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Corrigé détaillé X ENS Physique PSI 2023

Autour des thermogénérateurs magnétiques

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 32 questions sur 59, parties I, II et VI en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : TSI1 31 · BCPST1 28 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Thermodynamique, Conversion de puissance, Électrocinétique et électronique · 14 incontournables · 32 questions de première année
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Ce sujet d'une grande richesse aborde l'exploitation de la chaleur industrielle résiduelle (« chaleur fatale ») au moyen d'un convertisseur thermomagnétique exploitant la transition ferromagnétique du gadolinium. Il propose une démarche d'ingénieur et de physicien complète, structurée en 8 parties quasi-indépendantes balayant une proportion majeure du programme de PSI : thermodynamique classique puis à temps fini (modèle de Curzon-Ahlborn), magnétostatique des milieux aimantés et forces magnétiques, mécanique non linéaire d'un oscillateur bistable auto-entretenu, thermique diffusive en régime continu alimentée par hacheur, et enfin capteur capacitif avec traitement analogique et démodulation synchrone. C'est une épreuve de référence, exigeante par sa longueur (59 questions) mais très progressive, constituant un support de révision transversal idéal pour aborder les épreuves de haut niveau.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 5 h 40 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

14 questions classiques, à savoir refaire :

Voir les 2 autres
Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 32 questions sur 59, parties I, II et VI.

Où gagner des points

22 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (22) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Une erreur sur le sens de parcours du cycle s'est glissée dans l'énoncé pour les questions Q13 à Q16. Le jury a précisé ne pas pénaliser les candidats sur les signes, sous réserve que les développements proposés restent cohérents.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

59 questions
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Partie I : Contexte de la chaleur perdue et machine thermique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, second principe, cycle thermodynamique

Rappeler l'expression du premier principe et du deuxième principe de la thermodynamique. Que deviennent ces expressions sur un cycle thermodynamique ?

Voir l'indice

Exprimer \Delta U = W + Q et \Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}} ; sur un cycle, l'état initial et l'état final étant identiques, les fonctions d'état ont une variation globale nulle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le premier et le deuxième principe de la thermodynamique pour une transformation quelconque d'un système fermé, sous forme finie et différentielle.
  2. Utiliser la propriété fondamentale des fonctions d'état (U et S), dont la variation est nulle sur un cycle, pour simplifier ces bilans.
Voir la réponse courte

Énoncés de \Delta U = W + Q et \Delta S = S_{\mathrm{ech}} + S_c ; sur un cycle, \Delta U = 0 et \Delta S = 0.

Voir le corrigé complet

1. Premier principe de la thermodynamique

Pour un système thermodynamique fermé au repos macroscopique (\Delta E_{\text{c,macro}} = 0 et \Delta E_{\text{p,ext}} = 0), le premier principe postule l'existence d'une fonction d'état extensive, l'énergie interne U, telle que lors d'une transformation entre deux états d'équilibre :

\Delta U = W + Q

où W est le travail mécanique et Q le transfert thermique reçus par le système (comptés algébriquement). Sous forme infinitésimale, ce bilan s'écrit :

\mathrm{d}U = \delta W + \delta Q

Sur un cycle thermodynamique, l'état final est identique à l'état initial. L'énergie interne étant une fonction d'état, sa variation sur le cycle est nulle : \Delta U_{\text{cycle}} = 0. Le premier principe devient alors :

\boxed{W + Q = 0}

2. Deuxième principe de la thermodynamique

Le deuxième principe postule l'existence d'une fonction d'état extensive, l'entropie S. Pour une transformation quelconque d'un système fermé en contact avec des thermostats à la température T_{\text{ext}}, la variation d'entropie s'écrit :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}}

avec un terme d'échange S_{\text{éch}} = \int \frac{\delta Q}{T_{\text{ext}}} et un terme de création d'entropie lié aux irréversibilités satisfaisant :

S_{\text{créée}} \ge 0 \quad (\text{avec } S_{\text{créée}} = 0 \text{ pour une transformation réversible})

Sous forme différentielle, ce bilan s'écrit \mathrm{d}S = \delta S_{\text{éch}} + \delta S_{\text{créée}} = \frac{\delta Q}{T_{\text{ext}}} + \delta S_{\text{créée}}, avec \delta S_{\text{créée}} \ge 0.

Sur un cycle thermodynamique, S étant une fonction d'état, on a \Delta S_{\text{cycle}} = 0, d'où :

S_{\text{éch}} = - S_{\text{créée}} \le 0

Ce qui conduit à l'inégalité de Clausius :

\boxed{\oint \frac{\delta Q}{T_{\text{ext}}} \le 0 \quad \text{(avec égalité si le cycle est réversible)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à distinguer différentielles et intégrales et ne réduisez pas le second principe à un simple bilan d'entropie.

« Cette question s’est montrée révélatrice de la maîtrise approximative d’une notion essentielle du cours, pour un bon nombre de copies. »

« De nombreux mélanges des notations intégrale/différentielle, qui conduit assez souvent à dU = 0 sur un cycle ! Le second principe ne consiste pas uniquement à écrire la variation d’entropie sous forme de bilan. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : diagramme de raveau, machine ditherme, inégalité de clausius

En considérant un système thermodynamique quelconque, noté , en contact avec deux thermostats aux températures et avec , établir les différents régimes de fonctionnement d'une machine thermique idéale. On s'appuiera sur une représentation graphique, appelée diagramme de Raveau, donnant la chaleur échangée entre le système et la source , en fonction de la chaleur échangée entre le système et la source .

Voir l'indice

Combiner \Delta U = 0 et S_{\text{créée}} = -Q_{\text{C}}/T_{\text{ch}} - Q_{\text{F}}/T_{\text{fr}} \ge 0 pour une machine idéale réversible (S_{\text{créée}} = 0) afin d'obtenir la droite de fonctionnement Q_{\text{C}} = -(T_{\text{ch}}/T_{\text{fr}})Q_{\text{F}}.

Voir la stratégie

Pour déterminer les différents régimes de fonctionnement :

  1. On écrit les bilans d'énergie (premier principe) et d'entropie (deuxième principe) sur un cycle pour une machine ditherme.
  2. On trace dans le plan (Q_{\mathrm{F}}, Q_{\mathrm{C}}) la droite d'échange de travail nul (W = 0) et la droite limite de réversibilité (S_{\text{créée}} = 0).
  3. On identifie sur la droite de réversibilité (machine idéale) et dans le plan les différents régimes selon les signes de W, Q_{\mathrm{C}} et Q_{\mathrm{F}}.
Voir la réponse courte

Tracé de Q_{\mathrm{C}} en fonction de Q_{\mathrm{F}} délimitant les zones moteur, réfrigérateur et pompe à chaleur via Carnot et Clausius.

Voir le corrigé complet

Considérons le système \mathcal{S} décrivant un cycle au contact de deux thermostats à T_{\mathrm{ch}} et T_{\mathrm{fr}} avec T_{\mathrm{ch}} > T_{\mathrm{fr}}. Les bilans sur un cycle s'écrivent :

  • Premier principe : \Delta U_{\text{cycle}} = W + Q_{\mathrm{C}} + Q_{\mathrm{F}} = 0, soit :

    W = -(Q_{\mathrm{C}} + Q_{\mathrm{F}})
  • Deuxième principe : \Delta S_{\text{cycle}} = \dfrac{Q_{\mathrm{C}}}{T_{\mathrm{ch}}} + \dfrac{Q_{\mathrm{F}}}{T_{\mathrm{fr}}} + S_{\text{créée}} = 0 avec S_{\text{créée}} \ge 0, soit :

    \frac{Q_{\mathrm{C}}}{T_{\mathrm{ch}}} + \frac{Q_{\mathrm{F}}}{T_{\mathrm{fr}}} \le 0

Dans le plan (Q_{\mathrm{F}}, Q_{\mathrm{C}}), ces relations définissent deux droites remarquables passant par l'origine :

  • La droite W = 0, d'équation Q_{\mathrm{C}} = -Q_{\mathrm{F}} (pente -1). La région au-dessus correspond à un système moteur (W < 0), et celle en dessous à un système récepteur (W > 0).
  • La droite de réversibilité (ou droite de Carnot), correspondant à une machine idéale (S_{\text{créée}} = 0) :

    Q_{\mathrm{C}} = -\frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\,Q_{\mathrm{F}}

    Puisque T_{\mathrm{ch}} > T_{\mathrm{fr}}, la pente -\dfrac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}} est strictement inférieure à -1.

Le deuxième principe impose que tout point de fonctionnement réel se situe sous la droite de Carnot (S_{\text{créée}} \ge 0). Le demi-plan supérieur est le domaine interdit.

Pour une machine thermique idéale, le point de fonctionnement appartient à la droite de Carnot :

  1. Moteur thermique idéal (Q_{\mathrm{F}} < 0) :

    Q_{\mathrm{C}} = -\frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\,Q_{\mathrm{F}} > 0 \quad \text{et} \quad W = -Q_{\mathrm{F}}\left(1 - \frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\right) < 0

    Le système emprunte de la chaleur à la source chaude, en rejette une partie à la source froide et fournit un travail utile au milieu extérieur (W < 0).

  2. Machine réceptrice idéale (Q_{\mathrm{F}} > 0) :

    Q_{\mathrm{C}} = -\frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\,Q_{\mathrm{F}} < 0 \quad \text{et} \quad W = -Q_{\mathrm{F}}\left(1 - \frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\right) > 0

    Le système reçoit du travail (W > 0) pour transférer de la chaleur de la source froide vers la source chaude. Deux modes d'utilisation se distinguent selon l'effet utile :

    • Machine frigorifique / climatiseur : l'effet utile est le transfert thermique extrait de la source froide (Q_{\mathrm{F}} > 0).
    • Pompe à chaleur : l'effet utile est le transfert thermique fourni à la source chaude (-Q_{\mathrm{C}} > 0).
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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle de carnot, diagramme entropique

Rappeler le nom et la définition des transformations associées à un cycle de Carnot subi par le système en contact avec les deux thermostats précédents. On représentera les étapes du cycle dans le plan en faisant apparaitre clairement les températures des thermostats.

Voir l'indice

Le cycle de Carnot est composé de deux isothermes réversibles aux températures des thermostats et de deux isentropiques réversibles ; dans le plan (T, S), il est délimité par un rectangle parfait.

Voir la réponse courte

Deux isothermes et deux isentropiques formant un rectangle dans le plan (T, S) entre T_{\mathrm{fr}} et T_{\mathrm{ch}}.

Voir le corrigé complet

Un cycle de Carnot est un cycle ditherme entièrement réversible, constitué de quatre transformations réversibles alternées :

  • Deux isothermes réversibles : le système reste en équilibre thermique avec le thermostat correspondant, sa température est rigoureusement uniforme et constante (T = T_{\mathrm{ch}} ou T = T_{\mathrm{fr}}). L'échange thermique s'effectue sans écart fini de température.
  • Deux adiabatiques réversibles (isentropiques) : le système est thermiquement isolé de l'extérieur (\delta Q = 0). La réversibilité implique \delta S_{\text{créée}} = 0, d'où \mathrm{d}S = \frac{\delta Q}{T} + \delta S_{\text{créée}} = 0 : l'entropie du système reste constante (S = \text{cte}).

Dans le cas d'un fonctionnement moteur (sens horaire dans les diagrammes d'état usuels), en adoptant les notations de la partie II (état 1 à T_{\mathrm{fr}} juste avant la compression adiabatique) :

  1. 1 \to 2 : compression adiabatique réversible (isentropique), le système s'échauffe de T_{\mathrm{fr}} à T_{\mathrm{ch}} à entropie constante (S_1 = S_2) ;
  2. 2 \to 3 : détente isotherme réversible à la température T_{\mathrm{ch}}, le système reçoit la chaleur Q_{\mathrm{ch}} > 0 et son entropie augmente de S_2 à S_3 ;
  3. 3 \to 4 : détente adiabatique réversible (isentropique), le système se refroidit de T_{\mathrm{ch}} à T_{\mathrm{fr}} à entropie constante (S_3 = S_4) ;
  4. 4 \to 1 : compression isotherme réversible à la température T_{\mathrm{fr}}, le système cède la chaleur Q_{\mathrm{fr}} < 0 et son entropie diminue de S_4 à S_1.

Dans le diagramme entropique (T, S), les isothermes sont des segments horizontaux et les isentropiques des segments verticaux. Le cycle de Carnot est donc un rectangle.

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement de carnot, premier principe, second principe

Dans le cas d'un système subissant un cycle de Carnot, réaliser un bilan d'énergie et un bilan d'entropie, et en déduire l'expression du rendement en fonctionnement moteur en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire W = -(Q_{\text{ch}} + Q_{\text{fr}}), exprimer le rendement moteur \eta = -W/Q_{\text{ch}}, puis éliminer le rapport Q_{\text{fr}}/Q_{\text{ch}} grâce à l'égalité de Clausius.

Voir la réponse courte

Bilans d'énergie W = -(Q_{\mathrm{ch}} + Q_{\mathrm{fr}}) et d'entropie réversible Q_{\mathrm{ch}}/T_{\mathrm{ch}} + Q_{\mathrm{fr}}/T_{\mathrm{fr}} = 0 conduisant à \eta = 1 - T_{\mathrm{fr}}/T_{\mathrm{ch}}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système \mathcal{S} au cours d'un cycle de Carnot moteur.

Bilan d'énergie (premier principe) : L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :

\Delta U = W + Q_{\mathrm{ch}} + Q_{\mathrm{fr}} = 0

Le travail mécanique net fourni par le moteur au milieu extérieur est donc :

-W = Q_{\mathrm{ch}} + Q_{\mathrm{fr}}

Bilan d'entropie (deuxième principe) : L'entropie S étant également une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}} = 0

Le cycle de Carnot étant constitué de deux isothermes réversibles aux températures des sources (T_{\mathrm{ch}} et T_{\mathrm{fr}}) et de deux adiabatiques réversibles (sans transfert thermique), la réversibilité globale impose S_{\text{créée}} = 0. Il vient :

\frac{Q_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{ch}}} + \frac{Q_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{fr}}} = 0 \implies \frac{Q_{\mathrm{fr}}}{Q_{\mathrm{ch}}} = -\frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}}

Expression du rendement en fonctionnement moteur : Par définition, le rendement thermique \eta d'un moteur correspond au rapport de l'énergie utile fournie par le système au milieu extérieur (-W > 0) sur l'énergie thermique coûteuse absorbée à la source chaude (Q_{\mathrm{ch}} > 0) :

\eta = \frac{-W}{Q_{\mathrm{ch}}} = \frac{Q_{\mathrm{ch}} + Q_{\mathrm{fr}}}{Q_{\mathrm{ch}}} = 1 + \frac{Q_{\mathrm{fr}}}{Q_{\mathrm{ch}}}

En injectant la relation issue du bilan d'entropie, on obtient le rendement de Carnot :

\boxed{\eta = 1 - \frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}}}

Résultat

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : chaleur fatale, rendement de carnot

À partir des données du tableau 1, justifier pourquoi l'ADEME classe les gisements par écart de température par rapport à la température de la source froide et en déduire en Wh l'énergie que l'on pourrait récupérer par an et par gisement.

Voir l'indice

Calculer le rendement théorique maximal de Carnot \eta_{\text{C}} = 1 - T_{\text{fr}}/T_{\text{ch}} = \Delta T / (T_{\text{fr}} + \Delta T), puis multiplier ce rendement par le gisement thermique annuel en Wh.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rendement de Carnot en fonction de l'écart de température \Delta T = T_{\mathrm{ch}} - T_{\mathrm{fr}} pour justifier la classification de l'ADEME sous l'angle de la qualité de l'énergie (exergie).
  2. Calculer le rendement de Carnot pour chacun des deux gisements du tableau 1 avec T_{\mathrm{fr}} = 27\text{ }^\circ\mathrm{C} = 300\text{ K}.
  3. En déduire l'énergie maximale récupérable par an sous forme de travail mécanique ou électrique, exprimée en \mathrm{Wh}.
Voir la réponse courte

Justification par la dépendance du rendement de Carnot en l'écart de température, puis produit de l'énergie thermique par le rendement.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du rendement de Carnot obtenue à la question Q4, l'efficacité maximale de conversion d'une chaleur Q_{\mathrm{ch}} en travail utile s'écrit :

\eta_{\mathrm{C}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}} = \frac{T_{\mathrm{ch}} - T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}} = \frac{\Delta T}{T_{\mathrm{fr}} + \Delta T}

L'écart de température \Delta T conditionne directement la proportion d'énergie thermique valorisable (notion d'exergie) : plus \Delta T est élevé, plus le rendement théorique maximal est grand. L'ADEME classe donc ces gisements par écart de température car une même quantité d'énergie thermique présente une valeur de récupération d'autant plus grande que sa température est éloignée de la température ambiante.

La température de la source froide est T_{\mathrm{fr}} = 27 + 273 = 300\text{ K}. L'énergie thermique disponible annuellement pour chaque gisement est Q_{\mathrm{ch}} = 20\text{ TWh} = 20 \times 10^{12}\text{ Wh}.

1. Gisement pour un écart \Delta T_1 = 30\text{ }^\circ\mathrm{C} = 30\text{ K} : La température de la source chaude associée est T_{\mathrm{ch},1} = 300 + 30 = 330\text{ K}. Le rendement de Carnot vaut :

\eta_{\mathrm{C},1} = \frac{30}{330} = \frac{1}{11} \approx 9{,}1\,\%

L'énergie maximale récupérable par an est :

W_1 = \eta_{\mathrm{C},1} \, Q_{\mathrm{ch}} = \frac{20 \times 10^{12}}{11} \approx 1{,}8 \times 10^{12}\text{ Wh}
\boxed{W_1 \approx 1{,}8 \times 10^{12}\text{ Wh} \quad (1{,}8\text{ TWh})}

2. Gisement pour un écart \Delta T_2 = 75\text{ }^\circ\mathrm{C} = 75\text{ K} : La température de la source chaude associée est T_{\mathrm{ch},2} = 300 + 75 = 375\text{ K}. Le rendement de Carnot vaut :

\eta_{\mathrm{C},2} = \frac{75}{375} = \frac{1}{5} = 20\,\%

L'énergie maximale récupérable par an est :

W_2 = \eta_{\mathrm{C},2} \, Q_{\mathrm{ch}} = 0{,}20 \times 20 \times 10^{12} = 4{,}0 \times 10^{12}\text{ Wh}
\boxed{W_2 = 4{,}0 \times 10^{12}\text{ Wh} \quad (4{,}0\text{ TWh})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Convertissez toujours les grandeurs dans les bonnes unités lors des applications numériques.

« Les applications numériques dans la mauvaise unité ne donnent pas le bon résultat. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Partie II : Machine de Carnot opérée avec un gaz parfait

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Machines thermiques

Notions : cycle de carnot, gaz parfait

Caractériser qualitativement la variation de pression du système le long du cycle, en d'étaillant les transformations entre chaque état thermodynamique : , , et .

Voir l'indice

Pour une compression isentropique, P augmente tandis que V diminue ; pour une détente isotherme, P diminue ; reprendre méthodiquement les quatre étapes.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature thermodynamique de chaque étape du cycle de Carnot moteur à partir de l'état initial 1 décrit dans l'énoncé.
  2. Déterminer pour chaque étape le sens d'évolution du volume (compression ou détente), de la température, et en déduire le sens de variation de la pression.
Voir la réponse courte

Évolution de la pression : diminution le long des deux détentes successives puis augmentation le long des deux compressions.

Voir le corrigé complet

Le système \mathcal{S} décrit un cycle de Carnot moteur réversible constitué de deux isothermes et de deux isentropiques (adiabatiques réversibles). L'état 1 correspond au début de la phase de compression adiabatique à la température T_1 = T_{\text{fr}}.

  • Étape 1 \to 2 : Compression adiabatique réversible (isentropique)

    • Le gaz est isolé thermiquement et comprimé : son volume diminue (V_2 < V_1) tandis que sa température s'élève de T_1 = T_{\text{fr}} = 300\text{ K} à T_2 = T_{\text{ch}} = 330\text{ K}.
    • Variation de pression : la pression augmente fortement, passant de P_1 à P_2 (P_2 > P_1).
  • Étape 2 \to 3 : Détente isotherme réversible à T_{\text{ch}}

    • Le gaz est mis en contact thermique avec la source chaude à la température constante T_2 = T_3 = T_{\text{ch}} = 330\text{ K}. Il reçoit le transfert thermique Q_{\text{ch}} > 0 et se détend (V_3 > V_2).
    • Variation de pression : pour un gaz parfait à température constante, P \propto 1/V, la pression diminue de P_2 à P_3 (P_3 < P_2). L'énoncé précise une baisse de 0{,}4\text{ bar}.
  • Étape 3 \to 4 : Détente adiabatique réversible (isentropique)

    • Le gaz est à nouveau isolé thermiquement et poursuit sa détente (V_4 > V_3) en fournissant du travail, ce qui abaisse sa température de T_3 = T_{\text{ch}} = 330\text{ K} à T_4 = T_{\text{fr}} = 300\text{ K}.
    • Variation de pression : l'augmentation de volume couplée à la baisse de température entraîne une diminution de la pression de P_3 à P_4 (P_4 < P_3).
  • Étape 4 \to 1 : Compression isotherme réversible à T_{\text{fr}}

    • Le gaz est mis en contact avec la source froide à température constante T_4 = T_1 = T_{\text{fr}} = 300\text{ K}. Il cède le transfert thermique Q_{\text{fr}} < 0 et subit une compression (V_1 < V_4) pour boucler le cycle.
    • Variation de pression : à température constante, la diminution de volume implique que la pression augmente de P_4 à P_1 (P_1 > P_4).

En résumé, les variations qualitatives de pression sont :

\boxed{ \begin{aligned} 1 \to 2 &\;:\; \text{augmentation de pression } (P_1 \to P_2) \\ 2 \to 3 &\;:\; \text{diminution de pression } (P_2 \to P_3) \\ 3 \to 4 &\;:\; \text{diminution de pression } (P_3 \to P_4) \\ 4 \to 1 &\;:\; \text{augmentation de pression } (P_4 \to P_1) \end{aligned} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une lecture attentive du texte de l'énoncé permettait de bien comprendre le fonctionnement du cycle moteur.

« Une lecture attentive du sujet aurait permis à certains candidats de mieux comprendre le fonctionnement du cycle moteur. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, diagramme de clapeyron

Donner l'expression de la dérivée pour chaque transformation en fonction de , et et représenter les étapes du cycle dans le plan .

Voir l'indice

Différencier PV = \text{cste} le long d'une isotherme et PV^\gamma = \text{cste} le long d'une isentropique ; comparer les valeurs absolues des pentes pour tracer l'allure.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque type de transformation (isotherme et adiabatique réversible), expliciter la loi d'état ou la loi d'évolution reliant la pression P et le volume V pour le gaz parfait.
  2. Différencier ces relations pour exprimer la dérivée \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V} en fonction de \gamma, P et V.
  3. Comparer les pentes obtenues pour justifier la disposition relative des courbes dans le diagramme de Clapeyron (P, V) et tracer le cycle orienté (sens horaire moteur).
Voir la réponse courte

Dérivée -P/V pour l'isotherme et -\gamma P/V pour l'adiabatique réversible, pente plus forte pour l'adiabatique dans le plan (P, V).

Voir le corrigé complet

1. Dérivée \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V} le long des transformations

  • Transformations isothermes réversibles (2 \to 3 et 4 \to 1) : Le système étant constitué d'un gaz parfait à température T constante, la loi des gaz parfaits donne :

    P V = n R T = \text{cste}

    En différentiant cette relation :

    \mathrm{d}(PV) = P\,\mathrm{d}V + V\,\mathrm{d}P = 0

    On en déduit :

    \boxed{\left(\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V}\right)_{T} = -\frac{P}{V}}
  • Transformations adiabatiques réversibles / isentropiques (1 \to 2 et 3 \to 4) : Pour un gaz parfait de capacités thermiques constantes subissant une transformation isentropique, la loi de Laplace s'écrit :

    P V^\gamma = \text{cste}

    En différentiant :

    \mathrm{d}(PV^\gamma) = V^\gamma \mathrm{d}P + \gamma P V^{\gamma-1}\mathrm{d}V = 0

    D'où :

    \boxed{\left(\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V}\right)_{S} = -\gamma \frac{P}{V}}

2. Représentation du cycle dans le plan (P, V)

Puisque \gamma = 7/5 = 1{,}4 > 1, en tout point (P, V) commun, la pente d'une isentropique est plus forte en valeur absolue que celle d'une isotherme :

\left|\left(\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V}\right)_{S}\right| = \gamma \left|\left(\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V}\right)_{T}\right| > \left|\left(\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}V}\right)_{T}\right|

Le cycle est parcouru dans le sens horaire car la machine fonctionne en moteur (W < 0).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Accompagnez systématiquement le tracé du cycle d'explications pour ne pas être sanctionné.

« La représentation du cycle a été proposée sans aucune explication pour bon nombre de copies, ce qui a évidemment été sanctionné. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Premier et second principes

Notions : entropie d'un gaz parfait, capacité thermique

Exprimer la variation infinitésimale d'entropie du système en fonction des variations de température et de pression, puis en fonction de , , , et des capacités thermiques massiques. On ne fera pas intervenir dans le résultat le nombre de moles, noté , ni la masse du gaz, notée .

Voir l'indice

Partir de \mathrm{d}H = T\mathrm{d}S + V\mathrm{d}P avec H = m c_p T et V = nRT/P = m(c_p - c_v)T/P, puis exprimer la masse m en fonction de l'état de référence 1 via l'équation d'état.

Voir la stratégie
  1. Partir de la seconde identité thermodynamique reliant l'enthalpie H, la température T, la pression P et l'entropie S.
  2. Utiliser la première loi de Joule (\mathrm{d}H = m c_p \mathrm{d}T) et l'équation d'état du gaz parfait pour exprimer \mathrm{d}S en fonction des variations \mathrm{d}T et \mathrm{d}P.
  3. Exprimer la masse m du gaz (ou la quantité de matière n) à partir des paramètres de l'état 1 et de la relation de Mayer afin de l'éliminer de l'expression finale.
Voir la réponse courte

Identité thermodynamique \mathrm{d}S = C_p \frac{\mathrm{d}T}{T} - \frac{P_1 V_1}{T_1} \frac{\mathrm{d}P}{P} en éliminant la quantité de matière grâce à l'état 1.

Voir le corrigé complet

La seconde identité thermodynamique s'écrit pour le système fermé constitué par le gaz :

\mathrm{d}H = T\,\mathrm{d}S + V\,\mathrm{d}P \iff \mathrm{d}S = \frac{\mathrm{d}H}{T} - \frac{V}{T}\,\mathrm{d}P

L'air étant assimilé à un gaz parfait, son enthalpie ne dépend que de la température (première loi de Joule) :

\mathrm{d}H = m c_p\,\mathrm{d}T

où m est la masse du système et c_p sa capacité thermique massique à pression constante.

D'après l'équation d'état des gaz parfaits, avec la relation de Mayer c_p - c_v = \frac{R}{\mathcal{M}} :

P V = \frac{m}{\mathcal{M}} R T = m(c_p - c_v) T \implies \frac{V}{T} = \frac{m(c_p - c_v)}{P}

La variation infinitésimale d'entropie en fonction des différentielles \mathrm{d}T et \mathrm{d}P s'exprime donc sous la forme :

\mathrm{d}S = m c_p \frac{\mathrm{d}T}{T} - m(c_p - c_v) \frac{\mathrm{d}P}{P}

Pour éliminer la masse m, on écrit l'équation d'état dans l'état de référence 1 :

P_1 V_1 = m(c_p - c_v) T_1 \implies m = \frac{P_1 V_1}{(c_p - c_v) T_1}

En injectant cette relation dans l'expression de \mathrm{d}S, on obtient :

\begin{aligned} \mathrm{d}S &= \frac{P_1 V_1}{(c_p - c_v) T_1} \left( c_p \frac{\mathrm{d}T}{T} - (c_p - c_v) \frac{\mathrm{d}P}{P} \right) \\ &= \frac{P_1 V_1}{T_1} \left( \frac{c_p}{c_p - c_v} \frac{\mathrm{d}T}{T} - \frac{\mathrm{d}P}{P} \right) \end{aligned}
\boxed{\mathrm{d}S = \frac{P_1 V_1}{T_1} \left( \frac{c_p}{c_p - c_v} \frac{\mathrm{d}T}{T} - \frac{\mathrm{d}P}{P} \right) = \frac{c_p}{c_p - c_v} \frac{P_1 V_1}{T_1} \frac{\mathrm{d}T}{T} - \frac{P_1 V_1}{T_1} \frac{\mathrm{d}P}{P}}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, transformation isotherme

Donner l'expression de la pression de l'état () en fonction de la pression , et des températures des thermostats, au cours des différentes transformations. En déduire une estimation numérique de la pression pour chaque état thermodynamique du système.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Laplace sous la forme T^\gamma P^{1-\gamma} = \text{cste} sur les étapes isentropiques 1 \to 2 et 3 \to 4, et utiliser la variation donnée de 0{,}4\text{ bar} pour l'isotherme 2 \to 3.

Voir la stratégie
  1. Pour les étapes isentropiques réversibles (1 \to 2 et 3 \to 4), appliquer la loi de Laplace sous la forme reliant la pression et la température pour un gaz parfait d'exposant adiabatique \gamma.
  2. Pour l'étape isotherme 2 \to 3 à T_{\mathrm{ch}}, utiliser la donnée de l'énoncé sur la variation de pression (\Delta P = 0{,}4\text{ bar}) en tenant compte du caractère détensif de la transformation.
  3. Réaliser les applications numériques en convertissant les températures en kelvins et en utilisant les données fournies en tête de sujet.
Voir la réponse courte

Calcul des pressions successives via les lois de Laplace T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cte} et la loi des gaz parfaits sur les isothermes.

Voir le corrigé complet

Les températures absolues des thermostats sont :

T_{\mathrm{fr}} = 27 + 273 = 300\text{ K} \quad \text{et} \quad T_{\mathrm{ch}} = 57 + 273 = 330\text{ K} \implies \frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}} = \frac{330}{300} = 1{,}1

L'exposant adiabatique vaut \gamma = 7/5, d'où :

\frac{\gamma}{\gamma - 1} = \frac{7/5}{2/5} = 3{,}5

Transformation 1 \to 2 (compression isentropique) : Le gaz passe de T_1 = T_{\mathrm{fr}} à T_2 = T_{\mathrm{ch}}. La loi de Laplace reliant P et T s'écrit T^\gamma P^{1-\gamma} = \text{cte}, soit :

\boxed{P_2 = P_1 \left(\frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma-1}}}

Avec P_1 = 1\text{ bar} et la donnée 1{,}1^{3,5} \approx 1{,}4 :

\boxed{P_2 \approx 1{,}4\text{ bar}}

Transformation 2 \to 3 (détente isotherme à T_{\mathrm{ch}}) : La température reste constante (T_3 = T_2 = T_{\mathrm{ch}}). Il s'agit d'une détente, donc la pression diminue de la quantité imposée par l'énoncé \Delta P_{\mathrm{ch}} = 0{,}4\text{ bar} :

\boxed{P_3 = P_2 - \Delta P_{\mathrm{ch}}}

D'où l'application numérique :

\boxed{P_3 = 1{,}4 - 0{,}4 = 1{,}0\text{ bar}}

Transformation 3 \to 4 (détente isentropique) : Le gaz passe de T_3 = T_{\mathrm{ch}} à T_4 = T_{\mathrm{fr}}. La loi de Laplace donne :

\boxed{P_4 = P_3 \left(\frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma-1}} = P_3 \left(\frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_{\mathrm{fr}}}\right)^{-\frac{\gamma}{\gamma-1}}}

Avec la donnée 1{,}1^{-3,5} \approx 0{,}7 :

\boxed{P_4 \approx 0{,}7\text{ bar}}

On a également rappelé dans l'énoncé que la pression de départ est :

\boxed{P_1 = 1{,}0\text{ bar}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La bonne expression des transferts thermiques était nécessaire pour réussir cette question.

« Ces questions étaient plutôt bien réussies par les candidats ayant obtenu l’expression des transferts thermiques. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transformation isotherme, transfert thermique

Exprimer les chaleurs échangées en fonction de , , , , et en fonction de , , , , . Évaluer numériquement et .

Voir l'indice

Le long d'une isotherme d'un gaz parfait, \Delta U = 0 donc Q = -W = \int P\mathrm{d}V = nRT \ln(P_{\text{initial}}/P_{\text{final}}), en remplaçant nR par P_1 V_1 / T_1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à un gaz parfait sur les transformations isothermes réversibles 2 \to 3 et 4 \to 1, pour lesquelles \Delta U = 0.
  2. Exprimer le nombre de moles n via l'équation d'état appliquée à l'état 1 : n R = \frac{P_1 V_1}{T_1}.
  3. Évaluer numériquement les chaleurs échangées en utilisant les valeurs des rapports de pression et les données logarithmiques fournies.
Voir la réponse courte

Intégration du travail réversible sur chaque isotherme puis Q = -W car l'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de T.

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait, l'énergie interne ne dépend que de la température (première loi de Joule). Le premier principe sur une transformation isotherme donne donc \Delta U = W + Q = 0, soit Q = -W = \int P\,\mathrm{d}V.

Pour une transformation réversible isotherme d'un gaz parfait entre un état initial i et un état final f à la température T :

Q = \int_{V_i}^{V_f} \frac{n R T}{V}\,\mathrm{d}V = n R T \ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) = n R T \ln\left(\frac{P_i}{P_f}\right)

D'après l'équation d'état du gaz parfait dans l'état 1, on a :

n R = \frac{P_1 V_1}{T_1}

1. Chaleur échangée avec la source chaude Q_{\mathrm{ch}} : La transformation 2 \to 3 est une détente isotherme à la température T_{\mathrm{ch}} :

Q_{\mathrm{ch}} = n R T_{\mathrm{ch}} \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right)
\boxed{Q_{\mathrm{ch}} = \frac{P_1 V_1 T_{\mathrm{ch}}}{T_1} \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right)}

2. Chaleur échangée avec la source froide Q_{\mathrm{fr}} : La transformation 4 \to 1 est une compression isotherme à la température T_{\mathrm{fr}} = T_1 :

Q_{\mathrm{fr}} = n R T_{\mathrm{fr}} \ln\left(\frac{P_4}{P_1}\right) = \frac{P_1 V_1 T_{\mathrm{fr}}}{T_1} \ln\left(\frac{P_4}{P_1}\right)

Puisque T_1 = T_{\mathrm{fr}}, cela se simplifie en :

\boxed{Q_{\mathrm{fr}} = P_1 V_1 \ln\left(\frac{P_4}{P_1}\right)}

3. Évaluations numériques :

  • V_1 = 1\text{ cm} \times 1\text{ cm} \times 1\text{ mm} = 10^{-2} \times 10^{-2} \times 10^{-3}\text{ m}^3 = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}^3 ;
  • P_1 = 1\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}, d'où P_1 V_1 = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ J} ;
  • \frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_1} = \frac{330\text{ K}}{300\text{ K}} = 1{,}1 ;
  • \frac{P_2}{P_3} = \frac{1{,}4}{1{,}0} = 1{,}4 \implies \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right) \approx 0{,}3 ;
  • \frac{P_4}{P_1} = \frac{0{,}7}{1{,}0} = 0{,}7 \implies \ln\left(\frac{P_4}{P_1}\right) \approx -0{,}3.

On en déduit :

Q_{\mathrm{ch}} = 1{,}0 \times 10^{-2} \times 1{,}1 \times 0{,}3 = 3{,}3 \times 10^{-3}\text{ J} = 3{,}3\text{ mJ}
Q_{\mathrm{fr}} = 1{,}0 \times 10^{-2} \times (-0{,}3) = -3{,}0 \times 10^{-3}\text{ J} = -3{,}0\text{ mJ}
\boxed{Q_{\mathrm{ch}} \approx 3{,}3\text{ mJ} \quad \text{et} \quad Q_{\mathrm{fr}} \approx -3{,}0\text{ mJ}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La bonne expression des transferts thermiques était nécessaire pour réussir cette question.

« Ces questions étaient plutôt bien réussies par les candidats ayant obtenu l’expression des transferts thermiques. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : premier principe, rendement de carnot

En déduire l'expression et la valeur numérique du travail mécanique récupéré pour un cycle moteur. Le résultat paraît-il cohérent avec la valeur obtenue si on utilise l'expression du rendement de Carnot ?

Voir l'indice

Sommer algébriquement les transferts thermiques W_{\text{récup}} = Q_{\text{ch}} + Q_{\text{fr}} et vérifier que W_{\text{récup}} = \eta_{\text{C}} Q_{\text{ch}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique sur le cycle pour exprimer le travail algébrique W, puis en déduire le travail mécanique récupéré par le milieu extérieur W_{\text{récup}} = -W.
  2. Réaliser l'application numérique à partir des chaleurs Q_{\text{ch}} et Q_{\text{fr}} obtenues à la question précédente.
  3. Comparer ce résultat à celui prédit par le rendement théorique de Carnot \eta_{\text{C}} = 1 - T_{\text{fr}}/T_{\text{ch}}.
Voir la réponse courte

Travail mécanique déduit de W = -(Q_{\mathrm{ch}} + Q_{\mathrm{fr}}) et vérification de l'égalité avec \eta_{\mathrm{C}} Q_{\mathrm{ch}}.

Voir le corrigé complet

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle complet (d'après la question Q1) :

\Delta U = W + Q_{\text{ch}} + Q_{\text{fr}} = 0

Le travail mécanique récupéré par l'extérieur au cours d'un cycle moteur est donc :

W_{\text{récup}} = -W = Q_{\text{ch}} + Q_{\text{fr}}

En utilisant les expressions des transferts thermiques établies à la question Q10 (avec T_1 = T_{\text{fr}}) :

W_{\text{récup}} = \frac{P_1 V_1 T_{\text{ch}}}{T_{\text{fr}}} \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right) + P_1 V_1 \ln\left(\frac{P_4}{P_1}\right)

Rappelons que les deux transformations isentropiques donnent \frac{P_4}{P_1} = \frac{P_3}{P_2}, soit \ln\left(\frac{P_4}{P_1}\right) = -\ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right), ce qui permet d'écrire de manière factorisée :

\boxed{W_{\text{récup}} = P_1 V_1 \left(\frac{T_{\text{ch}} - T_{\text{fr}}}{T_{\text{fr}}}\right) \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right)}

Application numérique : À partir des valeurs calculées à la question Q10 (Q_{\text{ch}} \approx 3{,}3\text{ mJ} et Q_{\text{fr}} \approx -3{,}0\text{ mJ}) :

W_{\text{récup}} = 3{,}3\text{ mJ} - 3{,}0\text{ mJ} = 0{,}3\text{ mJ}
\boxed{W_{\text{récup}} = 3\times 10^{-4}\text{ J} = 0{,}3\text{ mJ}}

Cohérence avec le rendement de Carnot : Le cycle étant réversible et ditherme, son rendement théorique est celui de Carnot (question Q4) :

\eta_{\text{C}} = 1 - \frac{T_{\text{fr}}}{T_{\text{ch}}} = 1 - \frac{300}{330} = 1 - \frac{10}{11} = \frac{1}{11} \approx 9{,}1\%

Le travail récupéré théorique s'écrit alors :

\begin{aligned} W_{\text{récup, Carnot}} &= \eta_{\text{C}} Q_{\text{ch}} = \left(1 - \frac{T_{\text{fr}}}{T_{\text{ch}}}\right) \times \left[\frac{P_1 V_1 T_{\text{ch}}}{T_{\text{fr}}} \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right)\right] \\ &= P_1 V_1 \left(\frac{T_{\text{ch}} - T_{\text{fr}}}{T_{\text{fr}}}\right) \ln\left(\frac{P_2}{P_3}\right) \end{aligned}

Numériquement :

W_{\text{récup, Carnot}} = \frac{Q_{\text{ch}}}{11} = \frac{3{,}3\text{ mJ}}{11} = 0{,}30\text{ mJ}

Les deux démarches mènent exactement à la même expression littérale et à la même valeur numérique : le résultat est donc parfaitement cohérent.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La bonne expression des transferts thermiques était nécessaire pour réussir cette question.

« Ces questions étaient plutôt bien réussies par les candidats ayant obtenu l’expression des transferts thermiques. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Machines thermiques

Notions : équilibre liquide-vapeur, changement d'état

Les machines thermiques de récupération de chaleur fatale fonctionnent en réalité avec deux transformations isobares pour des raisons techniques. Expliquer pourquoi un fluide subissant une transition de phase (un changement d'état ici) permet d'améliorer l'efficacité de la machine thermique.

Voir l'indice

Lors d'un changement d'état d'un corps pur, la pression et la température restent constantes simultanément, ce qui permet des échanges thermiques isothermes le long d'isobares sans surcoût de compression.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'inconvénient d'un échange thermique isobare monophasique en termes d'irréversibilité thermique (écart de température fini avec les thermostats).
  2. Utiliser la règle des phases (ou la propriété de saturation d'un corps pur) pour montrer qu'à pression fixée, un changement d'état s'effectue à température constante.
  3. Conclure sur le rapprochement avec le cycle de Carnot et la réduction des irréversibilités.
Voir la réponse courte

Lors d'un changement d'état d'un corps pur, l'isobare est aussi une isotherme, ce qui permet un cycle de Carnot à pressions constantes.

Voir le corrigé complet

Dans une machine thermique réelle, les échanges de chaleur s'effectuent généralement au sein d'échangeurs ouverts sous une pression fixée (transformations isobares).

  • Fluide monophasique (sans changement d'état) :
    L'apport ou la cession de chaleur à pression constante s'accompagne d'une variation continue de la température du fluide (\delta q = c_p \,\mathrm{d}T). L'écart fini de température entre le fluide et les sources thermiques (\Delta T = |T_{\text{source}} - T|) engendre d'importantes irréversibilités thermiques :

    S_{\text{créée}} = \int \delta Q \left( \frac{1}{T} - \frac{1}{T_{\text{source}}} \right) > 0,

    ce qui dégrade fortement le rendement par rapport au cycle de Carnot (comme dans le cycle de Joule).

  • Fluide subissant une transition de phase (corps pur diphasique) :
    D'après la règle des phases de Gibbs, pour un corps pur (c = 1) sous deux phases à l'équilibre (\varphi = 2), la variance est :

    v = c + 2 - \varphi = 1 + 2 - 2 = 1.

    À pression fixée, la température d'équilibre liquide-vapeur T_{\text{sat}}(P) est donc strictement constante. Ainsi, une transformation isobare diphasique est simultanément isotherme.

En choisissant judicieusement les pressions de fonctionnement, la vaporisation peut s'effectuer à une température T_{\text{vap}} \approx T_{\text{ch}} et la condensation à T_{\text{cond}} \approx T_{\text{fr}}. Les échanges thermiques ont lieu avec un écart de température minime, ce qui :

  1. minimise l'entropie créée par transfert thermique aux parois ;
  2. rapproche le cycle réel du cycle idéal de Carnot (comme dans un cycle de Rankine-Hirn), maximisant ainsi l'efficacité thermique de la machine.
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Partie III : Compromis puissance/efficacité : thermodynamique à temps fini

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle endoréversible, diagramme entropique

Dans un diagramme , en faisant apparaître les températures des réservoirs, tracer un cycle de Carnot et un cycle endoréversible, puis les comparer.

Voir l'indice

Dans le cycle endoréversible, les échanges thermiques s'effectuent à des températures de fluide T_1 < T_{\text{ch}} et T_2 > T_{\text{fr}} afin d'assurer un flux thermique non nul dans le sens des potentiels décroissants.

Voir la stratégie
  1. Représenter dans un même plan (T, S) le cycle de Carnot réversible fonctionnant entre les thermostats à T_{\mathrm{ch}} et T_{\mathrm{fr}}, et le cycle endoréversible dont les isothermes s'effectuent à des températures intermédiaires T_1 et T_2 telles que T_{\mathrm{ch}} > T_1 > T_2 > T_{\mathrm{fr}}.
  2. Comparer les deux cycles sur les plans géométrique (aire, écart de température), thermodynamique (rendement) et dynamique (puissance développée).
Voir la réponse courte

Tracé dans (T, S) du cycle de Carnot et du cycle endoréversible dont les isothermes internes s'écartent des températures des sources.

Voir le corrigé complet

Comparaison des deux cycles :

  • Températures d'échange :

    • Pour le cycle de Carnot, les échanges s'effectuent sans gradient thermique avec les sources, soit aux températures T_{\mathrm{ch}} et T_{\mathrm{fr}}.
    • Pour le cycle endoréversible, le fluide échange à des températures internes T_1 et T_2 telles que :

      \boxed{T_{\mathrm{ch}} > T_1 > T_2 > T_{\mathrm{fr}}}

      Ces écarts de température finis, T_{\mathrm{ch}} - T_1 > 0 et T_2 - T_{\mathrm{fr}} > 0, sont indispensables pour permettre des transferts thermiques conductifs à débit non nul dans le sens naturel (du chaud vers le froid).

  • Travail échangé par cycle : Le travail mécanique net produit par le fluide sur un cycle correspond à l'opposé de l'aire intérieure du cycle dans le plan (T, S), soit pour une variation d'entropie donnée \Delta S = S_{\max} - S_{\min} :

    \begin{aligned} |W_{\mathrm{Carnot}}| &= (T_{\mathrm{ch}} - T_{\mathrm{fr}})\,\Delta S \\ |W_{\mathrm{endo}}| &= (T_1 - T_2)\,\Delta S < |W_{\mathrm{Carnot}}| \end{aligned}

    Le travail produit par cycle est donc strictement inférieur pour le cycle endoréversible.

  • Rendement thermodynamique : Le cycle intérieur étant réversible, son rendement est donné par :

    \eta_{\mathrm{endo}} = 1 - \frac{T_2}{T_1}

    Comme T_2 > T_{\mathrm{fr}} et T_1 < T_{\mathrm{ch}}, on a \frac{T_2}{T_1} > \frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}}, d'où :

    \boxed{\eta_{\mathrm{endo}} < \eta_{\mathrm{C}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}}}
  • Puissance développée : Le cycle de Carnot requiert des temps de contact thermique infinis (\Delta T \to 0), ce qui conduit à une puissance moyenne délivrée nulle (\mathcal{P}_{\mathrm{Carnot}} = 0). En revanche, les écarts de température finis du cycle endoréversible permettent des échanges thermiques en temps fini, et donc une puissance utile non nulle (\mathcal{P}_{\mathrm{endo}} > 0).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury a accepté les développements cohérents sans pénaliser les signes suite à une erreur dans le sujet.

« Une erreur dans le sens du cycle s’est glissée dans le sujet. Cela n’a pas pénalisé les candidats et le jury s’est montré tolérant sur les erreurs de signes tant que les développements proposés par le candidat étaient cohérents. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : conductance thermique, transfert thermique

À partir de la conductance thermique , déterminer l'expression des flux thermiques (instantanés) échangés avec la source chaude et la source froide, respectivement et , le sens du transfert étant indiqué sur la figure 1. En considérant que, lors d'un cycle, la substance active du système est en contact thermique avec le réservoir « chaud » durant la durée et avec le réservoir « froid » durant la durée , en déduire les chaleurs échangées et sur un cycle thermodynamique.

Voir l'indice

Utiliser la loi de conduction de Fourier sous forme intégrée q = K\Delta T en respectant les conventions de signe de la figure 1 ; les températures étant constantes, Q = q \times t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le transfert thermique conductif instantané à travers la conductance K pour chaque phase de contact, en respectant le sens des flèches défini sur la figure 1.
  2. Intégrer ces flux sur les durées respectives de contact t_1 et t_2 pour obtenir les chaleurs Q_{\mathrm{ch}} et Q_{\mathrm{fr}} échangées par cycle.
Voir la réponse courte

Flux thermiques instantanés q = K\Delta T puis intégration temporelle donnant Q_{\mathrm{ch}} = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1)t_1 et Q_{\mathrm{fr}} = K(T_2 - T_{\mathrm{fr}})t_2.

Voir le corrigé complet

D'après la loi phénoménologique de conduction (analogue à la loi de Fourier ou à la loi d'Ohm thermique), le flux thermique q entre deux milieux à températures T_{\mathrm{a}} et T_{\mathrm{b}} séparés par une conductance thermique K s'écrit q = K(T_{\mathrm{a}} - T_{\mathrm{b}}), le flux étant orienté de T_{\mathrm{a}} vers T_{\mathrm{b}}.

Flux thermiques instantanés :

  • Lors du contact avec la source chaude (durée t_1), la flèche du flux q_{\mathrm{ch}}(t) est orientée du réservoir chaud à la température T_{\mathrm{ch}} vers la substance active à la température T_1. Comme T_{\mathrm{ch}} > T_1, ce flux entrant s'écrit :

    q_{\mathrm{ch}}(t) = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1) \quad (\text{pour } t \in [0, t_1])

    et q_{\mathrm{ch}}(t) = 0 le reste du cycle.

  • Lors du contact avec la source froide (durée t_2), la flèche du flux q_{\mathrm{fr}}(t) est orientée de la substance active à la température T_2 vers le réservoir froid à la température T_{\mathrm{fr}}. Comme T_2 > T_{\mathrm{fr}}, ce flux sortant s'écrit :

    q_{\mathrm{fr}}(t) = K(T_2 - T_{\mathrm{fr}}) \quad (\text{pour } t \in [t_1, t_1 + t_2])

    et q_{\mathrm{fr}}(t) = 0 le reste du cycle.

Chaleurs échangées sur un cycle : Les températures étant constantes au cours des isothermes du cycle intérieur, les flux thermiques sont constants durant leurs phases de contact respectives. Par intégration temporelle sur la durée d'un cycle, on obtient :

\begin{aligned} Q_{\mathrm{ch}} &= \int_0^{t_1} q_{\mathrm{ch}}(t) \, \mathrm{d}t = q_{\mathrm{ch}} \, t_1 = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1) \, t_1 \\ Q_{\mathrm{fr}} &= \int_0^{t_2} q_{\mathrm{fr}}(t) \, \mathrm{d}t = q_{\mathrm{fr}} \, t_2 = K(T_2 - T_{\mathrm{fr}}) \, t_2 \end{aligned}

D'où les expressions demandées :

\boxed{q_{\mathrm{ch}} = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1) \quad \text{et} \quad q_{\mathrm{fr}} = K(T_2 - T_{\mathrm{fr}})}
\boxed{Q_{\mathrm{ch}} = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1)\,t_1 \quad \text{et} \quad Q_{\mathrm{fr}} = K(T_2 - T_{\mathrm{fr}})\,t_2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury a accepté les développements cohérents sans pénaliser les signes suite à une erreur dans le sujet.

« Une erreur dans le sens du cycle s’est glissée dans le sujet. Cela n’a pas pénalisé les candidats et le jury s’est montré tolérant sur les erreurs de signes tant que les développements proposés par le candidat étaient cohérents. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : second principe, cycle endoréversible

En appliquant le deuxième principe de la thermodynamique au cycle endoréversible, en déduire une relation entre le rapport et les différentes températures introduites en figure 1.

Voir l'indice

Le cycle interne étant supposé réversible, appliquer l'égalité de Clausius Q_{\text{ch}}/T_1 - Q_{\text{fr}}/T_2 = 0 et substituer les expressions de Q_{\text{ch}} et Q_{\text{fr}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le deuxième principe de la thermodynamique à la substance active sur un cycle en exploitant l'hypothèse d'endoréversibilité (réversibilité interne du cycle entre T_1 et T_2).
  2. Remplacer les chaleurs Q_{\text{ch}} et Q_{\text{fr}} par leurs expressions établies à la question Q14 pour exprimer le rapport t_1/t_2.
Voir la réponse courte

Bilan d'entropie sur le cycle interne réversible : Q_{\mathrm{ch}}/T_1 - Q_{\mathrm{fr}}/T_2 = 0, d'où l'expression du rapport t_1/t_2.

Voir le corrigé complet

Le cycle étant endoréversible, toutes les irréversibilités ont lieu lors des transferts thermiques à travers la conductance K entre la substance et les réservoirs. Le cycle subi par la substance active entre T_1 et T_2 est donc internement réversible, ce qui implique une entropie créée nulle au sein du fluide :

S_{\text{créée}} = 0.

L'entropie étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle : \Delta S = 0. Durant ce cycle, la substance reçoit la chaleur Q_{\text{ch}} à la température uniforme T_1, puis cède la chaleur Q_{\text{fr}} à la température uniforme T_2 (les deux autres étapes étant isentropiques). Le bilan entropique s'écrit :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}} = \frac{Q_{\text{ch}}}{T_1} - \frac{Q_{\text{fr}}}{T_2} + 0 = 0,

soit :

\frac{Q_{\text{ch}}}{T_1} = \frac{Q_{\text{fr}}}{T_2}.

D'après la question Q14, les quantités de chaleur échangées sur le cycle s'expriment par :

Q_{\text{ch}} = K(T_{\text{ch}} - T_1)\,t_1 \quad \text{et} \quad Q_{\text{fr}} = K(T_2 - T_{\text{fr}})\,t_2.

En injectant ces expressions dans l'égalité de Clausius réversible, il vient :

\frac{K(T_{\text{ch}} - T_1)\,t_1}{T_1} = \frac{K(T_2 - T_{\text{fr}})\,t_2}{T_2}.

On en déduit l'expression du rapport des durées de contact :

\boxed{\frac{t_1}{t_2} = \frac{T_1 (T_2 - T_{\text{fr}})}{T_2 (T_{\text{ch}} - T_1)}}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury a accepté les développements cohérents sans pénaliser les signes suite à une erreur dans le sujet.

« Une erreur dans le sens du cycle s’est glissée dans le sujet. Cela n’a pas pénalisé les candidats et le jury s’est montré tolérant sur les erreurs de signes tant que les développements proposés par le candidat étaient cohérents. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle endoréversible, puissance mécanique

La période du cycle, notée , se décompose en deux durées correspondant aux durées de chaque échange thermique, telle que , les deux transformations isentropiques étant considérées comme instantanées. On définit la puissance produite par le système par l'expression :

Montrer que la puissance se met sous la forme suivante :

où les indices sont à compléter.

Voir l'indice

Remplacer t_p = t_1 + t_2 dans \mathcal{P} = (Q_{\text{ch}} - Q_{\text{fr}})/(t_1 + t_2) en factorisant par t_2 et en injectant le rapport t_1/t_2 obtenu à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail net fourni par cycle W = Q_{\mathrm{ch}} - Q_{\mathrm{fr}} en factorisant t_1, à l'aide de la réversibilité du cycle intérieur reliant Q_{\mathrm{ch}} et Q_{\mathrm{fr}} (d'après la question Q15).
  2. Exprimer la durée totale du cycle t_p = t_1 + t_2 en fonction de t_1 grâce au rapport t_1/t_2 établi à la question Q15.
  3. Former le quotient \mathcal{P} = W/t_p pour éliminer la durée t_1, puis identifier les indices w, x, y, z par comparaison terme à terme avec la forme imposée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Élimination de t_1 et t_2 dans l'expression de la puissance moyenne \mathcal{P} = (Q_{\mathrm{ch}} - Q_{\mathrm{fr}})/(t_1 + t_2) sous la forme demandée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la réversibilité du cycle intérieur impose :

\frac{Q_{\mathrm{ch}}}{T_1} = \frac{Q_{\mathrm{fr}}}{T_2} \implies Q_{\mathrm{fr}} = \frac{T_2}{T_1} Q_{\mathrm{ch}}

Le travail fourni sur un cycle s'écrit donc :

W = Q_{\mathrm{ch}} - Q_{\mathrm{fr}} = Q_{\mathrm{ch}}\left(1 - \frac{T_2}{T_1}\right) = Q_{\mathrm{ch}} \frac{T_1 - T_2}{T_1}

En injectant l'expression de Q_{\mathrm{ch}} = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1)t_1 obtenue à la question Q14 :

W = K(T_{\mathrm{ch}} - T_1)\frac{T_1 - T_2}{T_1}\, t_1

La durée du cycle est t_p = t_1 + t_2 = t_1\left(1 + \frac{t_2}{t_1}\right). En utilisant l'expression du rapport des durées trouvée à la question Q15 :

\frac{t_2}{t_1} = \frac{T_2(T_{\mathrm{ch}} - T_1)}{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}})}

on obtient :

\begin{aligned} 1 + \frac{t_2}{t_1} &= 1 + \frac{T_2(T_{\mathrm{ch}} - T_1)}{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}})} \\ &= \frac{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}}) + T_2(T_{\mathrm{ch}} - T_1)}{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}})} \\ &= \frac{T_1 T_2 - T_1 T_{\mathrm{fr}} + T_{\mathrm{ch}} T_2 - T_1 T_2}{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}})} \\ &= \frac{T_{\mathrm{ch}} T_2 - T_{\mathrm{fr}} T_1}{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}})} \end{aligned}

La puissance moyenne produite sur un cycle \mathcal{P} = \frac{W}{t_p} s'exprime alors par :

\begin{aligned} \mathcal{P} &= \frac{K(T_{\mathrm{ch}} - T_1)\dfrac{T_1 - T_2}{T_1}\, t_1}{t_1 \dfrac{T_{\mathrm{ch}} T_2 - T_{\mathrm{fr}} T_1}{T_1(T_2 - T_{\mathrm{fr}})}} \\ &= K \frac{(T_1 - T_2)(T_{\mathrm{ch}} - T_1)(T_2 - T_{\mathrm{fr}})}{T_{\mathrm{ch}} T_2 - T_{\mathrm{fr}} T_1} \end{aligned}

Par comparaison directe avec la relation (2) de l'énoncé :

\mathcal{P}(T_{\mathrm{ch}}, T_{\mathrm{fr}}, T_1, T_2) = K \frac{(T_x - T_y) (T_z - T_x) (T_y - T_w)}{T_z T_y - T_w T_x}

on identifie sans ambiguïté les indices :

\boxed{w = \mathrm{fr}, \quad x = 1, \quad y = 2, \quad z = \mathrm{ch}}

ainsi que l'expression de la puissance :

\boxed{\mathcal{P}(T_{\mathrm{ch}}, T_{\mathrm{fr}}, T_1, T_2) = K \frac{(T_1 - T_2) (T_{\mathrm{ch}} - T_1) (T_2 - T_{\mathrm{fr}})}{T_{\mathrm{ch}} T_2 - T_{\mathrm{fr}} T_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury a accepté les développements cohérents sans pénaliser les signes suite à une erreur dans le sujet.

« Une erreur dans le sens du cycle s’est glissée dans le sujet. Cela n’a pas pénalisé les candidats et le jury s’est montré tolérant sur les erreurs de signes tant que les développements proposés par le candidat étaient cohérents. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement de carnot, cycle endoréversible

Déterminer le rendement du cycle endoréversible () relativement au cycle de Carnot (), soit en fonction de , , et .

Voir l'indice

Calculer le rendement endoréversible \eta_{\text{endo}} = 1 - T_2/T_1 = \Delta T_{\text{adia}}/T_1, puis diviser par \eta_{\text{c}} = \Delta T_{\text{res}}/T_{\text{ch}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rendement de Carnot \eta_{\mathrm{c}} en fonction de l'écart de température des réservoirs \Delta T_{\mathrm{res}} = T_{\mathrm{ch}} - T_{\mathrm{fr}} et de T_{\mathrm{ch}}.
  2. Exprimer le rendement \eta_{\mathrm{endo}} du cycle endoréversible à partir du premier principe et de la relation de réversibilité interne, en fonction de \Delta T_{\mathrm{adia}} = T_1 - T_2 et de T_1.
  3. Former le quotient \eta_{\mathrm{rel}} = \eta_{\mathrm{endo}} / \eta_{\mathrm{c}}.
Voir la réponse courte

Rendement endoréversible 1 - T_2/T_1 divisé par le rendement de Carnot 1 - T_{\mathrm{fr}}/T_{\mathrm{ch}} exprimé avec les écarts de température.

Voir le corrigé complet

Le rendement du cycle de Carnot fonctionnant entre les deux réservoirs de température T_{\mathrm{ch}} et T_{\mathrm{fr}} s'écrit :

\eta_{\mathrm{c}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}} = \frac{T_{\mathrm{ch}} - T_{\mathrm{fr}}}{T_{\mathrm{ch}}} = \frac{\Delta T_{\mathrm{res}}}{T_{\mathrm{ch}}}.

Pour le cycle endoréversible, le rendement s'exprime à partir du travail fourni et de la chaleur reçue de la source chaude :

\eta_{\mathrm{endo}} = \frac{W}{Q_{\mathrm{ch}}} = \frac{Q_{\mathrm{ch}} - Q_{\mathrm{fr}}}{Q_{\mathrm{ch}}} = 1 - \frac{Q_{\mathrm{fr}}}{Q_{\mathrm{ch}}}.

D'après la question Q15, la réversibilité du cycle intérieur impose \dfrac{Q_{\mathrm{fr}}}{Q_{\mathrm{ch}}} = \dfrac{T_2}{T_1}, d'où :

\eta_{\mathrm{endo}} = 1 - \frac{T_2}{T_1} = \frac{T_1 - T_2}{T_1} = \frac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{T_1}.

On en déduit l'expression du rendement relatif :

\eta_{\mathrm{rel}} = \frac{\eta_{\mathrm{endo}}}{\eta_{\mathrm{c}}} = \frac{\dfrac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{T_1}}{\dfrac{\Delta T_{\mathrm{res}}}{T_{\mathrm{ch}}}}.
\boxed{\eta_{\mathrm{rel}} = \frac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{\Delta T_{\mathrm{res}}} \frac{T_{\mathrm{ch}}}{T_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Méfiez-vous des développements erronés sur cette question qui était pourtant simple a priori.

« Cette question, plutôt simple a priori, a été le lieu de développement erronés. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement de carnot, puissance maximale

Dans le cas d'une récupération d'énergie thermique avec un faible écart de températures, justifier que le rendement de Carnot est faible, et en déduire une simplification de la puissance maximale ainsi que du rendement relatif maximal.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité de \sqrt{1 - \eta_{\text{c}}} pour \eta_{\text{c}} \ll 1 dans l'expression de f(\eta_{\text{c}}) et de \eta_{\text{rel}}^{\max}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rendement de Carnot en fonction de \Delta T_{\text{res}} et T_{\text{ch}} pour justifier qu'il est petit devant 1 lorsque \Delta T_{\text{res}} \ll T_{\text{ch}}.
  2. Réaliser un développement limité au voisinage de \eta_{\text{c}} = 0 de la fonction f(\eta_{\text{c}}) et de \sqrt{1-\eta_{\text{c}}} pour simplifier \mathcal{P}_{\max} et \eta_{\text{rel}}^{\max}.
Voir la réponse courte

Développement limité au premier ordre pour faible écart de température : \eta_{\mathrm{c}} \ll 1 et simplification de la puissance maximale.

Voir le corrigé complet

Le rendement de Carnot s'exprime par :

\eta_{\text{c}} = 1 - \frac{T_{\text{fr}}}{T_{\text{ch}}} = \frac{T_{\text{ch}} - T_{\text{fr}}}{T_{\text{ch}}} = \frac{\Delta T_{\text{res}}}{T_{\text{ch}}}

Dans le cadre de la récupération de chaleur fatale, l'écart de température entre les sources est faible devant la température absolue de la source chaude (\Delta T_{\text{res}} \ll T_{\text{ch}}, par exemple \Delta T_{\text{res}} \approx 30\text{ K} pour T_{\text{ch}} \approx 330\text{ K}). Il en résulte immédiatement :

\eta_{\text{c}} \ll 1

1. Simplification du rendement relatif maximal \eta_{\text{rel}}^{\max} :

D'après l'équation (4) de l'énoncé :

\eta_{\text{rel}}^{\max} = \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}} \left[ \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}} + \left(1 - \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}}\right) \sqrt{1 - \eta_{\text{c}}} \right]^{-1}

À l'ordre 0 en \eta_{\text{c}}, on a \sqrt{1 - \eta_{\text{c}}} \approx 1. Le terme entre crochets devient :

\frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}} + \left(1 - \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}}\right) \times 1 = 1

On obtient ainsi la simplification :

\boxed{\eta_{\text{rel}}^{\max} \approx \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}}}

2. Simplification de la puissance maximale \mathcal{P}_{\max} :

Développons la fonction f(\eta_{\text{c}}) au voisinage de \eta_{\text{c}} = 0. À l'ordre 2 pour le numérateur :

\sqrt{1 - \eta_{\text{c}}} = 1 - \frac{1}{2}\eta_{\text{c}} - \frac{1}{8}\eta_{\text{c}}^2 + o(\eta_{\text{c}}^2)

Le numérateur de f(\eta_{\text{c}}) s'écrit alors :

\begin{aligned} N(\eta_{\text{c}}) &= 2(\eta_{\text{c}} - 1) + (2 - \eta_{\text{c}})\left(1 - \frac{1}{2}\eta_{\text{c}} - \frac{1}{8}\eta_{\text{c}}^2 + o(\eta_{\text{c}}^2)\right) \\ &= 2\eta_{\text{c}} - 2 + \left(2 - 2\eta_{\text{c}} + \frac{1}{4}\eta_{\text{c}}^2 + o(\eta_{\text{c}}^2)\right) \\ &= \frac{1}{4}\eta_{\text{c}}^2 + o(\eta_{\text{c}}^2) \end{aligned}

Le dénominateur de f(\eta_{\text{c}}) s'écrit au premier ordre :

D(\eta_{\text{c}}) = \eta_{\text{c}}\sqrt{1 - \eta_{\text{c}}} = \eta_{\text{c}} + o(\eta_{\text{c}})

Il vient donc :

f(\eta_{\text{c}}) = \frac{N(\eta_{\text{c}})}{D(\eta_{\text{c}})} \approx \frac{1}{4}\eta_{\text{c}} = \frac{\Delta T_{\text{res}}}{4T_{\text{ch}}}

En reportant cette approximation dans l'équation (3), la puissance maximale devient :

\boxed{\mathcal{P}_{\max} \approx \frac{1}{4} K \Delta T_{\text{adia}}\left(1 - \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}}\right)\eta_{\text{c}} = \frac{K \Delta T_{\text{res}}}{4T_{\text{ch}}} \Delta T_{\text{adia}}\left(1 - \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Mobilisez de solides réflexes calculatoires pour mener à bien ce développement limité délicat.

« Le développement limité a trompé un très grand nombre de candidats. Même s’il n’était pas complètement trivial, le jury s’étonne du manque de réflexes calculatoires de la majorité des candidats. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 19

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : puissance maximale, compromis puissance-rendement

Montrer que pour un fixé, la puissance maximale peut s'exprimer en fonction du rendement relatif maximal , de , de et de . Justifier l'allure de la courbe représentée figure 2 en précisant l'ordonnée du graphique.

Voir l'indice

Exprimer \Delta T_{\text{adia}}/\Delta T_{\text{res}} en fonction de \eta_{\text{rel}}^{\max}, puis injecter dans \mathcal{P}_{\max} pour faire apparaître le produit \eta_{\text{rel}}^{\max}(1 - \eta_{\text{rel}}^{\max}). L'ordonnée maximale vaut 1 pour \eta_{\text{rel}}^{\max} = 0{,}5.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \Delta T_{\mathrm{adia}} en fonction de \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} et \Delta T_{\mathrm{res}} grâce aux résultats simplifiés de la question Q18.
  2. Injecter cette relation dans l'expression approchée de la puissance maximale \mathcal{P}_{\max} pour obtenir la dépendance fonctionnelle.
  3. Analyser la fonction obtenue (nature mathématique, zéros, extremum) et identifier la grandeur sans dimension portée en ordonnée de la figure 2.
Voir la réponse courte

Dérivation de la puissance par rapport aux températures internes pour trouver l'extremum et tracer la courbe puissance-rendement.

Voir le corrigé complet

D'après les approximations établies à la question Q18 dans le cadre d'un faible écart de température (\eta_{\mathrm{c}} \ll 1) :

\eta_{\mathrm{rel}}^{\max} \approx \frac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{\Delta T_{\mathrm{res}}} \iff \Delta T_{\mathrm{adia}} \approx \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} \, \Delta T_{\mathrm{res}}

En reportant cette relation dans l'expression simplifiée de la puissance maximale obtenue à la question Q18 :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\max} &\approx \frac{K \Delta T_{\mathrm{res}}}{4 T_{\mathrm{ch}}} \Delta T_{\mathrm{adia}} \left( 1 - \frac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{\Delta T_{\mathrm{res}}} \right) \\ &= \frac{K \Delta T_{\mathrm{res}}}{4 T_{\mathrm{ch}}} \left(\eta_{\mathrm{rel}}^{\max} \Delta T_{\mathrm{res}}\right) \left( 1 - \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} \right) \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\mathcal{P}_{\max} = \frac{K (\Delta T_{\mathrm{res}})^2}{4 T_{\mathrm{ch}}} \, \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} \left(1 - \eta_{\mathrm{rel}}^{\max}\right)}

Justification de l'allure de la courbe (figure 2) et ordonnée du graphique :

  • Pour \Delta T_{\mathrm{res}}, T_{\mathrm{ch}} et K fixés, \mathcal{P}_{\max} est une fonction polynomiale du second degré en \eta_{\mathrm{rel}}^{\max}, de coefficient dominant négatif. La courbe représentative est donc un arc de parabole tourné vers le bas.
  • La puissance s'annule en \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} = 0 et \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} = 1.
  • Le sommet de la parabole est atteint en \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} = 0{,}5 (point B), où le facteur \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} (1 - \eta_{\mathrm{rel}}^{\max}) vaut 0{,}25. La puissance maximale absolue vaut alors :

    \mathcal{P}_{\max}^{\mathrm{opt}} = \frac{K (\Delta T_{\mathrm{res}})^2}{16 T_{\mathrm{ch}}}
  • L'ordonnée du graphique variant de 0 à 1 avec un maximum égal à 1 atteint précisément en \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} = 0{,}5, l'ordonnée correspond à la puissance maximale normalisée :

    \boxed{\frac{\mathcal{P}_{\max}}{\mathcal{P}_{\max}^{\mathrm{opt}}} = 4 \, \eta_{\mathrm{rel}}^{\max} \left(1 - \eta_{\mathrm{rel}}^{\max}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait penser à exploiter le graphique pour obtenir le résultat demandé.

« Assez rarement abordée malgré l’appui du graphique pour trouver le résultat. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : diagramme entropique, cycle endoréversible

Dans un diagramme , tracer les cycles correspondants aux points A, B et C. En déduire pourquoi les cycles A et C sont en mesure de produire la même puissance. Préciser, en justifiant, quel point de fonctionnement est le plus intéressant entre A et C.

Voir l'indice

Le travail sur un cycle est représenté par l'aire du rectangle dans le plan (T, S) ; relier cette aire et la période du cycle à la puissance produite aux points A, B et C.

Voir la stratégie
  1. Relier la position des points A, B et C sur la figure 2 à l'écart de température interne \Delta T_{\text{adia}} = T_1 - T_2 \approx \eta_{\text{rel}}^{\max} \Delta T_{\text{res}} (d'après Q18).
  2. Représenter dans un même diagramme (T,S) les trois cycles endoréversibles (rectangles délimités par les isothermes T_1 et T_2 et deux isentropiques), en faisant apparaître les températures de thermostat T_{\text{ch}} et T_{\text{fr}}.
  3. Interpréter l'égalité des puissances \mathcal{P} = \frac{W}{t_p} pour A et C en analysant le compromis entre l'énergie mécanique récupérée par cycle et la durée de ce cycle.
  4. Comparer l'intérêt pratique de A et C à l'aide de leur rendement énergétique.
Voir la réponse courte

Tracé des trois cycles dans (T, S) et justification que le point de puissance maximale B est un compromis, A ayant un meilleur rendement que C.

Voir le corrigé complet

1. Tracé des cycles dans le plan (T, S) :

D'après le résultat de la question Q18 pour un faible écart de température (\eta_{\text{c}} \ll 1), le rendement relatif maximal s'identifie à :

\eta_{\text{rel}}^{\max} \approx \frac{\Delta T_{\text{adia}}}{\Delta T_{\text{res}}} = \frac{T_1 - T_2}{T_{\text{ch}} - T_{\text{fr}}}

Par symétrie des écarts de température lors de la maximisation (T_{\text{ch}} - T_1 \approx T_2 - T_{\text{fr}}), on a :

  • Point A (\eta_{\text{rel}}^{\max} \approx 0{,}25) : \Delta T_{\text{adia}} \approx \frac{1}{4} \Delta T_{\text{res}} (cycle étroit en température, centré entre T_{\text{ch}} et T_{\text{fr}}) ;
  • Point B (\eta_{\text{rel}}^{\max} = 0{,}50) : \Delta T_{\text{adia}} = \frac{1}{2} \Delta T_{\text{res}} (cycle de hauteur intermédiaire) ;
  • Point C (\eta_{\text{rel}}^{\max} \approx 0{,}75) : \Delta T_{\text{adia}} \approx \frac{3}{4} \Delta T_{\text{res}} (cycle de grande hauteur, T_1 proche de T_{\text{ch}} et T_2 proche de T_{\text{fr}}).

2. Même puissance pour les cycles A et C :

La puissance moyenne produite s'écrit \mathcal{P} = \frac{W}{t_p}.

  • Pour le cycle A : l'écart interne \Delta T_{\text{adia}} est faible, donc le travail mécanique W obtenu par cycle (l'aire du cycle dans le plan (T, S)) est petit. En revanche, les écarts de température avec les sources (T_{\text{ch}} - T_1) et (T_2 - T_{\text{fr}}) sont grands, ce qui assure des flux thermiques instantanés q très élevés et donc des transferts thermiques rapides : la période t_p est courte (fonctionnement rapide).
  • Pour le cycle C : l'écart interne \Delta T_{\text{adia}} est important, fournissant un travail mécanique W par cycle élevé. Mais les écarts avec les thermostats sont très réduits, d'où des transferts thermiques très lents et une période t_p longue (fonctionnement lent).

Le rapport \frac{W}{t_p} prend ainsi la même valeur pour ces deux régimes de fonctionnement.

3. Point de fonctionnement le plus intéressant :

À puissance produite \mathcal{P} identique, le flux de chaleur consommé à la source chaude vaut :

\dot{Q}_{\text{ch}} = \frac{\mathcal{P}}{\eta_{\text{endo}}} = \frac{\mathcal{P}}{\eta_{\text{rel}} \eta_{\text{c}}}

Le rendement du point C étant environ trois fois supérieur à celui du point A (\eta_{\text{rel}}^{\text{C}} \approx 0{,}75 contre \eta_{\text{rel}}^{\text{A}} \approx 0{,}25), le cycle C nécessite de prélever trois fois moins d'énergie thermique pour fournir la même puissance utile :

\boxed{\text{Le point C est nettement plus intéressant que le point A.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez clairement sur le diagramme le point de fonctionnement le plus intéressant.

« Peu abordée. Très peu de candidats ont compris quel était le point de fonctionnement le plus intéressant. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Partie IV : Substance active du système : matériau magnétocalorique

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : enthalpie libre, identité thermodynamique

Exprimer la différentielle totale de l'enthalpie libre massique en fonction des variations infinitésimales de la température et de l'excitation magnétique .

Voir l'indice

Différencier g = u - Ts - \frac{\mu_0}{\rho}HM et injecter l'expression de \mathrm{d}u fournie par l'énoncé.

Voir la stratégie
  1. Différencier l'expression de l'enthalpie libre massique g en appliquant la règle de dérivation d'un produit, la masse volumique \rho étant constante.
  2. Injecter l'expression de \mathrm{d}u issue du premier principe (équation (5) de l'énoncé) pour simplifier les termes croisés.
Voir la réponse courte

Écriture de \mathrm{d}g = -s\mathrm{d}T - \mu_0 m \mathrm{d}H par transformation de Legendre sur l'énergie interne magnétique.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre massique est définie par :

g = u - T s - \frac{\mu_0}{\rho} H M

La masse volumique \rho étant supposée constante, la différentielle totale de g s'écrit :

\mathrm{d}g = \mathrm{d}u - \mathrm{d}(Ts) - \frac{\mu_0}{\rho} \mathrm{d}(HM) = \mathrm{d}u - T\,\mathrm{d}s - s\,\mathrm{d}T - \frac{\mu_0}{\rho} H\,\mathrm{d}M - \frac{\mu_0}{\rho} M\,\mathrm{d}H

D'après l'équation (5) de l'énoncé, la variation infinitésimale d'énergie interne massique est :

\mathrm{d}u = T\,\mathrm{d}s + \frac{\mu_0 H}{\rho}\,\mathrm{d}M

En substituant cette relation dans l'expression de \mathrm{d}g, les termes en \mathrm{d}s et en \mathrm{d}M s'annulent :

\begin{aligned} \mathrm{d}g &= \left(T\,\mathrm{d}s + \frac{\mu_0 H}{\rho}\,\mathrm{d}M\right) - T\,\mathrm{d}s - s\,\mathrm{d}T - \frac{\mu_0}{\rho} H\,\mathrm{d}M - \frac{\mu_0}{\rho} M\,\mathrm{d}H \\ &= -s\,\mathrm{d}T - \frac{\mu_0}{\rho} M\,\mathrm{d}H \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\mathrm{d}g = -s\,\mathrm{d}T - \frac{\mu_0}{\rho} M\,\mathrm{d}H}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : relation de maxwell, enthalpie libre

À partir de l'égalité et des propriétés de la différentielle totale de , montrer que si dépend de alors dépend de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Schwarz sur les dérivées croisées de la fonction d'état g(T, H).

Voir la stratégie
  1. Identifier les dérivées partielles d'ordre 1 de la fonction d'état g(T,H) à partir de sa différentielle totale.
  2. Appliquer le théorème de Schwarz sur les dérivées croisées pour en déduire la relation de Maxwell correspondante.
  3. Conclure quant au lien entre la dépendance thermique de l'aimantation M et la dépendance de l'entropie s vis-à-vis de l'excitation H.
Voir la réponse courte

Égalité des dérivées croisées de Schwarz sur g(T, H) conduisant à la relation de Maxwell (\partial s / \partial H)_T = \mu_0 (\partial m / \partial T)_H.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, la différentielle totale de l'enthalpie libre massique s'écrit :

\mathrm{d}g = -s\,\mathrm{d}T - \frac{\mu_0}{\rho}M\,\mathrm{d}H

Puisque g est une fonction d'état de classe \mathcal{C}^2 des variables indépendantes (T, H), les dérivées partielles premières s'identifient terme à terme :

\left(\frac{\partial g}{\partial T}\right)_H = -s \quad \text{et} \quad \left(\frac{\partial g}{\partial H}\right)_T = -\frac{\mu_0}{\rho}M

en rappelant que la masse volumique \rho est supposée constante.

En appliquant le théorème de Schwarz sur l'égalité des dérivées partielles secondes croisées :

\frac{\partial^2 g}{\partial H \partial T} = \frac{\partial}{\partial H}\left[\left(\frac{\partial g}{\partial T}\right)_H\right]_T = -\left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T
\frac{\partial^2 g}{\partial T \partial H} = \frac{\partial}{\partial T}\left[\left(\frac{\partial g}{\partial H}\right)_T\right]_H = -\frac{\mu_0}{\rho}\left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H

L'égalité \frac{\partial^2 g}{\partial H \partial T} = \frac{\partial^2 g}{\partial T \partial H} conduit à la relation de Maxwell magnétique :

\boxed{\left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T = \frac{\mu_0}{\rho}\left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H}

Si l'aimantation M dépend de la température T, sa dérivée partielle n'est pas identiquement nulle : \left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H \neq 0.

Par conséquent, on a nécessairement :

\left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T \neq 0

ce qui démontre que l'entropie massique s dépend de l'excitation magnétique H.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez rigoureusement le calcul des dérivées croisées pour parvenir au bon résultat.

« Les dérivées croisées sont souvent calculées de manière confuse, ce qui empêche bon nombre de candidats d’aboutir aux bons résultats »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : effet magnétocalorique, relation de maxwell

À partir du modèle de matériau proposé pour , en déduire l'expression de la variation d'entropie massique du matériau, notée , pour un champ variant de 0 à 1 tesla.

Voir l'indice

Intégrer la relation de Maxwell obtenue à la question précédente entre H = 0 et H = B_0/\mu_0 à température constante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée partielle \left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H à partir du modèle fourni pour \mu_0 M(H,T).
  2. Utiliser la relation de Maxwell établie à la question Q22 pour obtenir la dérivée partielle \left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T.
  3. Intégrer à température constante pour obtenir la variation isotherme d'entropie massique \Delta s lors de la variation de \mu_0 H de 0 à 1\text{ T}.
Voir la réponse courte

Intégration par rapport à H de la relation de Maxwell avec le modèle d'aimantation linéaire en température fourni.

Voir le corrigé complet

Le modèle proposé pour le matériau magnétocalorique s'écrit :

\mu_0 M(H, T) = C_1 \mu_0 H + C_2(35 - T)

En dérivant cette relation par rapport à la température T à excitation magnétique H fixée, on obtient :

\mu_0 \left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H = -C_2

D'après la relation de Maxwell établie à la question Q22 :

\left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T = \frac{\mu_0}{\rho}\left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H = -\frac{C_2}{\rho}

La variation d'entropie massique associée à une variation isotherme du champ magnétique s'obtient par intégration :

\Delta s = \int_0^H \left(\frac{\partial s}{\partial H'}\right)_T \mathrm{d}H' = -\frac{C_2}{\rho} H = -\frac{C_2}{\rho \mu_0} (\mu_0 H)

Pour un champ \mu_0 H variant de 0 à B_0 = 1\text{ T}, l'expression littérale de la variation d'entropie massique est :

\boxed{\Delta s = -\frac{C_2 B_0}{\rho \mu_0}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • C_2 = 0{,}03\text{ T}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • B_0 = 1\text{ T} ;
  • \rho = 7{,}9\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 7{,}9 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}.
\begin{aligned} \Delta s &= -\frac{0{,}03 \times 1}{7{,}9 \times 10^3 \times 4\pi \times 10^{-7}} \\ &= -\frac{300}{7{,}9 \times 4\pi} \approx -\frac{300}{99{,}3} \approx -3{,}0\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta s \approx -3{,}0\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez rigoureusement le calcul des dérivées croisées pour parvenir au bon résultat.

« Les dérivées croisées sont souvent calculées de manière confuse, ce qui empêche bon nombre de candidats d’aboutir aux bons résultats »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : effet magnétocalorique, transformation isentropique

À partir du deuxième principe de la thermodynamique et de la différentielle totale de , en déduire la variation de température , dans le cadre d'une transformation adiabatique réversible et pour un champ magnétique , variant de 0 à 1 tesla. On introduira la capacité thermique massique à excitation magnétique constante, , et afin de simplifier l'estimation de la variation de température, est supposée constante sur la gamme de température explorée. La température initiale, notée , sera prise à 25°C. Après avoir obtenu la variation de température , simplifier l'expression en considérant que tend vers 0.

Voir l'indice

Écrire la différentielle \mathrm{d}s = \frac{c_H}{T}\mathrm{d}T + \left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T \mathrm{d}H = 0, séparer les variables et intégrer entre l'état initial et l'état final.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différentielle de l'entropie massique s(T, H) à l'aide de la définition de c_H et de la relation de Maxwell établie à la question Q22.
  2. Traduire le caractère adiabatique et réversible via le deuxième principe de la thermodynamique (\mathrm{d}s = 0).
  3. Intégrer l'équation différentielle entre l'état initial (T_i, H = 0) et l'état final (T_f, \mu_0 H = B_0 = 1\text{ T}), puis effectuer le développement limité pour \frac{C_2}{c_H \rho \mu_0} \to 0.
Voir la réponse courte

Condition \mathrm{d}s = 0 pour une détente adiabatique réversible reliant \mathrm{d}T à \mathrm{d}H, puis intégration en négligeant le terme correctif.

Voir le corrigé complet

Considérons l'entropie massique s comme fonction des variables d'état (T, H). Sa différentielle totale s'écrit :

\mathrm{d}s = \left(\frac{\partial s}{\partial T}\right)_H \mathrm{d}T + \left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T \mathrm{d}H

D'après la définition de la capacité thermique massique à excitation constante, on a :

\left(\frac{\partial s}{\partial T}\right)_H = \frac{c_H}{T}

D'après la relation de Maxwell établie à la question Q22 et le modèle d'aimantation linéaire en température \mu_0 M(H, T) = C_1\mu_0 H + C_2(35 - T) :

\left(\frac{\partial s}{\partial H}\right)_T = \frac{\mu_0}{\rho}\left(\frac{\partial M}{\partial T}\right)_H = -\frac{C_2}{\rho}

En introduisant le champ d'induction \mu_0 H, la différentielle s'écrit :

\mathrm{d}s = \frac{c_H}{T}\mathrm{d}T - \frac{C_2}{\rho \mu_0}\mathrm{d}(\mu_0 H)

D'après le deuxième principe de la thermodynamique, pour une transformation adiabatique (\delta q = 0) et réversible (s_{\text{créée}} = 0), l'entropie est constante :

\mathrm{d}s = \frac{\delta q}{T} = 0

On en déduit la relation différentielle :

\frac{c_H}{T}\mathrm{d}T = \frac{C_2}{\rho \mu_0}\mathrm{d}(\mu_0 H)

En intégrant entre l'état initial (T_i, champ nul) et l'état final (T_f = T_i + \Delta T_{\mathrm{adia}}, champ \mu_0 H = B_0 = 1\text{ T}), avec c_H constante :

\begin{aligned} c_H \int_{T_i}^{T_f} \frac{\mathrm{d}T}{T} &= \frac{C_2}{\rho \mu_0} \int_0^{B_0} \mathrm{d}(\mu_0 H) \\ \ln\left(\frac{T_f}{T_i}\right) &= \frac{C_2 B_0}{c_H \rho \mu_0} \end{aligned}

D'où l'expression exacte de l'écart de température :

\boxed{ \Delta T_{\mathrm{adia}} = T_i \left[ \exp\left(\frac{C_2 B_0}{c_H \rho \mu_0}\right) - 1 \right] }

Puisque le paramètre sans dimension \varepsilon = \frac{C_2 B_0}{c_H \rho \mu_0} \ll 1, on effectue un développement limité au premier ordre (\mathrm{e}^\varepsilon - 1 \approx \varepsilon) :

\boxed{ \Delta T_{\mathrm{adia}} \approx \frac{C_2 B_0 T_i}{c_H \rho \mu_0} }

Application numérique : Avec T_i = 25^\circ\text{C} = 298\text{ K}, B_0 = 1\text{ T}, C_2 = 0{,}03\text{ T}\cdot\text{K}^{-1}, \rho = 7{,}9 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, c_H = 3{,}0 \times 10^2\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} :

\Delta T_{\mathrm{adia}} \approx \frac{0{,}03 \times 1 \times 298}{300 \times 7{,}9 \times 10^3 \times 4\pi \times 10^{-7}} \approx \frac{8{,}94}{2{,}98 \times 10^3} \approx 3\text{ K}

Ce résultat est bien en accord avec l'ordre de grandeur de 2\text{ K} mentionné à la question suivante.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez rigoureusement le calcul des dérivées croisées pour parvenir au bon résultat.

« Les dérivées croisées sont souvent calculées de manière confuse, ce qui empêche bon nombre de candidats d’aboutir aux bons résultats »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes

Notions : cycle de carnot, effet magnétocalorique

Sachant que , expliquer pourquoi les thermogénérateurs ont un fonctionnement plus proche de celui de Carnot pour des sources de chaleur avec de faibles écarts de température.

Voir l'indice

Comparer l'écart de température adiabatique \Delta T_{\text{adia}} du matériau à l'écart entre les sources \Delta T_{\text{res}} et utiliser les résultats de la partie III.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rendement relatif \eta_{\mathrm{rel}} en fonction de l'écart de température adiabatique \Delta T_{\mathrm{adia}} et de l'écart entre les réservoirs \Delta T_{\mathrm{res}}.
  2. Discuter la condition pour que le cycle soit proche de celui de Carnot (\eta_{\mathrm{rel}} \to 1) au vu de la valeur limitée de \Delta T_{\mathrm{adia}} \approx 2\text{ K}.
Voir la réponse courte

L'écart de température adiabatique étant faible (\approx 2\text{ K}), le cycle magnétocalorique s'adapte naturellement aux faibles écarts de température.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la partie III (questions Q17 et Q18), le rendement relatif du cycle endoréversible par rapport au rendement de Carnot s'écrit pour de faibles écarts de température :

\eta_{\mathrm{rel}} \approx \frac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{\Delta T_{\mathrm{res}}}

Pour que le fonctionnement du thermogénérateur soit proche de celui du cycle de Carnot, il faut que ce rendement relatif soit proche de 1, c'est-à-dire :

\Delta T_{\mathrm{res}} \approx \Delta T_{\mathrm{adia}}

Or, l'effet magnétocalorique du Gadolinium limite l'échauffement ou le refroidissement adiabatique réversible à une valeur modeste :

\Delta T_{\mathrm{adia}} \approx 2\text{ K}

Par conséquent :

  • Si l'écart de température entre les sources est important (par exemple \Delta T_{\mathrm{res}} = 30\text{ K} ou 75\text{ K}, comme dans le tableau 1), le rendement relatif devient très faible (\eta_{\mathrm{rel}} \sim 0{,}03 \text{ à } 0{,}07 \ll 1). Les irréversibilités de transfert thermique entre les sources et le matériau sont alors prépondérantes.
  • Si au contraire la chaleur à récupérer présente un très faible écart de température avec la source froide (\Delta T_{\mathrm{res}} de l'ordre de quelques kelvins, proche de \Delta T_{\mathrm{adia}}), le rapport \frac{\Delta T_{\mathrm{adia}}}{\Delta T_{\mathrm{res}}} s'approche de l'unité, rendant le fonctionnement quasi réversible et très proche du cycle de Carnot.
Voir ce qu'a relevé le jury

Menez rigoureusement le calcul des dérivées croisées pour parvenir au bon résultat.

« Les dérivées croisées sont souvent calculées de manière confuse, ce qui empêche bon nombre de candidats d’aboutir aux bons résultats »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Partie V : Étude des forces magnétiques

Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : cycle thermomagnétique, effet magnétocalorique

Reproduire la figure 5 et indiquer qualitativement pour les étapes 2, 3 et 4 la position du matériau magnétocalorique (dessiner le matériau), la résultante des forces (flèche simple : ) et le flux thermique éventuel entre le matériau et les sources (flèche double : ). L'étape 1 a été complétée pour donner un exemple.

Voir l'indice

À l'étape 2, le bilame décolle vers le haut (force magnétique dominante) sans contact thermique ; à l'étape 3, il est collé en haut et reçoit de la chaleur ; à l'étape 4, il redescend vers le bas.

Voir la stratégie

Pour chaque étape du cycle, identifions :

  1. La position du matériau magnétocalorique (au contact de la source froide en bas, de la source chaude en haut, ou en phase de vol intermédiaire).
  2. La résultante des forces \vec{F}_{\text{net}} s'exerçant sur le matériau lors des mouvements (flèche simple \rightarrow).
  3. Les échanges thermiques éventuels par conduction (flèche double \Rightarrow), sachant que l'air environnant est supposé parfaitement isolant : le transfert thermique n'a lieu que par contact direct avec les sources.
Voir la réponse courte

Représentation schématique des quatre étapes : positions du bloc, sens des forces magnétiques et échanges thermiques avec les sources.

Voir le corrigé complet

D'après la description des quatre phases de fonctionnement du thermogénérateur :

  • Étape 1 (rappel) : Le matériau est en contact avec la source froide (e_{\text{air}} = d). Il cède de la chaleur à la source froide (\Downarrow). En se refroidissant, son aimantation et donc la force d'attraction magnétique augmentent.
  • Étape 2 (mouvement ascendant) : L'attraction magnétique devient supérieure à la force de rappel du ressort. Le matériau décolle et effectue une transition rapide vers la source chaude.

    • Position : intermédiaire dans l'entrefer (0 < e_{\text{air}} < d).
    • Résultante des forces : non nulle, dirigée vers le haut (\uparrow) car F_{\text{mag}} > F_{\text{ressort}}.
    • Flux thermique : aucun échange thermique (phase adiabatique dans l'air isolant).
  • Étape 3 (échauffement) : Le matériau est en contact direct avec la source chaude (e_{\text{air}} = 0).

    • Position : en haut, plaqué contre les aimants et la source chaude.
    • Résultante des forces : le matériau est maintenu au contact (la force de réaction compense l'attraction).
    • Flux thermique : la source chaude cède de la chaleur au matériau, le flux thermique est dirigé vers le bas (de la source chaude vers le matériau, \Downarrow). En se réchauffant, son aimantation diminue.
  • Étape 4 (mouvement descendant) : L'aimantation ayant fortement chuté, la force d'attraction magnétique devient inférieure à la force de rappel du ressort. L'équilibre mécanique est rompu et le matériau retourne rapidement vers la source froide.

    • Position : intermédiaire dans l'entrefer (0 < e_{\text{air}} < d).
    • Résultante des forces : non nulle, dirigée vers le bas (\downarrow) car F_{\text{ressort}} > F_{\text{mag}}.
    • Flux thermique : aucun échange thermique (phase adiabatique).

On reproduit ci-dessous la figure complétée pour les quatre étapes :

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : théorème d'ampère, circuit magnétique

Appliquer le théorème d'Ampère sur le contour .

Voir l'indice

La circulation du vecteur excitation magnétique \vec{H} sur le contour fermé \mathcal{C} est nulle en l'absence de courants libres enlacés.

Voir la stratégie
  1. Énoncer le théorème d'Ampère sous sa forme locale ou intégrale pour le vecteur excitation magnétique \vec{H}, en l'absence de courants libres (courants de conduction macroscopiques) enlacés par le contour \mathcal{C}.
  2. Décomposer la circulation de \vec{H} le long du contour fermé \mathcal{C} sur les différents milieux traversés en exploitant la géométrie du dispositif (fer, deux aimants, deux entrefers d'air, matériau magnétocalorique).
Voir la réponse courte

Circulation de \vec{H} le long du contour fermé enlaçant zéro courant libre : \oint \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = 0.

Voir le corrigé complet

Le dispositif ne comporte aucun courant libre (aucun enroulement ni courant de conduction ne traverse une surface s'appuyant sur \mathcal{C}). Le théorème d'Ampère appliqué au champ d'excitation magnétique \vec{H} s'écrit donc :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} = 0

En choisissant d'orienter le contour fermé \mathcal{C} dans le sens de circulation des lignes de champ magnétique, le champ \vec{H} est supposé uniforme et tangent au contour au sein de chaque milieu homogène :

  • dans la culasse de fer doux, sur une longueur l_{\text{fer}} : H_{\text{fer}} \, l_{\text{fer}} ;
  • dans les deux aimants permanents, chacun d'épaisseur e_{\mathrm{m}} : 2 \, H_{\mathrm{m}} \, e_{\mathrm{m}} ;
  • dans les deux couches d'air (entrefers), chacune d'épaisseur e_{\text{air}} : 2 \, H_{\text{air}} \, e_{\text{air}} ;
  • dans le matériau magnétocalorique, sur une longueur l_{\text{MC}} : H_{\text{MC}} \, l_{\text{MC}}.

La somme de ces contributions donne directement :

\boxed{H_{\text{fer}} \, l_{\text{fer}} + 2 \, H_{\mathrm{m}} \, e_{\mathrm{m}} + 2 \, H_{\text{air}} \, e_{\text{air}} + H_{\text{MC}} \, l_{\text{MC}} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rédigez un minimum l'application du théorème plutôt que de donner directement le résultat brut.

« Souvent réussie. Le jury insiste sur le fait qu’un minimum de rédaction est nécessaire. Il ne s’agit pas de "balancer" le résultat tel quel. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 28

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : circuit magnétique, conservation du flux magnétique

Montrer que le champ magnétique dans l'air s'écrit sous la forme :

avec , , , , à déterminer en fonction des paramètres géométriques.

Voir l'indice

Exprimer chaque excitation H_{\text{X}} en fonction de B_{\text{X}}, utiliser la conservation du flux magnétique B_{\text{X}}S_{\text{X}} = B_{\text{air}}S_{\text{air}}, et injecter dans le théorème d'Ampère.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ d'excitation magnétique H dans chaque milieu (air, fer, aimants, matériau magnétocalorique) en fonction de l'induction magnétique correspondante B à l'aide des relations constitutives.
  2. Exprimer chaque induction B_{\mathrm{X}} en fonction de B_{\mathrm{air}} en utilisant la conservation du flux magnétique (équation (6) de l'énoncé).
  3. Injecter ces relations dans le théorème d'Ampère établi à la question précédente afin d'isoler B_{\mathrm{air}} et d'identifier les coefficients géométriques a_i.
Voir la réponse courte

Conservation du flux magnétique et théorème d'Ampère pour exprimer B_{\mathrm{air}} sous la forme demandée.

Voir le corrigé complet

Exprimons l'excitation magnétique H dans chaque région du circuit en fonction de l'induction locale B :

  • Dans l'air (\mu_{r,\mathrm{air}} = 1) :

    B_{\mathrm{air}} = \mu_0 H_{\mathrm{air}} \implies H_{\mathrm{air}} = \frac{B_{\mathrm{air}}}{\mu_0}
  • Dans le fer :

    B_{\mathrm{fer}} = \mu_0 \mu_r H_{\mathrm{fer}} \implies H_{\mathrm{fer}} = \frac{B_{\mathrm{fer}}}{\mu_0 \mu_r}
  • Dans les deux aimants :

    B_{\mathrm{m}} = \mu_0 (H_{\mathrm{m}} + M_{\mathrm{m}}) \implies H_{\mathrm{m}} = \frac{B_{\mathrm{m}}}{\mu_0} - M_{\mathrm{m}}
  • Dans le matériau magnétocalorique (MC) :

    \begin{aligned} B_{\mathrm{MC}} &= \mu_0 (H_{\mathrm{MC}} + M_{\mathrm{MC}}) \\ &= \mu_0 H_{\mathrm{MC}} + C_1 \mu_0 H_{\mathrm{MC}} + C_2(35 - T) \\ &= \mu_0(1 + C_1) H_{\mathrm{MC}} + C_2(35 - T) \end{aligned}

    d'où :

    H_{\mathrm{MC}} = \frac{B_{\mathrm{MC}}}{\mu_0(1 + C_1)} - \frac{C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)}

D'après la conservation du flux magnétique (équation (6)), les inductions dans les différents éléments s'expriment en fonction de B_{\mathrm{air}} par :

B_{\mathrm{m}} = B_{\mathrm{air}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{m}}}, \quad B_{\mathrm{MC}} = B_{\mathrm{air}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{MC}}}, \quad B_{\mathrm{fer}} = B_{\mathrm{air}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{fer}}}

D'après le théorème d'Ampère établi à la question Q27 sur le contour \mathcal{C} :

2 e_{\mathrm{air}} H_{\mathrm{air}} + 2 e_{\mathrm{m}} H_{\mathrm{m}} + l_{\mathrm{MC}} H_{\mathrm{MC}} + l_{\mathrm{fer}} H_{\mathrm{fer}} = 0

En y injectant les expressions de H et de B :

\begin{aligned} 2 e_{\mathrm{air}} \frac{B_{\mathrm{air}}}{\mu_0} &+ 2 e_{\mathrm{m}} \left( \frac{B_{\mathrm{air}}}{\mu_0}\frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{m}}} - M_{\mathrm{m}} \right) \\ &+ l_{\mathrm{MC}} \left( \frac{B_{\mathrm{air}}}{\mu_0(1 + C_1)}\frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{MC}}} - \frac{C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)} \right) + l_{\mathrm{fer}} \frac{B_{\mathrm{air}}}{\mu_0 \mu_r}\frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{fer}}} = 0 \end{aligned}

En regroupant les termes proportionnels à B_{\mathrm{air}} :

B_{\mathrm{air}} \left[ \frac{2 e_{\mathrm{air}} + 2 e_{\mathrm{m}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{m}}}}{\mu_0} + \frac{l_{\mathrm{MC}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{MC}}}}{\mu_0(1 + C_1)} + \frac{l_{\mathrm{fer}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{fer}}}}{\mu_0 \mu_r} \right] = 2 e_{\mathrm{m}} M_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)}

On obtient bien l'expression demandée :

\boxed{B_{\mathrm{air}} = \frac{a_1 M_{\mathrm{m}} + \frac{a_2 C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)}}{\frac{a_3}{\mu_0} + \frac{a_4}{\mu_0(1 + C_1)} + \frac{a_5}{\mu_0 \mu_r}}}

avec les paramètres géométriques :

\boxed{a_1 = 2 e_{\mathrm{m}}, \quad a_2 = l_{\mathrm{MC}}, \quad a_3 = 2 e_{\mathrm{air}} + 2 e_{\mathrm{m}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{m}}}, \quad a_4 = l_{\mathrm{MC}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{MC}}}, \quad a_5 = l_{\mathrm{fer}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{fer}}}}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : circuit magnétique, entrefer

Simplifier l'expression du champ magnétique et déduire de cette expression que la position du matériau magnétocalorique contrôle en partie le champ appliqué sur le matériau.

Voir l'indice

Faire tendre \mu_r \to \infty dans l'expression de B_{\text{air}} et observer que le dénominateur dépend explicitement de l'épaisseur d'entrefer e_{\text{air}}.

Voir la stratégie
  1. Injecter les relations géométriques entre les sections (S_{\text{air}} = S_{\mathrm{m}} = 2S_{\text{MC}} = S_{\text{fer}}) et la limite de haute perméabilité du fer (\mu_r \to \infty) dans les coefficients géométriques a_i obtenus à la question Q28.
  2. Simplifier l'expression littérale du champ magnétique dans l'entrefer B_{\text{air}}, puis en déduire celle du champ d'induction B_{\text{MC}} dans le matériau à l'aide de la conservation du flux.
  3. Analyser l'influence de la position e_{\text{air}} sur le champ B_{\text{MC}} subi par le matériau.
Voir la réponse courte

Simplification aux ordres dominants montrant que B_{\mathrm{air}} dépend explicitement de la position e_{\mathrm{air}} du barreau.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q28, les coefficients géométriques s'écrivent :

\begin{aligned} a_1 &= 2e_{\mathrm{m}}, \qquad a_2 = l_{\text{MC}}, \\ a_3 &= 2e_{\text{air}} + 2e_{\mathrm{m}}\frac{S_{\text{air}}}{S_{\mathrm{m}}}, \qquad a_4 = l_{\text{MC}}\frac{S_{\text{air}}}{S_{\text{MC}}}, \qquad a_5 = l_{\text{fer}}\frac{S_{\text{air}}}{S_{\text{fer}}}. \end{aligned}

Compte tenu des rapports de section donnés par l'énoncé :

\frac{S_{\text{air}}}{S_{\mathrm{m}}} = 1, \qquad \frac{S_{\text{air}}}{S_{\text{MC}}} = 2, \qquad \frac{S_{\text{air}}}{S_{\text{fer}}} = 1,

on obtient immédiatement :

a_3 = 2(e_{\text{air}} + e_{\mathrm{m}}), \qquad a_4 = 2l_{\text{MC}}, \qquad a_5 = l_{\text{fer}}.

Dans l'approximation où le fer a une perméabilité relative infinie (\mu_r \to \infty), le terme \dfrac{a_5}{\mu_0 \mu_r} tend vers zéro (la réluctance de la culasse en fer est négligeable).

En multipliant le numérateur et le dénominateur de l'expression de B_{\text{air}} par \mu_0, il vient :

B_{\text{air}} = \frac{2e_{\mathrm{m}}\mu_0 M_{\mathrm{m}} + \dfrac{l_{\text{MC}} C_2(35 - T)}{1 + C_1}}{2(e_{\text{air}} + e_{\mathrm{m}}) + \dfrac{2l_{\text{MC}}}{1 + C_1}}.

En simplifiant par 2 au numérateur et au dénominateur :

\boxed{B_{\text{air}} = \frac{e_{\mathrm{m}}\mu_0 M_{\mathrm{m}} + \dfrac{l_{\text{MC}} C_2(35 - T)}{2(1 + C_1)}}{e_{\text{air}} + e_{\mathrm{m}} + \dfrac{l_{\text{MC}}}{1 + C_1}}.}

Par conservation du flux magnétique (équation (6) de l'énoncé), le champ d'induction appliqué dans le matériau magnétocalorique vaut :

B_{\text{MC}} = \frac{S_{\text{air}}}{S_{\text{MC}}} B_{\text{air}} = 2 B_{\text{air}}.

Le champ magnétique B_{\text{MC}} (et par suite l'excitation H_{\text{MC}}) dépend explicitement de la position du barreau par l'intermédiaire de l'épaisseur d'entrefer e_{\text{air}} :

  • Lorsque le matériau est collé à la source chaude (e_{\text{air}} = 0), l'entrefer est minimal, la réluctance du circuit est minimale et le champ magnétique B_{\text{MC}} est maximal.
  • Lorsque le matériau est en contact avec la source froide (e_{\text{air}} = d), le dénominateur augmente, ce qui réduit le champ magnétique appliqué dans le matériau.

La position e_{\text{air}} du matériau contrôle donc directement la réluctance de l'entrefer et par conséquent la valeur du champ magnétique appliqué au matériau (l'autre paramètre de contrôle étant sa température T).

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : énergie magnétique, densité volumique d'énergie magnétique

Déterminer l'énergie magnétique dans l'air, en fonction de et des paramètres géométriques, et l'énergie magnétique dans le fer, ces milieux étant supposés linéaires.

Voir l'indice

Dans un milieu magnétique linéaire isotrope sans aimantation rémanente, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit B^2/(2\mu_0 \mu_r) ; multiplier par le volume respectif.

Voir la stratégie
  1. Pour un milieu magnétique linéaire sans aimantation rémanente (B = \mu H), calculer la densité volumique d'énergie magnétique w_{\mathrm{mag}} = \int_0^B H\,\mathrm{d}B'.
  2. Intégrer sur le volume de l'air en tenant compte de la présence des deux entrefers d'épaisseur e_{\mathrm{air}} et de section S_{\mathrm{air}}.
  3. Exprimer l'énergie dans la culasse en fer à partir de la conservation du flux magnétique, puis discuter le cas limite \mu_r \to \infty.
Voir la réponse courte

Intégration de la densité d'énergie magnétique B^2/(2\mu) sur les volumes respectifs de l'air et de la culasse en fer doux.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu magnétique linéaire, isotrope et sans aimantation rémanente, la relation constitutive s'écrit :

B = \mu H \iff H = \frac{B}{\mu}

La densité volumique d'énergie magnétique associée est donc :

w_{\mathrm{mag}} = \int_0^B H\,\mathrm{d}B' = \int_0^B \frac{B'}{\mu}\,\mathrm{d}B' = \frac{B^2}{2\mu}

1. Énergie magnétique dans l'air : Pour l'air, \mu = \mu_0 \mu_{r,\mathrm{air}} = \mu_0. D'après l'énoncé et la géométrie de la figure 4, l'air est réparti en deux zones d'épaisseur e_{\mathrm{air}} et de section droite S_{\mathrm{air}}, soit un volume total :

\mathcal{V}_{\mathrm{air}} = 2 S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{air}}

Le champ B_{\mathrm{air}} étant uniforme dans ces entrefers, l'énergie magnétique emmagasinée dans l'air vaut :

\mathcal{E}_{\mathrm{air}} = \int_{\mathcal{V}_{\mathrm{air}}} \frac{B_{\mathrm{air}}^2}{2\mu_0}\,\mathrm{d}V = \frac{B_{\mathrm{air}}^2}{2\mu_0}\,\mathcal{V}_{\mathrm{air}} = \frac{B_{\mathrm{air}}^2}{2\mu_0} (2 S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{air}})
\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{air}} = \frac{S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{air}}}{\mu_0} B_{\mathrm{air}}^2}

2. Énergie magnétique dans le fer : Le fer est de perméabilité \mu = \mu_0 \mu_r. Le volume de la portion de fer parcourue par le flux est \mathcal{V}_{\mathrm{fer}} = S_{\mathrm{fer}} l_{\mathrm{fer}}. L'énergie magnétique dans le fer s'écrit :

\mathcal{E}_{\mathrm{fer}} = \frac{B_{\mathrm{fer}}^2}{2\mu_0 \mu_r} S_{\mathrm{fer}} l_{\mathrm{fer}}

D'après la conservation du flux magnétique (équation 6) :

B_{\mathrm{fer}} S_{\mathrm{fer}} = B_{\mathrm{air}} S_{\mathrm{air}} \implies B_{\mathrm{fer}} = B_{\mathrm{air}} \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{fer}}}

On obtient ainsi :

\mathcal{E}_{\mathrm{fer}} = \frac{S_{\mathrm{air}}^2 l_{\mathrm{fer}}}{2\mu_0 \mu_r S_{\mathrm{fer}}} B_{\mathrm{air}}^2

En utilisant la donnée géométrique S_{\mathrm{fer}} = S_{\mathrm{air}} :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{fer}} = \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{fer}}}{2\mu_0 \mu_r} B_{\mathrm{air}}^2}

Dans le cadre de l'approximation \mu_r \to \infty retenue dans le problème, cette contribution est négligeable :

\lim_{\mu_r \to \infty} \mathcal{E}_{\mathrm{fer}} = 0

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Analysez soigneusement le système étudié pour éviter une erreur classique de facteur 2.

« Des erreurs de facteur 2 causées par une analyse trop rapide du système étudié. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : aimant permanent, énergie magnétique

Déterminer l'énergie magnétique dans les aimants en fonction de , , et (on rappelle que la relation magnétique est une fonction affine).

Voir l'indice

Calculer l'intégrale \int_0^B H\,\mathrm{d}B' avec H = B'/\mu_0 - M_{\text{m}} pour un aimant à aimantation constante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'excitation magnétique H_{\mathrm{m}} dans l'aimant en fonction de l'induction B_{\mathrm{m}} et de l'aimantation rémanente M_{\mathrm{m}} à partir de la loi de comportement.
  2. Calculer la densité volumique d'énergie magnétique par intégration de H \mathrm{d}B' de 0 à B_{\mathrm{m}}.
  3. Intégrer sur le volume des deux aimants en tenant compte de la géométrie du problème.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie magnétique dans les aimants en intégrant \int H \mathrm{d}B à l'aide de la loi de désaimantation affine.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la relation constitutive de l'aimant permanent s'écrit :

B_{\mathrm{m}} = \mu_0 (H_{\mathrm{m}} + M_{\mathrm{m}}),

avec une aimantation \mu_0 M_{\mathrm{m}} constante. L'excitation magnétique dans l'aimant s'exprime donc sous la forme affine :

H_{\mathrm{m}}(B') = \frac{B'}{\mu_0} - M_{\mathrm{m}}.

La densité volumique d'énergie magnétique w_{\mathrm{m}} stockée dans l'aimant s'obtient en intégrant de 0 à B_{\mathrm{m}} :

\begin{aligned} w_{\mathrm{m}} &= \int_{0}^{B_{\mathrm{m}}} H_{\mathrm{m}}(B') \, \mathrm{d}B' \\ &= \int_{0}^{B_{\mathrm{m}}} \left( \frac{B'}{\mu_0} - M_{\mathrm{m}} \right) \mathrm{d}B' \\ &= \frac{B_{\mathrm{m}}^2}{2\mu_0} - M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{m}}. \end{aligned}

Comme précisé dans le préambule de la question 30 et sur la figure 4, le circuit magnétique comporte deux aimants identiques, chacun ayant pour section S_{\mathrm{m}} et pour épaisseur e_{\mathrm{m}}. Le volume total occupé par les aimants est donc :

\mathcal{V}_{\mathrm{m}} = 2 S_{\mathrm{m}} e_{\mathrm{m}}.

Le champ étant uniforme au sein de chaque aimant, l'énergie magnétique totale dans les aimants est :

\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \mathcal{V}_{\mathrm{m}} \, w_{\mathrm{m}} = 2 S_{\mathrm{m}} e_{\mathrm{m}} \left( \frac{B_{\mathrm{m}}^2}{2\mu_0} - M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{m}} \right).
\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{S_{\mathrm{m}} e_{\mathrm{m}}}{\mu_0} B_{\mathrm{m}}^2 - 2 S_{\mathrm{m}} e_{\mathrm{m}} M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{m}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Analysez soigneusement le système étudié pour éviter une erreur classique de facteur 2.

« Des erreurs de facteur 2 causées par une analyse trop rapide du système étudié. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : milieu ferromagnétique, énergie magnétique

Déterminer l'énergie magnétique dans le matériau magnétocalorique en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Exprimer H_{\text{MC}} en fonction de B_{\text{MC}} via la loi constitutive affine, puis intégrer H_{\text{MC}}\,\mathrm{d}B' entre 0 et B_{\text{MC}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'excitation magnétique H_{\mathrm{MC}} en fonction de l'induction B_{\mathrm{MC}} et de la température T grâce à la relation constitutive du matériau magnétocalorique.
  2. Calculer la densité volumique d'énergie magnétique par intégration de H_{\mathrm{MC}} \, \mathrm{d}B' de 0 à B_{\mathrm{MC}}.
  3. Intégrer sur le volume du matériau magnétocalorique \mathcal{V}_{\mathrm{MC}} = S_{\mathrm{MC}} l_{\mathrm{MC}}, où les champs sont uniformes.
Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie magnétique dans le matériau magnétocalorique en tenant compte de sa loi de comportement magnétique.

Voir le corrigé complet

La relation constitutive du matériau magnétocalorique s'écrit :

B_{\mathrm{MC}} = \mu_0(H_{\mathrm{MC}} + M_{\mathrm{MC}})

En introduisant le modèle proposé \mu_0 M_{\mathrm{MC}} = C_1 \mu_0 H_{\mathrm{MC}} + C_2(35 - T), on a :

B_{\mathrm{MC}} = \mu_0(1 + C_1) H_{\mathrm{MC}} + C_2(35 - T)

d'où l'expression de l'excitation magnétique :

H_{\mathrm{MC}} = \frac{B_{\mathrm{MC}} - C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)}

La densité volumique d'énergie magnétique s'obtient par intégration :

\begin{aligned} w_{\mathrm{MC}} &= \int_0^{B_{\mathrm{MC}}} H_{\mathrm{MC}}(B') \, \mathrm{d}B' \\ &= \frac{1}{\mu_0(1 + C_1)} \int_0^{B_{\mathrm{MC}}} \left[ B' - C_2(35 - T) \right] \mathrm{d}B' \\ &= \frac{1}{\mu_0(1 + C_1)} \left( \frac{B_{\mathrm{MC}}^2}{2} - C_2(35 - T) B_{\mathrm{MC}} \right) \end{aligned}

Le champ étant supposé uniforme dans le matériau de section S_{\mathrm{MC}} et de longueur l_{\mathrm{MC}}, le volume correspondant est \mathcal{V}_{\mathrm{MC}} = S_{\mathrm{MC}} l_{\mathrm{MC}}. L'énergie magnétique totale s'écrit alors :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{MC}} = \frac{S_{\mathrm{MC}} l_{\mathrm{MC}}}{\mu_0(1 + C_1)} \left( \frac{B_{\mathrm{MC}}^2}{2} - C_2(35 - T) B_{\mathrm{MC}} \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Analysez soigneusement le système étudié pour éviter une erreur classique de facteur 2.

« Des erreurs de facteur 2 causées par une analyse trop rapide du système étudié. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : circuit magnétique, énergie magnétique

En déduire l'énergie magnétique dans les aimants et dans le matériau magnétocalorique en fonction de , , , et pour les paramètres géométriques en fonction de , et .

Voir l'indice

Substituer B_{\text{m}} = B_{\text{air}} et B_{\text{MC}} = 2 B_{\text{air}} dans les énergies magnétiques obtenues aux questions 31 et 32.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les grandeurs propres à chaque milieu (B_{\mathrm{m}}, S_{\mathrm{m}}, B_{\mathrm{MC}}, S_{\mathrm{MC}}) en fonction des grandeurs de référence demandées (B_{\mathrm{air}}, S_{\mathrm{air}}) à l'aide des relations géométriques de l'énoncé et de la conservation du flux magnétique.
  2. Injecter ces relations dans les expressions des énergies magnétiques \mathcal{E}_{\mathrm{m}} et \mathcal{E}_{\mathrm{MC}} établies aux questions Q31 et Q32.
Voir la réponse courte

Remplacement des champs locaux par leur relation avec B_{\mathrm{air}} via la conservation du flux à travers les différentes sections.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les sections vérifient :

S_{\mathrm{m}} = S_{\mathrm{air}} \quad \text{et} \quad S_{\mathrm{MC}} = \frac{S_{\mathrm{air}}}{2}

La conservation du flux du champ magnétique (relation (6)) impose alors :

\begin{aligned} B_{\mathrm{m}} &= \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{m}}} B_{\mathrm{air}} = B_{\mathrm{air}} \\ B_{\mathrm{MC}} &= \frac{S_{\mathrm{air}}}{S_{\mathrm{MC}}} B_{\mathrm{air}} = 2 B_{\mathrm{air}} \end{aligned}

Énergie magnétique dans les aimants : En substituant ces relations dans l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{m}} obtenue à la question Q31 :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{m}} &= 2 S_{\mathrm{m}} e_{\mathrm{m}} \left( \frac{B_{\mathrm{m}}^2}{2\mu_0} - M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{m}} \right) \\ &= 2 S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{m}} \left( \frac{B_{\mathrm{air}}^2}{2\mu_0} - M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{air}} \right) \end{aligned}
\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{m}} = \frac{S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{m}}}{\mu_0} B_{\mathrm{air}}^2 - 2 S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{m}} M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{air}}}

Énergie magnétique dans le matériau magnétocalorique : En substituant S_{\mathrm{MC}} = \frac{S_{\mathrm{air}}}{2} et B_{\mathrm{MC}} = 2 B_{\mathrm{air}} dans l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{MC}} obtenue à la question Q32 :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{MC}} &= \frac{S_{\mathrm{MC}} l_{\mathrm{MC}}}{\mu_0(1 + C_1)} \left( \frac{B_{\mathrm{MC}}^2}{2} - C_2(35 - T) B_{\mathrm{MC}} \right) \\ &= \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{MC}}}{2\mu_0(1 + C_1)} \left( \frac{4 B_{\mathrm{air}}^2}{2} - 2 C_2(35 - T) B_{\mathrm{air}} \right) \\ &= \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{MC}}}{\mu_0(1 + C_1)} \left( B_{\mathrm{air}}^2 - C_2(35 - T) B_{\mathrm{air}} \right) \end{aligned}
\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{MC}} = \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{MC}}}{\mu_0(1 + C_1)} B_{\mathrm{air}}^2 - \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)} B_{\mathrm{air}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Analysez soigneusement le système étudié pour éviter une erreur classique de facteur 2.

« Des erreurs de facteur 2 causées par une analyse trop rapide du système étudié. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : circuit magnétique, énergie magnétique

Montrer que l'énergie magnétique du système, , peut s'écrire sous la forme :

où les expressions de et sont à déterminer.

Voir l'indice

Sommer toutes les contributions énergétiques et factoriser l'expression obtenue en injectant la valeur explicite de B_{\text{air}}(e_{\text{air}}).

Voir la stratégie
  1. Faire la somme des différentes composantes de l'énergie magnétique du système : \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} = \mathcal{E}_{\mathrm{air}} + \mathcal{E}_{\mathrm{fer}} + \mathcal{E}_{\mathrm{m}} + \mathcal{E}_{\mathrm{MC}}, avec \mathcal{E}_{\mathrm{fer}} = 0 compte tenu de l'hypothèse \mu_r \to \infty.
  2. Regrouper les termes sous forme quadratique et linéaire en B_{\mathrm{air}}.
  3. Réinjecter l'expression de B_{\mathrm{air}}(T, e_{\mathrm{air}}) établie à la question Q29 pour factoriser et identifier les constantes C_3 et C_4.
Voir la réponse courte

Sommation des contributions énergétiques de tous les éléments du circuit magnétique pour identifier les coefficients C_3 et C_4.

Voir le corrigé complet

L'énergie magnétique totale du système s'écrit comme la somme des énergies associées à chaque milieu :

\mathcal{E}_{\mathrm{mag}} = \mathcal{E}_{\mathrm{air}} + \mathcal{E}_{\mathrm{fer}} + \mathcal{E}_{\mathrm{m}} + \mathcal{E}_{\mathrm{MC}}

D'après les questions Q30 et Q33, et en prenant la limite \mu_r \to \infty (\mathcal{E}_{\mathrm{fer}} = 0) :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{air}} &= \frac{S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{air}}}{\mu_0} B_{\mathrm{air}}^2 \\ \mathcal{E}_{\mathrm{m}} &= \frac{S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{m}}}{\mu_0} B_{\mathrm{air}}^2 - 2 S_{\mathrm{air}} e_{\mathrm{m}} M_{\mathrm{m}} B_{\mathrm{air}} \\ \mathcal{E}_{\mathrm{MC}} &= \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{MC}}}{\mu_0(1 + C_1)} B_{\mathrm{air}}^2 - \frac{S_{\mathrm{air}} l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)} B_{\mathrm{air}} \end{aligned}

En sommant ces trois contributions, l'énergie magnétique totale se met sous la forme :

\mathcal{E}_{\mathrm{mag}} = \frac{S_{\mathrm{air}}}{\mu_0} \left( e_{\mathrm{air}} + e_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}}}{1 + C_1} \right) B_{\mathrm{air}}^2 - S_{\mathrm{air}} \left[ 2 e_{\mathrm{m}} M_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)} \right] B_{\mathrm{air}}

Posons pour simplifier l'écriture :

\begin{aligned} C_4 &= e_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}}}{1 + C_1} \\ N(T) &= 2 e_{\mathrm{m}} M_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{\mu_0(1 + C_1)} \end{aligned}

L'expression de B_{\mathrm{air}} obtenue à la question Q29 se réécrit simplement :

B_{\mathrm{air}} = \frac{\mu_0 N(T)}{2(e_{\mathrm{air}} + C_4)}

En injectant cette relation dans l'expression de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}, on obtient :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} &= \frac{S_{\mathrm{air}}}{\mu_0} (e_{\mathrm{air}} + C_4) \left( \frac{\mu_0 N(T)}{2(e_{\mathrm{air}} + C_4)} \right)^2 - S_{\mathrm{air}} N(T) \left( \frac{\mu_0 N(T)}{2(e_{\mathrm{air}} + C_4)} \right) \\ &= \frac{\mu_0 S_{\mathrm{air}} N(T)^2}{4(e_{\mathrm{air}} + C_4)} - \frac{\mu_0 S_{\mathrm{air}} N(T)^2}{2(e_{\mathrm{air}} + C_4)} \\ &= - \frac{\mu_0 S_{\mathrm{air}} N(T)^2}{4(e_{\mathrm{air}} + C_4)} \end{aligned}

L'énergie magnétique du système prend donc bien la forme demandée :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(T, e_{\mathrm{air}}) = - \frac{C_3}{e_{\mathrm{air}} + C_4}}

avec :

\boxed{C_4 = e_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}}}{1 + C_1}}

et :

\boxed{C_3(T) = \frac{S_{\mathrm{air}}}{\mu_0} \left[ e_{\mathrm{m}}\mu_0 M_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{2(1 + C_1)} \right]^2}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : force électromagnétique, énergie magnétique

On effectue un bilan d'énergie magnétique sur le système. Ce bilan est donné par l'équation suivante :

En déduire l'expression de la force magnétique exercée sur le matériau magnétocalorique. On note la masse du matériau magnétocalorique, et on utilisera l'expression de donnée par l'équation (8). Discuter le sens et la direction de la force magnétique.

Voir l'indice

Identifier F_{\text{mag}} = -(\partial \mathcal{E}_{\text{mag}}/\partial e_{\text{air}})_T à partir de la différentielle de l'énergie magnétique ; vérifier le signe de la force projetée sur l'axe Oy.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différentielle totale de l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(T, e_{\mathrm{air}}) en fonction des dérivées partielles par rapport à ses variables d'état e_{\mathrm{air}} et T.
  2. Identifier avec le bilan énergétique donné par l'équation (9) pour relier la composante de la force magnétique F_{\mathrm{mag}} à la dérivée partielle de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} par rapport à e_{\mathrm{air}} à température fixée.
  3. Calculer cette dérivée à partir de la forme \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} = -C_3 / (e_{\mathrm{air}} + C_4) établie à la question Q34.
  4. Discuter la direction et le sens de la force magnétique en lien avec l'orientation de l'axe Oy et la nature attractive de l'interaction aimants–matériau ferromagnétique.
Voir la réponse courte

Dérivation de l'énergie magnétique : F_{\mathrm{mag}} = -(\partial \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}/\partial e_{\mathrm{air}})_T, force attractive tendant à refermer l'entrefer.

Voir le corrigé complet

L'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} est une fonction d'état des deux variables indépendantes T et e_{\mathrm{air}}. Sa différentielle totale s'écrit :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(T, e_{\mathrm{air}}) = \left(\frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}}{\partial e_{\mathrm{air}}}\right)_T \mathrm{d}e_{\mathrm{air}} + \left(\frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}}{\partial T}\right)_{e_{\mathrm{air}}} \mathrm{d}T

Par identification avec le bilan d'énergie magnétique donné par l'équation (9) :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(T, e_{\mathrm{air}}) = -F_{\mathrm{mag}} \,\mathrm{d}e_{\mathrm{air}} - m_{\mathrm{MC}} s \,\mathrm{d}T

on obtient directement :

F_{\mathrm{mag}} = -\left(\frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}}{\partial e_{\mathrm{air}}}\right)_T

En utilisant l'expression de l'énergie magnétique issue de l'équation (8) :

\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(T, e_{\mathrm{air}}) = -\frac{C_3}{e_{\mathrm{air}} + C_4}

où les grandeurs C_3 et C_4 sont indépendantes de e_{\mathrm{air}}, on dérive à température T fixée :

\left(\frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}}{\partial e_{\mathrm{air}}}\right)_T = \frac{\partial}{\partial e_{\mathrm{air}}}\left(-\frac{C_3}{e_{\mathrm{air}} + C_4}\right) = \frac{C_3}{(e_{\mathrm{air}} + C_4)^2}

Il en résulte l'expression de la force magnétique :

\boxed{F_{\mathrm{mag}} = -\frac{C_3}{(e_{\mathrm{air}} + C_4)^2}}

Discussion de la direction et du sens :

  • Direction : la force est dirigée selon l'axe vertical (Oy), qui est la direction normale aux entrefers et la direction du déplacement du matériau magnétocalorique.
  • Sens : par construction, les constantes C_3 et C_4 sont strictement positives, ce qui implique F_{\mathrm{mag}} < 0. Comme l'axe vertical (Oy) représenté sur la figure 4 est orienté vers le bas (de la source chaude vers la source froide), la force \vec{F}_{\mathrm{mag}} = F_{\mathrm{mag}}\,\vec{u}_y est orientée vers le haut, c'est-à-dire vers la source chaude constituée par les aimants permanents.

Cette force correspond physiquement à l'attraction magnétique exercée par les aimants sur le matériau magnétocalorique ferromagnétique.

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Conversion électromécanique

Notions : force électromagnétique, effet magnétocalorique

Expliquer pourquoi la force magnétique dépend de la température. Indiquer quel coefficient varie en fonction de la température dans l'expression de la force .

Voir l'indice

Repérer la dépendance en température contenue dans le numérateur C_3(T) via le terme C_2(35 - T).

Voir la stratégie
  1. Expliquer l'origine physique de la sensibilité thermique de la force en reliant la température à l'aimantation du matériau ferromagnétique doux.
  2. Identifier dans l'expression littérale établie à la question Q34 le coefficient qui dépend explicitement de la température.
Voir la réponse courte

L'aimantation du matériau diminue quand T augmente, ce qui réduit le champ et affaiblit la force magnétique exercée.

Voir le corrigé complet

Sur le plan physique, la force d'attraction magnétique exercée sur le matériau dépend directement de l'aimantation M_{\mathrm{MC}} de celui-ci. Or, le matériau magnétocalorique (ici le gadolinium) voit son aimantation décroître fortement lorsque sa température augmente :

\mu_0 M_{\mathrm{MC}} = C_1 \mu_0 H_{\mathrm{MC}} + C_2(35 - T)

L'agitation thermique désordonne progressivement les moments magnétiques microscopiques (à l'approche de la température de Curie), ce qui affaiblit l'aimantation du bloc et par conséquent la force d'attraction magnétique exercée par le circuit d'aimants.

D'après l'étude menée aux questions Q34 et Q35, la force magnétique s'écrit :

F_{\mathrm{mag}} = -\frac{C_3}{(e_{\mathrm{air}} + C_4)^2}

où :

  • C_4 = e_{\mathrm{m}} + \dfrac{l_{\mathrm{MC}}}{1 + C_1} ne dépend que de grandeurs géométriques et magnétiques constantes, il est donc indépendant de la température ;
  • le coefficient C_3 est donné par :

    C_3(T) = \frac{S_{\mathrm{air}}}{\mu_0} \left[ e_{\mathrm{m}}\mu_0 M_{\mathrm{m}} + \frac{l_{\mathrm{MC}} C_2(35 - T)}{2(1 + C_1)} \right]^2

C'est donc le coefficient C_3 qui varie en fonction de la température :

\boxed{\text{Le coefficient dépendant de la température est } C_3.}

Résultat

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Partie VI : Étude mécanique du thermogénérateur

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle mécanique, travail mécanique

En reproduisant sur la copie la figure 7, tracer sur ce graphique force-déplacement le cycle mécanique (trajectoire, sens) emprunté par le matériau magnétocalorique. On fera apparaître sur le cycle mécanique les différentes étapes du cycle thermodynamique associé (1, 2, 3, 4).

Voir l'indice

Le cycle mécanique décrit un cycle d'hystérésis fermé parcouru dans le sens horaire dans le plan (e_{\text{air}}, \text{Force}).

Voir la stratégie
  1. Identifier les quatre étapes du cycle décrites dans l'énoncé et les associer aux grandeurs mécaniques (position e_{\text{air}} et force magnétique -F_{\text{mag}}).
  2. Tracer les transformations sur le graphe (e_{\text{air}}, \text{Force}) : les phases d'échange thermique ont lieu à position fixée (segments verticaux), tandis que les déplacements rapides s'effectuent à température quasi-constante le long des isothermes magnétiques.
  3. Déterminer le sens de parcours en suivant la chronologie 1 \to 2 \to 3 \to 4 \to 1.
Voir la réponse courte

Tracé du rectangle dans le diagramme (F, e_{\mathrm{air}}) parcouru dans le sens horaire afin d'obtenir un travail mécanique moteur net.

Voir le corrigé complet

Le cycle mécanique suivi par le matériau magnétocalorique (MC) se décompose en quatre étapes :

  • Étape 1 (e_{\text{air}} = d = 0{,}6\text{ mm}, contact source froide) : Le matériau immobile se refroidit de T_{\text{ch}} à T_{\text{fr}}. Son aimantation augmente, ce qui accroît la force d'attraction magnétique -F_{\text{mag}}. Sur le graphe, cela se traduit par un segment vertical ascendant à e_{\text{air}} = d, partant de la courbe chaude (40\,{^\circ}\text{C}) pour atteindre le point \text{A} sur la courbe froide (20\,{^\circ}\text{C}).
  • Étape 2 (transition vers la source chaude) : Au point \text{A}, l'attraction magnétique l'emporte sur le rappel du ressort. Le matériau transite rapidement (mouvement adiabatique/isotherme à T \approx T_{\text{fr}} = 20\,{^\circ}\text{C}) de e_{\text{air}} = d à e_{\text{air}} = 0. Sur le graphe, la trajectoire suit la courbe supérieure de droite à gauche, de \text{A} jusqu'à la source chaude (e_{\text{air}} = 0).
  • Étape 3 (e_{\text{air}} = 0, contact source chaude) : Le matériau immobile se réchauffe de T_{\text{fr}} à T_{\text{ch}}. L'aimantation diminue, donc la force -F_{\text{mag}} décroît. Cela correspond à un segment vertical descendant à e_{\text{air}} = 0, jusqu'au point \text{B} situé sur la caractéristique chaude (40\,{^\circ}\text{C}).
  • Étape 4 (transition vers la source froide) : Au point \text{B}, la force magnétique est devenue inférieure au rappel du ressort. Le matériau retourne rapidement vers la source froide à T \approx T_{\text{ch}} = 40\,{^\circ}\text{C}. Sur le graphe, la trajectoire suit la courbe inférieure de gauche à droite, de \text{B} (e_{\text{air}} = 0) jusqu'à e_{\text{air}} = d.

Le cycle est représenté ci-dessous :

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, force de rappel

Réaliser un bilan des forces sur le matériau magnétocalorique et appliquer le principe fondamental de la dynamique. On note , la masse du matériau magnétocalorique, la constante de raideur du ressort et la position où la force du ressort est nulle. On rappelle l'existence d'une force de contact telle que , on a , puis et .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical Oy orienté vers le bas en tenant compte des forces magnétique, élastique et de contact.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système, le référentiel d'étude et l'axe de projection Oy orienté vers le bas (dans le sens des e_{\text{air}} croissants).
  2. Dresser le bilan des forces en explicitant la projection algébrique de chacune selon \vec{u}_y (force magnétique, force élastique du ressort, force de contact, et justifier la négligence du poids).
  3. Écrire la relation issue du principe fondamental de la dynamique projetée sur l'axe Oy.
Voir la réponse courte

Bilan des forces (rappel du ressort, force magnétique, contact) projeté sur l'axe du mouvement : m_{\mathrm{MC}}\ddot{e}_{\mathrm{air}} = \sum F.

Voir le corrigé complet

On étudie le matériau magnétocalorique de masse m_{\mathrm{MC}}, assimilé à un point matériel ou solide en translation selon l'axe vertical Oy orienté vers le bas (figure 4). On se place dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen.

La position du matériau est repérée par l'épaisseur de la couche d'air e_{\mathrm{air}}(t), de sorte que le vecteur position s'écrit \vec{r} = e_{\mathrm{air}}(t)\,\vec{u}_y et son accélération vaut :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}^2 e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{u}_y = \ddot{e}_{\mathrm{air}}\,\vec{u}_y

Bilan des forces appliquées au matériau :

  • La force magnétique exercée par le circuit magnétique (aimants et fer doux), attractive vers la source chaude (vers le haut, -\vec{u}_y) :

    \vec{F}_{\mathrm{mag}} = F_{\mathrm{mag}}\,\vec{u}_y = -\frac{C_3(T)}{(e_{\mathrm{air}} + C_4)^2}\,\vec{u}_y \quad \text{avec } F_{\mathrm{mag}} < 0
  • La force de rappel du ressort, de raideur k, nulle pour e_{\mathrm{air}} = e_0 avec e_0 > d. Pour tout e_{\mathrm{air}} \in [0, d], le ressort tend à ramener le matériau vers e_0, donc tire vers le bas (+\vec{u}_y) :

    \vec{F}_{\mathrm{ressort}} = F_{\mathrm{ressort}}\,\vec{u}_y = k(e_0 - e_{\mathrm{air}})\,\vec{u}_y \quad \text{avec } F_{\mathrm{ressort}} > 0
  • La force de contact (ou de réaction des butées) \vec{F}_{\mathrm{contact}} = F_{\mathrm{contact}}\,\vec{u}_y, qui empêche le matériau de sortir de l'intervalle [0, d] :

    F_{\mathrm{contact}}(e_{\mathrm{air}}) = \begin{cases} \ge 0 & \text{en } e_{\mathrm{air}} = 0 \text{ (la source chaude repousse vers le bas)} \\ 0 & \text{pour } e_{\mathrm{air}} \in ]0, d[ \text{ (aucun contact)} \\ \le 0 & \text{en } e_{\mathrm{air}} = d \text{ (la source froide repousse vers le haut)} \end{cases}
  • Le poids \vec{P} = m_{\mathrm{MC}}\vec{g} : avec un volume \mathcal{V}_{\mathrm{MC}} = S_{\mathrm{MC}} e_{\mathrm{MC}} = 1\text{ cm}^2 \times 0{,}06\text{ cm} = 0{,}06\text{ cm}^3 et \rho = 7{,}9\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}, la masse est m_{\mathrm{MC}} \approx 0{,}47\text{ g}, soit un poids P \approx 4{,}7\times 10^{-3}\text{ N}. Ce poids est tout à fait négligeable devant les forces magnétiques et de rappel élastique en jeu (de l'ordre de plusieurs newtons d'après la figure 6).

Principe fondamental de la dynamique :

m_{\mathrm{MC}} \frac{\mathrm{d}^2 e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{u}_y = \vec{F}_{\mathrm{mag}} + \vec{F}_{\mathrm{ressort}} + \vec{F}_{\mathrm{contact}}

En projection sur l'axe Oy, on obtient l'équation du mouvement :

\boxed{m_{\mathrm{MC}} \frac{\mathrm{d}^2 e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t^2} = F_{\mathrm{mag}}(e_{\mathrm{air}}, T) + k(e_0 - e_{\mathrm{air}}) + F_{\mathrm{contact}}(e_{\mathrm{air}})}

avec F_{\mathrm{mag}}(e_{\mathrm{air}}, T) = -\dfrac{C_3(T)}{(e_{\mathrm{air}} + C_4)^2}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez la clarté et la rigueur de vos raisonnements lors de l'application du principe fondamental.

« Plutôt bien réussies quand abordées même si les raisonnements proposés étaient parfois brouillons. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre mécanique, force de contact

Écrire la condition d'équilibre mécanique lorsque le matériau est dans l'étape 1 du cycle. Expliquer pourquoi la force de contact tend vers 0 quand la température diminue.

Voir l'indice

À l'équilibre sur la source froide (e_{\text{air}} = d), écrire la somme des forces nulle ; le refroidissement augmente l'aimantation et donc l'attraction magnétique vers le haut, ce qui déleste la force de contact.

Voir la réponse courte

À l'équilibre en e_{\mathrm{air}} = d, la force de contact compense l'excès de force du ressort par rapport à la force magnétique.

Voir le corrigé complet

Lors de l'étape 1, le matériau magnétocalorique est immobile et maintenu au contact de la source froide, située en e_{\text{air}} = d.

L'accélération étant nulle (\ddot{e}_{\text{air}} = 0), le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe Oy (établi à la question 38) s'écrit :

F_{\text{mag}}(T, d) + F_{\text{ressort}}(d) + F_{\text{contact}} = 0

avec F_{\text{ressort}}(d) = k(e_0 - d) > 0 et F_{\text{mag}}(T, d) = -\dfrac{C_3(T)}{(d + C_4)^2} < 0.

On en déduit l'expression de la force de contact exercée par la source froide :

\boxed{F_{\text{contact}} = - k(e_0 - d) - F_{\text{mag}}(T, d) = - k(e_0 - d) + \frac{C_3(T)}{(d + C_4)^2}}

Comme le ressort pousse le matériau vers le bas (F_{\text{ressort}} > 0), la source froide exerce une force de réaction dirigée vers le haut, en accord avec la convention F_{\text{contact}}(d) \le 0.

Évolution avec la température :

  • Durant l'étape 1, le matériau cède de la chaleur à la source froide : sa température T décroît.
  • Lorsque la température diminue, le gadolinium s'éloigne de son point de Curie (T_{\text{C}} \approx 20\text{--}25\,^{\circ}\text{C}), ce qui entraîne une augmentation de son aimantation et donc une augmentation du coefficient C_3(T) (vu à la question 36).
  • L'intensité de la force d'attraction magnétique vers la source chaude, |F_{\text{mag}}| = -F_{\text{mag}}, augmente donc au cours du refroidissement.
  • L'intensité de la force de contact, donnée par :

    |F_{\text{contact}}| = k(e_0 - d) - \big(-F_{\text{mag}}(T, d)\big),

    diminue au fur et à mesure que la force magnétique compense la force de rappel du ressort. Elle tend ainsi vers 0 jusqu'à s'annuler au point A lorsque -F_{\text{mag}} = F_{\text{ressort}}, ce qui amorce le décollement vers la source chaude (étape 2).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Présentez un raisonnement clair et structuré pour justifier l'équilibre mécanique.

« Plutôt bien réussies quand abordées même si les raisonnements proposés étaient parfois brouillons. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point

Notions : stabilité d'un équilibre, linéarisation

En linéarisant le système (développement de Taylor à l'ordre 1) autour du point A, soit en , déterminer les conditions pour que l'équilibre soit instable. Cette condition est-elle respectée sur la figure 6 ?

Voir l'indice

Calculer la dérivée de la force totale par rapport à e_{\text{air}} en e_{\text{air}} = d ; l'équilibre est instable si cette dérivée est strictement positive.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation du mouvement pour e_{\mathrm{air}} \in {]0, d[} (où la force de contact est nulle) sous la forme m_{\mathrm{MC}} \ddot{e}_{\mathrm{air}} = F_{\mathrm{tot}}(e_{\mathrm{air}}).
  2. Effectuer le développement de Taylor à l'ordre 1 de F_{\mathrm{tot}} autour de e_{\mathrm{air}} = d avec la variable d'écart \tilde{e}_{\mathrm{air}} = e_{\mathrm{air}} - d, sachant que F_{\mathrm{tot}}(d) = 0 au point A.
  3. Déterminer le signe de la dérivée assurant l'instabilité de l'équilibre et exprimer la condition analytique correspondante.
  4. Interpréter graphiquement cette condition sur la figure 6 en comparant les pentes des courbes de -F_{\mathrm{mag}} et F_{\mathrm{ressort}}.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre : instabilité si la dérivée de la force totale par rapport à la position est strictement positive.

Voir le corrigé complet

Dès que le contact avec la source froide est rompu (e_{\mathrm{air}} < d), la force de contact s'annule : F_{\mathrm{contact}} = 0. Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe Oy (orienté vers le bas) s'écrit :

m_{\mathrm{MC}} \frac{\mathrm{d}^2 e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t^2} = F_{\mathrm{tot}}(e_{\mathrm{air}}) = F_{\mathrm{mag}}(e_{\mathrm{air}}) + F_{\mathrm{ressort}}(e_{\mathrm{air}})

avec :

F_{\mathrm{mag}}(e_{\mathrm{air}}) = -\frac{C_3}{(e_{\mathrm{air}} + C_4)^2} \quad \text{et} \quad F_{\mathrm{ressort}}(e_{\mathrm{air}}) = k(e_0 - e_{\mathrm{air}})

Au point A, le système est à la limite du décollement à la température T_A, de sorte que F_{\mathrm{tot}}(d) = 0. En posant \tilde{e}_{\mathrm{air}} = e_{\mathrm{air}} - d, le développement de Taylor à l'ordre 1 de la force totale au voisinage de e_{\mathrm{air}} = d donne :

F_{\mathrm{tot}}(e_{\mathrm{air}}) \approx F_{\mathrm{tot}}(d) + \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} \tilde{e}_{\mathrm{air}} = \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} \tilde{e}_{\mathrm{air}}

L'équation différentielle régissant l'écart \tilde{e}_{\mathrm{air}} devient :

m_{\mathrm{MC}} \frac{\mathrm{d}^2 \tilde{e}_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t^2} - \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} \tilde{e}_{\mathrm{air}} = 0

L'équation caractéristique associée s'écrit :

r^2 - \frac{1}{m_{\mathrm{MC}}}\left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} = 0

Pour que l'équilibre soit instable, il faut que l'équation caractéristique admette une racine réelle strictement positive (r > 0), conduisant à une divergence exponentielle de la perturbation :

\left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} > 0

En explicitant la dérivée :

\left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} = \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{mag}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} + \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{ressort}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} = \frac{2C_3(T_A)}{(d + C_4)^3} - k

La condition d'instabilité est donc :

\boxed{\frac{2C_3(T_A)}{(d + C_4)^3} > k}

Vérification sur la figure 6 :

Sur la figure 6 sont représentées les grandeurs -F_{\mathrm{mag}}(e_{\mathrm{air}}) et F_{\mathrm{ressort}}(e_{\mathrm{air}}). La condition d'instabilité se réécrit :

\left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} = -\left.\frac{\mathrm{d}(-F_{\mathrm{mag}})}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} + \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{ressort}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} > 0 \iff \left.\frac{\mathrm{d}(-F_{\mathrm{mag}})}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} < \left.\frac{\mathrm{d}F_{\mathrm{ressort}}}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d} = -k

En valeurs absolues des pentes (les deux fonctions étant strictement décroissantes) :

\left|\left.\frac{\mathrm{d}(-F_{\mathrm{mag}})}{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}\right|_{d}\right| > k

La pente de la courbe -F_{\mathrm{mag}} doit être algébriquement plus négative que la droite F_{\mathrm{ressort}} au point A.

  • Graphiquement, pour e_{\mathrm{air}} < d (à gauche du point A), la courbe de -F_{\mathrm{mag}} (courbe bleue à 20^\circ\mathrm{C}) se situe au-dessus de la droite F_{\mathrm{ressort}}.
  • On a donc -F_{\mathrm{mag}} > F_{\mathrm{ressort}}, soit F_{\mathrm{tot}} = F_{\mathrm{mag}} + F_{\mathrm{ressort}} < 0 : la force résultante est dirigée vers le haut (-\vec{u}_y), entraînant une accélération vers la source chaude (e_{\mathrm{air}} = 0).

La condition d'instabilité est donc parfaitement respectée sur la figure 6.

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : stabilité d'un équilibre, bistabilité

Sur la plage , discuter, à partir de la figure 6, la stabilité des points d'équilibre en fonction de la température. En déduire pourquoi le comportement du système peut être qualifié de « bistable ».

Voir l'indice

Comparer les pentes respectives de la force élastique et des courbes de force magnétique pour montrer que tout équilibre intermédiaire est instable.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'existence de points d'équilibre dans l'intervalle ouvert ]0, d[ en cherchant les intersections entre la droite F_{\text{ressort}}(e_{\text{air}}) et les courbes -F_{\text{mag}}(e_{\text{air}}) selon la température.
  2. Analyser le signe de la résultante des forces au voisinage d'un point d'intersection pour statuer sur sa stabilité.
  3. En déduire les seules positions d'équilibre stable du système (aux butées) et expliciter le terme « bistable ».
Voir la réponse courte

Analyse des intersections entre la droite de rappel et la force magnétique : existence de deux positions stables séparées par un col instable.

Voir le corrigé complet

Sur la plage ]0, d[, la force de contact est nulle (F_{\text{contact}} = 0). D'après l'équation du mouvement établie à la question Q38, la résultante des forces projetée sur l'axe Oy (orienté vers le bas) s'écrit :

F_{\text{tot}}(e_{\text{air}}) = F_{\text{ressort}}(e_{\text{air}}) + F_{\text{mag}}(e_{\text{air}}) = F_{\text{ressort}}(e_{\text{air}}) - \bigl(-F_{\text{mag}}(e_{\text{air}})\bigr)

Une position d'équilibre e_{\text{eq}} \in ]0, d[ vérifie donc F_{\text{tot}}(e_{\text{eq}}) = 0, soit graphiquement l'intersection de la droite F_{\text{ressort}} avec la courbe -F_{\text{mag}}.

1. Existence des points d'équilibre selon la température D'après la figure 6 :

  • Pour T \le T_A \approx 20^\circ\text{C} : la courbe -F_{\text{mag}} est strictement au-dessus de F_{\text{ressort}} sur tout l'intervalle ]0, d[. Il n'y a aucun point d'équilibre dans ]0, d[.
  • Pour T \ge T_B \approx 40^\circ\text{C} : la courbe -F_{\text{mag}} est strictement en dessous de F_{\text{ressort}} sur tout l'intervalle ]0, d[. Il n'y a aucun point d'équilibre dans ]0, d[.
  • Pour une température intermédiaire T \in ]T_A, T_B[ (telle que T = 30^\circ\text{C}) : les deux courbes se coupent en un unique point e_{\text{eq}} \in ]0, d[.

2. Stabilité du point d'équilibre pour T \in ]T_A, T_B[ Pour cette température intermédiaire, analysons le comportement au voisinage de e_{\text{eq}} :

  • Si le matériau est écarté vers la source chaude (e_{\text{air}} < e_{\text{eq}}) : la courbe -F_{\text{mag}} est située au-dessus de F_{\text{ressort}}, ce qui signifie que |F_{\text{mag}}| > F_{\text{ressort}}. La force totale est dirigée vers le haut (F_{\text{tot}} < 0) et amplifie l'écart en attirant le matériau vers e_{\text{air}} = 0.
  • Si le matériau est écarté vers la source froide (e_{\text{air}} > e_{\text{eq}}) : la droite F_{\text{ressort}} est au-dessus de -F_{\text{mag}}, d'où F_{\text{ressort}} > |F_{\text{mag}}|. La force totale est dirigée vers le bas (F_{\text{tot}} > 0) et tire le matériau vers e_{\text{air}} = d.

Algébriquement, la pente de -F_{\text{mag}} étant plus négative que celle de F_{\text{ressort}} (qui vaut -k), on a :

\left.\frac{\mathrm{d}F_{\text{tot}}}{\mathrm{d}e_{\text{air}}}\right|_{e_{\text{eq}}} = -k - \left.\frac{\mathrm{d}(-F_{\text{mag}})}{\mathrm{d}e_{\text{air}}}\right|_{e_{\text{eq}}} > 0

Le point d'équilibre e_{\text{eq}} est donc strictement instable.

3. Comportement bistable du système Puisqu'aucun équilibre stable n'existe dans l'intervalle ouvert ]0, d[, le matériau ne peut s'immobiliser qu'en butée sur l'une des deux sources grâce à l'intervention des forces de contact :

  1. En e_{\text{air}} = 0 (contact source chaude) : la force magnétique prédomine sur le ressort et est équilibrée par la réaction normale de butée F_{\text{contact}}(0) \ge 0. Cet état est mécaniquement stable.
  2. En e_{\text{air}} = d (contact source froide) : la force de rappel du ressort prédomine sur la force magnétique et est équilibrée par la réaction normale de butée F_{\text{contact}}(d) \le 0. Cet état est également mécaniquement stable.
\boxed{\text{Le système ne possède que deux états d'équilibre stables : } e_{\text{air}} = 0 \text{ et } e_{\text{air}} = d \text{ ; il est donc qualifié de bistable.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez impérativement votre réponse sur les arguments appropriés pour obtenir les points.

« Parfois justes mais sans les bons arguments, ce qui était sanctionné. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur autonome, cycle d'hystérésis

Que peut-on dire de et par rapport à la température au point A, notée , et au point B, notée , afin que le système soit en oscillation auto-entretenue entre la source froide et la source chaude ?

Voir l'indice

Pour que les transitions d'aller et de retour s'effectuent spontanément, le matériau doit pouvoir atteindre les températures seuils de décollement T_{\text{A}} en bas et T_{\text{B}} en haut.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition thermique nécessaire pour provoquer la transition de l'étape 1 à l'étape 2 au point A (e_{\mathrm{air}} = d, décollement de la source froide).
  2. Identifier la condition thermique nécessaire pour provoquer la transition de l'étape 3 à l'étape 4 au point B (e_{\mathrm{air}} = 0, décollement de la source chaude).
  3. Conclure sur les inégalités reliant les températures des thermostats T_{\mathrm{ch}} et T_{\mathrm{fr}} aux températures de basculement T_A et T_B.
Voir la réponse courte

Les températures doivent vérifier T_{\mathrm{ch}} > T_A et T_{\mathrm{fr}} < T_B pour forcer le basculement d'une butée à l'autre à chaque étape thermique.

Voir le corrigé complet

Le fonctionnement en oscillation auto-entretenue repose sur l'alternance de deux phases de contact thermique conduisant chacune à une rupture d'équilibre mécanique :

  • Décollement de la source froide (point A) : En position basse (e_{\mathrm{air}} = d), le matériau est en contact avec la source froide et se refroidit. Son aimantation augmente, ce qui accroît l'attraction magnétique -F_{\mathrm{mag}}. Le décollement a lieu lorsque la force de contact s'annule, c'est-à-dire dès que le matériau atteint la température T_A définie par -F_{\mathrm{mag}}(T_A, d) = F_{\mathrm{ressort}}(d). Pour que le transfert thermique spontané permette au matériau d'atteindre la température T_A en un temps fini, il est indispensable que la température du thermostat froid soit strictement inférieure à T_A :

    T_{\mathrm{fr}} < T_A
  • Décollement de la source chaude (point B) : En position haute (e_{\mathrm{air}} = 0), le matériau est en contact avec la source chaude et s'échauffe. Son aimantation diminue, affaiblissant la force magnétique. Le ressort parvient à arracher le matériau dès que sa température atteint T_B, définie par -F_{\mathrm{mag}}(T_B, 0) = F_{\mathrm{ressort}}(0). Pour que le transfert thermique permette d'atteindre T_B en une durée finie, la température du thermostat chaud doit être strictement supérieure à T_B :

    T_{\mathrm{ch}} > T_B

D'après la figure 6, l'attraction à entrefer nul (e_{\mathrm{air}} = 0) étant bien plus intense qu'à entrefer maximal (e_{\mathrm{air}} = d), il faut chauffer davantage pour décoller de la source chaude que pour décoller de la source froide, d'où T_A < T_B.

Les températures des sources doivent donc vérifier l'encadrement :

\boxed{T_{\mathrm{fr}} < T_A < T_B < T_{\mathrm{ch}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez impérativement votre réponse sur les arguments appropriés pour obtenir les points.

« Parfois justes mais sans les bons arguments, ce qui était sanctionné. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Partie VII : Étude thermique du thermogénérateur

Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : hacheur, effet joule, rapport cyclique

Déterminer la puissance produite par la résistance et en déduire une relation entre , et .

Voir l'indice

Exprimer la puissance instantanée dissipée par effet Joule lorsque l'interrupteur est fermé, puis moyenner sur la période de découpage \tau_{\text{d}} en fonction du rapport cyclique \alpha.

Voir la réponse courte

Valeur moyenne de la puissance dissipée dans la résistance chauffante alimentée par le hacheur : \mathcal{P}_R = \alpha E^2/R.

Voir le corrigé complet

Le circuit d'alimentation de la résistance chauffante R est constitué d'un générateur de tension continue E et d'un interrupteur (transistor) commandé périodiquement à la période \tau_{\mathrm{d}} avec un rapport cyclique \alpha.

Déterminons la puissance instantanée p_R(t) dissipée par effet Joule dans la résistance au cours d'une période :

  • pour t \in [0, \alpha \tau_{\mathrm{d}}[, le transistor est fermé (conducteur parfait), la tension aux bornes de la résistance est u_R(t) = E. La puissance instantanée dissipée s'écrit :

    p_R(t) = \frac{E^2}{R}
  • pour t \in [\alpha \tau_{\mathrm{d}}, \tau_{\mathrm{d}}[, le transistor est ouvert (bloqué), l'intensité traversant le circuit est nulle (i(t) = 0). La puissance instantanée dissipée est donc :

    p_R(t) = 0

Puisque la période de découpage \tau_{\mathrm{d}} est négligeable devant les temps de réponse thermique du système, la puissance thermique injectée dans la source chaude correspond à la puissance moyenne \mathcal{P}_R sur une période de découpage :

\begin{aligned} \mathcal{P}_R &= \langle p_R(t) \rangle = \frac{1}{\tau_{\mathrm{d}}} \int_0^{\tau_{\mathrm{d}}} p_R(t) \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{\tau_{\mathrm{d}}} \left( \int_0^{\alpha \tau_{\mathrm{d}}} \frac{E^2}{R} \, \mathrm{d}t + \int_{\alpha \tau_{\mathrm{d}}}^{\tau_{\mathrm{d}}} 0 \, \mathrm{d}t \right) \end{aligned}

On obtient ainsi la relation demandée :

\boxed{\mathcal{P}_R = \alpha \frac{E^2}{R}}

Avec E = 10\text{ V} et R \approx 100\ \Omega, on remarque numériquement que \frac{E^2}{R} = 1{,}0\text{ W}, de sorte que :

\mathcal{P}_R \approx \alpha \times 1{,}0\text{ W}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps de justifier, même brièvement, votre réponse sur cette question accessible.

« Le jury s’attend à une justification (même rapide). Certains candidats devraient prendre le temps de justifier afin d’éviter des erreurs sur ces questions relativement faciles. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, condition aux limites

Rappeler l'équation de la diffusion thermique en régime dépendant du temps dans le cas d'un modèle unidimensionnel dans les matériaux de la figure 8. Définir les conditions aux limites à l'interface avec le dissipateur, avec la résistance chauffante et à l'interface entre les différents matériaux. Les phénomènes de convection dans la couche d'air située entre les abscisses et sont négligés.

Voir l'indice

Écrire l'équation de la chaleur 1D sans terme source volumique ; appliquer la continuité du flux thermique et de la température aux interfaces parfaites, et la loi de Newton au dissipateur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation de la diffusion thermique 1D sans terme source volumique, en prenant garde à la notation de l'énoncé où c_i désigne une capacité thermique volumique.
  2. Exprimer les conditions aux limites aux interfaces internes en traduisant la continuité de la température et du flux thermique conductif en l'absence de source surfacique.
  3. Établir les conditions aux limites aux extrémités : en x = x_4 (résistance chauffante surfacique délivrant la puissance \mathcal{P}_{\mathrm{R}} vers le système) et en x = 0 (échange conductif avec le dissipateur de résistance thermique R_{\mathrm{th}} vers l'air ambiant à T_{\mathrm{amb}}).
Voir la réponse courte

Équation \rho c \partial_t T = \lambda \partial_{xx}^2 T, continuité de la température et conservation du flux thermique conductif aux interfaces.

Voir le corrigé complet

1. Équation de la diffusion thermique

Considérons un milieu homogène et isotrope sans source de chaleur interne volumique, modélisé selon l'axe (Ox) vertical ascendant (figure 8). L'application du premier principe de la thermodynamique à une tranche de matière d'épaisseur \mathrm{d}x et de section S, combinée à la loi de Fourier j_{\mathrm{th}}(x, t) = -k_i \frac{\partial T}{\partial x}, conduit à :

c_i \frac{\partial T}{\partial t} = k_i \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \iff \frac{\partial T}{\partial t} = D_i \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

où D_i = \frac{k_i}{c_i} est le coefficient de diffusivité thermique du milieu i \in \{\text{Cu}, \text{air}, \text{MC}\} et c_i la capacité thermique volumique (en \mathrm{J\cdot m^{-3}\cdot K^{-1}}).

2. Conditions aux limites aux interfaces internes (x = x_1, x_2, x_3)

En l'absence de résistance thermique de contact et de source volumique ou surfacique à ces interfaces, et compte tenu de l'absence de convection dans la couche d'air :

  • Continuité de la température : pour tout j \in \{1, 2, 3\},

    T(x_j^-, t) = T(x_j^+, t)
  • Continuité de la densité de flux thermique conductif :

    -k(x_j^-) \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_j^-} = -k(x_j^+) \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_j^+}

    soit explicitement :

    \begin{aligned} \text{en } x_1 : \quad & k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_1^-} = k_{\mathrm{air}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_1^+} \\ \text{en } x_2 : \quad & k_{\mathrm{air}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_2^-} = k_{\mathrm{MC}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_2^+} \\ \text{en } x_3 : \quad & k_{\mathrm{MC}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_3^-} = k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_3^+} \end{aligned}

3. Condition à la limite avec la source chaude (x = x_4)

La résistance chauffante est infiniment fine et produit une puissance moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}}. La face supérieure étant thermiquement isolée, la totalité de cette puissance est injectée dans le thermogénérateur vers les x décroissants (dans le sens opposé au vecteur unitaire \vec{u}_x). Le flux thermique surfacique entrant au niveau de la section S s'écrit donc :

j_{\mathrm{th}}(x_4, t) = - \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{S} \iff -k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_4} = - \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{S}

soit :

\boxed{k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_4} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{S}}

4. Condition à la limite avec le dissipateur (x = 0)

Le dissipateur thermique, placé en x = 0, évacue la chaleur vers l'air ambiant à la température T_{\mathrm{amb}}. La modélisation par une résistance thermique R_{\mathrm{th}} relie le flux thermique total quittant le dispositif en x = 0 (dirigé vers les x négatifs, d'intensité \Phi = k_{\mathrm{Cu}} S \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_0) à l'écart de température :

\Phi = \frac{T(0, t) - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}}}

ce qui donne la relation aux limites :

\boxed{k_{\mathrm{Cu}} S \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=0} = \frac{T(0, t) - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à déterminer correctement les conditions aux limites associées à l'équation de diffusion.

« L’équation de diffusion était souvent trouvée mais les conditions aux limites rarement déterminées correctement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, régime stationnaire

En déduire les températures et en régime permanent.

Voir l'indice

En régime permanent, le flux thermique P_{\text{R}} est conservatif à travers l'empilement ; utiliser l'analogie électrique des résistances thermiques en série depuis la température ambiante.

Voir la stratégie
  1. En régime permanent et en l'absence de source volumique, l'équation de diffusion thermique montre que le profil de température est affine dans chaque milieu.
  2. La conservation du flux thermique unidimensionnel impose que la puissance thermique totale traversant chaque couche de x_4 vers x=0 est uniforme et égale à la puissance injectée par la résistance, \Phi = \mathcal{P}_{\mathrm{R}}.
  3. Utiliser l'analogie électrothermique (loi d'Ohm thermique) pour exprimer successivement les températures aux différentes abscisses à partir de la température ambiante T_{\mathrm{amb}} et des résistances thermiques élémentaires.
Voir la réponse courte

Profil linéaire par morceaux en régime stationnaire unidimensionnel et résolution via le réseau de résistances thermiques en série.

Voir le corrigé complet

En régime permanent stationnaire, la dérivée temporelle est nulle (\partial T / \partial t = 0). Dans chacun des milieux (cuivre, air, gadolinium), en l'absence de terme source volumique, l'équation de la diffusion s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0

Le profil de température T(x) est donc une fonction affine dans chaque couche, et la densité de flux thermique j_{\mathrm{th}} = -k_i \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} est constante.

La résistance chauffante située en x_4 injecte une puissance thermique moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}}. Celle-ci n'ayant d'autre issue que de traverser l'ensemble de la structure vers le dissipateur situé en x = 0, le flux thermique total dirigé selon les x décroissants est conservé et vaut :

\Phi = \mathcal{P}_{\mathrm{R}}

Introduisons les résistances thermiques de conduction des différentes tranches de section droite S :

\begin{aligned} R_{\mathrm{th, Cu}} &= \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \\ R_{\mathrm{th, air}} &= \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} \\ R_{\mathrm{th, MC}} &= \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \end{aligned}

Par continuité du flux et de la température aux interfaces :

  • Entre l'air ambiant à T_{\mathrm{amb}} et l'abscisse x=0, le dissipateur impose :

    T(0) - T_{\mathrm{amb}} = R_{\mathrm{th}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}
  • Dans la couche inférieure de cuivre, entre x=0 et x_1 :

    T(x_1) - T(0) = R_{\mathrm{th, Cu}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}
  • Dans la couche d'air, entre x_1 et x_2 :

    T(x_2) - T(x_1) = R_{\mathrm{th, air}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}
  • Dans le matériau magnétocalorique, entre x_2 et x_3 :

    T(x_3) - T(x_2) = R_{\mathrm{th, MC}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}

On en déduit l'expression de la température à l'abscisse x_1 :

\boxed{T(x_1) = T_{\mathrm{amb}} + \left( R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \right) \mathcal{P}_{\mathrm{R}}}

Puis l'expression de la température à l'abscisse x_3 :

\boxed{T(x_3) = T_{\mathrm{amb}} + \left( R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} + \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} + \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \right) \mathcal{P}_{\mathrm{R}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question nécessitait obligatoirement les résultats établis à la question précédente.

« Il était impossible de répondre à cette question sans Q44. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 46

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, oscillateur autonome

En relation avec l'analyse de stabilité de la partie précédente, en déduire un encadrement de la puissance permettant les oscillations auto-entretenues du matériau magnétocalorique en fonction de et .

Voir l'indice

Encadrer la puissance moyenne de telle sorte que la température stationnaire atteinte en bas soit inférieure à T_{\text{A}} et que celle atteinte en haut soit supérieure à T_{\text{B}}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition établie à la question Q42 pour obtenir des oscillations auto-entretenues : les températures extrêmes accessibles par le matériau doivent encadrer les températures de basculement, soit T_{\mathrm{fr}} < T_A et T_{\mathrm{ch}} > T_B.
  2. Identifier la source froide à la surface de contact inférieure à la température T(x_1), et la source chaude à la surface supérieure à la température T(x_3).
  3. Exprimer ces deux inégalités en utilisant les expressions de T(x_1) et T(x_3) obtenues à la question Q45 en fonction de \mathcal{P}_{\mathrm{R}}, et en déduire l'encadrement cherché sur la puissance thermique \mathcal{P}_{\mathrm{R}}.
Voir la réponse courte

Encadrement de \mathcal{P}_R imposé par les conditions de déclenchement thermique T(x_3) \ge T_A et T(x_1) \le T_B.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude mécanique de la partie précédente (question Q42), le thermogénérateur fonctionne en régime d'oscillations auto-entretenues si et seulement si :

  • au contact de la source froide, le matériau peut descendre en dessous de la température T_A pour que la force magnétique redevienne suffisante et provoque le décollement vers le haut :

    T_{\mathrm{fr}} < T_A
  • au contact de la source chaude, le matériau peut dépasser la température T_B pour que la diminution de l'aimantation permette au ressort de rappeler le matériau vers le bas :

    T_{\mathrm{ch}} > T_B

Dans la configuration thermique unidimensionnelle étudiée, la température de la surface froide sur laquelle vient s'appuyer le matériau est T(x_1), tandis que la température de la surface chaude est T(x_3). On a donc :

T(x_1) < T_A \quad \text{et} \quad T(x_3) > T_B

D'après les résultats de la question Q45, ces températures s'écrivent en régime permanent :

\begin{aligned} T(x_1) &= T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},1} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} \\ T(x_3) &= T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},3} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} \end{aligned}

où l'on a posé les résistances thermiques équivalentes :

\begin{aligned} R_{\mathrm{th},1} &= R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \\ R_{\mathrm{th},3} &= R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} + \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} + \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \end{aligned}

Les conditions sur les températures se traduisent directement sur la puissance moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}} :

\begin{aligned} T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},1} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < T_A &\iff \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},1}} \\ T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},3} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} > T_B &\iff \mathcal{P}_{\mathrm{R}} > \frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},3}} \end{aligned}

On en déduit l'encadrement de la puissance \mathcal{P}_{\mathrm{R}} nécessaire au maintien des oscillations :

\boxed{\frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}} + \dfrac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} + \dfrac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} + \dfrac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S}} < \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}} + \dfrac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S}}}

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : rapport cyclique, dimensionnement thermique

En se plaçant à une température égale à 10°C, déterminer un encadrement du rapport cyclique pour lequel on obtient une oscillation de la structure magnétocalorique (on donnera un encadrement de par des valeurs numériques avec un seul chiffre significatif).

Voir l'indice

Calculer numériquement les résistances thermiques de l'air et du dissipateur, puis en déduire l'intervalle admissible pour le rapport cyclique \alpha via \mathcal{P}_{\text{R}} = \alpha E^2/R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport cyclique \alpha en fonction de la puissance moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}} à l'aide du résultat de la question Q43.
  2. Identifier les températures T_A et T_B par lecture de la figure 6, puis déterminer la résistance thermique R_{\mathrm{th}} du dissipateur en convection naturelle (v = 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) sur la figure 10.
  3. Évaluer numériquement les résistances équivalentes R_{\mathrm{th},1} et R_{\mathrm{th},3} établies à la question Q45 pour en déduire l'encadrement de \alpha avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Traduction de l'encadrement de la puissance en un encadrement numérique du rapport cyclique \alpha = \mathcal{P}_R R / E^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q43, la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans la résistance s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \alpha \frac{E^2}{R} \implies \alpha = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}} R}{E^2}

Avec E = 10\text{ V} et R = 100\ \Omega, la puissance électrique maximale disponible vaut :

\frac{E^2}{R} = \frac{10^2}{100} = 1\text{ W} \implies \alpha = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{1\text{ W}}

Le rapport cyclique \alpha s'identifie donc numériquement à la puissance \mathcal{P}_{\mathrm{R}} exprimée en watts.

D'après la condition établie à la question Q46, l'oscillation auto-entretenue nécessite :

\frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},3}} < \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},1}}

1. Lecture des températures T_A et T_B sur la figure 6 :

  • Le point A correspond au décollement du matériau magnétocalorique au niveau de la source froide (e_{\mathrm{air}} = d = 0{,}6\text{ mm}) : il se situe à l'intersection de la droite élastique du ressort et de la courbe -F_{\mathrm{mag}} tracée pour T = 20^\circ\text{C}, d'où T_A = 20^\circ\text{C}.
  • Le point B correspond au décollement du matériau au contact de la source chaude (e_{\mathrm{air}} = 0) : il se situe à l'intersection de la droite du ressort et de la courbe -F_{\mathrm{mag}} pour T = 40^\circ\text{C}, d'où T_B = 40^\circ\text{C}.

2. Évaluation des résistances thermiques :

  • Sur la figure 10, en l'absence de convection forcée (v = 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), l'ordonnée à l'origine donne la résistance thermique du dissipateur :

    R_{\mathrm{th}} = 20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
  • D'après les calculs de la question Q45 :

    \begin{aligned} R_{\mathrm{th, Cu}} &= \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} = \frac{1{,}0 \times 10^{-3}}{3{,}0 \times 10^2 \times 1{,}0 \times 10^{-4}} \approx 0{,}033\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \ll R_{\mathrm{th}} \\ R_{\mathrm{th, MC}} &= \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} = \frac{0{,}6 \times 10^{-3}}{10 \times 1{,}0 \times 10^{-4}} = 0{,}6\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_{\mathrm{th, air}} &= \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} = \frac{0{,}6 \times 10^{-3}}{2{,}0 \times 10^{-2} \times 1{,}0 \times 10^{-4}} = 300\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}
  • On en déduit :

    \begin{aligned} R_{\mathrm{th},1} &= R_{\mathrm{th}} + R_{\mathrm{th, Cu}} \approx 20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_{\mathrm{th},3} &= R_{\mathrm{th}} + R_{\mathrm{th, Cu}} + R_{\mathrm{th, air}} + R_{\mathrm{th, MC}} \approx 20 + 300 + 0{,}6 \approx 320\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

3. Calcul des bornes de puissance et du rapport cyclique : Pour T_{\mathrm{amb}} = 10^\circ\text{C} :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\mathrm{R, min}} &= \frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},3}} = \frac{40 - 10}{320} = \frac{30}{320} \approx 0{,}094\text{ W} \approx 0{,}1\text{ W} \\ \mathcal{P}_{\mathrm{R, max}} &= \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},1}} = \frac{20 - 10}{20} = 0{,}5\text{ W} \end{aligned}

Puisque \alpha = \mathcal{P}_{\mathrm{R}} / (1\text{ W}), on obtient directement l'encadrement avec un chiffre significatif :

\boxed{0{,}1 < \alpha < 0{,}5}

Résultat

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Partie VIII : Capteur de position pour l'étude du système

Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, champ électrostatique

Dans un système formé de deux électrodes planes parallèles de surface et de distance , donner la relation entre le champ électrique (sens, direction, valeur) et la charge portée par les armatures.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à travers une boîte cylindrique encadrant l'une des armatures métalliques chargées sous la surface S.

Voir la stratégie
  1. On se place dans le cadre classique du condensateur plan, en négligeant les effets de bord compte tenu du faible écartement des armatures devant leurs dimensions latérales (e_{\mathrm{air}} \ll \sqrt{S}).
  2. Les deux armatures conductrices en regard portent, par phénomène d'influence totale, des charges opposées +Q et -Q.
  3. On applique le théorème de Gauss ou la superposition des champs créés par des plans uniformément chargés pour déterminer les caractéristiques complètes (direction, sens, norme) du champ électrique.
Voir la réponse courte

Champ uniforme perpendiculaire aux armatures E = \sigma/\varepsilon_0 = Q/(\varepsilon_0 S), orienté de l'armature positive vers la négative.

Voir le corrigé complet

Soit un condensateur plan constitué de deux électrodes métalliques planes parallèles de surface S, séparées par une distance e_{\mathrm{air}} d'air (de permittivité diélectrique assimilée à celle du vide \varepsilon_0). L'écartement étant très petit devant les dimensions transverses (\sqrt{S} \sim 1\text{ cm} \gg e_{\mathrm{air}}), les effets de bord sont négligés.

Par influence totale, l'une des armatures porte une charge uniforme +Q (densité surfacique \sigma = Q/S > 0) et l'autre porte la charge opposée -Q (densité surfacique -\sigma).

Le champ électrostatique \vec{E} régnant entre les deux armatures est uniforme et présente les caractéristiques suivantes :

  • Direction : perpendiculaire aux faces planes des électrodes ;
  • Sens : dirigé de l'armature chargée positivement (au potentiel le plus élevé) vers l'armature chargée négativement (au potentiel le plus faible) ;
  • Valeur (norme) :

    E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}

En introduisant le vecteur unitaire \vec{u}_{+\to -} orthogonal aux armatures et orienté de l'armature positive vers l'armature négative, la relation vectorielle s'écrit :

\boxed{\vec{E} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_{+\to -}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restez vigilant sur ces questions classiques en fin d'épreuve pour éviter des erreurs pénalisantes.

« Ces questions devraient être maîtrisées par une majorité de candidats mais étant parmi les dernières questions, elles sont souvent le lieu d’erreurs dommageables. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, capacité

En déduire la capacité du système entre les deux électrodes.

Voir l'indice

Calculer la circulation du champ électrique entre les deux armatures pour trouver la tension V, puis poser C = Q/V.

Voir la réponse courte

Intégration de la tension V = E e_{\mathrm{air}} conduisant à la capacité géométrique C = \varepsilon_0 S/e_{\mathrm{air}}.

Voir le corrigé complet

La différence de potentiel U = V_+ - V_- entre l'armature portant la charge +Q et celle portant la charge -Q s'obtient par circulation du champ électrostatique \vec{E}.

Le champ étant uniforme et colinéaire à la normale aux armatures (d'après le résultat de la question Q48), on a :

U = \int_{-}^{+} -\vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = E\,e_{\text{air}} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,e_{\text{air}}

Par définition, la capacité C du condensateur relie la charge Q à la tension à ses bornes selon Q = C U. On en déduit immédiatement :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restez vigilant sur ces questions classiques en fin d'épreuve pour éviter des erreurs pénalisantes.

« Ces questions devraient être maîtrisées par une majorité de candidats mais étant parmi les dernières questions, elles sont souvent le lieu d’erreurs dommageables. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condensateur variable, schéma électrique

Réaliser un schéma électrique équivalent de la structure proposée en figure 11, en faisant intervenir la notation pour le condensateur du bas et pour le condensateur du haut. Indiquer les expressions de et en fonction de . On rappelle que est une quantité physique pouvant varier dans le temps.

Voir l'indice

Modéliser la structure comme deux condensateurs plans en série formés par les armatures supérieure, centrale et inférieure, d'épaisseurs d'entrefer respectives e_{\text{air}} et d - e_{\text{air}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les électrodes constituant les condensateurs C_A (bas) et C_B (haut) ainsi que leurs écartements respectifs à partir de la figure 11.
  2. Appliquer la formule de la capacité d'un condensateur plan établie à la question Q49 à chaque condensateur.
  3. Représenter le schéma électrique équivalent en précisant les potentiels des nœuds et le fléchage des courants.
Voir la réponse courte

Schéma de deux condensateurs en série avec l'armature centrale mobile : C_A = \varepsilon_0 S/e_{\mathrm{air}} et C_B = \varepsilon_0 S/(d - e_{\mathrm{air}}).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 11 et le texte de l'énoncé :

  • La plaque inférieure (reliée à la masse, de potentiel nul) et la plaque intermédiaire (au potentiel v_1) forment le condensateur du bas, noté C_A. La distance entre ces deux armatures vaut d - e_{\mathrm{air}}.
  • La plaque intermédiaire (au potentiel v_1) et la plaque supérieure (au potentiel v_2) forment le condensateur du haut, noté C_B. La distance entre ces deux armatures vaut e_{\mathrm{air}}.

En appliquant le résultat obtenu à la question Q49 (C = \frac{\varepsilon_0 S}{e}), les capacités des deux condensateurs s'expriment en fonction de l'épaisseur d'air variable e_{\mathrm{air}}(t) par :

\boxed{C_A(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\mathrm{air}}(t)}}
\boxed{C_B(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}(t)}}

Sur le plan électrique, la structure équivalente est formée de deux condensateurs en série entre la masse (0\text{ V}) et la borne au potentiel v_2, le point milieu étant au potentiel v_1 et recevant le courant i_1, tandis que le nœud supérieur est au potentiel v_2 et reçoit le courant i_2 :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une lecture attentive des indications de l'énoncé suffisait à réussir cette question.

« Malheureusement parfois erronée alors qu’il s’agit seulement de bien lire l’énoncé. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condensateur variable, courant de déplacement

À partir de l'équation liant une charge au courant , et de la relation de comportement d'un condensateur, en déduire la relation entre la tension du condensateur et le courant dans le cas général où la capacité du condensateur, notée , dépend du temps.

Voir l'indice

Partir de q(t) = C(t)v(t) et dériver ce produit par rapport au temps selon la formule de Leibniz.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la charge q(t) = C(t)v(t) : i(t) = C(t)\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + v(t)\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}.

Voir le corrigé complet

En convention récepteur, le courant i(t) entrant par l'armature portant la charge q(t) est relié à cette charge par le bilan de charge :

i(t) = \frac{\mathrm{d}q(t)}{\mathrm{d}t}

La relation constitutive d'un condensateur de capacité instantanée C(t) soumis à la tension v(t) à ses bornes s'écrit :

q(t) = C(t) \, v(t)

Dans le cas général où la capacité C(t) dépend du temps du fait de la déformation mécanique du condensateur, la dérivée temporelle de la charge s'obtient à l'aide de la règle de dérivation d'un produit :

i(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \bigl[ C(t) \, v(t) \bigr] = C(t) \, \frac{\mathrm{d}v(t)}{\mathrm{d}t} + v(t) \, \frac{\mathrm{d}C(t)}{\mathrm{d}t}

D'où la relation cherchée :

\boxed{i(t) = C(t) \, \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + v(t) \, \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi de kirchhoff, condensateur variable

Déterminer deux équations différentielles ordinaires reliant et à , , et .

Voir l'indice

Appliquer la loi des nœuds en termes de courants capacitifs en tenant compte des tensions aux bornes de chaque capacité variable.

Voir la stratégie
  1. Identifier les tensions aux bornes des condensateurs C_A et C_B à partir des potentiels des trois armatures (plaque inférieure à la masse V = 0, plaque médiane au potentiel v_1, plaque supérieure au potentiel v_2).
  2. Exprimer les charges portées par les armatures ou appliquer la loi des nœuds avec la relation constitutive démontrée à la question 51 pour chaque condensateur déformable.
Voir la réponse courte

Application de la loi des nœuds et des relations de comportement capacitif variable aux deux branches du circuit.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 11 et la modélisation de la question 50 :

  • la plaque inférieure (source froide) est reliée à la masse de référence de potentiel (V_{\text{bas}} = 0) ;
  • la plaque médiane (matériau magnétocalorique) est au potentiel V_{\text{milieu}} = v_1(t) ;
  • la plaque supérieure (source chaude) est au potentiel V_{\text{haut}} = v_2(t).

Les tensions aux bornes des condensateurs C_A et C_B, orientées en convention récepteur par rapport aux courants descendants, sont :

\begin{aligned} u_A(t) &= v_1(t) - 0 = v_1(t) \\ u_B(t) &= v_2(t) - v_1(t) \end{aligned}

Appliquons la relation de comportement établie à la question 51 (i = \frac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}(C\,u)}{\mathrm{d}t}) à chaque branche :

1. Pour l'électrode supérieure (C_B) :

Le courant i_2(t) alimente l'armature supérieure du condensateur C_B, qui porte la charge q_B(t) = C_B(t)\left(v_2(t) - v_1(t)\right) :

i_2(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_B(t)\big(v_2(t) - v_1(t)\big) \right]

En développant la dérivée du produit :

\boxed{i_2(t) = C_B(t)\left(\frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t}\right) + \big(v_2(t) - v_1(t)\big)\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t}}

2. Pour l'électrode médiane (C_A et C_B) :

La charge totale portée par la plaque centrale est la somme des charges sur ses deux faces :

q_{\text{milieu}}(t) = q_A(t) - q_B(t) = C_A(t)\,v_1(t) - C_B(t)\big(v_2(t) - v_1(t)\big)

Par conservation de la charge sur cette armature, le courant i_1(t) s'écrit :

i_1(t) = \frac{\mathrm{d}q_{\text{milieu}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_A(t)\,v_1(t) \right] - \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_B(t)\big(v_2(t) - v_1(t)\big) \right]

soit encore :

i_1(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_A(t)\,v_1(t) \right] - i_2(t)

En développant, on obtient la deuxième équation différentielle :

\boxed{i_1(t) = C_A(t)\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + v_1(t)\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} - C_B(t)\left(\frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t}\right) - \big(v_2(t) - v_1(t)\big)\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi de kirchhoff, équation différentielle

Réécrire le système d'équations obtenu à la question (52), en fonction de , , et .

Voir l'indice

Réarranger les équations différentielles en regroupant les termes pour faire apparaître directement les grandeurs différentielles mesurables.

Voir la stratégie
  1. Reprendre les équations obtenues à la question précédente reliant i_1 et i_2 aux tensions et capacités.
  2. Exprimer directement la somme i_1 + i_2 pour faire apparaître la dérivée de la charge du condensateur inférieur C_A.
  3. Conserver l'expression de i_2 en faisant apparaître la différence de potentiel v_2 - v_1 aux bornes du condensateur supérieur C_B.
Voir la réponse courte

Combinaisons linéaires simples des équations précédentes faisant apparaître la somme des courants et la différence de potentiel.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q52, les équations différentielles régissant les courants s'écrivent :

\begin{aligned} i_2(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_B(t)\,\big(v_2(t) - v_1(t)\big)\Big] \\ i_1(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_A(t)\,v_1(t)\Big] - i_2(t) \end{aligned}

En sommant ces deux relations, le terme i_2(t) s'élimine de la seconde équation, ce qui fournit immédiatement l'expression de i_1(t) + i_2(t).

Le système d'équations reliant les grandeurs mesurées s'écrit donc sous forme condensée :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} i_1(t) + i_2(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_A(t)\,v_1(t)\Big] = C_A(t)\,\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + v_1(t)\,\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} \\[6pt] i_2(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_B(t)\,\big(v_2(t) - v_1(t)\big)\Big] = C_B(t)\,\frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} + \big(v_2(t) - v_1(t)\big)\,\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} \end{aligned} \right.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : mesure de tension, mesure de courant

Afin d'avoir directement accès aux grandeurs physiques d'intérêt, soit , , et , expliquer comment disposer des sondes de mesure de courant et de tension sur le schéma représenté figure 11.

Voir l'indice

Placer un ampèremètre dans la branche commune et dans la branche de l'armature supérieure, ainsi que des voltmètres aux bornes des deux dipôles capacitifs.

Voir la stratégie
  1. Pour les tensions : identifier les potentiels des trois armatures (armature inférieure à la masse, armature centrale au potentiel v_1, armature supérieure au potentiel v_2) et choisir le type de sonde (référencée ou différentielle).
  2. Pour les courants : identifier les branches où circulent directement i_2 et i_1 + i_2. En particulier, remarquer que le courant traversant le condensateur C_A vers la masse est la somme i_1 + i_2.
Voir la réponse courte

Placement d'ampèremètres en série sur les branches centrales et d'un voltmètre différentiel entre les armatures extrêmes.

Voir le corrigé complet

L'armature inférieure (source froide) est reliée à la masse, ce qui fixe son potentiel à zéro : v_{\mathrm{bas}} = 0. Les potentiels des armatures centrale et supérieure sont respectivement v_1 et v_2.

1. Mesures de tension :

  • Mesure de v_1 : on utilise une sonde de tension simple (asymétrique, référencée à la masse) ou la voie 1 d'un oscilloscope, dont la pointe de touche est connectée à l'électrode centrale et la pince de masse est reliée à l'armature inférieure (masse du circuit).
  • Mesure de v_2 - v_1 : les deux potentiels v_1 et v_2 étant tous deux non nuls par rapport à la masse, on utilise une sonde de tension différentielle dont l'entrée non inverseuse (+) est reliée à l'armature supérieure et l'entrée inverseuse (-) est reliée à l'armature centrale. (Alternativement, on peut mesurer séparément v_1 et v_2 sur deux voies d'un oscilloscope et effectuer la soustraction mathématique v_2 - v_1).

2. Mesures de courant :

  • Mesure de i_2 : on insère une sonde de courant (pince ampèremétrique ou ampèremètre en série) sur le fil alimentant l'armature supérieure, orientée dans le sens de la flèche i_2 vers l'électrode du haut.
  • Mesure de i_1 + i_2 : deux dispositions sont envisageables :

    • Méthode directe par la masse (la plus simple) : d'après les bilans de charge établis à la question Q53, le courant total traversant le condensateur C_A vers la masse est i_{C_A} = i_1 + i_2. Il suffit donc de placer une sonde de courant sur la liaison reliant l'armature inférieure à la masse, orientée de l'électrode vers la masse.
    • Méthode par couplage : faire passer simultanément les deux fils conducteurs transportant i_1 et i_2 (dans le même sens) au travers de la même sonde de courant ou pince ampèremétrique, qui mesure alors directement la somme algébrique i_1 + i_2 par le théorème d'Ampère.
Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 55

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condensateur variable, capteur capacitif

Dans la situation où on impose et , donner l'expression des courants mesurés lorsque le matériau magnétocalorique se déplace avec une vitesse . On notera la vitesse de la plaque centrale telle que .

Voir l'indice

Dériver les capacités C_{\text{A}}(t) et C_{\text{B}}(t) par rapport au temps en faisant apparaître la vitesse v = \mathrm{d}e_{\text{air}}/\mathrm{d}t, avec des tensions constantes.

Voir la réponse courte

À tensions continues imposées, le courant provient uniquement de la variation temporelle des capacités : i \propto v \mathrm{d}C/\mathrm{d}e.

Voir le corrigé complet

Les tensions imposées sont constantes au cours du temps :

v_1(t) = E = \text{cste} \quad \text{et} \quad v_2(t) = 2E = \text{cste} \implies v_2(t) - v_1(t) = E = \text{cste}

Leurs dérivées temporelles sont donc nulles :

\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} = 0

D'après les expressions établies à la question Q53, les grandeurs de courant mesurées s'écrivent :

\begin{aligned} i_2(t) &= (v_2 - v_1)\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} = E\,\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} \\ i_1(t) + i_2(t) &= v_1\,\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} = E\,\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

Les capacités C_A et C_B dépendent du temps par l'intermédiaire de l'épaisseur d'air e_{\mathrm{air}}(t) (question Q50) :

\begin{aligned} C_B(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} = -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}^2} \frac{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}^2}\,v \\ C_A(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\mathrm{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} = \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\mathrm{air}})^2} \frac{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\mathrm{air}})^2}\,v \end{aligned}

On en déduit l'expression des courants mesurés i_2 et i_1 + i_2 :

\boxed{i_2(t) = -\frac{\varepsilon_0 S E}{e_{\mathrm{air}}^2}\,v}
\boxed{i_1(t) + i_2(t) = \frac{\varepsilon_0 S E}{(d - e_{\mathrm{air}})^2}\,v}

On peut également exprimer le courant i_1(t) traversant la sonde de la plaque centrale :

i_1(t) = (i_1 + i_2) - i_2 = \varepsilon_0 S E\,v \left[ \frac{1}{(d - e_{\mathrm{air}})^2} + \frac{1}{e_{\mathrm{air}}^2} \right]

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : capteur capacitif, mesure statique

À partir du raisonnement précédent et si on doit mesurer la position de la plaque centrale, quel inconvénient ou problème pouvons-nous rencontrer avec cette technique ?

Voir l'indice

Observer que les courants s'annulent lorsque la plaque est immobile (v = 0), ce qui interdit toute mesure de position statique en régime continu.

Voir la stratégie

Analysons les expressions des courants obtenues à la question précédente :

i_2(t) = -\frac{\varepsilon_0 S E}{e_{\mathrm{air}}^2} v(t) \quad \text{et} \quad (i_1 + i_2)(t) = \frac{\varepsilon_0 S E}{(d - e_{\mathrm{air}})^2} v(t)

Pour en déduire la position e_{\mathrm{air}}, examinons les cas limites (notamment l'arrêt v = 0), le traitement du signal requis et les contraintes métrologiques associées.

Voir la réponse courte

À vitesse nulle, les courants s'annulent : impossibilité de mesurer la position statique et sensibilité aux dérives d'intégration.

Voir le corrigé complet

L'utilisation de tensions d'excitation continues (v_1 = E, v_2 = 2E) présente plusieurs inconvénients majeurs pour déterminer la position e_{\mathrm{air}} de la plaque :

  1. Impossibilité d'une mesure statique (signal nul à l'arrêt) : Les courants sont strictement proportionnels à la vitesse v = \frac{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t}. Lorsque le matériau est immobile (v = 0), les courants i_1 et i_2 s'annulent identiquement, quelle que soit la position e_{\mathrm{air}}. Il est donc impossible de mesurer une position statique, notamment lors des étapes 1 et 3 du cycle où le matériau magnétocalorique reste en contact prolongé avec la source froide (e_{\mathrm{air}} = d) ou chaude (e_{\mathrm{air}} = 0).
  2. Difficulté d'extraction de la position : Pour remonter à e_{\mathrm{air}}(t), deux approches sont envisageables, toutes deux très problématiques :

    • Par intégration temporelle de la vitesse : e_{\mathrm{air}}(t) = e_{\mathrm{air}}(0) + \int_0^t v(t')\,\mathrm{d}t'. Tout offset continu ou bruit de mesure est intégré, entraînant une dérive temporelle cumulative et nécessitant la connaissance précise de la condition initiale e_{\mathrm{air}}(0).
    • Par le rapport des courants mesurés :

      \frac{(i_1 + i_2)(t)}{-i_2(t)} = \left(\frac{e_{\mathrm{air}}}{d - e_{\mathrm{air}}}\right)^2

      Ce rapport élimine v, mais devient indéterminé (forme 0/0) dès que v \to 0, ce qui le rend extrêmement bruité et inexploitable à faible vitesse.

  3. Ordre de grandeur très faible des courants (sensibilité au bruit) : Avec S = 1\text{ cm}^2 = 10^{-4}\text{ m}^2, e_{\mathrm{air}} \sim 0{,}5\text{ mm} et E = 10\text{ V} :

    \frac{\varepsilon_0 S E}{e_{\mathrm{air}}^2} \sim \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times 10^{-4} \times 10}{(5 \times 10^{-4})^2} \approx 3{,}5 \times 10^{-8}\text{ A}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}

    Pour des vitesses typiques de quelques centimètres par seconde, les courants mesurés sont de l'ordre du nanoampère (voire du picoampère). De tels signaux continus sont très difficiles à distinguer des courants de fuite, des dérives thermiques et du bruit basse fréquence en 1/f.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 57

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : modulation d'amplitude, capteur capacitif

Donner l'expression des courants mesurés lorsque le matériau magnétocalorique se déplace à une vitesse .

Voir l'indice

Appliquer la formule complète de la dérivée d'un produit en présence de tensions et de capacités simultanément dépendantes du temps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension aux bornes de chaque condensateur : v_1(t) pour le condensateur inférieur de capacité C_A(t), et v_2(t) - v_1(t) pour le condensateur supérieur de capacité C_B(t).
  2. Utiliser les dérivées temporelles des capacités obtenues à partir de la vitesse de déplacement v = \frac{\mathrm{d}e_{\text{air}}}{\mathrm{d}t}.
  3. Injecter ces grandeurs dans les équations différentielles établies à la question 53 pour obtenir les deux courants directement mesurés, i_2(t) et (i_1 + i_2)(t).
Voir la réponse courte

Expression des courants sous forme de signaux modulés en amplitude par les variations lentes de la position et de la vitesse.

Voir le corrigé complet

Les tensions imposées sont harmoniques et de même pulsation \omega :

v_1(t) = E \cos(\omega t) \quad \text{et} \quad v_2(t) = 2E \cos(\omega t).

La tension aux bornes du condensateur supérieur C_B vaut donc :

v_2(t) - v_1(t) = E \cos(\omega t) = v_1(t).

Leurs dérivées temporelles sont données par :

\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} = -E\omega \sin(\omega t).

Les capacités variables et leurs dérivées temporelles s'écrivent, avec v = \frac{\mathrm{d}e_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} (d'après les questions 50 et 55) :

\begin{aligned} C_A(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\text{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} = \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\text{air}})^2} v, \\ C_B(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} = -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}^2} v. \end{aligned}

D'après le système de la question 53, les courants mesurés i_2(t) et (i_1 + i_2)(t) sont :

\begin{aligned} i_2(t) &= C_B(t) \frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} + (v_2 - v_1)(t) \frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} \\ &= -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}} E \omega \sin(\omega t) - \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}^2} v E \cos(\omega t), \end{aligned}

soit :

\boxed{i_2(t) = -\varepsilon_0 S E \left[ \frac{\omega}{e_{\text{air}}} \sin(\omega t) + \frac{v}{e_{\text{air}}^2} \cos(\omega t) \right]}

De même, pour le courant de somme :

\begin{aligned} (i_1 + i_2)(t) &= C_A(t) \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + v_1(t) \frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} \\ &= -\frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\text{air}}} E \omega \sin(\omega t) + \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\text{air}})^2} v E \cos(\omega t), \end{aligned}

soit :

\boxed{(i_1 + i_2)(t) = \varepsilon_0 S E \left[ -\frac{\omega}{d - e_{\text{air}}} \sin(\omega t) + \frac{v}{(d - e_{\text{air}})^2} \cos(\omega t) \right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : modulation d'amplitude, détection synchrone

En comparant à la situation où les tensions et ne sont pas sinusoïdales, préciser les avantages et/ou les inconvénients de la méthode où les tensions sont sinusoïdales.

Voir l'indice

Souligner que l'excitation alternative permet une mesure permanente même à vitesse nulle, tout en rejetant les bruits continus basse fréquence (bruit en 1/f).

Voir la réponse courte

L'excitation sinusoïdale permet une mesure statique et réjecte le bruit basse fréquence, au prix d'une chaîne de démodulation.

Voir le corrigé complet

La comparaison entre l'alimentation continue (v_1 = E, v_2 = 2E) et l'alimentation sinusoïdale (v_1 = E\cos(\omega t), v_2 = 2E\cos(\omega t)) met en évidence les points suivants :

1. Avantages de la méthode sinusoïdale

  • Mesure de la position à l'arrêt (v = 0) : En régime continu, le courant s'annule dès que la vitesse s'annule (i \propto v), rendant impossible la détermination de la position lorsque le matériau est au repos (notamment lors des contacts en e_{\text{air}} = 0 et e_{\text{air}} = d). En régime sinusoïdal, le terme en quadrature (en \sin(\omega t)) subsiste même à vitesse nulle : son amplitude dépend directement de e_{\text{air}}, ce qui permet une mesure statique directe de la position.
  • Séparation simultanée de la position et de la vitesse : D'après les expressions établies à la question 57, les composantes du courant associées à la position et à la vitesse sont en quadrature de phase :

    i(t) \propto \underbrace{\frac{\omega}{e_{\text{air}}}\sin(\omega t)}_{\text{terme de position}} + \underbrace{\frac{v}{e_{\text{air}}^2}\cos(\omega t)}_{\text{terme de vitesse}}

    Une détection synchrone (démodulation à deux phases) permet d'isoler indépendamment la position et la vitesse sans avoir recours à une intégration temporelle dérivante.

  • Rapport signal sur bruit et réjection des dérives : En choisissant une pulsation d'excitation \omega élevée, le courant mesuré est de niveau plus important (\propto \omega) et se situe dans un domaine fréquentiel affranchi du bruit basse fréquence en 1/f et des dérives continues d'offset d'amplification.

2. Inconvénients de la méthode sinusoïdale

  • Complexité de l'électronique de conditionnement : Elle nécessite un générateur de signaux alternatifs stables en fréquence et en amplitude, ainsi qu'une chaîne de détection synchrone (multiplieurs analogiques et filtres passe-bas).
  • Sensibilité aux capacités parasites : À fréquence élevée, les capacités réparties (câblage, connexions) introduisent des impédances parasites en dérivation pouvant perturber la mesure des faibles capacités du capteur.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 59

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : détection synchrone, filtre passe-ba

À partir de fonctions électroniques comme la soustraction, l'addition, la multiplication ou des fonctions de filtrage, proposer un schéma électrique pour extraire les composantes utiles du signal, qui après traitement numérique permettront de remonter à la vitesse et à la position. On justifiera succinctement le choix des paramètres des dispositifs utilisés.

Voir l'indice

Proposer une chaîne analogique comprenant un multiplieur (mélangeur) avec le signal de référence à la pulsation \omega suivi d'un filtre passe-bas pour réaliser une détection synchrone.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la structure du signal de courant obtenu à la question précédente et identifier les deux composantes orthogonales (porteuse en \sin(\omega t) modulée par la position, porteuse en \cos(\omega t) modulée par la vitesse).
  2. Proposer une chaîne de conditionnement analogique basée sur une détection synchrone en quadrature (démodulation I/Q) :

    • Conversion courant-tension par amplificateur de transimpédance ;
    • Dédoublement de la voie et multiplication par les références de phase \cos(\omega t) et \sin(\omega t) ;
    • Filtrage passe-bas pour éliminer les harmoniques à la pulsation 2\omega.
  3. Justifier le dimensionnement des filtres (condition de séparation spectrale entre les variations mécaniques lentes et la porteuse HF).
  4. Expliciter le traitement numérique final permettant de déduire e_{\text{air}}(t) et v(t).
Voir la réponse courte

Schéma de détection synchrone associant multiplieur par la porteuse et filtre passe-bas coupant à une fréquence intermédiaire.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q57, le courant mesuré (par exemple i_2(t)) s'écrit sous la forme :

i_2(t) = - \varepsilon_0 S E \, \frac{\omega}{e_{\text{air}}(t)} \sin(\omega t) - \varepsilon_0 S E \, \frac{v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2} \cos(\omega t)

Ce signal est modulé en amplitude sur deux voies en quadrature à la pulsation \omega :

  • une composante en quadrature (en \sin(\omega t)), d'amplitude A(t) = \dfrac{\varepsilon_0 S E \omega}{e_{\text{air}}(t)}, qui renseigne directement sur la position e_{\text{air}}(t) ;
  • une composante en phase (en \cos(\omega t)), d'amplitude B(t) = \dfrac{\varepsilon_0 S E v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2}, qui renseigne sur la vitesse v(t).

1. Schéma bloc du traitement analogique (détection synchrone bi-phase)

2. Détail des opérations électroniques et calcul des signaux

  1. Conversion courant-tension : Le courant i_2(t) est converti en une tension u_2(t) = -R_0 i_2(t) au moyen d'un amplificateur opérationnel monté en amplificateur de transimpédance.
  2. Multiplication et détection synchrone :

    • Voie de position : multiplication par une référence en quadrature V_{\text{ref, s}}(t) = V_0 \sin(\omega t) via un multiplieur analogique de constante k_m :

      \begin{aligned} w_p(t) &= k_m u_2(t) V_0 \sin(\omega t) \\ &= k_m R_0 V_0 \left[ A(t)\sin^2(\omega t) + B(t)\cos(\omega t)\sin(\omega t) \right] \\ &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 A(t) \left[ 1 - \cos(2\omega t) \right] + \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 B(t) \sin(2\omega t) \end{aligned}
    • Voie de vitesse : multiplication par la référence en phase V_{\text{ref, c}}(t) = V_0 \cos(\omega t) (obtenue directement à partir du générateur délivrant v_1) :

      \begin{aligned} w_v(t) &= k_m u_2(t) V_0 \cos(\omega t) \\ &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 B(t) \left[ 1 + \cos(2\omega t) \right] + \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 A(t) \sin(2\omega t) \end{aligned}
  3. Filtrage passe-bas : Chaque voie traverse un filtre passe-bas (actif, d'ordre 2 de type Butterworth ou Sallen-Key) de fréquence de coupure f_c. En choisissant :

    f_{\text{méc}} \ll f_c \ll 2 f_0 = \frac{\omega}{\pi}

    où f_{\text{méc}} est le spectre des oscillations mécaniques de la plaque (quelques hertz à dizaines de hertz) et f_0 = \omega/(2\pi) la fréquence porteuse (typiquement supérieure à 10\text{ kHz}), les termes oscillants à pulsation 2\omega sont totalement éliminés, tandis que les amplitudes lentes A(t) et B(t) sont transmises sans atténuation ni déphasage. On obtient en sortie :

    \begin{aligned} u_p(t) &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 \varepsilon_0 S E \frac{\omega}{e_{\text{air}}(t)} = \frac{K_p}{e_{\text{air}}(t)} \\ u_v(t) &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 \varepsilon_0 S E \frac{v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2} = K_v \frac{v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2} \quad \text{avec } K_v = \frac{K_p}{\omega} \end{aligned}

3. Traitement numérique

Après conversion analogique-numérique (CAN), les grandeurs mécaniques sont directement reconstruites :

\begin{aligned} e_{\text{air}}(t) &= \frac{K_p}{u_p(t)} \\ v(t) &= \frac{u_v(t)}{K_v} \cdot \left[e_{\text{air}}(t)\right]^2 = \omega \frac{u_v(t) K_p}{u_p(t)^2} \end{aligned}
Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique PSI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Machines thermiques (25 % des questions, parties I et III), Ferromagnétisme et circuits magnétiques (19 %, partie V), Premier et second principes (13 %, parties II et IV) et Circuits électriques et régimes transitoires (13 %, partie VIII). Plus ponctuellement : Diffusion thermique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Cinématique et dynamique du point, Électrostatique, Électronique numérique…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 32 questions sur 59 (54 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q5), la partie II en entier (Q6 à Q12) et la partie VI en entier (Q37 à Q42). Avec les autres programmes de première année : 32 en MP2I, 31 en TSI1 et 28 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique PSI 2023 ?

Environ 5 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie V est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique PSI 2023 ?

Notamment Q16 (cycle endoréversible), Q19 (puissance maximale), Q28 (circuit magnétique), Q34 (circuit magnétique), Q40 (stabilité d'un équilibre) et Q59 (détection synchrone), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique PSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (premier principe), Q2 (diagramme de raveau), Q3 (cycle de carnot), Q21 (enthalpie libre), Q44 (équation de la chaleur), Q48 (condensateur plan) et Q49 (condensateur plan). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (rendement de carnot), Q7 (loi de laplace), Q8 (entropie d'un gaz parfait), Q22 (relation de maxwell), Q27 (théorème d'ampère), Q35 (force électromagnétique) et Q51 (condensateur variable).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique PSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (20 sur 59), par exemple : Q1, Q3, Q6, Q11, Q12, Q21, Q25, Q27, Q36, Q39, Q42, Q43…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q16, Q22, Q28 et Q34.

Le sujet X-ENS Physique PSI 2023 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que de nombreuses questions ont été très rarement abordées ou très rarement réussies (Q12, Q19, Q20, Q34, Q40, Q46-47, Q55-59), et souligne que des bonnes notes peuvent être obtenues en ne traitant que la moitié du sujet.

D'où vient le facteur 2 manqué par les candidats de Q30 à Q33 ?

Elle provient de la structure du circuit magnétique. Le contour fermé traverse deux aimants d'épaisseur e_{\mathrm{m}} et deux entrefers d'épaisseur e_{\mathrm{air}}. Oublier ce dédoublement fausse le calcul des énergies magnétiques et l'identification des constantes en Q34.

Comment exprimer le courant du condensateur à géométrie mobile en Q51 ?

En dérivant la relation de définition q(t) = C(t)\,v(t) par rapport au temps. On obtient i(t) = C(t)\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + v(t)\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} : le second terme, motionnel, est indispensable pour comprendre le courant induit par le déplacement du barreau jusqu'en Q57.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.