WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2025

Enregistrement et reproduction du son

Ce sujet propose une traversée complète de la chaîne électroacoustique analogique, depuis la captation d'une onde sonore jusqu'à son enregistrement sur disque vinyle, en passant par sa restitution au moyen d'un système de haut-parleurs multi-voies. Le problème aborde successivement la transduction électrostatique à membrane mobile, la directivité par interférences acoustiques, la biomécanique cochléaire, le couplage électromécanique de Laplace, le filtrage passif d'ordre 3 de Butterworth, puis la chimie des matériaux supports (polymérisation du PVC, catalyse redox au palladium, équilibres acido-basiques) et la cinématique de gravure du microsillon.

Très progressif et fidèle à l'esprit du concours Centrale-Supélec, ce sujet mobilise des compétences transversales fondamentales en physique appliquée (électrostatique, induction, régimes transitoires et harmoniques, traitement du signal) et en chimie générale des solutions et des matériaux. Il constitue un support de révision particulièrement riche et formateur pour les filières MPI et PC.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,31/20)
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

12 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 29 questions sur 40, parties C, A.I.2, B.I et B.II.2.

Où gagner des points

Rapides et accessibles (20) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie C consacrée au disque vinyle (Q30 à Q40), portant sur la chimie et la cinématique du sillon, se traite de façon totalement autonome sans aucun prérequis issu des parties A et B.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie A : Capter le son : microphone et oreille interne

I.1 · Microphones électrostatiques et directivité - Le microphone électrostatique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, champ électrostatique, condensateur plan

Déterminer le champ électrique créé par la seule armature mobile de charge de part et d'autre de celle-ci. On pourra exprimer le résultat de façon distincte selon le domaine d'espace.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à une boîte cylindrique fermée coupant perpendiculairement l'armature mobile ou exploiter la relation de passage du champ électrostatique à la traversée d'une nappe plane de densité surfacique de charge \sigma = Q/S.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'armature mobile par un plan infini uniformément chargé situé en x = X(t) de densité surfacique \sigma = \frac{Q}{S}, compte tenu de l'absence d'effets de bord.
  2. Exploiter les symétries et invariances de la distribution pour déterminer l'orientation et la dépendance spatiale de \vec{E}_1.
  3. Appliquer le théorème de Gauss à travers une surface fermée adaptée (cylindre de Gauss) traversant le plan de charge.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur une boîte cylindrique : champ uniforme E_1 = \pm \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\vec{u}_x de part et d'autre de l'armature.

Voir le corrigé complet

En négligeant les effets de bord, l'armature mobile en x = X(t) est assimilée à un plan infini perpendiculaire à \vec{u}_x, portant la charge +Q uniformément répartie sur la surface S, soit une densité surfacique de charge :

\sigma = \frac{Q}{S}

Symétries et invariances :

  • La distribution est invariante par toute translation parallèlement au plan (Oyz). En coordonnées cartésiennes, le champ ne dépend donc que de la coordonnée x : \vec{E}_1 = \vec{E}_1(x).
  • Tout plan orthogonal au plan (Oyz) et contenant la normale \vec{u}_x est un plan de symétrie de la distribution. Le champ électrique appartient à l'intersection de ces plans de symétrie, donc il est purement dirigé selon la normale :

    \vec{E}_1(x) = E_{1,x}(x)\,\vec{u}_x
  • Le plan x = X est un plan de symétrie de la distribution de charge, d'où la relation d'antisymétrie pour la composante normale :

    E_{1,x}(X + \delta x) = - E_{1,x}(X - \delta x) \quad (\delta x > 0)

Théorème de Gauss : Considérons une surface cylindrique fermée d'axe (Ox), de section droite d'aire S_c, comprise entre deux plans d'abscisses symétriques X - \delta x et X + \delta x.

  • Le flux à travers la surface latérale est nul car \vec{E}_1 \cdot \vec{n}_{\text{ext}} = 0.
  • Le flux sortant total s'écrit :

    \Phi = E_{1,x}(X + \delta x)S_c - E_{1,x}(X - \delta x)S_c = 2\,E_{1,x}(X + \delta x)S_c
  • La charge intérieure est Q_{\text{int}} = \sigma S_c = \frac{Q}{S} S_c.

D'après le théorème de Gauss :

2\,E_{1,x}(X + \delta x)S_c = \frac{\sigma S_c}{\varepsilon_0} \implies E_{1,x}(x > X) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}

Par antisymétrie, on en déduit l'expression du champ électrique \vec{E}_1 dans tout l'espace :

\boxed{\vec{E}_1 = \begin{cases} +\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x & \text{pour } x > X \\[8pt] -\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x & \text{pour } x < X \end{cases}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : condensateur plan, potentiel électrostatique, capacité

Calculer de même le champ créé par l'armature fixe. En déduire le potentiel électrostatique créé en tout point de l'espace situé entre les deux armatures, puis exprimer la capacité du condensateur ainsi formé en fonction de et .

Voir l'indice

Superposer les champs créés par chaque armature, puis intégrer la relation \vec{E} = -\vec{\nabla}V sur l'intervalle [X(t), d] pour en déduire la capacité instantanée C(t) = Q(t)/V_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ \vec{E}_2 créé par le plan uniformément chargé en x = d portant la charge -Q(t) par analogie avec la question précédente.
  2. Appliquer le principe de superposition pour obtenir le champ total \vec{E} entre les armatures, puis intégrer la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V en utilisant la condition aux limites V(d) = 0.
  3. Utiliser la relation entre la tension V_0 = V(X(t)) et la charge Q(t) pour identifier la capacité C(t) = Q(t)/V_0.
Voir la réponse courte

Superposition des champs des armatures, intégration de la différence de potentiel et calcul de C(t)=\frac{\varepsilon_0 S}{d-X(t)}.

Voir le corrigé complet

L'armature fixe située en x = d porte la charge -Q(t), soit une densité surfacique de charge uniforme \sigma_2 = -Q(t)/S. Par analogie directe avec le résultat de la question Q1, le champ électrique \vec{E}_2 créé par cette seule armature s'écrit :

\boxed{\vec{E}_2(x) = \left\{\begin{aligned} &+\frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x \quad \text{pour } x < d \\ &-\frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x \quad \text{pour } x > d \end{aligned}\right.}

Entre les deux armatures, c'est-à-dire pour X(t) < x < d, le principe de superposition donne le champ électrique total :

\vec{E}(x) = \vec{E}_1(x) + \vec{E}_2(x) = \frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x + \frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x

(on vérifie par ailleurs que le champ total est nul en dehors de l'espace inter-armatures).

Le potentiel électrostatique V(x) vérifie la relation :

\vec{E} = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{u}_x \implies \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -\frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}

En intégrant entre x et d, et compte tenu de la condition au potentiel nul de l'électrode fixe (V(d) = 0) :

V(d) - V(x) = -\int_x^d \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,\mathrm{d}x' = -\frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}(d - x)

Le potentiel en tout point situé entre les armatures s'écrit donc :

\boxed{V(x) = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,(d - x)}

L'armature mobile étant maintenue au potentiel constant V_0, on a V(X(t)) = V_0 :

V_0 = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,(d - X(t)) \iff Q(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}\,V_0

(ce qui permet aussi d'exprimer le potentiel sous la forme V(x) = V_0\,\frac{d - x}{d - X(t)}).

Par définition de la capacité d'un condensateur, Q(t) = C(t)\,(V(X) - V(d)) = C(t)\,V_0, d'où :

\boxed{C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : condensateur, intensité du courant

Montrer que, lorsque la membrane est en mouvement à la vitesse , le courant qui parcourt le circuit s'écrit et exprimer .

Voir l'indice

Exprimer la charge Q(t) = C(t)V_0 du condensateur maintenu à tension constante, puis dériver par rapport au temps en appliquant la dérivation en chaîne par rapport au déplacement X(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la charge instantanée Q(t) portée par l'armature mobile à l'aide de la capacité C(t) déterminée à la question Q2 et de la tension constante V_0 imposée par le générateur.
  2. Relier le courant i(t) à la dérivée temporelle de cette charge en tenant compte de la convention d'orientation du circuit donnée sur la figure 1.
  3. Dériver l'expression par rapport au temps via la règle de dérivation des fonctions composées pour identifier K(X).
Voir la réponse courte

Dérivation de la charge q(t) = C(X)V_0 par rapport au temps pour identifier K(X) = V_0 \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}X}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, le condensateur présente à chaque instant une capacité :

C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}

Comme l'armature fixe en x=d est au potentiel nul et l'armature mobile en x=X(t) est maintenue au potentiel constant V_0, la tension aux bornes du condensateur est constante et égale à V_0. La charge portée par l'armature mobile s'écrit donc :

Q(t) = C(t) V_0 = \frac{\varepsilon_0 S V_0}{d - X(t)}

D'après l'orientation du circuit sur la figure 1, le courant fléché i(t) arrive sur l'armature mobile de charge +Q(t) en sortie du générateur de tension. La conservation de la charge électrique impose ainsi :

i(t) = \frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t}

La tension V_0 étant constante, il vient par dérivation d'une fonction composée :

\begin{aligned} i(t) &= V_0 \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} \\ &= V_0 \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}\right) \\ &= \frac{\varepsilon_0 S V_0}{(d - X(t))^2} \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

On obtient bien la relation cherchée i(t) = K(X) \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} avec :

\boxed{K(X) = \frac{\varepsilon_0 S V_0}{(d - X)^2}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : énergie électrostatique, force électrostatique, force conservative

Exprimer en fonction de et . Montrer que cette force est conservative et relier l'énergie potentielle associée à l'énergie électrostatique du condensateur.

Voir l'indice

Calculer la force électrostatique subie par l'armature mobile par le produit de sa charge et du champ moyen créé par l'autre armature, ou dériver l'énergie du système à potentiel maintenu constant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force électrostatique subie par l'armature mobile à partir du champ \vec{E}_2 créé par l'armature fixe, puis exprimer la charge Q en fonction de V_0 et de la géométrie via la capacité C(X).
  2. Justifier le caractère conservatif de la force en montrant que son travail élémentaire est une différentielle exacte sur le mouvement unidimensionnel.
  3. Calculer l'énergie électrostatique W_e(X) et comparer sa dérivée par rapport à X à l'opposé de la dérivée de E_p(X).
Voir la réponse courte

Calcul de la force subie par l'armature mobile à potentiel constant : F_e = +\frac{\mathrm{d}W_e}{\mathrm{d}X} et déduction de l'énergie potentielle E_p = -W_e.

Voir le corrigé complet

L'armature mobile, portant la charge totale +Q, est située en x = X < d. Elle est soumise au champ électrique \vec{E}_2 créé par l'armature fixe située en x = d. D'après la question Q2, pour x < d :

\vec{E}_2 = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x

La résultante des forces électrostatiques s'exerçant sur l'armature mobile est donc :

\vec{F}_e = Q\,\vec{E}_2 = \frac{Q^2}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x

D'après la question Q2, la charge s'écrit Q = C(X)V_0 = \frac{\varepsilon_0 S V_0}{d - X}. En injectant cette relation, on obtient la composante algébrique F_e(X) :

F_e(X) = \frac{1}{2\varepsilon_0 S}\left(\frac{\varepsilon_0 S V_0}{d - X}\right)^2
\boxed{F_e(X) = \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{2(d - X)^2}}

Le mouvement de la membrane étant unidimensionnel le long de l'axe (Ox), le travail élémentaire de la force électrique lors d'un déplacement \mathrm{d}X s'écrit :

\delta W(\vec{F}_e) = \vec{F}_e \cdot \mathrm{d}\vec{r} = F_e(X)\,\mathrm{d}X

Comme F_e ne dépend que de la position X, la forme différentielle F_e(X)\,\mathrm{d}X est toujours exacte : la force \vec{F}_e est donc conservative. Elle dérive d'une énergie potentielle E_p(X) définie à une constante additive près par :

F_e(X) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X}

L'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur s'écrit :

W_e(X) = \frac{1}{2} C(X) V_0^2 = \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{2(d - X)}

En dérivant cette expression par rapport à X, on constate que :

\frac{\mathrm{d}W_e}{\mathrm{d}X} = \frac{\varepsilon_0 S V_0^2}{2(d - X)^2} = F_e(X)

En rapprochant cette égalité de F_e(X) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X}, on obtient :

-\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X} = \frac{\mathrm{d}W_e}{\mathrm{d}X} \implies \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}X}\big(E_p(X) + W_e(X)\big) = 0

En fixant conventionnellement la constante d'intégration à zéro, il vient :

\boxed{E_p(X) = -W_e(X)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

I.2 · Microphones électrostatiques et directivité - Directivité d'un microphone « canon »

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : onde acoustique, déphasage, interférence

Montrer que, lors de la réception en , et exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer la différence de marche \delta = d(1 - \cos\theta) entre deux trajets successifs en tenant compte du trajet dans l'air et de la propagation le long du tube d'axe (Ox).

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux trajets acoustiques suivis par l'onde incidente depuis un même front d'onde jusqu'à la membrane de détection \mathrm{M}, en passant respectivement par le premier orifice O_1 (le plus proche de \mathrm{M}) et le second orifice O_2 (situé à la distance d de O_1 vers l'avant du tube).
  2. Déterminer la différence de marche \delta = L_2 - L_1 entre ces deux trajets en appliquant le théorème de Malus dans l'air extérieur et en tenant compte de la propagation guidée selon l'axe (Ox) à l'intérieur du tube.
  3. En déduire le retard temporel puis le déphasage \varphi associé à la convention temporelle adoptée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Retard temporel de propagation entre deux trous distants de d, menant à \varphi = \frac{2\pi f d}{c_a}(1-\cos\theta).

Voir le corrigé complet

Soit O_1 le premier orifice situé à la distance x_1 de la membrane \mathrm{M}, et O_2 le second orifice situé en x_2 = x_1 + d. L'onde incidente, supposée plane à grande distance, se propage à la célérité c_a dans une direction faisant un angle \theta avec l'axe (Ox) du tube.

Différence de marche entre les deux trajets : Considérons une surface d'onde incidente plane \Sigma. D'après le théorème de Malus, tous les points de cette surface d'onde sont en phase.

  • À l'extérieur du tube : le front d'onde atteint l'orifice O_2 avant O_1. La distance supplémentaire que l'onde doit parcourir dans l'air extérieur pour atteindre O_1 vaut :

    \Delta L_{\text{ext}} = d \cos\theta
  • À l'intérieur du tube : après diffraction au niveau de chaque orifice, les ondes se propagent le long de l'axe (Ox) vers la membrane \mathrm{M} (située en amont, du côté des x décroissants). L'onde entrée en O_2 doit donc parcourir la distance d = O_1 O_2 supplémentaire dans le tube pour atteindre O_1 puis \mathrm{M} :

    \Delta L_{\text{int}} = d

Le chemin acoustique total parcouru par l'onde passant par O_2 dépasse donc celui de l'onde passant par O_1 de la différence de marche :

\delta = L_2 - L_1 = \Delta L_{\text{int}} - \Delta L_{\text{ext}} = d(1 - \cos\theta)

Expression des amplitudes complexes : Avec la convention temporelle en \mathrm{e}^{j\omega t}, la propagation d'une onde sur une distance L s'accompagne d'un terme de phase \mathrm{e}^{-j k L} avec le nombre d'onde k = \frac{\omega}{c_a} = \frac{2\pi f}{c_a}.

L'onde parvenant en \mathrm{M} par l'orifice O_2 présente donc par rapport à celle passant par O_1 un retard de phase :

\varphi = k\,\delta = \frac{2\pi f}{c_a} d(1 - \cos\theta)

On en déduit immédiatement la relation liant les amplitudes complexes en \mathrm{M} :

\underline{p}_{2} = \underline{p}_{1}\,\mathrm{e}^{-j\varphi}

avec :

\boxed{\varphi = \frac{2\pi f d}{c_a}(1 - \cos\theta)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : interférence, formule de fresnel, intensité acoustique

Établir l'expression de l'intensité du signal acoustique reçu en sous la forme . Expliciter et commenter l'expression de la fonction .

Voir l'indice

Calculer l'amplitude résultante par somme de deux termes complexes, factoriser par l'exponentielle de demi-phase et prendre le carré du module pour former l'intensité.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'amplitude complexe résultante \underline{p}_{\text{tot}} = \underline{p}_1 + \underline{p}_2 pour N = 2.
  2. Factoriser par l'arc moitié (ou utiliser le module au carré) pour exprimer l'intensité acoustique I_{\text{tot}} = |\underline{p}_{\text{tot}}|^2.
  3. Identifier la fonction f_2(\varphi) et analyser ses propriétés physiques remarquables (période, extrema, cas \theta = 0).
Voir la réponse courte

Somme des deux signaux harmoniques et carré de la pression acoustique : f_2(\varphi)=\cos^2(\varphi/2), maximale pour \varphi \equiv 0 \; [2\pi].

Voir le corrigé complet

Pour N = 2, le signal acoustique reçu en \mathrm{M} est la superposition des ondes issues des deux orifices :

\underline{p}_{\text{tot}} = \underline{p}_1 + \underline{p}_2 = \underline{p}_1 \left(1 + \mathrm{e}^{-j\varphi}\right)

En factorisant par l'exponentielle de l'arc moitié :

\underline{p}_{\text{tot}} = \underline{p}_1 \, \mathrm{e}^{-j\frac{\varphi}{2}} \left(\mathrm{e}^{j\frac{\varphi}{2}} + \mathrm{e}^{-j\frac{\varphi}{2}}\right) = 2\,\underline{p}_1 \cos\left(\frac{\varphi}{2}\right) \mathrm{e}^{-j\frac{\varphi}{2}}

L'intensité acoustique reçue en \mathrm{M} est donnée par la moyenne temporelle I_{\text{tot}} = |\underline{p}_{\text{tot}}|^2. Comme |\underline{p}_1|^2 = p_0^2 = I_0, on obtient :

I_{\text{tot}} = 4 I_0 \cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right)

On identifie ainsi l'intensité sous la forme demandée I_{\text{tot}} = I_0 f_2(\varphi) avec :

\boxed{f_2(\varphi) = 4 \cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right) = 2\left(1 + \cos\varphi\right)}

Commentaires sur la fonction f_2 :

  • Formule d'interférences à deux ondes : On retrouve la formule classique d'interférences à deux ondes cohérentes de même amplitude (formule de Fresnel).
  • Périodicité : La fonction f_2 est paire et 2\pi-périodique en \varphi.
  • Interférences constructives : Lorsque \varphi \equiv 0 \pmod{2\pi}, f_2(\varphi) = 4, soit I_{\text{tot}} = 4I_0. En particulier, pour une onde arrivant dans l'axe du tube (\theta = 0), on a \varphi = 0 : les deux ondes arrivent en phase en \mathrm{M}, leurs amplitudes de pression s'ajoutent constructivement, conférant un gain d'un facteur 4 en intensité.
  • Interférences destructives : Lorsque \varphi \equiv \pi \pmod{2\pi}, f_2(\varphi) = 0, d'où I_{\text{tot}} = 0. Il y a extinction complète du signal sonore pour les directions d'incidence correspondantes.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : interférence, périodicité

Montrer que l'intensité totale se met sous la forme . Déterminer la période de cette fonction de , ainsi que sa valeur maximale ; commenter physiquement les valeurs de et .

Voir l'indice

Sommer les quatre termes en progression géométrique ou regrouper astucieusement les ondes deux à deux pour factoriser le résultat sous forme d'un produit de cosinus au carré.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude complexe totale \underline{p}_{\text{tot}} comme la somme d'une suite géométrique à quatre termes et la factoriser astucieusement par paquets de deux.
  2. Identifier la fonction f_2 établie à la question précédente pour en déduire la forme factorisée de I_{\text{tot}}(\varphi).
  3. Déterminer la période \psi et le maximum I_{\text{max}} à partir des propriétés trigonométriques, puis interpréter physiquement ces résultats en termes de déphasage et d'interférences constructives.
Voir la réponse courte

Produit des termes d'interférence à plusieurs trous, recherche de la période \psi = 2\pi et maximum constructif I_{\text{max}}=16 I_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, les ondes issues des N=4 orifices parviennent en \mathrm{M} avec des déphasages successifs réguliers de \varphi :

\underline{p}_k = \underline{p}_1 \mathrm{e}^{-j(k-1)\varphi} \quad \text{pour } k \in \{1, 2, 3, 4\}

L'amplitude complexe totale s'écrit donc :

\begin{aligned} \underline{p}_{\text{tot}} &= \sum_{k=1}^{4} \underline{p}_k = \underline{p}_1 \left(1 + \mathrm{e}^{-j\varphi} + \mathrm{e}^{-2j\varphi} + \mathrm{e}^{-3j\varphi}\right) \\ &= \underline{p}_1 \left(1 + \mathrm{e}^{-j\varphi}\right) \left(1 + \mathrm{e}^{-2j\varphi}\right) \end{aligned}

En utilisant la formule d'Euler ou la factorisation par l'arc moitié :

\left|1 + \mathrm{e}^{-j u}\right|^2 = \left|2\cos\left(\frac{u}{2}\right)\mathrm{e}^{-j u/2}\right|^2 = 4\cos^2\left(\frac{u}{2}\right) = f_2(u)

On en déduit immédiatement pour u = \varphi et u = 2\varphi :

I_{\text{tot}} = \left|\underline{p}_{\text{tot}}\right|^2 = |\underline{p}_1|^2 \left|1 + \mathrm{e}^{-j\varphi}\right|^2 \left|1 + \mathrm{e}^{-2j\varphi}\right|^2

Puisque I_0 = |\underline{p}_1|^2 = p_0^2, on obtient bien :

\boxed{I_{\text{tot}} = I_0 f_2(\varphi) f_2(2\varphi)}

En explicitant avec les cosinus :

I_{\text{tot}}(\varphi) = 16 I_0 \cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right) \cos^2(\varphi) = I_0 \frac{\sin^2(2\varphi)}{\sin^2(\varphi/2)}
  • Période \psi : La fonction \varphi \mapsto \cos^2(\varphi/2) est de période 2\pi, tandis que \varphi \mapsto \cos^2(\varphi) est de période \pi. Le produit est donc périodique de période \psi = 2\pi. En effet, pour \varphi = 0, I_{\text{tot}} = 16 I_0, alors que pour \varphi = \pi, I_{\text{tot}} = 0, ce qui confirme que la plus petite période non nulle est :

    \boxed{\psi = 2\pi}
  • Valeur maximale I_{\text{max}} : Les fonctions cosinus étant bornées par 1, le maximum est atteint lorsque \cos^2(\varphi/2) = 1 et \cos^2(\varphi) = 1, c'est-à-dire pour \varphi \equiv 0 \pmod{2\pi} :

    \boxed{I_{\text{max}} = 16 I_0}

Commentaires physiques :

  • Période \psi = 2\pi : Un déphasage \Delta\varphi = 2\pi correspond à une variation de différence de marche entre orifices consécutifs égale à une longueur d'onde acoustique (\Delta\delta = \lambda = c_a/f). L'état vibratoire relatif des ondes est alors strictement invariant par translation spatiale d'une longueur d'onde.
  • Intensité maximale I_{\text{max}} = 16 I_0 = N^2 I_0 : Pour \varphi = 0, les N=4 ondes acoustiques interfèrent de manière totalement constructive. Les amplitudes de pression s'additionnent en phase (p_{\text{tot}} = 4 p_0). L'intensité étant quadratique en amplitude, elle vaut p_{\text{tot}}^2 = (4 p_0)^2 = 16 I_0.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Notions : interférence, directivité

Montrer qu'un microphone à tube à interférences construit selon le principe ci-dessus sélectionne les ondes acoustiques provenant d'un cône étroit d'axe de demi-angle au sommet , à exprimer en fonction notamment de et . Préciser comment il convient de choisir pour assurer la condition . Commenter.

Voir l'indice

Déterminer la valeur du déphasage critique \varphi_c pour laquelle le signal atteint 20\% de son intensité maximale, puis effectuer un développement limité à l'ordre deux en \theta pour isoler \theta_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer graphiquement sur la figure 4 (puis vérifier analytiquement) la valeur critique de déphasage \varphi_c telle que I_{\text{tot}}(\varphi_c) = 0{,}20\,I_{\max}.
  2. Relier \varphi à l'angle d'incidence \theta via le résultat de la question Q5 dans l'approximation des petits angles, et caractériser le domaine angulaire sélectionné.
  3. Exprimer la condition sur la distance d pour assurer \theta_{\max} < 5^{\circ} sur l'intervalle de fréquences considéré, effectuer l'application numérique et commenter physiquement les limites du dispositif.
Voir la réponse courte

Condition d'annulation au premier zéro d'interférence pour relier l'angle d'ouverture \theta_{\text{max}} à la longueur d du tube.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4, l'axe vertical comporte 5 graduations entre 0 et I_{\max} : chaque subdivision représente 0{,}20\,I_{\max}. La première ligne horizontale correspond donc exactement au seuil de 20\,\%.

L'axe horizontal présente 8 graduations entre 0 et \psi = 2\pi, soit un pas de \frac{\pi}{4} par division. L'intensité du lobe secondaire ne dépasse pas \approx 7{,}4\,\% < 20\,\% ; seul le lobe principal autour de \varphi = 0 dépasse le seuil de 20\,\%. L'intersection du lobe principal avec le seuil 0{,}20\,I_{\max} a lieu pour :

\varphi_c \approx 1{,}0\text{ rad}

Remarque analytique : en choisissant \varphi = \frac{\pi}{3} \approx 1{,}05\text{ rad}, on a \frac{I_{\text{tot}}}{I_{\max}} = \cos^2\left(\frac{\pi}{6}\right)\cos^2\left(\frac{\pi}{3}\right) = \frac{3}{4}\times\frac{1}{4} = \frac{3}{16} = 18{,}75\,\% \approx 20\,\%, ce qui confirme \varphi_c \approx 1{,}03\text{ rad}.

D'après le résultat de la question Q5, le déphasage s'écrit :

\varphi = \frac{2\pi f d}{c_a}(1 - \cos\theta)

Pour des ondes provenant d'une direction proche de l'axe (Ox), l'angle \theta est petit (\theta \ll 1), d'où 1 - \cos\theta \approx \frac{\theta^2}{2}. Le déphasage devient :

\varphi \approx \frac{\pi f d}{c_a}\theta^2

Le signal reçu est significatif si \varphi \le \varphi_c, ce qui conduit à :

\theta \le \theta_{\max} \quad \text{avec} \quad \boxed{\theta_{\max} = \sqrt{\frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f d}}}

Par invariance par rotation autour de l'axe (Ox), cette condition définit bien un cône de révolution d'axe (Ox) et de demi-angle au sommet \theta_{\max}.

Pour assurer la condition \theta_{\max} < \theta_{\text{lim}} = 5^{\circ} = \frac{5\pi}{180}\text{ rad} \approx 0{,}0873\text{ rad}, il convient de choisir :

d > \frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f \theta_{\text{lim}}^2}

La fonction f \mapsto \frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f \theta_{\text{lim}}^2} étant strictement décroissante, la condition la plus contraignante sur toute la bande passante [100\text{ Hz}, 5\text{ kHz}] est obtenue à la fréquence minimale f_{\min} = 100\text{ Hz} :

d > d_{\min} = \frac{\varphi_c\,c_a}{\pi f_{\min} \theta_{\text{lim}}^2}

Application numérique : avec c_a = 345\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \theta_{\text{lim}} = 0{,}0873\text{ rad} et \varphi_c \approx 1{,}03\text{ rad} :

  • pour f_{\min} = 100\text{ Hz} :

    d > \frac{1{,}03 \times 345}{\pi \times 100 \times (0{,}0873)^2} \approx 1{,}5 \times 10^2\text{ m}
  • même à la fréquence maximale f_{\max} = 5\text{ kHz} :

    d > \frac{1{,}5 \times 10^2}{50} \approx 3\text{ m}

Commentaires :

  • Faisabilité : de telles valeurs de d sont physiquement irréalisables pour un microphone portatif dont la longueur totale n'excède pas quelques dizaines de centimètres (20\text{ à }40\text{ cm}). Un angle de directivité aussi étroit que 5^{\circ} ne peut donc pas être obtenu en pratique par ce principe.
  • Dépendance en fréquence : puisque \theta_{\max} \propto f^{-1/2}, la directivité est fortement sélective en fréquence : le microphone est directionnel dans les aigus (hautes fréquences), mais devient quasi omnidirectionnel dans les graves (f \sim 100\text{ Hz}), où la longueur d'onde acoustique (\lambda \sim 3{,}5\text{ m}) est bien supérieure aux dimensions du tube.
  • Critère de non-repliement : pour éviter l'apparition d'un pic principal secondaire (interférence constructive d'ordre supérieur à \varphi = 2\pi) pour \theta \in [0, \pi], il faut de plus que \varphi(\pi) = \frac{4\pi f_{\max} d}{c_a} < 2\pi, soit d < \frac{c_a}{2f_{\max}} \approx 3{,}5\text{ cm}, ce qui impose une borne supérieure stricte sur d.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II · L'oreille interne

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de dispersion, onde évanescente

Exprimer la condition de propagation de l'onde pour une position quelconque comprise entre et . En déduire que est nécessairement monotone décroissante. Relier la pulsation de l'onde et la valeur de au point d'absorption.

Voir l'indice

Traduire la propagation sans atténuation par la positivité stricte de k^2(x) sur [0, x_r[ et identifier la condition de résonance lorsque le dénominateur de la relation de dispersion s'annule en x_r.

Voir la stratégie
  1. Une onde acoustique se propage sans atténuation exponentielle si son vecteur d'onde k(x) est réel, ce qui impose \underline{k}^2(x) > 0.
  2. Exploiter le fait que l'onde se propage depuis l'entrée x = 0 jusqu'au point x_r où elle est absorbée pour déterminer le signe de la dérivée de \omega_r(x).
  3. Identifier la condition de résonance / coupure en x = x_r où le dénominateur de la relation de dispersion s'annule.
Voir la réponse courte

Condition de propagation k^2 > 0 imposant \omega > \omega_r(x), avec absorption résonante lorsque \omega = \omega_r(x_r).

Voir le corrigé complet

Une onde se propage le long de l'axe (Ox) si et seulement si la composante de son vecteur d'onde \underline{k}(x) est un réel non nul, ce qui équivaut à :

\underline{k}^2(x) > 0

D'après la relation de dispersion fournie :

\underline{k}^2(x) = \frac{k_0^2 \omega^2}{\omega_r^2(x) - \omega^2}

Comme k_0 > 0, \omega > 0 et \omega_r(x) > 0, le numérateur est strictement positif. La condition de propagation pour x \in [0, x_r[ s'écrit donc :

\omega_r^2(x) - \omega^2 > 0 \iff \omega < \omega_r(x)
\boxed{\omega < \omega_r(x) \quad \text{pour tout } x \in [0, x_r[}

L'onde pénètre dans la cochlée en x = 0 et se propage dans le sens des x croissants jusqu'à atteindre en x = x_r le lieu d'absorption où cesse la propagation. Au-delà de x_r (x > x_r), l'onde ne se propage plus et devient évanescente, ce qui correspond à \underline{k}^2(x) < 0, soit \omega_r(x) < \omega.

La fonction \omega_r(x) passe donc d'une valeur supérieure à \omega pour x < x_r à une valeur inférieure à \omega pour x > x_r. Puisque la fonction \omega_r est monotone, elle est nécessairement :

\boxed{\omega_r(x) \text{ est strictement monotone décroissante.}}

Au point d'absorption x = x_r, la propagation s'arrête à la frontière entre le domaine de propagation et le domaine évanescent. Le dénominateur de la relation de dispersion s'annule, ce qui correspond à une résonance (k(x) \to +\infty) :

\boxed{\omega_r(x_r) = \omega}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : approximation wkb, équation différentielle

Établir deux équations différentielles vérifiées par et . En déduire la relation où et est une constante d'intégration (à ne pas chercher à déterminer). Justifier le signe de dans le raisonnement suivi.

Voir l'indice

Injecter l'expression test de l'onde dans l'équation de Helmholtz spatiale, séparer parties réelle et imaginaire, et intégrer l'équation imaginaire qui traduit la conservation d'un flux d'énergie.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de \underline{p}(x,t) = A(x)\,\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} dans l'équation de Helmholtz unidimensionnelle vérifiée dans la cochlée.
  2. Séparer les parties réelle et imaginaire de l'équation obtenue pour établir les deux équations différentielles couplées sur A(x) et \varphi(x).
  3. Intégrer l'équation différentielle issue de la partie imaginaire en identifiant la dérivée d'un produit, puis justifier le signe de \varphi'(x) à partir du sens de propagation de l'onde pour exprimer A(x).
Voir la réponse courte

Séparation partie réelle et imaginaire après injection de la forme d'onde WKB, puis intégration de l'équation sur l'amplitude A(x).

Voir le corrigé complet

L'onde acoustique s'écrit sous la forme :

\underline{p}(x,t) = A(x)\,\mathrm{e}^{-j\varphi(x)}\,\mathrm{e}^{j\omega t}

Calculons les dérivées spatiales successives de \underline{p} par rapport à x :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{p}}{\partial x} &= \left( A'(x) - j\varphi'(x)A(x) \right)\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial x^2} &= \left[ A''(x) - j\varphi''(x)A(x) - j\varphi'(x)A'(x) - j\varphi'(x)\left(A'(x) - j\varphi'(x)A(x)\right) \right]\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} \\ &= \left[ A''(x) - A(x)\left(\varphi'(x)\right)^2 - j\left( 2A'(x)\varphi'(x) + A(x)\varphi''(x) \right) \right]\mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))} \end{aligned}

En injectant cette dérivée dans l'équation spatiale \dfrac{\partial^2 \underline{p}}{\partial x^2}(x,t) = -k^2(x)\,\underline{p}(x,t) et en simplifiant par le terme non nul \mathrm{e}^{j(\omega t - \varphi(x))}, il vient :

A''(x) - A(x)\left(\varphi'(x)\right)^2 - j\left( 2A'(x)\varphi'(x) + A(x)\varphi''(x) \right) = -k^2(x)\,A(x)

Puisque A(x), \varphi(x) et k^2(x) sont des grandeurs réelles pour x < x_r, l'identification des parties réelle et imaginaire conduit au système des deux équations différentielles :

\boxed{\begin{cases} A''(x) - A(x)\left(\varphi'(x)\right)^2 + k^2(x)A(x) = 0 & \text{(partie réelle)} \\[6pt] 2A'(x)\varphi'(x) + A(x)\varphi''(x) = 0 & \text{(partie imaginaire)} \end{cases}}

Multiplions la seconde équation par A(x) \neq 0 :

2A(x)A'(x)\varphi'(x) + A^2(x)\varphi''(x) = 0 \iff \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\left( A^2(x)\,\varphi'(x) \right) = 0

Il en résulte qu'il existe une constante réelle C_0 telle que :

A^2(x)\,\varphi'(x) = C_0

Signe de \varphi'(x) : la phase instantanée de l'onde s'écrit \Phi(x,t) = \omega t - \varphi(x). La condition de propagation à phase constante \Phi(x,t) = \text{cte} donne, par dérivation par rapport au temps :

\omega - \varphi'(x)\,\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = 0 \implies v_\varphi = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{\varphi'(x)}

Comme l'onde pénètre en x = 0 et se propage vers les x croissants (jusqu'en x = x_r), la vitesse de phase v_\varphi est positive. Avec \omega > 0, on en déduit nécessairement :

\varphi'(x) > 0

Puisque A(x) > 0 et \varphi'(x) > 0, la constante C_0 est strictement positive. En posant C_0 = H^2 avec H > 0, on obtient bien :

\boxed{A(x) = \frac{H}{\sqrt{\varphi'(x)}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : onde progressive, amplitude, longueur d'onde

Préciser les sens de variation de et , puis proposer un tracé de l'allure de l'onde (réelle) de pression qui se propage dans la cochlée le long de .

Voir l'indice

Combiner la décroissance de \omega_r(x) avec la condition d'absorption en x_r pour déduire les variations de k(x) et de A(x), puis esquisser une onde dont l'amplitude diverge et la longueur d'onde diminue à l'approche de x_r.

Voir la stratégie
  1. Sens de variation de k(x) : exploiter la relation de dispersion k^2(x) = \frac{k_0^2 \omega^2}{\omega_r^2(x) - \omega^2} et la décroissance de \omega_r(x) établie à la question Q9.
  2. Sens de variation de A(x) : dans le cadre de l'approximation de l'optique ondulatoire (approximation WKB, où le milieu varie lentement à l'échelle de la longueur d'onde locale), relier \varphi'(x) à k(x) grâce à la première équation différentielle de la question Q10, puis en déduire le comportement de A(x) = H/\sqrt{\varphi'(x)}.
  3. Tracé de l'onde réelle : représenter l'onde de pression p(x,t) = A(x)\cos(\omega t - \varphi(x)) à un instant fixé t, en faisant figurer l'enveloppe \pm A(x) et l'effet de resserrement spatial lié à l'augmentation de k(x).
Voir la réponse courte

Croissance de l'amplitude A(x) et diminution de la longueur d'onde spatiale à l'approche de la zone de résonance x_r.

Voir le corrigé complet

1. Sens de variation de k(x) :

D'après la relation de dispersion :

k(x) = \frac{k_0 \omega}{\sqrt{\omega_r^2(x) - \omega^2}}

D'après la question Q9, la pulsation de coupure locale \omega_r(x) est strictement décroissante sur [0, x_r[ avec \omega_r(x) > \omega, et tend vers \omega en x \to x_r.

Le dénominateur \sqrt{\omega_r^2(x) - \omega^2} est donc une fonction strictement décroissante de x, strictement positive et s'annulant en x_r. Par conséquent :

\boxed{k(x) \text{ est strictement croissante sur } [0, x_r[\quad \text{et}\quad \lim_{x \to x_r^-} k(x) = +\infty}

2. Sens de variation de A(x) :

La première équation différentielle obtenue à la question Q10 s'écrit :

A''(x) + \left[k^2(x) - (\varphi'(x))^2\right] A(x) = 0

Dans le cadre de l'approximation WKB (milieu lentement variable, où les variations relatives d'amplitude sont faibles à l'échelle d'une longueur d'onde locale, soit |A''| \ll k^2 A), on obtient l'approximation eikonale :

(\varphi'(x))^2 \approx k^2(x) \implies \varphi'(x) \approx k(x)

car \varphi'(x) > 0 pour une onde se propageant dans le sens des x croissants.

Puisque k(x) est strictement croissante, la dérivée spatiale de la phase \varphi'(x) est également une fonction strictement croissante. En vertu de la relation établie à la question Q10, A(x) = \frac{H}{\sqrt{\varphi'(x)}}, il vient :

\boxed{A(x) \text{ est strictement décroissante sur } [0, x_r[\quad \text{et}\quad \lim_{x \to x_r^-} A(x) = 0}

3. Tracé de l'allure de l'onde de pression réelle :

L'onde réelle de pression s'écrit :

p(x,t) = \operatorname{Re}(\underline{p}(x,t)) = A(x) \cos(\omega t - \varphi(x))

À un instant t fixé (par exemple t = 0) :

  • la longueur d'onde locale \lambda(x) = \frac{2\pi}{k(x)} \approx \frac{2\pi}{\varphi'(x)} diminue au cours de la propagation vers x_r : les alternances de pression se resserrent spatialement ;
  • l'amplitude A(x) de l'enveloppe diminue progressivement jusqu'à s'éteindre au voisinage du point d'absorption x_r.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie B : Produire le son : haut-parleurs électrodynamiques

I · Principe du haut-parleur électrodynamique

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : bobine, résistance, inductance propre

Exprimer la résistance totale et l'inductance totale de la bobine formée des spires en fonction de , et .

Voir l'indice

Associer les résistances des spires en série, et utiliser le fait que le flux propre embrassé par N spires jointives identiques traversées par le même courant est proportionnel à N^2.

Voir la stratégie
  1. Associer en série les résistances des N spires identiques parcourues par le même courant.
  2. Exprimer le flux propre total à travers les spires en tenant compte de leur caractère jointif, qui maximise le couplage inductif mutuel.
Voir la réponse courte

Somme en série des spires : R_b = N R_1 et couplage magnétique des spires donnant L_b = N^2 L_1.

Voir le corrigé complet

Résistance totale R_b :
Les N spires sont parcourues par le même courant électrique i : elles sont donc associées en série. La résistance d'une association série de dipôles ohmiques étant égale à la somme de leurs résistances, on a directement :

\boxed{R_b = N R_1}

Inductance propre totale L_b :
Les spires sont pratiquement jointives, de sorte qu'elles partagent la même géométrie et le même volume d'espace. Par superposition en régime quasi stationnaire, le champ magnétique créé en tout point par l'ensemble des N spires parcourues par le courant i est la somme des champs créés par chaque spire :

\vec{B}_{\text{tot}} \approx N \vec{B}_1

où \vec{B}_1 est le champ créé par une spire unique parcourue par le courant i.

Le flux du champ total à travers une spire quelconque s'écrit alors :

\Phi_{\text{spire}} = \iint \vec{B}_{\text{tot}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \approx N \iint \vec{B}_1 \cdot \mathrm{d}\vec{S} = N L_1 i

où L_1 est l'inductance propre d'une spire isolée.

Le flux total embrassé par l'ensemble des N spires en série est la somme des flux à travers chacune d'elles :

\Phi_b = \sum_{k=1}^N \Phi_{\text{spire}} \approx N \cdot (N L_1 i) = N^2 L_1 i

Par identification avec la relation définissant l'inductance propre globale \Phi_b = L_b i, on en déduit :

\boxed{L_b = N^2 L_1}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : loi de faraday, force électromotrice, flux magnétique

Montrer que la force électromotrice induite par ce mouvement dans l'ensemble des spires s'écrit . On pourra s'intéresser au flux du champ magnétique à travers un cylindre , appuyé sur le contour fermé d'une spire d'une part et refermé en dehors de l'aimant, dans une zone où le champ magnétique est nul ou négligeable (voir figure 6).

Voir l'indice

Appliquer la loi de Faraday au contour de la spire en exploitant la nullité du flux magnétique à travers le fond extérieur du cylindre proposé dans le texte.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique \Phi_1(z) traversant une spire mobile située à la cote z(t) en utilisant la conservation du flux du champ magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B}=0) sur une surface cylindrique fermée.
  2. Appliquer la loi de Faraday pour en déduire la force électromotrice induite e_1 dans une spire, puis sommer sur les N spires en série.
Voir la réponse courte

Bilan de flux coupé à travers la surface latérale cylindrique balayée par le mouvement des N spires dans le champ radial B_0.

Voir le corrigé complet

Considérons une spire circulaire de rayon r, située à la cote z(t) et orientée selon \vec{u}_\theta (de sorte que le vecteur surface soit orienté selon +\vec{u}_z par la règle de la main droite).

Pour déterminer le flux magnétique \Phi_1(z) = \iint_{\mathcal{D}(z)} \vec{B}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S à travers le disque \mathcal{D}(z) délimité par la spire, introduisons une surface fermée cylindrique (\mathcal{S}) de rayon r, limitée par :

  • la base \mathcal{D}(z) à la cote z(t), dont la normale sortante est -\vec{u}_z ;
  • une base \mathcal{D}(z_0) située à une cote z_0 > z suffisamment éloignée de l'aimant pour que le champ magnétique y soit nul ou négligeable (\vec{B} \approx \vec{0}) ;
  • la surface latérale \Sigma_{\text{lat}} comprise entre z et z_0, de normale sortante \vec{n}_{\text{ext}} = \vec{u}_r, où règne le champ radial \vec{B}_0 = B_0\,\vec{u}_r.

D'après l'équation de Maxwell-Thomson, \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, le flux du champ magnétique sortant de cette surface fermée est nul :

\oiint_{(\mathcal{S})} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = 0 \iff -\iint_{\mathcal{D}(z)} \vec{B}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S + \iint_{\mathcal{D}(z_0)} \vec{B}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S + \iint_{\Sigma_{\text{lat}}} \vec{B}\cdot\vec{u}_r\,\mathrm{d}S = 0

Comme \vec{B} \approx \vec{0} sur \mathcal{D}(z_0), il vient :

\Phi_1(z) = \iint_{\Sigma_{\text{lat}}} \vec{B}_0\cdot\vec{u}_r\,\mathrm{d}S = \int_{z}^{z_0} B_0 \,(2\pi r\,\mathrm{d}z') = 2\pi r B_0 (z_0 - z)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans cette spire s'écrit :

e_1 = -\frac{\mathrm{d}\Phi_1}{\mathrm{d}t} = -\left(-2\pi r B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right) = 2\pi r B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

La bobine étant constituée de N spires identiques branchées en série et animées de la même vitesse \vec{v} = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{u}_z, la force électromotrice totale induite est la somme des f.é.m. individuelles :

\boxed{e = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : force de laplace, puissance électromécanique, couplage électromécanique

Déterminer l'expression de la résultante des forces électromagnétiques qui s'exercent sur les spires. Exprimer en fonction de notamment et proposer une interprétation de cette relation.

Voir l'indice

Intégrer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = i\,\mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B}_0 le long des N spires circulaires et identifier la puissance mécanique reçue avec la puissance électrique induite correspondante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force élémentaire de Laplace s'exerçant sur un élément de longueur de spire, puis intégrer sur une spire circulaire avant de multiplier par le nombre N de spires.
  2. Former le produit scalaire \vec{F}\cdot \vec{v} et faire apparaître la force électromotrice induite e = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} établie à la question Q13.
  3. Interpréter physiquement ce bilan en termes de conversion de puissance électromécanique.
Voir la réponse courte

Force de Laplace \vec{F} = -2\pi r N B_0 i \vec{u}_z, et vérification de la conservation d'énergie électromécanique \vec{F}\cdot\vec{v} = -e\, i.

Voir le corrigé complet

Un élément de longueur d'une spire parcourue par le courant i s'écrit dans la base cylindrique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) :

\mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta

Cet élément est plongé dans le champ magnétique permanent radial \vec{B}_0 = B_0\,\vec{u}_r. La force élémentaire de Laplace qui s'y applique est :

\mathrm{d}\vec{F}_L = i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \times \vec{B}_0 = i\,(r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta) \times (B_0\,\vec{u}_r) = - i\,r B_0\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_z

car dans la base orthonormée directe (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), on a \vec{u}_\theta \times \vec{u}_r = -\vec{u}_z.

En intégrant sur une spire complète (\theta \in [0, 2\pi]) et en sommant sur les N spires identiques et jointives :

\vec{F} = N \oint_{\text{spire}} \mathrm{d}\vec{F}_L = - 2\pi r N B_0\,i\,\vec{u}_z
\boxed{\vec{F} = - 2\pi r N B_0\,i\,\vec{u}_z}

Calculons la puissance développée par cette force de Laplace lors du déplacement des spires à la vitesse \vec{v} = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z :

\begin{aligned} \vec{F}\cdot \vec{v} &= \left(-2\pi r N B_0\,i\,\vec{u}_z\right)\cdot\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z\right) \\ &= -\left(2\pi r N B_0\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right) i \end{aligned}

En reconnaissant l'expression de la f.é.m. de mouvement e = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} obtenue à la question Q13, il vient :

\boxed{\vec{F}\cdot \vec{v} = - e\,i}

Interprétation physique :

  • La grandeur \vec{F}\cdot\vec{v} représente la puissance mécanique reçue par la partie mobile de la part des forces électromagnétiques.
  • La grandeur e\,i représente la puissance électrique cédée par la f.é.m. d'induction au circuit électrique (convention générateur).
  • La relation \vec{F}\cdot\vec{v} + e\,i = 0 traduit la conservation de l'énergie lors de la conversion électromécanique : le couplage électromécanique convertit intégralement, et sans perte propre (hors effet Joule et frottements fluides modélisés ailleurs), la puissance électrique en puissance mécanique (fonctionnement moteur du haut-parleur) ou inversement (fonctionnement générateur d'un microphone).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique amorti

Montrer que les grandeurs et vérifient l'équation différentielle :

où , et sont à exprimer en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Oz) pour l'équipage mobile soumis au rappel élastique, à l'amortissement visqueux de l'air et à la force de Laplace.

Voir la stratégie
  1. Définir le système mécanique et le référentiel d'étude.
  2. Réaliser l'inventaire des forces extérieures exercées sur le système mobile suivant la direction axiale \vec{u}_z.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et projeter sur l'axe (Oz) pour identifier par identification les paramètres canoniques \omega_0, Q_m et \beta.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à l'équipage mobile soumis au rappel élastique, au frottement fluide et à la force de Laplace motrice.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué de l'équipage mobile (membrane et bobine de N spires), de masse M, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'équipage mobile effectue un mouvement de translation rectiligne le long de l'axe (Oz), sa vitesse étant \vec{v} = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\vec{u}_z.

D'après le préambule précédant la question, on néglige l'effet de la pesanteur. L'ensemble est soumis aux actions mécaniques extérieures suivantes :

  • la force de rappel élastique des suspensions modélisées par un ressort équivalent de raideur K :

    \vec{F}_{\text{rappel}} = -K z(t)\,\vec{u}_z
  • la force dissipative exercée par l'air (frottement fluide de coefficient \lambda) :

    \vec{f} = -\lambda \vec{v} = -\lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z
  • la résultante des forces de Laplace exercée sur les N spires parcourues par le courant i(t), établie à la question Q14 :

    \vec{F} = -2\pi r N B_0\,i(t)\,\vec{u}_z

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'équipage mobile s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{u}_z = \vec{F}_{\text{rappel}} + \vec{f} + \vec{F}

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{u}_z, il vient :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} &= -K z - \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} - 2\pi r N B_0\,i(t) \\ M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + K z(t) &= - 2\pi r N B_0\,i(t) \end{aligned}

En divisant cette relation par la masse M > 0, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\lambda}{M}\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + \frac{K}{M} z(t) = -\frac{2\pi r N B_0}{M}\,i(t)

Par identification avec la forme canonique de l'oscillateur harmonique amorti :

\frac{\mathrm{d}^{2} z}{\mathrm{d} t^{2}}+\frac{\omega_{0}}{Q_{m}} \frac{\mathrm{d} z}{\mathrm{d} t}+\omega_{0}^{2} z(t)=-\beta\,i(t)

on identifie directement :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{K}{M}}} \quad,\quad \boxed{Q_m = \frac{M\omega_0}{\lambda} = \frac{\sqrt{K M}}{\lambda}} \quad\text{et}\quad \boxed{\beta = \frac{2\pi r N B_0}{M}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : loi des mailles, couplage électromécanique, force contre-électromotrice

Représenter le circuit électrique équivalent et en déduire la seconde équation différentielle couplant et :

où est à exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour la bobine en tenant compte de la résistance interne, de l'auto-inductance et de la force contre-électromotrice issue du mouvement de l'équipage.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la bobine mobile en intégrant ses éléments passifs (résistance R_b, inductance propre L_b) et la force électromotrice induite de mouvement e(t) déterminée à la question Q13.
  2. Représenter le schéma équivalent du circuit électrique alimenté par le générateur idéal de tension E(t).
  3. Appliquer la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle et identifier la constante de couplage \gamma.
Voir la réponse courte

Schéma de la maille électrique avec fem induite opposée e(t) en convention récepteur, donnant la loi des mailles couplée.

Voir le corrigé complet

L'ensemble des N spires mobiles constituant la bobine est le siège :

  • d'effets ohmiques, modélisés par la résistance totale R_b ;
  • d'effets d'auto-induction, modélisés par l'inductance propre L_b ;
  • d'un phénomène d'induction motionnelle caractérisé à la question Q13 par la force électromotrice e(t) = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}.

Dans l'orientation du circuit associée au sens de comptage du courant i(t), la force électromotrice induite e(t) agit en convention générateur. Le circuit électrique équivalent est une maille unique fermée sur le générateur E(t) :

En convention récepteur pour la bobine (composée de R_b, L_b et du siège de la f.é.m. e), la tension à ses bornes s'écrit :

u_b(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - e(t)

La loi des mailles impose E(t) = u_b(t), soit :

E(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - e(t)

En injectant l'expression de la f.é.m. issue de la question Q13, e(t) = 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on obtient :

E(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - 2\pi r N B_0 \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

Par identification avec la relation E(t) = R_b i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - \gamma \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on en déduit :

\boxed{\gamma = 2\pi r N B_0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : bilan d'énergie, couplage électromécanique

Établir un bilan énergétique du fonctionnement du haut-parleur ; exprimer notamment la puissance transmise par la membrane à l'air environnant (et en particulier à l'onde acoustique créée par le haut-parleur).

Voir l'indice

Multiplier l'équation mécanique par la vitesse et l'équation électrique par le courant, puis sommer les deux bilans pour faire apparaître la conservation de l'énergie et la puissance dissipée utile pour le son.

Voir la stratégie
  1. Multiplier l'équation différentielle électrique par i(t) pour faire apparaître la puissance fournie par le générateur, l'énergie magnétique et l'effet Joule.
  2. Multiplier l'équation différentielle mécanique par la vitesse v(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} pour obtenir le théorème de la puissance mécanique.
  3. Identifier le terme de couplage électromécanique, puis sommer les deux bilans pour obtenir le bilan énergétique global du haut-parleur.
Voir la réponse courte

Multiplication des équations électrique et mécanique par i et \dot{z} pour identifier la puissance dissipée dans l'air \mathcal{P}_a = \lambda \dot{z}^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'équation électrique s'écrit :

E(t) = R_b\,i(t) + L_b \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} - \gamma \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En multipliant par le courant i(t), on obtient le bilan de puissance électrique :

E(t)i(t) = R_b\,i^2(t) + \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}L_b\,i^2\right) - \gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En introduisant la puissance fournie par le générateur \mathcal{P}_G = E(t)i(t), la puissance dissipée par effet Joule \mathcal{P}_J = R_b\,i^2 et l'énergie magnétique stockée dans la bobine E_m = \frac{1}{2}L_b\,i^2, ce bilan devient :

\mathcal{P}_G = \mathcal{P}_J + \frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} - \gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

D'après la question Q15, l'équation mécanique s'écrit (en rappelant que \omega_0^2 = K/M, \frac{\omega_0}{Q_m} = \frac{\lambda}{M} et \beta = \gamma/M) :

M \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + K z(t) = -\gamma\,i(t)

Multiplions par la vitesse v = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}M\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 + \frac{1}{2}K z^2\right) + \lambda\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 = -\gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

On reconnaît les énergies cinétique E_c = \frac{1}{2}M\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 et potentielle élastique E_e = \frac{1}{2}K z^2 :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(E_c + E_e) + \lambda\left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2 = -\gamma\,i(t)\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

Par le principe des actions réciproques, la force exercée par la membrane mobile sur l'air est \vec{f}_{\text{m}\to\text{air}} = -\vec{f} = \lambda \vec{v}. La puissance cédée par la membrane à l'air environnant est donc :

\boxed{\mathcal{P}_a = \vec{f}_{\text{m}\to\text{air}} \cdot \vec{v} = \lambda \left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)^2}

En égalant le terme de couplage électromécanique -\gamma\,i\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \vec{F}\cdot\vec{v} dans les deux bilans, il vient :

\mathcal{P}_G = \mathcal{P}_J + \frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}(E_c + E_e)}{\mathrm{d}t} + \mathcal{P}_a

En posant E_{\text{tot}} = E_c + E_e + E_m, le bilan énergétique global du haut-parleur s'écrit :

\boxed{\mathcal{P}_G = \frac{\mathrm{d}E_{\text{tot}}}{\mathrm{d}t} + R_b\,i^2 + \mathcal{P}_a}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : impédance complexe, impédance motionnelle

Exprimer en fonction de , , , , , et . Préciser le comportement limite de à très basse fréquence.

Voir l'indice

Passer en régime harmonique complexe pour exprimer l'amplitude du déplacement en fonction de l'intensité, réinjecter dans la loi des mailles, puis évaluer la limite lorsque \omega \to 0.

Voir la stratégie
  1. Passer en régime sinusoïdal forcé dans l'équation différentielle mécanique (établie en Q15) pour exprimer l'amplitude complexe de l'élongation \underline{Z}_0 en fonction de celle du courant \underline{I}_0.
  2. Injecter cette relation dans l'équation différentielle électrique (établie en Q16) mise sous forme complexe, afin d'identifier le rapport \underline{Z}_m(\omega) = \underline{E}_0/\underline{I}_0.
  3. Effectuer le passage à la limite \omega \to 0 et interpréter physiquement le résultat.
Voir la réponse courte

Passage en régime sinusoïdal forcé pour éliminer la vitesse complexe et exprimer l'impédance équivalente tendant vers R_b à basse fréquence.

Voir le corrigé complet

En régime harmonique à la pulsation \omega, on adopte les représentations complexes :

E(t) = \underline{E}_0\,\mathrm{e}^{j\omega t}, \quad i(t) = \underline{I}_0\,\mathrm{e}^{j\omega t}, \quad z(t) = \underline{Z}_0\,\mathrm{e}^{j\omega t}

L'équation mécanique différentielle issue de la question Q15 s'écrit en grandeurs complexes :

\left(-\omega^2 + j\frac{\omega\omega_0}{Q_m} + \omega_0^2\right)\underline{Z}_0 = -\beta \underline{I}_0

On en déduit l'amplitude complexe du déplacement :

\underline{Z}_0 = -\frac{\beta}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}} \underline{I}_0

L'équation électrique établie à la question Q16 s'écrit en représentation complexe :

\begin{aligned} \underline{E}_0 &= \left(R_b + j L_b \omega\right)\underline{I}_0 - j\gamma\omega \underline{Z}_0 \\ &= \left(R_b + j L_b \omega + \frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}}\right)\underline{I}_0 \end{aligned}

L'impédance électromécanique \underline{Z}_m(\omega) = \dfrac{\underline{E}_0}{\underline{I}_0} s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{Z}_m(\omega) = R_b + j L_b \omega + \frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}}}

Comportement limite à très basse fréquence :

Lorsque \omega \to 0, le terme inductif j L_b \omega tend vers 0 et le terme de couplage mécanique vérifie :

\frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2 - \omega^2 + j\dfrac{\omega\omega_0}{Q_m}} \underset{\omega \to 0}{\sim} \frac{j\omega\beta\gamma}{\omega_0^2} \xrightarrow[\omega \to 0]{} 0

On obtient ainsi :

\boxed{\lim_{\omega \to 0} \underline{Z}_m(\omega) = R_b}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.1 · Haut-parleurs et sélectivité fréquentielle - Ordres de grandeur

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde acoustique, longueur d'onde, ordre de grandeur

Proposer une estimation des diamètres respectifs des woofer et tweeter si la limite entre sons aigus et graves est de l'ordre de .

Voir l'indice

Associer le diamètre de la membrane à une demi-longueur d'onde acoustique \lambda/2 = c_a/(2f) pour les fréquences représentatives des registres grave et aigu de part et d'autre de 1\text{ kHz}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur d'onde acoustique \lambda en fonction de la célérité c_a et de la fréquence sonore f.
  2. Utiliser l'indication de l'énoncé liant le diamètre de la membrane à la demi-longueur d'onde : D \sim \frac{\lambda}{2} = \frac{c_a}{2f}.
  3. Choisir une fréquence représentative pour la plage des graves (f < f_c) et pour la plage des aigus (f > f_c) au sein du spectre audible (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).
Voir la réponse courte

Comparaison de la longueur d'onde \lambda = c_a/f_c \approx 34\text{ cm} aux dimensions des membranes pour optimiser le rayonnement acoustique.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde acoustique associée à une onde sonore de fréquence f se propageant à la célérité c_a vaut :

\lambda = \frac{c_a}{f}

D'après l'énoncé, le diamètre D de la membrane est de l'ordre de grandeur d'une demi-longueur d'onde :

D \sim \frac{\lambda}{2} = \frac{c_a}{2f}

Avec la valeur fournie c_a \simeq 345\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

  • À la fréquence de coupure f_c = 1\text{ kHz} :

    \frac{\lambda_c}{2} = \frac{345}{2 \times 10^3} \approx 0{,}17\text{ m} = 17\text{ cm}
  • Pour le woofer (sons graves, fréquences f \in [20\text{ Hz}, 1\text{ kHz}]) : Pour une fréquence représentative du registre grave, typiquement comprise entre 300\text{ Hz} et 1\text{ kHz} :

    D_{\text{woofer}} \sim 20\text{ cm} \quad (\text{de } 15\text{ cm à } 30\text{ cm})

    (une membrane de plus grand diamètre serait encombrante et trop lourde pour conserver une bonne réactivité mécanique).

  • Pour le tweeter (sons aigus, fréquences f \in [1\text{ kHz}, 20\text{ kHz}]) : Pour une fréquence représentative du registre aigu, par exemple f \approx 5\text{ kHz} à 10\text{ kHz} :

    \begin{aligned} f = 5\text{ kHz} &\implies \frac{\lambda}{2} = \frac{345}{2 \times 5 \times 10^3} \approx 3{,}5\text{ cm} \\ f = 10\text{ kHz} &\implies \frac{\lambda}{2} = \frac{345}{2 \times 10^4} \approx 1{,}7\text{ cm} \end{aligned}

    On obtient ainsi :

    D_{\text{tweeter}} \sim 2\text{ à } 3\text{ cm}
\boxed{D_{\text{woofer}} \sim 20\text{ cm} \quad \text{et} \quad D_{\text{tweeter}} \sim 2\text{ à } 3\text{ cm}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : filtre passe-ba, fréquence de coupure, ordre de grandeur

Proposer une estimation des valeurs de , et .

Voir l'indice

Utiliser la relation P = U_{\text{eff}}^2/R_b pour évaluer la résistance du haut-parleur, puis égaler les impédances caractéristiques L\omega_c \approx 1/(C\omega_c) \approx R_b à la pulsation de croisement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance maximale moyenne reçue par le haut-parleur assimilé à une résistance R_b soumise à la tension efficace maximale U_{\text{eff}} afin d'en déduire R_b.
  2. Traduire la condition d'égalité des ordres de grandeur des impédances à la fréquence de coupure f_c = 1\text{ kHz} pour obtenir les valeurs de L et C.
Voir la réponse courte

Dimensionnement de L et C à partir de l'impédance nominale R_b \approx 8\;\Omega et de la pulsation de coupure \omega_c = 2\pi f_c.

Voir le corrigé complet

Le haut-parleur étant assimilé électriquement à une résistance pure R_b, la puissance électrique moyenne maximale reçue lorsqu'il est soumis à la tension sinusoïdale de valeur efficace U_{\text{eff}} = 20\text{ V} s'écrit :

\mathcal{P}_{\max} = \frac{U_{\text{eff}}^2}{R_b} \implies R_b = \frac{U_{\text{eff}}^2}{\mathcal{P}_{\max}}

Avec U_{\text{eff}} = 20\text{ V} et \mathcal{P}_{\max} = 80\text{ W} :

\boxed{R_b = \frac{20^2}{80} = 5\ \Omega}

À la fréquence de séparation f_c = 1\text{ kHz} (soit \omega_c = 2\pi f_c), les impédances de la bobine et du condensateur valent respectivement Z_L = L\omega_c et Z_C = \frac{1}{C\omega_c}. La condition d'adaptation selon laquelle ces impédances sont comparables à R_b conduit à :

\begin{aligned} L\omega_c \approx R_b &\implies L \approx \frac{R_b}{2\pi f_c} \\ \frac{1}{C\omega_c} \approx R_b &\implies C \approx \frac{1}{2\pi f_c R_b} \end{aligned}

Avec f_c = 1{,}0 \times 10^3\text{ Hz} et R_b = 5\ \Omega :

\begin{aligned} L &\approx \frac{5}{2\pi \times 10^3} \approx 8{,}0 \times 10^{-4}\text{ H} = 0{,}80\text{ mH} \\ C &\approx \frac{1}{2\pi \times 10^3 \times 5} \approx 3{,}2 \times 10^{-5}\text{ F} = 32\ \mu\text{F} \end{aligned}

On retient ainsi pour ordres de grandeur :

\boxed{L \sim 1\text{ mH} \quad \text{et} \quad C \sim 30\ \mu\text{F}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (21 % des questions), Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (15 %) et Induction électromagnétique (11 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Oxydoréduction et électrochimie, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Interférences lumineuses…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 29 questions sur 40 (72 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie C en entier (Q30 à Q40), la sous-partie A.I.2 (Q5 à Q8), la sous-partie B.I (Q12 à Q18) et la sous-partie B.II.2 (Q21 à Q23), ainsi que Q19, Q20, Q24 et Q29. Avec les autres programmes de première année : 29 en PCSI, 25 en PTSI, 18 en TSI1 et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q4 (énergie électrostatique), Q8 (interférence), Q10 (approximation wkb), Q38 (pression de vapeur saturante) et Q40 (vitesse linéaire).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (théorème de gauss), Q12 (bobine), Q21 (filtre passe-ba), Q31 (quotient de réaction) et Q32 (nombre d'oxydation). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (condensateur plan), Q13 (loi de faraday), Q14 (force de laplace), Q15 (principe fondamental de la dynamique), Q16 (loi des mailles), Q33 (demi-équation électronique), Q35 (diagramme de distribution) et Q37 (équilibre acido-basique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (18 sur 40), par exemple : Q1, Q9, Q12, Q14, Q19 à Q22, Q24 à Q32 et Q35. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q5 à Q7, Q10, Q13, Q15 et Q16.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport signale que trop de candidats éprouvent de grandes difficultés de calcul (dérivées, module d'un nombre complexe), que des connaissances de cours sont trop superficielles en électromagnétisme et en électronique, et que les applications numériques sont généralement mal… Moyenne : 9,31/20 (écart-type 3,9, 729 présents).

Faut-il connaître l'approximation WKB pour la question Q10 ?

Non : l'approximation n'est pas au programme en MPI, mais l'énoncé fournit explicitement la forme d'onde test. Il suffit de dériver deux fois cette expression et d'annuler séparément les parties réelle et imaginaire pour obtenir les équations demandées.

Quelle est l'activité du monomère liquide dans la question Q31 ?

L'activité vaut 1 : le chlorure de vinyle constitue à lui seul la phase liquide (corps pur liquide condensé). Il ne s'agit pas d'un soluté en solution, donc son activité ne dépend pas de sa quantité de matière.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.

Note estimée
–
0 question réussie sur 40
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 40 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,31 et d'écart-type 3,9 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.