux limites en x = 0 impose la forme de la dépendance spatiale g(x).
- La condition initiale à t = 0 impose la forme de la dépendance temporelle h(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'annulation en x=0 et à t=0 impose une forme en produit de sinus : \Psi_f(x,t) = \psi_m \sin(2\pi ft)\sin(k_f x).
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Une onde stationnaire s'exprime sous une forme à variables séparées g(x) h(t), ce qui exclut d'emblée la proposition A qui représente une onde progressive se propageant selon les x croissants.
Testons les conditions fournies par l'énoncé sur les formes factorisées :
Condition aux limites en x = 0 :
\Psi_f(0,t) = 0 \quad \forall tPour la proposition D, on aurait \Psi_f(0,t) = \psi_m \cos(2\pi f t)\cos(0) = \psi_m \cos(2\pi f t) \neq 0. La proposition D est donc éliminée. Les propositions B et C vérifient bien \sin(k_f \times 0) = 0.
Condition initiale en t = 0 :
\Psi_f(x,0) = 0 \quad \forall x- Pour B : \Psi_f(x,0) = \psi_m \cos(0)\sin(k_f x) = \psi_m \sin(k_f x) \neq 0 pour x quelconque.
- Pour C : \Psi_f(x,0) = \psi_m \sin(0)\sin(k_f x) = 0 pour tout x.
Seule l'expression C vérifie simultanément la nature stationnaire de l'onde, la condition aux limites en x=0 et la condition initiale à t=0.
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, mode fondamental
Calculer numériquement la fréquence de l'harmonique fondamentale. A) B) C) D)
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Pour le mode fondamental n=1, la longueur du tuyau correspond à une demi-longueur d'onde : L = \lambda_1 / 2 = c_s / (2f_{1,f}).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la condition aux limites en x = L à l'expression de l'onde stationnaire trouvée à la question précédente.
- En déduire la relation de quantification des fréquences propres, puis isoler la fréquence fondamentale associée au mode n = 1.
- Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour un tuyau fermé aux deux extrémités, \lambda_1 = 2L d'où f_{1,f} = c/(2L) = 85\text{ Hz}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, la fonction d'onde stationnaire s'écrit :
La condition aux limites en x = L impose que pour tout instant t :
Cette égalité n'étant pas identiquement nulle pour une onde d'amplitude \psi_m \neq 0, elle nécessite :
Or, la constante spatiale k_f est reliée à la fréquence f et à la célérité du son c_s par la relation de dispersion acoustique k_f = \frac{2\pi f}{c_s}. Les fréquences propres du tuyau fermé sont donc :
Le mode fondamental correspond à n = 1, d'où l'expression de la fréquence fondamentale :
Application numérique :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : mode propre, longueur d'onde
En introduisant l'entier , déterminer l'expression des longueurs d'ondes des ondes stationnaires qui peuvent exister dans le tuyau: A) B) C) D)
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Imposer l'annulation de la fonction d'onde en x = L, ce qui conduit à \sin(k_f L) = 0, soit k_f L = n\pi avec k_f = 2\pi/\lambda_n.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la condition aux limites en x = L à l'expression de l'onde stationnaire établie à la question précédente.
- Relier le nombre d'onde k_f à la longueur d'onde spatiale \lambda_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
La condition aux deux extrémités fermées impose k_n L = n\pi, soit des longueurs d'onde \lambda_n = 2L/n.
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D'après la question 1, l'onde stationnaire en présence du bouchon s'écrit :
La condition aux limites en x = L impose que, pour tout instant t :
Ce qui conduit à la quantification de la constante spatiale k_f par :
La longueur d'onde \lambda_n étant reliée au nombre d'onde par k_{f, n} = \dfrac{2\pi}{\lambda_n}, on obtient :
d'où :
La bonne réponse est l'affirmation B.
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, tuyau ouvert
Le bouchon est désormais retiré. On observe alors une nouvelle onde stationnaire dans le tuyau, notée , de même amplitude . L'ouverture du tuyau modifie les conditions aux limites, la condition initiale restant la même:
En introduisant une nouvelle constante spatiale et temporelle , déterminer l'expression de : A) B) C) D)
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Reprendre la forme générale séparable en vérifiant que la condition initiale en t=0 et la condition d'annulation en x=0 imposent un produit de deux sinus.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la forme générale d'une onde stationnaire (séparation des variables spatiale et temporelle).
- Tester les conditions aux limites et la condition initiale fournies par l'énoncé sur les différentes propositions.
Voir la réponse courteRéponse courte
La condition initiale nulle et le nœud en x=0 imposent la forme \Psi_o(x,t) = \psi_m \sin(2\pi ft)\sin(k_o x).
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Une onde stationnaire est caractérisée par une factorisation des dépendances spatiale et temporelle sous la forme :
- La proposition A représente une onde progressive se propageant vers les x décroissants, et non une onde stationnaire. Elle est donc exclue.
- La condition initiale \Psi_o(x,0) = 0 pour tout x impose que la dépendance temporelle s'annule en t=0. Pour la proposition B, \Psi_o(x,0) = \psi_m \sin(k_o x) \neq 0, ce qui ne vérifie pas la condition initiale.
- La condition à la limite en x=0, \Psi_o(0,t) = 0 pour tout t, impose que la dépendance spatiale s'annule en x=0. Pour la proposition D, \Psi_o(0,t) = \psi_m \sin(2\pi f t) \cos(0) = \psi_m \sin(2\pi f t) \neq 0, ce qui ne vérifie pas la condition en x=0.
Pour la proposition C, on vérifie aisément que :
\Psi_o(0,t) = \psi_m \sin(2\pi f t) \sin(0) = 0\Psi_o(x,0) = \psi_m \sin(0) \sin(k_o x) = 0L'extrémité ouverte en x=L constitue un ventre d'amplitude \psi_m, ce qui impose |\sin(k_o L)| = 1.
L'expression correcte est donc donnée par la proposition C.
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : tuyau quart d'onde, mode fondamental
Calculer numériquement la fréquence de l'harmonique fondamentale. A) B) C) D)
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Le tuyau quart-d'onde admet pour mode fondamental un nœud en x=0 et un ventre en x=L, soit L = \lambda_{1,o}/4, d'où f_{1,o} = c_s / (4L).
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la condition aux limites en x=L pour déterminer la plus petite valeur non nulle de la constante spatiale k_o, correspondant au mode fondamental (m=0 ou premier mode propre).
- Relier la constante d'onde spatiale k_o à la pulsation \omega = 2\pi f et à la célérité c_s du son via la relation de dispersion acoustique k_o = \frac{2\pi f}{c_s}.
- En déduire l'expression littérale de la fréquence fondamentale f_{1,o}, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tuyau ouvert à une extrémité : le fondamental vérifie L = \lambda_1/4, soit f_{1,o} = c/(4L) = 42{,}5\text{ Hz}.
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D'après la question Q4, l'onde stationnaire dans le tuyau ouvert en son extrémité x=L a pour expression :
L'extrémité x=L étant ouverte, l'amplitude spatiale y est maximale, ce qui impose la condition aux limites :
Pour l'harmonique fondamentale (mode de fréquence la plus basse non nulle, correspondant à m=0), la pulsation spatiale vérifie :
La constante spatiale est reliée à la fréquence par la relation de dispersion acoustique non dispersive k_{1,o} = \frac{2\pi f_{1,o}}{c_s}, d'où :
Avec c_s = 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et L = 2\text{ m} :
La réponse correcte est donc la proposition C.
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : mode propre, condition aux limites
En introduisant l'entier , déterminer l'expression des longueurs d'ondes des ondes stationnaires qui peuvent exister dans le tuyau: A) B) C) D)
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Poser la condition spatiale \sin(k_o L) = \pm 1, soit k_o L = (m - 1/2)\pi ou une forme équivalente, et relier k_o à \lambda_m.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition aux limites en x = L pour l'amplitude spatiale de l'onde stationnaire \Psi_o(x,t).
- En déduire les valeurs possibles du vecteur d'onde k_o, puis relier k_o à la longueur d'onde \lambda.
- Identifier la proposition correspondante parmi celles proposées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le ventre en x=L donne k_m L = (m - 1/2)\pi, d'où les longueurs d'onde \lambda_m = L/(m/2 - 1/4).
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D'après la question Q4, l'onde stationnaire dans le tuyau ouvert en x=L s'écrit :
L'extrémité x = L étant ouverte, l'amplitude des oscillations y est maximale (ventre de vibration), ce qui impose :
Cette condition est réalisée lorsque :
En reliant le vecteur d'onde k_o à la longueur d'onde \lambda_m par k_o = \dfrac{2\pi}{\lambda_m}, on obtient :
Il vient donc :
ce qui correspond à la proposition C.
Résultat
Partie II : Optique géométrique
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : œil, pouvoir séparateur
Que peut-on affirmer? A) La limite de résolution angulaire d'un œil normal est d'environ . B) Un ballon sphérique de de diamètre placé à une distance de est vu sous un angle supérieur à la limite de résolution angulaire d'un œil sans défaut. C) Un œil emmétrope peut observer nettement un objet à l'infini. D) Un objet virtuel pour l'œil peut être observé nettement.
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Rappeler le pouvoir de résolution angulaire de l'œil (environ 1' soit 3 \cdot 10^{-4}\text{ rad}) et le domaine de vision nette d'un œil emmétrope sans accommodation.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser chaque affirmation de manière indépendante (QCM à choix multiples).
- Rappeler les caractéristiques d'un œil emmétrope (limite de résolution angulaire, punctum proximum et punctum remotum).
- Calculer le diamètre apparent du ballon pour le comparer au pouvoir séparateur de l'œil.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'œil emmétrope au repos voit nettement à l'infini et le diamètre apparent du ballon vaut 2\text{ mrad} > 1'.
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Examinons successivement chacune des propositions :
Affirmation A : Fausse. Le pouvoir séparateur (ou limite de résolution angulaire) d'un œil humain normal est de l'ordre d'une minute d'arc (1') :
\varepsilon \approx 1' = \left(\frac{1}{60}\right)^\circ \approx 3 \times 10^{-4}\text{ rad}La valeur proposée de 1{,}5'' (secondes d'arc) est environ quarante fois trop faible.
Affirmation B : Vraie. Sous les conditions de Gauss, le diamètre angulaire \alpha sous lequel est vu un objet de diamètre D = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} situé à une distance d = 100\text{ m} vaut :
\alpha \approx \frac{D}{d} = \frac{0{,}20}{100} = 2 \times 10^{-3}\text{ rad}En minutes d'arc, cela correspond à :
\alpha = 2 \times 10^{-3} \times \frac{180 \times 60}{\pi} \approx 6{,}9' \approx 410''Cette valeur est nettement supérieure à la limite de résolution angulaire d'un œil normal (\varepsilon \approx 1').
- Affirmation C : Vraie. Par définition, un œil emmétrope (dépourvu de défaut de réfraction) a son punctum remotum (PR) rejeté à l'infini : sans accommoder (au repos), les rayons parallèles issus d'un objet à l'infini convergent exactement sur la rétine. Il observe donc nettement un objet à l'infini.
- Affirmation D : Fausse. Un objet virtuel pour l'œil correspond à un faisceau de rayons incidents convergents vers un point situé derrière le centre optique de l'œil. L'œil ne peut qu'augmenter sa vergence par accommodation ; même au repos, sa vergence minimale fait converger des rayons parallèles sur la rétine. Un faisceau déjà convergent convergera donc nécessairement en avant de la rétine : l'image ne peut pas être nette sur la rétine pour un œil emmétrope.
Les affirmations correctes sont donc B et C.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : loupe, grossissement
Dans cette question, est placé dans le plan focal objet de et la position de l'œil, derrière la lentille, est quelconque. L'œil voit nettement l'image de à travers . Déterminer et . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Calculer l'angle sous lequel l'œil voit l'image à l'infini depuis le foyer image d'une lentille convergente, puis appliquer la définition G = \theta' / \theta.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le diamètre apparent \theta' de l'image vue à travers la loupe en exploitant le tracé d'un rayon remarquable issu de B (notamment le rayon passant par le centre optique O, qui n'est pas dévié).
- Exprimer le diamètre apparent \theta de l'objet vu à l'œil nu à la distance minimale de vision nette d_m.
- En déduire le grossissement G = \frac{\theta'}{\theta}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Objet dans le plan focal objet : l'image est à l'infini, \theta' = AB/f' et le grossissement commercial vaut G = d_m/f'.
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L'objet AB étant situé dans le plan focal objet de la lentille mince \mathcal{L} (A est confondu avec le foyer objet F), la lentille en donne une image A'B' rejetée à l'infini.
Les rayons issus de B émergent de la lentille parallèlement entre eux. En considérant le rayon passant par le centre optique O, qui traverse la lentille sans être dévié, l'angle \theta' que font ces rayons avec l'axe optique vérifie, dans le cadre de l'approximation de Gauss (\tan\theta' \approx \theta') :
L'image étant à l'infini, ce diamètre apparent \theta' est indépendant de la position de l'observateur en arrière de la lentille.
Sans la loupe, lorsque l'objet AB est observé à l'œil nu au punctum proximum (à la distance d_m), son diamètre apparent est :
Par définition du grossissement :
Par conséquent, les propositions B et D sont correctes.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : loupe, punctum proximum
L'objet n'est plus dans le plan focal de . L'œil est placé à proximité de la loupe () et accommode de sorte qu'il observe l'image de l'objet à travers à son punctum proximum. À quelle position l'objet est-il placé et que vaut alors le grossissement de la loupe dans ces conditions d'observation? A) B) C) D)
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Écrire la relation de conjugaison de Descartes avec une image située au punctum proximum (p_1' = -d_m car x \approx 0), puis exprimer \theta' = A'B' / d_m.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la position algébrique de l'image p' à partir de la position de l'œil (x \approx 0) et de la condition d'accommodation au punctum proximum, puis utiliser la relation de conjugaison de Descartes pour déterminer la position objet p_1 = \overline{OA}.
- Calculer le diamètre apparent \theta' sous lequel l'image est vue depuis le centre optique, puis en déduire le grossissement G_1 = \theta' / \theta.
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Conjugaison de Descartes avec image en -d_m et œil sur la lentille : p_1 = -d_m f'/(d_m + f') et G_1 = 1 + d_m/f'.
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L'œil est situé immédiatement derrière la loupe (x \approx 0). Pour observer l'image A'B' à son punctum proximum, celle-ci doit se former à la distance minimale de vision nette d_m en avant de l'œil, soit :
D'après la relation de conjugaison de Descartes fournie par l'énoncé :
On en déduit la position p_1 de l'objet :
L'affirmation B est donc correcte et l'affirmation A est fausse.
L'angle \theta sous lequel l'objet est vu à l'œil nu placé au punctum proximum vaut, dans le cadre de l'approximation de Gauss :
L'œil étant au centre optique O (x \approx 0), le rayon issu de B passant par O n'est pas dévié. Le diamètre apparent \theta' de l'image est donc directement donné par l'angle sous lequel est vu l'objet depuis O :
Le grossissement G_1 s'écrit alors :
Soit :
L'affirmation D est donc correcte et l'affirmation C est fausse.
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : relation de conjugaison, punctum proximum
L'œil est désormais placé à une position quelconque dans l'intervalle . On note la position de qui permet à l'œil d'observer l'image de l'objet donnée par sans accommodation et la position de qui oblige l'œil à accommoder au punctum proximum. On introduit les distances algébriques et . Exprimer ces dernières. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Exprimer que l'image A' doit être à l'infini pour p_\infty et au punctum proximum de l'œil (soit en x - d_m algébriquement par rapport au centre O) pour p_m.
Voir la stratégieStratégie
- Pour déterminer p_\infty = \overline{OA_\infty}, on utilise le fait qu'un œil emmétrope observe sans accommoder lorsque l'image définitive est rejetée à l'infini (au punctum remotum). On applique alors la relation de conjugaison de Descartes avec une image à l'infini.
- Pour déterminer p_m = \overline{OA_m}, on repère la position de l'image A'_m qui doit se trouver au punctum proximum de l'observateur (situé à la distance d_m devant l'œil). On applique ensuite la relation de Descartes pour en déduire la position de l'objet A_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'image doit se former entre -\infty et à la distance d_m - x devant la lentille, d'où p_\infty et p_m.
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1. Détermination de p_\infty :
L'œil étant emmétrope, sa vision s'effectue sans accommodation lorsque l'objet qu'il regarde (ici l'image A'_\infty donnée par la loupe) est situé à l'infini :
D'après la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique :
Comme \frac{1}{p'_{i,\infty}} \to 0, il vient immédiatement :
La position A_\infty coïncide avec le foyer principal objet F de la lentille, indépendamment de la position x de l'œil. L'affirmation A est vraie et B est fausse.
2. Détermination de p_m :
Lorsque l'œil accommode au maximum, l'image A'_m doit être située à son punctum proximum, soit à une distance d_m en avant de l'œil. L'œil étant placé en abscisse x > 0, la position algébrique de l'image A'_m par rapport au centre O de la loupe est :
La relation de conjugaison de Descartes donne :
En inversant cette relation, on obtient :
L'affirmation C est donc vraie et l'affirmation D est fausse.
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : grossissement, angle apparent
On note la position de telle que . Calculer le grossissement de la loupe pour ces positions de l'œil et de l'objet. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Exprimer la taille de l'image A'B' via le grandissement transversal, puis le diamètre apparent sous lequel cette image est vue depuis la position x de l'œil.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de l'angle \theta sous lequel est vu l'objet à l'œil nu au punctum proximum.
- Déterminer la position p' et la taille A'B' de l'image intermédiaire à l'aide des relations de Descartes.
- Exprimer le diamètre apparent \theta' de cette image vue par l'œil situé à l'abscisse x, puis en déduire le grossissement G(x, p) = \theta' / \theta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du diamètre apparent \theta' sous lequel l'image est vue depuis x, puis rapport à \theta = AB/d_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'objet de taille AB, placé au punctum proximum à la distance d_m de l'œil sans instrument, est vu sous l'angle :
À travers la loupe \mathcal{L}, la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O fournit la position p' = \overline{OA'} de l'image :
Le grandissement transversal est :
L'œil est placé en arrière de la lentille à l'abscisse x_E = x > 0. Comme l'image A'B' est virtuelle (p' < 0), la distance séparant l'image de l'œil vaut :
Dans l'approximation des petits angles (conditions de Gauss), le diamètre apparent \theta' sous lequel l'œil voit l'image A'B' s'écrit :
On en déduit l'expression du grossissement G(x, p) = \dfrac{\theta'}{\theta} :
La réponse correcte est la proposition D.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : grossissement, optimisation
On note l'image de par et . Pour quelle position de l'œil et quelle valeur de le grossissement est-il maximum? A) et B) et C) quelconque et D) et
Voir l'indiceIndice
Analyser la fonction G(x, p') : elle est strictement croissante vis-à-vis du rapprochement de l'œil de la lentille et de l'accommodation maximale au punctum proximum.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le grossissement G en fonction de la position x de l'œil et de la position algébrique p' = \overline{OA'} de l'image.
- Prendre en compte les contraintes physiologiques de vision nette pour un œil emmétrope : la distance de l'image à l'œil doit être comprise entre le punctum proximum (d_m) et l'infini (d_m \le x - p' < +\infty).
- En déduire les valeurs de x et p' qui maximisent le grossissement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le grossissement est maximal lorsque l'œil est collé à la loupe (x = 0) et accommode au punctum proximum (p' = -d_m).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'image A'B' de l'objet AB à travers la lentille \mathcal{L} est située à la distance algébrique p' = \overline{OA'}. La taille de l'image est donnée par le grandissement transversal :
D'après la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre :
L'œil étant situé en x derrière la lentille (x > 0), la distance séparant l'œil de l'image virtuelle (p' < 0) est :
L'angle sous lequel l'œil voit l'image à travers la loupe est donc :
L'angle d'observation directe à l'œil nu au punctum proximum étant \theta = \dfrac{AB}{d_m}, le grossissement s'écrit :
Pour que l'image puisse être vue nettement, sa distance à l'œil doit respecter les limites d'accommodation :
Comme x \ge 0, le terme (f' - x) est maximal pour x = 0, et le dénominateur (x - p') est minimal pour x - p' = d_m. Par conséquent :
Le maximum du grossissement est ainsi atteint pour :
Ce résultat correspond à l'item B.
Partie III : Régime transitoire
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : facteur de qualité, circuit rlc
Calculer numériquement : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'expression du facteur de qualité pour un circuit RLC série : Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}} avec \omega_0 = 1/\sqrt{LC}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le facteur de qualité Q et la pulsation propre \omega_0 d'un circuit RLC série en fonction des composants R, L et C.
- Isoler la résistance R et effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation Q = \frac{1}{R}\sqrt{L/C} inversée pour obtenir la résistance R à partir des caractéristiques du circuit.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque l'interrupteur K est ouvert, le circuit est un dipôle RLC série alimenté par la source de tension E.
L'équation différentielle régissant la tension u_C(t) aux bornes du condensateur s'écrit classiquement :
Par identification avec la forme canonique :
on identifie la pulsation propre \omega_0 et le facteur de qualité Q :
On en déduit l'expression de la résistance R :
Application numérique avec L = 50\text{ mH} = 50\times 10^{-3}\text{ H}, C = 20\ \mu\text{F} = 20\times 10^{-6}\text{ F} et Q = 10 :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pseudo-pulsation, facteur de qualité
Que peut-on dire de la pseudo-pulsation ? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Partir de la relation exacte \omega_a = \sqrt{\omega_0^2 - \frac{1}{4\tau^2}} = \omega_0 \sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}} et effectuer un développement limité pour Q \gg 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pseudo-pulsation \omega_a = \omega_0\sqrt{1 - 1/(4Q^2)} approchée au second ordre en 1/Q par \omega_0(1 - 1/(8Q^2)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque l'interrupteur K est ouvert, le circuit est un circuit RLC série alimenté par la source de tension constante E. La loi des mailles s'écrit :
Avec u_L = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}, u_R = R i et i = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation différentielle vérifiée par la tension u_C(t) :
Sous forme canonique, cette équation s'écrit :
avec \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} et Q = \frac{L\omega_0}{R} = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.
L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle homogène est :
Son discriminant s'écrit :
Comme Q = 10 > \frac{1}{2}, le discriminant est strictement négatif : le régime est pseudo-périodique. Les racines s'écrivent :
où la pseudo-pulsation \omega_a est définie par :
Comme Q = 10 \gg 1, on a \frac{1}{4Q^2} = \frac{1}{400} \ll 1. On effectue un développement limité au premier ordre selon (1-u)^{1/2} = 1 - \frac{1}{2}u + \mathcal{O}(u^2) avec u = \frac{1}{4Q^2} :
Ce résultat correspond à la proposition A.
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : continuité des grandeurs, circuit rlc
Que valent l'intensité et la tension à l'instant succédant immédiatement à l'ouverture de ? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Utiliser la continuité du courant dans la bobine i(0^+) = i(0^-) et la continuité de la tension aux bornes du condensateur u_C(0^+) = u_C(0^-).
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'état du circuit en régime permanent avant l'ouverture de l'interrupteur (t < 0), où la bobine se comporte comme un court-circuit et le condensateur est court-circuité par l'interrupteur K fermé.
- Appliquer les relations de continuité aux grandeurs d'état associées aux composants stockant de l'énergie (le courant i à travers la bobine et la tension u_C aux bornes du condensateur) lors de la transition en t = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité du courant dans la bobine et de la tension aux bornes du condensateur lors de la commutation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t < 0, l'interrupteur K est fermé depuis une durée suffisamment longue pour que le régime permanent continu soit établi :
Le condensateur est mis en court-circuit par l'interrupteur K, ce qui impose :
u_C(0^-) = 0En régime continu permanent, une bobine idéale se comporte comme un fil conducteur (u_L = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = 0). Le circuit se réduit à la source idéale de tension de fem E débitant dans le résistor de résistance R. La loi des mailles s'écrit alors :
E - L \left.\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}\right|_{0^-} - R \, i(0^-) = 0 \implies E - R \, i(0^-) = 0Soit :
i(0^-) = \frac{E}{R}
À l'instant t = 0, on ouvre l'interrupteur K :
L'énergie magnétique stockée dans la bobine, \mathcal{E}_L = \frac{1}{2} L i^2, ne peut pas varier de manière discontinue en l'absence de tension infinie à ses bornes. L'intensité du courant i(t) traversant la bobine est donc une fonction continue du temps en t = 0 :
\boxed{i(0^+) = i(0^-) = \frac{E}{R}}L'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur, \mathcal{E}_C = \frac{1}{2} C u_C^2, est également continue en l'absence de pic de Dirac d'intensité (le courant étant limité par l'inductance en série). La tension u_C(t) est donc continue en t = 0 :
\boxed{u_C(0^+) = u_C(0^-) = 0}
Les deux affirmations correctes sont donc B et C.
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : condition initiale, circuit rlc
La tension aux bornes du condensateur évolue selon:
, et étant des constantes temporelles. Exprimer : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Identifier la solution stationnaire après ouverture de K (u_{C,\infty} = E) et appliquer la condition initiale u_C(0^+) = 0 pour déterminer la constante A.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation différentielle régissant u_C(t) pour t > 0 afin d'identifier la solution générale complète (incluant la solution particulière due au générateur continu).
- Exploiter la condition initiale de continuité de la tension aux bornes du condensateur déterminée à la question 15, soit u_C(0^+) = 0.
- Identifier la constante d'intégration A et discuter la coquille typographique présente dans l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de l'expression en t=0^+ : u_C(0^+) = A = E par continuité de la tension.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t > 0, l'interrupteur K étant ouvert, le circuit est un circuit RLC série alimenté par la source idéale de tension de f.é.m. E. La loi des mailles s'écrit :
En utilisant la relation constitutive du condensateur i(t) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation différentielle du second ordre :
La solution générale est la somme de la solution particulière constante u_{C,\mathrm{part}} = E et de la solution de l'équation homogène en régime pseudo-périodique :
avec \tau_e = \frac{L}{R}.
La tension aux bornes d'un condensateur étant une variable d'état continue, on a d'après la question 15 :
En évaluant l'expression de u_C(t) en t = 0^+ :
On en déduit :
L'expression donnée dans le texte de la question omet le terme permanent E (coquille typographique de l'énoncé). En prenant en compte la physique du système (confirmée sans ambiguïté par l'expression de B à la question 17), la valeur attendue pour la constante d'intégration est A = -E.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : condition initiale, dérivée de la tension
Exprimer : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Dériver u_C(t) à t=0^+ pour obtenir i(0^+) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}(0^+) et égaliser avec la valeur initiale du courant.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la dérivée temporelle de la tension u_C à l'intensité i traversant le condensateur à t = 0^+.
- Dériver l'expression temporelle complète de u_C(t) établie à la question précédente et l'évaluer en t = 0^+.
- Identifier avec la condition initiale i(0^+) = E/R pour en déduire la constante B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivée en t=0^+ liée au courant initial i_C(0^+) = C\,\mathrm{d}u_C/\mathrm{d}t pour déterminer le coefficient B.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t > 0, l'interrupteur K est ouvert. Le condensateur est en série avec la bobine et le conducteur ohmique. En convention récepteur pour le condensateur, l'intensité du courant s'écrit :
À l'instant initial t = 0^+, la condition établie à la question Q15 donne :
L'expression complète de la tension aux bornes du condensateur (solution particulière du régime permanent associée à la solution du régime libre déterminée à la question Q16 avec A = -E) est :
Dérivons cette expression par rapport au temps :
En évaluant en t = 0^+ :
En égalant les deux expressions de la dérivée en 0^+ :
On en déduit l'expression de la constante B :
La réponse correcte est l'affirmation A.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : circuit rl, temps de réponse
On attend suffisamment longtemps que le régime s'établisse puis, à un instant pris comme nouvelle origine temporelle, on ferme . On retiendra, par convention, comme durée du régime transitoire, la durée nécessaire pour que atteigne de sa valeur finale (on indique que ). Déterminer la durée du régime transitoire succédant à la fermeture de . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
À la fermeture de K, le condensateur est shunté et le circuit redevient un dipôle RL de constante de temps \tau = L/R régi par i(t) = i_\infty (1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'état du circuit avant la fermeture de K : le circuit RLC série était en régime permanent continu, de sorte que le condensateur était totalement chargé et le courant nul.
- Établir l'équation différentielle régissant l'intensité i(t) pour t \ge 0 : la fermeture de l'interrupteur K court-circuite le condensateur, réduisant le circuit actif à un circuit RL série soumis à l'échelon de tension E.
- Intégrer l'équation différentielle avec la condition de continuité du courant dans la bobine, puis déterminer la durée \tau_{rt} à 95\,\% de la valeur finale, sous forme littérale puis numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement du courant dans une bobine de constante de temps \tau = L/R avec durée à 95
Voir le corrigé completCorrigé complet
Avant la fermeture de l'interrupteur K, le circuit est en régime permanent continu depuis une durée suffisamment longue. Le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert :
À l'instant pris comme nouvelle origine des temps, on ferme l'interrupteur K. Le condensateur se trouve alors en court-circuit. La branche principale comportant la source de tension E, la bobine d'inductance L et le résistor de résistance R est refermée sur elle-même à travers l'interrupteur K.
La loi des mailles s'écrit pour t \ge 0 :
Par continuité du courant traversant la bobine, on a :
La solution de cette équation différentielle linéaire d'ordre 1 est :
Le courant atteint sa valeur finale i_\infty = \frac{E}{R} en régime permanent. Par définition, la durée du régime transitoire \tau_{rt} vérifie :
On en déduit l'expression littérale de la durée du régime transitoire :
Calculons numériquement cette durée avec L = 50\text{ mH} = 50 \times 10^{-3}\text{ H} et R = 5\ \Omega (déterminé à la question 13) :
Les propositions A et C sont donc toutes les deux correctes.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie IV : Mécanique
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : loi des aires, énergie mécanique
Que peut-on affirmer? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Appliquer la conservation du moment cinétique en coordonnées polaires aux positions apsidales où le vecteur vitesse est orthogonal au rayon vecteur.
Voir la stratégieStratégie
- Étudier la conservation du moment cinétique de la Terre par rapport au centre de force O pour relier les grandeurs cinématiques aux points extrêmes A_p et A_a.
- Étudier la conservation de l'énergie mécanique du système soumis à une force conservative unique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du moment cinétique (r_p v_p = r_a v_a) et de l'énergie mécanique entre le périhélie et l'aphélie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étudié est la Terre T, assimilée à un point matériel de masse M_T, dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen. La Terre est soumise uniquement à la force gravitationnelle exercée par le Soleil situé en O :
1. Conservation du moment cinétique (étude des propositions A et B) :
Le moment en O de la force gravitationnelle est nul à tout instant :
D'après le théorème du moment cinétique appliqué en O dans un référentiel galiléen, le moment cinétique \mathbf{L}_O est une constante du mouvement :
En coordonnées polaires dans le plan orbital, la vitesse s'écrit \mathbf{v} = \dot{r}\,\mathbf{e}_r + r\dot{\varphi}\,\mathbf{e}_\varphi. Aux positions orbitales extrêmes (périhélie A_p et aphélie A_a), la distance au centre de force est extrémale, de sorte que \dot{r} = 0. La vitesse y est donc purement orthoradiale :
Le moment cinétique scalaire L_z = \mathbf{L}_O \cdot \mathbf{e}_z s'écrit donc en ces deux points :
En simplifiant par la masse M_T > 0, on en déduit :
L'affirmation A est donc vraie, et l'affirmation B est fausse.
2. Conservation de l'énergie mécanique (étude des propositions C et D) :
La force gravitationnelle dérive d'une énergie potentielle :
Cette force étant la seule action mécanique prise en compte sur la Terre (forces non conservatives inexistantes dans ce modèle), l'énergie mécanique \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p est une constante du mouvement :
Par conséquent, l'énergie mécanique prend la même valeur au périhélie et à l'aphélie :
L'affirmation D est donc vraie, et l'affirmation C est fausse.
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : vitesse orbitale, champ newtonien
Exprimer . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Écrire l'égalité des énergies mécaniques au périhélie et à l'aphélie, puis éliminer v_p à l'aide de la loi des aires r_p v_p = r_a v_a.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse au périhélie v_p en fonction de la vitesse à l'aphélie v_a grâce à la conservation du moment cinétique établie à la question Q19.
- Écrire la conservation de l'énergie mécanique entre le périhélie A_p et l'aphélie A_a.
- Éliminer v_p pour isoler v_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des conservations de \mathcal{E}_m et de L_z aux apsides pour exprimer la vitesse à l'aphélie v_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q19, la conservation du moment cinétique entre l'aphélie et le périhélie s'écrit :
L'énergie potentielle gravitationnelle de la Terre dans le champ créé par le Soleil, avec l'origine choisie à l'infini, est :
La conservation de l'énergie mécanique \mathcal{E}_m(A_a) = \mathcal{E}_m(A_p) donne :
En substituant v_p = \dfrac{r_a}{r_p} v_a, il vient :
Pour une orbite non circulaire (r_a \neq r_p), on simplifie par (r_a - r_p) :
Comme v_a > 0, on obtient :
La réponse correcte est l'affirmation D.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : moment cinétique, champ newtonien
Exprimer : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Calculer L_z = M_T r_a v_a en y substituant l'expression de la vitesse à l'aphélie v_a obtenue précédemment.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le moment cinétique scalaire L_z à l'aphélie A_a en exploitant l'orthogonalité entre le rayon vecteur et la vitesse en ce point.
- Injecter l'expression de la vitesse v_a établie à la question Q20 pour obtenir L_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du moment cinétique L_z = M_T r_a v_a en utilisant la vitesse calculée précédemment.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'aphélie A_a (sommet de la trajectoire elliptique), la composante radiale de la vitesse s'annule : le vecteur vitesse \mathbf{v}_a est purement orthoradial et orthogonal au rayon vecteur \vec{OA_a}. Le moment cinétique de la Terre par rapport au centre O s'écrit donc :
Ainsi, la composante suivant \mathbf{e}_z est :
D'après le résultat de la question Q20 :
En introduisant cette expression dans celle de L_z, on obtient :
La réponse correcte est la proposition B.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : approximation orbitale, loi des aires
L'équation polaire de la trajectoire de la Terre est la suivante:
où et sont deux constantes temporelles indépendantes de et . Sachant que , que peut-on affirmer? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi des aires sous la forme L_z = M_T r^2 \dot{\varphi} et effectuer un développement limité à l'ordre 1 en e \ll 1 du terme (1 + e\cos\varphi)^{-2}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la composante L_z du moment cinétique en coordonnées polaires pour relier \frac{L_z}{M_T} à r et \dot{\varphi}.
- Substituer l'équation polaire de la trajectoire r(\varphi) et réaliser un développement limité au premier ordre en e compte tenu de la condition e \ll 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de r^2 au premier ordre en l'excentricité e \ll 1 dans l'expression de la constante des aires.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la base polaire orthonormée (\mathbf{e}_r, \mathbf{e}_\varphi, \mathbf{e}_z), le vecteur position et le vecteur vitesse du point matériel T s'écrivent :
Le moment cinétique par rapport au centre O s'en déduit par produit vectoriel :
La projection sur l'axe orthogonal au plan orbital fournit donc la constante des aires sous la forme :
En introduisant l'expression polaire r = \dfrac{p}{1 + e\cos\varphi}, il vient :
Comme e \ll 1, le terme u = e\cos\varphi vérifie |u| \le e \ll 1. On effectue un développement limité d'ordre 1 au voisinage de zéro via la formule usuelle (1+u)^\alpha \approx 1 + \alpha u avec \alpha = -2 :
On en déduit l'approximation au premier ordre en e :
L'affirmation correcte est donc la proposition D.
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : intégration temporelle, équation polaire
On rappelle l'égalité suivante, dans laquelle désigne la dérivée d'une fonction par rapport à :
ainsi que la relation:
En déduire la durée nécessaire pour que passe de à , c'est-à-dire, la durée qui s'écoule entre le solstice d'hiver et le solstice d'été. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle séparée en \mathrm{d}t = \frac{M_T p^2}{L_z}(1 - 2e\cos\varphi)\,\mathrm{d}\varphi entre les angles polaires des solstices d'hiver et d'été.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les angles polaires \varphi_H et \varphi_E correspondant respectivement au solstice d'hiver H et au solstice d'été E.
- Utiliser la relation établie à la question Q22 liant le moment cinétique L_z, \varphi et sa dérivée temporelle \dot{\varphi}.
- Intégrer cette relation temporelle entre t = 0 et t = \tau_1 à l'aide de l'indication fournie pour obtenir \tau_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \mathrm{d}t en fonction de \varphi entre les solstices en utilisant la formule fournie pour la primitive.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les conventions de l'énoncé et la figure associée :
- Le périhélie A_p correspond à \varphi = 0, et l'aphélie A_a à \varphi = \pi.
- Les angles sont orientés dans le sens direct du parcours de la trajectoire (sens trigonométrique).
Le solstice d'hiver H précède le périhélie de l'angle \beta, d'où :
\varphi_H = -\betaLe solstice d'été E précède l'aphélie de l'angle \beta, d'où :
\varphi_E = \pi - \beta
D'après le résultat de la question Q22 :
En introduisant la fonction g(\varphi) telle que g'(\varphi) = 1 - 2e\cos\varphi, on a :
L'égalité rappelée par l'énoncé s'écrit alors :
En intégrant entre l'instant initial t=0 (en H, où \varphi = \varphi_H) et l'instant t=\tau_1 (en E, où \varphi = \varphi_E) :
Comme L_z, M_T et p sont constants, le membre de gauche vaut simplement \frac{L_z}{M_T p^2}\tau_1. On en déduit :
Il vient finalement :
La réponse correcte est la proposition A.
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : intégration temporelle, équation polaire
De même, exprimer la durée nécessaire pour que passe de à , c'est-à-dire, la durée qui s'écoule entre le solstice d'été et le solstice d'hiver. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Intégrer de même sur l'intervalle angulaire complémentaire séparant le solstice d'été du solstice d'hiver.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les bornes d'intégration en angle polaire \varphi pour le trajet reliant le solstice d'été E au solstice d'hiver H.
- Intégrer l'expression de \mathrm{d}t établie à la question précédente sur cet intervalle angulaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration symétrique sur le demi-tour retour entre l'été et l'hiver pour obtenir la durée complémentaire \tau_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mouvement s'effectuant dans le sens des \varphi croissants, le passage de la position du solstice d'été E à celle du solstice d'hiver H correspond à une variation continue de l'angle polaire depuis :
D'après la relation obtenue à la question Q22 :
En intégrant entre \varphi_E et \varphi_H, on obtient la durée \tau_2 :
En utilisant les relations trigonométriques \sin(2\pi - \beta) = -\sin\beta et \sin(\pi - \beta) = \sin\beta, il vient :
On en déduit l'expression de \tau_2 :
Ce résultat correspond à la proposition C.
Résultat
Partie V : Thermodynamique
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle d'otto, transfert thermique
On note la chaleur échangée avec la source chaude. Que peut-on affirmer? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Identifier la transformation au cours de laquelle le fluide reçoit de la chaleur à volume constant depuis la source chaude (E_2 \to E_3).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de chaque transformation du cycle (notamment le caractère adiabatique des évolutions isentropiques).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sur la transformation isochore E_2 \to E_3 pour exprimer la chaleur échangée et déterminer le signe du transfert thermique afin d'identifier la source chaude.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'apport de chaleur s'effectue lors de la combustion isochore 2\to 3 : Q_c = Q_{23} = nC_{vm}(T_3 - T_2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cycle est constitué de quatre transformations réversibles :
- E_1 \to E_2 : compression isentropique, donc adiabatique réversible, ce qui implique Q_{12} = 0 ;
E_2 \to E_3 : compression isochore (V = V_m = \text{cte}). Le travail des forces de pression est nul (W_{23} = 0). D'après le premier principe de la thermodynamique et la première loi de Joule :
Q_{23} = \Delta U_{23} = n C_{vm} (T_3 - T_2)Lors de cette compression isochore, la pression augmente (p_3 > p_2), donc la température augmente (T_3 > T_2). Le transfert thermique reçu par le fluide est positif (Q_{23} > 0) : cette chaleur est reçue de la source chaude, soit Q_c = Q_{23} ;
- E_3 \to E_4 : détente isentropique, donc adiabatique réversible (Q_{34} = 0) ;
- E_4 \to E_1 : détente isochore, le fluide se refroidit et cède de la chaleur à la source froide (Q_f = Q_{41} < 0).
Par conséquent :
- La proposition A est fausse car Q_{41} est la chaleur échangée avec la source froide ;
- La proposition B est correcte : Q_c = Q_{23} ;
- La proposition C est fausse car la transformation étant isochore, l'expression fait intervenir C_{vm} et non C_{pm} ;
- La proposition D est fausse car elle correspond à Q_{41} = Q_f.
Résultat
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle d'otto, transfert thermique
On note la chaleur échangée avec la source froide. Que peut-on affirmer? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Identifier la transformation isochore de refroidissement E_4 \to E_1 pendant laquelle la chaleur est cédée à la source froide.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la transformation au cours de laquelle le fluide est en contact thermique avec la source froide.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à cette transformation isochore pour exprimer le transfert thermique Q_f = Q_{41} en fonction des températures et de la capacité thermique appropriée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rejet de chaleur à la source froide s'effectue lors du refroidissement isochore 4\to 1 : Q_f = Q_{41}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cycle décrit est le cycle de Beau de Rochas (ou cycle d'Otto) :
- Les transformations E_1 \to E_2 et E_3 \to E_4 sont isentropiques, donc adiabatiques réversibles : Q_{12} = 0 et Q_{34} = 0.
- Lors de l'échauffement isochore E_2 \to E_3, le gaz reçoit de la chaleur de la source chaude : Q_c = Q_{23} > 0.
Lors du refroidissement isochore E_4 \to E_1, le système cède de la chaleur à la source froide. Le transfert thermique reçu de la source froide s'écrit donc :
Q_f = Q_{41}L'affirmation A est donc vraie (et l'affirmation B est fausse).
Appliquons le premier principe de la thermodynamique au gaz parfait lors de la transformation isochore E_4 \to E_1 :
Le volume étant constant (V_4 = V_1 = V_M), le travail des forces de pression est nul :
D'après la première loi de Joule pour un gaz parfait, la variation d'énergie interne ne dépend que de la température et s'exprime avec la capacité thermique molaire à volume constant C_{vm} :
On en déduit :
L'affirmation D est donc vraie. L'affirmation C est quant à elle fausse, car elle ferait intervenir C_{pm} (réservée à une transformation isobare) et les températures de la source chaude.
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle moteur, rendement thermodynamique
Exprimer l'efficacité de cette machine, rapport du transfert d'énergie utile, compte tenu de sa vocation, sur le transfert d'énergie nécessaire pour la faire fonctionner : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe sur un cycle complet (W + Q_c + Q_f = 0) pour exprimer le travail utile |W| = -W fourni par le gaz.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la vocation du système (moteur thermique) pour définir l'énergie utile fournie à l'extérieur (-W) et l'énergie dépensée (chaleur reçue de la source chaude Q_c = Q_{23}).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sur un cycle complet pour relier le travail net W aux transferts thermiques du cycle.
- Exprimer le rendement (ou efficacité) \eta en fonction de Q_{23} et Q_{41}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'efficacité motrice \eta = -W/Q_c = 1 + Q_{41}/Q_{23} par bilan sur un cycle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La machine étudiée étant un moteur thermique, son transfert d'énergie utile est le travail mécanique cédé au milieu extérieur, soit -W. Le transfert d'énergie nécessaire à son fonctionnement est la chaleur reçue de la source chaude, soit Q_c = Q_{23}.
Par définition, l'efficacité (ou rendement moteur) s'écrit :
L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle d'après le premier principe de la thermodynamique :
Les évolutions E_1 \to E_2 et E_3 \to E_4 étant isentropiques, elles sont adiabatiques (Q_{12} = 0 et Q_{34} = 0). Le transfert thermique global sur le cycle est donc :
On en déduit l'expression de l'efficacité :
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : loi de laplace, détente adiabatique
Déterminer les températures et en fonction des températures et . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Appliquer les lois de Laplace pour un gaz parfait sous la forme T V^{\gamma-1} = \text{cte} sur les deux détentes/compressions isentropiques.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Laplace sous la forme T V^{\gamma-1} = \text{cste} aux deux transformations isentropiques réversibles du cycle (E_1 \to E_2 et E_3 \to E_4).
- Exprimer le rapport des volumes à l'aide du taux de compression a = V_M / V_m pour en déduire les relations liant T_1 à T_2, puis T_3 à T_4.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Laplace T V^{\gamma-1} = \text{cte} aux étapes adiabatiques réversibles avec le taux de compression a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les transformations E_1 \to E_2 et E_3 \to E_4 sont des évolutions isentropiques (adiabatiques réversibles) d'un gaz parfait à capacités thermiques constantes. Elles vérifient la loi de Laplace :
Pour la compression isentropique E_1 \to E_2 :
\begin{aligned} T_1 V_1^{\gamma-1} &= T_2 V_2^{\gamma-1} \end{aligned}Or V_1 = V_M et V_2 = V_m, avec le taux de compression volumique a = \frac{V_M}{V_m}. On en déduit :
\begin{aligned} T_1 &= T_2 \left(\frac{V_m}{V_M}\right)^{\gamma-1} = T_2 \left(\frac{1}{a}\right)^{\gamma-1} = T_2 a^{1-\gamma} \end{aligned}La proposition A est donc exacte (et la proposition B est fausse car a > 1 et \gamma > 1).
Pour la détente isentropique E_3 \to E_4 :
\begin{aligned} T_3 V_3^{\gamma-1} &= T_4 V_4^{\gamma-1} \end{aligned}Or V_3 = V_m et V_4 = V_M, d'où :
\begin{aligned} T_3 &= T_4 \left(\frac{V_M}{V_m}\right)^{\gamma-1} = T_4 a^{\gamma-1} \end{aligned}La proposition C est donc exacte (et la proposition D est fausse).
Les affirmations correctes sont A et C.
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle d'otto, rendement thermodynamique
Exprimer en fonction des températures : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Remplacer les chaleurs Q_{41} et Q_{23} par leurs expressions en fonction des capacités thermiques C_{vm} et des températures d'état.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution des chaleurs isochores dans le rendement : les capacités thermiques nC_{vm} se simplifient.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, le rendement (ou efficacité) du cycle s'écrit :
Les transformations E_2 \to E_3 et E_4 \to E_1 étant isochores, les transferts thermiques reçus par le gaz parfait s'expriment respectivement (d'après les questions Q25 et Q26) par :
En reportant ces expressions dans celle de \eta, les termes n C_{vm} se simplifient :
La réponse correcte est la proposition B.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle de beau de rochas, taux de compression
L'efficacité peut-elle s'exprimer en fonction seulement de et , et si oui, quelle est sa valeur? A) Oui B) Non C) D)
Voir l'indiceIndice
Factoriser les écarts de température dans l'expression du rendement en exploitant les relations de Laplace liant T_1, T_4 à T_2, T_3 via le taux de compression a.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de l'efficacité \eta établie à la question précédente en fonction des quatre températures du cycle.
- Utiliser les relations de Laplace obtenues à la question précédente reliant T_1 à T_2 et T_4 à T_3 via le taux de compression a.
- Simplifier l'expression pour déterminer si elle ne dépend plus que de a et \gamma, et identifier les propositions correctes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Factorisation des températures grâce aux relations de Laplace : l'efficacité s'écrit \eta = 1 - a^{1-\gamma}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, l'efficacité s'écrit :
D'après les relations isentropiques obtenues à la question Q28 :
En factorisant par a^{1-\gamma} au numérateur :
En injectant ce résultat dans l'expression de \eta, il vient :
L'efficacité ne dépend donc effectivement que du taux de compression a et du coefficient isentropique \gamma.
Résultat
Partie VI : Électromagnétisme
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force électromotrice, loi de faraday
On note le flux du champ magnétique à travers le circuit et sa valeur particulière lorsque . En exprimant en fonction notamment de , déterminer à l'aide de la loi de Faraday la force électromotrice induite dans le circuit lors du mouvement du pendule. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Calculer la surface balayée \mathcal{S}(\theta) = \frac{1}{2}\ell^2 \theta, en déduire le flux magnétique coupé \Phi(t) = \Phi_0 + \frac{1}{2}B_0 \ell^2 \theta puis appliquer e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'aire du circuit en fonction de l'angle \theta, en calculant l'aire du secteur angulaire balayé par la tige OA de longueur \ell.
- En déduire le flux magnétique \Phi(\theta) à travers le circuit orienté par la règle de la main droite.
- Appliquer la loi de Faraday e = -\dfrac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} pour obtenir la force électromotrice induite.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la surface balayée \mathrm{d}S = \frac{1}{2}\ell^2\mathrm{d}\theta et dérivation temporelle du flux magnétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le repère (\mathbf{e}_x, \mathbf{e}_y, \mathbf{e}_z) est orthonormé direct : \mathbf{e}_x est vertical descendant, \mathbf{e}_y est horizontal vers la droite et \mathbf{e}_z = \mathbf{e}_x \wedge \mathbf{e}_y pointe vers l'observateur (vecteur orthogonal au plan du mouvement).
Le contour du circuit est orienté dans le sens trigonométrique dans le plan (\mathbf{e}_x, \mathbf{e}_y), comme l'indique la flèche courbe munie d'un signe + sur la figure. D'après la règle du tire-bouchon de Maxwell (ou de la main droite), le vecteur surface élémentaire est orienté selon +\mathbf{e}_z :
Lorsque le pendule s'écarte d'un angle \theta à partir de la verticale descendante (\theta = 0), la tige OA balaye un secteur circulaire d'aire :
L'aire totale délimitée par le circuit s'écrit donc :
où S_0 est l'aire du circuit lorsque \theta = 0.
Le champ magnétique \mathbf{B} = B_0\,\mathbf{e}_z étant uniforme et stationnaire, le flux magnétique à travers le circuit vaut :
où \Phi_0 = B_0 S_0 désigne le flux à \theta = 0.
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite e est donnée par :
D'où :
Ce résultat correspond à la proposition A.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : condensateur, courant induit
Établir l'expression de l'intensité du courant électrique. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Relier la charge du condensateur à la tension à ses bornes, sachant que la f.é.m. induite impose la tension u_C = e, puis dériver par rapport au temps pour trouver i(t).
Voir la stratégieStratégie
- Relier la tension aux bornes du condensateur à la force électromotrice induite dans le circuit sans résistance par la loi des mailles.
- Exprimer l'intensité i(t) traversant le condensateur à partir de la relation caractéristique i = C\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}, faisant apparaître la dérivée seconde \ddot{\theta}.
Voir la réponse courteRéponse courte
La tension aux bornes du condensateur s'identifie à la fém induite : i = C\,\mathrm{d}e/\mathrm{d}t = \frac{1}{2}\ell^2 C B_0 \ddot{\theta}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le circuit ne comportant aucune résistance, la loi des mailles (en orientant le circuit selon le sens de parcours défini par le sujet) relie directement la tension aux bornes du condensateur u_C à la force électromotrice induite e :
D'après la relation caractéristique d'un condensateur de capacité C parcouru par le courant i(t) :
En utilisant l'expression de la f.e.m. établie à la question précédente (au signe près selon les conventions d'armature choisies) :
Parmi les propositions fournies, seule la proposition B présente le préfacteur \frac{\ell^2 C B_0}{2} associé à l'accélération angulaire \ddot{\theta}.
L'affirmation correcte est la B.
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force de laplace, moment d'une force
Exprimer le moment en des forces de Laplace qui s'exercent sur la tige. A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Intégrer le moment élémentaire \mathrm{d}\mathbf{M}_O = \mathbf{r} \wedge (\mathrm{d}q\,\mathbf{v} \wedge \mathbf{B}) ou utiliser \mathrm{d}\mathbf{F}_L = i\,\mathrm{d}\mathbf{r} \wedge \mathbf{B} le long du rayon conducteur.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer le sens de parcours du courant i le long de la tige OA en utilisant la base polaire locale (\mathbf{u}_r, \mathbf{u}_\theta, \mathbf{e}_z).
- Exprimer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\mathbf{F}_L s'exerçant sur un élément de tige de longueur \mathrm{d}r situé en M tel que \mathbf{OM} = r\,\mathbf{u}_r.
- Calculer le moment élémentaire en O, \mathrm{d}\mathbf{M}_{L,O} = \mathbf{OM} \wedge \mathrm{d}\mathbf{F}_L, puis intégrer sur toute la longueur de la tige, de r = 0 à r = \ell.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du moment élémentaire \mathbf{OM}\wedge(\mathrm{d}\mathbf{l}\wedge\mathbf{B}) le long de la tige conductrice : \mathbf{M} = -\frac{1}{2}i B_0 \ell^2\mathbf{e}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère polaire lié au pendule, le vecteur unitaire radial dirigé le long de la tige de O vers A est :
Le vecteur orthoradial \mathbf{u}_\theta est tel que la base (\mathbf{u}_r, \mathbf{u}_\theta, \mathbf{e}_z) soit orthonormée directe (\mathbf{u}_r \wedge \mathbf{u}_\theta = \mathbf{e}_z).
D'après le sens de circulation choisi pour l'intensité i(t), le courant traverse la tige de O vers A. Un élément de tige centré en un point M repéré par \mathbf{OM} = r\,\mathbf{u}_r (avec r \in [0, \ell]) et de longueur \mathrm{d}r est orienté par le vecteur déplacement :
Cet élément subit la force de Laplace élémentaire :
puisque \mathbf{u}_r \wedge \mathbf{e}_z = -\mathbf{u}_\theta.
Le moment élémentaire en O de cette force est :
Le moment résultant en O s'obtient par intégration sur la tige, de r = 0 à r = \ell :
La réponse correcte est la proposition D.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : théorème du moment cinétique, couplage électromécanique
L'équation du mouvement se met sous la forme suivante:
où est une constante temporelle. Déterminer . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire en O pour la masselotte soumise à la pesanteur et au couple de Laplace de la tige.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème du moment cinétique au pendule par rapport à l'axe de rotation fixe (O, \mathbf{e}_z).
- Évaluer le moment du poids de la masselotte et substituer l'expression du moment de Laplace obtenue à la question Q33 en fonction de i.
- Remplacer i par son expression établie à la question Q32 en fonction de \ddot{\theta}, puis réarranger sous la forme canonique de l'oscillateur.
Voir la réponse courteRéponse courte
TMC appliqué à la tige en rotation en injectant le courant i(\ddot{\theta}), d'où une inertie effective apparente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le système constitué de la tige et de la masselotte dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. La tige étant de masse négligeable et la masselotte ponctuelle de masse m située à la distance \ell de O, le moment d'inertie du système par rapport à l'axe (O, \mathbf{e}_z) est :
Les actions mécaniques exerçant un moment non nul par rapport à l'axe de rotation en O sont :
Le poids de la masselotte : \mathbf{P} = mg\,\mathbf{e}_x. Le point A a pour vecteur position \mathbf{OA} = \ell\cos\theta\,\mathbf{e}_x + \ell\sin\theta\,\mathbf{e}_y, d'où :
\mathbf{M}_{P,O} = \mathbf{OA} \wedge \mathbf{P} = -mg\ell\sin\theta\,\mathbf{e}_zLes forces de Laplace dont le moment a été établi à la question Q33 :
\mathbf{M}_{L,O} = -\frac{i B_0 \ell^2}{2}\,\mathbf{e}_z
D'après le théorème du moment cinétique appliqué en projection sur l'axe (O, \mathbf{e}_z) :
D'après le résultat de la question Q32, le courant induit s'écrit i = \dfrac{\ell^2 C B_0}{2}\ddot{\theta}. En remplaçant i dans le terme de Laplace :
En divisant l'ensemble par m\ell^2 :
Soit sous la forme \ddot{\theta} + \omega_1^2 \sin\theta = 0 :
La proposition correcte est la C.
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : oscillateur harmonique, intensité induite
On suppose . L'intensité du courant électrique obéit à l'équation suivante:
où est une constante temporelle. Déterminer . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Dériver deux fois l'expression de i(t) \propto \ddot{\theta} dans l'approximation des petites oscillations où \ddot{\theta} + \omega_1^2 \theta \approx 0.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'approximation des petites oscillations (\sin\theta \approx \theta) dans l'équation différentielle régissant le mouvement de \theta(t) obtenue à la question Q34.
- Relier l'intensité i(t) à l'angle \theta(t) grâce au résultat de la question Q32 pour en déduire l'équation différentielle vérifiée par i(t) et identifier \omega_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime de petites oscillations, \theta oscille à la pulsation \omega_1, donc sa dérivée seconde i oscille à \omega_2 = \omega_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, l'équation différentielle du mouvement du pendule s'écrit :
Comme le pendule est lâché sans vitesse initiale avec une amplitude \theta_0 \ll 1, le mouvement reste confiné aux petits angles (\theta(t) \ll 1 pour tout t). L'approximation des petites oscillations permet d'écrire \sin\theta \approx \theta, d'où :
D'après la question Q32, l'intensité du courant s'exprime en fonction de l'accélération angulaire selon :
En injectant \ddot{\theta} = -\omega_1^2 \theta, il vient :
L'intensité i(t) est donc directement proportionnelle à \theta(t). En dérivant deux fois cette relation par rapport au temps :
On en déduit l'équation différentielle vérifiée par i(t) :
Par identification avec l'équation \dfrac{\mathrm{d}^2 i}{\mathrm{d}t^2} + \omega_2^2 i = 0, on obtient :
L'affirmation correcte est l'affirmation B.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : calcul numérique, pulsation propre
Calculer numériquement : A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique avec g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, \ell = 0{,}40\text{ m}, m = 0{,}010\text{ kg}, B_0 = 1\text{ T} et C = 1\text{ F}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression analytique de \omega_1 établie à la question Q34.
- Convertir l'ensemble des grandeurs numériques fournies par l'énoncé dans le Système international d'unités (SI).
- Calculer séparément la pulsation propre mécanique \sqrt{g/\ell} et le facteur sans dimension dû au couplage électromagnétique afin d'en déduire la valeur numérique de \omega_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique directe de l'expression de \omega_1 avec les valeurs numériques du sujet.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q34, la pulsation propre \omega_1 s'exprime par :
Les valeurs numériques fournies par l'énoncé sont :
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- \ell = 40\text{ cm} = 0{,}40\text{ m} ;
- m = 10\text{ g} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg} ;
- B_0 = 1\text{ T} ;
- C = 1\text{ F}.
Calculons les deux termes intervenant dans l'expression :
On en déduit :
Ce qui correspond à la valeur approchée proposée par la proposition B (\omega_1 \approx 2{,}3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}).
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
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Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
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