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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2020 (page 4/4 : Parties III et IV)

Le hockey sur glace : outils, patinoire et équipements

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Partie III : Étude des matériaux composant les cages de hockey (suite)

Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : solubilité

Quel est le milieu naturel le plus susceptible de subir les effets de l'éthylène glycol ?

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Relever dans le document 7 le milieu récepteur vulnérable à l'éthylène glycol ainsi que la conséquence écologique majeure (consommation d'oxygène dissous par biodégradation).

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question d'analyse documentaire :

  1. Identifier dans le document 7 le comportement physico-chimique de l'éthylène glycol dans les différents compartiments environnementaux.
  2. Relever l'impact environnemental majeur explicité par le texte.
Voir la réponse courte

Les écosystèmes aquatiques, en raison de la très forte miscibilité du glycol et de la désoxygénation associée.

Voir le corrigé complet

D'après le document 7, l'éthylène glycol est totalement miscible à l'eau et peu volatil : il se disperse ainsi préférentiellement dans les eaux de surface et souterraines (ruissellement des zones aéroportuaires, rejets industriels).

Dans ces milieux, sa dégradation rapide par des microorganismes s'accompagne d'une forte consommation de dioxygène dissous (demande biochimique en oxygène élevée), conduisant à une hypoxie voire une anoxie des eaux réceptrices, létale pour la faune aquatique.

Par conséquent, le milieu naturel le plus susceptible de subir les effets néfastes de l'éthylène glycol est le milieu aquatique (eaux douces de surface et eaux souterraines).

\boxed{\text{Le milieu aquatique (eaux de surface et eaux souterraines).}}

Résultat

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Calculer l'enthalpie standard de cette réaction.

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Appliquer la loi de Hess en sommant les enthalpies standard de formation des produits affectées de leurs coefficients stœchiométriques moins celles des réactifs gazeux.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'équation de la réaction chimique étudiée et l'état physique de chaque espèce.
  2. Appliquer la loi de Hess en utilisant les grandeurs fournies dans les Données 2.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation des réactifs et produits.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction étudiée est :

\mathrm{C_2H_4O(g)} + \mathrm{H_2O(g)} = \mathrm{C_2H_6O_2(g)}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de cette réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ des réactifs et des produits :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_6O_2(g)}) - \left[ \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_4O(g)}) + \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) \right]

En utilisant les valeurs du tableau des Données 2 :

  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_6O_2(g)}) = -392\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_4O(g)}) = -51{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) = -285\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

On obtient :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ &= -392 - (-51{,}0) - (-285) \\ &= -392 + 51{,}0 + 285 \\ &= -56{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -56{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 51

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réaction exothermique

Cette réaction est-elle endothermique ou exothermique ?

Voir l'indice

Conclure sur le caractère thermique de la réaction en observant le signe algébrique de l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.

Voir la réponse courte

Le signe négatif de l'enthalpie standard de réaction (\Delta_r H^\circ < 0) indique une réaction exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (Q50), l'enthalpie standard de la réaction d'hydrolyse de l'oxyde d'éthylène vaut :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -56{,}0 \text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

L'enthalpie standard de réaction étant strictement négative, la transformation s'accompagne d'une libération d'énergie thermique vers le milieu extérieur à température et pression constantes (Q_P = \Delta H < 0).

\boxed{\text{La réaction est exothermique.}}

Résultat

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de van 't hoff, constante d'équilibre

On réalise cette réaction à une température supérieure à . Déterminer l'expression de la nouvelle constante d'équilibre notée en fonction de , des températures et , de l'enthalpie standard de réaction et de la constante des gaz parfaits.

Voir l'indice

Séparer les variables dans la relation de Van 't Hoff et intégrer entre T_1 et T_2 en considérant \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ indépendant de la température.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de Van 't Hoff fournie dans les données.
  2. Intégrer cette équation différentielle entre les températures T_1 et T_2, sous l'hypothèse (précisée dans le texte) que l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ est indépendante de la température.
  3. Exprimer K_2 en prenant l'exponentielle.
Voir la réponse courte

Intégration de la loi de Van 't Hoff supposant \Delta_r H^\circ constant : \ln(K_2/K_1) = \frac{\Delta_r H^\circ}{R}(1/T_1 - 1/T_2).

Voir le corrigé complet

La relation de Van 't Hoff relie la constante d'équilibre K à la température T :

\frac{\mathrm{d}\ln K}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R T^2}

Les enthalpies standard de formation étant supposées indépendantes de la température (approximation d'Ellingham), l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ est constante sur l'intervalle de température [T_1, T_2].

En intégrant la relation entre l'état à la température T_1 (constante K_1) et l'état à la température T_2 (constante K_2), on obtient :

\begin{aligned} \int_{K_1}^{K_2} \mathrm{d}\ln K &= \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \int_{T_1}^{T_2} \frac{\mathrm{d}T}{T^2} \\ \left[ \ln K \right]_{K_1}^{K_2} &= \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \left[ -\frac{1}{T} \right]_{T_1}^{T_2} \\ \ln\left(\frac{K_2}{K_1}\right) &= -\frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \left( \frac{1}{T_2} - \frac{1}{T_1} \right) = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \left( \frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2} \right) \end{aligned}

En composant par la fonction exponentielle, on en déduit l'expression de la constante K_2 :

\boxed{K_2 = K_1 \exp\left[ \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2}\right) \right]}

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, facteur cinétique

Pour la synthèse de l'éthylène glycol, les industriels ont choisi : - de fixer la température à , - de fixer la pression à , - d'ajouter un catalyseur, - de travailler en présence d'un grand excès d'eau. Analyser et discuter ces quatre choix faits par les industriels pour la synthèse de l'éthylène glycol.

Voir l'indice

Discuter le compromis entre vitesse de réaction et position de l'équilibre exothermique, l'effet de la haute pression selon le principe de modération de Le Chatelier (diminution du nombre de moles gazeuses), l'accélération cinétique par le catalyseur et le déplacement d'équilibre par un réactif en excès.

Voir la stratégie

Pour chaque choix industriel, il convient d'analyser systématiquement :

  1. L'aspect thermodynamique (déplacement de l'équilibre via la loi de modération de Le Chatelier ou la loi de Van 't Hoff) ;
  2. L'aspect cinétique (vitesse de réaction, temps de séjour) ;
  3. Les contraintes de procédé (sélectivité vis-à-vis des réactions parasites, sécurité, coût).
Voir la réponse courte

Justification par compromis vitesse-rendement pour T, déplacement d'équilibre selon Le Chatelier pour P et l'eau, et rôle du catalyseur.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction s'écrit :

\mathrm{C_2H_4O(g) + H_2O(g) = C_2H_6O_2(g)}

avec \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -56{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0 et une variation de quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g = 1 - (1 + 1) = -1.

  1. Fixation de la température à T_1 = 400\text{ K} :

    • Thermodynamique : la réaction étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ < 0), la loi de Van 't Hoff indique que la constante d'équilibre K(T) décroît avec la température. Pour maximiser le rendement à l'équilibre, il serait théoriquement souhaitable d'opérer à basse température.
    • Cinétique : d'après la loi d'Arrhenius, la vitesse de réaction augmente fortement avec la température. Une température trop basse conduirait à une cinétique excessivement lente et non rentable à l'échelle industrielle.
    • Bilan : la valeur T_1 = 400\text{ K} constitue un excellent compromis cinétique/thermodynamique : à cette température modérée, la vitesse est convenable et la constante d'équilibre reste très élevée (K_1 = 2{,}0\cdot 10^4 \gg 1), garantissant un équilibre très déplacé vers la formation du produit.
  2. Fixation de la pression à P = 15{,}0\text{ bar} :

    • Thermodynamique : le quotient réactionnel s'exprime par :

      Q_r = \frac{x_{\mathrm{C_2H_6O_2}}}{x_{\mathrm{C_2H_4O}}\,x_{\mathrm{H_2O}}}\,\frac{P^\circ}{P}

      Comme \Delta\nu_g = -1 < 0, une élévation de pression diminue Q_r à composition donnée, ce qui déplace l'équilibre dans le sens direct (principe de modération de Le Chatelier). L'augmentation de pression améliore donc le rendement en éthylène glycol.

    • Cinétique : une pression élevée augmente les pressions partielles des réactifs gazeux, donc leurs concentrations volumiques, ce qui accroît la fréquence des chocs efficaces et la vitesse de réaction.
    • Bilan : une pression de 15{,}0\text{ bar} optimise rendement et rapidité sans atteindre des pressions extrêmes nécessitant des coûts d'infrastructure trop lourds.
  3. Ajout d'un catalyseur :

    • Un catalyseur accélère la cinétique de la réaction en diminuant son énergie d'activation, sans modifier ni la constante d'équilibre K, ni le bilan thermodynamique final.
    • Il permet d'atteindre l'état d'équilibre en un temps beaucoup plus court, ce qui autorise justement l'utilisation d'une température modérée (400\text{ K}) sans pénaliser la rentabilité temporelle.
  4. Présence d'un grand excès d'eau :

    • Déplacement d'équilibre : l'eau étant un réactif abondant et très économique, son excès déplace l'équilibre vers la formation de l'éthylène glycol, maximisant la consommation du réactif limitant et plus coûteux, l'oxyde d'éthylène.
    • Sélectivité : l'éthylène glycol formé comporte des groupements hydroxyle réactifs et peut réagir consécutivement avec l'oxyde d'éthylène pour former des polyéthers indésirables (di- et triéthylène glycol). L'excès d'eau favorise statistiquement l'attaque de l'oxyde d'éthylène par \mathrm{H_2O} plutôt que par \mathrm{C_2H_6O_2}, limitant ainsi les réactions secondaires parasites.
    • Sécurité thermique : la présence d'eau liquide/vapeur à forte capacité thermique permet également d'absorber une partie de la chaleur dégagée par cette réaction exothermique, évitant l'emballement thermique du réacteur.
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Partie IV : Étude des haut-parleurs au sein de la patinoire

Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en TSI1

Notions : force de laplace, couplage électromécanique

Expliquer, sans calcul, le principe de fonctionnement d'un haut-parleur électrodynamique.

Voir l'indice

Expliquer le principe de transduction électromécanique : le courant variable subit une force de Laplace dans l'entrefer magnétique qui met en vibration la membrane solidaire, créant une onde acoustique dans l'air.

Voir la stratégie

Pour décrire le principe de fonctionnement sans calcul, il convient de suivre chronologiquement la chaîne de conversion d'énergie, depuis le signal électrique d'entrée jusqu'à l'onde sonore émise.

Voir la réponse courte

Le courant variable dans la bobine subit une force de Laplace qui fait osciller la membrane émettant le son.

Voir le corrigé complet

Le haut-parleur électrodynamique assure la conversion d'un signal électrique en une onde acoustique selon les étapes suivantes :

  1. Alimentation électrique : le générateur extérieur délivre une tension alternative qui fait circuler un courant variable i(t) dans la bobine mobile.
  2. Action mécanique (conversion électromécanique) : les conducteurs de la bobine, parcourus par le courant i(t) et immergés dans le champ magnétique radial permanent \vec{B} créé par l'aimant dans l'entrefer, sont soumis à des forces de Laplace. La résultante de ces forces s'exerce selon l'axe (Oz) et varie en sens et en intensité au rythme du courant.
  3. Mouvement oscillatoire : sous l'action de cette force axiale oscillante, et rappelée par la suspension et le spider, l'équipage mobile constitué par la bobine et la membrane entre en vibration selon l'axe (Oz).
  4. Émission acoustique : la membrane en vibration transmet son mouvement aux couches d'air adjacentes, générant ainsi des variations locales de pression (succession de compressions et de dépressions) qui se propagent dans le milieu sous forme d'ondes sonores audibles de même fréquence que le signal électrique d'origine.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Notions : force de laplace

Déterminer l'expression vectorielle de la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la bobine en fonction de l'intensité du courant , du nombre de spires , du rayon d'une spire et de la norme du champ magnétique .

Voir l'indice

Intégrer l'expression de la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L = i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} sur les N spires circulaires de rayon a en utilisant l'orientation radiale du champ magnétique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace élémentaire d\vec{F}_{\mathrm{L}} s'exerçant sur un élément de conducteur d\vec{\ell} de la bobine plongé dans le champ magnétique radial \vec{B}.
  2. Identifier l'orientation de d\vec{\ell} \wedge \vec{B} à l'aide de la règle du trièdre direct et de la figure 11.
  3. Intégrer sur l'ensemble des N spires de rayon a pour obtenir la résultante vectorielle \vec{F}_{\mathrm{L}}.
Voir la réponse courte

Intégration de la force élémentaire sur N spires dans un champ radial : \vec{F}_L = 2\pi N a B i(t) \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément de longueur d\vec{\ell} de la bobine parcouru par le courant d'intensité i(t). La force de Laplace élémentaire s'exerçant sur cet élément s'écrit :

d\vec{F}_{\mathrm{L}} = i(t)\, d\vec{\ell} \wedge \vec{B}

D'après les données et la figure 11 :

  • L'axe (Oz) est perpendiculaire au plan de la figure et dirigé vers l'avant (observateur) : \vec{u}_z = \vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta dans la base cylindro-polaire locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) où \vec{u}_\theta est orienté dans le sens trigonométrique direct (anti-horaire).
  • Le champ magnétique créé dans l'entrefer est radial permanent : \vec{B} = B\,\vec{u}_r avec B > 0.
  • Le courant i(t) circule dans le sens horaire selon la figure 11, d'où le vecteur déplacement élémentaire le long d'une spire de rayon a :

    d\vec{\ell} = - a\, d\theta\,\vec{u}_\theta

Le produit vectoriel s'écrit donc :

d\vec{\ell} \wedge \vec{B} = (- a\, d\theta\,\vec{u}_\theta) \wedge (B\,\vec{u}_r) = - a B\, d\theta\,(\vec{u}_\theta \wedge \vec{u}_r)

Comme \vec{u}_\theta \wedge \vec{u}_r = -\vec{u}_z, il vient :

d\vec{\ell} \wedge \vec{B} = a B\, d\theta\,\vec{u}_z

La force élémentaire est portée par l'axe (Oz) en tout point de la spire :

d\vec{F}_{\mathrm{L}} = i(t)\, a B\, d\theta\,\vec{u}_z

La résultante des forces de Laplace sur une spire s'obtient en intégrant sur la circonférence (\theta variant de 0 à 2\pi) :

\vec{F}_{\mathrm{L, 1\ spire}} = \int_0^{2\pi} i(t)\, a B\, d\theta\,\vec{u}_z = 2\pi a B\, i(t)\,\vec{u}_z

La bobine comportant N spires identiques situées dans l'entrefer où le champ a la même intensité B, la résultante totale des forces de Laplace est :

\boxed{\vec{F}_{\mathrm{L}} = 2\pi N a B\, i(t)\,\vec{u}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Notions : principe fondamental de la dynamique

Appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe pour en déduire l'équation mécanique qui sera notée (7).

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Oz) en incluant la force de Laplace, la force de rappel élastique et la force de frottement fluide.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système, le référentiel d'étude supposé galiléen et les forces qui s'exercent sur l'équipage mobile selon l'axe (Oz).
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et le projeter sur le vecteur unitaire \vec{u}_z pour obtenir l'équation différentielle du mouvement régissant z(t).
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe du mouvement : m\ddot{z} + f\dot{z} + kz = 2\pi NaB\, i(t).

Voir le corrigé complet

On étudie l'ensemble {bobine + membrane} modélisé par un solide ponctuel de masse m, en translation rectiligne selon l'axe (Oz), dans le référentiel lié au châssis du haut-parleur (référentiel terrestre supposé galiléen).

Les forces s'exerçant sur le système selon la direction (Oz) (l'axe (Oz) étant horizontal d'après la figure 10, le poids et les réactions normales de guidage n'ont pas de composante selon \vec{u}_z) sont :

  • la force électromagnétique de Laplace (établie en Q55) :

    \vec{F}_{\mathrm{L}} = 2\pi N a B \, i(t) \, \vec{u}_z
  • la force de rappel élastique exercée par le spider et la suspension :

    \vec{F}_e = -k z(t) \, \vec{u}_z
  • la force de frottement visqueux due à l'air :

    \vec{F} = -f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} \, \vec{u}_z

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} \vec{u}_z = \vec{F}_{\mathrm{L}} + \vec{F}_e + \vec{F}

En projetant sur l'axe (Oz) selon le vecteur unitaire \vec{u}_z, il vient :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} = 2\pi N a B \, i(t) - kz - f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En regroupant les termes dépendant du déplacement z(t) dans le membre de gauche, on obtient l'équation mécanique régissant le mouvement de la membrane :

\boxed{m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + k z = 2\pi N a B \, i(t)} \quad (7)

Résultat

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en TSI1

Notions : force électromotrice, bilan de puissance

La bobine mobile étant dans un champ magnétique permanent, la puissance des forces de Laplace et celle de la force électromotrice induite se compensent exactement. En déduire que l'expression de la force électromotrice induite par le mouvement de la bobine à la vitesse dans le champ magnétique est donnée par la relation :

Voir l'indice

Égaler la puissance mécanique de Laplace \mathcal{P}_L = F_L v à la puissance électrique consommée par induction -\mathcal{P}_{\text{ind}} = e(t) i(t) pour exprimer la f.e.m. e(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance mécanique fournie par les forces de Laplace agissant sur la bobine en mouvement.
  2. Exprimer la puissance électrique associée à la force électromotrice induite (considérée en convention récepteur, c'est-à-dire en force contre-électromotrice).
  3. Écrire l'égalité des puissances (compensation énergétique de la conversion) pour en déduire l'expression de e(t).
Voir la réponse courte

Bilan de puissance électromécanique F_L v - e i = 0, d'où l'expression de la fem induite e(t) = 2\pi NaB v(t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q55, la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la bobine mobile s'écrit :

\vec{F}_{\mathrm{L}} = 2\pi N a B \, i(t) \, \vec{u}_z

La bobine étant animée d'un mouvement de translation rectiligne selon (Oz) de vitesse \vec{v}(t) = v(t) \, \vec{u}_z, la puissance mécanique développée par les forces de Laplace est :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\mathrm{L}} &= \vec{F}_{\mathrm{L}} \cdot \vec{v}(t) \\ &= \left( 2\pi N a B \, i(t) \, \vec{u}_z \right) \cdot \left( v(t) \, \vec{u}_z \right) \\ &= 2\pi N a B \, v(t) \, i(t) \end{aligned}

La puissance électrique cédée au circuit mécanique par la force électromotrice induite (considérée ici comme une force contre-électromotrice) s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{ind}} = e(t) \, i(t)

L'énoncé précisant que la puissance des forces de Laplace et celle de la force électromotrice induite se compensent exactement, on a :

\mathcal{P}_{\mathrm{L}} = \mathcal{P}_{\mathrm{ind}} \iff 2\pi N a B \, v(t) \, i(t) = e(t) \, i(t)

Cette relation étant vérifiée pour toute valeur non nulle de l'intensité i(t), on en déduit :

\boxed{e(t) = 2\pi N a B \, v(t)}

Résultat

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Question 58

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en TSI1

Notions : schéma équivalent, force électromotrice

L'ensemble du circuit mobile possède une résistance électrique et une inductance propre . Représenter le schéma électrique équivalent du circuit mobile.

Voir l'indice

Tracer un circuit série comprenant un dipôle ohmique de résistance R, une bobine d'auto-inductance L et un générateur de f.e.m. induite e(t) en convention récepteur (f.c.é.m.).

Voir la stratégie
  1. Identifier les éléments électriques constitutifs du circuit mobile : la résistance R des spires, l'inductance propre L de la bobine et la source de force électromotrice induite e(t) issue du couplage électromécanique.
  2. Préciser le sens de la f.e.m. e(t) : d'après la loi de Lenz et le bilan de puissance établi en Q57, la conversion électromécanique fait agir cette source comme un récepteur électrique (force contre-électromotrice) vis-à-vis du courant d'alimentation i(t).
  3. Représenter le schéma électrique équivalent en boucle simple alimentée par la tension u(t) délivrée par le générateur.
Voir la réponse courte

Schéma électrique d'une maille en série avec générateur u(t), résistance R, bobine L et force contre-électromotrice e(t).

Voir le corrigé complet

Le circuit électrique de la bobine mobile comprend en série :

  • le générateur extérieur imposant la tension u(t) ;
  • la résistance interne du bobinage R ;
  • l'inductance propre du bobinage L ;
  • la source liée à la force électromotrice d'induction e(t).

D'après le résultat de la question Q57, la puissance cédée par les forces de Laplace à la partie mécanique s'écrit \mathcal{P}_{\text{L}} = e(t)\, i(t). En vertu de la conservation de l'énergie, cette puissance mécanique provient d'une puissance électrique reçue par le couplage ; e(t) s'oppose donc à la circulation du courant i(t) : il s'agit d'une force contre-électromotrice (f.c.é.m.).

On en déduit le schéma électrique équivalent :

\boxed{\text{Schéma équivalent constitué de l'association série de } u(t),\, R,\, L \text{ et d'une source de tension } e(t) \text{ (f.c.é.m.)}}

Résultat

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Question 59

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Notions : loi des mailles, couplage électromécanique

En déduire l'équation électrique du système notée (8).

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour le circuit électrique équivalent en sommant les tensions aux bornes de la résistance, de l'inductance et de la f.c.é.m.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles au schéma électrique équivalent établi à la question précédente (circuit série comprenant le générateur de tension u(t), la résistance R, l'inductance propre L et la force contre-électromotrice induite e(t)).
  2. Exprimer la f.c.é.m. e(t) en fonction de la vitesse de translation de la membrane v(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} établie à la question Q57.
Voir la réponse courte

Loi des mailles projetée en temporel : u(t) = Ri(t) + L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + 2\pi NaB\dot{z}(t).

Voir le corrigé complet

D'après le schéma équivalent du circuit mobile (établi à la question Q58), le circuit est une maille fermée en série constituée de la source de tension extérieure u(t), du conducteur ohmique de résistance R, de la bobine d'auto-inductance L et du dipôle modélisant l'induction électromécanique.

En orientant la maille dans le sens du courant i(t), la force électromotrice induite e(t) s'oppose à la cause qui lui donne naissance (loi de Lenz) et se comporte comme une force contre-électromotrice (tension aux bornes égale à +e(t) en convention récepteur). La loi des mailles s'écrit alors :

u(t) = u_R(t) + u_L(t) + e(t)

avec u_R(t) = R\,i(t) et u_L(t) = L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}.

En utilisant l'expression de la f.e.m. induite obtenue à la question Q57, e(t) = 2\pi N a B\, v(t) = 2\pi N a B\,\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation électrique différentielle du système, notée (8) :

\boxed{u(t) = R\, i(t) + L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + 2\pi N a B \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}} \quad (8)

Résultat

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en TSI1

Notions : impédance complexe, impédance motionnelle

Le générateur extérieur délivre une tension . À partir des équations (7) et (8), à réécrire en notations complexes, montrer que l'expression de l'impédance électrique totale du circuit notée est donnée par la relation :

Voir l'indice

Remplacer les dérivées temporelles par des multiplications par j\omega en notation complexe, exprimer la vitesse complexe \underline{v} à l'aide de l'équation mécanique, puis l'injecter dans l'équation électrique pour calculer \underline{Z} = \underline{u}/\underline{i}.

Voir la stratégie
  1. Se placer en régime sinusoïdal établi de pulsation \omega et traduire la dérivation temporelle par la multiplication par j\omega pour les grandeurs complexes associées.
  2. Exprimer la vitesse complexe \underline{v} = j\omega \underline{z} en fonction de l'intensité complexe \underline{i} à l'aide de l'équation mécanique (7).
  3. Réécrire l'équation électrique (8) en notation complexe et y injecter l'expression de \underline{v} afin d'en déduire le rapport \underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}}.
Voir la réponse courte

Passage en régime sinusoïdal forcé, élimination de \underline{v} entre les deux équations pour exprimer \underline{Z} = \underline{u}/\underline{i}.

Voir le corrigé complet

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, on associe aux grandeurs réelles u(t), i(t), z(t) et à la vitesse axiale v(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} les grandeurs complexes \underline{u}, \underline{i}, \underline{z} et \underline{v} = j\omega \underline{z}, avec l'opérateur différentiel \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \leftrightarrow j\omega.

1. Équation mécanique en notation complexe :

D'après la question Q56, l'équation mécanique (7) s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + kz = 2\pi NaB \, i(t)

En notation complexe, en exprimant z et sa dérivée seconde à l'aide de la vitesse complexe \underline{v} = j\omega \underline{z} (soit \underline{z} = \frac{\underline{v}}{j\omega} et \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} \leftrightarrow j\omega \underline{v}) :

\begin{aligned} m j\omega \underline{v} + f \underline{v} + \frac{k}{j\omega} \underline{v} &= 2\pi NaB \, \underline{i} \\ \left( m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f \right) \underline{v} &= 2\pi NaB \, \underline{i} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la vitesse complexe :

\underline{v} = \frac{2\pi NaB}{m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f} \, \underline{i}

2. Équation électrique en notation complexe et impédance totale :

D'après la question Q59, l'équation électrique (8) s'écrit :

u(t) = Ri(t) + L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + 2\pi NaB \, v(t)

En notation complexe, elle devient :

\underline{u} = R\underline{i} + jL\omega \underline{i} + 2\pi NaB \, \underline{v}

En remplaçant \underline{v} par son expression issue de l'équation mécanique :

\underline{u} = (R + jL\omega) \underline{i} + 2\pi NaB \left( \frac{2\pi NaB}{m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f} \right) \underline{i}

En factorisant par \underline{i}, l'impédance totale \underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}} s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}} = \frac{(2\pi Na)^2 B^2}{m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f} + R + jL\omega}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 61

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en TSI1

Notions : bande passante

Pourquoi le fait d'associer plusieurs haut-parleurs permet-il de restituer toutes les plages de fréquences audibles de manière optimale dans l'enceinte de la patinoire ?

Voir l'indice

Évoquer le phénomène de résonance mécanique de la membrane à une fréquence propre donnée et la nécessité de spécialiser les transducteurs (graves, médiums, aigus) pour couvrir sans distorsion l'ensemble du spectre audible (20\text{ Hz} - 20\text{ kHz}).

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question d'ouverture :

  1. Rappeler l'étendue du domaine des fréquences audibles (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).
  2. Analyser les contraintes physiques antagonistes sur l'équipage mobile en fonction de la fréquence (masse, surface de membrane, inertie, impédance).
  3. Conclure sur l'intérêt de combiner des haut-parleurs spécialisés (woofer, médium, tweeter) associés à des filtres répartiteurs de fréquence.
Voir la réponse courte

Utilisation de haut-parleurs spécialisés (graves, médiums, aigus) aux réponses spectrales complémentaires pour couvrir l'audible.

Voir le corrigé complet

Le domaine des fréquences audibles pour l'oreille humaine s'étend sur trois décades, typiquement de 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}. Un haut-parleur unique ne peut pas restituer fidèlement l'ensemble de ce spectre pour des raisons mécaniques, électriques et acoustiques :

  • Dans les basses fréquences (graves) : les longueurs d'onde acoustiques sont grandes ; pour rayonner une puissance acoustique suffisante, il est nécessaire de déplacer un volume d'air important. Cela requiert une membrane de grande surface et une élongation importante. L'équipage mobile présente alors une masse m non négligeable.
  • Dans les hautes fréquences (aigus) : l'effet de l'inertie devient prépondérant (terme m\omega dans l'impédance mécanique) et l'impédance électrique de la bobine (L\omega) limite le courant i(t). Pour obtenir de fortes accélérations sans distorsion et sans atténuation, il est indispensable de disposer d'une membrane très petite et très légère (faible masse m). De plus, une grande membrane deviendrait excessivement directive pour les courtes longueurs d'onde.

L'association de plusieurs haut-parleurs spécialisés au sein d'une enceinte (typiquement un haut-parleur de graves à grand diamètre, un médium et un haut-parleur d'aigus à très faible inertie), couplés à des filtres électriques séparateurs (filtre passif ou actif) :

\boxed{\text{permet d'optimiser le rendement, la directivité et la réponse en fréquence sur tout le spectre audible.}}

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.