Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2020
Différentes méthodes de conservation des aliments
- 50 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en TSI1 : 30 questions sur 50, parties I, III et IV.C
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Machines thermiques et systèmes ouverts, Oxydoréduction et électrochimie, Premier et second principes de la thermodynamique · 10 incontournables · 48 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transversal aborde la problématique globale de la conservation des denrées alimentaires à travers ses aspects physiques et chimiques. La première moitié, résolument thermodynamique, explore les procédés frigorifiques : une machine tritherme sans apport de travail mécanique (machine à absorption d'ammoniac), un cycle classique à compression de vapeur de fluide frigorigène R134a analysé sur diagramme , ainsi qu'une approche innovante fondée sur l'effet magnétocalorique du gadolinium.
La seconde moitié est consacrée à la chimie des additifs de conservation : un dosage indirect par iodométrie de l'acide ascorbique (vitamine C) appuyé sur un diagramme potentiel-pH superposé, puis l'étude thermodynamique de la dissolution de l'acide benzoïque via la relation de Van 't Hoff. D'un abord très formateur et sans piège calculatoire, cette épreuve constitue un excellent entraînement pour réviser les diagrammes thermodynamiques, les systèmes ouverts industriels et les équilibres d'oxydoréduction.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 6,89/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Machines thermiques et systèmes ouverts45 %
- Oxydoréduction et électrochimie15 %
- Premier et second principes de la thermodynamique15 %
- Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation12 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en TSI1 : 30 questions sur 50, parties I, III et IV.C.
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Sommaire
50 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
50 questionsPartie I : Machine frigorifique à absorption
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : détente de joule-thomson, enthalpie
À partir de considérations simples, expliquer ces deux hypothèses. On pourra raisonner sur l'humidité de l'air et préciser le modèle de détente.
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Associer le changement d'état liquide-vapeur (endothermique) à l'évaporation de l'eau, et modéliser le passage de l'air par les crevasses comme une détente de Joule-Thomson ou Joule-Gay-Lussac avec abaissement thermique.
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Pour répondre à cette question qualitative :
- Analyser l'évaporation de l'eau sous l'angle thermodynamique (enthalpie de changement d'état) et préciser le rôle de l'humidité relative de l'air.
- Proposer un modèle thermodynamique simple pour la détente de l'air dans les crevasses (détente adiabatique réversible d'un gaz parfait) et en déduire la variation de température via les relations de Laplace.
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Justification de la détente isenthalpique sans travail utile et du rôle de l'humidité de l'air ambiant.
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1. Évaporation de l'eau :
- L'évaporation de l'eau liquide en vapeur est une transition de phase endothermique : l'enthalpie massique de vaporisation est positive (\Delta h_{\text{vap}} > 0).
- Si l'air circulant dans la grotte n'est pas saturé en humidité (taux d'humidité relative strictement inférieur à 100\,\%, soit une pression partielle d'eau P_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} inférieure à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T)), l'eau présente sur les parois ou le sol s'évapore spontanément.
- Pour fournir la chaleur latente requise, l'eau prélève de l'énergie thermique sous forme de transfert thermique à l'air environnant et aux parois de la grotte, ce qui provoque une diminution de leur température.
2. Détente de l'air dans les crevasses :
- L'air s'engouffre dans des crevasses ou conduits étroits sous l'effet d'une différence de pression (vent, tirage thermique).
- La traversée étant rapide à travers un milieu rocheux massif, les transferts thermiques avec les parois peuvent être négligés à l'échelle du temps d'écoulement : on modélise l'écoulement par une détente adiabatique réversible d'un gaz parfait (modèle de l'air diatomique de rapport des capacités thermiques \gamma \approx 1{,}4).
La loi de Laplace s'écrit alors :
T \, P^{\frac{1-\gamma}{\gamma}} = \text{cte} \quad \implies \quad T = T_0 \left(\frac{P}{P_0}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}- Comme \gamma > 1, l'exposant \frac{\gamma - 1}{\gamma} est strictement positif. Lors de la détente, la pression diminue (P < P_0), ce qui entraîne nécessairement un abaissement de la température (T < T_0).
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : machine trithermique, transfert thermique
Déterminer les signes des transferts thermiques , et .
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Préciser pour chaque thermostat s'il cède de l'énergie au fluide ou s'il en reçoit : le fluide refroidit l'enceinte froide (Q_3 > 0), est chauffé par le brûleur (Q_1 > 0) et évacue sa chaleur vers la pièce (Q_2 < 0).
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Signes des transferts thermiques : Q_1 > 0 reçu du bouilleur, Q_3 > 0 reçu de la source froide, Q_2 < 0 cédé au milieu ambiant.
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Le fluide frigorigène décrit un cycle thermodynamique au contact de trois sources thermiques et sans apport de travail mécanique (W = 0). Les grandeurs Q_1, Q_2 et Q_3 sont les transferts thermiques algébriques reçus par le fluide :
Source froide à T_3 : Le but de la machine étant de refroidir l'enceinte, celle-ci doit céder de la chaleur au fluide. Le fluide reçoit donc de la chaleur de la source froide :
Q_3 > 0Source chaude à T_1 : En l'absence de travail mécanique (W = 0), l'énergie nécessaire pour faire fonctionner le cycle est apportée sous forme thermique par le système de chauffage (le brûleur). Le fluide reçoit donc de l'énergie de la source chaude :
Q_1 > 0Source tiède à T_2 : D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet :
\Delta U = W + Q_1 + Q_2 + Q_3 = 0Comme W = 0, il vient :
Q_2 = -(Q_1 + Q_3)Puisque Q_1 > 0 et Q_3 > 0, on en déduit nécessairement :
Q_2 < 0Le fluide évacue donc de la chaleur vers l'atmosphère ambiante (la salle).
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, machine trithermique
Comparer les valeurs absolues et . Commenter.
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Appliquer le premier principe au fluide sur un cycle complet en remarquant que le travail mécanique échangé est nul (W = 0).
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Bilan du premier principe sur un cycle : Q_1 + Q_2 + Q_3 = 0 d'où |Q_2| = |Q_1| + |Q_3| > |Q_1|.
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D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet (pour lequel \Delta U = 0) en l'absence de travail mécanique reçu (W = 0) :
Compte tenu des signes établis à la question Q2 (Q_1 > 0, Q_2 < 0 et Q_3 > 0), on en déduit :
Comme la machine extrait de la chaleur de l'enceinte froide (Q_3 > 0), il vient immédiatement :
Commentaire : La source tiède (l'air de la salle) reçoit l'intégralité de l'énergie thermique apportée au fluide. Elle doit donc évacuer à la fois le transfert thermique Q_1 fourni par le brûleur (source d'énergie nécessaire au fonctionnement de la machine) et le transfert thermique Q_3 extrait de l'enceinte à refroidir. Par conséquent, un réfrigérateur à absorption réchauffe nécessairement la pièce dans laquelle il est installé.
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : coefficient de performance, machine frigorifique
Définir le coefficient de performance (noté ) de cette machine et donner son expression littérale.
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Rapporter l'énergie utilement extraite à la source froide à l'énergie thermique coûteuse fournie par le système de chauffage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition énergétique du COP : rapport du transfert utile Q_3 sur l'énergie thermique consommée Q_1.
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Pour une machine thermique, le coefficient de performance (\mathrm{COP}) est défini comme le rapport entre l'énergie utilement transférée et l'énergie coûteuse qu'il faut fournir au système :
Dans le cas de ce réfrigérateur à absorption :
- Effet utile : extraire de l'énergie thermique de la source froide (l'enceinte à refroidir), ce qui correspond au transfert thermique reçu par le fluide frigorigène depuis cette source, soit Q_3 > 0 ;
- Coût énergétique : l'énergie motrice apportée au système pour faire fonctionner la machine sans apport de travail mécanique (W = 0), qui est ici le transfert thermique fourni par la source chaude (le brûleur), soit Q_1 > 0.
Comme Q_1 et Q_3 sont tous deux strictement positifs d'après la question Q2, l'expression littérale du coefficient de performance est :
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : inégalité de clausius, machine trithermique
En utilisant les deux principes de la thermodynamique sur un cycle, montrer que . On exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Combiner le premier principe sur un cycle avec l'inégalité de Clausius pour éliminer le transfert thermique Q_2 échangé avec la source intermédiaire.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide sur un cycle (W=0) afin d'exprimer Q_2 en fonction de Q_1 et Q_3.
- Appliquer le second principe (inégalité de Clausius) sur un cycle et y substituer Q_2.
- Isoler le rapport \mathrm{COP} = \dfrac{Q_3}{Q_1} en veillant au signe des différents termes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison du premier principe et de l'inégalité de Clausius pour établir l'expression du \mathrm{COP}_{\max}(T_1, T_2, T_3).
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Considérons le fluide décrivant un cycle fermé au contact des trois thermostats.
1. Premier principe de la thermodynamique : L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle. En l'absence de travail mécanique (W = 0) :
2. Second principe de la thermodynamique : L'entropie S étant également une fonction d'état, on a sur un cycle :
où l'entropie échangée s'écrit S_e = \dfrac{Q_1}{T_1} + \dfrac{Q_2}{T_2} + \dfrac{Q_3}{T_3} et l'entropie créée vérifie S_c \geqslant 0 (avec égalité pour un cycle réversible). Il en résulte l'inégalité de Clausius :
3. Élimination de Q_2 et encadrement du COP : En remplaçant Q_2 par -(Q_1 + Q_3), l'inégalité devient :
Comme T_1 > T_2 > T_3, les facteurs (T_2 - T_3) et (T_1 - T_2) sont strictement positifs. De plus, Q_1 > 0 d'après Q2. En divisant par Q_1 > 0 et par \dfrac{T_2 - T_3}{T_2 T_3} > 0, le sens de l'inégalité est conservé :
Comme \mathrm{COP} = \dfrac{Q_3}{Q_1} (d'après la question Q4), on en déduit :
avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : coefficient de performance, cycle de carnot
Étudier la limite de lorsque la température du système de chauffage de la machine devient très grande. Interpréter l'expression obtenue.
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Calculer la limite quand T_1 \to +\infty et reconnaître l'expression du COP maximal d'une machine ditherme réversible opérant entre T_3 et T_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Limite quand T_1 \to \infty : on retrouve le COP théorique maximal de la machine ditherme de Carnot entre T_3 et T_2.
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D'après le résultat de la question Q5, le coefficient de performance maximal s'écrit :
Lorsque la température T_1 du système de chauffage devient très grande devant T_2 (T_1 \to +\infty), le rapport \frac{T_2}{T_1} tend vers zéro. On en déduit immédiatement la limite :
Interprétation physique :
Une machine tritherme réversible peut être modélisée comme le couplage interne sans travail extérieur entre :
- un moteur thermique de Carnot fonctionnant entre la source chaude (T_1) et la source tiède (T_2), dont le rendement est \eta_C = 1 - \dfrac{T_2}{T_1} ;
- une machine frigorifique ditherme réversible de Carnot fonctionnant entre la source froide (T_3) et la source tiède (T_2), dont le coefficient de performance vaut \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \dfrac{T_3}{T_2 - T_3}.
Le coefficient global s'écrit comme le produit : \mathrm{COP}_{\max} = \eta_C \times \mathrm{COP}_{\text{Carnot}}.
Lorsque T_1 \to +\infty, le rendement du moteur de Carnot tend vers sa valeur théorique maximale : \eta_C \to 1. L'intégralité du transfert thermique Q_1 fourni à très haute température devient équivalente à un travail mécanique noble. La machine à absorption se comporte alors idéalement comme un réfrigérateur ditherme réversible (à compression mécanique) opérant entre la source froide à T_3 et l'ambiance à T_2.
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : machine frigorifique à absorption, machine thermique
Quel avantage de ce type de machine peut-on prévoir par rapport à une machine à compression de fluide ?
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Penser à l'absence de pièces mécaniques en mouvement (compresseur), ce qui réduit l'usure, les nuisances sonores et permet d'utiliser directement une source de chaleur (solaire, gaz).
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Absence de compresseur mécanique : silence de fonctionnement, maintenance réduite et valorisation de chaleur résiduelle ou solaire.
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Par rapport à une machine à compression de vapeur, le réfrigérateur à absorption présente plusieurs avantages déterminants découlant de son principe de fonctionnement tritherme :
- Absence de compresseur mécanique (absence de pièces mobiles) : le système ne comportant pas de moteur ni de piston de compression, son fonctionnement est totalement silencieux et exempt de vibrations. L'absence d'usure mécanique confère à ces machines une grande robustesse, une longue durée de vie et une maintenance quasi inexistante.
- Nature de l'énergie motrice : la machine ne nécessite aucun travail mécanique (W = 0) ni apport d'électricité. Elle fonctionne directement à partir d'une source de chaleur primaire (brûleur à gaz ou à pétrole, capteurs solaires thermiques ou valorisation d'une source de chaleur résiduelle/fatale industrielle). Cela la rend idéale pour une utilisation en site isolé (camping-cars, bateaux, refuges).
Partie II : Machine frigorifique à compression de vapeur
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : machine frigorifique, premier principe
Sur un schéma de principe, identifier les différents transferts énergétiques qui interviennent au sein de la machine entre les différents éléments schématisés figure 2 et donner leur signe.
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Faire le bilan énergétique global du fluide au contact des deux sources thermiques et du compresseur en précisant le signe de W, Q_f et Q_c.
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Schéma de principe identifiant le travail W > 0 du compresseur et les transferts Q_c < 0 et Q_f > 0.
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On choisit pour système le fluide frigorigène R134a au cours d'un cycle de fonctionnement, en adoptant la convention thermodynamique habituelle où tout transfert reçu par le système est compté positivement.
Le fluide échange de l'énergie avec trois éléments extérieurs schématisés sur la figure 2 :
avec le compresseur : un transfert mécanique (travail) W. Le compresseur apporte de l'énergie mécanique au fluide pour élever sa pression, d'où :
\boxed{W > 0}avec la source froide à la température T_f (au niveau de l'évaporateur) : un transfert thermique Q_f. Le fluide extrait de la chaleur à la source froide pour la refroidir, d'où :
\boxed{Q_f > 0}avec la source chaude à la température T_c (au niveau du condenseur) : un transfert thermique Q_c. Le fluide évacue de la chaleur vers le milieu extérieur (source chaude), d'où :
\boxed{Q_c < 0}
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : condenseur, changement d'état
Quel est le rôle du condenseur et au contact de quel élément de la figure 2 doit-il être mis ?
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Le fluide frigorigène doit s'y liquéfier en cédant de l'énergie thermique à l'environnement extérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rôle du condenseur : liquéfier le fluide en cédant de la chaleur à la source chaude (milieu extérieur).
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Le condenseur est un échangeur thermique dont le rôle est d'assurer le refroidissement puis la liquéfaction totale (condensation) du fluide frigorigène à haute pression, en évacuant de la chaleur vers l'extérieur :
- le fluide y entre à l'état de vapeur surchauffée issue du compresseur et en ressort à l'état liquide (éventuellement sous-refroidi) ;
- au cours de cette transformation exothermique, le fluide cède un transfert thermique Q_c < 0.
Le condenseur doit donc être mis en contact thermique avec la source chaude (T_c) (l'atmosphère ambiante ou l'air de la pièce dans le cas d'un réfrigérateur domestique), qui reçoit cette chaleur cédée par le fluide.
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : évaporateur, changement d'état
Quel est le rôle de l'évaporateur et au contact de quel élément doit-il être mis ?
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Le fluide doit s'y vaporiser en prélevant de l'énergie thermique à l'enceinte intérieure à refroidir.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rôle de l'évaporateur : vaporiser le fluide en absorbant de la chaleur à la source froide (enceinte réfrigérée).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rôle de l'évaporateur est d'assurer le changement d'état du fluide frigorigène du mélange liquide-vapeur vers l'état de vapeur (vapeur saturante sèche ou surchauffée) à basse pression et basse température.
Cette vaporisation étant un processus endothermique, le fluide prélève de l'énergie sous forme de transfert thermique (Q_f > 0) au milieu extérieur. L'évaporateur doit donc être mis en contact thermique avec la source froide (T_f), c'est-à-dire l'enceinte que l'on souhaite refroidir ou maintenir à basse température.
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : coefficient de performance, cycle de carnot
Définir le coefficient de performance (COP) de cette machine puis exprimer le coefficient de performance de la machine de Carnot correspondante.
Voir l'indiceIndice
Définir le rapport entre l'effet frigorifique massique et le travail mécanique consommé, puis appliquer le théorème de Carnot pour deux sources de températures T_f et T_c.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'effet utile (chaleur extraite à la source froide) et la dépense énergétique (travail mécanique fourni au fluide par le compresseur).
- Appliquer les premier et second principes à un cycle réversible ditherme entre les températures T_f et T_c pour obtenir le coefficient de performance de Carnot.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression générale \mathrm{COP} = q_f / w_{ic} et formule de Carnot \mathrm{COP}_C = T_f / (T_c - T_f).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le coefficient de performance (\mathrm{COP}) d'une machine frigorifique est défini par le rapport entre l'effet thermique utile obtenu (transfert thermique Q_f prélevé à la source froide) et le coût énergétique nécessaire pour faire fonctionner la machine (travail mécanique W fourni par le compresseur au fluide) :
Pour la machine de Carnot fonctionnant de manière réversible entre les deux thermostats aux températures T_f (source froide) et T_c (source chaude) avec T_c > T_f, les deux principes de la thermodynamique s'écrivent sur un cycle :
En injectant l'expression de Q_c dans le premier principe :
On en déduit l'expression du coefficient de performance de Carnot :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en BCPST1
Notions : premier principe industriel, système ouvert
Établir le premier principe pour un kilogramme de fluide frigorifique en écoulement stationnaire unidimensionnel dans un système à une entrée et une sortie. On notera l'enthalpie massique, le travail indiqué massique reçu de la part des parties mobiles de la machine et le transfert thermique massique reçu.
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan enthalpique en régime permanent pour un volume de contrôle à une entrée et une sortie en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle macroscopiques.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir le premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire (système ouvert), on applique le premier principe de la thermodynamique à un système fermé coïncident judicieusement choisi entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en explicitant les travaux des forces de pression aux frontières (travail de transvasement) et le travail des parties mobiles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement du premier principe pour un écoulement stationnaire : \Delta h + \Delta e_c + \Delta e_p = w_i + q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé \Sigma^* constitué :
- du fluide contenu dans le volume de contrôle (l'organe traversé) à l'instant t ;
- de la masse élémentaire \delta m de fluide qui s'apprête à entrer par la section d'entrée e pendant la durée \mathrm{d}t.
À l'instant t+\mathrm{d}t, par conservation de la masse en écoulement stationnaire, cette même masse \delta m est sortie par la section de sortie s, et le volume de contrôle est occupé par une masse identique de fluide.
Puisque les variations d'énergie cinétique et potentielle sont négligées, l'énergie totale du système se réduit à son énergie interne U. La variation d'énergie interne du système fermé \Sigma^* s'écrit :
où u_e et u_s sont les énergies internes massiques respectives à l'entrée et à la sortie. Le régime étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume de contrôle ne dépend pas du temps : U_{\text{vc}}(t+\mathrm{d}t) = U_{\text{vc}}(t). Ainsi :
D'après le premier principe appliqué à ce système fermé entre t et t+\mathrm{d}t :
Le travail mécanique \delta W reçu par le fluide se décompose en :
- le travail indiqué \delta W_i = w_i\,\delta m échangé avec les parties mobiles ;
- le travail des forces de pression extérieures à l'entrée (force motrice) : \delta W_{p,e} = + P_e\,v_e\,\delta m ;
- le travail des forces de pression extérieures à la sortie (force résistante) : \delta W_{p,s} = - P_s\,v_s\,\delta m ;
où v_e et v_s sont les volumes massiques respectifs du fluide. Le transfert thermique reçu s'écrit \delta Q = q\,\delta m.
On en déduit :
En introduisant l'enthalpie massique h = u + P v, on obtient, pour un kilogramme de fluide frigorifique (\delta m = 1\text{ kg}) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Notions : détente de joule-thomson, premier principe industriel
Montrer que le fluide subit une détente isenthalpique dans D.
Voir l'indiceIndice
Appliquer ce bilan au détendeur en tenant compte du caractère adiabatique (q = 0) et de l'absence de parties mobiles (w_i = 0).
Voir la stratégieStratégie
Appliquer le premier principe industriel pour un système ouvert en écoulement stationnaire établi à la question précédente (Q12) au détendeur D, en analysant les termes d'échange d'énergie (w_i et q) à partir des caractéristiques données par le texte.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détendeur adiabatique sans parties mobiles ni variations d'énergies cinétique et potentielle : détente isenthalpique \Delta h = 0.
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On applique le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (établi à la question Q12) à un kilogramme de fluide traversant le détendeur D entre l'entrée (état 3) et la sortie (état 4) :
Or, d'après les données de l'énoncé :
le détendeur ne comporte aucune partie mobile, il n'y a donc aucun travail indiqué échangé :
w_i = 0le détendeur est calorifugé, il n'y a donc aucun transfert thermique avec l'extérieur :
q = 0
On en déduit immédiatement :
L'enthalpie massique est conservée : le fluide subit donc une détente isenthalpique (détente de type Joule-Thomson) au sein du détendeur.
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Notions : diagramme des frigoristes, courbe de saturation
En repérant la courbe de saturation et les abaques de température, noter sur le diagramme les domaines où le fluide est à l'état liquide, vapeur sèche et vapeur-humide (ou mélange liquide-vapeur)
Voir l'indiceIndice
Identifier la courbe d'ébullition à gauche du point critique (séparant liquide et mélange diphasique) et la courbe de rosée à droite (séparant mélange et vapeur sèche).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification sur le diagramme (h, \ln P) des domaines liquide sous-refroidi, mélange diphasé et vapeur surchauffée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le diagramme enthalpique (h, \ln P), dit « diagramme des frigoristes », fait apparaître la courbe de saturation en forme de cloche dont le sommet correspond au point critique :
- la branche de gauche constitue la courbe d'ébullition (titre en vapeur x = 0) ;
- la branche de droite constitue la courbe de rosée (titre en vapeur x = 1).
La vaporisation d'un fluide étant endothermique, l'enthalpie massique h augmente à pression fixée lors du passage de l'état liquide à l'état vapeur. On en déduit la répartition des trois domaines à reporter sur la figure A du document réponse :
- Liquide (liquide sous-refroidi) : situé à gauche de la courbe d'ébullition (faibles enthalpies h) ;
- Vapeur humide (ou mélange liquide-vapeur) : situé sous la cloche de saturation, entre la courbe d'ébullition et la courbe de rosée (0 < x < 1) ;
- Vapeur sèche (ou vapeur surchauffée) : situé à droite de la courbe de rosée (fortes enthalpies h).
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : diagramme des frigoristes, cycle frigorifique
Dans quel sens est parcouru le cycle ? Lorsqu'un cycle est parcouru dans le sens trigonométrique sur un diagramme de Clapeyron, la quantité de chaleur reçue par cycle est négative et donc fournie à l'extérieur. En est-il de même sur ce cycle dans le diagramme des frigoristes ? sur tout cycle ?
Voir l'indiceIndice
Suivre la succession des étapes 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1 ; calculer \oint \delta q = \oint \mathrm{d}h - w_i sur un cycle récepteur où w_i > 0.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la succession des transformations subies par le fluide frigorigène à partir du point 1 (entrée du compresseur) pour déduire le sens de parcours sur la figure A.
- Appliquer le premier principe industriel sur un cycle complet pour relier la chaleur nette échangée q_{\text{cycle}} au travail mécanique net indiqué w_{i,\text{cycle}}.
- Généraliser le résultat à tout cycle parcouru dans le sens trigonométrique dans le diagramme des frigoristes (h, P).
Voir la réponse courteRéponse courte
Sens horaire dans le diagramme des frigoristes ; l'aire n'y représente pas directement le travail échangé contrairement au diagramme de Clapeyron.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide entre dans le compresseur à l'état 1 (vapeur à basse pression). Les transformations successives sont :
- 1 \to 2 : compression amenant le fluide à haute pression (vers le haut) ;
- 2 \to 3 : condensation isobare à haute pression avec évacuation de chaleur (diminution d'enthalpie, vers la gauche) ;
- 3 \to 4 : détente isenthalpique ramenant le fluide à basse pression (vers le bas) ;
- 4 \to 1 : vaporisation isobare à basse pression avec apport de chaleur (augmentation d'enthalpie, vers la droite).
Le cycle est donc parcouru dans le sens trigonométrique (ou sens antihoraire).
Pour le cycle considéré, le premier principe en régime stationnaire appliqué à un cycle complet (l'état final étant identique à l'état initial, \Delta h_{\text{cycle}} = 0) donne :
La machine étant un récepteur de travail mécanique (fourni par le compresseur, soit w_{i,\text{cycle}} > 0), la quantité de chaleur massique nette reçue sur le cycle est :
La quantité de chaleur nette est bien négative, c'est-à-dire globalement fournie à l'extérieur.
Dans le diagramme des frigoristes (h, P), tout cycle parcouru dans le sens trigonométrique correspond à un cycle récepteur où la compression (qui élève la pression) se produit à des enthalpies massiques plus élevées que la détente, ce qui impose un travail indiqué net reçu strictement positif (w_{i,\text{cycle}} > 0). En vertu du premier principe (\Delta h_{\text{cycle}} = 0), on a nécessairement q_{\text{cycle}} < 0. Il en est donc bien ainsi sur tout cycle.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : équilibre liquide-vapeur, diagramme des frigoristes
Quelle est la forme des isothermes à l'intérieur de la courbe de saturation ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la règle des phases (variance de Gibbs) ou la relation de Clapeyron : lors d'un équilibre diphasique d'un corps pur, la pression d'équilibre ne dépend que de la température.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la propriété fondamentale de l'équilibre diphasique d'un corps pur (lien entre pression et température).
- Identifier la grandeur représentée en ordonnée dans le diagramme des frigoristes pour en déduire la forme géométrique des courbes isothermes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre diphasé monovariant : à température fixée, la pression de saturation est constante, les isothermes sont horizontales.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'intérieur de la courbe de saturation, le fluide frigorigène (corps pur) est sous forme d'un équilibre diphasique liquide-vapeur. D'après la règle des phases de Gibbs, la variance d'un corps pur sous deux phases vaut :
Ainsi, la pression d'équilibre ne dépend que de la température :
Par conséquent, à température T fixée, la pression P est rigoureusement constante.
L'ordonnée du diagramme des frigoristes représentant la pression P (en échelle logarithmique), une transformation isotherme sous la cloche de saturation s'effectue à pression constante :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, enthalpie
Quelle est la forme des isothermes dans le domaine de la vapeur sèche ? Justifier lorsque l'on peut assimiler la vapeur sèche à un gaz parfait.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la deuxième loi de Joule : pour un gaz parfait, l'enthalpie ne dépend que de la température (h = f(T)).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la propriété thermodynamique liant l'enthalpie d'un gaz parfait à sa température (deuxième loi de Joule).
- En déduire l'équation mathématique d'une isotherme dans le plan (h, P).
- Conclure sur l'allure géométrique de la courbe dans le diagramme des frigoristes et confronter à l'allure réelle observée sur la figure A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour un gaz parfait, la seconde loi de Joule impose \mathrm{d}h = c_p \mathrm{d}T : les isothermes sont verticales dans le plan (h, \ln P).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un fluide assimilé à un gaz parfait, la deuxième loi de Joule énonce que l'enthalpie massique ne dépend que de la température :
Par conséquent, lors d'une évolution isotherme (T = \text{cste}), l'enthalpie massique reste constante :
Dans le diagramme des frigoristes, où l'enthalpie massique h est portée en abscisse et la pression P en ordonnée, l'équation h = \text{cste} est celle d'une droite parallèle à l'axe des ordonnées :
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Notions : diagramme des frigoristes, cycle frigorifique
Porter le numéro de chaque état du fluide (2, 3 et 4) dans chaque case prévue.
Voir l'indiceIndice
Repérer la compression isentropique montante 1 \to 2, la condensation isobare 2 \to 3, la détente isenthalpique verticale descendante 3 \to 4 et l'évaporation isobare 4 \to 1.
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier les états 2, 3 et 4 sur le diagramme (h, P) (figure A du document réponse), on suit le cheminement du fluide le long des organes de la machine frigorifique à partir du point 1 (entrée du compresseur) :
- 1 \to 2 : compression isentropique avec élévation de pression ;
- 2 \to 3 : désurchauffe et condensation isobares à haute pression ;
- 3 \to 4 : détente isenthalpique verticale descendante vers la basse pression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Repérage des points d'état 2 (sortie compresseur), 3 (sortie condenseur) et 4 (entrée évaporateur) sur le tracé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide circule dans le sens trigonométrique sur le cycle (question Q15) :
- État 2 (case en haut à droite) : sortie du compresseur / entrée du condenseur. Le fluide subit une compression isentropique qui augmente sa pression (de P_1 \approx 2\text{ bar} à P_2 \approx 10\text{ bar}) et son enthalpie massique. Le point 2 est le sommet supérieur droit du cycle, dans le domaine de la vapeur surchauffée.
- État 3 (case en haut à gauche) : sortie du condenseur / entrée du détendeur. Le fluide subit un refroidissement puis une liquéfaction isobare à la haute pression P_2 = P_3 \approx 10\text{ bar}. Le point 3 se situe à l'extrémité gauche du palier isobare supérieur, sur la courbe d'ébullition (liquide saturé, x_3 = 0).
- État 4 (case en bas à gauche) : sortie du détendeur / entrée de l'évaporateur. Le fluide subit une détente isenthalpique (h_4 = h_3, question Q13) qui se traduit par un segment vertical descendant jusqu'à la basse pression P_4 = P_1 \approx 2\text{ bar}. Le point 4 se situe dans le domaine du mélange liquide-vapeur.
Sur la figure A du document réponse, on inscrit donc :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Notions : diagramme des frigoristes, cycle frigorifique
Noter sur le diagramme, pour chacune des quatre transformations, la nature de la transformation et l'organe (compresseur, condenseur, détendeur, évaporateur) traversé par le fluide.
Voir l'indiceIndice
Préciser pour chacun des 4 segments l'organe traversé et le caractère thermodynamique (isentropique, isobare ou isenthalpique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des transformations : compression isentropique, condensation isobare, détente isenthalpique, vaporisation isobare.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En suivant le parcours du fluide le long du cycle 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1 défini à la question précédente (Q18) et d'après les hypothèses de l'énoncé, on complète les cases du document réponse pour chacune des quatre transformations :
Transformation 1 \to 2 :
- Organe traversé : Compresseur
- Nature de la transformation : Compression adiabatique réversible (ou isentropique)
Transformation 2 \to 3 :
- Organe traversé : Condenseur
- Nature de la transformation : Refroidissement et condensation isobare
Transformation 3 \to 4 :
- Organe traversé : Détendeur
- Nature de la transformation : Détente isenthalpique
Transformation 4 \to 1 :
- Organe traversé : Évaporateur
- Nature de la transformation : Vaporisation isobare (et isotherme)
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Notions : diagramme des frigoristes, lecture de diagramme
Compléter le tableau du document réponse en s'aidant du diagramme.
Voir l'indiceIndice
Lire avec soin les coordonnées (h, P), la température et la fraction massique en vapeur sur les réseaux de courbes du document réponse.
Voir la stratégieStratégie
Pour relever les grandeurs thermodynamiques associées à chaque état du fluide à partir de la figure A du document réponse :
- Pressions : repérer les paliers horizontaux correspondant aux échangeurs isobares (palier haut du condenseur P_2 = P_3, palier bas de l'évaporateur P_1 = P_4). L'échelle des ordonnées étant logarithmique, interpoler soigneusement entre les graduations principales.
- Enthalpies massiques : lire directement l'abscisse de chaque sommet du cycle.
- Températures : dans le domaine diphasique (états 3 et 4), la température est celle de l'isotherme horizontale confondue avec l'isobare de saturation ; dans le domaine de la vapeur surchauffée (états 1 et 2), lire la valeur sur le réseau des courbes isothermes.
- Titres en vapeur : lire sur le réseau de courbes de titre massique constant x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture des valeurs de P, T et h à chaque sommet du cycle sur le diagramme enthalpique fourni.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La lecture directe sur le cycle frigorifique tracé sur la figure A donne :
État 1 (entrée du compresseur) :
- Pression basse : P_1 \approx 2{,}7\text{ bar} (graduation située entre 2{,}00 et 3{,}00\text{ bar}).
- Enthalpie massique : h_1 \approx 405\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
- Température : le point 1 est situé en sortie d'évaporateur dans la zone de vapeur sèche légèrement surchauffée, à l'intersection avec l'isotherme T_1 \approx 6\text{ }^\circ\text{C} (la saturation à cette pression étant à T_{\text{sat}} \approx -2\text{ }^\circ\text{C}).
- Titre en vapeur : x_1 = 1 (vapeur sèche / surchauffée).
État 2 (sortie du compresseur / entrée du condenseur) :
- Pression haute : P_2 \approx 13\text{ bar} (palier isobare haut).
- Enthalpie massique : h_2 \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
- Température : dans la zone de vapeur surchauffée, interpolation entre les isothermes 60\text{ }^\circ\text{C} et 70\text{ }^\circ\text{C}, soit T_2 \approx 63\text{ }^\circ\text{C}.
- Titre en vapeur : x_2 = 1 (vapeur surchauffée).
État 3 (sortie du condenseur / entrée du détendeur) :
- Pression haute : P_3 = P_2 \approx 13\text{ bar}.
- Enthalpie massique : h_3 \approx 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
- Température : liquide saturé sur la courbe d'ébullition à 13\text{ bar}, correspondant au palier de changement d'état à T_3 \approx 50\text{ }^\circ\text{C}.
- Titre en vapeur : x_3 = 0 (liquide saturé).
État 4 (sortie du détendeur / entrée de l'évaporateur) :
- Pression basse : P_4 = P_1 \approx 2{,}7\text{ bar}.
- Enthalpie massique : détente isenthalpique, donc h_4 = h_3 \approx 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
- Température : mélange diphasique à la pression de saturation P_{\text{sat}} = 2{,}7\text{ bar}, soit T_4 \approx -2\text{ }^\circ\text{C}.
- Titre en vapeur : interpolation entre les courbes isotitres x = 0{,}30 et x = 0{,}40, ce qui donne x_4 \approx 0{,}37.
On complète ainsi le tableau du document réponse :
| État du fluide | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|
| Pression (\text{bar}) | 2{,}7 | 13 | 13 | 2{,}7 |
| Température (^\circ\text{C}) | 6 | 63 | 50 | -2 |
| Enthalpie massique (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) | 405 | 435 | 270 | 270 |
| Titre en vapeur | 1 | 1 | 0 | 0{,}37 |
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Notions : premier principe industriel, travail indiqué
Exprimer, puis calculer, le travail massique indiqué reçu par le fluide dans le compresseur.
Voir l'indiceIndice
Utiliser le premier principe industriel pour la compression adiabatique entre les états 1 et 2.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire au compresseur (entre les états 1 et 2).
- Utiliser le caractère adiabatique de la compression (q = 0) pour relier directement w_{ic} à la variation d'enthalpie massique.
- Effectuer l'application numérique à partir des valeurs d'enthalpie massique h_1 et h_2 relevées à la question Q20.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe au compresseur adiabatique : w_{ic} = h_2 - h_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la compression est adiabatique, soit q = 0. En négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle massiques, le premier principe en régime stationnaire établi à la question Q12 s'écrit pour le fluide traversant le compresseur :
L'expression littérale du travail massique indiqué reçu par le fluide dans le compresseur est donc :
D'après le tableau complété à la question Q20, on a :
- h_1 \approx 405\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_2 \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Notions : premier principe industriel, transfert thermique
Exprimer, puis calculer, le transfert thermique massique reçu par le fluide dans l'évaporateur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe au fluide traversant l'évaporateur sans échange de travail mobile.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe à l'évaporateur sans travail utile : q_f = h_1 - h_4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Appliquons le premier principe en régime stationnaire pour un écoulement à une entrée et une sortie (établi à la question Q12) au fluide traversant l'évaporateur, entre l'état d'entrée 4 et l'état de sortie 1 :
L'évaporateur étant un échangeur thermique sans parties mobiles, le travail indiqué massique est nul : w_{i,\text{EV}} = 0. On en déduit l'expression du transfert thermique massique reçu :
La détente dans le détendeur étant isenthalpique (question Q13), on a h_4 = h_3, soit également q_f = h_1 - h_3.
D'après les valeurs relevées à la question Q20 :
On obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Notions : puissance frigorifique, débit massique
En utilisant le débit massique, exprimer puis calculer la puissance frigorifique de cette machine.
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance thermique utile P_f au débit massique D_m et au transfert thermique massique q_f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance frigorifique par la relation P_f = D_m q_f = D_m (h_1 - h_4).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance frigorifique P_f correspond au flux thermique reçu par le fluide frigorigène lors de sa traversée de l'évaporateur, c'est-à-dire à la puissance thermique prélevée à la source froide.
En régime d'écoulement permanent au débit massique D_m, elle s'exprime directement à partir du transfert thermique massique q_f établi à la question Q22 :
Avec D_m = 0{,}2\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} et q_f \approx 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : coefficient de performance, cycle de carnot
Exprimer, puis calculer, le coefficient de performance de cette installation frigorifique. Le comparer au coefficient de performance de la machine de Carnot correspondante et interpréter la différence observée.
Voir l'indiceIndice
Calculer le ratio \mathrm{COP} = q_f / w_{ic} et le comparer à \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} en invoquant les irréversibilités (détente isenthalpique, écarts finis de température).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le coefficient de performance \mathrm{COP} en fonction des grandeurs massiques q_f et w_{ic} calculées aux questions Q21 et Q22, puis effectuer l'application numérique.
- Calculer le \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} associé aux températures de changement d'état (évaporation et condensation) déterminées à la question Q20.
- Comparer les deux valeurs et expliciter les sources d'irréversibilités ou d'écarts au cycle de Carnot idéal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du COP réel, comparaison avec \mathrm{COP}_C et interprétation par les irréversibilités et les écarts de température aux échangeurs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition établie en Q11 et le bilan massique en régime permanent :
Avec les valeurs obtenues en Q21 et Q22 (q_f \approx 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et w_{ic} \approx 30\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :
Pour la machine de Carnot fonctionnant de manière réversible entre les températures de changement d'état du fluide (source froide à la température d'évaporation T_f = T_4 \approx -2\text{ }^\circ\text{C} = 271\text{ K} et source chaude à la température de condensation T_c = T_3 \approx 50\text{ }^\circ\text{C} = 323\text{ K}) :
On observe bien que \mathrm{COP} < \mathrm{COP}_{\text{Carnot}}, conformément au théorème de Carnot issu du second principe.
Cette différence s'explique principalement par :
- la détente dans le détendeur, qui est une détente isenthalpique par laminage fortement irréversible (sans travail récupéré), au lieu d'une détente isentropique réversible motrice ;
- la désurchauffe du fluide en sortie de compresseur (de T_2 \approx 63\text{ }^\circ\text{C} à 50\text{ }^\circ\text{C}) et la légère surchauffe en sortie d'évaporateur, qui impliquent des transferts thermiques sous des écarts de température finis, s'écartant ainsi du cycle ditherme idéal de Carnot à deux isothermes.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Notions : sous-refroidissement, diagramme des frigoristes
On souhaite améliorer la puissance frigorifique de 5
Voir l'indiceIndice
Exprimer la nouvelle puissance sous la forme P'_f = 1{,}05 \, P_f, en déduire la nouvelle valeur h'_3 sachant que h'_4 = h'_3, puis lire T'_3 à la pression haute.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la nouvelle puissance frigorifique P'_f = 1{,}05\,P_f et la relier à la nouvelle enthalpie massique h'_3 par le bilan à l'évaporateur, le détendeur restant isenthalpique (h'_4 = h'_3) et l'état 1 inchangé.
- Positionner le point 3' à l'intersection de l'isobare de condensation P = P_3 et de l'abscisse h'_3 dans le domaine du liquide sous-refroidi.
- Lire la température T'_3 le long de cette isobare à l'aide du réseau d'isothermes et en déduire le sous-refroidissement \Delta T = T_3 - T'_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la nouvelle enthalpie h'_3 pour un gain de 5
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance frigorifique s'exprime par :
L'état de sortie d'évaporateur (point 1) et le débit massique D_m restant constants, ainsi que le caractère isenthalpique de la détente (h'_4 = h'_3), la nouvelle puissance frigorifique P'_f = 1{,}05\,P_f conduit à :
Avec h_3 \approx 270\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et q_f = h_1 - h_3 \approx 135\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après les questions Q20 et Q22) :
Placement du point 3' : La condensation étant isobare, le point 3' se situe à la même pression P_3 \approx 13\text{ bar}, reporté vers la gauche à l'abscisse h'_3 \approx 263\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, dans le domaine du liquide sous-refroidi.
Détermination de T'_3 et du sous-refroidissement \Delta T : Par lecture sur le diagramme enthalpique à la pression P = 13\text{ bar} et pour h'_3 \approx 263\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, on se situe à mi-chemin entre les isothermes 40\,^\circ\text{C} et 50\,^\circ\text{C} :
Le sous-refroidissement \Delta T représente l'écart entre la température de saturation au condenseur T_3 et la température finale du liquide sous-refroidi T'_3 :
Résultat
Partie III : Réfrigération magnétique
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : entropie, désordre microscopique
Sous l'action d'un champ magnétique (phase d'aimantation), les moments magnétiques du matériau s'alignent. En déduire le sens de variation de l'entropie magnétique du matériau.
Voir l'indiceIndice
L'alignement des dipôles magnétiques sous champ réduit le nombre de micro-états accessibles : en déduire le signe de la variation d'entropie magnétique \Delta S_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'alignement des moments magnétiques ordonne le système : l'entropie magnétique diminue (\Delta S_m < 0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le préambule de la partie III, l'entropie d'un système est d'autant plus élevée que celui-ci est désordonné.
En l'absence de champ magnétique extérieur, les moments magnétiques sont orientés de façon aléatoire : le système présente un désordre magnétique maximal.
Lors de l'application d'un champ magnétique (phase d'aimantation), les moments magnétiques s'alignent dans la direction du champ : le degré d'ordre magnétique augmente, ce qui correspond à une diminution du désordre magnétique.
Par conséquent, lors de la phase d'aimantation, l'entropie magnétique S_m du matériau diminue :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : entropie, transformation isentropique
Si l'on suppose le processus adiabatique et réversible, exprimer la variation de l'entropie totale du matériau. En déduire que l'entropie du réseau cristallin augmente ; ce qui se traduit par une élévation de température.
Voir l'indiceIndice
Pour une transformation adiabatique réversible, l'entropie totale est conservée (\Delta S = 0). Écrire la relation entre \Delta S_r et \Delta S_m.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le second principe de la thermodynamique à une transformation adiabatique et réversible (isentropique) pour déterminer la variation d'entropie totale \Delta S.
- Décomposer l'entropie totale en somme de l'entropie magnétique et de celle du réseau, puis exploiter le résultat de la question précédente (\Delta S_m < 0) pour en déduire le signe de \Delta S_r et l'évolution de la température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Transformation isentropique \Delta S = \Delta S_m + \Delta S_r = 0, donc \Delta S_r = -\Delta S_m > 0, entraînant un échauffement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le second principe de la thermodynamique appliqué au matériau s'écrit :
- La transformation étant adiabatique, il n'y a aucun transfert thermique avec l'extérieur : S_{\text{éch}} = 0.
- La transformation étant réversible, l'entropie créée est nulle : S_{\text{créée}} = 0.
La transformation est donc isentropique :
L'entropie totale étant la somme de l'entropie magnétique et de l'entropie du réseau cristallin (S = S_m + S_r), la variation d'entropie totale s'exprime par :
D'après la question précédente, lors de l'aimantation, l'alignement des moments magnétiques conduit à \Delta S_m < 0. On en déduit :
L'entropie du réseau cristallin S_r augmente donc lors de cette étape.
Comme l'agitation thermique du réseau augmente avec la température (l'entropie vibrationnelle du réseau est une fonction strictement croissante de la température, avec \mathrm{d}S_r = \frac{C_p}{T}\,\mathrm{d}T > 0), cette augmentation d'entropie du réseau se traduit directement par une élévation de la température du matériau (\Delta T > 0).
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réfrigération magnétique, entropie
Expliquer comment la désaimantation du matériau peut permettre un refroidissement de celui-ci.
Voir l'indiceIndice
Inverser le raisonnement lors de l'annulation du champ magnétique : les moments magnétiques se désordonnent aux dépens de l'énergie thermique du réseau.
Voir la stratégieStratégie
Pour expliquer le refroidissement, on adopte la démarche inverse de celle menée aux questions Q26 et Q27 :
- Analyser l'effet de la suppression du champ magnétique sur l'ordre des dipôles magnétiques, et en déduire le signe de \Delta S_m.
- Appliquer le caractère adiabatique et réversible de la transformation pour relier \Delta S_r à \Delta S_m.
- Conclure sur la conséquence thermique pour le réseau cristallin.
Voir la réponse courteRéponse courte
La désaimantation adiabatique désordonne les spins (\Delta S_m > 0), donc l'entropie du réseau diminue (\Delta S_r < 0), ce qui refroidit le solide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de la désaimantation du matériau (diminution ou coupure du champ magnétique appliqué) :
Les moments magnétiques cessent d'être alignés et reprennent des orientations aléatoires sous l'effet de l'agitation thermique. Le désordre magnétique augmente, ce qui se traduit par une hausse de l'entropie magnétique :
\Delta S_m > 0Si cette désaimantation est effectuée de manière adiabatique et réversible (transformation isentropique), l'entropie totale du matériau se conserve :
\Delta S = \Delta S_m + \Delta S_r = 0L'entropie associée au réseau cristallin doit par conséquent diminuer pour compenser cette augmentation :
\Delta S_r = -\Delta S_m < 0
L'entropie du réseau S_r(T) étant une fonction croissante de la température, une diminution de S_r correspond à une diminution de l'agitation thermique des atomes du réseau, c'est-à-dire à un abaissement de la température (\Delta T < 0).
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet magnétocalorique, différentielle
Montrer que cette relation est en accord avec la conclusion obtenue à la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Vérifier le signe de \Delta T donné par la formule sachant que lors de la désaimantation, l'entropie magnétique molaire augmente (\Delta \tilde{S}_m > 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification de la cohérence des signes avec la formule différentielle liant la variation de température au champ magnétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation fournie par l'énoncé s'écrit :
Analysons les grandeurs qui y interviennent :
- la température absolue vérifie T > 0 ;
- la capacité thermique molaire à pression constante est une grandeur positive pour un système thermodynamiquement stable : C_p > 0.
Le coefficient multiplicatif -\dfrac{T}{C_p} est donc strictement négatif.
Lors d'une phase de désaimantation, l'agitation désordonnée des moments magnétiques réapparaît, ce qui se traduit par une augmentation de l'entropie magnétique :
En appliquant la formule, on obtient immédiatement :
Cette variation négative de température traduit un refroidissement du matériau lors de sa désaimantation, ce qui est en parfait accord avec le raisonnement qualitatif mené à la question précédente.
Résultat
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet magnétocalorique, lecture de graphique
La figure 5 représente la variation d'entropie magnétique du gadolinium en fonction de la température pour trois valeurs de champs magnétiques appliqués. Quelle valeur du champ magnétique faut-il choisir pour un refroidissement important autour de la température ambiante ?
Voir l'indiceIndice
Choisir la valeur de B pour laquelle la courbe présente le pic de variation d'entropie le plus élevé autour de T \approx 295\text{ K}.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le refroidissement magnétocalorique |\Delta T| à la variation d'entropie magnétique \Delta \tilde{S}_m via l'expression donnée dans l'énoncé.
- Analyser l'évolution de \Delta \tilde{S}_m en fonction du champ magnétique B sur la figure 5 autour de la température ambiante (T \approx 294\text{ K} \approx 21\text{ }^\circ\text{C}).
- Conclure sur le choix de la valeur de champ parmi celles proposées (2\text{ T}, 5\text{ T} et 10\text{ T}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix du champ maximal B = 5\text{ T} pour lequel la variation d'entropie |\Delta \tilde{S}_m| présente un pic marqué à température ambiante.
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D'après la relation fournie, l'amplitude du refroidissement lors de la désaimantation vaut :
Pour obtenir un refroidissement important, il est donc nécessaire de maximiser la variation d'entropie magnétique molaire \Delta \tilde{S}_m.
La température ambiante se situe autour de T \approx 293\text{--}298\text{ K} (le pic de la courbe se trouvant à T = 294\text{ K} \approx 21\text{ }^\circ\text{C}).
D'après la figure 5, à cette température, la variation d'entropie magnétique est une fonction strictement croissante du champ magnétique appliqué :
- pour B = 2\text{ T} : \Delta \tilde{S}_m \approx 0{,}85\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- pour B = 5\text{ T} : \Delta \tilde{S}_m \approx 1{,}6\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- pour B = 10\text{ T} : \Delta \tilde{S}_m \approx 2{,}45\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Parmi les trois valeurs présentées, il faut donc choisir la valeur de champ magnétique la plus élevée possible :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet magnétocalorique, capacité thermique
Calculer le refroidissement magnétocalorique du gadolinium autour de , pour un champ magnétique de 5 T.
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Appliquer numériquement la formule de l'EMC en relevant le maximum de \Delta \tilde{S}_m sur la courbe B = 5\text{ T} pour T = 294\text{ K}.
Voir la stratégieStratégie
- Relever sur la figure 5 la valeur de la variation d'entropie magnétique molaire \Delta\tilde{S}_m au sommet de la courbe correspondant à B = 5\text{ T} pour T = 294\text{ K}.
- Appliquer la relation de l'effet magnétocalorique (EMC) fournie par l'énoncé pour déterminer l'abaissement de température \Delta T.
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Calcul du saut thermique \Delta T à l'aide de la capacité thermique et de la variation d'entropie magnétique à 294 K.
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D'après la figure 5, pour un champ magnétique B = 5\text{ T} et à la température T = 294\text{ K}, la courbe (en traits tiretés) atteint son maximum :
D'après la relation liant la variation de température à la variation d'entropie magnétique molaire :
Avec T = 294\text{ K} et la capacité thermique molaire C_p = 36{,}1\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
Le refroidissement magnétocalorique correspond à la diminution de température subie par le matériau lors de la désaimantation :
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet magnétocalorique, ordre de grandeur
Est-il possible d'imaginer l'exploitation de cet EMC dans la plupart des applications de réfrigération ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la valeur du refroidissement élémentaire |\Delta T| aux écarts de température nécessaires pour la réfrigération domestique ou industrielle.
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre à cette question d'ouverture et d'analyse critique, il convient de confronter les performances obtenues à la question Q31 avec le cahier des charges des applications usuelles de réfrigération, sous deux aspects :
- L'écart de température réalisable par rapport aux besoins courants.
- La faisabilité technologique et le coût de mise en œuvre d'un champ magnétique intense.
Voir la réponse courteRéponse courte
Limitation pratique : produire un champ magnétique intense de plusieurs teslas nécessite des électroaimants massifs ou supraconducteurs.
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Il n'est pas envisageable d'exploiter directement cet effet magnétocalorique pour la plupart des applications usuelles de réfrigération (réfrigérateurs ménagers, climatisation, congélation), pour deux raisons principales :
- Un écart de température insuffisant : L'écart maximal obtenu à la question Q31 n'est que de |\Delta T| \approx 13\text{ K}. Or, les applications courantes requièrent des écarts bien plus importants entre la source chaude (température ambiante d'environ 20\text{ à }25\text{ }^\circ\text{C}) et la source froide : de l'ordre de 20\text{ à }25\text{ K} pour un réfrigérateur standard (autour de 4\text{ }^\circ\text{C}), et plus de 40\text{ K} pour un congélateur (autour de -18\text{ }^\circ\text{C}).
- La difficulté d'obtenir un champ magnétique de 5 T : Un champ magnétique de cette intensité nécessite des bobinages supraconducteurs très coûteux, encombrants et nécessitant eux-mêmes une cryogénie poussée. Avec des aimants permanents (de l'ordre de 1\text{ à }1{,}5\text{ T} au maximum), l'abaissement de température ne dépasserait pas quelques kelvins.
Résultat
Partie IV : Utilisation d'un anti-oxydant
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : antioxydant, réaction d'oxydoréduction
Lorsqu'on laisse une tranche de pomme à l'air libre, au bout de quelques minutes elle brunit. Si préalablement, cette tranche a été arrosée de jus de citron ou d'orange, le brunissement n'a plus lieu. En outre, une tranche d'orange garde sa couleur. Conclure sur la composition des agrumes.
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Relier l'inhibition du brunissement à la présence d'une molécule réductrice protectrice (antioxydant tel que la vitamine C) dans les agrumes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rôle antioxydant de la vitamine C présente dans les agrumes, qui protège les aliments de l'oxydation par le dioxygène de l'air.
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D'après le préambule de la partie IV, le changement de couleur et le brunissement des aliments laissés à l'air libre sont causés par une réaction d'oxydation par le dioxygène de l'air.
L'ajout de jus de citron ou d'orange empêchant ce brunissement, et la tranche d'orange conservant naturellement sa couleur, on en déduit que :
Ces composés antioxydants sont des réducteurs qui réagissent préférentiellement avec les oxydants du milieu (comme le dioxygène dissous), protégeant ainsi les aliments de l'oxydation.
Résultat
IV.A · Diagramme E-pH de l'iode et de la vitamine C
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation
Justifier que le domaine B correspond au diiode et identifier les espèces chimiques décrivant les domaines A et C.
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Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant de l'iode (+V pour \mathrm{IO}_3^-, 0 pour \mathrm{I}_2, -I pour \mathrm{I}^-) pour situer les domaines du haut vers le bas.
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Pour identifier les domaines de prédominance dans un diagramme potentiel–\mathrm{pH} :
- On détermine le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément iode dans chacune des trois espèces proposées : \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^-, \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} et \mathrm{I}_{(\mathrm{aq})}^-.
- On exploite la règle fondamentale selon laquelle les espèces de degré d'oxydation plus élevé prédominent à potentiel plus haut (plus haut sur l'axe des ordonnées).
- On vérifie la cohérence avec la dépendance en \mathrm{pH} des frontières (présence ou absence de protons \mathrm{H}^+).
Voir la réponse courteRéponse courte
Classement par nombre d'oxydation croissant de l'iode : domaine A pour \mathrm{I}^-, B pour \mathrm{I}_2 et C pour \mathrm{IO}_3^-.
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Déterminons le nombre d'oxydation de l'iode dans chacune des espèces chimiques :
Dans l'ion iodate \mathrm{IO}_{3}^- : le nombre d'oxydation de l'oxygène étant conventionnellement de -\mathrm{II}, on a \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = -1, d'où :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{I})_{\mathrm{IO}_3^-} = +\mathrm{V}Dans le diiode \mathrm{I}_2 : corps simple, donc :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{I})_{\mathrm{I}_2} = 0Dans l'ion iodure \mathrm{I}^- : ion monoatomique, donc :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{I})_{\mathrm{I}^-} = -\mathrm{I}
Dans un diagramme E\text{--}\mathrm{pH}, l'ordonnée représente le potentiel d'oxydoréduction : les formes les plus oxydées (degré d'oxydation le plus élevé) se situent aux potentiels les plus hauts, et les formes les plus réduites aux potentiels les plus bas.
Le diiode \mathrm{I}_2 possédant le degré d'oxydation intermédiaire (0), compris entre celui de \mathrm{IO}_3^- (+\mathrm{V}) et celui de \mathrm{I}^- (-\mathrm{I}), son domaine de prédominance est obligatoirement situé entre ceux de ces deux espèces. Cela justifie que :
Par conséquent, les deux autres domaines s'attribuent immédiatement selon le degré d'oxydation :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, formule de nernst
Déterminer, par le calcul, la pente de la frontière entre les domaines et .
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Écrire la demi-équation redox équilibrée entre \mathrm{IO}_3^- et \mathrm{I}_2, puis appliquer la formule de Nernst à la frontière conventionnelle.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire et équilibrer la demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^-/\mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})}.
- Exprimer le potentiel d'électrode à l'aide de la formule de Nernst en faisant apparaître explicitement le terme en \mathrm{pH}.
- En déduire la pente \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}\mathrm{pH}} de la droite frontière.
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Demi-équation redox impliquant 12 \mathrm{H}^+ et 10 \mathrm{e}^- : calcul de la pente -0{,}06 \times (12/10) = -0{,}072\text{ V/pH}.
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La demi-équation d'oxydoréduction reliant l'iodate \mathrm{IO}_{3(\mathrm{aq})}^- et le diiode \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})} s'écrit :
D'après la formule de Nernst à 298\text{ K}, en prenant les activités égales aux concentrations pour les solutés (avec la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) et a(\mathrm{H_2O}) = 1 :
Sur la frontière, les concentrations [\mathrm{IO}_3^-] et [\mathrm{I}_2] sont fixées par la condition de frontière (égalité des concentrations atomiques de l'élément iode) et sont donc indépendantes du \mathrm{pH}.
La pente p de la frontière vaut donc :
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, constante d'acidité
À l'aide du diagramme E-pH, déterminer la valeur du du couple .
Voir l'indiceIndice
Repérer sur l'axe des abscisses la frontière verticale séparant l'acide \mathrm{AscH}_2 de sa base conjuguée \mathrm{AscH}^-.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la frontière entre les espèces \mathrm{AscH}_2 et \mathrm{AscH}^- : il s'agit d'une frontière acido-basique entre deux formes de même degré d'oxydation.
- Relier le \mathrm{pH} de cette frontière verticale au \mathrm{p}K_a du couple grâce à la relation de définition de la constante d'acidité.
- Relever directement la valeur indiquée sur la figure 6.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du \mathrm{p}K_a à l'abscisse de la frontière verticale ou de la rupture de pente sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH}.
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Le couple \mathrm{AscH}_2/\mathrm{AscH}^- est un couple acido-basique dont la réaction associée s'écrit :
La constante d'acidité K_a associée vérifie la relation :
Sur la frontière séparant les domaines de prédominance de l'acide \mathrm{AscH}_2 et de sa base conjuguée \mathrm{AscH}^-, les concentrations des deux espèces sont égales ([\mathrm{AscH}_2] = [\mathrm{AscH}^-]). Cette frontière est donc une droite verticale d'équation :
Sur la figure 6, cette frontière verticale (qui correspond également à la rupture de pente de la courbe d'équilibre redox avec l'acide déshydroascorbique ADA) est repérée par le point d'abscisse \mathrm{pH} = 4{,}096.
On en déduit directement :
Résultat
IV.B · Analyse des différentes étapes
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : dismutation, diagramme potentiel-ph
À l'aide du digramme E-pH de l'iode, expliquer pourquoi dans l'étape 2, on ajoute de l'acide phosphorique avant d'ajouter le diiode. Donner le type de réaction faisant intervenir le diiode placé en milieu basique. Écrire l'équation de cette réaction.
Voir l'indiceIndice
Examiner les domaines de prédominance de l'iode à \mathrm{pH} élevé sur le diagramme : \mathrm{I}_2 n'y est plus stable et se dismute en iodate et iodure.
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- Observer sur le diagramme E\text{-pH} l'évolution du domaine du diiode \mathrm{I}_2 (domaine B) en fonction du pH pour en déduire sa stabilité.
- Identifier la réaction d'oxydoréduction où \mathrm{I}_2 intervient à la fois comme oxydant et comme réducteur.
- Écrire et équilibrer les demi-équations électroniques associées aux deux couples de l'iode en milieu basique, puis sommer pour obtenir l'équation de la réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
En milieu basique, \mathrm{I}_2 se dismute en \mathrm{I}^- et \mathrm{IO}_3^- ; l'acide phosphorique abaisse le pH pour stabiliser le diiode.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le diagramme E\text{-pH} de l'élément iode (figure 6), on constate que le domaine B (associé au diiode \mathrm{I}_{2\text{(aq)}}) se referme pour les pH élevés (au-delà de \mathrm{pH} \approx 9). À pH basique, les domaines de l'iodate \mathrm{IO}_{3\text{(aq)}}^- (domaine A) et de l'iodure \mathrm{I}_{(\text{aq})}^- (domaine C) deviennent directement adjacents.
Par conséquent, le diiode \mathrm{I}_2 est thermodynamiquement instable en milieu basique et se transforme spontanément : il subit une réaction de dismutation.
L'ajout d'acide phosphorique \mathrm{H}_3\mathrm{PO}_4 lors de l'étape 2 permet d'acidifier le milieu réactionnel (\mathrm{pH} < 9), assurant ainsi la stabilité chimique du diiode \mathrm{I}_2 pour qu'il puisse oxyder quantitativement l'acide ascorbique sans être consommé par dismutation.
En milieu basique, les deux demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :
En combinant ces deux demi-équations (5 fois la réduction plus 1 fois l'oxydation) et en simplifiant par 2, on obtient l'équation de dismutation :
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : verrerie, précision des mesures
Nommer les instruments de verrerie nécessaires pour prélever de jus d'orange, d'acide phosphorique et de solution de diiode.
Voir l'indiceIndice
Distinguer les prélèvements nécessitant une grande précision volumétrique (pipette jaugée) de ceux nécessitant une précision modérée (éprouvette graduée).
Voir la stratégieStratégie
Pour choisir la verrerie adaptée, on distingue la verrerie de précision (jaugée) de la verrerie d'évaluation (graduée) en analysant le rôle de chaque espèce et le nombre de chiffres significatifs :
- Une prise d'essai ou un réactif dont la quantité intervient directement dans le calcul quantitatif final nécessite une verrerie de haute précision (pipette jaugée).
- Une espèce introduite pour fixer les conditions opératoires (milieu acide), notée avec le symbole \approx, ne requiert qu'une verrerie de précision courante (éprouvette graduée).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pipette jaugée de 10,0 mL pour les prises d'essai précises et éprouvette graduée pour l'acide versé en excès.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Prélèvement de V_0 = 10{,}0\text{ mL} de jus d'orange :
Il s'agit de la prise d'essai contenant l'espèce à doser (\mathrm{AscH_2}). Le volume doit être connu avec une grande précision (trois chiffres significatifs). On utilise donc :\boxed{\text{une pipette jaugée de } 10{,}0\text{ mL (munie d'une propipette ou d'un pipeteur)}}Prélèvement de V_1 \approx 10\text{ mL} d'acide phosphorique :
L'acide est introduit pour ajuster le pH du milieu (éviter la dismutation de \mathrm{I_2}) ; le volume n'intervient pas dans les calculs de quantité de matière et n'est indiqué qu'approximativement. On utilise donc :\boxed{\text{une éprouvette graduée de } 10\text{ mL (ou de } 25\text{ mL)}}Prélèvement de V_2 = 10{,}0\text{ mL} de solution de diiode :
Le dosage de la vitamine C étant un dosage indirect (en retour), la quantité de matière initiale de diiode n_{\mathrm{I}_2,0} = C_{\mathrm{I}_2} V_2 intervient directement dans le calcul final. Ce volume doit impérativement être précis. On utilise donc :\boxed{\text{une pipette jaugée de } 10{,}0\text{ mL (munie d'une propipette ou d'un pipeteur)}}
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, réaction d'oxydoréduction
À l'aide des diagrammes E-pH, justifier que l'acide ascorbique réagisse de façon quantitative avec le diiode .
Voir l'indiceIndice
Comparer les potentiels standard ou les positions relatives des courbes E(\mathrm{pH}) des deux couples redox : l'oxydant \mathrm{I}_2 doit être situé nettement au-dessus du réducteur \mathrm{AscH}_2.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} la frontière du couple \mathrm{I}_{2\text{(aq)}}/\mathrm{I}^-_{\text{(aq)}} et celle du couple \mathrm{ADA}/\mathrm{AscH}_2.
- Comparer la position relative de ces frontières en milieu acide et évaluer l'écart de potentiel \Delta E.
- Conclure sur le caractère quantitatif à l'aide de la règle du « gamma » et du critère sur l'écart de potentiel (ou la constante d'équilibre).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le potentiel standard apparent du diiode est nettement supérieur à celui de l'acide ascorbique : réaction quantitative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} de la figure 6 :
La frontière entre \mathrm{I}_{2\text{(aq)}} et \mathrm{I}^-_{\text{(aq)}} est horizontale à :
E(\mathrm{I}_{2\text{(aq)}}/\mathrm{I}^-_{\text{(aq)}}) \approx 0{,}62\text{ V}- La frontière du couple \mathrm{ADA}/\mathrm{AscH}_2 se situe à des potentiels nettement inférieurs : pour \mathrm{pH} = 0, elle vaut E^\circ = 0{,}13\text{ V} et décroît ensuite avec le pH (droite de pente négative).
En milieu acide (étape 2, \mathrm{pH} < 4) :
- Les domaines de prédominance de \mathrm{I}_2 et de l'acide ascorbique \mathrm{AscH}_2 sont totalement disjoints.
- L'oxydant \mathrm{I}_2 est situé au-dessus du réducteur \mathrm{AscH}_2. Selon la règle du « gamma », la réaction est favorisée thermodynamiquement : \mathrm{I}_2 oxyde spontanément \mathrm{AscH}_2.
L'écart entre les potentiels d'oxydoréduction vaut au minimum :
\Delta E \geqslant 0{,}62 - 0{,}13 = 0{,}49\text{ V}
Deux électrons étant échangés au cours de la réaction, la constante d'équilibre standard K^\circ associée à l'équation (IV.1) à 298\text{ K} vérifie :
L'écart de potentiel \Delta E \gg \dfrac{4 \times 0{,}06}{n} = 0{,}12\text{ V} assure que la réaction est quantitative.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinétique chimique, vitesse de réaction
Justifier que, dans l'étape 3, on demande dans le protocole : « Attendre environ 20 minutes ».
Voir l'indiceIndice
Considérer l'aspect cinétique de l'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode à température ambiante.
Voir la stratégieStratégie
Analyser le rôle du temps d'attente lors d'une étape de réaction préalable à un dosage en retour :
- Identifier la nature cinétique de la réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode.
- Relier ce temps d'attente à la complétude de la réaction avant l'étape de titrage de l'excès de réactif.
Voir la réponse courteRéponse courte
La réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode est lente : l'attente assure un état d'avancement final complet.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode (équation IV.1) est thermodynamiquement quantitative mais cinétiquement lente à température ambiante (ce qui justifie d'ailleurs le choix d'un dosage indirect en retour plutôt que d'un titrage direct).
L'attente d'environ 20 minutes sous agitation permet de :
- laisser le temps à la réaction d'atteindre son état final (avancement maximal) ;
- s'assurer que la totalité de la vitamine C présente dans la prise d'essai a été consommée par le diiode introduit en excès avant de procéder au dosage du diiode restant par les ions thiosulfate.
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'équilibre, formule de nernst
Calculer la constante d'équilibre de la réaction de titrage (IV.2). Conclure.
Voir l'indiceIndice
Calculer \log K^\circ = \frac{n}{0{,}06}(E_1^\circ - E_2^\circ) en identifiant le nombre n d'électrons échangés entre les couples.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les demi-équations électroniques associées aux deux couples d'oxydoréduction mis en jeu pour identifier le nombre d'électrons échangés n.
- Relier la constante d'équilibre standard K^\circ à la différence des potentiels standard \Delta E^\circ à l'aide de la formule de Nernst à l'équilibre.
- Conclure sur le caractère quantitatif de la réaction et son aptitude à servir de support de titrage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de K^\circ = 10^{2\Delta E^\circ / 0{,}06} \gg 10^4 confirmant le caractère total de la réaction de titrage direct par le thiosulfate.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les demi-équations électroniques associées aux deux couples sont :
Le nombre d'électrons échangés lors de la réaction (IV.2) est n = 2.
À l'équilibre chimique, les potentiels d'oxydoréduction des deux couples sont égaux (E_1 = E_2), ce qui conduit à la relation :
On en déduit l'expression de la constante d'équilibre standard K^\circ :
Application numérique :
Conclusion : La constante d'équilibre est très grande (K^\circ \gg 10^4) : la réaction est thermodynamiquement quasi-totale (quantitative). Étant par ailleurs rapide (comme indiqué par l'énoncé) et univoque, elle constitue une excellente réaction support de titrage.
Résultat
IV.C · Détermination du titre massique d'acide ascorbique dans un jus d'orange
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : quantité de matière, titrage en retour
Exprimer la quantité de matière de diiode introduit dans l'erlenmeyer.
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit de la concentration molaire de la solution de diiode par le volume introduit V_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quantité initiale introduite de diiode : n_{\mathrm{I}_2,0} = C_2 V_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le protocole expérimental de l'étape 3, on introduit un volume V_2 = 20{,}0\text{ mL} d'une solution aqueuse de diiode de concentration molaire C_{\mathrm{I}_2} = 5{,}00 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
La quantité de matière de diiode \mathrm{I}_2 initialement introduite dans l'erlenmeyer s'exprime par :
Application numérique :
Résultat
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équivalence, titrage d'oxydoréduction
Exprimer la quantité de matière de diiode qui a réagi lors du titrage.
Voir l'indiceIndice
Établir la relation stœchiométrique à l'équivalence du titrage entre \mathrm{I}_2 résiduel et \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation à l'équivalence du titrage de l'excès de diiode par les ions thiosulfate : n_{\mathrm{I}_2,e} = \frac{1}{2} C_3 V_{\mathrm{eq}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction support du titrage à l'étape 4 est modélisée par l'équation (IV.2) :
À l'équivalence du titrage, les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques :
La quantité de matière d'ions thiosulfate versée à l'équivalence s'exprime par :
On en déduit l'expression de la quantité de matière n_{\mathrm{I}_2,e} de diiode ayant réagi lors du titrage :
Application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : titrage en retour, bilan de matière
En déduire la quantité de matière d'acide ascorbique présent dans la prise d'essai et la concentration molaire en acide ascorbique du jus d'orange.
Voir l'indiceIndice
Effectuer le bilan de matière sur le diiode consommé par la vitamine C : n(\mathrm{AscH}_2) = n_{\mathrm{I}_2,0} - n_{\mathrm{I}_2,e}, puis diviser par le volume de jus V_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le bilan de matière sur le diiode à l'issue de l'étape 3 : le diiode introduit en excès a réagi d'une part avec l'acide ascorbique, et le surplus non consommé a été dosé lors du titrage par le thiosulfate (étape 4).
- Utiliser la stœchiométrie 1:1 de la réaction (IV.1) pour relier la quantité d'acide ascorbique dans la prise d'essai à la quantité de diiode consommée.
- En déduire la concentration molaire C(\mathrm{AscH}_2) en divisant par le volume V_0 de la prise d'essai de jus d'orange.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan du titrage en retour : n(\mathrm{AscH}_2) = n_{\mathrm{I}_2,0} - n_{\mathrm{I}_2,e}, d'où la concentration molaire C = n/V_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (IV.1) de la réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode :
une mole de diiode réagit avec une mole d'acide ascorbique. La réaction étant quantitative (établi en Q39), la quantité de diiode consommée par la vitamine C s'écrit :
Le diiode restant non consommé est dosé à l'étape 4 par le thiosulfate. Par conservation de la matière pour le diiode :
La quantité de matière d'acide ascorbique contenue dans la prise d'essai de volume V_0 est donc :
En utilisant les résultats des questions Q42 et Q43 :
Cette quantité d'acide ascorbique provient du prélèvement de volume V_0 = 10{,}0\text{ mL} de jus d'orange filtré. La concentration molaire en acide ascorbique dans ce jus est donc :
Application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : concentration massique, masse molaire
En déduire la concentration massique en acide ascorbique du jus d'orange.
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Multiplier la concentration molaire par la masse molaire de l'acide ascorbique.
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Calcul de la concentration en masse par la relation C_m = C(\mathrm{AscH}_2) \times M(\mathrm{AscH}_2).
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La concentration massique C_m(\mathrm{AscH}_2) est liée à la concentration molaire C(\mathrm{AscH}_2) par la relation :
D'après la question Q44, C(\mathrm{AscH}_2) = 3{,}80 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et la masse molaire fournie dans les données est M_{\mathrm{C}_6\mathrm{H}_8\mathrm{O}_6} = 176\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
L'application numérique donne :
Résultat
Partie V : Étude d'un conservateur agroalimentaire, l'acide benzoïque
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'équilibre, activité chimique
Exprimer la constante d'équilibre en fonction des activités des différentes espèces. Que valent ces activités ?
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Écrire le quotient de réaction à l'équilibre en fixant à 1 l'activité du solide pur et en exprimant l'activité de l'espèce dissoute par son rapport à C^\circ.
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Activité unitaire pour le solide pur et a = [\mathrm{AH}]/c^\circ en solution, d'où la constante d'équilibre K^\circ = s/c^\circ.
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Considérons l'équilibre de dissolution hétérogène (V.1) :
D'après la loi d'action de masse, la constante thermodynamique d'équilibre associée à cette réaction s'exprime par le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction des activités des espèces chimiques :
Ces activités valent :
Pour le réactif solide \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{s})}, corps pur dans sa phase condensée sous la pression standard :
\boxed{a(\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{s})}) = 1}Pour le soluté en solution aqueuse \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}, dans l'approximation des solutions idéales diluées :
\boxed{a(\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}) = \frac{[\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}]}{C^\circ}}où C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard.
À l'équilibre chimique en présence d'acide benzoïque solide non dissous (solution saturée), la concentration en acide benzoïque dissous est égale à la solubilité molaire s = [\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}]_{\text{éq}}, d'où :
Résultat
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : solubilité, équilibre de dissolution
À 25 °C, justifier que la préconisation d'une concentration en acide benzoïque de ne pose aux industriels aucun problème de dissolution de l'acide benzoïque.
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Convertir la solubilité molaire lue sur la figure 7 à 298 K en solubilité massique (s_m = s \cdot M) et comparer à 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}.
Voir la stratégieStratégie
- Convertir la température de 25\text{ }^\circ\text{C} en kelvins afin d'exploiter la figure 7.
- Déterminer par lecture graphique la solubilité molaire s de l'acide benzoïque à cette température.
- Calculer la solubilité massique correspondante s_m = s \, M (ou la concentration molaire équivalente à 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}) et la comparer à la préconisation des industriels.
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Comparaison de la concentration visée (0,3 g/L) avec la solubilité à saturation (environ 3 g/L) : dissolution complète sans risque de précipitation.
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À la température \theta = 25\text{ }^\circ\text{C}, la température thermodynamique vaut :
D'après la figure 7, la solubilité molaire de l'acide benzoïque dans l'eau à T = 298\text{ K} est d'environ :
La masse molaire de l'acide benzoïque étant M = 122\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la solubilité massique maximale à 25\text{ }^\circ\text{C} vaut :
On constate que la concentration préconisée par les industriels, C_m = 0{,}3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}, vérifie :
La concentration visée étant environ dix fois inférieure à la limite de solubilité à 25\text{ }^\circ\text{C}, l'acide benzoïque se dissout intégralement sans risque de saturation ni formation de précipité.
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de van 't hoff, déplacement d'équilibre
Déterminer en justifiant le signe de l'enthalpie standard de réaction .
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Constater l'évolution de la solubilité s(T) avec la température et relier le signe de sa dérivée à \Delta_r H^\circ à l'aide de la loi de Van 't Hoff.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'évolution de la solubilité s avec la température T (lue sur la figure 7) à l'évolution de la constante d'équilibre K^\circ(T) établie à la question Q46.
- Appliquer la loi de Van 't Hoff pour en déduire rigoureusement le signe de \Delta_r H^\circ, ou utiliser le principe de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courteRéponse courte
La solubilité augmente avec la température, donc \mathrm{d}\ln K^\circ/\mathrm{d}T > 0 : d'après van 't Hoff, \Delta_r H^\circ > 0 (endothermique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q46, la constante thermodynamique d'équilibre de la réaction de dissolution est proportionnelle à la solubilité :
D'après la courbe de la figure 7, la solubilité s de l'acide benzoïque est une fonction strictement croissante de la température sur la plage étudiée (elle passe d'environ 20\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} à 293\text{ K} à plus de 60\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} à 323\text{ K}). Il en est donc de même pour la constante d'équilibre K^\circ(T), soit :
D'après la relation de Van 't Hoff rappelée dans les données :
Comme R > 0 et T^2 > 0, il vient immédiatement :
La réaction de dissolution de l'acide benzoïque dans l'eau est donc endothermique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : relation de van 't hoff, enthalpie standard de réaction
À l'aide des différentes courbes de la figure B du document réponse (à rendre avec la copie) et en supposant l'enthalpie standard de réaction constante, déterminer l'enthalpie standard de la réaction étudiée.
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Choisir la courbe appropriée linéarisée \ln K = f(1/T) dont la pente vaut -\Delta_r H^\circ / R, et en déduire la valeur numérique de l'enthalpie standard.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer la relation de Van 't Hoff fournie dans l'énoncé sous l'hypothèse où \Delta_r H^\circ est indépendante de la température pour obtenir la loi de variation de \ln(K) en fonction de 1/T.
- Identifier la courbe de la figure B qui permet une détermination directe de \Delta_r H^\circ à partir d'une régression linéaire (courbe \ln(K) = f(1/T)).
- Relier la pente de la droite à \Delta_r H^\circ et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la pente de la droite \ln K^\circ = f(1/T) égale à -\Delta_r H^\circ / R, puis déduction de \Delta_r H^\circ.
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La relation de Van 't Hoff s'écrit :
Sachant que \mathrm{d}\left(\frac{1}{T}\right) = -\frac{\mathrm{d}T}{T^2}, cette relation devient :
En supposant l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ constante sur l'intervalle de température considéré, l'intégration donne :
La fonction \ln(K) = f(1/T) est donc une droite de pente :
La figure B présente précisément le tracé de \ln(K) = f(1/T), dont l'équation de régression linéaire est fournie :
Par identification entre y = \ln(K) et x = 1/T, on en déduit la pente de la droite :
On en déduit l'expression littérale de l'enthalpie standard de réaction :
Application numérique avec R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déplacement d'équilibre, réaction acide-base
Comment varie la concentration de l'acide benzoïque en phase aqueuse lors de l'ajout de la solution d'hydroxyde de sodium ? En déduire le sens de déplacement de l'équilibre (V.1).
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Les ions hydroxyde consomment l'acide benzoïque dissous : appliquer la loi de modération de Le Chatelier pour prévoir la réaction de la phase solide.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'ajout de soude consomme l'acide benzoïque dissous : Q_r < K^\circ, l'équilibre de dissolution se déplace dans le sens direct.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de l'ajout de la solution d'hydroxyde de sodium, les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} réagissent avec l'acide benzoïque dissous \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})} selon la réaction acido-basique (V.2) :
Cette réaction est quantitative car sa constante d'équilibre vaut :
Cette consommation entraîne donc une baisse de la concentration en acide benzoïque aqueux :
Considérons le quotient de réaction associé à l'équilibre de dissolution (V.1) :
Initialement à l'équilibre, on avait Q_r = K^\circ. La diminution de [\mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}] implique désormais :
D'après le critère d'évolution spontanée (ou le principe de modération de Le Chatelier), le système évolue dans le sens qui tend à s'opposer à cette diminution, c'est-à-dire en reformant \mathrm{Ph-COOH}_{(\text{aq})}.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?
Surtout 4 chapitres : Machines thermiques et systèmes ouverts (45 % des questions, parties I et II), Premier et second principes de la thermodynamique (15 %, partie III), Oxydoréduction et électrochimie (15 %, partie IV) et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (12 %). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Changements d'état du corps pur et Cinétique chimique.
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 dès la première année (TSI1) ?
En partie : 30 questions sur 50 (60 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q7), la partie III en entier (Q26 à Q32) et la sous-partie IV.C (Q42 à Q45). Avec les autres programmes de première année : 35 en MPSI, 35 en PCSI, 30 en PTSI, 30 en MP2I et 48 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?
Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?
Questions de cours : Q4 (coefficient de performance), Q9 (condenseur), Q10 (évaporateur), Q11 (coefficient de performance), Q12 (premier principe industriel), Q14 (diagramme des frigoristes), Q15 (diagramme des frigoristes), Q16 (équilibre liquide-vapeur)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (inégalité de clausius), Q21 (premier principe industriel), Q35 (diagramme potentiel-ph), Q41 (constante d'équilibre), Q44 (titrage en retour) et Q49 (relation de van 't hoff).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que la partie I (11% des points en moyenne) et la partie IV (20%) ont été mal traitées, tandis que les parties II (30%) et III (32%) ont été bien réussies. Moyenne : 6,89/20 (écart-type 4,24, 1 022 présents).
Pourquoi un cycle frigorifique tourne-t-il dans le sens trigonométrique en Q15 ?
L'évaporation à basse pression et la compression vers les hautes pressions imposent une rotation anti-horaire dans le plan (h, \ln P). Contrairement au diagramme de Clapeyron (P, V), un cycle récepteur est ici parcouru dans le sens trigonométrique et correspond à un travail net reçu positif (w_{\text{cycle}} > 0).
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
- Note estimée
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- Position estimée
- –
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 50 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 6,89 et d'écart-type 4,24 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.